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Em Swedenborg Lapocalypse Expliquee Tome Septieme Chapitres Xvii Iet Xix Numeros 1090 1229 Le Boys Des Guays 1859 1861
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Em Swedenborg Lapocalypse Expliquee Tome Septieme Chapitres Xvii Iet Xix Numeros 1090 1229 Le Boys Des Guays 1859 1861

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L'Apocalypse Expliquée... ... Tome 7

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  • 1. rlrO~ltIP~E ~lrtlEIE~ SELON J~E S-~NS SPl.1l1T V.EL UII :o;oul 1l;"I:lt~~ LE!> ARCANE!> QUI Y SONT PREOrrS, 1::1 (JUl JUS(}{jA lM,SENT ONT ÉTI~ PROFONDÉMENT CACHf.:S. OUVHAGE POSTHUMEli DEMMANUEL SWEDENBORG TRADUIT DU LATIN PAI J.-F.-E. LE BOYS DI~S GUAYS TOME S.:PTIÈ~IE. CHAPITIlES XVIII. XIX. N°. 1090, 1229. j SAiNT-AMAND (CHEH), 1 , A. la lihraÏlie tic LA NOClVRl.l.E JÉRUSM,EM, chez PORTE, Librailf.. PARIS, M. MINOT, rue Monsieur-le-Prince, 58. lHEUTTEL et WUltTZ, Libraires, rue de Lille, i 7. ~~. LONDRES, SWEOENIlOIIG SOCIETY, 36 Bloomsbury Street., Oxford Street. t 859.
  • 2. <:> l .." E-;;; .. ... "Q.. .., t.. ....Co " .Z. ;;>-0.,;: =: ~... ... :; 0:: .!.Z-0:ë ... c <: ::a-Q l "" " ~ " ~ E-Z-<: Co>::;; ::::00( 10-Z " C.<. ~,n
  • 3. tlPOUtUn nPtIEiE !SE 1.0:" .LE SENS SPIRJTU.EL ilil 10111 rISVI:lf~~LES ARCANES QUi Y SONT pnf:rllTs, 1::1 IJUI JUSQUII. llIl::SENT ONT ÉTI~ PROFONDf:MI::NT CACHllS. OUVBAGE POSTRUME DEMMANUEL SWEnENnORG TRA DU(T DU LA TIN PA1 J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYS TOME SI~PTIÈ~IE. <.:FIAPITRES XVIII. XIX. Nol 090 .j 1229. SAJNT-AMAND (CH EH),A. la librairie de LA NOc!VELI.E JÉRUSALEM, chez PORTE, Libraire. PAIHS, M. MlNOT, rue MOllsieur-le-PIince, 58. THEUTTEL et WURTZ, Libraires, rue de Lille, i 7. LONDRES, :;WF.DEMJOIIH SOCIETY, 36 Bloomsbury Street., oxford Street. ., 8 5~).
  • 4. 1
  • 5. L.APOCAL YP8E. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 1. Et après ces choses, je vis un Ange qui descendait du Ciel,ayant un pouvoir grand, et la Terre fut éclairée de sa gloire. 2. Et il cria avec force dune voix grande, disant: Elle est lOln-bée! elle est tombée! Babylone la grande, et elle est devenue de-meure de démons, et ptison de tout esprit immonde t el prison delout oiseau immonde el exécrable. 3. Parce que du vin de la fUleur de sa scoltalion ont bu toutesles nations, et que les rois de la lene avec elle onl commis scorta-tion, et que les marcbands de la tene des Jiéhesses de ses délicesse sont enrichis. 6. m jentendis tlne autre voix du Ciel, disant: Sortez du mi-lieu delle, mon peuple, afin que VOLIS ne participiez pas à ses pé-chés, et que vous ne receviez pas de ses plaies. 5. Parce quont aUeillt ses péchés jusquau Ciel, et que sestsouvenu Dieu de ses injustices. 6. Rendez-lui comme elle vous a rendu, doublez-lui au doubleselon ses œunes; dans la coupe où elle a mélangé, mélangez-luidouble. 7. Autant elle sest glorifiée elle-même, el sest IiVlée à des délices, autant donnez-lui de toulment el de deuil; palce quenson cœur elle a dit: Je suis assise Reine, et Veuve je ne suis point, et de deuil point je ne vermi. 8, Cest pourquoi en un même joUI viendront ses piaies, mort et deuil et famine; et au feu elle sem brillée, péilce que fOtt (est) le Seigneut Dieu qui la juge, • VII. 1.
  • 6. 2 L APOCALYPSE EXPLIQUÉE, 9, Et ils la pleureront, et ils gémitout sur elle, les rois de latene, qui avec elle ont commis scortation et se sont plongés dansles délices, quand ils verront la fumée de sa comhustion. :1 0, Et au loin se tenant à cause de la crainte de son tourment,ils diront: Malheur! malheur! cette ville grande, Babylone, cetteville forte! parce quen une heure est venu ton jugement. 11. Et les marchands de la terre pleureront et seront dans ledeuil à cause delle, de ce que leurs marchandises personne na­chète plus, 12. Marchandises dor et dargent, et de pielIes précieuses, etde perles, et de fin lin, et de pourpre, et de soie, et décallate, ettout bois odorifélant, et tout vase divoire, et tout vase de boistlèS-plécieux, et dairain, et de fer, et de marbre, 13. Et cinnamome, et parfums, et onguent, et encens, et vin.et huile, et fine farine, et froment, et hétes de charge, et brebis,et de chevaux, et de chariots, et de corps, et âmes dhommes. 1lJ. Et les fruits du désir de ton llme sen sont allés loin de toi,et toules les choses grasses et splendides sen sonl allées loin detoi, et plus ne les trouveras. 15. Les marchands de ces choses, qui sont devenus riches parelle, au loin se tiendront, à cause de la clainte de son toulment, pleurant et étant dans le deuil. 16. Et disant: Malheur! malheUl! cette ville grande, qui était revêtue de fin lin et de pourple et décaliate, .et parée dol et de pienes plécieuses et de perles! parce quen une heure ont été dé­ vastées tant de richesses. 1.7, El tont pilote, et quiconque SUl les naviles réside, et les matelots et tous ceux qui SUl mer trafiquent, au loin se tinrent, 18. Et ils criaient, voyant la fumée de sa combustion, disant: Quelle (ville fut) semblable à celle ville grande! 19. Et ils jetèrent de la poussièle SUI leurs têtes, et ils criaient, pleurant et gémissant, disant : Malheur! malheur! cette ville grande, dans laquelle sétaient enrichis de ses choses précieuses tous ceux qui avaient les navires sur la mer! parce queu une heure ils on t été dévastés. 20, Réjouis-toi à cause delle, Ciel; ct (VOll.~) saints ApOtres et Prophètes, parce que Dieu a jugé votle jugement ~;Ul elle.
  • 7. Vels. 1.. CHAPITRE DIX-HUITIÈME, 3 21. Et un Ange fort enleva une pierre comme une grandemeule, et il la jeta dans la mer, en disant: Ainsi avec impé­tuosité selaprécipitée Babylone, celle grande ville, et elle ne seraplus trouvée• . 22~ .Et voix de joueurs de hupe, et de musiciens, et de joueUlsde fhUes et de trompettes, ne sera plus entendue en toi; et nul al­tisan, daucun art que ce soit, ne sera plus trouvé en toi; et voixde meule ne sera plus entendue en toi. 23. Et lumière de lampe ne luira plus en toi; et voix d~ fiancéet de fiancée ne sera plus entendue en toi; palce que tes malchandsétaient les grands de la terre, parce que par tes empoisonnementsout été séduites toutes les nations. 26. Et en elle sang de Prophètes et de Saints a été uouvé, et de tous les tués SUI la terre. EXPLICATION. 1090. Vers. 1. Et après ces choses, je vis un Ange quidescendait du Ciel, ayant un POUVOÙ" grand, et la Terre {utéclairée de sa gloire. - Et après ces choses, signifie après quele Jugement dernier sur ceux qui sont entendus par la plostituéeeut été fait: je vis un Ange qui descelldait du Ciel, signifie leDivin procédant du Seigneur dans le Ciel et dans le Monde: ayantun pouvoir grand. signifie qui a maintenant la Toute-Puissancecomme dans les Cieux aussi dans les terres: ct la Terre {utéclairée de sa gloire, signifie lf;glise maintenant dans la lumièredaprès linflux et la léception du Divin Vr.ai. 1091. Et np,"ès ce,ç choses, signifie après que le Jugementdernier sur ceux qui sorit entendus par la prostituée eut étéfait: on le voit daprès ce qui suit dans ce Chapitre, à savoir, parle cli de lAnge qui était descendu du Ciel: (e Elle est tombée,Babylone la grande, et elle est detcnue demeure de démons,et prison de tout esprit immonde, et p,"ison de tout oiseauimmonde et exécrable, )) paloles par lesquelles il est entendu sa
  • 8. a L APOCAL y PSE EXPLiQUÉE. N° 1091..destruction, ainsi le Jugement derniel; puis, daprès ces paloles quisuivent: Il Au loin ils se tenaient, à cause de la crainte de sontow?nent, disant: Malheur! malheur! eeU e ville grande,Babylone, cette tille forte! parce quen une heure est venuton Jugement. Il - Vers. 1.0, 1.5, 1.6, 1.9; - et daprès toutesles autres: quant il ce qui arrivera aplès ces choses, à savoir,après le Jugement dernier sur eux, cela est lapporté dans ce Cha­pitle, cest-a-dire que leur religiosité sera entièrement condam­née, et quelle ne se relèvera jamàis dUlant lételllité. Mais ceschoses doivent être entendues de cette manière, à savoil, qUà lavérité elle doit dUter dans le Monde, par celle raison que lamourde commandel est tellement insité en chacun quil ne peut êtredélaciné, et que tant quexiste cet amour, il est impossible quecette lcligiosité prenne lin dans le Monde; mais que néanmoinsdans le Monde spirituel, dans lequel tout homme vient aplès lamOIt, elle doit prendle fin; car alols tous ceux qui sont de cellereligiosité et ont exercé une domination daprès le plaisir de la­moul de commander ne se font pas, comme précédemment, unesorte de Cieux dans le Monde des esprits qui tient le Milieu entrele Ciel et lEnfer, et ny demeurent pas un certain temps, mais dèsquils y arrivent ils sont chassés et précipités dans leUls enfers:cela est entendu par la destluction de Babel, non-seulement icidans lApocalypse, mais cela aussi a été prédit dans les Plophètesen beaucoup dendroits. Comme le pouvoir du Seigneul sur le Cielet sur lenfer a été transféré par les Babyloniens à leur grand Pon­tife, quils appellent successeur de Pierre, et par suite VicaÏJe duSeigneur, en disant que le pouvoil sur le Ciel et lenfer a été tlans­féré à Pierre par le Seigneur, et que ce pouvoil nétait pas le pou­voil Divin du Seigneul, mais que cétait SOIl pouvoir Humain queDieu le Pèle lui avait donné, je vais, à la fin des Articles de ceChapitle, montrel que le Seigneur a aussi été Dieu quant à sonHumain, ce!t-à-dile que son Humain a été Divin, doù il suit queles Babyloniens ont lJansfété le Divin pouvoÏJ du Seigneur à celuiquils appellent Vicaire du Seigneur, ct quainsi ils lont fait Dieu SUIla trrre, et que Lui a fait de ses ministres des déités, ce qui ne peut~Ire flullne abomination, Maintenant donc, à la lin des A!licles,va éLle ~uumis il lexamen le docllinal sur la Trinité, l(p;u dans
  • 9. Vels. L CHAPITRE DIX-HUlflÈMK 5toute la Chrétienté, el nommé, daprès un décret dl! Concile de Ni-cée, Symbole dAthanase, et aussi. Foi Athanasienne; ici donG jerapportetai cette Foi symbolique tout entière, telle quelle a été ti-rée, en Angleterre, du décret du Concile. FOI SYMBOLIQUE ATHA-NA..SIENNE : Celui qui l)eut etre sauvé doit de toute nécessitégmder la Foi Catholique: si quelquun ne conserve pa,ç san.~le moindle doute cette Foi dans son tout et dans son inté-grité, il périra pour léternité. Celte Foi Catholique, ce.çtque nous adonons un seul Dieu dans la Trinité, et la Tri-nité dans lUnité, en ne me/ant point les Personnes, et enne séparant point la substance (lEssence), puisque une est laPersonne du Père, autre celle du Fils et autre celle de lEs-prit Saint; mais la Divinité dttPère, du Fils et de lEspritSaint, est une et la m~me, la gloire égale, et la majesté coé- ternelle. Tel est le Père, tel est le Fils et tel est lEsprit Saint. Le Père est incréé, le Fils est incréé et lEsplit Saint est incréé. Le Père est infini, le Fils est infini et lEsprit Saint est infini. Le Père est éternel, le Fils est éternel et lEsprit Saint est éternel: et cependant ils sont, non trois éternels, mais un seul éternel; et ils sont, non trois infim:~ ni trois incréés, mais un seul incréé et un seul infini. Dem2me qu,e le Père est Tout-Puissant, de même le Fils est Tout-Pulssant, et (Esprit Saint est Tout-Puissant; et ce- pendant ils sont, non trois Tout-Puissants, mais un seul Tout-Puissant. Comme le Père est Dieu, de même le Fils est Dieu et lEsprit Saint est Dieu; et cependant ils sont, non trois Dieux, mais .un seul Dieu. Bien que le Père soit Sei- gneur, que le Fils soil Seigneur et que lEsprit Saint soit Seigne""r, toujours est-il cependant quils sont, nQn trois Seigneurs, mais un seul Seignf!..u,! : puisque, comme nous avons été obligés, daprès la Vérité Chrétienne, de recon- naitre que, chaque Personne par elle-même est Dieu et Sei- gneur, toujours est-il cependant quil nous a été interdit par la Religion Catholique de dire quil y a trois Dieux ou trois Seigneurs (selon dautres, nous ne pouvons pas, daprès la foi Chrétienne, nommer trois Dieux ou trois Seigneurs). Le Pfre na été. fait par personne, il na pas été non plu.ç créé, et il n(st
  • 10. 6 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. l!" 1091,pas né : le Fils est par le P~re seul, il nil été ni lait ni créé,mais il est né : lEsprit Saint 1Jient du Père et du Fils, il"/la été rd fait ni (réé, et nest pas né, maùi il est le procé­dant, Ainsi, il y a un seul Père, non lIois Pères; un seulFils, nOn trois Fils; un seul Esprit Saint, non trois EspritsSaints, Et dans reUe Trinité nul nest ilntérieur ou posté­rieur lll autre, ni plus grand ou plus petit que lautre; mazsles trois Personnes sont toutes ensemble éternelles, et sontabsolument égales. Ainsi il/lmt absolument, comme il a étédit ci-dessus, que lon (ulore lUnité dans la Trinité, et lalrinité dans lUnité (selon daulles, que lon adore tlois per­sonnes en une seule Divinilé, et un seul Dieu en Ilois personnes), Cest pourquoi, il {aut que celui qui teut Ure sauvé penseainsi SUI la Trinité, De plus, il est nécessaile aussi poursalut, quil Cloie bien lzntarrtation de notre Seigneur Jlsua­ Christ (selon dautres, quil croie fermement que notre SeigneùrJésus-Christ est vrai Homme), puisque la vraie {oi est que nous cloyions et confessions que notre Seigneur Jésu,ç- Christ Fils de Dieu est Dieu et /Jomme, Dieu daprès la substance (ou lessence; selon daulles, la natule) du Père, né avant le Monde, et Homme daprès la substance (selon <.laulles, la natule) de la mère, Ilé dans le Monde; Dieu ppr{ait et Homme par{ait, consistant en une âme rationnelle et en un corps humain; 19(il au Père qlUlnt lltl Divin, et in{érieur au Père (selon dautres, plus pelit que le Père) quant à l Humain; quoique Dieu et H 0112112e, cependant ce ne sont pas deux, mais un seul ChrÏiit; un, non par conversion de lEssence Divine en Essence Humaine (de la Divinité en un corps), muis par assomption de lEssence Humaine en Essence Divine (en Dieu) : Un absolument, non par commixtion dEssence (subslance), mais pm unité de Personne (seloo dautres, parce quils sont une seule Personne), puisque de meme que tl1me rationnelle et le COlPS sont un seul homme, tle m~me Dl:eu et Homme est un seul Christ, Lequel a souffdrt poU" notre aal­ vation, est descendu mx Enfe1s, et est remonté dentre les morts le troisième jour: et il est monté au Ciel, el est assis li. la droite du Pere, Dieu TO!lt-Pui~sant, doù il viendra
  • 11. VelS. 1. CHAPITRE DiX-HUITIÈME. 7pour juger les m:vtUtts et les morts. A son avénernent, tous leshommes ressusciteront avec leurs corps; et ceux qui ont faitde bonnes œuvres entteront dans la vie éternelle, et ceux quiont {ait de mauvaises œuvres entreront dans le {eu éternel."Telle est la Foi Catholique. Si quelquun ne croit pas- celasincèrement, il ne peut Ure sauvé. Gloite à Dieu Père etFils et Esprit Saint. Comme il a été dans le commencement,il est maintenant, et éternellement il sera: Monde sans fin.Amen. f092. Je t,is un Ange qui descendat~t du Ciel, signifie leDivin procédant du Seigneur dans le Clel et dans le Monde:on le voit par la signification de lAnge qui descendait du Ciel,en ce quil est le Seigneul quanl au Divin procédant; car pallAnge,dans le sens interne, il est entendu, non un Ange, mais le Sei­gneur, ou quelque chose du Seigneur; voi/ N° 130, 302, 593,909; ici le Seigneur, parce quil est dit quil avaiL un pouvoirgland, et que la terte fut éclairée de sa gloile, par quoi il est en­tentlu la puissance et la présence du Divin Vlai maintenant dansle Ciel et dans le Monde; cal maintenant il est manifèsté llue Ba­bylone a été détruite, et comme elle a été détruite, la puissance etla lumièle se joignent au Divin qui procède du Seigneur; la laisonen sera donnée dans tes Atticles suivants, - Continuation sutla Foi Athanasienne : Telle est SUl Dieu la doctllne leçue danstoute la Chrétienté, parce quelle vient du Concile; mais, avant desoumettre cette Doctrine à lexamen, il sera dévoilé un MeaDe SUllétat tie la foi et de lamour de thomme dans ce Monde, et ensuitedans le Monde où il va après la mort; car, si cet alcane nest pasdévoilé, lhomme ne sait autre chose, sinon que chacun, q"uellequait été s"a foi, peut, daplès la Divine Miséricorde, être introduitclans le Ciel et être sauvé, doù est venue cette foi erronée de lagent Babylonienne que le Ciel est à lhomme pal le bon plaisir duPape et par la grâce de ses vicaires. Voici cet Arcane: .Cest quetoutes les pensées de lhomme se lépandent dans le Mondespililuelde tous côtés, à peu près comme les rayons de lumiière qui sOl1entd"une flamme. Comme le Monde spilituel se compose du Ciél etde lEnfer, et que le ICiel consiste en dinnomb1ables sociélés, él lEnfer pareillement, il en résulte flue les pensées de lhomme ne
  • 12. 8 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° :1092,peuvent que se répandre dans ùes sociétés; dans des sociétés cé­lestes, les pensées spililuelles qui concernent le Seignem, lamomet la foi en Lui, et aussi les vrais et les biens du Ciel et de lÉglise;et dans ùes sociétés infernales, les pensées purement naturelles quiconcelnent lhomme et le Monde, et aussi lamour de soi et duMonde, et non en même temps Dieu, Que toutes les pensées deJhomme aient une telle extension et une telle détermination, cestce quon a ignoré jusquà ce jouI" parce quon a ignoré quel est leCiel et quel est lEnfel, quainsi ils consistent en sociétés, que parconséquent lextension des pensées de lhomme a lieu dans unMonde autle que le naturel dans lequel a lieu aussi lextension dela vue de ses yeux; mais le Monde spilituel est celui dans lequelsélend la pensée, et le Monde naturel celui dans lequel sétend lavue, puisque la pensée du mental est spirituelle et que la vue delœil est naimelle. Que lextension de toutes les pensées d~ lhommeait lieu dans les sociétés du Monde spirituel, et quil ne puisse pasy avoil de pensée sans cette extension, cest ce qui ma été plouvépar une expérience de plusieurs années, de sorte que je puis laffir·mer eu toute assurance. En un mot, lhomme est dans le Mondespilituel avec sa tête, comme il est dans le Monde naturel avec soncorps; par la tête, ici, il est entendu son mental, cest-à-dile, len­tendement, la pensée, la volonté et lamour; et par le corps il estentendu, ici, ses sens, qui sont la vue, louie, lodolat, le gotit et letouche.; et comme lhomme, quant à sa tête, cest-à-dire, quantà son mental, est dans le Monde spirituel, cest pour cela quil estou dans le Ciel ou dans lEnfer; et où est le mental, là est lhommetout entier avec la tête et le corps, quand il devient esprit; et telleest la conjonction de lhomme avec les sociétés du Monde spiJituel,tel est absolument lhomme; telle est sa conjonction avec les so­ciétés du Ciel, tel il est Ange; et telle est sa conjonction avec lessociétés de lEnfer, tel il est diable, 1.093. Ayant un pouvoir grand, signifie qui a maintenantla Toute-Puissance comme dans les Cieux aussi dans les ter·res : on le voit par la signification dun poullOir grand, quand ilsagit du Seigneur, en ce que cest la toute-puissance; si un pou­voir grand signifie ici la toute-puissance, cest parce quau sujetdun Ange, selon lidée flue lhomme a des Anges, il ne peut pas
  • 13. Vers. 1. CHAPITRE DIX-HUiTIÈME. 9être dit la taule-puissance, mais un pouvoir grand; toutefois, 101s­que par lAnge il est enlendu le Seigneur quant à son Divin plocé­dant, alors par un pouvoir grand il est enlendu la Toute-Puissance;le Seigneur a aussi la Toute-Puissance, parce quil est le Dieu duCiel et de la tel1e, et que par le Divin qui procède de Lui commeSoleil a élé créé le Ciel efa été créée la teITe, et quaussi pal ceDivin est contenu et subsiste le Ciel avec la lene : le Divin procé­dant est ce qui, dans Jean, est appelé la Parole qui était chez Dieu,et qui était Dieu, par laquelle ont été faites toutes les choses quionL été faites, et par laquelle le Monde aussi a été fait, - I. 1, 3,10. - Que par le pouvoir grand de lAnge il soit entendu la Toule­Puissance du SeigneUl comme dans les Cieux aussi dans les terres,cest parce quil est dit ensuile que la terre fut éclairée de sa gloire;car 100sque le Jugement derniel sur ceux qui sont entendus par laprostituée ou par Babylone a été fait, les ténèbres qui avaient étéinterposées entle le Ciel et la terre ont alors été éloignées: mais,sur ce sujet, voir ci-après de plus grands détails. - Continua­tion sur la Foi Athanasienne : Daprès ce qui vient dêtre dit,il est évident que les pensées de lhomme sétendent dans des so­ciétés ou célestes ou infelllales, el que, si elles navaient pas dex­tension, elles seraient nulles: la pensée de lhomme est comme lavue de ses yeux, laquelle serait ou nlllle, ou un instrument aveu­gle, si elle navait pas dextension hors de soi. Toutefois, cest la­mour de lhomme qui détermine ses pensées dans les sociétés, sonamoul bon les détermine dans les sociétés célestes, et son amoUl·mauvais dans les sociétés infernales; car tout le Ciel a été disposéen ordre en des sociétés selon toutes les variétés des affections quiappartiennent à lamour, en général, en spécial et en particulier;et dun autle cOté lenfer, en des sociétés selon les cupidités de la­mour du mal opposées aux affections de lamour du bien. Lamoulde lhomme, pOUl employer une comparaison, est comme le feu,et ses pensées sont comme les rayons de la lumière qui procède dufeu; si lamour est bon, alols les pensées qui sont com,me des rayonssont des vérités; si lamour est mauvais, les pensées qui sont commedes layons sont des faussetés: les pensées qui procèdent dun amourbon, lesquelles sont des vérités, tendent vers le Ciel, tandis que lespensées qui procèdent tlun amOllI mauvais, lesquelles sont des
  • 14. 10 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° 1093. faussetés, tendent vers lenfer; et elles se conjoignent, sadaptent, et, pour ainsi dire, sinoculent aux sociétés homogènes, à savoil, qui sont dun semblabie amour, et cela, si plôfondément, que lhomme fait absolument un avec elles, Lhomme, par lmnour ·en­ vers le Seignem,est lilnage du Seigneur; le Seigneur est le DI­ vin Amom, et dans le Ciel il appalaIt Lui-Même devant les Anges comme Soleil; de ce Soleil plocèdent une Lumière et une Chaleut, la Lumièle est le Divin Vrai et la Chalem est le Divin Bien; ce sont ces deux choses qUi constituent tout le Ciel et toutes les so­ ciétés du Ciel: lAmour du seigueur chez lhomme, qui est limage du SeigtleUl, est comme le feu de ce Soleil, feu doù procèdent·pa­ reillement lumièle et chaleur; la lumière est le vrai de la foi et la chaleur est le bien de lamoul; lun et lautre viennent du Seigneur, et Jun et laUtre ont été mis dans les sociétés avec lesquelles 1"3­ rnom de lhomme fait un : que lhomme soit de création Jimage et la ressemblance de Dieu, on le voit daprès la Genèse,- l. 26·; - et si par lamour il est limage et la ressemhlanee de Dieu, cest parce que par lamour lhomme est dans Je Seigneur, et que te Seigneur est en lui, - Jean, XIV. 20, 21. - En ,un mot, il ne peut exiStel la moindle chose dune pensée, sans que sa réception ait lieu dans quelque société, non avec les individus ou les An~es de la société, mais avec laffection de Jamour, daprès laquelle existe cette société et dans laquelle elle est; de là vient que les Anges ne sapelçolvent nullement de linflux, et (lue cet Inflox ne. tlouble en aucune manière la société. Ce qui précède met en évi­ dence celle érilé, que lhomme est en conjonclion avec le Ciel lorsquil vit dans le Monde, et quil est aussi en consooiation avec les Anges, bien que lhomme ne le sache pas, ni lAnge non plus,. Sils ne le savent pas, cest parce que la pensée de lhomme est natmelle et la pensée de lAnge spilituelle, lesquelles font senie" ment un par les correspondances. Puisque lhomme parles pensées de son amour a été inauguré dans des sociétés ou du Ciel où de lenfer, cest pour cela que lorsquil vient tians le Monde spilituel~ ce qui alrive aussitôt aplès la mOIt, il est connu tel quil est da­ près la seule extension de ses pensées dans les sociétés; aillsi se fait lexamen de chacun; chacun aussi est léfOlmé par les admis­ sions de ses pensées dans les soeiéLés du Ciel, ct esl condamnfi
  • 15. Vers. 1. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 11 par les immetSions de ses pensées dans les sociétés de lenfer. 10911. Et la Terre {ut éclairée de sa gloire, signifie tÉ- glise maintenant dans la lumière daprès linflux et la ré- ception du Divin Vrai: on le voit par la signification de la terre, en ce quelle est lÉglise, ainsi quil a été montré tlès-souvent; pal la signification d~tre éclairé, en ce que cest étle dans la lumièle; et pal la signification de la gloire, quand il sagit du Seigneul, qui là est entendu par lAnge, en Ge que cest le Divin VIai, No 33, 288, 3lI5, 87ft; la gloÏle est le Divin Vrai, parce que le Divin Vlai est la lumière du Ciel par laquelle les Anges ont toute sagesse et toule félicité, ct aussi toute magnificence, N° 678. Sil est dit de lAnge, qui descendait du Ciel, quil avait un pottvoirgrand, et que la terre ful éclairée de sa gloire, cest parce que leJugement ùerl1iel avait été fait SUI ceux qui sont entendus par laprostituée ou Babylone; car cest là ce qui est enlendu par ces pa-roles de lAnge: « Elle est tombée! elle est tombée! Babylone,et elle est devenue demeure de démons, et prison de tout espritimmonde, et prison de tout oiseau immonde et exécrable. Il-Vers. 2;-el quand le jugemenl a été fait sur eux, le Divin VIaiplocédant du SeigneUl vlenl alors dans sa puissance et dans sa lu-mière; car lant que les Babyloniens furent tolérés sous le Ciel, il yeut entre le Ciel et la lerle comme des nuées épaisses et noires, parlesquelles les rayons de lumière du soleil sont intelceplés, et le jouresl ohscurci; et cela, parce quils avaient, non·seulement falsifié,mais même rejeté le Divin Vrai, qui est la Parole, et quen outreils avaient annihilé le Divin pouvoir ùu SeigneUl en le transféranten eux; de telles choses et plusieurs autles chez eux, tant qui1leUlfOt accordé de se faire des habitations sOUs les Cieux, fUlent en11ele Ciel et la lerre comme des nuées nOÏles pal lesquelles le DivinVrai ne put ni êtle tlansmis ni éclairer aucun homme de lÉglise;mais des quils eurent été chassés et précipités dans lenfer, alolsau Divin Vrai qui procêda du Seigneur comme Soleil se joignilentla puissance et la lumièle, au point que le Seigneur pouvait con-duile plus fmtement et illustrer plus clairement non-seulem~rlt lesesprits qui sont sous les Cieux, mais aussi les hommes dans lÉ-glise. Telle a été la raison pOUl laquelle le sens spirituel de la Pa-lole na pas été révélé auparavillll, el pOUl laquelle létat du Ciel
  • 16. 12 LAPOCALYPSE EXPLJQUÉL:, N10911,et de lEnfer na été manifesté quaprès que le Jugement demieleut été achevé; car si cctU été aupalavant, le Divin Vlai n~auraiteu ni puissance ni lumière. - Continuation sur la Foi Atha­nasienne: Comme lhomme, 10lsquil naH, ne se trouve dans au­cune société, soit céleste soit infernale, cal il est sans pensée, etque cependant il naU pour la vie élemelle, il sensuit que, par lasuccession du temps, ou il sOIlV1e le Ciel ou il soune lenfer 1 etquil entle dans les sociétés, et devient habitant ou du Ciel ou delEnfer, pendant même quil est du Monde. Si lhomme en devientJhabitant, cest parce que son habitalion même, ou, comme on dit,sa patrie, esl dans le Monde spirituel; car il y doit vivre élernelle­ment, après avoil vécu quelques années dans le Monde nalurel. DeJà on peut conclure combien il est nécessaire à lhomme de savoirce qQi, chez lui, ouvre le Ciel et lintroduit dans les sociétés duCiel, et ce qui, chez lui, ouvre lenfel et linlroduit dans les so­ciétés de" lenfer; il en sela parlé dans les Appendices aux Articlessuivants; ici il sera seulement dit que lhomme sintroduil dansdes sociétés du Ciel, dont le nombre augmente successivement se­lon les accroissements de la sagesse, et qui sont successivement deplus en plus intérieules selon les accroissements de lamour du bien;et que lenfer esl fermé pour lui à propollion que le Ciel lui est ou­vert: mais lhomme lui-même souvre leofel, tandis que cesl leSeigneur qui ouvre le Ciel.à lhomme. 1095. Vers. 2. Et il cria avec fOlce dune voix grande.disant: Elle est tombée! elle est tombée! Babylone la grande.et elle est devenue demeure de démons. et prison de tout es­prit immonde, et prison de tout oiseau immonde et exécra­ble. -- Et il cria avec force d,une poix grande, signifie une ma­nifestation devant le Ciel el dans lÉglise, daprès la joie du cœur:disant " Elle est tombée! elle est tombée! Babylone la gran­de. signifie que le Jugement dernier a élé fait sur ceux qui ODtprofané les choses saintes du Ciel el de lÉglise, en prenant domi­nation sur elles: et elle est devenue demeure de démons, signi­fie où il y a des faux affreux daprès les vrais et les biens de lÉ­glise profanés: et prison de tout esprit immonde, signifie où ilny a que des maux daprès les biens de la Parole adultérés: etprison de tou.t oiseau immonde et e.7:écrable, signifie où il ny aque des faux daprès les vlais de la Parole falsifiés,
  • 17. YtfS, ~, CHAPITHE DIX-HUITIÈME, 13 1096. Et il cria avec loree dune voix grande. szgnifie une manzfestation devant le Cze{ et dans l Église. daprès la joze du cœw : on le voit pal la signilication de crier, en ce que cest manifester, à savoir, que le Jugement dernier a été fait SUI Babylone, cal il est dit aussitOt : CI Elle est tombée 1 elle est tom­ bée 1 Babylone la g,ande; Il pal la signification de avec force. en ce que cest avec puissance devant le Ciel et dans lÉglise, ainsi quil va être montré; et pal la signification de la voix grande. en ce que cest la joie du creUI, car par cette joie, la voix devient grande; la joie du cœur venait de ce quaplès le Jugement dernier sur ceux qui sont entendus par la prostituée ou Babylone, il y eut puissance el lumière pOUl le Divin Vlai qui procède du SeigneUl, selon ce qui a élé dit dans un Article précédent; si la voix grande signifie la joie du cœul, cest parce que toute voix grande, avec laquelle on crie, a lieu daplès une affection, et est plus intense se­ lon laffecLion ou le degré de lamour; si avec force signifie dans le Ciel el dans la lelre, cest parce que la fOlce signiOe la puissance, et que célait alors la puissance de manifesler ces choses devant le Ciel el devant le Monde; qualors il y ait eu puissance, on le ,oit, N° 1093. - Continuation sur la Foz Atltanaszenne : La pre­ mièle et la plincipale pensée qui OUVle le Ciel à lhomme, cest la pensée SUI Dieu j et cela, parce que Dieu est le tout du Ciel, au point que, soit quon dise le Ciel, soit quon dise Dieu, cest la même chose; les Divins, qui font que les Anges dont se compose le Ciel sont Anges, élant pris ensemble, sont Dieu; de là vient que la pensée SUI Dieu est de touLes les pensées la premièle et la plin­cipale qui ouvle le Ciel à lhomme, car elle est la têle et le SOO1­maile de Loutes les vérités et de tous les amours célestes et spiri­tuels. Mais il y a la pensée de la lumière, et il y a la pensée de la­moUl; la pensée de la lumièle seule est la connaissance que Dieuexiste, connaissance qui semble êLIe une reconnaissance, mais quicependant nen est pas une. Par la pensée de la lumièle, il y a pOUllhomme plésence dans le Ciel, mais non conjonction avec le Ciel;cal la lumièle seule de la pensée ne conjoint pas, mais placelhomme en présence du Seigneur et des Anges; en effet, celle lu­mièle est comme la lumière de lhivel, dans laquelle lhomme voit­aussi clairement que dans la lumièlc de léLé, et cependant celle
  • 18. 1lJ L APOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" 1096.lumière ne se conjoint pas à la terre, ni à aucun arbre, ni à aucunarbrisseau, ni aux fleurs, ni au gazon; dans chaque homme a étémise la faculté de pensel sur Dieu et de comprendre aussi leschoses qui sont de Dieu, daprès la lumièle du Ciel; mais la seulepensée de cette lumière, qui est une pensée intellectuelle, constitueseulement sa présence devant le Seigneul et devant les Anges,comme il a été dit. Quand lhomme est seulement dans la penséeintellectuelle SUi Dieu et sur les choses qui sont de Dieu, il appa­JaU de loin aux Anges comme une statue divoire ou de marbre,qui peut malcher el rendre des sons, mais dans la face et le son delaquelle il ny a pas encore de vie; il apparaît aussi aux Anges,pal compalaison, comme au temps de lhiver apparail un arbreavec ses hrllnches nues sans feuilles, duquel cependant on conservelespoit quil se couvlÎra de feuilles et ensuite de fruits, 10lsque lachaleur se joindla à la lumière, comme il arrive dans la saison duprintemps. De même que la pensée SUI Dieu ouvre principalementle Ciel, de même la pensée contre Dieu ferme principalement leCiel. 1.097. Disant, Elle est tombée! elle est tombée! Babylonela grande. signifie que le Jugement dernier a été fait su/ceux qui ont profané les choses sainte,~ du Ciel et de lÉglise.en prenant domination sur elles: on le voit pal la signilica­tion de elle est tombée, elle est tombée. en ce que cest la ruineet la destruction, ainsi le Jugement dernier, cal par le Jugementdmnier il y a ruine et destruclion, puisqualors ils sont plécipitésdans lenfer; et pal la signification de Babylone. en ce qlle ce sontceux qui ont profané les choses saintes du Ciel el de lÉglise, enprenant domination SlII elles; car pal Babylone il est entendu lamême chose que par la proslituée assise sur la bête écallate, et lamême chose que par la mère des scolLaLions et des abominaLionsde la terre dans le Chapillc pléeédent, pal laquelle sont entendusceux qui ont plofané les choses saintes de lÉglise; dans ce Cha­pilre, il a été question deux et de leUl profanatiQn.- Continua­tion sur la Foi Atlzanasienne: La pensée sur un seul Dieu ou­vre à lhomme le Ciel, parce quil ny a quun seul Dieu; au con­llaire, la pensée SUI plusieurs dieux felme le Ciel, parce que lidéede plusieurs dieux détruit lidée dun seul Dieu. La pensée sur le
  • 19. Vers. 2. CHAPITHE DiX-HUITIÈME. 15Vrai Dieu ouvre le Ciel, Cal cest par le Vrai Dieu quexiste le Cielet tout ce quil renferme, au contraire, la pensée SUI un faux Dieuferme le Ciel, cal dans le Ciel il nest pas reconnu dautre Dieu.que le Vrai Dieu. La pensée SUI Dieu CIéateul, Rédempteur ~lIIustra~eur ouvre le Ciel, car ce Tline appartient au Seul VlaiDieu; puis aussi, la pensée sur Dieu Infini, Éternel, Incr~é" Tout­Puissant, Tout-Présent et T01;1t-Sachant, ouvre le Ciel, car cesalllibuts sont ceux de lEssence du Seul et Vrai Dieu; au eontraÎle,la pensée sur un homme vivant comme étant Dieu, sur un hommemOlt comme étant Dieu, el SUI une idole comme étant Dieu, fermele Ciel; cal eux ne sont ni Tout-Sachants, ni Tout-Présents, niTout-Puissants, ni Incréés, ni Éternels, ni Infinis; pal eux il nya eu ni Création, ni Rédemption, et il ny a pas lIlustration. Laseule pensée sur Dieu comme Homme, en Qui est le Trine Divin,cest-à-dire, ce quon appelle Père, Fils et Esprit Saint, ouvre leCiel; au contraite, la pensée sur Dieu, comme nétilnt pas Homme,pensée qui, quant à lappatence, le présente comme u.ne nuée lé­gère, ou comme la nature dans ses choses les plus petites, ferme leCiel; ~ar Dieu est Homme, comme tout le Ciel Angélique dansson complexe est Homme, et comme par suite tout Ange et toutEsprit est hOIU.me. C~st donc la pensée que le SeigneUl est le pieude lunivels qui ouvle seute le Ciel j car le Seigneur a dit: (1 LePère a donné toutes choses en la main du Fils. II - Jean, III.35. - Le Père a donné au Fils poul)oir sur toute cha,.,. JI (1- Jean, XVlI. 2. - (1 Toutes chose.~ mont été livrées par lePère. II - Matth. XI. 27. - li Il Ma été donné tout pouvoirdans le Cifl et SUl Terre. 1) - Mattn. XXVIII. 18.,-Da,plèscela, il est évident que lhomme, sans lidée de Dieu, telle quelleest dans le Ciel, ne peut être sauvé; lidée de Dieu dans le Ciel estle Seigneur; car les Anges du Ciel sont dans le Seigneur, et le Sei­gneur est en eux; cest pourquoi, il lem esI impossible de pensersur un Dieu autle que le Seigneur; - voir Jean, XIV. 20, 21.- Quil me soit permis dajouler ceci: Lidée sur Dieu commeHomme est insitée du Ciel dans chaque nalion sur tout le Glohe ler­Jestlei mais, ce que je déplole. cest quelle ait été entièrementperdue dans la Chrélieuté; les causes en seront données plus loin. 1098, Et clk est del:enu/3 demell1c de démons, lignifie où U
  • 20. 16 LAPOCALYPSE EXPLlQUÉE. ~. 10!)8.y a des faux affreux daprès les vrais et les biens de lÉgliseprofanés. : on le voit par la signification de la demeure, en ce quecest où sont après le Jugement dernier ceux qui sont entendus palBabylone comme prostituée; par la signification des démons, ence qu~ ce sont ceux qui sont dans des faux affreux daprès les vraiset les biens de lÉglise profanés, comme il a été dit ci-dessus,N° 586, 1001. Ici est décrit leul enfer, à savoir, en ce que cestune ùemeure de démons, une prison de tout esprit immonde, et detout oiseau immonde et exéclable : que tel soitleul enfer, cela estévident par les exhalaisons qui en ploviennent, lesquelles sont desvrais et des biens plofanés du Ciel et de lÉglise; car ils sont dansles choses saintes externes par le langage, la face et le geste, quilsélèvent au Ciel, et cependant dâme et de cœul ils ne tournent leursregards vels aucun Dieu, mais ils les portent sur eux-mêmescomme sur des déités de la terre; ainsi ils font un avec ceux quisont dans lenfer; ils profanent les choses saintes, parce que les in­térieurs, qui appartiennent à lâme et au cœUI, inlluent dans les ex­térieurs disposés à la sainteté: d&-tels hommes sont entendus icipar les démons. - Continuation sur la Foi Atftanasienne :La seule pensée quil y a un Dieu, et que le Seigneur est le Dieudu Ciel, ouvre le Ciel, il est vlai, et fait que lhomme y est plé­sent, mais si peu, quil est presque invisible; il apparatl de loincomme dans lombre: mais à mesure que sa pensée sur Dieu de­vient plus pleine, plus vraie et plus juste, il appalaH en même pro­portion dans la lumièle; la pensée devient plus pleine pal les con­naissances du vrai qui appaltiennent à la foi et par celles du bienqui appaltiennent à lamoUl daprès la Parole, cal toutes les cho&esqui viennent de la Parole sont des Divins, et les Divins pris en­semble sont Dieu. Lhomme qui pense seulement quil y a un Dieu,el qui ne pense en aucune manière à la qualité de Dieu, lessembleà celui qui pense quil existe une Palole et quelle est Sainte, et quine connatl rien de ce quelle contient; ou, à celui qui pense quilexisle une Loi, et qui ne sait rien de ce quil ya dans la Loi; etcependant la pensée de ce que cest que Dieu est si vaste, quelleremplit le Ciel et constitue toute la sagesse dans laquelle sont les Anges, sagesse qui est ineffable, cal en elle-même elle est inlinie, purce que Dieu est Infini. La pensée quil y a un Dieu, daprès la
  • 21. Vers. 2. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 17qualité de Dieu, est ce qui, dans la Parole, est entendu pal le Nomde Dieu; voir ci-dessus, N° 102, 135, 1.48, 695, 959. 1099. Et prison de tout esprit immonde, signifie où il nya que des maux daprès les biens de la Parole adultlré,~ : onle voit pal la significalion de la prison, en ce que cest où sontceux qui sont entendus par Babylone iici par prison il est entendula même chose que ci-dessus pal demeure; et pal la significa-tion des esprits immondes, en ce que ce sont ceux qui sont dansles maux daprès ladulté.alion du bien, ainsi abstractivement lesmaux ...memes qui sont les biQns adulLérés. Sont dits adultérés leshiens qui ont été appliqués aux maux, comme les biens de lamourenV61S le Seigneur appliqués aux amours de soi, et les !.Jiens de Ja-mour à légard du prochain appliqués aux amours du monde; la-mour envers le Seig"neur et lamoUl à Pégald du prochain sont desamours purs et saints, mais les amours de soi et dl1 monde, telsquils sont chez ceux qui se sont attrib~ la domination du Seigneursur le Ciel et SUI lÉglise, sont des amours impurs et profanes;cest pourquoi, changer des amouls saints en amours profanes,cest adultérer les biens de la Parole, principalement quand ils ap- pellent saintes leurs choses plo,fanes, et quand ils appellent biens leurs maux: ceux qui ont été tels dans le Monde deviennent des esprits immondes aplès la mort, et leul enfer est entendu par pli- son desprit immonde. - Continuation sur la Foi Atlùma- sienne: J.l a été dit que lhomme a -la pensée daplès [a lnmïère, ct qui! a III pensée daprès lamOlli, et que [a pensée daprès la lu- mière faÏt!a présence de lhomme dans le Ciel, mais que la pensée daptès [amour fail la conjonction de [homrhe avec le Ciel, par celle raison que lamOlli est la conjonction spirituelle; de là résulte que, lorsque la pensée de lumièle de lhomme devient la pensée de son amour, ["homme est intloduit dans le Ciel" comme à des noces; et autant lamOlli occupe la plemière place d:ms la pensée de lu- mière, ou conduit cette pensée, autant lhomme enlle dan"S le Ciel, comme une fiancée entre dans le lit nuptial et devient épouse; cal dans la Parole le Seigneur est nommé fiancé et mari, et le Giel et lÉglise sont nommés fiancée et épouse; pal devenir épouse il est entendu être conjoint au Ciel dans quelquune de ses sociétés, et lhomme y est-conjoint en proportion de ce que dans le Monde il Vil, 2,
  • 22. 18 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N 1099.sétait acquis lintelligence et la sagesse daprès le SeigneUl par laParole t ainsi en proportion de ce que pal les Divins Vlais il a applisà penser quil y a un Dieu t et que le SeigneUl est ce Dieu; toute­fois t celui qui la appris par un petit nombre de vlais t et pal con­séquent avec peu dintelligence t est conjoint au Ciel t il est vrai tpourvu quil pense daprès lamoUlt mais il est dans les dernièleslimites du Ciel. Par lamour il est entendu lamour envers le Sei­gneurt et par aimel le Seigneur il nest pas entendu aimer le Sei­gneur comme Personne; par ce seul amour lhomme nest pointconjoint au Ciel t mais il (est par lamour du Divin Bien et duDivin VIai t qui sont le Seigneur dans le Ciel et dans lÉglise; etsavoir ce Bien et ce Vrai, les penselt les comprendre et en parler tce nest pas les aimel; mais les aimer t cest les vouloir etles faireparce que le SeigneUl ,a commandé t et quen conséquence ce sont des usages; il ny a rien de plein avant davoil été traduit en fait t et le faiL est ln On, et la On propter quem (pour laquelle on agit) est lamour; cest pourquoi, par lamour de vouloir et de faile quelque chose existe lamour de le savoir, de le penselt de le com­ prendre. Dis-moi pOUlquoi tu veux savoir et comprendre quelque chose, si ce nest pour une fin que tu aimes; la fin qui est aimée est le fait; si tu dis: Il Cest à cause de la foi; Il la foi est seule ou pUlement cogitative sans la foi actuelle, qui est un fait et non un être de raison; tll tabuses étrangement si tu timagines croire en Dieu t tandis que tu ne fais pas les choses qui sont de Dieu; car le SeigneUl enseigne dans Jean : l( Qui a mes commandements et les {ait. cest celui-là qui ]If aime; et demeure chez lui je {e­ rai; mais celui qui ne Maime pas, mes paroles ne garde pas, Il - XI V. 21, 2!J. - En un mot, aimer et faire sont un; cest pourquoi, dans la Parole, quand il est dit aimer il est entendu faile, et quand il est dit faire, il est allssi entendn aimer; en effet, ce que jaime, je le fais. 1100. Et prison de tout oiseau immonde et exümble, si­ gnifie où il ny a que des {aux daprès les trais de la Parole {alsifiés : on le voit pa, la signification de la prison, en ce que cest où ils sont t ainsi lenfer t comme ci-dessus; palla signification de tout oiseau immonde et exécrable, en ce que ce sont les faux. daplès les vrais de la Parole falsifiés; cal par les oisnanx sont si­
  • 23. Vets. 2. CHAPITRB DIX-HUITIÈME. 10gnifiés les rationnels, les intellectuels, les pensées, les ,idées, lesraisonnements, ainsi les vrais ou les faux, et pal immonde est en­tendu ce qui découle .don amour cOIlompu, ct SUltOut de lamourde dominel, car cela constitue limmonde dans lcnfel; et parexé­crable est signifié ce qui jaillit dun principe faux, ainsi dune re­ligiosité confirmée pal le sens de la lethe de la Palole falsiné. Siles oiseaux signifient de telles choses, qui appartiennent à la pen­sée de lhomme, tant des choses spirituelles que des choses infer­nales, ainsi tant des vrais que d~s faux, car ce sont là des chosesqui appaltiennent àla pens.ée, cest daprès la correspondance;que ce soit daprès la colIespondance, cela devient évident da­près les oiseaux vus dans le Monde spirituel, où toules les chosesqui apparaissent devant les yeux et devant Lous les autres sens sontùes cOlTespondances; là apparaissent en lout gellle des an,mauxde la telre el aussi des volatiles du ciel, tant beaux que vilains, etils apparaissent daprès les affeclions et les pensées des Anges oudes esprits, les animaux daprès les affections el les volatiles da­ près les pensées: que cc soient des cOlIespondances, tous, là, lesavent, et savent même à quelles affections et à quelles pensées ilscOlTespondent : que ce soient. des conespondances des affections etdes pensées, cela est bien évident, puisque quand (esprit ou lAngesen va, ou cesse de penser aux choses auxquelles ils correspondent,ils sont à linstant même dis,sipés. Comme les oiseaux sont des corres­pondances des pensées t~nt rationnellf,s que non rationnelles, ainsi tant des vérilés que des faussetés, cest pour cela que pal euxdans la Parole il est signifié de semblables choses, car toutes leschoses de la Parole sont des correspondances. Que les oiseaux si­gnifient des pensées qui proviennent des vlais, tant des pensées ra­tionnelles que des pensées spirituelles, on peut le voir pal les pas­sages suivants; dans David: li Quils louent le Nom de Jého­vah, lanimal et toute bête, le re/~lile ct loiseau daile. 1) ­Ps. CXLVIlI. 10; - que par lanimal et la bête soient signifiéesles affections de lhomme naturel, tlmt celles du vrai que celles dubien, et ùans le sens opposé les cupidités du faux et du mal, on levoit ci-dessus, N° 552,650,781; de ià, pal ·loiseau daile sontsignifiées les pensêe~; cela vient de ce quil est dit quils dOÏentlouer Jéhovah, car cest lhomme qui Le louera daprès les affec­
  • 24. 20 L APOCAL YPSE EXPLIQUÉE. [1" . HOO.tions et les pensées, ainsi daprès les hiens et les ,rais. Dans Bo­sée : II Je traiterai pour eux alliance en ce jOil1-là avec tabete riu champ, et avec lozseau des della: et le reptile de laterre; et arc, et épée, et guerre je brzserai de dessus laterre. 1) - n. 18; - ces choses ont été dites de lavénement duSeigneUl et de létat du Ciel et de lÉglise par Lili; pàr en ce jour­là est entendu lavénement du Seigneur; pal lalliance qualors iltraitela est signifiée la conjonction avec ceux qui croient en Lui;de là, par la bête du champ et joiseau des cieux il ne peul pas êtresignifié àes bêtes ni des oiseaux, mais il est signifié des choses aux­quelles ils correspondent, et qui sont les affections du bien et duvrai et les pensées qui en proviennent; par larc, et lépée et laguerre qui seront brisés sur terre, il est signifié qualors il tly aurapoint de la part de lenfer infestation par les fàlX et par les maux.Dans David: li Dominer tu Las fait SUl les œuvre,~ de tesmains, toutes choses tu as mis sous ses pieds, te menu bétailet le gros bétail, et aussi les b~tes des champs, loiseau duciel et les poissons de là mer, Il - Ps. VIII. 7, 8, 9; - cesparoles concernent le SeigneUl, de qui il est dit ici quil dominerasur toutes les œuvres des mains de Jéhovah, par lesquelles Be sont point entendues des choses terIestres, telles que sont tes tloupeauxde menu et de gros bétail, les bêtes, les oiseaux et les poissons;que serait-ce cela lelativement à sa domination qui est dans les Cieux, et par les Cieux dans les terres SUl les hommes, quil con­ daim à la ie éternelle? ce sont donc des spirituels de lÉglise qui sont entendUs; pal te menu bélai! sont signifiés en général tous les spirituels chez lhomme, par le glos bétail tous les natUlels chez lui qui correspondent aux spirituels; par les bêlés des champs, les af­ fections du bien dans lhomme naturel qui appaltiennent à lltglise, cal le champ signifie lÉglise; tes oiseaux du ciel signifient les pensées de lhomme rationnel, et les poissons de la mer les seren­ tiflques. Dans Éz~chiel : Je prendrai dun rejeton du cèdre (l élené; dans la montagne de hauteur dIsraël je le plante1ai, pour quil élève sa branche et fasse du fruit, et quU devienne lin cèdre I1z(J.gnzjique, afin que SDUS lui Itabite tout oiseau de toute aile, que sous (ombre de ses branches ils habitent. l ) _ XVII. 23; - par ce~ paloles estentenùue linstauration de la
  • 25. Vers. 2. CHAPITRE DIX-HUlTlBME. 21nouvel.le Église pal le Sej.gneUI; linstalratiQD à parlir dune nou­velle ou premièle origine est entendue p~r un lejelon du cèdre é1e­vé; par le cèdle ici, comme ailleurs dans la Parole, est signifiéeuqe Église spitituelle-ratiQnnelle, telle quavait été lÉglise chez lesAnci~ns aplès le déluge; par planter le rejeton dans la montagQede hauteur dIsraêl il est signifié dans le bien spirituel ql!i est le ~iend~ la charité; ce bien est signifié pal la mOQt~gne de hauteur dJs­raêl; par devenir un cèdre magnifique est signifiée la pleine instau­ralion de celle Église; Il afin que sous lui habile tout oiseau d~ touteaile, Il signifie qu1i1 y aura là des vrais lationnels de tout genre; souslo~bre de s~s Qranches habiter signifie terminés dans les vlais na­turels, car ces vrais cOlvr~nt et gardent les vrais ralionnels, qui 1I0ntdorigine spirituelle! D~ns le Même: Il Aschur (était) un cèdredans le Lib011, qui hau( était devenu; dans ses bronchesavaient fait leUl nid (OU8 les oiseaux d,es cie~x, et sous sesbranches avaient mis I;as toutes betes du c!zamp, et dans SaIlombre avaient habité toutes natiollS grandes. l -XXXI. 5,6;- ici par le cèdre es~ pareillement signifiée lÉglise spirituelte-ra­tiofUlelle, car 4schur signifie le ralionnel; comme lÉglise est signi­fiée pal le cèdre, il ~~psuit que par les oiseaux des cieux qui avaientfait lew ni4 ~Q~ ~ branc~es, et pllr les bêtes du ch~mp qui ~oQ.sses branches avai,e.n~ mis bas, il est enlendu les pensées lationnellessur les vlais de lÉglise, pal les bêtes leurs affections; comme cesont là les choses signifié~, cest aussi pOUl cela quil est dit, Il dans son ombre avaient habité tOQtes nations grandes. Dans Da­niel : u· Nébuchadnessflr vi( e14 songe un arbre dont la hau­ teur étai~ graru~ll, ~t qui s alCru~ et devint robuste; et sa hauteur a~tei911{1,it jusqu,alf, ciel, tt son aspect jusquau boutde la ~errei ~a feuil/e. be//e; t# sa fleur. abondante; de la 1l0Hrriture pour tous en lui; fOJ,lS l~i de lombre avait la b~te du champ, .ct (l,ans ses branches habitaient les oiseaux du cie(, e, de lui se nourrissai, toute chair. Mais Veillant etSain€ (,/,U Ciel descend(, criant; Coupez larbre, et retran­ chez ses branches, di$persez sa feuille, rép1mdez çà et 4; sa fleur; que senfuie la bBte de dessous lui, et les oiseaZ{x den­ tre ses branch~s. Il - IV, 7, &, 9, 10, U, 1.2,16,15; - ici al!ssi pal larhre est signifiée lÉglise, appelée Bahylone, dans son
  • 26. 22 L APOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° HOO,commencement et dans sa plogression, et alors dans les connais­sances du vrai el du bien; son commencemenl el sa progressionsQnl déClilS en ce que larbre devinl grand et lobusle, sa feuillebelle et sa fleUl abondante, et qualors il y avail en lui de la nOUI·ritUle pOUl tous; ses affeclions du bien et ses pensées du vlai sontsigniflées pal la bête du champ qui sous lui avait de lombre, elpal les oiseaux qui habitaienl dans ses branches; par Il Veillanl etSaint du Ciel descendit, crianl : Coupez lallIre, et rellanchez sesbranches, Il il est entendu quelle a étendu sa domination sur leschoses saintes de lÉglise el sur le Ciel; que la bête el loiseau ysignifient les affections et les pensées, cela esl évident en ce que,quand lalbre eul été coupé, il est dil aussi cc que senfuie la bêtede dessous lui, el les oiseaux dentre ses branches. Il De semblableschoses sont signifiées par les oiseaux du ciel dans les Évangélistes : Il Jésus dit: Semblable est le Royaume des Cieux à un grainde sénevé, quun homme ayant pris sema dans son champ,et il devint un arbre, de sorte que les oiseaua: du cie/viennentet sabritent dans ses branches. Il - MaUh. XIII. 31, 32.Marc, IV. 32. Luc, XIII. 19; - par larbre provenant dun grainde sénevé il esl signifié lhomme de lÉglise ct aussi lÉglise, com­mençanl daprès un llès-petit hien spirituel par le vrai ; car si la plus petite chose du bien spirituel prend seulemenl racine chez lhomme, elle croll de même que la semence dans un bon humus;el comme par }arble il esl par suite signifié lhomme de lÉglise,il· sensuil que pal les oiseaux du ciel, qui gablÎtaienl dans sesbranches, il esl signifié les connaissances du vrai elles pensées qui en proviennent: que ce ne soit pas une compalaison nue, chacun le voil, cal quel be$oin Y aUlail-i1 de telles compalaisons dans làParole, el de comparaisons semblables dans les Prophèles? Puis aussi, dans David: c( Jéhovah, qui envoie les (ontaines en tor­ ,ents, entte les montagnes ils vont; ils abreuvent tout ani­ mal des champs, les onagres étanchent leur soif; auprès deux loiseau des cieux habite; dentre les branches ils (ont retentir leur voix. Rassasiés sont les arbres de Jéhovah, les cèdres du Liban quil a plantés, où les oiSeaux (ont leursnids; la cigofJllede qUI dans les sapins (esl) la maison. l­Ils, ClV. 10, li 12, t6, -t 7; - de telles choses namaient pas l
  • 27. Vers. 2. CHAPITRI!: DIX-HUITIÈME. 23non plus été dites dans la Divine Parole, si elles nétaient pas toulesdes correspondances de spilituels et de célestes, et par suite saintes;car autrement, quentendrait-on pal des 10lrents qui proviennentde fontaines, vont cntle les montagnes, abreuvent tout animal deschamps, par les onagles en étanchent leur soif, par auprès deuxhabite Joiseau des cieux, et dentre les branches fait retenti" savoix, et pal la cigogne a sa maison dans les sapins? Mais quandpar les fontaines sont entendus les vrais de la Parole, par les tor­rents lintelligence qui en provient, par les montagnes les biens delamour, par lanimal des champs les affections du vrai, par lesonagles le rationnel, et par les oiseaux des cieux les pensées da­près les Divins Vrais, alors la Parole est le Saint Divin, autlementelle serait simplement humaine, Dans Job: Il Interroge, je teprie, les bêtes, elles tenseigneront; ou les oiseaux du dei, etils te lannonceront, et les poissons de la mer te le raconte­"ont; qui est-ce qui ne connaît pas daprès toutes ces chosesque la main de Jéhovah {ait cela? Il - XII. 7,8,9; - quepar les bêtes, les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, il nesoit pas entendu des bêtes, des oiseaux, ni des poissons, cela estévident, car eux ne peuvent être intellogés, ni enseigner, annon­cer el laconier que la main de JéboVah fait cela; mais par eux estsignifié lhomme quant aux cboses qui sont de son intelligence; parles bêtes sont entendues ses affections, pal les oiseaux du ciel sespensées, par les poissons de la mer les connaissances et les scien­tifiques; lhomme daplès ces choses peut enseignel que la main deJéhovah (aiL cela; si par les bêtes, les oiseaux, les poissons, il nétaitpas signifié lhomme quant aux cboses qui sont de son inlelligence,il ne pourrait pas être dit Cl qui est-ce qui ne connait pas daprèstoutes ces choses. Il Dans Ézéchiel: Il Fils de lhomme, dis à loi­seau de toute aile, et à tout animal du champ: Assemblez-louset 7)eneZ, assemblez-tous dalentour vers mon sacr,ifice grandsur les montagnes dIsraël: ainsije donnerai ma gloire par­mi les nations. Il - XXXIX. 1.7, 21.; - là est décrite linslau­ration de lÉglise chez les nations, et là aussi linvitation et la con­vocation à celle Église, car il esl dit Il ainsi je donnerai ma gloireparmi les nations; Il cest pourquoi par loiseau de toute aile, et partout animal du champ, sont signifiés tous ceux qui sont dans a[­
  • 28. 26 L APOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° HOo.fection du bien ct dans lentendement du vrai. Pareillement danslApocalypse: II Un Ange, se tenant dans le soleil, cria dunevoix grande, disant cl tous les oiseaux qui volaient dans lemilieu du ciel: Verlez, .et assemblez-vous pour le souper dugrand Dieu. » - XIX. :17; - où, par les oiseaux qui Jolentdans le milieu du ciel, il ne peut pas non plus être e.ntendu des oi­seaux, mais il est entendu des hommes qui sont rationnels et spi~rituels, car ils sont invités au souper du grand Dieu. Dans Jéré­mie: (tJm vu les montagnes, et void, elles se sont ébranlées,et tmaes les collines sont renversées; jai vu, et voici, pointdhomme, et tous les oiseaux du ciel se sont envolés; jai vu,et voici, le Carmel est un désert, et toutes ses villes ont étédésolées. l) -IV. 2h, 25, 26;- ces choses ont été dites de la dé­vastalion de lÉglise quant à tout son bien et à tout son vrai; palles montagnes et pal lesvaUées sont signifiés les amouls célestes etspilituels; cal, dans le Monde spirituel, quand il ny a plus chez lesesprits aucun amolli céleste ou spilHuel, les montagnes sur lesquel­les ils habitaient sont en aclualilé éblanlées, et les collines renver­sées; pal Il tous les oiseaux se sont envolés, 1) il est signifié quil ny aplus aucune science, ni pal suite aucune pensée du vrai; par (( pointdhomme, Il il est signifié point dentendement du vrai; par u le Car­mel est un déselI,l) il est signifié lÉglise sans bien et sans vrai; et parles villes désolées il est signifié quil ny a plus de doctrinaux du vlai.Dans le Même: II Les habitacles ont l.té dévastés, au point quepas. !ln /tomme ny passe, et quon ny entend point de voixde bétail; depuis toiseau des cieux jusquà la bête, ils se sontenvolés, ils se sont enfuis, paJce que je réduirai Jérusalem 61Jmonceaux, en habitacle de dragons. Il - IX. 9,10. XII. 9;- ici aussi, il sagit de la dévastation de lÉglise; par les habita­cles qui ont été dévastés, au point que pas un homme ny passe, il est signifié les docltinaux de lÉglise, qui ont été tirés de la Parole,dans lesquels maintenant il ny a aucun bien ni aucun vrai; par lavoix du bétail quon ny entend poiDt il est signifié quil ny avai~aucun bien de la charité ni aucun vrai de la foi; par les oiseaux duciel jusquà la bête se sont envolés, ils se sont enfuis, il est signifiéquil ny a aucune pensé.e du vlai Ilrovenant de la connaissance du llni, ni aucune alfcr.lion du bien; fIuil soil entendu, non pas le vol
  • 29. Vers, 2. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 25des oiseaux du ciel ni la fuite des bêtes de la terre, mais la vasta-lion de lÉglfse quant à la doctline, ,cela est évident, car il estajouté « je réduirai Jérusalem en monceaux, en habitacle de dra-gons; JI pal Jérusalem est signifiée lÉglise quant à la doctrine;par léduirc en monceaux, en habitacle de dlagons, est signifiée sadévastation, Dans Bosée : (i Point de vérité, et point de misé-ricorde, et point de connaissance de Dieu en la terre; cestpourquoi dam; le deuil sera la terre, quant à [animal dllchamp, et quant à loiseau des deux, et même les poissonsde la mer seront "amassés. Il - IV. 1, 3; - que par lanimaldu champ, loiseau des cieux et les poissons de la mer, il soit si-gnifié les mêmes choses que ci-dessus, cela est évident, car il sagitaussi ici de la dévastation de lÉglise; en effet, il est dit (1 point deVélité, point de miséricorde et point de connaissance de DieN en latene; JI pal la terre est signifiée lÉglise. Dans Séphal!ie: « Je con·sumerai lhomme et la bête, je consumerai loiseau des cieuxet les pois,yons de lfl mer; je retrancherai rhomme des {acesde la terre. ~ ~ I. 3; ~ consumer lhomme et la bête signifie.détruire laffection spirituelle et laffection naturelle; consumer lesoiseaux des cieux et les poissons de la mm signifie détruiJe lesperceptions et les connaissances du vrai; comme par là il est si-gnifié des eh oses qui appaltiennent à lÉglise, cest pour cela quilest dit (1 je retrancherai lhomme des faces de la terre; Il parlhomme est signifié le tout de lÉglise. Dans David: Il Dieu adit: Je connais tout oiseau des montagnes, -et lanimal demes champ,ç (est) avec Moi. JI - Ps. L. H. - Dans Ézéchiel: «11Y aura un tremblement de terre grand sur la terre dIs-raël, ct trembleront deMnt Moi les poissons de la mer, etlol~eau des cieux, et lanimal du champ, et tout le reptilerampant sur la terre, et tout homme qui (est) sur les {aces dela terre. Il - XXXVIII. 20; - ici par loiseau de$ cieux et parlanimal du champ il est signifié les mêmes choses qne ci-dessus;par le tlemblement de terre est signifié le changement détat delÉglise. Dans Ésaïe: « Malheur à la terre Otnhragée quant auœailes, laquelle (est) ait-delà des f7.euves du Kusch; ils serontabandonnés cl loiseau des montagnes, et li la bête de la terre;mais en abomination il sera li loiseau, ct (oute bête de la terre
  • 30. 20 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N 1100.le méprisera. Il - XVIII. 1, 6; - là, il sagit de linstaurationde lÉglise chez les nations, et de la dévastation de lÉglise Juive;de là, par loiseau et par la bête de la terre sont signifiées les con·naissances du vrai et les affections du bien. Dans le Méme: li Moi,Dieu, et point dautre Dieu, et point comme Moi, qui ap­pelle dorient loiseau, dune terre déloignement lhommede mon conseil, JI - XLVI. 9, 1.1; - par loiseau qui sela ap­pelé dOIient est signifié le vrai de la Palole, lequel, parce quil vientdu bien de lamour, est dit dorient; lorient est le bien de lamour;autrement, pou lquoi Dieu appellerait-il dolient loiseau, et de latèrre déloignement lhomme de son conseil? lhomme de son con­seil est lhomme intelligent, à savoir, daprès les vrais qui viennentdu bien de lamour. Dans Hosée : Il Éphraïm, comme loiseausenvolera sa gloire, dès lenfantement, et dès le ventre, etdès la conception.)l - IX. 1.1. - Dans le Même: li Je ne re­viendrai point pour détruire Éphraïm; apres Jéh.ovah ilsiront; avec honneur ils viendront, comme loiseau, de l É­gypte, et comme la coLombe, de la terre dAssyrie. Il - XI.9, 10, ft; - par Éphraïm est signifié lentendement des Vélitésde lÉglise; par suite il en est fait une comparaison avec loiseau,et il est dit li comme loiseau senvolera sa gloire; Il il est comparéaussi avec loiseau, - Hosée, VII. 12; - car tout ce qui appar­tient à lentendement, tant le scientifique que le cogitatif et le ra­tionnel, est signifié par loiseau, et tout ce qui est plaisir ou agré­ment, ainsi le volontaire et tout ce qui appartient à laffection, estsignifié par la bêle et par lanimal; pal loiseau venant dÉgypteest signifié le scientifique qui appartient à lhomme naturel, et parla colombe venant dAssYlie le rationnel, car par lÉgypte est si­gnifié le scientifique et par lAssYlie le rationnel; là, il sagit delÉglise qui devait êtle instaurée par le Seigneur. Comme dans laParole la plupart des choses ont même un sens opposé, par consé­quent aussi les oiseaux; et, dans ce sens, ils signifient les illusionsdaprès lhomme natOlel, puis les raisonnements daprès les fauxcontre les vrais, et aussi les faux eux-mémes, plus dangereux etplus nuisibles selon les genres et les espèces doiseaux immondes;par les oiseaux de proie sont principalement signifiés les faux quidétluisent les yrais. Dans la Parole, il esl dit en plusieurs endroits
  • 31. Vers, 2. CHAPlTHE lHX-HUITll~ME, 2ïquils seront donnés pOUl nounitUle aux oiseaux et aux bêtes sau­vages, et par là il est signifié quils seront entièrement détltlÎls parles illusions, [es faux, les taisonnemen ls qui en proviennent, parles cupidités du mal, en général, par les maux et les faux prove­nant de (enfer: cela est signifié par être donné pour nounilureaux oiseaux du ciel et aux hèles de la lerte dans les passages sui­vants; dans Jérémie: II Le cadavre de ce peuple sera pournourriture à loiseau des cieux, et personne pour le chasser en leffrayant, Il - VII. 33. - Dans le Méme : c( Je ferai ladsite sur eux de quatre manières, par lépée pour tuel, parles chiens pour trainer, par les oiseaux des cieux et par les Mtes de la terre pour dévorer et pour détruire, Il - XV. 3.- Dans le Méme : l( Par lépée et par la famine ils serontconsumés, de sorte que demenne leur cadavre pour nourritureaux oiseaux des cieux et il la bête de la terre. XVI. b. 1) -XIX. 7. XXXIV. 20. - Dans Ézéchiel: Il SUl les {aces du.champ tu tomberas, tu ne seras point recueilli, ni ramassé;à la bUe de la terre et à loiseau du ciel je tai donné pournourriture. Il - XXIX. 5. - Dans le Même: Il Sur les mon·tagnes dIsraël tu tomberas; à loiseau des cieux de touteaile et il la bête sauvage du champ je tai donné pow nour­riture. Il - XXXIX. lt; - ceci a été dit de Gog. Dans David: IC Les nations sont venues dans ton héritage, elles ont souilléle temple de ta sainteté; elles ont rUuit Jérusalem en 112on­cealix; elles ont donné le cadavre de tes serviteurs pour nom·rzture à loiseau des cieux, la chair de tes saints à la bêtesauvage de la terre. Il - PSt LXXIX. 1,2. - Comme les oi­seaux des cieux et les bêtes sauvages de la tene signifiaient de telles choses, et que les nations de la terre de Canaan sigJliliaientles maux et (es faux de lÉglise, cest pour cela que la nation Juiveavait coutume dexposel les cadavres de ses ennemis après leur dé­faite aux bêles sauvages et aux oiseaux 1 par lesquels ils seraientdévorés. De là vient quautrefois on regardait et quaujourdhuiaussi on legarde comme; hOllible et profane de laisser sur la face dela tene les hommes morts sans les ensevelir, même après de.s com­bats: cela aussi est signifié dans la Parole par ne point être ense­veli, cl pill relirer les os des sépulcres elles jeter ç.à ct là. Les faux
  • 32. 28 L APOCALYPSb: b:XPLIQUÉE. N" HOO.infernaux sont encore signifiés par c( les oiseaux qu~ descendirentsur les cadavres, et quAbram chassa, II - Genèse, XV. 11;- puis, par cc les oiseaux, Il - Apoc. XIX. 21.; - et aussi par cc les oiseaux qui mangent ce qui a été semé sur le ch,eminbattu, Il - Matlh. XIII. 3, 4. MéfC, IV. h. Luc, VIII. 5. -­Dans Daniel: CI Au mil(eu de la semaine il fera cesser le sa­crifice et toblation; enfin sur loiseau des abominations ladésolation, et jusquà la consommation et à la décision elledécoulera sur la détastlltion. Il - IX. 27; - ces choses con­cernent la totale dévastation de lÉglise Juive, qui alIiva quand leSeigneur naquit; sa dévastation par des faux horribles est signifi~pal loiseau des abominations; que le faux soit signifié là par loi­seau, on le voit bien claÎlemenL. Il faut quon sache quil y a plu­sieurs genres de faux, et que chaque geme est signifié par un genredoiseau; ces gefll(ls sont énumélés dans MoIse, .,...,.. Lévit. XI. 1.3et suiv., et Deutér. XIV, U·à 20 j - et ils sont nommés çà et làdans la Parole; par ~xemple, aigles, milans, piverts, corbeaux,chouettes, pélicans, hérons, chalS-huants, hiboux, dragons, etautres. - Continuation Hur la Foi Athanasienne : Il y a lapensée de lumièle sur Dieu et sur les Divins, qui sont appelés, dansJe Ciel, célestes et spilituels, et, dans le Monde, Ecclésiastiques etThéologiques; et il y a sur eux la pensée de non-lumière. La pen­sée de non-Iumièle est chez ceux qui les savent et ne les compl~n­nent pas, tels que sont aujourdhui tous ceux qui veulent que len­tendement soit sous lobéissance de la foi, et qui plétendent mêmequon doit croire et ne pas comprendre, disant que la foi intell~­tuelle nest pas la vlaie foi; mais ceux-ci sont ceux qui daprès lin­télieur nc. sont pas dans une affection réelle du vrai, ni pal suite dansquelqu~ iIlustlation; et plusiel,lrs dentle eux sont dans le faste dela propre intelligence, et dans lamour de dominer SUI les âmes deshommes par les choses saintes de lÉglise, ne sachant pas que l(l vlai veut être dans la lumièle, puisque la Lumière du Ciel est le Divin Vrai, et que lentendement véritablement humain est affecté par cette lumière et voit daprès elle; et que, sil ne voyait pas, ce serait la mémoire qui aurait la foi et non lhomme, et cette foi est aveugle, palCC quelle est sans lidée procédant de la lumière du vrai, car lentendement est lhomme, ct la mémoire intloduil. Si
  • 33. Vers. 2. CHAPITRE DIX-HUiTIÈME. 29lon devait cloire ce que lon ne comprend pas, lhomme pourrait,comme un pClloquet, êtle instluit à parler et â lepasser dans samémoire, quil y avait même la sainteté dans des Ossements demorts et dans des sépulcres; que des cadavles opéraient des mira­cles; que lhomme serait tourmenté dans un purgatoire, sil neconsacrait pas ses richesses à des idoles ou à des monastères; quedes hommes sont des dieux, parce flui1s ont en leur pouvoir le Cielet lenfer; et plusieurs aultes choses semblables, que lhommecloira daprès une foi aveugle et un entendement bouché, et ainsidaprès lextinction de la lùIi1ière de lune et de lautre. Mais qùonsache que tous les vrais de la Parole, qui S0l1t les VIais du Ciel etde lÉglise, peuvent être vus par lentendement, dans le Ciel spi­lituellement, dans le Monde rationnellement, car lentendementvlaiment humain est la vue m~me des vlais; en effet, il est séparédu matériel, et parce quil a été sépalé, il voit les vrais aussi c1ai­retnent que lœil voit les objets; il voit les vrais selon quHIes aime,car selon quil les aime il est illustré. Les Anges ont la sagesse,pal cela quils voient les vrais; cest pourquoi, lorsquon dit à unAnge quil doit croile telle ou telle chose, bien quil ne la com­pIcnne pas, lAnge lépond : Ct Me prends-tu pour un insensé, outimagines-tu être un Dieu en qui je croÎlai? Si je ne vois pas celtechose, elle peut être un faux de lenfer. Il HOI. Vers. 3. Parce que du vin de la (ureur de sa s(or­tation ont bu toutes les nations, et que les 1ois de la terreavec elle ont commis scoltation, et que les mmchallds de laterre des rlchesses de ses délices se sont enrichis. - Parcequ~ du vin de la (ureur de sa scortation ont bu toutes les na­tions, signifie ladultéralion de toutes les choses du hien du Ciel etde lÉglise pal les faux aifJeux du mal: et que les rois de laterre avec elle ont commis scortation, signifie la falsification detoutes les choses du vrai du Ciel et de lÉglise: et que les mar­chands de la terre des richesse-s de ses délices se sont enri­chis, signifie linstruction dans les choses qui sont du Ciel et delÉglise, lesquelles, daplès lamoUl de dominer par les chosessaintes de lÉglise comme moyens, et aussi daplès lamour deposséder le monde par ces mêmes choses, tien-nent dêlle des plai­sirs ct dêtre désirées.
  • 34. 30 L APOCALYPSE EXPLIQuBE. N" 1102. 1102. Parce que du vin de la fureur de sa scortation ontbu toutes les nations, signifie la.dulté1:ation de toutes lesc1wses du bien du Ciel et de lÉglise par les faux affreux dumal: on le voit par les choses qui ont élé expliquées ci-dessus,N° 881, où sont des:paroles semblables; là, II eUe a abreuvé toutesles nations, II ici, II ont bu toules les nations. II - Continuationsur la Foi Athanasienne : JalIive mainlenanl à la doclrine dela Trillilé, qui a été rédigée par Alhanase, et confirmée par le Con­cile de Nicée. Telle est celle doctrine, que, lorsquon (a enlière­men lue, elle laisse une idée claire quil y a trois Personnes, etque par suile il y a lrois Dieux unanimes, el une idée obscUle queDieu est un : el cependant, comme il a été dit ci-dessus, lidée dela pensée dun Dieu unique ouvre principalement le Ciel à lhomme,et au contraire, lidée de trois Dieux felme le Ciel. Que celte doc­trine Athanasienne, lorsquoo la entièlement lue, laisse une idéetlaÎle quil y a llois Personnes, et que par suite il y a tlois Dieuxunanimes, et que le Tline unanime constitue la pensée quil y a unseul Dieu, cela esl évidenl; que chacun se consulle et voie silpense autre chose; en effet, il est dil en termes exprès tians la FoiAlhanasienne : II Une est la Personne du Père, autre celle duFils, ct autre celle de lEsprit Saint. Le Père e:>t Incréé, In­fini, Éternel, Tout-Puissant, Dieu, Seigneur; pareillementest le Fils, et pareillement l E.~prit Saint. II Puis: li Le Pèrena été fait et na été créé par personne; le Fils est né duPère, et lEsprit Saint est le procédant de lun et de lautre.Ainsi, ily (t un seul Père, un seul Fils et un lieul Esprit Saint.Et dans cette Trinité les trois Personnes sont toutes ensem­ble éternelles, et sont absolument égales. Il Personne, daprèscela, ne peut sempêcher de penser quil y a trois Dieux ;el Atha­nase lui-même, et le Concile de Nicée, nont pas pu penser autre­ment; cest ce qui résulte clairement de ces paroles insérées dansla doctline :11 Comme, daprès la Vérité Chrétienne! nousavons été obligés de reconnaître que chaque Personne parelle-m€me est Dieu et Seignew, toujours est-il que nous nepouvons, daprès la Foi Chrétienne, nommer trois Dieux nitrois Seigneurs; )) ce qui ne peut être entendu quen ce sens, quilest permis (le reconnatlre trois Dieux et trois Seigneurs, mais non
  • 35. Vers, 3. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 31.de les nommel; ou, quil est permis de penser quil y a trois Dieuxet tlois SeigneUls, mais non de le dile, 1.103. Et que les rois de la terre avec elle ont commisscortation, signifie la falsification de toutes les choses du vraidu Ciel et de lÉglise: on le voit par les choses qui ont été ex­pliquées ci-dessus, N° 1034, où sont des paroles semblables. ­Continuation sur la Foi At!zanasienne : Que la doctl,ine de laTrinité, qui est appelée Foi Atbanasienne, quand on ra entière­ment lue, laisse une idée Obscule que Dieu est un, et si obscurequelle ne chasse pas lidée de trois Dieux, on peut le voit en ceque des trois Dieux la Doctrine fait un Seul Dieu par unité dEs­sence, en disant: (1 Celte Foi Chrétienne, cest que nous ado·rions un seul Dieu dans la Trinité, et la Trinité dans lU­nité, en ne mêlant point les Personnes, et en ne sépar.antpoint lEssence. Il Et ensuite: (1 Ainsi il faut absolument quelUnité soit adorée dans la Trinité, et la Trinité dans l U­nité. ) Ces cboses ont été dites pOUl écarter lidée de trois Dieux...;toutefois, elles ne tombent dans lentenùement quen ce sens, quily a trois Personnes, mais pour elles toutes uné seule Divine Es­ sence; ainsi là, pal Divine Essence, il est entendu Dieu, lorsquecependant lEssence, de même que la Divinité, la Majesté et la Gloire, dont il est aussi parlé, est un attlibut, tandis que Dieu,comme Personne, est le sujet; cest pourquoi, dile que lEssenceest Dieu, ce serait comme si lon disait que !attlibllt est le sujet, quand cependant lEssence nest pas Dieu, mais appartient à Dieu; comme aussi, la Majesté et la Gloire ne sont pas Dieu, mais ap­ partiennent à Dieu, de même que laltlÎbut nest pas le sujet, mais appartient au sujet; de là il est évident que lidée ùe trois Dieux comme étant lrois Personnes nest pas écartée. Ceci peut être illus­ tré par une compalaison : Supposons que dans un même Royaume il y ait Trois Personnes dun pouvoil égal, et que chacune soit nommée Roi; alors si par Roi on entend le Pouvoit et la Majesté, elles peuvent pal un décret êtle nommées et être dites Roi, mais non pas facilement un seul Roi; toutefois, comme cest la Pelsonne qui est entendue par Roi, il est impossible quun décret fasse pen­ sel que Trois Rois sont un seul Roi: si donc ils te disaient: (( Parle­ nous aussi librement que lu penses; 1) certainement tu dirais: (1 Vous,
  • 36. 32 LAPOCALYPSE EXPLlQUÉE, NuU03,Rois; Il et même: Il Vous, Majestés, JI Si tu léponds : l( Je pensedaplès le décret, de même que je palIe; Il tu es dans leloreul,palce que, ou tu dissimules, ou tu te contrains; si tu te contrains,ta pensée na pas été abandonnée à elle-même, mais elle saLlacbeau langage, Quil en soit ainsi, Athanase le vit bien, aussi èxpli­que-t-i1les paroles précédentes par celles·ci : Il Comme, dapresla VéfitéCllrétienne, nous avons été obligés de reconnait1eque chaque Personne par elle-mime est Dieu et Seigneur,toujours est-il que nous ne pouvons, daprès la Foi Chré­tienne, nommer trois Dieux ni trois ,Seigneurs~ Il Cela ne peut être entendu quen ce sens, quil est permis de reconnaltre trois Dieux et trois SeigneuIs, mais non de les nommer; ou, quil est pelmis de penser quil y a trois Dieu" et trois Seigneurs, mais non de le dire, ,parce que cest contre la Foi Chrétienne; que pareille­ ment, il est permis de reconnalLle et de penser quil y a ltGis hlfi· nis, trois Éternels, Lrois Incréés, trois Tout-Puissants, palce quil ya trois Personnes, et non de nommel trois Infinis, trois Étcmcls, trois Incléés, ni trois Tout-Puissants, mais den nommer Un Seul, Si Athanase a ajouté les paroles ci.dessus aux autles, èest parce que qui que ce soit, sans lexcepter lui-même, ne peut pensel au­ trement; mais chacun peut palIel autrement, et lon doit absolu­ ment palIel ainsi, palce quil lésulte de la ReligionCbrétieune,cest-à-dire, (Je la Parole, quil y a, non pas trois Dieux, mais un seill Dieu. Outre cela, la PIopriélé, qui est ajoutée à Chaque Per­ sonne, comme son Alllibut spécial, telle que la Création au PèlC, la Rédemption au Fils et lIIlusllaLion à lEsprit Saint, nest pas par conséquent chez les troiS Personnes une seule et même pro­ priété; et cependant chaque Plopriété enlre dans la Divine Essence, car la Création est Divine, la Rédemption est Divine et jlIluslla­ tion est Divine, De plus, palmi les hommes-qui pensent que la lri­nitédoit ltre adorée dans lUnité et lUnité dans la Trinité,en ne melant pas les Personnes et ne séparant ,pas f Essence,en est-il un qui veuille conveltir lidée de trois Dieux eu lidée dunseul Dieu 7 en est-il un qui le puisse par une métaphysique au-des­sus de la ,porlée de lesplit humaÏll7 les simples en sont absolumentincapables, mais les savants passent par-dessus, en disa,nt en eux­mêmes: Il Cest là ma doclline el ma foi sur Dieu; 1) el par con­
  • 37. Vers. 3. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 33séquent, dans la mémoire daplès une idée obscUle, el pal suitedans lidée daprès la mémoire, ils ne retiennent autle chose, sinonquil y a trois Personnes et un seul Dieu j ct de Tlois chacun faitUn à sa manière, mais seulement lorsquil parle et écrit; maisquand il pense, il ne peut faile aultement que de penser à Trois,et à Un daplès lunanimité des Trois, et même il en est plusieursqui ne pensent pas daprès cette unanimité. Mais écoute, mon cherlecteul! ne dis pas en toi-même: (( Cest parler avec llop de ri-gueur et trop de hardiesse contle la Foi généralement reçue surDieu TIiun;» tu veITas dans la suite que toutes et chacune deschoses qui ont été écrites dans la Foi Alhanasienne saccordent avecla vérité, pourvu quau lieu de lIois Pelsonnes on C1oie une seulePersonne dans laquelle est la TIinilé. 110fa. Et que tes marchands de ta terre des 1ichesses de sesdélices se sont enlichis, signifie linstruction dans les chosesqui sont du Ciel el de lÉglise, lesquelles, daprès lamourde dominer par tes choses saintes de lÉglise comme moyens,et aussi daprès lamour de posséder te monde par ces m~meschoses, tiennent dêtre des piaiszh et d~tre désirées: on levoit par la signification des marchands, en ce que ce sont ceuxqui sacquièrent les connaissances du bien et du vrai daprès la Pa-role, ainsi qui les enseignent ou les apprennent; car dans le senspropre ou naturel est appelé marchand celui qui achète et vend desmarchandises, et pal achetel et vendle il est signifié acquéril etcommuniquer, ainsi dans le sen~ spirituel apprendre et enseignel,et par les marchandises sont signifiées les connaissances du bien etduvrai daprès la Palole; que de telles choses soient signifiées parfaire le commerce, on le voit ci-dessus, N° 8faO; si par les marchandsde la terle est signifiée linstruction dans les choses qui sont de lÉ-glise, cest parce que enseigner cest instruite, et que être enseignéou aPPlendle cest être instruit, el que linstlUction appartient à lunet à laulle; eL comme le sells spililllei de la Parole est ahslrait despersonnes, cest pour cela que le marchand signifie linstruction, etque le sens naturel daprès le spirituel signifie ceux qui inslrui...sent et ceux qui sont inslruils; cal le sens spilituel concerne lesbiens et les vrais abstraclivemcnt des pmsonnes, tandis que le sensnaturel daprès le spitiluel concerlle les personnes chez Jesqli.elles vu. 3,
  • 38. 31l LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° HOU.sont ces biens et ces vrais; que la terre signifie lÉglise, cela a étédéjà confirmé très-souvent daprès la Parole: par la significationdes richesses de ses délices, en ce que ce sont les choses de lÉ­glise, qui sont appelées connaissances et sont dites être saintes, les­quelles cependant tiennent de lamour de dominer, tant sur le Cielque sur le Monde, tout ce qui leur appartient; ces connaissances,quils appellent choses saintes de lÉglise, sont les choses qui sontentendues par les richesses de ses délices, qui aussi sont énuméréesplus loin, Vers. H, 12, 13, H, 15, par lesquelles de telles chosessont signifiées: ces richesses sont appelées richesses de délices,parce queHes sonl des plaisirs; en effet, toutes les choses qui jail­lissent de lamour de soi et de lamour du monde sont des plaisirs,car chacun, daprès son homme natmel et daplès le corps, ne sentpas aulte chose comme plaisil; cest même pour cela que, quandces amours sont les fins, on pense sérieusement à des moyensqui soient favolables, et ces moyens sont des plaisirs, parce quilsappartiennent aux fins. Maintenant, comme ces amours sont lesfins chez ceux qui sont les Chefs et les Primats dans celte Religio­sité, qui est enlendue par Babylone, cest aussi pour cela que leschoses auxquelles ils ont sérieusement, pensé sont des moyens quifavorisent, et qui sont tous des plaisÎIs, comme on le verra plusbas. Daprès ces explications, on peut voÏl que par Il les marchandsde la terre des richesses de ses délices se sont enrichis, )l il est si­gnifié linstruction dans les choses qui sont de lÉglise, lesquelles,daprès lamour de dominer pal les choses saintes ùe lÉglisecomme moyens, et daprés lamoul de posséder le monde pal ces mêmes choses, tiennent dêtre des plaisirs et dêlre désÎlées. -Con­ tinuation sur la Foi Athanasienne: Un autre point que la doc­ trine Athanasienne enseigne, cest quil y a dans le Seigneur deux Essences, lEssence Divine et lEssence Humaine; et dans cette doctrine lidée claire est que le Seigneur a le Divin et lHumain, ou que le Seigneur est Dieu et Homme, et lidée obscure est que le Divin du Seigneur est dans son Humain comme lâme dans le corps. Lidée claire, que le Seignem a le Divin et lHumain, se tire de ces paroles: l( La vmie (oi est lue nous croyions et (on(essiolls que noire Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et Hommc; Dieu d,uprrs III substance dll Pè:rc, né
  • 39. Vers. 3, CHAPITRE mX-HUiTIÈME; 35avant le Monde, et Homme daprès la substance de la mère,né dans le Monde; Dieu parfait et homme parfait, rOllsistanten une âme rationnelle et en un corps humain. Égal au Pèrequant au Divin, et inférieur au Pè/e quant à lHumain. Il Li­dée claire sarrête là, et ne va pas plus loin; car, daprès les chosesqui suivent, lidée devient obscure; comme ces choses, qui appar­tiennent à lidée obscure, nentrent pas dans la mémohe daplès unepensée de lumière, elles ny obtiennent place que parmi des chosesqui nappartiennent pas à la lumièle, lesquelles, ne se montrant paslà devant lentendement, se cachent et ne peuvent être tirées de lamémohe en même temps que celles qui appartiennent à la lumièle.Dans cette Doctrine, le point qui est dans une idée obscure, cest quele Divin du Seigneur est dans son Humain cbmme lâme dans leCOIPS; cal voici ce qui est dit sur cc point: ( Quoique le Seigneursoit Dieu et Homme, cependant ce sont, non pas deux, maisun seul Christ; il est un absolument par lunité de Personne;puisque, de même que Lâme fationnel/e et le corps sont unseul homme, de même Dieu et /Jomme est un seul Christ. IlLidée contenue dans ces paloles est en elle-même claire, il estvrai, mais toujours est-il quelle y devient obscure par les parolessuivantes: « Il est un, non par conversion de lEssence Di­vine en Essence Ilumaine, mais par assomption de lEssenceHumaine dans lEssence Divine; un absolument, non parcommixtion dEssence, mais par.unité de Personne. Il Commelidée claire plévaut sur lidée obscure, ccst pour cela que beau­coup dhommes, tant simples qùe savants, pensent à légard duSeigneur comme à légard dun homme oldinaire semblable à eux,et ne penseot pas alols en même temps à son Divin; sils pensentà son Divin, alors dans leUl idée ils le séparent de lHumain, ctpar cela même ils rompent lunité de Personne. Si on leul demandeoù est son Divin, ils disent, daprès leul idée: (1 Dans le Ciel chezle Père; li sils parlent et perçoivent de celle manièle, cest parcequil leur répugne de pensel que SOli Humain est Divin, et par con­séquent dans le Ciel conjointement avec SOli Divin, ne sachant pasque, tandis quils séparent aiusi pal la pensée le Divin du Seignel1ldavec son Humain 1 nOIl-seulement ils pensent en opposition avecleur Doctrine, qui enseigne que le Divin du SeigneUl est dans son
  • 40. 36 LAPOCALYPSE EXPUQUÉE. N° HOa.Humain comme lâme est dans le COIpS, et quil y a unité de Per­soone, cest-à-dire que le Divin et [Humain sont une seule Per­sonne, mais encole ils accusent à tort celte doctrine dune contla­diction ou dune erleur, qui consisterait en ce que lHumain duSeigneur conjointement avec son âme rationnelle viendrait de laMèle seule, 10lsque cependant tout homme est rationnel daprèslâme qui vient du Père. Mais sil existe une telle pensée et unetelle séparalion, cela résulte aussi de lidée de trois Dieux, daprèslaquelle on pense que le Divin du Seigneur dans son Humain vientdu Divin du Père, "qui est la Plemière Personne; et cependant cestle propre Divin du Seigneur qui est descendu du Ciel et a pris lHu­main: si [homme ne pelçoit pas bien cela, il pouna peut-êtle sup­posel que le Père dont est issu le Seigneur était U1l Divin non uni­que, mais Trine, ce qui cependant ne peut êtle reçu par aucunefoi. En un mot, ceux qui sépalent le Divin du Seigneur davecson Humain, et ne pensenl pas que son Divin est dans son Humaincomme lâme dans le COIpS et quils sont une seule Personne, peu­vent tomber au sujet du Seigneur dans des idées extlavagantes,même sen formel une idée comme de lhomme séparé de lâme.Garde-toi donc de pensel du Seigneur comme dun homme sem­blable à toi; mais pense du Seigneur comme dun Homme qui estDieu. Écoute, mon chel lectem! en lisant ces lignes, tu peuxcroire que jamais tu nas séparé pal la pensée le Divin du Seigneurdavec son Humain, ni par conséquent lHumain davec le Divin; mais, je te prie, consulte ta pensée; quand tu lavais fixée sUIle Seigneur, as-tu quelquefois pensé que le Divin du Seigneur est dans son Humain comme lâme est dans le corps? est-ce que tu las jamais pensé? bien plus, si maintenant lu veux texaminer, est-ce que tu ne penses pas séparément de son Humain et de son Divin? et quand tu penses au sujet de son Humain, ne crois-tu pas quil est comme lhumain dun autle homme? et quand lu penses au su­ jet de son Divin, ne crois-tu pas dans ton idée quil est chez le Pèle? Jen ai interrogé un très-gland nomble, même des Plimats de lÉglise, et tous mont répondu que cest ainsi quils pensent; et quand je leul ai dit que cependant, daprès la doctrine de laPoi Athanasienne, qui est la Doctrine même de leur Église SUI Dieu et SUl le Seigneur, il est de principe que le Divin du Seigneur est
  • 41. Vers. 3. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 37dans son Humain comme lâme est dans le COIpS, ils mont ré­pondu quils ne le savaient pas; et quand je leur ai rapporté cespaloles de la Doctrine: Quoique notre Seigneur J ésus- Christ, (1Fils de Dieu, soit Dieu et Homme, cependant ce sont, nonpas deux, mais un seul Christ; il est un absolument par unitéde Personne; puisque, de m~me que lâme rationnelle et lecorps sont un seul homme, de même Dieu et Homme est unseul Christ, II alOJs ils ont gardé le silence; et ils ont avoué en­suite quils navaient pas lemarqué ces paroles, étant indignés da­voit parcoUlu leur doctrine avec des yeux si peu attentifs: quel­ques-uns alors abandonnèlent leur union mystique du Divin duPère avec lHumain du Seigneur. Que le Divin soit dans lHumaindu Seigneur comme lâ.me dans le corps, la Parole lenseigne etlatteste dans Matthieu et dans Luc; dans Matthieu: <1 Marie,ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte pal EspritSaint, avant quils eussent été ensemble. Et lA nge dit à J 0­8eph en 80nge : Ne crains point de recevoir Marie ta fiancée,car ce qui est engendré en elle est dEsprit Saint. Et Josephne " connut point jusquIl ce quelle eût enfanté son Fils lepremie, né, et illappela du Nom de Jésus. ))-1. 1.8,20,25: - et dans Luc: « LAnge dit Il Marie: Voici, tu concevrasdans ton ventre, et tu enfanteras un Fils, et tu lappellerasdu Nom de Jésus. Marie dit à lA nge : Comment sera ceci,puisque d homme point je ne connais? Et, répondant, l Ange lui dit: Esprit Saint viendra sur toi, et puissance du Très­ Haut tombragera; cest pourquoi aussi ce qui naUra de toi, Saint, sera appeLé Fils de Dieu. Il - 1. 31.,32, M, 36.­ Daprès ces passages, il est évident que le Divin a été de concep­ tIon dans le Seigneur, et quII a été Sa, vie daprès le Père, vie qui est lâme. Que ceci suffise pour le moment; il en sera dit da­ vantage dans la suite, où il sera confirmé que, dans la Doctrine Athanasienne, les paloles qui donnent une idée obscure du Seigneur saccordent même avec la vérité, lorsque lon pense et que lon croit que la !rinité, à savoir, le Père, le Fils et lEsprit Saint, est dans le Seigne~r comme dans une seule Pelsonne : sans cette pen­ sée et sans celte foi, lon peut dite que, différant en cela de tous les peuple.<; et de Ioules les nalions de lunivers qui ,jouissent de la
  • 42. 38 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. ND H04,rationalité, les Chrétiens adorent Irois Dieux, daprès même leurplopre aven, lorsque cependant la Chrétienté peut et doit éclailerles autres peuples pal la doctline et la foi que Dieu est un et enEssence et en Pelsonne. 1105. Vers. 4. Etlentendis une autre voix du Ciel. di­sant: Sortez du milieu delle. mon peupl(J, afin que vous neparticipiez pas à ses péchés, et que vous ne receviez pas deses plaies. - Et l entendis ulle autre voix du Ciel. disant.signifie lexhortation à ceux qui sont dans les vrais et dans lebien de la vie, afin quils se galdcnt deux : sortez du milzeudelle, mon peuple, signifie afin quils les abandonnent et necommuniquent point avec eux: afin que vous ne participzcz pasâ ses péchés, signifie afin quils ne tombent pas dans leurs maux,qui ploviennent de lamour de soi et de lamour du monde: et quevous ne recevzez pas de ses plaies, signifie et pal suite dans lesfaux du mal, et ainsi dans Ja ruine, 1t06. E tlentendzs une autre voix du Czel, disant, szgni­fic lexhortatzon à ceux quz sont dans les vrais et dans lehien de la vie, afin quils se gardent deux: on le voit par lasignification dune voix du Ciel, eu ce que cest lexhortation àceux qui sont dans les vrais tic la foi et dans les biens de la vie,afin quils se gardent deux; que ce soit là ce qui est entendu parune voix du Ciel, on le voit C!ailement par ce qui suit, car il estdit aussitôt: Il Sortez du milieu delle, mon peuple, afin que vousne participiez pas à ses pécltés, et que vous ne receviez pas de sesplaies, Il et en ontre plusieurs autles choses; plus loin aussi il estdécrit quelles sont les marchandises de Babylone, et quel est létatdes Babyloniens; de là il est évident quune "oix du Ciel est Jexhor­tation. Si une voix du Ciel a été entendue, cest palce que cest duSeigneur pal la Parole, car toutes les choses que lhomme puisedans la Parole sont une voix du Ciel, et la Parole enseigne à cha­cun quelle est Babel, comme il est évident par ce qui a été ,apPoltésur Babel daprès la Parole, N° 1029. Sil est dit une autre voix,cest parce que ia précédente voix était celle de lAnge qui Clia (1 elle est lombée, Babylone, et elle est devenue demeure de dé­mons; » ici donc il y a exhortation à tous, non-seulement à ceuxqui, au dedans ùe la Bab~lonie, sonlllans quel/lue affection du vrai
  • 43. ,,/ Vels.4, CHAPiTRE DIX-HUITiÈME. 39 et dans la vie du bien, afin quils sortent du milieu delle, et quils naient point foi à ses prestiges et à ses enchantements, mais aussi à ceux qui sont hors de la Babylonie, afin quils ne se laissent pas séduite par eux, car celte gent est telle, que par les plaisirs de la­ moUl de chacun ils persuadent, et par là ils ferment lentendement, et ainsi amènent lhomme à la foi de toutes les choses quils disent j que eette gent Babylonienne soit telle, cest ce que jai pu con­ naUre pal de nombleuses expériences j en effet, ils enllent dans les plaisirs de la vie de chacun, et par là captivent les mentaIs (animi) et ainsi amorcent un homme et lenglutinent, jusquà ce quils soient dans sa vie, et de cette manière le conduisent comme un aveugle et comme quelquun qui nest pas maUre de soi, partout où ils veulent, et dabord à emblasser une foi aveugle, en lepous­ sant de lentendement toute lumière dans les choses théologiques, de peur que ne soient découvelles leurs fins, qui sont dobtenir la domination, non-seulement SUi les intérieUls de lhomme qui ap­ partiennent à son mental, mais aussi SUI les extérieurs qui appal­ tiennent à son corps; SUI les intélieUIs qui appartiennent au men­ tal, par un empire absolu sur toutes les cboses de lÉglise et aussi. du Ciel, ainsi sur les âmes; sur les extélieurs qui appartiennent au corps, par un empire absolu sur lems richesses j en un mot, ils ont pOUl fins dêtre eux seuls les maUres, et que les autres soient des esclaves; cal de cette manière ils sont adorés comme des dieux. sinon à voix ouvelte, du moins par une 16Connaissance tacite; cest là leur fin delnièle qui se cache devant les hommes, mais qui est manifestée devant les Anges dans le Ciel: que ce soit là leur fin dernière, on le voit clailement en ce quils ont enlevé au Seigneur tout pouvoit de sauver, en le transférant au Pape. et de lui à ses ministres, et cependant sauver lhomme est le Divin Même du Seigneur, et celui qui peut cela nest pas un homme, mais est Dieu: il en sera dit davantage sur ce sujet dans les Articles sui­ vants. - Continuation sur la Foi Athanasienne : Il a été montré que la Doctrine de la foi, qui tire son nom dAthanase. laisse, quand on la entièrement lue. une idée claire quil y a trois Personnes, et par suite quil y a trois dieux unanimes, et une idée obscure que Dieu est un, et si obscUle quelle nécarte pas lidée de tlois dieux; puis aussi, que la même doctrine laisse une idée claire
  • 44. !JO LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° H06.que le Seigneur a le Divin et lHumain, ou que le Seigneur est Dieuet Homme, et une idée obscure que le Divin et lHumain du Sei­gneUl sont une seule Pelsonne, et que son Divin est dans son Hu­main comme lâme dans le corps. Mais il a aussi été dit que néan­moins toutes les choses qui sont dans ceLLe Doctrine, depuis lecommencement jusquà la fin, tant celles qui sont claires que cellesqui sont obscures, saccoldent et coïncident avec la ,érité, pourvuquan lieu de Dieu un par Essence et trine pal les Personnes, oncroie, comme cest la vérité même, que Dieu est un tant en Es­sence quen Personne. En Dieu il y a la TIinité, et il ya aussi lU­nité; quil y ait la Trinité, on peut le voit pat les passages de laPalole, où le Père, le Fils et lEsprit Saint sont nommés; quil yait aussi lUnité, on le voit par les passages de la Parole où il estdit que Dieu est un. LUnité dans laquelle est la TIinité, ou le DieuUn dans lequel est le Trine, existe non dans le Divin qui est ap­ pelé le Père, ni dans le Divin qui est appelé lEsplit Saint, maisdans le Seigneur Seul; dans le Seigneul est le Trine, à savoir, leDivin qui est appelé le Père, le Divin Humain qui est appelé le Fils, et le Divin Plocédanl qui est appelé lEsprit Saint; et ce TlÏne est Un, palce quil apparlient à une seule Personne, ct il peut être appelé TIiun. Dans ce qui suit maintenant, on verra la concor­ dance de toutes les choses de la Doclline Athanasienne avec ce qui esl avancé ici: Premièrement, sur la TIinilé; Secondem,nt, sur lUnité de Pelsonne dans le Seigneul; T7oisièmernent, que cest daprès la Divine Providence quil est artivé que ceUe doc­ ltine a été ainsi écrite, afin que malgré sa discordance elle soit néanmoins daccold avec la vérité. Après cela, il sela confirmé, en général, que le Tline,est dans le Seigneur; et enfin, en parti­ culier, que le Divin qui est appelé le Père, cest Lui; que le Divin qui est appelé le Fils, cest Lui, et que le Divin qui est appelé lEs­ plit Saint, cest Lui. 1.1.07. Sortez du milieu delle, mon peuple, signifie afin quils les abandonnent, et ne communiquent point avec eux: la on le voiL pal signification de sortir de Babylone, en ce que cest abandonner ceux qui sont entendus pal Babylone, puis aussi afin quils ne communiquent point av,ec eux,; el par la signification de mOn peuple, t:n ce que ce sont ceux qui sont dan~ les lais, et
  • 45. Vers. 4. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 41par les vlais dans le bien de la vie; que le peuple signifie ceux quisont dans les vrais daplès le bien, on le voit, Nol 1. 7ô,. aM, 625 :ces choses appartiennent à lexhortation qui est entendue par unevoix du Ciel. Que ce soit une exhortation afin quils les abandon-nent, et afin quils ne communiquent pas avec eux, cest parce quele commerce avec eux est dangereux, surtout dans le Monde spiri~tuel, où, de même que dans le Monde natmel, ils envoient desémissaires qui pelsuadent par diverS moyenset allèchent par despromesses, pour quon sadonne à leur religiosité; car de mêmeque lhomme fait dans le Monde, de même il fait aussi après sasortie du Monde; car lamolli régnant reste chez chacun, et leuramour est damener à leur religiosité le Monde tout entiel, et celadans le but détendre les limites de leur empire, pOUl linfelnalplaisir de lamour de soi, et pour linfelnal plaisir de lamour dumonde; pour ces plaisÎls aussi le diable lMe tout autoul, commeon dit, et séduit, ainsi quon peut encore le voir daprès ce qui aété rapporté dans les Évangélistes SUl la Tentation du Seigneurpar le diable, où est décrit lamour de soi, dans lequel il est, en cequil voulait être adoré, et lamour du monde, en ce que de la mon~tagne il montra toutes les choses du monde comme étant à lui;comme le même amour lCste chez chacun après la mort, il en estpar conséquent aussi de même pour la gent Babylonienne lorsquellevieilt dans le Monde spirituel; alo!s ceux qui ont exelcé des domi-nations daprès le plaisir de leurs amours apprennent des artificesinconnus dans le Monde naturel, et par ces artifices ils fascinent leshommes-esprits, et les entratnent même malgré eux dans leurparti; cest pourquoi, maintenant, depuis que le Jugement derniersur eux a été terminé, il leur est sévèrement interdit denvoyerquelques-uns des leurs dans les sociétés où sont les Réformés, nivers les Gentils, et lorsquils en envoient, ils sont suivis à la pisteet ils sont punis. Comme il sagit ici de leur état après le Jugementdernier, surtout de leUI état dans le Monde spirituel, cest pourcela que les choses qui sont dites de Babylone, ici et dans la suite,doivent être entendues comme ayant été dHes principalement poureux; car pour ce qni concerne Bahylone dans le Monde natUlel ousur le Globe de notre terre, ceux qui sont entendus par Babylonene sont pas dans un semblable état avec ceux qui sonl dans le
  • 46. l12 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. ~. H07.Monde spirituel; mais néanmoins lexhortation est aussi pour eux,afin quils sen gardent.. - Continuation sur la Foi Atha­nasienne : Maintenant, je passe à la concordance de loutes leschoses de la Doctrine Atbanasienne avec cette Vélilé, que Dieu estun et en Essence et en Pelsonne, et quen Lui est le Tline; pourque celle concordance soiL établie et vue, je vais procéder avec or­dre. La Doctline Atbanasienne donne dabord cet enseignement:IlLa Foi Catholique est celle-ci, que nous adorions un seulDieu dans la Trinité, et la Trinité dans lUnité, en ne m~­lant point les Personnes, et en ne séparant point lEssence.))Lorsquau lieu de Trois Pelsonnes il est entendu une Seule Pel­sonne dans laquelle est le Trine, ces paroles sont en ellcs-memesune vérité, et sont dans lidée claire perçues ainsi: l( La Foi Cbré­tienne est celle-ci, que nous adolions un seul Dieu, dans lequel estle Tline, et le Trine en un seul Dieu; et que Dieu dans lequel estle Trine est une seule Pelsonne, et que le Trine en Dieu est uneseule Essence: ainsi il y a un seul Dieu dans la Tlinité, et la Tli­nité est dans lVniLé, sans que les Personnes soient melées, et sansque l.Kssence soit séparée. Il Que les Personnes ne soient point me­lées, et que lEssence ne soit point séparée, on va le voir plus clai­rement dans ce qui suit. La Doclline Athanasiennc ajoute ensuite:IlPuisque une est la Personne du Pb-e, autre celle du Fils,autre celle de lEsprit Saint, mais la Divinité du Père, duFils et de lEsprit Saint est une et la mert2e, la gloire égale. IlLorsquau lieu de Trois Pelsonnes il est entendu une Seule Pelsonnedans laquelle est le Trine, ces paroles sont aussi en elles-memesune vélité, et sont dans lidée claire perçues ainsi: l( Le Trinedans le Seigneur, comme en une seule Personne, est le Divin quiest appelé le Père, le Divin Humain qui est appelé le Fils, el leDivin Plocédant qui est appelé lEsplit Saint, mais la Divinité oula Divine Essence des Trois est une, la gloire est égale. Il De plus:« Tel est le Père, tel est le Fils et tel est lEsprit Saint. ))Ces paroles sont alOlS perçues ainsi: l( Tel est le Divin qui estappelé le Pèle, tel est le Divin qui est appelé le Fils et tel est leDivin qui est appelé lEsprit Saint. Il Et en outre: Il Le Père estincréé, le Fils est incréé, et lEsprit Saint est inc7éé : le Pèreest infini, le Fils est infini, et { E,~prit Saint est infini: le
  • 47. Vers. 4. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 113Père est éternel, le Fils est éternel, et lEsprit Saint estéternel; cependant ils sont, non trois éternels, mais un seuléternel; non trois infinis, rnais un seul infini; non trois in­créés, mais un seul z·ncréé. De même que le Père est tout­puissant, de même le Fils est tout-pzussant, et lEsprit Saintest tout-puissant; et cependant ils sont, non trois tout-puis­sants, mais un seul tout-puissant. Il Lorsquau lieu de TroisPersonnes il est entendu une Seule Personne, en laquelle est leTrine, ces paroles sont aussi en elles-mêmes une vérité, et sontdans lidée claire pelçues ainsi: (( De même que dans le Seigneurle Divin qui est appelé le Père est incréé, infini, tout-puissant, dede même le Divin Humain qui est appelé le Fils est incréé, infiniet tout- puissant, et de même le Divin qui est appelé lEspritSaint est incréé, infini et tout-puissant; mais ces trois sont un, palceque le SeigneUl est le seul Dieu et en Essence et en Personne dans la­quelle est le Trine. II Dans la Doctrine Athanaslenne suivent aussi cesparoles: Il De même que le Père est Dieu, de même le Fils estDieu, et lEsprit Saint est Dieu; toujours est-il cependantquils sont, non trois Dieux, mais un seul Dieu. Quoique lePère soit Seignew, le Fils Seigneur et lEsprit Saint Sei­gneur, toujours est-il cependant quils sont, non trois Sei­gneurs, mais un seul Seigneur. )) Lorsquau lieu de Tlois Per­sonnes il est entendu une Seule Personne en laquelle est le Trine, cespaloles sont alors dans lidée claire pelçues ainsi: Il Le Seigneur (la­près son Divin qui est appelé le Père, daprès son Divin Humain quiest appelé le Fils, et daprès son Divin Plocédant qui est appelé lEs­prit Saint, est un seul Dieu et un seul Seigneur, puisque les troisDivins, appelés du nom de Père, de Fils et dEsprit Saint, sontdans le Seigneur un en ·Essence et en Personne. » Plus loin: li Puis­que, comme nous avons été obligés, daprès la Vérité Chré­tienne, de reconnaltre que chaque Personne par elle-mêmeest Dieu et Seigneur, toujours est-il cependant quil nous aété interdit par la Religion Catholique de dire quil y a troisDieux et trois Seigneurs. Il (Selon dautres, ainsi: Il De mê­me que nous devons, daprès la Vérité Chrétienne, reconnai­tre c!taque Personne pour Dieu ou pour Seigneur, de mêmenous ne pouvons, d(rprè~ la Foi Chrétienne, nommer trois
  • 48. hla LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N HO?Dieux ou trois Seigneurs. Il) Ces paroles ne peuvent sentendreque dans ce ~ens, que nous ne pouvons, daprès la Vérité Chlé­tienne, que leconnattre et penser trois Dieux et trois Seigneurs;mais que néanmoins, daplès la Foi Chrétienne et la Religion Chré­tienne, il Dest pas permis de dire ni de nommer trois Dieux ou troisSeigneurs, comme cela arrive même, car la plupart des Chrétienspensent à trois Dieux qui sont unanimes, et par suite les nommentun Trine unanime, mais toujours est-il quils sont tenus de direun Seul Dieu. Toutefois, comme il ny a pas trois Personnes, maisquil nexiste quune seule Personne, à ces paroles, qui doiventêtre ôtées de la Doctline Athanasienne, il faut substituer celles-ci: cc Comme dans le Seigneul nous reconnaissons le Trine, il estconforme à la Vérité, et par conséquent à la Foi et à la ReligionChrétienne, que nous leconnaissions tant de bouche que ùe cœurun seul Dieu et un seul Seigneur. Il En effet, sil était permis dereconnattre et de penser trois, il selait aussi permis de C1oire tlois,cal croire, ou la foi, appartient à la pensée et à la reconnaissance,et par suite au langage, et non pas au langage séparé de la penséeet de la reconnaissance. Après cela, suivent ces paroles: Cl Le Pèrena été fait par personne, il na pas non plus été créé, et ilnest pas né: le Fils vient du Père seul, il na été ni fait nic1éé, mais il est né : lEsprit Saint vient du Père et du Fils,il na été ni fait, ni créé, et nest pas né, mais il est le Pro­cédant. Ainsi il y a un seul Père et non trois Pères, un seulFils et non trois Fils, un seul Esprit Saint ct non trois Es­lrits Saints. Il Ces paloles saccordent entièrement avec la vérité,pourvu que, au lieu du Père, il soit entendu le Divin du Seigneurqui est appelé le Père, au lieu du Fils son Divin Humain, et aulieu de lEsplit Saint son Divin Procédant.; cal du Divin qui estappelé Je Père est né le Divin Humain qui est appelé le Fils, et delun et de lautre procède le Divin qui est appelé lEsprit Saint;mais il sera parlé ci-après en particulier du Divin Humain né duPère. Daplès ces considérations, il est maintenant évident que la Doctrine Athanasienne saccorde avec cette vérité, que Dieu est un tant en Essence quen Personne, pourvu quau lieu de trois Pel­ sonnes, on entende une seule Personne, dans laquelle est le Trine qui est appelé Père, Fils et. Esprit Saint, Dan~ Article suivant, il
  • 49. Vers. II. CHAPITRE DIX-HUITIÈME, !l5sela établi une semblable conCOIdance à légard de lunité de Per­sonne dans le Seigneur. 1108. Afin que vous ne participiez pas à ses péchés, si­gnifie afin quils ne tombent pas dans leurs maux, qui pro­viennent de lamour de soi et de lamour du monde: on levoit par la signification de participer, lorsquil sagit des péchés,en ce que cest y tomber, et ainsi en devenit· coupables; et pal lasignification des péchés, en ce quici ce sont les maux qui jaillissentde lamour de soi et du monde; que ce soient ces maux qui sontentendus, cest parce que ceux de la gent Babylonienne sont dansces amoUlS, et par conséquent dans les maux qui en proviennent.Que cette gent soit dans ces maux, cela est manifeste, car ils éten­dent leur domination, non-seulement sur toutes les choses de lÉ­glise, mais aussi SUi le Ciel, et ils ne sen sont pas contentés; ilsont étendu aussi leur domination sur le Seigneur Lui-Même, carils ont transféré en eux son pouvoir sur les Ames des hommes pOUlles sauver, pouvoir qui est le Divin pouvoit du Seigneur, cal cestpOUl cette fin que le Seigneur est venu dans le Monde et a glorifiéson Humain, cesl-à-di"e, la fait Divin, pour pouvoÎl par le DivinHumain sauver les hommes; quils aienl étendu leur domination surle Seigneur Lui-Même, cela est évident, car lorsquils ont trans­féré en eux son Divin pouvoir, qui est le pouvoÏ! de sauver leshommes, ils croient que le Seigneur doit faire ce quils veulent, etnon pas queux doivent faire ce que veut le Seignel1l, ainsi leUlvolonté est la mattlesse, et la volonte du Seigneur la selvante; enun mot, ils ont renversé de son Trône le SeigneUl, et ils sy sontplacés, disant en leur cœur comme Lucifer: If Certes, toi, tu asdit en ton cœur: Dans les Cieux je monterai, au-dessus desétoiles du Cieljéh>verai mon trône, je monterai sur les hauts­lieux de la nue, semblable je deviendrai au Très-Haut. Il ­Ésaie, XLV. 13, 1ll; - que là par Lucifer il soit entendu Babel,on le voit ci.dessus, N° 1029 : mais la Babel daujourdhui sestfaite non·seulement semblable au Très-Haut, mais même supé­lieure. Maintenant, comme ceux qui sont entendus pal Babylonesont dans les amours de soi et du monde plus que tous sur le Globetellestle, et comme tous les maux jaillissent de ces deux amours,et que les plus affreux ,jaillissenl tlUll tel amour rie c,ornmanùer,
  • 50. !J6 L APOCALYPSE EXPLIQUÉE, N° BOS.cest pour cela quici il y a exhortation, afin quon sorte ou quonse retire davec eux pour ne pas participer à leuls péchés: quetous les maux jaillissent de ces deux amours, à savoir, de lamoUlde soi et de lamour du monde, on le voit dans la DOCTRINE DE LA.NOUVELLE JÉRUSALEM, N° 65 à 83 : et que ces amours règnentdans lEnfer, on le voit dans le Tlaité DU CIEL ET DE LENFER,No, 551. à 565. --:- Continuation sur la Foi Athanasienne :Je passe maintenant à la concordance de la Doctrine Athanasienneavec cette vérité, que lHumain du Seigneur est Divin daprès leDivin qui fut en Lui par conception. Que lHumain du Seigneursoit Divin, il semble, il est vrai, que ce ne soit pas daprès la Doc­trine Athanasienne, mais toujours est-il que cela sy tIouve, commeon le voit par ces paroles dans la Doctrine: « Notre SeigneurJésus-Christ, Fils de Dieu, est Dieu et Homme. QuoiqueDieu et Homme, cependant ce sont, non pas deux, mais unseul Christ; il est un absolument par unité de Personne(dautres disent, parce quils sont une seule Personne); puis­que, de m~me que {âme rationnelle et le corps sont un seulhomme, de même Dieu et Homme est lin selll Christ. Il Main- tenant, de ce que lâme et le corps sont un seul homme et pal suiteune seule personne, et de ce que telle est lilme, tel est le corps, ilrésulle que son Ame ayant été Divine par le Père, son Corps aussi,qui est son Humain, est Divin. II avait pris, il est vrai, de la Mèreun Corps ou un Humain, mais il sen est dépouillé dans le Monde,et sest revêtu dun Humain daprès le Père, et cest là le DivinHumain. II est dit ùans la Doctrine: «Égal au Père quant auDivin, inférieur au Père quant à {Humain. Il cela aussi sac­corde avec la vélité, pourvu quil soit entendu lHumain daprès laMèle, comme cela aussi y est entendu. Dans la Doclline il est en­core dit: Dieu et Homme est un seul Christ, unnon par con­version de la Substance Divine en Substance Hurnaine, maispar assomption de la Substance Humaine en Substance Di­vine; un absolument, 7/on par commixtion de Substance,mais par unité de Personne. Il Ces paroles saccordent aussi avecla vérité, puisque lâme ne se convertit pas en corps, ni ne se mêlepas au corps pOUl devenir corps, mais elle prend SUI soi le corps;ainsi, quoique lâme elle corps soient distinctement deux, toujours
  • 51. Vt:rs. 4. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 47 est-il quils sont un seul homme; et quant au Seigneur, ils sont un seul Christ, cest-à-dire, un seul Homme qui est Dieu. Plusieurs autres choses seront dites dans la suite sur le Divin Humain du Seigneur. H09. Et que vous ne receviez pas de ses plaies, signifie et par suite dans les faux du mal, et ainsi dans La ruine: on le voit par la signification des plaies, en ce que ce sont des choses qui détruisent la vie spirituelle de lhomme, ainsi quil a été mon­ tré ci-dessus, N° 58â, ici des faux daprès le mal, parce que ces faux détlUisent celte vie. Il semble que les maux détruisent eux­ mêmes la vie spirituelle de lhomme, mais ils ne la détruisent pas deux-mêmes, mais cest pal les fa,ux; et cela, patce que les mauxsans les faux nentrent point dans la pensée, car ils appartiennentseulement à la volonté, et les choses qui appartiennent à la volontéet non en même temps à la pensée ne peuvent point détruire, parcequelles sont irrationnelles, lhomme alols ne sait même pas que cesont des maux; mais quand par la pensée il confilme les maux,alors ils détruisent, car alols ils appartiennent à lhomme; les con­firmations des maux daplès la pensée sont des faux. Que les fauxici soient signifiés par les plaies, cest parce que par les péchés,dont il vient dêtre question, sont entendus les maux de lamourde soi et du monde, et que dans la Parole, 10lsquil sagit du mal,il sagit aussi du faux. Maintenant, comme les maux détruisent lavie spirituelle par les faux, el que les plaies signifient les faux da­plès le mal, cest pour cela que pal les plaies il est signifié aussila ruine.- Continuation sur la Foi Athanasienne: Que toutesel chacune des choses de la Doctrine Athanasienne sur la Trinitéet SUI le Seigneul soient la vérité, et soient en concoldance~ pourvuquau lieu de trois Personnes on prenne une seule Petsonne danslaquelle est la Trinité, et quon croie que le Seigneur est cettePelsonne, cest daprès la Divine Providence du Seigneur que celaest arrivé; car, si les Chlétiens neussent pas accepté la Trinitédes Personnes, ils seraient deenus à celle époque-là ou Miens ouSociniens, et pal suite le Seigneul aurait été reconnu seulementcomme Homme et non pOUl Dieu, ce qui eClt fait périr lÉgliseChrétienne, et le Ciel aurait été fermé pour lhomme de lÉglise;cal nul nest. conjoint au Ciel, el ncst admis après la mort dans le
  • 52. hB LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N·U09.Ciel, sinon celui qui dans lidée de sa pensée voit Dieu commeHomme et croit en même temps à un seul Dieu et en Essence eten Personne, par là sont sauvés les Genlils, et sinon celui qui le­connalt le Seigneur, son Divin et son Humain, pal là est sauvélhomme de lÉglise Chrétienne, pourvu quen même temps il viveen Chrétien. Si la Doctrine sur Dieu et SUI le Seigneur, qui est laprincipale de toutes, a été ainsi conçue pal Athanase, cela arrivapal une permission Divine, cal il a été prévu par le seigneur quesans cela les Catholiques-Romains nauraient pas reconnu le Divindu Seigneur; cest pourquoi, même jusquà ce jour, ils séparentson Divin davec son Humain; et les Réformés nauraient pas vule Divin dans lHumain du Seigneur, car ceux qui sont dans la foiséparée davec la charité ne voient pas cela; mais toujours est-ilque les uns et les autres reconnaissent le Divin du Seigneur dansla Trinité des Personnes. Toutefois, cette Doctrine, qui est appeléeFoi Athanasienne, a été écrite daprès la Divine Providence duSeigneUl, pOUl que tout y soit vrai, pourvu quau lieu de troisPelsolmes on prenne une seule Personne dans laquelle est le TIine,et quon croie que le Seigneur est celle Pelsonne. Cest encole da­près la Providence quon sest servi du mot Pelsonne, car unePersonne est un homme, et une Divine Pelsonne est un Dieu quiest Homme. Cela a été lévélé aujourdhui pour la Nouvelle Église,qui est appelée la Sainte Jérusalem. U10. Vers. 5. Parce quont atteint ses pü/tés jusquauCiel. et que sest souvenu Dieu de ses injustices. - Parcequont atteint ses péchés jusquau Ciel, signifie palce que leursmaux ont fermé le Ciel: et que sest souvenu Dieu de ses iRjUS­lices. signilie que les faux daprès les maux les ont sépalés duSeigneur. HU. Parce quont atteint ses péchés jusquau Cz·el. si­gnifie parce que leurs maux ont fermé le Ciel: on le voit palla signification des péchés, en ce quils sont les maux jaillissantdes amouls de soi et du monde, comme ci-dessus, N° 1108; ctpar la signification de alteindre jusquau Ciel. en cc que cestfermel le Ciel, Cal les maux le fermenl, principalement les mauxprovenant de cet amour de soi, qui règne chez eux, cal leUl amourde soi est lamour de dominer sur )e Monde, sur )a Parole et lÉ­
  • 53. Vers, 5. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 69glise, sur te Ciel ct SUl le Seigneur Lui-Même. Si a.tleindrc jus-quau Ciel signifie fermel le Ciel, cest paIce que les maux, 101s-quils atleignent jusquan Ciel, le felment ; car, daplès ies mauxchez ceux qui sont au-dessolls ÙU Ciel, les Anges sont saisis de tris-tesse, ou de douleUl, ou dhorreur, ou dirtitalion; non pas quilsvoient ccux qui sont dans les maux, et que pal suite ils sachentque cc sont ces maux qui font cela, mais parce que les faux da-près le mal opèrent ces effets, lorsquils alleignent jusquau Cie);cal dans les Cieux tous sont dans les bieus daplès lamour enversle Seigneur et dans la charité à 16gard du prochain, et à ces bienssont entièrement opposés les maux daprès lamour de soi et da-près lamour du mondc, et quand lopposé agit contlc lopposé,comme ici, à savoir, te mal diabolique oontlc le hicn c6leste, ceuxqui sont dans le bien céleste sont alors ou dans la tristesse, ou dansla douleur, ou dans lhollcur, ou dans lirritation, et quand celaarrivc, ils se toument dun autre cOté, et ainsi est fermé le Ciel. Mais il est toujoUls pOUlVU par le Seignem à ce qne ceux qui sont dans les maux, principalement ceux qui sont dans ces maux, qui sont les pires de lous les maux, soicnt repoussés loin du Ciel, afinque les Anges nc soient point infestés par eux, - Conlinuation SUl la Foi A thanasienne et sur le SeigncllI : Que dans le Sei- gneur il yail le Trine, le Dilin Même qui est appelé le Père, le Divin Humain qui est appelé le Fils, et le Divin procédant qui est appelé lEsprit Saint, on peut le yoit daprès la Palole, daplès lEssence Divine et daprès le Ciel. - DAPRÈS LA PAROLE, oi! le Seigneur Lui-Même enseigne qne le Père et Lui sont un, et que lEsprit Saint plocède de Lui et du Père; puis, où le Seigneu! enseigne que le Père est en Lui et Lui dans le Père, el que lEsprit de Vérité, qui est lEsprit Saint, ne parle pas de Soi-Même, mais quil palle daprès le SeigneUl j pareillement, par les passages de la Parole de lAncien Testament, où le Seigncur est appelé Jéhoyah, Fils de Dieu el Sainl dIsraël. - J)APnf:s LESSENCE DIVINE, en ce quil ny a pas de Divin qui soit Un pal Soi, mais quil doit être TlÏne; ce Trine, cest lÈtre, lExistet ct )e PIocé- der; lÊtre doit nécessairement Exister, et dès quil Existe il doit Procéder ann de Produirc, et ce Trine esl un en Essence et un en Personne, ct il esl Dieu, Cela pent elre illustré par unc compa- VI. I,.
  • 54. 50 L APOCALYPSE EXPLIQUÉE, N° HU.raison: LAnge du Ciel est Trine et ainsi Un; l~tre de lAngeest ce qui est appelé son âme, son Existel est ce qui est appeléson COIPS, et le Procéder de lun el de lautre est ce qui est appeléla sphèle de sa vie; sans celle-ci, (Ange nexiste pas et nest pas:pal ce Trine, lAnge est limage de Dieu, et est appelé fils de Dieu,et aussi héliliel; bien plus, il est même appelé dieu: mais lAngenest pas [a vie daprès soi, il nest quun récipient de la vie; Dieuseul est la vie daprès soi, - DAPRi>s LE CIEL: Le Trine Divin,qui est Un en Essence eLen Personne, est tel dans le Ciel: le Di­Vill qui est appelé Père, ct le Divin Humain qui est appelé Fils, yapparaissent devant [es Anges comme Soleil, et le Divin qui enplocède y apparatL comme Lumière unie à une Chaleur; [a Lu­mière est le Divin VIai, et la Chaleur est le Divin Bien: Ainsi leDivin qui est appelé le Père est le Divin :Bue, le Divin Humainqui est appelé le Fils est le Divin Exister daprès cet Êtle, et leDivin qui est appelé lEsprit Saint est le Divin Procédel daplès leDivin Exister et le Divin "Btle. Ce Trine est le Seigneur dans leCiel; cest son Divin Amour qui apparait là comme Soleil. 1.1.12. Et que sest souvenu Dieu de ses injustices, signifieque les {aux daprès les maux les on t séparés du Seigneur:on le voit pal la signification de se sowJenir, quand il sagit deDieu, en ce que cest Le sépaler de soi, ainsi quil va êlle montlé;et par la signification des injustices. en ce que ce sont les faux daprès le mal, cal le juste est le Yrai par le bien, de là linjusteest le faux pal le mal; que le juste soit le vrai par le bien, cestparce que le juste civil nest autre chose que le vlai civil, <lui ap­ paltient à la loi, et léquitable civil est le bien qui appartient aussi à la loi, parce que de même que la loi veut le juste, de même elle veut léquitable; cal de même que tout vrai doit procéder du bien, ùe même tout juste doit plocéder de léquitable; puis aussi, de même que tout vlai appartient au hien, de même tout juste appar­ tient à léquitable, et vice versâ; ils ne peuvent être séparés, car sils sont sépalés, léquitable nest pas léquitable, et le juste ainsi nommé nest pas le juste; de même le bien et le vrai ne peuvent êtle séparés, cal- sils sont séparés, le bien nest pas le bien elle vlai ncst pas le vlai; ces explications sont données, afin quon sache quici pat les injustices sont signifiés les faux {oprès le mal,
  • 55. Vers. 5. CHAPITHE DIX-HUITIÈME. 51Si pal (1 sest souvenu Dieu de ses injustices, 1) il esl signifié queles faux du mal les ont séparés du Seigneur, cest parce que parles paroles précédentes, «( ont atteint ses péchés jusquau Ciel, Il ilest siguifié que lellls maux ont fermé le Ciel; car lorsque le Cielest fermé à lhomme, le Seigneur est séparé; en effet, lorsque celaest signifié par les paroles précédenles, il en résulte que eeci estsignifié par celles qui suivent; mais il faut loujours entendre quele SeigneUl ne sc sépale pas deux, mais queux se séparent duSeigneur, cal le Seigneur regarde chacun par la face et lion palloccipul; de là les Anges du Ciel ont continuellement le Seigneurdevant la face, et cela, de quelque cOté quils sc toumenl, tandisque les mauvais esprits détoull1cnl leur face du Seigneur, et tour­nent leUl occiput vers lui, ainsi ils se séparent du Seigneur: cesont les faux daprès les maux chez eux qui opèrent cela: que lesAnges dans le Ciel se tournent ainsi vers le Seigneur, el que lesesprits dans lenfer se déloulllent ainsi du Seigneur, on le voil dansle Tlaité DU CIEL ET DE LENFER, No 17, 123, iâ2, 1lJ3, 1lJ!I,H5, 151, 251, 272, 5!18, 552, 561. - Continuation sur laFoi Athanasienne et SUI le Seigneur: Il a été dit quil ny a pasde Divin qui soit Un pal Soi, mais que le Divin est Trine, el quece Trine est un seul Dieu en Essence et en Personne: on demandemaintenant quel Trine Dieu a eu avant que le Seigneur cù.t pdslHumain et leù.t fait Divin dans le Monde: Alors Dieu élait pa­reillement Homme, et il avait le Divin, le Divin Humain et le Di­ vin Procédant, ou le Divin Être, le Divin Exister et le Divin Pro­cédel; cal, ainsi quil a été dit, Dieu ne peul être sans un Trine;mais le Divin Humain nétait pas alors Divin jusquaux dellliers;les derniers sont les choses qui sont appelées Chail et Os; ceux-ciaussi ont élé fails Divins pal le Seigneur 101squi! était dans leMonde; cela fut un accessoire; et cela mainlenant est le Divin Hu.main appartenant à Dieu. Ceci peut être ilustlé par celte compa­raison: Tout Ange est homme; il a une âme, il a un corps et il auu procédant; mais toujours est-il quainsi il nest pas un homme parfait, cal il na ni la chair ni les os, comme lhomme dans le Monàe. Que le Seigneur ait fait Divin son Humain jusquà ses der­ niers, qui sont appelés Chail et Os, cest ce quil manifeste Lui­ Même il ses Disciples, qui en voyant le Seigneur croyaient voir un
  • 56. 5:2 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, N· 1112.esprit, lorsquilleul dit: « Voyez mes mains et mes pieds, carcest jJf oi-ftUme; touchez-Jlloi et voyez, car un esprit chairet os na point, comme vous Me voyez aVOÙ·.ll- Luc, XXIV.39; - ùe là il suit maintenant que Dieu est Homme plus que lesAnges. La comparaison a été faite avec lAnge et avec lhomme,mais cependant il faut entendle que Dieu est la vie en Soi-Même,mais lAnge nest pas la vic en soi-même, cal il est un récipientde la vie. Que quant à lull et il Jautre, le Divin et le Divin Hu-main, le Seigneur soit la vie en Soi-Même, cest ce quil enseigneLui-Mème dans Jean: (( De même que le Phe ft la vie en 80i-M~me, de même il a donné au Fils davoir la vie en 80i-iJUme. l) - V. 26; - là, pal le Pèle, le Seigneur entend le Di-vin en Soi; car il dit ailleurs que le Pèle est en Lui, et que le Pèrect Lui sont un. 1113. Vels. 6. Rendez-lui comme elle vous a rendu, dou-blez-lui au double selon ses œuvres; dans la coupe où ellea mtHangé, mélangez-lui double. - Rendez-lui comme elleVOllS a rendu, signilie la peine infelOale correspondante il leursméfaits: doublez-lui au double selon ses œuvres, signifie uneforte rétli1mtion selon quils ont profané le bien: dans la coupeoù elle a mélangé, mélangez-lui double, signifie une forte ré- tribution selon quils out profané le vrai. 111l1. Rendez-lui comme elle vous a rendu, signifie lapeine infernale correspondante à leurs méfaits: on le voit parla signification de lendlC il quelquun comme lui-même a lcndu,ou a fait, en ce que cest léllibuel selon le droit du talion, ainsi rendre une peine correspondante aux méfaits: mais comme ces pa- roles ont été dites il ceux qui, selon lexhortation, sont sortis de Babylone, cest-à-dilC, qui ont abandonné cette leligiosité, et qui sont en garde contre elle, el que ceux-ci ne les punissent pas, cal Ils sont dans la charité, et par suite ne sont pas dans la vengeance, cest pOlll cela que par ces paroles est signifiée une peine infernale cOITespondante aux méfaits; sil cst dit deux, quils lui rendraient, comme aussi clans la sui le, quils lui doulJleraient au double selon ses œuvres, et ([nils Illi mélangelaient double dans la coupe où elle avait mélangé, cest conforme au style ùe la Parole dans le sens de sa lettlc, qui est selon les apparences, il savoir, quils se vcnge-
  • 57. Vcrs. 6, CHAPITRl~ DIX-HUlTll~ME. 53raient des injustices qui leur ont été faites; comme nussi dans lemême sens il est dit du Seigneur Lui-Même, quil se niet en colèleet punit, et quainsi il agit par vengeance, lorsque cependant il nya dans le Seigneur ni colère, ni vengeance, par consél1uent non pluschez ceux qui sont conduits et vivent palle Seigneul, - Conli­1mation sur la Foi Athanasierme et sm le Seigneur: QuelquesIlersonnes dans la Chrétienté se sont fait de Dieu une idée commede lunivers, quelques autres comme de la nature dans ses in­times, dautres comme dun nuage dans quelque espace de lé­ther, dautres comme duu éclat de lumièle, dautres nen ontaucnne idée, et un très-petit nomble a de Dieu une idée commeduu Homme, lorsque cependant Dieu est Homme. Si les Chré­tiens se sont fait de Dieu lie semblables idées, cela tient à plu­sieurs causes: La PHEMIÈRE, cest parce qne, daprès leur Doc­trine, ils croient à trois Personnes Divines distinctes entre elles, auPère comme Dieu invisible, au Seigneur de même; mais, quant ilson Humain, ils ne le croient pas Dieu, La SECONDE, cest quilscroient que Dieu est un esprit, et que dans leur pensée ils consi­délent un esplit comme un vent, ou un air, ou un éther, lorsquecependant tout esprit est homme, La TR01SIÈlIfE, cest que. le Chré­tien est devenu mondain daprès sa Foi Seule sans la vie, et COI­pareI daprès lamour de soi; et que lhomme mondain et corporelIle voit pas Dieu, si ce nest daprès lespace; ainsi il voit Dieucomme étant tout ce qui est intime dalls lunivers ou dans la nature, par conséquent comme ayant de létendue, lorsque cependant Dieu ne peut pas être vu daprès lespace, car il ny a pas despace dansle Monde spitituel; là, lespace est une apparence par similitude.Tout homme sensuel voit Dieu de cette manière, parce qUUD tel homme pense peu au-dessus du langage, et que la pensée du lan­ gage dit en soi-même: (1 Ce que lœil voit et la main touche, je sais que cela est; )l et elle dissipe tout le reste comme nétant que des paroles, Telles sont les causes pOUl lesquelles on na pas, dans la Chrétienté, une idée de Dieu comme étant Homme, Examine­ toi, pense seulement au Divin Humain, et tu sauras quon na pas de Dieu cette idée, et que bien plus on a de la répugnance pOul elle, 10lsque cependant lHumain du Seigneur est Divin. Toutefois, ces idées sur Dieu ne sont pus celles des simples, mais ce sont celles
  • 58. 5!J LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. ND Hia,des intelligents, car le fasle de la propre intelligence él aveuglé ungrand nombte de ceux-ci, et pal suite la science les a rendus in­sensés, selon les paroles du Seigneu/, - Malth. XI. 25. XlII.13, 111, 15. - Mais quon sache que tous ceux qui voient Dieucomme Homme, Le voient daprès le Seigneul; les autres le voientdaprès eux-mêmes, et ceux qui voient daprès eux-mêmes nevoient point. 1115. Doublez-lui (lU double selon ses œuvres. signifieune (orte 1étribution selon quils ont p1ofané le bien: on levoit par la signification de doubler au double, en ce que cest ré­tribuer beaucoup, ou punit beaucoup, ainsi quil va être montlé;et pal la signification des œuvres, en ce quelles sont des profana­tions du bien, cal leuls œuvres sont des plofanations; de là, pardoublet au double est signifiée une forte rétribution selon quils ont}lrofané le bien; si doubler au double a cette signification, cestparce que deux ne signifie pas deux, et quull nombre ne signifiepas· la quantité exprimée pal lui, mais signifie la qualité; et deuxsignifie la qualité de la chose quant à lunion; et se dit du bien etdu mal; toir ci-dessus, N° 532, 98&; ici le double se dit de larétribution du mal, à cause de la profanation du bien, doù il estévident quici par le double il est signiOé, non pas le double, maisbeaucoup de mal, Que le double se dise de la rétribution et de larémunération, ct signifie heaucoup, on le voit par ces passages dansla Parole; dans Jérémie: Il Honteux seront mes persécuteurs;amène SIU eux le jour du mal, et dune double (racture brl:~e­le.~. Il - XVII, 18; - amenel sur eux le jour du mal, et dunedouble flactule les 11Iiser, signifie une forte rétribution du mal àcause de la persécution. Dans Zacharie: (1 Retournez au retran­chement, capti(s dans lattenté. et ce jour mImeie tannoncequau double je te rétribuerai. Il - IX, 13; - par rétribuelau double il cst signifié rémunérer beaucoup. Dans Ésafe : Il Con­solez mon peuple, et pallez selon le cœur de Jérusalem,quaccomplie est sa milice, parce que expiée a été son ini­quité. car elle a reçu de la main de J éhotah le double pOUltous ses péchés, 1) - XL. 1, 2; - ici, il sagit de lavénement duSeigneur et de la Nouvelle Église quil doit instaurer; cette Nou­velle Église est entendue par Jérusalem, selon le cœul de laquelle
  • 59. Vere. 6. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 55ils doivent parler; par la milice qui est accomplie est signifié lecombat contre les maux; par liniquité expiée est signifié par con­séquent le mal éloigné par le Seigneur; par CI elle a reçu le doublepour tous ses péchés, Il il est signifié que dans le combat ou la ten­tation ils ont enduré beaucoup de choses. Dans le Méme : (1 Vous,prÜres de Jéhovah vous serez appelés, ministres de notleDieu vous serez dits; les richesses des nations vous mange­rez, et dans leul gloire vous vous glorifierez; au lieu de votrehonte le double il y aura, et (au lieu) dignominie ils chante­ront à cause de leur portion; cest pourquoi, dans leur terrele double ils possède,ont, joie déternité il y aura pOUl eux. Il- LXI, 6, 7; - ici aussi le double signifie, non le double, maisbeaucoup, et il se dit de la rétlibution. - Continuation sur laFoi Athanasienne et sur le Seigneur: Mais ce que je vais ditene peut pas ne pas parattre surprenant: Tout homme, dans lidéede son esplit, voit Dieu comme Homme; même celui qui dans li­dée de son corps Le voit comme un nuage, un blouillard, un air ouun étheI; même celui qui nie que Dieu soit Homme; lhomme estdans lidée de son esprit ,guand il pense abstractivement, et danslidée de son corps quand il ne pense pas absLtactivement, Que touthomme, dans lidée de son esplit, voie Dieu comme Homme, cestce que jai reconnu clairement par les hommes après la mort; ceux..ci alors sont dans les idées de lesprit, car lhomme aplès la mortdevient esprit; alors il leur est impossible de penser autrement deDieu que comme Homme. II a été essayé sils pourraient penserautIement~ et à cet effet ils furent mis dans létat où ils avaient étédans le Monde, et alors ils pensèrent au sujet de Dieu, quelques­uns comme sil était lunivers, dauLtes comme sil était la naturedans les intimes, dautres comme sil était uo nuage au milieu deléther, daulles comme sil était un éclat de lumière, et dautresdifféremment; mais aussitôt que de cet état ils levinrent dans lé­tat de lesprit, ils pensèrent de Dieu comme Homme, ce dont ilsforent eux-mêmes étonnés, et ils dirent que cela a été insilé danschaque esprit. Toutefois, les mauvais espli1s qui dans le Monde ontnié Dieu, Le nient aussi après la mort; mais toujours est-il quilsadorent· au lieu de Dieu quelque esprit qui, au moyen dartificesdiaboliques, lemporle sur les autres en puissance. II a été dit que
  • 60. 56 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" iH5,pensel de Dieu comme Homme a été insité dans chaque esplit; quecela ait lieu par linflux du Seigneur dans les intérieurs de la pen­sée des esprits, cest ce qui est évident pal ce fait: Les Anges detous les Cieux leconnaissent uniquement le Seigneu1; ils lecon­naissent son Divin qui est appelé le Père, ils voient son Divin Hu­main 1 el ils sont dans le Divin Procédant; cal tout le Ciel Angé­lique est le Di vin Procédant du Seigneur; lAnge est Ange, nondaprès son propre, mais daprès le Divin quilleçoit du Seigneur; lecest de là quils sont dans Seigneur; aussi, quand ils porlentlems pensées SUI Dieu, ne peuvent-ils les porlel sur un autre queSUI le Seigneur, dans lequel ils sont, et daplès lequel ils pensent.Quon ajoule à cela, que tout le Ciel Angélique, dans son com­plexe, devant le Seigneur, est comme un Seul Homme, qui peutêtre appelé le Très-Grand Homme; aussi les Anges dans. le Cielsont-ils dans lHomme qui est le Divin Procédant du SeigneuI,ainsi quil ient dêtre dit; et comme leurs pensées sy étendent sc­Ion la fOlme du Ciel, ils ne peuvent donc, lorsquils pensent à Dieu,faire autrement que de portel leurs pensées sur le Seignelll. En unmot, tous les Anges des trois Cieux ont de Dieu la pensée quil est Homme, et ils ne peuvent penser autœment; sils le "oulaient, la pensée cesserait, et ils tomberaient du Ciel. De là lésulle donc que dans chaque esprit, et aussi dans chaque homme, quand il est dans lidée de son esprit, il a élé insilé depensel de Dieu quil est Homme. 1 t t6. Dans la coupe où elle a mélangé, lnélangez-lui dou­ble, signifie une {orte rétribution selon quils ont pro{ané levlai: on le voit par la signification de la coupe, en ce quelle estle vrai, et dans le sens opposé le faux, car pal~ la coupe il est signifiéla même chose que par le vin, No 887, 10lt5; pal la significationde mélanger, en ce que cest p,ofanel, car celui qui mélangele fauK avec le vlai, ou le vlai avec le faux, celui-là profane, ainsiquil va être montré; et par la signification du double, en ce quecest beaucQup, et quil se dit de la létribulion, comme il vient dêtremontré, N° H 15. Que mélanger signifie plofaner, cest parce quilse dU du vin, qui est dans la coupe,par laquelle est signifié le vrai,ct dans le sens opposé le faux, et que quand le vrai et le faux sontmélangés, il sc fait Ulle profanation; voir ci-dessus, N° 1053 à
  • 61. Vers. 6. CHAPlTHE DiX-HUITIÈME. 571.063: la même ch03e est signifiée pal mélanger, dans Da~iù : 1111 Ya une coups en la main de Jéhovah, et du vin il y ft mélangé,il l a lemplie dulle mixtion, et il Cil a velsé; mais les lies ilsen sucelont, ils en boiront, tous les impies de la terre. J) -Ps. LXXV. 9; - par la coupe en la main de Jéhovah et par levin est signifié le Divin VIai j par mélanger et pal la mixlion estsignifiée la plofanalion, cal il est entendu un mélange du faux avecle nai; pal l( il en a versé, mais les lies ili en suceront, ils en boi-ront, tous les impies de la terre, Il il est signifié la peine de la pro:-fanation; daprès cela, il est évident que dans ce passage pal mé-langer dans la coupe il est signifié la même chose que dans lApo-calypse. - Continuation SU1 la Foi Athanasienne et sur leSeignenr : Ce fut daprès cet insite que les Tlès-Anciens, plusque ceux qui sonl venus après, ont adoré un. Dieu visible sous for-me humaine: quils aient aussi vu Dieu comme Homme, la Parolelatteste; par exemple, elle dit dAdam, quil entendit la "oix deJéhovah marchant dans le Jardin; de Moïse, quil pal"1a avecJéhovah bouche à bouche; dAbraham, quil vit Jéhovah au milieude trois Anges; que Lolh parla avec deux denlle eux; Jéhovahfut aussi vu comme Homme par Hagar, par Guidéon, pal Josué,pal Daniel, comme Ancien des jours et comme Fils de lHomme;pareillement par Jean, comme Fils de lHomme au milieu de septchandeliers; et aussi pal dautres Prophètes. Que ce soit le Sei-gneur qui a été vu pal eux, Lui-Méme len~igne, lorsquil dit,ClquAbraham a dé.çiré ardemment de voir Sonjow, et quilla vu, et sest "éjoui, Il - Jean, VI1I. 56. - Il Quil étaitavant qllAbraham fût, Il - Vers. 58; - et Il quil était avantqlle le Monde lût, Il - Jean, XVlI. 5, 2!1. - Que ce soit, nonpas le Pèle, mais le Fils qui a été vu, cest parce que le Divin ji;tle,qui est le Père, ne peut être vu quau moyen du Divin Exislel, quiest le Divin Humain. Que le Divin Être, qui est appelé le Père,nait, point été vu, le SeigneUl lenseigne aussi ùans Jean: IC Le Pérequi Ma envoyé a Lui.,.Même rendlllémo!gnage de Moi; ni savoix VOltS navez entendu jamais, ni sortàspect VOllS navez.vu. )) - V. 37. - Dans le Même: Il N011 pas que personne ait vulep,lre, si ce nest celui qui est cllez le Père; Celui-là a vu lePere. Il - - VI. !Ifi, -- El dans le M6me : CI DiCIl, personne rw
  • 62. 58 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" lH6.(le) vil jamais, l Uniql/e-Engendr~Fils, qui est dans le seindu Père, Lui La exposé. Il - I. 18; - daprès ces passages til est évident que le Divin J~lre, qui est le Père, na point été vupar les Anciens et na pas pu étle vU t et que cependant il a été vuau moyen du Divin Exister t qui est le Fils. Puisque 1:Btte est dansson Exister, comme lâme est dans son corps, cest pOUl cela quecelui qui voit le Divin Existet, ou le Fils, voit aussi le Divin f:tre tou Je Père; le SeigneuI le confirme pal ces paroles: aPllllippedit: Seigneur. montre-nous le Père. Jésus lui dit: Depuissi longtemps avec vous je suis. et tu ne Mas pas connu! PIzi­lippe, qui Ma vu. a vu le Père; comment. toi. dis-tu: Mon­tre-nous le Père? Il - Jean, XIV. 8,9; - ces paroles montrentclairement que le Seigneur est le Divin Exister t dans lequel est leDivin ~lrej ainsi t le Dieu Homme qui a été vu par les Anciens. Despassages lapportés il résulte que la Parole doit être entendue mêmeselon le sens de la lellre t lorsquil est dit que Dieu a une face, quila des yeux et des oreilles, et quil a des mains ct des pieds. 1117. Vels. 7. Autant elle sest glorifiée elle-mSme. etsest livrée à des délias, autant donnez-lui de tourment etde deuil; parce quen son cœur elle a dit: Je suis assise Rei­ne, et Veuve je ne suis point. et de deuil point je ne velrai.- Autant elle sest glorifiée elle-m~me, et sest livrée à desdélices, signifie autant ils se sont acquis de gloire et par conséquentde volupté par la domination sur le Ciel et sur le Monde: autantdonnez-lui de tourment et de deuil, signifie autant pOUl euxde peine infelUale et de désolation : parce quen son cœur elle adit: Je suis assise Reine, signifie lQIguei! et la jactance davoirle Ciel et lÉglise sous leur domination : et Veuve je ne suispoint, signifie quils De sont point sans protection : et de deuilpoint je ne verrai. signifie quil ny aura jamais désolation poureux et quils ne seront jamais détruits. 1.1 18. Autant elle sest glorifi~e elle-mSme, et sest liV7~eà des délices, signifie autant ils se sont acquis de gloire etpar conséquent de volupt~ par la domination sur le Ciel etSlll le Monde: on le voit par la signification de se glorifier, ence que cest sacquéril de la gloire; et par la significalion de se li­llCr 11. des délices, en ce que cest prenlhc (le la volupt6; que co
  • 63. Vers. 7. CHAPITHE DlX-HUITIÈME, 59soit par lu domination SUI le Ciel et SUl le Monde, cela est évident;car de là pour eux gloire et volupté, - Continuation sur laFoi Athanasierme et sur le Seigneur: Puisque lidée de Dieucomme Homme a été insilée dans chacun, voilà pourquoi plusieurspeuples et plusieUls nations ont adoré des dieux, ou qui avaient étédes hommes, ou qui avaient été vus par eux comme des hommes;ainsi, la Grèce, lllalie, et quelques royaumes sous leur domina­tion, ont adoré Satume, Jupiter, Neptune, Pluton, Apollon, Mel­cure, Junon, Minerve, Diane, Vénus et son enfant, et daullesdieux, et leur ont attribué le gouvernement de lunivers. Sils ontdivisé la Divinité en tant de Personnes, ce fut parce que daprèslinsite ils voyaient Dieu comme Homme, et voyaient par cela mêmecomme des Pelsonnes tous les Allliimts de Dieu, toutes ses PlO­priétés et toutes ses Qualités, et pal suite aussi les vertus, lt.s affec­tions, les inclinations et les sciences. Ce fut aussi daplès linsiteque les habitants des tenes autoUl de Canaan, et aussi ceux descontrées qui étaient au dedans de Canaan, ont adoré les BaaIs, As­taroth, Béelzébub, Kémos, Milcom, M.olech, et dautres, dont plu­sieurs avaient vécu hommes. Cest encore daplèS linsite quau­jouldhui, dans le Gentilisme Chrétien, on lend un culte aux saintscomme à des dieux; que, pal exemple, on fléchit les genoux de­vant leUls idoles, on leUl donne des baisers, on se découvre la têtepour elles dans les chemins où elles sont exposées, on est en ado­ration devant leurs sépulcles, et même, qui plus est, devant lePape, dont on baise la chaussUle et jusquà la trace des pas; et onle saluerait comme Dieu, si la religion le permettait. Ces choses etplusieurs autles, viennent de linsite, à savoir, en ce quils veulentadorer un Dieu quils voient et non quelque chose daérien, CUI cequi est aélien est pour eux une fumée. Mais lidée de Dieu commeHomme, idée qui influe du Ciel, est pelverlie chez un grand nom­bre, au point que cest ou un homme du monde, ou une idole, quiest adoré au lieu de Dieu, comparativement comme la lumière JIil­Iante du soleil est changée en couleUls désagréables, et sa chaleurhrülanle en odeurs félides, selon les objets sur lesquels elles tom­bent. Si, au contlaile, lidée de Dieu devjentljdée dun nuage, dunbrouillald ou de Jintime de la nature, cela vient des choses ci-des­&Us rapporlées, el ex.iste dlez les Chrétiens, mais rarement chez
  • 64. 60 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N" HiS,dautles nations qui soient dans quelque lueur de la raison, parexemple, chez les Aftjcains et plusieuts autles. 1119. Autant donnez-lui de tourment et de deuil, signifieautant pour eux de peine infernale et de désoLation: on le voitpal la signification du tourment, en ce que ccst la peine infclllalc;et par la signification du deuil, en ce que cest la désolation, cest-à­dire quil ny a plus chcz eux rien du vrai ni dll bien, mais quil yfi :Jhsolument le faux et le mal. Sil est dit qui! lui serail donnétUlant de tourment et de deuil quelle sest glorifiée elle-même etsest livrée à dcs délices, cest parce que toul tourment ou I)einoinfernale correspond absolument aux maux dans lesquels ils sont;cest pourquoi, ceux qui se sont Leaucoup glorifiés ct livrés à dcsdélices dans [am OUI de dominer sur le Ciel et sur lÉglise, ct quiaussi, pour celte gloire ct pOUl les délices quelle plocure, out per­lel Li les biens du Cicl et de lÉglise, qui appartiennent il la Parofc,ceux-là ont pour sort un enfer plus rigide quant au tourment;mais ceux qui se sont moins glorifiés, et moins iiI/rés à des délicesdaprès cel. amoul, ont pOUl SOlt un enfel moins dUI; et ceux quine se sont ni glorifiés ni livrés à des délices dans celte domination,et par suite nont cn lien perverti les vrais et les biens du Ciel et de ll~glise plovenant de la Parole, mais ont seulement obéi à ceux­ là soit par ignorance soil par persuasion, eux nont pas pour sort lcnfcr : mais le peuple qui na auculle part ùans les dominations, ct principalement ceux qui portent leuls regalds vcrs le Seigneur, et qui sont dans quelque affection du vlai, ceux-là obtiennent une place dans les Cieux, où ils sont insUuils pal de.; Anges. Daprès ces explications, on peut voir quici, où il sagit de Babylone, il nen est pas entendu dautles que ceux qui exercent la domination daprès lamour de la domination en vue deux-mêmes. - Conti­ nuation sur la Foi Alhanasienlle et sur le Seigneur: Que Dieu soit Homme, et que le Seigneur soit cet Homme, toutes les choses qui sont dans les Cieux et toutes celles qui sont sous les Cicux le manifestent. Dans les Cieux toutes les choses qui procèdent du SeigneUl, dans ce quil ya de plus grand et dans ce quil y a de plus pelit, sont dans la forme Humaine ou se réfèrent à la forme Humaine: le Ciel tout entier est dans la forme humaine, toute so­ ~iétl~ du Ciel est dans la fOlme humaine. chaque Ange esl une for­
  • 65. Vers, 7, CHAPiTRE DlX-HUlTlÈ~Œ, 01me humaine, et aussi chaque Esprit sous les Cieux: et il ma étéré"élé que toutes les choses, les plus petites comme les.plus gran­des, qui plocèdent immédiatement du Seigneur, sont dans cetteforme; cal ce qui procède de Dieu est à linstar de Dieu. Cest delà quau sujet de lhomme, Adam et Èe, il est dit qUlI ils lurentcréés à limage et à la ressemblance de Dieu, Il - Gen. I. 26,27.- Cest aussi de la que dans les Ciellx les Anges, parce quilssont des récipients du Divin qui procède du Seigneur, sont deshommes dune beauté sUlplenante, tandis que dans les eofels lesesprits, palce quils ne reçoivent point le Divin qui procède du Sei·gneUl, sont des diables qui, à la lumière du Ciel, apparaissent,non comme des hommes, mais comme des monstres. De là vientque, dans le Monde spirituel, on sait daprès sa forme humaine lequantum que chacun tile ùu SeigneUl. Maintenant, daprès ces explications, on peut VOil que le Seigneur ·est seul Homme, et que chacun est homme selon la réception du Divin Bien et du Divin Vrai procédant de Lui, En somme, celui qui "oit Dieu comme Homme, voit Dieu, palce quil "oit le Seigneur. Le Seigneur aussi dit: « Quiconque voit le Fils, et croit en Lui, a la vie éter­ nelle. II - Jean, VI. lJ6; - voir le Fils, cest voir le Seignelll pal lesplit, CUI ces pa 10 les sont ,adressées aussi à ceux qui ne Lont pas vu dans le Monde. 1120. Parce quen son cœll7 elle ft dil : Je suis a.çsÏl;e Reine, signifie lorgueil et la jactance davoir le Ciel et lÉ­ glise sous leur dominalion : on le voit par la signification de dire en son cœur, en ce que cest la jactance daprès lorgueil, cal.pm dile est signifiée la jactance, et par le cœut est signifié ll1ffiOll de soi, pUI conséquent aussi lorgueil; et pal la signi ficalion dêtre assise Reine, en ce que cest ([avoir le Ciel et l ~glise sous leut domination; si cela est entendu par être assise Reine, cest parce que quand le Seigneur est dit Roi, alors pal Reine il est entendu le Ciel et l)~glisc, de même que quand le Seigneul est dit Fiancé et Mali, le C.iel et lÉglise sont entendus pal Fiancée ct l~pouse. Il est dit le Ciel, mais il est entendu lJ~glise d:ll1s le Ciel, ou lf:glise chez les Anges du Ciel, laquelle fait un avec lÉglise chez les homo mes de la tene; cal dans les Cieux il y a des gouvernements comme dans les telle~; par suite il ! a aussi Iii dr~ chose!; 1~r.ol1omil"jues,
  • 66. G2 LAPOCALYPSE EXPLiQUÉE. N"H20.Civiles et Ecclésiastiques comme dans les terres, quoiquà un degréplus parfait; cest donc lÉglise dans les Cieux qui est entenduepar fiancée et épouse; cest pourquoi, lorsque le SeigneUlest en­tendu pal Roi, lÉglis~, qui est lépouse du Roi, est entendue parReine. Pal Reine il est aussi entendu lÉglise, dans David: Il Desfilles de rois parmi tes précieuses, placée est la Reine à tadroite dans lor excellent dOphir.ll-Ps. XLV. 1.0;- dansce Psaume il sagit du Seigneur et de son Royaume, et par desfilles de rois, qui sont parmi ses plécieuses, sont signifiées les af­fections du vlai, qui sont dites parmi les précieuses, parce que plé­cieux dans la Palole se dit des vlais; par la Reine, qui est placéeà la dloile dans 101 dOphir, est signifiée lÉglise daprès la ré­ception du bien plocédant du SeigneUl; comme toutes les chosesqui, chez lhomme, sont a sa partie droitc se réfèrent au bien dontprovient le vrai, et que celles qui sont à sa partie gauche se réfè­rent au v(ai daprès le bien, cest pour cela quil est dit que laReine est placée a la droite; par lor dOphir aussi il est signifié le bien: que chez lhomme les choses qui appartiennent à lu palliedroile se léfèrenl au bien, et que celles qui appartiennent a la par­ tie gauche se réfèrent au vrai, on le voit ci-dessus, N° 600; et que lor signifie le bien de lamour, on le voit, N° 242. La femme aussi est née pour être affection appaltenant au bien, et lhomme est né pour être entendement; ainsi la femme est née pour êlle le bien, cal tout bien appartient à laffection qui est de lamour, et lhomme est né pour êlIe le vrai, cal tout vlai appartient à lenteodement; puis donc que le bien appartient à la partie droite de I~homme, et le vrai à la paltie gauche, il sensuit que cest daprès lordle Diin que lépouse est à la droite. - Continuation sur la Foi Aeha­ nasienne et sur le Seigneul : Il a été dit que le Seigneur est seul Homme, et que tous sont hommes selon la réception du Divin Bien et du Divin Vrai plocédant de Lui. Que le Seigneur soit seul Horn. me, cest parce quil est la Vie même, tandis que les aulles, étant hommes par Lui, sont des récipients de la vie: entre lHomme qui est la vie et lhomme qui est un récipient de la vie, il ya une diffé· rence comme entre lIncléé et le créé, el comme entre lInfini et le fini, différence qui est telle, quelle nadmet pas de rappolt; cal il ny a pas de lapport entre lInfini et le fini, ainsi pas de lapport
  • 67. Vers, 7. ClIAPITUE DIX-IlUITlÈME, 03entre Dieu comme Homme ct un aulle comme homme, que cet..autre soit Ange, ou Espril, ou homme dans le Monde. Que le Sei­gneur soil la vie, Lui-Même lenseigne dans Jean: Il La Paroleétait chez Dieu, et Dieu elle était, la Parole! En elle vie il yavait, et la vie était la. Lumière des hommes. Et la ParoleChair a été raite. l l - I. 1,4, 14. - Dans le Même: Il Commele Pére a la vie en S~i-ltl ême, de même il a donné au Fils .davoir la vie en Soi-Même. Il - V. 26.- Dans le Méme: le Comme le Père vivant llla envoyé, Moi aussi je vis par lePère. Il - VI. 57. - Dans le Méme : l( Moi, j/1 suis la résur­,ection et La vie. Il - XI. 25. - Dans le Même: Il Moi, jesuis le chemin, la vérité et la vic. II - XIV. 6. - Comme leScigneUl est la vie, cest pOUl cela que dans la Parole, ailleurs, ilest appelé le Pain de vie, la Lumière de la vie, lArbre de me,et aussi le Dieu vivant et le Vivant. Puisquil est Lui..Méme lavie, et que tout homme est un récipient de la vic qui vient de Lui,.cest aussi pOUl cela qui! enseigne que Lui-Même donne la vie, etquil vivilie; comme dans Jean: l( De meme que le Phe rivifie,de meme aussi Le Fils vitzïie. II - V. 21. - Dans le Même:Je suis le Pain de Dieu qui descend du Ciel, et donne la vieau Monde. II - VI. 33, - Dans le Même: Il Parce que Moije vis, vous aussi 1)OUS vimez. Il - XIV. 19; - et dans ungrand nomble de passages, il enseigne quil donne la vie à ceuxqui croient en Lui; de la vient aussi que Dieu est appelé Il sourcede la /,1ie,» - Ps. XXXVI. 10; - et ailleuls, Créateur, Fac­ teur, Formateur; puis aussi, POlie/, et nous, argile et œuvre de ses mains. Puisque Dieu est la vie, il sensuit quen lui nousmvom, nous nous mouvolls et nous sommes. 1121. Et Veuve je ne suis point, signifie quils ne sont]Joint sans protection: on le voit par la signification de veuve,en ce que cest celui qui est dans laffection du bien, ct qui daprèscelle affection désÎle le vlai ; quici par veuve il soit signifié la plO­tection, et ainsi par ne point être veuve, quils ne sont point sansprotection, cest parce que le bien et son affection ne se plolégentpoint eux-mêmes, mais le lai el son entendement les plOlégent,cal lhomme, qui protége la femme, signifie lentendement qu vlai,ainsi le vrai; en etTet, le marillge tic lhomme et ùe la femme est
  • 68. üll LAPOCU,YPSE EPLlQUÉE. ;-." Lt21.absolument comme le mariage du vl3i et du bien; car lhomme estné pour être entendement du Hai, de là chez lui prédomine lenten-dement; et la femme est née pOUl êl1e affection du bien, de là chezelle prédomine laffection; et de même que le bien et le vlai sai-ment mutuellement et veulent être conjoints, de même lentende-ment du vrai et laffection ou la volonté du bien; puis aussi, I~a·moul conjugal rIu mari et de lépouse tire son origine du mariagespirituel du Hai et du bien; SUI ce sujet, lJOÙ dans le Trailé DUClEL ET m: LENFER, N° 366 à 386. Par la veuve il est signifié lamême chose quici, dans Ésaïe: Il Écoute ceci, délicate, qui csassise en sécurité, qui dis en ton cœur: lIfOl~ et comme Moipoint dautre; je ne serai point assise veuve, et je ne connai-tlai point la privation denfants. Or, SUl toi viendront cesdeux (maux) en un moment: privation denfants et veuvage.)l- XLVII. 8, g; - ces paroles ont aussi été ùites ùe Babel, etpal elles sont signifiées les mêmes choses quici dans lApocalypsepar celles-ci: Il Veuve je ne suis point, et de deuil point je ne vet·rai; cest pourquoi en un même joUi viendront ses plaies, mort etdeuil et famine.)) Ailleurs, dans la Parole, pal les veuves il est aussisignifié lant les femmes que les hommes qui sont dans le bien etnon dans le vrai, ct néanmoins désircnt le vrai, ainsi qui sont sansdéfense contre le faux et le mal, et que cependant le Seigneur plO-tége; puis aussi, dans le sens opposé, comme - dans Ésaïe, IX.16. X. 1,2; dans Jérémie, XV. 7,8,9. XXII. 3. XLIX. 10,11. Lament. V. 2; dans ÉZéchiel, XXII. 6, 7; dans David, Ps.LXVlIl. 6. Ps. CXLVI. O. Exod. XXII. 20 à 23. Deutér. X.8. XXVII. 10. Matth. XXIIl. 111. Luc, X. 18; - et ailleUls.-Continuation sur la Foi Athanasienne et sur le Scignew:La vie qui est Dieu, considérée en elle-même, ne peut cléel un au-tre qui soit la vie seule; car la vie qui est Dieu est incréée, elle estnon interlompue et non séparable; de là vient que Dieu est un :mais la vie qui est Dieu peut, de substances qui ne sont pas desvies, créer des fOlmes dans lesquelles elle peut être, et faire quellessoient comme si elles vivaient; ces formes sont les hommes, etcomme elles ~ont des réceptacles de la vie, elles "nont pu, dans lapremière cléation, <lire que des images et des lessemblanccs de Dieu, images daprès la réccption du vlai, ct ressemblances ca-
  • 69. Vers. 7. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. ûâprès la réception du bien; car la "ie et son récipient sadaptentensemble, comme lactif et le passif, mais ne se mêlent point.Delà vient que les fOlmes humaines, qui sont des récipients de la vie,vivent, non pal elles-mêmes, mais par Dieu, qui seul est la vie.Cest pourquoi, ainsi que cela est connu, tout bien de lamour ettout vrai de la foi viennent de Dieu et nullement de lhomme; car,sil y avait dans lhomme la moindre chose de la vie qui fOt à lui,il pourlait "ouloir et faire le bien par lui-même, et aussi complen-dre et croÎle le vrai pal lui-même, et par conséquent méliter, 101s-que cependant, sil croit cela, la forme qui est le récipient de la viese ferme par le haut, se renverse sens dessus dessous, et lintelli-gence périt. Le bien et son amour, et aussi le vrai ct sa foi, son t lavie qui est Dieu, car Dieu est le Bien Même et le Vrai Même; cestpourquoi Dieu habite en ces choseS chez lhomme. Il suit aussi de làque I~homrue par soi-même nest rien, et quil nest quelque chosequautant quil ieçoit du Seigneur, et quil reconnall en mêmetemps que cela appaltient, non à lui-même, mais auSeigneUl;alors le Seigneur lui donne dêtre quelque chose, bien que ce soit,non par lui-même, mais par le Seigneur. 1.1.22. Et de deuil point je ne verrai. signifie quil nyaura jamais désolation pour eux, et quils ne seront jamaisdétruits: on le voit par la signification de ne point voir de deuil.10lsquil sagit de la veuve, par laquelle est signifiée la protection,en ce que cest êtle désolé et être détruit; le deuil COllcelne la do-mination, en ce quelle ne doit point avoir de fin. Cest là aussi ceque les Babyloniens disent en leur CŒm, parce quils se sont rendusfOlts en employant toute sorte dartifices, non-seulement en cèquepar les plaisirs des amours terrestres et mondains ils se sont insi-nués et sinsinuent continuellement, surtout chez les princes de laterre, et que par ces plaisirs ils captivent les ames, mais aussi ence quils épouvantent par les peines horribles du pUlgatoire, si onna pas une foi aveugie; puis aussi, par le tribunal de linquisition,si on parle contre leur domination i et de plus, par les confessionsquils anachent, au moyen desquelles ils sertlparent des seèlets;et en outre, en multipliant les monastères, dont ils forment des ar-mées, doù ils envoient de toutcOté des gardes, non-seulementpour les murailles, mais aussi pOUl les pOltes, Toutefois, ces pro: VII. 5.
  • 70. 66 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, N° 1.122.lectioQs sont pour ceux qui sOnt SUI terre, mais ,il nyan a aucnnePOIU eux dans le Monde spirituel; là, il· oJ a plus de lert!ge pour,aucpn deux" comme il yen avait avallt I~ JugeJIleot,delni~"j Ca,Id~ qutils y viennent après la mOIl, ils sont aussilOt séparés, etceux qui ont exelcé des qQminations daprèslamour·d~ soi ,sontprécipités dans lenre1; tous les.ilutres sOl)t relégués dans des~o·ciétés : aill$i Babylone aujourdhui a é~é désolée et dé[fllite; ­Continuation 8!lr la Foi At~anasienne, ~t surie SQigneur: II~ble à lhomme quil vit pal lui-même, mais cest, t!Jle illu,sion;ca~ si 00 nétait pas une i,Uusion, lhomme .pourrait ,aimel Dieupar IQi:..même et être sage par lui-lPême. Sil semble que.I~ vieSQit .~ans lhomme, ç~t:parçe quelle influedulSeigneul ,dans sesintimes qui ont été éloigpés de la vue de sa p~nsée,et pdr consé­quent éloign~ d~ la P!lfCeptioll; puis aussi, parce que Ill.c~use, Pr.ill­cipule qui e>t1Ia· vie, ~t la cause instlum~nta,le qui le~t le récipientde..I8t vie,. Jont l ensemble une seule cause, et que Cilla, ,est senti. dansla cause "tllstlUmenta1e .qpi est le récipillnt" par conséquent <janslhoJIŒe,COIllmee}llui" Cel~ a lieu absolument de même quon sentdans lreilla lumière doù,vie!)t la vue"dan> loreille le son doùvient rouïe, dallsla n~,Iine les parties volatHes qui sop.t d~n.slairet doù,vi,ent lodorat, et SUI I~ langue les parties volubiles·des ali­ments, d:où"vient le goQ.t, 10rsqpe,c~penda1lt les yeUx,: I~ oreilles,les l ,9arines, eti la langqe sOnt d~ substltn,ce,s organisées récip,rent.es,pal,c9.n~é!:luent .d6/l"cau~es inslrumentales" et la lumière"le ,son,les paltie~ :qli .vol~~t dans lai... , et les parties qui se roulen.t ~ur lalangue:spnt les causes plincipl;lles ql)IJont epsemble .Q,ne ~aIl.lE1 ~u~e;est appel~ princ.ipal ce qui agit, et insllumenllll J <;e q~i se lai~semettre ~,n action. C~lpi qui scru,te ,plus Jror~>nçlémcpt n~ut ,slvQirl q~~,~~omme, quant à, tout ce q,uj le, con~r,oe en généraL et en pal· t~c,uJier." est un organe,lde la, vie, et qQ~ ,du, dehors innue, ce qlli produit le sens ~t la perceptjon, et quet la vie même, rait,que I~hpmme sent :et perçoit comme par 1I1i-lijême.: Sil ,semble. que la vie soi~ d~ns lholllme, cela vien~ aussi de ~ que le Divin ArnOUl est ,di.une telle nature" quil v,eut que ce qui lui appartient soit àlIhomme, m,ais toujours, es~il quil. enseigne que cela nest Pils ~ I:homme. Le Seigneur veu,t même que thomme, pense et veuille, et que pal suite il parle et fasse comme pal lui-même, mais que néanmoins il
  • 71. Vers. 7. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 67re~naisse que ~ nest pas par lui-même; autlement lhomme nepeut être réfolmé. . 1123; Vers. 8. Cest pourquoi fJll un mêmejour 1)iend"ontses plaies, mort et deuil et {,arJ?ÎI,u; et au {eu eLLe sera brûlée,parce que fort (est) le Seigneur Dieu qui la juge.- Cestpourquoi en un même jout: ,viendront ,ses plaies, signifie que,parce quils sont tels, cest pop! eux le derniel état, et alors laruinecolJlplète : mort et deui/et famine, signifie lorsquil ny aplus aucun bien ni aucun vrai, qIais,seulementle mal et le fau,." :et,au {eu elle sera brûlée, signifie que, parce que cela vient ~unamolli diabolique, Hs périron~ : par.ce que fort (est) le SeigneurDieu qui la juge. si~nifie par le, Jugement dernier,. 1126. Cest pourquoi en un mê~e jour viendront sesplaies, signifie que, parce quils sont tels, cest pour eux ledernier état, et alors la ruine complète: on le voil par la si­ gnification d~ cest pourquoi, en ce que ces" palCc quils sont tels,à savoir, parce quils se sont glorifiés et se sonl livrés à des délices, par la domination sur le Ciel et sur lÉglise, e~ se sont confiés à leui puissalce el ~ leur prot~clion, et non à la puissance et à la, protection divines; p~r. la significalion de en ce jour, en, ce queccpt leur dernier ~tat; le ,jour ~igniGe (état 1 ici ledelllier, parce qu1ensuite. il :est dit qualors il y aura mOIt, deuil et fa, mine; et par la sigqification ,des plaies, en ce que cest ce qui déliu,l, la vie $pililuelle, ~insi la ruine complète, ,N° ô8~. Par le demier,élat, ,désigné ici par le Jour où leurs plaies viendront, il,~lsigniM létat, quand il ne reste plus chez eux aucun bien ni auçt,J1 vraii, et comme alors ils o,nt ~té entièrement détlllil,s quant à la vie spirituelle, sU,r eux .vientla ruine cor,nplèt~, à savoil, le J~gem~nti dernier; ~i ce nest pas aupalavant, cest pa.rce qu~lors il n,exis~tl plus,de Ii~n ou de c9njonctlon du Ciel avec cux, et quand il n;y a pas de lien ou de conjonction, il se fait unesép~ration.;,or, la sé; palation est le Jugement dernier" èt quand celailrrive, les méchant!i sont pr~cipités dans lenfer"et les bons retirés davec eux sont éle­ ,és au Ciel: en effet, dès que le lien du Ciel avec quelquun est rompu, aussi lOt celui"lil tombe dans lenfer; ce qui relient de len­ rel, cest seulemellt le lien avec le Ciel, ainsi avec le S~igneur. -Continuation 8111 la Foi A lhanasieTme, e! su,. le Seigneur:
  • 72. 68 L APOCALYPSE EXPLlQUÉB. N°U24. Si lon dit et si lon llense que la vie même est Dieu, ou que Dieuest la vie même, et quen même temps on nait pas quelque idée dece que cest que la vie, alols on ne complend pas, au-delà de cesmots, ce que cest que Dieu. Il y a dans la pensée de lhomme deuxidées, lune abstraite qui est spirituelle, et lautre non abstraite quiest naturelle: lidée abstlaite, ou spilituelle, au sujet de la vie quiest Dieu, cest que Dieu est lAmour Même et la Sagesse Même,et que lamour appartient à la· sagesse, et la sagesse à lamour.Mars lidée non abstraite, ou naturelle, au sujet de la vie qui estDieu, cest que son Amour est comme un Feu, et sa Sagesse commeune Lumière, et que lun et lautre sont"ensemble comme un Éclatresplendissant. Cette idée naturelle est tirée de la correspondance,cal le feu correspond à lamour, et la lumière cOlTespond à la sa­gesse; cest pourquoi le feu, dans la Parole, signifie lamour, et lalumière signifie la sagesse, et quand on prêche daprès la Parole,on prie aussi que le reu céleste embrase les cœurs, et alors il estentendu le Divin Amour, et aussi que la lumière céleste éclaire lesmentais, et alors il est entendu la Divine Sagesse. Le Divin Amourqui, dans la Divine Sagesse, est la vie même, laquelle est Dieu, nepeut dans son Essence êlre saisi par la pensée, cal il est Infini, etpar conséquent transcendant, mais dans son apparence il peut êtresaisi palla pensée: le Seigneur apparalt devant les yeux des Angescomme Soleil, et de ce Soleil procède une Chaleur ei procède uneLumièle; le Soleil est le Divin Amour, la Chaleur est le DivinArnoul procédant qui est appelé Divin Bien, et la Lumière est laDivine Sagesse plocédante qùi est appelée Divin Vrai. Mais toute­fois il nest pas pmmis davoh de la vie, qui est Dieu, une idéecomme dun Feu, ou comme dune Chaleur, ou comme dune Lu­mièle, à moins que dans celle idée il ny ait en même temps lidée de lamour et de la sagesse, ainsi lidée que le Divin Amonr estcomme un Feu, et la Divine Sagesse comme une Lumière, el que le Divin ArnoUl conjointement avec la Divine Sagesse est comme un Éclat lesplendissanl. En effet, Dieu est un Homme parfait, ayantcomme Homme une face, et comme Homme un corps, ne différant point de lhomme quant à la forme, mais différant quant à les­ sence; son essence, cest quil est lAmour Même, el quil est la Sagesse Même, ainsi la Vie Même.
  • 73. Vers. 8. CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 69 11.25. Mort et deuil et {amine, signifie lorsquil ny aplus aucun bien ni aucun l)rai, mais seulement le mal et le{aux: on le voit par la significalion de la mort, en ce que cestlorsquil ny a aucun bien, car lhomme alors est spirituellementmort; la mort, dans la Parole, signifie la mOlt spirituelle, No 78,694,785; par la signification de deuil, en ce que cest 10rqui1 nya plus aucun vlai, ainsi quand lÉglise a été désolée, comme ci­dessus, N° 1.11.9; et par la signification de la {amine, en ce quecest lorsquil y a absolument le mal et le faux, car la famine, dansla Parole, signifie le manque du vlai et du bien, et cependantle,dé­sil de les avoir; ceux qui sont dans le manque du vrai et du bien, etqui les désilent, sont entendus dans la Parole pal les affamés et parceux qui meurent de faim; la famine aussi signifie le manque duvrai et du bien, sans cependant le désir de les avoir, ainsi la privationtotale du vrai et du bien; celle famine est chez ceux.qui sont enLiè­rement dans les faux et dans les maux. - Continuation SUI laFoi Athanasienne, et sur le Seigneur: On ne peut avohlidéede la vie, qui est Dieu, à moins quon nacquière aussi une idée desdegrés pal lesquels la vie descend de ses intimes à ses derniers. Il ya un degré intime de la vie et il y a un dernier degré de la vie, et ilya aussi des degrés intermédiaires de la vie; ils se distinguent entreeux comme les antélieurs et les postélieUls, car un degré posté­rieur existe par celui qui est antérieur, et ainsi de suite; ils se dis­tinguent aussi entre eux comme ce qui est moins commun et ce quiest plus commun, car ce qui est dun degré antélieur est moinscommun, et ce qui est dun degré postélieur est plus commun. Ily a de création dans chaque homme de tels degrés de la vie, et ilssont ouverts selon la réception de la vie qui procède du Seigneur;dans quelques-uns est ouvert lavant-dernier degré, dans quelquesautres le degré moyen, et dans quelques autres le degré intime:les hommes dans lesquels est ouvert le degré intime deviennent,~près la mort, Anges du Ciel intime Ou troisième Ciel; ceux danslesquels est ouvert le degré moyen deviennent, après la mOlt, An­ges du Ciel moyen ou second Ciel; et ceux dans lesquels est ouvertlavant-dernier degré deviennent, après la mort, Anges du demie., Ciel. Ces degrés sont appelés degrés de la vic de lhomme, mais ce sont les deglés de sa sagesse et de son amoUI, CUI ils sont ou­
  • 74. 70 L APOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° U25, verls selon la rèceptioll de la sagesse et de lamoul, ainsi selon la réception de la vie qui PIocède du Seigneur. II y a aussrde tels de­grés de la vie dàns chnqueorgane, dans chaque viscère et dànschllque membre du corps~ èt pallinflux. ils font un 1I,ec lesdegré~de ia vie dans les ccrveâux; les peaux, les cartillages éf les os ehforment le delnier degré; Quil y ait de teis deglés dans thomme,cest palce que de tels degrés appartiennent li la ~ie qui procède duSeiprieUl, mais ces degrés dans:~S~ignelll.sbnt la vi~, timd,is q~dans lhomme ils sont des récipilMs de la vie. Mais 1il, faut quonsilthe 4uc dans le SeïgiieUl il y a :des degléS encolc sÙPéliêÙs, etque tdus, tahl les degjés suptêmes que ies derniers, sont !là l vle~ cdrle Seigneul ensejgl~ quil" eSt la vie, et aussi qlII a chait!t de os. Mais, au sujet ces degrés et"des deglés ~ontinus, l}Oit dan~16 Tiiaité DU CIEL ET Dl! LENFER lèS N° 33, Sb, 38.. 39, ·20g~ 209, 21 f,i &:S.5; OÙ"i1S sblit dê<:Iils plus complêtement; la corinais­sàilèè"qubrl y plÎiserà de c~dêgrés sela otlle liour lintelligencc:dè ce (i~i va suine." . , :dff26. Et au feu elle keta brûlée~ signifie que, parce què ce[(6Jiellt dun amour diabolique~ ils p~riront : on le voit par)asigniOcàlion du (eu, en ceqné Cest lamour dansl"un et dans laùllesens, 1ant lamoul~ céleste que "amour diabolique,Na, 68~ lio6, 50&, 916; ici, lamoui dîabolique, parcè que cèst jamoui le de dominer sui Ciet et en rilênie tèmps su~1e monde, amoUll quiest âppèfé" diabolique, parce quil vientdesenfets les plus plOrOnÜs~ où sont des di~bles qui veulent doniinel SUl toute~ les cho~es du:Ciel, ·et croient de cœulqu!ls sont des dieux, et qUii n~y il pointJe DiCli CXCCllté eux; et par la signification dêtre fJrûlé, eri ce que cest périr daprès cet a,monr; qUêtre bllllé au feu, ,ce soit la punition de la plofanation des choses saintes par lamour de domi­ ner SUI elles, on le voit ci-de~sus, No 1083.- Coniinuation sùr la Foi At/ûmasienne, et sur le Seigneur: Puisque Dieu cst la vie, il sensuit qüe Dieu est incréé: sil est Incréé, cest parceque la Vie ne peut pas être cléée, mais ellé peut cléer; cal être Cléri, cest exister par un autre; et si ia vie existait pal un auire, cest cet auUe qui serait la vie, :et cette vie serait ia vic en; soi; et si Ce Plemiel nétait pas la vie cn soi, la vie serait ou par un autle, ou daplès soi-même, et la vic daprès soi-DIeme ne peut sc dire, cal
  • 75. Vers. 8, CHAPITRE DIX-HUITIÈME, 71daplès soi-mAnle enveloppe une extraction, et cette extraction se:.tait de lien, et de rien rien nest extlait. Ce Premie. qui en soiEst, et de Qui tout a été créé, est Dieu, qui daprès lf:tre en sOiest appelé Jéhovah. Quien soit ainsi, la raison peut le 1oir,etelle le ,erra encole mieùx si elle est lIIustrée aU I moyen des ohOSes·créées. Maintenant,· puisque Est nEst pa~ à .moihs· quaùssi ilnExiste, il en h~uite que lflire et lExistel en Dielisont tin, cartandis q~HEst il :Existe, et tandis qUil Ex~stè il Est. Gela doncest la Vie même, qui est Dieu et qiJi est lIontme: 1127. Parce qiûfort (èst)le Séigneur Dfeu qui la Juge,signifie par le Jugement demie·· .. on le voit pàr la sighiflèatibDde fort (est) le Seigneur Dzeu qui lajuge, en ce que cest le Ju­ legement demie,. sur eux; que par ces paroles il soit enténdu Jli.. .gemeilt dernier, cest aussi une conséquence des paroiesqui pré~cèdebt, car il est dit quen un même jouI viendlèiltses plaies,mort ei detiil èlfamine, et que au feu elle serait bro.léé, palolesqui:signifient que, qù,and cest pour eux le dernier état, cest-à­ dilè, IdlSquil ny a plus pour eux aucun bien ni aucun vrai,maisseulèment .le mal et le faux daprès leUl amour diabolique, alors ilsdoivent.périr par le ~ugemeilt delniel. Quil& aient allssi péij par lé Jugement derliiel, ,on peut levoir dafls lOpuscule DU JUGEMENTDERNiER ETDE L; BABYLONIE DtraitITE. - Continuation sur la Foi Athanasienne, eisur lèSeigneurl: Que toutes cheses viennent de la viè Même qui est Diell et qui est Homme, cest ce qui "pMtêllè illustré d~âr)ès lhomme qui a été èlvéé, en ce que celui":ci, quant à seS derniers,quant à ses inoyens, èt.quant àses intimes, est hOllmie; en effet, lhomme (jui dans iè Monde; quant à la vie, a été seulement corporel, par conséquent stupide, celui~là après le rejet du corps matériel apparatt néanmoins dans le Monde spilituel eomme-bomrrie : lhomme qui dans le Monde, quant à la vie, a été seulement sensuel ou natulel, quipal cotlséqbent a su peu ,de cboses sur le Ciel, qUOIquil èn ait su beaucoup sui le Monde, celui-là après la mOlt apparattnéllnmolns comme homme: lhomme qui dans"eMonde, quant à là ~ie,é ~Ié lationnel, qui pal Conséquent daplès la-lueur, natureile li peMé juste, celui-là alllès ,la mOl1t: quarltl il deviént e~plHj apPllllttt cmbme bonlme : "homme qui dans·IèVIonde, quaht à la vie, a été spirituèl, ceJui­
  • 76. 72 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, N" 5.127, là après la morl, quand il devient Ange, appalaH comme homme palfait, selon la réception de la vie qui procède du SeigneUl: lhomme, chez lequel le troisième degré de la vie a été olIvert, qui par conséquent dans le Monde, quant à la vie, a été céleste, celui­ là.après, la mort, quand il devient Ange, apparait comme ,homme pans toute perfection; la vie même chez lui est homme, tant la vie sensuelle et la vie nalulellc que la vie rationnelle, la vie spirituel(e ct la vie céleste ; ainsi ~on~ appelés les degrés de la lie,; lhomme dans lequel ils sont est seulement un lépipjenl, Il en est ~es types 16$ plus glands comme des, types les plus peLi,ls: TouL le Ciel An­ gé!ique dans tout le complexe est Homme; chaque Ciel par soi­ meme, le Premier le Second et le Troisième, est Homme; chaque j Société des, Cieux, gmnde et pelile, est Homme; bien ph~s" lÉ­ • glise dans les lerres, dans le commun, est Homme; et toutes .les Assemblées qui sont appelées Églises, par elles-mêmes sont Hom., mes; il est dit lÉglise, et il est entendu tous ceux chez lesquels est lÉgli~e dans le complexe; ainsi apparalt aux Anges du Ciel lÉglise dans les terres. Si cette apparence a lieu, cest parce que Ja tie q~i procède du SeigneUl est HQrnme : la Vie qui procède du Seigneur est lAmour et la SagCSlie; d,e là, telle est la réception de lamoul et de la sagesse qui plocèdentdu Seigneul, lei est lhom­ me.Ce qui précède atteste dabord que toutes cheses ont été créées dll,près la Vie qui est, Dieu et qui est }lpmme. 1128. Vels. 9. Et ils la ;;leureron/~ et ils gémiront sur elle, les lloi.~ de la terre, qui avec elle ont commis scortation et se sont plongé~ dans les délices, quand ils verront la fumée de sa combustion. - Et ils la pleureront, et ils gémiront sur elle, les Rois de la terre, signifie le deuil et la douleUl de cœm de ceux qli ont exelCé ce pouvoir: qui avec elle ont commis- scortatiOrt et se sont plongéf; dans les délices, signiOe qui ont été dans les faux et dans leurs maux daprès le plaisil touchant ce pouioir : quand ils venont la fumée de sa combustion, ~i,gnifie à cause de lenfer et de leur damnation, 11.29. Et ils la pleureront, et Us gémi1:ont s~r elle, les Rois de la terte, signifie le deuil el la douleur de cœur, de ceux qui ont exercé ce pouvoir: on le voi,t par la signification de pleurer et de gémir, en ce que cest le deuil el la douleul de
  • 77. Vers. 9. CHAPlfltE DIX-HUITIÈME. ï3 cœur, ainsi quil va élle expliqué; et par la signification des lIois de la terre, en ce que ce sont ceux qui sont dans les vrais daprès le bien, et dans le sens opposé ceux qui sont dans les faux daprès le mal, N° 29, 31., 625, 1034, 1063, ici ceux qui ont exercé cc pouvoir; de là ils sont dits rois de la terre, et par la terre est en- tendue lÉglise; que ceux-là soient signifléspa,r les rois de la telre, on le voit clairement pai les paroles qui suivent, ear il est" dit Cl qui avec elle ont commis sCOltation et S6 sont plongés dans les délices, I~ paroles par lesquelles il est signifié « qui ont été dans les faux et daus les maux daprès le plaisir touchant ce pouv-oir ; Il ceux qui sont dans les vrais daprès le bien, lesquels aussi sont si-- gnillés par les rois de la terre, ne peuvent pas la pleurer ni gémir sur elle. Il est dit pleurer et gémir, parce que pleurer signifie le. deuil à cause des faux, et que gémir signifie le deuil à cause des maux, de ce que les uns et les aut~ ont été perdus; ainsi pleurer se léfèle au faux quils disaient être le vrai, et gémir se refère au mal quils disaient être le bien; de là vient que, dans la Parol6, il est dit deuil et gémissement; par exemple, dans Jélémie: «Fille de mon peuple, un deuil de fils unique {ais-toi, un gémis$e- ment damertumes, parce que subitement viendra le dévas- tateur sur nous. Il - VI. 26; - ici il est dit deuil à cause du vrai qui a été peldu, et gémissement à cause du bien qui a été perdu; le dévastateur signifie la privation totale de vrai et de bien, et par conséquent la fin de lÉglise. Dans Michée: CI Je ferai un gémissement comme les dragons, et un deuil comme les filles de la chouette. » - I. 8; - comme le gémissement se réfère au bien, et que dans le sens opposé il se réfèœ au mal, cest pOUl cela quil esl dit Cl je ferai un gémissemenL comme les dragons; » les dragons sont ceux qui sont dans les cupidités du mal; et comme le deuil se léfèle au faux, il est dit Il je ferai un deuil comme les filles de la cbduette; Il les fiUes de la chouette sont ceux qui sont dans les faussetés et dans les, charmes des fall5setés; les chouettes signifient les faux parce quelles voienl dans les ténèbles et non dans la 1":" mière. Dans Zachalie : uIls gémzront sur luz> comme ~ g~... missement sur lunique-engendré, et ils mèf!<lron~ deuil sur lui comme le deuil sur le premier-né. li - XII. f 0; - ici aussi le gémissement se dit de la priation totale du bien, et le deuil se
  • 78. 7& LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N°1l29.dit de la privation totale du vrai. Dans Jérémie: (1 Nentre pointdans ta maison de deuil, et ne ten vapoillt pour gémir·(sureux), Il - XVI, D.; ~ pareillement, il est dit lun et Paulre à causérlu:mariagedu bien et "du vrai, et aussi à cause .du mllliage du non~bien et du Ilon:"f/ii, mariages qui sont dans toules les choses,dela IParole.:""-C.onUnttatton sur la Foi Athanasienne~ et sur. 18Sèigneitrf Qué tolites oboses,viennent de Ja Vie qui ·est DieU, etquhlstSàgesse~t~nlOor, cest aussi ce:.qui peut etle iII11stré:aumoyen deS"ehoses créées, ;Iorsqll~on les ;consldè~ dàprès lOB.DBB~ER alfet~"iI est· corifOlme ,à lordre que" les Cieu-x. Angéliques, Iquiconsisterit 6fy;n~ilI11 et!rnille !Soc~étés; fassent un patlamotil 6IW.erSle SeigoeUlfitt pilPIamour àlléga,rd du plochaili,et quils soienttenus tians lordre paIl rles.mvins Vpa.is~ quj;soll~ les:Lois de lordre,Il est de même oonfornie à lordle que les Enfu~qui:sont"s(jusleilüieuxJ et qui sont au~si distingués- en ,mille,el milte congrégations,soient tenmfdans lQMle :par ·Ies jugements et par les peines~-afinque,bienquI& sQientdes I1uines et des FoHes,i1s ne puisseDtDé8.nmoin~ porferl}e moindle doiIlma.geaux Cieux. ,II est 6OOOlecontbrme â lordreqn:;i1 y ait entre les Cieux et· les l!.nfers unéqui­Hhle, dans lequel estlhomine dans le Monde, et dans lequel il; estconduit, si cest pal le Seigrieur, vers le Ciell et si cestpal"lu~m~me, vers Venfe!; car une Loi de lordre, cest quecé que I1hÇlmmefàit,:i1le fasse daplès le libre selon ialuison. Puisqlié, depuis lacléalion de !homme, lant de myriades dé myriades lffhommes oRtaftiuédans le·Monde spirituel et y affluent continuellement eomm~des fleuves, et que chacun diffère de génie et damour, jamais ilsnaUlaient pu êlle consociés comme en un, si Dieu nétait pas Un,lequel est la Vie même, et si cette Vie nétait pas la Sagesse mêmeet 1~Amoul meme,et pal, ~uite lOrdle même; voilà pOUl ce quiconèerne le,Ciel. Quant au Monpe, lOrdre Divin sy manifeste da­près le S0ieil, la Lune,lles Astres et les .Pl1ln~tes·; le Soleil selon saprésence fait les années, les jours et les heures, et aussi les tempsde lannée, quLsont le priIitemps,Pété, lautomne et lhiver. et les temps du JOUI, qULSODt le ,matin·, m.idi, le soir et la 1)uit; et il ani.. me toutes les choses de. la tene,..selon la réceptiOfl de sa chalèul Jians la lumière,.et de sa lumière dans.,la cbaleur;r6t, selon la ré,.. ceplion, il ouvFe, ,dispose et pré~ale les COIpS ct les matièI:e..i~..qui
  • 79. Vers. 9. CHAPITlE DIX-HUITIÈME. 75s6ht dan~ la tcne et sur la terle, à rècevoir liÎ10UX du Moridespi­ rituel; de là VIent que, dflns la saison du Prinlemps; par {union dèla Chaleur et de la Luniière, ies Oiseaux du crel et les .A:nlmaulC de la terre reviennént dansIamour de prolHier, ~t dans la, science tib tout ce qui le concerné, et les Végétàux dansIè~effolts et les j actes de btodiiire des redilles, des fleurs et dèsflidits, et des se­ mences (Jans les rÎ~its pour ~~rp~ùêr!1OOr espècë al ételriité!et la mriltlpHêl à linfini. Ill- estl encOre- ~oJlrf)ili1ei à:torclre qd~:la {értJë produise dès végétliÎ1x~que ll~s vég~aux: feu1Tliss~nt ·tl~s âlimenis al~~ ~nirhaux " et que les unsèt ,les 8utr-es soient il. ldsilgéde tîlilhüilc POOl la nOUl!ritUl1e, le vêtement el l~llglémeint; et ébrrihle ë"bs~ cn I·homineque Dieuest, toutes chOses retOürneot· ainsi ,â Diel1 de qui enesViennent. DaprèS déla, iil ést é~ident queles tlho ses c~Mes se succèdent dansl cet oldre, poùr qoelUM serVèif lbu­ Ire; et potinjuel[és soient des fms l perpétuelles qui sont dèSusbges, et pour que les fins; qui sonl dés·tisagès,~oil~llt coosta:mn~ëll(por.l lées à retoùi~ner if Dieu par quieHes sont. Ce qUlpr~tl€raUeste âônc qué toutes les chOsës cr~ées iennehtde [a Vie mênleqUi est ril~u, et ïqûi est la Sagesse mênle, et atteste aussi que lunivels ctJéécst plein de Dieu." . l , l. f3ri~ "Qui avec elle ont commis· srortatztJn et se s(jtitplim~ rit~IÎlan1){es délices, siflltifiê qui ont étédans ies {allx et ddnsleurs mallxt// après le plaisir louchant te poUvoir: dn le voit par la significalion de commetl/:e scprtation, en ce quecestfdlsilier les vlaH;,:No 1[l1, 161;81. 7, 88! ; parconséquentaUssi aiinet leS (aux:, cal celuiquiest dans làmour du mal est aussi dans(anioUl diJ faux, ijuisque le faux confl{mê lemâl; et pàF la siknificaLiori dêse pl~nger dans les délices, ènce qilè cest aoir du plaisil dans la domination ou dans ce pouvoil, pal conséquent aimel les faux: commettre scoltation se dit des faux, et se p[Oilger dans les délices se dit des maux, et lun et lautre se disenl dü )laisir oes fllux et des maux. Puisque commettre scolIation signifie falslfievles vl~iis, et se plonger dans les dëlices aimel le~ maux, ellla:r conséqtléiit ,aussi: iesfaux, il va ~tle dit doù: vientqüe la gent Bltb.:yloniennea raIsiné la Palole et eil a affaibli a~ssi la Divine SilirHeté ,: Dans tout le Monde Chlétien, il est connu que [aPârole est Di,vine, et que f>31 suite toutes Ics choses qui sont ùans la: Parole sont.des Divins Vrais; or,
  • 80. 76 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE, N usa, comme les Babyloniens se sont arrogés la domination sur toutes les choses de lÉglise et aussi sur le Ciel, et lont prise en actualité, et comme par là ils se sont plongés dans tous les maux qui jaillis­ sent de lamom de soi, il lem a pOUl cela même été nécessaile de confirmel ces matix par la Parole, ce qui na pu êtle fait quen la falsifiant, car la Palole ne confirme jamais le mal; cest pourquoi, lhomme qui le con fi lme par la Parole en falsifie les vrais; cest ce quont fait les Babyloniens; mais, toutefois, comme dansla Parole ils ont vu des vrais quils nont pas pu falsifier, par exemple, tous ceux qui y sont dits de Babel, cest pour cela quils ont affaibli avec adlesse la Divine sainteté de la Parole, et en ont défendu ·Ia lecture au peuple, et même leurs plêtres et ceux qui sont appelés moines. ont cessé de la Iile, disant que les édits du Pape sont aussi saints que les choses .qui sont de la Parole, et que toutes les choses de lÉglise doivent être accommodées à son état, que par consé­ quent elles doivent êlle changéeS quand son état le demande, et que ces accommodations et ces changements se font daprès une inspi­ ration chez le Pape t par là on voit clailement doù vient que les vrais de la Palole ont été falsifiés et aussi lejetés par eux, et qUà leur place ils ont reçu, et il leur a été confié par leur Pape, des cboses qui protégent et favorisent absolument leur amour de domi­ ner, et qui en elles-mêmes sont des faux. Daplès ces explications, on peut voir ce qui est spécialement siguifié par les scortatïons desrois de la terre avec Babylone la prostituée. - Continuation Sllrla Foi Athanasienne, et sur le Se.igneur: Puisque Dieu est In­cra, il est aussi Étemel; en effet, la Vie même, qui est Dieu, estla Vie en soi, et non daprès soi, ni de rien; ainsi, elle est sansextraction; et ce qui est sans extraction, cela est déternité (ab œ­terno), et est éternel. Toutefois, lidée de ce qui est sans extrac­tion, et par conséquent aussi lidée de Dieu déternité, ne peutexister chez lhomme naturel, mais elle existe chez lhomme spiri­luel. La pensée de lhomme naturel ne peut être ni sépalée t ni abs­traite de lidée du temps; celle-ci est inhélente daprès la naturepa~s IlUJuelle il est; ainsi, sa pensée ne peut être ni séparée, niilbs~laite 4e nd~ dextractioll, parce que lexllaction est pOUl luile commencement aans le temps; lapparence de la progression du~olcil uimpl:jmé dans lhomme mlurel celte idée, Mais la pensée
  • 81. Vers. 9, CHAPITIU: DIX-HUITIÈME, 77 de lhomme spirituel a été abstraite de lidée du temps, parce quelle est élevée au-dessus de la nature, et au lieu de celte idée il y a lidée de létat de la vie, et au lieu de la dUtée du temps il y a létat de la pensée daprès laffection qui fait la ie; en effet, dans le Ciel Angélique, le Soleil ne se lève ni ne sc couche, et ne fait ni les années ni les jours, comme le soleil dans le monde; de là vient que les Anges du Ciel, parce quils sont dans les idées spitituelles, pensent ahstractivement du temps; aussi, leur idée sur Dieu dé­ ternité ne the-t-elle rien de lextraction ou du commencement,,mais elle tire tout de létat, en ce que cet état est éternel, pal con­ séquent en ce que tout ce qui est Dieu, et qui procède de Dieu, est éternel, cest-à-dire, Divin en soi. Quil eil soit ainsi, il ma été donné de le percevoh par une élévation, au-dessus de lidée na· tUtelle, dans lidée spirituelle. Daprès cela, il est donc évident que Dieu; qui est Incréé, est aussi Éternel; et quil est impossible de penser que la natule soit déternité, ni dans le temps pal elle­ même; mais quil est possible de penser que Dieu est déternité, et que la nature avec le temps vient de Dieu. H31, Quand ils verront la fumééde sa combustion, si­ gnifie à cause de lenfer et de leur damnation: on le oit par )a signification de la fumée de la combustion, en ce que cest lenfel et la damnation, ainsi quil va être expliqué; de là, quand ils la verront signine à tause de ces choses; maintenant il est dit (1 ils la pleurèront et ils gémiront SUI elle, quand ils verront la fu­ mée:de sa combustion, ) ce qui signifie le deuil et la douleur de creUl à cause de ces choses, il savoil, il cause de lenfer et de leuI damnation, Si la fumée de la combustion signifie lenfer el la dam­ nation, cest parce que la fumée signifie l,e faux infernal, et que le feu, par conséquent la combustion, signifie le mal infernal: da­ près la correspondance du feu infernal et du mal infernal avec le feu de combustion, il appalait au-dessus de leurs enfers une fumée mêlée de feu, comme la fumée dune fournaise ou dun incendie: que la fumée signifie le faux infemal, on le voit, No 494, 539, 889; el que le feu signifie le mal infelnal, tel que daprès un lei amour il est chez eux, on le voil, N° 68, 406, 504, 916, ­ COlltinuation sur la Foi Atnanasienne, et sur le Seigneur . Puisque Dieu est Étemel, il est aussi Infini: mais de même que sur
  • 82. 78 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. 1" 113!. l&elnelil,ya lidée naturellel6~ lillée&pilituelle, de même aussisUl.I:l.nfini. Slr lételne.I, liqée ,naturelle est tirée du temps, maisl~idée spirituelle nest pas tirée Qu·temps; de~même sUllinfinl, li·d~ naturelle,est tirée de.lespace, mais lidée spirituelle nest pastirée <;le lespace: en effet, ,de même que la v.ie nest pas lli- nature,de même les deux plopriétés .de la nature, lui sonlles temps et lesespaces, ne spntr pas :1 es ,ploI:lIiétég de lavi~, cal elles ont, été crééesavec la nalUle pal la vie qui est,Dieu. Lidée naturelle sur Dieu In­fiqi, celle q,ui estlirée de lespace, cest quil:l:empliUuQivers dQneextréqlilé à lautre extl~milé; mais. pal cette. i.dée de lInfini existe,la pensée que lintime de la Qature est :Dieu, et par conséquent quecet, intime est étendu; elton ce qui est ,é,tendu appa~t~ent,à la ma·l.ièJle, Ainsi, comme lidée naturelleqe ..saccQrde en aucune ma­nièreaveo lidée de la "ie, de la sages~e, et, de lamour, qui sontDieu, ces~ pourcejaqu~on doit ,cor;lsidéreJ [Infini daprès l,id~spirituelle, dans laquelle, de même, quil n.y:a rien du temps, demême aussi il ny a lien de l~espace, palce quilQ~ a ljen de lanature: daprès lidée spirituelle, le Pivi~ Amour est Infini, et laDivine Sagesse est InOnié,; et comme le Divin Amour ~t la DivineSagesse sont la Vie, q1,li .est Dieu, la Vie Divine aussi est Infinie;de là, donc, Dieu eS,t Infi.ni, Que, la Divine Sagesse soit, Illf~llie,onp.eut le voir daplès la sagesse de~, Anges du. trqisième .Ciel; cQmmeces Angessont plus que les, autres dans a sagesse, i1$,li?elçohenquil ny a aucun rappolt ~nt"e leurl!~gesse: et la" Divine S38essedu Seigneur, parce quil ny a aucun rapporten~Ie lInfini:et le fini;ils disent même que le premier degré ge la ,sagesse est, Ile :ojr.etde reconnaHre quil en eS,t ilin~j : cest, la,mên}C chose à légalq duDivin Amoul, En outre, les Anges, de même que ,les hommes, sontdes formes qui reçoivent la vie, par con~é,q.ucnt quileçoiven la ~il­ge~se et lamour procédant du Seigneul, et ces formes, sont CO~Tpo~ées ~e substanc~s qui sont san~viElI nar conséq~el)t mortes ,enllll~-mêmes; et, entre cc qui, e,st mort ~t ce qui est vivant" il ns aauçun lapport. Mais cOIl;lmcnt le fini leçoit"-il linfini? cest ce quipeut être illustré daprès la lumière et,la chaleur du soleil du monde;la lumière même et la chaleur m~me procédant de ce soleil nC,~ontpas matérielles, mais toujours est-il quelles affectent les substallcesmatérielles, la lumière ,en les, modiOant, ct la chaleur en chappeant
  • 83. Vers. 9, CHAPITRE DIX-HUITIÈME. 79leu lS, états: la Divine Sagesse du seigneur est au~si une Lumière,et le Divin Amour du Seigneur cst aussi une Chaleur, mais uneCbaleur et urie Lumière spiritueUes, parce quelles plocèdentduSeigneur. comme Soleil, qui ;est Diviu. AmtilUl~,et en mèmetempsDivine Sagesse: mais la· lumière et la chaleur qui procèdent.du.so.leil du monde sont natlllelles, parce que ce soleil est feu et uon pasamour. i 132. Vers. 1.0. Etau loin se tenant li cause de la craintede son tourment; ils diront: ltfo.lhl!Ur! malhtur! cette ville.g,ande, Babylone, .cette ville {orte! parce quoeil une heu,eestvenu tonjugemtnt. - Et au loin se tenant à:cflusedo·lacrainte,de8on taurment, signifie tandis quils sonl dalls:les ex­lemes daprèS .lappl~heTJsion des. peines infelDales : ils âirOTtt :Malheur! malhe1{r! oette .ville grande, Babylone, signifie lalamentation sur la doctrine el SUI la religiosité: celle ville rorle~signifie qui sétait fortifiée par lant dartifices abominahles: parcequen.une heure elit v~ni~ ton jugement, signifie leOlruine to­tale par le Jugement derQier. 1133. Et a1/J loin se tenant à cause de la crainte de sontourment, ;>ignifie tandis quils sont dans le.s externeS d, apr.éslapp"éhension des peines in{emales : on le voit par la signifi­cation de au loin se tenant, en ce qu~ cest être dans les externes,ainsi quil va être expliqué; et pmIa signifICation de la cTY/Ïnte dutourment, en ce que c:esl lapprébension à cause des peines infer­nales, car le toulment signifie ces peines, Si se tenir au loin signi~fie êlre dans les exlelDes, cest palcc·que lhomme est en soi quandil est dans les internes, cal là réside son amOllI, pardJOnséquent: savie même; les internes de lhomme sont les choses qui apparlien..,lIeDt à sqn esplit. el qui dans. la Parole SODt entendues par leschoses ploches; les ex ternes donc, palce quils sont éloignés des in­tetnes, sont entendues par les,cbo~es éloignées, ici, pal 8e tenil· auloin: et même touL homme méchant, tandis quil est dans les ex­ternes, nest pas semblable·à lui:même, tel quil esl dans les inter­nes; alors, non-seulement il parle et fait autlement, mais encore il pense et veut autrement; car sa pensée et sa volollté sont alolspour quil apparaisse homme cÎlil, moral, et aussi comme homme spilituel, et cela, à cause de la. loi el des peines quelle inl1igc. ou
  • 84. 80 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° B33.il cause de la léputation, et par suite à cause de lhonneur et du lucre, ainsi par la crainte de peldle ces avantages; qualors il soit loin de lui-même, cela est évident en ce que, quand il revient de ses extellles dans ses internes, ce qui anive lorsquil est seul, il pense et veut lout autrement, et il parle aussi lout autlement avec ceuxqui sont semhlalYles à lui: de la il est évident que se tenir au loin si~ gnifie dans le sens spirituel être dans les externes. Si lhomme mé­chant se met ou vient des intellles dans les exterues, la principaleraison cest la crainte; cest pourquoi, lorsquil voit les peines etles tourments ùe ses compagnons, la crainte ferme ses intellles, etquand ils sont fClmés, il est dans les externes, et il y leste, tantque la peine est présente au mental (animu~); mais toujoUls est­il que son interne nest point conigé pal les peines, il leste néan­moins comme auparavant; cest pOUlquoi, ,dès que la clainte de lapeine se retire, il revient dans ses maux qui sont intérieurementchez lui, et qui appalliennenl à son esprit, et par suile il. sa vie.Ceci peut être iIIuslré pal lexpérience daprès, le Monde spirituel:Lesprit méchant y esl contlaiut par les peines à ne point dire demal et à ne point faire de mal, et il leste lei tant quil est dans unlieu où la peine est présente à son menlal (animus), mais dès quela clainte de la peine se retire, il est méchant comme auparavant,11 en est de même dans le Monde; les voleurs, les bligands et lesautres scélérats, tant quils sont dans une ville, oiI tous sont tenusdans ùes biens pal la loi et par les peines quelle inflige, ne volentpoint et ne commellent point de brigandages; mais dès quils vien­nent dans des forêts ou dans des lieux oiI ils ne craignent point lespeines de la loi, ou lorsquils peuvent violer la loi par des fOUl"be­ries, et en détournel les peines, ils viennent dans leUls internes etcommettenl des scélératesses. Daprès cela, il est évident que les ex­ternes sont distants des internes, et se tiennent comme au loin:cest de là que, dans la Parole, par loin il est siguifié lExleme, our,e qui a été éloigné ùe lInterne, comme dans les passages suivants;dans Ésare :( Écoutez, vous qui êtcsloin J ce que jai fait; etconnaissez, vous qui êtes près, ma force. J ) - XXXIII. 13;­là, pal ceux qui sont loin sonl entendues les nations, paIce quellessont éloignées ùes nais intemes; et par ceux qui sont près il estentendu ceux qui sont de lltglise, et daplès (a Parole dans les
  • 85. Vers. 10. CIUPITRE DiX-HUITIÈME. 81vrais. Dans le Même: li Amène mes fils de loin, et mes fillesde lextrémité de la telre. Il - XLIlI. 6; - là aussi, par lesfils et par les tilles sont entendues les nations; parce qnelles soméloignées des vrais ct des biens, qui sont les inlelncs de lÉglise,elles sont appelées fils de loin et tilles ùe lextrémité de la lene;pm les fils sont enlendus ceux qui sonl dans les vlais, el par lesfilles ceux qui sont dans les biens; lexlrémlLé oe la tene signifiele.s derniers de lÉglise. Dans le Même: li Écoutez-Moi, iles, etpeuples de loin. Voici, à Toi de loin ils viendront; et voici,ceux-lù du septentrion et de loccident. Il - XLIX. 1.,12;- pnr les îles et par les peuples ùe loin, et pal du scplenllion etde loccident, sont pareillemclIlsigniHées les nations chcz lcsquelleslJ~glise serait instaurée. Dans Jérémie: «( Annonce dans les ilesau loin. Il - XXXI. 10; - palcillement. Dans ZachalÏe : l( Ceuxqui sont ([u loin viendront et bûtiront le TempLe de JéllOLah.ll- VI. 15; - ceux qui sont au loin, ici aussi, sont les nations,et le Temple quils bâtiront esl lÉglise. Dans Jérémie: li Suis-jeDieu de près, Moi, et non Dieu de Loin? Il - XXIII. 23; -signilie que le Seigneur est Dieu pour ceux qui sont au dedans delÉglise, et aussi pOUl ceux qui sont hors de lÉglise; puis aussi,pOUl ceux qui sont dans les vlais illlelnes, et pOUl ceux qui sontdans les vrais extelnes. Dalls David: « Dieu, assurmu:e de tousLes bouts de La tetTe, et de la mer au Loin. Il - Ps. LXV. 6;- les bouls de la terre el la mer au loin signifient les derniers de lÉglise. Dans le sens opposé, pal loin est signilié le mal, parceque le mal est dans Lhomme externe; en effet, tous ceux qui sont dans les maux et pal suite dans les faux sont hommes externes;ccux-ci sont entendus pal les nations et les peuples cie loin ct de lextrémité de la terre, dans les passages suivants; dalls Itsaïc; « Les nalions de loin et de lextrémité de La terre. l I - V . 26. - Dans le Mëme : (( Les peuples qui viennent dune terreéloignée, de Lextrémité de La terre. II - XIII. 5. - Dans Jé- lémie: « Lc.~ nations qui viennenl dune terre éloi.qnée con- tre Jérusalem. 1) - IV. 16. - Dans le Même: « Jamènerai sur La maison d 1 sruëL une nat ion de Loin.)) - V. 15 : - comme pal llabel il est signilié le mal ùe tout genre et la Iwofana- tion du bien, cest pour cela quelle est appelée (1 Terre de loin,)) VII. O.
  • 86. 82 LAPOCALYPSE EXPLIQUÉE. N° U33.- Ésale, XXXIX. 3. - Que ceux qui sont au loin signifientceux qui sont dans les exlernes de lÉglise, on peut aussi le voirdaplès ceux qui, dans le Monde spirituel, sont dans les externes,et daprès ceux qui sont dans les inlernes; ceux-là sont dans leseplenlrion, ainsi sont éloignés selon les degrés de réception duvlai et du bien. Que par proche il soit entendu linterne, on le voitci-dessus, N° 16. - Continuation sur la Foi Athanasienne, etsur le Seigneur: Puisque Dieu est Infini, il est aussi Tout-Puis­sant j cal la Toute-Puissance est la Puissance Infinie. La Toute­Puissance de Dieu se montre avec éclat dans lUnivers, qui est leCiel visible et le Globe habitable, ouvlages magnifiques dun CIéa­teUl Tout-Puissant; elle se montre pareillement dans toutes leschoses qui sont dan"s le Ciel visible et sur le Globe habitable;leur Cléation et leur entretien attestent quelles sont par la DivineToule-Puissance; el lem ordre et le rappOll mutuel des fins de­puis la premièle jusquà la delOière attestent quelles sont pal laDivine Sagesse. La foule-Puissance de Dieu se montre aussi avecéclat dans le Ciel qui est au-dessus ou au dedans de notre Ciel vi­sible, et dans le Globe qui, là, est habité pal les Anges comme lenôtre lest par les hommes; il ya là des témoignages étonnants dela Divine Toute-Puissance, et comme ils mont été montrés et lé­vél~s, ils mest permis de les rappoller : II ya là tous les hommesqui sont morls depuis la première cléation du Monde, lesquels, de­ puis leUl mort, sont hommes aussi quant à la forme, mais sont es­plits quant à lessence. Les esplits sont des affections qui appar­ tiennent à lamoUl, et ainsi sont aussi des pensées; les esprits du Ciel, des affections de lamour du bien, et les esplits de lenfer, des affections de [amour du mal: les affections bonnes, lesquelles sont les Anges, habitent SUi un globe qui est appelé Ciel; et les affec­ tions mauvaises, lesquelles sont les esplils infel1laux, habilent pro­ fondément au-dessous deux; le globe est un, mais divisé comme en des étendues, lune au-dessous de lautle; il Y a six Étendues; dans la suprême habitent les Anges du troisième Ciel, sous eux les Anges du second Ciel, et sous ceux-ci les Anges du p,emiel; au­ dessous de ces Anges, habitent les esprits du plemier Enfer, sous eux les esprits du second Enret, et sous ceux-ci les esprits du troi­ sième : tout a été disposé avec tant dold,e, que les affections mau­
  • 87. Vers. 10. CHAPITRE DIX-HUITLÈME. 83vaises, qui sont les esprits de lEnfel, sont tenues dans les lienspar les affections bonnes, qui sont les Anges du Ciel, les esprits delEnfer le plus bas pal les Anges du Ciel suprême, les espritsde lEnfer moyen pal les Anges du.Ciel moyen, et les esprits dupremiel Enfer par les Anges du premier Ciel; daplès une telleopposition, les affections sont tenues en équilibre comme dans desplateaux de balance. De tels Cieux et de tels Enfers sont innom­brables, distingués en des compagnies et des sociétés selon lesgeOles et les espèces de tputes les affections; et ces affections sontell ordre et en connexion selon leurs affinités plus proches et pluséloignées: de même dans les Cieux, et de même dans les Enfers:cet ol(he et cette connexion des affections sont connus du Seigneurseul, et lordination daffections aussi valiées qui! y a eu dhommesdepuis la premiè~§ création, etqui! doit yen avoil dans lavenil,appaltient il une~agesse Infinie, et en même temps à une Puis­sance Infinie. Que la DÎine Puissance soit Infinie, ou quelle soitla TQute-Puissance, on le voit là dune manière bien manifeste, ence que les Anges du Ciel et les diables de lEnfel nont pas la moin­dre puissance pal eux-Illêmes; sils avaient la moindre puissancepar eux-mêmes, le Ciel tomberait, lEllferdeviendrait un chaos, etavec eux pélirait tout homme. HM. Ils Diront: Malheur! malheur! cette ville grande,Babylone, signifie la lamentation sur la doctrine et sur la le­ligiositf : on le voit par, la signification de malheur! malheur!en ce que cest une lamentation, principalement SUI la destructionet la dévastation, N° 531 ; p1j.r la signification de la ville, en ce quecest la doctrine, N° 223; et pal la signification de B,abylone, ence quelle est celle religiosité, qui est appelée prostituée et mèredes sCOItations et des abominations de la tene, daplès la falsifica­ tion et la plofanation du vrai et du bien : de là il est évident que pal « malheur! malheul! cette ville glande, Babylone, ) il est si­ gnifié la lamentation SUI la doctrine et sur la religiosité. - Conti­ nuation sur la Foi Athanasienne, et sur le Seigneur: Si toute la puissance est à Dieu, et que lhomme. ou lAnge nen ait absolu­ ment aucune, cest parce que Dieu seul est la Vie, et que lhomme et lAnge sont seulement des récipients de la vie; or, cest la vie qui agit, et cest le récipient de la vie qui est mis en action. Cha­
  • 88. 84 LAPOCALyrsE EXPLIQUÉE. NU H311. cun peut voit que le récipient de la vie ne peut faire la moindre chose pal soi-même, et que ce quil fait, il le fait daprès la vie qui est Dieu, mais toujours est-il quil peut agir comme pal soi­ même, car cela peut lui êUe donné, et il a été dit ci-dessus que cela lui avait aussi été donné. Si lhomme ne vit pas pallui-même, il sensuit quil ne pense pas et ne veut pas pal lui-même, et quil ne pal1e pas et nagit pas par lui-même, mais que cest daprès Dieu, qui seul est la vie. Il semble que ce soit là un paradoxe, parce que lhomme ne peut faire autrement que de penser que ces choses sont en lui, et quainsi elles se font par lui; mais toujours est-il quil leconnatl cela, 10lsque daprès la foi il dit que tout bien et tout Tai vient de Dieu, et que tout mal et tout faux vient du diable, et cependant tout ce que lhomme pense, leut, dit et fait, se réfèle au bien et au vrai, ou au mal et au faux: cest de là que lhomme dit en lui-même, oa que le prêtre lui (In, quand il fait le bien, quil a été conduit par Dieu, et quand il fait le mal, quil a été conduit pal le diable: lhomme qui prêche prie aussi pour que sa pensée, sa parole et sa langue soient conduites par lesprit de Dieu, et quelquefois même aplès sa prédication il dit quil a pallé daprès lesprit; quelques-uns aussi perçoivent cela en eux-mêmes. Je puis aussi moi-même attester devant le Monde que toutes les choses de ma pensée et de ma volonté ont influé, les bonnes et les vraies, du Seignelll par le Ciel; et les mauvaises et les fausses, de lEnfer; il ma été donné depuis longtemps de percevoir cela. Les Anges des Cieux supélieurs le sentent manifestement, et les plus sages dentle eux ne veulent pas même pensel et vouloit comme par eux-mêmes. Au contraile, les génies et les esprits infernaux le nient absolument, et se mettent en colère quand on le lem dit; toutefois, il fut monllé à plusieurs denlle eux pal de vives expé­ riences (ad rivum) quil en est ainsi, mais ils en étaient ensuite indignés. Cependant, puisquil semble à plusieurs pelsonnes que ce soit là un paradoxe, H importe quon voie daprès quelque idée. de lentendement comment cela a lieu, aOn quon reconnaisse que cela a lieu; voici la chose en elle-même: Du Divin Arnoul du Sei­ gneUl, qui appalatl dans le Ciel Angélique comme Soleil, procède une Lumière et plocède une Chaleur; la Lumièle est la vie de sa Divine Sagesse, et la Chaleur est la vie de son Divin ArnoUl; celte