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  • 1. Textes relatifs à l’éducation à l’époque homérique et à l’époque archaïque Phoenix, éducateur d’Achille Homère, Iliade 9.438-443 et 485-495 (GRE 1.4 b et a). Traduction française Eugène LASSERRE, Homère, Iliade. Paris, Classiques Garnier, 1955. (Cf. http://hodoi.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm). A toi m'envoya le vieil écuyer Pélée, le jour où, vers Agamemnon, il t'envoyait de Phthie, encore enfant, sans expérience de la guerre égale pour tous, ni des assemblées où les hommes se font remarquer. Il m'envoya pour t'apprendre tout cela, te rendre apte à parler et capable d'agir. Et je t'ai fait aussi grand que tu es, Achille semblable à un dieu, en t'aimant de coeur. Car tu ne voulais, avec un autre, ni aller à un banquet, ni manger dans le palais. Il me fallait t'asseoir sur mes genoux, te rassasier de mets que je coupais pour toi, et porter le vin à ta bouche. Souvent tu as mouillé ma tunique, sur ma poitrine, du vin que tu vomissais, au temps pénible de l'enfance. Ainsi j'ai, pour toi, beaucoup supporté, beaucoup peiné, dans la pensée que les dieux me refusaient un fils né de moi, mais que je faisais de toi mon enfant, Achille semblable à un Dieu, afin qu'un jour tu détournasses de moi les fléaux affreux qu'amène la vieillesse. Introduction de l’alphabet en Grèce Hérodote, Histoires 5.58-59 (= GRE 1.14). Traduction française : LARCHER Histoire d'Hérodote traduite du grec par Larcher, avec des notes de Bochard, Wesseling, Scaliger, Casaubon, Barthélémy, Bellanger, Larcher, etc... en 2 volumes. Paris, Lefevre et Charpentier 1842. (Cf. http://hodoi.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm). Pendant le séjour que firent en ce pays les Phéniciens qui avaient accompagné Cadmus, et du nombre desquels étaient les Géphyréens, ils introduisirent en Grèce plusieurs connaissances, et entre autres des lettres qui étaient, à mon avis, inconnues auparavant dans ce pays. Ils les employèrent d'abord de la même manière que tous les Phéniciens. Mais, dans la suite des temps, ces lettres changèrent avec la langue, et prirent une autre forme. Les pays circonvoisins étant alors occupés par les Ioniens, ceux-ci adoptèrent ces lettres, dont les Phéniciens les avaient instruits, mais ils y firent quelques légers changements. Ils convenaient de bonne foi, et comme le voulait la justice, qu'on leur avait donné le nom de lettres phéniciennes parce que les Phéniciens les avaient introduites en Grèce. Les Ioniens appellent aussi, par une ancienne 1
  • 2. coutume, les livres des diphthères, parce qu'autrefois, dans le temps que le biblos (le papyrus) était rare, on écrivait sur des peaux de chèvre et de mouton ; et, encore à présent, il y a beaucoup de Barbares qui écrivent sur ces sortes de peaux. Moi-même j'ai vu aussi, à Thèbes en Béotie, des lettres cadméennes dans le temple d'Apollon Isménien. Elles sont gravées sur des trépieds, et ressemblent beaucoup aux lettres ioniennes. Sur un de ces trépieds on voit cette inscription : «Amphitryon m'a dédié à son retour de chez les Téléboens.» Cette inscription pourrait être du temps de Laïus, fils de Labdacus, dont le père était Polydore, fils de Cadmus. Un très ancien témoignage sur l’école en Grèce (Chios, 496 av. J.-C.) Hérodote, Histoires 6.27.1-2 (= GRE 1.15). Traduction française : LARCHER Histoire d'Hérodote traduite du grec par Larcher, avec des notes de Bochard, Wesseling, Scaliger, Casaubon, Barthélémy, Bellanger, Larcher, etc... en 2 volumes. Paris, Lefevre et Charpentier 1842. (cf. http://hodoi.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm). Lorsqu'une nation ou une ville doit éprouver quelque grand malheur, ce malheur est ordinairement précédé de quelques signes. Aussi ceux de Chios eurent-ils des présages avant-coureurs de leur désastre. D'un chœur de cent jeunes garçons qu'ils avaient envoyé à Delphes, il n'en revint que deux; les quatre-vingt-dix-huit autres périrent de la peste. Vers le même temps, et un peu avant le combat naval, le toit d'une école de la ville tomba sur des enfants à qui on enseignait les lettres; de cent vingt qu'ils étaient, il n'en réchappa qu'un seul. Tels furent les signes avant-coureurs que la Divinité leur envoya. Ils furent suivis de la perte de la bataille navale qui fit tomber leur ville sur le genou. Survint ensuite Histiée avec les Lesbiens, qui eut d'autant moins de peine à les subjuguer qu'ils étaient déjà épuisés. 2