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Em Swedenborg 1 Couronnement Ou Appendice A La Vraie Religion ChréTienne 2 Invitation A La Nouvelle Eglise Le Boys Des Guays 1865
 

Em Swedenborg 1 Couronnement Ou Appendice A La Vraie Religion ChréTienne 2 Invitation A La Nouvelle Eglise Le Boys Des Guays 1865

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Emmanuel Swedenborg : 1) Couronnement ou appendice à La Vraie Religion Chrétienne 2) Invitation à La Nouvelle Eglise

Emmanuel Swedenborg : 1) Couronnement ou appendice à La Vraie Religion Chrétienne 2) Invitation à La Nouvelle Eglise

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    Em Swedenborg 1 Couronnement Ou Appendice A La Vraie Religion ChréTienne 2 Invitation A La Nouvelle Eglise Le Boys Des Guays 1865 Em Swedenborg 1 Couronnement Ou Appendice A La Vraie Religion ChréTienne 2 Invitation A La Nouvelle Eglise Le Boys Des Guays 1865 Document Transcript

    • COURONNEItENT OU APPENDICE A LA VRAIE n,ELIGlON ClfRÉTIENNE DANS LEQUEL IL S'AGIT Des quatre Églises SUI' cclte Terre depuis la Création du Monde; de leurs Périodes, et de leur Consomnwtion, Puis, de la Nouvelle I~glise qui doit succéder il ces qualre b;glises, el sera -éritablement Chrétienne et la Courollnc des précédclltes, De l'Avénement du Seigneur il celte b;glise, et de son Divin Auspice en clic pour l'Éternité : Et cnfin du Mystère de la Rédemption Pa," BlPlMANrTEL SWEDE1VBOBG Serviteur du Seigneur Jésus-Christ (Ouvrage posthume) TRADUIT DU LATIN PAR J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYS Sur l'cdition de Londres (1780) DEUXIt:~IE ~DITION REvUE ET CORRIG~:E PftT L. Roy! DU Guj,YS ct A. Ui.RLK SAINT-AMAND (CHER) A la librairie de LÂ NOUYELLE JÉRUSÂLEJr, cbe. PORTE, libraire PARIS M. MINOT, rue de Sèvres, 96 E. ,JUNG·TREUTTEL, libraire, rue de Lille, 19 LONDRES SWEDENBORG SOCIETY, 36, Bloomsbury Street, O.tord Street NEW-YORK PUBLISHING HOUSE, of lhe Gen-Convention, of THE Na,. Jnu"LlIlI, No 20, Coopor Union i865
    • 0 (J­ <>,l ~ ~ ­ ;:::j o z; ~ , t'> z ~ .,J ~ ..... -. ~ E-! ~ ....-, '::.::l hJ ~ u =: ~j ~ :::t: U ~ il E-< z r.:l z; 0 ..... ~ ..... ...:l ..; 5: " ~I ~ ...:t> zl ~ ~I - 1( ~ p 0 u -< ~t ~ » ..l.5 ~ ~ ...:i ~" ~ ~ (j
    • COURONNEMENT OU APPENDICE A LA "HAIE RELIGION CIIRÉTIENNE DANS LEQUEL IL S'AGIT Des quatre Eglises sur cette Terre depuis la Création du Monde; de leurs Périodes, et de leur Consommation. Puis, dc la Nouvelle f:glise qui doit succéder il ces quatre Élllises, et sera véritablement Chrétiennc et la Courollne ùcs précédclltes. De l'Avénemenl du Seigneur il celle .b;glise, el de son Divin Auspice en elle pour l'Éternité: Et enfin ùu Mystère de la Rédemption Pa." ElPllPI..t.NVEIJ SWEDBjVBOBG Serviteur du Seigneur Hsus·Christ (Ouvrage posthume) Saint-Amand (Cher). - Imprimerie de DESTEN~ '. TRADUIT DU LATIN PAil J.-F.-E. LE BOYS DES GUAYS Sur l'ëdilion de Londres (1780) DEUXIÈME ~DITION REVUE ET CORRIGÉE Far t. Roy! DU GUA.YS ct A. HJ.RLil ~ SAINT-AMAND (CHER) A la librairie de LA NOUVELLB JéRUSALlBr,cbe1.l'ORTE, libraire PARIS M. MINOT, roc de Sèvres, 96 E. JUNG· TREUTTEL, libraire, rue de Lille, t9 LONDRES SWEDENBORG SOCIETY, 36, Bloom.bury Street, O.ford Street NEW-YORK PUBLISHING HOUSE, of lbe Gen·Con,enlion, of TBE N." J"U~UI!I, No 20, Cooper Union 1865
    • .,.­ COURONNEMENT OU APPENDICE A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE L Ces Trois Sujets, à savoir, la CONSOM~IATION DU SIÈCLE, l'A­ VÉNEMENT DU SEIGNEUR, et la NOUVELLE ÉGLISE, onl été traités dans le dernier Chapitre. de l'Ouvrage ayant pour titre LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE; si la continuation en est donnée dans ce qui suit, c'est parce que jusqu'à présent personne n'a connu ce que c'est que la Consommation du siècle, ni pourquoi un second Avénement du Seigneur, ni qu'une Nouvelle Église doit veuil' i et cependant il s'agit de ces trois Sujets dans la Parole, tant Pro­ phétique qu'Apostolique, et pleinement dans l'Apocalypse. Qu'il s'agisse de ces trois Sujets dans la Parole Prophétique de l'Ancien Testament, c'est ce qui devint évIdent pour moi lorsqu'il Ille fut donné de développer celle Parole pal' le sens spirituel; qu'il en soit de même dans la partie Prophétique du Nouveau Testamen t, qui est appelée Apocalypse, et aussi dans la Parole Évangélique et Apostolique, on le verra par ce qui suit. De là il résulte que sans la connaissance de la Consommation du siècle, du second Avénement du Seigneur, et de la Nouvelle Église, la Parole est comme fermée; et il n'y a pour l'ouvrir nulle autre chose que les connaissances, lesquelles sont comme des Clés qui ouvrent la porte et introduisent. Quand cela a lieu pour la Parole, les Tré­ sors qui jusqu'alors y étaient cachés comme dans le fond de la mer se présentent il la vue; car au fond de la Parole il n'y a que des Trésors. Dans cet Appendice ou Continuation, je procéderai, comme dans l'Ouvrage même, pal' des soullnuires placés en urant, qui devront être confirmés pal' l'Écriture et illustrés pal' la raison. 1.
    • N° 2. ALA VnAIE nELIGION CIlRÉTIENNE, 3 2 APPENDICE y 2. poîntrenversé, et que la Pierre détachée, non pal' des mains, de­ vint 110 Rocher grand qui rempliltoute la Terre. 4° Et comme le r~EmIE PREMIER1 Seigneur, notre Sauveur Jésus-Christ, dans la Parole de l'un et de l'autre Testamcnt, est appelé la Pierre et le Rocher, il esl évi­ Il Y Cl (ill quatre Églises sur cette Terre depuis le jour de sa dent que son Royaume est entendu par la dernière partie de ce Création. La Première, qui doit ~tre appelée Adamique; la passage. 5" En oulre, dans un très-grand nombre de passages de Seconde, Noachique; la 7'I'oisième, Israélite; et lCl Qua­ la Parole, l'état de l'Église est décrit pal' l'Or, l'Argeut, l'Airain trième, Chrétienne. et le Fer; son élat spirituel quant au bien de l'amour par 1'01', (=9 son état spirituel quant au l'rai de la sagesse par l'Argent, son 2, Qu'il ait existé qnatre Églises sur celle Tene depuis.la Créa­ état naturel quant au bien de la charité par l'Airain, et son état lion du Monde, on le voil clairement dans Daniel; d'abord, par la naturel quant au vrai dè la foi pal' le Fel', ce qui a été confirmé Statue que Nébuchadnessar vit en songe, et ensuite par les qua­ d'après la Parole; voi1' dans l'ApOCALYPSE Rivhit:, N° 913; et tre Dêtes qui montaient de la Mer. Au sujet de LA STATUE DE NÉ­ ailleurs. C'est même pour cela que, dans les Premiers Ages, les BUCUADNESSAR, on lit ces paroles: (1 Danid dit: Toi, Roi, voyant SUgea, qui con·naissaient les significations des ~iétaux, comparè­ tu {us, et voici, une Statue gl'ande, et son apparence excel­ rent Il ces quatre ~Iétaux les Siècles, qui depuis le l'remie:' jus­ lente, se tenait vis-à-vis de toi, et son aspect (était) formida­ qu'au Demier devaient se succéder, et appelèrent le Premier le ble : de cette Statue la T~te était d'Or bon; sa Poitrine et ses Siècle d'or, le Second le Siècle d'argent, le Troisième le Siècle Bras, d'Argent; son Ventre et ses Cuisses, d'Airain; ses Jam­ d'airain, et le Quatl'Îème le Siècle de fer; et ainsi ils les décrivi­ bes, de Fel'; ses Pieds, en partie de Fel' et en partie d'Argile. rent selon les Biens et les Vrllis : et comme les Biens et les Vrais Voyant tlI {us, jusqu'à ce que fut détachée une Piel'1'e, non par réels ne proviennent que du Dieu du Ciel, ils les clécl'Îl'irent selon des mains, et elle frappa la Statue sur ses pieds, qui (étaient) les Ëtats de l'Église ehez eux, car c'est d'après et selon ces États de fer et d'argile, et les brisa; alors furent brisés ensemble le que les États civils des Ioyaumes, quant ilia Justice et au Juge­ {el', l'argile, l'airain, l'm'gent et l'O1', et ils devinrent comme ment, ont l'existence, la vigueur et la vie. Que dans la Parole de la 7,aille-de l'aire en été, en sorte que les emporta le vent, et l'un et de l'autre Testarnentle Seigneur, notre Sauveur JÉsus­ aucun lieu ne fut trouvé pour eux: mais la Pierre qui frappa CIlRIST, soit appelé la Pierre et le Rocher, cela est él'ident par les la Statlte devint un Rocher umnd, et remplit toute la Terre. passages qui vont suivre; qu'il soit appelé la l'ImRE, on le voit Dans ces juurs, le Dieu des Cieux fel'a surgil' un Royaume, par ceux-ci: «( Ainsi a dit Adonaï Jéhovilt: Voici, Moi, je vais qui dans les siècles ne Sel'a point renversé, et ce Royaume à {onder en Sion une Piel'1'e, Pierre d'épreuve, d'Angle de prix, un autl'e peuple ne sem pas laissé; il bl'isera et consumera de fondation fondée; celui qui aum cru nes'arnJtera pas. Alol'S tous ces Royaumes, mais lui subsistera dans les siècles. Il - II. je poserai le jugement pour règle, ct la justice pow' aplomb. Il 31 à 35, M, - Que ce Songe ail signifié, non pas quatre Royau­ - Ésaïe, XXVIII. 16, 17. - li Jéhovah visitem son troupeau; mes SUI' celte. Terre, mais quatre Églises devant sc succéder l'une de Lui la PIERRE ANGULAIRE. I l - Zachar. X. 3,4. - li LA PU:RRE il l'aulre, cela est évident pal' les considérations suivantes: 1° Que qu'ont rejetée les Architectes est devenue tête d'Angle. I l ­ sur celle 'l'cITe il n'a poinl existé de lels Hoyau mes l'un après l'an­ l's. CXVIII. 22. - li N'avez-vous jamais lu dans les Ecri­ tre. 2° Que la Divine Parole, dans son sein, lraile, non pas des tures : La Pierre qu'ont l'l'jetée ceux qui Mtissent, celle-là Royaumes du ~londe, mais des Églises qui constituent dans les est devenue tète d'Angle. Il - ~·Iallh. XXI. 42. Marc, XI!. 10,11. Terrcs le Royaume de Dieu, 3" Puis, en ce qu'il est dit que le Dicu Luc, XX. 17,18. Ésaïe, VIII. 13, 1ft, 15. - (1 Vous vous {tes des Cieux fera surgir un noyaume qui dans les siècles ne sera
    • 4 APPENDICE N· 2. N° 3. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 5 approchés vers le Seigneur, l,A PIERRE VIVE, l'ejetée à la vérité par les hommes, mais choisie pal' Dieu; vous aussi vous­ dl'essa; il Y avait trois côtes dans sa bouche tntl'e S!?S dents; mêmes, comme des pie1Tes vives, vous étes bâtis en maison en outl'e, on llli disait ainsi: Lève-toi, mange beaucoup de spirituelle; c'est pOlu'quoi il est dit dans l'Éc1'illtre : Je place chail'. AprèS cela, voyant je {us; et voici, une Autt'e, comme en Sion la PIERRE ANGUI.AIRE, Choix 1)1'ecieux, et celui qui Ct'oit un Lé01J(lj'd, laquelle avait qUtl[n! ailes, telles que celles des en Elle ne sera 1Joint confondu. » - 1PielTe, Il. 4,5,6.- (1 Vous oiseaux, SUI' son dos; et quatl'e Tétes il la Bt!te : et domina­ avez eté bâtis sur le (ondement des Apôtl'es et des Prophètes, tion lui {ut donnée. Après cela, voyant je {us en visions de dont la PIERRE ANGULAIRE est Jésus-Christ, par qui tout l'Edi­ nuit; et voici, une Quall'ième Dt!te ter1'Ïble ct (ormidable, et (tee bien cimenté s'élève en Temple saint dans le Seir;neUl', par robuste il l'extl't!me, ayant des dents cle fer, grandes, qui man­ lequel vous ensemble vous avez été bâtis en Habitacle de Dieu. gea et bl'oya, et le reste avec ses pieds {oula; or, elle était di{­ en esp1'it. )) - Éphés. II. 20, 21, 22. - (' JÉSUS-CHRIST EST I.A /ërente de toutes les Bêtes qui avaient élé avant elle, et elle avait PIERRE rejetée pal' eeux qui bâtissaient, laquelle est devenue dix cornes. Voyant je {us jusqu'à ce que des 'l'r{mes (urent Ute d'angle, et il n'y a aucun salut dans un autre. II - Act. renversés, ct que l'Ancien des joul's s'assit; ct le jugement s'é­ IV. B, 12. - Que le Seigneur soit appelé le nOCIIER, on Je voi! tablit, et des liVl'es {Il1'ent ouverts: ct voici, avec les nuées du par les passages suivants de la Parole: " Quand gms (ut devenu Ciel, comme un Fils de l'Iwmme qai venait: et il lui (ut donné JeschUl'un, il regimba, et il abandonna le Dieu qui l'avait (ait, domination, et gloil'e et lloyazmte, ct tous les peuples, nations et il méprisa LE nOCHER de son salut. )) - Deutér. XXXII. 15, et langues Le servil'ont; sa domination, domination du Siè­ 18,30. - (1 J.e Dieu d'Ismi}l a dit, LE ROCHER d'Ismël m'a cle, laquelle llC passent point; et son Royaume, (l1oyaume) parlé. )) - II Samuel, XXIIf. 3. - « Que soient en bon plaisir qui ne pé1'Ïl'a point. Il - VIT. 3,6, 5, fi, 7, 9, 10, 13, 14 el suiv. les paroles de ma bOUChe, Jéhovah, MON nOCHER ET nroN llÉ­ - Que ces qualre tglises aienl été pareillement enlendues et DEMPTEUR! )) - Ps. xrx. 15. - (1 Ils ne se sont point souvenus décriLes pal' ces Bêles, cela esl éviden 1 par chaque particularité que Dieu était leur Rocher et leul' Rédempteur. )) - l's. de celle descriplion, qui sera, dans la suiLe, développée dans LXXVII. 35,62. - (' Ils buvaient toas la boisson spi1'ituelle, son ordre, et principalemenl par les derniers Versels, où il est car ils buvaient du Rocher spi1'ituel; le Rocher était le Christ.)) dil qu'après ces quatre Bêtes doil venir un Fils de l'homme, - 1 Cor. X. 4. Exod. XYU. <,.-D'après ces passages, il est bien auquel il sera donné une domination el.un royaume qui ne pas­ évident que pal' la Piel'fe, qui frappa la Slalue et devint un gl'and seronl point et ne périront point, Fils de l'homme qui a aussi nocher l'emplissant toule la Terre et dont le Royaume durera été entendu pal' la T'iel'l'e de'cnue un grand Rocher qui remplit dans les siècles des siècles, est entendu notre Seigneur Jésus­ toule la Terre, COlllllle on le oil ci-dessus, N° 2, fin. Que les Christ. élals de l'Église soienl décriLs dans la Parole par des Bêtes, de 3. Ces mêmes quatre Églis(ls SUI' celle Terre ont été décrites même que pal' des Métaux, cela esl évident pal' un grand nombre par les qualre Bêles qui montaient de la Mer, dans Daniel; il en de passages, dont je rapporlerai seulement ici quelques-uns i ce est parlé dans ces lermes : " La Première, comme un Lion, sont ceux-ci: (( Une pluie de bienveillances tu {el'as dégoutter; mais des ailes d'aigle elle avait; voyant je (us jusqu'à ce que ton héritage en souffrance lU le raR'ermiras; TA B~TE, 'l'ON AS­ (UI'ent al'1'aclu!es ses ailes, et qu'elle se (ut soulevée de terre, SEiIIBLÉE, y lzabiteront.)l - T's. LXVIII. 10, B. - "A Moi tout et, que sw' ses pieds, comme un homme, elle se {ut dressée, et ANIMAL DE LA FOR KT, LA Btn: SUI' les montagnes pal' milliers; qu'un cœw' d'homme lui (ut donné. Ensuite voici, une autre je connais tout OISEAU DES MONTAGNES, LES B~TES DE ~lE5 CHAMPS Béte, une Seconde, semblable li un Ours, et SUl' un côté elle se (sont) avec Moi. Il - Ps. L. 10, 11. - (( Aschur (élaiL) un Cèdre dans le Liban, élevéè était devenue sa Ilaut(Ur; dans ses 1*.
    • 1> APPENDICE N° 3. N° 3. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 7 branches avaient {ailleurs nids tous les OISEAUX DES CIEUX, et des Bêles du Monde naturel, les affeclions de l'amour du bien sous ses bl'anches avaient engendl'é toutes les BtTES DU CHAMP, comme des Bêtes d9uces et d'un usage bon, et les affeclions de et dans son ombre avaient habité toutes les NATIONS GRANDES. Il l'amOlli' du mal comme des Bêtes sauvages et d'un usage mauvais: - Ézéch. XXXI. 2.à 6, 13. Daniel, IV. 7 à 13. - II Je traite1'ai de là vient que les Bêtes sonl si souvent nommées dans la Parole, pOUl' eux alliance en ce jou1'-là avec la BiTE DU CHAMP et avec el que par elles dans le sens spirituel sont signifiées les affeclions, l'OISEAU DES CIEUX, et je lIfe fiu.ncerai li toi à etel'nité. li ­ les inclinations, les pel'ceptions et les pensées. D'après cela, on Hosée, JI. 18, 1l>. - Il Rejouis-toi, et sois dans l'allégresse; voil clairement ce qui est entendu pal' CRt:ATURE dans les passa­ ne cmignez point, B~TES DE MES CHAMPS, cm' herbeuses sont ges suivants: (1 Jesus commanda aux Disciples d'aller par devenues les demeu1'es du désert. Il - Joêl, II. ~t, 22, 23. ­ le Monde entiel', et de priJche1' l'Évangile à TOUTE CRÉATURE. II (1 Toi, Fils de l'homme, dis à tout OISEAU D'AILE, et à toute - Marc, XVI. 15. - I( Si quelqu'un est dans Christ, il est une DtTF. DU CHAMP : Assemblez-vous pour mon sacrifice SUl' les NOUVELLE CRÉATURE; les choses vieilles sont passées, et toutes montagnes d'Ismël; ainsi je donne1'ai ma gloire parmi les Na­ choses sont devenues nouvelles. Il - Il Cor. V. n. - (1 Voici ce tions. Il - Ézéch. XXXIX. 17 il 2t. - Il L'ennemi a outragé que dit l'Amen, le Temoin fidèle et vt!1'itable, le commencement Jilhovah; ne donne point à la BtTE l'âme de la TOURTERELLE.lI de la CRÉATURE DE DIEU. Il - Apoe. III. ilt; - là, par les Créa­ Ps. LXXIV. 18,19. - Il Jéhovah rassEmble les expulses d'Is­ tures sont entendus ceux qui peuvent être créés de nouveau, raël; toute B~TE DE MES CHAMPS, venez. Il - Ésaïe, LVI. 8, 9.­ c'est-à-dire, être régénérés, et ainsi devenir membres de l't:glise (1 L'esprit, poussant Jésus, le fit allel' dans le désert; et il était du Seigneur. avec les 13~TES, et les Anges Le servaient. Il - Marc, 1. 12, 13; 4. Qu'i! y ait eu sur celle Tel'l'e quatre Églises. Une avant le - il élait, non avec des Bêles, mais avec des diahles, con Ire les· Déluge, qui peul être appelée l'ADAmQuE; une Autre après le quels il comballit et qu'il subjugua. 11 y a encore mille autres Déluge, qui peul être appelée la NOACHIQUE; après celle-ci, une passages, qui onl été l'apportés en partie dans l'ApOCALYPSE Ut:­ Troisième, qui l'UtI'IsRAt:LITE; et une Quatrième, qui existe au­ VÉLiE, N" 567. De plus, il esl bien connu que le Seigneur Lui­ jourd'hui el est appelée CURiTIENNE, c'est ce qui sera démonll'é Même, dans la Parole, est appelé Agneau, el aussi Lion; que le dans les Articles suivanls, où il sera fait une Exposition de cha­ sainl-Esprit a été représenté comme une Colombe; que les Ché­ cune en parliculier. rubins, pur qui esl signifiée la Parole dans le sens Iilléral, appa­ J'urent comme qualre Dètes, dans Ézéchiel et dans l'Apocalypse; @ que l'homme de l'Église, qui reconnall le Seigneur comme son Dieu et son Pasteur, est appelé Brebis, et qu'au contraire celui Chaque Eglise a eu quatre États successifs ou Périodes, qui qui ne Le reconnait pas esl appelé Bouc et aussi Dragon, et que sont entendus dans la Pm'o!e 7Jar le Matin, le JOUI', le Sail' l'assemblée du dragon est aussi, de même que dans Daniel, dé­ et la Nuit. crite dans l'Apocalypse pal' une DiJte montant de la mel', sem­ blable à un Leopard, ayant des 7Jieds comme ceux d'un Ow's, 5. Qu'il y ail eu quatre Élats successifs ou Périodes de chacune et une bouche comme celle d'un Lion, - XlII. 1, 2. - Ces ma­ des qualre Églises ci-dessus nommées, c'est ce qui sera illustré nières de s'exprimer lirent leur origine du ~Jonde spirituel, oil dans les Articles suivants, où il sera lrailé de chaque ]::glise dans toutes les affections el pal' suite toules les pensées des Anges et son ordre : elles sont décriles par ces vicissitudes du temps, des Esprits se présentent à dislance d'eux comme des Bêles, qui parce que tout homme qui nalt dans l'Église, ou en qui commence apparaissent aussi dans une forme absolument semblable à celle l'Église, vien! d'abord dans sa lumièl'e, telle qu'elle est au point
    • N° 5. ALA VRAn: RELIGION CHRÉTIENNE. 9 8 APPENDICE N° 5. du jour et le ilatin ; ensuite il s·av~n.::e dans son JonI', et celui TIN. Il - l's. XLVr. 6. - li A moi on cl'ie de Séi7'~ Sentinelle! qui aime les 'l'ais va jusqu'à midi; si ~Iors il s'~rrête en chemin, qu'y a-t-il ci l'égal'd de la NUIT? Sentinelle! qu'y a-t-il à l'é­ et n'entre point dans la chaleur du printemps etdlJ l'eté, son jour gard de la NU!'f? La sentinelle a dit : Le MATIN est venu, et baisse vers le soir, et enfin devient ténéhreux comme la lumière allssi la NUIT. Il - Ésare, XXI. H, 12. - li L'a fin est venue SUl' au temps de la nuit; et alors sou intelligence dans les choses spi­ toi, habitant de la tel'I'e, le temps est venu, le JOUl' est proche; rituelles de l'f:glise devient une Inmière froide, comme la lumière voici le JOUR, voici, il est venu; il a 7J{/1'U, le MATIN. ,) - f:zéch. des jours tians la saison de l'hiver, quand il voit, il ei>t vrai, les VII. 5, 6, 7, 10. - (Ill Y aura un JOII1', lequel est connu de arbres placés près de sa maison ou dans ses jardins, mais dépouil­ JtJhovah, ce ne sel'a ni un JOUR ni une NUIT, paI'ce que vers lés de feuilles et privés de fruits, ainsi COlllme des troncs nus: en le temps du SOIR il Y aura LUMIÈRE. Il - Zach. XIV. 7. ­ li Vel'S le temps du SOIR, voici, la tel'I'ew'; elTel, l'homme de l'Église s'avance du malin vers le jour, afin que avant le MATIN, elle par la lumière de la raison il soit rél'ormé et régénéré, ce qui se n'est plus.» - ÉsaIe, XVII. 14. - II Au SOIR durel'ont de nuit fait uniquement pal' une vie conforme aux préceptes du SeigneUl' les plew's; mais au MATIN, le chant.» - l's. XXX. 6. - li Jus­ clans la I:'arole; si cela n'a pas lieu, sa lumière devierit ténèbres, qu'att SOIR, au MATIN, deux mille ll'ois cents, alors sem justi­ et les ténlbres devienoent une épaisse obscurité, c'est-à-dire que (ié le saint; la vision du SOIR et du MATIN est la vérité. 1) ­ les vrais de la lumièl'e chez lui sont changés en faux, et les faux Daniel, VIII. 14. 26. - II Jéhovah au MATIN produil'a son juge­ en maux qui n~ sont pas apparents. Il en est autrement de ment ci la lumière, il ne manquera 7Joint. » ­ Séph. Ill. 5. ­ li Ainsi a dit Jéhovah: Si vaine VOlIS l'homme qui se laisse l'égé'nérer; il n'est point surpris pal' la l'endez mon alliance du Nuit, cal' il marche en Dieu, ct par suite conlinuellemeQ.t dans un JOUR et mon alliance de la NUIT, en sorte qu'il n'y ait plus JOUR jour, dans lequel aussi il entre pleinement après la mort, quand et NUIT en leur temps, vaine aussi deviendm mon alliance avec il est associé avec les Anges dans le Ciel; cela est entendu dans David, mon serviteUl·. » - Jérém. XXXlII. 20, 21,25. - li Jésus l'Apocalypse pal' ces paroles sul' la Nouvelle .1érusalem, qui est dit: Il me faut opéré'1' les œuvres de Dieu tandis qu'il est JOUR, la Nou'elle Église véritablement Chrétienne: (l Celle Ville n'a viencll'a ttne NUI T, en laquelle personne ne poun'a opél'eT. » ­ 7Joint besoin dlt Soleil ni de la Lune pour luiJ'e en die, CUI' Jean, IX. 4. - li En cette NUIT-là, ils seront deux sur un mt!me la gloire de Dieu l'a éclail'ée, ct sa lampe, l'Agneau; et les lil; l'lm sel'a p1'Ïs, et l'autre sera laissé. • - Luc, XV Il. 34; 1 nations qui sont sauvéc's dans sa lumiere marcheront, et DE - là, il s'agil de la consommalioo du siècle et de l'av~nement du NUIT IL N'Y AURA POINT l,A. Il - XXI. 23, 2~, 25, Amos, VHI. Seigneur. D'après cela, on peul voir ce qui est entendu par DE 9. _ Que les états successifs de l'l~glise soient entendus dans la TE~IPS PLUS IL N'Y AURA,- Apoc. X. 6,- c'est-à-dire que dans l'É­ Parole par le lI1ATIN, le JOUR, le SOIR et la NUIT, on le voit pal' glise il n'y aUl'ail plus ni Malin, ni Jour, ni SOil', mais la Nuit; ces passages: II Veillez, Cal' vous ne savez quand le seigneUl' puis aussi ce qui est entl'ndu par UN TEMPS, DES TElIPS };T LA de la maison viendra, si ce se7'a le SOIR, Olt cl, MINUIT, ou MOITIÉ D'UN TEMPS, - Apoc. xn. 1.4. Daniel, XII. 9; - comme au CUANT DU COQ, ou CIlC MATIN. Il - 11 arc , XIII, 35. ~lallh. encore ce qui est entendu pal' LA PLÉNITUDE DU 'flllJPS, - i~ph. XXV. i3; - Iii, il s'agit de la consommation du siècle, et alors J. 1.0, H, 1.3. Gal. IV. 4. de l'avénemenlllu seigneur. II Le Dieu d'lsraël (1 dit, le Rochel' d' fsmël m'a pal'Ié; Il esl cOlllllle la LumÈRE ou iJATIN, d'un MATIN sans nuages. Il - II Sam. XXlll. 3, il, - li Moi je suis la Racine et la Race de David, l'Étoile b1'Ïllante et du 1IIATIN.Il­ Apoc. XXII. 16. - li Dieu la seCOl/1'1'a quand paraitl'a le lIA­
    • 1.0 APP~;NDICE N° 6. ~O 7. A LA nUIt: RELIGION GHRiTIE.~Nt:. 11 l'homme après la morl, l'homme y habite et est chaque jour char­ @ mé pal' son aspect et pal' l'usage qu'il fail de ses f)'uits i c'esl cet homme qui est décrit dans David en ces termes: « Il sel'a comme Dans chaque Église, il y a eu consécutivement quatl'e change­ un AJ'!Jl'e lJlanté Slll' des courants d'eaux, qui donne son {1'Uit ments d'État, dont le Premiel ' (ut l'apparition du Seignew ' en son tl'mps, et dont la (cuille ne tombe point. Il - Ps. 1. 3 j Je/wvih et la Rédemption, et alol's son Matin ou son Level' : et aussi Apoc. XXII. f, 2. le Second, son Instruct ion, ct alors son JOUI' Ott sa PI'ogres­ l'lIais il en est autrement de l'homme né dans l'f:glise, el qui, sion: le Troisième, son Déclin, et alol',~ son Soir ou sa Vas­ après aroir passé son Matin et s'être avancé dans la première lu­ tation : le Quatl'ième, sa Fin, ct alors sa Nuit ou sa Con­ mièl'e du JOUI' pa,: laquelle il est devenu nalionnel, s'arrête sommat ion. alors et ne produit point de fruit; cet homme est ou peut être comme un Arbre ayant des feuilles en profusion, mais ne don­ G. Qu'il y ait eu dans chaque Église quatre états successifs, llant point de fruits, arbre qui est arraché du Jardin, ct dont qui sont entendus, dans la Parole, pal' le MAnN, le JOUR, le SOIR les branches sont coupées, le tronc scié ou fendu, et le toul jeté ct la NUIT, cela vient d'être montré dans l'MUcle précédent: que par morceaux dans le feu: la Lumière de cel homme rationnel chacune des quatre I~glises ci-dessus nommées ait subi ces états, devient comme la lumière des jours vel's le solstice d'hiver, pen­ c'est cc qui sera pleinement confirmé dans ce qui suit, lorsqu'il dant lesquels les feuilles des arl.Jres jaunissent d'al.Jord, et en­ sera traité de chacune de ces Eglises dans son ordre, et alors on suite tombenl, et enfin pourrissent: son Rationnel peut aussi verra que l'apparition du Seigne ni' Jéhol'ih et la Rédemption fu­ être comparé à un arDre dont les feuilles au commencement J'ent son MATIN j que l'Instruction fut son JOUR ou sa progl'ession du printemps sont consnmées pal' les lersi Ades blés qui sont dans la lnmière; que son Déclin rut son SOIR ou sa vastation; et étou/Tés par des épines, ct à l'herbe qui est dévastée pal' des que sa Fin fut sa NUIT ou sa consommation: dans la Parole, tant sauterelles; la raison de cela, c'est que son Rationnel est simple­ dans ses llistoriques que dans ses Prophétiques, il est partout ment nalurel, en ce qu'il lire ses idées uniquement du monde par question de ces quatre changemenl~ d'étal. les sens, ct non du Ciel pal' les a/Tections ct les perceptions pro­ 7. L'ordre dans lequel tout homme a été créé pal' Dieu consiste venant de ces alTections; el comme de celle manière il n'y a in­ en ce qu'après l'Enfance il devienne homme; cal', lorsqu'il nalt, térieurement allcun spirituel dans son Ialionnel, s'il parle alors il est seulement 1I11e Image Externe ou une Forme Externe de de quelque spirituel de l'~:glise, sa voix n'est entendue pal' les l'homme, et alors moins homme que la bête nouvel/ement née Anges qne comme la voix d'un perroquet ou d'Une oie; car sa voix n'estl.Jête; mais autant il est intérieurement perfectionné pal' la est purement animale parce qu'elle est purement naturelle, et sagesse et pal' l'Amoul' dans celle Forllle quant à son ~Iental ou non humaine parce qu'elle n'est pas intérieuremeut spirituelle, à son Esprit, autant il derient homme. L'homme est comme un cal' elle proflue de la seule respiration du corps, ct non d'aucune Arl.Jre qui d'al.Jord d'une semence croit en tige, et qui en s'élevant respiration de l'esprit. Tel est l'homme qui de naturel ne devient pousse des branches et par ces branches llll feuillage, et se rerêt pas spirituel i et nul homme ne derient spirituel, si, après ètre continuellement de feuilles; et, paryenu il maturité, ce qui a lieu devenu Rnlionnel, il ne produit pas des fruits, c'est-A-dire, s'il dans son âge moyen, donne des fleurs et produit des fruits, dans ne se pénètre pas de la charité pal' la vie. chacun desquels il dépose des semences qui, mises dans la terre 8. Si dans la Parole les quatre changements d'I~tat, qui sont comme dans un utérus, croissent en Arl.Jres semblables, et ainsi appelés lalill, Jour, ~oil' ct Nuit, sc disent de n:glise, c'est parce en Jardin: ct si vous voule7.le croire, ce même Jardin reste chez que l't:glise consiste cn hommes, el que ['homme est une Eglise
    • 12 APPENDICE N° 8. N".10. ALA vllAn: RELIGION CHRÉTIENNE. 13 dans le particulier, et qu'une nssemblée de ces hommes est ce qu'on appelle l'~:glise. Dans celle assemblée ou Église, ceux qui vivent selon l'ordl'e décrit ci-dessus, N° 7, sont des arbres de vie, lesquels sont aussi des arbres d'un usage bon; el ceux qui ne l'i­ & vent pas selon cet ordre sont des arbres de la science du bien et Après la Consommation ou la Fin. d'une Église, le SeigneUl' du mal, lesquels sont aussi des arbres d'un usage mauvais; c'est Jéhovih apparait et fait le jugement sur les !tommes de la de ceux-ci que se disent le Soir ct la Nuit, ou, ce qui est la même 'P"écédente Église, ct sépm'e les bons d'avec les méchants; il chose, la Vastation et la Consommation, et non des autres. Mais élève les bons Vel'S Lui dans le Ciel, et il éloigne de Lui les ceci sera mis en évidence devant la raison dans ce qui suit. Il est méchants dans l'Enfer. à propos de donnel' au commencem~nt de ce Volume quelques préliminaires, puisqu'il faut des connaissances préalables, al'ant 10. Que vers la fin de chaque Église le Seigneur Jéhovih appa­ qu'on puisse savoir que par le MATIN il est enteudu la naissance raisse pour faire le jugement sur ceux qui ont vécu depuis l'in­ de l'Église, et que celle naissance est précédée de la Hédelllp­ stauration de l'Église jusqu'à sa consommation, c'est ce qui sera tion; par le JOUII, la pl'Ogression de la Nouvelle !~glise dans ln confirmé dans les Articles suivants, où il sera en particuliel' traité lumière, et son intelligence; par le SOIR, le déclin de celle l~glise de chaqne Église. Chaque homme, il est vrai, est jugé après la par l'abandon du bien et du vrai, ce qui est appelé Vastation; et mort; mais à la fin d'une Église, tous sont rassemblés, et il est par la NOlT, sa Fin et sa destruction, ce qui est appelé Consom­ fait SUl' eux un Jugement commun; et cela, afin qu'ils soient con­ mation : et ainsi du reste. joints dans uu Ordre céleste, ce qui a lieu pal' l'ordination des fi­ 9. 11 ya Fin de l'Église ou Consommation du siècle, quand il dèles, dans un Noul'eau Ciel, et des infidèles dans un Nouvel En­ ne reste aucun Vrai réel ni par suite nucun Bien réel, ou aucun fer sous ce Ciel; il sera traité de cette Ordination dans l'Article Bien ni par suite aucun Vrai; mais qU'à leur place règne le faux suivant. et par suite le mal, ou le mal et par suite le faux; et alors il ya 1.1. Le Jugement, qui est pOUl' chaque Église le Jugement der­ Plénitude dans l'Église, les homUlt's de l'Église étaut comme ceux niel', se fait, non dans le Monde naturel, mais dans le &Ionde spi­ qui marche.t pendant la Nuit; cOlllme ils ne l'oient rien qui se . rituel, dans lequel tous sont recueillis après la mort; et ils sont monll'e dans la lumière du soleil, ils ont des doutes sur tOlles les recueillis dans les Cieux distinctement selon la Religion, ainsi se­ choses qui sont de l'Église, et en général sur Dieu, sur le Ciel et lon la foi et l'amour. Si le Jugement se fait dans le Monde spiri­ l'Enfer, el sur la vie après ln mort. Or, ceux qui se confirment tuel, c'est parce que chaque homme après la mort est homme, dans la négative, et ccux qui ('estent incertains entre le doute et non pas homme matériel, comme auparavant, mais homme sub­ l'affirmative, deviennent des hommes qui fuient la lumièl'll, ct stantiel : le Mental ou l'Esprit de chaque homme est un homme s'ils sont prêtres, ils acquièrent pour eux-mêmes SUl' ces sujels subslantiel; le corps qu'il a porté dans le Monde est seulement une lumière fantastique, telle qu'est celle des hiboux., des chais une enveloppe, et comme des dépouilles qu'il a déposées et dont et des rats pendant les ténèbres de la lumière diurne; celle lu­ son esprit s'est dégagé. Mainlenant, puisque le Mental ou l'Esprit mière chez eux, comme chez ces animaux, est excitée par les ac­ de l'homme a pensé dans le Corps matériel, et qu'alors il a pensé til'Îtés des convoitises.. ou d'après la neligion ou non d'aprèS la neligion, et pour Dieu ou contre Dieu, d'après les vrais de la foi ou d'après les faux de la foi, qu'il a nimé le prochain ou ['a haï, et que le corps ma­ tériel a seulement été obéissance, il s'ensuit que le l'Iental, qui est un homme subslantiel el est appelé Esprit, subit un juge­ 2.
    • N° 13. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 1.5 14 APPENDICE N° H. 13. Qui ne voit la nécessité que les méchants soient séparés ment et est récompensé ou puni selon ce qu'il a pensé et fait des bons, de peur que ceux-ci ne soien t infectés de la contagion pendant sa vie. D'après cela, on peut voir clairement que le Ju­ mortelle du mal et ne périssent? Car le mal, étant gravé dès l'en­ gement, qui est pour chaque Église le Jugement dernier, se fait fantement dans la nature humaine, et engendré de plus en plus dans le Monde spirituel, mais non dans le Monde naturel. dans les enfants par les parents à mesure que l'Église avance vers 12. Le Jugement qui se fait sur tous ceux d'une Église passée, la consommation, ressemble à celte maladie pernicieuse, qu'on se fait alln que, tant en général qu'en parliculier, les bons soient nomme Cancer, qui se répand alentour, et fait graduellement séparés des méchants, et que les bons soient élevés au Ciel et les mourir les parties saines et vives. Quel est le Laboureur ou le Jar­ méchants précipilésdans l'Enfer; si cela n'est pas fail, quand une dinier qui, voyant croltre des ronr.es, des orties, des épines et des Église a été consommée, c'est-à-dire, quand elle n'est plus ni dans chardons, ne les arrache, avant de semer et de herser les blés et les vrais ni dans les biens, personne ne peut yêtre sauvé; si per­ les plantes alimentaires? Quel est le Fermier qui, voyant l'herbe sonne ne peut être sauvé, c'est parce qu'on ne peut être régé­ et le gramen consumés par les vers ou les sauterelles, ne creuse néré, et que chacun est régénéré par les vrais de la foi et les biens un fossé et ne sépare la partie verte du champ d'avec celle qui a de l'amour: à cetle raison se joint celle-ci, que depuis le temps de été broutée, et ne '"eille ainsi à la conservation de ses blés en vert la vastalion de l'Église jusqu'à sa consommation, l'Enfer s'accroit et ùe ses prés? Quel est Je Berger qui, voyant les bêtes féroces en s'élevant, au point qu'i! couvre en dessous tout le Ciel Angé­ se multiplier autour des pâturages de ses brebis, n'assemble les lique, par lequel les vrais et les bieus qui régénèrent descenden t bergers voisins et les domestiques, afin de tuer ou d'éloigner ces du seigneur vers les hommes de la Terre; et ce Ciel étant ainsi bêtes féroces avec des pieux ou des dards? Quel est le Roi qui, couvert, aucun vrai de la pensée provenant de la foi, ni aucun voyant les Villes de son Royaume autour de sa Capitale prises par bien de la volonté provenant de la charité, ne peut pénétrer que les ennemis, et les propriétés des sujets possédées par eux, ne par des fentes, et même ce qui pénètre est perverti, soit dans le rassemble des troupes et ne chasse les ennemis, et ne rende aux chemin avant de parvenir à l'homme, soil par l'homme lui-même siens les biens qui leur avaient été enlevés, en y ajoutant les dé­ quand il est en lui, c'est-à-dire que le vrai est ou rejeté ou falsi· pouilles des ennemis à titre de consolation? lié, et que le bien est ou enrayé ou adultéré; en un mot, l'Église à sa fin est comme obsédée par des satans; sout appelés satans (j) ceux qui se délectent des faux et trouvent lelr plaisir dans les maux. Afin douc que la Damnation totale, qui est alors sur la Apl'ès cela, le Seigneul' Jé/lOvih fonde un Nouveau Ciel avec tête de chacun et qui menace, soit ôtée, il est nécessaire que l'En­ les bons qui ont été élevés vel'S Lui, et un Nouvel Enfer avec fer, qui s'est élevé et s'est, comme il a été dit, accru jusqu'au les méchants qui ont été éloignés de Lui; et il introduit l'Or­ Ciel, soit déplacé, et non-seulement abaissé, mais encore dis­ dl'e dans l'un et l'autre, afin qu'ils soient à étel'nité sous son persé et subjugué, et qu'alors les bons soien t séparés d'avec les auspice et sous son obéissance. méchants, c'est-à-dire, les vivants d'avec les morts. Cette sépa­ ration, et en même temps l'élévation des bons dans le Ciel ou 1.4. On lit dans Ésaie : Il Jéhovah dit: Voici, Moi je cl'ée dans la terre des vivants, et l'expulsion des méchants dans l'En­ des CIEUX NOUVEAUX et une Tt:RRE NOUVELLE. Il - LXV. 1.7;­ fer ou dans la terre des morts, c'est ce qui est appelé le Juge­ ailleurs, dans le Même: cc De ?Mme que les CIEUX NOUVEAUX et ment. Qu'un tel Jugement ail déjà été fail en l'année 1757 sur la TERRE NOUVELLE, que je vais {aire, se maintù:ndront (le­ les ~ommes de l'Église Chréliellne d'aujourd'hui, c'est ce qui a vant Moi. 11- LXVI. 22. - Dans l'Apocalypse: Il Je vis un CIEL é.té divulgué et décrit dans un Traité spécial publié à Londres en 1758.
    • 1.6 APPENDICE N°lh. NOUVEAU et une TERRE NOUVELLE j le premiel' Ciel et la pl'e­ N° 1.6. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 1.7 mière Ten'e avaient pas,~é. li - XXI. 1.. - Et dans Pierre: 16. De plus, il y a une Ordination très-parfaite de tous dans « NOliS attendons, selon sa pl'omesse, de NOUVMUX CIEUX et les Cieux et de tous dans les Enfers: en effet, chaque Ciel qui est une NOUVELLE TERRE, dans lesquels la Justice /tabitf?1'a. Il ­ fondé par le Seigneur après la Consommation de chaque Église, Il (.:plt. Ill. 13. - Jusqu'à présent il n'est venu daus l'esprit de est formé de trois parties; il yale Suprême, le Moyen et l'Infime. per'sonne autre chose, sinon que dans ces passages par le Ciel est Dans le Ciel Suprême sonl élevés ceux qui sont dans l'Amour en­ entendu le Ciel visible, c'est-à-dire, tout Je Firmament avec le vers le Seigneur, et par suite dans la Sagesse; dans le Ciel Moyen, Soleil, la Lune, les Astres, et que pal' la 'l'cne est entendue la ceux qni sont dans l'amolli' spirituel à l'égard du prochain, et par Terre habitable ou le Globe, et qu'ils périront au jour du Juge­ suite dans l'Intelligence; dans le Ciel Infime, ceux qui sonl dans ment dernier, lorsque cependant là pal' le Cie! est entendu le l'amour spirituel-naturel à l'égard du prochain, amour qui est Ciel Angélique, et par la Terre, l'I~glise : que partout, dans la Pa­ appelé Charité, et par suite dans la foi des vérités concernant role prophétique, par la Terre il soit entendu l'J::glise, c'est ce qui Dieu, et dans la Vie selon les préceptes du Décalogue. Ces trois a été montré dans l'ApOCALYPSE HtVÉLÉE, N° 285. Si jusqu'à pré­ Cieux font trois Étendues, l'une au-dessus de l'autre, et commu­ sent par les Cieux nouveaux et la Terre nouvelle on a entendu niquent entre eux au moyen du Divin Influx procédant du Seigneur le Ciel visible et la Terre habitable, c'est parce que jusqu'à pré­ par le Soleil du Monde Spirituel. Au fond, au-dessous des Cieux, il sent on n'a rien su du Monde spirituel, ni par conséquent rien su y a aussi trois (.:lendues dans lesquelles les Enfers sont distingués; du Ciel Angelique, ni rien du Sens prophétique qui, dans son entre eux pareillement existe une communication par un Influx sein, ne porte et ne l'enferme que des spiritut'ls, t'tle spirituel de procédanL du Seigneur à travers les Cieux. Par ces communica­ la Terre est l'Église: les Anges aussi, parce qu'ils sont spirituels, tions il se fait une Conjonction étroite et indissoluble de tous dans ne voient pas la moindre chose de la Tene quand ils abaissent les Cieux et de lous dans les Enfers; mais dans les Enfers il y a leurs regards SUI' elle, ils voient seulement l'(~glise chez les Conjonction de toutes les cupidités de l'Amour du mal, tandis hommes. que dans les Cieux il y a Conjonction de toutes les affections de 1.5. Si le Seigneur Jéhovih, quand il fonde un Ciel Nouveau et l'Amour du bien; d'après celle Conjonction, le Ciel est comme une Église Nouvelle, introduit l'Ordre, afin qu'ils soient à éter­ un seul Seigneur assis sur un Trône entouré de guirlandes de nité sous son auspice et suus son obéissance, c'est parce que le pierres précieuses de toule espèce, et l'Enfer comme un seul Dia­ Ciel Angélique et l'Église dans les terres font ensemble un seul ble assis sur un Siége entortillé de vipères, de dipsades et de vers Corps, dont le Seigneur Jéhovih, qui est le Seigneur notre Sau­ venimeux. D'après celle Ordination introduite dans le Ciel et dans veur, est l'Ame et la Vie: tout le Ciel Angélique uni avec l'Église l'Enfer, il s'ensuit qu'ils sont l'un et l'auIre à éternilé sous l'aus­ apparail aussi devant le Seigneur comme un seul (Iomme; or, pice et sous l'obéissance du Seigneur. l'homme est sous l'auspice et sous l'obéissance de son Ame. Ainsi 17. Il est bien connu que pOUl' qu'il existe quelque chose de tout le Ciel uni avec l'Église est sous l'auspice et sons l'obéissance parfait, il faut qu'il y ail un TRINE ou trois choses dans un ordre du Stligneur; car le Seigneur est en eux et ils sont dans le Sei­ convenable, l'une sous l'autre, et communication entre elles, et gneur, - Jean, XIV. 20. XV. li, 5. XVII. 23,26; - ainsi tous y que ce TRINE fasse un, non autremenL qu'une Colonne, au-dessus sonl dans tous. Mais l'Ordre que le Seigneur inlroduit dans l'En­ de laquelle est le Chapiteau, sous le Chapiteau le fût prolongé, et fer, c'est que iiI tous soient diamétralement opposés à lous dans sous celui-ci le piédeslal. L'Homme est un tel Trine, sa Tète est le Ciel: de là il est évidenl que le Seigneul' gouvernant le Ciel le suprême, son Corps esl le moyen, ses Pieds et les Plantes de gouverne aussi l'Enfer,. et qu'il gouverne l'Enfer pal' le Ciel. ses Pieds sont l'infime. Tout loyaume en cela imite l'Homme; là, sera le Roi comme Tête, les Magistrals et les Officiers comme 2*'. • ~
    • 1.8 APPENDICE N° 1.7 N° 1.8. A LA VRAIE RELIGION cnRÉTIENNE. 1.9 Corps, et les Villageois avec les Serviteurs comme Pieds et Plantes des pieds: pareillement dans l'Église, le Préatmitré, les prêtres­ @ curés, et sous eux les simples prêtres. Le Monde lui-même ne subsiste pas non plus sans trois choses qui se suivent en ordre, à De cc Nouveau Ciel le Seigneur UllOvih fa il dé1'ive1' el produit savoir, le Malin, le Midi et le Soir; comme aussi chaque année, une Nou~elle Église dans les lares, ce qui est effeclué pal' le Pl'intemps, l'Été et l'Automne, le Printemps pour que les se­ une Révélation de Vé1'ités procédant de sa bouche ou de sa mences soient mises en teITe, l'Été pour qu'elles poussent, et Parole, et par Inspiration. l'Automne pour qu'elles donnent des fruits. Mais la Nuit et l'Hi­ ver ne contribuent point à la stabilité du Monde. Maintellant, 1.8. On lit que Jean vil la Ville Sainte, Jél'usalem Nouvelle puisque toute chose parfaite doit être Trine, pour qu'en elle descendant de Dieu, du Ciel, parée comme une Fiancée ornée il y ait une unité cohérente, voilà pourquoi l'un et l'autre pour son Mad, - Apoc. XXI. 2; - par la Ville Sainte, Jé­ Monde, tant le Spirituel que le Naturel, consiste en trois At­ rusalem Nouvelle, est entendue la doctrine de la Nouvelle Église, mosphères ou Éléments, et subsiste par ces trois Atmosphères, ainsi l'Église quant li la doctrine; et pal' celle Jérusalem des­ dont la Première entoure le plus près le Soleil et est appelée cendaut de Dieu, du Nouveau Ciel, il est entendu que la vraie Aure, la seconde est au-dessous et est appelée }:ther, et la Troi­ doctrine de l'Église n'est pas descendue d'autre part; que la sième est sous les deux premières et est appelée Air; ces trois At­ doctrine en soit descendue, c'est parce que l'Église est Église mosphères dans le Monde Naturel sont natlll'elles, en elles-mêmes d'après la doctrine et selon la doctrine; sans elle, l'Église n'est passives, parce qu'elles procèdent d'un Soleil qui est pur feu; pas plus Église que l'homme n'est homme sans les membres, mais les trois Atmosphères correspondantes dans le Moude Spiri­ sans les viSCères et sans les ol'ganes, ou par la seule enveloppe tuel sont spirituelles, en elles-mêmes actives, parce qu'elles pro­ cutanée qui figure seulement sa forme externe; pas plus qu'une cèdent d'un Soleil qui est pur Amoul'; les Anges des Cieux ha­ Maison n'est Maison sans avoir en dedans des chambres il cou­ bitent dans les régions de ces trois Atmosphères; les Anges du cher, des salles à manger et des meubles, ou seulement pal' les Ciel suprême, dans l'Aure Célesle qui entoure le plus près Je So­ murs et le toit. li en est de même de l'Église sans la doctrine. leil, où est le Seigneur; les Anges du Ciel moyen, dans 'I~thel' spi­ Que Jérusalem signifie l'Église quant à la doctrine, on le voit rituel, au-dessous des premiers; etles Anges ùu Ciel infime, dans prouvé d'après la Parole dans l'Ouvrage lui-même, LA VRAIF. RE­ l'Air spirituel-naturel, au-dessous des Anges des deux autres LIGION CHRÉl'IENNE, N° 782. D'après cela, il est bien évident que Cieux. Ainsi ont été consolidés tous les Cieux, depuis le premiel' c'est du Ciel Angélique que le Seigneur fait dériver et produit jusqu'à ce dernier, qui aujourd'hui est fondé par le Seigneur. l'f:glise dans les te1'l'es. D'après ce qui vient d'être dit, on peut remurquer pourquoi 1.9. Je l'apporterai des Paradoxes, qui cependant ne sont pas des dans la Parole par Trois il est signifié le Complet; VOi1' l'APoCA­ ( paradoxes dans le Ciel; ce sont les suivants: 1. Le Monde naturel I.YPSE RtVÉLÉE, N°' 505, 875. n'a pu exister que d'après le Monde spirituel, ni pal' conséquent subsister, puisque la Subsistance est une perpétuelle Existence. II. Il ne peut pas y avoir Église chez l'homme, il moins que son Interne ne soit Spirlluel et que son Externe ne soit Naturel; il n'y a pas d'Église purement Spirituelle, ni d'Église purement Natu­ relle. m. Conséquemment, aucune Église, ni rien de l'Église, ne peut être excité chez l'homme, il moins qu'il n'y ait un Ciel An­
    • N° 20. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 21 20 APPENDICE N° 19. le Ciel aux hommes de la terl'(~; et cela, parce qu'alors l'homme gélique, au travers duquel tout spirituel est dérivé ct descend du est au milieu des Salans, et que les Satans avec leurs faux entou­ Seigneur. IV. Puis donc que le Spirituel et le Naturel font ainsi l'ent sa tête d'un voile, et inspirent les plaisirs du mal et pal' suite un, il s'ensuit que l'un ne peut exister ni subsister s~ns l'autre, les charmes du faux, qui obscurcissent toule lumière du Ciel, et le Ciel Angélique sans l'Église chez l'homme, ni l'Eglise chez interceptent tout agrément et lout charme du vrai. Tant que cet l'homme sans le Ciel Angélique: car si le Spirituel n'influe et ne f:tat dure, aur.une Doctrine du vrai et du bien ne peut être répan­ se termine dans le Naturel, et n'y repose, il est comme l'antérieur due du Ciel dans l'homme parce qu'elle est falsifiée. Mais depuis sans le postél'ieul', ainsi comme la cause efficiente sans l'effet, et que ce voile formé cie faux entrelacés, ou celle euveloppe de la comme l'actif sans le passif, ce qui serait comme un oiseau volant Tête pal' les Satans, a été enlevé pal' le Seigneur', ce qui fut perpétuellement dans l'ail' sans jamais se reposer SUI' la terre : effectué par le Jugement dernier', dunt il a été parlé ci-dessus c'est aussi comme serait un Melltal humain pensant et voulant dans l'Article IV, l'homme est porté, pal' un esprit plus libre et perpétuellement sans aucun organe du sens et dn mouvement plus spontané, il secouer les faux et il recevoir les vrais: chez dans le corps, pour y descendre, et pour prod uire les idées de sa ceux qui s'accommodent et se laissent conduire par le Seigneur, pensée, et mettre en œuvre les elforts de sa volonté. V. Ces choses est ensuite dél'ivée et introduile la Doctrine <.lu Nouveau Ciel, sont rapportées, afin qu'on perçoive ou qu'on sache qne de même il savoir, la Doctrine du vrai et du bien, comllle la rosée du qn'il ne peut pas y avoir un Monde naturel sans un Monde spiri­ matin qui tombe clu Ciel sur la terre, et qui oUlTe les follicules des tuel, ni récipl'oquement un Monde spirituel sans un Monde natu­ gramintles et en édulcore le suc végélal; et c'est comme la Manne rel, de même il ne peut y avoir une Église dans les terres, à moins qui tombait le matin, et qui était il la vue cOlllme de la graine qu'il n'y ail un Ciel Angélique, par lequel elle existe et subsiste, blanche de coriandre, ct au goùt cornille un gâteau pétri avec dll ni réciproquement un Ciel Angélique, à moins qu'il D'Y ait une miel, - Exod. Xvr. 3:1; - c'est aussi comme nne pluie en temps Église dans les tenes. Vl, Les Anges savent cela, aussi se lamen­ convenable, qui ravive les terres défrichées, et y excite la ger­ tent-ils amèrement quand l'Église dans les terres est désolée pal' mination; c'est encore comllle le parfnm qui s'exlwle des champs, les faux et consumée par les maux, et comparent-ils alors l'état des jardins cl des plaines fleuries, et que la poitrine attire pal' une de leur vie à une somnolence; cal' alors le Ciel est pour eux prompte et agréable aspiration. Mais cependant le Seigneur ne comme un siége sans soutien, et comme un Corps privé de ses force personne, et ne pousse qui que ce soit malgré lui, ainsi que pieds; mais quand l'Église dans les terres a été restaurée par le l'on conduit une bêle de SOHlllle avec un fouet; n:ais celui qui est Seigneur, ils comparent l'état de leur vie Il une Veille. de bonue volonté, il l'allire, et ensuite il le conduit continuelle­ 20. Que le Seigneur pal' le Nouveau Ciel fasse dériver et pro­ ment en toute apparence COlllllle si cet homme faisaillebien el duise une Nouvelle Église dans les tenes par une Révélation de Cl'oyait le vrai par lui-même, quand cppendant c'esl d'apl'ès le vérités procédant de sa bouche ou de sa Parole, et par Inspiration, Seigneur, qui opère en lui tout bien réel de la vic et tout vrai c'est ce qui sera démontré, lorsqu'il sera Traité des quatre Églises réel de la foi. dans leur ordre, surtout quand il sera traité de l'Église Israélite et de l'Église Chrétienne d'aujourd'hui. II faut qu'on sache que, quand l'Enfer s'est accru et a franchi le grand Espace ou Gouffre fixé entre lui et le Ciel, - Luc, XVI. 26, - et a haussé son dos jusqu'aux confins des Cieux où sont les Anges, ce qui est arrivé dans l'intervalle entre la Vastation et la Consommation de l'Église, aucune Doctrine de l'Église n'a pu être transmise du Seigneur par
    • 22 APPENDICE N° 21. N° 21. ALA VRAIE RELIGION CHR~TIENNE. 23 @ dans les Terres, opérations par lesquelles les bons ont été davan­ tage séparés et délivrés des méchants, et enfin entièrement sépa­ 1:ensemble de celle OEuV1'e Divine esl appelé la Rédemption, rés el délivrés; il a aussi été question ci-dessus de cette Troisième sans laquelle aucun homme ne peuL élre sauvé, parce que chose, NU' i 3 à 20.{Vï: La Cause finale de la Rédemption a été la pos­ sens elle aucun homme ne peul èll'e 7'égénéré. sibilité, à savoir, que le Seigneur, par la Divine Puissance ou la Toute-Puissance, pourrait régénérer l'homme, el ainsi le sauver, 21. Que la Rédemption faite pal' le Seigneur, quand il était car si l'homme n'est pas régénéré, il ne peut pas êlre sauvé,-Jean, dans le Monde, ail été la subjugation des Enfers, l'Ordination des III. 3. -lYill La Régénération de l'homme, étant la séparation Cieux, et par elles la prépal'ation à une Nouvelle Église spiri­ et la délivrance de ('homme d'avec les maux et les faux, est une tuelle, on le voil dans l'Ouvrage LA VRAIE RELIGION CHn~TIENNE, Rédemption particulière q§;rOCède du Seigneul', el existe d'après NU' 1.15, :1.1.6, :1.1. 7, et aussi I.'iU' 118 à i33, Mais comme ceci est la Rédemption commune. VIIL Chez ceux qui sont Régénérés, les nouveau, et a été caché pendant des siècles comme un Navire maux sont d'abord séparés d'avec les biens, et ceci esl semblable naufragé avec sa précieuse cargaison au fond de la l'ler, et que au Jugement; ensuite les biens sont réunis en un el disposés en cependant la Doctrine de la Rédemption est comme le Trésor de forme céleste, el ceci est semblable au Nouveau Ciel; enfin par là toutes les richesses spirituelles ou de tous les dogmes de la Nou­ est implantée et produite une Nouvelle Église, dont l'Interne est velle Église, il sera, en conséquence, traité du MYST~nE DE LA RÉ· le Ciel, et dont l'Externe provient de l'Interne; ainsi l'Interne et DEMPTION dans le dernier Lemme de ce Volume, dans lequel les l'Externe ensemble chez l'homme sont ce qui est appelé Église. propositions suivantes seront développées et mises en lumière. l!J Être délivl'é des ennemis, c'est ce qui, dans la Parole, est ap­ œ Tous onl été rachelés, en lanl que tous ceux qui rejettent les faux de la précédente Église, et reçoivent les vrais de la Nouvelle pelé Rédemption.@ En conséquenct', la Rédemption, c'est être Église, peuvent être Régénérés; mais néanmoins les Régénérés délivré des maux et des faux qui, parce qu'ils viennent de l'En­ sont à proprement parler les Rachetés.1x1 Le but de la Rédemp­ fer, sont les ennemis spirituels, cal' ils tuent les Ames comme les lion, et la Palme des Rachetés est la Paix' Spirituelle.@ La Ré­ ennemis naturels tuent les COI'pS.@: De là il devient évident que demption a aussi été faite par le SeigneUl', parce qu'aujourd'hui la Première chose de la Rédemption opérée par le SeigneUl' a été c'est son second Avénement selon la prédiction; et comme j'en ai la Séparation des méchants d'avec les bons, l'élévation de ctlux-ci été témoin oculaire, j'ai acquis la certitude de la vérité des Ar­ vers Lui dans le Ciel, et l'éloignement de Lui de ceux-là dans l'En­ canes qui précèdent. Mais ce sont seulement là des sommaires, fer; car ainsi les bons ont été délivrés des méchants: celle pre­ qui seront développés en particulier, et mis tant spirituellemenl mière chose de la Rédemption est le Jugement dernier, dont il a que naturellement en lumière à la fin de ce Volume, lorsqu'il sera été question ci-dessus, N°' iO à i3,@ La Seconde chose de la Ré· traité du MYST~nE DE LA RÉDEMPTION. demption a été la Coordination de tous dans les Cieux, et la Sub­ 22. Outre cela, il sera dans la suite prouvé, en son Article, ordination de tous dans l'Enfer, opérations par lesquelles les bons que la Passion de la Cl'oix du Seigneur a été, non pas la Rédemp­ ont été encore plus dislinctement séparés et délivrés des mé­ tion, mais le Moyen de l'intime Union avec le Divin du Père, d'où chants, et cela est le Nouveau Ciel et te Nouvel Enfel', dont il a il était sorti et dans lequel il retourna. Dans l'Ouvrage, LA VRAIE été question ci-dessus, N°' i4 à i7.fY] La Troisième chose de la RELIGION CHRÉ'fIENNE, N°' i32, 1.33, dont ce Volume est l'Appen­ Ilédemption a été la Révélation des Vérités d'après le Nouveau dice, j'ai commencé à démontrer que la croyance que la Passion Ciel, et par suite suscilalion et instauralion de la Nouvelle Église de la Croix a été la Rédemption même est une Erreur fondamen­ tale de ('Église Chrétienne d'aujourd'hui, et que cette erreur,
    • N° 23. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 25 24 APPENDICE NU 22. par Adam. Que par Adam, et pal' tout ce qui est dit de lui et de avec l'erreur sur les Trois Personnes Divines de toute éternité, a sa postérité dans les premiers Chapitres de la Genèse, soient dé­ tellement perverti toute l'Église, qu'il ne reste pas en el1e la crits les états successifs de la Très-Ancienne Église, à savoir, son moindre chose de spirituel. Cela sera aussi démontré plus ample­ Lever ou le Matin, sa progression dans la lumière ou le Jour, son ment dans la suite; ces deux Faussetés ou Impostures ont été, déclin ou le Soir, sa fin ou la Nuit, et après la nuit le Jugement der­ par comparaison, comme des Papillons accouplés qui volent dans nier sur ceux de cette Église, !lt après ce jugement la formation un jardin, et pondent des œufs de vers, lesquels étant éclos y con­ d'un Nouveau Ciel Angélique avec les fidèles et d'un Nouvel En­ sument entièrement les feuilles des arbres. Elles ont aussi été fer avec les Infidèles, suivant la série des progressions exposée comme les cailles qui furent envoyees de la mer sur le camp des dans le Lemme précédent, c'est ce qui a été exactement expliqué, Israélites, et qui, tandis qu'ils les mangeaient, furent cause qu'il développé et démontré dans les ARCANES CÉLESTES SUR LA GENÈSE y eut une grande plaie SUI' le peuple; et cela, parce qu'ils avaient ET L'EXODE, Ouvrage de huit années de ,'eilles, et publié à Lon­ eu du dégoût et du mépris pour la Manne du Ciel, par laquelle, dres; comme cet Ouvrage est maintenant dans le Monde, il u'est dans le sens suprême, le Seigneur est entendu, - Nomb. XI. 5, besoin que d'en récapituler les points généraux qui vont être pré­ 6,32 à 35. Jean, VI. 3t, 32,49, 50, 51.,58. - :Et de plus, ces sentés dans ce Volume SUI' celte Tres-Ancienne Église. !fais pour deux Erreurs ont été comme deux goultes de noir de fumée ou préliminaires, il sera rapporté quelques passages de la Parole, afiu d'encre de cordonnier versées dans un vin généreux et agitées qu'il soit hors de doute que Créer signifie ici produire de nouveau dans le verre, d'où il résulte que la limpidité, l'odeur agréable et et former, et à proprement parler Régénérer, ce qui fait que la la saveur du vin sont entièrement changées en une couleur noire, Nouvelle Création, par laquelle tout le Ciel existe, consiste et sub­ une odeur désagréable et un goût détestable. siste au moyen d'Anges, et toute l'Église au moyen d'hommes, est appelée Régénération. Que créer ait cette signification, c'est cequi devient bien évident par ces passages dans la Parole: Il CRÉE un cœur pur en moi, ô Dieu! et un esprit ferme renouvelle au GE~:-Î milieu de moi. Il - Ps. LI. :12. - « Tu ouvres ta main, elles sont ras,fasiées de biens; tu envoies ton esprit, ELLES SONT De l'Églisc! Adamique ou Très-Ancienne Église de cette Terre. CRÉÉES. ') ~ Ps. CIV. 28, 30. - « Le peuple qui sem CRÉÉ louera Jah. Il - Ps. CIl. :19. - (1 Ainsi a dit Jéhovah, ton CRÉATEUR, 23. Jusqu'ici, le Monde a cru que pal' la Création du Ciel et de Jacob! ton FORMATEUR, Israël! Quiconque a été appelé de mon la Terre dans le premier Chapitre de la Genèse est entendue la Nom, pOUl' ma gloire je l'ai Créé. Il - Ésaïe, XLIII. :1,7. ­ Création de l'Univers selon la lettre, et que pal' Adam est entendu « Afin qu'on voie, qu'on sache, que l'on considére et que l'on le premier homme de celle Terre; et le Monde n'a pas pu croire comprenne que la main de Jéhovah a fait ceci, et que le Saint autrement, puisque le sens spirituel et interne de la Parole n'avait d'Israël l'a CRÉÉ, Il - Ésaïe, XLr. :19,20. - « Au jour où tu as pas jusqu'à présent été dévoilé; ainsi, il n'a pas pu croire que par été CRÉÉ, ces c/wses ont été préparées; tu étais parfait dans tes créer le Ciel et la 'J'ene il soit entendu faire un choix parmi ceux chemins au jour où tu as été CRÉÉ jusqu'à ce que fut trouvée qui sont décédés dans le Monde, et en fonder un Ciel Angélique, et la TJel'!'enite en toi. Il - Ézéch. xxvm. :13, :15; - ces paroles par là faire dérÏl'er et produire une Église dans les terres, comme .... ont été diles du Roi de Tyr. "Jéhovah qui CrrÉE les cieux, qui ci-dessus, NU' :18 à 20; nique pal' les noms de Personnes, de Na­ élend la len'e, qui donne une âmc! au peuplC! sw' elle. I l - Ésaïe, tions, de Pays et de Villes, il soit entendu des choses qui appar­ XLII. 5. XLV. :12, :18. - (1 Voici, Moi, JE CRÉE UN CIEL NOUVEAU tiennent au Ciel et en même temps à l'Église, ainsi pareillement 3.
    • 26 APPENDICE N° 23. N° 2lJ. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 27 ET UNE TERRE NOUVELLE; soyez dans l'allégl'esse à eternilé, Chrétienne, qui succède aujourd'hui à ces quatre Églises, ne su­ li cause de ce que je vais CRÉER: Voici, je vais CRÉER JC­ bira point de Consommation. ,'usalem Joie. Il - Ésaie, LXVI. 17, 1.8. - Il De mème que les CIEUX NOUVEAUX ET LA TERRE NOUVELLE, QUE JE VAIS FAIRE, se maintiend"ont devant Moi. 1) - Ésaïe, LXVI. 22. - Je vis un CIEL NOUVEAU et une TERRE NOUVELLE, le pl'emier Ciel et la pre­ 25,(1' ~ie" Étqt de cette n'ès-Ancienne Église, ou mière Tel're avaient passé. Il - Apoc. XXI. 1. - Il Nous atten­ son l,evel' et son Matin, est décrit dans le Premier Chapitre dons, selon sa p,'omesse, de NOUVEAUX CIEUX et une NOUVELLE de la Genèse pal' ces paroles: Il Dieu dit : Faisons l'homme à no­ TERRE, dans lesquels la Justice habitera. Il - Il Pierre, Ill. 1.3. tre Image, selon notre nessemblance; et Dieu créa l'homme à son - D'après ces passages, on voil maintenant avec évidence ce qui Image, à l'Image de Dieu il le cl'éa: mâle. et femelle Hies créa. Il est entendu spirituellement dans le Premier Verset de la Genèse - Vers. 26, 27.- Puis aussi par ces paroles dans le Second Cha­ par ces pal'olts : Il Au COmlENCEMENT, DIEU CRÉA LE CIEL ET LA pitre: Il Jéhovah Dieu forma l'homme, poussière di l'Humus, et il TERRE i et la terre était vide et vague; Il il est dit que la Terre souffla dans ses narines une respiration de vies, et fut fait l'homme était vide et vague, ce qui signifie qu'il n'y avait plus chez les en Ame vivante. Il - Vers. 7. - Si son Lever ou Matin est décrit habitants aucun bien de la vie ni aucun vrai de la doctrine; que en ce que l'homme fut fait ou créé à l'Image de Dieu, c'est parce le Vide et le Vague signifient la privation de ces deux Essentiels que tout homme, dès qu'il nall ct tant qu'il est petit enfant, de l'Église, c'cst ce qui sera confirmé par mille passages de la Pa­ est intérieurement l'Image de Dieu, car en lui a été mise la fa­ role dans le LEMME IV de ce Volume, concernant l'Église Israé­ culté de recevoir et de s'appliquer les choses qui procèdent de lite; pour le moment, ces passages dans Jérémie serviront en Dieu: et comme extérieurement aussi il a été formé poussière de quelque sorte d'illustration: Il J'ai vu la Ten'e, et voici, VIDE l'humus, et que par suite il a une inclination à lécher celle pous­ et VAGUE; et vers les Cieux, et ils n'ont point leur Lumièl'e. sière, comme Ic Serpent, - Gen. m. 1.lJ, - c'est pour cela que Ainsi a dit Jéhovah: TOUTE LA TERRE SERA UNE DÉVASTATIO,,"; s'il l'este homme Externe Ou Naturel, et ne devient pas e:l même c'est pOUl'quoi dans le Deuil Sel'a la Tm're, et noirs seront les temps homme Interne ou Spirituel, il détruit l'image de Dieu, et Cieux en /laut. Il - IV. 23, 27, 28. revêt l'image du Serpent qui séduisit Adam. Mais, au contraire, 2[1. Il va être parlé de cette Église, comme des aulres, dans l'homme qui s'efforce et travaille ardemment à devenir l'Image cet ordre :[[.1 De son Lever ou Matin, qui est son Premier État. de Dieu, dompte chez lui l'homme Externe, et devient intérieu­ @?De sa Progression dans la lumière ou Jour, qui est son Se­ remen t spirituel dans le naturel, par conséqnent spirituel-natu­ cond État, @.' De son Déclin ou Soir, qui est son Troisième rel; et cela est fait par une nouvelle Création, qui est la Hégéné­ État, et est appelé vastation.L!Y! De sa Fin ou Nuit, qui est son ration pal' le Seigneul', Cet homme est l'image de Dieu, parce Qua trième l~:at, et est appelée Consommation. [f.l De la Sépara­ qu'il vcut vivre et croit qu'il vit par Dieu et non par lui-même j tion des Méchants d'avec les Bons, laquelle est le .lugement Der­ nu contraire, l'homme est l'image du Serpent, lorsqu'il veut vivre nier sur tous ceux qui ont été de celle Église, /Vi: De l'Elévation et croit qu'il vit pal' lui-même et non par Dieu. Qu'est-ce que vers Dieu des Bons, dont est formé un NOuvea'iéiel, et de l'Éloi­ c'est que l'homme, sinon 'l'image de Dieu, quand il veut être et gnement de Dieu des Méchants, dont est formé un Nouvel Enfer. croit qu'il est dans le Seigneur et que le Seigneur est en lui1­ Que les quatre Églises de cette Terre, dont il a été parlé ci-des­ Jean, VI. 56. XIV. 20. XV. lJ, 5, 7. XVII. 26; - et qu'il ne peut sus, aient subi ces Changements d'État, c'est ce qui sera démon­ rien faire par soi-même, - Jean, Ill. 27. XV. 5. - Qu'est-ce tré dans la suite; et enfin il sera démontré que l'~:glise vraiment que c'est que l'homme, sinon l'image de Oieu, quand par une
    • 28 APPENDICE NU 25. N° 26. A LA VRAIE RELIGION CHRtTlENNE. ,29 noU'elle naissance il devient fils de Dieu 1- Jean, I. 12, 13; ­ un MÉMORABLE de l'Ouvrage précédent, dont celui-ci est l'Ap­ qui ne sait que l'image du père est dans le fils1 Si le Levet' ou le pendice, N" lI8. Ilalin de celte Église est dëcrit en ce que Jéhovah Dieu souffia dans les narines de l'homme une fiespiralion de vies, et qu'ainsi l'homme fuIrait en Ame ivante, c'esl parce que par Vies au plu­ riel il est enlendu l'Amour el la Sagesse, qui tous deux sont 27.@ Le Second État de cette n'ès-Ancienne Église, ou sa essentiellement Dieu; car autant l'homme reçoit et s'applique ces Pl'og1'cssion ~lïm~ië1'e et son JOllr, est décrit dans le Se­ deux Essenliels de la vie, qui procèdent continuellement de Dieu cond Chapitre de la Genèse pal' ces paroles: (( Jéhovah Dieu plan­ ct influent continuellement dans les âmes des hommes, autant il ta un Jardin en Éden du côlé de l'Orient, et il y plaça l'Homme devient âme vivante; car la Vie est la même chose que l'Amour qu'il forma, pour le cultiver et pOUl' le garder. Et Jéhovah fil et la Sagesse. De là, il est évident que le Le'er ou le Malin de la germer tout arbre désira1>le à la vue et bon pour nourriture; vie des hommes de la Très-Ancienne Église, qui pris ensemble et l'Arbre de vies dans le milieu dn Jardin, et l'Arbre de la sont représentés par Adam, est décrit par ces deux oracles de la scienr.e du bien et du mal. Et un Fleuve sorlait d'Éden pour ar­ vie. roser le Jardin, et de là il se divisait en quatre têtes (delleuves); 26. La ressemblance de Dieu, selon laquelle l'homme a été dans le Premier, il y avait de l'Or et la Piene de SChoham. Et fail, consisle en ce qu'il peut vivre, c'est-Il-dire, vouloir, aimel' et Jéhovah Dieu commanda à l'Homme, en disant: Mange de tout avoir intention, comme aussi penser, réfléchir et choisir, en toute Arbre du Jardin; mais de l'Arbre de la scicnce du bien et du apparence, comme par lui-même, par conséquent en ce qu'il peut mal, n'en mange point. Il - Vers. 8 à 17.- Que la Progression recevoir de Dieu les choses qui appartiennent à l'Amour et celles de celte Église dans la lumière ou' le jonr soit déc l'ile en ce qu'A­ qui appartiennent à la Sagesse, et les reproduire en ressemblance dam fut placé dans le Jardin d'é~den, c'est paree que le Jardin. si­ comme Dieu par lui-même; car Dieu dit : Voici, l'homme a été (1 gnifie l'Église quant à ses vrais et à ses 1>iens. Que d'Éden sorltl comme l'lin de NOliS, sachant le bien et le mal,)l -Gen. III. 22 ; un Fleuve llui se divisait en quatre fleuves, dans le premier des­ - car sans la faculLé de recevoir et de reproduire les choses qui quels il y avait de 1'01' ct de la Pierre de schoham, cela signifie en lui procèdent de Dieu, en toute apparence comme par lui­ que dans celle Église il y avait la noctrine du bien et du vrai, car mêm(', l'homme ne serail pas plus une Ame vivante que ne l'est le fleuve signifie la Doc.trinc, l'Or le bien de la (loctl'ine, et la au fond d'un fleuve dans son écaille une hultre qui ne peut nulle­ Pierre de Schoham le vrai. Que dans ce Jardin deux Arbres aient menl se mouvoir de sa place: il ne serait pas plus l'image de été placés, l'un de vie et l'autre de la science du 1>ien et du mal, Dieu qu'une slatue articulée, qu'on fait mouvoil' avec une mani­ c'esl parce que l' crbre de vie signifie le Seigneur, dans lequel et velle et parler avec un souffiet: bien plus, le Mental même de d'après lequel il ya la Vie de l'Amour céleste ct de la Sagesse, vic l'homme, qui est la même chose que son esprit, serait en actua­ qui en elle-même eslla Vie éternelle; et que l'Arbre de la science lité du ven l, de l'air ou de l'éther, selon 'idée de l'Église d'au­ du bien et du mal signifie ['homme, dans lequcl il y a la vic de jourd'hui sur l'esprit: car sans la faculLé de recevoir et de repro­ l'amour infernal, ct par suite la folie dans les choses de l'Église, duire les choses influant de Dieu absolument COlOme par lui­ laquelle vie considérée en elle-même est la Mol'l éternellc. La même, il n'y aurail aucune chose qui lui fût sienne et propre, si permission de manger de tout Arbre du Jardin, à l'exception de ce n'est quelque chose d'imperceptible, qui est semblable au pro­ l'Ar1>re de la science du bien et du mal, signifie le Libre Arbitre pre d'une slatue inanimée. Mais on peut voir de plus grands dé­ dans les choses spirituelles; en elfet, 10ules,Ies choses du Jardin tails sur l'Image.etla llessemblance de Dieu chez l'homme dans signifiaient des choses spirituelles, cal' sans Je Li1>re Ar1>itrc dans 3*.
    • 30 APPENDICE N° 27. N° 27. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 31 ces choses l'homme ne peut en aucune manière avancer dans la porlent des feuilles, des fleurs et des fruits selon les élats de l'É­ lumière, c'est-à-dire, dans les vrais et les biens de l'Église, ni glise chèz les Anges; et il m'a élé l'apporté que dans quelques acquérir pOlir lui-même la Vie; en effet, s'il ne porle pas SUI' ce Jardins on y voit des Arbres de vie dans le Milieu, et des Arbres poinl son attention et son aclivité, il acquiert pour lui-même la de la science du bien et du mal aux Extrémités, en signe que les Morl. Si le Jardin signifie l'Église quant à ses vrais et à ses biens, Anges onl le Libre Arbitre dans les choses spirituelles. Dans la c'est d'après la Correspondance de l'A1'hre avec l'homme; car, de Parole, l'Église est lrès-souvenl décrite par le Jardin, le Champ même que l'homme, j'Arbre est conçu d'une semence; il sort et la Bergerie; par le JARDIN d'après les Arbres, comme il vient du sein de la lerre, c:omme l'homme du sein de sa mère; de d'être dit; par le CHAMP d'après son produit, dont l'homme se même il croll en hauleur, et se répand en branches comme en nourrit; pal' la Bergerie d'après les Brebis, par lesquelles sonten­ membres; de même il se revêt de feuilles et se pare de Oeurs tendus ceux qui sont fidèles el uliles. comme l'homme de vrais naturels et spiriluels; el de même aussi 28. Dans l'Ouvrage même, intitulé LA VRAIE RELIGION CHRi­ il produit des fruits, comme l'homme les biens de l'usage. De là TIENNE, il a élé montré que les deux Arbres placés dans le Jardin vient que, dans la Parole, l'homme est si souvent comparé à un d'Éden, l'Arbr~ de Vie ct l'Arbre de la science du bien et du mal, Arbre, et par suite l'Église à un Jardin, comme dans les passages signifient que le Libl'e Arbitr'e a été donné à l'homme dans les suivants: cc Jéhovah transformera son dése'l't en ÉDEN, et sa choses spirituelles, W' 466 à 469 j ici il sera ajoulé que sans ce solitude en JARDIN DE Jt:HOVAH.11 - Ésaïe, LI. 3; - il s'agit de Libre Arbitre, l'homme serail, non pas un homme, mais seu­ Sion, qui signifie l'Église dans laquelle Dieu est adoré conror­ lement un type et un simulacre; car sa Pensée serait sans ré­ mémenl à la Parole. (( Tu seras comme un JARDIN ARROSÉ, et flexion, ainsi sans jugement, el de celte manière dans les choses comme une SOURCE D'EAUX dont les eauxnemanqueront poinl.ll divines qui apparliennent à l'Église elle ne serait pas plus mobile - Ésale, LVIII. H. Jérém. XXXI. 12; -là aussi il s'agit de l'É­ qu'une porte sans ouverlure ou fermée avec un verrou d'acier, el glise. (( Toi, plein de sagesse et parfait en beauté, en ÉDEN, LE sa volon lé serait sans détel'minalion, ainsi pas plus aclive pour le JARDIN DE DIEU, tu as été; toute pierre précieuse a été ta cou­ jusle ou l'injuste qu'une pierre tumulaire sous laquelle gil un vcrtu,·e. Il - Ézéch. XXVIll. 12, 13; - il s'agit de Tyr, par la­ corps inanimé. Que la vie de l'homme après la morl, ell'immor­ quelle esl signifiée l'Église quant aux connaissances du vrai et du talité de son Ame, proviennent du don de ce Libre Arbitre, et bien. Il Combien sont bons les tabe1'1lacles, Jacob! tes habita­ que ce soit là la ressemblance de Dieu, c'esl ce qui a été confirmé cles, Israël! comme des vallées ils sont plantés, et comme des dans l'Ouvrage même, el aussi ci-dessus: bien plus, sans ce Li­ JARDINS AUPRÈS D'UN FLEUVE•• - Nomb. XX.lV. 5, 6; - Israêl bre Arbitre, l'homme, c'est-à-dire, son Menlal, serait comme une signifie l'Église spirituelle, et Jacob l'Église nalurelle dans la­ i~ponge qui s'imbibe largement d'eau, mais ne peul s'en dégager; quelle il ya l'Église spirituelle. (( Aucun Arb"e dans le JARDIN DE d'où il résulte qu'avec le Lemps elles lombent l'une el l'aulre, DIEU ne lui fut égal en beauté, et de lui étaient envieux tous l'eau en pUlréfaclion el l'éponge en décomposition muqueuse: les Arb"es d'ÉDEN DANS LE JARDIN DE DIEU. Il - Ézéch. XXXI. 8, par conséquent, l'Église chez lui ne serait pas l'Église, el ainsi le 9; - il s'agit de l'Égypte et d'Aschur, pal' lesquels esl signifiée Temple, dans lequel esl célébré le culte de Dieu, serait comme est l'Église quant aux connaissances el aux perceptions prises dans sous la racine d'un Arbre élevé la lanière de quelque bêle sau­ un sens bon. (c A celui qui vaincra, je lui donnemi à manger vage, qui s'agile SUI' le sommet de l'Arbre, à l'exception qu'elle de l'ARDRE DE VIE, qui est dans le milieu du PARADIS DE DIEU. Il peut y prendre quelque chose, et se l'appliquer pour un aulre - Apoc. II. 7. - De la correspondance du Jardin avec l'Église il usage que celui de coucher tranquillement sous l'Arbre. De plus, résulte que partout daus les Cieux il apparalt des Jal'dins qui sans le Libre Arbitre dans les choses spirituelles, l'holllme, dans
    • N° 29. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 33 32 APPENDICE N° 28. tiennent il l'amour, - voi1' ci-dessus, N° 26, - et a cru il ce que tout ce qui concerne en général et en particulier l'Église, serait disait le Serpent, qu'en mangeant de cet Arbre il deviendrait plus aveugle qu'un oiseau de nuit dans la lumière du jour; mais comme Dieu, et par conséquent aussi Dieu, sachant le bien et le il aurait une meilleure vue que cet oiseau dans les ténèbres de la mal. Cet Arbre signifie l'homme naturel séparé de l'homme spiri­ nnit; car pour les vrais de la foi il baisserait les paupières sur ses tuel, et lorsque cet homme a été abandonné à lui-même, il ne yeux, et en rétrécirait la vue; mais pOUl'les faux de la foi il lève­ croit pas autrement. Il y a dans chaque homme un Ilental Natu­ railles paupières, ouvrirait les yenx et en dilaterait la vne comme rel et un Mental Spirituel, distincts entre eux comme deux Étages un Aigle. Le Libre Arbitre dans les choses spirituelles consiste en d'une même Maison, unis pal' des escaliers, dont l'Étage supé­ ce que l'homme Illm'che et parcourt la vie entre le Ciel et l'Enfer, rieur est habité par le MaUre et la Maîtresse avec leurs en­ et qu'en lui le Ciel opère par le haut et l'Enfer par le bas, et en fants, et l'Étage infërieur pal' les serviteurs et les servantes avec ce qu'il a été donné il l'homme le choix de se tourner ou vers les les au Ires valets; le Mental spirituel chez l'homme est l'esté choses d'en haut ou vers les choses d'en bas, par conséquent ou fermé depuis la naissance jusqu'au second âge de l'enfance; mais vers le Seignenr ou vers le diable. à partir de ce second âge, le ~tental spirituel est peu à peu ou­ ",1 vert: cal' par naissance il a été donné à chaque homme la faculté et ensuite la puissance de se préparer des escaliers, par lesquels il puisse monter, et s'entretenir avec le maltre et la maltl'esse, et 29.@ Le Troisième État de celte Église, qui est son Dé­ ens uite descendre et mettre il exécution leurs ordres; celle puis­ clin ou son Sail', et est appelé Vastation, est décrit dans le sance lui a été donnée par la dot du Li bre Arbitre dans les choses Troisième Chapitre de la Genèse pal' ces paroles: (( Le Serpent spirituelles. Toutefois, personne Ile peul monter dans l'étage Sll­ était rusé plus qne toute bête sauvage du Champ que fit Jéhovah périeur, par lequel est enlendu le Mental spirituel, il moins qu'il Dieu; et il dil il la Femme: Quoi 1Dieu a-t-il dit : Vous ne man­ ne mange. des Arbres de Vie ùans le Jardin de Dieu; car en man­ gerez point de tout arbre du Jardin? Etla Femme dit au Ser­ geant de ces arbres l'homme est éclairé et renouvelé, et il en­ pent: Du fruit de l'arbre du jardin nous mangerons; et dn l'l'nit gendre la foi, et par la nutrition provenant des l'mils de ces ar­ de l'arbre qui est dans le Milieu du jarùin Dieu a dit: N'en bres il reçoit l'assurance que tout bien vient du Seigneur, qui est Illangez point, et n'y touchez point, de peul' que vons n'en l'Arbre de Vie, et que de l'homme il ne vient pas le moindre bien, mouriez, Le Serpenl dit: Vous ne mourrez point; parce que et que cependant par la demeure et la coopération résultant de ce Dieu sail qu'au jour que vous en mangerez, ouverls seront vos que le Seigneur est en lui et lui dans le seigneur, il doit faire le yenx, el vous serez comme Dieu, sachant le bien et le mal. bien par lui-même, mais être toujours dans la foi et l'assurance Et la Femme vit que bon (était) l'Arbre il manger, et appétis­ qu'il le fait, non par lui-même, mais par le seigneur; s'il en est sant, lui, aux yenx, et desirable pour donner intelligence; et autrement, l'homme fait une ressemblance de bien, dans laquelle elle prit de son fruit, et en mangea; et elle en donna aussi à son il y a intérieuremenlle mal, parce qu'il yale mérite; et c'est là mari avec elle, et il en mangea. Il - Vers. :1. il 6. - Que le Dé­ manger des Arbres de la science du bien et du mal, entre lesquels clin de la lumière dans l'Ombre du Soir, c'est-il-dire, la chute habite le Serpent dans l'affreuse persuasion qu'il est comme Dieu, hors de la sagesse et de l'intégrité, ainsi l'élat de la Vaslalion de ou qu'il n'y a point de Dieu, mais que c'est la Nature qui est ap­ celle Église, soit dccril par ces paroles, c'est parce que l'homme pelée Dieu, et qu'il a été formé avec des éléments de celle Nature. a élé fait ressemblance de Dieu, par laquelle est signifiée l'ap­ En outre, ils mangent des Arbres de la science du bien et du mal parence en toute manière qu'i! pense pal' lui-même, comme Dieu, CtlUX qui s'aiment eux-mêmes et aiment le monde par dessus tou­ les choses qui appartiennent il la sagesse et veut celles qui appar-
    • 3lt APPENDICE N" 29, N"30. A LA VllAIE RELIGlOl" CHRÉTIENNE. 35 tes cllOses; mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui aiment ceur, comme un Aigle quant Il la l'ne du mental, comme un oiseau Dieu par dessus toutes choses et le prochain comme eux-mêmes. de paradis qui vole quant au progrès dans les spirituels, et comme Ils mangent aussi des Arbres de la science du bien et du mal un paon quant à l'embellissement de ces qualités pal' les Spil'i­ ceux qui tirent de la propre intelligenr,e des règles pOUl' l'Église tuels; au contl'aire, l'homme natul'el séparé de l'homme spirituel et les confirment ensuile par la Parole; mais, au contraire, ils est comme un épervier qui poursuit nne colombe, comme un dra­ mangent des Arbres de Vie ceux qui par la Parole se pourvoient gon qui dévore les yeux d'un aigle, comme un serpent qui vole à de règles pom l'Église et les confirment ensuite par l'intelligence. côté d'un oiseau de paradis, et comme un hibou près d'un paon. De même, ils mangent des Arbres de la science du bien et du mal Ces comparaisons sont rapportées, afin qu'e.lIes soient comme des ceux qui enseignent les vérités d'après la Parole et vivent mal; transparents, par lesquels le lecteur peut considérer de plus près mais ils mangent des Arbres de Vie ceux qui vivent bien et en­ quel est l'homme spirituel en lui-même, et l'homme naturel seignent d'après la Parole. En général, ils mangent tous des Ar­ en lui-même. Mais il en est tout autrement, à savoir, quand bres de la science du bien et du mal ceux qui nient la Divinité du l'homme spirituel par sa lumière spirituelle et sa chaleur spiri­ Seigneur et la sainleté de la Parole, puisque le Seigneur est l'Ar­ tuelle est intérieurement dans l'homme naturel; alors ils font bre de Vie, et est la Parole, d'après laquelle l'Eglise est le Jardin /' tous dellx un. C'est absolument Comme l'elTolt dans le mouve­ en f:den du côté de l'Orienl. ment, ct la volonté, qui est l'elTort vif, dans l'action; et comme 30. L'homme spirituel est un homme se tenant droit, qni par l'appétit dans le goût, et la vue du mental dans la vue de l'œil; et la tête regal'de le ciel au-dessus de lui et autour de lui, et fonle plus évidemment, comme la perr,eplion de la chose dans la con­ la terre avec la plante des pieds; au contraire, l'homme naturel naissance, et la pensée de la chose dans le langage. séparé de l'homme spirituel est ou comme un homme combé, qui penche la tête et regarde continuellement la terre et la marclle de ses pieds, ou comme un homme renversé qui marche sur les paumes des mains, et qui lève les pieds vers le Ciel, et fail con­ 31,@ I,LQIlffl!'ième É~t de cette Église, qui était sa Fin sister le cuIte Il les remuer et Il les frapper l'un contre l'autre. ou sa Nuit, et est appelé Consommation, est décrit par ces t'homme spiriluel est comme un homme riche, qui possède un paroles aussi dans le Troisième Chapitre: (1 Jéhovah Dieu cria palais, où sont de vastes appartements, des chambres Il coucher, à l'homme, et lui dit: Oû, toi, (es-tu)? Et il dit: Ta voix j'ai des salles Il mallger, dont les parois sont une continuité de fenê­ entendu dans le Jardiu, et j'ai craint. Alors Jéhovah dit: tres en verres de cristal, par lesquelles il voit les jardins, les N'as-tu pas mangé de l'Arbre dont je t'ai commandé de ne champs, les tronpeaux de bœnfs et de brebis, qui lui appartien­ point manger1 Et l'homme dit: La Femme que tu m'as donnée nent, dont la vue et l'usage le réjouit chaque jour. L'homme na­ avec moi m'a donné de l'Arbre, et j'en ai mangé. Et Jéhovah turel séparé de l'homme spiriluel est aussi comme un homme ri­ Dieu dit à la Femme: Pourquoi as-tu fait cela? Etla Femme dit: che, qui possède un palais, où sont des chambres dont les parois Le Serpent m'a trompée, Ilt j'en ai mangé, Alors Jéhovah Dieu sont une conLÎnuité de boiseries vermoulues, ce qui répand une maudit le Serpent, et ensuite la Femme, et après elle l'Hom­ lueur fantastique, dans laquelle les images du faste provenant de me. Après cela, JéllOvah Dieu renvoya l'Homme du Jardin l'amour de soi et du monde apparaissent comme des statues d'or d'l~drn ponr cultiver l'huIT,us, d'oil il avait été tiré. )1 - Vcrs. dans le milieu, et d'argent sur les côtés, devant lesquelles il flé­ 9 Il 23. - D'après le sens liltéral ou his[ol'Îque de la description chit les genoux comme un idolàtre. De plus, l'homme spiriluel de la vie d'Adam, il est évident qu'il a élé maudit, parce que, en lui·même est en actualité comme une colombe quant Il la dou­ ajoutant foi ail Serpent, il a cru qu'il deviendrait comme Dieu;
    • 1 N" 33. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 37 36 APPENDICE N° 31. damnation de sa malédiction; car on lit dans les livres de l'Ortho­ et comme l'homme naturel séparé de l'homme spirituel est de doxie des Chrétiens que, (( d'après ce péché Originel, au lieu cœur dans une telle foi, bien que de bouche il parle autrement, de l'image perdue il y a dans l'homme une intime, tl'ès-mau­ c'est pour cela qu'après que de spirituel il fut devenu naturel, il vaise, très-profondeJ imperscrutable et inexprimable COI'I'UP" fut maudit; et il fUl maudit quant à son sensuel, à son volon­ tion de toute la nature et de toutes les fOl'ces, et qu'elle est la taire et à son intellectuel; car son sensuel est signifié par le sel'­ l'acine de tous les maux actuels, Il - Form. de Concorde, pent, son volontaire par la femme, et son intellectuel par l'hom­ page 640, - et que Dieu le Père détourna de sa face cette dam­ me. Ces trois ont été maudits, parce que l'un est la suite de l'au­ nation universelle, et envoya dans le monde son Fils, qui la pren­ tre. Chaque mot et chaque signification des mots Ollt été déve­ drait sur lui, el ainsi apaiserait le Père; outre plusieurs autres veloppés dans les ARCANES CÉLESTES au moyen du sens spirituel dogmes qui, à la vue de tout homme, ne sont pas en rapport avec qui m'a été révélé par le Seigneur, et comme ces Arcanes ont été Dien. Quel est l'homme qui d'après ces chosesJ entendues dans publiés, on peut les consulter. le sens historique, ne puisse rationnellement conclure, pour me 32. Après celle Malédiction, le quatrième État de celle Église, servir de comparaisons, que ce serait comme si quelqu'un don­ qui fut son état de Nuit dans I('s spirituels et est appelé Consom­ nait à son Client un parterre émaillé des plus belles fleurs, et y mation, est décrit en ce que l'homme fut chassé du Jardin pour creusait un puits recouvert de planches qui toul'Dent en dedans culliver l'humus, d'où il avait été tiré, ce qui signifie qu'il fut SUI' elles-mêmes au loucher de la main ou du pied, et plaçait au privé de l'innocence, de l'intégrité et de la sagesse, lIans les­ milieu sur un étriel' une prostituée vêtue de pourpre et il'écàr­ quelles il étail tant qu'il fut spirituel, et qu'en conséquence il fot late, ayant à la main une coupe d'or, coinme dans l'Apocalypse, précipilé du Ciel, c'est-à-dire, désassocié d'avec les Anges, a!Jso­ - XVII. 4, - pour attirer l'homme vel'S elle par des paroles in­ lument comme on le lil au sujet du Dragon: Il Et précipité fllt sinuantes, et faire ainsi qu'il tombe dans le puits et se noie. Ce le Dragon grand, ce Sel'pent ancien, appelé Diable et Satan; serait encore comme si quelqu'un donnait à son ami un champ précipité il fut du Ciel, où il combattait contre Michaël et d'une moisson luxUI'iante, et qu'au milieu il plaçât des piéges, ses Anges, en la terl'e; et ses Anges aveC lui furent pl'écipi­ et y envoyât une sirène pour l'a Uirel' dans ce lieu par l'allrail tés. Il - Apoc. XII. 9. trompeur de ses chants et de sa voix douce, etle faire tom!Jer dans 33. Quel est l'homme d'un esprit droil, qui ne puisse voir que, un piége, d'où il ne puisse dégager son pied. Bien plus, pour me par les choses qui sont rapportées d'Adam, il est entendu, non servit' encore d'une comparaison, ce serait cOlllme si quelqu'un pas quelques états d'un homme protoplaste, mais les états d'une introduisait un hôte distingué dans sa maison, où il y aurait deux Église; par exemple, en ce que Dieu plaça dans le milieu du Jar­ salles il manger, et dans chaque salle des tables, dont les Anges din deux Arbres, l'un dont l'homme tirerailla Vie éternelle, l'au­ occuperaient l'une, et les démons l'autre, SUI' lesquelles il y aurait tre dont il tirerait la Mort éternelle, et en ce qu'il fil celui-ci des coupes pleines d'un vin agréable, mais empoisonné, et des (( bon à manger, appétissant aux yeux et désirable pOUl' donner plats l'emplis de mets assaisonnés d'herbes vénéneuses, et per­ intelligence, Il - Chap. III, 6; - ainsi, comme pour fasciner mellrait aux démons d'y représenter les orgies de Bacchus ct des leurs âmes; puis, en ce qu'il introduisil le Serpent, et lui permit fantasmagories de comédiens, ct d'inviter il !Joire ce vin et il man­ d'adresser des paroles trompeuses à la femme, en présence du ger ces mets. Mais, mon ami, les choses qui sont l'apportées Il'A­ mari, qui, était l'image et la ressemblance de Dieu, et souffrit dam, du Jardin de Dieu ct des deux Ar!Jres, se présentent sous qu'ils fussent enlacés par des flalleries et des subtilités i comme une face tout il l'ail différenle, quand elles sont comprises spiri­ aussi, pourquoi, puisqu'il prévoit, il n'a pas pourvu à ce que ni tuellement, c'est-il-dire, quand elles sont d(·gagées de leurs en­ eux, ni d'après eux tout le genre humain, ne tombassent dans la 4.
    • 38 APPENDICE N° 33. N°3h. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 39 veloppes par le sens spirituel; alors on voit que par Adam, comme aussi sont-elles appelées Eaux vives. Dans le sens opposé, les faux type, est entendue l'Église Très-Ancienne, et que pal' les diverses sont signifiés par les eaux, mais par les eaux impures, telles que circonstances de sa vie sont décrits les états successifs de celle sont celles des marais, des citernes, qui ont une mauvaise odeur, Église; car une Église, dans le commencement, est comme un de l'urine et des cloaques, en général par toutes celles qui sont llOmme créé de nouveau, qui possède un mental naturel et un nuisibles et léthifères; par conséquent aussi par les eaux dont l'i­ mental spirituel, mais qui dans la suite de spirituel devient natu­ nondation fait périr l'homme, ainsi par le déluge Noachique. Que rel, et enfin sensuel, ne croyant rien que ce que les sens du corps les faux en masse soient décrits par les inondations, on peut le voir enseignent; et cet homme apparalt dans le Ciel comme assis sur pal' les passages suivants :' Il Jéhovah fem monter sur eux les une bête, qui relourne sa tête en arrière, et de ses dents serre, eaux du Fleuve (d'Euphrate), fortes et grosses; il passera par déchire et met en pièces l'homme assis sur elle; tandis que Jehudah; il INONDERA et t1'aversem, jusqu'au cou il atteindra. 1) l'homme vraiment spirituel apparall dans le Ciel aussi comme as­ - Ésaïe, VIII. 7, 8; - les eaux du fleuve d'Euphrate signifient les sis sur une bête, mais sur une bête domptée, qu'il dirige avec des raisonnements d'après les faux, parce que l'Assyrie, où coulail ce rênes douces, et aussi par de simples signes. fleuve, signifie le Raisonnement. L'esprit de Jéhovah est comme (1 un Fleuve qui INONDE, jusqu'au cou il divisera, pour crible?' les nations au C1'ible de vanité. l' - ÉsaIe, xxx. 28, 30; - ici, le neuve qui inonde signifie pareillement le raisonnement d'après 34.@ ILCi1J4uième ÉtEt de celle Église fut la sépamtion les faux. Il Voici des Eaux montant du Septent1'Ïon, qui devien­ des bons d'avec les méchants, laquelle a été le Jugement dront comme un FLEUVE INONDANT; et il INONDERA la terre et demier SUl' tOltS ceux qui ont été de cette Église. Cet état sa plénitude. l' - Jérém. XLVII. 2; - ceci est dit des Philistins, est décrit par le déluge, dans lequel périrent tous les méchants par lesquels sont entendus ceux qui ne sont pas dans la charité, qui restaient; et par Noach et ses fils, par lesquels sont en­ ni par conséquent dans les vrais. Leurs faux sont signifiés par les tendus tous les bons qui furent sauvés. La fin de la Très-An­ eaux montant du Septentrion, et la dévastation de l'Église est si­ cienne Église représentée par Adam est décrite dans le Chapitre gnifiée par le fleuve inondant qui inondera la terre et sa pléni­ VI de la Genèse par ces paroles: " Quand Jéhovah vit que la ma­ tude; la terre est l'Église, el la plénitude signifie toutes les choses lice de l'homme était multipliée dans le Monde, et que toute de l'f:glise. Il Dis à ceux qui l'enduisent de c/wses vaines: Il y l'imagination des pensées de son cœur n'était que mal chaque aura une PLUIE D'INONDATION, et des piel"TeS de grele tombe­ jour, Jéhovah sc repentit de ce qu'il avait fait l'homme sur la ront sur vous. Il - Ézéch. XIII. 11,13; - l'enduit de choses terre; c'est pourquoi Jéhovah dit: Je détruirai de dessus les vaines est la confirmation du faux, et les pierres de grêle sont les faces de la terre l'homme que j'ai créé. Seulement NoaclJ troU'a faux. Il Par une INONDATION qui passe, il fera consommation de grâce aux yeux de Jéhovah, )' - Vers. 5 à 8. - Mais le Juge­ son lieu; et les ténèbl'es pOUl'suivront ses ennemis. 1'- Nahum, Ulent dernier sur eux est décrit par le déluge: s'il est décrit I. 8; -l'inondation qui consumera signifie la falsification du vrai, par le déluge, c'est parce que dans la Parole les eaux signifient et les ténèbres signifient les vrais eux-mêmes dans IanuiL " Vous les vrais, et dans le sens opposé les faux; les vrais sont signifiés avez dit : Nous avons traité alliance avec la mort, et avec l'En­ par les eaux de fontaine, le's eaux de fleuve, les eaux de pluie, et fer nous avons fait la vision; quand le FLtAU DE L'INONDATION par les eaux des ablutions autrefois et du baptême llujol1l'd'hui; passera, il ne viendm point sur nous; nous avons mis confiance celle correspondance vient de ce que les vrais purifient l'(unc de dans le MENSONGE, ct dans la FAUSSETÉ nous nous sommes ca­ 'homme de ses impuretés, comme les eaux nelloient son corps, chés. 1) - ÉsaIe, XXV III. 15; - ici, "inondation est évidemment
    • 40 AP.PENDJ:CE N° 34. , ponl' la destruction par les faux, car ils ont dit qu'ils ont mis con­ N° 35. A LA VRAIE RELIGION CBRtTIENNE. 41 fiance dans le Mensonge, et qn.'ils se;sqRt cachés dans la Fausseté. lui fait connallre et reconnaître cela; quelle raison y a-t-il donc , « Ap"ès soixante-deux semaines, le Messie se1'a 1'etranché, de tirer d'Adam et de sa semence l'origine de tous les maux? mais non point pour soi; ensuite te peu pte d'un p1'Ïnce qui N'y a-t-il pas une égale raison de la tirer des parents? N'est-ce viendm détruira ta Vitte et te Sanctuaire, en sorte que sa {in pas également leur semence qui propage? Tirer de la semence (aura lieu) avec INONDATrON jusqu'aux désotations. Il - Daniel, senle d'Adam les séductions d'après lesquelles et selon lesquelles IX. 26; - ceci est dit de l'Église Chrétienne qui devait venir, et existent les formes spiriluelles de.s mentais de tous les hommes , dans laquelle le cnlte du Seigneur devait être détruit, ce qui est dans l'univers, ce serait la même chose que de faire venir d'un entendu par « le Messie sera retrancbé, mais non pour soi; II par seul œuf les oiseaux de tout plumage, d'une seule semence les le sa fin aura lieu avec Inondation jusqu'aux désolations, Il il est bêtes de toute nature, et d'une seule racine les arbres de toute entendu qu'elle devait péril' par les falsifications; la désolation est espèce de fruits. N'y a-t-il pas une variété infinie d'hommes, l'un la falsification: de là vient qu'après que le seigneur eut parlé de comme une brebis et l'autre comme un loup; l'un comme un l'abomination de la désolation, pl'édite par Daniet te Prophète, chevreau, l'autre comme une panthère; l'un comme devant un et de la consommation du siècle par elle, il dit que son Avéne­ char une douce haquenée, l'autre comme un onagre indompté; ment aura lieu comme au jour que ,te DÉLUGE vint et tes em­ l'un comme un veau qui folâtre, l'autre comme un tigre qui dé­ porta tous, Il -1'lallh. XXIV, 15, 39. - Que pal' la submersion vOI'e, et ainsi du l'este? D'ou chacun tire-t-i1 cela, si ce n'est de de Pharaon et des Égyptiens <;Ians la mer de Suph,- Exoct. XIV, son père et de sa mère? Pourquoi serait-ce d'Adam, pal' qui ce­ - il soit entendu dans le sens spirituel la destruction pal' les pendant est décrite dans un type représentatif la première Église Jaux, c'est ce qui a été démontré dans les ARCANES CÉLESTES, de ce globe, comme il a été montré jusqu'ici? cela ne serail-il pas dans l'explication sur ce Chapitre XIV. comme faire venil' d'une seule souche cachée au fond de la terre 35. Puisque les tglises dans le Monde Chrétien, tant celles du tous les arbustes d'aspect et d'usage différents, et d'une seule ­ Catholicisme-Romain, que celles qui s'en sont séparées, et qui herbe tons les légumes de quelque utilité? Ne serail-ce pas aussi sont appelées du nom de leurs chefs, Luther, Mélanchton et Cal­ comme du nuage épais des âges et des annales tirer la lumière, vin, font dériver d'Adam et de sa prévarication tout péché, il con­ et d'un jonc inextricable dévider le fil? Pourquoi pas plutôt de vient d'ajouter ici quelque chose SUI' les Origines d'ou viennent Noach, qui marc/ta avec Dieu,- Gen. VI. 9, - et que Dicu bé­ par héritage les péchés; cal' il y a autant d'origines des péchés nit,- IX. 1,- et par qui, étant l'esté seul avec ses trois enfants, qu'il y a de pères et de mères dans le Monde, Que ce soil d'eux toutc la Terl"C fue pal'tagée? - IX. i 9.- Les (maux) héréditai­ que. dérivent les inclinations, les dispositions et même les pen­ res des générations provenues d'Adam n'auraient-ils pas ainsi été chants aux maux, c'est ce qui est mis complètement en lumière extirpés, comme submergés par le déluge? Mais, mon ami, je dé­ pal' les témoignages de l'expérience, et aussi par l'assentiment de couvrirai la vraie source des péchés: Tout mal est conçu du dia­ la raison. Qui ne sail, d'après des preuves recueillies par des ex­ ble comme père, et nall d'une foi athée comme mère; et, vice périences, qu'il y a par les parents une commune ressemblance versâ, tout bien est conçu du Seigneur comme Père, et nall de la de caractères et ensuite de mœurs et de visages dans les enfants, Foi salvifique en Lui comme Mère; les générations de tous les biens et les enfants des enfants, jnsqu'à une certaine postérité? Qui ne dans leurs variations infinies chez le.s hommes ne viennent que peut déduire de là que les péchés originels proviennent des .pa­ du mal'iage du Seigneur et de l'Église; et, au contraire, les géné­ rents? Une notion innée (adnata) chez chacun, quand il consi­ rations de tous les maux dans leurs variations chez eux ne vien­ dère les visages et les mœurs de frères et d'alliés dans les familles, nent que du mariage du diable avec la Congrégation profane. Qui ne sait ou ne peut savoir qne l'homme doit être l'égénéré par le 4*.
    • 42 API'EIllDICE ~' 35. N° 3'1. ALA VRAIE R;ELIGI01'j" CHRIlTIENNE. A3 Seigneur, c'est-li-dire, être cl'éé de nou~eau, et qu'autan~ cela se Il chez ceux qui ont vécu dans le SIÈr.LE D'OR, et quel il avait été fail, aulant il est dans les biens, d'où il résulte qu'autant l'homme 1) ensuite chez ceux qui ont vécu dans les siècles suivants appelés ne veut pas être enge.ndré de nouve~u ou elre créé de nouveau, 1) siècles d'ARGENT, d'AIRAIN et de FER: et comme je savais que autant il Ure et relient les maux greffés par ses parents? C'est là Il tous ceux qui ont bien vécu dans ces siècles sont dans'le.s Cieux, ee qui esl caché au fond du premier Précepte du Décalogue: Il je priai le Seigneur pour qu'il me CClt permis de m'entretenir cc Moi, le Dieu jaloux, visitant l'iniquité des pères sur lts (ils, Il el de m'instruire avec eux: et voici, un Ange se présenta à moi, sur la troisième ct sur la quatrième génémtion de ceux qui Me 1) et me dit: Je suis envoyé par le Seigneur pour te servir d~ haïssent, mais faisant misél'icolyle en mille (générations) il 1) guide el de co.mpagnon de voyage; et d'abord, je te conduirai ceux qui M'aiment et font mes p1ié~eptes. 1) - Exod. xx. 5, 6: Il el t'accompagnerai chez ceux qui ont vécu dans le Premier Age Deutér. V. 9, 10. Il ou Premier Siècle, qui est appelé Siècle d'Or. Le Siècle d'Or, )1 est le même que le Siècle 'de la Très-Ancienne tglise, lequel est 1) entendu par la TeTE D'OR PUR sur la statue vue par Nébuchad­ 1) nessar en songe, - Dan. II. 32, - dont il a été parlé ci-dessus. 36. @ J;!..§Ë.il~t de Cttte Église fut, après le Juge­ 1) L'Ange dit: Le chemin qui conduit vers eux est escarpé; il ment Demier, l'Élévation vel'S Dieu des fidèles, dont a été for­ Il pusse pal' une forèt épaisse que personne ne peut traverser sans tné un Nouveau Ciel, et l'Éloignement de Dieu des infidèles, Il le secours ù'un guide donné par le 5eigneUl'. J'étais en esprit, dont a été formé un Nouvel Enfer. Dans les préliminaires ci-des­ Il et je me préparai au voyage, et nous tournâmes le visage vers sus, N":10 à :13, et W':14 à 17, il a été exposé qu'après la Con­ Il l'Orient; et, en avançant, je vis une Montagne donlla Hauteur sommation le Jugement Demier fUl fait SUI' ceux qui avaienl été 1) allait au-delà de la région des nuées. Nous traversâmes un grand de chacune des quatre f:glises ci-dessus nommées, et qu'aprè~ Il désert, et nous parvlnmes à une Forêt formée de différentes ea­ le Jugement il avait élé formé avec eux un Nouveau Ciel et un Il pèces d'arbres, dont l'épaisseur produisait une grande obscu­ Nouvel Enfer, et qu'ainsi dans celle Terre il y a eu QUATRE JUGE­ Il rilé; c'était la Forêt dont l'Ange avait parlé, mais elle était cou­ MENTS SUI' ses habitanls, et qu'avec eux il a été formé QUATRE )) pée pal' plusieurs sentiers étroits; et l'Ange me dit que c'étaient CIEUX el QUATRE ENFERS; et im'a été donné de savoir que tant Il autant de labyrinthes d'erreurs, el que si le voyageur n'a les ces Cieux que ces Enfers ont été entièrement s~parés enlre eux, Il yeux ouverls par le Seigneur, et s:il ne voit des Oliviers en lou­ au point que nul ne peul du sien passer dans celui d'un autre. )) l'és de hl'anches de vigne, et ne porte ses pas d'Olivier en Oli­ Tous ces Cieux onl été décrits dans le Traité sur l'AIIOUR CONJUr Il vier, il va se jeter dans des Tartares qui sont aux environs sur GAL; et comme l'ol'igine spirituelle de l'Amour vraiment Conju­ Il les côtés: celle Forêt est ainsi disposée dans le but de défendre gal ne vient pas d'ai1leu~s que du Mariage du 5eigneur et d,e l'É­ li le passage, car nulle aulre Nation que celle du Premier Age glise, el vient ainsi de l'Amoul' du Seigneur à l'égard de l'Église lit 1)1 n'habile sur celle Montagne. Lorsque nous fùmes entrés dans de l'Église envers le Seigneur, ce qui a élé monlré dans ce Traité, ,1) la t~orèt, nos yeux furent ouverts, et nous vlmes çà et là des N" :11.6 à :131, et comme les Très-Anciens ont été dans l'un et Il Oliviers enlourés de ceps d'où pendaient des grappes de raisin ,l'ault'e de ces illUours, tant qu'ils ont retenu en eux l'image de 1) d'une couleur d'azUI', et les Oliviers par leur disposition 1'01'­ Dieu, je peux en conséquence tl'anscril'e de ce Traité les passages Il maienl des courbes continues de l'onds, aussi flmes-nous des Iluivants sur ce Giel, dônt l'accès me fut alors accordé; les voici: 1) détours et des délours en suivant leur direction; et enfin nous 37. cc Un jour que je médilais sur l'ArnoUl' Conjugal, mon 1) vîmes un Bocage formé de Cèdres élevés, et sur leurs rameaux l)m~lltal fuI saisi du désir de savoir quel avait été cet AmOlil' Il quelques Aigles. A cette vue, l'Ange da: Maintenant nous
    • N° 37. ALA VRAIE ·(lELlGION CHRÉTIENNE. 45 44 APPENDICE N° 37. 1) et la mienne est en elle; nous sommes deux Corps, mais un.e Il sommes dans la Monlagne, non loin de son Sommet. Et nous 1) seule Ame; l'union entre nous est comme celle qui existe dans Il conlilluâmes de marcher; et voici, après le Bocage une Plaine Il la Poitrine entre les deux tentes qu'on !Iomme le Cœur et le Il d'une étendue circulaire, où paissaient des Agneaux et de jeu­ Il Poumon; elle est le parenchyme de mon cœur, et moi je suis Il nes Brebis, qui étaient les Formes représentatives de l'état d'in­ Il son Poumon; mais comme ,pal' le Cœur nous entendons ici l'A­ Il nocence et de paix des Habitants de la Montagne. Nous traver­ li mour, et par le Poumon la Sagesse (et cela, à cause de la Cor­ Il sàmes cette Plaine; et voici, des Tabernacles et des Taberna­ Il respondance), elle est l'Amour de ma sagesse, et moi je suis ') cles, au nombre de plusieurs milliers, s'offrirent à nos regards, )) la sagesse de son Amour. C'est de là que l'unilé de nos âmes Il en avant et sur les côtés, autant que la vue pouvait s'étendre; Il se montre SUI' nos faces, ainsi que tu l'as dit; c'est pour cela Il et l'Ange dil : Maintenant nous sommes dans le CAMP; là est Il qu'ici il nous est aussi impossible de regardel'l'épouse d'un au­ Il l'AR}ft:E DU SEIGNEUR JÉHOVlR; c'est ainsi qu'ils se nomment, )' tre avec un désir libidineux, qu'il est impossible, des Ténèbres Il eux et leurs habitations. Lorsqu'ils étaient dans le Monde, ces )) du Tartare, de regarder la Lumière de notre Ciel. Et l'Ange me )1 Très-Anciens habitaient daus des Tabernacles; c'est pour Il dit : Tu comprends maintenant que le langage des Anges de ce Il cela aussi qu'ils y habitent maintenant; mais poursuivons no­ Il Ciel est le Langage de la Sagesse, cal' ils parlent d'après les Il Ire chemin vers le Midi, où sont les plus sages d'entre eux, afin Il causes. Après cela, je vis une grande Lumière sur la colline, Il de rencontrer quelqu'un avec qui nous nous entretiendrons. En Il dans la partie du milieu entre les Tabernacles; et je m'infor­ Il marchant, je vis au loin trois pelits garçons et trois petites filles, Il mai d'où venait celle Lumière. Il dit: C'est du Sanctuaire du Il qui étaient assis à la porte de leur Tabernacle; mais les uns et Il Tabernacle de notre Cu Ile. Et je demandai s'il était permis d'ap­ l' les autres, quand nous nous fûmes approchés, furent vus )) procher; et il dit: Cela est permis. Et je m'approchai, et je vis Il comme Hommes et Femmes d'une stature moyenne; et l'Ange Il un Tabernacle, tout à fail semblable, en dehors et en dedans, Il dit: Tous les Habitants de celle Montagne apparaissent de loin )' à la description du Tabernacle qui fut construit dans le désert Il comme des Enfants, parce qu'ils sont dans un état d'Innocence, Il pour les fils d'Israêl, et dont la form.e avail été montrée à Moïse II et que l'Enfance est l'apparence de l'Innocence. Dès que ces Il sur la Montagne de Sinaï, - Exod. XXV. 40. XXVI. 30; - et Il Hommes nous virent, ils accoururent et dirent: D'où êtes~vous, Il je demandai ce qu'il y avait dans l'intérieur de ce Sanctuaire, Il et comment êtes-vons venus ici? Vos faces ne sont pas des Il qui produisait une si grande Lumière. E.t il répondit: C'est une Il faces de notre Montagne. llais 1'Ange répondit, et raconta 1) Table, s,ur laquelle il y a cette inscription: ALLIUCE ENTRE LE Il comment l'entrée par la Forêt nous avait été permise, et pour­ Il SEIGNEUR JÉHOVIR ET LE CIEL; il n'en dit pas davantage. Et ) quoi nous étions venus. Après avoir entendu cette explication, Il alors je les interrogeai SUI' le SEIGNEUR JÉBOVIH, qu'ils adorent, Il l'un des trois Hommes nous invila à entrer dans son Taberna­ • et je dis: N'est-ce pas Dieu le Père Créateur de l'Univers? Et ils Il cie, et il nous y introduisit: l'Homme était vêtu d'un manteau )) répondil'ent: C'est Luî; mais nous par le Seigneur Jéhovih nous 1) de cOl1leur d'hyacinthe et d'une tunique de laine blanche, et Il entendons Jéhovah dans son'Humain, cal' nous ne pouvons con­ ) son Épouse était vêtue d'une robe de pourpre, et par-dessous ) sidérer Jéhovah dans sa Divinité Intime que par son Humain, et )) une tunique de fin lin, brodée à l'aiguille, lui couvrait la poi­ )) alors ils expliquèrent ce qu'ils ont entendu et ce qu'ils entendent l' trine: et comme il y avait dans ma pensée le désir de con­ )1 encore aujourd'hui par la SEMENCE DE LA FEMME QUI ÉCRASERA ,) natlre les Mariages des TrèS-Anciens, je regardais alternative­ Il LA TtTE DU SERPENT, - Gen. III. 15; - c'est à savoir, que ) ment le Mari et l'Épouse; et j'aperçus, pour ainsi dil'c, l'unité Il le Seigneur Jéhovih viendl'a dans le Monde pour Racheter et Il de leurs âmes sur leurs faces, et je dis: Vous deux, vous êtes Il Sauver tous ceux qui ont cru et croiront en Lui. Après avoir Il un. Et l'homme répondit: NOliS sommes un; sa vie est en moi,
    • 66 APPENDICE N° 37 N° 39. A LA VRAn: RELIGION CHRETIENNE. 47 Il prononcé ces mots, le Mari courut à son Tabernacle, et il re­ Il vint avec une Grenade qui contenait en abondance des graines [LEloUl E III. 1 Il d'Or; et il me la donna; et je l'emportai; c'était pour moi un Il signe que nous avions été avec ceux qui ont vécu dans le Siè­ De l'Ëglise Noachique ou Ancienne Église de cette 7'erre. Il cie d'Or. Il - N° 75. - SUI' les Cieux des autres Églises après la Très-Ancienne, voir, dans ce m~me Traité de L'AMOUR CON­ 39. Comme toute Eglise est triple, Intime ou céleste, Moyenne JUGAL, ce qni en est dit, dans leur ordre, N°' 76 à 82. ou spirituelle, et Externe ou naturelle, c'est pour cela que Noach 38. L'Enfer de ceux qui ont été de la Très-Ancienne Église est eut trois Fils, et que SChem signifie l'Église intime ou céleste, très-atroce en comparaison de lous les autres Enfers; il se com­ Japhet l'Église moyenne ou spirituelle, et Cham l'Église externe pose de ceux qui, dans le !l'londe, ont cru qu'ils étaient comme ou naturelle; mais chez qui est la première Église et chez qni la Dieu, selon les paroles trompeuses du serpent,- Gen. III. 5; seconde ou la troisième, et quelles son t ces Églises en elles­ - et plus profondément dans cet Enfer sont ceux qui se sont per~ m~mes et entre elles, il est inulile ici de le décrire, car c'est aux suadés qu'ils étaient absolument des dieux, d'après la fantaisie trois Cieux, le supr~me, le moyen et l'infime, que correspondent que Dieu avait transfusé sa Divinité dans les hommes, et qu'ainsi ces trois degrés de l'Église. Outre cela, cette Église Noachique il n'était plus Dieu dans l'univers. D'après cette affreuse persua­ ou Ancienne a été dispersée par toute l'Asie, surtout dans la Sy­ sion, il s'exhale de cet Enfer une puanteur pernicieuse, qui in­ rie, la loésopotamie, l'Assyrie, la Chaldée, la l'elTe de Canaan et fecte le voisinage d'un poison si funeste, que, quand quelqu'un les tenes voisines, la Phi listée, l'Égypte, Tyr, Sidon, NinÏl'e, et approche, il est aussitôt saisi d'un délire si frénétique, que bien­ aussi dans l'Arabie etl'f.:thiopie, et pal'le laps du lemps dans la tôt après avoir poussé des sanglots il lui semble être à l'agonie; Grande-Tartarie, ct de là en descendant jusqu'au Pont-EtlXin, et j'ai vu quelqu'un, qui s'était approché, tomber comme mort; du Pont-Euxin dans tous les districts de l'Afl'Ïque. Que les Na­ mais, transporté de là, il revint il la vie: cet Enfer est situé dans tions par toute la Terre aient eu un Culte provenant d'une Reli­ le milieu de la Plage méridionale, et entouré de retranchements, gion quelconque, cela est connu; et qu'il n'y ait de Heligion que sur lesquels se tiennent des sentinelles, qui crient d'une voix de par quelque RÉVÉLATION, et pal' la propagation de celle lIévéla. stentor: N'approchez pas plus près. J'ai appris pal' des Anges lion de Nation à Nalion, c'est ce qu'on voit dans l'Ouvrage précé­ qui sont dans le Ciel au-dessus de cet Enfer, que les démons y dent, LA VRAIE RELIGION CHRi'fIENNE, N°' 273 à 276; il Y a aussi apparaissent colnme des Couleuvres entortillées en spirales inex­ été prouvé qu'avant la Parole Israélite il y a eu nne Parole qui tricables, ce qui provient de leurs basses fourberies et de leurs s'est perdue par le temps, mais qui cependant a été conservée, enchantements, par lesquels ils ont attiré les simples à l'opinion d'après la Divine Providence du ~eigneur, dans la Grande l'arta­ qu'ils sont des dieux, et qu'excepté eux il n'y a point de Dieu. rie, el constitue jusqu'à ce jour le Culte Divin des habilanls de L'Antiquité, qui cachait tout sous des fables, les désignait pal' les cette conlrée. Voir SUI' ce sujet dans le m~me Ouvrage, N" 2611, Géants qui assaillirent le Camp des dieux, ct que Jupiter pal' ses 265, 266, et N° 279. foudres chassa et précipita sous la Montagne de l'Etna, qui vomit 6(. Qui peut nier que l'Univers ait été créé pour le Genre Hu­ le feu, et elle les nommait Cyclopes; elle notnmait aussi leurs En­ main, afin qu'il en fût formé un Ciel Angéliquè, où Dieu habile­ fers le l'artal'e, leurs Étangs l'Achéron, leurs A)lmes le Styx, et l'ait dans le Domaine de sa Gloire? Ya-t-il pour celle fin une ceux qui y étaient les Hydres de Lerne, et ainsi du resle. cause moyenne promotrice et effectrice antre que lû Religion? Et la lIeligion est-elle autre chose que l'aclion de Marcher ûvcc Dieu? La Religion est comme une Semence produisant des désirs
    • N° lIl. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 49 lI8 APPENDICE N° lIO. mes, et éprouva des variations dans chacun de ces royaumes, et justes el vrais, et de là des jugemenls el des acles dans les choses par suite elle subit el parcourul de diverses manières'Ies élats Spirituelles, et par celles-ci dans les choses Morales, et par les précités. Que LE PREMIER Er LE SECOND ÉTAT DE CET'TE ÉGLISÉ unes et les autres dans les choses Civiles. Afin donc que l'on sa­ dans les Hégions autoul' du Jourdain el aux environs de l'Egypte che quel est l'homme qui a de la Religion, et quel est celui qui aient été comme le Jardin de Jéhovah, on le l'oit d'après ces pa­ n'a point de Religion, je dirai: L'homme qui a de la Religion esl, roles: Il La Plaine du Jourdain était comme le Jardin de Jého­ dans les CHOSES SPIRITOELLES, comme le Phénix, qui nOll1'1'i1 de vah, comme ICt Ten'e d'($gypte en venant à Zour. Il - Gen. 60n sang ses petits; mais l'homme qui n'a poinl de Heligion esl, XIII. 10. - Qu'il en ail été de même de Tyr, on le voil par ces dans ces choses, comme le Vautour qui, dans le manque de nour· paroles: Il 1'oi, P1'Ïnce de 1'YI', plein de sagesse et pal'fait lm riture, dévore sa lignée. L'homme qui a de la lIeligion est, dans beauté, dans le jardin de Dieu tu as été, toute pierre pré­ les CHOSES MORALES, comme un Tourlereau avec sa Tourterelle cieuse etait ta couvel'ture; pm'fait tu étais dans tes voies, dans un Nid sur leurs œufs ou sur leurs pelils; maIs l'homme qui au jouI' où tu fus créé, jusqu'à ce que f(Jt tl'ouvée la 11':1'­ n'a poinl de Religion esl, dans ces choses, comme un Milan ou versité en toi. Il - i~zér.h. XXVIII. 12 à 15. - Qu'Aschur ail un Épervier dans un trou vers un Colombier, L'homme qui a de été comme un Cèdre dans le Liban, on le voil par ces 'Passages: la Religion est, dans les CHOSES POLITIQOES, comme un Cygne Il Voici, Aschur, Cèdl'e dans le Liban, beau de branchage, qui vole avec une grappe de raisin dans le bec; mais l'homme qui élevé de hauteur; dans ses branches avaient fait leurs nids n'a point de lIeligion eSI, dans ces choses, comme un Basilic avec tous les oiseaux des cieux, el sous ses branches avaient en­ une herbe empoisonnée dans la gueule. L'homme qui a de la Re­ gendl'é toutes les bêtes du champ, et dans son ombl'e avaient ligion esl, dans les CHOSES JUDICIAIREES, comme un Tribun qui habité toutes les nations gl'andes : aucun Arbre dans le Jar­ monle un cheval de bonne l'ace; mais l'homme qui 1)'a poinl de din de Dieu ne lui fut pal'eil en beauté; et cle lui étaient neligion esl, dans ces choses, comme dans le déserl de l'Arabie, envieux tous les M'bl'es d'Éden qui sont dans le Jardin de un Serpent qui se mord la queue, el qui en se roulanl se jelle sur Dieu. " - Ézéch. XXXI. 3 à 9. - Que la Sagesse ail élé flo­ un cheval pour enlacer le Cavalier. L'homme qui a de la lteligion rissante dans l'Arabie, on le voil par le voyage de ln Reine de est, dans toutes les autres CHOSES CIVILES, comme un Prince, SChéba vel's Salomon, - 1 Rois, X. 1 à 1.4, - et par les trois Sa­ fils de Roi, qui donne des preuves de charité et prononce avec ges qui vinrent vers Jésus nouvellement né, précédés d'une étoi­ élégance la vérité j mais l'homme qui n'a point de neligion est, 'le, - Matlh. II. 1 à 12. - LE TROISIÈME ET LE QUATRlbu: ÉTAT dans ces choses civiles, comme Cerbèl'e, le chien à lrois tMes, à DE CETTE ÉGLISE, qui furenl ses élats de Vastation el de Con­ l'entrée du Palais de Pluton, faisant tomber de sa triple gueule sommation, sont décrits dans Ir. Parole çà et I~ dans les Histori­ une écume empoisonnée. ques, et çà et là dans les Prophétiques; la Consommation des Na­ lI1. Quant aux états successifs de celle Église, qui sont le Le­ tions à l'entour du Jourdain ou de la Tene de Canann est décrite ver ou le !'Iatin, la Progression dans la lumièl'e, ou le Jour, la par la destrnction de Sodome, de Gomorrhe, d'Adma el de Zé­ Vastation ou le Soir, el la Consommation ou la Nuil, je n'en pour­ boim, - Gen. XIX j - la Consommation de l'Église des Nations suivrai pas la descriplion, ainsi qu'il a élé fnil précédemment,pour en deçà du Jourdain ou dans la Tel'I'e de Canaan, par leur expul­ les élals de la Très-Ancienne Église, puisque les étals de cette sion et par l'extermination de quelques-unes d'elles, dans Josué, Ancienne Église ne peuvenl pas êlre pareillement recueillis de et dans le Livre des Juges; la Consommation de celle Église en notre Parole, cnr il yest seulement fail en somme mention, dans tgypte, par la submersion de Pharaon ,ct des Égyptiens dans la une ou deux pages, des descendants que Noach eut de ses lrois Mer de Suph,- Exod, XIV; - el ninsi du resle. fils; et de pins, celle Église fut dispersée dans plusieurs 1I0yau­ 5.
    • 50 APPENDICE N° 42. N° 43. ALA VRAIE nELIGION CHRETIENNE. 51 42. Il est certain que celle Église Ancienne a été une Église Papistes pour leurs statues; bien plus, ils firent des uns des Pé­ Représentative, qui figurait dans des types et des signes visibles nates, des autres des demi-dieux tutélaires, et de quelques au­ et naturels les choses invisibles et spirituelles de l'Église qui de­ tres des Pythons; quant à ceux d'une forme très-petite, ils por­ vait enfin venir, quand Jéhovah I,ui-Même se manifesterait dans taientles uns dans leurs mains, ils l'échauffaient les autres dans une forme Naturelle-Humaine, et par celle forme se donnerait leur sein, ils les caressaient et leur adressaient il l'oreille leurs une entrée vers les hommes, et donnerait aux hommes une en­ pétitions, et ainsi du reste; ils changèrent ainsi les Types célestes trée vers Lui, et ainsi Se dépouillerait des types, et fonderait une en types infel'llauy., et les choses Divines du Ciel et de l'Église en Église avec des préceptes qui, par le chemin le plus court, con­ Idoles. C'est parce qu'ils avaient transfiguré et défiguré les Cé­ duiraient au Ciel, Habitacle de sa Divinité, tous ceux qui croient lestes, qu'il fut suscité chez les fils d'Israêl une nouvelle Église en I,ui comme Homme, et font ses commandements. Mais comme Ileprésentative, dans laquelle des Représentations réelles, ainsi les hommes de celle Ancienne Église, qui étaille type de l'Église qu'il a été dit ci-dessus, furent instituées, et à laquelle il fut in­ à venir, changèrent les Correspondances représentatives en choses terdit d'instaurer le Cu He Divin par d'autres représentations, Magiques et Idolâtres, et ainsi en choses Infernales, Jéhovah sus­ comme on le voit clairement pal' ces paroles, dans le Premier cita J'Église Israélite, pour y restaurer les types primitifs qui Précepte du Décalogue: Il Tu ne le (el'as point d'Image taillée, étaient célestes; les Tabernacles, les Fêtes, les sacrifices, les Sa­ ni aucune Ressemblance de ce qui est dans les Cieux en haut, cerdoces, les Vêtements d'Aharon et de ses Fils, les Onctions, et ni de ce qui est en la Terre en bas, ni de ce qui est dans les de plus les Statuts qui ont été publiés en longue série pal' Moise, Eaux sous la telTe; tu ne te prostel'neras point devant clics, toutes ces choses étaient de tels types. et tu 11e les sel'viras point. » - Exod. XX. 4, 5, Deutér. V. 8,9. 43. Je dirai en peu de mots comment l'f:glise Représentative 44. Il a été dit qu'avec les peuples de chaque Église, il a été l'ut changée chez eux en une Église Idolâtre: Toutes les choses formé il la fin de celle ~:glise un Nouveau Ciel et un Nouvel En­ spiritnelles, qui appartiennent au Ciel et à l'Église, se présen­ fer; et comme dans le Lemme pl'écédent j'ai donné quelques dé­ taient devant eux sous des formes visibles et tangibles, comme il tails sur le Ciel et l'Enfer formés de ceux qui avaient été de la vient d'être dil; ces formes avaient été prises des sujets des trois Très-Ancienne Église, je vais aussi en présen ter SUI' le Ciel et Règnes de la Nature, le Règue Animal, le Végétal et le ~linéral, l'Enfer formés de ceux de l'Ancienne Église; en effet, l'Accès par lesquels étaient représentées les choses analogues qni appar­ m'en a été donné, puisqu'il m'a été accordé de parcourir et de tiennent au Hoyaume Céleste; ils avaient placé ces Formes typi­ visiter le l'Ionde spirituel, afin que l'homme de la Nouvelle Église ques dans leurs Sanctuaires, dans les lieux les plus retirés de vraiment Chrétienne ne soit point dans les Ténèbres sur le Ciel leurs Maisons, dans les places publiques et dans les rues, et les ct l'Enfer, ni sur le sort qui l'atlend après la mort, selon les Ac­ avaient disposées en ordre selon les significations; mais l'Age tes de sa vie. Ces détails se trouvent aussi dans le Traité de L'A­ Suivant, après que la science des Correspondances eut été obli­ MOUR CONJUGAL, N° 76. Il Du CIEL FORMÉ DE CEUX DE .:ANCIENNE ÉGLISE: Le même térée, et que pal' suite la connaissance de la signification de ces Il Ange vint à moi, et dit : Tu veux qlle je t'accompagne chez les formes eut été perdue, commença il considérer et à reconnallre ces objets comme autant de choses Divines et Sainte~, et alors les » peuples qui ont vécu dans L'AGE OU SIt:CLE D'ARGENT, afin que II nOlis les entendions parler des mœul's et ùe la vie de leur hommes fléchissaient les genoux devant les nns, couvraient les Il temps; et il ajouta qu'on ne peut pénétrer chez eux que sous autres de baisers, et il yen avait aussi qu'ils ornaient et déco­ raient de colliers, de l'êtements parfumés et de bandelelles, ab­ • les auspices du ~eigneur. J'étais en esprit et je suivis mon 1)' guide; et d'abord ,nous arrivrlmes à une Colline sur les Ii­ solument comme font les petits enfants pour leurs poupées, et les
    • 52 APPENDICE N° M. N" 44. A LA VRAIE RELIGION CHRt:TIENNE. 53 Il mites de l'Orient et du Midi; et tandis que nous étions sur son II minâmes les maisons: dans le milieu de la ville il y avait des 1; penchant, il me montra une grande étendne de telTe; et nous II Palais construits en marbre; au devant étaient des Degrés d'al­ Il vtmes au loin une Éminence comme pleine de montagnes, en­ Il bàtre; et, de chaque côté, des degrés des Colonnes de Jaspe; 1 t.r~ lliquél1e et la col1ine où nous nous trouvions était une Il nous vlmes aussi des Temples construits en Pienes précieuses II vallée, et apl'ès el1e une Plaine, et à partir de cette plaine Il de couleur de Saphir et de Lazuli. Et l'Ange me dit: Leurs Mai­ II I,lne Pente qui s'élevaitlentemenL Nous descendlmes de la Col­ Il sons sont de Pierres, parce que les Pierres signifient les Vérités ;1 Iioe pour traverser la Vallée, et nons l'imps sur les côtés, çà et Il naturelles, et les Pierres précieuses les Vérités spirituelles; et JI là, des sculptUl'es en bois et en pierre qui représentaient des Il tous ceux qui vécQrent dans l'Age d'Argent avaient Pintelligence Il figures d'hommes, et de diverses espèces de bêtes, d'oiseaux et Il par les vérités spirituelles, et de là par les vérités naturelles; Il de poissons; et je demandai à l'Ange: Que voyons-nous là? Il l'Argent a aussi une semblable signification. En visitant la Ville, Il Sont-ce des idoles? et il répondit: Point du tout; ce sont des Il nous vimes çà et là des personnes réunies parcouples; et comme Il configurations représen talives de diverses Vertus morales et de Il c'étaient des maris et des épouses, nous attendions d'être invi­ II diverses Vérités spirituelles; la SCience des Conespondances a Il tésdans quelque endroit, et tandis que nous avions cette pensée, Il existé chez les peuples de cet âge; et comme toute bête, tout Il deux d'entre eux nous appelèrent dans une maison, et nOlis en­ Il oiseau, tout poisson, correspond à quelque qualité, il en ré­ Il trâmes; et l' Ange, parlant pOUl' moi, leur exposa le motif de no­ Il sulle que chacune de ces sculptures représente et signifie Il tre arrivée dans le Ciel: C'est, dit·i1, le désir d'être instruit des )) quelque spécialité de vel'tu ou de vérité, et que plusieurs eo­ Il mœurs chez les Anciens, dont VOliS failes partie. Et ils répon­ Il semble représentent et signifient la vertu ellc-même ou la vé­ D dirent: Nous avons appartenu aux peuples de l'Asie, et l'étude ;1' rité el1e-mème dans quelque formé commune étendue; ce sont Il de notre âge a été l'étude des Vérités, par lesquelles nous avons )) ces représentations qui, en Égypte, ont été appelées I:Iiéro­ Il acquis l'Intelligence; cette étude avait été celle de notre Ame )) glyphes. Nous traversâmes la Vallée, et quand nous fûmes en­ Il et de notre mental; mais l'étude des sens de nos corps avait Il trés dans la Plaine, voici, nous vlmes des Chevaux et des Chars; II consisté dans les Ieprésentations des vérités sous des formes Il des Chevaux diversement caparaçonnés et bridés, et des Chars Il naturelllls, et la Science des Correspondances conjoignit les II de· différentes formes, figurant les uns des Aigles, les autres des Il sensuels de nos corps avec les perceptions de nos mentais, )) Licornes, d'au tres des Baleines, et à la suite encore quelques Il ainsi les natUl-els et les corporels avec les spirituels et les céles­ )) Chariots, et des i~curies tout autour sur les côtés. MaiS lorsque Il tes, et nOlis procura la communication avec les Anges du Ciel. )) nous approcMmes, Chevaux et Chars disparurent, et à leur Il Après avoir entendu ces choses, l'Ange les pria de nous donner Il place nous viOles des Hommes, par couples, qui se promenaient, Il quelques détails SUI' leurs Mariages; et le Mad dit : il y a cor­ Il s'entretenaient et raisonnaient; et l'Ange me dit: Ces formes Il respondance entre le Mal'iage spÎl'iluel, qui est celui du bien et Il de Chevaux, de Chars et d'Écuries qu'on voit de loin sont les Il du vrai, et le Mariage naturel, qlli est celui d'un mari avec une )) apparences de l'intelligence rationnelle des hommes de cet âge? Il seule épouse; et comme nous nOlis sommes appliqués à l'étude Il car d'après la correspondance le Cheval signifie l'Entendement Il des Correspondances, nous avons vu que l'Église, avec ses vrais Il du vrai, le Char la doctrine du vrai, et les Écuries les lieux II et ses biens, ne peut jamais existel' que chez ceux qui vivent Il d'instruction; tu sais que dans ce Mondé tout apparall selon his Il dans l'Amour vraiment conjugal; car le ~Iariage du bien et du Il correspondances. Mais nous passâmes outre, et nous montâmes Il vrai est l'f:glise chez l'homme; aussi nous tous, qui sommes Il la pente, et enfin nous vlmes une Ville dans laquelle nous en~ )1 ici, nous disons que le Mari ~st le Vrai, et que ri~pouse est le ! " Il trâmes; et en parcourant les rues et les places, nous en exa- II Bien de ce vrai, et que le Bien ne peut aimer d'autre" l'ai que 5*.
    • ) d.. , 54 APPENDICE N° 4/J. N° 46. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 55 " le sien, ni le Vrai rendre amour polir amour à d'autre Bien qu'au l) sien j s'il en était autrement, le Mariage interne ou spirituel qUi ,i fait l'Église serait détruit, et deviendrait un Mariage seulement li externe ou naturel, auquel correspond l'Idolâtrie et non l'Église. De l'Église Israélite et Juive. l) Après qu'il eut ainsi parlé, nous flÎmes introduits dans la pièce p qui précède la chambre à r.oucher; il Yavait sur les murs plu:':' 46. Pour que nous scruLions el exposions distinclemen t les )) sieurs dessins faits avec art, et de peLites images qui semblaient Élats de celle Église, il esl imporlant que nous les examinions )) avoir été fondues en Argenl; el je demandai ce que signilhlient dans cet ordre :1I-' Le Premier tlal de cette Église a élé 'Appa­ )) ces choses. Ils dirent: Ce sont des peintures et des formes te~ l'ilion du Seigneur Jéhovih, la Vocation el la ConfédéraLion, et l) présenlatives de plusieurs qualiLéli, attributs et plaisirs spiri~ alors son Lever ou le MaLin.fij! Le Second État de cette Église il Il tuels, comme élaie~t aussi les Chérubins et les Palmes sur les été l'Instruction, et à la fin llintrée dans la Terre de Canaan, et Il murailles du Temple de Jérusalem. Après cela, il apparut de alors sa PI:ogression dans la lumière ou le Jour.fill~ Le Troisième Il loin un Char tralné par de jeunes Chevaux blancs; à cette vue. Élal de cette Église a été la DéviaLion du vrai CulLe Représentalif )) l'Ange dit: Ce Char est pour nous un signe que nous devons en Ull CulL~ Idolàlre, ,et alors sa Vaslation ou le SoÏ·. ~ Le Il nous reLirer. Alors, comme nous desceIidions les degrés, notre Quatrième Ét~t de celte Église a été la Profanation des Saintetés, '1 Rôle nous dOIlna une Grappe de Raisins blancs adhérente à de~ et alors sa Consommation ou la Nuit. [f) Avant et après cet état Il feuilles du cep; et voici, les feuilles dans nos mains devinrent a été faile la Promesse de l'Avénement du Seigneur Jéhovih dans )) d'Argent; et nous leS emportàmes comme un signe que nous )) nous éLions entretenus avec les Peuples du Siècle d'Argent. Il 45. ( DE L'ENFER FORMÉ DE CEUX DE L'ANCIENNE ÉGLISE: Les le Monde, et alors la promesse d'une Nouvelle Église dans laquelle la Justice elle Jugement doivent régner. W! Le Cinquième Élat de celle Église a été la séparation des bons d'avec les méchanls, ­ )) Enfers des hommes de l'Église Noar.hique ou Ancienne consis­ el alors le Jugement sur ceux qui avaient élé de celle Église, l) tent, quant à la plus grande partie, en Magiciens, qui onl çà et mais cela dans le Monde spirituel.l!i!) Quelques détails sur le Il là dans le désert des hunes et des lieux de l'éunion; ils s'y ren­ Ciel et l'Enfer formés avec cetle Nation. Il dent, ayant à la main des Bâtons, qui sont de diverses formes~ Il el donl quelques-uns onl été trempés dans des sucs nécroman­ Il tiques" par lesquels comme aulrefois ils exercent leurs artifices, [0 Il qui consistenl en Abus de Correspondances, en Fantaisies, en . j Ir I.e Premier État de cette Église a été l'Appa1'Ïtion du Seignew' Il Confiances persuasives, par lesquelles exisla la Foi miraculeuse ,-7liÎovih, la Vocation et la Confédémtion, et alors son Leve/' II el furent fails les miracles autrefois; puis en Exorcismes, en ou le'Matin. l , " )) Enchanlements, en Charmes, en Maléfices, el en plusieurs a~~ )) tresDémonophonies, par lesquelles ils présentent comme réelles 47. Que le Seigneur Jéhovih ait apparu dans le commencement Il des apparences illusoires; le plus grand plaisir de leur cœur est de chacune des quatre Églises de celle Terre, c'esl ce que la Pa­ Il de rendre des Oracles el des Présages, et de faire les Pylhons; role nous enseigne: cela vienl de ce que Dieu esl toql dans loules Il c'est surtoul d'après eux qu'il y eut des Enthousiasmes dans le les choses de l'Église et de sa neligion; or, la fieconnaissance de » Monde ChréLien. Il Dieu èst dans l'Église comme esl dans le Corps l'Ame qui en vivi­ fie tant les intérieurs que les exlérieurs, et comme est dans la semehce le Prolifique qui va intimement dans tout suc, tiré de la
    • 56 APPENDICE N° 47. N° 48. ALA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 57 terre par la racine, depuis le premier germe jusqu'au fruit et d'auIJ'e, après quoi le Peuple appartient au Roi elleftoi appartient dans le fl'uit, et dispose la Végétation pour qu'elle procède dans au Peuple? Est-ce qu'un Fiancé ne se fera pas d'abord voir, avant son ordre. C'est pourquoi, sans la Reconnaissance de Dieu, de proposer les fiançailles et ensuite les noces? Est-ce qu'un Père l'homme de l'Église est à la vue des Anges aussi brute qu'une ne se placera pas devant son petit Enfant, ne j'embl'assera pas, ne bête de la forêt, ou qu'un oiseau de nuit, ou qu'un monstre ma­ lui donnera pas des baisers, avant que le pelit Enfant puisse dire rin j bien plus, sans la Reconnaissance de Dieu, l'homme est Papa? etc. j à plus forte raison donc le Seigneur Jéhovih, qui est r.omme un Arbre dont les branches ont été retranchées e,tle tronc le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs,- Apoc. XVII. 14; coupé en morceaux, et le tout mis en un monce,au destiné nu - le Fiancé el le Il'Iari de l'Église, - Apoe. XXI. 9; - el par feu, car le Seigneur dil : cc Sans Moi t'OUS ne 1Jouvez (aire den; suite le Père de tous les enfan ts de l'Église. Pal' le Seigneur Jého­ si quelqu'un ne demeure pas en Moi, il est jeté clehors comme vih, nous entendons le Seigneur notre Sauveur et notre Rédemp­ le sm'ment, et il sèche, et on le 1'amasse, et dans le feu on teur; c'est Lui qui, dans Daniel et dans les Prophètes, est partout le jette, et il est brûlé, Il - Jean, XV, 5,6. - L'homme, sans la appelé le Seigneur Jéhovih. Reconnaissance de Dieu intérieurement quant à ses Rationnels, li 9, La Proposition ci-dessus esl, que le l'I'emier État chez les est comme les décombres d'une ville incendiée, et aussi comme fils d'Israêl a été l'Apparition du Seigneur Jéhovih, la Vocation un Aliment qui, après que la partie nutritive en a été exlraite par et la Confédération; et d'après la Parole nous apprenons que ces la digestion, se tourne en excrément: et ainsi du reste, trois choses ont eu lieu, premièrement devant Abram, seconde­ 48. Mais il est impossible que l'homme puisse reconnaltre ment devant Moise, et troisièmement devant tout le Peuple: Dieu et quelque chose de Dieu, à moins que Dieu ne se soil ma­ L'ApPARITION DU SEIGNEUR JÉHOVIH DEVANT ABRUI esl décrite nifesté dans une forme humaine Personnelle; en efTet, la Nature ainsi dans la Genèse: l< Jéhovah apparut à Abraham dans les du Monde enveloppe l'homme, et il ne voit, ne sent el ne respire CMnaies de Mam7'é, tt lui était assis à la Porte de sa tente,. et que ce qui en vient et touche les organes de son corps, d'oit son il leva ses yeux et il vit, et voici, trois Hommes se tenaient p1'ès Mental conçoit et reçoit un Rationnel, qui est élendu au milieu de lui,. et dès qu'il les vit, il COU1'Ut au-devant d'eux, de la du sein de la nature comme l'embryon dans l'ulél'US, et ne voit pOI'te de la tente, et il s'inclina vers la ten'e,. et il dit: ADO­ l'ien avanl qu'il en sorte el reçoive la vue; comment donc NAÏ, si j'ai tr'ouv,é grâce à tes Y,eux, je te prie, ne passe point l'homme dans cel état peul-il de1quelque manière voir à travers oUfre d'auprès (le ton se1'vitelr!'. ') - XVIII. 1., 2,3 et suiv, ­ la Nature, elrer.onnallre quelqueichose qui est au-dessus d'elle, C'élait le Seigneur notre Sauveur qui apparut dans sa Divine Tri­ tel qu'esltoul Divin, tout CélE'sle el tout Spirituel, et par suite nité que les t1'ois Anges représentaient, car le Seigneur a dit: toute Heligiosité, ch05es qui en elles-mêmes sont au-dessus des Il Abmham a désir'é ar'demment de voir mon JOUI', et il l'a vu, Naturels? Il ya donc nécessité absolue que Dieu se manifeste et et il s'est 7'éjoui,. en vt!1'Ïté, en vé1'Ïté je vous dis: Avant qu'A­ se fasse ainsi reconnaltre, et qu'après avoir été reconnu il inspire braham (ût, Moi, Je Suis. l l - Jean, VIII. 56, 58,- Dans le Sei­ l'homme de son souille Divin, el que pal' ce souille reçu dans le gneur est la Divine Trinité, et il a élé représenté Divine Unité dans r,œur il le conduise el l'attire enfin à Soi dans le Ciel, ce qui ne la Divine Trinité pal' les Irois Hommes qui aussi ont été appelés Jleut être fait que par des Instructions. Est-ce qu'un Empereur ou 'Anges, - Chap. XIX. L - Mais dans sa Divine Unité il a été ap­ un Hoi ne se fera pas d'abord reconnaltre et couronner, avant de pelé Adonaï, - XVIII. 3. XIX. 1.8, - el allssi très-souvent Jého­ commencer à gouverner? Et même avant d'être couronné, d'être vah, - XVIII, 1.3, fli, i7, 1.9, 20, 22, 26, 33. - L'ApPARI'rION pourvu et revêlu des insignes de sa domination et d'êlre oint, n'u­ DU SEIGNEUR JÉHOVIH DEVANT MoiSE est ainsi décrite dans l'Exo­ nira-I-il pas le peuple à lui pal' des conventions jurées de part et ~e : l< Un Ange de Jéhovah appar'1tt Ct Moïse sur la Montagne,
    • 58 APPENDICE N° 49. N°5i. ALA VRAIl: RELIGION CHRÉTIENN!;. 59 au CllOreb, dans une flamme de feu du milieu du buisson. Et Moïse dit: Que je me détourne donc, et je ven'ai cette grande vision-ci, pourquoi n'est point brûlé le buisson. Et Jéhovah vit @ qu'il se détoU1'nait pOUl' voir; ct Dieu l'appela du milieu du buisson, et il dit: Moïse! Moïse! Et ensuite Moïse dit à Dieu: Le Second État de cette Église a étc l'lnstl'uction, ct li la fin Quel est ton Nom? Dieu dit: JE SUIS QUI (esl) JE SUIS; ainsi tu i'Entrée dans la TelTC de Canaan, ct alol's sa P1"Ogl'ession dims aux fils d'Israël: JE SUIS m'a envoyé vers vous. Il - III. dans la lumière ou le Jour. 2,3,4,14,15 et suiv. - L'ApPARITION DU SEIGNEUR JÉHOVIH DEVANT TOUT LE PEUPLE esl aussi décrite dans l'Exode, de celle 51. Il a élé monlré ci-dessus que non-seulemenl l'Église An­ manière: Il Jéhovah dit à Moïse: Dis aux {ils d'Israël qu'il~ cienne ou Noachique avail élé Représenlalive, mais aussi l'(~glise soient prêts pour le troisième jow', parce que le troisième JOUl' Israélile quanl à loul son CuIle ; cela eullieu par la Providence Di­ Jéhovah descendra aux yeux de tout le Peuple SUl' la Monta­ vine, parce que Jéhovah n'avail pas encore revêtu l'Humain Natu­ gne de Sinaï. Et il arriva qu'au troisième jour il y eut des voix rel, qu'il pril sur Lui par l'Incarnalion dans le Sein de Marie, ainsi et des éelail's, et une nuée épaiss,e SUl' la Montagne, et une selon l'Ordre élabli par la Créalion, el qu'a vanl cela il ne pouvail voix de clairon tl'ès-fol·te, et tout le peuple qui etait dans le pas êlre conjoinl à l'homme quanl aux inlérieurs de son esprit, camp tremblait. Toute la Montagne de Sinaï fumait, pm'ceque ni par conséquenl y manifesler à la perception ses Divins, qui sont Jéhovah y était descendu clans le feu, et 7Jromulguait devant les Célesles el les Spiriluels, el ainsi des choses élevées au-des­ le peuple la Loi. Il - XIX. 9 à 24, cl XX. 1. à 1.5. - Le Seigneur sus de la pénélration des sens du corps; cela élail alors aussi im­ ApPARUT aussi à Josué comme Prince de l'Armée de Jéhovah, el possible que de faire voler un Oiseau dans l'Élher', el nager un Josué lomba devanl Lui la face en lene el L'appela son AdonaI. Poisson dans l'Ail'; cal' si Jéhovah enlrait chez l'homme aulre­ - Jos, V. 13, 14. menl que pal' son Humain, ce serait pour ainsi dire meUre une 49 (Ids). LA VOCATION DES FILS D'ISRAEL Al,A TERRE DE CA­ branche d'ârbre avec les feuilles el les fmils au milieu du foyer IUAN, PAR CONSÉQUEN'r AL'ÉGLISE, AAUSSI ÉTÉ FAITE TROIS FOIS, d'un miroir ardenl, ou hien du vif argenl sur un Tison brûlanl ('une à Abram, pour que de la lene de ses pèl'es il allâl en Ca­ dans une Fournaise, lesquels seraienl aussilôl dissipés; Jéhovah naan, el de plus il eul promesse que sa semence hériterail cetle esl, en efTel, comme un Feu ardenl pal' le Zèle de son Divin 1'erre,- Gen. XII. 17. - LA VOCATION A AUSSI ÉTÉ FAITE PAR Amour, el s'il enlrail chez l'homme sans l'Humain, il le dissipe­ MoïSE, - Exod. ur. 16, 17; - el ensuile pal' Josué, - Jos. 1. 3 rait dans ce feu, comme il vienl d'êlre indiqué; aussi a-l-i1 dil à el suiv., el H. Moise, quand celui-ci voulul voir de ses yeux la gloire de Jého­ 50. L'ALLIANCE AAUSSI ÉTÉ FAITE QUELQUEFOIS, d'abord avec vah, que nul homme ne pouvail le l'oir el l'ivre : mais il en ful Abram, - Gen, XVII. 1. à 14. - Al'ec le Peuple,- Exod. XXIV. aulremenl dès qu'il eul pris sur Lui l'Humain Nalurel, el qu'après 7,8, et ensuite, Jos, XXIV. 24,25. - D'après ce qui vienl d'êlre l'avoir glorifié il l'eul uni à son Divin, el eul ainsi conjoinl en Soi dit, on voil mainlenanl que le Premier Élal de cetle Église a élé le Divin Céleste, le Divin Spirituel el le Divin Nalur('l en un; il l'Apparilion du Seigneur Jého'ih, la Vocation el la Confédéralion, pul alors pal' là se conjoindre 11 l'homme dans le Nalurel, même el alors son Lever ou son 1lalin. Que par le SEIGNEUR JÉHOVIH soil dans son sensuel, el en même temps se conjoindre Il son espl'it ou enlendu Jéhovah dans son Humain, c'esl-à-dire, le seigueur no­ 11 son men lai dans son Rationnel, el ainsi illuslrer sa lueur Natu­ Ire Rédempleur el Sauveur, on le verra dans ce qui snit. relle pal' la lumière Célesle. Qu'unc telle conjonclion ail élé l'aile après l'avénemenl de Jéhovah ùans le ~Ionde, on le l'oil arec él'i­ denee d'après les paroles du Seigneur Lui-Même: «( En cc jour­
    • f10 APPENDICE N° 51. 61 N° 51. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. là vous connaîtrez que Je suis dans mon Père, et vous en Moi qui les considère d'après le Zèle de l'amour pour les âmes des et Moi en vous. li - Jean, XIV. 20. - Avanl que l'Incarnation hommes de l'Église, et pOUl' leur salut éternel, et qui d'après cela de Jéhovah eûl élé faite, la conjonclion ne pouvait donc avoir lieu considère les ornements de leur tête. En outre, le Cu Ile Idolâtrè que par un Ange, ainsi par un Humain Heprésenlatif; c'est même est comme un Champ plein de tuyaux de blé sans épis, ou avec pOUl' cela qlle toules les choses de leur Église devinrent des repré- épis sans le grain, ou même avec le grain sans la partie nutritive, sentatifs, et qu'en conséquenr.e ils rendaienl un culle à Jéhovah et ainsi du reste; mais le culte Représentatif réel est comme un par des lypes qui affectaient les sens de leur corps el qui en même Champ plein d'une récolte dont les grains sont gonflés par la par- temps correspondaienl à des spirituels; de là venail que les hom- tie nutritive qui donnera en abondance de la farine et du pain. Le mes de l'Église Ancienne, et encore plus les hommes de l'Église Culte Idolâtre est aussi comme un OEuf dans lequel il n'y a pas de Israélite furent des hommes Externes et Naturels, et ne pUl'ent germe; mais le Culte Représentatif réel est comme un OEuf dans devenir Inlernes et Spiriluels, comme le peuvent devenir les hom. lequel il yale prolifique d'où résulte un poussin. Pour continuel' mes depuis l'avénement du Seigneur. Toutefois, cependant, ceux encore de r.omparerces deux Cultes: Le culte Idolâtre est comme qui reconnurent Jéhovah, e't en même temps avec Lui Adonaï, quelqu'un qui a perdu pal' un Rhume le sens de l'odorat et le sens c'est-à-dire, le Seigneur à venir, nommé dans la Parole le Sei- du goût; lorsqu'il approche un raisin de ses narines, ou verse gneul' Jéhovih, le Dieu d'Israêl et le Saint d'Israêl, le Messie ou goutte à goulle du vin sur sa langue, il n'en sent que le toucher; l'Oint de Jéhovah, le Roi, le Rocher, et en quelque endroit le Fils, mais le Culte Représentatif réel est comme quelqu'un qui sent et qui les adorèrent ensemble, reçurent le Saint dans leurs esprits en même temps l'odeur du raisin elle goClI du vin, et jouit ainsi et pal' suite dans les types de leur )'eligion; mais tous les autres avec suavité de l'usage de l'un et de l'autre. ne le reçurent pas, de là leur Religion fut une Superstition et non 52. Que le Second État de celle Église ail élé l'tNSTRUCTION, une Religion, et leur Culte .fut un Culte Idolâtre et non un Culte cela est une suile de l'Ordre; car lorsque quelqu'un est appelé il Représentatïr; et quoique le culte de ceux-ci fut semblable au l'Église, il faut qu'il soit inslruit des Préceptes de Religion selon culte de ceux-là dans la forme Externe, il était néanmoins dis- lesquels il doil vivre. Que cela ail eu lieu pour les fils d'Israël semblable dans la forme Interne. Mais cela va êlre illustré pal' des après la VocatioD, on le voit clairement par la Promulgalion, sur comparaisons pour lui prêter quelque lumière: Le Culte Idolâlre, la Montagne de Sinaï, de la Loi dans laquelle sont coutenus tous c'est comme quelqu'un qui vénère un Roi, un Prince, un Magnat les Prél:eptes de l'amOlli' el de la foi envers Dieu, et lous ceux de ou quelque homme d'Une haute dignité, seulement d'après la l'amour et de la fidélilé à l'égard du prochain: après l'instrur.- pompe de ses courtisans, d'après la magnificence des Chars et des lion SUI' les Préceptes communs de la vie et de la foi, venait la pu- Cavaliers ou Coureurs qui le précèdent, et d'après son vêtement blication de plusieurs Lois, appelées Jugemenls et' Statuts, qui resplendissant et de pourpre; mais le Culte Représentatif réel est concernaient la Sanctification du SabbatlJ, les Fêtes fixées, les Sa- comme quelqu'un qui considèl'e un Hoi, un Prince, un Magnat ou r.rifices, le Sacerdoce, I~ Tabernacle, le Culte saint dans le Taber- quelque homme cl'une haute dignité, pour sa Religion et sa Sa- nacle et au dehors SUI' l'Au lei, les lIepas l'ails avec les choses sanc- gesse, et pour sa Justice el son Jugement, et qui d'après cela tifiees, le Ministère d'Aharon et de ses l"ils, lelll' Habillement, considère les insignes d'honneur dont il vient d'être parlé. De leur Consécration, et la Sanctification' de toules les choses du Ta- plus, le Culte Idolâtl'e est comme quelqu'un qui considère un bernacle pal' l'huile de l'onction; et de plus, l'Ordre Lévitique, Primat de l'Église seulement il cause de sa Tiare et des Joyaux les Mariages et les Divorces, les Purifications, les Aliments, les qui la décorent, ou quelque aulre Évêque ou Prélat il cause de Asiles, outre plusieurs autres choses qui toules Claier.l des lepl'é- leur Mitre j mais le CuIle Représentatïr réel est comme quelqu'un senlalions naturelles correspondant il des choses Spiriluelles; eu 6.
    • 62 Ar'PENDles N° 52. N° 511. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 63 un mot, les quatre del'niers Livres de MoIse ne sont que des Li- vres d'Instruction pour cette Église. Après ces Instructions, les ffiP fils d'Israêl furent introduits dans la Tel're de Canaan, par <'.on- séquent dans l'Église même, cal'la Terre de Canaan représentait l.e '1'7'oisième État de cette Église a été la Déviation du vrai et par suite signifiait l'Église; celle Terre tenait même le Milieu Culte Rep7'ésentati(ëniitïCulte lctoldlre, et alors sa Vasta- de tout notre Globe, car par la Partie en avant elle regar- tion ou le Soir. ' dait l'Europe, par la Partie gauche l'Afrique, et par la Partie de derrière et le côté droit l' Asie. Mais les Préceptes donnés par 54. Il a élé rappol'té ci-dessus, sur la différence entre le Culte MoIse fUI'ent,. après leur entrée dans celle Terre, enrichis par des Ieprésentatif el le Cu Ile Idolâlre quelques détails mémOI'ables. Prophètes, ensuite par le Roi David, et ennn par Salomon après d'apl'ès lesquels on peut voir que quand les Types, l?jgures et Si- la construction du Temple, ce qui est évident d'après les Livres gnes, qui étaient saisis par les sens du COl'pS comme objets de Re- des Juges; de Samuel et des Ilois. ce fut donc là le Second lttat de ligion par les hommes des Églises Noachique et Israélite, ne furent celle Église, qui constitua sa Progression dans la Lumière, ou le pail en même temps considérés d'après une idée supérieul'e ou In- Jour. térieure qui approche de près l'idée spirituelle, le Culte vraiment 53. A r.es deux États de celle Église peuvent être appliqués ces Représentatif tomba facilement chez eUI en Culte Idolâtre; par passages dans la Parole: Jéhovah nous vivi{iem après deux (l exemple, quand ils pensaient.au Tabernacle, et non en même jOU7'S, le t7'Oisit"me jOU7' il nous élèvem, afin que nous vivions temps au Ciel et à l'Église, ni à l'Habitacle de Dieu dans le Ciel ~t clevant l.ui : son Leve7' se prépm'c comme l'Auro7'e, et il vien- l'Église; aux Pains des faces, et non en même temps au Pain cé- cira SIl1' nous comme la Pluie, comme une Pluie clu soir il arro- lesle qui est la nourriture de l'âme; à l'Encens et aux Fumiga- sera la terre. Il - Bos. VI. 2, 3, - Cl Le Dieu d'/smël a dit, le tions SUl' l'Autel d'or, et non en même lemps au Culte d'après la ROCHER D'ISRAEL m'a parlé; Il est comme la /.umiè7'e d'un MA- foi et la charité, en ce que ce cuIle est comme lIne odeur agréa- TIN, d'un MATIN sans nuages. Il - Il Sam. XXIII. 3, 4, - Et ble qui monte 'ers Jéhovah; aux Lumières qui brillaient dans les dans MoIse: II Elle coulel'a comme la pluie, ma Doctrine; elle lampes du Chandelier d'or, et non en même temps à l'Illustration distille7'a comme la rosée, ma parole, comme des gouttcs sU" de l'entendement des objels de leur Religion; aux Repas faits avec le: gazon, et comme des gouttes, sur l'hel'be. Je pulJlierai le les choses sanctifiées, el non en même temps à l'Appropriation Nom de JélLOvah; donnez !Jl'andew' à not7'e Dieu; le Bocher des alimenls célestes, ni au saint rélablissement de leurs esprits clont l'œuvI'e (est) pm'faite, toutes ses voies (sonl) jugement; le par l'accomplissement des sacrifices; et de même pOlir tout le Dieu de {iclélité, sans perve7'sité, juste et droit, Lui. 1 1 - reste. De là il est bien évident que quand l'homme de l'Église Re- Deutér. XXXlI, 2,3,4. - Il esl même confirmé pal' ces passages présentative regarda les choses de son Culte, non pas avec un es- que ces deux élals de celle Église ont exislé pal' notre Seigneur, prit rationnel illustré par la Lumière célesle qui procède du Sei- qui est le Dieu d'Israêl et le Hocher; qu'il soit le Rocher, on le gneur, mais seulement avec un esprit l'ationnel Instl'Uit par la voit clairement daus Paul: Il Tous, ils buvaient du Roche7' spi- lueur naturelle du Monde d'après lui-même, il put facilement être rituel qui les accompagnait; LE IIOCHER, C'ÉTAIT LE CHRIST, " entralné du Culte représentatif l'éel dans un Culte idolâtre, et ainsi - 1Cor. X, l,. êlre en Vaslntion; Cal' la VASTATION n'est pas aulre chose que la déviation, le déclin et la chule du CuIle représenlatif dans le culte idolâtre, Cultes qui sont lous deux semblables quanl à la face Ex- terne, mais non quant à la face Interne. A cause de cette chute !'
    • 64 APPENDICE N° M. facile d'un cu Ile, qui en lui-même a été céleste, dans un autre N° 54. ALA VRAIE RBLIGION CHRÉTIENNE. 65 qui en lui-même était infernal, les Intérieurs de l'Église et de la de leur esprit quaot à sa région supérieure qu'illustre seule la Religion n'ont pas pu être révélés avant l'avénement du Seigneur, Lumière céleste, et cela avant l'avénement du seigneur, qui est et alOl'S par la lumière qui procédait de Lui; par exemple, les venu comme Lumière dans le Monde, ainsi qu'il le dit Lui-Même, intérieurs SUl' le Ciel et l'Enfer, sur la Résurrection et la vie de - Jean, J. 1 à 4. VIII. 12. XII. 35, 36, 46,- c'eftt été aussi im­ leurs esprits après la mort, sur l'Immortalité de leurs Ames, sur possible que de faire voler un Cheval et de le changer en Pégase, la Régénération; et, en somme, les intérieurs sur la Foi et la Cha­ de faire couriJ' un Cerf dans l'Air, un Veau SUI' les Eaux; et aussi rité, puisqu'ils les auraient à peine regardés autrement que comme impossible que de changer une agathe en rubis, du crislal en dia­ on regarde des Oiseaux au-dessus de sa tête, ou un Météore dans mant, et d'introduire une veine d'al'gent dans une pierre ordi­ l'air; et, en outre, ils les auraient enveloppés de put'es illusions des naire, ou de faire produire à un laurier des raisins, à un cèdre des sens, si condensées, qu'il ne serait resté des spirituels rév~lés rien olives, à un peuplier et à un chêne des poires el des pommes; par de visible, si ce n'est autant qne de la face le hOllt du nez, ou des conséquent, aussi impossible que de donnel' à un Davus qui mains l'ongle d'un doigt; et de plus, ils les auraient déformés au écoule l'intelligcnce d'un OEdipe qui enseigne. point quc, devant les Anges, ils n'apparaHraiellt pas autrement 55. Quant à ce que c'est que la Vastalion et d'oil elle est venue que comme un Monstre marin vêtu d'un manteau, ayant sur la chez le Peuple de l'Église Israêlite, on peut le voir par les passa­ tèle une mitre, et dont la facc après avoir été rasée et peinte se­ .ges où elle est nommée dans les Prophètes; il va, en conséquence, rait comme la face chauve d'un singe; et ils apparaltraient encore être rapporté un grand nombre de ces passages. IC Je dois préve­ devanl les Anges comme une Statue à mcmbres mobiles et creuse, JI nir que dans les suivants et les subséquents, qui sont Iirés de au dedans de laquelle aUl'ait été placé un Lévîlc qui marcherait, JI la Parole, par la TERRE est signifiée l'~;glise, puce qu'il est en­ agirait et parlerait, et enfin crierait à la Foule superstitieuse: Il lendu la Terre de Canaan, dans laquelle était l'f.glse; par SION, Prosternez-vous, invoquez-moi, c'est moi qui suis votre Dieu Il l'Église quant à la Parole; par JtRllSALEH, l'Église quant à la Lare, votre Dieu Tutélaire, qui ai la sainteté et la Divine puis­ Il doctrine d'après la Parole; par les VILLES, les doctrinaux; par sance. Est-ce que les idées de leur pensée sur les spirituels de JI les MONTAGNES, les COLLINES, les VALLÉES, les FLEUVES, les l'f:glise auraient pu êtl'e supérieures aux idées de la pensée de Il choses formelles de ('Église, et par les CoNTRÉES DE CETTE Nicodème, qui était docteur, et qui croyait, au sujet de la Régé­ Il rdAIE TERRE, les choses commu'nes de l'Église, et cela selon la nération, que c'était la Renaissance de l'homme tout entier dans II représentation de la Tribu qui les possédait. Il le sein de sa mère? car il dit: Il Comment un homme peut-il 56. Les passages de la Parole Prophétique, où il est question nat'tre de nouveau? Peut-il dans l'utél'US de sa mère une se­ de l'Église Israélite, dans lesquels il s'agit de la Vastation, de la conde {ois entrer? Le Seigneur lui l'épondit : Toi, tu es le Doc­ Désolation, de la Confraclion, el où sont employées ces expres­ teuT d'Isl'ad, et ces choses tu rte connais point? Si des choses sion&, et aussi celle de désert, sont les suivants: Ct 0 habitant de tel'restl'es je vous ai dit, et que vous ne croyiez point, com­ Jérusalem, et homme de Juda! que ferai-je à ma Vigne que ment, si je vous dis des cllOses célestes, cI'oirez-vous? JI ­ je n'y aie pas fait! Je me suis attendu qu'elle produirait des 1 Jean, III. 3,4,9, iO, i2. - Ils auraient pareillem.ent extravagué "aisirrs, mais elle a p"oduit deJ fruits sauvages; je la mettrai si les Intérieurs, qui dans leur e.ssence soot des Spirîluels, leur en DÉSOLATION, elle ne sera point taillée, ni sarclée, afin qu'y enssent été dévoilés, à savoir, les Intérieurs sur la Foi et ln Cha­ monte la ronce; et les maisons Jel'ont en DÉVASTATION; Cal' rîlé, et aussi sur la Vie après la mort, et sur l'état du Ciel et de l'œuV1'e de Jéhovall ils ne considèrent pas, et le {ait de ses mains l'Enfer. C'est pourquoi ouvrir la vue interne de leur mental ou ils ne voifmt pas. » - Ésaie, V. 3 à 12. - (l Des bergers notn­ bl'eux ont détruit ma Vigne, ils ont foulé mon Champ, ils ont 6*.
    • 66 APPKNDICE N° 56. N° 56. A LA VRAIE RBLIGION CHRÉTIENNE. 67 réduit le Champ de mon désir en DÉSERT DE SOLITUDE; il l'a car quanl à tes Y.ASTATIONS el à tes DÉSOLATIONS, et cl la mise en SOLITlIDE; Ô DÉSOLÉE, DÉSOLÉE est taUle la TC"l'l'e, parce TerTe de ta DÉVASTATION, au loin s'en ir'ont ceux qui t'en­ que personne ne la met sur' son cœur; sur' toutes les Collines gloutissaient. Il - Ésaie, XLIX. 17, t 9. - lC Ce sont vos iniqui­ dans le DÉSERT sont venus les VASTATEURS; ils ont semé des {ro­ tés qui {ont séparation entr'e vous et votr'e Dieu, et vos péchés menls, et ils ont moissonné des épines. )1 - Jérém. XII. JO, 11, ont caché sa (ace de vous; des œu{s d'aspic ils déposent, et t2, t3. - (C Une nation est monlée sur ma Ten'e, tt elle a ré­ des toiles d'ar'aignü ils tissent; la VASTUION et la CON FRAC­ duit mon Cep en DÉVASTATION. Il - Joel, l, 6, 7. - « DÉVASTÉ TI ON (sonl) dans leurs sentiers; nous attendions la lumière, et est le Champ, dans le deui/la terre, parce que DÉVASTÉ est le voici, des ténèbr'es; nous avons tâté comme les aveugles la mu­ fr'oment, tari est le mo'l1t, affaiblie est l'huile. 1) - Joël, I. tO; mille; nous bronchons à midi comme au crépuscule. " ­ - la Vigne et le Champ dans ces passages, comme dans les aull'es EsaIe, LIX. 1 à 10. - «Les villES de ta sainteté sont devenues passages de la Parole, signifient l'Église. a Dans taUles vos habi­ un DÉSERT, Sion esl devenue un DÉSERT, et Jél'usalem une DÉ­ lalions les Villes ser'ont DÉVAsTÉKS, et les hauts lieux seront SOLATION; notre maison de sainteté est devenue un incendie, DÉSOLÉS, en sorte que soient DÉVASTÉS el DÉSOLÉS vos AUlels, et et toutes nos choses désirables ont été DtvASTtRS. » - Ésaie, soient supp7'imées t'Os Idoles, et que soient reU'anchées vos sta­ LXIV. 9, 10. - a Contr'e Israël rugissent de jeunes lions, tues, et que soient effacées vos œuvres. Il - Ézéch. VI. 6. - «Ils ils r'éduisent sa Ter'r'e en DÉVASTATION.)) - Jérém. II. 15. ­ M'ont oublié, mon peuple; à la vanité ils ont {ait des saC1'i/i­ I( Malheur' à nous, cm' nous avons été DÉVASTÉS! Nettoie de la ces, pour r'éduil'e la TErre en DÉVASTATION. Il - Jérém. XVIII. malice ton cœur, 6 Jérusalem! Combien de temps demeure­ t5,!6; - la 'ferre ici, c'esll'Église. «DÉVASTÉS SERONT les hauts 7'Ont au milieu de toi tes pensées d'iniquité? )1 ~ Jérém. IV. lieux de Jischak, et les sanctuaires d'Israël SERONT DÉSOU~S. Il :13, :14, - (C Comme une {ontaine {ail jaillir ses eaux, ainsi Jé­ - Amos, Vif. 9, - « Va et dis ci ce peuple: Entendez en en­ r'usale'l1l {ait jaillir sa malice; la violence et la VASTATION se­ tendant, mais ne compr'enez point, et voyez en voyant, mais 1'ont entendues en elles; endure la correclion, de peUt' que je ne connaissez pain 1; engmisse le Cœur de ce ptupie et enduis ne te r'éduise en DÉVASTATION; (j fille de mon peuple, ceins-toi ses Yeux. Al07'S le Propllèle dil : Jusques à quand, SEIGNEUR? d'un sac, el r'oule-loi dans la cendre, car soudain viendr'a Et il dit: Jusqu'à ce que les villes'soient DÉVASTÉES, et que la le VASTATEUR sm' nous. Il - Jérém. VI. 7, 8, 26. - If Une voix 'l'el're soit réduil.e en SOLITUDE; Jéhovah multipliera les DÉ­ de lamentaI ion a élé enlendue en Sion; commenl avons-nous SERTS dans le milieu de la Ten'e. Il - Ésaie, VI. 9 à 1.2. ­ été DÉVASTÉS, au point que nous ayons abandonné la Tel'1'e. Il a Voici, Jéhovah va VIDER la Te'I're et l'ÉPUISER; VIDÉr. elle - Jél'ém. IX, 18; - la Terre, c'est l'Église, (1 Ma Tenle a élé .ser'a VIDÉE, la Terre; et pal'cc qu'ils ont transgressé les lois, DÉVASTÉE, tous les cordages ont été rompus, parce que insen­ outr'epassé le stalut, rendu vaine l'alliance d'élernité, c'est sés sont devenus les Pasleur's, el ils n'ont poinl clle'l'ché Jého­ pour'quoi dans la ville il y aum SOLITUDE, el jusqu'à la DÉVAS­ vah. ») - Jérém. X. 20, 21; - la Tenle, c'esl le Cu Ile. (t Voix TATION sera {r'appée la por'te. Il - Ésaïe, XXIV, 1 à 13, - Il DÉ­ cie bruil, voici, qui vienl, el un tumulte grand du côlé de la VASTÉS SOtlt les senliers, plus de passant par le chemin, vaine ter're du septentrion, pour réduire les Villes de Jehudah en il a r'endu l'alliance j :vous concevez de la balle, et vous en­ DÉVASTATION, en habitacle de dr'agons, " - Jérém. X, 22, 25. {antez clu chaume. Il - Esaie, XXXIlI. 8 à :14. - Il Je me suis - cc Toute la Ten'e sera en DÉSOLATION, en DÉVASTATION, Il ­ tu dès l'Elernité, je DÉSOLERAI et j'engloulimi à la (ois j Jérém, XXV. il; - la Terre, c'est l'Eglise. Il Une voix de cla­ je DÉVASTERAI montagnes et collines. ) - Esaïe, XLII. ill, 15. n,eur vient de Choronaïm, une DÉVASTATION et une CONFRAC­ - (( Tes cleso'uctell7's et les DÉVASTATEVRS de toi s'en ironl; TION gr'ande; le VASTATEUR viendra sUt' toute la Ville. )l - Jé­
    • N" 57. A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 69 68 APPENDICE ~o 56. au Dragon el à ses Anges quand ils furent pl'écipilés du Ciel, - • rém. XLVIII. 3, 5, 8, 9, 15, t8; - ceci a élé dit de Moab, par ApoC. XII; - lorsqu'ils combattaient contre Michel, ils étaient lequel est enlendue la confiance dans les œuvres et l'intelli­ dans le Milieu; mais lorsqu'ils eurent été vaincus, ils étaient dans gence propres, et cela est bien évident par le Verset 29 du même l'Enfer. La Vastation se fait quand l'homme regarde les choses Chapitre. « Afin qu'ils manquent ae pain et d'eau, et qu'ils saintes de l'Église d'après les faux et d'après les vrais falsifiés; soient DÉSOLÉS, l'!wmme et son frè7'e, et qu'ils tombent en lan­ Consommation se fait quand il vit dans les maux ou dans mais la gueur il cause de leur iniquité. Il - Ézéch. IV. 17; - le pain les biens adultérés. Toutefois, pour que l'on comprenne encore et l'eau sonl le bien et le vrai. « D'ivresse et de tdstesse tu plus clairement la dilTérence et la distinction entre l'état de Vas­ sems 7'emplie, par un calice de D":VASTATION et de DÉSOLA­ tation et l'état de Consommation, cela va être illustré par des TION, J) - Ézéch. XXIlI. 33. - « Malheur il eux, pm'ce qu'ils comparaisons: L'Étal de Vastation peut être comparé il un Jardin ont divagué! DÉVASTATION sur eux. Il - VII. 13. - « La Te7"Te ou à un Bocage qui est autour d'un Temple, et qu'on regarde sem dans la D":SOLATION il cause de ses habitants, il cause comme sanctifié à cause du culte Divin célébré dans le Temple, du f7'uit de leu7's œuvres. » - Mich. VII. 13. - Et en outre mais où sont des buvettes, des tables dressées pour des feslins, dans beaucoup d'autres passages, comme - ÉsaIe, VII. 18, des pla('.es occupées par des sauteurs, des histrions et des bala­ 19. XVII. 4 il 6, et 9 à 14. XXII. 4 à 9. XXIX. 10, H, 12. LI. 19. dins, avec des spectateurs dans les parvis et aux fenêtres du Tem­ Jérém. XIX. 8. XXV. 9, 10, 11, 18. XLIV. 2, 6, 22. Ézéch. X. 1 ple; et l'État de Consommation peut être comparé à ce même Jar­ il 22. XII. 19, 20. XXXIII. 24, 28, 29. Hos. X.14. XII. 2. Joêl, , din ou à ce même BQcage, où son t des satyres et des Priapes avec II. 20, Amos, V. 9. Mich. VI. 13, 16. Hab. 1. 3. Agg, 1. 4, 9. des prostituées et des devineresses, qui entrent ensemble dans le Zach. VII. 14. XI. 2,3. - D'après tous ces passages, on peut voir Temple en dansant, et y célèbrent des fêles profanes, comme les ce que c'est que la Vastation et la Désolation, et que ce n'est point Pythons dans leurs Sabbaths.· L'État de Vastation peut aussi être la Terre ni des Villes qui sont privées de peuples, mais que c'est compal'é à une Armée ennemie lorsqu'elle entre dans les fau· l'Église qui est privée de biens et de vrais, d'où il résulte qu'il n'y bourgs d'une ville assiégée, et y exerce sa domination; et l'État a que des. maux el des faux. de Consommation pellt être comparé à cette même Armée, lors­ qu'elle a renversé la Muraille, et qu'elle fail irruption dans la Ville, [El et passe les habitants au fil de l'épée. L'État de Vastation peut aussi être comparé à un Navire sur des syrtes ou sur un banc Le Quat7'ièmc État~Église a été la P7'ofanation des de sable, quand il s'y agite, et quand il s'élève et s'enfonce, et Saintetés, et alors sa Consommation ou la Nuit. qu'alors le capitaine, le pilote et les matelots se lamentenl par l'expérience du danger; mais l'État de Consommation, c'est 57. La Vastation et la Consommati0ll ditlèrent entre elles quand la carène du navire est rongée par le gravier qui est au­ comme l'ombre du Soir et l'obscurité de la Nuit; en effet, la dessous, et qu'alors brisé et troué le navire s'affaisse, et engloutit Vastation, c'est quand on s'éloigne de l'Église; mais la Consom­ avec lui les hommes et les marchandises. L'État de Vaslation peut mation, c'est quand la sépal'ation d'avec l'Église est complète; être comparé à Loute Maladie qui s'empare des membres, des vis­ la Vaslation, c'est donc comme si l'on descendait du Ciel, mais cères et des organes du corps, d'où il résulte que le malade pré­ non jusqu'à l'Enfel', et qu'on reslAt au milieu, en se tenant de côté voit la mort, consulte un médecin, prend des médicaments et vellS l'un et vers l'autre; mais il y a Consommation lorsque quel­ pendant ce temps reste couché dans un lit dans l'espoir de guérir; qu'un qui se tient ainsi se tonl'ne de la face et de la poitrine vers etl't:lat de Consommation peut êlre comparé à celle même Mala· l'Enfer, et du dos el de l'occiput vers Je Ciel, de même qu'i! arriva
    • 70 APPt:NDICE N" 57. N° 59. A LA VRAIE RELIGION ()HRtTIENNE. 71 die, si elle envahit la Poitrine, où le Cœur et le Poumon sont œuvres, vot/'e TelTe a été ,'éduite en DÉSOLATION, en stu1JeuI' comme dans leur tente; dès que cette Maladie y pénètre, c'en est ct en malédiction. li - Jérém. XLIV. 2, 6, 22. - Il Je mettrai fait de la Vie du corps. la TelTe en DÉVASTATION, parce qu'ils ont pl'évariqué de pl'e­ 58. L'État de Consommation de l'Église Israélite est décrit varication. 1) - Ézéch. XV. 8, - Il Ils seront DÉVASTÉS au mi­ tant dans les Historiques que dans les Prophétiques de la Parole; lieu des terres DÉVASTÉES, ct ses Villes sel'ont au milieu des dans les Historiques de la Parole, pal' les actions déréglées d'a­ Villes DÉSOLÉES; alol's je mettrai les Fleuves en Aride et le, bord des Rois des Israélites, et ensuite des Rois des Juifs, par les­ Terl'e dans la main des méchants, et je DÉVASTERAI la l'erre quels et sous lesquels il est dit que la Terre a été profanée; mais et sa Plénitude. li - Ézét:h. XXX. 7,12. - cc Je couvrirai, quand il est inutile de rapporter ces actions, puisqu'elles sont connues; je t'aw'ai éteint, les Cieux, et je noil'cirai lew's étoiles; le So­ je présenterai seulement les passages des Prophétiques, où il s'a­ leil, d'une nuée je le couvl'il'ai; et la lune ne fem pont luil'e sa git de la Consommation et de la Dévastation de celle Église; dans lueur; et je mettmi des ténèbres SUI' la Tel'l'e, quand j'aumi ces passages, la Terre, Sion; Jérusalem, les Villes, les Montagnes, amené ta CONFRACTION. Il - Ézéch. XXXII. 7, 8, 9; - de la les Collines, les Vallées, les Fleuves, signifient les mêmes choses même manière qne le seigneur l'a pl'édit sUI'la Consommation de que ci-dessus, N° 55, l'Église Chrétienne d'aujourd'hui, - Malth. XXIV. 29. - Il Je 59. Voici les passages tirés des Prophétiques de la Parole: l'éduimi la montagne de Séir en VASTATION et DÉVASTATION; cc J'ai vu la Terre, et voici, VIDE et VAGUE; et vel's les Cieux, t'II VASTATION D'ÉTERNITÉ je te l'éduimi. Il - Ézéch. XXXV. 3, et ils n'ont pointleur lumière; j'ai vu, et voici, Cal'mel (est) un 6, 7, 9, 12, 14, 15. - cc En ce joul'-lù, on publiera SUI' VOIlS un DÉSERT, et toutes les Villes ont été DÉSOLÉES devant Jéhovah; w'overbe, et l'on dil"a : En DÉVASTANT, nOlts avons été DÉVAS­ car ainsi a dit Jéhovah: Toute la Terre sem une VASTAT10N, TÉS. Il - Mich. II. 6. - ( La cminte et la fosse nous sont arl'Ï­ cependant je ne fel'ai pas la CONSO)IMATION; c'est pourquoi dan,~ vées, la DÉVASTATION et la CONFRACTION.Il- Lament. II(. 47,­ le deuil sem la Terre, et noil's seront les Cieux en haut. Toi ( La montagne de Sion a été DÉVASTÉE. li - Lament. V. 18. ­ donc, DÉVASTÉE, que feras-tu? »-Jérém. IV. 23 à 31. V. 10, Il CONSOMllÉE est ton iniquité, Fillr; de Sion, 1) - Lament. IV. 18. - cc Un Lion est monté de son fourré, et un destructeur 22. - le Mal/teUl' à la Nation pécltel'esse, au Peuple chargé des nations est sorti de son lieu pour l'éduire la Terl'e en VAS­ d'iniquité, ils ont provoqué le SAINT D'lsRAEL; depuis la plante TATION; en ce jour-là sera éperdu le cœur du Boi, et le cœur des 1Jieds jllSqu'à la Ute point d'intégl"Ïté. Votre Ten'e (est) des Princes, et stupefaits seront les Pr~tres. 1) - Jérém. IV. 7, une SOLITUDE; elle a éte laissée, la fille de Sion, comme une 9. - I( En ce jow'-là il Q1'rivera que tout lieu, où il y aura eu tente dans ltne vigne, comme une Ville assiégée. M - Ésaïe, I. mille Ceps, sera réduit en RONCES et en tPINES, car Bonces ct l! à 9 et suiv. - Il Que fel'ez-vou,~ au joUI' de la Visite ct de lc, Epines sera toute la TeT/'e, Il - Ésaie, VII. 23, 24. - Il Voix Dévastation? La CONSOMMATION est décidée, débordée est la de cri des pasteurs et des puissants du tl'ou1Jeau, parce que justice; car le Seigneur Jéhovih va fail'e la CONSOMMATION et la Jéhovah DÉVASTE lew' pâtumge; de lit DÉVASTÉES ont ét4 les DÉCISION dans tOlite la Tel'l'e.l) - Ésaie, X. l! et suiv., 22, 23.­ bergeries d(' paix; Jehovah a abandonné son Tabel'nacle, pal'ce (1 Le Seigneur Jéhovih va faire la CONso~mATJON et la DÉCISION que leuI' Terre a été réduite en DÉSOtA'rION. 1) - Jérém. XXV. dans toute la TelTe. Il - f:saïe, XXVIII, 22. - li Le PI'ophète 36,37,38. - Il Comme Schilo sera cette Maison, ct Jérusalem tomba sur ses faces, ct il dit: SeigneUl' Jéhovih! vas-tu fail'e sem une DÉVASTATION.» - Jérém. XXVI. 9, XXVII. 17. - Il Jé­ la CONSOMMATION SUl' les Restes d'Ismël? Il - Ézéch. XI. 13.­ ,'usalem et toute les Villes de Jeltudah seront une DÉSOLATION Il Mon sanctuaire a été profané, et la l'CITe d'Israël a été DÉ­ ct une DÉVASTATION en ce jour-lcl.. A cause de la malice de vos VASTÉE. 1) - Ézéch, XXV. 3. - li Quand Noach, Daniel et Job L _ _ ...l..­
    • N' 59 (bis). 1 LA VRAIS RELIGION CDRÎTIENlfE. 73 72 APPENDICE N° 59. seraient au milieu d'elle, eux seuls seraient délivrés; mais lCl Terl'e deviendra une DÉSOLATION. Il - Ézéch. XIV. 14, 16. ­ l!J Le dernier de la Consommation de l'Église Israélite et Juive a Avant et a"r~s cet état a été faite la Promesse de l'Avènement été accompli quand le Seigneur notre Sauveur, après avoÏl' du Seigneur Jéhovih dans le môTiiie; et alors la promesse pris ('éponge de Vinaigre, s'écria sur la Croix: « Tout est CON­ d'une Nouvelle Église, dans laquelle doivent régner la Jus­ SOMMÉ, 1) - Jean, XIX. 29, 30; - car il est dit dans David: Il Ils tice et le Jugement. ont donné pour ma noUl'riture du fiel, et dans ma soif ils M'ont abreuvé de vinaigre; que leur habitation soil DÉVASTÉE. Il ­ 59 (bis). Il est bien connu par la lecture de la Parole Prophé­ Ps. LXIX. 22, 26. - Et ailleurs: Il Sans cause ils M'ont caché tique de l'Ancien Testament, que l'Avénement de notre Seigneur la fosse de leur filet, sans cause ils ont creusé pour mon Ame; y a été prédit dans un grand nombre d'endroits, et même que le ,que sur lui vienne la DÉVASTATION avant qu'il le sache, que dans Seigneur y a été signalé par différents Noms; qu'il a été appelé la DÉVASTATION il tombe; retire mon Ame de leurs DÉVASTA­ JÉHOVAH SÉBAOTH, JÉHOVAH NOTRE JUSTICE, JÉHOVAH NOTRE SAU­ TEURS, et d'entre les lionceaux, mon Unique (unicam meam),11 VEUR Er NOTRE RÉDEMPTEtlR, SEIGNEUR JÉHOVIH, ADONAï, EMMA­ c'est-à-dire, l'Église. - PSt XXXV. 7,8,17. - «Je mettrai Jé­ NUEL OU Dum AVEC NOUS, DIEU D'lsRAEL, SAINT D'lsRAEL, ROCHER rusalem en monceaux, en habitacle de dragons; je réduirai D'ISRAEL, MESSIE OU OINT DE JÉHOVAH, ROI, DAVID, FORT DE les villes de J ehudah en VASTA TION ; voici, je vais les nourrit', ce JACOB, PASTEUR D'ISRAEL, PONTI"E, pRtTRE SELON LE MODE DE 'peuple, d'absinthe, et je les abreuverai d'eaux de fiel. Il - Jé­ MELCHISÉDECH, FILS DE DIEU, FILS DE L'HOMME, ANGE DE rém. IX, 9 à 15. - La Consommation entière après cela est dé­ JÉHOVAH, ANGE DE L'ALLIANCE, TRÈS-GRAND PROPHÈTE, SCHILOH; crite ainsi dans Hosée : « Pendant des jours nombl'eux demeu­ et dans Ésaïe, CONSEILLER, PRINCE DE PAIX, PÈRE D'ÉTERNITi; reront les (ils d'lsmél,. sans Roi, sans Prince, sans Sacrifice, et dans la Nouvelle Alliance, JÉSUS-CHRIST et Fu.s DE DIEU. Que sans Statue, sans Ephod, sans Téraphim. ) - III. 4. - Tel l'Avénement de notre seigneur ait été prédit dans un très-grand est aujourd'hui leur étal Il est inutile de rapporter un plus grand nombre de passages dans les Prophètes, on va le voir dans ce nombre de passages, je citerai seulement ceux dans lesquels la qui suit par la citation des Prédictions. Toutefois, on demande Vastation, la Désolation et la Consommation de celle Église sont pourquoi la Prédiction de son Avénement a été faite tant de fois: encore nommées, comme - Ésaïe, IX. 12 à 20, XXIT. 4 à 14. Jé­ Il y a eu pour cela plusieurs raisons, les unes concernant le rém. VIT. 31 à 34. XXV. 33. XLVII. 4. Ézéch. XlII. 14,15. XIV. Peuple Israélite et Juif, les autres concernant le Peuple Chrétien 8, 15. XIX. 7. XXV. 12, 13. XXVI. 2. XXIX. 9, 10, 12. XXXII. après les Juifs; mais nous rapporterons les raisons concernant 12, 15. JOêl, I. 15 à 20. II. 3. IV. 19. Nahum, 1. 8, 9. Séphanie, principalement le Peuple Israélite et Juif; la PREm~!!E, c'était 1. 18. II. 9. Lament. 1. 16. Ps. LXXII. 17, 18, 19. LXXIV. 3. ' afin qu'en Le nommant, et en se souvenant de Lui ils fussent Ceux qui ont été DÉVASTÉS sont aussi nommés TRANSPERCÉS, ­ tenus dans le Culte intérieur de Jéhovah, parce que sans Lui il Ézéch. XI. 6,7. XXI, 30, 34. XXVI. 6. XXVIII, 8,23, XXXI. 17, ne pouvait y avoir entrée de Jéhovah vers aucun d'eux, ni accès 18. XXXII. 20,21,22,23,24,28,29,30,31,32. XXXV. 8. Sé­ d'aucun d'eux vers Jéhovah; il en était alors de même qU'i! en phan. II. 12. Lament. IV. 9. l'S. LXIX. 27, - et ailleurs; ils sont est aujourd'hui, en ce que If Personne n'a vu Dieu le Père i le appelés Transpercés, parce que l'I~pée, par laquelle cela se fait, Fils Unique, qui est dans le Sein du Pèl'e, Lui L'a exposé. 11­ signifie le faux qui détruit le vrai. Jean, I. 18. V. 37; - puis, Il Personne ne vient au P~I'e que par Moi. 11- JeaD, XIV. 6. - LA SECONDE ~'1 concernant ce 7.
    • 74 ~ APPENDICE ~.. N° 59 (bis)' N" 59 (bis). A LA VRAIE RELIGION CHRÉTIENNE. 75 Peuple, c'était afin que les Types représentatifs de leur Église, ,soit placé au Milieu et coopère, c'est pour celle fin, qu'il lui soit qui concernaient notre SeigneuI' et l'Église qu'il devait instau­ imp.uté une récompense lorsqu'il est vainqueur, mais il n'y a de rer après son Avéuement, leur servissent comme autant d'Indices vainqueur que l'homme qui tourne ses regards vers le Seigneur, et de symboles de leur Culte, conséquemment afin que, quand il et qui se confie dans le secours venant du Seigneur Seul. Que tout viendrait, ils Le reconnussent et se laissassent introduire (lans les ,homme, qui dans les Tentations s'adresse au Seigneur, soit vain­ Internes de son Culte, et devinssent Chrétiens avec les Nations queur, et qu'autrement il succombe, c'est ce qui va êll'e illustré qui étaient autour d'eux. LA TROISIÈME BAlSON, c'était afin par des Comparaisons: C'est comme un Navire jeté par la tem­ que par le souvenir de son Avénement il entrât dans leurs pête près d'écueils; si alors le Capitaine ne sail par son habileté pensées quelque chose de la notion ou de l'idée de la Uésurrec­ le détourner et le pousser vers une issue, et ainsi vers un port, tion et de la Vie éternelle; en E:rret, qui d'entl'e eux ne pouvait ,il péril'a. C'est comme une ville 'assiégée par les ennemis; s'il n'y avoir en dedans de soi ou dans son CŒUl' celle pensée: Que nous a pas par quelqu'endroit évasion ou secours, le général a,vec le importerait le Messie, si, après que nous sommes morts, nous ne soldat devient sans espoir et sans courage, il se livre à eux reve'nions pas, si nous ne voyions pas sa gloire et ne régnions COlllme prisonnier et abandonne sa vie à leur discrétion. C'est pas avec Lui? De là est sorti ce dogme de leur neligion, qU'à l'a­ ,comme quelqu'un qui, en voyageant, eftlre sans s'en apercevoir dans vénement du Messie ils ressusciteraient, chacun de son tombeau, une cabane où sont des brigands, si, lorsqu'il y est enfermé, un et reviendraient dans la Terre de Canaan.. LA QUATRIÈME RAISON, ami ne vient et ne frappe à la porte, ou ne se fait voir à la fené­ c'était afin que dans leur état de Vastation et d'Oppression, quand tre" et n'effraie ainsi ces misérables et ne les détourne de leur in­ ils étaient dans les Tentations et les Amictions, ils fussent soula­ tention criminelle. C'est comme un homme qui tombe dans une gés et guéris, comme leurs Pères et leurs Frères dans le désert; caverne où se trouve une ourse avec ses petits, ou bien d'ans une - Nomb. XXI. ~ a 10. Jean, HI, 1lJ, 15; - cal' sans ce soulage­ fosse où il y a un loup, et un léopard, si son Pèrll ou son Frère, ment el celle guérison, ils aUl'aient pu accumuler des scandales s'en apercevant, ne lui tendent une échelle ou une corde, et ne contre Jéhovah, et abandonne.' en foule son Culte représent1ltif l'en retirent. C'est comme quelqU'lm qui pendant le joUI' se pour un culte idolâtre. En cO'et, les Tentations ct les Amiclions 1 trouve ou marche au milieu d'uu brouillard épais, et par suile ne dans l'état de VllStation et d'Oppression ne sont que des combats sait où il se tourne, s'il n'allume un flambeau, et ne découvre du Seigneur contre le Diable au sujet de l'homme, c'est· à-dire, ainsi le lieu où il est, ou bien le chemin où il marche. C'est au sujet de l'Ame de l'homme, qui des deux la possédera; et de comme un homme au milieu de l'hivel' et alors dans une d,iselle cet état or. peut dire que le Dien d'Israèl on Je Seigneur­ de vivres, si l'espoir d'une moisson prochaine par le retour du Messie se tient d'un côté, et Béelzébub ou le Serpent-Diable de soleil ne le soutient pas. C'est pareillement comme celui qui est l'aulre, et que celui-ci de sa bouche lance, comme un fleUl'e, des égaré dans une fOl'ilt au milieu de la nuit, s'il ne se tranquillise scandales contre le seigneur, et que le Seigneur les détourne et pal' l'espoir de la lumière, el que dans ce.! espoir il ne se couche les enlève, et ainsi délivre l'holllme de la captivité et de la servi­ ,et ne dorme paisiblement jusqu'au matin. C'est aussi comine tude spirituelles; ce combat est sen ti dans l'homme comme livré celui qui, pour son salut, désire être instruit dans les choses de pat' lui. Que la Tentation soit un tel combat, et qu'il y ail une la Heligion Chrétienne, et rencontre des docteurs mitrés et des telle perception de la pnrt de l'homme et pal' suite coopération, professeurs liiUréats qui les exposent en termes empruntés à la c'est ce que je puis attester pal' serment, ear je le sais pour l'a­ ,Métaphysique et les enveloppent de mystici tés, si quelque autre Vilir éprouvé très-souvent : que le combat se fasse hors de ne scinde ces mots, et ainsi ne débrouille ce, fatras, et ne 'met l'homme, et soit senti en lui comllle livré par lui, et que l'homme clairement en lumière d'apl'ès,da Parole, ainsi d'après JeSei­
    • 76 APPENDICE N° 59 (bis). N· 60. A LA VRAIB RELIGION CBdTIINNE. 77 gneur, les choses saintes de l'Église; autrement ne serail-il pas fasciné par des faussetés sur la foi, et dans tous les autres dogmes 'de Jishai, et un rejeton de sa racine portera du fruit; SUI' qui, par continuité, dépendent de la foi établie, comme les an­ Lui reposera esprit de sagesse' et d'intelligence, esprit de neaux d'une chaine dépendent de sa tête fixée et enfoncée dans conseil et de force. Il - Ésale, XI. t à 5. - «En ce jour-Iii. la une muraille? Il en serait de méme dans les Tentations et alors Racine de Jishai, dressée pour enseigne des peuples, les Na­ dans les infestations des Satans, s'il ne regardait avec confiance tions' la chercheront, et son repos sera de la gloire. 11- Ésaïe, le Seigneur, et ne s'empressait de reconnatlre que du Seigneur XI. 10. - Il Envoyez l'Agneau du Dominateur de la terre, du Seul vient le secours et toute l'œuvre de la délivrance. C'est pour Rocher vers le désert; affermi est par la Miséricorde son ces raisons que tant de fois dans la Parole Ancienne Prophéti­ Trône, et assis il est dessus dans la vél"Ué, dans le Taberna­ que a été prédill'Avénement du Seigneur, et c'est pour les mêmes cle de David, jugeant et recherchant le Jugement, et hdtant la raisons que dans la Parole Nouvelle Évangélique et Apostolique, Justice. Il - Ésale, XVI. t, 5. - Il Il sera dit en ce jour-là: le Seigneur a été proclamé, et qu'y a été prédit son Second Avé­ Voici, Celui-ci est notre Dieu, que nous avons attendu pour nement, dont il sera parlé dans la suiLe. qu'il nous délivre; Celui-ci est Jéhovah, que nous avons at­ 60. Voici maintenant une Collection de Passages Prophétiques tendu; bondissons et réjouissons-nous dans son salut. Il ­ de la Parole Ancienne sur l'Avénement du Seigneur: « Uhovah­ Ésale, XXV. 9. XXVI. 8,9.- Il Une voix (il y a) de qui crie dans Dieu dit: Voici, Je viens; dans le volume du Mvre il est le désert: Prépa1"ez le chemin de Jéhovah, aplanissez dans la éCI-it de Moi. 11- Pa. XL. 8.- «Uhovah-Dieu dit au serpent: solitude un sentier· à notre Dieu; elle sel"a ,'évétée la Gloil'e Maudit sois·tu ; inimitié j'établirai entre toi et la Femme, et de Jéhovah, et ils (la) ven-ont, toute chail' ensemble. 11- Ésale, entre ta semence et sa Semence, et Celle-ci t'écrasera la Ute, XL. 3; 4, 5. - Il Sur une Montagne élevée monte, Messagère et toi tu Lui' blesseras le talon. Il - Gen. III. t5. - Il Le scep. de bonne Nouvelle, Sion! Élève avec force ta voix, Messagèl"e tre ne se retirera point de Jehudah, ni le Législateur d'entre ses 'de bonne Nouvelle. Jél'usalem! Dis aux Villes de Juda: Voici pieds, jusqu'à ce que vienne SCBILOB, et à Lui l'obéissance des votre Dieu; voici Adonaï Jéhovih, en fort il vient, et peuples. Il - Gen. XLIX. 9 à 12; - ces paroles sont dans la son bras dominera pour Lui; voici sa récompense avec Lui; Prophétie d'Israél, Père, sur ses Fils. «Il sortira une Étoile de comme un Pasteur il paitra son troupeau, SUI' son bras il l'e­ Jacob, et un sceptre sUI'gira d'Isl·aél. Il - Nomb. XXIV. n. cueillera les agneaux, et dans son sein il les portera, il con­ - « Un Prophète du milieu de tes fl'/!res, comme moi, te sus­ duira doucement celles qui allaitent. Il - Ésale, XL. 8 à H. ­ citera Jéhovah ton Dieu; vous Lui obéirez; et je meW"ai Ines «Mon Peuple connaitra mon Nom en ce jour-là, car Moi (je paroles en sa bouche, d'où il arrivera que l'homme qui n'o­ suis) Celui qui dirai : Me voici. Qu'ils sont agréables sur les béira point à ses paroles, je lui en demanderai compte. » _ montagnes les pieds du Messager de bonne Nouvelle, qui fait Deutér. XVIII. t5 à t9. - Il Adonai Lui-Même vous donne un entendl'e la paix, qui apporte la bonne nouvelle du bien, qui signe; voici, la Vierge concevra et enfantera un Fils, et eUe fait entendl"e le salut, qui dit à Sion: Il règne, ton Roi. Ils appellera son Nom Dieu avec nous. Il - Ésaïe, VII. 14.­ élèveront la voix et ils chanteront, quand œil à œil ils verront CI Un Enfant nous est né, un Fils' nous a été donné; sur son que Jéhovah revient à Sion; il a consolé son peuple, il a rache­ épaule (sera) la Principauté; on appellera son Nom Admira­ té Jérusalem; tous les bouts de la Terre verront le salut de ble, Conseiller, Dieu, Héros, PÈRE D'ÉTERNITt, Prince de notre Dieu. 1 - Ésaie, LU. 6 à 12.-« Dites à la fille de Sion : paix: à la multiplication de sa Principauté il n'y aura point 1 Voici, ton Salut vient, sa récompense avec Lui, et le prix de de fin. Il - Ésale, lX. 5, 6. - • Il sortira un Rameau du tronc Jan œuvre devant Lui. )) - Ésale, LXII. H. - Il Sois dans la joie et dans l'allégresse, fille de Sion; voici, je viens pour ha­ ';.
    • vs APPENDICE N° 6(1. 11°60. A LA VRAIE nflLIGIGN CHRÉTIENNE. ,79 bitel' au milieu de toi; alm's attachées sel'ont des Nations - Il De Sion Dieu l'csplendira, il viendra, notl'e Di~u, et ne s~ nombreuses à Jéhovah. Il - Zach, II. i3, 14, 15. - cc Bondis tail'a point. Il - Ps. L~ i, 2, - Cl Encol'e une vision il y a POU)' avec fOI'ce, fille de Sion, fais retentil' tes cris, {tlle de Jél'usa­ le temps déterminé, et elle soulJire pour la {tn, cependant elle lem; voici, ton Roi vient il toi, juste et victorieux. » - Zach. ne mentira point; s'Il diffèl'e, attends-Le, cal' venant il vien­ IX. 9. - Il Voici, les jours viendl'ont, où je suscitel'ai Ct Da· dra, il ne tarc/cm point. 1/ - Habak, II. 3. - Cl Jélwvah, j'ai vid un flerme juste, qui l'ègnera en Roi et pl'ospérera, et il {era cntendu ta l'enommée, j'ai cmint; Jéhovah, ton Ouvrage~ Jugement e,t Justice en la terre, et voici son Nom: JÉHOVAH dans le milieu des années l'ends-le pl'ésent,. Dieu viendra de NOTRE JUSTICE. Il - ~érém. XXIII. 5, 6. XXXIII, 15, 16. ­ ,Théman, et, le Saint, de la montagne de Paran; son hOnnell1' Il Voici, j'~voie mon ange qui pl'épal'era le chemin devant a couvert les Cieux, et de sa louange il été remplie la Ten'C" Moi, et incontinent viendl'a vers son Temple le SeigrzeUl' que ,sa Splendeul' sem comme la lumière, des l'ayons de sa main à vous cher;chez, et l'Ange de l'alliance que vous désirez ; voici, Lui (sorliront), et là est cachée sa fm'ce. Il - Habak. 1lI, 2, 3" il vient, Il - Malach. ur. i, 23, 24. - Il Toi, Bethléchem ~, 13, 18, 19. - Cl Ainsi a dit Adonaï: Jéhovill : Voici, je vais Ephratah, c'est peu que tu sois entre les milliers cIe Judah, de ,fonder en Sion une Piel7'e, Pierre épI'ouvée, Angle de prix, toi 111e sortira celui qui doit être Dominateur en Israël, ,de fondation lolide; alm's j'établirai le jugement lJour règle et dont l'issue est d'Ancienneté, des jours cl'étel'nité; il se et la justice pour aplomb. Il - Esaie, XXVIII. 16, :17. - Le ,maintiendra, et il {era pattl'e dans la (ol'ce de Jéhovah, et il peigneur est décrit quanl à la Parole apparaissant sur l'Étendue gl'andil'a jusqu'aux extrémités de la tel're. " - Mieh. V. l, 3~ ,des Ghérubins, et il esl appelé Adonai Jéhovih, dans Ézéeh. J. 26, 1 , - Il J'ai oint mon Roi sur Sion, je l'apporterai le statut: Uho­ ;~n, 28. Il. 4. III. H, 27, IV. 16. V. 7, H. VI. 3, 1:1. ,VII. 2, 5. IVah M'a dit: mon Fils, 7'oi, (tu es); Moi, aujoUl1d'hui, je T'ai ,VIII, :1. - Dans És~ie, dans t'Iut le Chapitre LIlI, il ~'agit, d! lengendré; demande·Moi, et je donnera} les Nations pour ton seigneul'~ et l'état de s,a vie dans le Monde est (j,éeril, en ce qu'il !héritage, et pour ta possession les bouts de la terre, Bais(F i.e est dit: Qu'il n'y a eu en lui ni forme, ni éclat; qu'il a élé percé ',Fils de peur qu'il ne s'irrite, et flue ,vous ne pér~siez en che­ à cause de nos préval'icalions, meurlri à cause de nos iniquités; .min': Heul'etp;,tous ceux qui se confient el! Lui. Il - Ps. II. ~ que Jéhovah a fait tomber sur Lui les iniquilés de nous Lous; ,à 1.2.''- V.oici le ,Dieu de mon salut, j'aurai confiance, ef je ne qu'il a été mené à la tuerie comme un Agneau j qu'il a élé re­ ,craindrai point; poussç, dt:s acclamatipns ~t éclate en jubila­ tranché de la terre des vivants; que parce qu'il a mis pOUl' le (~i07l, habitarzte de Sion, parce,qu'il est gl'and au milieu de loi, délit son âme, ses jours sera'ient prolongés j que pour' eux il a l,le Saint d'Israël. Il - Ésaie, XII, l à 6, - cc En ce jOUl'·lil 1épuisé son âme jusqu'à l'a mort; qu'il a été compté parmi les pré­ t'homme, regardera vel'S son Facteur, et ses yeux vel'S le Sail!t lvaricateurs i' et qu'il a intercédé pour les prévaricateurs, _ Vers. id'Israël se tourneront, Il - Ésale, XVII. 7. - Il Une vigne /1, à :12.-Cl l'riOi, j'ai sitscité Celui-ci dans la justice; Lui Mtira léta.ît à mon bien-aimé en une come d~ltuilè. »- ~sale, V. 1.,2. 'ma vîl!d; et 1nIa captivité il relâChera, sans l'ançon et sans - cc Jéhovah Sébaoth, vous Le sanctifierez; il sera pour sanc,­ présent; Jcertes, Tdi '(lu es) un Dieu caché, le Dieu d'I s1'aél, tuaire, bien qu'en Pien'e d'achoppement, et en Roc de tré­ ,Sauvem', Il - Ésaïe, XLV, 13,14, 15.' - Cl J'ai fait approcher ,buchement, et en piége et en lacs, à l'habitant de Jél'usaletn. Il ~~1ta justice, et mon salut ne l(1l'c/era lJoint, I l - tsaie, XLVI, 13. :- Ésaie, VIII. 1.3,1.4, Mallh. XXI. 42 à 44. Luc, XX, 17, 18. ­ - ff Quant ci notre Réde71lpteUl', Jého,vah SébllOth (esl) son 'Il Le peuple, ceux qui mm'chent dans les ténèbres, velïont u~e Nom, le Saint d'Isl'aél. ) - Ésaïe, XLVII. 4. - fI Jéhovah, Lumière gl'ande; ceux qui habitent ,dans une terre d'ombre notre Seignelw! comb'ien est magni{U/ue t~ lVom11dans tQute ,de; Mort, une ltu,mière,luim sur etfx. Il - Ésaïe, IX. 1, 2 01 p 1'r~I'I'(:'! Donnçz,lui l'llOnn'{Ur, slll',les Çieu;v,; tu,. 1/ClS mill un
    • N· 60. A LA VRAIIJ RELIGION CURtTII!KNL St. 80 APPIIDICIJ N· 60. 2° Que les six premiers numéros de l'Esquisse ne sont autres que les di­ peu en privation en comparaison des Anges, mais d'honneur vers titres de la partie connue de l'Ouvrage, ce 'lui montre clairement que ct de gloire tu l'as couronné; tu L'as fait dominer sur les œu­ nous ne possédons qu'une petite partie de cet Appendice. vres de tes mains, tu as mis toutes choses sous ses pieds. D ­ 3° Q'le l'Esquisse paraît avoir été modifiée par l'Auteur à l'égard de la Ré­ PB. VIII. 2,6,7. tO. - u Dieu descendra comme la pluie sur demption, C'est ce qu'on peut voir en comparant les NOl 23 à 30 de l'Esquisse l'herbe, et il don&inera depuis la mer jusqu'à la mer, et de­ avec le N° 21 de l'Ouvrage. C'était du reste l'habitude de Swedenborg; il puis le fleuve jusqu'aux extrémités de la terre; devant Lui se traçait d'abord le plan d'un ouvrage, sauf à le modifier dans quelques-uns des courberont les barbares, et ses ennemis l~cheront la poussi"e; détails pendant la composition. les Rois de Tharscllih et des Iles apporteront leur présent; les Rois de Schéba et de Seba présenteront leur don; devant Lui se prosterneront tous les Rois, toutes les Nations Le serviront, parce qu'il délivrera le Malheureux, et celui à qui nul ne porte secours; de la fraude et de la violence il rach~tera leur dme j son Nom sera pour l'éternité: devant le Soleil il aura le Nom de Fils, et en Lui seront bénies toutes les Nations; Béni (soit) Dieu, le Dieu d'Israël; béni (soit) le Nom de sa gloire: et de sa Gloire sera remplie toute la Terre, Amen et Amen. D - Ps. LXXII. t à t9. - u J'ai traité alliance avec mon Élu; jusqu'à éternité j'affermirai ta semence, et je Mtirai pour génération et génération ton Trône; et les Cieux confesseront tes merveilles. Il - Ps. LXXXIX. 4, 5, 6. - 1 La suite manque, ,vi,<-r 61 r' 5';­ Si cet Appendi~ a été terminé, ce que du reste on ignore, on ne doit pas désespérer ~e le retrouver, car on découvre de temps en temps quelques écrits de Swedenborg, Quoiqu'il en soit, si jusqu'à présent les recherches onl .été infructueuses ell ce qui conceme l'Ouvr,ge m~me, 011 en a du moins re­ 'trouvé le Caneva~ complet, formant 55 numéros. Ce Canevas ou celle Es­ quisse, d'un prix inestimable, en ce qu'on est privé de l'ouvrage complet, se trouve à la fin de l'Appendice du DU,RIUM, publié à Tubingue, par le docteur Tafel, en 1846. , La Traduction va suivre. , Il est à remarquer : 10 Que le litre de l'Esquisse est le même que celui de l'ouvrage, saufquatre mots de moins dans la 20' partie du titre, et lin mot de pilis dans la a partie. o
    • COURONNEMBNT OU APPENDICE <'--- SOMMAIRES A LA VRAIE (j"') Il Ya eu quatre Églises sur celle Terre depuis le jour de la création: La FREMIÈRE doit être appelée Adamique; ln SECONDE, Noachique; la TROISIÈME, Israélite; et la QUATRIÈME, Chré­ RELIGION CHRÉTIENNE tienne. ~ Chaque "Église a eu quatre Périodes ou États successifs, qui sont entendus dans la Parole par le Mati n, le Jour, le Soit' et la DANS LEQUEL IL S'AGIT Nuit. CE Dans chaque Église il y a eu consécutivement quatre Chan­ gements d'État, dont le premier fut l'Apparition du Seigneur Des quaIre Églises sur celle Terre depuis la Créalion du Monde; de leurs Jéhovih et la Rédemption, et alors son Matin ou son Lever; le second son Instruction, el alors son Midi ou sa Progression; le Périodes, el de leur Consommaion. troisième son Déclin, et alors son Soir ou sa Vastation; le qua­ trième sa Fin, et alors sa Nuil ou sa Consommation. }près la fin ou la consommation d'une Église, le Seigneur Puis, de la Nouvelle Église qui doil succéder à ces qualre Église, el en êlre Jéhovih apparall et fait le Jugement sur les hommes de la précé­ la Couronnc. dente Église el sépare les bons d'avec les méchanls; il élève les bons vers Lui dans le Ciel, el il éloigne de Lui les méchants dans l'Enfer. De ]'Avénemcnl du Seigneur à cclie Église aujourd'hui, el de son Divin - Après cela, il fonde un nouveau Ciel avec les bons qui onl Auspice cn elle pour '~Iernilé, élé élevés vers Lui, et un nouvel Enfer avec les méchants qui olH été éloignés de Lui j ct il inlroduill'ordre dans l'un ell'aulre afin qu'ils soient pour l'éternité sous son auspice et sous son El enfin du lIfyslèl'C de la Rédemption. obéissance; el alors successivement par le nouveau Ciel il initie et instaure une nouvelle Église sur la terre. - De ce nouveau Ciel le Seigneur Jéhovih fail dériver et pro­ duit une nouvelle Église sur la terre, ce qui se fail pal' une révé­ P"rBR.ANVB~SWBDBNBOBG lation procédan t de sa bouche ou de sa Parole et par inspiration. ûi! Ces changements périodiques d'État arrivés consécutivement Serviteur du Seigneur Jésus-Chrisl. dans la première Église ou la Très-Ancienne, qui fut l'Église Adamique, ont été décrils dans les premiers Chapitres de la Ge­ nèse, dans lloïse, mais par des représentatifs célesles, et par d'autres choses qui appartiennent ail monde, auxquelles les Spi­ rituels correspondent.
    • 8il APPENDICE. N· 5. N" {5. SOMMAIRES. 85 ~! Les Changements périodiques d'État arrivés eonllécutive­ ment dans la seconde Église ou l'Ancienne, qui fut l'Église Noa· C!.5:' Celle interposition empêche qu'aucun vrai de la foi, ni chique, ont aussi été décrits dans la Genèse, et çà et là dans les par suite aucun bien réel de la charité, ne pénètre jusqu'aux quatre autres Livres de Moise. hommes de l'Église i mais au lieu de ce vrai et de ce bien il y a --6.' Les Changements périodiques arrivés consécutivement dans le vrai falsifié qui en soi est le faux, elle bien adulléré qui en soi latroisième Église, qui fut l'Église Israélite, ont aussi été décrits n'esl pas le bien. dans Moise, et ensuite dans Josué, dans les Livres des Juges, de @ Alors en même temps le naturalisme et l'athéisme font samuêl et des Rois, et en outre dans les Prophètes. invasion. C:P Les changements périodiques arrivés consécutivement dans i i:' Cet état de l'I~glise est entendu et décrit dans la Parole la quatrième É:glise, qui est l'Église Chrétienne, ont été décrits paria Vastation, la Désolation et la Consommation. dans la Parole de l'un et de l'autre Testament: son lever ou son matin spécialement dans les Évangélistes, et 'dans les Actes et ••••• les Écrits des Apôtres; sa progression vers midi, dans les Histoi· res Ecclésiastiques concernant les trois premiers Siècles; son dé­ @ Pendant que dure la Vastation, et avaut que survienne clin ou son soir, par les Histoires Ecclésiastiques concernant Its la Consommalion, "avénement du Seigneur est annoncé, et aussi Siècles qui suivirent aussitôt après, et sa vastation jusqu'à sa la Rédemption par le seignenr, et après la Rédemption une nou­ Consommation, qui fut sa nuit, danli l'Apocalypse. velle Église. cE Après ces quatre Églises doit surgir une Église Nouvelle, qui @: Ces trois choses, pendant que rt~lise Israélite durait en­ sera l'Église véritablement Chrétienne, prédite dans Daniel et core, ont été annoncées dans beaucoup de passages de la Parole dans l'Apocalypse, et par le seigneur Lui-Même dans les Évangé­ dans les Prophètes. listes, et attendue par les Apôtres. @. L'Avénement du Seigneur. @; La Rédemption. ~La Nouvelle tglise• ••••• - Dans la Parole Prophétique presque partout il s'agit de la Q!: L'É:glise s'écarte successivement des vrai. de la foi et des Vastation et de la Consommation, du Jugement Dernier, et aussi biens de la charité, et autant aussi de l'entendement spirituel et de l'Avénement du Seigneur, de la Nouvelle Église, et de la Ré­ du sens réel de la Parole. demption. Q.Q: Par conséquent autant l'Église se relire du Seigneur et éloigne d'elle le SeigneUJ·. * ••• * QJ") Autant cela a lieu, autant elle tend Il sa fin. Œj Il Ya fin de l'É:glise, quand il ne reste plus aucun vrai de @ En ce qui concerne spécialement la Rédemption, pal' la­ la foi, ni aucun bien réel de la charité. quelle seule se failla Salvation, elle a été faite pal' Jéhovah-Dieu Q§ Alors l'Église est dans les faux et les maux du faux, et incarné, qui est noire Seigneur Jésus-Christ. dans les maux et les faux du mal. C!Jf Le premier (point) de la Hédelllption a été la lolale subju­ ~: De là, par ceux qui décèdent dans le Monde, l'Enfer s'ac· gallon des enfers. croll au point qu'il s'élève vers le Ciel, el qu'il s'interpose entre, 25) Le second (point) de la Rédemption a été la séparation des le Ciel et l'Église, comme une nuée sombre enlre le Soleil et la méCtiants d'avec les bons; le rejet des méchants dans l'enfer, et Terre. l'élévation des bons dans le Ciel. 8.
    • 86 APPENDICE. N" 26.­ N" 37. SOMIIAIRES. 87 ~' EL enfin l'OrdinaLion de tous dans l'Enfer, eL l'Ordinalion cE Il en a tHé de même de la Nouvelle Eglise, qui est enten­ de Lous dans le ciel. due dans l'Apocalypse par la Nouvelle Jérusalem. Ci];. EL en même lemps alors l'inslrucLion SUI' les vrais qui 3~ Celle seconde RédempLion a éLé faite de la même manière apparliendronl ilia foi, el dans les biens qui apparLiendronL à la quëia première, donL il a éLé parlé ci-dessus, W' 23 à 30. chariLé. ~. El aussi à cause de la r,égénéraLion, eL par suite pour la §: EL ainsi l'InsLauralion de la Nouvelle Église. salvation des hommes de l'Eglise, comme cause finale et effi­ ~ La cause finale et efficienLe de la Rédemplion a élé la ré­ ciente. généraLion de l'homme, et par celle-ci la salvaLion. 3'0: Le Seigneur, élant le seul Rédempleur, esL par cela même ***** le -S;ul I1égénéraleur, eL ainsi le seul SaUl'eur. ~; Les faux qui onL désolé et enfin consommé l'Église Chré­ * • * * Ji' Lienne jusqu'à présenL, ont été principalemenL ceux qui suivenL : @ On s'esL retiré du culte du Seigneur prêché par les Apô­ ~. Pal' son premier avénemenL el par la Rédemption alors tres, eL de la foi en Lui. le Seigneur n'a pu former de ChréLiens un nouveau Ciel, ni - On a séparé du Seigneur la Divine Tri"niLé, et on l'a trans­ une nouvelle l~glise procédanL de ce ciel, puisqu'il n'y avaiL férée en trois Personnes Divines de Loute éLernité, ainsi en Lrois pas encore de elll'Wens; mais successivemenL des hommes de­ Dieux. vinrenL Chréliens par les prédicalions el les écriLs des ApôLres. ~ ." @ On a partagé la foi salvifique enLre ces Lrois Personnes. ~~; Il ne le pul pas non plus dans la suile, parce que dès le ~~ On a sépôl'é de celte foi la Charité et les bonnes œuvres commencement il y eul une irruplion de lanl d'hérésies, qu'il comme non en même temps salvifiques. apparaissait à peine quelque doclrine de la foi dans sa lumière. @ On a déduiL de cette foi seule la juslificntion, c'est-à-dire, @ Et qu'enfin la doclrine aposLoligue dans sa marche fut dé­ la l'émission des péchés, la régénération eL lô sôlvation, sans que chirée, mise en pièces el adulLérée pal' de d'affreuses hérésies. l'homme coopèl'e. @ C'esL là ce qui est entendu pal' l'abomina lion de la désola­ (§. On ô reLranché à l'homme le Libre Arbitre dans les choses tion, par l'affiicLion lelle qu'il n'yen a point eu el telle qu'il n'yen splI'iLuelles, et ainsi l'on a décidé que Dieu seul opère dans aura plus, el pal' 1'0bscurcissemenL du Soleil, de la Lune eL des l'homme, eL que l'homme de son côté ne failrien. ~~loiles, dans les Itvangélisles, dans Daniel, comme aussi dans @ De là nécessairement a découlé la prédestination, par la­ les Prophèles, eL par le Dragon eL plusieurs aulres significaLifs quelle esL abolie la religion. dans l'Apocalypse. @ On a érigé la passion de la croix en Rédemption. ê Comme le Seigneur préviL ces choses, il promiL, d'après la 48) Par ces hérésies se sonL intl'oduits des faux en si grande nécessiLé pOUl' que l'homme ptU êLre sauvé, qu'il viendrail do abOr;dance, qu'il ne reste aucun vrai réel qui n'ait été falsifié, ni nouveau dans le monde, eL qu'il ferail la Rédemption eL inslau­ pal' conséqu~nt aucun Ilien réel qui n'ait éLé adulLéré. reraiL ainsi une nouvelle Église, qui serait l'Église vraiment @ L'tglise ne sait absolumenl rien de celle désolation eL de ChréLienne. celte consommation, ni n'en peuL rien savoir, avanL qu'on '" Q§; Le Seigneur a faiL Lui-Même des prédicLions SUI' son second ail vu dans la lumière eL reconnu les Divins Vrais qui [onL élé AvénemenL; elles Apôlres Lrès-souvenL onL prophélisé sur cet .révélés] par le Seigneur dans l'Ouvrage inLiLulé la VTaie Reli­ Avénement; cL Jean, ouverlement, dnns l'Apor,alypse. ­ gion, Clll'élienne.
    • 88 APPENDICE. N' 49. - La Parole a été tellement obscurcie et allérée qu'il n'y ap­ N' i. DES !IIRACLES. 89 parall plus aucun vrai. @ Celle Nouvelle Église Chrétienne n'est pas, comme la pré­ turels, n'auraient pu êlre amenés Il son culte représentatif autre­ ment que par des miracles. cédente, établie par quelques miracles, pour plusieurs raisons. - Donner un recensement des miracles faits en Égypte, dans ~'1 Mais au lieu de miracles le sens spirituel de la rarole a été la Terre de Canaan, jusqu'à présent. révélé, et le Monde spirituel a été dévoilé, et il a été montré clai­ - Et montrer cependilOt qu'ils n'affectent nullement les rement quel est le ciel et quel est l'enfer, et que l'homme vit hommes. homme après la mort, ce qui est bien au-dessus de tous les mi­ racles. f] Après l'avénement du Seigneur, quand l'homme d'Externe a été fail Interne, quand a été donnée à l'homme la faculLé de ***** pouvoir le connallre, les miracles ont été empêchés. - Et si celle faculté était interceptée, l'homme deviendrait (5'2. Cette Nouvelle Êglise vraiment Chrétienne, qui est instau­ plus externe que précédemment. rée aujourd'hui pal' le Seigneur, durera éternellement, - con­ f][J Les miracles aboliraient le CulLe vraiment Divin, et intro­ firmé d'après la Parole de l'un et de l'autre Testament, - et elle duiraient le culte idolàtre précédent, comme aussi cela est arrivé été prévue dès la création du monde; elle sera la couronne des depuis un grand nombre de siècles. quatre Êglises précédentes, parce qu'il y aura en elle la vraie - Toutefois, ces Miracles n'étaient pas Divins, mais ils étaient foi et la vraie charité. tels que ceux qui étaient faits autrefois par des magiciens. @. Dans celle Nouvelle Église il y aura paix spirituelle, gloi­ lE Au lieu de miracles il y a eu aujourd'hui manifestation du re, et béatitude interne de vie, - confirmé aussi par la Parole Seigneur Lui-M~me, introduction dans le monde spirituel, et là de l'un et de l'autre Testament. illustration par une lumière venant immédiatement du Seigneur @: Ces choses seront dans celle Nouvelle Église, à cause de la dans les choses qui sont les intérieurs de l'Église; - Il'Iais principalement ouverture du sens spirituel de la Pa­ co;ponclion avec le Seigneur, et par Lui avec Dieu le Père. @. Invitation au Monde Chrétien Entier pour celle Église, et role, dans lequel le Seigneur est dans sa Divine Lumière. exhortation Il recevoir dignement le Seigneur, qui a prédit qu'il @ Ces Révélations ne sont point des Miracles, puisque chaque viendrait dans le monde pour celle Église et à ceUe Église. homme quant à son esprit est dans le monde spirituel sans sépa­ ration d'avec son corps dans le monde naturel; mais moi j'y suis avec une certaine séparation, toutefois seulement quant à la par­ Ala suite de cette Esquisse il s'en trouve une autre en 5 numéros concer­ tie intell~ctuelle de mon mental, mais non quant à la partie nantIes Miracles, celle-ci termine l'Appendice du Diarium. volontaire: - et quant au sens spirituel, le Seigneur est par ce Nous en donnons aussi la TI·aduclion. sens chez tous ceux qui dans la foi s'adressent à Lui dans celte lumière, et par ce sens dans sa lueul' naturelle. _. -_._------ .. En dernie1' lieu, des Miracles. An N" 55 de l'Esquisse de l'Appendice à la Vraie Religion Chrétienne. [!;IDes Miracles ont été faits dans l'Êglise avant l'Avénemenl il est parléd'une Invitation au !Ionde Chrétie'n Enlier pOlir la Nouvelle du Seigneur, parce qu'alors les hommes, élant externes ou natu­ Église; le N' 55 étaut le dernier de l'Esquisse, c,eUe Invitation devaÎl ter­ miner l'Appendice. Toutefois, il est à présumer que Swedenborg avait le projet d'en former un traité spécial; en effet, dans l'Appendice du Diarium, 8*
    • 90 INVITATION A LA NOUVELLE iGLlSE. 91 on Lrouve, immédiaLement avant l'Esquisse de l'Appendice (t la VraieReli­ Mainlenant pour la première fois ces vrais de l'Église, et non aion Chrétienne, une autre Esquisse composéè d'uu Préambule et de 59 plus tôt; pour cela diverses raisons, parmi lesquelles celle-ci, Numéros avec ce Litre: Invitation li la Nouvelle Égl·ise. qu'une nouvelle Église n'est pas insLaurée avan tla consommation Quoique l'Appendice du Diariltm ail éLé publié sur une copie souvent de la précédenLe. videuse ou corrompue, comme le dit 111. Tafel (voir ses lettres du 2 janvier Providence Divine sur elle, à cause des hérésies répandues après ct du 14 mars 1846, dans la Nouvelle Jémsalem, Revue religieuse et le Lemps des Apôtres. scientifique, Tome VIII. pag.18? ctI91), cL qu'il soiL il présumer que l'Édi­ - Pourquoi l'Eglise nomaine, - pourquoi la séparation d'a­ Leur cn publiera nne recLification [(uand ('original aura éLé remis enLre ses mains, nous n'hésitcrons pas il donner dès maintenant une tradnction de cette vec elle, cnuses; et pourquoi non digne de sa Mère. Pourquoi ln Esquisse de l'Invitation li 1ft Nouvelle Égli.çe, en raison de son impor­ séparation de la Grecque d'avec la Romaine. tance, voir N" 25, sauf à donuer plus Lard la rectification qui en sera publiée Des Miracles; ils ont déLruit l'Église; diverses preuves, eL d'a­ par le docteur Tafel. près les paroles du Seigneur, - Mallh. XXIV. CeUe Esquisse est sans doute le dernier écrit sorti de la plume de notre Toutes choses onLtelldu à ce que des hommes; qui ont été dits Auteur; en e1fe t, Swedenborg a quiLLé ce monde le 29 mars 1112; le der­ sainLs, fussent invoqués. nier ouvrage publié par lui, la Vraie Religion Chrétienne, porle la daLe de Celle Eglise a éLé instaurée et éLablie non pas pal' des miracles, 1111, cl cet Ouvrage est cité quatre fois d:ius cette Esquisse, à savoir, N0s 52, mais pal' la révélation du sens spirituel, et pal' l'il)Lroduclion de 55, 59 ct 45. Swedenborg étant né le 29 janvier 1688 était alors dans sa mon esprit et en même temps de mon corps dans le monde spi­ 84 e année. rituel, afin que là je connusse ce que c'est que le ciel et l'enfer, Cependant, comme Swedenborg, malgré cet âge avancé, l1'a pas éessé un eL que je pusse puiser immédiaLement dans la lumière procédant instant de travailler, et a conservé jusqu'au dernier moment la plénitude de du Seigneur les vérités de la foi, pal' lesquelles l'hOmme est con­ ses facultés, il ne serait pas impossible qu'il eflt termiué cel ouvrage; s'il en duit à la vie éternelle. était ainsi, nous pourrions espérer retrouver complète cette Invitation à la De l'AvénemenL du Seigneur d'après la Parole el d'après les Nouvelle Église. Symboles. Invita Lion à la Nouvelle Église, afin qu'on aille au-devanl du Seigneur, d'après l'ApOC. XXI. XXII, el d'après le Chap. 1. elc. ~I~TlON A_ LA ~OUVELLE I~;:~} Désormais on ne doil pas s'appeler Évangéliques, Réformés, encore moins LuLhériens el Calvinistes, mais Chréliens. Plusieurs choses sur les miracles. Il n'y a pas véritablementl~glise, à moins qu'il n'y ait un seul Dieu, et que ce Dieu ne soit Jéhovah-Dieu sous une forme (!: Dans Jésus-Christ l'homme esl Dieu el Dieu est homme, on Humaine; le voil bien clairemenl par les paroles du Seigneur à son Père: - El ainsi à moins que ce Dieu ne soit Homme, et cet Homme fil 'folll ce qui esl Mien esl Tien, eltoul ce qui est Tien esl Mieo; 1) Dieu. par II lout ce qui est Mien esL Tien, Il on voil que l'homme esl Les doclrinaux qui son t contenus dans la Vraie Relig'ion e/ll'é­ Dieu, et pal' (1 Lout cc qui esl Tien est Mien, lIon voil que Dieu tienne concorden t avec les doclrinaux de l'l:;glise Catholique-Ro­ est homme, - Jean, XVII. 10, H. maine, et avec les docLl'inaux des ProLestants qui reconnaissent . (J) Pendant que l'homme est régéoéré, dans la lumière nalu­ l'union personnelle dans le Chrisl) et qui s'adressent au Christ, l'elle esl insinée la lumière du ciel, et en même temps la chaleur eL prennent les deux espèces dans l'ElleharÎslie.
    • N" 7. A LA. NOUVELLE ÉGLISE. 93 vérités; et alors l'homme s'adresse au Seigneur, qui est la Parole 92 INVITATIOl! N" 2. et la Vérité, et il reçoit la foi, car toutes les vérités, en général du ciel, qui font comme une nouvelle âme, par laquelle le Sei­ et en particulier, viennent de la Parole, qui doit être la lumière gneur forme l'homme; celle lumière et celte chaleur sont insé­ spirituelle; ainsi est acquise la foi, parce que la foi appartient au rées par le mental supérieur, qui est appelé mental spirituel; vrai, et le vrai à la foi, et qu'on ne doit pas croire autre chose d'après celle greffe ou insertion, l'homme devient une nouvelle que le vrai. créature, il devient plus éclairé et plus intelligent dans les choses @ Il Y a d'innombrables maux au dedans de l'homme, et de !'t:glise, et dans la lecture de la Parole: et c'est là le nouvel même dans chaque concupiscence il y en a d'innombrables; entendement et la nouvelle volonté: au moyen de celle lumière chaque coucupiscence qui se manifeste à la r.onnaissance de et de celle chaleur, l'homme est ensuite conduit pal' le Seigneur, l'homme est un groupe et un amas de maux multiples; l'homme et de naturel il devient spirituel. ne les voil point, mais il en voit seulement le groupe, c'est pour­ Œ Il Ya une lumière et une chaleur encore supérieures ou plus quoi tandis que l'homme l'éloigne pal' la pénitence, le Seigneur, internes, qui sont appelées célestes, lesquelles sont insérées et in­ qui voit les intérieurs et les intimes des hommes, l'éloigne; si sinuées dans la lumière et la chaleur précédentes qui sont spit·i. donc l'homme ne s'adresse pas au Seigneur, il travaille en vain tuelies ; dans celle lum ière et celle chaleur supérieures sont les à réparer le dommage qu'il a éprouvé; il en est de cela comme anges du troisième ciel, qui sont appelés célestes. de cc qui a été écrit dans le Mémomble SUI' les TOI'lUes (1). (Ji; Il peut être traité de l'insertion par comparaison; par com­ @ L'homme qui s'est entièrement confirmé dans la foi et dans paraison avec l'ente et la greffe des arbres, en ce que l'ente reçoit la doctrine de l'Église d'aujourd'hui peut rcgarder comme rien la intérieurement en elle selon sa forme, etc. pénitence, la loi du décalogue, car il regarde comme rien les @ Démontrer clairement que saus l'avénement du Seigneur œuvres et la charité; puisque, dit-il, je ne puis faire le bien par personne ne pouvait être régénéré, ni par conséquent être sauvé, moi-même, les œurres et la chal'Ïté sont dans la foi, d'où elles et que c'est là ce qui est signifié quand il est dit que (l l'agneau sortent séparées, sans quc je le sache; outre plusieurs autres porte les péchés du monde. II Cela peut être évident, d'après choses; de là vient aussi le naturalisme qui règne aujourd'hui. l'état du monde spirituel avantl'avénement du Seigneur, en ce @": La plénitude du temps signifie aussi la consommation qu'il était tel, qu'aucun vrai de la foi ni àucun bien de la charité et la désolation; et cela, parce que le temps signifie I"état de ne pouvaient pal'venir du Seigneur à l'homme; illustrer cela par l'Église, comme on le voit dans l'Apoc. X. 6, et dans Ézéchiel (2), l'inllux du vrai et du bien dans les mauvais esprits, dans leur et par (1 un temps, des temps et la moitié d'un temps;)) les temps occiput, etc. dans le monde sont le printemps, l'été, l'automne, leur plénitude CE Les miracles ferment l'homme interne, et enlèvent toulle li· fl i est l'hiver ; les temps, quant à la lumière, sont le malin, midi, le bre arbitre, pal' lequel et dans lequel l'homme est régénéré, et le soir, leur plénitude est la nuil, etc. Voici ce qui est entendu par libre arbitre appartienl particulièrement à l'homme interne; cet cela que le Seigneur devait venir dans la plénitude du temps on homme étant fermé, l'homme devient un homme externe et natu­ des temps, c'est-à-dire, qu'il devait venir quand il n'y aurait de rel, qui ne voit aucun vrai spirituel; les miracles sont comme teste aucun vrai de la foi ni' aucun bien de la charité : sur la des l'ideaux et des verrous afin que l'ien n'entre, mais ce verrou plénitude du temps, voir Rom. XI. 12, 25, Gal. IV. 6, principa­ ou celle barre est successivement rompu, et dissipe tous les vrais. lement Éphés. J. 9, 10. Gen. XV. 16. (j) L'Église d'aujourd'hui dit que la foi entre par l'audition de la Parole selon Paul, et quelques-uns ajoutent une certaine mé­ (t) Vraie Religion Chrétienne, No 462. ditation d'après la Parole; mais il faut entendre, que les Vérités (2) Chap. VII. 7. A. R. 476. doivent être puisées dans la Parole, el qu'il faut vivre selou ces
    • 94 INVITATION N" 11. N" 14. A LA NOUVELLE ÉGLISE. 95 @ l,a présence de l'amour du Seigneur est chez ceux qui sont c'est la même chose de dire que le mental de l'homme est des dans la foi en Lui, on peut le comprendre clairement pal' cela trois degrés, ou de dire que J'homme lui-même est des trois de­ que le lieu ne peut se dire ni de l'amour ni de la foi, car J'un et grés; cal' on appelle men tal la chose du corps qui est dans les J'autre est spirituel; le Seigneur Lui-Même est présent, cela est principes, ainsi où est son premier, les autres choses en sont des évident en ce que le spil'iluel non plus n'a pas de lien; jamais il propagations et des continuations; que serail le mental s'il était n'a été chez moi, toutes les fois que j'ai été dans l'idée du lieu; seulement dans la tête, sinon une sorte de chose séparée ou en un mot, dans le monde spirituel il ya présence selon l'amour; différente, de laquelle le non-mental n~ procéderait pas par con­ c'est pourquoi il est tout-présent, il n'est pas changeant de lieu, tinuité? Mellre cela en évidence par autopsie. Les origines des il est dans le lieu, mais non par Je lieu, et dans l'espace même fibres sont des glandules ainsi nommées substances de la peau, élendu, mais non par J'espace ni par l'étendue. de là procèdent les fibres, et celles-ci liées en faisceaux dans les @ La désolation du vrai de J'Église peut être comparée aux nerfs descendent et s'étendent par tout le corps, et elles l'ajustent consommations sur les terres, en ce que la chaleur et tontes les et le construisent. Le degré céleste, dans lequel est l'âme ou choses qui tiennent à la chaleur sont consommées par J'hiver et l'homme intime, appartient spécialement à l'amour; le degré qu'alors a1'l'ive le printemps, en ce que la lumière snI' les terres spirituel, dans lequel est le mental ou l'esprit, qui est l'homme est consommée pal' la nnit et qu'alors arrÏ'e le matin; c'est pour­ moyen, appartient spécialement à la sagesse d'après l'amour; le quoi le Seigneur a dit, dans l'Apocalypse, à ceux qni étaient sous troisième degré, dans lequel est le corps, qui est l'homme dernier, J'autel, les paroles l'apportées an Chap. VI. 9,10,11.- Rapporter est le contenant des deux autres; sans ce degré les deux pre­ plusieurs passages de l'Apocalypse, pour montrer que l'Église a miers ne subsisteraient pas: ces choses peuvent être en outre dé­ été dévastée jusqu'aux derniers. montrées d'après les trois cieux, le eéleste, le spiriluel et le na­ @: Aujourd'hui l'union de l'âme et du corps n'est point con­ tm'el, et ces cieux sont au dedans de l'homme, c'est pourquoi les nue, à cause des hypothèses des Érudits sur l'âme, principale­ anges des cieux supérieurs ne sont pas visibles pour les anges ment de Descartes et autres; c'est une substance distincte du ùes cieux inférieurs, quaud de leurs cieux ils sont recherchés. corps, en union avec lni tant que le cœur remplit ses fonctions; @: D'après cela on peut aussi voir avec clarté que le corps quand l'homme est ainsi elle est l'homme intime, ainsi elle est existe pal' l'âme comme l'arbre d'après la semence; de là aussi l'homme de la tête aux pieds, d'où il résulLe qu'elle est dans le l'arbre tire de la semence sa qualité. Puis donc que l'âme du tout de l'homme et dans chacune de ses parties, selon les anciens, Christ est de la Divine essence, il s'en suit que le corps en est et que dans une partie où l'âme n'est pas intimement il n'ya pas aussi. la vie qui appartient à l'homme; c'est d'après celle union que @.: Tous les théologiens en parlant en public ne savent rien toutes les choses de J'âme appartiennent au corps et que toutes des faux de leur religion; en effet, ils disent en public que Dieu celles du corps appartiennent à J'âme, ainsi qne le Seigneur dit est un, que le Sauveur doit être adoré, que l'homme doit croire de son Père, que tout ce qui est au Pète est à Lui et que tout ce à la Parole et aux prédicalions, qu'il doit exercer la charité, faire qui est à Lui est au Père. De là vient que le Seigneur quant à la pénitence, s'éloigner des maux, ct alors ils ne se ressonviennent chair aussi est Dieu,- llom. IX, 5. Co)oss. Il. 9;- Le Père est (f J1l111ement des trois dieux, de lelll' foi mystique, de l'impuissance en iJoi et l'loi dans Je Père; » ils sont un. dans les choses spirituelles, ni de tont le l'este; mais qu'ils sa­ @ Le mental humain est des trois Degrés, qui sont le céleste, chent que le faux puisé dans les écoles adhère interieurement, ct le spirituel et le naturel: dans le premier degré est J'âme, dans que les choses qu'ils disent sont seulement dans la bouche, et te second estl'espril ou le mental, dans le troisième est le corps; qu'après la mort ils viennent dans les inLCrielll's de l'esprit:
    • 96 INVITATION N' {6. N' 21. A LA NOUVELLE tGLISE. 97 c'est pourquoi ces faux doivent être entièrement déracinés; mais 4' elle sanctifie; 5' elle impute el sauve; 6° elle relèvera les ca­ les cboses qui sont seulement à l'extérieur n'adhèrent que comme davres des sépulcres, elle vivifiera les squelettes, et mettra en la barbe SUI' le rr.enton, et ensuite celle-ci est coupée, et l'on de­ eux les âmes qu'ils avaient précédemment; 7' elle détruira le vient imberbe. monde avec le soleil, les astres, les planètes, les terres, et en <1z"":' l'oules les choses que les Prêtres disent publiquement créera un nouveau; 8° avec la toute-puissance il y a tou t, et 1'01'­ d'après la Parole sur la foi, qu'il faut croire en Dieu, sur la cha­ dre qui est Dieu et par Dieu dans le monde entier; là-dessus rité envers le prochain, sur la conver'sion, sur la pénitence, ,et l'homme de l'Église peut inventer tout autl'e dogme, et s'élever SUI' la vie pieuse et spirituelle, tombent comme dans un seau à jusqu'au dessus des airs, c'est-à-dire, au-dessus de la raison, et puiser, quand l'Orthodoxie entre et les explique; alors ces choses partout où il veuL contre la raison, et dire: 1. La raison doit être sont renversées comme lorsqu'on abat un temple ou une maison mise sous l'obéissance de notre foi; Dieu n'est·i1 pas tout'puis­ jusqu'à ce qu'il ne reste que des décombres, et ils disent qu'elles sant? qui peu t ou ose raisonner contre sa toute-puissance? » ne sont pas des vrais à moins qu'on ne croie que la charité ne Telles sont toutes les choses de la foi d'aujourd'hui, etc. produit aucun effet, ni la pénitence, etc., la Parole elle-même @ L'homme ne peut trouver un seul Dh'in Vrai, à moins qu'il tombe, etc., et comme quand on mine une muraille en creusanl ne s'adresse immédiatement au seigneur; et cela, parce que le des fosses dessous, tout s'écroule. Seigneur Seul est la Parole, et qu'il est la Lumière même et la @ Donner un exemple . • • • • . • • . . . • . . (1). Vérité même, et que l'homme ne devient spirituel que dans le sei­ Q1) Donner aussi un exemple convenable d'après la vraie or­ gneur Seul; mais l'homme est naturel, et l'homme naturel voit lou­ thodoxie sur la Foi, sur la Charité, sur le libl'e Arbitre, exemple tes choses d'Une manière inverse dans les spirituels; que cela soit d'après lequel on verra clairement que ce qu'ils disent est ab­ ainsi, on le sait d'après Paul; c'est pour celle raison qu'il n'y a slll'de. pas même un seul vrai de reste dans l'Église, qu'ainsi il y a con­ @ Les spirituels du Ciel influent dans tout homme, et influent sommation, désolatiou, décision et plénitude; mais néanmoins par le monde; ainsi cCJnfil'Dlé dans la lumière, en sorte que les comme le Seigneur n'est pas mort, c'est pour cela qn'il reste spirituels et les naturels influent conjointement; mais l'homme toujours en terre une l'acine qui survit, selon Daniel; et que méchant les renverse en sens contraire, ce qui est en dedans Hie l'homme veut mourir et cependant ne le peut, selon l'Apocalypse; Illet en dehol's dans son mental, et ce qui est en dehors il le met par suite survit la facu lLé de pouvoir comprendre le vrai et de en dedans, de manière que le Ciel n'est point au-dessus, ou le pouvoir vouloir le bien, voilà la racine qui survit. ciel n'est point opposé aux enfers; au contraire, l'homme pieux et @ Ceux qui sont attaehés Il l'Orthodoxie d'aujourd'hui oh­ bon les reçoit dans l'ordre ou ils influent, à savoir, les spirituels jectent que la foi, la charité, les bonnes œuvres, la pénitence, la par le ciel au-dessus dans le mental, et les naturels par le mon­ rémission des péchés, elc., ne peuvent exister chez l'homme, de au.dessous; cet homme se tient droit sur les pieds, mai3 avant qu'il ait obtenu Je saint Espril; mais, ainsi qu'il a été mon­ l'autre est COmme renversé la tête en bas. tré, il y a continuellement présenL chez D'importe quel homme, @ Toute la Théologie d'aujourd'hui n'est autre chose que tou­ tant chez le méchant qne chez le bon, le saint Esprit, et le Divin te-puissance Divine, à savoir, en ce que i celle-ci donne la foi ou O procédant du Seigneur et le Seigneur; sans la présence du Sei­ et à qui elle veut; 2' elle remet les péchés; 3" elle régénère; gnenr personne ne peut vi're, et le Seigneur continuellement agit, presse et fail effort pour être reçu, c'est pourquoi le saint (1) Une lacune ct une corruption dans le lexIe du N° 18 ne nous a pas Esprit est continuellement pr~sent. C'est ce qui fut prouvé dans permis de traduire ce N°, qui renferme six lignes. le monde spirituel sur un diable; pour confirmation, la présence 9.
    • 98 INVITATION Nn 23. ,N° 27. A LA !!I0UVELLE ÉGLISE. }9 du Seigneur lui fut enlevée, et ce diable fut étendu mort absolu­ lumière lil'ant son origine des confirmations, lumière dans la­ ment comme un cadavre; des milliers d'esprits et d'ecclésias­ quelle est l'homme naturel, jusqu'à ce que l'homme spirituell'é­ tiques en furent témoins et restèrent saisis d'étonnement. ­ claire; bien plus, le naturaliste athée peut jurer que Dieu n'est C'est donc par la présence du Seigneur que l'homme a la facullé' point, qu'il n'est certainement qu'une chose vaine pour le peuple, de penser, de comprendre et de vouloir, ces facullés viennent qui dans son cœur se moque des docteurs de l'Église. uniquement de l'influx de la vie procédant du Seigneur. - Mé­ lanchthon et Luther étaient présents, et sur cela ne purent ou­ ® On sait dans l'Église, que l'Église est le Corps du Christ, malS jusqu'à présent on n'a pas su comment elle'l'est; elle est le vrir la bouche. 'corps du Christ parce que le ciel entier est comme un seul hom­ @: 'Si la Réforme a été faite, ce fut uniquement afin que la me devant le Sei~neur, et que cet homme est distingué en socié­ Parole, qui gisait ensevelie, rentrât dans le monde; elle avait été tés, dont chacune représente un membre, ou un organe. • . . dans le monde pendant plusieurs siècles, mais enfin mise au tom­ dans l'hommE:; dans cet homme ou ce corps, le Seigneur est beau par les Catholiques-Romains, et par suite aucune vérité de l'âme ou la vie; le Seigneur, quand il inspire les hommes, et l'Église ne pouvait être clairement connue, le Seigneur non plus quand il esl présent, est présenl par les cieux, comme l'âme pal' ne pouvait être connu, et le Pape était adoré comme Dieu au son corps. Il en est de même de l'Église sur la terre, car elle est lieu du Seigneur; mais quand la Parole eut été l'eU rée de son l'homme externe, c'est pourquoi chacun après la mort est re­ tombeau, le Seigneur put être clairement connu, la vérité y être cueilli vers les siens dans ce corps, etc. puisée, la conjonction avec le ciel avoir lieu; c'est pourquoi le @. Les choses qui sonlrapportées de moi ne sont pas des mi­ Seigneur suscita en même temps lant d'hommes qui comballaient racles, mais ce sont des témoignages que j'ai été inlroduit par le [pour la réforme]; il excila la Suède, le Danemarck, la Hollande, Seigneur dans le monde spiriluel, pour des fins. • • • . • •• l'Angleterre à la recevoir, et afin qu'elle ne fut pas étouffée en il n'esl point fait de miracles aujourd'hui, en donner des raisons. Allemagne pal' le Pape, il excita Gustave-Adolphe qui tenait pOUl' • • • • . puis, d'après les paroles du Seigneur, - Mallh. XXIV. la réforme et se leva contl'e ses adversaires. -Des miracles d'Antoine.de Padoue, et de plusieurs aulres qui @ Si cet opuscule n'est pas ajouté à l'ouvrage précédent, sont adorés ~mme Saints; les monastères sont pleins de leurs l'Eglise ne peut être guérie, ce serail seulement comme une miracles; des miracles du diacre Paris, il y en a deux vol. in·4·. cure palliative, une plaie dans laquelle la sanie reste et ronge les @ Que leSeigneur devait venirdans la plénitude du Lemps et ju­ parties voisines; l'orthodoxie est celle sanie même, et la doctrine ger,c'esl ce qui est entendu par les paroles du seigneur,-:Matth. de la nouvelle Église apporte il est vrai un remède, mais seule­ XXV: - 1 Quand viendra le Fils de l'homme d-ans sa gloire, et ment à l'extérieur. tous les sainls Anges avec Lui, alors il s'assiéra sur le trOne de sa @ Les origines de toutes les erreurs dans l'Église ont consis­ gloire, et rassemblées seront devant Lui toules les Nations, et il té en ce qu'on a cru que l'homme vivait par lui-même ou par sa séparera les UliS d'avec les autres, comme un Pas leur sépare les propre vie, tandis que la vie chez lui est incréée, interne, et qu'il brebis d'avec les boucs, etc. II - Vers. 31, 32. - Cet avénement est seulement un organe de la vie, ct au milieu eutre le deI et du Seigneur est enlendu pal' ces paroles du Symbole des ApOtres l'enfer, et ainsi dans l'équilibre ou libre arbilre. sur Jésus-Chrisl : { Il est monlé aux cieux, il est assis à la droile @ Personne ne peut voir la désolation du vrai dans l'Église, de Dieu le' Père tou,t-puissant, d'où il viendra jUgÇ1' les l)ivant~ avant que les vérités tirées de la Pal'ole ne viennent dans la 'lu­ et les morts. Il Cela esl aussi dans le Symbole de Nicée sur le Sei­ mière; l'hérétique ne peut que aoire que toules ses notions sont gneur Jésus-Christ: JI est monté aux Cieux, il est assis à la (1 des vérités; chacun peut jurer par les siennes; il Y aura une droite du Père, et il viendra de nouveau dans la gloire, juger les vivants et les morts; A SON RÈGNE IL N'Y AURA l'OINT DE FIN. 1)
    • 100 INVITATION N· 31. N' 33. 101' @ Et aussi dans le Symbole d'Athanase: IC Il est monté aux A LA NOUVELLE ÉGLISE. cieux, il est assis à la droite de Dieu le Père Tout-Puissant, d'où 1· de l'abomination de la désolation. 2° Ce que. • • • • (1). il viendra juger les vivants et les morts, et ils auronl à rendre 3· Ce que le Seigneur dit de l'affiiction. 4· Que nulle chair ne compte de leurs propres actions, et ceux qui en ont fait de bon­ pouvait être sauvée. 5· De l'obscurcissement du Soleil et de la nes iront dans la vie éternelle, mais ceux qui en ont fait de mau­ Lune. 6· Ce que le Seigneur dit dans l'Apocalypse, 1. 18: lt Je vaises iront dans le feu éternel. II Form. Conc. p. 1, 2, 4. En suis vivant et j'ai été mort, et voici je suis vivant aux siècles outre, les Articles de Smalkalde enseignent que «Jésus-Christ est des siècles, li puis II. 8. V. 6; et co que le Seigneur dit quell viendra monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu, et doit venir juger la nuit, en laquelle personne ne peut travailler, l I - Jean, IX. 4;­ les' vivants et les morts, li ainsi la même chose que les Symboles que l( dans celle nuit-là deux seront sur un même lit, 11- Luc, XVII. des Apôtres, de Nicée, d'A thanase. Luther dans le pelil Caté­ 34; - puis ce que le Seigneur dit de Pierre,-oJean, XXI. 18; _ chisme, p. 371, la Conf. d'Augs. p. 10,14, et notre Catéchisme, puis ce que Paul dit des derniers temps, - 1 Tim. IV. 1 à 3 j II enseignent aussi la même chose, p. 303. Pareillement d'après la Tim. III. 1 à 7. II Tim. IV. 3,4. - Expliquer que ce que le Conression d'Augsbourg, Il Il est monté aux cieux pour s'asseoir Seigneur dit dans Mallh. XXIV. 27, a été fait ainsi au jour du à la droite du Père, régner perpétuellement et dominer sur toutes jugement dernier - que ce qu'II dit, - Vers. 30, 31, - a été de les créatures: de même, le Christ doit revenir ouvertement pour même fait ainsi, voi1' le N° 791 dans la Vmie Religion Chré­ juge.' les vivants et les morls, etc., selon le Symbole des Apôtres, ti~e. p.l0. ®. L'avénement du Seigneur a lieu selon l'ordre, en ce ® Qu'il ne s'agisse point d'un jugement ayant pour effet de que le printemps ne vient qu'après l'hiver, le malin qu'après la détruire le ciel et la terre, on le voil clairement par plusieurs pas­ nuit, le soulagement et la joie d'une femme enceinte qu'après la sages de la Parole, où le Seigneur parle de son avénement; pa!' douleur; en ce que les consolations viennent après les tentations, exemple, où il dit: l( Quand le Fils de l'homme viendra, est-ce en ce que l'homme,comme le dit aussi le Seigneur, ne vivra sai~ qu'il trouvera de la foi sur la terre? li - Luc, XVIII. 8, - voir nement qu'après la mortification, et non à moins qu'il ne meure. plusieurs ault'es passuges rapportés dans la Vl'aie Religion Chré­ Le Seigneur a offert Lui-Même le modèle de cet ordre en ce qu'il tienne, W 765, puis, qu'il doit venir non pour détruire le ciel s'est laissé crucifier et mellre à mort, et qu'ensuite il est ressus~ visible et la terre habitable, W' 768 et suiv., mais pour séparer cité; ce modèle signifie l'état de l'Église. - Cela est aussi signifié les méchants d'avec les bons, N·· 772 et suiv.; outre plusieurs par la statue vue en songe par Nébuchadnessar, en ce qu'enfin la autres explications dans le même Ouvrage. La même chose est Pie1'l'e devint un grand Rocher; puis, par les quatre bêtes de la dite dans la Foi Symbolique qui a été insérée dans chaque Livre mer, au sujet d'une engeance horrible, ce qui sera expliqué j par des Psaumes dans tout le monde Chrétien, là où le Symbole Apos­ les quatre âges connus de l'antiquité, les âges d'or, d'argent, tolique est seulement récité, pareillement pal' suite dans les d'airain et de rel'; par les âges de chaque homme depuis l'enfance Psaumes,-là, par les vivants doivent être entendus ceux qui sont jusqu'à la vieillesse, c'est alors la fin de la vie du corps, mais le dans la charité et la foi et sont appelés par le Seigneur (C les commencement de la vie de l'esprit, qui est l'introduction dans brebis, Il mais par les morts ceux qui ne sont point dans la cha­ le ciel pour ceux qui ont bien vécu (2); il en est aussi de même rité et la foi et sont appelés par le Seigneur (( les boucs. li Qu'on ajoute à cela Apoc. Xl. 13; et XX. 12. (1) Ce que le Seigneur dit de l'hiver, - IaHh. XXIV, 20, - Reslitulion @ Titre. DE LA CONSOMMATION DU SIKCLE ET ALORS DE L'A­ proposée par le docteur Tarel. BOMINATION DE LA DtSOLATION. Rapporter ce que le Seigneur dit (2) Il Ya la fin de celle phrase deux lacunes qui ont élé remplies dans les 1 noIes criU1llies du dor,leur Tarel. " 9'
    • 1.02, INVITATI-ON 'f ri" 3!l.' N" '38. A LA N,OUVEL,~E ÉGLISE. 1>Op pour..le ,ciel en ce que le ciel ,précédent sera dissipé, - Apoc. HlirAt de la Parole les Vrais ,l:éels; le Seigneur ne peut illustrer, XXI. 1, 2; - pareillement pour l'lEglise. persQlme de sa lumière, 'à moins qu'on ne s'adresse immédiate­ ® Sil las clefs du royaume des cieux ont élé données à Pierr,e ment à Lui, el qu'on ne Le reconnaisse pour le Dieu du ciel. (Roc);c'est parce qu'il a repl'ésenlé le Seigneur quant au Diiin @ Aujourd'hui il ne se fait pas de miracles; les motifs en ont Vrai, el clesl ce vrai qui est enlendu par le Roc'dans toule rÉcri­ été donnés dans la Vraie Religion CIlI'étienne; c'est pour­ ture Sainle; ainsi sur ce Roc, c1esl-à·diJ'e, sur ce pivin Vrai je quoi,- dans MaUh. XXIV. 24, - Dieu dit qu'ils séduiront; et bâlirai mon Église, à savoir, ,sur ce vrai, que le Seigneur cst Fils quoi de plus commun, chez les Catholiques-Romains, que de du Dieu vivant. Mon,trer d'après da Parole, que le Roc a celle Femplir de miraqles les monuments des saints et les murailles signWcalion. Le Roc dans la Parole, - Exod. XVII. 6~ ~XXlII .. des monastères? Combien n'y a·t-il pas de lames d'or et d'argent 21.:22.,:NomlJ. XX. 8 à 11. Deutér. VJII. 15. XXXII. 4 à 37. dans le monument d'Antoipe de Padoue? Que n'y a-t-il pas ~l 1 Sam. II. ,21 II Sam. XXI(. 2, 3, 32, 47. XXIJI. 3. 'Ps. XVIII. 3, Prague ou l'op dit que soot ensevelis les trois Sages? QUI! n'y a­ 32,47. Pa. XXVllI. 1. XXI. 2, 3, 4. XL. 2, 3. XLII. 9, 1.0. t·il,pas ailleurs? Que résulte-toi! d~ ,là sinon des duperies? Ce L,"XlIJ 2J'3, 7, 8. LXXVlII. 16, 20, 35. LXXXIX. 27, 28. xcn. qui est plus que ces miracles, c'est que je parle dans le 'monde 16. ~fl,Iv.. 22. XCV. 1. ,CV. 41. Ésaie, II. tO. x..'{U. 16. XLlL H. spirÏluel avec les anges et les esprits, c'est que j'ai décrit les états LI. 1. 1 Cor. X. 4. - Les fentes du Rocher sont les vrais falsifiés, du ciel el de l'enfer, et de la vie après la mort, et que le sens spi, '" A,poc. VI. 1:5. 16. Ésaïe, H. 19. Jérém. OCV'I. 16. Canto Il. 14. rHuel de la Parole m'a été dévoilé, ouh'e plusieurs autres choses; Ésaie, XLVJll. 21. Jérém. Xk'((Il. 29. XLIX. 16. Obad. 3, - et (le commerce,'aulant que je sache, n'a été accordé par le Sei­ en aulre dans les Évangélistes • . • . : • Quelques'Pàres gneur à personne auparavant; indices que cela a été pOUl' la l'on'l aussi'ex~liqué de même, voil' Form., de' Cone. p. 345. nouvelle Église, Iqui eslla couronne de toutes les Églises, et qui @ Quand le Fils seul a élé fait homme, el non loute la Tri., dojt durel' pOUT l'éter)lÏlé. - Êtrel dans le monde spirituel, voir nilé, l'Essence Divine, qui est une et indivisible des trois; n'a-t­ les choses admiraIJles du ciel et les chos~s piloyables de l'enfer, elle pas ainsi été séparée, ou désunie et divisée? ~t y être dans la lumière même du Seigneur, dans laquelle sont ([i:' L'Oraison Dominicalellout entière, depuis le commence., les anges, cela,l'emporte sur tous les miracles; les télI19ignages menl jusqu'à la fin, regarde' ce temps, à savoir, afin que Dieu le que j'y suis, on les voit en abondance dans mes livres. Père soil adoré en forme humaine; c'est ce qui est évident si @ Si l'Église s'est plongée dans de si grands faux qu'il n'y a celte prière est convenablement expliquée. aucun vrai qui ~oil resté, et qu'elle est comme un navire naufra­ @ Si les Églises après les temps des Apôtresl sont tombées gé dont on n'aperçoit que le haut du mât, c'est uniquement parce dans lant d'hérésies, et si aujourd'hui il n'y a que de fausses que j~squ'à présent on ne s'est pas adressé immédiatement au Églises, c'est parce qu'on ne s'est point adressé' au Seigneur, Seignel,lr, et quand on ,ne ,s'adresse PliS immédiatement à Lui, au­ tandis que cependant le Se igneur est la iParole, et est.Ja ILumière cun vrai ne peut se /llanifester d,ans sa lumière, par la raisofl que même qui éclaire le mo.nde enlier; el alors il est aussi impossible le Seigneur eslla Parole, c'est-à-dire, tout Divin Vrai dans la Pa­ de voir d'après la Parole un seul Vrai réel sans qu'il soit environné l'ole, et qu'il est seul la lumière qui,éclail'e tous ~es hommes, comme ct souillé de faux, et cohérent avec les faule, qu'il est impossible Lui-Même l'enseigne, et que tout Vrai,dela Patole ne brille que parle de naviguer jusqu'aux pléiades, ou d'arracher 1'01' qui e~t au cen· Seigneur seul. C'est celle Lumi~re qui est entendue par le spirituel, tre de la terre: afin donc que la Vraie Heligion fût mise en évi­ lors donc que celte Lumière n'y est pas, il n'y a dans l'entende­ dence, il a nécessairemenl fallu que quelqu'un l'Clt introduit ment de l'homme ~ucun spiriluel, il n'y a absolument que le natu­ dans le monde spiriluel, et que d'après la bouche du Seigneu~ rel, el l'homme nalurel ne voil qU'à contre-seos toules les chos~s
    • N° 41. A LA NOUVELLE ÉGLISE. 105 fOU I!lIVIT1TIOl( N° 40. le premier genre appartient à la connaissance concernant le Sei­ qui contiennent les spirituels, il voit le faux au lieu du vrai, gneur Lui-Même, qu'il est le Dieu du Ciel et de la Terre, le Fils c'est pourquoi quand i1lilla Parole, il tourne tou t vers son faux, de Dieu le Père, un avec Lui, que Ioules choses du Père sont en el ainsi les vrais deviennent des faux, et il trouve en ceux-ci ses Lui, qu'en un mot il est l'Humain de Dieu le Père; le second genre délices, ca,' le mental naturel humain place uniquement ses dé­ concerne les connaissances, qui procèderont de Lui, et qui pro­ lices dans les choses qui appartiennent au monde et à soi, dans cèdent d'après Lui, qui sont Lui.Même; par exemple, ce qu'il des choses telles que, s'il n'y a pas en elles la lumière spirituelle, enseigne sur la Charité, sur le Libre Arbitre, SUI' la Pénitence, il les rapporte à celles qui appartiennent au monde et à soi, sur la Régénération, sur les Sacrements, et SUI' beaucoup d'autres lesquelles il place au premier rang, et ainsi non-seulement il points; ces choses aussi forment une idée du Seigneur, parce fuit les spirituels e~ les cache, mais encore plus tard il s'en qu'elles viennent de Lui. moque. La foi n'est spirituelle, ou ne peut être appelée spiri­ @ Un arcane du Mond.e spiriluel, c'est que celui de qui on tuelle, qu'aulant que les vérités qu'elle contient sunt par le n'a pas une idée direclement et immédiatement d'après lui, ne se Seigneur dans la lumière, autrement c'est une foi naturelle, qui montre pas présent, et à plus forte raison alors il ne peut yavoit· ne conjoint pas et n'est pas salviflque. communication récipiente, mais il est comme quelqu'un qui se @ Dans le monde spirituel on ne connalt pas une autre per­ trouve placé sur le côté, et apparaU dans l'obscur; personne sonne d'après le nom seul, mais on la connalt d'après l'idée de non plus ne peut parler avec quelqu'un, à moins qu'il ne le re­ sa qualité, cette idée fait que l'autre personne se trouve présente garde directement, mais il y"a communication alors qu'il y a et est connue, ainsi et non autrement sont connus les parents par inspection réciproque; ainsi et non autrement les idées de l'un les enfants, les enfants par les parents; les proches, les alliés, entreront dans l'autre, et si alors il y a amour, la conjonction se les amis par les proches, les alliés et les amis; pareillement les fera; si donc quelqu'un ne voit le Père immédiatement, alors érudits, d'après leurs écrits ei la renommée de leur érudition; les il (le Père) se trouve placé comme SUI' le côté, et ainsi ne peut grands et les princes, par la rèputalion de leurs exploits; de mê­ donner ni accorder la rédemption, c'est-à-dire, ne peut le régé­ me les rois, les empereurs, les papes, tous par ces choses seules.> nérer ni ensuite le sauver. . 1 m'a été donné de parler avec eux, mais il ne m'a pas été donné @ La manifestation du Seignem' en Personne, et l'introduc­ de parlel' avec les autres. L'Esprit lui-même n'est autre chose tion pal' le Seigneur dans le monde spirituel, tant quant à la vue, que sa qualilé, c'est pourquoi aussi dans ce monde-là on ne pro­ que quant à l'ouie et au langage, sont plus que tous les mira­ nonce ni le nom de baptême ni le nom de famille, mais chacun cles, puisqu'on ne lit nulle part dans les histoires, qu'un tel com­ est nommé selon sa qualité; c'est de là que le nom dans la PaJ merce avec les anges et les esp"ils ail été accordé depuis la créa­ l'ole ne signifie pas le nom, mais la qualité, comme dit le Sei­ tion du monde, car je suis là chaque jour avec les anges comme gneur dans l'Apocalypse: li J'ai plusieurs noms dans Sardes; 1) dans le monde avec les hommes, el cela maintenant depuis vingl­ et : (1 Je connais par le nom; Il outre des milliers de passages sept ans; les témoignages de ce commerce sont les livres par moi ailleurs, où il est parlé du nom. - D'après tout cela, il est bien publiés SUI' le Ciel et l'Enfer, et aussi les Mémorables contenus évident que nul n'a le Seigneur présent chez soi, à moins qu'il dans le dernier Ouvrage intitulé la Vraie Religion C/wétienne ; ne sache la qualité du Seigneur; celle qualité, les Vérilés de la puis, ce que j'y ai rapporté de Luther, de l1élanchthon, de Cal­ Parole la mettent en évidence, car autant de vérités de la vin et des habitants de plusieurs Royaumes; et de plus, di­ Parole, autant de miroirs et autant d'idées concernant le Sei­ vers Témoignages dans le monde, outre des choses bien conDues. gneur; en effet, il est Lui-Même la Parole et il est Lui-Même outre celles qui ne le sont pas autant; dites, qui jamais aupara~ la vérité, ainsi qu'Il le dit. - Les qualités sont de deux genres:
    • 106 INVITATION N" 43. N°, 46. A LA NOUVELLE KGLISE. 1'07 vant a connu quelque chose du Ciel et de l'Enfer'l Qui, de l'État il de'enu spil'ituet'l Qu'ont produit chez les catholiques-Romains de l'homme après la mort'l Qui, des esprits et des anges? etc. les miracles d'Antoine de Padoue, des trois Sages de Cologne j et @ Oulre cela, les Témoignages les plus évidents sont que le les innombrables miracles dans les monastères, qui sont remplis' Seigneur a dévoilé par moi le sens spirituel de la Parole. Qui l'a de tableaux, de plaques (d'inscl'iptions) èt de dons'l Quelqu'un en jamais dévoilé auparavant, depuis que la Parole a été révélée par est-il devenu spirituel'l Ne sont-ils pas pal' là devenus naturels au les écrits des Israélites'1 et ce sens est le SanctuaÏl'e même de la point qu'il y a à peine en eux quelque vl'ai de la Parole, et qu'ils Farole, le Seigneur Lui-Même est dans ce sens spirituel avec son )'j'ont qu'un culle externe, qui provient des hommes et des tl'adi-I nivi'D, et dans le sens nallu'el avec son Humain: il n'y a pas lions. 1 même un iota qui puisse être ouvert si ce n'est par le Seigneur (![!) Que dans le Christ Dieu soit Homme et q,ue l'Homme soit' Seul; cela l'emporte sur toutes les révélations qui ont eu lieu Dieu, cela a été confirmé trois fois dans la Formule de Concorde; jusqu'à présent depuis la créalion du Monde; par celle révélation et aussi d'après le Symbole d'Athanase, où il est dit (1 assomptionl la communication des hommes avec ies Anges du Ciel a été ou­ en Dieu: Il d'après la Parole, -Rom. XIV. H, Col. II. 9. I crea n, V. verte, et la conjonction des deux Mondes a été faiLe, parce que 20, 21; - puis aussi d'après le Seigneur Lui-Même; que le Père pendant que l'homme est dans le sens naturel, les anges son.( et Lui sonl un j que le Père est en Lui, et Lui dans le Père; que dans le sens spirituel. Voir au sujet de ce sens ce qui a été écrit tout cc qui est au ,Père est à Lui; qu'il a la vie en Lui-Même, dans le Chapitre sur l'Écriture-Sainte. qu'il est le Dieu du Ciel et de la Terre, etc. 1 @ Les cOI'respondances, par lesquelles la Parole a été écrite @ Que l'âme soit l'homme intime, et pal' suite, selon les an~ quanL à tout ce qui la cons.litue en général et en particulier, pos­ ciens, dans toulle corps ct dans chaque partie du corps, c'est ,sèdent une telle force et une telle vertu, qu'on peut dire que parce que le principe de la 'ie réside dans l'âme; une partie du c'est la force eL la vertu de la touLe-puissance Divine, cal' pal' ces corps, dans laquelle n'est pas inlimemeutl'àme, ne vit pas, c'est correspondances est en action le naturel conjoint avec te spiri­ pourquoi il y a union réciproque, et par suite le corps agit d'a­ tuel, et le spirituel avec le naturel, ainsi tout ce qui appartient pràs l'âme et non l'Ame par le corps; tout cc qui procède de Dieu au ciel avec tout ce qui appartient au monde; de là vient que les est de forme humaine, parce que Dieu est J.ui-Même homme, deux Sacrements sont des correspondances des spirituels avec les donc principalement l'âme qui eslle premier de l'homme. naturels, de là leur vertu et leur puissance. L;'9: Hien n'esl plus commun dans le cid enlier et dans le ® Qee sont les mirades en face de ces choses? Des miracles, il n en ,est point fait aujourd'hui, parce qu'ils séduisent les homo m~e entier, que ceci, qu'une chose est au dedans d'une autre, qu'ainsi il y a un intime, un moyen et un extrême, et que ces trois 1 mes Pot les rendent naturels, ils ferment les intérieurs du mental, communiquent entl'e eux, et que la force du moyeu et de l'ex­ dans lesquels la foi doit êLre enracinée, il n'en procède absolu­ trême vient de l'intime; qu'il y ait ces trois, l'un au dedans de ment que des faux, voir Mallhleu,XXIV. 24. Qu'est-il résulté autre l'autre, on le voit par tout ce qui constitue en génliral ct en par-' ~hose des miracles des saints et de leurs simulacres chez les ticulier le corps humain, AuLour du cerveau il ya trois lu niques, Catlioliques-Romains'l Pal' ces miracles ils sont devenus natu­ qui sont appelées la dure.mère, la pie-mère el l'arachnoïde, SUI' rels, et l'homme naturel rejelle ou pervertit tout vrai spirituel, elles il yale crâne; autour de tout le corps il y a des tuniques, Qu'ont produit les miracles en Égypte chez les fils d'lsraél, les mi­ l'une au ded<ms de l'aull'e, qui ensemble sont appelées peaux; racles dans le désert devant eux, les miracles quand ils furent en­ autour de chaque artère et de chaque veine il ya trois tuniques, trés dans la terre de Canaan, les miracles faits par Élie et pal' Éli­ de mêule autour de chaque muscle et cie chaque fibre, de même sée, les mi'racles faits par le Seigneur Lui·Même? Quelqu'un en est- autour de toules les autres parties; dans le règne végéLal pareil­
    • li 'lOS INVITATION N° 49. N° 52. A LA NOUVELLE ÉGLISE. 109 Illment; comment ces choses communiquen t entre elles, et com­ @ Que la manifeslation du Seignenr et l'inlroduclion dans le menll'intime pénètre dans le moyen et le moyen dans le dernier, monde spirituel soient. plus que tous les miracles, on peul le voir l'anatomie le démonlre, etc. De là il est évident qu'il en est de en ce que, depuis la création, cela n'a été donné. à personne même de la lumière, en ée que la lumière spiriluelle, qui dans comme il moi j les hommes du siècle d'Ol' ont parlé, il esl vrai, son essence est la vérité, est intérieuremenl dans la lumière na­ avec les anges; mais il ne leur a pas été donné d'être dans une turelle; pareillemenlla chaleur spirituelle, qui dans son essence autre lumière que la naturelle, t.andis qu'il m'a été donné d'êlre esll'amour, el la chaleur nalDl'elle; par la chaleur nalurelle esl en même Lemps dans la lumière spirituelle et dans la lumière na­ enlendu l'amour naturel, parce que cel amour a de la chaleur, el turelle; pal' là il m'a été donné de voir' les choses admirables du celle chaleur estrecouverle par la chaleur du sang. Ciel, d'être au milieu des anges comme l'un d'eux, et en même @ l'oules les choses que l'on dit du Sainl Espril tombent, Lemps de pniser les vél'ités dnns la lumière, el ninsi de les per­ quanl on croit que l'homme n'esl poinlla vie, mais seulemenl un ccvoiJ' et de les enseigner, par conséquent d'êlre conduit par le organe ùe la vie, el qu'ainsi Dieu esl r.onlinuellemenl dans Seigneur. Quant à ce qui concerne les miracles, ils ne seraienl l'homme, et qu'en lout il agit et presse, afin qu'on reçoive les autre chose que des piéges pour séduire, comme le dil le Sei­ choses qui appartiennenl à la religion et également celles qui ap­ gneur, - Mail". XXIV. 24; - ainsi il esl raconlé de Simon le partiennenl à l'Église, au Ciel el au Salut, parce qu'alors ce qui llagicien, qu'il avait mis en démence dans Samarie ceux qui esl dil du sainl-Esprit donné ou perdu esl nul; cal' le Sainl-Es­ avaient cru que ses miracles avaienl été fails pal' une grande pril n'esl autre que le Divin procédanl du Seigneur, du Père, el verlu de Dieu, - Act. Ap. V1l.I. 9 et suiv. - Que sonlles mirn­ ce Divin failla vie de l'homme, el aussi son enlendement el son des chez les Papistes sinon des lacs el des piéges? Qu'ensei­ amour, et la présence de ce Divin esl perpétuelle; sans la pré­ gnent·ils sinon d'adorer comme des divinités ceux qui les font, sence du Seigneur ou du Sainl-Espril, l'homme ne serail pas et de s'éloigner dn culle du Seigneur? Les simulacres miraculeux même comme une bêle, mais il n'y aurail pas en lui plus de vie 1 fonl-i1s aulre chose? Les idoles ou les cadavres des sainls dans qu'il n'yen a dans du ,sel, dans une pierre, dans une souche j,et toulle papisme, d'Antoine de Padoue, des lrois sages de Cologne, cela; parce que l'homme ne naîl pas avec un insli ncl comme les el de tous les autres dont les miracles remplissent les Monaslè­ bêtes; aussi un pelil d'animal d'un seul jour connail-i1 mieux res, font-ils autre chose? Qu'onl-ils enseigné SUI' le Christ, sur le l'ordre de sa vie qu'un enfant. 1 ciel el SUl' la vie éternelle? pas un seul mot. ® Il esl permis de confirmer les vél'ilés de l'l~glise par la rai­ @ Il est impossible qu'il existe quelque l~gJise, el quelque son ou par l'entendemenl aulanl qu'il platl, el aussi par diverses religion qui nienl de la cohérence, si l'on ne cl'oil pas en un seul choses prises dans la nature, el aulanl ces vériles sonl confirmées, 1 Dieu, conséquemmenl quand on croit la Divine Trinité divisée autanl elles s'enracinenl el brillen t; il esl de même permis de 'i' en trois personnes; commenl le lerme mélaphysique, Essence, l' confirmer les vérilés par la Parole, parloul où il platt, et aussi peut-il faire de Trois Un, tandis que les propriélés de chaque d'en faire plusieurs applicalions, et alors la Parole n'esl point fal. personne sonl différentes, lellemenl différenles qu'on les dit in­ sifiée; les expressious de rÈcrillll'e pal' lesquelles les vérilés sonl communicables, et lorsque les personnes égales subsistent pro­ confirmées, monlenl dans le ciel, elles sonl comme la fumée de premenl par elles-mêmes, el que l'une n'a pas de partie ni de l'encens; mais si les fausselés sonl confirmées d'après la Parole, qualité dans l'aulre pel'sonne ou apparlenant à l'autre personne j elles ne mon lent pas dans le ciel, mais elles rejaillissenl, el en mais quand ou croil qu'un seul Dieu esl non seulemenl Créateur, chemin elles sonlmises en pièces avec grand Lruil, j'ai entendu mais <lussi Rédempleur el opérateur, alors nous avons un seul cc bruit des milliers de fois. Dieu, et alors pOUl' la première fois l'Église exisle et subsiste, el 10. L.... _ _ L __
    • HO INVITATION N° 53. N" 55. A LA NOUVELLE ÉGLISE. Hi la religion vil; et celle union de trois ne peut exister que comme miracles de plusieurs d'entre eux, comme ceux d'Anloine de Pa­ dans chaque homme l'âme, le corps et le procédant, ces trois font doue, des trois sages de Cologne, les simulacres miraculeux, ,;ers un seul homme, pourquoi non à l'égard de Dieu, qui est l'Homme lesquels des trésors sont partout recneillis dans les monastères, Même depuis le premier (degré) jusqu'aux derniers? 11 a été où les murailles sont couvertes de peintures des miracles de leul's montré dans le Livre sur l'Amour et la Sagesse, comme on peut saints et de leurs idoles, les Iivl'es des miracles du diacre Pari. le voir, qu'il en e.t ainsi de Dieu-Homme, et qu'il n'est ni un et des autres, qu'e.nselgnenl-ils autre chose que d'invoquer lenrs éther, ni un air ou un vent. auteurs, et cela pour que des oITrandes soient recueillies; mais Il suit de là que l'âme de chaque homme est homme lui­ qui d'entre eux a jusqu'à présenl enseigné le chemin qui conduit même; comme nous avons maintenant dans l'Église un seul Dieu, au ciel, ct les vérités de l'Église d'après la Parole? C'est pourquoi qui est Dieu-Homme et Homme-Dieu, celle Église est appelée la il a plu au Seigneur de me pr'éparer dès ma première jeunesse à couronne de toutes les Églises. percevoir la Parole, il m'a introduit dans le Monde spiriluel, et @ Que dans le Christ l'homme est Dieu, d'après la l"ormule m'a de plus près illustré de la lueur de sa Parole; il en résulte de Concorde dans trois endroits; d'après Paul, - Rom. XIV. bien évidemment que cela l'emporte sur tous les miracles. Coloss. II. 9; - d'après Jean, - J Épil. V. 20,21; - d'après les Béelzébub faisait des mil'acles plus que les au Ires dieux des Paroles du Seigneur: 1° Que Dieu était la Parole, et que la Pa­ Gentils, comme on le voit d'après l'Ancien Testamenl, de même role a été faite Chair. 2° Que tout ce qui est au Père est 11 Lui. Simon le magicien. 3° Que toutes les choses du Père viennent à lui. 4° Que comme @ Le SeigneUl' a fail Divin en lui l'homme naturel; et cela, le l'ère a la vie en soi-même, le Fils l'a aussi, la vie en soi-même afin d'êtl'e le premier el le dernier, et de pouvoir ainsi enlrer est Dieu. 5° Que le Père et Lui sont un. 6° Que Lui est dans le chez les hommes jusque dans leur homme naturel, et d'instruire Père et que le Père est en Lui. 7° Que celui qui Le voit, voit le cet homme d'après la Parole et de le conduire; en eITel, il a res­ Père. 8° Qu'il est le Dieu du Ciel et de la Terre, 9° Qu'il gouverne suscité avec l'homme naturel ou externe tout entier, et il n'en a l'univers; d'après le Symbole. 10° Qu'il est appelé Jéhovah-Ré­ rien laissé dans le sépulcre, anssi a-t-il dit qu'il avait les os el la dempteur. U" Qu'il est appelé Jéhovah-Justice. 12" Qu'il est dit chair, que les esprits n'ont pas, et a-I-il mangé el bu des alimenls que Jéhovah doit venir dans le monde. 13° Qu'il est le premier et naturels avec les disciples et en leur présence; il a montré qu'il le dernier j - Apoc. Ch. 1.- 14° Qu'en un mot il est Dieu le Père, était Divin en passant à travers les portes et en devenant invisi­ qui est invisible, dans l'Humain qui est visible devant les men­ ble, ce qui n'aurait pu nullement êlre fait, si l'homme naturel tais. - Qu'ainsi comme il y a un seul Dieu dans l'Église, l'Église lui-même n'eût pas aussi été fait Divin chez Lui. est l'Église, elc., etc. D'après le symbole d'Athanase que le Dieu @ Toules les choses que les Orthodoxes disent aujourd'hni et l'Homme dans le Christ sont une seule Personne comme l'âme sur l'envoi du Saint-EsprittomlJeutlorsqu'on sait que le Seigneur et le corps; et que la nature Humaine a été assumée en Dieu. est continuellement présent chez chaque homme, et lui donne @. Des MIRACLES, d'après les fils d'Israêl. D'après les paroles • . . et qu'il réside chez l'homme afin que l'homme aille au­ du Seigneur sur le Riche et sur Lazare; d'après les paroles du devant du Seigneur, et même s'il ne va pas au·devant, toujours Seigneur, - Malth. XXIV. 24. - Des miracles des Papistes, est-il que la résidence, • . . • . • . . . • . • • • • • • . dont il sera fail une énumération, qu'ils ne font que séduire et • . . • . si le Seigneur était absent de chez l'homme,.I'homme n'enseignent rien, si non d'invoquer comme des divinités ceux qui ne serait pas même une bête, mais il serait une sol'le de cadavre les ont fails, et cela, afin d'amasser dans les monastères de l'or et qui serait dissipé: c'est ce qui est entendu dans la Genèse, en de l'argent, ou afin d'accaparer les trésors du monde entier; les ce que Dieu souilla en lui une âme vivante. "
    • !III' 112 INVITATION A LA NOUVELLE i:CLISJ::. N" 58. @ Montl'cr ici d'après la Parole que le Seigneur est le noyau- me. ainsi le Ciel et l'Église. @. Montrer qu'il y a dans les correspondances la force la plus grande, parce qu'en elles le Ciel et le ~londe, ou le spirituel et le naturel, sont ensemble, et que c'est pour cela qne la Parole a été écrite par de pures Correspondances, aussi est-elle la conjonction de l'homme avec le Ciel, pal' conséquenL avec le Seigneur; elle est ainsi le Seigneur dans les premiers et en même Lemps dans les derniers; c'est pOUl' cela qne par les correspondances ont été institués les sacrements, dans lesquels pal' conséquent il y a la Divine Pnissance. -.5 d .. :..,.., c..... 1. Consomma l'ion de l'Église, JI, Jugemenl Dernier. III. AfJlinement du Seigneur. IV. Rétablissement et nouvelle Église, quelle elle sera. 1. Apparilion du Seigneur JéIJol'ih. 2. Maliu ou Lever. 3. Jour ou Progression 4-. Soir ou Vaslalioll. 5. Nuil ou Consommaliou, 6. Avénemenl du Seigneur. 7. Jugemenl Dernier. 8, Noul'eau Ciel. 9. Nouvelle ~:glise. 10. Rédcmptiou. - Des Miracles.