Partie 3
Responsabilité sociale
de l’entreprise,
développement durable :
rencontre de deux concepts
N. B. : Les traductions des citations sont de l’auteur. À l’exception des ouvrages étran-
gers, dont la traduction est publiée en France. Les numéros entre parenthèses renvoient
à la bibliographie.
Responsabilité sociale et développement durable
portement résulte exclusivement d’une surveillance et d’une menace de sanctions. Au
contraire, la discipline dans les sociétés démocratiques tend à être plus volontaire
que répressive » ;
• le capital social. Il s’agit de convictions et de normes non écrites mais admises, « les
raisons pour lesquelles on parle de “capital” tient au fait que ces normes, ou ces
façons admises de procéder, ont une valeur économique. Elles permettent le déroule-
ment de transactions, qui n’auraient pas pu être réalisées sinon, ou elles abaissent le
coût de certaines transactions » ;
• la compétence, ou capital humain, qui est devenu la composante essentielle permet-
tant à des systèmes de contrôles de comportement des entreprises de bien fonction-
ner, indépendamment de la question de savoir si ces mécanismes de contrôle sont
privés ou publics ;
• l’importance des actifs incorporels, sur lesquels s’appuie ces systèmes de régulation
ou ces formes plus souples de contrôle social de l’entreprise. Ainsi, nombre d’ingré-
dients essentiels à tout système de régulation, toute loi, ou tout mécanisme informel
de contrôle des entreprises est invisible à l’œil nu.
Il résulte de ces mécanismes deux conséquences majeures :
• les initiatives volontaires sont le résultat de ces ensembles complexes de facteurs, y
compris les pressions, menaces de répression et sanction dont l’entreprise fait l’objet
de sorte que « l’efficacité de ces initiatives ne peut
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