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L'Apocalypse Expliquée, Tome 2

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  • 1. ~tnOULun EIrU~UÉE SET.ûN .LE SENS S.Plll1TlJE]~ uil SUII ré~1é:,LES AnCANES QUi y SONT,. lRÉDITS, ET QUI JUSQUA PlItSENT ONT r:nt PROFONDÉMENT CACH};S. OUVlAGE POSTHUME DEMMANUEL SVEDENBORG lRADllIT DU LAlI:l PAR J.-F.-E. LE BOYS Dl~S GUAYS. TOME DEUXIÈME. CHA PIT RES V ET VI. N°" 296 il U. i SAINT-AMAND (CHER),: la Iiùrailie de I.A NOUVELLE JÉRUSALEM, chez POnTE, Librair(. PARIS, M. MiNOT, rue du Four-S-Germain, tlo. THEUTTEL et WUIlTZ, Libraires, rue de Lille, 17. . LONDHES, SWF.DENOOnG SOCIETY, 361l100lllSbuIY Street, Oxford Slreel. 185G.
  • 2. 0 ..... :.l ... ;.0 ,.. :.l:i ..,::: ~Q -<::l ...z: "g => :<: =~ 1 ;.. .1~ ." ~-. z ­Qz~ 1 :.: ;.. ~ .e. 0:;;;;1 " Q :.l~ Q::;:n " " :.:l ""
  • 3. tlPOtUun npUIUIE SEWN ]~E SENS SPIHITlJ EIl uit 1;0111 1~"élé;,LES ARCANES QUI Y SONT" lRÉDITS, ET QUI JUSQU A PIIÉSENT ONT t:Tlt PROFONDÉMENT CACHt:S. OUVHAGE POSTHUME DEMMANUEL SVEDENBOUG lR.~DUIT DU L.TlX PAR J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYS. TOME DEUXIÈME. CHAPITRES V ET VI. No, 296 il iH. "1 SAINT-AMAND (CHER),! la librairie de LA NOUVELLE JÉRUSALEM, chez lOIlTE, LibraÜi. PARIS, M. MINOT, rue du Four-S-Germain, 40. TllEUTTEL et WUllTZ, Libraires, llie de Lille, i 7. . LONDUES, SVEDE1ŒOm; SOCLETY, 3li 1I1oomsbUlY Street, Oxford Streel. 185 ().
  • 4. L.APOCALYP8E. CHAPITRE CINQUIÈME. :1. Et·je vis dans la (main) droite de Celui qui était assis SUIle Trône un Livre écrit en dedans et pal derrière, scellé de ~eptsceaux. 2. Et je vis un Ange puissant qui cliait à voix grande4t Qui estdigne douvrir le Livre, et den rompre les sceaux? . 3. Et personne ne put dans le Ciel, ni SUI la tClre, ni sous latelTe, ouvrir le Line, ni le regarder. !J. Et moi je pleUlais beaucoup, de ce que personne nétait trouvédigne douvrir et de lire le Livre, ni de le regardCl.. 5. Et lun des Anciens me dit: Ne pleUle point. Voici, il avaincu, le Lion qui est de la tribu de Jehudah, la lacine de David,pour ouvrir le livre et en rompre les sept sceaux. 6. Et je vis, et voici, au milieu du Trône, et des quatre Ani­maux, et"au milieu des Anciens, un Agneau debout comme tué,ayant sept comes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu,envoyés pal toute la tene. 7. Et i.l vint et prit le livre de la (main) droite de Celui quiétait assis sur le Trône.. 8. Et quand il eut plis le livle, les quatre Animaux et Jes vingt­quatre Anciens se plosternèrent devant lAgneau, ayant chacundes barpes, et des coupes dor pl~ines de parfums, qui sont lesprières des saints. 9. Et ils chantaient un Cantique nouveau, disant: Digne tu esde prendre le liVle et den ouvril les sceaux, palce que tu as ététué e.t nous as rachetés à Dieu en ton sang, d~ toute tlibu et lan­gue, et peuple et nation. 10. Et tu nous as faits à notleDieu rois et prêtres; et nons ré­gnelons sur la tene. u. 1.
  • 5. 2 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. l 296. 11. Et je vis, et jentendis une voix de beaucoup dAnges au­ lour du T"One et des Animaux et des Anciens, et leUl nombre était des myriades de myriades et des milliers de milliers. i 2. Disant dune voix grande: Digne est lAgneau, qui a été tué, de "ecevoit le pouvoir et richesse et sagesse et honneur et gloire et bénédiction. 13. Et toute chose clé6e, qui esl dans le ciel et dans la terre et sous la terre, et dans la mel celles qui sont, et toutes celles qui sont en elles, je les entendis, disant: A Celui qui esl assis sur le TrOne el à lAgneau la bénédiction et lhonneur et la gloite et la force aux siècles des siècles. 14, Et les quatre Animaux disaient: Amen, Et les vingt-qualle Anciens Se prosternèlenl et adolèrent Celui qui vit aux siècles des siècles. EXPLICATION. 296. Vel·s. 1. Et je ris dans la (main) droite de Celui qui était assis sur le Tr6ne un Livre écrit en dedans et par der­ ribe, scellé de sept sreaux. - Et je llis dans la (main) droite de Celui qui était assi~ sur le T/l5I1C, signifie le SeigneuI quant à la Toute-Puissance et quant à la Toute-Science: un Livre écrit en deda,lls et par derrit1re, signifie létat de la vie de tous dans le Ciel et sur la Terre, dans le commun et dans le particulier : uellé de sept sceaux, signifie entièrement caché. 297: Et Je vis dans la main droite de Celui qui était assis sur le Tr&ne, si.qnifie le Seigneur quant à la TOltte-Pu~sance et quant et la TOllte-Science : on le voit par la signification de la nU/in droüe, quand il sagit du Seigneur, en ce queUe est la Toute-Puissance et aussi la foute-Science, ainsi quil va êl1e ex­ pliqué; et par la signification de Celui qui était assis sur le Tr6ne, en ce quil est le Seigneur quant au Divin Bien dans le Ciel; en effet, le TIOne signifie en général le Ciel, en particulier le Ciel spi­ rituel, et abstractivement le Divin Vrai procédant daprès lequel- existe le Ciel et par lequel se fait le Jugement, "OÙ ci-dessus,
  • 6. Vcrs, 1. CHAPITRE ClNQUlÈ~E. 3 N° 253. Si le Seigneur est signifié par Celui qui était assis sur le Trône, et aussi pal lAgneau qui prit le Iivle de la main de Celui qui était assis sur le Trône, cest palce que par Celui qui était assis sur le Trône il est entendu le Sei~eur quant au Divin Bien, et par lAgneau le Seigneur quant au Divin Vlai : il y a, en effet, deux choses qui procèdent du Seigneur comme Soleil du Ciel, à savoir, le Divin Bien et le Divin Vrai; le Divin Bien plocédant du Sei- gneur est appelé le Père qui est dans les Cieux, et le Pèle qui est dans les Cieux est désigné pal Celui qui est assis sur le TIône, et le Divin Vrai procédant du Seigneur est appelé le Fils de lhomme, mais Ici il est appelé lAgneau; et comme le Divin Bien ne juge pelsonne, et que cesl le Divin Vrai qui juge, cest pour cela quici il est dit que lAgneau prit le livre de la main de Celui qui élait assis sur le Trône; que le Divin Bien ne juge personne, mais que ce soit le Divin Vrai qui jlige, cest ce qui est entendu par ces pa- loies du Seigneur, dans Jean: « Le Pere ne Juge personne, mais t01t1 le jugement il a donné au Fil,ç, pmce que Fits de l!tomme il (st. Il - V. 22, 27; - par le Père il esl entendu le Seigneur quant au Divin Bien, et par le Fils de lhomme le Sei- gneUl quant au Divin Vlai : si le Divin Bien ne juge pelsonne, cest parce que le bien nexamine personne; mais le Divin Vrai jnge, car il examine chacun. Toulefois, il faut quon sache que le Seigneur Lui-Même ne juge non plus personne.daprès le Divin Vrai qui plocède de Lui, car ëe Vrai a été uni au Divin Bien au point. quils sont un, mais que cest lhomme-esprit qui se juge lui-même, car cest le Divi~ Vrai leçu par lui qui le juge, et comme il semhle que cest le SeigneUl qui juge, cest pour cela que dans la Parole il est dit que tous seront jugés par le Seigneul; cest aussi ce qUcn- seignc le Seignoul, dans Jean: Il J éSllS €Iii: Si quelquull en- tend mes parolfs et ne croit point, Moi, Je ne le Juge point; car Je suis venu, non pour Juger le monde, mm~ pour sauver le monde; cflui qui iWe rejette, et Ile reçoit point mes pa- roles, il a qui le juge; la Parole que i ai prononcée, cest elle qui le jugera (tu demier Jour. Il - XII. 47,48, - Voici, en effet, ce qui allive à légard du jugement: Le Seigneur est plé- sent chez tous, et daprès le Divin Arnoul il veut les sauver tous, et aussi il les tourne et les conduit tous vers Lui; cenx qui sont
  • 7. h LAPOCAU PSE EXPLJQuiŒ, 1·297.dans le bien et par suite dans lac; vrais, ceux-là suircnt, car ilssattachent, tandis que ceux qui sont dans le mal el pal suite dansles faux ne suivent pas, mais ils se lournenl en allière du Seigneur,et se tOUlner en allièlc du Seigneur, cest se tourner du Ciel verslEnfel; e1 effel, toul homme-espril est ou son hien et par suiteson vrai, ou il esl son mal el pal suite son faux; celui qui est lebien èt par suile le vrai se laisse conduire pal le Seigneul, maiscelui qui est le mal et par suite Le faux ne se laisse pas conduire, ilrésiste de toute sa force et de tous ses efforts, car il veut être àson amour, il laspire et lanime, cest pourquoi il désile nller versceux qui sont dans un semblable amour du mal: par là on peut voirque le Seigneur neJuge pelsonne, mais que cest le Divin Vrai leçUqui juge pOUl le Ciel ceux qui ont reçu le Divin Vrai de cœUI, cest­à-dile, pal amoUl; et pour lEnfer ceux qui nont pas leçU le DivinVrai de cœur et qui lont-nié: daplès cela on peut voir commentil faut entendle ce que le SeigneUl a dit, que lout jugement a élédonné au Fils patce que Fils de lhomme il est; et ailleuls, quilest venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde, etque la Parole quil a Jllononcée doit le juger. Mais ces choses sontde celles qui ne lombent pas dans lintelligence propre de lhomme,car elles sont au nomble des Arcanes de la sag~e des Anges;néanmoins il a été donné quelques éclaircissements SUI ce sujet dansle Traité DU CIEL ET DE LENFER, N° 5A5 à 551, où il a été monlréque le Seigneur ne jette personne dans lEnfel" mais que lespritsy précipite lui-même, Que ce soit le Seigneur qui est entendu par Celui qui était assis sur le TIOne, et non un autre quon distinguede Lui el quon appelle Dieu le Pèle, cest ce que chacun peut voir,en ce que le Divin que le Seigneur a appelé Père na pas été autre que son Divin, car Celui-ci a pris lHumain, cest pOUlquoi Celui­ ci a été son Père; et que Celui-ci soit Infini, Éternel, Incréé, Tout­ Puissant, Dieu, SeigneUl, et ne différant absolument en lien QIl Divin Même quon distingue de Lui et quon appelle Pèle, cest ce quon peut voit pal la Foi leeue, qui est appelée Athanasienne, où même il est dit, quaucun deux nest le plus Gtand ni le plus Pe­ tit, et quaucun deux nest le Premier ni le Dernier, mais quils sont absolument égaux, et que lun, de même que lautle, est In­ fini, Étemel, Incréé t Tout-Puissant, Dieu, Seigneur, el que ce­
  • 8. Vers. 1. CHAPIllŒ CINQUIFJME. 5 pendant il Y.3, non trois Infinis mais un Seul, non trois Éternels mais un Seul, non trois Incréés mais un Seul, non trois Tout-Puis­ sants mais un Seul, non trois Dieux ni trois Seigneurs mais un Seul. Ceci vient dêtre dit, afin quon sache que par Celui qui est assis sur le TIOne et pal lAgneau, comme aussi dans la suite pal Dieu et par lAgneau, il uest pas entenùu deux êtres distincts, mais que par lun il est entendu le Divin Bien, et par lautre le Divin Vrai dans le Ciel, lun et lautre procédant du SeigneUl. Que le Seigneur soit entendu par Celui qui était assis sur le TrOne, cest enCOIe ce que lon voit, dans le Chapitre IV précédent, par chaque passage où il est question du TrOne et de Celui qui était assis des­ sus, voir les explications, Nos 258 à 295; et en outle dans Mat­ thieu : Quand viendra le Fils de lhomme dans sa gloire, et (l tous les saints Anges avec Lui, alors il sassiéra sur le TrtJne de sa gloire. Il - XXV. 31. XIX. 28, 29; - puis dans F..zé­chiel: « Au-dessus de létendue qui était SUi la tête des Ché­ rubins, (il y avait) comme un aspect de pierre de saphir, une fessemblance de Trône, et sur cette ressemblance de Trôneune res.~emblance coinme l:aspect dun homme sur lui au­dessus. ) - 1. 26. X. 1 ; - et dans Ésaïe: Je vis le Seigneur (lassis sur un Trône haut et élevé, et ses (ranges remplis­saient le Temple. Il - VI. 1. - Comme pal le TrOne il est si­gnifié le Ciel, et par Celui qui était assis SUI le TlOne le SeigneUlquant à son Divin dans le Ciel, cest pour cela quil a.été dit ci­dessus, dans le Chapitre III : A.celui qui vaincra, je lui don­ (1nerai de sasseoir avec Moi en mon Trône. ) - Vers. 21;­ce qui signifie quil sera dans le Ciel, où est le Seigneur, voir ci­dessus, N° 253; et cest aussi pour cela que plus bas il est dit, dansce Chapitre V : J e l~i$., et voici, ail milieu du TrtJne un (lAgneau. Vers. 6; - et dans le Chapitre XXII: Il me 1) - (lmontra un {leuîe deau de la vie /;orlant du Trône de Diel,let de lAgneau. II - Vels. 1 ; - par le TIOne de Dieu et de lA­ /gnean il est entendu le Ciel et le Seigneur dans le Ciel quant auDivin Bien et quant au Divin Vrai, Dieu y est le SeigneUl quantau Divin Bien, et lAgneau le Seigneur quant au Divin Vrai; ici ilest distingué entl~e lun et lautle, parce quil y en a qui reçoiventlun plus que lautre; ceux qui reçoivent le Divin Vrai dans le bien
  • 9. (S LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. r-."297.sont sauvés, mais ceux qui reçoivent le Divin Vrai, qui est la Pa­role, non dans lebien, ne sont pas sauvés, puisque tout Divin Vraiest dans 1e bien, et non ailleurs; ceux donc qui ne le reçoivent pasdans le hien, le rejettent et le nient, sinon ouvertement du moinstacitement, et sinon de bouche du moins de cœur, car leUl cremest le mal, et le mal lejette : lecevoÎl le Divin Vrai dans le bien,cest dans le bien de la chalité, car ceux qui sont dans ce bien,ceux-là reçoivent. 298. Si la main dloite, quand il sagit du SeigneUl, signiOe etla foute-Puissance et la Toute-Science, cest palce que dans le Cielle Midi est à la droite et le Septentrion à la galJche, et que par leMidi est signïtié le Divin Vrai dans la lumière, et par le Septentrionle Divin Vrai dans lomble; et comme loute puissanec est au DivinBien pal le Divin Vrai, cest pour cela que la main droite, quandil sagit du Seigneur, signifie la Toute-Puissance; et comme le Di­vin Bien a toule intelligence et loute sagesse par le Divin VIai, etque dans le Ciel le Divin Vrai dans la lumière est à la dloite, ainsiquil vient detre dit, cest pour cela que la main droite, quand ilsagit du Seigneur, signifie aussi la Toute-Science: que dans le Ciel le Midi soit à la droite, et que là il Y ait le Divin Vrai dans la lumière, et que ceux qui y sont soient dans lintelligence et dans la sagesse, puis aussi, que le Septentrion y soit à la gauche, et que là il Y ait le Divin Vrai dans lombre, on le voit dans le lIaité DU CIEL ET DE LENFER, où il sagit des qualle Plages dans le Ciel, N° 11&1 à 153 : que toute puissance vienne du Divin Bien par le Divin Vrai, on le voit daus le mNne Tlailé à lArticle où il sagit de la Puissance des Anges du Ciel, N°> 228 à 233 : et que toute Intelligence et toute Sagesse viennent aussi du Divin Bien par le Divin Vrai, on le ,oit encore dans le même Traité à lArticle de la Sagesse des Anges uu <:iel, N° 265 à 275 ; et à JArlicle des Sages et des Simples dans Je Ciel, N° 3AG il 356, Que la main droite, quand il sagit du Seigneur, signifie la Toute-Puissance et la Toute­ Science, et quand il sagit des hommes, la puissance et la sagesse, cest ce quon voit par les passages suivants; dans David: « Le Septentrion et la Droite, Toi, tu tes as créés; Thabor et Cftel/non par ton Nom se réjouiront; à Toi un bras o:vec vigueur; forte est la maill, exaltée sera ta droite; la Justice
  • 10. Vers. 1. CHAPIfRE CINQUIÈME. ï et le Jugement (selont) le soutien de tOll Trône; la Miséri­ corde et la Vérité se tiendront devant tes (aces. Il - Ps. LXJC"X.IX. 13, lll, 15; - que pal la DIoite ici il soit entendu le Midi, cela est évident, car il est dit cc le Septentrion et la Droite, Toi, tu les as cléés, )) ct le Midi signifie le Divin Vrai dans la lu­ mière, par conséquent dans le sens suprême, où il sagit du Sei­ gneul, la Toute-Puissance et la Toute-Science qui sont au Divin Bien pal le Divin Vrai, ainsi quil vient dêlre dit: comme lune et laulre est signifiée, tant la Toute-Puissance que la Toute-Science, cest pour cela quil est dit Il Thabor et Chermon, la Justice et le Jugement, la Miséricorde et la Vérité; Il Thabor et Chermon signi­ fient ceux qui sont dans le Divin Bien et dans le Divin Vrai; la Jus­ tice et le Jugement signifient le Divin Bien et le Divin Vrai; il en est de même de la Miséricorw et de la Vérité; par lune et pal lautre ensemble dans le sens spirituel est signifié le Divin Bien par le Di­ vin Vlaî : par li à Toi un bras avec vigueur, Il et pal Il forte est ta main, exaltée sera ta droite, ) il est signifié la loule-Puissance et la Toute-Science qui sont au Divin Bien pal le Divin Vrai. Dans le Meme: Il Serait-ce que je toublierais, Jérusalem, que (t)ou­-blierait ma droite?) - Ps. CXXXVII. 5; -:..- Jérusalem signifie lÉglise quant à la Doctrine du Divin Vrai, et la Droite de Jéhovah le Divin Vrai dans la lumière, puisque, ainsi quil vient dêtre dit, à la droite du Seigneur dans le Ciel il y a ceux qui sont dans la lumièle et dans la sagesse pal le Divin Vrai : dapr~ cela on voit pourquoi il est dit, (1 serait-ce que je toublierais, Jérusalem, que toublierait ma droite? Il Dans le Meme: li Voici, (je suis) stupide,je nai point de connaissance; mais Moi (je suis) toujours avec toi, tu as saisi la main de ma droite; dans t011 cOlUjeil tll me conduis, et e1-tSuite en gloire tu me reçois. ) - Ps. LXXIII. 22, 23, 2h ; - comme la main de la droite, quand il sagit de lhomme, signifie la sagesse qui vient du Divin Vrai, cest pour cela quil est dit « je suis stupide, je nai point de connaissance; dans ton conseil tu me conduis, et ensuite en gloire tu me reçois; l) conduile dans le conseil, cest pal le Divin VIai; et recevoir en gloire, cest rendre heureux pal lintelligence; cal la gloire, quand. il sagit du Seigneur, sigllifie le Divin Vrai et la Divine Sagesse, mais quand il sagit de lhomme, elle signifie lintelligence qui en
  • 11. 8 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, N° !lQS.procède. Dans le Même: l( Jéhovah (est) ton Gardien, JéhovQh (est) ton ombre sur la main de ta Droite; durant le jour le so­leil ne te frappera point, ni la lune dam la nuit. Il -Ps. CXXI.5, 6; - être une omble sur la main de la droite signifie êlre uneprotection contre le mal et le faux; lomble ici est pour un abriafin de ne pas êlre blessé, et la main droite est pour la puissanceet la sagesse plocédant du Divin Vrai, lesquelles seraient blesséespar le mal et le faux si le SeigneuI ne plotégeait pas; comme cestlà ce qui est signifié, cest pour cela quil est dit li durant le joUI lesoleil ne Le frappela point, ni la lune dans la nuit; Il là, le soleilsignifie lamOlli de soi et par suite tout mal, et la lune le faux dumal; que le soleil et la lune aient ces significations, on le voit dansle Traité DU CIEL ET DE LENFER, No 1.22, 123; et dans les AR­~ES CÉLESTES, N° 2441,7078, 8u87, 9755, 1.01.30,1.01.89,10420, 1.0702. Dans le Même: II Jéhovah! que soit ta mainpour r !tomme de ta droit, pour l~ fils de thomme, (que) tuTcs fortifié. ll-PS. LXXX. 18;-I(Jéhovah ! que soit ta main, Ilsignifie la Garde daprès la Toule-Puissance et la Toute-Science;lhomme de la dloile, pour lequel il y a Garde, signifie le sage, etle fils de lhomme lintelligent, Jun et lautre par le Divin Vrai.Dans le Même: u CeilM ton épée sur ta cuisse, 0 Puissant enta gloire ~t en ton honneur! Dalls ton honneur monte, che­vauche sur la parole de vérité, de mansuétude et de justice;elle Tenseignera des meneitles, ta Droite: des filles de rois(sont) parmi te,~ précieusclJ; la Reine se tiendrtl li ta Droitedans tor excellent dOp/iir. Il - Ps. XLV. 4, 5, 1.0; - ceschoses sont dites du Seigneur; ceindlC lépée sur la cuisse signifiele Divin Vrai combattant daprès le Divin Bien, aussi est-il dit l( Puissant en ta gloire et en ton honneur! 1) la gloire signifie leDivin Vrai, et lhonneur le Divin Bien, loir ci-dessus, No 1.31 et288; puis il est dU aussi u dans ton honneur mOUle, chevaucheSUl la palole de vélité; » montCl dans lhonneur signifie combattredaprès le Divin Bien, et chcvaocllCI sur la parole de vérité signifiecombattre daplès Je Divin VIai, ainsi daplès le Divin Bien par leDivin Vmi; la. TOllLe-Puissance et la foute-Science du SeigneuIsont signifiées par (( elle Tenseignera des merveilles, ta Dloite ; Il Jesfilles de lois, qui sont parmi les précieuses, signifient les affections
  • 12. Vers. 1. CHAPlTRE CINQUIÈME. 9du vlai; la Reine, qui sera à la droite dans lor excellent dOphir,signifie le Ciel et lÉglise, et ceux qui y sont dans ll.$ vrais daprèsle bien; la droite est le vrai dans la lumièle, et lor dOphir est lebien de lamour. Dans le Méme : « Parole de Jéhovah à monSeignetll : Assieds-toi à ma droite, jusquà ce que jaie mistes c1I1l.emis pour marchepied de tes pieds. Le Seigneur (est)il ta Droite, il a frappé au jour de sa colère les.. 1ois. Il - PS,ex. 1, 6. Matth. XXII. hâ. Marc, XII. 36. Luc, XX. !t2, !tS ; - que ces choses aient élé dites du SeigneUl, cela est notoire; par elles sont décrits le combat du Seigneur dans le monde contre les Enfers et la subjugalion des enfers, ce qui a été fait daprès le Di­ vin Bien par le Divin Vrai; la droite y signifie le Divin VIai, aussiest-i1 dit jusquà ce que jaie mis tes ennemis pour marchepied de (1 tes pieds; Il par les ennemis sont signifiés les Enfels; pal les meUrepOUl malchepied des pieds il est signifié les subjuguer enlièlement;la même chose est signifiée par l( le Seigneur est à La droite, il a frappéau jour de sa colère les lois; Il le jour de la colère est létat ducombat, et les rois signifient ceux qui sont dans les faux daprès lemal: ,que le Seigneur, quand il était dans le monde, ait revétu leDivin Vlai daprès le Divin Bien, et que par te Vrai il ait subjuguéles Enfers et mis en oldre toutes choses dans les Cieux, on le voitdans lOpuscule SUi LE JUGEMENT DERNIER, N° hG; et dans laDOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, N" 29S, 29b, S01, SOS.Dans les 1!;vangélistes : (1 J bus dit : Désormais vous verrez leFils de lhomme assis li la dloite de la puissance. Il - Matth.XXVI. 63, M. Marc, XIV. 61, 62. Luc, XXII. 69; - et dansMarc: « Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlcré auCiel, et il sassit il la droite de Dieu. )1 - XVI. 19;- sasseoirà la droite de la puissance et à la droite de Dieu, signifie la Toule­Puissance et la Toute-Science, qui appartiennent au Seigneu.r da­près le Divin Bien pal le Divin Vrai. Dans Ésaïe: (1 Je tai for­tifié, même je tai aidé par, la Droite de maju,~tice: 1J/oi, (jesuis) Jéhovah ton Dieu, qui soutiens ta Droite, qui te dis: Necrains point; Moi, je taide. Il - XLI. 1.0, 1~; - « je taifortifié, même je tai aidé, » signifie daprès la Toule- Puissanceet la Toute-Science, qui sont au Divin Bien par le Divin Vrai,donner la puissance et lintelligence; cest pOUlquoi il est dit, « je
  • 13. 10 l APOCALYPSE EXPLlQUÉ~. l(°298.tai aidé par- la droite de ma justice; II la droite signifie le DivinVrai, et la justice le Divin Bien; soutenir ta droite signifie la puis·sance et la sagesse qui sont pal suite à lhomme; comme ici il estentendu lune et lautre, à savoir, la Toute-Puissance et la Toute­Sci~nce qui sont au Seigneur daprès le Divin Bien par le DivinVrai, cest pour cela quil est dit llJéhovah ton Dieu, II calleSeigneulest dit Jéhovah daprès le Divin Bien, et Dieu daprès le Divin Vrai,voir No 709, 732, 2586, 2769, 2807, 2822, 3921,428ï,4402,701.0,9167. Dans le Méme : Il Ainsi a dit Jéhovah à son Oint,li Koresch, dont jai pris la droite, pour soumettre devantlui les nations, afin que les reins des rois je délie, pour ouvrirdevant lui les battants de portes, afin que les portes ne soientpoint fermées. Il ­ XLV. 1 ; -liaI Koresch, dans le sens repré­sentatif, est entendu le SeigneUl ; sa foute-Puissance et sa Toute­Présellce daprès le Divin Bien par le Divin VIai, par lequel dansle monde il a subjugué tous les Enfers, et les tient depuis lors sub­juguéS pOUl lételDité, sont signifiées par Il dont jai pris la droite,pOUl sonmellre devant lui les nations, afin que les reins des lois jedélie; II puis par IC pour ouvrir devant lui les battants de portes, aOnque les portes ne soient point fermées; II pal les nalions qui serontsoumises devant lui sont signifiés les Enfels quant aux maux, et parles rois, dont les reins seront déliés, sont signifiés les Enfers quantaux faux; pal les battants de portes qui seront ouverts devant Lui, afin que les portes ne soient point fermées, il est signifié quedaprès la Toule-Science toutes choses Lui ont llté manifestées, etque daprès la Tonte-Puissance il a le pouvoir de sauver. Que ladroite signifie la Toute-Puissance et la Toute-Science appartenant au Seigneur daprès le Divin Bien pal le Divin Vrai, cest aussi cequon voit dans les passages suivants; dans David: Il Jéhmall Oe me suis ploposé) dett.lIIt 1/Ioi continuellement; puisquil (est) à ma droite, je ne serai point ébranlé. 11- Ps. XVI. 8; - dans le Mème : Il Dieu, ta Droite Ille IiOtaient. 11- Ps, XVIII. 36; - dans le Même: Il Dieu, pleine de justice est ta Droite. 11­ Ps, XLVIII. il; - dans Ésaïe: l( AM main a {ondé la telre, el ma Droite de Stt paullle a {orlllé les Cieux. Il - XLVIII. 13; - dans le Même: Cl Dieu a juré par sa Drolte, et par lehras de sa loree. ,,- LXII. 8 ; - dans lApocalypse: (1 Le Fils
  • 14. Vels. i. CHAPITRE CINQUIÈME. 11de lhomme ayant dans sa main droite sept étoiles. 1) - J. 16;- dans David : « La Droite de J ého1.ah fait bravoure, laDroite de J éhOJ)ah est élel)ée. » - Ps. CXVlIl. 15, 16. ­Puisque par la Droite, quand il sagit des Anges et des hommes,il est entendu la sagesse et lintelligence qui leur viennent du DivinBien par le Divin Vrai procédant du Seigneur, cest pour cela que (1 il apparut à Zacharie un Ange du Seigneur, se tenant de­bout à droite de lAutel du parfum. »-Luc, 1. 11;- et que « un An.qe fut vu, assis à la d,oite, dm/B le Sépulcre où leSeigneur mmit été mis. » - Marc, XVI. 5, 6; - cest allssipour cela que (1 les brebis sont dites placées à la droite, et lesboucs à la gauche. » - !fallh. XXV. 33, 3!L et suiv. ;-là, palles Blehis sont entendus ceux qui sont dans les vrais daprès lebien, ou dans la foi du vrai daprès le hieu de la charité; et pal lesBoucs sont entendus ceux qui sont dans la foi sans la charité, foiqui est appelée la foi seule, et qui, considélée en elle-même, es.tune foi nulle. Comme la droite avait ces signïfications, cest }lourcela que lorsq~l Aharon et ses fils étaient inaugurés dans le sa.cer­doce, « du sang était répandu sur le bout de leur oreille droite,et sur le pouce de lew main droite et de leur pied droit. » ­Exod. XXIX. 20; - là, par le sang est sign~fié le Divin Vraidaprès le Divin Bien,; par le bout de loreille droite, le perceptifùu vrai daprès le bien; pal la main droite et par le pied droit,lintelligence et la puissance du vrai daprès le bien dans lhommeinterne ou spirituel et dans lhomme extelne ou naturel, et par lepouce le plein. Comme dans la Parole la plupart des expressionsont aussi .un.. sens opposé, il en est de même de la Droite, et d.ansce sens la droite signifie le faux daprès le mal, et aussi le raison­ nement et le combat de ce faux contre le vrai daprès le hien j parexemple, dans David: (1 Tu as élevé la droite de se$ enl/l1uis. J) - Ps. LXXXIX. !L3; - dans le Méme: (1 (Délivre-moi) de ceux dont la bouche prononce la vanité, et dont la ("oile (est) une droite de mensonge. »- CXLlV. 8, 11; - dans Ésaie: (1 De telle sorte quil ne délivre point SOIl âme, et ne dit point:Ny a-t-il pas mel/BOnge en ma droite? ;) - XLlV. 20 j - danslApocalypse: « Ils recevront le caractère de la bête SUl la main droite ou sur le front. )l - XIII. 16. XIV. 9. - Si la
  • 15. 12 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° 298.droite, quand il sagit des mécbanLs, signifie le faux, eL par suitele raisonnement et le combat contre le vlai, cest parce que lesPlages chez ceux qui sont dans le mal sont opposées aux Plages leschez ceux qui sont dans le bien, et ainsi à leur droire Sont VIaisdan~ une obscurité épaisse, et les faux comme dans une très-grandelumière: que les Plages, dans le Monde spirituel, pour ceux quisont dp.ns le mal, soient opposées aux Plages pour ceux qui sontdans le bien, on le voit dans le Tlaité DU CIEL ET DE LENFER,No 151, 152; la raison en est donnée, No 122, 123, 299. Un Livre écrit en dedans et par derrière, signifielétat de la me de-tous dans le Ciel et ,çur la Terre, dans lecommun et dal/S le partintlier : on le voit par la signification dulivre, ici du livre de la vie, en ce que cest ce qui a été inscrit ouimplanté pal le Seigneur dans lesplit de lhomme, cest-à-dire,dans son cœur et dans son âme, ou, ce qui est la même chose,dans sou amour et dans sa foi, ainsi quil a été expliqué ci-dessus,N° 109; daprès cela le livre ici signifie létat de la vie de tousdans le Ciel et sur la tene, et écrit signifie qui a été implanté parle Seigneur, car éclire signifie implantel, comme il-a été montlé ci­dessus, N° 222; et par la signification de en dedans et par der­rière, en ce que cest ce qui est dans le cœur et dans (âme, ou danslamour et dans la foi, car lamoUl est en dedans chez lhomme etchez lesprit, parce quil fait sa vie, tandis que la foi, à moins quellene soit dans son amoUl, nest pas en dedans chez lui, mais elle estderrièle lui ou pal delfière; en effet, la foi qui est la foi fait abso­lument uo avec lamour, car ce que lhomme aime appartient à safoi, tandis que ce quil naime pas nappartient pas à sa foi; il sem­ble, à la vérité, que ce que quelquuu pense daprès la mémoire eL!enseig~e daprès la doctline, soit la foi, mais sil aime cela seule­ment par amour naturel et non par amou, spirituel, ce nest quunevue de la pensée de lhomme externe, vue qui simule la foi, maiscomme cette foi est sans vie avant quelle ait été implantée danslhomme interne et dans son amour, elle nest point dans lhomme,mais elle est derrière lui ou par derrière; la foi implantée danslhomme interne et dans son amour, est de croire et daimer le vraiparce que cest le vrai, et non pas de laimer principalement pourune renommée dérudition, et pal suite pour lhonneul ou le lucre:
  • 16. Vels. t. CHAPltlŒ CINQUI.È~lE. 13 daprès ce qui vicnt. dêtre dit, on peuL oil ce qui esl signifié par (1 éclit en dedans et par derrière. Il Dans ce Chapitre, le sujet qui est tlailé, cest que le Seigneul connall Seul les états de la vie de tous dans le commun cl lie chacun dans le parliculiel, et que per­ sonne autre que Lui ne les connall; cela est manifesté dune ma­ nière représentative par un Livle écrit que personne ne peut ouvlÎr, ni liIc, ni regarder, que lAgneau Seul, cest-à-dire, le Seigneur: si personne ne les connalt que le Seigneur Seul, cest parce que Seul il est Dieu, et parce quil a formé le Ciel Angélique à son image, et lhomme à limage du Ciel; Lui donc connaU toutes les choses du Ciel dans le commun, et Celui qui connall toules les choses dl! Ciel dans le commun, connait aussi chacun dans le palticulier; en effet, un homme qui ~st dans les vrais daplès le bien, et un Ange, sont une image du Ciel, car ils en sont la fOlme; de là aussi ré­ sulte que pelsonne ne connait les états de quelquun en particulier, à moins quil ne connaisse létat commun de tous, cal lun dépend inséparablement de lautre: mais ces choses ne peuvent ~tre dé­ Clites en peu de mots; voir en conséquence ce qui en a été dit dans le Traité DU CIEL ET DE I.ENFER, où elles ont été déclites plus dis­ tinctement et plus clairement dans ces Alticles : Le Divin du Sei­ gneur fait le Ciel, NOl 7 à 12 : chaque Ange est le Ciel dans la forme la plus petite, NOl 51 à 58 : tout le Ciel dans le complexe laSsemble à un seul homme, NOl 59 à 67 : chaque Sociélé dans le Ciel ressemble à un seul homme, N°· 68 à 72 : de là chaque Ange est en parfaite forme humaine, N°· 73 à 77 : cest daprès le Divin Humain du Seigneul que le Ciel, dans le tout et dans la partie, ressemble à un homme, Nol 78 à 87: il y a cOlfespondance-de toutes les choses du Ciel avec toutes celles de lhomme, NOI.87 à 102 : de la conjonction du Ciel avec le Genre Humain, NOl 291 à 302. II faut quon sache quici, et ailleurs dans la Parole, il est dit un Livre, mais que pal un Livre il est entendu un Rouleau (Vo­ lumen). car dans les temps anciens on écrivait sur des Membranes, qui étaient roulées, et la Membrane se nommait Livre et Rouleau de IiVle, ainsi quon peut aussi le voir daplès la Parole; pal exem­ ple, dans Ézéchiel: « Je vis. et ?Jofci. une main fut envoyée vers moi; et voici. en elle (était) un Rouleau de livre. écrit devant et de1rière. )1 - II, 9, 10; - el dans David: le Alors
  • 17. 1ft L APOCALYPSE EXPLIQUÉE. 1" 299.jai dit: Voici, je viens; dans le Rouleau du Livre il a étéécrit de moi. l) - Ps. XL. 8; - cest pourquoi il est dit dansÉsaie : (1 Toute rarmée des Cieux se fondra, et les Cieux se­ront roulés comme un Livre. II - XXXIV. li; - pareillementdans lApocalypse: I( Le Ciel se retira comme un livre qui estroulé. )1 - VI. 14; - daprès cela on peut savoir, comment leLivre, qui apparut à Jean, était écrit en dedans et pal derrièle. 300. Scellé de sept sreaux, signifie entièrèment :aché, àsavoil, [état de la vie de tous dans le Ciel et sur la terle : on [evoit par la significatio,n de sceller de sceaux, en ce que cest êtrecaché, cal ce qui est contenu dans un livre scellé de sceaux, per­sonne ne le sait avant quil soit ouvelt et lu ; et par la signIfication,de sept, en ce que ce sont tous et toutes choses, et aussi le plein etle tout, comme il a été dit ci-dessus, N° 257, par conséquent aussientièrement; car entièrement, cest pleinement et en totalité. . 30f. Vers. 2, 3. Et je vis un Ange puissant qui criait à1.oix grande: Qui est digne douvrir le livre, et den rompreles sceaux? - Et personne ne put dans le Ciel, ni sur la tene, ni sous la terre, ouvrir le livre, ni le regarder. - Etje vis un Ange puissant qui criait à toix grande, signilie lin­ flux duSeigneUl dans lè Ciel: Qui est digne douvrir le livre, et derl, rompre les sceaux? signifie si [à quelquun est tel, quil sache et pClçoive les états de la vic de tous: et persol111,t Ile put drt/l.~ le Ciel, ni sur -l{~ terre, ni sous la terre, ouvrir le /ilrre, ni le regarder i signifie [a manifestation quil ny a personne qui de soi-même sache ct pelçoive [a moindre cllOse de létat de la vie de tous dans le commun et de chacun dans le particulieJ, 302. Et je ris un Ange puissant qui criait à voix grande, signifie lexamen daprès linflux du Seigneur dans le Ciel: on le voit par la signification dun Ange puissant, en ce que cest le Ciel, ainsi quil va être expliqué; et par la signification de crier cl voix g1ande, en ce que cest lexamen daprès linflux du Sei­ gneul, à savoil, lexamen si quelquun peut connaltle [es états de la vie de tous dans le Ciel et sur la terre dans le commun et dans [e palticulier,cal cest de cela quil sagit ici; cet examen est si­ gnifié par crier, et linflux du Seigneur est signifié par une voix ,1rnnde; en effet, quand il sagit du Seigneur, la voix signifie tout
  • 18. Vl!ls.2. CHAPITRE CINQlIIÈME. 15Vrai de la Parole, de la doctrine el de la foi, venant du Seigneur,el quand il s3git du Ciel et de lÉglise, toute pensée et toute affec­tion qui en proviennent; et comme tout ce qui est vrai et bien, queles Anges dans le Ciel, et les hommes en qui est lÉglise, pen­sent et dont ils sont affectés, Vient de linflux du SeigneUl, cestpour cel3 que cet influx est signifié ici par une voix grande; onsail, en effût, que JlClsonne ne peut de soi-même être affecté du biendaprès 131U0ur du bien, ni pensel !e vrai daprès lamour du vrai,mais que cela influe du Ciel, cest-à-dire, du Seigneur par le Ciel;et comme il en est ainsi, la voix glande signifie linflux du Sei­gneur: que la Voix, dans la Parole, signifie le vrai de la Parole.de la dochine et de la foi, puis aussi toute chose annoncée daprèsla Parole, on le voit ci-dessus, N° 261-, et dans les ARCANES CÉ­LESTES, No 3663, 6971, 8813, 9926 : et quelle signifie laffec­lion intérieure du vrai et du bien, et par suite la pensée, on le voit.N° 10&5&. Si lAnge puissant signifie le Ciel, cest parce que toutle Ciel Angélique devant le Seigneur est comme un seul Hommeou comme un seul Ange, il en est de même de chaque Société duCiel; cest pourquoi, dans la Palole, par un Ange il est entendu,non pas un seul Ange, mais toute une Société Angélique, parexemple. pal Michel, Gabriel, Raphaël, ici donc par un Ange puis­sant qui cliait à voix glande il est signifié linflux. du SeigneUidans tout le Ciel; que ce soit daus tout le Ciel, on le voit mêmeclairement pal ce qui suit, cal il est dil, Il et personne ne put dansle Ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, ouvrir le livre, ni le regar­der; ) que pal les Anges, dans la Parole, il soit entendu. des So­ciétés entières du Ciel, et dans le sens suprême le Seigneul quantau Divin Vrai procédant, on le voit ci-dessus, N° 90, 130, 200 :et que lout le Ciel devant le Seigneur soit comme un seul Hommeou comme un seul Ange, et quil en soiL de même de chaque So­ciété du Ciel, on le voit dans le Traité DU CIEL ET DE LENFEB,N° 59 à 87. SOS. Qui est digne douvrir le livre, et den rompre lessceaux, signifie si lli que/quun est tel, quil sache et perçoiveles états de la vie de tous: on le voil par la signification de quiest digne, en ce que cest qui a le mérite ~t la justice, et qui a latoute-science, par conséquent si quelquun est leI; cal par dignf,
  • 19. 1ô L APOCALYPSE I~XPLlQLÉE. V 303.quand il sagit du,Seigneur, il esl signifié le mérite et la justice quiapp~rtienncnt à Lui Seul, roi" ci-dessus, N° 29S; et aussi laToule-Science, comme il est évident pal ce qui suit, où il est dit,que lAgneau prit le livre de la main droite de Celui qui était assissur le Trône et louvrit, car la dloite signifie la Toute~Science etla Toute-Pllissance, ci-dessus, N° 297; par la signification dulivre, en ce quil désigne les états de la vie de tous dans le communet dans le particulier, ainsi quil vient dêtle dit, N° 299; et parla signification de louvrir et den rompre les lJleaux, ell ce quecest savoÎl ei. pelcevoir, car lorsque le livre signifie les états de lavie de tons, louvrir et en rompre les sceaux signifie savoir et per­cevoir ces états; en elfet, savoir et pelcevoir se disent de létat dela vie, tandis que ouvrir et rompre les sceaux se disent du livre;ainsi les paloles dans le sens intelDe sont accommodées aux chosesqui sont signifiées pal les paroles dans le sens de la leltre, car ellescorrespondent; cest pourquoi oUlJrir signille savoir, et rompre lessceaux signifie percevoir les choses qui ont été entièrement cachéesaux autres, comme ci-dessus, N° 300, SOli. Et personne ne put dans le Ciel, ni sur la terre, ni sousla terre, ouvrir le livre, ni le regarder, signifie la manifes­tation quil ny a personne qui de soi-meme sache et petçoivela mozndre chose de létat de la vie de tous dans le communet de chacun dtlns le particulier: on le voit par la signilicatiollde et personne ne put ouvrir le·Uvre, ni le regarder, en ce quecest que personne ne sait ni ne perçoit de soi-même les états de lavie de tous dans le commun el de chacun dans le particulier: ainSiquil vient dêtrè dit, N° 303; et par la signification de dans leCiel, ni sur la terre, ni sous la terre, en ce que cest non-seule­ment quil ny a personne en quelquendroit que ce soit, mais en­core que la moindle chose ne peut être ni sue ni perçue; en effet,pal dans le Ciel, par sur la terre et par sous la terre, i. est en­tendu les trois Cieux, et par tous ceux qui y sont il est entendu leCiel dans tout le complexe; et comme le Ciel est Ciel daprès leDivin Vrai qui influe du Seigneur et est reçu par les Anges, et nul­lement daprès quelquintelligence plopre des Anges, car cette in­telligence est une intelligence nulle, cest pOl1r cela que ces mêmesparoles signifient que personne ne peut de soi-même savoir ni per­
  • 20. Vers. 3. CHAPITRE ClNQUlÈM1~, l7cevoir la moindle chose. Que les Anges dans le Ciel aient, de mêmeque les hommes dalls le monde, un prople qui, cOl1Sidér6 cn soi,nest que le mal, on le voit dans le Tlaité DU ClEL ET DE LENFER,N° 592; et comD;le le mal ne reçoit rien de lintelligence ni de lasagesse, il sensuit que les Anges par eux-mêmes,pas plus que leshommes, ne complennant absolument rien du vrai, mais quilscomprennent seulement le vrai daprès le Seigneur: si les Angessont tels, cest parce que tons les Anges viennent du Geure Hu­main, et que chaque homme retient son propre aplèS la mort, etpalcequils sont détournés des maux qui appartiennent à leur pro­pre, et sont tenus dans les biens par le Seigneur : que tous les Angesviennent du Genr~ Humain, et quaucun deux nait été créé Angedès le commencement, on le voit dans lOpuscule SUI LE JUG"EMENTDERNIER, N°· 14 à 22 ; et que tous soient détournés du mal et te­nus dans le hien pal le Seigneur, on le voit dans la DOCTRINE DELA NOUVELLE JÉRUSALEM, N° 166. Si «( dans le Ciel, SUl la terreet sous la terre, Il signifie les trois Cieux, cest parce que les Angesqui sont dans le Tloisième Ciel ou Ciel Suplême habitent sur des montagnes, ceux qui sont dans le Second Ciel ou Ciel Moyen, sur des collines, et ceux qui sont dans le Premier ou Demier Ciel, sous ceux-ci dans des plaines et dans des vallées: en effet, dans le Monde spirituel où sont les esprits et les Anges il y a des terlCs, des col­ lines et des montagnes, absolument comme dans le Monde natulet où sont les hommes; et, quant à lapparence, il ya une telle simi­ litude que lien absolument ne diffèle ; aussi est-ce pour cela qu~ les hommes après la mort savent à peine autre chose, sinon quils vi­ vent enCOle sur la terle, et quand la faculté de regalder sur notre terre lem est acc(lIdée, ils ne voient rien de dissemblable: outre cela, où habitent les Anges du Troisième Ciel, les Anges qui sont dans le Dernier Ciel appellent cela ciel, parce que cest tlès-haut au-dessus deux; mais où ils habitent eux-mêmes ils appellent cela terre; et même Je Troisième Ciel ou Ciel Suprême, qui est sur tes montagnes, nappalaIt pas à ceux qui sont au-dessous ou sur terre, autrement quapparait devant nous la région suprême de latmo­ sphère couvelte dune nuée légère et Nanche, ainsi non autrement que le ciel devant nous: pal là on peut voir ce qui est entendu ici en particulier par Il dans le Ciel, sur la tetTp. et sous la terre; 1) mais ) Il. -.
  • 21. 18 LAPOCALYPSE EXPLIQlIÉE, N" 304,on voit plus de détails sur ce sujet dans le Traité DU CIEL ET DELENFER, à lArticle Des Appalences dans le Ciel, No, 170 à 1.76;et à lArticle Des Hallitations et des Demeures des Anges, N°· 183à 1.89. Comme les hommes nont pM su que dans lun et lautreMonde, le NatUlcl et Je Spirituei, il y a des ferres qui sont sem­blables de forme, cest pour cela quils nonl pu faire autrement quede percevoir, quand ils onllu la Palole, que pal le Ciel el la Terleil y est entendu le Ciel visible à nos yeux et la Terle habitée parles hommes; de là est née lopinion SUI la destruction du Ciel etde la TCIre, et sur la création dun nouveau Ciel et dune nouvelleTerre, au joUi du Jugement Dernier, lorsque cependant palle Cielet par la Telre il est entendu le Ciel et la Terre où sont les Esplitset les Anges, et dans le sens spiritUel lÉglise chez les Anges etchez les hommes, car chez les Anges il ya une Église de même quechez les hommes; l.oir dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER, lesNu 221 à 227 : il est dit dans le sens spirituel, palce que lAngenest point Ange et lhomme nest point homme daplès la formehumaine quils ont lun et lautre, mais ils le sont daplès le Cielet lÉglise chez eux; de là vient que par le Ciel et par la Terle où .habitent les ARges et les hommes il est signifié lÉglise, par le CiellÉglise interne et aussi lÉglise chez les Anges, et par la Terre lÉglise externe et aussi lÉglise chez les hommes. foutefois, comme on peut difficilement croire que pal la Terre, dans la Parole, il est entcndu lÉglise; et cela, parce quon na pas encore su que dans chaque chose de la Parole il y a un sens spirituel, doù il résulte que lidée matérielle est adhérente et tient la pensée fixée dans la signification la plus proche du mot, je vais pal plusieurs passages tirés de la Parole illustler et confirmer celte signification de la felre; dans Ésaie : Voici, J éhol-ah va videt la Terre et ré­ (1 puiser, et il en boulerersera les faces; étant vidée elle seravidée, la Ter/e; et étant dépouillée elle sera dépouillée: ellesera dans le deuil, et elle sera confondue, la Terre habitable;confondu sera le Globe: la Terre sera profanée sous ses ha­bitarlts .. cest pourquoi la malédiction dévorera la Terre, etconsumés seront les habitants de la Terre, et lhomme seralaissé rare, Clameur au sujet du vin dans les rues, exilée utlullégtesse de la T er/c; il Y aura au milieu de la Terre comme
  • 22. Vers. 3. CHAPITRE CINQmf:ME. 10 une cueillette dolivier, comme un grapillage quand a été ter- minée la vendange. De lextrémité de la Terre nous avons entendu des Cantiques: Gloire au juste. Les cataractes den haut ont été ou.vertes, et ébranlés ont été les fondements de la Terre; en froissant a été froissée la Terre, en déchirant a été déchirée la Terre, en agitant a été agitée la Terre, en chancelant chancellera la Terre, comfne un homme itre, et de t.ôlé et dautre elle sera agitée comme une cabane; et il orri~)era quen ce jour-là, J éhovalt fera la tisite sur larmée de la hauteur- dans ta hauteur, et sur les rois de la Terre qui (sont) sur la Terre. Il-XXIV. 1,3, h, 5,6,11,13,16,18, 1.9, 20, 21, 23; - ici, il est bien évident que pal la terre il est entendu, non la terre, mais lÉglise; quon suive chaque expres- sion et quon examine; celui qui est dans lidée spirituelle, quand la terre est nommée, ne pense pas à la telle elle-méme, mais il pense à la nation qui lhabite et à la qualité de cette nation, à plus forte raison encore ceux qui sont dans le Ciel, ceux-ci étant spili- tuels perçoivent lÉglise; là, il sagit de lÉglise délIuite; sa des-truction quant au bien de lamour et au vrai de la foi, qui la COll- stituent, est décrite par Il Jéhovah va vider la terre et lépuiser; )l par (1 étant vidée elle sela vidée, la terre; étant dépouillée elle sera dépouillée; elle sela dans le deuil, et elle sera confondue; )l par Il elle sera profanée, et la malédiction la dévorera; 1)" par Il les cataractes den haut ont été ouvertes, et élwanlés ont été les fondements de la terre; )l par Il elle a été froissée, elle a été déchirée, elle a été agi- tée; l) pal ~ elle chancellera comme un homme ivre; 1) ces choses peuvent étre dites, non pas de la terre, ni de la nation, mais de lÉ- glise. Dans le Méme : Il Voici, le jour de J é/wlah vient pour mettre la Terre en dévastation, et ses péçheurs il détruira de dessus elle; car les étoiles des Cieux et leurs astres lie brilleront point de leur lumière; obscurci a été le soleil il son lever, et la lune ne fait point briller sa lueur; rare je "cndrai l homme plus que tor pur; cest pourquoi jébranlerai les Cieux, et sera remuée la Terre de sa place. ll-XIll. 9, 10, 12, 13; - daprès chaque expression, entendue dans le sens spi- rituel, il est évident quici la te~re est lÉglise; il Yest question de sa lin quand il ny a plus ni vrai ni bien, ou ni foi ni charité; en
  • 23. )0 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, 1" 304, cftct, les étoiles et les astlcs, qui ne brilleront point dc 10uI lumière, signifient les coD1laissances du vrai et ,du biea ; le soleil, qui a été obsCurci à son leer, signifie lamour; la lune, qui ne fait point brlllel sa lueur, signifie la foi; lhomme, qui sera rendu plus rare que 101 pur, signifie lintelligence et la sagesse; de là on voit clai­ rement ce qui est signifié pal « voici, le jour de .Jébovab vient pour meUre la terle en dévastation; jébranlerai les cieux, et sela ,e­ muée la terre de sa place; )) le jouI de .Jéhovah est la dernière fin de lÉglise, quand se fait le jugement, la telIe est lÉglise; on peut voi! que la terre elle-m6me nest pas I~emuée de sa place, mais que lÉglise est éloignée dès quil ny a ni amour ni foi; être remuée de place, cest être éloignée de létat antélieur, Dans le Même: Il Voici, le Seignew, c01;une une inondation de gr~le, une lenapete de carnage, comme une inondation de grosses eaux, ilabâttra à terre avec la main: consommatioll el décision jai entendu de la part du Seigneur J tltovih Stbaoth sur toute la Terre. )1-XXVlII. 2, 22;-ces choses ont été dites du jour du jugement SUI ceux qui sont de l~~glise; le jour du jugement quand arrive la tin de lÉglise est signifié par Il consommation et.décision jai entendu de la part du Seigneur Jéhovib Sébaoth sur toute la telle; Il cest pourquoi il est dit que, comme ·une inonda-. tion de glêle, une tempêle de carnage, comme une inondation de grosses eaux, il aoollla à terle avec la main; par la grêle et son inondation sont signifiés les faux qui détruisent les vrais de lÉ­ glise; par le carnage et sa tempête sont signifiés les maux qui dé­ truisent les biens de lÉglise; par les grosses eaux sqnt signifiés les faux du mal: que par linondation et le déluge il soit signifié timmersion dans les nlaux et dans les faux, et par suite la des­ truction de lÉglise, on le voit, N° 660, 705, 739, 756, 790, 5725, 6853; la même chose est signifiée par abattre à terre ou faile pleuvoir à velse, Dans le Même :. Cl La Terre sera en poix ardente, de génération en gtntration elle Se1(l dévastée. Il ~ XXXIV. 9, 10; - par la poix ardente est signifié tout mal jail­ lissant de lamour de soi, par lequel lÉglise pélit et est dévastée entièrement, aussi est-il dil, Il la telre sera en poix ardente, de gé­ nélalion en génélation elle sera dévastée; llqui ne voit que de telles cboses ne se disent point de la terre elle-même? Dans le Même:
  • 24. VèIs.3. CHAPJTIŒ CINQUIÈME. 21 <l Elle eit dans le deuil, elle l{(Itguit, la Terre; il a été COIl/u:;,le Liban; et il sest flétri. Il - XXXIII, 9; -là aussi, la terreest lÉglise, qui est dite dans le deuil et languir, quand tes fauxcommencent à être saisis et leconnus pour des vlais, cest pourquoiil est dit (1 il a été confus, le Liban; et il sest flétri; Il pal Je Libanil est signifié la même chose que par le cèdle, Il savoir, le vrai delÉglise. Dans Jérémie: « Un lion est monté de SOJI fourré, etun destructeur des nàtio11S est parti de son lieu, pour réduireta Terre en dévastation; tes villes seront détruites. Jai vuta 1erre, et voici, vague et vide; et vers les cieux, et voici,elle nest plus, leur lumière;jai Vil les montagnes, et voicl~elles sont ébranlées, et toutes les collines sont bouleversées.Jéhovah a dit : D~astation sera toute Ir" Terre, cest pour­quoi dans le deuil sera la Terre, et noirs seront les Cieux enhaut. li - IV, 7, 23, 24, 27, 28; - ici, il sagit aussi de la vas­talion de lÉglise; elle alfive lorsquil ny a plus de vrai ni de bien,et quils sont remplacés par le faux et pal le mal; celle vastationest déclite par un lion montant de son fourré, et par un destructeuldes nations parti de son lieu; par le lion et par le destlUcteur desnations il est signifié le faux et le mal qui dévastent; par les mon­tagnes qui sont ébranlées, et par les collines qui sont bouleversées,il est signifié lamoul envels le Seigneur et la charité à légard duprochain; si les montagnes et les collines ont cette signification,cest parce que dans le Ciel ceux qui sont dans lamour envers leSeigneUJ habitent sur des montagnes, et que ceux qui sont dans lacharité à légard du prochain habitent sur des collines, comme il aété dit dans ce qui plécMe, et aussi dans le Traité DU CIEL ET DELENfER, N° 188, et dans la note (c) ùe ce N° ; pal les cieux quioont plus leur lumière, et qui selont noil;s, sont signifiés les illté­rieurs <.les hommes de lÉglise, qui, lorsquils ont été bouchés Pal:les maux et les faux, nadmettent pas la lumière qui vient du ciel,mais aùmellent au lieu de celte lurnière les ténèbres qui viennentde lenfel; daplès cela, on peut VOil ce qui est signifié pal (1 uulion, et un dévastateUl dos nations réduiront la terle en dévasta­lion; Il puis, par (1 jai vu la telIe, et voici, vague et vide; ~l et aussipar «( dévastation sera toute la telre, cest pourquoi dans le deuil seIa la telIC; Il il savoit, que Iii, cest lÉglise ôl nOl/ la telre qui est
  • 25. 22 L APOCALlPSI<; EXPLIQUÉE. N"SO..,entendue. Dans le Même: (1 Jusques à quand sera-t-elle dalls ledeuil, la Terre, et therbe de tout le champ sera-t-elle dC$sé­cMe? à cause de la malice de ceux qui y habitent consommésseront betes et oiseau; désolée a été toute la lerre, parcequi/ny a point dhomme qui (la) mette sur son (œur: surtoutes les collùtes dans le désert sont venus des délQstateurs,pmce quune épée de Jéhovah dénore depuis une e~rtrémitéde la terre jusquà textrémité de la terre; ils ont semé desfroments et ils ont moù,.sonné des épines. JI - XlI. h, 11,1.2,1.3; - quici la terre signifie lÉglise, cela est éident en ce quilest dit, que la terre sera dans le deuil, et lhelbe de tout le champ,et que bêtes et oiseau seront consommés à cause de !a malice deceux qui y habitent, et parce qui! ny a point dhomme qui la mellesur son cœur; par lhelbe de tout le champ il est signifié tout bienet tout, vrai de lÉglise; èt pal les bêtes et les oiseaux les affectionsdu bien et du vrai; et comme lÉglise est signifiée pal la terre, etquil sagit de lÉglise dévastée, Cest pour cela qUi! est dit, (1 SUltoutes les collines dans le déselt sont venus des dévastateurs, parcequune épée de "Jéhovah dévore depuis une extrémité de la terrejusquà lextr.émité de la terre; ils ont semé des froments et ils ontmoissonné des épiaes; Il par les collines dans le désell, sur les­quelles sont venus des dévastateurs, sont signifiées les choses quiappartiennent à la charité; le désert, cest où il ny a pas le bienparce qui! ny a pas le vlai ; par une épée de Jéhovah est signifiéle faux détruisant le vrai; depuis une extlémit~ de la terle jusquàlextlémité de la terle signifie le tout de lÉglise; pal semer desfroments et moissonner des épines il est signifié tirel de la Paroleles vrais du bien et les changer en faux du mal; les froments sontles vrais du bien, et les épines les faux du mal. Dans Ésaïe: (1 Surla Terre de mon peuple tépine et la ronce monteront; le pa­lai,~ sera désert, la multitude de la ville sera abandonnée. 11­XXXII. 13, 1.!J; -lépine ct la lonce, qui montelont sur la terre,signifient le faux et le mal; [e palais, qui sera déselt, signitie oùle bien habite; et la multitude de la ville qui sela abandonnée, si­gnifie où sont les vlais, car la ville signifie la doctrine du vrai.Dans le Même: « Épine et rOllce sera toute la Terre; au con­traire, toutes {e,~ montagnes qui seront stlreléet. mcc le sar­
  • 26. Vers. 3. CHAPITHE CINQUIÈME, 23 cloir, là ne l.iendra point la.crainte des épines et des ronces, mais le hœuf y sera envoyé et la hrebis les foulera. Il - VII. 24, 25; - par les épines et les ronces il est signifié le faux et lemal, de là on voit clairement ce que signifie II épine et ronce seratoute la terle; )1 pal les montagnes, qui selont sarclées avec le sar­cloir, sont signillés ceux qui daplès lamoul du bien font les biens;par « là ne viendla point la crainte des épines et des ronces, maisle bœuf y sela envoyé et la brebis les foulela, Il ou, on y mettra lesbœufs, et les brebis les foulelont de leurs pieds, il est signifié quechez eux il ny aura pas le faux ni le mal, mais le bien tant natulelque spirituel, par le bœuf est signifié le bien naturel, et par la bre­bis le bien spirituel. Dans Ézéchiel: Il Ta mère, une lionne, quiparmi les lions sest couchée; il sest levé un de ses petits, lesvilles il a dévasté; désolée a été la Terre, et sa plénitude, parla-,,oix de SO/l. rugissemellt. ) 1 - XIX. 2, 3, 7; - par la mèreil est signifié lÉglise; par la lionne et les lions, la puissance dumal et du faux contle le bien et le vrai; par le rugissement du lion,le désir de détruire et de d~lel; par les villes quil a dévastéesest signifiée la doctrine avec ses vrais; daprès cela on voit ce quiest signifié par l[ désolée a été la Terre, et sa plénitude, Il à savoir,toute lÉglise. Dans le Même: Cl Leur pain avec anxiété ilsman­geront, et Iews eaux avec stupeur ils hoiront, afin que soitdévastée la Terre de ce quelle contient, à cause de la violencede tous ceux qui hahitent en elle; et les tilles hahitées serontdétastées, et la T~rre sera une désolation. Il - XII, 19, 20; - ici, par la Terre et par les villes qui selont dévastées et seront une désolation il est signifié les mêmes choses que ci-dessus, à sa­ voil, par la Terre lÉglise, et par les villes la doctrine avec ses vrais, cest pOUlquoi il est dit, Il à cause de la violence de tous ceux qui habitent en elle; Il cest en raison de ces significations quil est dit auparavant; « leur pain avec anxiété ils mangeront, et leurs eaux avec stupeur ils boiront; 1) par le pain et lèau dans la Parole.il est signifié tout bien delamour et tout vrai de la foi, N° 9323; et par mangel et boile, êl1e instruit. et être approprié, NOl 3168, 3513, 3832, 9U2. Dans David: Il Jai invoqué Jého1.ah, et àmon Dieu jai crié; alors a été agitée et ébranlée la Terre,et le~. foltdemelll.~ de.~ montagnes onl tremhlé el ,~e ,~ont ugi­
  • 27. 2& LAPOCi.LYPSE EXPLIQUÉE, N° 304. tés, quand il sest courroucé. Il - Ps. XVIII. 7 t 8; - iel, la terre est lÉglise t qui est dite avoÏl été agitée et ébranlée quand elle est lJervertie par la falsification des nais; et alors les fondements des montagnes sont dits trembler el sagitel,cal les biens de la-. mour t qui sont fondés sur les vlais de la foi t sévanouissent; en effet, les montagnes sont les biens de lamouf t comme ci-dessus t et les fondements des montagnes sont les vrais de la foi; de là aussi il est évident què la Terre est lEglise. Dans le Même: Il A Jého­ vah la Terre et sa plénitude, le globe et ceux qui y habitent; et L1lÎ, sur les mers il ta fondé, sur les fleuves il ta affermi. 1) - Ps, XXIV. :l t 2; - la Terre et le globe t cest lÉglise; et sa lllénitude, toules les choses de lÉglise; les mers sur lesquelles il la fondé, ce sont les connaissances du vrai dans le commun; les fleuves sont les doctrinaux; comme lÉglise est fondée sur les unes et sur les autres t cest pOUl cela quil est dit « sur les mels il ra- fondé, sur les fleuves il la affermi; II il est évident pOUl chacun que cela ne peut être dit ni i.le la Tene ni du Globe. Dans le Même: « NOliS ne craindrons lJoint quand sera bouleversée la Terre, et quand seront ébranlées les montagnes dans le eœur des mers; quand seront soulevées, seront troublées ses eaux; que se soulèvent les nations; que ~; ébranlent les royaumes; quand il donnera de sa voix la Terre se fondra, Il - Ps, XLVI. 3, ft, 7 t 9; - que par la lerlc soil entendue lÉglise t cela est évident, puis quil est dit quelle sera bouleversée et se fondra; puis aussi t que les montagnes seront ébranlées dans le cœur des mers t que ses eaux seront troublées, que les nations se soulèvelont et que les royaumes sébranleront; par les montagnes sont signifiés l~ biens de lamoul t comme ci-dessus t elles sont dites être ébranlées dans le cœur des mers quand les connaissances essentielles du vrai sont perverties; par les eaux sont signifiés les nais de lÉgliset elles sont dites troublées quand ils sont falsifiés; par les nations sont si­ gnifiés les biens de lÉglise, et dans le sens opposé ses maüx t et par les loyaumes les; vrais de lÉglise t et dans le sens opposé ses faux; ct au~si ceux qui sont dans les maux et dans les faux. Dans le Même: <1 DiCIl! tft nous (($ abmutonllJs, tu tes courroucé, le repos; tu Ils jlIit tremblcr la lnre, tu las 1UlIUllC-1WILS brisée; guéris scs fmctllres, lJarec Itl. elle a été ébranlée, »­
  • 28. Vers. 3. CHAPITRE CINQUIÈME. 25Ps. LX. 3,4; -que ces choses aient été dites de lÉglise el nonde la terre, on peut le voir, car il est dit (1 tu as fait trembler latelTe, tu las brisée, g11éris ses fractures, parce queUe a été ébran­lée; Il el comme par la. terre est signifiée lÉglise, icI lÉglise dé­vastée, cest pour cela qu;il est dit, (c Dieu 1 tl1 nous as abandonnés,tu tes coUlroucé, ramène-nous le repos. 1) Dans le Même: cc Quandjaurai saisi le temps fixé, Moi, ltVec rectitude je jugeraz; la Terre se fondra a/Je(: tousses habitants; lIfoz~ jaffermiraises colonnes. Il - Ps. LXXV. 3, 4; - ici pareillement la Terreest lÉglise, qui est dite se fondre quand manquent les vrais pal les­quels il yale bien; comme les vlais soutiennent lÉglise, ils sontappelés ses colonnes que Dieu affermÏla; que ce ne soient pas lescolonnes de la terre qui sont affermies, cela est évident; comme la restauration de lÉglise est déclite ici, cest pOUl cela quil est dit, Il quand jaUlai saisi le temps fixé, lloÎ, avec rectitude je juger~; Il les vrais de lÉglise, qui sont ici nommés colonnes de la terle, sontaussi nomméS Bases de la terre, - 1 Sam. II. 8; - et Fonde­ ments de la terre, dans Ésaie : lC Ne comprenez-volis point, les fondements de la Terre? Qui habite au-dessus du cercle de la Terre? Qui réduit les princes il néant, et rend les juges de la Terre comme une chose vaine? Il-XL. 21, 23; - par les princes qui seront réduits à néant, et par les juges de,la terre quil rendra comme une chose vaine, sont signifiées les choses qui vien­ nent de la prople intelligence et du propre jugement. Dans Jéré­ mie: lC Un tumulte vient jusquù lextrémité de la Terre; ainsi a dit Jéhovah: Voici, un mal sortira de nation ù na­ tion, et une tempUe grande se lèvera des cdtés de la Terre; et il y aura des trampercés de Jéhovah en ce jour-"tti depuis Une extrémité de la Terrejllsquù lextrémité de la Terre. Il - XXV. 31, 32, 33; - par lextrémité de la terre et par les côtés de la terre il èst signifié où sont les demiers de lÉglise, et où commencent les maux et les faux; et par dune extrémité de la terre jusqUà lextlémité de la terre sont signifiées toutes les choses de lÉglise; de là on peut savoir ce qui est signifié par (1 le tumulte vient jusquà lextlémité de la terre, Il et par (1 une tempête grande se lèvera des côtés de la terre, Il et aussi par Il il Yaura des lIans­ percés de Jéhovah cn ce joul-là depuis une cxltémité de la terre
  • 29. 26 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" 804.jusquà lextrémité de la terre; Il par les transpercés sont signifiésceux chez qui les vrais et les biens de lÉglise ont été éteints; voirN° !J503. Dans Ésaïe: (1 Les îles ont vu, elles ont craint; leselttrémités de la Terre. ont tremblé, elles se sont approchéeset sont venues; je mettrai le désert en un étang deaux, et laTerre seche en une source deaux. Il - XLI. 5,1.8; -linstau­ration de lÉglise chez les nations est ainsi déclite; les nations sontsignifiées par les lles et par les extrémités de la terre, car dans laParole les l1es et les extrémités de la terre signifient ceux qui sonttlès-éloignés des vrais et des biens de lÉglise, parce quils nont pasla Palole et sont pal suite dans lignorance; par « je mettrai le déserten un étang deaux, et la terre sèche en une source deaux, Il il estsignifié que lÉglise sera instaurée chez ceux-là; le désert signi~eoù le bien nest pas enCOle parce quil ny a pas encore le vrai, celaest aussi signifié par la terre sèche; létang deaux et la sourcedeaÏJx signifient le bien parce quil yale vrai, car tout bien spi­rituel, qui est le bien de lÉglise, est acquis par les vrais. Dans leMéme: Il Malhew à la Terre ombragée quant aux ailes, qui(est) au-delà des fleuves de Kusch! Allez, ambassadeurs, versla nation foulée, dont les fleuves ont ravagé la Terre.l)­XVIII. 1, 2; - ce que cest que la terre ombragée quant auxailes, et la terre que les fleuves ont ravagée, personne ne le sait, àmoins quon ne sache que la terle est I~Église, et que les fleuves,sont les faux; la terre omblagée quant aux ailes est lÉglise quiest dans lobscurité quant aux Divins Vrais, les Divins Vrais sontsignifiées pal les ailes, voir ci-dessus, N° 283 ; au-delà dès tleuvesde Kusch signifie quan~ aux connaissances elles-mémes da~rès lesens de la lettre de la Parole, lesquelles ont été falsifiées; la nationfoulée vers laquelle doivent aller les ambassadeurs, et dont les fleuvesont ravagé la terre, signifie ceux qui, hors de lÉglise, sont dans lesfaux par ignorance; les fleuves sont les vrais de la doctline, et dansle sens opposé les faux; les ambassadeurs, qui devaient aller verseux, signifient quils étaient invités à recevoir lÉglise chez eux.Dans. le Meme: l( Dans lemportement de Jéhovah Sébaoth a étéobscurcie la Terre. Il - IX. 1.8; -la terre obscurcie signilie leschoses appartenant à lÉglise dans lobsculité ou dans les faux, calles faux du mal sont dits être dans lobscurité, mais les vrais sont
  • 30. Vers. 3. CHAPITRE CINQUIÈME. 27 dits être dans la lumière. Dans le Même: (c Uhovah éloignera lhomme, et les déserts seront multipliés dans le milieu de la lerre. Il - VI. 12; - lhomme que Jéhovah éloignera signifie le sage, et abstlactivement la sagesse, voir ci-dessus, Na 280; les dé­ serts, multipliés dans le milieu de la terre, signifient quil ny aura. absolument aucun bien parce quil ny aura aucun vrai; le milien de la terre, cest où il yale vrai dans la plus grande lumière, aussi lorsque là il ny a point de lumière, lobscurité est partout, ,ainsi il ny a aucun vrai nulle part. Dans le Même : (1 Jéhovah frappera la Terre de la verge de sa bouche, et par lesprit de ses levres il tuera timpie, ) - XI. !J ; - la velge de la bouche de}éhovah, qui frappera la terre, signifie le vrai dans les delniers, qui est le vlai du sens de la lettre de la Palole; lesplit des lèvres, qui tuela limpie, signifie le vrai dans le sens spirituel de la Palole; ces vrais sont dits flappel la tene et tuel limpie, quand par eux on est condamné, car chacun est jugé par les vrais et condamné par eux. Dans le Même: (1 Etle se repose et etle est tranquit/e, la Terre; lEnfer a excité contre toi les Réphaim, tous les puissants de la Terre; ceux qui te verront diront: IV est-ce pas ici thomme qui ébranlait la Terre, qui faisait trembler les royaumes? JI a mis le globe en désert, et il en a détruit les vit/es : ta Terre tu as perdu, ton peuple tu as tué: pré­ parez pour ses fils la tuerie, que point ils ne se relèvent et ne possèderu la Terre, et que soient remplies les faces de la Terre de vit/es : j~briserai Aschur dans ma Terre, et sur mes mon­ tagnesje le roulerai. » - XIV. 7,9,16, 17, 20, 21, 25; ­ ces choses ont été dites du roi de Babel, pal lequel est signifiée la destruction du vrai pal lamolli de dominel SUI le Ciel el SUI la terre, auquel les vrais de la Palole on les vrais de lÉglise servent de moyens; il sagit ici de la damnation de (,eux de Babel;les Ré­ phaïm, que lenfer a excités, sont ceux qui sont dans une affrense persuasion du faux, lesquels daprès cela sont appelés puissants de la telle ; ébranler la terre, faile trembler les royaumes, mettre le globe en désert, et en détruire les villes, signifie pervertir toutes les· choses de lÉglise; la terre et le globe sont lÉglise, les loyau­ mes sont les vrais qui font lÉglise, et les villes sont toutes les choses de la docl1:~l1e ; par là on voit clailcment ce qui est signifié pal CI ta
  • 31. 28 LAPOCALYPSE EXPLIQUEE, N" 804,telre tu as perdu, ton peuple tu as tué; JI par Aschur, qui serabrisé dans la terre et foulé SUl les montagnes, est signifié le rai­sonnement daprès les faux contre les vrais; être brisé, cest êtredissipé; et être foulé, cest être entièrement détruit; les montagnes,sur lesquelles il sera foulé, signifient où règne le bien de lamouret de la charité; car là, ou chez eux, tout raisonnement daplès lesfaux est dissipé ou détlUit. Dans le Même : lt G~missez" navire.de Tharsclnsch; dune Terre de Chittéens cela viendra ma­nifestement à eux: Traverse ta Terre comme le./leuve, fillede T Itarschisch, plus de ceinture: Voici, Terre de Chald~enS,Aschur la fondée en monceaux: Jéhovah visitera Tyr, afinquelle retourne à son salaire de prostitution. et quelle com­mette scortation avec tous les royaumes de la Terre sur les faces du globe. Il - XXIII. 1, :10, :13, :17; - daplès tout ~que renfèJme ce Chapitre, on peut voir quil nest entendu ici niles navires de Tharschisch, ni Tyr,ni une terle de Chittéens, niterre des Chaldéens, ni Aschur; mais par les navÎles de Thars­chisch il est entendu les connaissances du vrai et du bien, et pa­ leillemeqt par Tyr; par une terre de Chittéens lidolâtrie, par Lene des Chaldéens la plofanation et la destruction du vlai, et parAschur le raisonnement daplès les faux; de là il est évident que, l( gémissez, navires de Thalchisch, parce que Tyr a été dévastée, J)signifie quil ny aUla plus aucune connaissance du vrai; que, li dune terre de Chittéens cela viendra manifestement à eux, Il si­ gnifie lidolâtrie qui en provient; Il plus de ceinture, JI signifie quil ny a plus aucune cohérence du vlai avec le bien; IC voici, terre de Chaldéens, Il signifie quainsi il y a profanation et destruction du vlai; C( Aschur la fondée en monceaux, II signifie que le laisonne­ ment daprès les faux la détruite; Il letoUll1er à son salaÎle de pros- . titution et commellle sCOltation avec tous les royaumes sur les faces du globe, Il signifie la falsification ùe toutes les vérités de lÉglise enliélC. Dans le Méme : Cf Le roi dAschU1 ira il travers Jehu­ dalt, il inonder" et t1((VCISera, jusquau cou il atteindra; et les mO/lve)llents de sa largeur seront la plénitude de la lar­ geur de ta Terre, Immanuel. 1) - VIII. 8; - ici, le roi dAs­ ChUl signil1e aussi le raisonnement daprès les faux contre les vrais; (cil ira à tlavcrs Jchudab, il inonder.. èl tiLerscro, 1) signifie quil
  • 32. Vers. 3. CHAPiTRE CJNQmÈME. 29 détruira le bicn de lJ~glisc; inondel se dit des faux, parce que les eaux les signifient; (1 jusquau cou il alleindla, signifie quainsi il 1) ny aura plus aucune communication du bien et du vlai ; et « les mouvements de sa largeUl seront la plénitude de la largeur de ta telre, Immanuel, II signifie que les faux selont contre Lous les vrais de lÉglise du Seigneur; la largeur de la tene signifie les vrais de lÉglise, r.omme on le voil dans le Traité DU ClEL ET DE LENFER, N° 197, et par suite, dans le sens opposé, les faux, cest pourquoi les mouvements de sa largeur signifient les raisonnements daplès les faux contre les vlais; la plénitude signifie toutes choses, ainsi la plénitude de la largeUl de la terre signifie tous les vrais de lÉ- glise, Dans le Même: li En ce jour-là, le germe de Jéhovah sera en hOflneur et en gloire, et le fruit de la terre en magni- /lcence et en ornement aux restes dbraël. IV. 2; - le 1) - germe de Jéhovah, qui sera en honneur et en glohe, signifie (e vrai de lÉglise; cL le fruit de (a telIe, qui sela en magniOceuee et en ornement, signifie le bien de lÉglise; Israêl signifie lÉglise spirituelle; il est bien évident que ce nest ni le germe ni le fruit de la terre qui seront en honneur, en gloire, en magnificence et en ornement, mais que ce sera le vrai elle bien de l J~glise : quand il (.st dit le vrai et le bien de lÉglise, il est entendu le vrai de la foi et le bien de lamour, car tout vrai appartient à la foi, et tout bien ap- partient à lamour. Dans le Même: (1 Tu as ajouté cl la nation, J éh()vah; tu as été glorifié; tu as éloigné toutes les extrémités de la Terre. 11- XXVI. 15; -la nation, à laqUelle Jéhovah a ajouté, signifie ceux qui sont dans le bien de lamour, quil sest attachés; les extrémités de la telTe, quil a éloignées, signifient les faux et les maux qui iufestent lÉglise, desquels il les a purifiés. Dans le "Même: «( Tes yeux verront le Roi dans sa beauté, ils considéreront la Terre déloignements. ) 1 - XXXIII, 1i; - voir le Roi dans sa beauté, cest le V1ai récl qui procède du Sei- gneur Seul; considérer la terle déloignements, signifie lextension de lintelligence et de la sagesse. Dans le Même: (f Je Tai donné en alliance du peuple, pour rétablir la Terre; chantez, Cieux! bondis, Terre! et ,etentissez, Montagnes, par le chant! li -. XLIX. 8, i.3;-là, il sagit du Seigneur et de son uvénement; lin- stauration de l"Église par le Seigneur est décrite par (1 je Tai donné
  • 33. 30 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. 1" 304.cn alliance du peuple pour rétablil la terre; Il létablir la lene, cestrestaurer lÉglise: il est connu que le Seigneul na pas rélabli laterre pour le peuple Juif, mais quil a institué lÉglise chez les na­tions; la joie qui en résulle est décrile pal IC chantez, Cieux 1bondis,Terre 1 et retentissez, Montagnes, pal le chant 1 Il par les cieux ilest entendu les Cieux quhabilent les anges qui sont dans les vraisintérieurs de lÉglise; par la terre, lÉglise chez les hommes; etpar les montagnes, ceux qui sont dans le bien de lamour enversle Seigneur. Dans Jérémie: Il Dadultères pleine est la Terre,car à cause de la malédiction dans le deuil est la Terre, flé­tris ont été les pâturages du désert. Il - XXIlI, 10; - lesadullèles signifient ceux qui adultèrent les biens de lÉglise, aussiest-il dit, Il dadullères pleine est la terre, Il et IC à cause de la malé­diction dans le deuil est la telre; Il les pâturages du désert, qui ontété flétris, signifient la nutrilion spirituelle devenue nulle dans unetelle Église; le désert, cest où il ny a point de bien parce quilny a point de vrai. Dans le Même: li S(lcheresse sur ses eaux,en sorte quelles tarissent, parce que Terre dimages taillées,elle. Il - L. 38; - séchelesse sur les (.aux, afin quelles tarissent,signifie quil ny aura plus de vrais, les eaux sonlles vrais; IC parceque tene dimages taillées, elle, Il signifie lÉglise détruite par lesfaux provenant de la Plople intelligence, quils disent être desvrais; les images taillées signifient ces faux, Dans Ézéchiel: cc Lafin vient sur les quatre plages de la Terre: la Terre est pleinedcjugement de sangs, ct la ville est pleine de violence. 1 1 ­VII. 2, 23; -la fin vient sur les qualle plages de la terre, si­gnifie le dernier temps et le delnier état de lÉglise quand elle està sa fin, les qualre plages sont tous ses VIais et tous ses biens, etdans le sens opposé tous ses faux et tous ses maux, ainsi toutes leschoses de lÉglise; la terre pleine de jugement de sangs, signifiequelle est remplie de maux de tom genre, les sangs sont les mauxqui font violence aux biens de lamour et de la chalité et les dé­truisent entièlement; la ville pleine de violence, signifie la doctlinede celle Église pareillement. Dans le Même: Cl Tous les lumi­naires de lumière dans le Ciel, je lcs noircirai sur toi; et jerépandrai des ténèbres sur ta Terre, )1 - XXXII. 8; - parles luminaires de lumière dilns le Ciel sont entendus le soleil, la
  • 34. Vels.3. CHAPITlŒ CINQUIÈME. 31lune et les étoiles, et par le soleil est signifié lamour, par la lunela foi· qui en plovient, et par les étoiles les connaisSances du bienet du ,rai, doù lon voit ce qui est signifié par (de les noircirai surtoi, )) à savoir, que ces choses nexistent plus j de là aussi lon voitce qui est signifié par Il je répandrai des ténèbles sur ta terre, 1) àsavoir, que les faux sont dans lÉglise; les ténèbles sont les faux,et la terre est lÉglise. Dans le Meme: (( Prophétise touchant laTerre dIsraël, et dis aux montagnes et aux collines, et auxruisseaux et aux vallées: Me voici près de rous, et je me re­tournerai ters vous, afin que vous soyrz cultivées et ensemen­cées. Il - XXXVI. 6, 9 j - pal la terre dIsraêl est entenduelÉglise; les montagnes, les collines, les ruisseaux et les vallées,signifient toutes les choses de lÉglise depuis ses premiels jusquàses derniers; les montagnes sont les biens de lamour envers leSeigncUl, les collines sont les biens de la charité à légald du pro­chain, ce sont là les premiers de lÉglise; les ruisseaux et les val­lé~s sont les vrais et les biens qui sont les derniers de lÉglise; queœ soit là ce qui est signifié, on peut le voir daplès ce qui a été ditau commencement de cet Ar~icIe, à savoit, que dans le Ciel sur desmontagnes habitent ceux qui sont dans le bien de lamour envelSle seigneur, sur des collines ceux qui sont dans la chalité à légarddu prochain, et dans des plaines et des vallées ceux qui sont dansles biens et les vrais dans le dernier ciel; les ruisseaux y sont lesvrais de la doctrine j semer ces biens et ces vrais est signifié par(1 je me retournerai vers vous, afin que vous soyez cultivées et en­semencées. Dans Bosée : (e En ce jour-là jexaucerai les cieu,T,et eux exauceront la Terre, et la Terre exaucera le {roment,et le moût et lhuile, et eux exauceront Izréel, et je le sème­rai pour Moi dmis la Terre! )) - Il. 21, 22, 23; - que cesexpressions doivent être entenùues spirituellement, et non naturel­lement selon le sens de la lettre, cela est évident, car il est dit queces choses exaUCClont IZIéel, et (1 je le sèmerai popr Moi dans laTerre;» cest pourquoi par les cieux il est .entendu. les Cieux oùest le Seigneur, et par la terre lÉglise où est aussi le Seigneur;par le froment, le· moû.t et lhuile, toutes les choses de nourriturespirituelle, qui sont les biens de lamour et de la charité et les vraisde la foi. Dans Malachie: Il ne corr01nlJra point pour tOUS le (1
  • 35. 32 L APOCALYPSE EXPLIQUÉE. ~. a04,puit de la terre, et pour vous navortera point le cep dans leclUJmp: heureux vous diron.t toutes les nati01ls; et vous serez,vous, une Terre de bon plaisir. Il - 111. 1.1., f 2 ; - ces chosessont dites de ceux chez qui et en qui est lÉglise; et comme par lefruit de la terre et par le cep dans le champ sont signifiés les bienset les vrais de lÉglise, par le fluit ses biens, el par e cep ses vrais,cest pour cela quiis sont appelés telTe de bon plaisir. Dans David:(1 Que ton Esprit bon me conduise ell une T e,re fÜ droiture;à cause de ton N om, Jéhovah, vivifie-moi. Il - Ps. CXLllI.:1.0; -la terle de droitule, cest lÉglise dans laquelle il yaledloil el le vrai; et comme lEsprit de Jéhovah signifie le DivinVrai, et que chacun leçoit la vie spilituelle par ce vrai, cest pourcela quil est dit, (( que ton Esprit bon me conduise; Il et « Jého­vah, vivifie-moi. Il Puisque la Terre signifie lÉglise, et que où estlÉglise là est le Ciel, le Ciel en conséquence est appelé Telredes vivants, et Terre de vie; Terre des vivants, dans Ésare: (1 Javais dit : Je ne verrai point J ah dans la Terre des l)i­vants. II - XXXVllI. ff; - et dans Ézéchiel: li Ceux qui outdonné de la terreur dans la Terre des vivants, Il - XXXII.23, 2!J, 2Q, 26, 27; - Terre de vie, dans David: (1 Si je na­vais cru voir le bien de Jéhovah.dans la Terre de vie. Il-PS.XXVII. :1.3. --:- Dans Moise : Il Piene parfaite et de justicetu auras; Ephah parfait et de justice tu auras, afin quesoient prolongés tes jours surla Terre. Il - Deutél. XXV. f5;- prolongel les jours sur la terre ne signifie pas prolongella duréede la vie dans le monde, mais cest prolonger létat de la vie danslÉglise, ainsidans le Ciel; en effet, plolonger se dit du bien et delaugmentation du bien, et le jour signifie lélat de la vie; et commela pielle parfaite et de justice qui était un poids, elléphah parfaitet de justice qui était une mesure, signifient le vrai et le bien etlem qualité, et lune et lautle ensemble la justice, la pierle le vr:aiet la mesure le bien, et que ne point tlomper par le poids ni par lamesure, cest, être juste, voilà pourquoi ils aUlont la vie de lÉgliseet ensuite la vie dans le Ciel, ce qui esl entendu par prolonger leursjOUlS sur, la tene. La même chose est signiliée dans le précepte duDécalogue, (1 Honore tOTt père et ta 111ère, afin que soient pro­longés tes jours Sllr 1(1 Terre. Il - Exod. XX. 12; - si Je Ciel
  • 36. Vels. 3. CHAPITRE CINQUIÈME. 33et la félicité du Ciel sont pour ceux qui honorent leur père et leulmère, ccst parce que dans le Ciel on ne cannaU dautle Père quele Seigneur, car tous ceux qui y sont ont élé engendrés de nouveaupar Lui, et que dans le Ciel pal la Mère il est entendu lÉglise, eten général le Royaume du Seigneur; il est bien évident que ceuxqui adorônt le Seigneur et cherchent son Royaume doivent avoir lavie dans le Ciel; et aussi quun grand nombre de ceux qui honorent leur pèle et leUl mèré dans le monde, ne vivent pas très-longtempssur la terle. Dans Matthieu: (e Heureux ceux qui sont doux,parce quils hériteront de la Terre. ) - V.l>; -lhéritage de la terre ne signifie point la possession de la Lene, mais ccst la possession du ciel et la béatitude dans le ciel; ceux qui sont doux signifient (,eux qui" sont dans le bien de la charité. Dans Ésaie:«( Voicl~ la Vierge concevm et enfantera un Fils, et elle ap­pellera son N mil Dieu avec nous; beurre et miel il mangera,afin quil sache 1ejeter le mal et choisù le bien; car avant que[Enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, abandonnéesera la Terre, de laquelle, toi, tu as dégoût devant ses deuxrois. Il mrivera en ce jour-là quen raison de la multitudede lait qui se fera, On mangera du bemre, car du beurre etdu miel mangera quiconque (sela) de reste au milieu de laTerre. ) - VII. 1ft, 1.5, 16, 22; - que ces choses aient été ditesdu Seigneur et de son avénemcnt, cela est notoire; le beurre et lemiel qllil mangela signifient les iliens de lamour, le beurre le bi~nde lamour céleste et ~piriluel, le miel le ilien de lamour natUle1 ;par là il est entendu quil sapproprierail le Divin aussi quant illHumain, manger signifie sappropJiel; la terre qui sela aban­ donnée, avant quil sache rejeter le mal et choisir le bien, signifie quil ne restelaitlien de lÉglise dans toute la terre quand il naî­ tràit; et comme ceux, où était lÉglise, ont rejeté tout Divin Vrai, et quils ont perverti toutes les choses de la Parole et les ont expli­ quées en leur CaveUl, cest pour cela quil est dit « abandonnée sela la terre, 1) cest-à-dile lÉglise, « de laquelle, toi, tu as dégoû.t devant ses deux lois; II les rois signifient les vrais du Ciel et de lÉglise, les deux lois le Vrai de la Parole dans le sens "inteme ou spÎlituel et le Vrai de la Palole dans le sens externe ou naturel; le lait signifie le vrai pal lequel il yale bien, et comme le beurle signifie le hien II, 3.
  • 37. 3A LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N"So4.qui en provient, cest pour cela qne par C( en laison de la multitudedu lait qui se fela, quiconque sera de leste au milieu de la terremangera du beurle, Il il est signifié que !out vrai appartiendra aubien. Dans Matthieu: Cl A la consommation du siècle gémironttoutes les tribus de la Terre. Il - XXIV. 30; - la consom­mation du siècle, dont il est question dans ce Chapitre, est le der­nier temps de lÉglise, quand se fait le jugement; toutes les tribusde la tene signifient tous les vrais et tous les biens de lÉglise;elles sont dites gémil, quand il nyen a plus. Dans Luc: cc Alorsil y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les as­tres, et sur la Terre angoisse de nations en désespoir, mer etflots retentissant, hommes expirant de crainte et dattentedes choses qui arriveront sur le globe de la terre, car les puis­sances des cieux seront ébranlées. Ce jour comme un piégeviendra sur tous ceux qui sont assis sur la face de toute laTen·e. l l - XXI. 25, 26, 35; - là, il sagit aussi du derniertemps de lÉglise, quand se fait le jugement; et là, par la terle etle globe est entendue lÉglise; langoisse des nations sur la terre,la crainte et lattente des choses qui arriveront sur le globe de latelTe, et sur tous eaux qui sont assis sur la face de toute la tene,signifient que ce sera non pas sur ceux qui sont dans les terresdans le monde naturel, mais sur ceux qui sont dans le monde spi­rituel; que là aussi il y ait des terres, on le voit au commence­m~nt de cet Article, et que là ail été fail le Jugement Delnier, onle voit dans lOpuscule sur le JUGEMENT DERNIER; ce que cest quele soleil, la lune et les astles, dans lesquels il y aura des signes,cela a été dit ci-dessus, à savoir, que le soleil signifie lamour, lalune la foi qui en plovient, et les astres les connaissances du bienet du vrai; C( mel et flots retentissant, JI signifie les raisonnemell;tset les attaques du vrai daprès le sens de la lettre de la Parole ap­pliqué de travers et dune manière perverse; les puissances descieux, qui seront ébranlées, signifient la Parole dans le sens de la lettre, puisque ce Sens est le fondement des vérités spirituelles quisont dans les cieux; voir, dans le Tlaité DU CIEL ET DE LENFER,lArticle où il sagit de la conjonction du ciel avec lhomme par laParole, No 303 à 310. Dans Ésaïe: Il Chantez, Cieux! éclatezen jubilation, lieux inférieurs de la Terre! retentissez de
  • 38. Vers. a. CHAPITRE CINQUIÈME. 36chants, montagnes, torOt, et tout arbre qw y est! parce queJéhovah a racheté Jacob. Moi; J éh01)ah, je fais toutes choses,dépl(1!jant les Cieux Seul, étendant la T err/~ par Mai-Mime. Il- XLIV. 23, 24 -; - chantez, Cieux! éclatez en jubilalion, lieuxinférieurs de la Terre! retentissez de chants, montagnes, forêt ettout arbre qui y est 1signifient toutes les choses du Ciel et de lÉ­glise, tant les internes que les externes, qui toutes se réfèrent aubien et au vrai; les internes sont signifiées par- les Cieux, les ex­ternes par les lieux inférieurs de la lelrelles montagnes sont lesbiens de lamour, la fOIêt est le vlai naturel, et les arbres là sontles connaissances du vrai; cest à cause de ces significations quilest dit (1 parce que Jéhovah a lacheté Jacob; Il par .Jacob dans laParole est signifiée lÉglise externe, et par Israël lÉglise intelle;déployer les cieux et étendre la terre, signifie lÉglise de toute part,laquelle est déployée et étendue par la multiplication du vrai et lafructification du bien chez ceux qui sont de lÉglise. Dans Zacha­rie: « Jéhovah qui étend les Cieux, et fonde la Terre, et quiforme lesprit de lhomme au milieu de lui. 1 - XII. 1; ­de même ici par les cieux et pal la tene est signifiée lÉglise detoute palt, ainsi quant à ses intérieurs et quant à ses extérieuIs;cest pour cela quil est dit aussi, (1 qui fOlme lesprit de lhomme aumilieu de lui. Il Dans Jérémie: (1 Les dieux qui nont point faitle Ciel et la Terre, quils périssent de dessus la Terre et dedessous les Cieux 1 Jéhovah qui fait la Terre par sa vertu,qui dispose le globe par sa sagesse, et qui par son intelligenceétend les cieux; à la voix quil donne, Lui, une multitudedeaux (est) dans les Cieux, et il fait monter des vapeurs du.bout de la Terre. JI - X. H, 12, 13. LI. 15; - parce que lesÇieux et la Terre signifient lÉglise, comme ci-dessus, cest pOUlcela quil est dit que Jéhovah fait la terre par sa vertu, dispose leglobe par sa sagesse, et étend les cieux par son intelligence; et cestaussi pour cela quil est dit, li à la voix quil donne, Lui, une mul­titude deaux est dans les cieux, et il fait monter des vapeUls dubout de la terre; Il par la voix que Jéhovah donne est signifié leDivin VIai qui procède de Lui; pal la multitude des eaux dans lescieux sont signifiés les vrais en abondance, ear les eaux signifientles vrais; et par les vapeUls, quil fait monter du bout de la terle,
  • 39. 36 LAPOCALYPSE EXPLIQUI~E, ~. 304.sont signifiés les derniers vrais de lÉglise, les vapeurs sont ces"lais, et le bout de la telre cslle denliel de lÉglise; el comme lesdieux signifient les faux de la doclline et du culte, qui détruisentlÉglise, cest pOUl cela quil est dit, (c les dieux qui nont point faitle ciel et la telre, quils périssent de dessus la terre et de dessousles cieux 1 Il· Dans David: « Jéhovah qui fait les Cieux par in­tel/ige/lce, et étend la Terre sur les eaux. Il - Ps. CXXXVI.0, 6; - comme le ciel el la telre signifient lÉglise, et que lÉ­glise est formée pal~ les Irais, et que les v.rais de lÉglise ·fonllin­telligence, cest pour cela quil est dit, que Jéhovah fait les cieuxpal intelligence, et étend la terre sur les eaux; les eaux sont lesvrais de lÉglise, Dans ÉsaYe.: (( Ainsi a dit Dieu, Jéhovah quicrée les Cieux et les déploie, qui étend la Terre et ses pro­ductions, qui donne une lime au peuple sur el/e, et un espritù cellx qui y marchent. Il - XLII. 1); - par créer les cieux etétendle la terre et ses productions, il est signifié former lÉglise e~léformer ceux qui y sont; les productions sont toutes les choses delÉglise; cest pourquoi il est dit, (c qui donne une âme au peu­ple SUI elle, et un esplit à ceux qui y marchent; Il que créer, cesoit léformer, on le voit ci-dessus, N° 2911, Dans le Méme : cc Dis­tillez, cieux den haut, et que les nuées découlent de justice;que souV1e la Terre, et qllelle fructifie le salut: "foi, jaifait la Tern, et lhomme sur ellefai créé. Ainsi a dit Jého­vah qui crée les cieux, Lui, Dieu, qui fmme la Terre, ei quila fait, ct qui la prépare: Jai parlé, non pas en secret, dansun lieu dune Terre de ténèbres, l l - XLV. 8, 1.2, 1.8, 19;­quici, par les cieux et la tene soient entendues toutes les chosesde lÉglise, tant ses internes que ses externes, cela est évident, caril est dr!, (c distillez, cieux, el que les nuées découlent de justice;que souvre la.terre, et quelle fructifie le sa/ur; Il si par les cieuxsont signifiés les intélicUls de lÊglise, cest parce que les inté­ rieurs, qui appartiennent au mental spirituel de lhomme, sont les cieux chez lui; que chez lhomme. chez qui est lÉglise, il y ait leciel, on le voit dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER, N° 130 et 57; par créer les cieux, et fOImcl.1a tene, la faire el la préparel, il est signifié instituer pleinement lÉglise. Dans le Méme : (c Voici, Moi, je c"fe des Ciell:r 1I01lteauz et une Terre nouvel/e, et
  • 40. Vllrs,3. CHAPITRE (~INQUIÈME, Si lon ne se souviendra point des précédents. Il-LXV. 17;­ par créer des cieux nouveaux et une telre nouvelle, il est signifié instaurer une nouvelle Église quant à Ses intl~lidUIS et à ses exté­ rieurs, tant dans les Cieux que dans les terres, comme ci-dessus. Dans le Même: « Qui a entendu une telle chose? est-ce que la Terre enfalltera en un seul JOU1? est-ce quune nation sem engendrée en une seitle fois? De même que le,ç Cieux nOll­ eaux et la Terre nouvelle, que je vais faire, se maintien­ dront devant Moi, de même se maintiendra votre semence et vot,e nom. »- LXVI. 8, 22; - comme par la terre est signifiée lÉglise, cest pOUl cela quil est dit, ct est-ce que la telre enfantela . en un seul jour? est-ce quune nalion sera engendlée en une seule fois? dans la Parole, par enfanter et par lenfantement, el aussi 1) par engendrer el par la génélalion, il est signifié lenfantement . spirituel et la génération spilituelle, qui appaltiennerrt à la foi et à lamour, pal conséquent la réformation et la régénélation; qu:allt aux cieux nouveaux et à la tene nouvelle, il a été dit ci-dessus ce quils signifient. Dans Jérémie: Il Moi, lai fait la Telre, l homme et la h€te qui (sont) sur· les faces de la Tene; et je la donne à celui qui (est) droit à mes yeux, Il - XXVII. 0;­ pal lhomme et la bêle, qui sont sur les faces de ln telre, sont si­ gnifiées les affections du vrai et du bien dans lhomme Spilituel et dans lhomme naturel, voir N° 280; et dans les ARCANES CÉLESTES, N° 7h2!J, 7523, 7872; et comme ces affections chez les hommes font lÉglise chez eux, cest pour cela quil est dit, ct jai fait la lene, lhomme et la bêle qui sont SUi les faces de la terre, et je la donne à celui qui est droit à mes yeux; que Dieu donne la telre non-seu­ l) lement à ceux qui sont droits il ses yeux, mais aussi à ceux qui ne sont pas dloits, cela est notoire, mais il ne donne lÉglise quil ceux qui sont dloits; ce qui est droit signifie le lai et laffection du vlai. Dans Ésare : Il Les Cieux comme la fumée sb)anollÎIOl1t, et la Terre comme un vetement vieillira, et les hahitants pa­ reillement mourront, 1) - LI. 6; - les cieux qui sévanouiront et la terre qui vieillira comme un vêtement signifient lÉglise; celle­ ci tombe successivement et est enfin déselte, mais non le Ciel vi­ sible ni la telre habitable; aussi est-il dit, ct et les habilants paleil­ lement ruourlonl ; Il mOUl·il signifie mourir spirituellement. La
  • 41. 38 L APOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° 804.même chose est signifiée par cc les Cieux et la Terre passeront, IJ- MaLtb. XXlV: 35.. Marc, XIII. 31. Luc, XVI. 17. - DanslApocalypse"t CI le vis quatre Anges, qui se tenaient sur lesqua~re angles de la Terre, retenant les quatre vents de laTerre, afin que ne soufflat point un vent sur la Terre. 11­VlI. 2, 3; - par les quatre angles de la terre et par les quatrevents de la terre, sont signifiés tous les vrais et tous les biens delÉglise dans le complexe; car par eux sont signifiées les mêmeschoses que paJ les quatre plages du ciel; que celles-ci signiftent cesvrais et ces biens, on le voit dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER,à lArticle des quatre Plages dans le Ciel,. N° 141 à 153; les re­tenÏl signifie quils nintluent pas parce quils ne sont pas Jeçus,cest pourquoi il est dit, Cl afin que ne souffia.t point un vent sur laterre. Il La Terre signifie pareillement l~~glise dans dautres pas­sages de lApocalypse, par exemple, Chap. X. 2, 5, 6, 8. XlI.16. XIII. 13. XVI. 2, 14. XX. 8, 9, 11. XXI. 1; et en outredans beaucoup dautres passages de la Parole, qui en raison de leurgrand nombre ne seront pas Japportés. Comme la Terre, et sur­tout la Terre de Canaan, signifiait lÉglise, puisque là était lÉ­glise, et comme lÉglise qui était dans celte terre était représenta­tive, cest pour cela que toutes les cboses de la Terre de Canaanreprésentaient, et que les paroles qui ont été dites par le Seigneurà ceux qui habitaient cette terre signifiaient les spirituels ou les in­térieurs de lÉglise, et cela jusquà la Terre elle-même et à sesproductioI1s; par exemple, ces paroles dans MoIse: CI Si tu ob­serves ses préceptes, 1éhovah te conduira dans une Terrebonne, Terre de torrents deau, de fontaines, dabtmes, sor­tant de la vallée et de la montagne; Terre de froment, dorge,de cep, de figuier, de grenadier; Terre dolivier, dhuile etde miel; Terre où non pas avec disette tu mangeras ton pain,rien ny manquera; Terre où les pierres (sont) du fer, et desmontagnes (de laquelle) tu tailleras lairain; et tu mangeraset tu seras rassasié dans cette Terre bonne. Il - Deutér. VIII.1,7,8, 9,10;-pal ces paroles sont décrites toutes les chosesde lÉglise, tant ses intérieUJs que ses extéJieUls; mais. il serait tropiong et hors de plOpOS dexposer ce que chacune signifie. Commela Tene signifiait lÉglise, cest pour cela quau nombre des béné­
  • 42. Vers. 3. CHAPITRE CINQUIÈME. S9 dictions il Yavait, (c que sils lJivaient selon les préceptes, la Terre donnerait son produit, les mauvaises b~tes disparai- traient de la Terre, et lépée ne passerait point par leur Terre. li - Lévit. XXVI. 3, h, 6; - Cl la terre donnerait son pro- duit, Il signi-fie que dans lÉglise il y aurait le bien et le vrai; Cl les mauvaises bêtes disparattraient, signifie quil ny aurait point les 1) affections mauvaises ni les convoitises qui la détruisent; cc lépée• ne passerait point par la terre, li signifie que le faux ne chasselait point le vrai. Palce que la Tene signifiait lÉglise, cétait aussi un statut cc que la septlëme année fût le Sabbath pour la Terre, et quaucun trav(J.il ne fût fait sur elle, l) - Lévi!. XXV. 1 à 8; - et pour la même raison il est dit aussi, que la Terre a (t été souillée à cause des maux, et quelle a vomi les habitants à cause de leurs abominations. Il - Lévit. XVIII. 1 à 28. - Et parce que la Terre signifiait lÉglise, (c le Seigneur cracha à Tere, et fit un limon avec son crachat, et oignit de ce limon les yeux de laveugle; et il lui dit: Va, lave-toi dans la pis- cine de Siloah. li - Jean, IX. 6, 7, 11, 15 ; - cest aussi poU la même raison que Cl le Seignew, quand les Scribes et les Pha- risiens Linterrogèrent au sujet de la femme surprise en adul- tère, sétant baissé écrivit sur la Terre deux fois, Il - Jean, VIII. h, 6, 8; - ce qui signifie que JÉglise était pleine dadul- tères, cest-à-dire, pleine dadultélation du bien et de falsification du vrai; allssi est-ce pOUl cela que le Seigneur lem dit: Cl Que celui de VOIlS qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle; mais ils sortirent lun après lautre, en co,mmen- çant par les plus vieux jusquaux derniers. Il ,-Vers. 7, 9.- Parce que dans la Parole la plupart ùes expressions ont aussi le sens opposé, il en est de même de la Terre qui, dans ce sens, signifie lÉglise dévastée, cest-à-dire, quand en elle il ny a plus le bien de lamour ni le vrai de la foi, mais qUà leur place il yale mal et le faux; et comme le mal et le faux damnent lhomme, par la Terre dans ce sens il est signifié aussi la damna- tion; par exemple, dans les passages suivants: - Ésaïe, XIV. 12. XXI. 9. XXV. 12, XXVI. 19, 21. XXIX. h. XLVII, i. LXIII. 6, Lament. II. 2, 10. Ézéch. XXVI. 20. XXXII. 211. Nomb. XVI. 29 à 33. XXVI. la; et ailleurs.
  • 43. hO LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N·SOS. 305. Vers. h, 5. Et moi je pleurais beaucoup, de ce qrtepersonne nétait trouvé digne douvrir et de lire le Livre, nide le regarder. - Et lun des Anciens me dit: Ne pleurepoint. Voici, il a vaincu, le Lion qui est de la tribu de J ehu­dIlh, la racine de David, pour oUV7ir le livre et en lompre lessept sceaux. - Et mot je pleurais beaucoup, de ce que per­sonne nétait trouvé digne douvrir et de lire .le Lit,e, ni dele regarder, signifie une douleur de cœUl, à cause du manquedordle, et à cause de la ruine de toutes choses, si pelsonne ne pou­vait savoir, ni connattre, ni examinel tous ceux qui étaient la, et~ontes les choses qui les concernaient: et lun de6 Anciens, signifieune société du ciel qui était plus que les autres dans la sagesse :me dit: Ne pleure point, signifie qùi1 ny ait pas de douleUlpour cela: voici, il a vaincu, le Lion, signifie que le Seigneur,par la propre puissance, a subjugué les enfers et remis toutes chosesen OIdre dans les cieux: de la tribu de J ehudah, la racù!e deDavid, signifie pal le Divin Bien uni au Divin Vrai dans son Hu­main : pour ou1Jrir le livre et en rompre les sept sceaux, si­gnifie quil sait et quil COllllatt tous et chacun, eL les choses les{llus seclêtes de chacun, 306. Et moije pleulftis beaucoup, de ce que personne né­tait troUlJé digne douvrir et de lire le Livre, ni de le regar­der, signifie une. douleur de cœur il cause du manque dQIdre,et à cause de la ruine de toutes choses, si personne ne pouvaitsavOir, ni connaître, ni èxaminer tous ceux qui étaient là, ettoutes les choses qui les concernaient: on le voit par la signifi­cation de pleurer, en ce que cest avoir de la douleur; de là pleU/erbeaucoup, cest avoir de la douleUl plovenant du cœur, ou unedouleur de cœur ;.que ce soit à cause du manque dordle, et à causede la ruine de toutes choses, cen est la suile; eL pal la significa­tion de ces mots, de ce que pel,wlm(J nétait trouvé digne dou­vrir et de lire le Livre, ni de l(~ regarder, en ce que cest que})eJsonne nest tel, quil puisse savoir les états de la vie de tous dansle commun et de chacun dans le particuliel, voir ci-dessus, N° S03, 30fJ; ou, ce qui est la mèrne chose, que personne nest tel, quilpuisse savoir, conna1tre et examinel tous ceux qui étaient là, eLtoutes les choses qui les concell1aient. Quant à ce qui r,oncerne ta:
  • 44. Vers. [l, CHAPITRE CfNQUlÈME. lit douleur de cœur, qui est signiliée PQr je pleurais beaucoup, Il à (1 cause du manque doldre, et à cause de la luine de toules choses, si personne nest tel, Quil puisse savoir, connailre et examinel tous ceux qui étaient là, et toutes les choses qui les concernaient, je vais lexposer en peu de mots : Pour que le Ciel Angélique existe et subsiste, il faut que toutes les choses y soient dans loldre, car si ce Ciel nétait pas dans lordle, il serait dissipé; en elfet, le Ciel Angélique a été distingué en Sociétés, et les soeiétés ont été mises en ordre selon les affections du vrai et du bien, el ces affeclions sont multiples ct innomblables; ceUe oldination dépend unique­ ment de-Ia Sagesse Infinie dun Ètle Unique qui sait toutes choses, connaît toutes choses et examine Ioules choses, et qui pal suile dispose et met en ordre toutes choses: cet fMe Unique est le Sei­ gneur Seul, aussi est-il dit dans la Parole., que le jugement Lui appartient, quil a pouvoir dans les Cieux et dans les terres, et ici, quil a pris Lui-Même le livre et en a rompu les -Sceaui : en outre, si le Ciel nétait pas en ol(IIe, le Monde, cest-à-dile, les hommes dans les terres, Ile pourrait ni exister, ni subsistel, cal le Monde dépend du Ciel et de son influx dans les spirituels el dans les rationnels des hommes, en un !Qat, toutes choses périraient; mais ce sujet peut être mieux saisi daprès ce qui a été montré dans le Traité DU CIEL ET DE LENlER, et aussi dans lOpuscule DU Ju­.GEMENT DERNIER, et même daprès chacune des explications qui y sont données, si on les lit aveô attention. Sil est dit savoir, con­ naUre et examiner, cest parce que ces expressions sont signifiées par ouvrir le livre, le lire et le regarder, car par lë livre sont si­ gnifiées toutes les CllOSes qui sont chez lhomme, chez lesplit et chez lange, OlT tous les états de lem vie quant à lamOlli et à la foi, cest poUlquoi ouvlir le livre signifie les savoir, lile le livre si-­ gnil1e les connattle, et legardel le livre signifie les examiner. 307. Et lun des Anciens, signifie une société du ciel quiétait plus que les autres dans la sagesse: on le voit par la si­gnification des Anciens, en ce quils désignent ceux qui sont dansles vrais daprès le bien, et abstractivement les vrais daprès lebien, comme il a été montré ci-dessus, N° 270; ainsi, ceux quisont plus que les autres dans lintelligence et dans la sagesse, cartoute intelligence vicnt du bien par les vrais ou par les vrais da­
  • 45. u l APOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° 807.près le bien, et personne ne ·la tire dautre palt : si par lun desAnciens est signifiée une société du ciel, cest parce que dans laParole par lAnge il est entendu, non pas un seu~ Ange, mais uneSociété entière; voir ci-dessus, No 90, 302; par conséquent aussipar lun des Anciens; sil est entendu une Société qui est plus queles autres dans la sagesse, cest parce quil a enseigné que cest leSeigneur Seul, qui, quant à lHumain, sest acquis la Divine Sa­gesse poursavoit·, connaltre et examiner chacun, et aussi les étatsde la vie de tous dans le commun et de chacun dans le pa,rticuliel,ce qui est signifié parles paroles quil a dites, à savoir: Ne pleure (lpoint; voici, il a vaincu, le Lion qui est de la tribu de Jehudah,la racine de David, pour ouvrit le livre et en rompre les septsceaux; ) en effet, savoir cela, cest-à-dire, savoir que cest le Sei­gneur Seul qui est tel, appartient à la sagesse des Anges du Ciel,et les Sociétés Angéliques, dans le Tloisième Ciel ou Ciel Intime,le savent daprès la perception ou daprès linflux procédant duSeigneur; les autres le savent aussi, mais cest daplès lillustla­tion de lentendement et non daplès la perception; la perceptionappaltient aux Anges du troisième Ciel ou Ciel intime, lilluslla­tion de lentendement appartient aux Anges du second et du del­niel Ciel; ces facultés sont distinctes en ce que la perception est unepleine confirmation daplès linflux procédant du Seigneul, tandisque lillustration de lentenàement est une vue spiJÏtuelle; ceux quisont dans la charité à légalJ du plochain et par suite dans la foiont cette Vile, et ceux qui fo~t dans lamour envers le Seigneur ontla perception; ce que cest que la pelception, on le voit dans laDOCTRINE DE LA NOUVELLB JÉRUSALEM, No, 135 à 140. 308. Me dit" Ne p!e:ire point, signifie quil ny ait pas dedouleur POIl1 cela: on le voit pal la signification de pleurer, ence que cest une douleu~ d.e cœur, comme ci-dessus, N° 306; pourqueUe raison, lloir aussi au même endroit. 309. Voici, il a vaincu, le Lion, signifie que le Seigneur,par la propre puissance, a subjugué les enfers et remis touteschoses en ordre là, et dans les cieux: on le voit pal la signifi­cation de vaincre quand il sagit du Seigneur, en ce que, quand ilétait dans le monde, il a subjugué les enfers, et remis toules chosesen Oldre là, et dan~ les cieux, el cela par les tentations admises dans
  • 46. Vers. 5. CHAPITRE CINQUIÈME. 43 son Humain, et par les victoires remportées alors continuellement; voir sur ce sujet dans la DOCTRINE DELA NOUVELLE J~RUSALEM, N° 293, 294, 301, 302; cest donc là ce qui est signifié par Vaincre, quand il sagit du Seigneur: et comme le Seigneur avait fait cela par la prople puissance, il est appelé LIOn, car le Lion si~ gnifie la puissance; voir ci-dessus, N° 278 : que le Seigneur lait fait par la propre puissance, cela est connu daplès la Parole, mais comme il en est peu qui le sachent, je vais en dire quelque chose: Le Seigneur a fait cela daprès le Divin qui était en Lui daprès la conception, cest-à-dire, qui était à Lui comme lâme est à lhomme daprès le père, et lâme de chacun opère par le corps, car le corps est lobéissance de lâme: le Divin qui était rlans le SeigneUl da­ plès la conception était son Divin, qui, dans la Foi Athanasienne,est dit égal au Divin quon y appelle le Père; en effet, il est ditque le Fils est aussi, comme le Pèle, Infini, Incréé, Étemel, Tout­ Puissant, Dieu, Seigneur, et quaucun deux nest ni le plus Grandni le plus Petit, et nest ni le Plemier ni le Dernier, mais quilssont absolument égaux; et il est dit aussi, que le Divin et lHu­main du Seigneur sont, non pas deux Personnes, mais une Personneunique, et que, comme lâme et le COIpS, ils font un seul homme,ainsi le Divin et lHumain, cest un seul Christ; de là aussi, ceuxqui ont foi à Athanase peuvent savoil que le Seigneur a fait celapar la propre puissance, puisquil la fait daprès son Divin : onpeut voir clairement, daplès ces considérations, comment doit étreentendu ce que le Seigneur dit, dans Jean: Cl Le Père, qui enMoi demeure, (ait Lui-Meme les œuvres; croyez-Moi queMoi Oe suis) dans le Père, et que le Père (est) en Moi. II ­XIV. 10, 11; - ct ailleurs dans le Même: (1 En vèrité, je vousdis: Le Fils ne peut (aire de Lui-Meme rlen, sinon ce quilvoit (aire au Père; car les choses que Celui-ci (ait, le Filsaussi les (ait pareillement: de même que le Père ressusciteles morts et vivifie, de même aussi le Fils, qui il veut, vivifie:comme le Père a la vie en Lui-Meme, pareillement il a aussidonné au Fils davoir la vie en Lui-Meme. li - V. i9, 21,26; -comme le Divin que le Seigneur appelle le Père était SonDivin, et non un autre Divin, on peut voir par là quil a fait daprèsLui-Méme t011t ce quil avait fait daplès le Père. et aussi tout ce
  • 47. Mt LAPOCALYPSE EXPLIQU ÉE. N° 309.quil avait fait daplès lHumain quil appelle Fils; el quainsi il afait toutes choses par la propre puissance, puisque célait daprèsce qui était Sien. 310. De la tribu de Jehlldah, la racine de David, signifiepar le Divin Bien uni au Divin Vrai dans son Humain: onle voit par la signification de la Tribu de Jehtuiah, en ce que cesont tous les biens dans le complexe, car Ioules les Tribus dIsraëlsignifiaient tous 11,8 vrais et tous les biens du Ciel et de-lÉglise,comme il a élé montré ci-dessus, N° 39, et Jehudah on sa Tribusignifiait le bien de lamour séleste, comme aussi ci-dessus, N° H9,et dans les ARCANES CÉtESTES, No 36M, 3881, 5583, 5603,5782, 6363; de là dans le sens suprême, où il sagit du SeigneUl,par la Tribu de Jehudah esl signifié le Divin Bien; el pat la signi­fication de la racine de David, en ee quclle est le Divin Vrai, cardans la Parole par David est entendu le Seigneul quant au DivinVrai; voir ci-dessus, N° 205; de là vient que par IC de la Tlihude Jehudah, la racine de David, il est entendu le Seigneur quant 1)au Divin Bien uni au Diin Vlai dans son Humain; dans le sensde la leUre de la Parole il est très-souvent dit deux choses, dontlune enveloppe le bien et laulJe le vlai, mais ccs deux sont con­jointes en une seule dans son sens intelne ou spirituel, el cela pourle maljage du bien el du vrai dans chaque chose de la Palole, voirci-dessus, N° 238 f., 288; cela vient de ce que le bien et le vlaidans le ciel ne sont pas deux mais sont un, car là tout vrai est lebien, Le Seigneul quant à lHumain est appelé la racine de David,par la raison que tout Divin Vrai vient de Lui, comme aussi louteschoses existent et subsistent daprès leur racine: cest encore palla même raison quil est appelé la racine de Jischaï, dans Ésaïe:(Ill arrivera en ce jour-là que la racine de Jischai, dresséepour enseigne des peuples, les nations la chercheront; et sela,son repos, gloire. Il - XI. 1.0; - Jischaï est mis là pour David,parce quil était son père. 311., Pour Olttril le livre et en lompre les sept sceaux, si­gnifie quil sait et quil connait Lous et chacun, et tes ch().~p.sles plus secrètes de chacun: on le voit daprès ce qui a élé montréci-dessus, N° 299, 303, 30ll, où sont ùes expressions semblables. 312. YCls. 6, 7, Et je ms. el toid, au militlll dit 1rôll~.
  • 48. Vers. G, CHAPITRE CINQUll~ME. 45 t des quatre Animaux, et au milieu des.Anciehs, un Agneaudebout comme tué, ayant sept cornes et sept yeux, qui sontles se.pt esprits de Dieu, em)oyés par toute la terre. - Et ilvint et prit le livre de la (main) droite de Celui qui était assissur le Trône. - Et je vis, et voici, au milieu du Trône, etdes quatre Animaux, et au milieu des Anciens, signifie danstout le Ciel, et spécialement dans les Cieux intimes: un Agneaudebout, signifie le Seigneur quant au Divin Humain: comme tué,signifie reconnu jusquici par un petit nombre: oyant sept cornes,signifie Auquel appartient la Toute-Puissance: et sept yeux, si­gnifie et Auquel appartient la Toute-Science: qui sont les septe$prits de Dieu, envoyés par toute la terre, signifie de là dansle Ciel et dans lÉglise toute sages~e et. toute intelligence: et il vintel prit le litre de la (main) droite de Cc/ui qui était assis surle Trône, signifie que ces choses viennent de son Divin Humain. 313. Et je vis, et voici, au milieu du Trône, et des quatreAnimallx, et au milieu des Anciens, sigllifie dans tout le Ciel,et spédalcment dans les Cieux intimes: on le voit par la signi­fication de au milieu, en ce que cest lintime, et pal suite aussi [etout, ainsi quil va être montré; par la signilication du Trône,en ce quil est le Ciel dans tout le complexe, comme il a été dit,N° 253; par la signification des qlliltre Animaux, en ce quilssont la Proidence et la Garde du Seigneur, afin quil ne soit ap­proché que palIe bien de lamour,.ainsi quil a été montlé ci-dessus,N° 277; el comme cette garde est principalement dans le TroisièmeCiel ou Ciel Intime, pal la laison que tous ceux qui lhabitent sontpal le Seignet1l dans le bien de lAmour envers le Seigneur, cestpoUl cela que ce Ciel est signifié spécialement pal les qualre Ani­maux, ce qui deviendra encore plus évident dans la suite de ceChapille; et par la signification des Anciens, en ce que ce sontceux qui sont dans les vrais daprès le bien, comme aussi ci-dessus,Nn 270, ici donc, ceux qui sont dans le Ciel Moyen ou Second Ciel,puisque tous y sont dans les vrais daprès le bien; car ces deuxCieux, le Troisième et le Second, sont distingués entle eux, en ceque ceux qui sont dans le Tloisièmtl Ciel 80l1t dans lamoul enversle SeigneUl, et ceux qui sont dans le Second, dans la chaliLé à lé­gald du prochain; ceux-ci, qui sonl dans la charité à légard du
  • 49. lat) L APOCALYPSE EXPLIQU.€E, N" 3i3,prochain, sont dans les vrais daplès le bien; de là on peut voir cequi est spécialement signifié par les quatre Animaux et par les An­ciens; mais en génélaJ par les quatre Animaux il eSt signifié dansle Ciel entier tout Divin Bien qui garde, et en général par les An­ciens tout Divin Vlai procédant du Divin Bien aussi dans le Cielentier; lun et lautle gardent, parce quils sont unis; ainsi par lesquatre Animaux et les Anciens ~nsemble il est signifié le Divin Bienuni au Divin Vlai procédant du Seigneur, et par suite tout le CielAngélique, mais spécialement les deux Cieux intimes; et cela, parceque les Anges sont Anges, non daprès leur propre, mais daprès leDivin Bien et le Divin Vrai quils reçoivent, car le Divin chez eux,ou reçu par eux, fait quils sont Anges, et fait que le Ciel daprèseux est appelé Ciel; voir dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER,N° 2 à 1.2, et 51 à 86. Que le Milieu OlJ au Milieu signifie lIn­time et pal suite le Tout, on le voit par plusieurs passages de laParole; mais dabord il sela dit doù vient que le milieu, parce quilsignifie lintime, signifie aussi le tout; cela peut être illustré par lacomparaison avec la lumière, avec le soleil, avec lordination detoutes choses dans les cieux, et aussi de tous ceux qui sont delÉglise dans les terres. Par la compalaison avec la Lumière: Lalumière dans le milieu sétend à lentour ou du centre vers les pé­riphéries de tout cOté, et comme elle sétend de lintime et remplitles espaces à lentoOl, de là vient que au milieu signifie aussi letout. Par la compalaison avec le Soleil: Le soleil est au milieupalce quil est le centle de son univers; comme la chaleur et la lu­mière dans son monde viennent de lui, cest pourquoi pal le soleilau milieu est signifiée sa plésence partout ou dans le tout, Par lacomparaison avec lOrdination de toutes choses dans les Cieux:Il y a trois Cieux, et lem intime est-le troisième Ciel, celui-ci inOuedans les deux cieux inférieurs, et fait quils sont un avec lui pal unecommunication qui a lieu pal linflux venant de lintime; dans toutesociété des Cieux lIntime aussi est le plus parfait, de là ceux quisont autour de lintime dans chaque société sont dans la lumière etdans lintelligence selon les degrés de distance de lintime ;1Joirdans le Traité DU CIEL ET DE LENFER, N°laS, 00, 1.89, Pal lacompalaison avec ceux qui sont de lÉglise dans les terres: LÉ­glise du Seigneur est répandue sul tout le globe des telres, mais son
  • 50. Vers, a, CHAPITRE CINQUltMg. 47Intime est où le Seigneur est connu el est "ecoouu, et où il y a laParole; de cet intime la lumière et lintelligence sétendent velstous ceux qui sont autour et qui sont de lÉg~ise, mais cette pro­pagation de lumière ou dintelligence se fait dans le Ciel; voir surce sujet, dans le Traité .DU CIEL ET DE LENFER, le N° 308. Daplèsces explications, on peut voit que le milieu ou au milieu, parcequil signifie lintime, signifie aussi le tout: de là on voit ce quiest entendu par (c je vis, et voici, au milieu du-Trône, et des quatreAnimaux, et au milieu des Anciens, un Agneau debout, à savoir,1)le SeigneUl quant au Divin Humain dans tout le Ciel et spéciale­ment dans les Cieux intimes. Le milieu signifie aussi Jintime etpar suite le tout dans un grand nombre de passages de la Parole;par exemple, dans les suivants; dans Ésaïe: « Fais letentir desacclamations et éclate en iubilation, habitante de Sion, parceque grand (est) au Milieu de toi le Saint d}slaël. )) - XII.6; - par lhabitante de Sion est signifiée la même chose- que parla fille de Sion, à savoir, lÉglise céleste, ou lÉglise qui est dansle bien de lamour envers le Seigneur; (1 grand au Milieu de toi leSaint dIsrael" signifie que le Seigneur est là de tout côté et dans letout. Dans .David : « Nous avons considéré, ~ Dieu, ta Misé­licorde au Milieu de ton Temple; de m~rne que ton Nom,ainsi ta louange (sétend) jusquaux bouts de la terre. II-PS.XLVIII. 10, 11 ; - pal le Temple est signifiée lÉglise qui estdans les vlais daplès le bien, laquelle est appelée Église spirituelle;au milieu du Temple, cest dans lintime et par suite dans le toutde lÉglise; cest pour cela quil est dit « de même que ton Nom,ainsi ta louange sétend jusquaux houts de la terre; " jusquauxbouts de la terre, cest jusquaux derniers de lÉglise, la terre estlÉglise. Dans le Même: « Dieu (est) mon Roi dès lAntiquité,opérant les saluts au Milieu de la terre. 1) - Ps. LXXIV. 12;- opérant les saluts au milieu de la terle signiOe de tout cOté.Dans le Même: « Dieu sest établi dans lassemblée de Dieu,au Milieu des Dieux il iugera. )1 - Ps. LXXXII. 1; -las­semblée de Dieu signifie le Ciel; au milieu des dieux signifie cheztous les anges qui y sont, ainsi dans tout le ciel; en effet, les Angessont dits dieux daprès le Divin VIai quils reçoivent du Seigneur,car Dieu dans la Parole signifie le Seigneur quant au Divin Vrai
  • 51. 48 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° 313.qui procède de Lui, et qui fait le. Ciel; voir ci-dessus, N° 2l1, UO,220, 222, 302. Dans Moïse: cc Voici. jenvoie un Ange devanttoi; garde-toi de ses faces. parce que mon Nom (est) au Mi­lieu de Lui. Il - Exod. XXlIl. 20, 2:1; - pal lAnge ici, dansle sens suprême, est entendu l~ Seigneur; par mon Nom au Milieude Lui, il est entendu que tout Divin Bien et tout Divin Vrai sonten Lui; voir ci-dessus, N° :102, 135, 224. Danc Luc: Cl Jésusa dit des derniers temps: Alms que ceux qui (seront) lÛlns laJudée senfuient sur les montagnes, et que ceux qui (seront)au Milieu delle en sortent. ) 1 - XXI. 21; -là, il sagit de laConsommation du siècle, par laquelle est signifié le derniel tempsde lÉglise quand se fait le jugement; par la Judée il est entendu,non la Judée, mais lÉglise; et par les montagnes, non les n10n­tagnes, mais le bien de lamoUl envers le Seigneur; et puisque cesparoles ·ont été dites de la fin de.IÉgUse, on voit clairement ce quiest signifié pal Cl que ceux qui seront dans la Judée senfuient sur lesmontagnes, et que ceùx qui seront au milieu delle en sortent, Il àsavoir, que tous ceux de lÉglise, qui sont dans le bien de lamourenver! le Seigneur, Selont sauvés. Dans Ésaie : Il En ce jour-làsera Israël en troisième ù lÉgypte et à Aschur; bénédictionau Milieu de la terre, que bénira Jéhovah Sébaoth, en disant:Béni soit mon peuple, lÉgypte; et lœuvre de mes mains,Aschur; et mon héritage. Israël! Il - XIX. 24, 25; - par ISlaël il est entendu la spirituel de lÉglise, par AschUl le rationnel des hommes de lÉglise, et pal lEgypte les connaissances et lesscientifiques; par là on peut voir ce qui est signifié par cc ISIaêl sala en troisième à lÉgypte et à Aschtir, bénédiction au milieu de la terre, Il à savoir, que tout y sera spirituel, tant le rationnel que le cognitif et le scientifique; car, lorsque lintime est Je spirituel, qui est le vlai daplès le bien, le rationnel qui en provient est spirituel aussi, et de même le cognilif ct le scientifique; en effet, ils sont lun et lautre formés ùe lintime, qui est le vrai daprès le bien ou le spirituel. Dans Jérémie: Il Brisé a été llIOll cœur au Milieu de moi, secoués on t été tous 11US os. IJ - XXIII. 9; - le cœur brisé au milieu de moi, signifie la douleur dCllllis les intimes jus­ quaux derniers ou dans le tout; cest m~rnc (lOUI éela quil est dit Cl secoués ont été tous mes os ; Il les os signilient les derniers. Dans
  • 52. Vels. 6. CHAPiTRE CINQUlÈM~. M)les passages qui suivent, au Milieq signifie aussi dans le tout oupartout; dans Ésaïe: (1 Il Y aura au iJlilieu de la terre, au Mi-lie14 des peuples l comme le secouage de lolb.Ïf1, comme ungrapillage quand a fié terminée la lciulange. )1 - XXIV. 13;- ces choses ont été dites de lÉglise dévastée quant au hien etquant au vlai, et dans laquelle il [)y a que le mal et le faux;·aumilieu de la (erre, cest que dans le tout de lÉglise il yale mal,et au milieu des peuples, cest que dans le tout de lEglise il yalefaux; cest pourquoi elle est compalée au secouage de olivier et àun glapillage quand a été lerminée la venùange; lolivier signifie lebien de lÉglise, et la vendange le vlai de lÉglise; le seconagc etle grapillage signifient la vaslation. Dans David: « Ils "echerchentles perversités, car (tel est) le llfilieu de l homme et le Cœ!lr pro-(ond. 1 ) - Ps. LXIV. 7; - le milieu de lhomme (vÙi) est lin-tellecluel où devait être le nai, cl le cœur le volontaile où dcaitêlre le bien, ici ils sont porveltis lun et lautre, celui-ci en mal etcelui-là en faux, Dans Je Même: (1 D.Gns leur bouche, den das- suré; leur Milieu, perditions. )) - Ps. V. 10.- Dans le Même: (1 De leur bouche ils bénissent, mais au Milieu deux-m(>mes ils maudissent. 1) - Ps. LXII. o. - Dans le Méme : (1 Parole deprévarication de limpie: Au lJfilieu de son cœur point de crainte de Dieu devant ses yeux. 11- Ps. XXXVI. 2. - Dans Jérémie: (1 Ils ont instruit lew langue à prononcer le men- songe; ton habitation est au Milieu de la {raude; à cause de la (raude ils ont re{usé de Me connaît re. Il - IX, !J, [); - dans ces passages aussi, et en outre dans dautres passages, (( au milieu)I signifie dans le tout, parce quil signifie dans linlime; en effet, tel est lintime, lei est le toul, car de linlime sont ploduites el déri- vent toutes les autres choses, comme de lilme est produit et dérive le COtpS ; lintime de chaque chose est aussi ce qui est appelé âme; pal exemple, lin time de lhomme est sa volonté et par suite son entendement, et telle est la volonté et pat suite lentendement, tel est lhomme tout entier; lintime de lhomme est aussi son amoul et par suite sa foi, et tel est son amour et par suite sa foi, tel il est tout enlier. Que lhomme soit toul enlier tel quest son milieu ou son intime, cesl même ce qui est entendu par les paroles du Sei- gneur, dans Matthieu: (1 La lampe du corps est Lœil, si {œil e,~l H, !J.
  • 53. 50 LAPOC:LYPSE EXPLlQUI::E. :" 313. b01l, t01l1 le rorps lst h:/itiré ~ si lœil (st mIlUlYtù;; toul le corps lsi téllébreux. 1 ) - VI. 22,23; - par lœil est signifié lentende­ ment de lhomme, voir ci-dessus, N·· 37 et:1 02; sil est bon, ccst-à­ dire, si lentendement provient des vrais daprès le bien, alors lhomme est lei tout enLiel, ce qui esl signifié par li tout le corps estéclairé; Il et, vice versl?, si lentendement plovient des faux du mal,par (1 toul le corps est ténébreux, Il il est signifié quulors lhommeest tel tout entier: il est dit lœil hon, mais dans la Langue·oligiuale il est dit lœil simple, et simple signifie qui est un, etun il y a alors que le Vlai provient du hien, ou que lentendementprovient de la volon~é; et même pal lœil droit est signifié lenten­dement du bien, et par lœil gauche lentendement du vrai; si cesentende111ents font. un, il y a œil simple, ainsi œil bon. 3U, Un Agneau debout, signifie. le Seigneur quant auDivin llumain : on le vOit [lai la signification de lAgneau, lors­quil sc dit du SeigneUl, en ce quil est le Seigneul quant au DivinHumain; si le SeigneUl quant à ce Divin est appelé Agneau, cestparce que lAgneau signifie-le Bien de linnocence, el que le Bieude linnocence ·est le Bien même du Ciel, Bien qui plocède du Sei­gneur; et autant les Anges reçoivent ce Bien, autant ils sont Anges:ce Bien règne chez le~ Anges qui sont dans le Troisième Ciel ou CielIntime, cest pourquoi ceux qui y sont apparaissent comme des En­fants devant les yeux des aullCs Anges: cc que cest que le Biende linnoccnce, ct que les Anges du Ciel sont dans ce Bien, on levoit dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER, à lAilicIc où il sagitde létat dInnocence des Anges du Ciel, Nol 276 à 283, et NOl 285,288, 34:1, 382. Dans le Monde, on C1oil que le Seigneul est appeléAgneau, palce que lHolocauste pellétuel, ou qui se faisait chaquejour soir et matin, était composé dAgneaux, et surtout aux jours dela Pâque, où lAgneau aussi était mangé, ~t parce que le Scigneulsest laissésaerilier: mais que celte cause de dénomination soit pourceux qui, dans le monde, ne pensent pas au-delà du sens de la lettrede la Parolc; toulefois, dans le Ciel par lAgneau, quand il sagitdu Seigneur, il nest PCIÇU rien de tel, mais quand le mot Agneauest nommé ou est lu dans la Parole, les Anges, parce quils sonttous dans le sens spirituel de la Parole, perçoivent le Bien de lin­nocence, el quand Ic Sei!Jflcur est appelé ainsi, ils pmçoivenl son
  • 54. Vers. 6. CHAPITlŒ CINQUli·:~fE. ,..." ôlDivin Humain t eten même temps le Bien de linnocence qui plocèùcde Lui; je sais quon croit dift1cilement quil en est ainsi, mais néan­moins cela est Vrai. Que dans la Parole lAglleau signifie le Biende linnocence, et que 100squil se dit du Seigneur il signifie son Di­vin Humain, cest ce quon peut voir par les passages suivants; dansÉsare: (( Voici le Seigneur Jéhovih en {ort l;ient; comme Pas­teur il pflilra ~on troupeau, sur son bras il recueillera lesAgneaux, dans son sein il (les) portera, doucement rCllX quiteUent il conduira. II -XL. 11.- Ces paroles concernent lAvé­nement du Seigneur; par le troupeau quil paUla comme pasteur,sont signiliés ceux qui sont dans le bien de la charité; et par lesagneaux quillecueillera SUI son bras t ceux qui sont dans (amourenvelS Lui; cest cet amour qui, considéré en lui-méme, esllinno­cence, cest pourquoi tous ceux qui sont dans cet amoul sont dansle Ciel de linnocence, qui est le· Troisième Ciel; et comme cetamour est signifié par les Agneaux, cest aussi pour cela quil estdit t (( doucement coux qui tellent il conduira; " dans la Parole palceux qui teUent et par les petits enfants sont entendus ceux qui sontdans linnocence, voir dans le Tlaité DU CIEL ET DE LENFER,N° 277, 280 t 329 à 3lJ5. Dans le Méme : Il Le loup demeureraanec lAgneau, et le léopard avec le chevreau fouchera; leveau et le jeune liolt et le bétail gras (selont) ensemble; et unpetit garçon les conduira; la génisse et lours paîtront, en­semble coucheront leurs petit,~; len{tmt qui tet te jouera surle tlOU de la l:ipèrc, et sur la caverne du basilic len{antsev.ré sa main mettra." - XI. 6, 7, 8; - ces paroles ont étédites de lavénement du ·Seigneur et de son Royaume, et ilussi deceux qui y sont dans le bien de limtocence, en cc quils nuulontrien à craindre des enfers, ni des maux qui en ploviennent, palcequils sont en so.reté par le Seigneol; le Royaume du Seigneur yest décrit par des innocences de divers genre, et par leurs opposéscontre lesquels ils seront mis en so.reté; lAgneau est linnoccncedu deglé intime, son opposé est le loup; le chevreau est linnocence du .second degré, dont lopposé est le léopard; le veau est linno­ cence du dell1ler deglé, dont lopposé est le jeune lion; que "A­ gneau, le béliel ou la brebis, et le veau signifient les trois degrés dinnocencc, on le voit, N° 10132 : linnocence du degré ioti,me
  • 55. 52 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. 1" 314:est tellc quest linnocence tIc ccox qui sont dans le Troisième Cielou Ciel intime, et le bien ùe celte innocence est appelé bien céleste;linnocence du second deglé-est telle quest linnocence de ceux quisont dâns le Ciel moyen ou second Ciel, et le bien de cette inno­cence est appelé hien spilituel; et jinnocence du dernier deglé esttelle quest [innocence de ceux qui sont dans le plemier ou dernierCiel, et le bien de celle innocence est appelé bien natulel-spirituel ;que tous ceux qui sonl dans les Cieux soient dans quelque bien delinnocence, on le voit, N° h707 : comme les biens de linnocencesont déclils par ces paroles, cest aussi pour cela quil est dit, (( etun petit garç.()n les conduira; Il puis, C( lenfant qui telte jouera SUlle trou de la vipère, et sur la caverne ùu basilic lenfant sevré samain mellla ; Il par le petit garçon, lenfant qui telle et lenfant sevrésont pareillement signitiés ces degrés de linnocence; quant au petitgarçon (puel) 1!oir N°s h30, 523l3; quant à lenfant qui telle oupetit enfant du premier age, et à lenfant serré ou pelit enfant dusecond âge, voir N° 3183, h563, 5608, 67hO, 67h5. CommeJAgneau signifie linnocence ou ceux qui sont innocents, et le loupceux qui sont contre linnocence, cest pour cela quil est dit palcil­lement ailleurs dans le même Prophète: l( Le loup et [Agneaupaîtront ensemble; ils ne feront point de mal dans toute lamontagne de ma sainteté. Il - LXV. 25; - la montagne de lasainteté est le Ciel, spécialement le Ciel intime: cest aussi ilourcela qne le Seignem a dit aux soixante-dix disciples. quil envoyaprêcher: Cl 111 ui, je VOllS envoie comme des Agneaux au milieude loups. Il - Luc, X. 3. - Comme les Agneaux signifient ceux qui sont dans lamour envelS le Seigneur, amour qui est un avec linnocence, et comme les Brebis signifient ceux qui sont dans la­ mour à légard du prochain, amour qui est la charité, cest pOUl cela que le SeigneUl a dit à Piene : (( Simon, (fils) de Jona.~, Maimes-tu? Il.tui dit: Oui, Seigneur; Toi, tu sais que je Taime. Il lui dit: Pais mes Agneaux. Et ensuite: Pais mes brebis. 1) - Jean, XXI. 15, 16, 17 : - si ces paroles ont été adressées à Piene, cest parce que par lui était entendu le Vl3i daprès le bien, ou la foi daprès la charité, et que cest le vrai da­ près le bien qui enseigne; pallre, cest enseigner. Dans Ézéchiel: (( LAmbie et tou.~ les princes de Kédar, fila les mllrchands
  • 56. èlS. 6. CHAPITUE CINQUlÈME. 53 de ta main en Agneaux, en béliers et en boucs. »- XXVI[.. 21; - Iles choses ont été dites de TYI, pal laquelle sont entendus ceux qui sont dans les connaissances dù vrai et du bien; pal lA­ rabie et par les princes de Kédar, qui étaient les marchands de sa main, sont signifiés ceux qui sont dans les vlais et dans les biens daplès les connaissances, et pal les malchands sont signifiés ceux qui les communiquent et les enseignent; [lai les agneaux, les bé­ liers, les houes, sont signifiés les trois degrés du bien de linno­ cence, de même que pal les agneaux, les béliers eL les veaux; que par ceux-ci soient signifiés les (lOis deglés du bien de linno­ J cence, on le voit, No 100ft2, 10132. Paleillement dans Moïse: « /lla raft chevaudm sur les lieux élevés de la terre, et il la nourri du produit des champs, il lui a {ait sucer du miel de la roche et de lhuile du caillou du rocher; le beurre du gros bélail el le lait du menu bétail, atec la graisse des agneaux; des béliers fils de I!aschan el des boués, avec la gmisse des reins du troment, et sang du rai~in tu bois, le vin,)1 - Deutér. XXXII. 13, 1ft; - ces paroles ont été dites de lins­ tauration de lÉglise Ancienne, qui fut la plemière Église après le déluge, et pal elles toutes sont décrits ses différents genres du bien; mais comme il est à peine quelquun qui puisse sans explication les comprendre, je vais les expliquer en peu de mots: Chevaucl.lel SUl les lieux élevés de la terle, signifie lintelligence de ceux <le celle Église, en ce quelle était intérieule; il la noulIi du produit des champs, signifie quils furent instruits de tout vrai et de tout bien; il a fait sucer du miel de la loche, signifie quils ont eu le bien na­ tmel par les vràis; et de lhuile du caillou du rochel, signifie quils ont eu le bien spirituel aussi par les vrais; le miel et lhuile signifient ces biens, et la roche, le tocher, le caillou signifient les vrais; le beurte du gros bétail et le lait du menu bétail signifient le hien cxteme et interne du vrai; la glaisse des agneaux, des bé­ li.tls fils de Baschan et des boucs, signifie les biens de linnocence des lIois degrés, comme ci-dessus; la glaisse des reins du froment et le sang du laisin signifient en conséqnence le bien léel et le vrai réel. Dans Ésaïe: (1 Lépée de JNeOl)((/l serti remplie de sang, Ile sera cngi"aissée de graisse, du smig des ngl/caux et des bou(~. ri dl Lcl (Jruùi:;(! d(~ lfins des bdù lS. ») - XXXIV. ();
  • 57. 5lt L APOCALYPSE EXPLlQU ÉE. N" 31..,- Ut aussi par les Agneaux, les béliers et les 1.l0uc.~ sonl signillésJes trois degrés du bien de linnocence, dont il vie.nt délle palIé;mais il sagit de la deSlJuction des degrés de ce bien pal les fauxdu malt car lépée signifie le faux qui détruit le vrai et le bien t lesang dont elle sera remplie signifie la destluction. Puisque lA­gneau signifie linnocence, qui, considélée en elle-même, est la­mour envers le Seigneul, cest pour cela que dans le sens suprêmelAgneau signifie le SeigneUJ quant au Divin Humain, car le Sei­gneUJ quant à ce Divin était linnocence méme; par exemple, dansles passages suivants; dans Ésaïe: (1 Lexaction il a supporté,et il a été affligé, cependant il na point oupert sa bouche,comme Ult Agneau cl la tuerie il est mené. )l - LilI. 7; ­dans le Même: Cl Envoyez f Agneau du Dominateur de la terre,du rocher ters le désert, il la montagne de la fille de Sion. II- XVI. 1. - Dans Jean: « Jean vit Jésus venant cl Lui, et ildit: Voici lAgneau de Dieu qui ~te le péché du monde: et,plus tard, loyant Jés/!s qui marchait, il dit: Voilà [Agneaude Dieu. JI - 1. 29 t 36, 37; - dans lApocalypse: (1 LAgneau qui est tUt milieu du Trône les paftra, et il les conduira vers des fontaines tivantes deaux. )) - VII. 17 ; - et ailleurs: Il Ils ont taincu pllr le sang de [Agneau et par la Parole de leur Témoignaye, Il - XII. 11: - et en outre ailleurs dans lA­ pocalypse, Ch. XIII. 8. XIV. 1, !J. XVII. H. XIX. 7, 9. XXI. 22,23. XXII. 1, 3. - Comme les Holocaustes_et les Sacrifices signifiaient tout culte représentatif daprèS le bien de lamour et daprès les vrais qui en procèdent., les holocaustes daprèS le bien de lnmoul" et les sacrifices spécialement daplès les vrais qui en procèdent, cest pour cela que chaque jour, soir et matin, il (1 se faisait un holocauste dAgneaux, JJ - Exod. XXIX. 38 à !J3. Nomb. XXVIII. 1 à 9; - Il de deux AgncalLx chaqu.e Sabbat!l, outre lholocauste perpétuel qui en était fait. 1 ) ­ Nomb. XXVIII. g, 10; - I l de sept Agneaux au commence­ ment des mois. Il - Nomb. XXVIII. 1 t à 15 : - pareillement Il au jour des prémices. l) - Nomb. XXVIII. 26 à 31 ; - pa­ reillementll au srptième,mois, lors de la Convocation sainte. Il - Nomb. XXIX. 1 à 7 : - pareillement, à savoÏl, Il de Stpl Agneallx chaqllcjour de la Pâque, et en outre de deux Naux,
  • 58. Vers. 6. CHAPITRE CINQUIÈME. 55dun bélier et dun bouc. Il - Nomb. XXVIII. 16 il 26; _. silholocauste était de sept agneaux, cétait palce que sept signifie letout et le plein, et se dit du saint, et palce que dans le commun lesholocanstes signifient le culte du SeigneUl daprès le bien de la­mour; et que le bien de lamour envers le SeigneUi procédant duSeigneur est le bien même de linnocence, et que lAgneau dans lesens suprême signiOait le Seigneur quant au Divin Humain: ·queles Holocaustes aient signifié tout culte daprès le bien de lamOllienvels le. SeigneUl l)Iocédant du Seigneur, on le voit, No, 023,6905, 8680, 8936, 10062. Cest même à cause ùe celle repré­sentation que fut institué«( le Souper de la Pâque aveé desAgneauxou des Chevreaux. Il - Exod. XII. 1 à 29; - car la fête de laPâque représentait la Glorificalion de lHumain du Seigneur, toirN° 10655. Comme les petits Enfants signifiaient lInnocence, cestaussi pour cela quil fut oldonné, «de sacrifier après lenfante­ment, {l1ljour de la purification, un Agneau, un petit de co­lombe et une towterelle, ou au lieu dun Agneau deux petitsde colombes ou deux tourterelles. 1 I - Lévit. XII. 6, 8; - parles petits de colombes et par les tourtClelles il est signifiée la mêmechose que par les agneaux, il savoir, lInnocence. 315. Comme tué, signifie reconnu jusquici par peu depersonnes: on le voit par la signification de tué, lorsquil sagitdu Seigneur, en ce que cest qui! nest point reconnu, ici quil estreconnu par peu de personnes que son Humain est Divin, car il estdit, un Agneau debout COMME tué, et par lAgneau est signifiéle Seigneur quant au Divin Humain, ainsi quil vient dêLre montlé, N° 3lla : cela est semblahle à ce qui a été dit du Seigneul, ci-dessusChap. 1. Vels. 18, et jai été mort, ce qui signifie quil a été re­jeté, voir ci-:dessus, N° 83. Pal être tué dans le sens spiliLuel ouintelne il est entendu être tué, non quant aU corps, mais quant illâme, et lhomme est tué quant à lâme 10Isqui1 nest plus dansaucun !.lien de la foi, car alols il ny a plus en lui aucune vie spÎli­Luelle, mais au lieu de celle vie il y a la mort, qui est appelée mOltspirituelle; toutefois, quand le mot Tué se dit du SeigneUl, il fi LI point celte signification, palce que le Seigneur est la vie même et donne à chacun la vic spÎliluelle, mais il signifie on quil est rcjctù ou quil ncst point reconnu, cal il est comme nul chez ceux qui nI
  • 59. 56 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N":U6.reconnaissent point, et encore plus chez ceux qui nient. Il est vlaique dans lÉglise le Seigneur Lui-Même estleconnu, et aussi sonDivin, mais seulement comme homme quant à lHumain et noncomme Dieu, doù il résulte que son Divin Humain nest point re­connu; cest donc là ce qui est entendu par un Agneau déboutcomme Tué: mais que le Seigneur soit Dien aussi quant à lHu­main, on le voit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM,Nol 280 à 310; et on le vena à la fin de cet Ouvlage, où cela seramaüifestement démontré. Ceux qui pensent seulement daprès le sensde la lettre de la Parole, et non en même temps daprès la Doctlinedu vlai réel, ne savent autre chose, sinon que par êtle tué dans laPalole il esJ. entendu être tué quant au corps, mais pal les passagesqui vont en être rapportés on verra quil est entendu être tué quantà lâme; en effet, cest une chose reconnue que la Parole dans sonsein est spirituelle, quoique dans le sens de la letlle elle soit natu­relie; et que, être tué spirituellement, cest périr quant à lâme,ce qui arrive chez ceux qui ne leçoivent pas la vie du Ciel, laquelleest appelée la vie ételnelle et simplement aussi la vie, et chez les­quels pal conséquent au lieu de ceUe vie il y a la mort· qui est ladamnation; et comme cest là une chose reconnue, il en lésulte quepaF être tué il est entendu dans la Palole périr pal les faux et parles maux : mais le Seigneur est dit spirituellement tué, 10lsquonnie le vlai et quon lejette le bien qui procèdent de Lui; chez ceuxqui agissent ainsi le Seigneur nest pas non plus reconnu, car celuiqui nie et lejeUe les choses qui iennent du Seigueur le nie et le re­jeue aussi Lui-Même, cal le Seigneur est dans ses vrais et dans sesbiens chez lhomme. Mais ici il sagit de son Divin Humain; que ceDivin ne soit pas encore reconnu, cela est notoÏle; jen dÏlai lescauses; lune, cest que la Gent Pontificale a transféré sur son Chef lout le Divin Pouvoir qui appallient l!U seigneur même quant àlHumain, sans vouloir enlendlc que le SeigneUl a fail Divin son Hu­ main, paree que cest de lHumain du SeigneUl quils tirent ee pou­ voir: lautte cause, cest que ceux qui ne sont point de cette gent ont fait la foi seule lunique moyen de salut, en considélant comme de nul effet la vie de la charité; et ceux qui agissent ainsi ne peuvent PeIccvoir lHumain du Seigneur autrement que comme lhumain dun aull~C homme, ccst même pour cela quils restent aveuglément
  • 60. Vers. 6. CHAPITltE CINQUIÈME. 5ï dans la doctrine de la Tlinité daplès la foi dAthanase, et quils ne peuvent êllc illustrés. Que dans la Parole ê!le tué signifie êl1e tué spirituellement, on peutie voir par les passages suivants; dans Ésaïe: lC Tu es comme un rejeton abominable, un l)etement de tués, transpercés par fépée; car ta terre tu as perdu, ton pmple tu as tué; préparez pour ses fils la tuerie, l l - XIV. 19, 20, 21. ; - ces paroles sont diles de Babel, qui signifie la pro­ fanation du bien et du vrai et pal suite la destlUcLion de lÉglise; ellc cst compalée à un vêtement de tués qui ont été tlanspercés pal lépée, parce que le vêtement des tués signifie le faux abominable corlompant et détruisant les çhoses qui appartiennent li lÉglise; ils sont dits en conséquence transpercés pal lépée, parce que lépée signifie le faux détruisant le vrai; par suite il est dit l( ta tene tu as perdu, ton peuple tu as tué; Il pal la terle il est entendu lÉglise, et par le peuple ceux qui y sont dans les vrais; les tuel, cest les détlUire pal les faux; (1 prépalez pour ses fils la tuerie, Il signifie quc leurs faux doivent Ctre détruits; ses fils sont les faux. :Qans Jé­ lémie: Il Il Y aura des transpercés de Jéhovah, en ce iour là, depuis un bout de la terreiusquau bout de la terre. I l - X X V . 33 ; - par les transpcrcés de Jéhovah depuis un bout de la terre jusquau bout de la tene, sont signifiés ceux chez qui tous les vrais de lÉglise ont été détruits par les faux; les transpercés de Jéhovah signifient ceux chez qui ils ont été détruits, et depuis un bout de la terre jusquau bout de la Lerre signifie toutes les choses de lÉglise. Dans le Mème : (( Cest pourquoi livre leurs fils li la {amine; et {ais-les sécouler par la main de lépée, afin que les hommes deviennent rares, tués par la mort, leurs Jeunes gens {rap­ pés par lépée dans la guerre. II - XVIII. 21.; - livrer les fils à la famine et les faire sécoulel pal la main de lépée, signifie éteindre les vlais de lÉglise par le manque de connaissances du vrai et par les faux; les fils sont les vrais, la famine est le manque- de connaissances, et lépée est le faux qui détruit le vlai ; « alin que les hommes devienflent rares, tués par la mort, » signifie que laf­ fection du vrai et pal suite la sagesse seront nulles, les hommes signifient laffection du vrai et par suite la sagesse, voir ci-dessus, N° 280; « leurs jeuncs gens frappés par lépée dans la guerre, Il signifie parce que les vrais sont détlUits par les allaques du faux,
  • 61. S8 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" 315, les jeunes gens sont les vrais, lépée est le faux qui détlUit, ct la guerre est la~taque du falx. Dans Ézéchiei : li Pass;cz par Jéru­ Mllnu, et frappez, et que 1otre œil népargne pain t; vieiÏlard, jeune /tomme, et vierge, et enfant tuez jusquil destruction; mais daucun homme sur qui (sera) le signe napprochez, 1 1 ­ IX. 5, 6; - ces choses ont été dites pal lhomme vêtu de lin ou par lange il dautres anges, et elles ont été ouïes par le PIophète; ­ pal elles il na pas été entendu quil fallait passer par Jélusalem, et y frapper et tuer jusquà destluction les vieillaJds, les jeunes gens, les vierges et les enfants, mais pal Jérusalem il est entendu lÉglise quant à la docttine, et quelle a été entièrenlent dévastée quant à tous les biens et à tous les vrais qui la constituent; par le vieillard il est enlendu la sagesse qui appallient au bien, pal le jeune homme lintelligence qui appallient au vrai, par la vierge laffection du bien et du vrai, et pal lenfant tout bien et tout vrai naissant, et spécialement le bien de linnocence pal lequel toutes les choses de lÉg,lise naissent chez lhomme; par napprochel daucun homme SUI qui sera le signe il est signifié le vrai daprès le bien. Dans le Même: (1 Quils les lapident atec la pierre, quils les déchirent avec leurs épées, que leurs fils et leurs filles ils tuent, et que leurs maisons au feu ils brûlent. Il ­. XXUI, 67; - ces choses ont été dites de Samalie et de Jérusa­ lem, qui y sont nommées Oholah et Oholibah, pal lesquelles sont signifiées les deux ltglises, à savoil, la spirituelle et la céleste, ici, ces Églises dévastées par les faux et par les maux; lapideJ de pierre et dèchiIer avec des épées signifie la destruction du Tai pal les faux, cal la lapidation signifiait la punition et la mort à cause. de la violence faite au Divin Vrai, le déchirement avec les épées signifiait la même chose; tuel les fils èt les filles signifie dé­ tluile tous les lais ct tous les biens, les fils sont les lais, et les filles les biens; et briller au feu les maisons signifie détluiJe toules les choses appallenant à lamour et il la charité parles maux de la­ mour de soi et du monde, les maisons sont les intélieurs de lhom­ me, ainsi les choses qui appartiennent à son amoul" ici détlUitcs; Ir- fcu cst lamolli dans lun et dans lautre sens. Dans Jélémie : «( Il:; .sont étendus il terre, dalts les 1ltc,~; lcnfant èt le "ù:il­ lard, mes nierges (( tf/lIi jeu1/es g(I1,~ SOllt tomlJé.~ par Nptc;
  • 62. Vcrs. G, CHAPITRE CINQUIÈME. 80tu as tu~ aujour de til coftlre~ tu nas point épargné. lI-La-ment. II.21; -là, il sagit aussi de lÉglise dévastée; êLre étenduà Lerre et dans les rues signifie ceux qui ont élé déLruits par lesmaux et pal les faux; lenfant et le vieillald, les vierges eL lesjeunes gens sont tombés par lépée, signifie ici, comme ci-de.8.sus,tous les biéns et tous les vlais avec linlelligence et la sagesse; leurextinction est signifiée pal l( lu as tué au jour de La colèle, tu naspoint épargné; II le jour de la colère signifie le dernier état de lÉ-glise, quand .le fait le jugement; il est dit que cest Jéhovah quiles a tués, cest-à-dire, qui les a éteints, mais cest lhomme lui-même; le sens de la lettre est LeI, que ce qui appallient à lhommemême est attribué à Jéhovah, voir N°s 2447,5798,6071,6991,6997,7533,7632,7643,7679,7710,7877,7926,8227,8282,8483,8632,901.0,9128, 930û, 1.0/131. Dans Amos: (c Je re-trancherai le Juge du milieu de 1Jloab~ et tOitS ses prillces Jetuerai avec lui. )l - II. 3; - par Moab, dans la Parole, sontentendus ceux qui adultèrent les biens de lÉglise; par le juge quisem retranché 1 et pal les princes qui seront Lués, il est signifié lebien qui est adulté.é et les vrais qui par suite sonl falsifiés; le jugeest le bien, et le plince est le vrai. Dans Zacharie: Il Voix de-hurlement des pasteurs~ parce que déul..tée a été leur magni-ficence; ainsi a dit Jéhovah mon Dieu: Pais les brebis de latuerie~ que leurs possesuurs tuent: jai fait paUre les bre-bi:; de la tuerie à cause de vous~ malheureux du troupeau. II-XI. 3,4,5, 7; - par les brebis de la tuelie, que leurs pos-sesseurs Luent, sônt signifiés ceux qui sonl dans le bien et qui sontséduits. par les faux de la doctline.; sont appelés blebis ceux quisont ,dans le bien de la charité, les pasteuls sont ceux qui ensei-gnent les vrais et qui pal les Hais conduisenl au bien. Dans Da-vid : Nous avons été tués chaque jour~ nous m:om été répu- (1th comme un troupeau de la boucherie; réveille-toi~ Sei-gneur~ ne (nous) abandonne point à perpétuité. Il -PSI XLIV.23, 24; - nous avons été tués chaque JOUI, signifie que de nous-mêmes toujours nous tombons dans les faux et sommes séduits pareux, SUItOUt au temps que les faux règnent, doù lon voit claire-ment ce qùe signifie le troupeau de la bouchèrie; Il léveille-loi,SeigneLU, ne (tlou.l() abandonne point à perpétuiLé, 1) signilic afin
  • 63. M LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" 3iS,que nous soyons élevés au-dessus des faux par.le Seigneur. DansÉzéchiel: Il Ils dégatneronl leurs ép~es sur la beauté de la sa­gesse, et profaneront ta splendeur; dims la fosse ils le pré­cipiteront, et lu mourras de la mort des transpercés. JI ­XXVIII. 7, 8; - ceci est dit du plince de Tyr, par qui est signi­fiée lintelligence plovenant des connaissances du vrai, ici, celleintelligence éteinte pal les faux; dégalnel les épées sur la beautéde la sagesse, signifie son extinclion par les faux; 11Iécipitel dansla fosse, signifie limmersion dans les faux; et mOUIir de la mortdes transpelcés, signifie la luine et la damnation; les transpercéssignifient ceux chez qui tout vlai est éteint, voir N° la5Q3, 9202,et la mOlt signifie la damnation. Dans Ésare : Il Est-ce que seloltla plaie de qui le frappait il la fhl1Jpé? ou que, selon le mas­sacre de ses tués il a été tlté? )) - XXVII. 7; -ici, il sagit deJacob et dIsraël par lesquels est signifiée lÉglise, pal Jacob lÉ­glise externe, et par ISlaêl lÉglise interne; les tentations de ceuxqui sont de lÉglise sont ainsi décrites; elles sont signifiées pal Il est-ce que selon la plaie de qui le frappait illaflappé; 1) et pal Il ouque, selon le massacre de ses tués il a été tué, 1) il est signifié quedans les tentations ils nont pas succombé et quainsi ils nont paspéri; le massacre des tués signifie la pmdilion pal les faux. Lemassacle signifie aussi la perdition et la damnation ailleurs dansle Même: Il Au jour du grand Massacre, quand tomberontles LOurs, )) - XXX. 25; - le joUi du grand massacre signifiele jugement derniel, quand les impies sont damnés et pélissent;les tours signifient les doctrines du faux, Dans le Même: Cl Je tlle­rai par la famine la racine, el tes résidus elle tuera. JI-XIV.30; - il sagit de la Philistbée, par laquelle est signifié le vraisans le bien, ou la foi sans la charité; tuer par la famine la lacine, signifie pélir entièlernent daprès le non-bien, la racine est tout ce (lai quoi elle vit, cest aussi pour cela quil est dit Cl tes lésidus elle tuelu, JI pal les jésidus est signifié tout cc qui reste de lÉglise. Dans .Jérémie : (( Jai clltendu la voix de la fille de Siolt, elle soupiJ"e et étend les mains; car ftlliguée a été mon tlme par leli,.lueurs. 1) -IV. 31; - ainsi est décrite la douleur de lÉg~ise qui tombe des vlais dans les faux; la fille do Sion est lÉglise; (1 elle soupire et étend 1(:; maius, " signifie lu (oulcII j Il car fa li­
  • 64. V(IS, O. ClLPITlŒ ClNQUlI:JUE. ôlguée a élé mon âme pal les lur.urs, Il signi Oc pal I~s faux qui étei­gnent la vie spirilllcllo, les tueurs sont ces faux. Dans Ésaïe: « Voici JéhOl)ah qui ,~ort deson lieu pour visiter liniquité dela ten-e; alors la terre décollV1ira ses sangs, et elle ne ca­citera plus ses tub. II - XXVI. 21.; - ces pamles concelllentle jour de la visite ou du jugement, quand les iniquités de tous se­lont dévoilées, ce qui est entendu pal « alors la terre <1écouvlira sessangs, et elle ne cachera plus ses tués; " la terre signifie lÉglise,ici, les méchants qui y sont; les sangs sont les maux qui ont dé­truit les biens de lÉglise, et les tués.sont les faux qui en ont détluitles vlais; soit quon dise que les tués signifient les faux, ou ceuxqui sont dans les faux, cest la même chose, puisque ceux-là soutdans les faux et que les faux sont en eux, et les faux en eux dé­truisent. La même chose est signifiée pal les tués dans Ésaïe ail­leurs: (e Que {erez-vous au jour de la Llsite et de la dlmas­totion? Sous les tués ils tomberont. ,,-X. 3, II ; - puis, danslApocalypse: « Dans Babylone a été trouvé le sang des pro­phètes et des saints, et de tous aux qui ont été tués sur laterre. Il - XVIll. 26 ; - ce qui est signifié par ces paroles, on levena dans la suile. Dans Ésaïe: « Je visiterai sur le globe lamalice; qu~conque sera trouvé sera transpercé, et quiconquesera ramas,çé tomberapllr lépée. Il -XIII.H, 15;-ces parolesconcernent aussi Babylone; « quiconque sera trouvé transpelcé, 1)signifie quils périront par le mal; et « quiconque sera lamassélombela par lépée, Il signifie quils péliront par le faux. DansMallhieu : Cl A la consommation du siècle, ils vous livreront àlaffliction, et ils VOllS tueront. Il - XXIV. g: - dans Jean: Cl Ils vous e::rrluro/.lt des synagogues; même lheure /;ient,que quiconque l)OUS tuera pensera offrirun culte à Dieu. ) ­XVI. 2, 3 ; - ces paroles ont été adressées aux disciples" et parles disciples dans le sens spirituel leprésentalif sont entendus tous les vrais et tous les biens de lÉglise, doù lon voit clairement cequi est entendu dans cc sens pal Cl ils vous tueront, II cest-à-direqualors ils délruÏlont les vlais et les biens de lÉglise. Dans Malc: (1 A la consommation du siècle le Irère livrera son {rtrc à lamort, et le père ses en{ants, elles en{ants se soulèveront con­ tre leurs parel/ts, et ils les tueront. Il - XIII. 12; - la con­
  • 65. û2 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, N" 315,sommation ùu sièéle est le derniel temps ùe lÉglise, quand lesfaux détruiront les vrais, ct que les maux détruilont les faux; parle frère, le pèle ct les enfants, il est entendu, non pas le flère, nile père, ni les enfants, mais le faux et le vrai, et aussi le bien et lemal; le flère Iivrela son flèle à la mort, signifie que le faux dé­truira le hien, et spécialement, que la foi seule détruÎla la charité,car la foi dans la Parole est dite le flèle de la charité; le père li­vlera ses. enfants li la mOIt, signifie que le bien de lÉglise périmpar les faux du mal, le père est le bien de lÉglise, et les enfantssont les faux du mal; les enfants se soulèveront contre les palentset les tueront, signifie que les faux du mal attaquelont les biens etles lais de lÉglise et les détlUiront. Dans Luc: « Lhomme, quiarait pianU une dgne. envoya un servitcw afin que les cul­tivateurs lui domulssent du fruit de la vigne; mais les cultz­valeurs le battirent et le lenvoyèrent il vide; et il envoya en­core un autre servitew; mais eu.x. layant aussi battu. lerenvoyèrent cl vide; il en envoya encore un troisième; maiseux, layant aussi blessé. le -:ha.ssèren: alors le Seigneur dela tigne dit: Que ferai-je? jenverrai mon Fils bien-aimé;mais ils dirent: Celui-ci est lIléritier, tenez. tuons-Le; et,Le jetant hol."s de la vigne. ils Le tuèrent, JI - XX. 10 à 16.Marc, XII. 2 à {) ; - ces choses ont été dites de lÉglise instituéechez les Juifs, et par elles sont décrites la pelversion et la falsifi­cation quils filent de tout vrai de la Parole par des traditions etpal des applications à eux-mêmes; là, chaque explession contientun sens spirituel, Cal tout ce que le Seigneul a prononcé, cest spi­rituellement même quillu prononcé, parce quil parlait daprès leDivin; par la vigne, que lhomme avait plantée, est signifiée lÉ­glise qui est dans les vrais; pal les serviteurs, quil envoya troisfois, est entendue la Parole qui leul avait été donnée pal lintel­médiaire de Moïse et des Plophètes ; il est dit trois fois, parce quetlois signifie le plein et le complet; ils les ont flappés, hlessés etrenvoyés à vide hOls de la vigne, signifie quils ont falsifié et per­verti les vrais quelle lenferme; renvoyer à vide hOfs de la vigne,signifie quils ont privé la Parole de ses biens et de ses vlais; parle Fils iJicn·aim6 est entendu le Seigneur quant au nivin Vllli, quipal suite aussi est appelé la Pmole ; ils LonL jeté hOlS de la vigne
  • 66. Vers. 6. Cn;PITItE CINQUIÈME. (l3ct Llin1 Iné, signifiH <lue ·ccst non-seulement Lui, mais cnco[etout Divin VIai qui plocMc de Lui, voir aussi (llus haut, N° 83.Dans Daniel: « Après soiXlInte-deu:1: iie11utÏlles le !fI essie seraretranché .. mais non point pour Soi. 1) - IX. 26; - par leMessie il est aussi entendu le SeigneUl quant au Divin Vrai, voirNo, 3008, 3009; Il 1 sera [etlanché, Il signifie que cest non-seu­lement Lui, mais aussi tout Divin Vlai chez ce peuple; « mais non ,point pour Soi, 1) signifie quil doit vivre de nouveau chez ceux quiseront {Jans la Nouvelle· Église, de même que ci-dessus, au Cha­pitre Premier de lApocalypse, li Et je suis ûv{mt, et i {fi étémort; et voici, vivant je suis aux siècles des sÙJcles. Il ­Vers, 18. . 316. Ayant sept cornes, signifie Auquel appartient laToute-Puissance . on le voit p~I la signification de la Corlle, encc quelle esl la llUissance du nai conlle le faux, mais quand ilsagit du ScigneUl, cest toute puissance ou la Toute-Puissanee ; silAgneau a été vu ayant des cOllles au nomble de stpt, cest parceque sepl signifie toutes choses, ~t se dit du sainl, voir ci-dessus,N° 257 : si la Corne et les Cornes signifient hi puissance, cestparce que la puissance des bêtes à comes, tels qne bœufs, béliels,bOues et aulres, consiste dans leurs cornes. Que la Corne ou lesCornes signifient la puissance du vrai contre le faux, et dans lesens suprême, lorsquil sagit du Seigneul, la Toute-:-Puissance, ctdans le sens opposé la puissance du faux contre le vlai, on le voitpar plusieurs passages de la Parole; et comme de là ré5ullc évi­demment ce que signifient, dans la Parole, les Cornes, dont il estsi souvent pa llé dans Daniel, et aussi dans lApocalypse, ct commeelles sont encore en usage dans le couronnement des Roi5, je vaislappolter ces passages; dans Ézéchiel: Il En ce Jour-là, je ferai(roUre une Corne-tlla maison dIsraël, ct je te dOllnerai ou­verture de bouche au milieu deux, afin quils connaissentque Aloi Oe suis) J éhovalz. 1) -XXIX. 21; - je felai cloilleune corne à la maison dIsraêl signifie le vlai en abondance, lamaison dIsraêl est lÉglise; comme cest là ce qui est signilié palla corne et (laI sa croissance, voilà poulquoi il est dit aussi, Il et jete donnerai ouverture de bouche, Il ce qui signifie la plédication duvrai. Dans le Livre 1 de Samuel: Ma Corne SlSr Nettr tII l(
  • 67. ü4 L.POCALYPSE EXPLIQUÉE. N"316.Jéhot(lh, ma bouche sest dilatée contre m(,~ clIilemis parce Jque j ai e.u de lallégresse daus ton salut. Il dOlLllera (oree àson Roi et il élèvera la Corne de son Oint. li -II. 1,10;­ Jcest le plophétique de Channah ; par Il ma corne sest élevée enJéhovah, Il il est signifié que le Divin Vlai la remplie et quil larendue puissante contre les faux, et comme cest là ce qui est si­gnifié, voilà pourquoi il est dit CI ma bouche sest dilatée contremes ennemis, Il la dilatation de la bouche est la prédication du vraiavec puissance, et les ennemis saut les faux quidispelsent le DivinVrai; Il il donnela force à son lloi et il élèvera la Corne de sonOint Il signifie la Toute-Puissance du Seigneur daplès le DivinBien par le Divin Vrai, car dans la Parole la force se dit de lapuissance du bien, et la cOllle se dit de la puissance du vrai, etlOint de Jéhovah est le Seignelll quant au Divin Humain, Auquelappartient la Toute-Puissance, voir N° 3008, 3009, 99ôlJ. DansDavid: CI Jéhovah a élevé la corne de son peuple, une louangepow tous ses saints, pOlllles fils dIsraël, pour le peuple pro­(he de lui. Il - Ps. CXLVIIl. 1ft; - pal « il a élevé la cornede son peuple, Il il est signifié quil a lempli de Divins Vrais; cestpourquoi il est dit, II une louange pour ses saints, pour les filsdIslaêl, ct pour le peuple qui est proche de lui; Il car ceux quisont dans les Divins Vlais sont appelés saints, puisque cest le Di­vin Vrai qui est lIppelé le saint, l)oir ci-dessus, N° 204; Israêl estlÉglise qui est dans les vlais, ses fils sont les vlais; le peuple aussise dit de ceux qui sont dans les vrais, et. celui qui"par eux a étéconjoint au Seigneur est dit ,ploclle. Dans le Même: Il J éhovalzDieu Sébaothf lhonneur de leur (orce Toi (Lu es), et par Jton bon plaisir tu élèveras notre Corne. Il - Ps. LXXXIX.18; - ici élever la corne signifie aussi remplil du Divin Vrai, etpar là agir avec puissance contle les faux; cest pour cela qui! estdit, CI Jéhovah Dieu Sébaoth ! ,lhonneur de leur force, Toi (tu eoS); lilhonneur aussi dans la Parole se dit de lÉglise et de la doctrinedu vlai de lÉglise. Dans le Même: Il Bon (est) lhomme qui acompassion et qui prete; sa justice demeure à perpétuité; sa Corne sera élevée al.ltt gloire. Il - Ps. CXIl. 5,9; - que lacorne signifie le Divin VIai, cela est évident en cc quil est dit, Cl sajustice demeure à pClpétuité, ct sa corne sCla élevée avec gloile; Il
  • 68. Vers. 6. CHAPITRE CINQUIÈME. 65la justice dans la Parolo sc dit du bien, cest pourquoi la COlne sodit du vrai, car dans cllllque cllose üe la Palole il yale mariagedu bien et du vrai; la gloire aussi signifie le Divin Vrai. Dans Ha­bakuk : Il La splendeur de Jéhovah Dieu sera comms la lu­mière; des Cornes de sa main à Lui (sortironl), et lil sera ca­chée sa forte. m. 4; - comme les cornes signifient le Divin 1) -Vlai avec puissance, cest pOUl cela quil est dit, <c la splendeur deJéhovah Dieu sera comme la lumièle, et dans ses cornes sera ca­chée sa fOIce; par la splendeur de Jéhovah et par la lumière est 1)signifié le Divin Vrai; et· par l~ force cachée dans ses cornes estsignifiée la Toute-Puissance du Divin Bien pal le Divin VIai, calloute puissance du bien est par le vlai, ct dans le Divin Vrai estcachée la Toute-Puissance qui appartient au Divin Bien. Dans Da­ vid : <c Jai trouvé David mon serviteur, de lhuile de l1Utsainteté je lai oint; avec lui ma l1UlÏn sera ferme, et monbras le fortifiera; ma vérité et ma 112zséricorde (seront) (meclui, et en mon Nom sera élevée sa corne. 1) - Ps. LXXXIX.21, 22, 25; - par David est entendu le Seigneur quant au DiviuVIai, voir ci-dessus, N° 205, et par II sela élevée sa corne, 1) il estentendu sa Divine Puissance qui est à Lui par le Divin Vrai da­près le Divin Bien; cest pourquoi il est dit II ma Vérité et ma Mi­séricorde seront avec Lui; » la Miséricorde, dans la Parole", quandil sagit de Jéhovah ou du SeigneUl, signifie le Divin Bien du Di­vin Amoul : puisque par David est entendu le Seigneur quant auDivin Vrai procédant de son Divin Humain, cest pour cela quil.eSt dit, Cl David mon serviteul; Il par le serviteur, dans la Parole,il est entendu, non le sOlviteu! dans le commun sens, mais tout cqui sert, et serviteur se dit du Vrai parce que le vrai sert au bienpOUl lusage, ici pour la puissance. Dans le Même : Il Je fcraipousse1 une corne ù David, je disposerai une lampe ù monOint. 1) - Ps. CXXXII. 17;- ici encore, par David est enlen~uJe Seigneur qnant au Divin VIai, et aussi par lOint; J..ui fairepousser une corne, signifie la multiplication du Divin Vrai dans lescieux et dans les terres par Lui; cest même pour cela quil est dit <c je disposelai une lampe à mon Oint, 1) par quoi il est enlendu lamême chose; que le Seigneur quant au Divin Vlai plocédant deson Divin Bien soit appelé Lampe, on le voit ci-dessus, N° 02. Il. 5.
  • 69. ()ij LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. -N"al6.Dans le Mému : Il léItOtllIt! mil (01CO, mOIt roc, ma (ortereI>8,;.mon Dieu, mon rocher en qui je me confie, mon bouclier, etla Corne de mon salut. Il - ls, XVIII. 2, 3. II Sam. XXII.3; - la fOlce et le lOC, lorsquils se disent de Jéhovah ou du Sei­gneur, comme ici, signifient la Toute-Puissance; la fortelesse, etle rocher en qui il se confie, signifient la protectitm; le bouclier ella corne du salut signifient la salvation qui en résulte; dans la Pa­role, la force, la forteresse et le bouclier se disent du Divin Bien;le lOC, le rocher et la come se disent du Divin Vrai; de là ces ex­pressions signifient la Toute-Puissance, la protection et la salva­tion qui sonl au Divin Bien par le Divin Vrai. Dans Luc: li Béni(soit) le Seigneur, le Dieu dIsraël, de ce quil a 7!isité et la­cheté son peuple, et de ce quil il suscité une Corne de salutdans la maison de David, afin de nous sauve1 de nos enne­mis. 1) - I. 68, 69, 71; - cest le plophétique de_Zacharie SUIle Seigneur el sur son avénement; une Corne de salut dans la mai­son de David signifie la Toute-Puissance de sauver par le DivinVrai daprès le Divin Bien; la COIne esl celle Toute-Puissance, lamaison de David est lÉglise du Seigneul; les ennemis dont il noussamela sont les faux du mal, car ces faux sont les ennemis dont leSeigneur sauve ceux qui Le reçoivent; quil ny ait pas dautresennemis dont le Seigneur ait sauvé ceux qui là sont enlendus parson peuple, cela est notoire. Dans MicMe : Il Lève-toi et (oule,fille de Sion, car ta Corne je la (elai de (cr, et tes ongles jeles (erili dairain, afin q~LC tu (roisses plusiews peuples. Il ­IV. 13; -- lève-loi et foule, fille de Sion, signifie la dissipationdu mal chez ceux qui sont de lÉglise; foulel, cest dissiper, et lafille de Sion est lÉglise qui est dans laffection du bien; II ta corneje la ferai de fer, )) signifie le Divin Vrai fort el puissant; II tes on­gles je les ferai dailain, 1) signifie la même chose; les ongles sontles vrais dans les dërniers; li afin que tu froisses plusieurs peuples, 1)signifie afin que lu disperses les faux, Cal les peuples se disent des1ais; el, dans le sens opposé, ils se disent des faux. Dans Zacha­lje: Ille vi,ç, et void, quatte Cornes, lesquelles ont disperséIe/wdah, Israël et Jtlrusalem; Il me montra quatre (o1ge­rons, et il me dit: Ce sont ces C(Jrnes qui ont dispersé 1 ehu­dah, tellement quil ny a 1Jas un !tomme qui lève sa tUe;
  • 70. Vers, 6, CHAPITUE CINQUIÈME, 6ï ceux-ci sont venus pour les (lfrayer, pour abattre Ics cornes des nations qui ont élevé la corne contre la terre de J ehudalt pour la disperser. Il - II. 1. t 2 t 3t h; - par ces choses est dé­ crite la vastation de lÉglise t et ensuite sa restauration; par Jehu­ dah t Israël et Jérusalem, il est signifié lÉglise et la doctrine de lÉglise; les cornes qui les ont dispelsés signifient les faux du mal qui ont dévasté lÉglise; les forgerons signifient la même chose que le felt à savoilt le .vrai dans les derniers, lequel est fort et puissant, ainsi la- même chose que la corne de fer; cest pOUl cela quil est dit deux t Il ceux-ci sont venus pOUl abattre les cornes des nations qui ont élevé la corne contre la terre de Jehudah; Il les cornes des nations sont les faux du mal qui ont dévasté lÉglise, et qui doivent. êtle dissipés pOUl quclic soit restaurée. Dans les Lamentations: Il Le Seignew a détruit cums son emportement le rempart de la fille de Jehudah, il lil abattu à terre, il a profané /, royaume et ses princes; il a retranché dans lemp01Urnent de sa colère toute corne dIsraël. 1) - II, 2 t 3; - làt il sagit de la vastation totale de lÉglise; le dernier temps, quand elle a été dévastée t est signifié par lempoltement de la colère du SeigneUl; ct sa vastation totale est décrite par II il a détruil le rempart de la fille de.Jehudah t il la abattu à terre t il a profané le royaume et ses princes; Il la fille de Jehudah est lÉglise; son rempaltt ce sont les vrais daprès le bien, le royaume et les princes sont les vrais de sa doctrine; par là on oit c1ailement ce qui est signifié par II il a retranché toute Corne dlsra!!lt Il à saoir t toute puissance du vrai. _de lÉglise pour résister contre les faux du mal. Dans Daniel: Il Daniel vit en songe quatre bêtes qui montaient de la- mer; la quatrième était robuste extrêmement, elle mangeait et broyait, et slle avait dix Cornes: et le faisais attention aux (ornes, et voici, un.e autre petite Corne montait entre_ elfes, et trois des premières Cornes furent déracinées de devant e//8; et voici, des yeux comme des yeux d homme dans cette Corne, et une bouche proférant de grandes choses: je vis que cette Corne- faisait la guerre contre les saints, et quelle avait prévalu sur eux, et quelle prononçait des paroles contre le Très-Haut: quant aux dix Cornes, ce sont d~x rois; el elle humiliera tlois rois, 1) - VU, 3, 7, S, 20 t 2:1, 23 t 211, 25; ­
  • 71. os LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, N" 316. quici 1)81 les corncs il soit entendu les faux qui détruisent les vrais de lÉglise, ou la puissance. des faux contre les vrais, cela cst évi­ dent; par la MIe qui monlait de la mer est signifié lamoUl de soi, doù sUlgisscnt tous les maux, ici, lamour de dominCl sur le ciel et SUl la tClTe, amoul qui se selt des choses Sainles pOUl moycns, tel quest lAmour qui est entendu pal Babylone dans lApocalypse; sila bête a été vue monter de la mer, cest palcc que la Mer signifie lhomme Naturel sépalé de lhomme Spililuel, car alOls lhommc est tel, quil ne désirc rien autant que de commandCl à tous, et daffermi! son empire pal le sens de la lettre de la Parole; les dix comes signifient les faux de tout genre, car dix signifie toutes choses; cest aussi pour cela quil est dit que les dix Cornes sont dix rois, car les lois signifient les vrais, et dans le sens opposé, comme ici, les faux; la petite come qui montait entre elles, et de devant laquellctrois des premières cornes fUlent déracinées, signiOc la perversion complète de la Parole parlapplication du sens de sa lettre à confirmer lamour de la domination; cette come est dite petite, parce quil ne semble pas quelle pervel!isse la Parole, et que ce-qui ne se montle pas devant la vue de lesplit de lhomme, ou devant son entendement, est considélé ou comme nul ou comme petit; dans le monde spirituel, telle est lapparence des choses qui ne peuvent être saisies que par peu de personnes; les trois Cornes, qui furent déracinées de devant elle, signifient les vrais de la Parole qui onl été ainsi détruits pal les falsifications; ces vrais sont aussi signifiés par les tlois rois quelle a humiliés; pal trois il èst signi:­ fié, non pas trois, mais le complet; pal conséquent, que les vrais ont été complètement détruits; comme cette Corne signifie la pel­ version de la Parole quant au sens de sa lettre, et que ce sens se présente aux yeux- des hommes comme devant êtle entendu ai-nsi et non autrement, et par conséquent comme ne devant êtle con­ lledit par personne, cest pour cela quil est dit de cette Corne quelle avait des yeux comme des yeux dhomme, et ulle bouche qui Proférait de grandes choses; les yeux signifient lentendement, et des yeux comme des yeux dhomme signifient lentendement comme du vrai, et la bouche signifie la pensée et le langage qui provien­ nent de cet entendement; daprès ce qui vient dêtre dit, on peut donc vOÏl cc qui est entendu par lensemble et par chaque partie de
  • 72. VOIS.6, CHAPITRE CINQUlÈ&Œ. 6ftcc passage, pal oxemple, par la hèle qui montait de la mm, quiavait dix COInes et des denls de fer, qui mangeait et bloyail,; parla pelite Corne qui montait entre elles, de devant laquelle trois despremièles comes furent délacinées, et qui avait des yeux commedes yeux dhomme, et une bouche plOfélant de grandes choses;pal celte come qui fit la guerre contre les sainls et prévalut SUl ,eux, ct qui plononçait des paroles contle le TIès-Haut; et par lescomes qui étaient aulant de lois, Dans le Même: Il Je vis en vi-sion un Bélier, qui m)ait deux Cornes; et ces Cornes, hautes;rune cependant plus /ulute que lautre, mais la plus hauteétait montée en arrière; il frappait de la Corne vers locci-dent, vers le septentrion et vers le midi, Alors voici, Urt Boucde chèvres vint de loccident sur les faces de toute la terre; ilavait une corne qui paraissait entre ses yéux : celui-ci courutsur le Bélier dans la fureur de sa force, et il brisa ses dellxCornes, et il le Jeta ci terre, et il le foula; mais la grandeCorne du Bouc fut brisée, et quatre comes montèrent ci saplace, selon les quatre vents des cieux: et de lune dellessortit une seule corne, dabord petite; et elle grandit beaucoup rs le midi, et vers le levant, et lJers la splendeur; et elle -grandit Jusqu ci larmée des cieux, et elle jeta à terre (une par-tie) de larmée, et elle la (oula; et même Jusquau Prince delarrnée elle séleva, et fut rerncrsé lHabitacle de son sanc-tuaire, parce quelle Jeta la vérité il terre. Il - VIII. 3, U,5, 7, 8, 9, 1.0, 1.1, 12, 21; - ici est décrit lautle plincipe quidévaste lltglise, à savoir, la foi seule; pal le Bélier il esl signiliéle ùien de la chalité et la foi qui en procède, et pal le Bouc la loiséparée davec la chalité ou la foi seule; ou, ce qui est la mêmuchose, ceux qui sont dans le bien de la charité et. ceux qui sontdans la foi seule; pal leurs cornes sont signifiés les lais daplès lebien ct les faux daprès le mal, les uns et les autres combattant;les YIais ôaprès le hien par les corn~ du héliel, et les faux daprèsle mal pal les cornes du bouc; le vlai de la foi daprès le bien dela ehUlilé est sigllifié en ce que le Béliel avait deux COlnes llaules,luHe plus haute que lautlc, et la plus haule monlant Cil ulTière;et cela fut vu scloll linflux du bien ct du vlai chez lhomme et chezlcslril ~ l,al lout 1.Jien cst lCÇU dans la pallic postélicUIC, et tout
  • 73. in L APOCALYPSE EXPLIQUÉE. 1<" 3i6.vrai dans la partie antélieure t puisque le Cervelet a ét6 formé pourrecevoir le bien qui appaltient à la volonté t et le Cerveau pOUl re­cevoir le vrai qUI appartient à lentendement; par loccident, leseptentrion et le midit.vers lesquels il frappait t sont signifiés lesbiens et les vrais que reçoivent ceux qui sont dans la charité et parsuite dans la foi t et par lesquels ils dispersent les maux et les faux:pal le Bouc de chèvres, qui vint de loccident sur les faces de toutela telre, est signifiée la foi séparée davec la charité, et dont loli­gine vient du mal de la vie t le bouc de chèvres est cette foi, loe­cident est le mal de la vie t et la terre est lÉglise; la corne qui pa­raissait enlJe ses yeux t signifie que cétait daprès la prople intel­ligence; l( il COUlUt sur le bélieJ dans la fureur de sa force t il brisases deux cornes, il le jeta à terre t et il le foula, 1) signifie quil dé­LJuisit entièrement la charité et par suite la foi" car la chalité étantdétruite t la foi lest aussi, puisque la foi vient de la charité; (1 la grande COlne du bouc fut brisée; et quatre cornes montèrent à sa place selon les quatre vents des cieux t Il signifie tous les faux con­joints avec les maux; les cornes signifient les faux du mal, quatre leur conjonction, et les quatre vents des cieux tous tant les fauxque les maux; l( de lune delles sortit une corne dabord petite, Ilsignifie la justification par la foi seulet car elle natl du plincipe de la foi seule, elle est dite dabold petite t patce que ce principe ne se présente pas comme faux; l( Cette corne glandit beaucoup vels le midi, et vers 1~levantt et vers la splendeur; et elle glandit jusquà, larmée des cieux t et elle jeta à terre une partie de latmée t et elle la foula t Il signifie quelle détruisit tous les vrais et tous les biens,de lÉglise, le midi cest où le lai est dans la lumièlc; le levant et la splendeur t cest où le bien est dans la clalté pal le nai; larmée des cieux, ce sont tous les vrais et tous les biens du Ciel et de lÉ­ glise; jeter une partie de larmée à terre et la fouler ~ cest détruire entièrement; II jusquau Plince de larmée elle séleva t et f1,lt ren­ versé lHabitacle de son sanctuaiJe t 1) signifie laction de nier, le Divin Humain du Seigneurt et pal suite la vastation de lÉglise;le Plince de larmée est li Seigneur quant au Divin Humain, parce que de Lui plocMent tous .les vrais et tous les biens qui font lÉ­ glise; lhabitacle de son sanctuaire t cest lÉglise où sont ces vrais et ces biens; quici il soit entendu que les vrais onl éLé détruits par
  • 74. Vers. 6. CHAPITRE CINQUIÈME. 7iles faux, cela est évident, cal il est dit quelle jeta la vérité à Lelle.Que de teUes choses soient signi1i6es par le Béliel crie Bouc eL palleurs Comes, on le voit clairement daplès les Apparences dans leMonde spirituel; car Ill, quand ceux qui sc sont confirmés dans laDoclrine sur la foi Seule et sur la Justification par cette foi, discu­tent avec ceux qui sont dans la Do~tline sur la charité et sur la foiprocédant de la charité, alOls aux yeux de ceux qui gC tiennent auloin il apparatt des Boucs ou un Bouc avec de semblables cornes,et sélançant avec une paleille fureur contre des Béliels ou un Bé­Iiel, et il semble aussi quil foule les étoiles sous ses pieds; ceschoses ont aussi étévucs par moi, et en même temps pal des assis­tants qui, par conséquent, fUlent confiln1és que cest là ce qui estentendu dans Daniel, et que la même chose est aussi entendue palles Blehis il la droite et les Boucs à la gauche, dans Matthieu, ­XXV. 32 à AG, - à savoir, pal les BI~bis ceux qui sont dans lebien de la chalité, et par les Boucs ceux qui sont dans la foi seule.Dàprès ces passages, qui ont été rapportés daprès Daniel, on peuten quelque sorte voh ce qUi est signifié dans lApocalypse par li leDragon qui {ut vu ayant di7- Cornes, - XII, 3 ; - pal « laBele que Jean vit monter de la mer, ayant aussi dix Cornes, li- XIII. 1.; - et pal « la Femme quil vit assise sur une Bêteécarlate ayant sept têtes et dix Cornes, au sujet de laquellelAnge dit: Les dix Cornes, que tu as vues, sont dix rois, Il ­XVII. 3, 7, 12; - mais il en sera tlaité plus tal(l dans lexpli­cation de ces passages. Que la puissance du faux contre le vrai soitsigniliée par la Corne et pal les Cornes, cela aussi est évident parles passages suivants; dans Jérémie: « Elle a été retranchée laCorne de Moah, et son bras a été brisé. 1) - XLVIII. 25; .-:pal Moab sont signiOés ceux qui sont dans des hiens bâtards et palsuite dans des vrais falsifiés, lesquels en eux-mêmes sont des faux;la destluction de ces faux est signifiée par (( elle a été lellanchéela come de Moab; et la destruction de ces maux, pal « son hlas )1a été brisé. )1 Dans les Lamentations: (e Jéhovah a {ait que sestrrjolli à ton sujet lennemi; il a élevé la Corne de tes adver­saires. Il - II. 17; - pal lennemi il est entendu le mal, eL parles adversailes les faux du mal; élever la corne des a(vcrsuilc~,r.p.sl faile lue les faux lemportent SUi les nais ct ICi> détruisent.
  • 75. 72 LAPOCALYPSE I0tPLlQUÉE. N" 316. Dans Ézéchiel: « Du ct1té et de lépaule vous poussez.. el de vos Cornes vous frappez toutes les brebis faibles. jusquà ce que tOus les ayeZ dispersées dehors. II - XXXIV. 21; - pousser du COté et de lépaule, cest de toute force et avec effort; frapper avec les cornes les brebis faibles, jusquà ce que vous les ayez dis­ persées dehors, signifie détruire par les faux les personnes probe.c; qui ne sont pas encore dans les vrais daplès le bien, mais qui ce­ pendant désirent y être. Dans Amos: « Au jour que je ferai la visite sur les prévarications d]sraël sur lui, je ferai la visite sur les autels de Béthel, afin que soient retranchées les Cor­ nes de {autel. et quelles tombent à terre. Il - III. H; - par les autels de Béthel est signifié le culte daprès le mal, et par les comes de lautel sont signifiés ses faux du mal; les cornes de lau­ tel qui selont retlanchées et tomberont à telfè, signifient que ces faux doivènt être détruits. Dans le Même: « Vous qui avez de lallégresse pour une chose de néant, qui dites: Nest-ce pas- par notre force que nous avons pris pour nous des Cornes. Il -VI. 13; - « pal noIre force plendre des cornes, »signifie par les forces de la plopre intelligence plendle des faux par lesquels se­ lont détluits les vrais. Dans David: (dai dit à ceux qui se glo­ rifiaient : Ne vous glorifiez point; et aux impies " Néleve.;­ point en haut votre Corne, ne parlez point avec un cou en­ durci; toutes les Cornes des impies je couperai; élevées seront {es Cornes du juste. II - PS, LXXV. 5, 6, 11.; - pal élever la corne en haut, il est signifié défendre fortement le· faux contre le vrai, cest pourquoi il est dit aussi: « Ne palIez point avec un oou endurci; Il par couper leUls cornes il est signifié détruire leurs faux, et pal élever les COInes du juste, rendre puissants et forts les vrais du bien. Comme pal rend.e hautes les cornes, et pal élever les cornes, il est signifié remplir de V1ais, et lendre les nais puis­ sants et forts contle les faux, cesl pour cela que les vrais ont été aussi appelés cornes de licorne, et cela parce que ces cornes sont hautes; comme dans MoIse: « Au prem.i8l·.né de son bœuf, hon­ neur à lui, et Cornes de LicOl·ne ses Cornes; avec elles les peuples il frappera ensemble aux bouts de la terre; et eux· (sont) les myriades dÉphraim cl les milliers de Jl6nascheh.)1 - Deutél. XXXlIl. 17; - ces choses sont dites de Joseph, par
  • 76. crs:6, CHAPITRE CINQUIÈME. 73 lequel dans le sens suplème est replêsonté le Seigneur quant au Divin Spirituel, ou quant au Divin Vlai dans le Ciel; de là aussi par Joseph sont signifiés ceux qui sont dans le Royaume spirituel du ScigneUl, voir No 3969, 3Ù71, h6ti9, 6/d7; « premier-né du bœuf, honneur à lui, n signifie le bien de lamour spirituel; « corneS de licOI:nc ses cornes, Il signifie les lais dans leul plénitude et par suite dans leul puissance; flapper les peuples aux bouts de la terre, signifie rnstruile de vrais tous ceux qui sont de lÉglise, et par les vrais dissiper les faux; les mYliades dJ~phraïm et les milliers de Menascheh, signifieni laffluence et labondance du vrai et de la sa­ gesse qui en procède, et laffluence et labondance du bien et de larnour qui en procède; ÉphraIm, dans la Parole, signifie lintel­ lectuel de lÉglise, lequel appallient au V1ai, et Menascheh signifie le volontaire de lÉglise, lequel appartient au bien, voir NOl 3969, 535!1, 6222, 6l3b, 6238,6267,6296; et par les myriades et les milliers il est signifié des choses en gl8nd nombIe, par conséquent·une alOuence et une abondance. Dans David: « Sauve-moi de lagueule du lion, et dentre les Cornes des licornes exauce­moi. Il - 1>:>. XXII. 22; - par le lion est signifié le faux qui dé­truit a"ec force le vrai, et pal les cornes des licolnes sont signifiésles vrais qui plévalent contre les faux. Dans le Même: « Comme(celle) dune licorne ma Corne. li - Ps. XCII. ~ 1.; - la cornecomme celle dune licorne signifie le vrai quant à la plénitude et àla puissance. Dans lApocalypse: « Et le si,xième Ange sonnade la trompette, et jentendis llne voix des quatre Carlus delautel dor, qui e,~t en présence de Dieu. Il .-...IX.1.3;-IAuteldu parfum, qui était aussi appelé lAutel dor, ~lait le représentatifde laudition et de la réception de loutes les choses du culte, quiproiennent de lamour et de la charilé par le Seigneur, ainsi le re­présentatif de ces choses du culte qui sQnt élevées pal le Seigneur;les cornes de lautel leprésentaient les vlais qui procèdent du biende lamour; de là on voit pourquoi une voix fut entendue des quatrecornes de laulel, cal cest pal les vrais que le bien agit et parle.Comme les Autels leplésentaiellt le culte du Seigneur daprès lebien ue lamour, et que tout culte, qui est vélilablement culte, sefuil daplès le hien dô lamoUl par les vlais, cest pOUl cela quil y avait dès COIDeS tlUX Autels; quant à lAnlel du palfum, on le voit
  • 77. 7h LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. NG 316. Ilans Moïse: (1 Tu feras quatre Cornes sur lAutel du parfum, de lui elles seront, et tu les couvriras dor. )1 - Exod. XXX. 2, S, 1.0. XXXVII. 25, 26 : - quant à lAutel de lholocauste, on le voit ailleurs, dans le Même: li Tu feras des Cornes sur les quatre Angles de lAutel de l holoca,..ste, de lui seront ses pornes.Il-Exod. XXVII. 2. XXXVIIl. 2; -les Comes étaient tirées de lAutel même, pour signiOer que les vrais, que les èornes représ~ntaient, procèdent du bien de lamour que représentait lAu­ tel lui-même, car tout vrai est daprès le bien; elles étaient quatre, et à chaque Angle, pOUl signifier quelles tenaient lieu des quatlc plages du ciel, pal lesquelles sont signifiées toutes les choses du vrai daplès le bien. Comme toutes les expiations et toutes les pu­. rifications se font pal les vlais daprès le bien, cest pour cela quon faisait expiation sur les cornes des Autels; cc sur les Cornes de lAutel du parfum, )1 - Exod. xxx..10. Lévit. IV. 7;­ et (1 sur les Cornes de lAutel de lholocauste, )) - Lévit. IV. 25, 30, 3h. VIII. 15. IX. 9. XVI. 18. - Et comme toute Di­ vine Protection existe par les vrais daprès le bien, cest pour cela que (1 ceux qui almient fait des maux, et qui craignaient la mort, saisissaient les Cornes de lAutel, et étaient sauvés,)l­ 1 Rois, 1. 50, 51, 53; - mais que li ceux qui, dé propos déli­ béré et par tolonté, avaient fait le mal, nétaient point sau­ vés. Il - 1 Rois, Il. 28 à 31. - Enfin, comme les CorIies signi­ fiaient les vlais daprès le bien, cest aussi pour cela que, quand les Rois étaient oints, cela se faisait avec de lhuile velsée dune come; (1 ainsi fut oint David,)l - voir 1 Sam. XVI. 1, 13; - et « de même Salomon, Il - 1 Rois, 1. 39; - lhuile signifiait le bien de lamour. De cette signification des Cornes, que les Anciens ont con­ nue, est venu lusage de faÎle des cornes germinatives et odolifé­ lantes; de là lexpression cornucopia (corne dahondànce). 317, Et sept yeux, signifie et Auquel appartient la Toute­ Science: on le voit pal la signification de sept Yeux, IOIsquil sagit du Seigneur, en ce que cest la Toute-Science; cal pal les yeux, quand il sagit de lhomme, il est signifié lentendement; quand donc il sagit du Seigneur, il est signillé la Toule-Science : que les yeux, quand il sagit de lhomme, sihIlilient lenlendemeut, et quand il sagit du Seigneul, la Plovidence, ct aussi la DÏine
  • 78. "crs. 6. CHAPITRE CINQUIÈME. 75Sagesse et la Divine Intelligence, (lui est la Toule-Science, on levoit ci-dessus, N" :152 : il cst dit sept youx, palcc que sept signifietoules chose!;, ct se dit du Saint, comme ci-dessus, 318. Qui sont les sept e,çprits de Dieu# envuy~s par touteIII lerle # signifie de là dans le Ciel et dans l ÉgUse toutesagesse et toute intelligence : on le voit par la significationdes sept e,çprits de Dieu# en ce que cest le Divin Vlai plocé-dant du SeigneUl, ainsi quil a été dit ci-dessus, N° :18S; et parcequils signifient le Divin Vrai procédant du Seigneur, ils signifientaussi la Divine Sagesse ou la Toute-Science; ct par la significa-lion de envoyés par toute la terre, en ce que cest de là dans leCiel et dans lÉglise toute sagess~ et toute intelligence; être en-voyé signifie être communiqué, et pal toute la telre signifie lÉglisetant dans les Cieux que dans les telres, voir ci-dessus, N° SOli :de là, on voit clairement pourquoi il est dit que les sept Yeux de lA·gneau sont les sept Esprits de Dieu envoyés pal toute la tene, C3lles sept yeux signinent la Toute-Science qui est au Seignem da-plès le Divin Bien par le Divin Vrai. Que de là ploviennent toutesagesse et toute intelligence, cest parce que lhomme ne peut com-prendre le vlai ni savourer le bien par lui-même",mais Hie peut parle Seigneur, et parce que toute sagesse et toute intelligence appar-tiennent au vrai daplès le hien ; si la sagesse et lintelligence nontpoint été formées de ce vrai, ce nest pas la sagesse ni Itintelligence,mals cest 19, folie et la sottise, lesquelles se présentent devant lesignolants et devant les méchants comme la sagesse et lintelligence,en cela quon ~eut daplès la mémoile parler et laisonne.; en effet,le propre de lhomme nest absolument que le mal et le faux, sonplople olontaile est le mal, et son plopre intellectuel pal suite estle faux; cest pou lquoi tout ce qui vient du prople est contre la s·a-gesse et lintelligence, et ce qui est contre la sagesse est folie, et cequi est contle lintelligence est sottise: de là on peut voir qUà moinsque lhomme ne soit élevé au-dessus de son propre par le Seigneul,ce qui arrive quand il reçoit le Divin Vrai non-seulement pal lamémoile mais encore pal la vie, il ne peut nullement être sage nicomplendre; mais celle élévation au-dessus du plopre par le Sei-gneul Ile se mnnifc..~te pas à lhomme et nest pas pelçn pal lui,lant quil est dans le monde, mais r.c nesl que quand il vient dans
  • 79. ( LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. l" 3iS.son eSI>rit, cc qui arlive après quo le corps mau!ricl en a élé séparé,toutefois cela nest alols pcr~u qua par ceux qui viennent dans leCiel. II est dit la sagesse et lintelligence, paree que la sagesse appal·tient au vrai daplès le bien, car 01018 lhomme savoure le bien dansle vrai, tandis que lintelligence appalLient au vrai par lequel est lebien, car alors lhomme ne savoUle pas encore le bien dans le vrai,mais il est affecté du vlai parce que cest le vlai; dans la sagesse sontceux du Royaume Céleste du Seigneur, palce quils sont dans lesvlais daplès le bien, tandis que dans lintelligence sont ceux duRoyaume Spirituel du Seigneur, parée quils sont dans les vrais pallesquels est le bien: mais SUl ceux qui sont dans les vrais pal les­quels est le bien, voir dans la DOCTRINE DE LANouVELLEJÉRUSALEM,le N° 23; et sur ceux qui sont dans les vlais daprès le bien, le N° 24du même Traité: et sur le Royaume céleste et le Royaume spiri­tuel, voir dans le Tlaité nu CIEL ET DE LENFER, les No 20 à 28. 31.9. Et il vint et prit le livre de la main droite de Celuiqui était assis sur le Tr~ne, signifie que ces choses viennent deson Divinllumain: on le voit palla signification de lAgneau quiplit le livre de la main droite de Celui qui était assis SUI le trône,en ce quil est le Seigneur quant au Divin Humain, ainsi quil a étéexpliqué ci-dessus, N° 314; que par la main droite dc Celui quiétait assis sur le trOne il soit entendu le Seigneur quant à la Toulc­Puissance et à 11 Toute-Science, on le voit aussi ci-dessus, No 297,298; cest dc là que pal il vint et ptit le /ivloe de la main droitede Celui qui était assis sur le tr~ne, il est signifié que ces chosesviennent du Divin Humain; que ce soient la Toule.:})uissancc et laToule-Science, cest aussi parce quil en est question, comme on levoit clairement par ce qui précède, où il est dit quc lAgneau avaitsept cornes et sept yeux, les sept cornes signifient la Toute-Puis­sance, et les sept yeux la Toute-Science, ainsi quil vient dêllcdit, N° 316, 31ï; et (Agnean le Divin Humain, N° 3U : que lafoute-Puissance ct la Toute-Science appartiennent au Divin Hu­ main du ·Seigneur, on peut lc voil daprès ce qui a été dit et ex­ pliqué ci-dessus, No 10, 26, 32, 69, 52, 63, 77, 82, 96, H3, BlJ, 135,1.3ï, 151,178, 200, 205 r., 209, 206, 297, 309. 320. VeIs. Sl 9, 10. Etlfllillul illUt pris la /i,re, lm; qUltlrtl A llirrul1la; et les ViJl!Jt~ql/(tfrcAnd(n,~ oWJ prosternèrent dcm
  • 80. Vers. 8. CIUPlfUE CINQUlJ~ME.JAgI/NlII. ayant (!lIUWI de!lltnrpe.~. et des coupcs dor pleillc.~de parftml~. qui sont IC6 prùf(s des ,çaints. - Et ils chan­taieltl un Cantique llOuveflfl, disant: Digne tu es de prendrele livre et den OUlwir les sceau;c, parce que tu as été tuA etnous as mc/reth à Dieu en ton sang. de toute tribu el lan­gue. et peuple et nation. - Et tu nous as raits à notre Dieurois et p,Ures, et nous régnerons sur la terre. - Et quallltil eut p,is le livre, signifie après la ,econnaissance que lHumaindu Seigneur est Divin, et quil a la Toute-Puissance et la Toute­Science: les quatre Allimau;c et les vingt-quatre Anciens sel)rosternbent devant lAgneau. signifie la ,econnaissance-et parsuite la glorification du Seigneur par les Anges des Cieux supé­ricm1s : ayant clUlcun des harpes. signifie la confession daprèsles vrais sphiluels : et des coupes dor pleines de pa,!umN, si­gnifie la confession daprès les biens spilituels : qui S01lt les prièlesdes saints. signifie daprès lesquels il y a culte: et ils chantaientun Cantique nouveau: signifie la reconnaissance et la confessiondaprès la joie du cœur: disant: Digne tu es de prendre le /i­me et den ouvrir les sceaux, signifie que le Seigneur daprès leDivin Humain possède la Toute-Puissance et la Toute-Science :parce que tu as été tué et nous as raclwtés à Dieu en ton sang. signifie la séparation de tous davec le Divin, et la conjonction avec le Divin par la leconnaissance du SeigneUl, et par la réception du Divin Vrai qui procède de Lui: de toute tribu et langue, signifie de tous ceux qui sont dans les vrais quant à la doctrine et quant à la vic: et peuple et nation, signifie qui sont de lÉglise spiri­ Luelle du Seigneur et de son Église céleste: et tu nous as raits ci notre Dieu rois et p,êtres, signifie que ceux-là sont par le Sei­ gneur dans les vlais et dans les biens cie lÉglise et du Ciel: et nou.ç régnerons SUl la terre, signifie la Puissance qui appartient au Seigneul Seul pal le Divin Vlai uni au Divin Bien, et par suite. la puissance et la sagesse pour ceux qui sont du Royaume spirituel et du Royaume céleste du Seigneur. 321. Et quand il eut pris le livre. signifie après la ,ec01l­ naissance que l/lumain du Seigneur est Divin, et quil a III Toute-Puissanre et la Toute-Science: on le voit pal la Sélill dans le sens interne; en elrel, il a été question de cela dans cc qui
  • 81. 78 l APOCALYPSE EXPLIQUÉE, N· 321.vient ùèlle expliqué, voir No, 316, 317,318,319; ct, dans cequi maintenant va suivre, cela est leconnu, et cest pour cela que leSeigneur est céléblé et glorifié; et comme celte célébration ct ceLLeglorification sont une vive leconnaissance que lHumain du Sei­gneU! est Divin et quIl a la Toute-Puissance et la Toute-Science,ct comme cette reconnaissance va suivle maintenant, voilà pOUI­quoi cela est signifié par Cl quand il eut pris le, livre. Il La glori­fication du SeigneuI dans ce qui va suivre est faite dans cet ordre:Dabord, par les Anges des Cieux supélieuIs ; ensuite, par les An­ges des Cieux inférieurs; et enfin, pal ceux qui sont sous les Cieux;la glorilication du SeigneU! parles Anges des Cieux supérieurs estcontenue dans les Velsets 8,9,10; la glolification du Seigneurpar les Anges des Cieux inférieuIs, dans les Velsets 1.1, :1.2; et laglolÎfication par ceux qui sont sous les Cieux, dans le Verset 13 ;mais il sera spécialement parlé de ceux-ci dans ce qui suit. 322. Les quatre Animaux et les vingt-quatre Anciens se.prosternèrent delllnt r Agneau, signifie la reconnaissance et par suite la glorification du Seigneur par les Anges des Cieux supérieurs: on le voit pal la signification des quatre Animaux et des vingt-quatre Anciens, en ce quils sont en génélal tout leCiel, mais en parliculielles Cieux intimes, pal conséquent les An­ges des Cieux supélieurs, ainsi quil a été dit ci-dessus, N° 313 ;ici en particulier les Anges de ces Cieux, parce que la glorifica­tion par les Anges des Cieux infélÎellls est faite dans la suite; ctpal la signification de se prosterner devant lAgneau, en ce quecest la leconnaissance daplès un cœul humble; que se prosternelsignifie lhumiliation, et alors la léceplion et la reconnaissance decœUI, on le voit ci-dessus, N° 290; quil soit entendu la leconais­sance du Divin Humain du Seigneur, cela est évident, car lAgneausignifie ce Divin Humain; voir ci-dessus, N° 31h. Il sera aussi ditièi en peu de mols quels sont les Cieux supélieuIs et quels sont lesCieux inférieuls : Il ya trois Cieux, le TIoisième ou Ciel Intimehabité par les Anges qui sont dans lamolli céleste, le Second ouCiel Moyen habité pur les Anges qui sont dans lamour spirituel,le PlOmier ou Derniel Ciel habité par les Anges qui sont danslamour spiJituel-natUlel : le TIoisième ou Ciel Intime est conjointavec le Second ou Ciel Moyen par des Anges intermédiaires, qui
  • 82. Vers. 8, CHAPITlŒ CINQUIÈME. 7~) sont appelës Anges célestes-spirituels ct sPÎljtucls,cèlestes, ceux..ci conjointement avec les Anges du Tloisièmc Ciel ou Ciel Intime constituent les Cieux Supérieurs, Landis que tous les autres du Second Ciel ou Ciel Moyen avec ceux qui sont dans le Plemier ou Dernier Ciel coustituent les Cieux InférieUls : les quatre Animaux signifient en patticulier le Tloisième Ciel ou Ciel Intime, et les vingt-quatre Anciens le Second Ciel ou Ciel moyen qui a été con- joint au Troisième Ciel ou Ciel Intime, ainsi ensemble les Cieux supérieurs: quant aux Anges intermédiaires qui sont appelés cé- lestes-spirituels et spirituels-célestes, et à la Conjonction du TIoi- sième Ciel avec le Second Ciel par ces Anges, voir dans les AR- CANES CÉLESTES, N° :1577, 182A, 2:186, A067, 6286, 6585, 6592,6596, 6A35, 6526,8787,8802,967:1, 323, Ayant chacun des hmpes, signifie la confession da- près les vrais spirituels : on le voit pal la signification de la harpe, en ce quelle est la confession daplès les vrais spirituels: si les ha/pes ont ceLte significaLion, cest parce que la harpe était. un inStlUlnent à cO/des, et que ces instruments signifient les spiri- tuels ou les choses qui appartiennent au vrai, tandis que les instlU- ments à vent signifient les cétestes ou les choses qui appartiennent au bien: que les instruments de Musique aient de Lelles significa- tions, cela vient des sons, car le son correspond aux affections, et même dans le Ciel les affections sont pelçues daprès les sons; et comme les affections sont diverses, et que les instruments de mu- sique rendent des sons divels, voilà poulquoi daprès la correspon- dance et par suiLe daprès la concoldance ces inslluments signifient les affections; en général les instruments à cordes signifient des choses qui appaltiellnent aux affections du vrai, et les instruments à vent. des choses qui appartiennent aux affections du bien, ou ce qui est la même chose, ce~tains instruments appartiennent à la classe spiri- tuelle, et certains autres à la classe célesLe : de nombreuses expé- riences mont donné la pleue que les Sons·corlespondent aux affec- tions, et aussi les sons de musique, et que les Anges sont affectés selon les sons et selon les variétés des sons, mais il selait trop long de rappoltel toutes ces expériences; je vais seulement dire ce que jai observé en génélal, à suoir, que les sons disclets réveillent les af- fections du Tai, ou que ceux qui sont dans les affections du vrai
  • 83. 80 LAPOCALYPSE EX~LIQUÉK N" 323.SOllt a/Tectés pal eux, et que les sons continus lévcillent les affec­tions du bien, ou que ceux qui sont dans les affections du biensont affectés par eux; soit que lon dise les affections du vlai oules spirituels, cest la même chose, comme aussi soit que lon diseles affections du bien ou les c6lestes, cest encore de même; maisce sujet peut êl1e mieux compris daprès ce qui a été rapporté parex.pélience sur les sons, et sur la conespondance des sons avec lesaffections, dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER, N° 241. Da­près ces explications, on peut voir. maintenant pourquoi, dans laParole, et surtout dans David, il est parlé de tant de genres dIns­tluments de Musique, par exemple, de Nablions, de Harpes, deFlûtes, de Cymbales, de Tamboulins, de Trompettes, dOrgues,et de plusieUls autres, à savoil, que cest pOUl la corlespondance avecles affeclions, ct en même Lemps avec les articulations, lesquellessont les mots qui contiennent des choses ct en découlent. Que lesHarpes surtout signifient les affections du vrai, parce quelles lesléei1lent, par conséquent aussi la confession qui se fait dun cœuljoyeux daprès les vrais spirituels, on peut le voil par les passages suivants; dans Ésaïe: Il Il sera dans laffliction, le moût; illanguim, le cep; ils gémiront, tous les joyeux de cœur; ellecessera, la joie des tambourins; il cessera, le tumulte desjoyeux; elle cessera, la joie de la harpe; avec le chant ils neboiront point le vin. Il - XXIV. 7, 8, {); -là, il sagit de la vastation de ll~glisc spilituelle, ou de son bien et de son vrai; pal Il il sera dans laffiiction, le moût, )) et Il elle cessera, la joie des tamboulillS, Il il est signifié que le bien spirituel doit cesser; pal Cl il languira, le cep, )) et Il elle cessela, la joie de la halpe, II il est signifié que le vrai de ce bien doit cesser; en effet, le bien spiriluel est signifié par le mofll, et la joie de ce bien par le tambourin; et le vrai spirituel est signifié par le cep, el la joie de ce vlai par la halpe; comme cest laffection de ce bien et de ce vrai qui doit cesser, cest pOUl cela quil est dit Il ils gémilont, tous les joyeux ùe cœur, Il et (1 il cessera, le tumulte des joyeux; li pal les allé­ gresses et les joies, dans la Palole, sont signifiées les allégresses et , les joies spirituelles, qui toutes proviennent des affections du vrai ét du bien; il estajouté, (1 avec le chant ils ne boilont point le in, li parce que le chant signifie le témoignage de lallégresse daprès
  • 84. Vers. 8. CHAPITRE CINQUIÈME. 81laffection du Yfai, et que le vin signifie le vrai. Dans David: IC Con{esu.; J élwvllit avec la harpe; (wec le ni/biion ,) dia:cordes plifltmodiez-Lui; cllO.ntez.-Lui lUI cantique nouveau,rendez un beau loucher mec cri reteJ2li.~,~unt, cal la Parolede J é!t()t)lIh e,çt droite, et toule son œuvre (esl) dan:.; la rérité.1l- Ps. XXXIII. 2, 3, h. 5; - comme la harpe signifie la con­fession daprès les vlais spirituels, voilà pourquoi il est dit (1 con­fessez Jéhoyah avec la harpe; le nablion à dix cOIdes signifie le 1)bien spirituel cOJfespondant, cest pour cela quil est dit lc avec lenabtion à dix cordes psalmodiez-Lui; Il et cest aussi pour cela quilest dit, IC cal la Parole de Jéhovah est droite, et toule son œuvleest dans la vérité; Il le vlai du bien est signifié par le la Parole deJéhovah est dloite, Il et le bien du vlai pal II toute son œùvre estdans la vérité, Il le vlai du hien est le vrai qui [)locMe du bien, etle bien du vrai est le hien qui est produit par le vrai. Dans le Même:(1 Envoie ta lumière et ta 1:éria. ({uclles me COlldllis~nt.quelle,ç me mèllCl/t ""ers ta mon1(t[f,œ de ta sailltcté et llcr...·tes habitacles. a/in que je Tc confesse uvee ln harpe, Dieu!mon Dieu! » - Ps. XLIII. S, h ; - que la harpe signifie la con­fession daprès les vrais spirituels, cela est évident, car il est dit IC afin que je Te confesse avec la harpe, Dieu! mon Dieu! » et il est dit aussi auparavant, IC envoie ta lumièle et ta vérité, quell~sme conduisen t! Il Dans le Même: l( J e Te confesserai avec lin­strument du nablion (pour) ta térité, mon Dieu! JeTe chan­ terai (tl)ec la harpe. Saint dIsraël! Il - Ps. LXXI. 22; ­ comme le nablion signifie. le hien spirituel ou le hien du Hai, et la halpe le vrai spirituel ou le vrai du hien, et que la confession se fait daprès lun et lautle, voilà pourquoi il est dit (1 je Tc confesserai avec linstrument du nahlion, et je Te chanterai avec la harpe. »)-Dans le Méme : IC Je c/utllterai et je psalmodierai; excite-tllOl~ma [floire; excite-moi. nablion et harpe; je Te confesseraiparmi les nation.~, Seigneur! et je Te psalmodierni parmi lespeuples. Il - Ps. LVII. 8, 9, 10. Ps. CVIII. 2, 3, h; -la con-·fession et la glolification dap"ès le bien du vrai ou bien spirituel,et daprès le vrai du bien ou vrai spirituel, sont exprimées danschaque parole de cc passage; le bien du vrai est explimé pal chan­le,-, être ex.cité par le nablion et confesser parmi les nalions; el 10. n. 6.
  • 85. 82 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, N" 323,vlai ùu bicn pal psalmodiel, étlc excité pal la harpe cl psalmodierparmi les peuples; en effet, !JUI les nations dans la Parole sont en·lendus ceux qui sont <.Ians le bien, et par les peuplesceux qoi sontdans le vlai, ici ceux qui sont dans le vrai spirituel: sil est ditainsi, cest parce que dans la Parole quand il est parlé du bien ilest aussi parlé du vrai, et cela à cause du mariage du bien et duvlai dans chaque chose de la Palole, voir ci-dessus, N° 238 f.,288. Dans le Même; I( Répondez ft Jéhovah par ta con{ession,psalmodiez ft notre Dieu avec la harpe, )l - Ps, CXLVII. 7 ;- ici aussi la confession daplès le hien spirituel et daprès le vraispirituel est exprimée par Il répondez à Jéhovah pal la confession,ct psalmodiez à notre Dieu avec la harpe; Il daprès le bien spiri­tuel, pal répondez à Jéhovah; et ,daplès le Tai spirituel, par psal­modiez à Dieu avec la harpe; il est aussi dit Jéhovah 101squi1 sa­git du bien, et Dicu lorsquil sagit du vrai, voir N° 709, 732,2586, 2769, 2807, 2822, 3921, li287, lili02, 7010, 91()7.Dans Ézéchiel : li Je (erai cesser le bruit de tes cantiques, etla wix· de tes harpes ne sera plus entendue; je te rrduiraien aridité de roc. 1) - XXVI. 13, 1li; - il sagit de TYI" pallaquelle est signifiée lÉglise quant aux connaissances du bien etdu vrai; sa vastation est décrite par ces paroles; la vastation quantaux connaissances du bien, par Il je ferai cesser le bluit de tes can­tiques; 1) ct la vastation quant aux connaissances du vrai, par Il lavoix de tes halpes ne sera plus entendue; Il la désolation de toutvrai, pal Il je te réduilai en aridité de roc; )) le lOC signifie le vlai,et lalidité du roc la désolation du lai. Dans David; li Poussezdes cris Li Jéhovah, toute la terre; éc,iez-vous, (aites des ac­clamations et chantez; chantez à Jéhovah avec la harpe, avecharpe et voix de chant, avec trompettes et voix de clairon,poussez des cris dCI.:ant le Roi, Jéhovah! 1) - Ps, XCVIII. li,5,6; -les divers geOles daffections, daplès lesquelles il y a con­fession et glolification du Seigneur, sont explimés ici par diversgenres de sons et dinstruments; par divers genres de sons, parpousser des cris, sécliel, faire des acclamations el chanter, et p~rdivers genres dinsltuments, par les harpes, [es trompettes et lesclairons; mais ce nest pas ici le lieu dexposer les significationsde chacune de ces eXIllCssions l je (lirai seulement ce que signifie la
  • 86. Vels. 8. CHA.PIT1Œ CINQUlÈME. 83 barpe; Cl chanter à Jéhovah avec la harpe, avec hmIle ct voix de chant, II signifie la confession daprès laffeclion du hien et du vrai spirituels; cal toute affection, parce quelle appartient à lamoul, retentit dune manièle qui lui est convenable, quand elle tombe dans le son; de là aussi daprès le son qui est dans le langage, et dans lequel coulent pOUl ainsi dire les mots du langage, laffec­ tion dun autre est entendue. et est aussi pal suite connue du compagnon. et manifestement dans le monde spilituel. où tous les. sons du ~angâge manifestent les affections. Paleillement ailleurs dans David. par exemple. dans les passages suivants: « Faites des acclamations il Dieu notre (oree, poussez des cris au Dieu de Jacob; élevez le chant, et donnez du tqmbourin, de la harpe agréable avec du nabtion; entonnez pour le moili la lrOm­ .pette. Il ~ Ps. LXXXI. 2, 3, h. - (( (II est) bon de con(esser Jéhovah, el de chanter à ton Nom~ c1 Très-Haul! sur le Dé­ cacarde et sur le Nablion, et sur Ifiggajo1l atec la Ilarpe. 1) - Ps. XCll. 2, 3, h. - (( Que les flls de Sion bondissent de ioie. en leur Roi; quils louent son Nom dans la danse; avec Tambourin et Harpe quils Lui psalmodient; 1) - Ps. CXLIX. 2, 3. - (1 Louez Jéhovah avec son de Trompette; louez-Le avec N ablion et Ifalpe; touez-Le avec Tambourin et Danses; louez-Le atec Lutft et Orgue; louez-Le avec Cymbales sono­ res; louez-Le avec Cymbales retentissantes. li - Ps. CL. 3, h. 5. - Comme les lnstlUments de Musique et aussi les Danses signifiaient les joies et les alléglesses qui rejaillissent des affections, et aussi les affections du mental elles-mêmes que leurs sons produi­ sent dans le simple et dans le composé, cest pOUl cela que (( David et toute la 111(lIson d Israël jouaient devant Jéhovah sur des (instruments de) bois de tout geme, ct sur des H,arpes et arec Nablions, et at~ec Tambourins et arec Sistres et avec Cym­ bales. II -11 Sam. VI. 5. - Comme la Halpe signifie la confes­ sion daprès les vrais spilituels. et que ce sont les vrais spirituels qui affectent les Anges du Royaume spilituel du Seigneul, et qui ùissipent les faux du mal. et avec ces faux les esPlitS eux-mêmes qui sont dans ces faux. cest pOUl cela que. «( Quand le mauUlïs esprit était sur Saül, David plcnail une IIarpe, cl la piJl(flÏl de sa main, et ((in,~i du repos était dOllllé il Saül, el le mau­
  • 87. 8/, LAPOCALYPSE EXPLlQTJÉE. ~"323.. Mis (.~prit .~e retirait de lui, 1 ) - 1 Sam, XVI. 1!J, 15, tOI 23; - ccl.. arrivait, paree que los Rois replé$cntaient le Seigneur quanL au Royaume Spirituel, et par suite signifiaient les vlais spi­ rituels, voir ci-dessus, N° 3l ; mais Saül alors signifiait les faux opposés à ces vrais; ces faux étaient dissipés palIe son de la harpe, parce que la harpe signifiait laffection spilituelle du vrai: m1.lis alol5 cela arriva ainsi, parce que chez les l1Is dIsraël toutes choses étaient représentatives et par suHe significatives; il en est autre­ ment aujoUldhui. Daprès ces passages, qui viennent dêtle rap­ portés, on peut voir ce que ~a Halpe signifie; en outre aussi dans dautres passages, par ex.emple, - Ésaïe, XXX. 31. Ps. XLIII. h, Ps. CXXXVII. 1, 2. 1 Sam. X. o. Apoc, XIV, 2. XVIII. 22. Job; XXX, 31, - Puisque dans la Palole la plupart des ex­ pressions signifient aussi les opposés, il en est de même des Instfu­ ments de Musique; dans ce sens ils signifient les allégresses et les joies qui rejaillissent des affections du faux ct du mal, pal consé­ quent la harpe signifie aussi la confession du faux et pal suite la joie que lon lessent de la l1estruction du vrai; comme dans Ésaïe: (( Au bout des soixante-dix années, il y aura rhanson SUI .Tyr comme la chanson de la prostituée; prend..~ la F/arpe, promène-toi dans la vitte, prostituée lÏ1:rée à {oubli, touche avec élégance, multiplie le chant. Il - XXIlI, 15, 16 ; - pal Tyr est signifiée lÉglise quant aux connaissances du vrai et du bien spirituels, comme ci·dessus; ici, cest lÉglise dans laquelle ces connaissances ont été falsifiées; la prostituée signifie la falsiCi-" cation du vlai, voir ci-dessus, N° 1H ; et pal prendre la harpe. se plomenel dans la ville, toucher avec élégance, et mullipltel le chant, il est signifié daprès le faux se léjouir et lirer gloile de la destruction du vrai. Et gans le Même: « Malheur il ceux qui se lèvent tM à raurore pour poursuivre la cervoise, qui restent jusquau crépuscule pour que le vin les éc1zauffe! et ce nest que Harpe et Nablion, et Tambourin, et Flûte, et mn, en leurs (estins; mais lœuvre de Jéhovah ils ne considèrent point, et le (ait de ses mains ils ne voient point. 1) - V. 11, 12; - la hatpe, le nablion, le tambourin, la flûte et aussi le vin sont pris ùans le sens opposé, et dans ce sens ils signiflenl la joie et la gloire que lon tire des faux du mal; que ee soit Iii ce qUÎ est
  • 88. Vers. 8, CHAPiTRE Gl~QUlf~ME. 85signifié, cela est évident, cal il est dit (1 malheur il. cux 1 lœuvrede Jéhovah ils ne considèlent point, ct le fait de ses mains ils ncvoient point Il 324. Et lies coupes dor pleines de pur{ion.$ J signifie la :on{essiolt d ap"è~ tes biens spi1ituel:; : on le voit pal la signi­lieation des coupes dor, qui sont aussi nommées enceusoirs etcassolettes, en ce quclles sont les vrais daplès le hien, cal les cou­pes, comme tous les vases qui contiennent, signifient les vrais, etlor dont elles étaient composées signilie le bien; de là les coupes dolsont les vrais daplès le bien; les vases signifient kS vrais, palccque les vlais servent au bien comme étant les vases qui le reçoiventel le contiennent, toir N°s 3068, 3079, 3316, 3318, de mêmeaussi les vases des autels de lholocauste el du parfum, N° 9723,9724; et lor signifie le bien, ci-dessus, N° 242; ct pal la signi­fication des parfums, en ce quils sonl les choses du culte qui sefont daprès le bien spirituel ou le bien de la charité, el sont perçuespal suite agléablement; si ces choses sont signifiées par les pal­fums, cest parce que tous les rites, qui avaient été institués chezla nation Israélite, étaient représentatifs des célestes et des spiri­tuels, de là aussi les choses dodeUl qui étaient dune odeul agréablelëprésentaient une perception agréable, et celles qui étaient duneodenr désagléable représentaient une perception désagréable; cétaitpour cela que le palfum se composait daromates odorifélants, deslacté, donyx, de galbanum et dencens: o,utre cela, il y a CO[­lespondance de lodeur avec la pelception, ce quon peul voil enIle que dans le Monde spilituel, où toutes les choses qui sont pel­çues pal les sens cOllespondenl, le perceptif du bien ct du vlai estsenti comme sexhalant dodeurs agléables, et vice vel"~û; sur cc SU~jet, voir ce qui a été dit daprès lexpérience dans les ARCANES CË­WirES, N° 1514, 1517, 1518, 1519, 1631,4626,4628, 4630, 4631, 5711 à 5717 : de là vient que sentil (odorari) signifie percevoÏl, même dans le langage oldinaire chez les hommes; enelftt, de telles explessions dans le langage humain sont venues de la corlespondance, comme beaucoup dautres, cal lesprit de lhomme esll6ellemelll dans le monde spirituel, quoique lhomme ne le sache pas: de plus, le perceptif, qui est chez lhomme, PIO­ duillr. sens de lodolat dans son COlpS, cl cela aussi daprès la COI·
  • 89. 86 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. lin 324.lespondance; mais cest là un arcane que lon croit difficilement,parce quil a été jusquà présent ignoré. Il faut quon sache que lebien delamour et de la charité produit cette odeul suave ou odo­riférante, mais pal le vrai, et non de soi-même sans le vrai; à plusforte raison le vrai, qui est appelé vlai de la foi, ne la produit passans le bien, car, le hien sans le vrai na aucun perceptif, et le vraisans le bien nen a pas non plus. Si les parfums signifient leschosesdu culte qui sont faites dap"rès le hien spirituel, cest parce que lebien spirituel tire son origine et son existence du bien céleste, etque ce bien-ci est le bien de lamoUl envers le Seigneur par le Sei­gneur, et par suite le bien même du Ciel, car ce bien vient immé­diatement du Seigneur; et le Seigneur est dans ce bien comme dansce qui est à Lui chez les Anges, au point que, soit quon dise quele Seigneur est en eux et quils sont dans le Seigneur, ou soit quondise que le Seigneur est chez eux dans ce bien et quils sont dansle SeigneUl quand ils sont dans ce bien, cest la même chose: lebien spirituel qui tire son origine et son existence du bien célesteest le bien de la chalité à légard du prochain; le culte daplès cebien est celui qui est signifié par le parfum. Comme tout culte duSeigneUl se fait daprès le bien, quoique par les vrais, et commeil y a deux Biens universels qui constituent les Cieux et les distin­guent en deux Royaumes, à savoiI, le Bien Céleste qui est le biende lamoUl envels le SeigneUl, et le Bien Spirituel qui est le biende la charité à légard du prochain, cest pOUl cela quil y avaitdeux Autels chez le~ fils dIsraël, lun pour les holocaustes, lautrepour les fumigations, et que par lAu lei de lholocauste était signifiéle culte daprès le bien de "amoUl céleste, et par lAutel du parfumle culte daprès le bien de lamoUl spirituel; de là on voit claire­ment ce qui était représenté par les parfums. Quil en soit ainsi, on peut le constater pal les passages de la Parole, où il est padé deparfums, comme dans MoYse: « Tu feras un Autel de fumiga­tion de pllI(um, et tu le couvriras dor pur, et tu le mettrasdevant le Voile qui (sera) sur lA/che du Tlhnoignage, devant.le Propitiatoùe : et (era (umer sur lui Aharon un parfumdaromates (!laque fIlatin; el! préparant (es lampes il le ferafumer; et quand il (era monter les lamlJeS entre les soirs ille fera filmer; lJor(um perp{>(ue{ (tclant JNwvah Cil 1JO,Ç gé­
  • 90. Vers. 8, CHAPiTRE CINQUlÈMg, 87nérations : VOllS ne ferez. point 1Jlonter sur lui de parfumétranger, ni holocauste, ni minclwlt; et de libatioll point ne verserez sur lui. Il - Exod, XXX. 1 à 10 ; - que par cet. Au­tel, et par les fumigations quon y faisait, ait été signifié le culte quiprocède ùu bien spirituel, on peut le vOÏ en ce que cet Autel avaitété placé dans la Tente de Convention hors du Voile, où étaientaussi les Lampes; et par la Tente était signifié le Royaume spi­lituel du Seigneul, mais pal celle partie tle la Tente, qui était audedans du Voile, était signifié le. Royaume céleste ùu SeigneuI,comme on peut le voir pal les explications données sur la Tente oùétaient la Table pOUl les Pains des faces, lAutel du palfum et teChandelier, ARCANES CKLESTES, N° ûlt5ï, 9lt81, 9lt85, et daprèscelles qui ont été données SUI lArche, dans laquelle était le Témoi­gnage et sur laquelle était le Propitiatoire, N° 9&57, ~)lt81, 9485,1. 05lt5 ; doù il est évident que pal les choses qui étaient dans laTente hOIs du Voile, à savoil, le Chandeliel, lAutel des parfums, etla Table pour les pains, étaient signifiées celles qui appartiennent auUoyaume spirituel, lesquelles se lappOIlenttoutes au bien spÏi!uelet au vlai de ce bien; pal la Table SUI laquelle étaient les Painsdes faces était signifiée la réception du bien céleste dans le bien spi­rituel, voir N° 9527 ; par le Chaudeliel avec les tampes était si­gnifié le SpÏituel méme de ce Royaume, No 95lt8, 9551, 9555,9561, 9572, 9783; et pal lAutel du parfum était signifié le cultedaprès le bien spirituel; et comme le culte daplès le bien spirituelétait signifié par la fumigation sur cet Autel, et le Spirituel lui­même par· le Chandelier, cest pour cela quil a été ordonné quA­halon ferait fumer aussi SUI cet autel chaque matin et chaque soirquand il pléparelait les lampes; mais cela a été plus pleinementexpliqué dans les ARCANES CÉLtSTES, N°1017G à 10213, où ila été spécialement traité de chacun de ces objets. Et comme le Bienspirituel tire son origine et son existence du Bien céleste, ainsi quilvient dêtre dit, cest p·our cela que cet Autel non-seulement a étéplacé près du Voile qui était SUI lMche, mais quil a même étéoldonné que, quand Aharon ferait expiation pour tui-même ct poursa maison, il ferait la fumigation en dedans du Voile, ce qui si­gnilie linnux, la communication et la conjonction du Bien célesteet du Bien spilituel; il en est parlé ainsi dans Moïse: (( Quand
  • 91. ~8 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. 1" 3211, AharoJ/ fera e:tpiation pour soi et pOZlt" sa mai,wn, il ~gor­ gcra le fJl!llU du péché, et ü prendra plein lence/lsoir de char­ bons de (eu de dessus lAutel devant Jéhovah, et plein ~es paumes de par(um daromates, et il lapportera au dedans du voile, afin quil mette le par(um sur le (eu devant Jého­ vah; et que la nuée du par(um couvre le Propitiatoire qui (est) sur le Témoignage, pour quil ne meurre point. 1 1 ­ Lévil. XVI. 1.1., 12, 13; - de ce quil prenait de dessus lAutel de lholocauste du feu sur lequel il mettrait le palfum, cela signifiait aussi que le Bien spirituel, qui est le bien de la charité, tire son exis­ tence et procède du Bien Céleste qui est le bien de lamour envers le SeigneUl : que le feu de lAutel ait signifié ce bien, on le voit, No !JlJ89, 631.lJ, 6832, 971h, et ailleurs; cétait pour cela que le feu pour la fumigation nétait plis que de dessus lAutel de lholo­ causte : si Ahalon, quand il faisait expiation pour soi et pour sa maison, offrait le parfum au dedans du voile, cétait palce qui.­ haron, comme Gland-Prètre, représentait le Seigneur quant au bien fIe lamour, et que pal ses fonctions il représentait les choses qui procèdent de ce bien, lesquelles se rappoltent toutes au bien spirituel; le bien spilituel, à moins quil ne plocède du bien céleste, nest pas le bien, cest pourquoi sa fonction naurait pas non plus PlO­ cMé du Divin, ou naurait représenté rien du Divin, aussi la mort lui était-elle prédite sil ne faisait pas ainsi, De là vient même que Nadab et Abihu, fils dAharon, furent consumés par le feu du ciel, parce quils avaient offert un parfum avec un autre feu que le feu de lAutel de lholocauste, et quen conséquence ils avaient fait le culte daplès un autre amour que lamour envers le Seigneur; il en est parlé ainsi dans Moïse: «( Les fils dAharon, Nadah et, Ahilm, prirent chacun leûr encensoir, et ils y mirent du (eu étranger, sur lequel ils placèrent le par(um, cest pourquoi le (eu sortit de devant J éhorah, et il les dé1.,ora, et ils mou­ rzl1ent; et ensuite ils (urent emportés hors du camp. Il ­ Lévit. X. 1 à 5; - ils fUlent empoltés hors du camp, signifiait que leU! culte ne venait pas du ciel, palce quil ne provenait pas de lamour envelS le SeigneUl, car pal le camp des fils dIsla81 étaient représentés le Ciel et lÉglise, voir N° "236,10038. Si KOIach, Dathan et Aùilam fUlenl engloulis pal la terre avec leur assemblée,
  • 92. n:15, 8, CHAPITUE CINQUIf:PtŒ. 89quoiquils eussent pris du feu de lAutel el offert le p3lofum, cetaitparce que lem mlllmUIe conlle Moïse et Ahalon signifiait la pro-fanation du bien de lamoUl céleste, cal Moïse et Aharan représen-t~ient le Saigneut; en effet, mUln1Uler, cest-à-dire, se révoltercontre le SeigneUl, et exelcer des fonctions saiiltcs, cest profaner;mais comme ils avaient plis du feu ùe lAutel, ce feu fut rejeté, etleurs encensoils furent étendus en lames pOUl couverture de lAu-tel; il e.n est pallé ainsi dans Moïse: (( Moïse leur dit dt prend1edu {eu et de le mettre dans leurs encensoirs; ce qui même {ut{ait, mais ils (urent engloutis. » -Nomb. XVI. 1 à 35 : - maisensuite il fut oldonné Il de prendre les encensoirs et den ré-pandre le feu de côté, et de faire (roec les encensoirs, quiétaient dairain, des lames étendues pour couverture de lau-tel, parce quils av.aient été sanctifiés. Il - Nomb. XVII. 1 à15; - ils avaient été sanctifiés par le feu de lautel, qui signiliaitle Divin amour céleste. Puisque le BieD spilituel, qui est le bien dela charité à légard du prochain, tire son essence et son âme duhien céleste qui est le bien de lamoUl envels le Seigneul, cestpour cela même que lEncens, paf lequel est signifié le Bien spili-tuel, était mis sur les Pains des faces pal lesquels était signifié leBien céleste, comme on peut le voil pal ce passage ùans Moïse: (1 De lencens sera mis aussi sur les Pains des {aces, qui sontsur la table dans la Tente de connention, afin que soit le Painpour mémorial, Il - Lévit. xxiv. 7; - afin que soit le painpour mémorial, signifie afin quil soit leçu et exaucé par le Sei-gneur; en effet, tout culte du Seignelll, qui est véritablement unculte, se fait daprès le bien céleste pal le bien spirituel, car le bienspirituel, qui est la chUlité à légard du plochain, est leffet du biencéleste, puisque la charité à légald du prochain consiste à fairedes usages et à mener une vie morale doligine céleste; toir SUI cesujet, dans le Tlaité DU CIEL ET DE LENFER, les No 390, !l8!J,529, 530 à 535 ; et, dans la DOCfRINH DE LA NOUVELLE JÉRUSA-LEM, les N° 8!là 107 ; cest donc là le bien spilituel; et le BienCéleste est de toulnel ses regalds vers le SeigneUl, et de croireque de Lui plocède tout bien et tout vlai, et que de lhomme ou dupropre de lbomme il ne vient que le mal. Que le parfum nait pasété offelt avec un ilulle feu que le feu de lAutel de lholocauste,
  • 93. 90 LAPOCALYPSE EXPLlQUI";E. N" 32ft.qui signifiait le bien céleste, lequel est le bien de lamour envers leSeigneur, on le voit aussi pal dautres passages; par exemple,dans Moïse: (1 Lorsque murmura tassemblée contre Moïse etcontre Aharon, et que de la plaie ils eurent été frappés, Alla­lon prit du felf de dessusl aut el, et le mit dans l enle~oir,et y mit le parfum; et il courut au milieu deux, et (ut ar­lêtée la plaie. » - Nomb. XVII. 7 à 15 : - et, en outle, danslApocalypse, - VIlI. 3, lt~ 5. - Que le Palfum et lEncens si­gnifient le Bien spitituel, et la fumigation le culte agréable plove­nant de ce bien, et par conséquent laudition et la réception pal leSeigneur, on peut le voir pal les passages suivants; dans Ésaïe: (1 Une (oule de cmarteaux te couvrira; les dromadaires deMidian et dÉpha, tous de Schéba Liendront; Or et Encensils porteront, et les louanges de Jéhovall ils annonceront. »)- LX, 6; -là, il sagit de lavénement du Saigneur; par unefoule de chameaux, et par les dlomadaires de Midian et dÉpha, sontsignifiées les connaissances du vlai et du bien en abondance; Il tousde Schéba viendlont, » signifie quelles pfocèderont des connais­sances du vrai léel et du bien réel; Schéba signifie ces connais­sances, comme on le voit, N° 11 71, 32ltO; par 101 et lencensquils porteront est signifié le culLe daplès le bien spirituel qui pro­cède du bien céleste, 101 signifie le bien céleste et lencens le bienspilituel; comme cest ce culte qui est signifié, il est dit (1 et leslouanges de Jéhoah ils annoncelont; )l pal annoncer les louangesde Jéhovah il est signifié lÉvangélisation SUI le Seigneur et SUI leculte du Seigneur, Dans Matthieu: II Les Sages de lorien-t ou­vrirent leurs trésors, et ils présentèrent au Seigneur nouvel­lement né des dons, de lOr, et de lEncens, et de la Myrrhe. )l- II. 11; - par les sages de lorient sont aussi signifiés ceux quisont dans les connaissances du vrai et du bien; leur culte daplèsle Bien céleste, le Bien spirituel et le Bien naturel, est signifié ence quils préSentèrent de lor, de lencens et de la mynhe, car pal101 est signifié le bien céleste, pal lencens le bien spirituel, et palla mYlrhe le bien naturel; que ces biens soient signifiés par cesdons, cela est encore connu de plusieUls cn Orient; de là aussi ilsont été aprclès les fils de lOIient, par lesquels dans la Palole sontentendus ceux qui sont dans les connaissances du lai et du bien,
  • 94. Velos. 8. CHAPITRE CINQUlÈ~lE. 91voir No 3249, 3762; cal la sciencc des correspondances était en­core restée chez eux, aussi pOUl témoigner la joie de leur cœurprésentèrent-ils des dons qlIi signifiaient tout bien depuis le pre­mier jusquau dernier; et cest là ce qui a été prédit dans Ésaïe,que de Schéha ils viendraient, quor et encens ils porteraient, etque les louanges de Jéhovah ils annonceraient, ainsi quil vientdetre rapporté. Dans Malachie: (1 Depuis le lever du soleil jus­quà son coucher, grand (sera) mon Nom parmi les Nations,et en tout lieu parfum (sera) offert il mon Nom, et Minchahpure. )) -1. 11 ; - depuis le lever du soleil jusquà son couchel,g)and sera mon Nom parmi les Nations, signifie que lÉglise et leculte du Seigneur sera de tout cûté chez ceux qui sont dans le bien;depuis le levc) du soleil jusquà son couche), signifie partout où estle bien; grand sela mon Nom, signifie la reconnaissance et le cultedu Seigneur, et les nations signilient cenx qui sont dans le bien;le parfum offert à mon Nom, et la Minchah pure, signifient Je cultedu Seigneur daprès le bien spirituel, qui est le bien de Ja charitéà légard du plochain, et daprès le bien céleste qui est le bien deJamour envers le Seigneul; Je culte daprès le hien spirituel estsignifié par le parfum, el le culte daprès le bien céleste, par laMinchah ; que la Minchah signifie ce bien, on le voit, N° A581,10079, 10137. La même chose est signifiée par le parfum et palla minchah dans David: « Prête toreille li ma voix, quand jecrie. à Toi; acceptées soient mes prières, parfum devant Toi,lélévation de mes mains Mine/zah du soir. Jl - Ps. CXLI. 1,2 ; - et dans Ésaïe: « Tu ne Mas pas amené le bétail de tes/tolocaustes, et de tes sacrifices tu ne ]IJ as pas honoré; je ne[ai pas fait servir pow de la Mine/wh, et je ne tai pas fati­gué pour de lEncens, » - XLIII. 23; - comme tout culte duSeigneur se fait daprès le bien spirituel qui ploeMe du bien cé­leste, cest pour cela que la minehah et lencens sont nommés lunet lautre, dans la lettre, séparément; el cependant les choses quisont dans le sens inlerne ou spirituel sont entendues conjointement,mais lune procédant de laulle : il en est de même da,.ns Jélémie :« Ils viendront des villes de J ehudah, et des alentours de J é­rusal.elu, apportant holocauste et sacrifice, et minchah et elt- Its. » - XVII, 26; - ici, pa) Jehudah et par Jérusalem il est
  • 95. 92 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. "" N"ô26,entendu, non Jchudah ni Jérusalem, mais lÉglise du Seigneul quiest dans le bien de lamout, et par suiiC dans la docltine de la cha­rité; le cuile qui en procède est signifié pat holocauste et sactlfice,et aussi par minchah et encéns. Comme la Minchah signifiait lebien de lamout céleste, et lencens le bien de lamour spirituel,cest pour cela que sur la minchah faile de tIeur de farine on met­tail de lhuile el de lencens, comme on le voit dans Moïse: « Quandune âme voudra 00111 un présent de mine/wh il J êhoralt,fleur de farine sera son présent, et sur elle il répandra delhuile, et il mettra sur elle de lencens; et le prêtre prendraplein sa paume de sa fleur de farine, et de son huile conjoin­tement arec tout son encens, et il fera fumigation en mémo­rial sur lautel. 1) - Lévil. II. 1, 2; - si ceUe Minchah a étéinstituée, cétait parce que la fleut de faline signifiait le vrai 1001,voir N° 9995; comme ce vtai procède du bien, à savoir, du biencéleste et ensuite du bien spirituel, cest pour cela quon meltaitSUt "la minchah de lhuile et de lencens; lhuile signifie le bien delamoUl céleste, et lencens le bien de lamour spiriluel, dans lesens interne lun procédant de lanlle : il y avait aussi dauttesespèces de minchah, qui étaient faites avec de lhuile, par lesquellesla même chose élait signifiée. Dans Ézéchiel : l( Tu as pris tes habits de broderie, et tu en as couvert les images de mâleavec lesquelles tu commettais scortation, et mon huile et monparfwn tu as mis devant elles. 1) - XVI. 18, 19; - ces chosesconcelllenl Jérusalem, par laquelle est signifiée lÉglise quant il ladocttine", ici, quant il la doctrine entiètement pelvertie; les images de mâle quelle a couvetles de ses habits de btoderie, et avec les­ quelles elle commcllait scoltation, signifient les faux que pat des interprétations petvetses ils ont fait apparallre comme des vrais, pal conséquent les vtais falsifiés; les habits de broderie sont les connaissances du vtai daplès la Parole; et cOmmellte scortalïon, cest falsifiet; mettre devant elles mon huile et mon parfUm, si­ gnifie adultérer tant le bien de lamour céleste qne le bien de la­ moUl spilituel, lesquels sont adultétég quand la Parole est appli­ quée aux amoUls de soi et du monde, Dans Moïse: « Ils ensei­ gneroltl Us Jugemellts fi Jacob, el ta loi li Israël; ils p{(l((­ "ont li particllt pour {Olt /Il z, cl l !toIOtlluslc: SUI to// AUbel. Il
  • 96. Vers. 8. CHPITRE CINQUli~ME. 03- Deuté.. XXXIII. 10; - cesl le PIophéliquc de Moise SUILévi, par qui est signifié le sacCIdoce; el comme le saceldoce était10 replésentatif du Seigneur quant au bien de (amoui tant colestoque spirituel, cest pOUl cela quil est dit, ils placcront le parfum (1pOUl ton nez, et lholocauste SUI ton Autel; 1) et par le parfum e,c;tsignifié le culle daplès le bien spÏIituel, el pal lholocauste surlautel est signiOé le culte daplès le bien céleste; pour le nez si­gnifie pour la perception. Dans David : (1 Je liCI/lirai dalt.~ taMaison atec de.ç Iz olocautes , je Te rendrai mes vœu:!; desholor:aust(s de (bêtes) grasses je Toffrirai, avec du parfumles bélier,ç. Il - Ps. LXVI. 1. 3, 1.5; - o/flir des holocaustes debêles grasses, signifie le culte daplès le bien de lamour céleste;offrir avec du parfum les béliers, signiOe le culte daprès le hien delamour spilituel; le palfum et aussi le hélier signifl~nt ce hien.Dans lApocalypse: « Un autre Ange mnt, et ,ç( tint rel,~ lAu­tel, ayant lUi encensoir dor, et illtli fut dOJlné beauroup deparfltUi,, afin quil (les) offrll avec les prières de tous les saintssur lautel dor qui (est) derant le Tr~nc; et monta la funu:edes parfums, avec les prières dn saints, de la main de lAngedevant Dieu; ensuite lAnge prit lencensoir, et il le remplitdu feu de lautel, et il le jeta en la terre. » - VIII. 3,6, 5;- ce que ces choses signifient sera dit plus tard dans lexplicationde ces velsets, ici il sera seulement dit que les parfums signiOentle culte daprès le bien spirituel, qui est le bien de la chalité à lé­gard du prochain; ce culle est aussi signifié par les prières dessainls, cest pOUl cela quil est dit, « il lui fut donné beaucoup deparfums, afin quil les offlU, avec les prières des saints; II et ensuite (( la fumée des palfums monta avec les prières des saillIs devantDieu; Il que les prièles des saints signifient le culte daprès le bienspitjtuel, on le velTa dans laltiC!e qui va suivre, puis aussi là ce quiest entendu par le culte daplès le bien spilituel ou daprès le biende la charité. Dans Ésaie : l( Le peuple, (ceux) qui Me provo­quent à la ~olère devant mes faces continuellement, qui sa­crifient dans lesjordills, et font des parfums ,çur les briques. 1)-LXV. 3;-ici, par sacriOer et faire des parfums sont signi fiés lesopposés, à savoil, les cultes daprès les faux de doctrine qui pro­viennent de la plople inlelligenlle; les jardins signifient lintelli­
  • 97. 94 LAPOCALYPSE E-XPLIQUÉE. N" 324,gence, ici la plopre intelligence, et les bliques signifient les fauxqui en proviennent; sacrifier et faile des parfums signilient le culte:que les Anciens aIent eu un Culte Divin dans des jardins et dansdes bocages selon les significations des arbles qui y étaient, maisque cela ait été défendu à la Nation Israélite, afin quelle ne se for­geât pas un culle daprès le plopre, on le voit, No 2722, 4552.Dans Bosée : Sur les sommets des montagnes ils sacrifient, (1et sur les collines ils font des parfums, sous le chêne et lepeuplier et le rouvre, parce que bonne en est lombre; cestpourquoi vos filles commettent scortation, et 1)08 brus com­mettent adultere. » - IV. :13; - ici est décrit le culle daprèslamour de soi et daprès lamour du monde, et par suite daprèsles faux de la doctrine; le culte daprès lamoUl de soi par sacrifierSUl les sommets des montagnes, le culle daplès lamour du mondepar faire des palfums sur les collines, et le culte daprès les fauxde la doctrine par saclifiel et faire des palfums sous le chêne, lepeupliel et le rouvre; le sommet des montagnes signifie lamourcélesle, ici lamour de soi; les collines signifient lamoui spilHueJ,ici lamoul du monde, cal lamour de soi est opposé à lamoUl cé­leste, et lamour du monde est opposé à lamour spirituel; le chêne,le peuplier et le louvre signifient les biens du vrai et les vrais duhien, les infimes de lhomme naturel, ici les maux du faux et lesfaux du mal chez cet homme; (( parce que bonne en est lomble, ".signifie parce que cela plait; les falsifications du bien spirituel quien proviennent, sont signifiées par (1 cest pourquoi vos filles com­mettent scortalion, li et les adultérations du bien céleste le sont pal (1 cest pourquoi vos brus commettent adultèle. li Dans Jérémie: « (Selon) le nombre de tes villes ont été tes dieux, J ehudah!et selon le nombre des rues de Jérusalem vous avez dressé de,~autels, des autels pour faire des parfums à Baal. li -XI. :13,17; - ici, pal les villes ne sont point signifiées des villes, ni parles dieux des dieux, ni pal les mes de Jélusalem les rues de cetteville, mais par les villes sont signifiés les doctlinaux. du faux, parles dieux les faux eux-mêmes, et par les rues de Jérusalem lesfaux de la doctrine de lÉglise; pal (( dresser des autels, des autelspOUl faile des parfums à Baal, 1) est signifié le culte daprès lamoultle soi et daplès lamour du monde, comme ci-dessus: cette na­
  • 98. Vm. 8, CHAPITRE CINQUIÈME. 05tion dressait des autels et faisait des parfums à Baal; mais commetoutes les choses de leur culte élaient ,epléscntatives, celles qui scfaisaient selon les statuts étaient replésentatives des céiestes et desspirituels, cest pOUlquoi celles qui se faisaient contre les statutsétaient représentatives de choses infernales, cest poU cela que parles autels dressés aux dieux et les palfums offelts à Baal sont si­gnifiés des ppposés. Dans le Même: « Je leur prononcerai mesjugements sur toute leur malice, de ce quils Mont aban­donllé et ont offert des paJfums il dautres dieux, et se sontprosternés devant les œuvres de leurs mains. JI - 1. 16; ­omir des parfums-à dautles dieux, et se prosterner devant les œu­vres de ses mains, signifie le culte daprès les faux qui proviennentde la propre intelligence; les autres dieux sont les faux, et les œu­vres des mains solit les choses qui ploviennent de la ))lopre intelli­gence. Même chose est signifiée par offrir des parfums ù. desdieux, ùans Jérémie, - XI. 12. XLIV. 3, 5, 8, 15, 18 : ­mêmè chose par offrir des parfums aux images taillées, dansRosée, - XI. 2 : - même chose par offrir des parfums il lavanité, dans Jérémie, - XVIII. 15 : - même chose encore queci-dessus par offrir des parfums il Baal, dans Jérémie, ­VII. 9; et dans Rosée, II. 13 : - et même chose pal offrir de,sparfums il Mélécheth ou la reine des Cieux, dans Jérémie, ­XLIV. 17,18,19,21,25;. -la reine des cieux signiQe les fauxùans tout le complexe. En outle, si la fumigation signifie les chosesdu culte qui sont peJçues avec plaisït, et si le parfum signifie lebien spirituel, cest palce que toules les choses qui avaient été in­stituées chez la nation ISlaélite étaient représentatives des célesteset des spirituels; car lÉglise chez les Israélites nétait pas commelÉglise aujourdhui, qui est Inlerne, mais elle était Externe, et lesExternes représentaient et pal sui~ signifiaient les Internes de lÉ­glise, tels quils ont été dévoilés par le Seigneur dans la Parole du Nouveau Testament; de là leur Église a été appelée Église Repré­sentative; les Extelnes de cette Église se composaient de chosesqui, dans le Monde de la nature, cOlIespondaient aux. affections dubien et du vlai dans le Monde spirituel; de là venait que, quandceux qui étaient de lÉglise se trouvaient dans les Externes quant au culLe, ceux qui étaient dans le Monde spirituel ou dans le Ciel
  • 99. 96 LAPOCALYPSE lXPLlQU EE. ?" 324.se tlouvaient dans les Internes et se conjoignaient avec ceux qui~Laient dans les Externes; cest de celte manièle que dans ce tempsle Ciel faisait un avec les hommes de la telre. : daprès cela onpeut voir pourquoi dans la Tente de convention il y avait une Tablepour les Pains, un Chandelier avec des lampes, et un Autel du pal­fum ; car les Pains représentaient et par suite signifiaient le biende lamour plOcédant du Seigneul ou le Bien Céleste; le Chande­liel avec les lampes leplésentait et par suite signifiait le Bien et leVrai spilituels; et le Parfum représentait et par suite signifiait leculte; et comme tout Culte Divin qui est perçu agréablement procèdedu bien spirituel, cest pour cela que le parfum signifiait ce bien;pOUl que le plaisir fllt représenté le parfum était composé daro­mates odoriférants, et cela aussi daprès la cOIlespondaoce; en ef­fet, les odeurs suaves correspondent aux charmes el aux délicesqui sont dans les pensées et dans les perceptions daprè{l le plaisirde lamour spirituel, par conséquent le parfum correspondait auxchoses qui sont agréahlement reçues par ·le Seigneur, et à cellesqui sont agléablement reçues par les Anges: cette r.éception agr6a­LIe plovient uniquement du bien spilituel ou du bien de la charité àlégard du prochain; car ce bien est le bien céleste, qüi est le bien delamour envels le Seigneur, dans leffet, puisque le bien céleste, quiest le bien de lamour envers le Seigneur-; se fixe uniquement dansleffet par le bien spirituel qui est le bien de la charité à légard duplochain; cest pourquoi être dans ce bien et lexercel, cest aimerle Seigneur et lui lendle un culte; ce que cest que la Charité à lé­gard du prochain, et ce que cest que lexelcice de la Charité, on levoit dans la DOCTRINE Dt:: LA NOUVELLE JÉRUSALEM, Nol 8!J à 107.Comme lHuile par laquellese faisaient les Onctions signifiait leBien céleste ou le bien de lamour envers le Seigneur, et que leparfum signifiait le Bien spirituel ou Je hien de la charité à légalddu prochain, et comme le bien spirituel procède du bien céleste,ainsi quil a été dit ci-dessus, cestpoUl cela que dans lExode,Chap. XXX, il sagit dabord de la préparation de lHuile de lonc­tion, ct aussitOt après de la préparation du parfum; de la prépara­l.ion de lHuile de lonction du Vels. 23 au Vers. 33, et de la plé­paration du parfum du Vels, 34 au Vels, .38 : et comme il sagitici du palfum, je vais rappoFter ce qui y a étë olùonné sur la pré­
  • 100. lcrs. 8. CHAPITlŒ <:IIïQUlÈME. 9ipara Lion du parfum, à savoil : Prends-loi de.~ aromates sell­ (lteùrs, du stacté, et de lonyx, et dlL galballlun, senteurs; et delEncens pur; autant pour {lUtant il y aura. Et tu ell (cras unpar(um, un onguent, Q/wrage donguentim, ,~alé, pltr, saint.Et tu en hroieras menu, et tu en mettras devant le Témoi­gnage dans la Tente de Convention, là oùje conviendlaitlerstoi; saint des saints il sera pour vous, Et le parfum que tuferas dal/S sa qualité. vous nen ferez point pour vous, saintil sera pour toi à Jéhovah.· Lhomme qui en ferait cOllanecelui-là pour en faire une odeu,., et ret,.anché il sera de StSpeuples. » - Exod. XXX. 3!J à 38; - mais quant à la signifi­cation de chacune de ces choses, 1)oir dans les ARCANES CÉLESTES,les N° 1.0289 à 1.031.0, oi! elles ont été expliquées en ordre; ici,il sera seulement dit que lEncens était le principal, et que les troisautres aromates étaient ajoutés à cause de lodeUl, aussi est-il ditde lEncens, que, autant pour autant il y aura, ou qui! y en auraautant de lun que de lauUe ; il en est de même que de lhuile delonction, dans laquelle lHuile dolive était le principal, et les au­Iles aromates y étaient ajoulés à cause de leUl signification, ­l!:xod. XXX. 23 à 33 : - daprès cela on voit clairement pour­quoi lEncens signifie la même chose que le parfum confectionné,à savoir, le Bien spilituel. Comme les exhalaisons de bonne odeUlcorrespondent aux char.mes spirituels ou aux cha lmes qui ont leurorigine dans le Bien spirituel, cest aussi pour cela que la récep­tion la plus agréable au Seigneur est appelée OdeUl de repos, ­Exod. XXIX. 1.8,25, M, Lévit. 1. 9,13,17. Il. 2,9,12. III.5. IV. 31.. VI. 8, 1!J. VIlI. 28. XXIII. 8,1.3,1.8. Nomb. XXVIII.6, 8, 1.3. XV. 3. XXIX. 2, 6, 8, 1.3, 36: - et dans Ézéchiel: Il Pa,. Odeur de repos je serai apaisé envel,~ vous. Il - XX.!J1. : - dans Moise: « Si 1)OIlS ne 1)/(IJcltez pas dans mes pré­ceptes. et que nous alliez à légard de JI oi à lencontre, jenodorerai point vot,.e odeur de repos. ) - Lévit. XXVI. 27,31. : - et dans Hosée : « Ses romCtl!t.1 satanceront, et SOIlhonneur sera comme (celui) de loUlier, et SOIl Odeur comme (celle) du ~iban. ) -XIV. 7; - ces choses ont été dites dIsraël; lhonneur de loliviet signifie le bien céleste, et lodeul du Liban le bien spirituel, à cause de son aglément : que !honneUl se dise du Il. 7,
  • 101. ~)8 L APOCALYPSE ]~XPLIQUÉE, N" 324 i.Jlen céleste, on le voit ci-dessus, N° 288 ; voir aussi dans Ie.! AR­CANEi CtLESTES, que lolivier signifie ce bien, N° 9277, 1. 0261 ;que lodeur signifie.le perceptif de ce qui est agréable selon la qua­lité de lamour et de la foi, N°1.51lJ à 1519, 3577, 4624 à 4634,4748,5621,10292; et que lodeur du repos signifie le perceptif dela paix, No 925, 10054 :. ce que cest que le perceptif de la paix,on le voit dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER, NOl 284 à 290. 325, Qui sont les pri~res des saints, signifie dop~~s les­quel" est le culte: on le voit pal la signification des prières dessaints, en ce que cest le cuIte daprès le bien spirituel; par lesplièles, dans le sens interne, il est entendu toutes les choses ducuIte, et par les saints Ie.<; spilituels; en effet, dans la Parole, sontdits saints ceux qui sont dans le Royaume spirituel du Seigneur, etjustes ceux qui sont dans son Royaume céleste, voir ci-dessus,N° 204 ; mais dans le sens interne de la Parole par les saints il estentendu, non les saints, mais les choses saintes; en effet, les saintsenveloppent les personnes, et dans le sens intelDe le tout de la pér­sonne est dépouillé, cal les choses seules constituent ce sens,noirci-dessus, N° 270; et en outre les Anges, étant spirituels, pen­sent abstlactivement des personne.<;, voir aussi ci-dessus, N° 99,100; en cela le sens interne de la Parole est distingu~ de son sensexterne qui est le sens de la lettre; et ainsi, comme par les saints ilest entendu Ie.<; choses sainte.<;, et par le saint dans la Parole, leDivin Vrai qui plocede du SeigneUl, et constitue son Royaumespirituel, voir ci-dessus, N° 204, cest pour cela que par les chosessaintes il est entendu les spilituels, et par les prières des saints leculte daprès le bien spiriluel : que le culle daplès ce hien soit en­ tendu par les prières des saints, on le voit en ce quil est dit quils avaient des coùpes dor, pleines de palfums, qui sont les prières· ries saints; et par les parfums sont signifiées toutes les choses du culle qui pJocèdent du bien spirituel, comme il vient dêtre montré dans lArticle précédent, doù il suit que par les prières des saints il est signifié la même chose; comme aussi dans David: « Prete loreille à ma voix quandie crie à Toi; acceptées soient mes prières, par(um devant Toi, lélévation de mes mains min­ chah du soir: garde la porte de mes lètres; nincline pas mon {(eur nu mal, de sorte que ie (asse des octionç mauvnises
  • 102. Vels,8. CHAPITRE CINQUlÈMK. 99dans limpiété avec les hommes qui commettent liniquité;car mIme encore (persistent) mes prières dans leurs maux. II- Ps. CXLI. 1, 2, 3, h, 5; - ici aussi les prières sont appeléesparfum, et lélévation ~es mains est appelée minchah, et cela parceque les prières signifient la même chose que le parfum, et léléva-tion des mains la même chose que la minchah ; le parfum signifiele bien spirituel qui est "le hien de la charité à légald du prochain,et la minchah le bien céleste qui est le bien de lamour envers leSeigneur, ainsi lun et lautre signifient le culte; et comme lesprières viennent, non de la bouche, mais du cœur pal la bouche,et que tout culte qui vient du cœur procède du bien de lamour et dela charité, car le cœur signifie ce bien, cest pour cela aussi quil estdit Il garde la porte de mes lèvres, nincline pas mon cœur au malde sorte que je fasse des actions mauvaises dans limpiété; Il etcomme David se plaint de ce que les maux ont encore de la forcecont/e lui, cest pOUl cela quil est dit Cl car même encore persis-tent mes prières dans leurs maux, II Que les prières signifient lesmêmes choses que les parfums, on le voit aussi ailleurs dans lA-pocalypse: «( Un autre Ange vint et se tint l)erS lAutel. ayantun encensoir dor. et il lui {ut donné beaucoup de par{ums.pour quil (les) offrit. avec les prières de tous les saints. surlAutel dor; et la {umée des par{ums monta avec les prièresdes saints devant Dieu. 11- VIII. 3, h; - comme ici les prièressignifient les mêmes choses que les parfums, à savoil, le cuItedaplès le b.ien spirituel, cest pour cela quil est <lit Cl il lui futdonné beaucoup de parfums, pOUl quil les offrit avec les prièles dessaints; II et ensuite «( la fumée des parfums monta avec les prièresdes saints devant Dieu. II II sera dabord dit ce qui est entendu parle culte daprès le bien spirituel; et, ensuite, que les plières signi-fient ce culle : Le eulle consiste, non dans des prières, ni dans ladévotion ex teme, mais dans la vie de la charité; les prières sontseulement les externes du culte, car elles plocèdent de lhommepar sa bouche, cest pourquoi tel est lhomme quant à la vie, tellessont ses prières; peu importe quil se conduise avec humilité, quilsoit à genoux, et pousse des soupirs quand il prie, ce sont là desexternes, et si les externes ne plocMent pas des internes, ce sontseulement des gestes et des sons sans vie; il Ya une affection dans
  • 103. 100 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. 1" 325. chacune des paloles que lhomme prononce, et chaque homme, chaque esprit et chaque ange est son affection, car leU! affection est leur vie; cest laffection elle-même qui parle, et non lhomme sans elle; cest pourquoi telle est laffection, telle est la prièle; laffeclion spirituelle est celle qui est appelée charité à légard du prochain; être dans celte affection, cest véritablement le culte, la prièle est le procédant; pal là on peut voir que lessentiel du culte est la vie de la charilé, et que linstlumental du cuIle, cest le geste et la prière; ou, que le plincipal du culle est la vie de la chalité, et le secon­ daire du culte la plière : daprès cela il est évident que ceux qui placent tout culle Divin dans la piété orale, ct ~on dans la piété ac­ tuelle, sont dans une glande elIeUl; la piété actuelle consiste à agir dans touLe œuvle et dans toute fonction daprès le sincère et le droit, et daplès le juste et léquitable; el cela, parce que le Sei­ gneur la commandé dans la Parole; car, de cette manièle, lhomme dans tout ce quil fait tourne ses regards vers le Ciel et vers le Sei­. gneur avec lequel il est ainsi conjoint; mais agir avec sincérité et droitule, avec justice et équité, seulement pal crainte de la loi ct par crainte de perdre léputation, hOllneUl et profit, et ne pensel aucunement à la Loi Divine, aux préceptes de la Parole, ni au Sei­ gneur, et cependant prier avec dévotion dans les temples, cest de la piété extelne, laquelle, quelque sainte quelle paraisse, nest ce­ pendant pas de la piété, mais cest ou de lhypocrisie, ou une sorte de feinte contractée par habitude, ou une sorte de pelsuasif prove­ nant du faux plincipe quen cela seul consiste le Culte Divin; cal on legarde ers le Ciel et vers le Seigneur, non de cœUl mais des yeux, le cœur regarde vers soi et vers le monde, et la bouche parle daprès lhahitude du corps seul et daplès la mémoire; par là cet homme est conjoint au monde et non au Ciel, ct aussi à lui-même et non au Seigneur. Daprès cela, on peut voir ce que cest que la piéLé, puis aussi, ce que cest que le Culte Divin, et que la piété actuelle est le culte même; sur ce sujet voi, aussi ce qui a été dit dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER, ND 222, 22&, 358, 359, 360, 528, 529, 530; et ce qui a été dit dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALElIl, ND 123 ~ 129; où sont aussi ces paroles: « La piété consiste à pensel~ cl à parler pieusement, à sadonnel II beaucoup à la prièle, à se comporter alors avec humilité, à fré­
  • 104. Vers. 8. CHAPITRE CINQUIÈME. 101» quenter les Temples, et à ) écoutel aoo dévotion les prédica­)l tions, et participer fréquemment chaque année au Sacrement de» la Cène, et à assistel aux cérémoniùS, du culte selon les statuts» de lÉglise. Mais la Vie de la charilé, cest de vouloir du bien et» de faire du bien au {llochain, dagir dans tout ouvrage daprès» le juste et léquitable, daprès le bien et le vrai, pareillement )l dans toute fonction; en un mot, la vie de la charité consiste àl) faile des usages. Le Culle Divin consiste principalement dans laIl vi~ de la chalilé, et en second ordre dans la vie de la piété; cestII pourquoi celui qui sépale lune de lautre, à savoir, celui qui mène» la vie de la piété, et non en même temps la vie de la charité, ne» rend pas un cuIle à Dieu; en effet, la vie de la piété na de valeur» quautant que la vie de la charité lui a été conjointe, car celle-ci;) est la principale, el telle est celle-ci, telle est lautre, )1 N° 124,128. Que le Ciel soit insinué pal le SeigneuI dans la piété actuellede lhomll1€, et non dans la piété, orale ou exteme sépalée de lapiété actuelle, cest ce qui ma été prouvé par de nombreuses expé­ riences; en effet, jen ai vu plusieurs qui avaient placé tout le culledans la piété orale et externe, et navaient en outre, dans leUl vieactuelle, nullement pensé aux préceptes du Seigneur dans la Pa­role, ou nullement pensé que le sincère et le droit, le juste et lé­quitable dussent êtle faits daprès la religion, ainsi daplès uneoligine spiljtuelle, mais quils devaient les faile seulement daplèsla loi civile, et aussi daprès la loi morale, afin de se montre" sin­cères et justes pOUl la léputation, et cela pOUl lhonneur et le pro­fit, croyant quainsi ils viendraient dans le Ciel de préfélence auxaUlles; cesl pOUlquoi ils fUlent, conformément à leUl foi, élevésdans le Ciel; mais quand les Anges eUlent perçu quils adolaientDieu seulement de bouche et non de cœur, et que leur piété ex:tclnene lwocédait pas de la piété actuelle, qui appaltient à la vie, ils leschassèrent; et plus tald ils fUIent associés,à ceux qui avaient cu unevie semblable à la leUl, et ils furent privés de leUl piété et de leUlsainteté, puisquelles avaient été intéricUlement souillées pal lesmaux de la vie: par là il fut encore évident pour moi que le CulleDivin consiste principalement dans la vie de la charilé, et en secondordre dans la piété externe. CO,mme le Culte Divin même consisteprincipalement dans la vie el non dans les plièles, cest pOUl cela que
  • 105. 102 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" 325.le Seigneul a dit quen priant il ne faut pas multiplier les paloles, niêtre prolixe, li Quand vous priez, ne multipliez pas les paroles,comme les paiens, car ils simaginent que par la multitudedes paroles ils seront exaucés; ne vous rendez donc pas sem­blables t{ eux. ) - Matth. VI. 7, 8. - Maintenant, puisque leCulte Divin même consiste principalement dans la vie de la cha­rité, et en second ordre dans les prières, voilà pOUlquoi par lesprières dans le sens spirituel de la Parole il est entendu le cultedaprès le bien spirituel, cest-à-dire, daplès .la vie de la charité,car ce qui est le principal est entendu dans le sens spirituel, maisle sens de la lettre se compose des secondaires, qui sont les effetset qui cOlIespondent. Les prières sont aussi nommées dans un grandnombre de passages de la Parole; mais comme les prières procè­dent du cœur, et que le cœur de lhomme est tel quest la vie delamolli et de la charité, c!est pour cela que par les prièles, dans lesens spirituel, il est entendu cette vie et le culte qui en procède;comme dans les passages suivants; dans Luc: II Veillez donc entout temps, en priant, afin que vous soyez trouvés dignes dé­chapper à toutes ces choses qui doivent arriver, et de sub­sister devant le Fils de lhomme. ) - XXI. 3.6. Marc, XIII.33 ; - par veiller en tout temps il est signifié sacquélil la vie spi­rituelle, voir ci-dessus, N° 187; cest même pOUl cela quil est dit l( en priant, ) parce que la prière est leffet de cette vie, ou en estlexterne, qui a de la force en proportion quil procède de la vie, carla vie spirituelle et les prières sont comme lâme et le COIpS, etcomme linterne et lextellle. Dans Marc: Il Jésus dit: Toutesles choses quen priant vous demandez, croyez que vous (les)recevrez, alors (cela) vous sera fait; mais quand vous vousprésenterez faisant une priere, pardonnez si vous avez quel­que chose contre quelquun. » - XI. 2!J, 25; - ici aussi parprier, demander et faÏle une prièle, il est entendu dans le sens spi­lituella vie de lamour et de la charité, car ceux qui sont dans lavie de lamour el de la charité, le Seigneur leur suggère ce quilsdoivent demander, aussi ne demandent-ils autre chose que ce quieslle bien, et cela leur est fait; et parce que la foi vient aussi du Sei­gneur, cest pour cela quil est dit l( croyez que vous recevrez; » etcomme les prières procèdent de la vie de la charité et sont selon
  • 106. Vers. 8. CHAPITRE CINQUIÈME. 103cette vie, cest pour cela quafin quil soit fait selon les plières, ilest dit aussi (1 quand vous vous présenterez faisant une prièle, pal­donnez si vous avez quelque chose contre quelquun. Il Que par (1 quand YOUS vous plésenterez faisant une prière, Il il soit signifiéquand on est dans le Culte Divin, cest encore ce qui est évidenten ce que la même chose, qui est dite ici de ceux qui font une prière,est dite aussi de ceux qui présentent une offrande SUl lAutel, dansMatthieu: « Si tu présentes ton offrande sur lautel, et que tute sou"iennes que ton {rere a quelque chose contre toi, laisse rlà ton offrande devant Autel, et premièrement réconcilie­toi avec ton frère, et al6rs viens, présente ton offrande. II ­V. 23, 24; - présenter une offrande SUl lAutel, signifie toutCulte Divin, et cela parce que le Culte Divin chez cetle nation con­sistait principalement à offrir des holocaustes et des sacrifices, parlesquels en conséquence étaient signifiées toutes les choses du culte,voir la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRUSALEM, N°· 214, 221;de là il est évident que prier ou faire uue prière signifie la mêmechose que présentel une offrande sur lAutel, à savoir, le culle da­plès le bien de lamoUl et de la charité. Dans le Même: (1 Jésus dit,: Il est écrit: Ma Maison sera appelée maison de prières;,mais vous, vous en a1)ez {ait une caverne ·de brigands. II ­XXI. 13, Malc, XI. 17. Luc, XIX. 46;-par la Maison du Sei­gneUl il est signifié lÉglise, et par les prières le Culte, là; et palunec!verne de brigands la prof~nation der~glise et du - - . cu!te;" daprès _..cet opposé il est encore évident que les prières signifient le cultedaplès le bien de lamour et de la charité. Dans David: II A Dieujai crié de ma bouche; sijeusse eu en vue liniquité dansmon cœur, le Seigneur ne meût point écoulé;, mais Dieu maéCO,lIlé, il a été allenlll à la voix de mes prieres. II -Ps. LXVI.17, 18, 19; - comme les prières sont telles quest le cœur delhomme, et quen conséquence il ny a point de plières qui appar­tiennent à un culle quelconque, si le cœur est mauvais, cest pOUlcela quil est dit « si jeusse eu en yue liniquité dans {llou cœur, leSeigneul ne mmU point. écouté, Il ce qui signifie quil neClt pointleçu le culte; le creul de lhomme est son amour, et lamour delhomme est sa vie même; de là les prièles de lhomme sont tellesquest son amour, ou telles quest sa vie"doü il suit que les prières
  • 107. iOta LAPOCALYPSE EXPLIQUEE. 1" 325.signifient la vie de son amour et de sa charité, ou que cette vie estentendue dans le sens spirituel par les prièles. Un plus gland nom­Iue de passages pourraient être rapportés, mais comme lhommene sait pas que sa vie et ses prièles font un, et que par suite il nepeut que percevoÏl quil est entendu seulement des prières, quanddans la Parole il en est fait mention, cela serait pal conséquent su­perflu. En outre, quand lhomme est dans la vie de la chalilé, ilprie continuellement, sinon de bouche du moins de cœur, car ce qui ­àppartient à lamour est continuellement dans la pensée, même àlinsu de lhomme, selon ce qui a été dit dans la DOCTRINE DE I.ANOUVELLE JÉRUSALEM, N°s 66, 66, 67; de là il est encore évidentque la plière dans le sens spirituel est le culle procédant de la­mour. Mais cest ce que ne senlent pas ceux qui placent la piétédans les prières et non dans la vie, bien plus ils pensent lopposé;ceux-là ne savent pas même ce que cest que la Piété actuelle, 326. Et ils chantaient un Cantique nouveau, signifie lareconnaissance et la confession daprès lajoie du cœur: on levoit pal la signification du Cantique, en ce quil est la reconnais­sance et la confession daprès la joie du cœur, ici la reconnaissanceet la confession quau SeigneUl quant au Divin Humain appartienttout pouvoir dans les Cieux et dans les terres; quil y ait confes­sion sur ce point, cest parce quil sagit de ce sujet. Si chanterun Canlique signifie la confession d.aplès la joie du cœur, cestparce que .la joie du cœur, quand elle est dans sa plénitude, se mani­feste par le chant; et elle se manifeste par le chant, parce que, quandle cœur est plein de joie, et que par suite la pensée en est aussiremplie, la joie sépanche par le chant, la joie même du cœur parle son du chant, et la joie de la pensée par le cantique; la qualitéde la joie de la pensée se montre par des paroles de cantique ·con­formes et convenables à la chose qui est dans la pensée daprès lecœur, et la qualité de la joie du cœur par lharmonie, et la quanlitéde joie par lélévation du son et des paroles dans le son; toutesces choses découlent comme sponlanément de la joie même, et celaparce que lout le Ciel a été formé selon les affections du bien et duvlai, le Ciel suplême selon les affections du bien, et le Ciel moyenselon les affections du vlai; ainsi, tout le Cial a aussi élé formé pOUlles joies, cal Ioule joie provient de laOcction ou de lamour; oest ~:" ..:.. .. .J
  • 108. cr~. O. CHAPITRE CINQUIÈME. 105 de là que dans tout langage Angélique il existe une sorte daccold (concel/lus); mais ces choses peuent être plus amplement saisies et compliscs daprès ce qui a été dit et expliqué dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER, à savoir, que les PenséeS et les Affections des anges se répandent selon la forme du Ciel, No, 200 à 212, et 265 à 275 : et que par suite il y a une sorte dAccold dans leur lan­ gage, N° 242 : que le son du langage des anges correspond à leurs affections, et que les articulations du son, qui sont les mots, cor­_ respondent aux idées de la pensée qui provient de laffection, No, 236, 241 : et en outre dans les ARCANES CÉLESTES, N° 1648, 1649, 2595, 2596, 3350, 5182, 8115 : de là il est évident que cest daprès le monde spirituel, et non pas, comme on le croit, daplès le monde natmel, que lharmonique du chant et aussi lArt Musical peuvent exprimel les divers genres daffections et être ap­ pliqués aux choses; sur ce sujet, voir aussi dans le Traité DU CIEL ET DE LENFER le N° 2111. Cest pour cette même raison que dans le culte saint chez la nation Juive et Israélite il a été employé plu­ sieurs gemes dinstruments de Musique, dont chacun avait été ap­ pliqué à des affections du !.lien céleste ou à des affections du !.lien spirituel, et par suite à des joies, au sujet desquelles il était évan­ gélisé; les instruments à cordes avaient été appliqués aux affections du bien spirituel, et les instruments à vent aux affections du !.lien céleste; on y ajoutait des chants avec des cantiques, par lesquels les convenances des sujets étaient formées avec les sons des affections: tels étaient tous les Psaumes de David, aussi sont-ils appelés Psau­ mes du mot Psallere (Psalmodier), et aussi Cantiques : daprès ces explications, on peut encore voir pourquoi il est dit que les qualle Animaux et les vingt-quatre Anciens avaient des harpes, et chan­ taient aussi ce Cantique. Que le Chant et chanter un Cantique si­ gnifient la reconnaissance et la confession daplès la joie du cœur, on le voit dans les passages suivants; dans Ésaïe: « Tu diras en ce jour-là : Je Tc confesserai, Jéhovah! voici le Dieu de mon salut, l aurai confiance, et je ne craindrai point, car ma force et nzon Cantique, (cest) J ah, Jéhovah; il nza été à salut; alors vous puiserez des eaux des fontaines du salut; et vous direz en cc jour-là .. Çonfessez Jéhovah, invoquez son Nom; chantez à J éhol1ah; p()usse des acclamations et éclaie en ju­
  • 109. 106 L APOCALYPSE EXPLIQUEE. N" 326.bilation, habitante de Sion, parce que grand (est) au milieu detoi le Saint dIsraël. Il - XII. 1 à 0; - ainsi est déclite la con­fession daprès la joie du creUl àcause de lavénement du Seigneur,et de sa Divine Puissance de sauvelle geOle humain, que ce soit laconfession, cela est évident, car dabord il est dit « je Te confesserai,Jéhovah! 1) et aussi ensuite «( confessez Jéhovah; Il la confession quele SeigneUl pal sa Divine puissance doit sauver le genre humain,est décrite par ces expressions (1 Dieu de mon salut, jaurai con­fiance, je ne craindrai point, car ma force, cest Jéhovah; il ma·éléà salut; alors VOllS puiserez des eaux des fontaines du salut, et vousdilez en ce jOUl-là, grand est au milieu de toi le Saint dIslaël; )1en ce jOUl-là, cest quand le Seigneul doit ven il ; le Saint dIsralllest le Seigneur; la joie qui en procède, cest-à-dire, la joie de laconfession, est décrite par (1 chantez à Jéhovah, pousse des accla­mations et éclate en jubilation, habitante de Sion; Il lhabitante etla fille de Sion, cest lÉglise où le Seigneur est adolé; Il mon Can­tique, cest Jah, )1 signifie ici la célébration et la glalÎficalion duSeigneur. Dans le Même: Il Chantez, à Jéhovah un Cantiquenouveau; (chantez) sa louange, extrémité de la terre! quilsélèvent la voix, le désert et ses villes! quils chantent, les ha­bitants du rocher! que du sommet des montagnes ils crient!)l- LXII. 10, H;-là, il sagit aussi de lavénement du Seigneur,et de linstauration de lÉglise chez ceux qui ont été hors de lÉ­glis~, ou chez ceux qui navaient pas la Parole, et qui auparavantne connaissaient pas le SeigneUl ; Il chanter un Cantique nouveau, )1signifie la confession daprès la joie du cœur; Il chantez sa louange,exllémite de la terle, Il signifie la confession de ceux qui sont éloi­gnés de lÉglise; lextrémité de la telIe, cest où ce qui appartientà 1,Église cesse dêtre, la tene est lÉglise ; le désert et ses villesqui élèveront la voix, signifient ceux chez qui il ny a pas le bienparce quil ny a pas le V1ai, que cependant ils désirent; les habi­tants du roche! signifient le bien de la foi pour eux; le sommetdes montagnes signifie le hien de lamour pour eux; chanter etcriel, cest par suite la confession daplès la joie du mental (ani­mus) et du cœUl. Dans 10 Même: l( Jéhovah consolera Sion, ilconSOle7"a toutes ses dbastations, et II placera son désertcomme Éden, sa solitude comme (e jardin de J ého·ville; aJ(é­
  • 110. Vers. 9. CHAPITRE CINQUIÈME. 107 gresse et joie seront trouvées eu elle, confession et voix de chant. Il - LI. 3. LII. 8, 9; - ces paroles concernent aussi la­ vénement du Seigneur, et linstaUlalion de lÉglise qui alors était,dévastée ou enlièrement peldue; Sion signifie lÉglise où le Sei­ gneur doit êlre adoré; ses dévastations signifient le manque de vrai et de bien parce quil ny a pas les connaissances; placer le désert comme Éden, et la solilude comme le jardin de Jéhovah, signifie que le vrai elle bien seront pour eux en abondance; le désert, cest où il ny a point de bien; et la solitude, où il ny a point de vrai; Éden signifie le bien en abondance, et le jardin de Jéhovah signifiele vrai en abondance; comme le chant et le cantique signifient la confession daprès la joie du cœUI, cest pOUl cela quil est dit quen elle il y aura allégresse et joie, confession et voix de chant; la voix de chanl est le canlique. Dans les Lamentations: li Les Anciens à la porte ont cessé dêtre, les jeunes gens (de chan­ ter) leur chant; elle a cessé, lajoie de notre cœur. Il - V. 1h, 15; - « les Anciens à la porte ont cessé detre, Il sigllilie que ceux qui sont dans les vrais daprès le bien, ou abstractivement les vJais daplès le bien, par lesquels il y alntloduction dans lÉglise, nexis­ tent point; li les jeunes gens de chantel leur chant, Il signifie que les vrais eux-mêmes ont été entièrement privés de leur affection spiJituelle, et ainsi de leur joie; et comme cest là ce qui est si­ gnifié, voilà pourquoi il est dit li elle a cessé, la joie de notre cœur. Il Dans Ézéchiel: « Je ferai cesser le bruit de tes Cantiques, et la voix de tes harpes ne sera plus entendue. Il - XXVI. 13; -le bruit des Cantiques signifie les joies des confessions; la voix des haJpes signifie les allégresses plovenant des vrais et des biens spirituels. Dans David: « Jéhovah (est) ma force, et je suis se­ couru; mon cœur bondit, et par mon Cantique je Le confes­ serai. Il - PSt XXVlll. 7; - comme le Cantique signifie la con­ fession daprès la joie du cœUI, cest pour cela quil est dit « mon cœur bondit, et par mon Cantique je Le confesserai. JI Dans le Meme: « Justes, chantez à Jéhovah 1 confessez Jéhovah avec la harpe, avec le nablion à dix cordes psalmodiez-Luil chan­ tez-Lui un Cantique nouveau! rendez un beau toucher avec cri retentissant! Il -,- ls. XXXIII. 1, 2,. 3 ; - comme la joie du cœur procède de lamoul céleste ct de lamopl spirituel, cest
  • 111. 108 LAPOCALYPSE EXPLlQUÉB. N"326.pour cela quil est dit le justes, .chantez à Jéhovah, confessez Jého­vah avec la harpe, avec le nahlion à dix corùes psalmodiez-Lui; l)justes, chantez, se dit de ceux qui sont dans lamour céleste; con­fessez avec la halpe et psalmodiez avec le nablion à dix cordes, sedit de ceux qui sont dans lamoul spirituel; que ceux qui sont danslamOlli céleste soient appelés Justes, on le voit ci-dessus, N° 20&;et que la Impe et le nahlion se disent de ceux qui sont dans lebien spirituel, on le voit aussi ci-dessus, N° 323; et comme leCantique est la confession daprès la joie qui provient de ces amours,voilà pOUlquoi il est dit le confessez Jéhovah, chantez-Lui un Can­tique nouveau, ) lexaltation de la joie daprès la plénitude est si­gnifiée pal Il lenùèz un beau toucher avec cri retentissant. 1) Dansle Même: Cl Je touerai te Nom de Dieu par un Cantique, et jeLe magnifielai par une confession. l) - Ps. LXIX. 31; ­dans le Même: Il Quandjirai avec eux à la Maison de Dieu,avec voix de Chant et de confession, la multitude faisantflle, »-Ps. XLII. 5 ;-ùans le Même: l( Confessez Jéhotah!invoquez son Nom! ch{(nte~Lui! psalmodiez-Lui! 1) -Ps. CV.1., 2. CXLlX. 1 ; - dans le Même: Il Je confesserai Jéhovah,çeton sa justice, et je chamerai le Nom de Jéhovah le TIes­/Iaut. l) - Ps. VII. 18; - dans le Même: le Prêt est moncœur, je chanterqi et je psalmodierai; excile-toi, ma gloire;excite-loi, nahlion et lunpe ; je Te confesserai parmi les na­tions, Seigneur, je Te psalmodierai pa1mi les peuples. Il ­Ps. LVlI. 8, 9, 10; - comme chanter un Cantique signifie laconfession daprès la joie du cœur, cest pOUl cela que dans cespassages il est dit lun et lautre, confesser et chantel,. confessionet cantique, voix de chant et voix de confession. LOIsqui1 sagit delavénement du Seigneur, il est dit un Cantique nouveau, et aussi,que la terre, la mer, le champ, la forêt, les arbles, le Liban, le désert,et plusieurs autres choses, se léjouissent et bondissent, commedans les passages suivants; dans David: Il Chantez à Jéhovahun Cantique nouveau! poussez des cris à Jéhovah,. toute laterre! écriez-vous, faites dr.~ acclamations, el chantez, avecharpe et toix de chant, atec trompettes et voix de claIron,pOlissez des cris devanl le Roi, J éholtlh! que fassent 1etentùlellr bruit, la mer et sa ptfllÏlllde, le Globe, et ceux qui y Ila­
  • 112. Vers, 9, CHAPITlŒ CINQUIÈMg. 1. OHbitellt 1 que les Ilem>cs applaudissent de la mili", quen mêmtemps les montagne.s éclatent enjubilntion! Il - Ps. XCVIII;1, li, 5, 6, 7, 8; - dans le Même: (( Chantez à JéhoVah unCantique nouveau; chantez à J élzovah, toute la terre! chan-tez cl Jéhovah, bénissez son Nom, évangélisez dejoU" en jourson salut; dans lallégresse seront. les cieux et dans la joiesera la terre, dans lagitation sera la mer et toute sa pléni-tude, de joie bondim le champ et tout ce qui (est) en lui, alorschanteront tous les arbres de la forêt. 1 1 - Ps, XCVI. 1., 2,H, 12; - dans le Même: (( Chantez ci Jéhovah un Cantiquenouveau, sa louange dans lassemblée des saints! qu f sraël serrjouisse en ceux qui lont fait! que les fils de Sion bondis-sent de joie en leur Roi! quils louent son Nom dans la danse!avec tambourin et harpe quils Lui psalmodient! )l - Ps.CXLIX. 1., 2, 3; - dans Ésaie : «( Chantez à Jéhovah unCantique nouveau, (chantez) sa louange, ext1émité de la terre!quils élèvent la voix, le désert et ses villes! 1 1 - XLII. 10,11 ; - dans le Même: (( Chantez, Cieux! parce que Jfhovahfl opéré; éclatez en jubilation, lieux infélieurs de la terre! faites retentir des chants, montagnes, forêt et tout arbre enelle! parce que Jéhovah a Jacheté Jacob, eten fsmël il sestlendu glolieux. II - XLIV, 23. XLIX. 13; - dans ces pas-sages, il sagit du SeigtTeur, de son avéncment, et de la salvationpar Lui; et comme ces choses devaient arriver, cest pour celaquil est dit « un Cantique nOUeau; Il la joie qui en résulte est dé-crite non-seulement par chantel, psalmodier, faire retentir, éclatelen jubilation, applaudir, mais aussi" pal les divers instruments deMusique, qui concordaient avec le son; et quaussi il est dit, quen-semble les fleuves, la mer, le champ, les forêts, les arbres, le Li-ban, le déselt, les montagnes et plusieuls autres choses, se réjouis-saient, bondissaient, éclataient en jubilation, chantaient, applau-dissaient et cliaient ; si de telles choses se disent de ces objets, cestparce quils signifient de semblables choses qui appartiennent à lÉ-glise, et pal conséquent de semblables choses qui sont chez lhommede lÉglise; les fleuves, celles qui appaltiennent à lintelligence; lamer, celles de la science qui sont en concoldance avec les vrais etles biens; le champ, le bien de lÉglise; les forêts, les lais de
  • 113. HO LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° 326. lhomme naturel; les arbles, les connaissances; le Liban, le vrai et le bien spilituel ; le désert, le désir du vrai pOUl que le bien en procède; les montagnes, les biens de lamour; .toutes ces chosessont dites chanter, faire retentir, éclater en jubilation, clier et ap­ plaudir, quand elles viennent du ciel, cal alors la joie céleste est enelles, et par elles dal1s lhomme; en effet, lhomme nest pas dans la joie céleste, à moins que les choses qui sont chez lui, lesquellessont les vrais et les biens, ne viennent du ciel; de là la joie du cœur qui est véritablement joie, et la joie de lhomme chez qui elles sont: daprès cela on peut voil pourquoi ce qui se dit de lhomme est dit pareillement de ces choses, à savoir, parce que la joie est en elles et pal elles chez lhomme: une telle joie est dans tout bien spiri­ tuel et dans tout bien céleste, et par suite chez ceux chez qui sontces biens, cal le Ciel avec sa joie, cest-à-dire, le Seigneur pal le Ciel, influe dans les biens et par suite dans les vrais qui procè­ dent de Lui chez lhomme, et par eux dans lhomme, et non dans lhomme qui en manque ou qui est vide; ce sont ces biens et ces vrais qui, par linflux. procèdant du Ciel, bondissent,- éclatent enjubilation, font letentir, chantent, psalmodient, cest-à-dire; se lé­jouissent, et par suite cest le cœur de lhomme. Comme il y a di­ verSes a/tections du bien et du vlai, et que chacune se manifeste par un son convenable, cest pour cela que dans la Parole, et SU1­ tout dans David, il est parlé de diverses genres dinstruments, pal lesquels de semblables affections sont signifiées; celui qui connait le sens interne 11e la Palole, et en même temps les sons des instru­ Rlents qui y sont nommés, peut savoil quelle affection y est signifiée et déclite; les Anges le savent par lem nom seul et en même temps.par le sujet décrit là par leurs sons, quand lhomme lit la Parole; comme, par exemple, dans David: « Tous les peuples, frappez des mains! rriez ù Dieu avec voix de chant! Dieu est monté avec un cri, et Jéhovah avec voix de trompette; chantez à Dieu, chantez à notre Roi, parce que Roide toute la terre (est) Dieu; chantez un maskil! 11- Ps. XLVII. 2,6,7,8,9; - dans le Même: « Ils On( vu tes démarches, 6 Dieu! les dé­ marches de mon Dieu; devant allaient des chantres, ensuite des joueurs dinstruments à cordes, au milieu de jeunes {llles bauant du tambourin. Il - Ps. LXVIII. 25, 26, 27; - dans
  • 114. Vers. 9. CHAPITRE CINQUn~ME, Hile Même: Cl POll,çsez des fl(c!mnnli01lll il Dieu notre (or(e!criez au Dieu de Jacob! élevez le (hant, et donnez du tam­bourin, de la harpe agréable avec le nablion, entonnez pour lemois la trompette! ) - Ps. LXXXI. 2, 3, !J; - dans le Même: II.Louez Dieu avec son de tlompette, avec nablion et harpe,avec tambourin et danse, avec luth et orgue, avec cymbalessonores, avec cymbales retentzssantes!) - Ps. CL. 3, !J, 5;­tous les instruments nommés dans ces passages signifient des af­fections, chacun la sienne, et cela daprès la concordance de leurssons; car ce sont les affections qui ploduisent les variétés de sonschez les .hommes, doù il résulte aussi que les affections sont con­nues daprès les sons, comme il a été dit ci-dessus dans cet Article.A cela jajouterai un arcane: Les Anges qui constituent dans leCiel le Royaume céleste du Seigneur puisent le sens interne dela Parole daprès la seule affection de lhomme, quand il lit la Pa­role, cette affection rejaillissant aussi du son des mots dans la Lan­gue originale ;. mais les Anges qui sont dans le Royaume spiritueldu Seigneur puisent le sens interne daplès les vrais que les motscontiennent; ainsi cest du Royaume céleste que provient la joie ducœur chez lhomme qui est dans laffection sphituelle, et cest duRoyaume Spilituel que plovient la confession qui résulte de cellejoie; les sons des instlUments de Musique, qui ont été nommésdans ces passages, élèvent laffection, et les vrais la forment; cestmême ce que savent ceux qui sont hahiles dans lart musical: pOUlcette .raison les Psaumes de David ont été appelés Psaumes, dumoL Psallere (Psalmodier); et aussi Cantiques; du mot Canere(Chantel) ; en effet, ils étaient psalmodiés et chantés, en y joignantles sons de divers instruments; il est notoire quils ont été appelésPsaumes par David lui- même, puisque la plupalt portent celleinscription; ceux qui sont appelés CANTIQUES sont les suivants:Ps. XVlII. 1.• Ps. XXXIII. 1,2. Ps. XLV. L Ps. XLVI. 1.Ps. XLVlII. 1. Ps. LXV. 1. Ps. LXVI. 1. Ps. LXVII. L Ps.LXVIII. 1. Ps. LXXV. 1. Ps. LXXVI. 1. Ps. LXXXVII. 1.Ps. LXXXVIII. 1. Ps. XCII, 1. Ps. XCVI. 1. Ps. XCVIII. 1.Ps. CVIII. 1. Ps. CXX. 1. Ps. CXXI. 1. Ps. CXXII. L Ps. CXXIII. 1. Ps. CXXIV. 1. Ps. CXXV. L Ps. CXXVI. 1. Ps. CXXVII. L Ps. CXXVIII. 1. Ps. CXXIX. 1. Ps. CXXX. 1.
  • 115. 112 LAPOCALYPSE E..(PLlQl1~E. J"3~6.Ils. CXXXI. 1. Ps. CXXXU. 1. Ps. CXXXIlI. 1. Ps. CXXXIV.1. - On pourlait rapporter daprès la Parole plusieurs choses surle Chant et sur le Cantique, èt montrel quils signifient les confes­sions daprès la joie du creu l, mais elles seront omises à cause deleur grand nombre; celles qui ont été rapportées sutl1senl. ." 327. Disant: Digne tu es de prendre le livre et den ou­vrir les sceaux, signifie que le Seigneur daprès le Divin Ilu­main possède la Toute-Puissance et la Toute-Science.: on levoit pal toutes les choses qui précèdent; en effet, jusquici il a étémontré que le SeigneUl par le Divin Humain possède la foute­Puissance et la Toute-SCience, et que par suite le Jugement Luiappartient; que ce so"il là ce qui est entendu par digne tu es (Jeprendre le livre et den ouvrir les sceaux, on le voit clairementpar la sélie des choses expliquées depuis le commencement de ceChapitrejusquici; je vais les rapporter en ordlC; à savoir, parl( jevis dans la main droite de Celui qui était assis sur le trône, » estsignifié le SeigneUl quant à la Toute-Puissance et quant à la Toute­Science, N° 297; par (( un livre écrit en dedans et par derrière,scellé de sept sœaux, Il est signifié létat de la vie de tous dans le Ciel et SUI la terre, entièlement caché, N° 299, 300; par l( je vis un Ange puissant qui criait à voix grande: Qui est digne douvrir le livre et den rompre les sceaux, Il est signifié lexamen, si quel­ quun est tel, quil sache et pelçoive les états de la vie de tous, N° 302, 303 ; pal l( pelsonne ne put dans le Ciel, ni sur la terre, ni sous la terle, ouvrÏl le Livle, Il il est signifié que personne ne le peut nullement de soi-même, N° 30lI; par Il voici, il a vaincu, le Lion qui est de la tribu de Jehudah, la racine de David, pour ou­ VIi1 le livre et en rompre les sept sceaux, )1 il est signifié que le Sei­ gneur, par la plopre puissance, a suhjugué les Enfers et remis toutes choses en oldre dans les Cieux, et cela par fe Divin Bien un~ au Divin Vrai dans son Humain, N° 309, 310; pal l( je vis un Agneau debout, ayant sept cornes et sept yeux, li est signifié le Sei­ gneur quant au Divin Humain, en ce que par ce Divin Humain il a la Toute-Puissance et la Toule-Science, N° 3U, 316, 317; par l( et il int et prit le livle de la main droite de Celui qui était assis sur le Trône, Il il est signifié que ces choses viennent de son Divin Humain, N° 319: de IiI il est maintenant éident quici parle digne
  • 116. VelS, l, CHAPITUE CINQUlÈMK H3 tu es de prend,e le livre et den OUVli! les scea~x, II signifie que le SeigneUl daplès le Divin Humain possède la Toute-Puissance ct la foute-Science. 328. Parce que tu as été tué et nous as rachetés li Dieu en ton sang, signifie la séparation de tous davec le Divin, et la conjonction avec le Divin par la reconnaissance du Sei­ gneur, et par la réception du Dilnn Vrai qui procède de Lui: on le voit daprès la signification du tué, quand il sagit du Sei­ gneur, en ce que cest la sépalation de lous davec le Divin; - en effet, être tué signifie dans la Parole être tué spilituellement, cest­ à-dire, périr par les maux et par les faux, comme il a été monLLé ci-dessus, N° 315 ; et comme le Seigneur nest pas non plus chez èeux-Ià, cal il est nié, cest pour cela que pal tué, quand il sagit du Seigneur, il est signifié non reconnu, comme ci-dessus, N° 315, et aussi nié, et quand le 8eigneUl est nié, il est comme tué chez eux, et eux pàl là sont séparés davec le Divin, puisque ceux qui nient le Seigneul, cest-a-dile, son Divin, se séparent entièrement du Divin, cal Lui-Même est le Dieu de lunivers, et Lui-Mème est un avec le Père, le Père est en Lui et Lui dans le Père, et personne ne vient au Père que par Lui, comme le Seigneur Lui-Même len­ seigne; cest pourquoi, ceux qui dans lÉglise ne reconnaissent pas le Divin du Seigneur, et encore plus ceux qui le nient de cœur, ont été entièlement séparés du Divin; nier ce Divin est entendu ici pal Le tuer chez soi; cela est aussi entendu dans le sens intellle de ia Palole pal « ils ont crucifié le SeigneUl" II voir ci-dessus, N° 83, 195 f.; car les Juifs, chez qui était alors lÉglise, ont nié que le Seigneur fOt le Christ, et pal là ils se sont séparés du Divin, et cest pour cela quils l"ont livré à la mort ou crucifié; cest aussi ce que font aujourdhui ceux qui nient son Divin; de là les Prédi­ cateUls disent ordinairement que ceux qui mènent une mauvaise vie et qui Le blasphèment, Le crucifient chez eux; cest donc là ce qui est signifié ici pal il a été tué; - et daprès la signification de tu nous os rachetés à Dieu en ton sang, en ce que cest quil nous a conjoints avec le Divin par la leconnaissance de Lui, et pal la léccption du Divin Vrai qui procède de Lui, cal "achetel signifie délivrel de lEnfer, et pal là Se les apPloprier, et ainsi les con­ joindle au Divin, comme on le VCIla pal les passages de la Parole,. Il. - 8,
  • 117. 116 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" 328,rapPOltés plus bas, où il est dit «_lacheter et rédemption; Il ct lesang du Seigneur signifie le Divin Vrai procédant de Lui; et commel;homme, p~r la réception du Divin Vrai qui procède du Seigneur,est délivré de lEnfer et conjoint au SeigneUl, cest pOUl cela quepal (1 tu nous as lachetés à Dieu en ton sang, 1) il est signifié la con­jonction avec le Divin par la réception du Divin Vrai qui procèdedu Seigneur. Que ce sens soit caché dans ces paroles, cest ce quene peut voÏl quiconque reste dans le seul sens de la leUre, car dans ~ce sens on. ne peut voir autre chose, sinon que par Il tu as été tué Ilil est entendu quil a été crucifié, et que pal ct lu nous as rachetésen ton sang, )l il est entendu quil nous a réconciliés avec son Pèlepar la Passion de la croix; et comme ce sens est le sens de la lettle,et quon _a jusquici ignoré que dans chaque chose de la Parole il ya un sens interne qui est spÏlituel, cest pour cela que daprès cesens, à savoir, le sens de la lettre, on a établi cette doctrine de lÉ­glise, que le Divin Même, quon appelle le Père, a rejeté loin deLui tout le genre l1umain, et que le Seigneur par la Passion de lacroix a réconcilié, et quainsi sont sauvés ceux pour lesquels il in­tercède; quel est lhomme, ùont lentendement est quelque peu i1­luStlé, qui ne puisse voir que ce Doctrinal est contre le Divin Même?en effet, le Divin Même ne rejette jamais de Soi aucun homme, car il les aime tous, et pal suite il veut le salut de tous; et, en outre, ilest contraire au Divin Même dêtle réconcilié par leffusion du sang,et dêtre ramené à la miséricorde pal lintuition de la ·Passion de la croix que son Fils a supportée, et que ce soit de là et non de Lui­ Même que la Miséricorde Lui vienne; et quoique cela soit contre lEsse~ce Divine, cest néanmoins cette croyance quon nomme la foi même ou la foi justifiante. Quel est aussi lhomme dune raison éclairée, qui puisse pensel que les péchés du monde entier aient été transportés dans le Seigneur, et quils aient été ôtés de qUi~7 que a seulement celte foi? mais il est de fait que cette Dochine est . chez ceux qui ne pensent pas au-"dclà du sens de la lettre; cepen­ dant, toujours es~-il que les Anges, qui sont chez les hommes, pel~,()ivent ces paroles, non selon ce sens, mais selon le sens spili­ tuel, cal ils sont spirituels, et par suite ils pensent .spirituellement et non natUlellemenl; pal racheter lhomme en son sang, ils pel­ çoivent déli lCl lhomme de lEnfel, et ainsi lattacher et le COIl­
  • 118. Vers. 9. CHAPITRE CINQUIÈME. 11.5joinche à Soi pal la reconnaissance du Seigneur et par la réceptiondu Divin Vrai qui plocède de Lui; que cela soit ainsi, cest mêmece que lÉglise peut savoil, cal elle peut savoir que personne nestconjoint au Divin pal le sang, mais quon y est conjoint pal la ré­ception du Divin Vrai et par lapplication de ce Vrai à la vie~ Quele SeigneuI ait délivré de lEnfer, cest ce quil a fait par cela quila pris lHumain, et que par lHumain il a subjugué les Enfers et a remis toutes choses en ordre dans les Cieux, ce qui na pu être faitque daprès lHumain, cal le Diyin opère des Plemiers par les Der­niers, ainsi de Lui-Même pal les choses qui sont par Lui dans lesderniers, lesquels sont dans lHumain; cest là lopération de la,Divine Puissance dans le Ciel et dans le Monde; mais sur ce sujetvoir quelques explications ci-dessus, N° h1; puis, dans le TraitéDU CIEL ET DE LENFER, N° 315 ; et dans les ARCANES CÉLESTES,N~5897,6239,6&51,6&65,8603,9215,92t6i982&,A828,9836, 100M, 10099, 1032A, 1.0335, 105lt8 : que le Seignelllait délivré de lEnfer, cest aussi ce qui a été fait pal cela quil aglorifié son Humain, cest-à-dire, par cela quil la fait Divin, carce nest quainsi quil peut tenir les Enfels éternellement subjugués;et comme la subjugation des Enfers et la glOlification de son Hu­main, ont été faites au moyen des Tentations quil a admises dansson Humain, sa Passion de la croix a été la delllière Tentation etla Victoire complète. Par (1 il a porté les péchés de tom~, Il il est si­gnifié quil a admis en Lui tous les Enfers quand il a été tenté, carde lEnfer montent tous les péchés ou tous les maux, et ils entrentet sont chez lhomme, cest pOUl cela que par il a porlé les p~chés,il est signifié quil a admis en tui les Enfers quand il a été tenté;et par (1 il a Oté les. péchés, Il il est signifié quil a subjugué les En­fers, afin que les maux ne puissent plus sélever de là chez ceuxqnitreconnaissent le SeigneUl et Le reçoivent, cest-à-dile, qui re­~ivent pal la foi et par la vie le Divin Vrai procédant de Lui, etainsi ont été conjoints au Seigneur. II est dit que par « tu nous asiachetés à Dieu en ton sang, Il il est signifié la conjonction avec leDivin par la reconnaissance du Seigneur et par la l/lceplion duDivin Vlai qui procède de Lui, et comme cest là-dessus que lÉ­glise est fond~, je vais dire en peu de mots comment so fait la con­jonction pal celle leconnai::;sance et pal celle ,écp.ption : Le prin­
  • 119. Hô LAPOCAL YPSl~ EXPLIQUÉE, N" 328,. cipal est de lcconnallre le Seigneur, son Divin dans lHumain, et sa Toute-Puissance de sauver le Genre humain, car par celle le­ connaissance lhomme est conjoint au Divin, puisque le Divin nest pas ailleurs; en effet, là est le Père, cal le Père est en Lui et Lui est dans le Pèle, comme le Seigneul Lui-Même lenseigne; ceux donc qui considèrent un aulre Divin près de Lui ou à cOté de Lui, comme ont coutume de faire ceux qui prient le Pèle davoir pitié à cause du Fils, ceux-là se détournent du chemin, et adolent le Di­ vin ailleUls quen Lui, et en outle ils ne pensent alors nullement au Divin du seigneur, mais ils pensent sel;llement à lHumain, et cependant le Divin et lHumain ne peuvent être séparés, car ils sont non pas deux Personnes, mais une seule Pelsonne; ils ont été conjoints comme lAme et le Corps, selon la Doctrine de la Foi Athallasienne, leçue pal les Églises : leconnaitre le Divin dans lHumain du Seigneur ou le Divin Humain est donc le principal de lÉglise, par lequel il y a conjonction; et parce que cest le principal, cest aussi la premièle cbose de lÉglise: comme cest la premièle chose de lÉglise, voilà pourquoi le Seigneur, quand il était dans le Mon,de, adit tant de fois à ceux quil guérissait: Crois-tu que je puisse faire cela? el quand on répondait quon le croyait, il disait: Quil soit fait selon ta foi; il a dit cela lant de fois, afin que dabold ils clussent quil aWlit daprès son Divin Humain la Divine Toute­ Puissance, cal sans celle foi lÉglise ne pouvait pas être com­ mencée, et sans celle foi ils nauraient pas été r..onjoinls au Divin, mais ils en auraient été séparés, et ainsi ils naulaient pu recevoÏ! du SeigneUl rien du bien. Dans la suite, le Seigneur a enseigné comment ils seraient sauvés, à savoil" quils .recevraient de Lui le Divin Vrai, et ce vrai est reçu quand il est appliqué et implanlé dans 11). vie par le faire; cest pourquoi le Seigne1!r a dit tant de fois quils devaient faire ses paroles: daprès ces considérations, on peut voir que ces deux choses, à savoir, croire au Seigneur et faÏ!e ses paroles, font un, et quelles ne peuvent nullement être séparées, cal celui qui ne fait pas les paroles du Seigneur ne croit point en Lui; puis aussi, celui qui simagine croÏ!e en Lui et ne fait pas ses paroles ne croit pas non plus en Lùi, car le Seigneur est dans ses Paloles, cest-à-dire, dans ses VIais, et daprès les vrais le Seigneur donne à lhomme la foi. Par ce peu de mols on peut sa­
  • 120. Vers. 9. CHAPITRE CINQUli~ME. 11.7 vOÏl que la conjonction avec le Divin se fait par la reconnaissance du Seigneur et par la léception du Divin Vrai qui procède du Lui: cest donc là ce qui est signifié quand il est dit que lAgneau nous a rachetés à Dieu en son sang; que lAgneau signifie le Seigneur quant au Divin Humain, on le voit ci-dessus, N° 3H ; voir sur cesujet plusieuls choses dans la DOCTRINE DE LA NOUVELLE JÉRU- " SALEM, N°s 293 à 297; et là, daplès les ARCANES Ctf..ESTES, N° 300 à 306; comme aussi à la fin du même Ouvlage, où il esttraité spécialement du Seigneur. Que le Sang signifie le Divin Vlaiplocédant du Seigneur, et que la salvation pal le sang du Seignemsignifie la salvation par la réception du Divin Vrai qui procède deLui, cest ce qui sera dit dans lAIliele suivant. Mais que Rachetersignifie afflanchiI et délivrer, et quand il sagit du Seigneur, af­franchir et dêliVler de lEnfer, et ainsi attacher et conjoindle à Soi,on peut le voir pal les passages suivants; dans Ésaïe: (1 Qui (esL) cetui-ci qui vient dÉdom, savançant dans ta muttitude desa (oree? (cest) Moi qui parte dans ta Justice, grand poursauver; car te jour de ta vengeance (est) dans mon cœur, ettannée de mes RACHETÉS est venue: dans uJute teur détresse, it a été en détresse, et tAnge de ses (aces tes a détivrés; àcause de son amOlli et à cause de ~a clémence, LUI LES A RA-ClIETHS, et il tes a pris, et it tes portera tous tes jours de té­ternité. Il - LXIII. 1, li, 9; - là, il sagit du Seigneur eL descombats de ses tentations par lesquelles il a subjugué les Enfers;son Humain est signifié par Édom, doù il vient, et pareillementpal lAnge de ses faces; sa Divine puissance, pal laquelle il a com­battu, est signifiée par cr savançant dans la multitude de sa force; »laction de (Ilécipiter dans lenfel ceux qui sinsurgeaient, et déle­lei les bons dans le Ciel, est entendue pal la Justice, ainsi par cespaloles, (1 Moi qui parle dans la Justice, grand pOUl sauver, car lejouI de la vengeance est dans mon cœm, et lannée de mes Ra­chetés est venue; Il son Divin Amour, daprès lequel il a fait ceschoses, est décrirpar «(,dans toute leUl détresse, il a été en détresse,et lAnge de ses faces les a déliVlés ; à cause de son amoul et àcause de sa clémence, Lui les a lachetés, et il les a plis, et il lesportcla tous les jours de lélelnité; Il de là il est évident que parles llachetés, et pal ceux quil a lachetés, sont signifiés eeux quil
  • 121. 118 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. 1"328,a déliVlés de la fUleur des infernaux, et quil a sauvés. Dans leMême: cc AinSi a dit J éhovall, ton Créateur, ô Jacob! et tonFormateur, ô Israël! (ne crains point), car je tai Racheté,je tai appelé pm ton nom; à Moi, toi. Il - XLIII. 1.; - quepal Racheter il soit signifié délivler de lEnfel, et aussi se les at­tacher et se les conjoindre afin quils Lui appartiennent, cela estévident; car il est dit Cl je tai lacheté, je tai appelé par ton nom,à Moi, toi; Il comme cela est fait pal le Seigneur au moyen de la léformation et de la légénération, voilà pourquoi il est dit cc Jého­ vah ton CréateUl, 0 Jacob! et ton Formateur, Il Israêl ! Il il estappelé Cléateul, palce que pal créer, dans la Parole, il est signifiértlgéné1er, voir ci-dessus, N° 29!J; Jacob et Israêl signifient ceuxqui sont de lÉglise et dans les nais daprès le bien. Dans le Même: cc Dites à la fille de Sion : Voici, t011 salut vient; voici, sa récompense (est) avec Lui, et le prix de son œuvre det,ant Lui; et on les appellel"ale peuple de sainteté, les Rachetés de J éhovalt. Il - LXII. 11, 12; - ici, il sagit aussi de lavéne­ ment ùu Seigneur, et de linstauration de lÉglise par Lui; la fille de Sion signifie lÉglise qui est dans lAmour envers le Seigneur; son avénement est entendu par cc voici, ton salut vient; voici, sa lécompense est avec Lui, et le prix dè son œuvre devant Lui; Il ceux qui ont été léfolmés et ceux qui ont été régénélés par Lui sont entendus pal les Rachetés de Jéhovah; ils sont dits Rachetés, parce quils ont été délivrés des maux par la régénération, et quils ont été attachés et conjoints au Seigneur, Dans le Même: CI Il ny aura point là de lion, et de bête (éroce il ne sy trouvera point, mais les RACHETÉS (y) marcheront; ainsi LES RACHETÉS DE JÉHOVAH retourneront, et ils viendront à Sion avec chant; une joie déternité (sela) sur leur tete. Il-XXXV. 9,1.0;­ là allssi il sagit de lavénement du SeigneUl, et de la salvation de ceux qui se laissent régénérer par le Seigneur; par cc il ny aUla point là de lion, et de hêle féroce il ne sytroUera point, Il il est signifié que chez eux il ny aUIa point le faux qui détruit le vrai, ni le mal qui détruit le hien ; pal Cl les Iachetés y marcheIont, ainsi les Rachetés de Jéhovah letournelont, Il il est signifié quils selont affranchis des maux et délivlés des faux; pal C( ils viendront à Sion avec chant; une joie déternité sera sur leur tête, Il il est signifié
  • 122. Vers. 9. CHAPITRE CINQUIÈME.. :119quils auront la félicité ételDelle; Sion est lÉglise; ce que le chantsignifie, on vient de le voir, N° 326 : dans la Langue Oliginale ily a deux mots par lesquels Rachetel est exprimé; lun signifielafihnchissement davec les maux, et lautre la délivrance davecles faux; ces deux expressions sont dans ce passage, de là il estdit Il les Rachetés marcheront, Il et Il les Rachetés de Jéhovah re-tourneront; Il ces deux expressions se trouvent pareillement dansHosée, XlII. 1.4; dans David, Ps. LXIX. 19, et Ps. CVll. 2.-Racheter signifie afflanchir des maux et délivlel des faux, et aussiafflanchir et déliner de lEnfer, palce que cest de lEnfel que sur-gissent chez lhomme tous les maux et tous les faux; et comme ilssont éloignés par le Seigneur au moyen de la réformation et de larégénération, racheter ou la rédemption signifie aussi la réforma-tion et la légenélation, comme dans les passages suivants; dansDavid: Il Lève-toi à notre secours, et racllète-nous à cause deta mil;éricorde. Il - Ps. XLIV. 27; - racheter, cest délivreret léfùrmel; dans le Même: Il Dieu a racheté mon âme de lamain de lEnfer, et il macceptera. Il - Ps. XLIX. 16;- ra-cheter de la main de lEnfel, cest déliller; accepter, cest alta-cher et conjoindre à soi, ou faire quils Lui appaltiennent commedes esclaves vendus et rachetés. Dans Hosée : lt De la main delEnfer je les rachèterai, de la mort je les rachèterai. Il -XlII. 14; - racheter, cest affranchir et délivrel de la damna-tion. Dans David: Il Mon lÎme, Bénis Jéhovah, Qu; a ra-cheté de la fosse ta vie. J) -Ps. CIIl. 1, ft; - racheter de lafùsse, cest délivrer de la damnation; la fosse est la damnation.Dans le Même: Il Approche-toi de mon âme, rachète-là; et àcause de mes ennemis 1llcltète-moi, 1 1 - Ps. LXIX. 19;-sap-ploehel de lâme signifie la conjoindle à soi, la lachetel signifielaffranchiI des maux; Il à cause de mes ennemis rachète-moi, Ilsignifie délivrer des faux; les ennemis sont les faux. Dans le Même:Cl Cest ce que diront les rachetés de Jéhovah, quil a rachetésde la main de lennemi qui les resserrait. Il - Ps. CVII. 2;-les lachetés de Jéhovah sont ceux qui ont été.affIanchis des maux; Cl quil a rachetés de la main de lennemi qui les lesserrait, ce J)sont ceux quil a déliVlés des faux. Dans Jérémie: Il Avec toi,Moi, pour te srtlwcr el pour tarracher; et je tarracherai de
  • 123. 120 LAPOCALYPSE E.XPLlQUÉE. lln 328. la main des méchants, et je te rachèterai de la main des vio-­lents. 1) - XV. 20, 21. ; -lacheter de la main des violents, cestdélivler des faux qui font violence au bien. de la chalité; les vio­len.ts signifient ces faux, par conséquent aussi ceux qui sont dansces faux. Dans David: « QuIsraël espère en Jéhovah, parcequavec Jéhovah (est) la misbicorde, et en Lui beaucoup derédemption; el Lui-1l1~me mchètem Israël de toutes ses ini~quitéa. »- Ps. CXXX. 7, 8 ; - la rédemption est la délivrance, .Israël est lÉglise; rachetel Israêl de toutes ses iniquités, signifieléfolmel et délivrer des faux ceu~ qui sont de lÉglise. Dafls leMême: «( Que lintégrité et la droitUle me gardent, car jeme suis attendu à Toi; rachète, 0 Dieu, Israël de tout.es sesdétresses. Il - Ps. XXV. 21, 22; - laChetel Israël de ses. dé­tresses, cest encore ici délivrel ceux qui sont de lÉglise des fauxqui les lesse1lent. Dans Ésaïe: (c Est-ce qua été /accourcie mamain, tellement quil ny ait pas de rédemption? ou, est-cequil ny a point en Moi de force pour arracher?l>- 1. 2;­que la rédemption soit la délivrance, cela est évident, cal il est mêmedit, (c est-ce qua été laccourcie ma main? ou, est,..ce quil ny apoint en Moi de force pour allacher? Il Dans David: « Die1,t exau­ce/a ma voix; il rachètera avec paix mon dme.)l-Ps. LV.1.S,1.9; - rachetel, cest délivrel. Dans le Même: « JeTe chanteraiavec la âarpe, Saint dIslaël! mes livres donneront louange,et aussi m.on âme que tu as rachetée, Il - Ps. LXXI. 22, 23;....,.. racheter lâme, cest délivrel: des faux; car dans la Parole pallâme,est signifiée la vie de la foi, et pal le cœur la vie de lamoul"cest poulquoi racheter lâme signilie délivrel des faux et donnerla vie de la foi. Dans le Même: «( RachèLe-moi de [oppressionde f h()mme, afin que je garde tes commandements. Il - Ps.CXIX. 1.34; - racheter de loppression de lhomme, signifie dé­livrer des faux du mal, car lhomme signifie laffection spirituelledu nai, et pal suite la sagesse, et dans le sens opposé, comme ici, le désil aldellt du faux et par suite la folie; loppression de lhommesignifie la destruction du vrai par les faux. Dans le Même: « En ta main Je remettrai mon e,~prit; tu mavais racheté, Jé.ho­vah, Dieu de vérité! ) -.Ps. XXXI. 6; - rache~er, cest dé­ livrer des faux et léformer par les Hais; comme cest là ce qlle si­
  • 124. Vels. (J. CHAPITRE CINQUlÈM~. 121 gnifie racheter, cest pour cela quil est di! Cl Jébovab, Dieu de vérité! )) Dans le Même: Dans les mains des pécheurs est le (t crime, et leur droite est pleine de présents; mais moi, je mar­ che dans mon intégrité; rachète-moi, et aie pitié de moi. l l ­ Ps. XXVI. 10, 1.1.; - rachetel, cest délivrel des faux et réfor­ mer. Dans le Meme: (( De la fraude et de la violence il rachè­ tera leur âme, et précieux sera leur sang il ses yeux; et il vivra, et il lui donnera de lor de Scheba, el il priera pour lili continuellement, chaque jour il le bénira. )) - Ps. LXXII. 1lJ, 1.5 ; - il sagit ici des indigents, pal lesquels sont signifiés ceux qui, désilent les vrais daplès laffection spiriluelle; ill est dit d"eux quil rachètera leur âme de la flaude et de la violeuce, ce qui signifie délivrer des maux et des faux qui détiuisent les biens de lamow et les vrais de la foi; la réception du Diviu Vrai par eux est signifiée par plécieux sela leUl sang à ses yeux; )) leur (t léformation est déclite par (1 il vivra, et il lui donnela de lor de Schéba, et il plieta pour lui continuellement, chaque jour il le bé­ nira; Il 101 de Schéba est le bien de la charilé; [lliel pOUl lui con­ ~iuuellement, signifie que continuellement ils selont détournés des faux et tenus dans les vrais;J et chaque jour il le bénira, signifie que continuellement ils selont dans le bien de la charilé et de la, foi, car ceci est la bénédiction Divine, et cela est, pliel pour lui continuellement. Dans Ésaïe: (( Ainsi a dit Jéhovah: Gmtis vous avez été vendus, et non par argent vous serez racht:tés; en Égypte est descendu mo~ peuple pou; y séjourner, 11lais Aschur pour rie.n la opprimé. )) - LlL 3, !J; - il sagit ici de la désolation du vlai par les scientifiques, et pal les raisonne­ ments de lhomme naturel daprès ces scientifiques; en ell)t, pal « en Égypte est descendu mon peuple pour y séjoulller,)) est signi­ . fiée linstruction de lhomme naturel pal les scientifiques et par les connaissances du vlai; lÉgypte signifie les scientifiques et aussi les connaissancas, mais telles quelles sont daprès le sens de la lettre de la Parole, et séjourner signifie sinstruire; par Il Aschur pOUl rien la opprimé, l) est signifiée la falsification des connais­ sances pal les raisonnements de lhomme naturel ;. Ascbur signifie les raisonnements, et opplimer pour rien signifie la falsification, cal les faul> ne sont "jen palce quil ny a rien du vrai en eux,
  • 125. 122 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE.. N"328.ce qui alrive quand lhomme naturel séparé de lhomme spiritueltire des conclusions; cest de là quil est dit aupalavant (1 gralisvous avez été vendus, et non par algent vous serez rachetés; )) êtlevendu gratis signifie par soi-même ou par le propre sabandonner etsattacher aux faux; et être racheté non pal algent, signifie quils nepeuvt:nt pal le vrai être affranchis des faux du mal, largent signi­fie le vrai, et êtle racheté signifie être afflanchi des faux du mal·etréformé. Dans Zacharie: Il Je les rassemblerai, parce que je lesrachèlerai, alors ils seronl multipliés; el je les semerai parmiles peuples, el je les ramènerai de -la lerre dÉgypte, et delAssyrie je les rassemblerai, el vers la lerre de Giléad et versle Liban je les conduirai. I I - X . 8, 9, 10; - il sagit ici de larestauration de lÉglise, et de la léformation par les vrais daprèsle bien; je les lassemblerai palce que je les rachèterai, signifie ladissipation des faux et la réformation par les nais; (est pourquoi il est dit « ils seront multipliés et je les semerai parmi les peuples, IIce qui signifie la multiplication et lensemencement du vrai daprès le bien; les Jamener de la terre dÉgypte etles-rassembler de 1As­ syrie, signifie être détournés de la falsification du vrai dans laquelle ils étaient par les laisonnements qui proviennent des scientifiques, comme ci-dessus; les conduire vers la terre de Giléad et vers le Liban, signifie vers le bien de lÉglise qui est le bien de la charité, et vers le bien et le vlai de la foi, le Liban est le bien de la charité, et la. tene de Giléad est le bien et le Vlai dt: la foi. Daprès ces explications on peut voir ce qui est signifié dans le sens spilituel, quand il est dit que Jéhovah a tiré dÉgypte son peuple, et quil les a lachetés, comme dans Moïse: « Je vous délivrerai de la ser­ vitude, el je vous rachètemi à bras élendu el par de grandsjugements. 1 ) - Exod. VI. 6. -« Je vous ai tirés de lÉgyple à bras élendu, et je vous ai rachetés de la maison desclaves. l) - Deutél. IX. 26, 27, 28, 29. XIII. 6. XV. 15. XXIV. 18. - (e Tu as conduit cûms la Miséricorde ton peuple que lu as racheté., et lu las amené par la {oree de ta main vers llla­ bitacle de la sainleté. II - Exod. XV. 13. - Et dans Michée : (( Je tai fail monter de la terre dÉgyple, el de la maison desdav{ige je lai rachelé. )) - VI. !.J; - ici, dans le sens de la leLtlC, il est entendu que pal la Divine puissance ils onl été IÎlés
  • 126. Vers. !J. CHAPITRE CINQUIÈME. 123de lÉgypte, ou ils étaient devenus esclaves, mais dans le sens in­terne ou spirituel, une telle chose nest pas entendue, mais il estentendu que ceux qui sont de lÉglise, cest-à-dire, ceux que leSeigneur réforme par les vrais et par la vie selon les vrais, ont étéalflanchis et déli vrés des maux et pal conséquent des faux, car cesont les maux et les faux qui rendent lhomme esclave; cest dansce sens spirituel.de ces paroles que sont les Anges quand lhommeest dans le sens de la lettre. Les Anges aussi pal Rédemption en­tendent être affranchis des maux et délivlés des faux dans ces pas­sages; dans Moïse: (1 Je mettrai une Rédemption entre monpeuple et le peuple de Pharaon. » - Exod. VIII. 19; - dansDavid: (1 Il a envoyé la Rédemption à son peuple; il a ordonnépour léternité son alliance; saint et vénérable, son Nom! Il-Ps. CXI. 9;- dans Matthieu: (( Que servirait-il à un hommesil gagnait le monde entier, mais quil {it la perte de sonlÎme? et que donnera un homme pour prix suffisant de la Ré­demption de son âme? Il .:...- XVI. 26. Marc, VIII. 36, 3ï ; ­la rédemption, cest la délivlance de la damnation. DaprèS ce quiplécède, on peut voir ce qui est signifié quand il est dit que le Sei­gneur a lacheté le genre humain, à savoir, quil a affranchi leshommes et les a délivrés de lEnfer, et aussi des maux et des fauxqui en surgissent continuellement et portent "homme dans la dam­nation, et quil les affranchit et les .délivre continuellement; ilaafflanchi et délivlé, en ce quil â subjugué les Enfels; et il afflan­chit et délivre continuellement, en ce quil a glorifié, cest-à-dile,rendu Divin son Humain, car pal cet Humain glorifié il tient lesEnferS continuellement subjugués: cest donc là ce qui est signifiéquand il est dit quil a Jacheté lhomme, et quand dans la Paroleil est appelé Rédempteul, comme dans les passages suivants; dans Ésaïe: (1 Ne crains point, vermisseau de Jacob, moribondsd Israël! Je te secourrai, Ji! oi, et Lon Rédempteur le saint dIsraël. »- XLI. ill; - dans le Même: (( Ainsi il dit Jého­vah le Rédempteur dIsraël, son Saint; à cause de Jéhovahqui (est) (idele, du Saint dIsraël qui ta élu. »-XLIX. ï; - dans le "Même : (1 Notre Rédempteur, Jéhovah Sébaoth (est) son Nom, le Saint d Israël. Il - XLVII. !J ; - dans le Même: ((Ainsi a dit Jéhocah, votre Rédempteur, le Saint dIsraël. 1)
  • 127. 12!1 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° 328.- XLIII. 14; - dans le Même: CI Afin que sache toute cluzirque Moi (je suis) Jéhovah ton Sauveur, et ton Rédempteur le{ort de Jacob. Il - XLIX. 26; - dans le Même: Il Afin quetu saches que !fioi (je suis) Jéhovah ton Sauveur, et ton Ré­dempteu, le puissant de Jacob. Il - LX. 16; - par le SaintdIsraël et par le fort de Jacoh, qui, dans ces passages, est appeléle Rédempteur, il est entendu le Seigneur quant aQ Divin Humain,et par Jéhovah son Divin même. Si le Seigneur quant au DivinHumain est nommé le Saint dIsraël, et aussi le fort et le puissantde Jacob, cest parce que par ISlaël et par Jacob il est signifié lÉ­glise, ainsi ceux qui ont été régénérés et réformés, cest-à-dire,rachetés pal le Seigneur, car ceux-ci seulement sont de lÉglise,ou constituent l J~glise du Seigneur: que ce soit le Divin Humaindu Seigneur, qui est appelé le Saint, cela est évident, dans Luc: Il LAnge dit à 111 arie : Un Esprit Saillt viendra sur toi, etllne puissance du Trè~-HaZlt