J’ai décidé de me porter candidat à la présidence du MEDEF.C’est une décision que je prends avec gravité à un moment histo...
2Tout d’abord, nos entreprises sont soumises au cercle vicieux du sous-investissement. A causedu poids des prélèvements qu...
3Cette politique de l’offre passe par de nouveaux équilibres, que la France doit établir dans4 domaines prioritaires et in...
42. Un nouvel équilibre socialPour lutter contre la perte de compétitivité, coût - les coûts de production - et hors coût ...
53. Un nouvel équilibredu tissu entrepreneurial françaisNous ne devons pas tout attendre des pouvoirs publics. C’est aussi...
6recherche de leurs territoires ou aider les entreprises à utiliser celles qui existent déjà.Le MEDEF doit aussi encourage...
7Voilà pourquoi l’élection à la présidence du MEDEF est si importante.Au-delà des choix de personnes, cette élection doit ...
8Ce nouveau MEDEF exemplaire, responsable, actif, et audible, je veux le construire avecvous, au service de notre pays, ca...
9Face aux difficultés que traversent les entrepreneurs français, le MEDEF doit être un lieu oùchacun d’eux se retrouve, un ...
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  1. 1. J’ai décidé de me porter candidat à la présidence du MEDEF.C’est une décision que je prends avec gravité à un moment historiquepour notre pays. Oui, nous vivons un temps historique, parce qu’à traversla crise que nous traversons, et qui frappe durement nos entreprises, unmonde nouveau est en train de naître. Ces profondes mutations dessinentune nouvelle donne économique, qui remet en question nos certitudes etnous confronte à de nouveaux défis.Aujourd’hui, j’en suis convaincu, la France est à la croisée des chemins.Nous avons le choix de prendre toute notre place dans ce monde nouveauqui émerge ou d’en rester à la marge. Ce choix est crucial, il est égalementurgent, car les bouleversements en cours seront bientôt irréversibles.Mon diagnostic :nouvel horizon économique, nouveaux défisPendant que l’économie européenne perd des parts de marché, d’autres grandes zones dumonde prennent désormais un leadership que nul n’aurait pu prévoir il y a seulement 10ans. La Chine, déjà usine du monde, est en passe de devenir le cerveau du monde, en formantchaque année plus d’ingénieurs que l’ensemble des pays européens réunis. Parallèlement, lesautres pays du groupe des BRICS – Brésil, Russie, Inde et Afrique du Sud – ne sont plus pournous seulement des fournisseurs ou des clients, mais de redoutables concurrents.Au sein des économies développées, alors qu’aux Etats-Unis et au Japon, des frémissementslaissent espérer le retour de la croissance, en Europe le contraste est saisissant entre l’Allemagneet la France. Les deux économies censées tirer l’économie européenne connaissent désormaisdes trajectoires de compétitivité dangereusement divergentes.Dans ce nouveau paysage économique mondial, l’économie française, malgré ses atouts,malgré la ténacité de ses entrepreneurs, semble avoir bel et bien décroché. J’y vois trois raisonsprincipales.
  2. 2. 2Tout d’abord, nos entreprises sont soumises au cercle vicieux du sous-investissement. A causedu poids des prélèvements qui pèsent sur elles, les marges des entreprises françaises sont auplus bas depuis 25 ans ; de ce fait, elles n’ont pas de quoi financer des investissements de pro-ductivité et d’innovation. Dans le même temps, l’accès au financement leur est de plus en plusdifficile. Elles prennent ainsi un retard inquiétant vis-à-vis de leurs concurrents.L’emploi est également victime d’une spirale dépressive. Le coût horaire de la main-d’œuvreest parmi les plus élevés de la zone euro : 35,3 euros dans les services et l’industrie en 2012,contre 28,7 en moyenne dans la zone euro, 32,3 en Allemagne et 27,7 en Italie. Parallèlement,les rigidités du marché du travail dissuadent les entreprises d’embaucher, en même tempsqu’elles entravent la mobilité des salariés et leur adaptation à de nouveaux métiers. Enfin,trop d’entreprises ont des difficultés à trouver des candidats dotés des compétences requises,malgré un taux de chômage élevé – selon Pôle Emploi, 43% des prévisions d’embauche butentsur d’importantes difficultés de recrutement.Enfin, l’économie et la société françaises sont corsetées par le poids excessif des dépenses publiques,qui représentent près de 57% du PIB, et génèrent un niveau de prélèvements obligatoires parmiles plus élevés au monde.Tels sont, à mes yeux, les obstacles à la compétitivité de nos entreprises et de l’économie française.Si nous n’agissons pas maintenant, la France sera bientôt distancée dans la compétition in-ternationale et européenne. Elle risque de l’être d’autant plus durablement que la montéeen puissance de certaines économies, comme celles de l’Asie du Sud-Est, de la Chine, du Bré-sil ou encore de l’Inde, renforce ces handicaps qui entravent notre économie. Les marges demanœuvre pour trouver des solutions sont réduites, puisque notre pays cumule déficit public,déficit extérieur et un niveau d’endettement record.Un remède pour la France :une nouvelle politique économiqueLe décrochage français n’est pas inéluctable, nous devons unir nos forces pour le contrer.Nous, entrepreneurs, nous sommes aujourd’hui en première ligne dans cette lutte.Il nous faut agir pour que la France réoriente sa politique économique et se donne enfin pourpriorité le développement des entreprises. Depuis plusieurs décennies, nos responsablespolitiques poursuivent avec obstination une politique économique favorable à la demande età la dépense publique, malgré son échec patent. Il est plus que temps que notre pays s’engagerésolument, dans une politique de l’offre favorable à la production de biens et des services.Seule cette politique économique peut permettre le retour des investissements dontdépendent l’innovation, la croissance et l’emploi d’aujourd’hui et de demain.Le MEDEF doit aujourd’hui jouer un rôle déterminant pour promouvoir cette nouvelle politiqueéconomique. Je pense que notre pays réunit aujourd’hui les conditions nécessaires pour lamettre en œuvre, qu’il s’agisse de la désillusion de l’opinion publique vis-à-vis des politiquesmenées jusqu’alors, ou de la représentativité majoritaire des syndicats réformistes.
  3. 3. 3Cette politique de l’offre passe par de nouveaux équilibres, que la France doit établir dans4 domaines prioritaires et indissociables : Un nouvel équilibre de la sphère publique, Un nouvel équilibre social, Un nouvel équilibre du tissu entrepreneurial, Un nouvel équilibre européen.1. Un nouvel équilibre de la sphère publiqueEn France, la dépense publique s’élève aujourd’hui à près de 57 % du PIB. Il est temps de la ramenerà la moyenne de la zone euro, c’est-à-dire à 50 %. Ce qui suppose que l’Etat, les collectivitésterritoriales et les organismes de protection sociale s’attaquent efficacement aux gisementsd’économies et de productivité. Economiser 100 milliards de dépenses publiques permettraitde revenir à l’équilibre budgétaire et de diminuer le coût du travail par un allègement descotisations sociales, sans alourdir la pression fiscale.Un Etat plus frugal, des collectivités locales moins dispendieuses, des dépenses de protectionsociale maîtrisées, ce sont à terme moins d’impôts, de taxes et de cotisations. La France en abien besoin. Elle est en effet pénalisée par un taux de prélèvements obligatoires qui figureparmi les plus élevés du monde : 44,2% du PIB en 2011, contre 34% en moyenne dans les pays del’OCDE et 37,1% en Allemagne.Par ailleurs, il faut mettre un terme à la prolifération administrative et réglementaire, qui estdevenue insoutenable pour les entreprises. Nul ne sera surpris d’apprendre que la France occupecette année le 126e rang sur 144 pays évalués par le World Economic Forum pour leur degré decomplexité administrative ! Nous pouvons nous réjouir que le gouvernement ait récemmentrepris à son compte cette exigence de simplification. Aux entrepreneurs, par la voix du MEDEF,de lui rappeler ses engagements, mais aussi de lui faire connaître l’étendue des autres changementsà engager en ce domaine.Toutes ces mesures doivent permettre à la France de regagner la compétitivité qu’elle a perduepar rapport à l’Allemagne depuis 10 ans. Elles auront également un formidable impact surl’attractivité de la France, sa capacité à retenir les entreprises françaises sur son sol et à attirerles investisseurs étrangers au service de nos entreprises.
  4. 4. 42. Un nouvel équilibre socialPour lutter contre la perte de compétitivité, coût - les coûts de production - et hors coût - laqualité, le caractère innovant et le design des produits, les services associés -, la France doitréunir plusieurs conditions.La première est le développement des compétences : pour améliorer leur compétitivité etmaintenir leur ancrage sur le territoire français, les entreprises doivent pouvoir trouver enFrance, puis développer et préserver, les compétences dont elles ont besoin.Une nouvelle politique de compétences suppose que le système éducatif, les branches profession-nelles, les régions et les entreprises sachent intensifier et coordonner leurs efforts pour orienterles jeunes vers les métiers porteurs, revaloriser l’enseignement technique et professionnel,permettre à tous les élèves d’acquérir le socle commun de connaissances nécessaires àl’entrée dans la vie active, maintenir l’employabilité des salariés.Nous devons également redéployer les moyens de la formation professionnelle. Ils doiventaller en priorité aux politiques d’alternance, aux métiers en tension, à l’employabilité des salariésde petites entreprises et à la sécurisation des parcours professionnels. Cela nous permettra deremédier au déficit de compétences qui handicape le développement de nos entreprises.La deuxième condition est la modernisation du fonctionnement du marché du travail.Ses rigidités actuelles freinent la capacité d’adaptation des entreprises, alors que celles-ci sontconfrontées à une double incertitude : des cycles de conjoncture de plus en plus courts et desévolutions de plus en plus rapides de leurs marchés.Il faut donc rechercher un meilleur équilibre entre l’aspiration des salariés à être sécurisés dansleur mobilité professionnelle et la nécessité, pour les entreprises, d’une plus grande souplessedans la gestion de leurs ressources humaines. Une première étape importante vient d’êtrefranchie avec l’accord sur la sécurisation de l’emploi. Il nous faudra être extrêmement vigilantssur le respect de son contenu dans la transcription législative en cours de discussion auParlement. Et il faudra faire en sorte que cette première étape soit rapidement suivie d’autresavancées dans cette voie.Toutes ces réformes ne pourront se faire que dans le cadre d’un dialogue social dynamiqueet rénové. L’accord entre les partenaires sociaux est de très loin préférable à la loi parce qu’ilest le meilleur moyen de faire émerger un consensus, donc de trouver des solutions constructiveset efficaces. Mais ce dialogue doit être mené au bon niveau, d’abord dans l’entreprise, puisdans la branche, et subsidiairement au niveau interprofessionnel. La négociation au plus prèsdu terrain permet en effet des accords mieux adaptés au fonctionnement des entreprises etdonc plus opérationnels. Parallèlement, il faut une représentation du personnel plus efficace,plus lisible, répondant mieux à la réalité de l’entreprise et aux attentes des salariés. Enfin, ilconvient de rénover le paritarisme sur des bases plus transparentes et plus professionnelles.
  5. 5. 53. Un nouvel équilibredu tissu entrepreneurial françaisNous ne devons pas tout attendre des pouvoirs publics. C’est aussi en notre sein que nousdevons mener une action volontariste. Avec la crise, la qualité des relations entre clients etfournisseurs s’est particulièrement dégradée. Les grandes entreprises se servent trop souventdes petites comme de variables d’ajustement. Pour conserver des prix attractifs, elles imposentdes réductions de leurs prix d’achat. Pour améliorer leur trésorerie, elles allongent les délais depaiement. C’est notamment à cause de tels comportements que les PME tricolores ont du malà se développer et que la France ne compte pas assez d’entreprises de taille intermédiaire.Les grandes entreprises commettent là une erreur qui leur est préjudiciable : en fragilisant leursfournisseurs et leurs sous-traitants, elles se rendent elles-mêmes plus vulnérables. A l’inverse, lesgroupes allemands ou japonais ont su développer des relations durables avec leurs fournisseurs,coopérer avec eux pour innover, et gagner ensemble des marchés à l’international.Je propose que le MEDEF prenne deux initiatives fortes en ce domaine : Convaincre les chefs d’entreprise de recevoir chaque année l’ensemble de leurs fournisseurs et de sous-traitants de rang 1. Il s’agirait d’abord d’examiner avec eux comment améliorer leur politique d’achat. Ce serait également l’occasion de les informer de la stratégie de leur entreprise, de son plan de charge, de sa politique de recherche et développement, ainsi que de ses actions à l’international. Recenser et diffuser largement dans les territoires toutes les bonnes pratiques en matière d’achat responsable et de relations partenariales entre clients et fournisseurs, particulièrement dans les domaines de l’innovation et de l’export.Car l’un des principaux objectifs de notre action doit être de développer la part de marchédes entreprises françaises à l’international.Depuis 10 ans, après une décennie d’excédents, la France voit ses déficits s’aggraver – 67 milliardsl’année dernière –, alors que dans le même temps, l’Allemagne additionne les excédents records.De ce fait, la France perd des parts de marché. En dix ans, la part des exportations françaisesdans le monde est passée de 5,7% à 3,3%, et elle a reculé dans la zone euro, de 16,8% à 12,6%.Nous n’avons pas d’autre choix que de conquérir des marchés à l’international : c’est là que lacroissance se trouve ! Nous devons encourager nos entreprises, et particulièrement les pluspetites, à revoir leur modèle économique pour monter en gamme, dépasser nos frontières, etprofiter de la croissance des nouvelles puissances économiques.Là encore, le MEDEF ne doit pas se contenter de relayer l’action des pouvoirs publics. Il doitfavoriser le développement de nos entreprises. Les MEDEF territoriaux pourraient ainsi faireémerger des passerelles entre les PME et les organismes d’enseignement supérieur et de
  6. 6. 6recherche de leurs territoires ou aider les entreprises à utiliser celles qui existent déjà.Le MEDEF doit aussi encourager les groupes français à pratiquer le portage à l’internationaldes PME avec lesquelles ils travaillent, comme le font leurs homologues japonais ou allemands.4. Un nouvel équilibre au niveau européenPour les entreprises, l’Europe souffre aujourd’hui de deux défauts majeurs : son absenced’intégration et son absence de vision. Le sauvetage de la monnaie unique ne peut tenir lieu deseule politique économique. Non seulement les disparités fiscales et sociales nuisent à l’efficacitédu marché intérieur européen, mais l’Europe est aujourd’hui le seul espace économique aumonde à s’appliquer les règles du libre-échange et de la concurrence, sans exiger la réciprocitéde ses partenaires économiques. Le marché européen ne saurait être un marché de dupes !Je propose que le MEDEF prenne deux initiatives : Convaincre les organisations patronales et syndicales des autres pays européens de porter ensemble une vision ambitieuse de l’Europe. Nous devons soutenir l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses. Dans cette perspective, les pays de la zone euro qui le souhaitent pourraient rejoindre une union économique renforcée sur le plan budgétaire, social et fiscal. Cette union plus intégrée serait un moteur pour toute la croissance européenne. Unir nos forces avec nos homologues patronaux, en lien avec les organisations syndicales, pour convaincre le Parlement européen et la Commission de Bruxelles d’infléchir leur politique de la concurrence. Aujourd’hui, l’Europe consacre toute sa politique économique à la défense du consommateur et à la réalisation du marché unique. Il est temps qu’elle se dote d’une véritable politique de l’offre. Il en va de l’avenir de nos entreprises, de nos emplois et de nos savoir-faire.Ces nouveaux équilibres sont, de mon point de vue, les ingrédients indispensables d’unepolitique économique de l’offre, en France et en Europe, permettant aux entreprises de relancerl’investissement, d’améliorer leur compétitivité coût et hors-coût, de créer des emplois, deregagner des parts de marché à l’international, et de libérer les forces d’innovation que recèlenotre pays.Une responsabilité essentielle pour le MEDEFLa recherche de ces nouveaux équilibres est d’autant plus urgente que les pouvoirs publics nesemblent pas avoir pris la mesure des défis actuels. Ils n’ont pas non plus conscience du rôleque les entreprises peuvent jouer, et du fait qu’elles sont en première ligne pour aider la Franceà affronter ces défis.
  7. 7. 7Voilà pourquoi l’élection à la présidence du MEDEF est si importante.Au-delà des choix de personnes, cette élection doit marquer un tournant, pour permettreaux entrepreneurs d’exprimer leurs préoccupations mais aussi de montrer leur envie dese battre pour les entreprises françaises, et leur capacité à prendre en main leur destin.Ensemble, unis et déterminés, construisons l’avenir de la France !Car c’est nous, les entrepreneurs, qui créons les richesses, les emplois, les conditions mêmede l’avenir. C’est donc à nous qu’il appartient d’agir, à l’avant-garde, pour le redressement denotre pays. L’élection qui s’ouvre doit donner naissance à un nouveau MEDEF, capable de s’opposer,de proposer et de s’imposer.Le MEDEF doit être capable de s’opposer quand nos gouvernants veulent faire croire aux Fran-çais que le succès économique peut se construire sans les entreprises, et même contre les chefsd’entreprises ! Il doit s’opposer lorsque la règlementation française, qui compte parmi les pluscompliquées du monde, devient plus complexe encore. Il doit être capable de s’opposer chaquefois que le gouvernement prend une décision qui dégrade un peu plus notre compétitivité, ouqu’il refuse d’engager lui-même les efforts qu’il exige des entreprises.Mais la France a aussi besoin d’un MEDEF qui sache proposer.Proposer, c’est prendre toute notre part dans le débat économique et social, parce que c’estde ce débat que dépend l’avenir de notre pays. Il nous faut un MEDEF qui sache convaincre lesFrançais du bien- fondé de ses positions, pour pouvoir orienter le gouvernement dans la bonnedirection : la restauration de notre compétitivité.Proposer, c’est aussi négocier avec les organisations syndicales de salariés partout où il estpossible d’obtenir des avancées dans la bonne direction, comme nous l’avons fait avec l’accordsur la sécurisation de l’emploi.Pour cela, nous devons incarner un MEDEF responsable et exemplaire. Cette exemplaritédoit nous conduire à ne pas considérer comme un sujet tabou la question des rémunérationsles plus élevées pour les chefs d’entreprise.C’est à ces conditions que nous construirons un MEDEF qui s’impose et dont l’action gagne enenvergure. Sans une voix forte, nous ne pourrons pas peser dans les choix qui s’offrent à notre pays.Nous devons faire entendre une seule voix : celle de toutes les entreprises unies dans lamême cause, pour en finir avec cette opposition artificielle et stérile entre les petites et lesgrandes entreprises, entre l’industrie et les services, entre l’innovation et la tradition.Nous devons tenir un seul cap, connu de chacun de nous, compris de tous les Français, et respectépar le gouvernement comme par les autres partenaires sociaux.Notre objectif est clair : faire du patronat un partenaire respecté, écouté et influent. Faire dupatronat un atout pour la France. Ce n’est pas une question politique, ce n’est pas une questiond’ego : c’est une question de survie, pour nos entreprises, pour nos salariés, et pour notre pays.
  8. 8. 8Ce nouveau MEDEF exemplaire, responsable, actif, et audible, je veux le construire avecvous, au service de notre pays, car les intérêts des entreprises françaises et ceux des Françaissont bien les mêmes.Simplifier et rénover l’organisation patronalePour affronter les défis qui nous attendent, nous devons être en ordre de bataille. Il est donctemps de rénover l’organisation patronale.Le fonctionnement de la représentation patronale est aujourd’hui incompréhensible pourles profanes, et même pour les spécialistes : empilement des niveaux de représentation,surabondance d’organisations concurrentes, prolifération du nombre de branches (750, dont60 % regroupent moins de 5 000 salariés)… autant de faiblesses qui empêchent une gestionoptimale des moyens, limitent l’efficacité des initiatives patronales et réduisent la portée denos positions.De leur côté, les entreprises peinent à se repérer dans la jungle des interlocuteurs – et descotisations ! –, entre la chambre syndicale territoriale, le syndicat professionnel, la fédérationprofessionnelle, le MEDEF ou la CGPME territoriale, la chambre de commerce et d’industrie...A l’heure où chaque entreprise cherche à réduire ses frais généraux et à rationaliser sonorganisation, le patronat ne peut pas continuer à fonctionner selon une architecture datantde l’après-guerre.Pour conserver la confiance de ses adhérents, en gagner de nouveaux et mieux faire entendresa voix, le MEDEF doit impérativement gagner en visibilité, en simplicité, et donc en efficacité.Je propose d’engager plusieurs actions : Rechercher, sur chaque sujet important, une position commune au niveau national in- terprofessionnel. Pour y parvenir, le MEDEF, la CGPME et l’UPA pourraient tenir chaque mois une réunion de concertation – et chacune de ces organisations serait représentée au conseil exécutif des deux autres. Regrouper les branches professionnelles pour mieux accompagner la mobilité crois- sante des salariés et remédier à la superposition des différents champs conventionnels. La solution pourrait être de dissocier, au sein de vastes secteurs d’activité, d’une part, la repré- sentation économique, qui continuerait d’être assurée par des fédérations professionnelles distinctes, et de l’autre, la représentation sociale. Celle-ci serait confiée à une union des fé- dérations, chargée notamment de négocier les conventions et les accords collectifs ou de mener des actions de lobbying dans le domaine du droit social. Engager le réseau territorial du MEDEF dans un processus de regroupement de ses moyens à l’échelle régionale pour renforcer leur efficacité, puisque la région est aujourd’hui le niveau où se traitent les questions de développement économique, d’emploi et de formation. Cela permettrait d’améliorer la qualité du service fourni aux entreprises, tout en maîtrisant les coûts et en garantissant un équilibre financier aux structures territoriales.
  9. 9. 9Face aux difficultés que traversent les entrepreneurs français, le MEDEF doit être un lieu oùchacun d’eux se retrouve, un facteur d’unité, de rassemblement.Si je suis élu, je m’engage à réformer son mode de gouvernance. Pour renforcer son unité et saforce de proposition, le MEDEF doit en effet évoluer vers plus de collégialité, notamment en ré-organisant le travail des Commissions et du Conseil exécutif. Ainsi, je propose que la présidenceet l’animation de chaque Commission soient désormais confiées à un vice-président, pourassurer la liaison avec les travaux du Conseil exécutif. Parallèlement, le nombre des commissionssera rationalisé, afin d’accroitre leur cohérence et leur lisibilité.Cette réforme de notre organisation, profonde et inédite, est la condition pour que le MEDEFpuisse jouer pleinement son rôle au service des entreprises et de la croissance française.C’est un nouveau MEDEF, réformé, simplifié, unifié, qui pourra pleinement se mettre au servicede ses adhérents.J’ai la conviction qu’en engageant ces chantiers nous permettrons au MEDEF de se faireentendre et de peser plus efficacement sur les choix qui engagent l’avenir de notre pays.Ensemble, nous pouvons incarner un MEDEF moderne, respecté, porteur d’une action et d’unevision pour l’ensemble de la société. Dans une période incertaine, qui recèle autant de périlsque d’opportunités, les entrepreneurs ont la responsabilité de montrer la voie du redressementet de l’espoir. Pour cela, nous devons incarner le courage, la transparence, l’unité et la capacité àtenir un cap pour donner aux entreprises françaises les moyens de s’ouvrir le monde et l’avenir.A terme, c’est une France réconciliée avec ses entreprises que le MEDEF contribue à bâtir, uneFrance où le courage et l’énergie des entrepreneur sont reconnus, valorisés, et encouragéscomme des sources de la richesse et du bien-être collectifs.Il n’y a pas de temps à perdre ! L’heure est venue de rejoindre mon engagement en faveur desentreprises : avec vous, nous pourrons rebâtir ensemble un MEDEF unifié, renforcé et combattif,dont la seule politique sera celle des entreprises. C’est la raison pour laquelle je m’engage àce que le mandat que vous me confierez soit un mandat unique et totalement dédié à notrecombat contre la crise.Nous avons besoin d’entreprises fortes pour faire gagner la France. Frédéric Saint-Geours

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