Devoir complet de pétrochimie et de plasturgie

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  • 1. République de Côte d’IvoireMinistère de l’Enseignement Union-Discipline-TravailSupérieur et de la Recherche Scientifique ECOLE SUPERIEURE D’INDUSTRIE (E S I) DEVOIR DE MAISON DE PETROCHIMIE ET DE PLASTURGIE En troisième année d’Ingénieur de conception Option : Génie Chimique option Pétrole THEMES : Gaz de synthèse Méthanol Ethanol Caractéristiques hydrothermomécaniqueS des plastiques Réalisé par : KONE Kouwelton Patrick Franck Olivier Enseignant M. DIARRASSOUBA Enseignant au DFR-GCAA Année académique : 2012-2013
  • 2.  Sommaire SommaireGaz de synthèse……………………………………….……………………………………….1Méthanol……………………………………………………………………………………….6Ethanol………………………………………………………………………………………..11Caractéristiques hydrothermodynamiques des plastiques…………………………………….15Bibliographie…………………………………………………………….……………………20
  • 3.  Gaz de synthèse Introduction L’actualité nous permet de prendre conscience dans un contexte mondialisé des défisénergétiques et environnementaux. En effet la population mondiale augmente ainsi que ledéveloppement des pays émergents et si les comportements humains ne changent pas, lesréserves en énergie d’origine fossile s’épuiseront de plus en plus vite. D’autre part unedeuxième problématique mondiale, liée à cette consommation excessive d’énergie d’originefossile notamment pour le transport, est la pollution atmosphérique et en particulier le rejet degaz à effet de serre comme le CO2 ou le CH4, ce qui a pour conséquence l’augmentation de latempérature atmosphérique moyenne du globe et un dérèglement climatique. Pour maîtriserles rejets de CO2 et rétablir l’équilibre planétaire, de nombreuses solutions énergétiques sontétudiées notamment celles reposant sur des sources d’énergie alternatives. C’est dans cet état d’esprit que l’utilisation de la biomasse, qui est une source abondantesur la surface du globe, a été envisagée pour fournir de l’énergie. Plusieurs filières devalorisation de la biomasse sont étudiées et l’objet de ces travaux est la transformationthermochimique de la biomasse lignocellulosique par gazéification afin de produire un gaz desynthèse, mélange de CO et H2. Un gaz de synthèse ou syngas est le nom donné à un mélange gazeux qui contient unequantité variable de monoxyde de carbone et dhydrogène, ainsi quun peu de dioxyde decarbone. Il existe différentes méthodes pour lobtenir : reformage par la vapeur du gaz naturel(ou dhydrocarbures liquides), gazéification du charbon, extraction de la biomasse ougazéification de déchets. Son nom provient de son utilisation lors de la création du gaz naturelsynthétique (synthetic natural gas) ou lors de la synthèse de lammoniac ou du méthanol, selonun procédé appelé méthanation. Il est également utilisé comme produit intermédiaire dans lafabrication du synfuel. Il s’agira pour nous d’étayer la production de gaz de synthèse et ensuite de l’utilisationde ceux-ci.  Page 1
  • 4.  Gaz de synthèse 1. Production de gaz de synthèse Le gaz de synthèse destiné à servir de combustible est le plus souvent créé par lagazéification du charbon, lextraction de la biomasse ou par la gazéification des déchets. Lesréactions chimiques majeures sont alors : C + H2O → CO + H2 C + O2 → CO2 CO2 + C → 2 CO Lorsquil est utilisé dans la synthèse industrielle de lhydrogène à grande échelle,(principalement dans la synthèse de lammoniac), il peut aussi être formé à partir du gaznaturel (via le reformage catalytique) : CH4 + H2O → CO + 3 H2 Pour produire encore plus dhydrogène à partir de ce mélange, plus de vapeur est ajoutéeet la réaction du gaz à leau survient : CO + H2O → CO2 + H2 Lors de la synthèse de lammoniac, lhydrogène doit être séparé du CO2 pour éviter quece dernier nempoisonne les catalyseurs. Cela est principalement effectué par un pressureswing adsorption (PSA), par un réacteur à membranes ou lors dune amine scrubbing. Letableau ci-après résume les différents procédés de gazéification.  Page 2
  • 5.  Gaz de synthèse 2. Utilisation des gaz de synthèse Le gaz de synthèse possède moins que la moitié de la densité dénergie du gaz naturel. Ilpeut servir de combustible et est souvent utilisé comme source de carburant ou composéchimique intermédiaire lors de la fabrication dautres produits chimiques. Le gaz de synthèse peut servir lors du procédé Fischer-Tropsch pour synthétiser dudiesel ou il peut être converti en méthane et en éther méthylique lors des procédéscatalytiques.  Page 3
  • 6.  Gaz de synthèse La synthèse Fischer-Tropsch est une réaction catalysée convertissant un mélange CO +H2 appelé gaz de synthèse en hydrocarbures de longueur de chaîne comprise entre C1 et C100ou plus. L’invention du procédé Fischer-Tropsch date de 1925 et est attribuée à deux chercheursallemands, Franz Fischer et Hans Tropsch. Ce procédé a été exploité en particulier pendant laSeconde Guerre mondiale en Allemagne et dans une moindre mesure au Japon à partir ducharbon pour produire du carburant liquide. Dans les années 50, ce procédé a été utilisé en Afrique du Sud à hauteur d’un tiers deses besoins en 2006. Par ailleurs la crise du pétrole de 1973 a ouvert la voie de la recherchesur ce procédé qui a été amélioré et les procédés ont été diversifiés et regroupés sous le nomde synthèse de Fischer Tropsch. Aujourd’hui, le principe général de la réaction Fischer-Tropsch s’est beaucoup enrichi,et a donné naissance à des procédés et appellations plus génériques, telles que CTL (Coal toLiquids), GTL (Gas to Liquids), BTL (Biomass to Liquids), parfois décrits génériquement par"xTL". Différentes technologies de réacteur sont utilisées, des réacteurs à lit fixe bassetempérature, des réacteurs à combustible en suspension basse température et des réacteurs à litfluidisé haute température. Pour les trois réacteurs, le catalyseur a un rôle primordial. Lescatalyseurs couramment utilisés sont le fer ou le cobalt qui sont amélioré en présence d’alkali(K2O pour le fer).  Page 4
  • 7.  Gaz de synthèse La figure ci-après résume la production et l’utilisation des gaz de synthèse. Conclusion Il ressort de ce bref travail que les gaz de synthèse sont d’utilité pour l’industrie. Saproduction est assez simple même si elle nécessite beaucoup d’apport de chaleur ; sonutilisation étant assez diversifiée, ce produit mérite de plus amples recherches et attentions.  Page 5
  • 8.  Méthanol Introduction Le méthanol ou alcool méthylique est, avec comme applications principales lafabrication de formol, HCHO et du méthyltertiobutyléther, (CH3)3COCH3, l’une des plusimportantes matières première organique industrielle. Sa production mondiale en 1991 est del’ordre de 20 Mt par an et elle augmentera certainement au cours des années futures. C’est leplus simple des alcools aliphatiques. Il a été initialement obtenu par distillation destructive dubois. En ce qui concerne sa toxicité, il est nécessaire de signaler qu’un empoisonnement par leméthanol peut conduire dans ces cas graves à la cécité et cela quel que soit le mode depénétration dans l’organisme, voie orale ou inhalation par exemple. 1. Définition Le méthanol (ou alcool méthylique, carbinol, alcool de bois, naphte de bois ou esprit debois) est un composé chimique de formule : CH3OH (souvent abrégé en MeOH). C’est le plussimple des alcools. Cest un liquide léger, volatil, incolore, inflammable, toxique avec uneodeur caractéristique un peu dégoûtante, plus douce et sucrée que celle de l’éthanol (alcooléthylique). À température ambiante, ce liquide polaire sert dantigel (pour liquide derefroidissement par exemple), de solvant, carburant (en aéromodélisme ou en speedway) etcomme dénaturant de l’alcool éthylique. Ces deux alcools restent néanmoins dissociables pardistillation. En effet la température débullition de lalcool méthylique nest que de 65°C alorsque celle de léthanol est de 79°C. Le méthanol sert aussi à produire le biodiesel par réactionde trans-estérification. Le méthanol est naturellement produit par le métabolisme dorganismes anaérobies denombreuses variétés de bactéries, ce qui explique une petite fraction de vapeur de méthanolprésente dans latmosphère. En quelques jours, ce méthanol atmosphérique est oxydé parloxygène de l’air avec l’action favorisante de la lumière du soleil pour former du dioxyde decarbone et de leau. Page 6
  • 9.  Méthanol 2. Principe du procédé de production Le méthanol est produit par synthèse conformement aux deux réactions équilibréessuivantes : A ces deux réactions il faut associer la réaction équilibrée suivante : Ces trois réactions ne sont pas indépendantes puisqu’il existe une relation entre lesconstantes d’équilibre K1, K2 et K3 des réactions (1), (2) et (3) qui est la suivante : Les données thermodynamiques sont rassemblées dans le tableau ci-après. L’examen de ces données montre qu’à 600 K déjà les enthalpies libres de référence pourles trois (3) réactions sont positives ce qui conduit nécessairement à adopter des conditionsexpérimentales telles que les enthalpies libres deviennent négatives du fait de la valeur dumonôme des activités. C’est dire que les conditions de synthèse du méthanol seront peuhabituelles ; c’est l’application de la technologie mise au point pour la synthèse del’ammoniac qui a permis de réaliser la synthèse du méthanol. Page 7
  • 10.  Méthanol Les réactions (1) et (2) sont exothermiques et se font avec diminution de volume. Onaura donc intérêt à travailler à la température la plus basse possible et à la pression la plusélevée possible conformément aux formules donnant les variations des constantes d’équilibreKp et Kx en fonction respectivement de T et p. trois domaines de travail ont été considérés ; cesont les suivants : - Hautes pressions : 250-350 bars, 300-450°C, ZnO, Cr2O3, - Moyennes pressions : 150 bars, 300°C, CuO, ZnO, - Basses pressions : 50 bars, 225°C, Cu, ZnO, Al2O3. Les procédés hautes pressions ont progressivement été abandonnés malgrél’insensibilité au soufre et au chlore des catalyseurs utilisés parce qu’ils sonttechnologiquement trop coûteux du point de vue investissement et entretien. Les procédés moyennes pressions proposés se sont traduits par des procédés bassespressions au fur et à mesure de l’amélioration de l’activité des catalyseurs. Pour ces procédésil est nécessaire cependant d’éliminer tous les composés soufrés ou chlorés qui désactivent lescatalyseurs. Le catalyseur industriel, Cu-ZnO-Al2O3, actuellement utilise peut être considéré commedu cuivre dispersé dans de l’oxyde de zinc associé à de l’alumine amorphe. L’alumine est unpromoteur structural qui assure la stabilité mécanique du catalyseur et son activité à longterme en maintenant la dispersion du cuivre. On notera enfin que le dioxyde de carbone acertainement une influence sur l’état d’oxydation des centres actifs du catalyseur. En présence du catalyseur industriel et bien que de nombreuses discussions aient encorelieu, on peut considérer que la formation du méthanol se fait préférentiellement à partir dudioxyde de carbone suivant la réaction (2). La matière première essentielle pour la production du méthanol est le gaz de synthèseavec la stœchiométrie 1:2 en CO/H2. Page 8
  • 11.  Méthanol 3. Utilisation Le méthanol est la matière première nécessaire à la production de nombreux composés.Les plus importants sont le formol, HCHO, et le méthyl-tertiobutyléther, MTBE, (CH3)3C-O-CH3. Le premier correspond à une consommation représentant environ le tiers de laproduction de méthanol ; il est utilisé comme matière première pour la production dedifférents polymères. Le second dont la production ne cesse de croitre est l’additif desessences sans plomb. Les autres applications du méthanol concernent son addition pourobtenir des carburants à haut indice d’octane, son emploi comme solvant, la fabbricationd’acide acétique, CH3COOH, le chlorure de méthyle, CH3Cl, les méthyl, diméthyl ettrimétylamines CH3-NH2, (CH3)2NH, (CH3)3N et le téréphtalate de diméthyle, H3C-O-CO-C6H4-CO-O-CH3. La figure ci-après regroupe les principales applications du méthanol. Page 9
  • 12.  Méthanol Conclusion Le méthanol est un produit très utile car son obtention est accessible ; sa technologieindustrielle ne demande pas beaucoup de moyens (moyens énergétique et technique) et sonutilisation est diverse de tel sorte qu’il peut substituer certains carburants. Néanmoins, sespotentialité reste encore mal connu et mérite qu’on s’y penche de façon hardie. Page 10
  • 13.  Ethanol Introduction L’éthanol ou alcool éthylique présente une certaine importance compte tenu de sonemploi comme composant des carburants et de sa production de plus en plus axée sur l’emploide matières végétales renouvelables telles que les mélasses de l’industrie sucrière et le maïs. 1. Définition L’éthanol, ou alcool éthylique, est un alcool de formule semi-développée CH3-CH2-OH.Cest un liquide incolore, volatil, inflammable et miscible à leau en toutes proportions. Cestun psychotrope, et lune des plus anciennes drogues récréatives. Couramment appelé «alcool»,car retrouvé dans toutes les boissons alcoolisées et dans les boissons spiritueuses, il est aussiutilisé dans les thermomètres, comme solvant et comme carburant. Léthanol est un alcool primaire à deux carbones de formule brute C2H6O et de formulesemi-développée CH3CH2OH ou CH3-CH2-OH, indiquant que le carbone du groupe méthyle(CH3-) est attaché au groupement méthylène (-CH2-) lui-même attaché au groupementhydroxyle (-OH). Cest un isomère de constitution de léther méthylique. L’éthanol estusuellement désigné par l’abréviation « EtOH », le groupement éthyle (C2H5-) étantcommunément abrégé « Et » en chimie organique. 2. Production de l’éthanol Deux procédés de production de l’éthanol sont mis en œuvre. Un procédé par synthèse àpartir de l’éthylène et un procédé par fermentation. Le procédé par synthèse consisteessentiellement en l’hydratation de l’éthylène en présence d’un catalyseur constitué d’acideorthophosphorique supporté. La température est comprise entre 270 et 280°C et la pression estde l’ordre de 70 bars. La réaction est la suivante : Page 11
  • 14.  Ethanol Elle est très exothermique et s’effectue avec diminution de volume. La températureélevée à laquelle on espère est nécessaire pour obtenir une vitesse d’hydratation suffisante. Onremarquera qu’à cette température, est positive ; il est donc nécessaire que la valeur dumonôme des activités M compense la valeur de pour rendre négatif. De toute façonle taux de conversion est nécessairement limité, de l’ordre de 5%, ce qui conduit à denombreux recyclages. Le schéma ci-après illustre bien ce fait. L’eau et l’éthylène comprimé sont envoyés après chauffage dans le réacteur (2). Lemilieu réactionnel est refroidi et recueilli dans un séparateur gaz liquide. Les gaz sont lavéspar une solution de soude dans la colonne (13) comprimés et recyclés. Le mélange eau-éthanol est soumis à un entrainement à la vapeur ce qui permet de séparer l’acétaldéhydeformé qui est traité dans l’hydrogénateur (3). Le mélange ainsi obtenu directement et celuirésultant de l’hydrogénation de l’acétaldéhyde sont distillés dans les colonnes (15) et (16). Onobtient ainsi de l’éthanol à 95%. Les impuretés légères sont essentiellement des éthers. Le passage de l’éthanol à 95% à l’éthanol absolu de pureté voisine de 100% se fait pardistillation azéotropique en présence de benzène. Le procédé par fermentation exploitéprincipalement au Brésil, aux Etats-Unis et en Inde, comprend les deux réactionsenzymatiques suivantes : Page 12
  • 15.  Ethanol Un ancien procédé pour produire l’éthanol consistait en une réaction d’estérification del’éthylène par l’acide sulfurique et en une réaction d’hydrolyse. Ces réaction sont lessuivantes : Page 13
  • 16.  Ethanol 3. Utilisation L’éthanol constitue un composant important des carburants, au Brésil par exemple. Entant que solvant, il peut être considéré comme le plus important solvant après l’eauparticulièrement dans le domaine des parfums, des arômes, des cosmétiques, des détergents eten pharmacie. L’alcool éthylique de fermentation est préféré, notamment en Europe, lorsquele produit qui en contient correspond à un usage corporel. L’éthanol constitue aussi unematière première nécessaire à la production d’acétaldéhyde, de diéthyléther, d’acétated’éthyle, d’éthylamines et de vinaigre. La production annuelle mondiale d’éthanol synthétique est de l’ordre de 2 Mt et celled’éthanol de fermentation de 6 Mt. Le méthanol de fermentation revient généralement pluscher que le méthanol de synthèse mais sa production correspond à d’autres impératifs tels quela valorisation de produits naturels renouvelables. Conclusion L’éthanol, produit prisé pour son usage en tant que boisson, s’est révélé avec l’essor dela pétrochimie comme un produit important dans plusieurs domaines de l’industrie. Utilisécomme substitut aux carburants d’origine fossile, il sert aussi de matière première à beaucoupde produit à usage commun. Il est à noter que sa production par fermentation menace lesproduits agricoles car sa synthèse fait intervenir des technologies avancées. Page 14
  • 17.  Caractéristiques hydrothermomécaniques des plastiques Introduction L’évolution de l’industrie dans ces dernières décennies a poussé la recherche denouveaux matériaux plus malléable et plus disponible au détriment des métaux courants oucomme le bois ou autre matière. Le caoutchouc venait être un matériau de substitution idéalpour certaines applications et fabrications d’ustensiles de la vie de tous les jours mais le faitqu’il provienne limitait encore les possibilités ; mais son étude approfondie a permis dedécouvrir une nouvelle famille de composés qui allait changer et faciliter la vie de l’êtrehumain : les polymères. Ces polymères, selon leurs natures chimiques, ont des caractéristiquesphysicochimiques qui gouvernent leurs comportements mécaniques et rhéologiques. Il devientdonc intéressant de maitriser ces caractéristiques pour concevoir ou adapter les propriétésrhéologiques d’un polymère à des besoins spécifiques. 1. Principales caractéristiques 1.1.Plastiques : matériaux viscoélastiques Il s’ensuit que les relations que l’on peut établir entre les contraintes σ qui leur sontimposées et les déformations ε qui en résultent font intervenir le temps t. Pour s’enconvaincre, il suffit d’appliquer, par exemple, une charge constante de traction uniaxiale à unebarre de matière plastique ; on constate alors que la déformation qui est mesuréeimmédiatement après la mise sous charge continue à augmenter. Il est évident qu’un modèlesimple, purement élastique, ne permet pas de décrire ce comportement. Si l’on plie un profilé de PVC rigide sur lui-même à la température ambiante, son aspectchange à l’endroit de la pliure : il devient plus clair dans la partie tendue et plus sombre danscelle qui est comprimée, mais on n’observe pas de rupture. Si l’extrémité de ce profilé avait été frappée brutalement sur une surface dure, une partieaurait probablement été rompue, éventuellement en plusieurs morceaux.  Page 15
  • 18.  Caractéristiques hydrothermomécaniques des plastiques 1.2. Plastiques : mélanges complexes 1.2.1. Addition de charges Les polymères ne sont presque jamais utilisés seuls. Cependant, certains adjuvants n’ontqu’une faible influence directe sur les propriétés mécaniques des plastiques. D’autres adjuvants sont associés aux plastiques dans le but prioritaire de modifier leurspropriétés mécaniques ou leur structure : c’est le cas en particulier des charges granulaires oufibreuses, des plastifiants et des agents d’expansion (porogènes). 1.2.1.1. Charges granulaires On peut dire, en première approximation, que les charges granulaires diminuentl’allongement à la rupture en traction et, dans le cas de charges minérales ou métalliques,augmentent le module d’élasticité et les conductivités électrique et thermique. 1.2.1.2. Charges fibreuses Les charges fibreuses sont employées couramment sous forme de fibres courtes,moyennes ou longues dans les résines thermodurcissables et, en particulier, dans celles qui setrouvent initialement à l’état liquide. Leur emploi déjà ancien dans les résinesthermoplastiques se développe actuellement. Les produits de renforcement fibreux les plus employés ont pour effet d’augmenter lemodule d’élasticité et la contrainte à la rupture. 1.2.1.3 Agents porogènes Les agents porogènes ajoutés aux matières thermoplastiques provoquent, au moment deleur injection ou de leur extrusion, une expansion limitée du polymère fondu, qui estconservée pendant le refroidissement.  Page 16
  • 19.  Caractéristiques hydrothermomécaniques des plastiques 1.2.1.4 Plastifiants Les plastifiants sont des molécules petites ou moyennes, qui sont incorporées pardifférents moyens mécaniques entre les macromolécules, pour diminuer les forces de liaisonqui les associent. 1.2.2 Mélanges de polymères Les plastiques industriels (les seuls qui nous intéressent ici) sont aussi des matériauxconstitués d’une ou plusieurs résines. Dans ce dernier cas, et aussi lorsque le polymère estpartiellement cristallin, ils sont biphasiques et les deux phases ont des propriétés rhéologiquesdifférentes. Ils contiennent souvent une charge granulaire ou fibreuse (ou les deux), plusrarement des plastifiants, en plus d’autres adjuvants qui ont une influence moins directe surleurs propriétés. Leurs renforts ou leur structure moléculaire les rendent généralementanisotropes ; ils peuvent être allégés ou expansés et les masses volumiques peuvent être alorsréparties dans le volume de façon hétérogène. 2. Comportement thermomécanique 2.1. Généralités Le comportement mécanique des plastiques est, comme nous l’avons vu, surtoutdépendant des liaisons intermoléculaires. Les forces covalentes n’interviennent généralement,à l’état fondu ou solide, que pour des contraintes mécaniques de scission ou de tractionlocalement élevées, sauf dans les matières thermorigides dont elles assurent la cohésion. Lesliaisons intramoléculaires ont cependant un rôle important dans la rupture des polymèreslinéaires. Il existe une masse moléculaire critique, comprise entre 10 000 et 40 000 suivant letype de polymère, à partir de laquelle Tv et la plupart des propriétés mécaniques varient peuavec M. Cette limite est une borne inférieure pour les polymères industriels qui sont dits hautspolymères : au-dessous, les ruptures se produisent, pour des contraintes faibles, encontournant les chaînes courtes. On peut résumer ce qui précède et en tirer quelquesimplications générales :  Page 17
  • 20.  Caractéristiques hydrothermomécaniques des plastiques - les polymères industriels sont des hauts polymères ; - leur rigidité dépend surtout des liaisons intermoléculaires et, par suite, on peut s’attendre à ce qu’ils aient des modules d’élasticité en flexion plus faibles que ceux des métaux et des céramiques ; - leur résistance à la rupture dépend du nombre de liaisons covalentes intervenant dans la fracture ; par suite, si l’on augmente ce nombre, on va accroître la résistance mécanique du polymère. L’orientation des chaînes conduit à ce résultat, le gain de résistance étant évidemmentobtenu dans la direction de l’orientation ; le module d’élasticité en traction (module d’Young)sera également augmenté (fibres synthétiques, aramides...) ; - les liaisons intermoléculaires sont fortement affectées par la température : elles cessent d’agir de façon utile au plan mécanique au-delà de Tv pour les polymères amorphes et de Tf pour les polymères cristallins. Une comparaison générale sommaire (figure 53) des propriétés mécaniques etthermiques des différents matériaux : module d’Young E, contrainte à la rupture en tractionσR, coefficient de Poisson μ, température maximale d’emploi Tmax, permet de situer lesplastiques parmi les autres matériaux. Figure : Propriétés mécaniques et thermiques comparées des différents matériaux  Page 18
  • 21.  Caractéristiques hydrothermomécaniques des plastiques Conclusion On peut donc penser que c’est une gageure d’essayer de proposer une vue synthétiquesignificative des propriétés des plastiques. En réalité, les résines sont souvent utilisées sansadditif qui les modifie de façon notable. Par ailleurs, elles sont plus ou moins thermosensibleset vont jouer un rôle dominant dans le comportement des matériaux qui viennent d’être décritsrapidement. Il ne peut pas être indifférent, en effet, quelle que soit sa structure finale(renforcée, allégée, chargée,...) qu’un polymère subisse pour une élévation de température dequelques degrés une chute du module de Coulomb portant sur 4 à 5 puissances de 10. Cecomportement, qui est celui des polymères amorphes, se distingue de celui d’une résinethermorigide ou (jusqu’à la fusion) de celui des polymères partiellement cristallins dont lesmacromolécules sont plus fortement liées. Il semble donc d’un grand intérêt pour la compréhension et, par suite, pour la prévisiondu comportement des plastiques, d’examiner en détail les propriétés thermomécaniques desrésines de base. Il faut cependant reconnaître aux résines thermorigides renforcées par des fibres uneplace à part, du fait que le caractère déjà faiblement viscoélastique de la matrice est masquépar son association avec des fibres élastiques et par l’hétérogénéité et l’anisotropie dumatériau. On pourra donc, dans une certaine mesure, négliger leur viscoélasticité et surtouttenir compte, dans la prévision de leur comportement, des deux derniers caractères.  Page 19
  • 22.  Bibliographie Bibliographie  M. CHATAIN. Comportements physique et thermomécanique des plastiques. Technique de l’Ingénieur, 57p.  G. P. MOSS (dir.), « Basic terminology of stereochemistry », dans Pure Appl. Chem. IUPAC, vol. 68, no 12, 1996.  M. R. BEYCHOK. Coal gasification and the Phenosolvan process. American Chemical Society 168th National Meeting, Atlantic City, Septembre 1974.  M. R. BEYCHOK. Process and environmental technology for producing SNG and liquid fuels. U.S. EPA report EPA-660/2-75-011, Mai 1975.  M. NOZAHIC. Production de gaz de synthèse par interactions à haute température du gaz, des goudrons et du résidu carboné issus de la pyrolyse de biomasses. Thèse de doctorat, INSTITUT NATIONAL POLYTECHNIQUE DE TOULOUSE, 319p, 2008.  R. PERRIN et J.P SCHARFF. Chimie industrielle. Paris : MASSON 2nd édition, 1143p, 1995.  Page 20