COURONNEMENT OU APPENDICE                                  A LA VRAIE    R.ELIG-ION CHRÉTIENNE                          DA...
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Sailll-Amand (Cher). - Imprimerie de   DESTENA L
COURONNEMENT OU APPENDICE                               A LA VRAIEIlELIGION CHRÉTIENNE                      DANS LEQUEL IL...
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N° 2.             ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.                        3  poinl renversé, et que la Pierre détachée, non ...
4                           APPENDICE                          N° 2.approchés vers le SeigneU?, LA. PIERRE VIVF:, Tejetée ...
N° 3.           A LA VRAIE RELIGION CHRiTIENNE.                    5dlessa; il Y avait tlois côtes dans sa bouche entTe S!...
APPENDICE                          NG 3. branches avaient {ait leurs nids tous les OISEAUX DES CIEUX, et sous ses branches...
N" 3.            A LA VRAIE RELIGION CHRgTIE!fNE.                   7des Bêles du Monde naturel, les alfecLions de lamour ...
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N° 5.           A LA VRAIE RELIGION CHRETIENNE.                  9TIN.     Ps. XLVI. 6, - II A moi on clie de Séir: Sentin...
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10 7.           A LA "RAIE RELIGION CHRiTiENNE.                   11  lhomme après la morl, lhomme y habile et est chaque ...
12                          APPENDICE                          N° 8.dans le parliculier, et quune àssemblée de ces hommes ...
N°,10.          . A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.                   13  Après la Consommation ou la Fin dune Église. le Se...
14                          APPENDICE                        N° H.menl et esl récompensé ou puni selon ce quil a pensé et ...
N° 13.          A LA VRAIE RELIGION CURtTIENNE.                   15   13. Qui ne voit la nécessité que les méchants soien...
16                             APPENDICENOUVEAU et une TERRE NOUVELI.E; Le plemil1 CieL ct La pre­mière Terre avaient pass...
N° 16.          ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.                      17    16. De plus, il y a une Ordination très-parfaite...
18                            APIENDICE                       N°!7 Corps, et les Villageois avec les Serviteurs comme Pied...
N° t8.          ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.                     t9De ce Nouveau Ciel le Seigneur Jéllovih {ait db-ive? ...
20                           APPENDICE                        N° 19. gélique, au travers duqueltoul spiriluel est dérivé e...
N° 20.            A LA VRAIE RELIGION cRnbIENNE.                         21 Je Ciel aux hommes de la terre; el cela, parce...
22                          APPENDICE                        N° 21. tensemble de celle Œuvre Divine est appelé la Rédempti...
N° 21.           A   LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.                   23   dans les Terres, opérations par lesquelles les b...
24                           APPENDICE                        N" 22.avec lerreur sur les Trois Personnes Divines de toute ...
N° 23.         A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.                      25 par Adam. Que par Adam, et par tout ce qui est dit ...
26                          APPENDICE                         11" 23. ET UNE TERRE NOUVELLE; soyez dans lallégresse il éte...
N° 26.         A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.                    ,   27 Chrétienne, qui succède aujourdhui à ces quatre É...
28                           APPENDICE                         N° 25.       nouvelle naissance il devient fils de Dieu? - ...
N° 26.           A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE.                   29 un MÉMORABLE de lOuvrage précédent, dont celui-ci es...
30                           APPENDICE                          N° 27.  ces choses lhomme ne peul en aucune manière avance...
N° 27.         ALA VRAIE RELIGION CHRiTIENNE.                     3iportent des feuilles, des fleurs et des fruits selon l...
32                           APPENDICE                          N° 28.tont ce qui concerne en général et en pal!iculier lÉ...
N" 29.          A LA VRAIE RELIGION CBRtTIENNE.                  33  tiennent à lamour, - VQi, ci-dessus, N° 26, - et a cr...
APPENDICE                         N° 29,  tes choses; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui aiment Dieu par dessus t...
NU 30.          A LA VIIAIE IIELIGION CHIIÉTIENNE.             35ceur, comme un Aigle quant à la vue du mental, comme un o...
36                             APPENDICE                       N° 31.et comme Jhomme naturel séparé de lhomme spirituel es...
N° 33.         A LA VRAIE RELIGION CHRETIENNE.                   31damnalion de sa malédiction; car on lit dans les livres...
38                          APPENDICEveloppes par le sens spirituel; alors on voit que par Adam, commetype, est entendue l...
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Traduction : J.F.E. Le Boys Des Guays et A. Harlé, 1865

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  1. 1. COURONNEMENT OU APPENDICE A LA VRAIE R.ELIG-ION CHRÉTIENNE DANS LEQUEL IL SAGIT Des quatre Églises sur celle Terre depuis la Cléation du Monde; de leurs Périodes, et de leur Consommation, Puis, de la Nouvelle Église qui doit succéder à ces quatre Églises, et sera véritablement Chrétienne et la Couronne des précédentes, De lAvénement du Seigneur à cette Église, et de son Di vin Auspice en elle pour lÉternité: Et enlln du Mystère de la Rédemption Pa, BnJrI.4NIJE~ SWBDENBORG Serviteur du Seigneur Jésus·Christ (Ouvrage posthume) TRADUIT DU LAfIN PAR J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYS Sur lédition.de Londres (1780) DEUXIÈME ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE Par L. BOTS DI8 GUÂYli et A. HA. Li: SAINT·AMAND (CHER) . la librairie de LA. NOUIELLE JERUSALEM, ehe7. PORTE, libraire PARlS M. MINOT, rue de Sèvres, 96 E. JUNG·TRi:UTTEL, libraire, rue de Lille, 19/ LONDRES SWEDENBORG SOCIETY. 36, Bloomsbury Slreet, O,ford Streel NEW-YORK PUBLISHING nOUSE, of Ihe Gee-Convention, of TRK Na... JnuSAI.I:O<, No 20, Cooper Union 1865
  2. 2. •. COURONNEMENT OU APPENDICE A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE t -A - 1" G - Fv;f.... t~ ~ 1. . . ~ ... v.b.. ë:yl;J-L r-.~O-JJ~
  3. 3. Sailll-Amand (Cher). - Imprimerie de DESTENA L
  4. 4. COURONNEMENT OU APPENDICE A LA VRAIEIlELIGION CHRÉTIENNE DANS LEQUEL IL SAGIT Des quatre Églises sur celle Terre depuis la Création dn Monde; de leurs Périodes, et de lellr Consommation.Puis, de la Nouvelle f:glise qui doit succéder à ces quatre Églises, et sera véritablement Chrétienne et la Couronne des précédentes.De lAvénement du Seigneur à celle Église, et de son Divin Auspice en elle pour lÉternité: Et enfin du Mystère de la Rédemption Pli" EJrlJrI"-NVE~ SWEDENBORG Senileur du Seigneur Jésus-Christ (Ouvrage posillume) TRADUIT DU LAfIN PAR J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYS Sur lédition.de Londres (1780) DEUXIÈME ÉDITION REVUE ET CORRIGÉE Par L. BoTS .11 Guns et A. H1UE SAINT·AMAND (CHER) A la librairie de Li. NOUIELLE JÉRUSÂLE~I, cbe.. PORtE, libraire PARIS M. MINOt, rue de Sèvres, 96 E. JUNG-TREUTTEL, libraire, rue Qe Lille, 19 LONDRES SWEDENBORG SOCIETY, 36, Bloom.bur! Street, O.rord Street NEW-YORK PUBLISHING ijOUSE, or Ihe Gen-Convention, of TU li.... JnUSl.I.•", No 20, Cooper Union !86n
  5. 5. (
  6. 6. COURONNEMENT OU APPENDICE LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE i. ces Trois Sujets, à savoir, la CONSOMMATION DU SIÈCLE, lA- VÉNElIIENT DU SEIGNEUR, et la NOUVELLE ÉGLISE, onl été traités dans le dernier Chapitre. de lOuvrage ayanL pour titre LA VRAIE ~ELIGION CHRÉTIENNE; si la con tinuation en est donnée dans ce qui suit, cest parce que jusquà présent personne na connu ce que cest que la Consommation du siècle, ni pourquoi un second AvénemenL du Seigneur, ni quune Nouvelle Église doit veuil; eL cependant il sagit de ces trois SujeLs dans la Parole, tanL Pro- phétique quApostolique, et pleinemenL dans lApocalypse. Quil sagisse de ces trois Sujets dans la Parole Prophétique de lAncien Testament, cest ce qui. devint évident pour moi lorsquil me fut dODné de déleJoppel cetle Parole par le sens spirituel; quil en soit de même dans la partie Prophélique du Nouveau Testament, qui est appelée Apocalypse, el aussi dans la Parole Évangélique et Apostolique, on le verra par ce qui suit. De là il résulte que sans la connaissance de la ConsommaLion du siècle, du second Avénemenl du Seigneur, et de la Nouvelle Église, la Parole est comme fermée j el il ny a pour louvrir nulle aulre chose que les connaissances, lesquelles sonL comme des Clés qui oUIent la porle.et intro~uisent. Quand cela a lieu pour la Parole, les Tré- sors qui jusqu ~Iors y éLaienL cachés comme dans le fond de la mel se présentenL à la vue j car au fond de la Parole il ny a que des Trésors. Dans ceL Appendice ou ConlinuaLion, je procéderai,. comme dans lOuvrage même, par des sommaires placés en tllanL, qui devront êLre co.nfirmés par "Écriture eL illustrés par la raison. 1.
  7. 7. 2 APPENDICE [1;0 2. 1LEmn: PREnIlERJ Il ?J l! eu quatre Églises sur cette Terre depuis le jour de sa Création. La Première, qui doit tUre appelée Adamique; la Seconde, Noachique; la Troisième, Israélite; et la Qua­ trième, Chrétienne. (=9 2. Quil nit existé quatre Églises sur cette Terre depuis la Créa­ tion du Monde, on le voit clairement dans Daniel; dabord, par la Statue que Nébuchadnessar vit en songe, et ensuite par les qua­ tre Bêtes qui montaient de la Mer. Au sujet de LA STATUE DE 11.,;­ DUCHADNESSAR, on lit ces paroles: «Daniel dit: Toi, Roi, voyant tu {us, et voici, une Statue grande, et son apparence excel­ lente, se tenait vis-à-vis de toi, et son aspect (était) formida­ ble : de cette Statue la T~te était dOr bon; sa Poit1"Îne ct ses Bras, dAlgent; son Ventre et ses Cuisses, dAirain; ses Jam­ bes, de Fer; ses Pieds, en partie de Fel et en partie dArgile. Voyant tu {us, jusquà ce que fut détachée une Pierre, non par des mains, et elle flappa la Statue sur ses pieds, qui (étaient) de fel et dargile, et les brisa; alors furent brisés ensemble le fer, largile, lairain, largent ct lor, et ils deviment comme la paille-de laire en été, en SOlte que les emporta le vent, et aucun lieu ne fllt trouvé pour eux: mais la PielTe qui {rappala Statue devint un Rocher grand, et remplit toute la Terre.Dans ces jours, le Dieu des Cieux fela surgir un Royaume,qui dans les .~iècles ne sera point renversé, et ce Royaume ilun autle peuple ne sera pliS laissé; il brisera ct consumeratous ces llOYllumes, mais lui subsistera dans les siècles. Il - II.31 à 35, Ml. - Que ce Songe ail signifié, non pas qualre Royau­mes SUI celle Terre, mais quatre Églises devant se succéder luneà lalllre, cela est évident pal les considérations suivantes: 1." QueSUI celte Terre il na point existé de tels Royaumes lun après lau­tre. 2° Que la Divine Parole, dans son sein, traill, non pas desHoyaumes du Monde, mais des Églises qui constituent daos lesTerres le Royaumc de Dieu. 3" Puis, co ce quil est dit que le Dieudes Cieux fera surgir un noyaUlllc·qui dans les siècles ne sera
  8. 8. N° 2. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 3 poinl renversé, et que la Pierre détachée, non pal des mains, de­ vintnn Rocher grand qui rempliL toute la ferre. lt° Et comme le Seigneur, notre Sauveur Jésus-Christ, dans la Parole de lun et de lautre Testament, est appelé la Pierre et le Rocher, il est évi­ denl que son Royaume est entendu pal la dernière partie de ce passage. 5" En oulre, dans un très-grand nombre tle passages de la Parole, létat tle lÉglise est décri! pal 101, lArgent, lAirain et le Fer; son élat spirituel quant au bien tle lamour par 01, son état spirituel quant au vrai de la sagesse pal lArgent, son état naturel quant au bien de la charité par lAirain, et son état naturel quant au vrai dé la foi par le Fer, ce qui a été confirmé daprès la Parole; voir dans lApOCALYPSE RivÉLÉE, N" 913; et ailleurs. Cest même pour cela que, dans les Premiers Ages, les Sages, qui connaissaient les significations des Métaux, comparè­rent à ces quatre Métaux les Siècles, qui depuis le Premie: jus­ quau Dernier devaient se succéder, et appelèrent le Premier le Siècle dOl, le Second le Siècle dargent, le Troisième le Siècle dairain, et le Quatrième le Siècle de fer; et ainsi ils les décrivi­ rent selon les Biens et les Vrais: et comme les Biens et les Vrais réels ne proviennent que du Dieu du Ciel, ils les décrivirent selon les États de lEglise chez eux, car cest daprès et selon ces États que les États civils des Royaumes, quant à la Justice et au Juge­ ment, onllexistence, la vigueur et la vie. Que dans la Parole de lun et de lautre Testament le Seigneur, notre SaUl"eur JÉSUS­CHRIST, soit appelé la Piene et le Rocher, cela est évident par les passages qui lont suivre; quil soit appelé la PIERRE, on le voitpar ceux-ci: « Ainsi a dit Adonaï Jéhovih : Voici, Moi, j~ vais{onder en Sion une Piene, PieJTe dépreuve, (lAngle de prix,de fondation fondée .. celui qui aura cru ne sanéteJa pas. A 100sje poserai le jugement pow règle, et la justice POW aplomb. »- Ésaïe, XXVlll. 16,17. - « Jéhovah visitera son troupeau;de Lui la PU:RRE ANGULAIRE. »-.Zachar. X. 3,!J. - « LA PIERREquont Jejetée les Architectes est devenue tllte dAllgle.»­Ps. CXVIII. 22. - " Navez-vous jmltais lu dans les Écri­tures : La Pierre quont rejetée ceux qui bâtissent, celle-làest devenue tl}te dAllgle. 1) - Matlh. XXI. lt2. Marc, XII. 10, 1i.Luc,. XX. 17,18. Ésaïe, VlTI. 13, 1lt, 15. - « Vous vous étes
  9. 9. 4 APPENDICE N° 2.approchés vers le SeigneU?, LA. PIERRE VIVF:, Tejetée ci la véTitépar les hommes, mais choisie par Dieu; vous aussi vous­mêmes, tomme des pielres vives, vous êtes bâtis en maisonspililllelle; cest pourquoi il est dit clans lÉcliture : Je placeen Sion la PIERRE ANGUJ.AIRE, choix précieux, et celui qui cloiten Elle ne sem point confondu. 1 I - 1 Pierre, If. 4,5,6.- Il Vousavez été bâtis SUl le fondement des Apôtres et des Prophètes,dont la PIERRE ANGULAIRE est Jésus-Christ, par qui tout lÉdi­fice bien cimenté sélève en Temple saint dans le Seigneul, pmlequel vous ensemble vous avez été bâtis en Habitacle de Dieuen esprit. 1) - Éphés. II. 20, 21, 22. - (l JÉSUS-CHRIST EST J.APIERRE rejë-lée pal ceux qui bâtissaient, laquelle est devenueUte dangle, et il ny a aucun salut dans un autre. l l - Acl.IV. 1.1, 12. - Que le seigneur soil appelé le ROCHER, on le voitpar les passages suivants de la Parole: (l Quand gras fut devenuJeschurun, illegimba, et il abandonna le Dieu qui lavait fait,et il méprisa LE ROCHER de son salut. Il - Deutér. XXXII. 15,18, 30. - (lI,e Dieu dIsraël a dit, LE ROCHER d]SIaël maparlé, Il - If Samuel, XX))[. 3. - (l Que soient en bon plaisirles paroles de ma bouche, Jéhovah, MON ROCHt:R ET IroN RÉ­DEMPTEUR! li - Ps. XIX. 15. - Il Ils ne se sont point souvenusque Dieu était leur Rochel et leU? Rédempteur. Il - ls.LXX.VIf. 35,42. - Il Ils buvaient tOIlS la boisson spirituelle,car ils buvaient du Rocher spilituel; le Rocher était le Christ. 1)- 1 Cor. X. 4. Exod. XI1. ~.- Daprès ces passages, il est bienévident que par la Pierre, qui frappa la Statue et devint un grandRocher lemplissant loute la Terre et dont le Royaume dureradans les siècles des siècles, est enlendu noIre Seigneur Jésus­Christ-. 3. Ces mêmes quatre Églises SUI celle Terre ont été décritespar les quatre Bèles qui montaient de la Mer, dans Daniel; il enest parlé dans ces termes: Cl La Plemièle, comme un Lion,mais des ailes daigle elle avait; voyant je fus jusquà ce quefurent arrachées ses ailes, et quelle se fut soull:vée de telTe,et, que sur ses pieds, comme un homme, elle se fut dressée, etquun cœur dhomme lui fut donné. Ensuite voici, une autreBête, une Seconde, semblable ci un Ours, et SUI un côté elle se
  10. 10. N° 3. A LA VRAIE RELIGION CHRiTIENNE. 5dlessa; il Y avait tlois côtes dans sa bouche entTe S!!S dents jen olllTe, on lui disait ainsi: U:ve-toi, mange beaucoup dechair. Après cela, voyant je {us; et voici, une Autre, commeun Léopmd, laquelle avait quatTc ailes, telles que celles desoiseaux, SUT son dos; et qual1e Têtes il la Bête: et domina-lion lui {ut donnée. A7Jlès cela, voyant je {us en visions denuit; et voici, une Quatrième Bête tel1ible et {ormidable, etrobuste à lextlême, ayant des df:nts ILe fer, gTandes, qui man-gea et broya, et le Teste avec ses pieds foula; or, elle était dif-{érente de toutes les Bêles qui avüient été avanl elle, et eLLe avaitdix COlnes, Voyant je {us jusquà ce que des TTônes {ulentTenversés, et que lAncien des jours sassit; et le jugement sé-tablit, et des li/nes {urent Ol/verts : et voici, avec les nuées duCiel, comme un Fils de lhomme qui venait: et il lui fut donnédomination, et gloire et Royaume, et tous les peuples, nationset langues Le seIViront; SIl domination, domination du Siè-cle, Laquelle ne passera point; et son Royaume, (Royaume)qui ne pélÎla 7Joint. li - VIf. 3, 0, 5, 6, 7, 9,10,13,14 el suiv.- Que ces quatre Églises aienl élé pareillemenl enlendues etdécrites par ces Bêles, cela esl évidenl par chaque parliculariléde ceLLe description, qui sera, dans la suite, développée dansson ordre, el principalemenl par les derniers Versels, où il estdiL quaprès ces quatre Bêles doit venir un Fils de lhomme,auquel il sera donné une domination el,un royaume qui ne pas-seronL poinl el ne périront poinl, Fils de lhomme qui a aussiélé entendu par la Pierre devenlle un grand Rocher qui remplilIoule la Terre, comme on le ,oil ci-dessus, N" 2, fin. Que lesélals de lEglise soienl décrils dans la Parole par des Bêles, demême que par des Mélaux, cela esl évident par un grand nombrede passages, dont je rapporlerai seulement ici quelques-uns; cesont ceux-ci: « Une pluie de bienveillances tu {eras dégouttel;ton héritage en souffrance tu le raRermiras; TA BÊTE, TON AS-SEAIBLÜ, y habiteront. Il - Ps. LXVIII. 10, H, - « A Moi toutANllIrA L DE LA FOR~T, LA BÊTE sur Les montagnes par 1Ililliels;je connais tout OISEAU Dt;S 1IIONTAGNES, LES BÊTES DE MES CHAlIlPS(sonL) avec Moi. li - Ps. L,iD, 11. - « Ascllur (élait) un Cèdredans le [,ibcm, élevé/;> était devenue sa lIaut(U1; dans ses 1*.
  11. 11. APPENDICE NG 3. branches avaient {ait leurs nids tous les OISEAUX DES CIEUX, et sous ses branches avaient engendré toutes les B~TES DU CHAMP,et dans son ombre avaient habité toutes les NATIONS GRANDES.II- Ézéch. XXXI. 2 à 6, 13. Daniel, IV. 7 à 13. - « Je traiterai-pour eux alliance en ce joul-là avec la BtrE DU CHAMP et aveclOISEAU DES CIEUX, et je Me {iuncerai à toi à éternité. Il ­ Hosée, II. 18, 19. - « Réjouis-tOI, et sois dans lallégresse;ne claignez point, BtrES DE MES CHAMPS, car herbeuses sont-devenues les demeures du désert. Il - Joêl, H. 21,22,23. ­ (1 Toi, Fils de lhomme, dis à tout OISEAU DAILE, et à toute BÊTE DU CHAMP : Assemblez-vous pour mon sacrifice sur lesmontagnes dIsraël; ainsi je donne1ai ma gloire pmmi les Na­tions. Il - Ézéch. XXXIX. 17 à 21. - u Lennemi a outlagé Jéhovah; ne donne point à la BÊTE lâme de la TOURTERELLE. IlPs. LXXIV. 18,19. - Il Jéhovah rassemble les expulsés dIs­raël; toute BÊTE DE MES CHAMPS, venez. Il - Ésaie, LVI. 8, 9.­ « Lesp1it, poussant Jésus, le fit aller dans le désert; et il étaitavec les BÊTES, et les Anges Le servaient. )) - Marc, I. 12,1.3;- il était, non a"ec des Bêtes, mais avec des diables, contre les­quels il combattil el quil subjugua. JI y a encore mille autrespassages, qui ont été rapportés en partie dans lAPOCALYPSE RÉ­VÉLÉE, N" 567. De plus, il est bien connu que le Seigneur Lui­Même, dans la Parole, est appelé Agneau, el aussi Lion; que lesaint-Esprit a été représenté comme une Colombe; que les Ché­ rubins, par qui esl signifiée la Parole dans le sens Iilléral, appa­lUrent comme quatre Bêtes, dans Ézéchiel et dans lApocalypse;que lhomme de lÉglise, qui reconnait le Seigneur comme son Dieu et son Pasteur, est appelé Brebis, et quau contraire celuiqui ne Le reconnalt pas est appelé Bouc et aussi Dragon, et quelassemblée du dragon est aussi, de même que dans Daniel, dé­crite dans lApocalypse par une BtJte montant de la mer, sem­blable à un Léopard, ayant des pieds comme ceux dun OU/s,et une bouche comtifé celle dun Lion, - XlII. 1, 2. - Ces ma­nières de sexprimer tirent leur origine du Monde spirituel, oiltoutes les alTections el par suite toutes les pensées des Anges eldes Esprits se présentent à distance deux comme des Bêtes, quinpparaissenl llussi dans une forme absolument semblable à celle
  12. 12. N" 3. A LA VRAIE RELIGION CHRgTIE!fNE. 7des Bêles du Monde naturel, les alfecLions de lamour du biencomme des Bêtes douces et dun usage bon, ct les alfections delam OUI du mal comme des Bêles sauvages et dun usage mauvais:de là vient que les Bêtes sont si souvent nommées dans la Parole,el que par elles dans le sens spirituel sont signifiées les alfections,les inclinations, les perceptions et les pensées. Daprès cela, onvoit clairement ce qui est entendu par CRÉATURE dans les passa­ges suivants: IC Jésus commanda aux Disciples daIlL1 parle Monde entie?, et de prÜhe1 lÉvangile à TOUTE CRÉATURE. "- Marc, XVI. 15. - If Si quelquun est dans Christ, il est uneNOUVELLE CRgATURE j les choses vieilles sont passees, et touteschoses sont devenues nouvelles. » - II Cor. V. 17. - If Voici cellue dit lAmen, le Témoin (uJ.êle et véritable, le commencementde la CRÉATURE DE DrEU, » - Apoe. III. 14 j - là, par les Créa­tures sont entendus ceux qui peuvent être créés de nouveau,cest-à-dire, être régénérés, et ainsi devenir membres de JI<~glisedu Seigneur. 4. Qui! y ait eu sur celle Terre quatre Églises, Une avant leDéluge, qui peut être appelée lADAMIQUE; une Aulre après leDéluge, qui peut être appelée la NOACHIQUE j après celle-ci, uneTroisième, qui fut 1rSRAÉLITE j et une Quatrième, qui existe au­jourdhui et est appelée CHRÉTIENNE, cest ce qui sera démonllédans les Articles suivants, où il sera fait une ExposiLion de cha­cune en parLiculier.Chaque Église a eu quatre États successifs ou Périodes, qui sont entendus dans la Pmole par le Matin, le Jow, le Soir et la Nuit. 5. Quil y ait eu quatre États successifs ou Périodes de chacunedes qualre tglises ci-dessus nommées, cest ce qui sera illustrédans les Articles suivants, où il sera trailé de chaque Église dansson ordre : elles sont décrites par ces vicissitudes du temps,parce que tout homme qui nal! dans lÉglise, ou en qui commencelÉglise, vient dabord dans sa lumière, telle quelle est au point
  13. 13. 8 APPENDICE N° 5.ùu jour et le Matin; ensuite il s·avan.::e dans son JOUI, el celuiqui aime les vrais va jusquà midi; si alors il sarrêle en chemin,el nentre point dans la chaleur du printemps el de lélé, son jourbaisse vers le soir, et enfin devienl ténéhreux comme la lumièreau temps de la nuÏl ; el alors son inlelligence dans les choses spi­rÏlueHes de lÉglise devienl une lumière froide, comme la lumièredes jours dans la saison de lhiver, quand il voit, il e;,t vrai, lesarbres placés près de sa maison ou dans ses jardins, mais dépouil­ lés de feuilles el privés de fruits, ainsi comme des troncs nus: eneITel, lhomme de lEglise savance du malin vers le JOUI, alln quepar la lumière de la raison il soil réformé el régénéré, ce qui selail uniquement par une vie conforme aux préceptes du Seigneurdans la Parole; si cela na pas lieu, sa lumière devienl ténèbres,elles lénilbres deviennenl une épaisse obsCUlité, cest-à-dire queles vrais de la lumière chez lui sont changés en faux, el les fauxen maux qui Ilt! sont pas apparents. Il en est autremenl delhomme qui se laisse régénérer; il nesl poinl surpris pal laNuil, cal il marche en Dieu, cl pal suile continueHemeQ..l dans unjour, dans lequel aussi il entre pleinemenl après la morl, quandil est associé avec les Anges dans le Ciel; cela est entendu danslApocalypse pal ces paroles SUI la NouveHe Jérusalem, qui estla NOllelle Église véritablement Chrétienne: (( Celle Ville napoint besoin du Soleil ni de la Lune pour luire en elle, carla gloire de Dieu la éclairée, et sa lampe, lAgneau; et lesnations qui sont sauvées dans sa lumière marclteront, el DENUIT IL NY AunA POINT"I,A.» - XXI. 23, 211,25. Amos, VIII.9. - Que les états suœessifs de ltglise soient entendus dans laParole par le ~IATIN, le JOUR, le SOIR llia NUIT, on le voit palces passages: (f Veillez, cw vous ne savez quand le seigneurde la maison viendra, si ce sera le SOIR, ou èt MINUIT, Ollau CUANT DU COQ, ou au MATIN. » - illarc, XIII. 35. illallh.XXV. 13; - Iii, il sagit de la consommation du siècle, el alorsde lavénement du Seigneur. « Le Dieu d[staël a dit, le Rocheld[staël ma parlé; Il est cornille la LUMIÈRt: DU MATIN, dunlllATIN sans nuages. )l - II Sam. XXIIJ. 3, li. - (( Moi je suis laRacine et ill Race de David, lÉtoile blillante et du MATIN.)l­Apoe. XXII. 16. - (f Dicu la secoUlra quand paraîtra le lJA­
  14. 14. N° 5. A LA VRAIE RELIGION CHRETIENNE. 9TIN. Ps. XLVI. 6, - II A moi on clie de Séir: Sentinelle! Il -quy a-t-il il légard de la NUIT? Sentinelle! quy a-t-il à lé­gard de la NUIT? La sentinelle a dit : Le MATIN lst venu, etaussi la NUIT. Il - Ésaïe, XXI. H, f2. - « La fin est venue surtoi, habitant de la tene, le temps est venu, le JOUl est proche;voici le JOUR, voici, il est venu; il a pmu, le MATIN. Il - Ézéch.VII. 5, 6, 7, fO. - (1 Tl Y aura un J01W, lequel est connu deJéhovah, ce ne sera ni tin JOUR ni une NUIT, pmce que versle temps du SOIR il y aura LUMIÈRE. Il - Zach. XIV. 7. ­ « Ven le temps du SOIR, voici, la terreUl; avant le MATIN, ellenest plus. Il - Ésaïe, XVII. f4. - « Au SoIR dll1eront de nuitles pleUls; mais au MATIN, le chant.. Il - Ps. XXX. 6. - Il Jus­quau SOIR, au MATIN, deux mille tlois cents, alors sela justi­fié le saint; la vision du SOIR et du MATIN est la vé1"ité. 1 1 ­Daniel, vnr. f4.26. - « Jéhovah au MATIN produira son juge­ment cl la lumière, il ne manquera point, Il - Séph. Ill. 5. ­ (( Ainsi a dit Jéhovah: Si vaine vous rendez mon alliance duJOUR et mon alliance de la NUIT, en sorte quil ny ait plus JOURet NUIT en leur temps, vaine aussi deviendra mon alliance avecDavid, mon serviteur. Il - Jélém. XXXlJI. 20, 21, 25. - « Jésusdit : lime faut opérer les œuvres de Dieu tandis quil est JOUR,viendla une NUIT, en laquelle pezsonne ne pourra opéler. Il ­Jean, IX. 4. - Il En cette NUIT-là, ils seront deux sur un mbnelit; lun sem pris, et lautre sela laissé. •, - Luc, XVII. 34;- là, il sagit de la consommation du siècle et de lav~nement duSeigneur. Daprès cela, on peut voir ce qui est entendu pal DETEMPS PLUS TL NY AURA,- Apoc. X. 6,- cest-à-dire que dans JÉ­glise il ny aurait plus ni Matin, ni Jour, ni Soir, mais la Nuit;puis aussi ce qui est enlendu par UN TElIPS, DES TEMPS };T LAMOITIÉ DUN TEMPS, - Apoc. XII. f4. Daniel, XII. 9; - commeencore ce qui est entendu pal LA PLÉNiTUDE DU fJŒPS, - (~ph.J. 10, U, f3. Gal. IV. 4.
  15. 15. iO APPk:NDICE N" 6. Dans chaque Église, il y a eu consécutivement qual1e change­ menls dÉtal, dont le Premier fUl lapparition du Seignew· JéllOVih et la Rédemption, et alO1·s son Matin ou son Lever: le Second, son Instruclion, et alO1s son JOUI ou sa Progres­ sion: le Troisième, son Déclin, el 1I101·,~ son Soil ou sa Vas­ talion: le Quatrième, SCl Fin, et alors sa Nuil ou sa Con­ sommation. 6. Quil y ait eu dans chaque Église quatre états successifs, qui sont entendus, dans la Parole, pal le MATIN, le JOUR, le SOIR cl la NUIT, cela vien 1dêtre mon lré dans lArticle précédent: que chacune des quatre l~glises ci-dessus nommées ail subi ces élats, cesl ce qui sera pleinemenl confirmé dans ce qui suit, lorsquil sera lrailé de chacune de ces Églises dans son ordre, et alors on verra que lapparilion du Seigneur Jéhorih et la fiédemption fu­ rent son MATIN; que lInstruction fut son JOUR ou sa progression dans la ILlmière; que son Déclin ful son SOIR ou sa vastation; et que sa Fin fut sa NUIT ou sa consommation: dans la Parole, tant dans ses IJisloriques que dans ses Prophétiques, il est paltout queslion de ces quatre changements détal. 7. Lordre dans lequel tout homme a été créé pal Dieu consisle en ce quaprès lEnfance il devienne homme; car, lorsquil nalt, il esl seulement une Image Externe ou une Forme Externe de lhomme, et alols moins homme que la bêle nouvellement née nest bêle; mais aulant il est intérieurement perfectionné par la Sagesse et par lAmour dans celle Forme quant à son llental ou à son Espril, autant il devient homme. Lhomme est comme un Arbre qui dabord dune semence crotl en lige, et qui en sélevant pOLlsse des branches et par ces branches un feuillage, et se rerêt continuellement de feuilles; et, parveuu à maturité, ce qui a lieu dans son âge moyen, donne des fleurs et produit des fruits, dans chacun desquels il dépose des semences qui, mises dans la telTe comme dans un utérus, croissent en Arbres semblables, el ainsi en Jardin: et si valls voulez le croire, ce même Jardin reste chez
  16. 16. 10 7. A LA "RAIE RELIGION CHRiTiENNE. 11 lhomme après la morl, lhomme y habile et est chaque jour char- mé par son aspect et par lusnge quil fail de ses fruits; cest cet homme qui est décrit dnos David en ces termes: (1 Il sera comme un Arble lJ[anté sur des courants deaux, qui donne son fruit en son temps, et dont [a {cuille ne tombe point. Il - Ps. J. 3; et nussi Apoc. XXII. 1, 2. llais il en est autrement de lhomme né dans lÉglise, et qui, après avoir passé son Malin et sêtre avancé dans la premièle lu- mière du Jour par laquelle il est delenu Rationnel, sarrêle alors el ne produil point de flUit; cet homme est on peut être comme un Arbre aynnt des feuilles en profusion, mais ne don- nant point de fruils, arbre qui est arraché du Jardin, et dont les brnnches sont coupées, le tronc scié ou fendu, et le lout jeté par morceanx dans Je feu: la Lumière de cel homme rationnel devient comme la lumière des jours vers le solstice dhiver, pen- dant lesquels les feuilles des arbres jaunissent dabord, et en- suite tombenl, et enfin pourrissent: son Rationnel peut aussi être comparé à un arbre dont les feuilles au commencement du printemps sont consnmées pal les ,"ers; à des blés qui sont étouffés pal des épines, et à lherbe qui est dévastée par des sauterelles; la raison de cela, cest que son Rationnel est simple- ment naturel, en ce quil tire ses idées uniquement du monde par les sens, et non du Ciel pal les affections ct les perceptions pro- venant de ces affections; et comme de celle manière il ny a in- térieurement aucun spiriluel dans son Halionnel, sil parle alorsde quelque spiriluel de lÉglise, sa voix nest entendue pal lesAnges que comme la voix dun perroquet ou dune oie; car sa voixest purement animale parce quelle est purement nalurelle, etnon humaine parce quclic nest pas intérieurement spiriluelle,cal elle pronue de la seule respiration du corps, ct non daucunerespiration de lesprit. Tel est lhomme qui de natnre! ne devien 1pas spirituel; et nul homme ne devient spiriluel, si, après êlredevenu Rationnel, il ne produit pas des fruils, cest-à-dire, silne se pénètre pas de la charité pal la vie. 8. Si dRns la Parole les quatre changements df:tat, qui sontappelés Ialill, JOUI, ~oir et Nuit, sc disent de lÉglise, cest parceque lÉglise consiste cn hommes, et que lhomme est une Église
  17. 17. 12 APPENDICE N° 8.dans le parliculier, et quune àssemblée de ces hommes est cequon appelle l~:glise. Dans celle assemblée ou Église, ceux quivivent selon lordre décrit ci-dessus, N° 7, sonl des arbres de vie,lesquels sont aussi des arbres dun usage bon; et ceux qui ne vi­vent pas selon cet ordre soot des arbres de la science du bien etdu mal, lesquels sont aussi des arbres dun usage manvais ; cestde ceux-ci que se disent le Soir el la Nuit, ou, ce qui est la mêmechose, la Vastalion et la Consommalion, et non des aulres. Maisceci sera mis en évidence devant la raison dans ce qui suit Il està propos de donner au commencement de ce Volume quelquespréliminailes, puisquil faut des connaissances préalables, avantquon puisse savoir que par le MATIN il est enteodu la naissancede lÉglise, et que celle naissance est précédée de la lédemp­tion; par le JOUII, la progression de la Nouvelle l~glise dans lalumière, et son intelligence; par le SOIR, le déclin de celle l~gJisepar labandon du bien el du vrai, ce qui est appelé Vaslalion j elpar la NDIT, sa Fin el sa deslruction, ce qui esl appelé Consom­malion : et ainsi du reste. 9. Il Ya Fin de lÉglise ou Consommalion du siècle, quand ilne reste aucun Vlai réel ni par suile aucun Ilien réel, ou aucunBien ni par suite aucun Vrai j mais qUà leur place règne le fanxel par suite le mal, ou le mal et par suile le faux j el alors il yaPlénitude dans lÉglise, les hommes de lÉglise élanl comme ceuxqui marchefj1t pendant la NUÏl; comme ils ne voient rien qui semontre dans la lumière du soleil, ils ont des doutes slltolles leschoses qui sont de lÉglise, et en général SUI Dieu, sur le Ciel etlEnfer, el sur la vie aprè.s la mort. Or, ceux qui se confirmentdalls la négative, et ceux qui restent incertains enlre le doute etlaffirmative, deviennenl des hommes qui fuient la lumière, elsils sont prêtres, ils acquièrent pOUl eux-mêmes sur ces sujetsune--tomière fantaslique, telle qUlst celle des hiboux, des chaiSel des rats pendanl les ténèbres de la lumière diurne; celle lu­mière chez eux, comme chez ces animaux, est excHée pal les ac­livilés des con voilises.
  18. 18. N°,10. . A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 13 Après la Consommation ou la Fin dune Église. le Seigneur Jéhovih apparaft et fait le jugement sur les hommes de la précédente Église. et sépme les bons davec les méchants; il élève les bons vers Lui dans le Ciel. et il éloigne de Lui les méchants dans lEnfer. la. Que vers la fin de chaque Église le Seigneur Jéhovih appa­ raisse pour faire le jugemenL sur ceux qui onL vécu depuis lin­ stauration de lÉglise jusquà sa consommation, cest ce qui sera confirmé dans les Articles suivanLs, où il sera en particulieltrailé de chaque Église. Chaque homme, il esl vrai, est jugé après la mort; mais à la fin dune Église, Lous sont rassemblés, et il est faiL sur eux un Jugement commun; eL cela, afin quils soient con­ joints dans un Ordre célesLe, ce qui a lieu par lordination des fi­ dèles, dans un Nouveau Ciel, el des infidèles dans un Nouvel En­ fer sous ce Ciel; il sera traité de ceLte Ordination dans lArticle suivant. H. Le Jugement, qui esl pour chaque Église le Jugement del­ nier, se fail, non dans le Monde naturel., mais dans le Monde spi­ rituel, dans lequel tous sont recueillis après la morl; et ils sont recueillis dans les Cieux distinctemen t selon la Religion, ainsi se­ lon la foi et lamour. Si le Jugement se fail dans le Monde spiri­ tuel, cesL parce que chaque homme après la mort est homme, non pas homme matériel, comme auparavant, mais homme sub­ stantiel : le Mental ou lEsprit de chaque homme est un homme substantiel; le corps quil a porté dans le Monde est seulement une enveloppe, et comme des dépouilles quil a déposées et dontson esprit sest dégagé. MaintenanL, puisque le Mental ou lEspritde lhomme a pensé dans le Corps maltlriel, el qualors il a penséou daprès la neligion ou non daprès la lIeligion, et pour Dieuou conlre Dieu, daprès les vrais de la foi ou daprès les faux dela foi, quil a aimé le prochain ou la haï, el que le corps ma­tériel a seulement été obéissance, il sensuit que le Mental, quiest Ull homme substantiel el est appelé Esprit, subit un juge­ 2.
  19. 19. 14 APPENDICE N° H.menl et esl récompensé ou puni selon ce quil a pensé et failpendant sa vie. Daprès cela, on peut voir clairement que le Ju­gement, qui est pour chaque Église le Jugement dernier, se faitdans le Monde spiriluel, mais non dans le Monde naturel. 12. Le Jugement qui se fait sur tous ceux dune Église passée,se fail afin que, tant en général quen particulier, les bons soientséparés des méchants, et que les bons soient élevés au Ciel et lesméchants précipités dans lEnfer; si cela nest pas fail, quand uneÉglise a été consommée, cest-à-dire, quand elle nest plus ni dansles vrais ni dans les biens, personne ne peut y être sauvé; si per­sonne ne peut êlre sauvé, cest parce quon ne peut être régé­néré, et que chacun est régénéré par les vrais de la foi et les biensde lamour: à celle raison se joint celle-ci, que depuis le temps dela vastalion de lÉglise jusquà sa consommation, lEnfer saccroiten sélevant, au point quil couvre en dessous tout le Ciel Angé­lique, par lequel les vrais et les biens qui régénèrent descendentdu seigneur vers les hommes de la Terre; et ce Ciel étanl ainsicouvert, aucun vrai de la pensée provenant de la foi, ni aucunbien de la volonté provenant de la charité, ne peut pénétrer quepar des fenles, el même ce qui pénèlre est perverti, soit dans lechemin avant de parvenir à lhomme, soil par lhomme lui-mêmequand il est en lui, cest-à-dire que le vrai esl ou rejeté ou falsi­fié, el que le bien est ou enrayé ou adultéré; en un mol, lÉgliseà sa fin est comme obsédée par des Salans; sout appelés Salansceux qui se déleclent des faux el trouvenl lel,lr plaisir dansles(Daux. Afin donc que la Damnalion tolale, qui esl alors sur latèle ~e chacun et qui menace, soil ôlée, il est nécessaire que lEn­fer, qui sesl élevé el sesl, comme il a élé dit, accru jusquauCiel, soil déplacé, el non-seulement abaissé, mais encore dis­persé et subjugué, el qualors les bons soienl séparés davec lesméchanls, cest-à-dire, les vivants davec les morts. Celle sépa­ralion, et en même temps lélévation des bons dans le Ciel oudans la lerre des vivanls, el lexpulsion des méchants dans lEn­fer ou dans la lerre des morts, cesl ce qui esl appelé le Juge­ment. Quun tel Jugement ait déjà été fail en lannée 1757 surles hommes de lÉglise Chrétienne daujourdhui, cest ce qui aélé divulgué el décril dans un Trailé spécial publié à Londresen 1758.
  20. 20. N° 13. A LA VRAIE RELIGION CURtTIENNE. 15 13. Qui ne voit la nécessité que les méchants soient séparésdes bons, de peur que ceux-ci ne soient infectés de la contagionmortelle du mal et ne périssent? car le mal, étant gravé dès len-fantement dans la nature humaine, et engendré de plus en plusdans les enfanls par les parents à mesure que lÉglise avance versla consommation, ressemble à celte maladie pernicieuse, quonnomme Cancer, qui se répand alenlour, et fait graduellementmourir les parties saines et vives. Quel est le Laboureur ou le Jar-dinier qui, voyanl crollre des ronces, des orties, des épines et deschardons, ne les arrache, avant de semer et de herser les blés etles planles alimentaires? Quel est le Fermier qui, voyant lherbeet le gramen consumés par les vers ou les sauterelles, ne creuseun fossé et ne sépare la partie verle du champ davec celle qui aélé broutée, et ne veille ainsi à la conservation de ses blés en vertet de ses prés? Quel est le Berger qui, voyant les bêtes férocesse multiplier autour des pâturages de ses brebis, nassemble lesbergers voisins et les domestiques, afin de luer ou déloigner cesbêtes féroces avec des pieux ou des dards? Quel est le Roi qui,voyant les Villes de son Royaume autour de sa Capitale prises parles ennemis, et les propriétés des sujets possédées par eux, nerassemble des troupes el ne chasse les ennemis, el ne rende auxsiens les biens qui leur avaient été enlevés, en y ajoutalltles dé-pouilles des ennemis à titre de consolation?Après cela, le Seigncm Jéhovih fonde un Nouveau Ciel avec les bons qui ont été élevés velS Lui, et un Nouvel Enfer avec les méchants qui ont été éloignés de Lui; et il intloduit lOr- dre dans lun et lautre, afin quiLs soient à élel11ité sous son auspice et sous son obéissance. Hl. On lit dans Ésale : « Jéhovah dit: Voici, Moi je c?éedes CIEUX NOUVEAUX et une TERRE NOUVELLE. li - LXV. 17;-ailleurs, dans le Même: « De mt1me que Les CIEUX NOUVEAUX etLa TERRE NOUVELLE, que je vais faire, se maintiendront de-vant Moi. 11- LXVI. 22. - Dans lApocalypse: Il Je vis un CIEr.
  21. 21. 16 APPENDICENOUVEAU et une TERRE NOUVELI.E; Le plemil1 CieL ct La pre­mière Terre avaient passé. Il - XXI. L - Et dans Pierre:(1 Nous attendons, seLon sa promesse, de NOUVEAUX CIEUX etune NOUIELLE TERRE, dans lesqueLs La Justice habitl?la. Il - II tpil. III. 13. - Jusquà présent il nest venu dans lesprit de personne autre chose, sinon que dans ces passages par le Ciel est entendu le Ciel visible, cest-à-dire, tout le Firmament avec le Soleil, la Lune, les Astres, et que pal la Terre est entendue la Terre habitable ou le Globe, et quils périront au jour du Juge­ ment dernier, lorsque cependant là pal le Ciel est entendu le Ciel Angélique, et par la Terre, lÉglise: que partout, dans la Pa­ role prophétique, par la Terre il sail entendu lI~glise, cest ce qui a été montré dans lApOCALYPSE fiÉVÉLÉE, N" 285. Si jusquà pré­ sent par les Cieux nou veaux et la Terre nouvelle on a entendu le Ciel visible et la Terre habitable, cest parce que jusquà pré­ sent on na rien su du Monde spidtuel, ni pal conséquent rien su du Ciel Angélique, ni rien du Sens prophétique qui, dans son sein, ne porte et ne lenferme que des spirituels, et le spirituel de la Tene est lÉglise : les Anges aussi, parce quils sont spirituels, ne voient pas la moindre chose de la Terre quand ils abaissentleurs reg:IIds sur elle, ils voient seulement lÉglise chez les hommes. 15, Si le Seigneur Jéhovih, quand il fonde un Ciel Nouveau et une Église Nouvelle, introduit lOrdre, afio quils soient à éter­nité sous son auspice et sous son obéissance, cest parce que leCiel Angélique et lÉglise dans les terres font ensemble un seulCorps, dont le Seigneur Jéhovih, qui est le Seigneur notre Sau­veur, est lAme e~ Vie: tout le Ciel Angélique uni avec lÉgliseapparall aussi devant le Seigneur comme Ul! seul Homme; or,lhomme esl sous lauspice et sous lobéissance de son Ame. Ainsitout le Cieillni avec lÉglise est sous lauspice el sous lobéissancedu Sdgneur; cal le Seigneur est en eux et ils sont dans le Sei­gneur, - Jean, XIV, 20. XV. LI, 5. XVII. 23,26; - ainsi tous ysont dans tous. Mais lOrdre que le Seigneur intloduit dans lEn­fer, cest que iii tous soient diamétralement opposés à tous dansle Ciel: de là il est évident que le Seigneur gouvernant le Cielgouverne aussi lEnfel,.et quil gouverne lEnfer par le Ciel.
  22. 22. N° 16. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 17 16. De plus, il y a une Ordination très-parfaite de tous dansles Cieux et de tous dans les Enfers: en effet, chaque Ciel qui estfondé par le Seigneur après la Consommation de chaque Église,est formé de trois parties; il yale Suprême, le Moyen et lInfime.Dans le Ciel Suprême sont élevés ceux qui sont dans lAmour en­vers le Seigoeur, et par suite dans la sagesse; dans le Ciel Moyen,ceux qui sont dans lamour spiriluel à légard du prochain, et parsuite dans lIntelligence; dans le Ciel Infime, ceux qui sont danslamour spirituel-naturel à légard du prochain, amour qui estappelé Charilé, et par suite dans la foi des vérités concernantDieu, et dans la Vie selon les préceptes du Décalogue. Ces troisCieux font trois Étendues, lune au-dessus de lautre, et commu­niquent entre eux au~moyen du Divin Influx procédant du Seigneurpar le Soleil du Monde Spiriluel. Au fond, au-dessous des Cieux, ily a aussi trois Étendues dans lesquelles les Enfers sont distingués;enlre eux pareillement exisle une communicalion par un Influxprocédant du Seigneur à travers les Cieux. Par ces communica­tions il se fait une Conjonction étroite et indissoluhle de tous dans les Cieux et de lous dans les Enfers; mais dans les Enfers il y aConjonclion de toules les cupidités de lAmour du mal, tandisque dans les Cieux il y a Conjonction de toules les affections de lArnoul du bien; daprès celle Conjonclion, le Ciel est comme un seul Seigneur assis sur un Trône entouré de guirlandes depierres précieuses de Ioule espèce, et lEnfer comme un seul Dia­ ble assis sur un Siége entortillé de vipères, de dipsades et de vers venimeux. Daprès celle Ordination inlroduite dans le Ciel et dans lEnfer, il sensuit quils sont lun et lautre à éternité sous laus­pice et sous lobéissance du Seigneur. 17. li est bien connu que pour quil existe quelque chose de parfail, il faut quil y ait un TRINE ou lrois choses dans un ordre convenable, lune sous lautre, et communicali,on entle elles, et que ce TRINE fasse un, non autrement quune Colonne, au-dessus de laquelle est le Chapiteau, sous le Chapiteau le fûl prolongé, et sous celui-ci le piédeslal. LHomme esl un lei Trine, sa Têle est le suprême, son Corps est le moyen, ses Pieds elles Plantes de ses Pieds sont linfime. Toul Hoyaume en cela imite lHomme; là, sera le Roi comme Têle, les Magislrals et les Officiers comme 2* • .
  23. 23. 18 APIENDICE N°!7 Corps, et les Villageois avec les Serviteurs comme Pieds el Plantes des pieds: pareillement dans lÉglise, le Prélat mitré, les prêtres­ curés, et sous eux les simples prêtres. Le Monde lui-même ne subsiste pas non plus sans trois choses qui se suivent en ordre, à savoir, le Malin, le Midi et le Soir; comme aussi chaque année, le Printemps, lÉté ct lAutomne, le Printemps pour que les se­ mences soient mises en terre, lÉté pour quelles poussent, et lAutomne pour quelles donnent des fruits. lJais la Nuit et lHi­ ver ne contribuent point à la stabililé du Monde. Maintellant, puisque toute chose parfaite doit être Trine, pour quen elle il y ait une unité cohérente, voilà pourquoi lnn et lautre Monde, tant le Spirituel que le Nalurel, consiste en trois At­ mosphères ou Éléments, et subsiste par ces trois Atmosphères, dont la Première entoure le plus près le Soleil et est appelée Aure, la seconde est au-dessous et est appelée Éther, ct la Troi­ sième est sous les deux premières et est appelée Air; ces trois At­ mosphères dans le Monde Naturel sont naturelles, en elles-mêmes passives, parce quelles procèdent dun Soleil qui est pnr feu; mais les trois Atmosphères correspondantes dans le Monde Spiri­ tuel sont spirituelles, en elles-mêmes a~tives, parce quelles pro­ cèdent dnn Soleil qui est pm Amour; les Anges des Cieux ha­ bitent dans les régions de ces trois Atmosphères; les Anges duCiel suprême, dans lAure Célesle qui en loure le plus près le So­leil, où est le Seignem; les Anges du Ciel moyen, dans lItther spi­rituel, au-dessous des premiers; et les Anges du Ciel infime, danslAir spirituel-naturel, au-dessous des Anges des deux autresCieux. Ainsi ont été consolidés tous les Cieux, depuis le premierjusquà ce dernier, qui aujourdhui est fondé par le Seigneur.Daprès ce qui vient dêtre dit, on peut remarquer pourquoidans la Parole par Trois il est signifié le Complet; voir lApOCA­LYPSE RhÉtÉE, N° 505,875.
  24. 24. N° t8. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. t9De ce Nouveau Ciel le Seigneur Jéllovih {ait db-ive? et produit une Nouvelle Église dans les terres, ce qui est effectué pal une Révélation de Vé1ités procédant de sa bouche ou de sa Parole, et par Inspiration. t8. On lit que Jean vit la Ville Sainte, JélusalC?n Nouvelledescendant de Dieu, du Ciel, parée comme une Fiancée ornéepour son Mari, - Apoc. XXI. 2; - par la Ville Sainte, Jé­rusalem Nouvelle, est entendue la doctrine de la Nouvelle Église,ainsi lÉglise quant à la doctrine j et par celle Jérusalem des­cendant de Dieu, du Nouveau Ciel, il est entendu que la vraiedoctrine de lÉglise nest pas descendue dautre part j que ladoctrine en soit descendue, cest parce que lÉglise est Églisedaprès la doctrine et selon la doctrine j sans elle, lÉglise nestpas plus Église que lhomme nest homme sans les membresfsans les viscères et sans les olganes, ou par la seule enveloppeculanée qui figure seulement sa forme externe; ]Jas plus quuneMaison nest Maison sans avoir en dedans des chambl:es à cou­cher, des salles à manger et des meubles, ou seulement par lesmurs et le toil. Il en est de même de lÉglise sans la doctrine.Que Jérusalem signifie lÉglise quant à la doclline, on le voitprouvé daprès la Parole dans lOuvrage lui-même, LA VRAIF. RE­LIGION CHRÉTIENNE, N" 782. Daprès cela, il est bien évident quecesl du Ciel Angelique que le Seigneur fail dériver et produitlÉglise dans les terres. 19. Je rapporterai des Paradoxes, qui cependant ne sont pas desparadoxes dans le Ciel; ce sont les suivants: 1. Le Monde naturelna pu exisler que daprès le Monde spirituel, ni par conséquentsubsister, puisque la subsislance est une pelpéluelle Existence.II. Il ne peut pas y avoir Église chez lhomme, Il moins que sonln Lerne ne soil Spirituel el que son Externe ne soit Naturel j il nya pas dÉglise purement Spirituelle, ni dÉglise purement Natu­relle. III. Conséquemment, aucune Église, ni rien de lÉglise, nepeut, être excité chez lhomme, à moins quil ny ail un Ciel An­
  25. 25. 20 APPENDICE N° 19. gélique, au travers duqueltoul spiriluel est dérivé et descend du seigneur. IV. Puis donc que le Spiriluel el le Naturel font ainsi un, il sensuil que lun ne peut exisler ni subsisler sans lautre, le Ciel Angélique sans lÉglise chez lhomme, ni lÉglise chez lhomme sans le Ciel Angélique; car si le Spiriluel ninflue et ne se termine dans le Nâlurel, et ny repose, il est comme lantérieur sans le postérieur, ainsi comme la cause efficiente sans leITet, et comme laelif sans le passif, ce qui serait comme un oiseau volant perpétuellement dans laÏl sans jamais se reposer sur la terre : cest aussi comme serait un Melltal humain pensaI!t et voulant perpétuellement sans aucun organe du sens et dn mouvement dans le corps, pour y descendre, et pour produire les idées de sa pensée, et meUre en œuvre les elTorls de sa volonté. V. Ces choses sont rapportées, afin quon perçoive ou quon sache que de même quil ne peut pas y avoir un Monde naturel sans un Monde spiri­ tuel, ni réciproquement un Monde spirituel sans un Monde natu­ rel, de même il ne peut y avoir une Église dans les terres, à moins quil ny ail un Ciel Angélique, par lequel elle existe et subsiste, ni réciproquement un Ciel Angélique, à moins quil ny ait une Église dans les terres. VI. Les Anges savent cela, aussi se lamen­ tent-ils amèrement quand lÉglise dans les terres est désolée par les faux et consumée par les maux, et comparent-ifs alors létat de leur vie à une somnolence; car alors le Ciel est pour eux comme lin siége sans soulien, et comme un Corps privé de sespieds; mais quand lÉglise dans les terres a été restaurée par leSeigneur, ils comparent létat de leur vie à une Veille. 20. Que le seigneur par le Nouveau Ciel fasse dériver et pro­duise une Nouvelle Église dans les terres par une Révélation devérités procédant de sa bouche ou de sa Parole, et par Inspiration,cest ce qui sera démontré, 10lsquil sera Trailé des quatre Églisesdans leur ordre, surtout quand il sera trailé de lÉglise Israéliteet de lÉglise Chrélienne daujourdhui. Il faut quon sache gue,quand lEnfel sesl accru et a franchi le gmnd Espace ou GoulTrefixé entre lui et le Ciel, - Luc, XVI. 26, - et a haussé son dosjusquaux confins des Cieux où sonl les Anges, ce qui est arrivédans lintervalle entre la Vastalion et la ConsommaLion de lÉglise,aucune Doctrine de lÉglise na pu être transmise du Seigneur par
  26. 26. N° 20. A LA VRAIE RELIGION cRnbIENNE. 21 Je Ciel aux hommes de la terre; el cela, parce qualor~Jhomme est au milieu des Salans, el qne les Salans avec leurs fanx entou- rent sa lêle dun voile, el ins irenJ les plaisirs d..!)!!al et pal suite les charmes du faux, qui obscurcissent toule lumière du Ciel, et inlerceptent tout agrément et lout charme du vrai. Tant que cet ttat durc, aucune Doclrine dn vrai et du bien ne peut être lépan- due du Ciel dans lhomme parce quelle elil (als!Jlée>Mais depuis Que ce voile formé de faux entrelacés, ou cettc cnveloppe de la lMe par les Salans, a élé enleé pal le Seigneur, ce qui fut elfeclné pal le Jugement dernier, dont il a été parlé ci-dessus daus lArticle IV, lhomme est porté, par un csprit plus libre et plus spontané, à secouer les faux et à recevoir les vrais: chez ceux qui saccommodenl el ~aissent condûÏl:e-parIe Seigneur, est ensuile dérivée et iulrodllile la Doclrine du Nouveau Ciel, à savoir, la Doctrine du :.3! et ,du ~comme la rosée du malin qui tombe du Ciel sur la lerre, et qui oune les follicules des graminées el en édulcore le suc végélà1; et cest comme la Manne qui lombait le matin, el qui élait à la vue comme de la graine blanche de coriandre, et au goût comme un gâteau pélri avec du miel, - Exocl. xvr. 31; - cesl aussi comme une pluie en temps convenable, qui ravive les lerres défrichées, et y excile la ger- minalion; cest encore comme le parfum qui Sexhale des champs, des jardins et des plaines fleuries, el que la poilrine allire pal une prompte et agréable aspiration. Mais cependant le Seigneur ne force personne, ct ne pousse qui que ce soil malgré lui, ainsi que lon conduit une bêle de somme avec un foucl; mais celui qui est de bonne volonlé, il lattire, el ensuite il le conduil conlinuel1c-·ment en toule apparence comme si cet hOlO..!!le f!!.isaille bien et croyail ïëVi1ii p-al1lîi~me, quand clpendant cesl daplèSle Sèigneu~pèle en-lui lout bien réel de la vie el toul vJ:ai réel de la foi.
  27. 27. 22 APPENDICE N° 21. tensemble de celle Œuvre Divine est appelé la Rédemption, sans laquelle aucun homme ne peul ~tre sauvé, parce que sens elle aucun homme ne peut ~tre régénéré. 21. Que la Rédemption faite par le Seigneur, quand il était dans le Monde, ait été la subjugation des Enfers, lOrdination des Cieux, et par elles la prépualion à une Nouvelle Église spiri­ tuelle, on le voit dans lOuvrage LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE, N° 115, 116, H7, et aussi [;" 118 à 133. Mais comme ceci est nouveau, et a été caché pendant des siècles comme un Navire naufragé avec sa précieuse cargaison au fond de la Mer, el que cependant la Doctrine de la Rédemption esl comme le Trésor de toutes les richesses spirituelles ou de lous les dogmes de la Nou­ velle Église, il sera, en conséquence, trailé du MYSTÈRE DE LA RÉ­ DEMPTION dans le dernier Lemme de ce Volume, dans lequel les propositions suivanles seront développées el mises en lumière.[fi f:lre délivré des ennemis, cest ce qui, dans la Parole, esl ap­ pelé Rédemption.@ En conséquence, la Rédemption, cesl être délivré des maux et des faux qui, parce quils viennent de lEn­ fer, sont les ennemis spirituels, cal ils luenlles Ames comme les ennemis naturels luenlles Corps.@: Oc là il devient évidenl que la Première chose de la Rédemption opélée par le Seigneur a élé la Sépara lion des méchants davec les bons, lélévation de ct!ux-ci vers Lui dans le Ciel, et léloignemenl de Lui de ceux-là dans lEn­ fer; car ainsi les bons onl été délivrés des méchants; celle pre· mière chose de la Rédemption est le Jugement dernier, dont il a élé queslion ci-dessus, N°10 à 13.1iY1 La Seconde chose de la Ré­ demption a été la Coordinalion de lous dans les Cieux, et la Sub­ ordination de Lous dans lEnfer, opérations par lesquelles les bons onl été encore plus dislinctemenl séparés el délivrés des mé­ chants, et cela est le Nouveau Ciel el le Nouvel Enfer, dont il aété queslion ci-dessus, N°14 à 17.fY] La Troisième chose de laIédemplion a été la Révélation des Vérités daprès le NouveauCiel, el par suite suscilalion et instauralion de la Nouvelle Église
  28. 28. N° 21. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 23 dans les Terres, opérations par lesquelles les bons ont été davan­ tage séparés et délivrés des méchants, et enfin entièrement sépa­ rés et délivrés; il a aussi ét~ question ci-dessus de celte Troisième chose, N°:13 à 20.1Yf: La Cause finale de la Rédemption a été la pos­ sibilité, à savoir, que le Seigneur, par la Divine Puissance ou la Toute-Puissance, pourrait régénérer lhomme, et ainsi le sauver, cal si lhomme nest pas régénéré, il ne peut pas être sauvé,-Jean, III. 3. -/YTI! La Régénération de lhomme, étant la séparation et la délivrance de lhomme davec les maux et les faux, estllne Rédemption particulière qffj;rocède du Seigneur, et existe daprès la Rédemption commune. VIII Chez ceux qui sont Régénérés, les maux sonl dabord séparés davec les biens, el ceci est semblable au Jugement; ensuite les biens sont réunis en un el disposés en forme céleste, el ceci esl semblable au Nouveau Ciel; enfin par là est implantée et produite une Nouvelle Église, dont lInterne est le Ciel, et dont lExterne provient de lInterne; ainsi ltnterne el lExterne ensemble chez lhomme sonl ce qui esl appelé Église. IX. Tous onl été rachetés, en lant que Lous ceux qui rejellenlles faux de la précédente Église, el reçoivenlles vrais de la Nouvelle Église, peuvenl êlre négénérés; mais néanmoins les Régénérés sonl à propremenl parler les Rachetés.(!l Le but de la Rédemp­ tion, el la Palme des Rachetés esl la Paix SpirituelJe.(!p La Ré­ demption a aussi été faite par le SeigneUl, parce quaujourdhui cesl son second Avénemenl selon la prédiction; el comme jen ai élé témoin oculaire, jai acquis la cerlilude de la vérité des Ar­ canes qui précèdent. Mais ce sont seulemenl là des sommaires, qui seront développés en particulier, el mis tanl spirituellementque naturellement en lumière à la fin de ce Volume, lorsquil seratraité du MYSTtRE DE LA RÉDEMPTION. 22. Outre cela, il sera dans la suite prouvé, en son Article,que la Passion de la Croix du Seigneur a été, non pas la Rédemp­tion, mais le Moyen de lintime Union avec le Divin du Père, doùil était sorti et dans lequel il retonrna. Dans lOuvrage, LA VRAIERELIGION CHRÉrIENNE, N" 132,1.33, dont ce Volume est lAppen­dice, jai commencé à démontrer que la croyance que la Passionde la Croix a été la Rédemption même est une Erreur fondamen­tale de lÉslise Chrétienne daujourdhui, el que celle erreur, ..
  29. 29. 24 APPENDICE N" 22.avec lerreur sur les Trois Personnes Divines de toute éternité, atellement perverti toute lÉglise, quil ne reste pas en elle lamoindre chose de spirituel. Cela sera aussi démontré plus ample­ment dans la suite; ces deux Faussetés ou Impostures ont été,par comparaison, comme des Papillons accouplés qui volent dansun jardin, et pondent des œufs de vers, lesquels étant éclos y con­sument entièrement les feuilles des arbres. Elles ont aussi étécomme les cailles qui furent emoyces de la mel sur le camp desIsraélites, et qui, tandis quils les mangeaient, furent cause quily eut une grande plaie sur le peuple; et cela, parce quils avaienteu du dégoût et du mépris pour la Manne du Ciel, par laquelle,dans le sens suprême, le Seigneur est entendu, - Nomb. Xl. 5,6,32 à 35. Jean, VI. 31,32,49,50, 51,58. - :Et de plus, cesdeux Erreurs ont été comme deux goullcs de noir de fumée oudencre de cordonnier ersées dans un vin généreux et agitéesdans le verre, doù il résulte que la limpidilé, lodeur agréable etla saveur du vin sont entièrement changées en une couleur noire, une odeur désagréable et un goût détestable, [LEMME Il. JDe lÉglise Adamique ou Très-Ancienne Église de cette Ten·e. 23. Jusquici, le Monde a cru que par la Création du Ciel et dela Terre dans le premier Chapitre de la Genèse est entendue laCréation de lUnivers selon la lettre, et que par Adam est entendule premier homme de celle Terre; et le Monde na pas pu C1oireautrement, puisque le sens spiriluel et interne de la Parole navaitpas jusquà présent été dévoi!é; ainsi, il na pas pu cloire que parcréer le Ciel et la Terre il soit entendu faire un choix parmi ceuxqui sont décédés dans le Monde, et en fonder un Ciel Angélique, etpar là faire dériver et produire une Église dans les terres, commeci-dessus, N° 18 à 20 j ni que par les noms de Personnes, de Na­lions, de Pays et de Villls, il soil entendu des choses qui appar­tiennent au Ciel et en même temps à lÉglise, ainsi pareillement
  30. 30. N° 23. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 25 par Adam. Que par Adam, et par tout ce qui est dit de lui et de sa postérité dans les premiers Chapitres de la Genèse, soient dé-crits les états successifs de la Très-Ancienne f:glise, à savoir, sonLever ou le Matin, sa progression dans la lumière ou le Jour, son déclin ou le Soir, sa fin ou la Nuit, et après la nuit le Jugement der-nier sur ceux de celle Église, et après ce jugement la formationdun Nouveau Ciel Angélique avec les fidèles et dun Nouvel En-fer avec les Infidèles, suivant la série des progressions exposée.dans le Lemme précédent, cest ce qui a été exactement expliqué,développé et démontré dans les ARCANES CÉLESTES SUR LA GENÈSEET LEXODE, Ouvrage de huit années de veilles, et publié à Lon-dres; comme cet Ouvrage est maintenant dans le Monde, il nestbesoin que den récapituler les points généraux qui vont être pré-senlés dans ce Volume sur cetle Très-Ancienne Église. Mais pourpréliminaires, il sera rapporté quelques passages de la Parole, afinquil soit hors de doule que Créer signifie ici produire de nouveauet former, el à proprement parler Régénérer, ce qui fait que laNouvelle Création, par laquelle tout le Ciel existe, consiste et sub-siste au moyen dAnges, et toute lÉglise au moyen dhommes,est appelée Régénération. Que créer ail celle signification, cestcequi devient bien évident par ces passages dans la Parole: cc CRÉE un cœur pur en moi, ô Dieu! et un esprit {el"me renouvelle aumilieu de moi. li - Ps. Ll. 12. - Cl Tu oum"es ta main, ellessont rassasiées de biens; tu envoies ton esp"it, ELLES SONTCRÉÉES. lI-PS. CIV, 28,30. - Cl Le peuple qui sC"a CRÉÉ loueraJah. Il - Ps. CIl. 19. - cc Ainsi a dit Jëhovall, ton CRÉATEUR,Jacob! ton FORMATEUR, Israël! Quiconque a été appelé de monNom, pour ma gloÎ1e je lai Créé. Il - Ésaie, XLlII. 1,7.- cc Afin quon voie, quon sache, que lon considére ct que loncomplenne que la main de Jéhovah a fait ceci, et que le SaintdJsmëlla CRÉÉ, li - Ésaïe, XLT. 19, 20. - Cl Au jour où tu asété CRÉÉ, ces choses ont été préparées; tu étais pm{ait dans teschemins au jour oit tu as été CRÉÉ jusquà cc que {uttlOuvéela pellersité en toi. Il - Ézéch. XXVIH. 13, 15; - ces parolesont été dites du Roi de Tyr, Cl Jéhovah qui CnÉE les cieux, quiétend la terre, qui rlonne une âme au peuple SUI elle. l I - Ésaïe,XLII. 5. XLV. 12, 18. - (C Voici, Moi, JE CRÉE UN CIEL NOUVEAU 3.
  31. 31. 26 APPENDICE 11" 23. ET UNE TERRE NOUVELLE; soyez dans lallégresse il éternité, il cause de ce que je vais CRÉER : Voici, je vais CRÉER J é­ 7usalem Joie. Il - Ésaïe, LXVI. i7, 18. - Il De 71U!me que les CIEUX NOUVEAUX ET LA TERRE NOUVELLE, QUE JE VAIS FAIRE, se 771ainliend7ont devant Moi. Il - Ésaïe, LXVI. 22. - Je vis un CIEL NOUVEAU et une TERRE NOUVELLE, le premier Ciel et la pre­ mière Terre avaient passé. Il - Apoc. XXI. i. - Il Nous atten­ dons, selon sa promesse, de NOUVEAUX CIEUX et une NOUVELLE TERRE, dans lesquels la Justice habitera. Il - II Pierre, III. 13. - Daprès ces passages, on voit maintenant avec évidence ce qui est enlendu spirituellement dans le Premier Verset de la Genèse par ces parolts : Il Au COMMENCEMENT, DIEU CRÉA LE CIEL ET LA TERRE; et la terre était vide et vague; Il il est dit que la Terre élait vide et vague, ce qui signifie quil ny avait plus chez les habitants aucun bien de la vie ni aucun vrai de la doctrine; que le Vide et le Vague signifient la privation de ces deux Essentiels de lÉglise, cest ce qui sera confirmé par mille passages de la Pa­ role dans le LEMME IV de ce Volume, concernant lÉglise Israé­ Iile iPour le moment, ces passages dans Jérémie serviront en quelque sorte dillustration: Il Jai vu la Terre, et voici, VIDE et VAGUE; et vers les Cieux, et ils nont point leur Lumière. Ainsi a dit Jéhovah: TOUTE LA TERRE SERA UNE DÉVASTATIor; ; cest pourquoi dans le Deuil sela la Telre, et noirs seront les Cieux en haut. Il - IV. 23, 27, 28. 26. Il va être parlé de celle Église, comme des autres, dans cet ordre :[f.l De son Lever ou Malin, qui est son Premier État.[Ç De sa Progression dans la lumière ou Jour, qui est son Se­ cond État. @: De son Déclin ou Soir, qui est son Troisième État, et est appelé Vastation.l!Y! De sa Fin ou Nuit, qui est son Qua trième État, et est appelée Consommation. [f.l De la Sépara­ tion des Méchanls davec les Bons, laquelle est le Jugement Der­ nier sur tous ceux qui ont élé de celle Église.& De lÉlévation vers Dieu des Bons, dont est formé un Nouveau Ciel, et de lÉloi­ gnement de Dieu des Méchants, dont est formé un Nouvel Enfer. Que les quatre Églises de celle Terre, dont il a élé parlé ci-des­ sus, aient subi ces Changemenls dÉlat, cest ce qui sera démon­ tré dans la suite; et enfin il sera démontré que lÉglise vraiment
  32. 32. N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. , 27 Chrétienne, qui succède aujourdhui à ces quatre Églises, ne su­ bira point de Consommation. 25.Q(l:! Premier Él~l de cette 1rès-Ancienne Église, ou son 1,evel el son Malin, est décrit dans le Premier Chapitre de la Genèse pilr ces paroles: « Dieu dit : Faisons lhomme il no­ tre Image, selon notre Ressemblance; et Dieu créa lhomme il son Image, il lImage de Dieu il le créa: màl~ et femelle il les créil. Il - Vers. 26, 27.- Puis aussi pal ces paroles dans le Second Cha­ pitre: « Jéhovah Dieu forma lhomme, poussière de lHumus, et il souilla dans ses narines une respiration de vies, et fut faillhomme en Ame vivante. Il - Vers. 7. - Si son Lever ou Malin est décrit en ce que lhomme fut fait ou créé il lImage de Dieu, cest parce que tout homme, dès quil nall et tant quil est petit enfant, est intérieurement lImage de Dieu, car eo lui a été mise la fa­culLé de recevoir et de sappliquer les choses qui procèdent de Dieu: et comme extérieurement aussi il a été formé poussière delhumus, et que par suite il a une inclination il léchel celle pous­sière, comme Je Serpeut, - Gen. III. 14, - cest pour cela quesil leste homme Externe ou Naturel, et ne devient pas en même temps homme Interne ou Spirituel, il détruit limage de Dieu, etrevêt limage du Serpent qui séduisit Adam. Mais, au contraire,lhomme qui sefforce et travaille ardemment il devenir lImagede Dieu, dompte chez lui lhomme Externe, et devient intérieu­rement spilituel dans le naturel, par conséquent spirituel-natu­rel; et cela est fail par une nouvelle Création, qui est la Régené­ration pal le Seigneur. Cet homme est limage de Dieu, parcequil veut vivre et croit quil vil par Dieu et non par lui-même;au contraire, lhomme est limage du Serpent, lorsquil veut vivreet croit quil vit par lui-même et non par Dieu. Quest-ce quecest que lhomme, sinon limage de Dieu, quand il veut être etcroil quil est dans le Seigneur et que le Seigneur est en lui?­Jean, VI. 56. XIV. 20. XV. 4, 5, 7. XVII. 26; - et quil ne peutrien faire par soi-même, - Jean, III. 27. XV. 5. - QUest-dlque cest que lhomme, sinon limage de Dieu, quand par une
  33. 33. 28 APPENDICE N° 25. nouvelle naissance il devient fils de Dieu? - Jean, 1. 12, 13; ­ qui ne sait que limage du père est dans le fils? Si le Lever ou le Malin de celte Église est décrit en ce que Jéhovah Dieu soufia dans les narines de lhomme une Respiration de vies, et quainsi lhomme fut fail en Ame "ivanle, cest parce que par Vies au plu­ riel il est enlendu lAmour et la Sagesse, qui lous deux sont essentiellement Dieu; car aUlantlhomme reçoit et sapplique ces deux Essentiels de la vie, qui procèdent conlinuellement de Dieu et influent continuellement dans les âmes des hommes, autant il devient âme vivante; car la Vie est la même chose que lAmour et la Sagesse. De là, il est évident que le Lever ou le Matin de la vie des hommes de la Très-Ancienne Église, qui pris ensemble sont représentés par Adam, est décrit par ces deux oracles de la vie. 26. La ressemblance de Dieu, selon laquelle lhomme a été fait, consiste en ce quil peut vivre, cest-à-dire, vouloir, aimer et avoir intention, comme aussi penser, réfléchit et choisir, en toute apparence, comme par lui-même, par conséquent en ce quil peut recevoir de Dieu les choses qui appartiennent à lAmour et celles qui appartiennent à la Sagesse, et les reproduire en ressemblance comme Dieu par lui-même; car Dieu dit: « Voici, lhomme a été comme lun de Nous, sachant le bien et le maL,)) -Gen. III. 22; - car sans la faculté de recevoir et de reproduire les choses qui en lui procèdent de Dieu, en toute apparence comme par lui­ même, lhomme ne serail pas plus une Ame vivante que ne lest au fond dun fleuve dans son écaille une huilre qui ne peut nulle­ ment se mouvoir de sa place: il ne serait pas plus limage de Dieu quune statue articulée, quon fait mouvoir avec une mani­ velle et parlel avec un soumet: bien plus, le Mental même de lhomme, qui est la même chose que son esprit, serait en actua­ lité du vent, de lair ou de léther, selon lidée de lÉglise dau­ jourdhui sur lesprit: car sans la faculté de recevoir et de repro­ duire les choses influant de Dieu absolument comme par lui­ même, il ny aurait aucune chose qui lui fût sienne et propre, si ce nest quelque chose dimperceptible, qui est semblable au pro­ pre dune statue inanimée. Mais on peut voir de plus grands dé­ tails sur lImage. el la Ressemblance de Dieu chez lhomme dansiË
  34. 34. N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 29 un MÉMORABLE de lOuvrage précédent, dont celui-ci est l Ap­ pendice, N° 48. 27.@ I.e Second Etat de cette 7li:s-Ancienne Eglise, ou sa PiO(Jlcssion dans la lumièle et son Jour, esl décrit dans le se­ cond Chapitre de la Genèse par ces paroles: li Jéhovah Dieu plan­ ta un .Tardin en Éden dn côlé de lOrien l, el il y plaça lHomme quil fOIma, pour le culliver el pour le garder. El Jéhovah fit germer loul arbre désirable à la vue et bon pour nourriture; et lArbre de vies dans le milieu du Jardin, et lArbre de la science du bien el du mal. Et un Fleuve sortait dÉden pour ar­ roser le Jardin, et de là il se divisait en quatre têtes (de fleuves); dans le Premier, il y avait de lOr et la Pierre de Schoham. Et Jéhovah Dieu commanda à lHomme, en disanl : Mange de tout Arbre du Jardin; mais de lArbre de la science du bien et du mal, nen mange poinl. Il - Vers. 8 à 17.- Que la Progression de celle Église dans la lumière 01 le jour soiL décrite en ce quA­ dam fUl placé dans le Jardin di~den, cest parce que le Jardin si­ gnifie lÉglise quant à ses vrais et à ses biens. Que dÉden sortit un Fleuve qui se divisait en quatre fleuves, dans le premier des­ quels il y avait de lOr el de la Pierre de Schoham, cela signifieque dans celle Église il y avait la Doctrine du lJien et du vrai, car le Fleuve signifie la Doctrine, (Or le bien ùe la doclrine, et laPierre de SChoham le vrai. Que dans ce Jardin deux Arbres aientété placés, Jun de vie el lau Ire de la science du bien el du mal,cest parce que lArbre de vie signifie le Seigneur, dans lequel etdaprès lequel il ya la Vie de lAmour céleste el de la Sagesse, viequi en elle-même esl la Vie élernelle; el que lArbre de la sciencedu bien et du mal signifie lhomme, dans lequel il y a la vie delamour infernal, el par suile la folie dans les choses de lÉglise,laquelle vie c"Onsidérée en elle-même est la Mort éternelle. Lapermission de manger de tout Arbre du Jardin, 11 lexception delArbre de la science du bien el du mal, signifie le Libre Arbilredans les choses spirituelles; en elfet, loulesles choses du Jardinsignifiaient des choses spirituelles, cal sans le Libre Arbitre dans 3*.
  35. 35. 30 APPENDICE N° 27. ces choses lhomme ne peul en aucune manière avancer dans la lumière, cesL-à-dire, dans les vrais et les biens de lf:glise, ni acquérir pour lui-même la Vie; en efTet, sil ne porte pas sur ce poinl son atlention el son activité, il acquierl pour lui-même la Mort. Si le Jardin signifie lÉglise quanl à ses vrais el à ses biens, cesl daprès la Correspondance de lArbre avec lhomme; car, de même que lhomme, "Arbre esl conçu dune Semence; il sort du sein de la terre, r.omme lhomme du sein de sa mère; de même il croit en hauteur, et se répand en branches comme en membres; de même il se revêt de feuilles eL se pare de fleurs comme lhomme de vrais nalurels et spirituels; eL de même aussi il produil des fruits, comme lhomme les biens de lusage. De là vient que, dans la Parole, lhomme est si souvent comparé à un Arbre, el par suite lÉglise à un Jardin, comme dans les passages ,~ suivanLs : If Jéhovah tlansformera son déselt en ÉDEN, et sa solitude en JARDIN DE JÉHOVAH. Il - Ésaie, LI. 3; - il sagit de Sion, qui signifie lÉglise dans laquelle Dieu esl adoré confor­ mémenl à la Parole. ff Tu seras comme un JARDIN ARROSÉ, et comme une SOURCE DEAUX dont les eaux ne manquelonl point, II - Ésaie, LVIII. 11. Jérém. XXXI. 12; - là aussi il sagil de lÉ­ glise. If Toi, plein de sagesse et parfait en beauté, en ÉDEN, LE JARDIN DE DIEU, tu as été; toute pierre précieuse a été ta cou­ verture. II - Ézéch. XXVIII. 12, 13; - il sagit de Tyr, par la­ quelle est signifiée lÉglise quanl aux connaissances du vrai et du bien. Il Combien sont bons tes tabclnacles, Jacob! tes habita­cles, Israël! comme des vallées ils sont plantés, et comme desJARDINS AUPRÈS DUN FLEUVE. » - Nomb. XXIV. 5,6; - Israèl signifie lÉglise spirituelle, et Jacob lÉglise naLurelle dans la­quelle il ya lÉglise spirituelle. Il Aucun Arble dans le JARDIN DEDIEU ne lui {ut égal en beauté, et de lui étaient envieux tousles A7b"es dÉDEN DANS LE JARDIN DE DIEU. Il - Ézéch. XXXI. 8,9; - il sagil de lÉgypLe et dAschur, par lesquels esl signifiéelÉglise quanl aux connaissances el aux perceptions prises dansun sens bon. (f A celui qui vaincra, je lui donnemi à mangerde lARBRE DE VIE, qui est dans le milieu du PARADIS DE DIEU. II- Apoc. H. 7. - De la correspondance du Jardin avec lÉglise ilrésulle que partout daus les Cieux il apparalt des Jardins qui
  36. 36. N° 27. ALA VRAIE RELIGION CHRiTIENNE. 3iportent des feuilles, des fleurs et des fruits selon les étals de lÉ­glise chèz les Anges; et il ma été rapporté que dans quelquesJardins on y voit des AJbres de vie dans le Milieu, et des Arbresde la science du bien eL du mal aux Extrémités, en signe que lesAnges ont le Libre Arbitre dans les choses spirituelles. Dans laParole, lÉglise est très-souvent décrite par le Jardin, le Champet la Bergerie; par le JARDIN daprès les Arbres, comme il vientdêtre dit; par le CHA~fP daprès son produit, dont lhomme senourrit; par la Bergerie daprès les Brebis, par lesquelles sonten­tendus ceux qui sont fidèles et utiles. 28. Dans lOuvrage même, intitulé LA VRAIE RELIGION CHRÉ­TIENNE, il a été montré que les deux Arbres placés dans le JardindÉden, lArbre de Vie ct lArbre de la science du bien et du mal,signifient que le Libre Arbitre a été donné à lhomme dans leschoses spirituelles, N° 466 à 469; ici il sera ajouté que sans ceLibre Arbitre, lhomme serait, non pas un homme, mais seu­lement un type et un simulacre; car sa Pensée serait sans ré­flexion, ainsi sans jugement, et de celle manière dans les chosesdivines qui appartiennent à lÉglise elle ,ne serail pas plus mobilequune porle sans ouverture ou fermée avec un verrou dacier, etsa volon lé serait sans détermination, ainsi pas plus active pour lejuste ou linjuste quune pierre tumulaire sous laquelle gil uncorps inanimé. Que la vie de lhomme après la mort, et limmor­taliLé de s9n Ame, proviennent du don de ce Libre Arbitre, etque ce soit là la ressemblance de Dieu, cesl ce qui a été confirmédans lOuvrage même, et aussi ci-dessus: bien plus, sans ce Li­bre Arbitre, lhomme, cest-à-dire, son Mental, serait comme uneÉponge qui simbibe largement deau, mais ne pent sen dégager;doù il résulte quavec le temps elles tombent lune et lautre,leau en putréfaction et léponge en décomposition muqueuse:par conséquent, lÉglise chez lui ne serait pas lÉglise, el ainsi leTemple, dans lequel est célébré le culle de Dieu, serait comme estsous la racine dun Arbre élevé la tanière de quelque bête sau­vage, qui sagite sur le sommet de lArbre, à lexception quellepeut y prendre quelque chose, et se lappliquer pour lm autreusage que celui de coucher tranquillement sous lArbre. De plus,sans le Libre Arhilre dans les choses spirituelles, lholllme, dans
  37. 37. 32 APPENDICE N° 28.tont ce qui concerne en général et en pal!iculier lÉglise, seraitplus aveugle quun oiseau de nuit dans la lumière du jour; maisil aurait une meilleure vue que cet oiseau dans les ténèbres de lanuit; car pour les vrais de la foi il baisserait les paupières SUI sesyeux, et en rélrécirailla vne; mais pour les faux de la foi il lève­lailles paupières, ouvrirait les yeux et en dilaterailla vne commeun Aigle. Le Libre Arbitre dans les choses spiriluelles consiste ence que lhomme ma-lche et parcourt la vie entre le Ciel el lEnfer,et quen lui le Ciel opère par le haut et lEnfer par le bas, et ence quil a élé donné 11 lhomme le choix de se tourner ou vers leschoses den haut ou vers les choses den bas, par conséquent ouvers le Seignel:r ou vers le diable. 29.@ Le Ttoisième État de celle Église) qui est son Dé-­clin ou son Soir) et est appelé Vastalion, est décrit dans leTroisième Chapitre de la Genèse pal ces paroles: Il Le Serpenlétait rusé plus que toute bêle sauvage du Champ que fit JéhovahDieu; el il dil à la Femme: Quoi 1Dieu a-l-il dil : Vous ne man­gerez point de toul arbre du Jardin? El la Femme dit au Ser­pent: Du fruit de larbre du jardin noùs mangerons; et dn frnitde larbre qui esl dans le Milieu du jardin Dieu a dil : Nenmangez point, et ny touchez poinl, de peul que vons nenmouriez. Le Serpenl dil : Vous ne mourrez poinl; parce queDieu sait quan- jouI que vous en mangerez, ouverls seronl vosyeux, el VOUs serez comme Dieu, sachant le bien et le mal.Et la Femme vil que bon (était) lArbre 11 mange), et appétis­sant, lui, aux yeux, et désirable pOlll donner inlelligence; etelle prit de son fruit, el en mangea; et elle en donna aussi à sonmari avec elle, el il en mangea. II - Vers. i 11 6. - Que le Dé­clin de la lumière dans lOmbre du Soir, cest-à-dire, la chutehors de la sagesse et de linlégrilé, ainsi létat de la Vaslalion decelle Église, soil décrit pal ces paroles, cest parce que lhommea été fait ressemblance de Dieu, par laquelle est signifiée lap­parence en loule manière quil pense par lui-même, comme Dieu,les choses qui appartiennent il la sagesse el vcut celles qui appar­
  38. 38. N" 29. A LA VRAIE RELIGION CBRtTIENNE. 33 tiennent à lamour, - VQi, ci-dessus, N° 26, - et a cru à ce que disait le Serpent, quen mangeant de cet Arbre il deviendrait comme Dieu, et par conséquent aussi Dieu, sachant le bien et le mal. Cet Arbre signifie lhomme naturel séparé de lhomme spiri­ tuel, et lorsque cet homme a été abandonné à lui-même, il ne croit pas autrement. Il y a dans chaque honime un Mental Natu­ rel et un Mental Spirituel, distincts enlre eux comme deux Étages dune même Maison, unis par des escaliers, dont lÉtage supé­ rieur est habité par le Mallre et la Maîlresse avec leurs en­ fants, ellÉlage inférienr par les serviteurs et les servantes avec les autres valets; le Mental spirituel chez lhomme est resté fermé depuis la naissance jusquau second Age de lenfance; mais il partir de ce second Age, le Mental spirituel est peu à peu ou­ vert: car par naissance il a été donné à chaque homme la facultéel ensuite la puissance de se préparer des escaliers, par lesquelsil puisse monter, et sentrelenir avec le maUre et la mallresse, etensuite descendle etmellre à exécution leurs ordres; celle puis­sance lui a été donnée par la dot du Libre Arbitre dans les chosesspirituelles. Toutefois, personne ne peut mon leI dans létage su­ périeur, par lequel est enlendu le Mental spirituel, à moins quilne mange des Arbres de Vie dans le Jardin de Dieu; car en man­geant de ces arbres lhomme est éclairé et renouvelé, et il en­gendre la foi, et par la nutrition provenant des fruits de ces ar­bres il reçoit lassurance que tout bien vient du Seigneur, qui estlArbre de Vie, et que de lhomme il ne vient pas le moindre bien,et que cependant par la demeure et la coopération résullant de ceque le Seigneur est en lui et lui dans le seigneur, il doil faire lebien par lui-même, mais être toujours dans la foi et lassurancequil le fait, non par lui-même, mais par le Seigneur; sil en estautrement, lhomme fait une ressemblance de bien, dans laquelleil y a intérieurement le mal, parce quil yale mérite; et cesllàmanger des Arbres de la science du bien et du mal, entre lesquelshabite le Serpent dans laffreuse persuasion qui! est comme Dieu,ou quil ny a point de Dieu, mais que r,estla Nature qui est ap­pelée Dieu, et quil a été formé avec des élémenls de celle Nature.En outre, ils mangent des Arbres de la science du bien et du malCQUX qui saiment eux-mêmes et aiment le monde par dessus tou­
  39. 39. APPENDICE N° 29, tes choses; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui aiment Dieu par dessus toutes choses et le prochain comme eux-mêmes. Ils mangent aussi des Arbres de la science du bien et du mal ceux qui tirent de la propre intelligence des règles pour lÉglise et les eonfirm ent ensuile par la Parole; mais, au contraire, ils mangent des Arbres de Vie ceux qui par la Parole se pourvoient de règles pOUl lÉglise et les confirment ensuite par lintelligence. De même, ils mangent des Arbres de la science du bien et du mal ceux qui enseignent les vérités daprès la Parole et vivent mal; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui vivent bien et en­ seignent daprès la Parole. En général, ils mangent tous des Ar­ bres de la science du bien et du mal ceux qui nient la Divinité du Seigneur et la sainleté de la Parole, puisque le Seigneur estl"Ar­ bre de Vie, et est la Parole, daprès laquelle lÉglise est le Jardin en Éden dn côté de lOrienl. 30. Lhomme spirituel est un homme se tenant droi!, qui par la tête regarde le ciel au-dessus de lui et autour de lui, et foulela terre avec la plante des pieds; au contraire, lhomme naturelséparé de lhomme spirituel est ou comme un homme courbé, quipenche la tête et regarde continuellement la terre et la marchede ses pieds, ou comme un homme renversé qui marche sur lespaumes, des mains, et qui lève les pieds vers le Ciel, et fait con­sister le culte à les remuer et à les frapper lun contre lautre.J:homme spiriluel est comme un homme riche, qui possède uupalais, où sont de vastes appartements, des chambres à coucher,des salles à manger, dont les parois sont une continuité de fenê­tres en verres de cristal, par lesquelles il voil les jardins, leschamps, les troupeaux de bœufs et de brebis, qui lui appartien­nent, donlla vue et lusage le réjouit chaque jour. Lhomme na­tUlel séparé de lhomme spirituel est aussi comme un homme ri­che, qui possède un palais, où sont des chambres dont les paroissont une continuité de boiseries vermoulues, ce qui répand unelueur fantastique, dans laquelle les images du faste provenant delamour de soi et du monde apparaissent comme des statues dordans Je milieu, et dargent sur les côtés, devant lesquelles il flé­chilles genoux comme un idolâlre. De plus, lhomme spirituelen lui-même est en actualité comme une colombe quant à la dOll­
  40. 40. NU 30. A LA VIIAIE IIELIGION CHIIÉTIENNE. 35ceur, comme un Aigle quant à la vue du mental, comme un oiseaude paradis qui vole quant au progrès dans les spirituels, et commeun paon quant à lembellissement de ces qualités par les spiri-tuels; au contraire, lhomme naturel séparé de lhomme spirituelest commc un épervier qui poursuit une colombe, comme un dra-gon qui dévore les yeux dun aigle, comme un serpent qui vole àcôlé dun oiseau de paradis, el comme un hibou près dun paon.Ces comparaisons sonl rapportées, afin quclles soienl comme destransparenls, par lesquels le lecleur peut considérer de plus prèsquel esl lhomme spirituel en lui-même, el lhomme naturelen lui-même. Mais il en esl tout autrement, à savoir, quandlhomme spirituel par sa lumière spirituelle et sa chaleur spiri-tuelle esl intérieurement dans lhomme naturel; alors ils fonttous deux un. Cest absolumcnt comme lelTort dans le monve-ment, ct la volonté, qui estlelTort vif, dans laction; et commeiappétit dans le goût, etla vue du mental dans la vue de lœil; etplus évidemment, comme la perr.eption de la chose dans la con-naissance, et la pensée de la chose dans le langage. 3L@ lLQuatdème État de cette Église, qui était sa FinOlt sa Nuit, et est appelé Consommation, est décrit par ces .paroles anssi dans le Troisième Chapitre: (( Jéhovah Dieu criaà lhomme, et lui dit: Où, toi, (es-tu)? Et il dit: Ta voix jaientendu dans le Jaldin, el jai craint. Alors Jéhovah dit:Nas-lu pas mangé de lArbre dont je lai commandé de nepoint manger? El lhomme dit: La Femme que tu mas donnéeavec moi ma donné de lArbre, et jen ai mangé. Et JéhovahDieu dit à la Femme: Pourquoi as-tu fait cela? Et la Femme dit:Le Serpent ma trompée, et jen ai mangé. Alors Jéholah Dieumaudit le Serpent, ct ensuite la Femme, et après elle lHom-me. Après cela, Jéhovah Dieu relloya lHomme du JardindÉden ponr cultiver lhumus, doil il avait éLé tiré. " - Vers.9 il 23. - Daprès le sens littéral ou historique de la descriptionde la vie dAdam, il est évident quil a été maudit, parce que,ajoutant foi au Serpent, il a cru quil deviendrait comme Dieu;
  41. 41. 36 APPENDICE N° 31.et comme Jhomme naturel séparé de lhomme spirituel est decœur dans une telle foi, bien que de bouche il parle autrement,cest pour cela quaprès que de spirituel il fut devenu naturel, ilfut maudit; et il fut maudit quant à son sensuel, à son volon­taire et à son intellectuel; car son sensuel est signillé par le ser­pent, son volontaire par la femme, et son intellectuel par lhom­me. Ces trois ont été maudits, parce que lun est la suite de lau­tre. Chaque mot et chaque signification des mots out été déve­veloppés dans les ARCANES CÉLESTES au moyen du sens spirituelqui ma été révélé par le Seigneur, et comme ces Arcanes ont étépubliés, on peut les consulter. 32. Après celte Malédiction, le quatrième État de celle Église,qui fut son état de Nuit dans les spirituels et est appelé Consom­ 1malion, est décrit en ce que lhomme fut chassé du Jardin pOUlcultiver lhumus, doù il avait été tiré, ce qui signifie quil futprivé de linnocence, de Jintégrité et de la sagesse, dans les­quelles il était tant quil fut spirituel, et quen conséquence il fu tprécipité du Ciel, cest-à-dire, désassocié davec les Anges, abso­lument comme on le lit au sujet du Dragon: II Et précipité futle Dragon grand, ce Selpent ancien, appelé Diable et Satan;précipité il fut du Ciel, où il combattait contle Michaël etses Anges, en la terre; et ses Anges avec lui furent préeipi­tés, Il - Apoc. XlI. 9. 33. Quel est lhomme dun esprit droit, qui ne puisse voir que,par les choses qui sont rapportées dAdam, il est entendu, nonpas quelques états dun homme protoplaste, mais les états dune~;glise; par exemple, en ce que Dieu plaça dans le milieu du Jar­din deux Arbres, lun dont lhomme Iirerait la Vie éternelle, lau­tre dont il Iirerait la Mort éternelle, et en ce quil fil celui-ci Il bon à manger, appétissant anx yeux et déshable pour donnerintelligence, Il - Chap. III. 6; - ainsi, comme pour fascinerleurs âmes; puis, en ce quil introduisit le Serpent, etui permitdadresser des paroles trompeuses il la femme, en présence dumari, qui. était limage et la ressemblance de Dieu, ct souffritquils fussent enlacés par des flatteries et des subtilités; COlllmeaussi, pourquoi, puisquil prévoit, il na pas pourvu à ce que nieux, ni daprès eux tout le genre humain, ne tombassent dans la
  42. 42. N° 33. A LA VRAIE RELIGION CHRETIENNE. 31damnalion de sa malédiction; car on lit dans les livres de lOrtho­doxie des Chrétiens que, Il dap1ès ce péché Originel, au lieu de limage perdue il y a dans lhomme une intime, t1ès-mau­ vaise, très"profonde, impersc1utable et inexp1imable corru,r tion de toute la natu1e et de toules les f01ces, et quelle-est la Tacinc de tous les maux actuels, Il - Form. de Concorde, page MO, - et que Dieu le Père détourna de sa face celte darri­ nation universelle, el envoya dans le monde son Fils, qui la pren­ drail sur lui, el ainsi apaiserait le Père; outre plusieurs autres dogmes qui, à la vue de tout homme, ne sont pas en rapport avec Dieu. Quel est lhomme qui daprès ces choses, entendues dans le sens histolÎque, ne puisse rationnellement conclure, pOUl me servir de comparaisons, que ce serail comme si quelquun don­ nail à son Clienl un parterre émaillé des plus belles fleurs, et ycreusait un puits lecouvell de planches qui tournent en dedanssur clles-mêmes au toucher de la main ou du pied, el plaçaiL aumilieu SUI un étrier une prostituée vêlue de poulpre et dééar­late, ayant à la main une coupe dor, coinme dans lApocalypse,- XVII, 4, - pour attirer lhomme VCIS elle par des paroles in­sinuantes, et faire ainsi quil tombe dans le puils el se noie. CeseraitencOle comme si quelquun donnait à son ami un champdune moisson luxuliante, et quau milieu il plaçât des piéges,et y envoyâl une sirène pOUl lattirer dans ce lieu par lattraittrompeur de ses chants et de sa voix douce, et le faire tomber dansun piége, doù il ne puiss-e dégager son pied. Bien plus, poui meservir encore dune comparaison, ce serait comme si quelquunintroduisait Ull hôte distingué dans sa maison, où il y alllaii deuxsalles à manger, et dans chaque salle des tables, dont les Angesoccuperaient lune, el les démons lautre, sur lesquelles il yauraildes coupes pleines dun vin agréable, mais empoisonné, el desplats remplis de mets assaisonnés dherbes vénéneuses, et per­mellrait aux démons dy représentel les olgies de Bacchus ct desfanlasmagories ùe comédiens, et dinviter il boire ce vin el à man­ger ces mels, Mais, mon ami, les choses qui sont rapportées ùA­dam, du Jardin de Dieu ct des deux Arbres, se plésenlent sousune face lout Arail différente, qnand ellcs sont comprises spilÏ­tuellement, cest-A-dire, quand elles sonl dégagées deleurs en­ 4.
  43. 43. 38 APPENDICEveloppes par le sens spirituel; alors on voit que par Adam, commetype, est entendue lÉglise Très-Ancienne, et que par les diversescirconstances de sa vie sont décrils les étals successifs de celteÉglise; car une Église, dans le commencement, est comme unhomme créé de nouveau, qui possède un mental naturel et unmental spirituel, mais qui dans la suite de spirituel devient natu­rel, et enfin sensuel, ne croyant rien que ce que les sens du corpsenseignent; et cet homme apparalt dans le Ciel comme assis surune bête, qui retourne sa tête en arrière, et de ses dents serre,déchire et met en pièCes lhomme assis sur elle; tandis quelhomme vraiment spirituel apparalt dans le Ciel aussi comme as­sis sur une bête, mais sur une bête domptée, qui! dirige avec desrênes douces, et aussi par de simples signes. 36.@ Le Cinquième État de celte Église fut la sépamtiondes bons davec les méchants, laquelle a été le Jugementdernier SU1 tous ceux qui ont été de cette Église. Cet étatest décrit par le déluge, dans lequel pétirent tous les méchantsqui restaient; et par Noach et ses fils, par lesquels sont en­tendus tous les bons qui furent sauvés. La fin de la Très-An­cienne Êglise représentée par Adam est décrite dans le ChapitreVI de la Genèse par ces paroles: Il Quand Jéhovah vit que la ma­lice de lhomme était multipliée dans le Monde, et que toulelimagination des pensées de son cœur nétait que mal chaquejour, Jéhovah sc repentit de cc quil avail fail lhomme sur laterre; cest pourquoi Jéhovah dit: Je détruirai de dessus lesfaces de la terre lhomme que jai créé. Seulement Noach trouvagrâce aux yeux de Jéhovah. Il - Vers. 5 à 8. - Ilais le Juge­ment dernier sur eux est décrit par Je déluge: sil est décritpar le déluge, cest parce que dans la Parole les eaux signinentles vrais, et dans le sens opposé les faux; les lais sont signifiéspar les eaux de fonlaine, le·s eaux de fleuve, les eaux de pluie, etpal les eaux des ablutions autrefois et du baptême aujourdhui;celle correspondance vient de cc que les vrais purinent lâme de homme de ses impuretés, comme les eaux nelloient son corps,

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