"De la solidarité numérique à l'ICT4D - Etude des potentialités d'élargissement et de développement du réseau professionnel Web2solidarité", ASN, eASN, 07.2009
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Mémoire de Master II eASN, 2009

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"De la solidarité numérique à l'ICT4D - Etude des potentialités d'élargissement et de développement du réseau professionnel Web2solidarité", ASN, eASN, 07.2009 "De la solidarité numérique à l'ICT4D - Etude des potentialités d'élargissement et de développement du réseau professionnel Web2solidarité", ASN, eASN, 07.2009 Document Transcript

  • MASTER II Professionnel "e-Administration et Solidarité Numérique" Année universitaire 2008-2009 Rapport de stage De la solidarité numérique à l’ICT4D : Etude des potentialités d’élargissement et de développement du réseau professionnel Web2solidarité Travail réalisé par : Jonathan STEBIGStructure d’accueil :Agence mondiale deSolidarité Numérique – ASN (Lyon)Maître de stage : Encadrant pédagogique :Jean POULY Jean-Jacques GUIBBERT Soutenance : juillet 2009 Master 2 Professionnel du Centre universitaire J.-F. Champollion (site de Castres) Domaine "Sciences humaines et sociales", Mention "Géographie et Aménagement", spécialité "e-Administration et Solidarité numérique"
  • "Tout groupe humain prend sa richesse dans lacommunication, lentraide et la solidarité visant à un but commun : lépanouissement de chacun dans le respect des différences." (Françoise Dolto) 2
  • De la solidarité numérique à l’ICT4D : Etude des potentialités d’élargissement et de développement du réseau professionnel Web2solidarité 3
  • Remerciements :Je tiens dans un premier temps à adresser toute ma gratitude à : - Mon maître de stage Jean Pouly, qui ma ouvert les portes de lAgence Mondiale de Solidarité Numérique malgré un contexte de restructuration profonde, et ma apporté toute sa confiance dans la réalisation de mes missions.Jadresse ensuite tous mes sincères remerciements à : - Toute léquipe de lASN, qui ma accueilli chaleureusement, facilitant ainsi mon intégration au sein dun environnement très professionnel, transparent et convivial. Le dynamisme combiné de David Menchi, Najet Tenoutit, Christine Tornare et Milène Salmeron à eu un effet très positif sur mon activité et ma motivation. Mention particulière à Destiny Tchehouali, qui par ses compétences intellectuelles, sa confiance et sa réflexion autour de projets concrets a ouvert de nombreuses perspectives quand à mon avenir personnel dans le monde du développement. - Tous les experts qui ont participés activement aux échanges autour des débats thématiques tout au long du stage, et qui par leur expérience ont apportés une importante plu value qualitative aux discussions. Mention spéciale à ceux avec qui jai eu des échanges enrichissant, Fred Bordage (Green IT), Fabricia Devignes (Enda Europe), Alassane Sanou (Ateliers du Bocage), Jean Michel Cornu (FING). - Mes professeurs Jean-Jacques Guibbert, Emmanuel Eveno, et Matthieu Vidal, ainsi que tous les intervenants du MASTER eASN. Les savoirs théoriques, techniques et méthodologiques qui nous ont transmis correspondent à la base sur laquelle je serais en mesure de construire mon avenir professionnel.Je transmets ensuite une dédicace toute particulière à : - Mes camarades de la promotion 2008-2009 du MASTER eASN, dont les identités et cultures diversifiées ont permis une réelle ouverture desprit sur les enjeux du développement, et une meilleure approche des contextes dans les pays du sud. - Mes amis de Lyon, avec qui jai découvert une ville dynamique, culturelle et conviviale, et qui mont permis daborder le stage dans des conditions plus détendues. 4
  • Résumé : La solidarité numérique, concept francophone né des deux rencontres du SMSI àGenève et à Tunis entretien une vision politique ambitieuse autour des mécanismesdintégration des pays du sud à la société de linformation. En parallèle à cette approcheinnovante, les acteurs anglophones du développement ont construit une analyse pluséconomique et techniciste visant à mettre les Technologies de lInformation et de laCommunication (TIC) au service du développement : "lICT4D".Dans un contexte mondialisé, les acteurs internationaux orientent leurs réflexions autour duneapproche globale et collaborative, visant à donner des réponses communes aux enjeux dudéveloppement. Le rassemblement des acteurs internationaux du domaine des TIC dans un systèmeglobal organisé autour de la communication correspond à une étape incontournable pourconstruire une pensée politique collaborative autour des problématiques de la fracturenumérique.Cest pour répondre à cet objectif que sest développé le réseau Web2solidarité, espace decollaboration et de production dexpertises sur les projets de développement par les TIC.Dans le but délargir cet espace au monde anglophone de lICT4D, plusieurs scénarios ont étéélaborés, chacun dentre eux visant à introduire de nouvelles communautés dacteurs dans leréseau. Les journalistes et reporters, les volontaires internationaux, les étudiants etenseignants chercheurs, autant de pistes douvertures potentielles qui pourraient apporter àWeb2solidarité une plus grande crédibilité internationale dans sa mission despace dexpertisede terrain sur des projets de solidarité numérique. Le monde du développement par les TIC doit se construire et sappuyer la constitutiondun espace collaboratif élargi, Web2solidarité dispose de toutes les potentialités pour jouer cerôle de catalyse internationale.Les mots clefs :Développement, TIC, Territoire, Société, Synergie, Collaboration, Mutualisation, Catalyse,Expertise, Numérique, Solidarité, Communication, Echange, Fracture, Information,Universitaire, Journalisme, Volontariat, Reportage, International, 5
  • SommaireIntroduction .............................................................................................................................. 71) Solidarité Numérique versus ICT4D : Quelles similarités, quellesdivergences et quelles perspectives de rapprochement ? .................................... 10 1.1) La solidarité numérique et ses acteurs clefs.................................................................. 11 1.2) Cartographie analytique des jeux et enjeux d’acteurs de l’ICT4D ............................... 252) Les potentialités de développement du réseau professionnelWeb2solidarité.org............................................................................................................ 50 2.1) Scénario 1 : le réseau international des acteurs du domaine des TIC au service du développement ..................................................................................................................... 51 2.2) Scénario 2 : UniversDéTIC, le rassemblement du monde universitaire pour une réflexion autour de la synergie "développement, Territoire et TIC".................................... 61 2.3) Scénario 3 : Cyberplumes et volontaires numériques : élargissement des communautés sur Web2solidarité................................................................................................................ 733) Retours d’expériences................................................................................................. 79 3.1) Animation et développement de Web2solidarité.......................................................... 80 3.2) Les contraintes et les difficultés rencontrées ................................................................ 94 3.3) Les apports du stage...................................................................................................... 96Conclusions et perspectives ................................................................................................... 98Bibliographie.......................................................................................................................... 102Webliographie ........................................................................................................................ 104Liste des figures ..................................................................................................................... 108Liste des schémas cartographiques VUE ............................................................................... 109Liste des sigles ....................................................................................................................... 110Annexes.................................................................................................................................. 112Table des matières :................................................................................................................ 115 6
  • Introduction Le paradoxe de la société de linformation, nouveau contexte mondiale à travers lequellorganisation internationale doit se redéfinir, réside dans la manière dont on aborde sonavènement.Depuis le télégraphe de Chappe jusquà lintronisation dInternet, chaque innovation techniqueest accompagnée d’un discours dit millénariste, qui annonce un monde meilleur. Ce genre dediscours est de type performatif car il “dit la société telle qu’on la veut, et en la disant laprépare, lui donne un peu plus de réalité, la fait accepter : (…) le performatif est efficace”1En déplaçant les Technologies de lInformation et de la Communication (TIC) de leur cadreprésupposé de fonctionnement au cadre d’usage réel, les techniciens, les journalistes, lesorganisations internationales et les vulgarisateurs produisent par leurs discours un contexteparadigmatique qui vise à faire des nouvelles technologies la base de la société moderne,construite sur la connaissance.Système avéré ou en construction ? Nouveau modèle de développement ou organisationnéocolonialiste ? Mythe ou réalité ? Au-delà de ces questions, un constat doit être fait, celuide la nouvelle donne internationale autour de laquelle les acteurs politico-économiquesentendent fixer les fondations dune nouvelle idéologie, celle de la société du savoir partagé. Afin de mieux comprendre les enjeux et les impacts de ce nouveau paradigme, jaidonc choisi de réaliser mon stage à lAgence Mondiale de Solidarité Numérique (ASN),organisation née de cette prise de conscience internationalement partagée selon laquelle lesoutils dinformation et de communication peuvent jouer un rôle dans le rattrapage des sociétésdu sud, structure au sein de laquelle le champ de vision serait à la fois le plus large et le pluspertinent.Pour répondre plus largement aux enjeux de la société de linformation, lobjectif de lAgenceconsiste à élargir son influence dans le monde anglophone des "Information andCommunication Technology for Development" (ICT4D), et de se positionner comme lun despiliers institutionnels de la mutualisation des compétences et des bonnes pratiques, en matièrede développement par les TIC.1 : BOURDIN Sylvie, Cours Master 2 eASN: “La société de linformation”, 2007-2008. 7
  • Cest dans ce sens que Jean Pouly, directeur de lASN, ma confié la missiondidentifier les acteurs clefs de lICT4D et de cartographier leur organisation.Afin de donner quelques indications sur la lorganisation de travail mise en place pourrépondre à la mission qui ma été confiée, revenons sur la méthodologie abordée.Lidentification du système de lICT4D sest faite par une analyse approfondie sur Internet desdifférents acteurs, en établissant comme principe de base la recherche par partenariat ; chaqueacteur identifié comme ayant un rôle clef dans le système servant de porte dentrée verslensemble des structures avec lesquels il entretenait des relations.Après avoir établi une liste élargie et exhaustive des structures impliquées, le deuxièmeexercice a consisté à limiter le champ dacteurs2 à cartographier uniquement aux têtes deréseaux, pour obtenir des schémas qualitatifs lisibles.Le logiciel libre de "Mind Mapping" ou "cartographie des savoirs" utilisé est le "VisualUnderstanding Environment" (VUE), très approprié pour mettre en relation au sein de cartesschématiques les acteurs et didentifier leur organisations et les liens quils entretiennent (laméthodologie abordée pour la construction des cartes sera précisée dans la partie 1.2.2). Cette première étape devait servir de point de départ à la constitution des différentsaxes de partenariats à définir avec certaines structures ayant un positionnement stratégiquedans le réseau de lICT4D.Pour mieux comprendre les potentialités de rapprochement de lASN avec lICT4D, il sestavéré central de réaliser un travail de définition, à la fois historique et politique, des conceptsvoisins de la solidarité numérique et de lICT4D. Et ainsi de faire émerger les similarités, lesdivergences, ainsi que les perspectives de rapprochement entre ces deux sphères.Afin de solliciter limplication des acteurs anglophones dans les projets et activités de lASNpour le développement de la société de linformation, un outil dexpertise permettant de faireémerger des savoirs de terrains et de synthétiser les expériences éparses des acteurs dudéveloppement par les TIC à été lancé officiellement en janvier 2009 : le réseau social de lasolidarité numérique "Web2solidarité".2 : Les acteurs et la présentation de leurs activités, missions et organisations sont regroupés dans un documentintitulé :"Atlas des têtes de réseau de lICT4D". Trop volumineux pour être mis en annexe, il sera présenté auxmembres du jury lors de la soutenance du rapport de stage. 8
  • Cest par la présentation de la méthodologie dexpertise et de ses capacités en matière demutualisation et de catalyse que les partenaires potentiels du monde anglophone devraient êtresollicités. Le contexte politique et stratégique fragile auquel doit faire face le monde de lasolidarité numérique depuis près dun an a eu un réel impact sur le déroulement de mon stageet la définition de mes missions au sein de lAgence. Par mesure de pragmatisme, la secondepartie de mon travail sest progressivement réorientée vers une identification (sur la base dutravail comparatif des organisations de lICT4D et de la solidarité numérique) des différentsscénarios délargissement de Web2solidarité qui permettrait au réseau de souvrir et de faireparticiper à son développement les acteurs anglophone des TIC et du développement.Construite sur une approche dhypothèses plus ou moins ambitieuses, la scénarisation despistes délargissement de Web2solidarité sest avérée être lapproche la plus adaptée aucontexte politique sensible et en restructuration.A défaut daborder le stage dans le détail, et damener à son terme une propositiondélargissement du réseau (impossible face aux obligations politiques de lAgence), montravail sest établi autour de la définition des potentialités de rassemblement des acteursanglophones et francophones des TIC et du développement, en identifiant des portes dentréespécifiques adaptées. Enfin, dans la mesure où le réseau professionnel Web2solidarité nest encore qua uneforme simplifiée, tant les potentialités dexpertises et de remonté de savoir sont importantes,lactivité en tant que chargé de mission pour lASN sest déroulée aussi autour de lanimation,et de lapprofondissement des applications du réseau, afin de lui donner une valeur ajoutéeréelle, et den faire émerger une expertise de projet qualitative. Après avoir analysé, dans une analyse comparative, les concepts et organisationsrespectives de la solidarité numérique et de lICT4D, nous proposerons les différents scénariosdélargissement du réseau Web2solidarité, pour enfin présenter un retour dexpérience sur lesréalisations et perspectives professionnelles issues du stage. 9
  • 1) Solidarité Numérique versusICT4D : Quelles similarités, quellesdivergences et quelles perspectives de rapprochement ? 10
  • Cette partie correspond à la première étape du stage. Lobjectif a été didentifier et decartographier les acteurs clefs de lICT4D, et de présenter, à partir dune étude comparativeavec le monde francophone de la solidarité numérique, les perspectives de rapprochement àtravers lélargissement de Web2solidarité au monde anglophone. Dans cette analyse croisée,les méthodes de description sont différentes. Dans la mesure où la mission qui m’a été confiée résidait dans l’identification et lacartographie du monde anglophone de l’ICT4D, l’analyse de ce système sera construite sur lalecture de schémas et de cartes d’interrelations, afin de mieux percevoir les jeux et enjeuxd’acteurs de ce milieu. Pour l’analyse l’étude du concept de la solidarité numérique,l’approche sera plus chronologique (du fondement et de l’évolution du système).L’identification des acteurs de la solidarité numérique a été réalisée par Destiny Tchehouali,dans le cadre de la création du réseau social de la solidarité numérique Web2solidarité. Il m’asemblé ainsi plus pertinent de proposer une réflexion autour du concept de gouvernance et deson évolution. Dans une analyse comparative, nous reviendrions sur deux concepts à première vuesimilaires, mais dans les réalités de leurs organisations respectives, très différents.Les actions qui découlent des partenariats du monde anglophone, leur envergure financière etgéographique, ainsi que le fondement même du concept, sont sans communes mesures avecl’implication des structures francophones sur les questions et enjeux existant, dans le domainedes TIC au service du développement.Nous nous contenterons ici de dresser un état des lieux par une approche comparative entreles deux sphères, afin de mieux comprendre les similarités, danalyser les divergences, defaire ressortir les perspectives et modalités de rapprochement.1.1) La solidarité numérique et ses acteurs clefs.1.1.1) Définition du concept de solidarité numérique "La solidarité numérique se veut une approche positive de la coopération visant àdéployer toutes les potentialités de l’Internet et du multimédia auprès de tous les publicsconcernés. La solidarité peut s’exercer à travers le transfert de ressources financières, 11
  • matérielles et humaines. Elle permet de mettre en place des projets et des réseaux d’acteurspartout dans le monde.Un projet de solidarité numérique se caractérise par le fait qu’il permet :- L’accès aux informations et aux connaissances de manière libre et générale, sans distinctionde moyens ;- L’appropriation, par les groupes ciblés, des outils de la société de la connaissance et leurcapacité à tirer partie de toutes leurs fonctionnalités ;- Le partage de méthodes, de savoir-faire et de compétences entre les partenaires engagésdans une action3". Le concept de la solidarité numérique est né dune véritable intention politiquedinstitutionnaliser les projets de développement construits sur lutilisation des Technologiesde linformation et de la Communication (TIC).Cette approche, qui a vu le jour lors du premier Sommet Mondial de la Société delinformation (SMSI)4, saligne sur une vision de coopération et daccompagnement dessociétés dans leur intégration au monde de linformation.Dans sa définition, le concept ne répond pas directement à la question "pourquoi utiliser lesTIC?", il présente à linverse une réflexion plus construite sur la réponse à la question"comment intégrer les populations dans la société de linformation?".La solidarité, dont létymologie provient du latin "solidus" (qui signifie "entier et consistant,lien unissant entre eux les débiteurs dune somme"5), renvoi directement à lidée delassociation des différentes parties dans lintégration de tous (dans l’unité), à la société delinformation.3 : "Guide de la coopération décentralisée pour la solidarité numérique", Direction Générale de la CoopérationInternationale et du Développement (DGCID), ASN, Ministère des affaires étrangères et européennes.http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/580_Int_Solidarite_numerique-2.pdf4 : Aux termes de sa Résolution 56/183 (21 décembre 2001), lAssemblée générale de lOrganisation des NationsUnies a approuvé la tenue du Sommet mondial sur la société de linformation (SMSI) en deux phases, dont lapremière a eu lieu à Genève (Suisse), du 10 au 12 décembre 2003 et la seconde à Tunis (Tunisie) du 16 au 18novembre 2005. http://www.itu.int/wsis/basic/about-fr.html (les objectifs seront décrits dans la partie 1.1.2.1).5 : Définition issue extraite du "Nouveau petit robert 2010". 12
  • C’est à travers cette approche que les acteurs de la coopération et du développemententendent donner une réponse à la réduction de la fracture numérique6.Il est intéressant de voir dans la manière daborder les programmes de développement par lesTIC comment cette notion francophone sest inscrite dans la continuité des notionsoccidentales des théories du développement. Elle consiste en un transfert du capital techniqueet humain dans les sociétés du sud, afin de leurs permettre de rattraper leur retard (Rostow,19977).Les dérives de cette approche pourraient sinscrire dans une lecture trop néo-colonialiste delapproche francophone, dans la mesure où les savoirs et connaissances techniques des paysdu nord sont mis à disposition des sociétés du sud. Cependant, à la différence de lensemble des sommets internationaux (sommetmondial sur lenvironnement, sur la population, etc), qui ont tous émergés de la volonté despays du nord, le SMSI est née à la demande de lAfrique : "Ils ont dû combattre ce qui ad’abord été le refus, puis une relative indifférence des États-Unis et, dans une moindremesure de l’Europe, qui ne souhaitaient pas traiter de ce sujet dans le cadre de l’ONU oùchaque pays dispose d’une voix quelle que soit sa population, sa puissance économique etmilitaire. Il n’était effectivement pas dans l’intérêt des pays développés de mettre en jeu, dansle cadre onusien, la suprématie de fait qu’ils exerçaient dans le domaine des infrastructures,des équipements, des logiciels et, surtout, de la gouvernance de l’Internet" (Ministère desaffaire étrangères et européennes, 2007).6 : "On qualifie généralement de « fossé » ou de « fracture » numérique (de l’anglais « digital divide »), lesinégalités d’accès et les inégalités d’usages d’Internet et des TIC entre pays riches et pays pauvres, zonesurbaines denses et zones rurales « blanches », entre hommes et femmes, jeunes et vieux, diplômés et personnespeu instruites,… En effet, compte tenu de l’évolution très rapide et de l’instabilité du secteur des TIC et destélécommunications, le temps d’adoption de ces innovations technologiques varie d’une société à l’autre(adoption tardive, lente et longue de certaines innovations en Afrique et dans les pays du Sud), et d’un individu àl’autre (selon qu’on soit technophobe ou technophile par exemple). Ces constats fondent les différentsparadigmes d’une société à double vitesse marquée par une « fissure » ou un « écart » entre les « infos-riches »et les « infos pauvres », les « info-émetteurs » et les « info-récepteurs » " (Tchehouali D., 2008).7 : Rostow, W.-W., Les étapes de la croissance économique, un manifeste non communiste, Economica, 1997,305p. 13
  • De plus, un second élément fait balance par rapport aux thèses néo-colonialistes, il sagit desintentions institutionnelles de la solidarité numérique, pilotées par deux structures"coordonnées"; le Fond de Solidarité Numérique (FSN), moteur financier des programmes dedéveloppement et des projets stratégiques institués par lASN. Pour financer les programmesde développement, ces structures ont tenté de mettre en place des outils et des mécanismes deredistribution veillant à rassembler lensemble des acteurs internationaux dans la perspectivedune intégration de tous dans la société de la connaissance, "le un pourcent de solidariténumérique".Ce programme de financement innovant consiste à proposer à lensemble des institutions,publiques ou privées, désireuses de participer à l’édification d’une société de l’informationplus équitable, de reverser un pourcent des marges des appels doffres relatifs aux TIC auFSN, en léchange dune labellisation "solidarité numérique". Cest à travers ce mécanisme queles institutions de la solidarité numériques entendent proposer un modèle de la société delinformation juste et équitable8.1.1.2) Un contexte fragile, des objectifs à redéfinir1.1.2.1) SMSI et création du Fond de Solidarité Numérique Adoptés par l’Assemblée générale de l’ONU, les SMSI ont convié les 198 Étatsmembres à s’asseoir autour dune même table, et visent à élaborer un plan daction général surles problématiques liées au développement de la société de linformation.Pour différentes raisons, ce sommet international sest construit sur une certaine originalitévis-à-vis des autres sommets internationaux.Tout dabord, comme nous lavons abordé précédemment, il est important de revenir surlorigine de ce sommet, dont lidée émane dune proposition soumise en 1996 par la Tunisie,en tant que membre de lUnion Internationale des Télécommunications (UIT). Cest àloccasion de la Conférence Bamako de 20009 que lidée à débouché sur lorganisation dupremier volet des SMSI.8 : Éléments de présentation issue du site du FSN : http://www.dsf-fsn.org/cms/content/view/39/73/lang,fr/9 : Cet évènement est né de l’initiative d’un réseau Afrique-Europe de la société civile avec le parrainage duprésident du Mali de l’époque M. Alpha Oumar Konaré (actuel Secrétaire général de l’Organisation de l’Union 14
  • La seconde particularité réside dans le fait quil sest déroulé en deux temps, unpremier volet à Genève en 2003, pendant lequel les déclarations et les plans dactions ont étémis en place, et un second à Tunis en 2005, au cours duquel lensemble des engagements ontété établis.A la différence du sommet sur le développement durable de Rio ("sommet planète terre"), quià donné lieu dix ans plus tard à une conférence de suivi à Johannesburg (pendant laquelle lesdéclarations de 1992 ont été reprises et affirmées de manière plus concrète), les SMSI ont étéorganisés en deux étapes d’égale importance diplomatique. Cette solution a été mise en placevis-à-vis de la méconnaissance générale des états concernant les thématiques abordées, dansle souci de disposer dune période de trois ans pour permettre aux acteurs de se positionner surle sujet. La troisième particularité du SMSI correspond à limplication de la société civile.Cette nouvelle règle du jeu sest mise en place dans le but de proposer à une plus grandediversité dacteurs (universitaires-chercheurs, experts, ONG, groupements dintérêts, etc.), dese réunir autour des problématiques de la société de linformation. Cette nouvelle approche apermis de proposer un contrepoids dans les échanges du sommet, face au pouvoirdécisionnaire des Etats nationaux, la société civile ayant un rôle de conseil et dexpertise surles sujets techniques en raison de leur connaissance du terrain. Enfin, il est très important de noter que pour la première fois de son histoire, lONU aproposé de rassembler les acteurs internationaux autour dun thème "positif", dans le sens oùles questionnements nont pas fait état dun risque ou dune quelconque analyse anxiogène.Lobjectif étant dexplorer les nouvelles possibilités apportées par les TIC, et non pas derépondre à des catastrophes pressenties (la guerre, la faim, la pauvreté ou les changementsclimatiques)."Il s’agit de mobiliser les énergies, de canaliser les programmes et les investissements pourfaire émerger et s’approprier de nouveaux bénéfices, inconnus jusqu’ici, et non pas pour seprémunir d’un danger collectif"10.africaine, équivalent de la Commission européenne pour l’Afrique) et M. Guy-Olivier Segond, alors président duConseil d’État de la République et canton de Genève (premier président du FSN).10 : Extrait du "guide de la coopération décentralisée pour la solidarité numérique", DGCID – ASN, page 26. 15
  • Dans son déroulement, nous pouvons cependant constater que les SMSI nont pasdirectement répondu aux problématiques de la réduction de la fracture numérique, dans lamesure où les discussions nont débouché que sur des engagements, sans quaucun programmene soit mis en place. Cest en effet plus autour des questions inhérentes au développement, à lasouveraineté nationale, ou encore à léducation que les débats se sont orientés.Au-delà de cet immobilisme relatif, parfaitement résumé par la déclaration de la société civiledu 18 décembre 2005 intitulée "bien plus aurait pu être réalisé", le sommet a été à lorigine delémergence de réseaux de partenariats entre le nord et le sud, à travers la constitution devéritables opportunités économiques, en associant directement différents acteurs impliqués(gouvernements, ONG, collectivités locales, entreprises, etc.)«Le tout premier résultat de cette grande messe de l’information et de la connaissance, c’estle processus lui-même. Dans l’esprit de ses initiateurs le SMSI devait sensibiliser lesdécideurs des pays en développement à l’immense potentiel (des TIC) pour l’expansion futuredes économies, l’amélioration du bien être des populations, la cohésion sociale et l’extensionde la démocratie.» (Renaud P. 2006). Il en ressort ainsi un véritable point positif, lié à la prise de conscience généralisée dessociétés internationales sur les enjeux liées à la réduction de la fracture numérique, lanécessité dinstituer des structures spécialisées autour de ces problématiques, et de définirprécisément les mécanismes logistiques et financiers pour donner à tous la possibilité desapproprier les outils, et de sintégrer dans la société de linformation. Cest en ce sens que lonpeut voir dans cet évènement le point de départ dun processus participatif pour définir lesnouvelles perspectives de coopération entre le nord et le sud en matière dinformation et decommunication.Ainsi, l’un des aboutissements de ce processus a été le progressif établissement dun fondpour la réduction de la fracture numérique. Il est né de linitiative du Président sénégalaisAbdoulaye Wade, et a été présenté sous la forme dune proposition des pays endéveloppement.Le principe, née en 2003 sest concrétisé à Tunis, dabord sous la forme dun pacte desolidarité numérique, pour voir linauguration officielle en mars 2005 du Fonds Mondiale deSolidarité Numérique (FSN) basé à Genève.Créé dans la même dynamique, et associée en tant que bras opérationnel financé en parti parle FSN, lAgence Mondiale de Solidarité Numérique (ASN) laccompagne dans ses actions et 16
  • projets de terrain liés à lapplication des TIC dans les différents domaines du développement,tels que la santé, léducation, lenvironnement, ou encore la connectivité.1.1.2.2) Rôle de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique L’Agence Mondiale de Solidarité Numérique (ASN), structure au sein de laquelle jairéalisé mon stage, est une association loi 1901 dont la mission consiste à proposer un appuilogistique et technique à la mise en place de projets de solidarité numérique. Cest à la suite delimplication associée des villes de Lyon et de Genève, de la province du Piémont en Italie etde la République du Sénégal dans le développement et lintégration solidaire des populationsdans la société de linformation que la structure à été mise en place. La démarche de lagence est construite sur une réduction des inégalités de laccès ausavoir et à linformation, à travers une solidarité active permettant lémergence duneéconomie active et créatrice demploi.Loriginalité de son action est liée au fait quelle se consacre uniquement aux usages, auxcontenus, à la formation et au matériel, ne travaillant pas sur les projets dinfrastructure et deconnectivité.Pour avancer dans ses missions, lASN dispose dun Conseil dAdministration qui rassembledes personnalités issues de secteurs diversifiés tels que lenseignement supérieur, la recherche,le secteur privé, le droit ou encore le secteur associatif, ainsi que dune équipe opérationnelledynamique composée de cinq membres constituant le secrétariat exécutif et un stagiaire. Nom et prénoms Fonction Jean Pouly Directeur Christine Tornare Chargée de ladministration et des finances Najet Tenoutit Directrice adjoint et chargée de projets David Menchi Chargé de projets et des systèmes dinformation Destiny Tchehouali Chargé détude et doctorant (programme CIFR) Milène Salmeron Stagiaire, assistance juridique Figure 1 : Composition de léquipe de lASN (STEBIG Jonathan, juin 2009) 17
  • L’agence a mené à terme différents programmes daction : - Accompagnement à la mise en œuvre de dix projets de solidarité numérique dans le cadre de la coopération décentralisée (mise en place de plans locaux numériques, informatisation des services publics, recyclage de matériel informatique, télémédecine, e-Learning, protection de la diversité culturelle et linguistique, systèmes d’information pour l’agriculture, etc.) pour le Ministère des Affaires Etrangères et Européennes (MAEE). - la conception dun réseau européen des acteurs clefs de la solidarité numérique (EDSKAN11). - la première version du projet ordi 2.0 (plateforme nationale de reconditionnement et de recyclage de matériel informatique) en partenariat avec la Délégation aux Usages de lInternet, rebaptisé aujourdhui ordinateurs solidaires et appuyé directement par la région Rhône-Alpes et le Grand Lyon, construit sur un fonctionnement régional. Par la suite, elle a lancé une action de grande envergure, à la suite de laquelle unensemble dinitiatives positives ont pu voir le jour. Il sagit de lorganisation de la Conférencemondiale sur la solidarité numérique à Lyon en novembre 2008.Cest à cette occasion que lASN a lancé officiellement le réseau social de la solidariténumérique, baptisé Web2solidarité, réseau rassemblant aujourdhui près de 500 membres issusde divers horizons professionnels et géographiques, réseau que nous présenterons en détaildans la seconde partie.Avec lappui doutils dexpertise tel que son réseau social Web2solidarité, lASN agit commecatalyseur12 dans la mise en œuvre de projets financés par le fond. Son rôle consisteessentiellement à se positionner comme un facilitateur des initiatives de solidarité numérique,11 : European Digital Solidarity Key Actors Network. Le projet a finalement été rejeté récemment, pour manquédancienneté et dassise budgétaire suffisamment importante.12 : Il existe une méthode scientifique appelée « Méthode Catalyse » qui a été mise au point par le professeurJean-Jacques Girardot, directeur du laboratoire universitaire « Méthodes de traitement de linformation appliquéeaux sciences de lHomme et de la Société » (MTI@SHS) de lUniversité de Franche-Comté en France. Il s’agitdune méthode d’intelligence territoriale qui vise à mobiliser les informations détenues par des communautésterritoriales pour améliorer la pertinence, l’efficience et l’impact des actions de développement conduites àl’échelle des territoires. Cette méthode préconise l’utilisation des outils scientifiques fondamentaux comme lesbases de données en ligne, les techniques d’édition numérique, les techniques de gestion des projets etd’évaluation, les statistiques quantitatives et qualitatives des données (Tchehouali D. 2008). 18
  • à travers le rassemblement et la mutualisation des bonnes pratiques dans le domaine des TICet du développement.Dans un domaine où les activités sont le plus souvent cloisonnées, avec un réel manque decoordination, lASN propose de rassembler les acteurs et leurs initiatives, afin den faireressortir une méthodologie commune dans lapproche du terrain pour les projets decoopération décentralisée (la réalisation du "Guide de la coopération décentralisée pour lasolidarité numérique" publié en 2008, au profit des collectivités locales, en est une parfaiteillustration). La particularité de son action réside aussi dans larticulation quelle propose par lacoordination des acteurs et initiatives à une échelle globale, pour une meilleure méthodologiede projet à des échelles très localisées. Figure 2 : Rôle catalyseur de l’Agence Mondiale de Solidarité NumériqueCette figure illustre bien le cadre d’action de l’Agence dans perspective de globalité(interdépendance des éléments et des sous-systèmes appartenant au système global desinteractions). Ici la réduction de fracture numérique est considérée dans une approchesystémique13. Cette approche suppose de la part de l’Agence mondiale de solidariténumérique un savoir (ensemble de concepts et de valeurs liées au fonctionnement du système)un savoir-être (nouveau regard porté sur les systèmes humains), un savoir-penser (du local au13 : Ensemble complexe dans lequel les éléments interagissent les uns avec les autres et où les changements dunepartie du système a un impact sur lensemble (Brunet R. 1993) 19
  • global, mais aussi du global au local), et un savoir-faire (observation, analyse, modélisation etexpérimentation) pour une efficacité des actions sur le terrain (Tchehouali, 2008).Ce schéma met par ailleurs en évidence lapproche pluri-acteur de lASN, dans la mesure oùelle construit son expertise et son appui logistique à partir dune mutualisation des réflexionset des points de vues. Cette méthode est en parfaite adéquation avec lorigine de sa création, leSMSI, et plus largement avec les approches actuelles des politiques de développement, quisétablissent sur lassociation et le croisement des savoirs et des domaines dexpertise desacteurs impliqués. Louverture de son réseau Web2solidarité, portail francophone des acteurs de lasolidarité numérique vise à produire de lexpertise technique et informelle, à travers lestémoignages des acteurs de terrains, qui mettent à disposition sur le réseau lensemble despratiques et des méthodologies de projet qui seront ensuite analysées et restituées sous laforme de synthèses par les chargés de projets et chargés détudes de lAgence.Lensemble des applications lancées sur ce portail visent à proposer une véritableméthodologie dexpertise construite sur la base de guide des bonnes pratiques en matière deprojets de solidarité numérique, "la matrice Web2solidarité" (concept sur lequel nousreviendrons plus longuement dans la deuxième partie).Cest dans la perspective de la rédaction des cahiers de Web2solidarité (rassemblant unensemble de synthèses des différentes remontées de projets de terrains proposées par lesmembres du réseau) que les coordinateurs de la plateforme ont lancé une série de débats surles différentes thématiques de la solidarité numérique, permettant pendant un mois auxacteurs (invités témoins et intervenants directs) de sexprimer et dalimenter les contenus quiserviront à la rédactions des synthèses. 20
  • Figure 3 : Présentation des débats lancés sur le réseau Web2solidarité1.1.2.3) FSN et ASN : une institutionnalisation limitée dans un contexte fragile • La conférence mondiale de la solidarité numérique : vers une fusion du fond et de l’agence ? L’organisation de la conférence du 28 novembre à Lyon a été instituée dans laperspective d’un rapprochement et d’une fusion des activités de l’ASN avec celles du fond.En effet, dans la mesure où le fondement même de ces deux entités s’est élaboré sur la based’une coordination profonde, le Fonds étant le bailleur de l’Agence, le principal soutienfinancier permettant de donner les moyens d’action à l’Agence de Lyon (jouant ainsi le rôlede bras opérationnel), l’organisation de la conférence trois ans après le dernier SMSI devaitpermettre de rétablir ce principe de coordination qui n’avait jamais été mis en place. Afin mieux comprendre cette situation de coexistence qui s’est établie sur une périodede trois ans, faisons un bref retour dans le passé récent de ces structures.Dans un jeu de stratégies et des rapports de pouvoirs entres les différents dirigeants de cesdeux entités, la situation générale s’est fondue en une guerre de leadership, chacune des 21
  • parties essayant de prendre la place de l’entité maitresse du système, dans une indépendancegénérale vis-à-vis de son homologue.Cette guerre très politisée opposant représentants de la société civile et présidents respectifs àeu un réel impact sur le manque d’efficacité du modèle de la solidarité numérique, dans lamesure où l’énergie des parties était perdue dans ces conflits d’intérêts, qui n’ont réussi àapporter aucune réponse concrète, ne clarifiant en rien une situation complexe et polémique. C’est donc dans une perspective de consensus et d’association de principe que l’ASNet son directeur (avec le soutien actif de la ville de Lyon), ont organisé cet évènement pourofficialiser une fusion, naturelle dans son fondement, et primordiale dans son contexte,symbolisant la coordination des politiques stratégiques de deux entités enfin décidées àtravailler conjointement.Les retombés politiques de la manifestation seront en réalité très différentes, le manqued’efficacité du FSN étant à l’origine de sa dissolution14. Avant de présenter les circonstances de cette crise à laquelle a du faire face le FSN,revenons brièvement sur les résultats de la conférence de Lyon, à l’origine de beaucoupd’initiatives n’engageant qu’indirectement l’organisateur de l’évènement, l’ASN.En effet, par rapport aux objectifs initiaux de la conférence, les résultats ont été très différents,l’Agence de Lyon n’ayant directement pas tiré partie de l’ensemble des rencontres pourétablir des partenariats pérennes (notamment avec le Fonds). A l’inverse, l’ensemble desparticipants ont pu profiter de l’évènement pour fonder les principes de certainescollaborations étroites autour des axes clefs du développement par les TIC, de projetsinnovants (Enda Europe, en partenariat avec l’ONG Hollandaise Waste, et son projet de"solidarité numérique responsable" en est une parfaite illustration).Les effets positifs ont été réels, mais dans la mesure où les deux principales entités de lasolidarité numérique n’ont pas réussi à faire émerger un accord durable de principe autour deleurs activités, ils en ont été les principaux perdants. Nous analyserons maintenant les impactsstructurels de ce rendez-vous raté.14 : La réponse du Conseil Administratif du FSN à la motion du conseil municipal de Genève intitulée : "Le Fondde Solidarité Numérique doit rester à Genève" est une parfaite illustration des rapports de force et de l’échec dela conférence mondiale du 28 novembre à Lyon.http://w3public.ville-ge.ch/CANDIDE/IntraCM2.nsf/0/d649f0e4a6147f8fc12575550030817f/$FILE/M-843.pdf 22
  • • La dissolution du FSN et les impacts structurels qui en découlent Actuellement, l’avenir du FSN est très hypothétique.Nous réaliserons ici un rapide aperçu de la situation et des perspectives pour le Fonds, avantde voir les différents impacts structurels que cette situation pourrait avoir sur l’avenir del’ASN. Les états membres du FSN ont voté à la majorité la dissolution de ce dernier, quiquitte ainsi des bases de Genève. Différentes raisons expliquent cette décision.Tout d’abord, il s’agit de son identité trop politique. La structure n’a en effet réussi à fairepasser aucun de ces principes fondateurs comme un véritable modèle économique viable pourla réalisation de sa mission de solidarité pour et par le numérique. L’illustration de l’échec du« un pourcent de la solidarité numérique » fait écho de cette inefficacité générale.Tout au long de son existence, le Fonds a donc essayé de s’installer au sommet de lahiérarchie des acteurs de la solidarité numérique, bataille dans laquelle il a perdu toute sonefficacité en matière de projet et d’action concrète. Sa vision trop globale des problématiques,cherchant à définir un modèle ambition pour répondre aux questions liées à l’intégration detous dans la société de l’information sont à l’origine d’une trop faible implication directe deses actions sur des projets modestes, appuyés sur des entités locales existantes (privées ouassociatives), permettant ainsi d’actionner des dynamiques endogènes fortes. Par ailleurs, et ce second point découle du précédent, la gestion financière du Fond àété profondément décriée, d’une part parce qu’il n’a jamais rempli sa fonction de soutienfinancier de l’ASN, ne lui donnant pas de marge de manœuvre et de vision stratégique à longterme, mais aussi, d’autre part, parce qu’une grande partie des fonds qu’il a eu à sa dispositionont été utilisés pour des frais de déplacement et de logement, dans le but de tisser un grandréseau et de promouvoir son rôle et sa place auprès des acteurs de la solidarité numérique. La principale hypothèse de son devenir est tournée vers une réouverture au Sénégal,dont le président (Abdoulaye Wade) avait lui-même proposé sa création. Cette hypothèse nerèglera en aucune mesure les problèmes actuels, mais il en va de la crédibilité de la solidariténumérique de ne pas voir une de ces structures centrales disparaître complètement. 23
  • Cette situation pourrait être à l’origine d’impacts structurels forts, notamment pour l’Agencede Solidarité Numérique, qui n’a en effet jamais bénéficié des moyens pour tenir sesresponsabilités. Dans ce contexte problématique, les différents scénarios concernant l’avenir de l’ASNrevêtent des aspects très différents.La première hypothèse consiste à voir l’ASN rattachée aux organisations de l’état français, entant qu’entité opérationnelle sur les questions de développement liées aux TIC, faisant officede structure partenaire de l’Agence Française de Développement (AFD). Elle pourrait ainsiavoir une marge de manœuvre durable et une vision stratégique sur le long terme.La seconde hypothèse correspond au changement d’échelle d’intervention, l’ASN devenantune Agence locale (Lyonnaise) spécialisée sur les politiques numériques de la ville de Lyonou de la région Rhône-Alpes.Enfin, hypothèse à ne pas écarter, l’ASN pourrait ne plus avoir de raison dêtre et voir sonorganisation dissoute, dans la mesure où la structure créée pour lui donner les moyensfinanciers nécessaires à son action nexiste plus. Le contexte très fragile des deux structures pilotes est un signe d’une profonde crise dusystème de gouvernance ambitieux de la solidarité numérique.Bien que le concept soit toujours fort, et de plus en plus repris dans des projets dedéveloppement divers, le modèle voit ses deux entités d’origines connaitre un période fragile,remettant en question le fondement même de ce système institutionnel et politique. 24
  • 1.2) Cartographie analytique des jeux et enjeux d’acteurs de l’ICT4D Il est tout d’abord important de revenir sur les critères définis pour l’identification desacteurs, et l’inscription dans « l’Atlas des têtes de réseau de l’ICT4D »15.D’une manière générale, l’objectif n’étant pas d’établir une liste exhaustive de l’ensemble desacteurs anglophones de l’ICT4D, nous analyserons ici les rôles et positionnements desorganisations centrales, dont l’implication dans le domaine des TIC pour le développementest très approfondie.Au-delà des activités de chaque acteur d’une manière individuelle et isolée, il est pluspertinent d’analyser leur rôle par rapport à leur positionnement (public, privé, associatif, ouacadémique). A travers cette analyse, nous remarquerons qu’il ressort une lecture des rôles etimplications plus efficiente et compréhensible dans un système de jeux et enjeux d’acteurstrès complexe.En s’appuyant sur des schémas détaillés, l’objectif est de mettre en avant certains acteursclefs, sur lesquels l’organisation du système se construit.1.2.1) Définition du concept de lICT4D « De nombreuses personnes ont dit des nouvelles technologies de linformation et dela communication (TIC) quelles étaient une balle magique qui permettrait aux pays endéveloppement de faire progresser leur développement économique et social. Est-il possiblede brûler les étapes du développement grâce aux TIC ? En un mot, la réponse est ... Peut-être.En étant un peu moins bref, Nous essayons de le vérifier. Et la réponse la plus éclairée venantde la part des personnes qui consacrent leur vie à ces sujets est Nous espérons vraiment queoui. » (Geoffrey Kirkman, 1999)1615 : L’atlas des têtes de réseau de l’ICT4D, correspond au rassemblement des différentes structures identifiéescomme ayant un rôle prépondérant dans l’organisation des acteurs de l’ICT4D. D’une manière générale, ilconstitue l’annuaire à partir duquel toutes les pistes d’élargissement des actions de l’ASN vers le mondeanglophone ont été établies. Ont été retenus les critères suivants ; le degré d’implication (financier oupartenariale), les domaines d’interventions (TIC et développement), les liens avec les autres acteurs identifiés etles zones d’intervention (exclusivement le sud).16 : Extrait du cours en ligne " Technologies de linformation et de la communication pour le développement "développé par Barbara Fillip. http://www.aedev.org/ict4d/www.knowledgefordevelopment.com/ICT4D03SP/ 25
  • Cette phrase reflète concrètement le concept de "l’Information and CommunicationTechnology for Developement", qui à la différence du modèle de la solidarité numérique,répond à la question "pourquoi utiliser les TIC" mais ne donne aucune indication directe surles moyens d’y parvenir.Les concepts anglo-saxons se dessinent sur cette ligne de lecture, les TIC étant présentéescomme le nouveau levier du développement, permettant aux pays du sud de sauter les étapeset de rattraper leur retard. Cette vision idéaliste est directement liée à celle contenu dansl’approche de la solidarité numérique, dans la mesure où ces outils sont considérés commeétant à l’origine d’un nouveau modèle de développement équitable durable et impliquantdirectement les sociétés dans le savoir et la connaissance.Cependant, c’est dans la manière de présenter le concept que les deux approches sedistinguent, l’approche anglophone de l’Infodev17 ou celle de l’ICT4D présentent directementles outils d’information et de communication comme étant la réponse aux problématiquestransversales du développement. Au-delà de cette différence fondamentale apportée par les concepts respectifs de cesdeux modèles, il existe une divergence profonde et paradoxale, concernantl’institutionnalisation et la place du politique dans leurs organisations.L’ICT4D n’est en effet pas née d’un consensus international visant à créer un cadre politiqueglobal dont la mission principale serait de répondre aux questions liées au développement parles TIC. En effet, il est difficile de trouver dans le paysage de l’ICT4D une structure qui soiten haut de la pyramide des acteurs impliqués, proposant un modèle général defonctionnement, et dictant les stratégies politiques à mettre en place.A l’inverse de la solidarité numérique, née d’une intention politique forte, l’ICT4D à étéappropriée par un ensemble de structures internationales, rendant difficile la lecture del’organisation, et proposant ainsi des démarches cloisonnées et parallèles.Parmi les entités identifiées, nous pouvons voir apparaitre un ensemble d’organisationsinternationales (la Banque Mondiale, le Programme des Nations Unies pour le17 : Le programme dinformation pour le développement est développé par la banque mondiale et un ensembledagences de développement internationales sintéressant aux moyens offerts par les TIC pour combattre lapauvreté et créer des opportunités denrichissement et de croissance économique (définition de la banquemondiale). 26
  • Développement, le Global Knowledge Partnership, l’Union Internationale des Télécom, laGlobal Alliance for ICT and Development, les Agences Suisses, Suédoises et Canadiennes deCoopération et de Développement, etc.) qui jouent indépendamment les unes des autres lerôle de tête de réseau, véritables porteurs institutionnels du modèle.A l’exception du GAID, aucune de ces entités n’a été directement créé afin de répondre auxproblématiques de la fracture numérique, mais ce sont directement les structures dudéveloppement internationales qui se sont respectivement impliquées dans la réduction decette fracture, là définissant comme un enjeu central pour l’intégration des sociétés18.Paradoxalement, de part l’ancrage institutionnel de ces acteurs respectifs, ainsi qu’en raisonde leur poids financier et de leur champ international d’action, le modèle de l’ICT4D et lespolitiques stratégiques qui en sont issues exercent un impact beaucoup plus global dont lavision à long terme est facilitée par la stabilité même de ces entités. Par ailleurs, le référentiel de l’ICT4D et la majorité des programmes qui en sont issuscorrespondent à une approche techniciste et statistique, dans la mesure où les politiquesdéployées visent à répondre à l’objectif central de la connectivité et de l’accès auxinfrastructures. Nous sommes donc dans une approche "top down" (du haut vers le bas, ou de"ranking" (classement), où le principal objectif est de trouver dans le déploiement des réseauxde communications de nouvelles niches de marché, et de faire ainsi bénéficier les populationsdu sud des infrastructures de bases pour les intégrer à la société de l’information. C’est unedistinction qui marque encore une fois les divergences entre les deux concepts, dans la mesureoù le modèle de la solidarité numérique pourrait à l’inverse être caractérisé par une approche"bottom up" (du bas vers le haut), plus orienté vers les objectifs de formation, d’éducation etde soutien à l’appropriation des outils de communication par les sociétés (Vidal, P., 2009). A travers son degré d’institutionnalisation limité, son envergure financière et sonapproche plus techniciste, l’ICT4D présente des caractéristiques qui le distinguent de lasolidarité numérique. Dans le but d’identifier les têtes de réseau de ce système et de faireressortir les interrelations existantes, nous allons réaliser une étude cartographique à partir desliens entretenus entre les différentes structures identifiées.18 : Rapport sur le développement humain du PNUD visant à "Mettre les nouvelles technologies au service dudéveloppement humain", 2001. 27
  • 1.2.2) Typologie des acteurs de l’ICT4D dans une approche sectorielle A partir d’une approche globale de l’organisation des acteurs de l’ICT4D dans unsystème complexe, la méthode a consisté à réaliser des zooms sur les maillages etinterrelations entretenues par chaque type d’acteurs identifiés dans la typologie.Dans cette typologie, les différentes catégories identifiées ont été réparties sur quatredomaines principaux, à savoir le milieu académique, le secteur privé, les organisationsinternationales et le milieu associatif.D’un premier schéma général (cf. schéma 1) sur lequel l’ensemble des liens de partenariatssont identifiés, la méthodologie de construction des cartes analytiques à permis d’identifier unensemble d’éléments de manière synthétique. Pour réaliser les différents schémas par secteur, seul les relations directes entretenuespar chacun des acteurs appartenant à une catégorie de la typologie ont été retenues. Cetteapproche a permis de faire ressortir les liens forts entre les structures, et a permis de clarifierla lecture des schémas.Dans chacun des schémas sectoriels, les structures centrales ont été identifiées, afin de faireressortir les acteurs ayant une position clef dans l’organisation avec les partenaires directs.Par ailleurs, une attention particulière à été accordée à l’identification des types de relationsentretenues, que l’on a différenciées selon qu’elles étaient construites sur des partenariatsd’actions ou des partenariats financiers.La mise en visibilité des partenariats financiers a permis d’identifier les structures ayant unrôle d’accompagnement financier des projets, à l’origine du montage et de la réalisation desdifférents projets de développement par les TIC.Ainsi, les institutions internationales, les centres de recherche, les agences de développementou encore les fondations privées rassemblent un ensemble de structure dont la missionessentielle est de venir soutenir financièrement des démarches spécifiques dans le domaine. Dans l’analyse typologique des acteurs de l’ICT4D, nous ferons référence dans unpremier temps au positionnement de la structure dans le schéma d’ensemble, pour ensuiteanalyser dans le détail son inscription dans les schémas sectoriels détaillés, afin de tirer devéritables analyses issues des maillages que l’on a pu voir apparaître. 28
  • Schéma 1 :
  • 1.2.2.1) Les acteurs académiques • Instituts et laboratoires de recherches Parmi les acteurs académiques, les laboratoires et centres de recherches occupent uneplace charnière dans l’organisation du système.En effet, un ensemble de programme et de structure œuvrant dans le domaine des TIC pour ledéveloppement passent par des centres de recherche pour appuyer leurs projets, approfondirles études sur les impacts des TIC, mais aussi entretenir l’émergence de nouvelles pistesd’expertises, et de nouveaux domaines d’actions. D’un point de vu global, les deux structures identifiées, à savoir le Centre deRecherche et de Développement International (CRDI) et le laboratoire de recherche"Information and Communication Technology for Development" (ICT4D) ont un encragedifférent.Le CRDI faisant figure de véritable porteur financier et logistique des programmes derecherches lancés exclusivement dans les pays du sud.De son côté, le laboratoire ICT4D, institué par la chair des nations unies ICT4D, s’inscritdans le maillage comme espace de réflexion, de publication, et de communication autour desprogrammes de recherches dont ils sont les instigateurs.De part son impact financier, son inscription sur les programmes d’actions et de terrains, etson inscription dans le réseau des acteurs institutionnels, associatifs et privés des TIC auservice du développement, le CRDI joue le rôle de véritable passerelle entre la réflexion etl’action. Il est maintenant intéressant de se focaliser sur le positionnement des instituts derecherches dans le schéma détaillé (cf. schéma 2). Plusieurs constats centraux doivent êtreidentifiés.Le CRDI se positionne comme la structure centrale dans le maillage des structuresacadémiques dans le monde de l’ICT4D. L’ensemble des partenariats qu’elle établi avec lesacteurs associés sont financiers. Le CRDI joue ainsi le rôle de banque de financement maisaussi d’accompagnement logistique aux programmes de recherches et aux projets dedéveloppements institués par :
  • - les grandes structures associatives telles que "International Institute for Communication andDevelopment" (IICD) "SchoolNet Africa" (SNA) et "Association for ProgressiveCommunication" (APC).- les réseaux internationaux pluri-acteurs représentés par la "Bellanet Alliance for SocialEntrepreneurs" (BASE) et Telecentre.org.- les agences de développement avec la "Canadian International Development Agency"(CIDA), la "Swedish International Development Agency" (SIDA) et la "Swiss Agency forDevelopment and Cooperation" (SDC)- les institutions internationales à travers la Banque Mondiale, le "Programme des NationsUnies pour le Développement" (PNUD) et le "Commonwealth Of Learning" (COL). Le laboratoire de recherche ICT4D de Londres est de son côté plus inscrit dans uneposition satellitaire, dans la mesure où il entretien des liens directs avec le "Swedish Programfor ICT in Developing Regions" (SPIDER), chemin par lequel le laboratoire est relié auCRDI. Le laboratoire dispose par ailleurs d’un soutien fort de la part des structures privées,desquels elle tire l’essentiel de ses sources de financements. Signe d’un intérêt particulier deces fondations pour la mise en place de programmes de recherches sur les questions del’ICT4D.En effet, les programmes de recherches institués par le laboratoire ICT4D sont à l’origined’importantes expertises mises à disposition de Microsoft, de la "Development GatewayFoundation" (DGF) ou encore de "CISCO", appuyant ainsi leurs programmes et politiquesstratégiques. • Formations spécialisées dans le domaine de l’ICT4D Les formations spécialisées ICT4D connaissent aussi un ancrage institutionnelimportant.Les 3 différents MASTERS identifiés "ICT for Development" à Stockholm, Manchester, et leMASTER "Alliance for Technology, Learning And Society" (ATLAS) de l’université duColorado proposent des formations pointues, dans lesquels les compétences techniques eninformatiques sont mises en valeur.Autant en raison de l’appui institutionnel dont disposent ces formations, qu’en raison descritères de sélection et du nombre de demande, il est important de constater que dans lemonde anglophone, ces spécialisations représentent une porte d’entrée réelle dans le monde 31
  • professionnel, faisant l’objet de nombreuses demandes, à l’origine d’un contenu et de critèresd’entrée de plus en plus pointus19. Intéressons nous maintenant de manière approfondie aux relations entretenues par cesdifférentes formations avec les acteurs de l’ICT4D (cf. Schéma 2).D’une manière générale, nous constatons que l’essentiel des fonds venant alimenter lefonctionnement de ces MASTERS proviennent des organisations internationales, avec unancrage particulièrement fort de la CIDA, mais aussi de la Banque Mondiale, du PNUD et dela SIDA.Par ailleurs, il est intéressant de noter le relatif isolement du MASTER ATLAS du Colorado,ne disposant d’aucun partenariat avec les acteurs identifiés dans le monde anglophone del’ICT4D. D’un point de vue d’ensemble, trois acteurs académiques qui ressortent dans ceschéma comme occupant une position centrale dans l’organisation du monde de l’ICT4Dsont :- Le CRDI, comme force de financement et d’expertise de terrain en matière de recherche surles impacts provoqués par le nouveau modèle de société de l’information dans les territoiresdu sud.- Les Master ICT4D de Manchester et de Stockholm, disposant d’un soutien institutionnelfort, structures depuis lesquels les futurs experts en recherche et développement de l’ICT4Dvont émerger.19 : Pour en résumé les critères dentrées, il est important de mettre laccent sur deux des principales conditionsdadmission : un niveau danglais littéraire et scientifique (oral et écrit) équivalent au "Test of English as aForeign Language" (TOEFL), ainsi quune multitude de compétences techniques et théoriques dans le domainede linformatique (cf. grille dadmission du MASTER du Stockholm : http://dsv.su.se/en/education/addm 32
  • Schéma 2 :
  • 1.2.2.2) Les ONG et associations du domaine de l’ICT4D Dans un souci de lisibilité, les acteurs associatifs retenus dans cette cartographie del’ICT4D ont été limités aux plus influents, ayant un ancrage géographique élargi, et disposantde moyens financiers conséquents. Ainsi, les ONG et associations locales et même nationalesn’ont pas été prises en compte dans ce travail. Dans le but de proposer une analyse élargie du rôle des grandes structures associativesde l’ICT4D, les ONG identifiées l’ont été dans un souci de diversification des domainesd’interventions.Le domaine de l’éducation, avec SNA, véritable réseau des écoles et universités, dont le butest d’utiliser les TIC au service de l’éducation pour tous.Le domaine du volontariat, avec les ICVolunteers, réseau international de volontariatnumérique avec les Cybervoluntaires.Les questions liées à la coordination et à l’accompagnement des initiatives de solidarité, avecl’association APC, utilisant les TIC pour la coordination des projets de développement.L’expertise, la réflexion et la communication autour de l’appropriation des TIC par lescitoyens du monde, spécialité de l’association Internet Society (ISOC) à travers les forums,colloques, workshops, et publications dont elle est à l’origine.L’approche de terrain, d’accompagnement et de conseil auprès des acteurs associatifs locauxet de leurs projets de développement, incarnée par IICD, qui met à disposition son capitalintellectuel pour soutenir et dynamiser les initiatives locales innovantes dans le domaine del’ICT4D. Venons-en maintenant à l’analyse détaillée du schéma, afin de définir lepositionnement des différentes structures associatives identifiées (cf. schéma 3).Dans un premier temps, il est important de constater que les partenariats des ONG sontsouvent financiers, leur fonctionnement étant conditionné à l’attribution de fonds par lesdifférents bailleurs soutenant les programmes de développement impulsés par ces structures.Par ailleurs, il est très intéressant de constater qu’aucune des ces associations n’entretien deliens directs avec les autres. Cet élément est le signe de l’absence de communication entre lesONG dans leurs projets de développement, les initiatives étant très souvent concurrentes, dansla perspective d’obtenir des financements directs. Paradoxe important dans la mesure où ces
  • structures ont pour principal fondement la coordination et l’utilisation des outils decommunication au service du développement. Dans un second temps insistons sur la position centrale d’IICD, dans la mesure oùl’Institut a établi des relations de partenariats avec l’ensemble des types de structuresidentifiés. Le secteur privé avec la DGF, les réseaux internationaux pluri-acteurs avec le"Global Knowledge Partnership" (GKP) et BASE, les agences de développement avec"Humanity Institute for Development Cooperation" (HIVOS), la CIDA et la SDC, le milieuacadémique avec le CRDI, et les institutions internationales avec la Banque Mondiale.Ces liens tissés avec une grande diversité de structures est à l’origine d’un élargissement dessources de financement et d’une plus grande indépendance dans leurs activités.Notons que cette diversité des partenariats est relativement partagée par l’ensemble desassociations inscrites dans le système identifié de l’ICT4D. Un dernier élément concerne la prépondérance du positionnement du GKP, en relationavec l’ensemble des ONG identifiées, véritable réseau de mutualisation et de financement desinitiatives et actions de solidarité et de développement dans le domaine de l’ICT4D. 35
  • Schéma 3 :
  • 1.2.2.3) Les organisations internationales • Institutions internationales Les institutions internationales jouent le rôle de véritable moteur de l’ICT4D, tant parleur fonction de soutien financier aux initiatives de développement que par la multiplicité desliens qu’elles entretiennent avec les acteurs internationaux de l’ICT4D. Dans l’établissement de la cartographie des têtes de réseau, les institutions identifiéespeuvent être regroupées dans trois grandes instances.Les structures appartenant aux Nations Unies, organismes et programmes indépendants ayantdes domaines d’expertise spécifique, faisant parti du système comme acteurs à part entière. La"Global Alliance for ICT and Development" (GAID), le PNUD, la "International Union forTelecommunication" (ITU) et "United Nations Educational, Scientific and CulturalOrganisation" (UNESCO) sont les principales structures identifiées dans le domaine del’ICT4D.Les structures appartenant au Commonwealth, avec le COL, le "Commonwealth Network ofInformation Technology for Development" (ComNet IT), la "CommonwealthTelecommunication Organization" (CTO), Commonwealth Connect, la fondation duCommonwealth, forment un système dans le système global, relié essentiellement au réseaupar le COL, faisant figure de passerelle entre les deux sphères.Enfin, la Banque Mondiale représente la dernière instance identifiée, en raison de sa positioncentrale en matière de financement des programmes de l’ICT4D. A travers la lecture du schéma plusieurs éléments doivent être analysés (cf. schéma 4).Tout d’abord, le positionnement des instances du Commonwealth, étant toutes reliées les unesaux autres, illustrant leur positionnement en marge du système. Les seules instancesentretenant des relations de partenariat avec les autres acteurs du système étant le COL et dansune moindre mesure le CTO (exclusivement avec le GAID).Cette situation d’indépendance vis-à-vis des acteurs internationaux de l’ICT4D symbolisel’approche du Commonwealth, dans la mesure où son action s’oriente exclusivement vers lespays membres, via les structures qui lui sont associées.
  • Le deuxième élément important correspond à la place occupée par la BanqueMondiale et le PNUD, qui établissent des liens avec l’ensemble des types de structuresidentifiées dans l’ICT4D, le rôle intrinsèque de ces institutions étant de proposer des soutiensfinanciers pour le développement des pays pauvres. Revenons maintenant sur la place centrale accordée au GAID, identifié dans ceschéma comme la tête de réseau de l’ICT4D.Bien que n’occupant pas une place aussi importante que le PNUD ou la Banque Mondiale, leGAID représente la principale porte d’entrée vers l’ICT4D pour l’ASN, dans la mesure oùson rôle et ses activités sont celles de catalyseur, facilitateur et accompagnateur des projets dedéveloppement par les TIC, les objectifs par lesquels l’ASN entant s’inscrire dans lesprogrammes de développement. Son réseau social récemment créé en est une parfaiteillustration. Construit à partir du logiciel Ning20, et proposant des services interactifssimilaires à ceux disponibles sur web2solidarité, il joue le rôle de plateforme de mise enrelation et de mutualisation des initiatives issues des discussions et des rencontres via laplateforme.Un dernier élément significatif positionne le GAID comme pilier des acteurs institutionnelsinternationaux, il s’agit des relations de proximité qu’il existe entre Jean Pouly et SeburlanKhan, les directeurs respectifs de l’ASN et du GAID, facilitant ainsi la mise en place d’unpartenariat pérenne. Le GKP revient une nouvelle fois dans ce schéma comme étant un véritable carrefourde coordination et de mutualisation entre les différentes structures du système, de par lespartenariats qui le lient à la fois au GAID, au PNUD, à la Banque Mondiale, au COL, à l’ITUet à la SDC.20 : Plateforme en ligne permettant à tout internaute de créer son propre réseau social, avec des tarifs différentssuivant les fonctionnalités demandées. Site web : http://www.ning.com 38
  • Schéma 4 :
  • • Réseaux de partenariats pluri-acteurs Dans un premier temps, il est important de définir précisément ce que nous entendronsdans ce travail par réseaux de partenariat pluri-acteurs.Les structures identifiées dans cette catégorie de la typologie orientent toutes leurs activitéssur la mise en relation, la communication et la coordination des activités des différentsmembres dans leurs projets de développement par les TIC.N’étant pas définis par un statut associatif, elles peuvent avoir une approche de coordinationconstruite sur le soutien financier et logistique aux différentes initiatives des membres duréseau, l’approche proposée par la BASE et le GKP.Les réseaux peuvent aussi être définis par la mise à disposition d’espace de communication etde coordination, comme le Digital World Forum (DWF), dont l’objectif est (par la mise enréseau), de rassembler un maximum d’acteurs dans des discussions autour des problématiquesliées au TIC pour le développement.La dernière méthodologie de mise en réseau identifiée à l’échelle internationale correspond àl’approche de Telecentre.org, qui propose un espace de coordination pour l’ensemble desanimateurs et gérants de télécentres dans le monde. Dans son activité, la communauté proposeune assistance technique, des subventions et un espace référence d’échange et demutualisation des initiatives (le réseau en ligne). A travers la lecture du schéma plusieurs analyses se dessinent (cf. schéma 5).Comme précédemment observé, le GKP est dans ce réseau d’acteurs de l’ICT4D la plaquetournante, le véritable point d’encrage par lequel la majorité des structures passent pourmettre en place des projets, solliciter des financements, entrer en contact avec des acteurs dudéveloppement, qu’ils soient privés (DGF et Microsoft), institutionnels21 (Banque Mondiale,PNUD, COL, ITU, GAID, SDC, SIDA et BASE), ou associatifs (Telecentre.org, APC, IICD,IC volunteers et ISOC).Notons cependant que le GKP ne présente aucun partenariat direct avec les acteursacadémiques identifiés dans la cartographie de l’ICT4D.21 : Les partenariats du GKP entretenus avec les instances des Nations Unies sont d’ailleurs très fort, dans lamesure où parmi les structures dépendants de l’ONU impliquées dans l’ICT4D, seul l’UNESCO n’entretien pasde relations directes avec le GKP.
  • A partir de cette analyse, il devient naturellement incontournable de prendre en compte lepositionnement du GKP comme un maillon stratégique du système dans la perspective d’uneinscription et d’un élargissement du réseau web2solidarité au monde anglophone. Un second élément concerne l’inexistence de liens entre les formations en ICT4D etles réseaux de partenariat, aucun des MASTERS n’étant directement relié à l’un des réseauxpluri-acteurs. C’est d’ailleurs à partir de cette analyse que va émerger l’idée de la mise àdisposition d’un espace de collaboration des formations en TIC et développement au sein duréseau social Web2solidarité, dans le cadre du projet UniversDéTIC. Un dernier constat annexe doit être souligné.La place de la SDC, qui est une source de financement de trois des réseaux internationauxidentifiés, seul le DWF n’est pas soutenu par la coopération Suisse, signe de la polarité decette structure, ayant ainsi un positionnement soutenant indirectement un éventail d’initiativestrès élargi. 41
  • Schéma 5 :
  • • Agences de coopération et de développement Les agences nationales de coopération et de développement, dans certains pays, ontune approche spécifique orientée autour des questions liées au développement par les TIC.Les différentes institutions identifiées sont celles de la Suisse (SDC), du Canada (CIDA), dela Suède (SIDA et le programme SPIDER), et les Pays-Bas (HIVOS).Leur implication est exclusivement financière, proposant des subventions aux différents typesde projets développés par des structures qui peuvent être associatives, institutionnelles ouacadémiques.A travers leur importante implication, les agences de développement (n’ayant par ailleursaucune exclusivité de financement pour les organisations issues de leur pays d’activité), ontun réel impact sur le dynamisme des projets dans le monde de l’ICT4D. Dans cette modélisation des interrelations directes des institutions identifiées, certainséléments définissent le positionnement de ces dernières (cf. schéma 6).L’importante prédominance de la SIDA, dans la mesure où l’agence suédoise entretient desrelations et soutien financièrement une grande proportion d’acteurs de l’ICT4D, d’autant plusqu’elle a lancé un programme exclusivement orienté autour des questions liées au TIC, leprogramme SPIDER, élargissant ainsi son champ d’intervention.Noter ici que la SIDA bénéficie du soutien financier des deux grandes institutionsinternationales précédemment identifiées, le PNUD et la Banque Mondiale. Le second élément réside dans le positionnement des structures académiques auprèsdes agences de développement. En effet, ces dernières bénéficient d’un soutienparticulièrement important de la part des institutions nationales de développement, que ce soitles formations en ICT4D, ou les laboratoires et instituts de recherche.Dans cette organisation, le CRDI fait figure de pilier, dans la mesure où il reçoit des soutiensfinanciers de la part de la SIDA, du CIDA et de la SDC. Outre le CRDI, nous pouvonsidentifier les MASTERS ICT4D de Manchester (soutenu par le CIDA et la SIDA), et deStockholm (soutenu par la SIDA et son programme SPIDER). La dernière observation correspond à l’absence totale des fondations et entreprisesprivées dans le schéma des agences de développement, signe étonnant d’une absence totale deliens et de partenariats financiers entre les institutions d’état et les organisations privées.
  • Schéma 6 :
  • 1.2.2.4) Les fondations privées pour le développement • Fondations pour le développement par les TIC Dans le maillage de l’ICT4D, les fondations pour le développement jouent un rôlerelativement marginal, malgré un intérêt réel pour les TIC. En effet, au-delà du fait même de leur existence, qui est principalement orientée surl’appui financier aux initiatives et projets visant à aider les pays en voie de développement àsortir de la pauvreté, il est intéressant de voir que les questions liées à l’intégration despopulations du sud dans la société de l’information représentent pour ces dernières un enjeuincontournable.Au regard des structures financées, qui ont des activités souvent basées sur l’appropriation desTIC au sud, les fondations identifiées présentent un intérêt particulier pour la réduction de lafracture numérique. Dans ce travail, les fondations retenues ont des activités où sont à l’origine deprogrammes d’envergure internationale, ayant un impact direct sur la réduction de la fracturenumérique.La DGF, qui développe une succession de plateforme collaborative en ligne ("DGCommunities", "Accessible Information", "le Country Gateway Support"), à destination desorganisations internationales, afin d’optimiser l’utilisation de l’aide internationale, et d’enfaire profiter les populations au niveau local, de la manière la plus efficiente.La "One Village Foundation" (OVF), est une structure internationale dont l’objectif est deréduire la fracture numérique, d’équiper les milieux ruraux en infrastructure informatique, enproposant un système de coordination et de gestion de l’aide au développement.
  • La "Grameen Foundation", banque internationale de microcrédit, à l’origine de l’ouverturedes "Villages phone"22 et de la création des logiciels "Mifos"23 ; véritable promoteur d’unaccès généralisé aux TIC, à un coût limité, à travers une approche adaptée aux contexteslocaux dans les pays du sud. A travers la lecture du schéma, deux constats doivent être analysés (cf. Schéma 7).Tout d’abord, la place forte et centrale du DGF, qui bénéficie du soutien financier des grandsbailleurs internationaux tels que Microsoft, Intel et IBM, mais aussi des institutionsinternationales comme le PNUD et la Banque Mondiale. Paradoxalement, les structures identifiées dans cette cartographie ne sont que très peureliées aux fondations identifiées.Le DGF, bien que disposant de soutien financiers multiples, ne propose sont soutien et sonaccompagnement qu’au laboratoire ICT4D de Londres, et au GKP. La Grameen Foundationest entièrement isolée dans le système de l’ICT4D, OVF ne propose de soutien qu’au DWF età IICD.Ces interrelations limitées peuvent être directement expliquées par le fait que ces structuresdisposent de véritables réseaux internes, dans lesquels elles s’impliquent financièrement.De plus, la Grameen, banque internationale de microcrédit, finance directement desentrepreneurs individuel, et soutien leurs programmes. De leurs côtés, le DGF et OVF ont uneapproche plus indirecte, dans la mesure où leur objectif est de rassembler et de coordonner lesactions, afin de faire bénéficier le sud d’une meilleure gestion et orientation de l’aideinternationale.22 : Cette démarche permet de proposer aux populations rurales un accès aux outils d’information et decommunication, les téléphones portables étant loués aux habitants, avec une facturation très abordable basée surla durée des appels.Les opérateurs téléphoniques de villages deviennent ainsi des véritables portails de communication dans lesvillages reculés, avec des outils qui peuvent s’adapter à une infrastructure de communication limitée.http://www.grameenfoundation.org/what_we_do/technology_programs/village_phone/23 : La fondation à développé un nouveau logiciel libre, conçu pour intégrer l’utilisation des TIC comme unvéritable outil dans la mise en place de projets de micro finances.Ce système de management informatisé à pour objectif de proposer des démarches standardisées, tout endonnant la possibilité d’adapter le logiciel par ses fonctions aux variations régionales où il est utilisé, mais ausside permettre une adaptabilité de l’outil aux innovations techniques futures.http://www.grameenfoundation.org/what_we_do/technology_programs/mifos_initiative/ 46
  • • Fondations des entreprises informatiques Le positionnement des acteurs privés est relativement isolé du système également.A travers le schéma, nous constatons que les entreprises informatiques entretiennentdirectement d’importantes relations entre elles, notamment CISCO, qui est directementassocié aux trois autres multinationales de l’informatique identifiées (cf. schéma 7). Comme noté précédemment, il est intéressant de voir que le laboratoire ICT4Ddispose d’un soutien fort de la part du secteur privé, signe d’un intérêt important pour lesrecherches dans le domaine des TIC pour le développement.Au côté de la DGF, c’est Microsoft qui fait ici figure de tête de réseau, dans la mesure où ellemet à disposition des fonds importants pour soutenir des initiatives associatives, comme cellede ISOC, mais aussi académiques (ICT4D), et accompagne les réseaux de partenariatinternationaux (GKP, Telecentre.org). La faible implication des acteurs privés dans le financement et le soutien des structuresspécialisées dans le développement par les TIC tien principalement au fait que l’essentiels desfonds qu’ils mettent à disposition des projets de développement sont principalement orientésvers des domaines dont les conséquences sont directement plus anxiogènes (le réchauffementclimatique, la faim dans le monde, l’accès à l’eau, la santé, etc). 47
  • Schéma 7 :
  • A travers cette cartographie analytique globale, l’objectif est de faire ressortir les axesessentiels par lesquels l’ASN pourrait s’impliquer et devenir un acteur charnière dans lemaillage de l’ICT4D. Par le biais des portes d’entrée identifiées, certaines structurespourraient jouer le rôle de pont entre la solidarité numérique et l’ICT4D, nous lesidentifierons.A la lecture comparée des deux modèles, l’enjeu d’un rapprochement est donc réel : - Mettre en concordance une approche plus techniciste, qui prend en compte lesproblématiques d’infrastructure et de connectivité, et qui dispose de moyens financiersconséquents, avec un modèle plus social et sociétal, dont l’objectif réside dans une meilleureappropriation des TIC par les sociétés. - Associer un concept qui répond à la question "pourquoi les TIC ? Pour ledéveloppement" avec un modèle qui donne des réponses sur "comment y parvenir ? Par lasolidarité". - Croiser un modèle sans hiérarchie et stratégie générale, mais disposant d’une assisefinancière importante, avec un modèle politique établie sur un système de gouvernance précis,mais victime d’une crise conflictuelle et dépourvu de moyens financiers. A la lecture de ces éléments, il paraît primordial de trouver les mécanismes etmodalités de croisement de mutualisation des deux sphères différentes mais complémentaires,et de proposer des solutions de coordination et de fusion des concepts.En proposant la mise à disposition d’un outil de mise en relation et de coordination desacteurs au niveau international, disposant d’une approche innovante dans son utilisation,Web2solidarité pourrait jouer le rôle d’espace virtuel de communication, de carrefourinformationnel et de plateforme de discussion sur laquelle le monde de l’ICT4D s’inscriraitcomme interlocuteur et modèle complémentaire de la solidarité numérique.A travers la construction de différents scénarios, nous analyserons dans la seconde partie lespotentialités d’élargissement de Web2solidarité au monde anglophone de l’ICT4D, etproposeront les différentes modalités de rassemblement des deux modèles sur un espaced’expertise et de coordination.
  • 2) Les potentialités de développement du réseau professionnel Web2solidarité.org 50
  • 2.1) Scénario 1 : le réseau international des acteurs du domaine des TIC auservice du développement Le monde de l’ICT4D, tel qu’il a été analysé dans la partie précédente présente descaractéristiques complexes dans ses interrelations.Cependant, à travers la lecture des schémas, certains acteurs se positionnent comme étant lestêtes de réseau par lesquels Web2solidarité doit obligatoirement passer pour toucher le chample plus large possible.L’enjeu réside ainsi dans la présentation auprès des acteurs clefs de l’ICT4D des potentialitésd’un réseau social thématique pour les personnes qui s’y impliquent directement.Bien qu’il existe un nombre important de réseaux dans le monde anglophone dudéveloppement par les TIC, les méthodologies d’expertises proposées par Web2solidaritéprésentent des caractéristiques très innovantes, la simple mise en relation des acteurs dans laplupart des réseaux thématiques identifiés ne correspondant qu’à la base à partir de laquellel’expertise de Web2solidarité peut se mettre en place.2.1.1) Quels sont les acteurs clefs qui permettront d’élargir la communauté deWeb2solidarité au monde de l’ICT4D A partir du travail de modélisation des interrelations des acteurs de l’ICT4D dans lapremière partie, plusieurs entités sont apparues comme étant au cœur de l’organisation dusystème.Dans le but de proposer un modèle qui implique directement l’ensemble de ces têtes deréseaux, un travail cartographique a été réalisé en plaçant directement au centre du système leréseau professionnel Web2solidarité. Toutes les interrelations des acteurs identifiés ont étépréservées, afin de donner une idée visuelle des potentialités d’élargissement du réseau enpassant par les portes d’entrées dans le système de l’ICT4D : • La Global Alliance for ICT and Development Son fondement en tant que structure spécialisée dans les questions de développementpar les TIC, et son rattachement à l’ONU font du GAID le premier partenaire à intégrer àWeb2solidarité (cf.schéma 8). 51
  • Par son implication, il ouvrirait les portes d’une assise internationale forte, donnantune grande crédibilité institutionnelle à Web2solidarité.Plusieurs éléments laissent entrevoir des perspectives concrètes d’un rassemblement de sesmembres sur Web2solidarité, comme nous l’avons exposé dans la première partie :- Le GAID entretien des relations privilégiées avec l’ASN- Il dispose d’un réseau social thématique construit sur Ning, mais n’a aucune méthodologied’expertise- Ses objectifs sont similaires à ceux de l’ASN, à savoir rassembler, mutualiser et coordonnerles acteurs du développement par les TIC • Le Global Knowledge Partnership Dans la partie précédente, nous avons pu constater que dans chacune des cartographiestypologiques, le GKP occupait une place charnière, permettant de faire le pont entre lesacteurs du système.Son positionnement de véritable réseau de partenariat de l’ICT4D et son encrageinstitutionnel important lui donnent une place de choix dans la perspective d’un élargissementde Web2solidarité (cf. Schéma 8). Dans le monde de l’ICT4D, le GKP fait figure de réseau international de partenariat, etdispose d’une grande diversité de membres en son sein, mais ne dispose pas d’un réseausocial d’expertise et de mutualisation des savoirs. Il pourrait par son intégration àWeb2solidarité bénéficier d’un groupement d’acteurs francophones (très peu représentés dansle GKP) de près de 500 entités, et apporterait directement une valeur quantitative au réseau,qui ouvrirait des perspectives de sponsoring pour la vitalité financière de Web2solidarité24. • La Swedish International Development Agency L’agence de développement suédoise correspond à la structure nationale la plusimpliquée dans les problématiques de développement par les TIC, en témoigne la mise enplace du programme SPIDER, et son soutien au Master ICT4D de Stockholm (cf. schéma 8).24 : Les chargés de projets de lASN réfléchissent au moyen dattirer certains sponsors, cependant, il estnécessaire davoir un nombre de membre suffisamment important (supérieur à 5000) pour attirer lintérêt destructures à être représentées sur le réseau. Linscription des membres du GKP et du GAID apporterait desréponses concrètes à cette condition. 52
  • Dans la perspective d’un élargissement du réseau, et d’une expertise réelle issue de sonanimation, elle pourrait proposer un financement de son fonctionnement, dans le but de luidonner de réelles possibilités en matière d’expertise et de coordination des acteursinternationaux de l’ICT4D.Son implication ne pourra donc se faire qu’à la suite d’un élargissement réel du réseau,notamment à travers l’implication du GAID et du GKP. • L’ONG International Institute for Communication and Development IICD est la plus importante association du domaine de l’ICT4D, plusieurs élémentslaissent à penser quune implication dans le réseau Web2solidarité peut être envisagée :- Sa méthodologie construite sur une articulation entre la mise en réseau des acteurs au niveauinternational et laccompagnement des dynamiques endogènes portées par des acteurs locauxla rapproche des missions et modes de fonctionnement de lASN.- Sa présence lors de la conférence mondiale de la solidarité numérique et les liens quelleentretien avec lASN sont de véritables atouts dans la perspective dun rapprochement.- Elle entretien des partenariats directs avec différentes associations locales dont les membresont une activité importante sur le réseau Web2solidarité (Yam Pukri, Burkina NTIC, etc.). A travers lensemble de ces points de rapprochement, lintégration des membres dIICDsur Web2solidarité doit être prise en compte (cf. schéma 8). • La Digital Gateway Foundation Acteur privé à lorigine dun ensemble despaces de mise en réseau (notamment DGCommunities), la DGF est à lorigine dune grande quantité de programme de développementpar les TIC (cf. schéma 8).Bien que nétant pas exclusivement dédiée aux problématiques de la solidarité numérique, elleapporterait une grande plus value au réseau Web2solidarité, à travers lequel elle disposeraitdun point dentrée dans le monde francophone des TIC pour le développement. 53
  • • Le centre de Recherche et de Développement International Le CRDI correspond à la principale entité internationale soutenant les programmes derecherche-action, et dispose d’un réseau de chercheurs du sud à l’origine d’un nombreimportant de programmes de recherches innovants.Dans la mesure où Web2solidarité ne dispose aujourd’hui pas de potentialités dans ledomaine de la recherche, certaines modalités seront inscrites comme des conditions, elles sontcomprises dans les perspectives de développement de Web2solidarité :- Rassembler le monde universitaire spécialisé dans le domaine des TIC et du développementafin de faire émerger des programmes de recherche- Mettre à disposition du CRDI un réseau d’étudiants, de chercheurs et de doctorantsspécialisé dans le domaine des TIC et du développement originaire des pays du sud, à traversun espace dédié aux formations TIC et développement Les perspectives de rapprochement du CRDI ne sont donc pas tournées vers unfinancement du réseau par le CRDI, mais vers l’établissement d’un partenariat étroit parl’ouverture du réseau au monde de la recherche (cf. schéma 8). • Les Master ICT4D de Manchester et de Stockholm Cest par leur intermédiaire que le réseau pourra disposer dune réelle pertinence enmatière de recherche. Elle représentera la première brique anglophone à lélargissement duréseau aux thématiques de recherche-action entreprises par leurs étudiants (cf. schéma 8).Cest à travers le deuxième scénario UniversDéTIC que nous analyserons plus en détail le rôlede Web2solidarité dans la mise en place du projet. 54
  • Schéma 8 :
  • 2.1.2) Pourquoi inviter les acteurs de l’ICT4D dans un réseau social thématique Les potentialités dun réseau thématique peuvent être synthétisées autour de troisfonctionnalités spécifiques.Tout dabord, à travers le rassemblement des acteurs dans un réseau dédié à des pratiquesprofessionnelles communes, on peut directement voir émerger la constitution dun capitalsocial et humain.En proposant un espace qui rassemblerait à la fois les acteurs de la solidarité numérique avecceux de lICT4D, on pourrait voir certains partenariats se créer, formant ainsi des passerellesentre les deux sphères, et facilitant la coordination sur des projets de terrain. Le deuxième élément correspond à lintelligence créative et collaborative dun espaceconstruit sur linteractivité et léchange entre les différentes parties. Les perspectives ouvertespar les nouvelles interfaces du web2.0 pourraient être à lorigine dune profonde évolution despratiques du développement. Enfin, le rassemblement de personnalités sur un espace favorise directementlinnovation sociale, ainsi que la création de biens immatériels et de richesses. Figure 4 : Modélisation des potentialités dun réseau social thématique
  • La capitalisation du savoir ressort clairement à traves la lecture de la figure 4. Laréunion, le partage et la coproduction sont des particularités propres aux web 2.0 qui dans unréseau social thématique sont toutes inter reliées.Cest dans cette configuration en "Iceberg" que lon retrouve toute la pertinence dun réseausocial, dans la mesure où cest le travail méthodologique de lanimation du réseau qui permetde faire ressortir une expertise "informelle" productive.Il en va donc de la réussite dun espace de collaboration de développer des applicationsprécises, à lorigine dune capitalisation du savoir qui sera synthétisé et représentera la partievisible de "lIceberg". Regardons maintenant de plus près de quelle manière le réseau Web2solidarité disposedune méthodologie dexpertise innovante, qui donnerait la possibilité aux acteurs de lICT4Dde trouver dans cet espace des fonctionnalités novatrices.2.1.3) Quels sont les méthodologies d’expertises qui différencient Web2solidarite desautres réseaux sociaux des TIC pour le développement Le réseau Web2solidarié sest construit dans le but de capitaliser les "savoirsinformels", de faire remonter lexpérience de terrain des acteurs de la solidarité numériqueafin de mettre à disposition des membres de véritables synthétisations des savoirs partagés,dans la perspective de proposer des guides thématiques de la solidarité numérique. Avant dentrer dans ses fonctionnalités, présentons-le rapidement, à travers quelqueschiffres clefs.Le réseau compte 468 membres (dont 39 pourcents sont dorigine ou résident en Afrique),répartis dans 17 groupes ("thématiques" et "pays"). Le réseau comptabilise 179 billets deblog, 106 photos, 46 vidéos, et 40 documents référentiels (rapports, guides, thèses, etc.). 57
  • Figure 5 : les différentes applications disponibles sur Web2solidarité2.1.3.1) Les fonctionnalités de Web2solidarité • Les groupes thématiques25 Tout dabord, cest lorganisation par thématique qui permet de classifier plusjustement les savoirs partagés sur le réseau, afin dordonner les retours dexpériences desdifférents membres et den faciliter la lecture.Le fondement du réseau sest construit sur cette méthode, et permet ainsi une classificationtrès spécialisée des membres du réseau.25 : Les différents thèmes du réseau sont léducation, lenvironnement, la connectivité, la santé, lagriculture, laculture, ladministration, laccessibilité et léconomie. 58
  • A lintérieur de chaque thématique, se retrouve un certain nombre de membres ayant uneconnaissance approfondie du domaine, présentant ainsi un intérêt réel pour échanger autourdes bonnes pratiques et des problématiques précises. • Les groupes pays26 Ils permettent de créer des focus sur une approche analytique plus territoriale, et ainsidouvrir de réelles perspectives de mutualisation des acteurs étant directement impliqués dansdes projets sur un même espace (ville, zone rurale, collectivité). Cette classification ouvre despossibilités fortes en matière de coordination des pratiques à léchelle locale et nationale.Chaque groupe dispose dun coordinateur pays qui est en charge danimer lespace et decoordonner les membres autour de projets et discussions précises. • Les débats thématiques Ils sont organisés une fois par mois, sont construit sur la base des différentesthématiques du réseau, et mettent en relation directe des experts identifiés du domaine avecles membres du réseau. A partir des échanges et discussions pilotés et encadrés par lesanimateurs de Web2solidarité, léquipe réalise des dossiers de restitution ("synthèsesWeb2solidarité") de manière à problématiser et à ordonner les échanges intervenus dans ledébat. • Les Cyberplumes Chaque membre peut devenir "Cyberplume" (sous certaines conditions27). Lobjectifest de donner la possibilité aux acteurs des pays en développement de devenir de véritablesreporters francophones de la fracture numérique et davoir une visibilité importante au seindun réseau de spécialistes.Cette fonction permet dassurer une publication régulière et pertinente darticles multimédiassur le réseau, et de fidéliser les membres en les impliquant directement en tant que"Webjournalistes". Ce programme nest encore quà sa version dexpérimentation, dans la26 : Les pays représentés sont le Cameroun, le Togo, le Congo, le Burkina Faso, La RDC, le Sénégal, la Pologneet le Mali.27 : On compte 15 "Cyberplumes" actuellement sur le réseau. Un "Cyberplume" doit être un acteur de la sociétéde linformation et sengage à rejoindre un groupe pays, publier un article par mois au minimum, et à inviter desmembres de son réseau professionnel à rejoindre Web2solidarité dans le but délargir le réseau de la solidariténumérique. 59
  • mesure où il fait lobjet dun projet de développement du réseau que nous étudierions plusprécisément dans le troisième scénario. Au-delà de ces différentes fonctionnalités, le réseau propose une newsletter, un espacede documentation, une plateforme de veille informationnelle "Netvibes" (rassemblantlensemble des actualités autour des thématiques des TIC et du développement) et dun espacede publication dévènements ; autant de fonctions qui lui confère une approche unique, dont lemonde de lICT4D ne dispose pas.Bien que les réseaux du GAID (sans méthode dexpertise, dont lobjectif est uniquement derassembler les acteurs de lICT4D) ou encore de Telecentre.org (construit autour dun secteurdactivité très spécifique ; les télécentres communautaires), donnent limpression de proposerdes dispositifs similaires, Web2solidarité vise un objectif très précis dans la capitalisation dusavoir : la publication de guides dexpertises sur la solidarité numérique.2.1.3.2) Les cahiers Web2solidarité et la matrice de la solidarité numérique La vision de Web2solidarité va plus loin que cette simple accumulation de savoirs etdexpériences de terrains, à travers une méthodologie spécifique, le réseau entend proposerune méthodologie de projets de solidarité numérique.Partant du constat de linefficacité perpétuelle des projets de terrain dans le domaine de lasolidarité numérique, lASN a mis en place une "matrice" permettant de dessiner les méthodesde montage de projets. Cette méthode est décuplée en deux volets dans la mise en place de projet, le volet"infrastructure", et le volet "usages et contenu".Il en va de la pérennité dun projet de le réaliser en commençant par tenir compte desproblématiques liées à linfrastructure, le niveau de connectivité dun territoire et sespotentialités énergétiques. En fonction de létat de linfrastructure, les porteurs du projetdevront sentourer des structures compétentes, en mesure de doter lespace de réalisation duprojet des dispositions matérielles de base, ou d’envisager des aménagements adaptés à uncontexte infrastructurel résiduel. 60
  • A partir de cette première étape, le deuxième volet "usages et contenus" pourra être activé, etassurera une appropriation des outils par les populations en mesure de compter sur undispositif technique adapté.Cest sur cette base danalyse que sont réalisés les débats sur Web2solidarité, les animateursde Web2solidarité encadrant les participants afin de trouver des réponses concrètes orientéesautour de cette méthodologie de terrain. Afin de proposer des services dexpertise pour les acteurs de terrain, le réseaurassemblera les synthèses des débats avec les meilleurs articles du réseau dans "les cahiers deWeb2solidarité", construits sur cette méthodologie infrastructures / usages.Ce mécanisme (dans la perspective dun rassemblement des acteurs de lICT4D sur le réseau)donnerait les moyens aux acteurs de terrain dentrer directement en contact et de collaboreravec des structures internationales proposant des services plus techniques et ayant uneapproche plus économique, pouvant accompagner les projets de formation et daide àlappropriation des outils de communication.Il en va donc de la pertinence globale des problématiques liées au développement par les TICde regrouper dans un espace collaboratif dexpertise lensemble des acteurs internationaux,afin dassocier leurs conceptions respectives, et de proposer des programmations complètes etefficientes pour le montage de projets de solidarité numérique.2.2) Scénario 2 : UniversDéTIC, le rassemblement du monde universitaire pourune réflexion autour dune synergie "développement, Territoire et TIC" Pour entrer plus dans le détail des perspectives délargissement du réseauweb2solidarité, il serait intéressant de se focaliser sur le secteur académique et universitaire,identifié dans la cartographie analytique des acteurs de lICT4D. Le premier scénario correspond à la perspective globale et idéale, dans la mesure où ilest construit sur une approche hypothétique où les acteurs identifiés comme étant lesprincipales portes dentrées dans le monde de lICT4D nentretiennent à lheure actuelle quetrès peu de relations partenariales directes avec lASN et son réseau social Web2solidarité. En 61
  • sattachant à activer uniquement la branche académique (au sein de laquelle lASN dispose departenariats de choix), les perspectives pourraient revêtir un plus grand degré de faisabilité. Cest à travers cette approche détaillée que lidée de lorganisation dun campus détéautour des thématiques de la société de linformation et du développement territorial dans uneperspective européenne et internationale a émergé.Construit à partir dune implication directe du Master eASN, de son cadre universitaire28 et dela mise à disposition du réseau collaboratif Web2solidarité, UniversDéTIC permettrait auxétudiants de la promotion 2009-2010 de jouer un rôle dincubateur du projet de rassemblementet de collaboration étroite des structures académiques (chercheurs, doctorants et étudiants),autour des questions liées au développement de la société de linformation et à laménagementnumérique des territoires (cf. schéma 9). Dans cette configuration de lélargissement du réseau Web2olidarité aux communautésuniversitaires et au monde de la recherche, le rôle direct de lASN serait essentiel dans lamesure où cest à travers lutilisation de loutil collaboratif quelle a mit en place que lacoordination et les premières fondations du projet pourront voir le jour.Cependant, dans le souci de présenter une crédibilité et une adéquation avec le public ciblé, ilest évident que le Master eASN aura un rôle conséquent dans lorganisation du projet.Ne disposant par ailleurs pas dun contexte institutionnel stable au sein de lASN (en profonderestructuration), ces pistes délargissement nont pour le moment pas été directement activées,et ne correspondent quà des principes méthodologiques qui doivent être avalisés par lesstructures sollicitées directement dans le montage du projet.28 : Le cadre universitaire au sens où nous lentendrons ici rassemble le Laboratoire Interdisciplinaire Solidarité,Société et Territoire (LISST), le Centre Universitaire Jean- François Champollion (CUFR JFC) et lAssociationpour une Synergie Société, Développement et TIC (ASSoDéTIC) 62
  • Schéma 9 :
  • 2.2.1) Le MASTER eASN et les étudiants de la promotion 2009-2010 comme rampe delancement du projet Pour la constitution du programme de partenariat avec les différentes universités, lapromotion 2009-2010 du MASTER eASN aura pour tâche de réaliser un travaild’identification des différentes formations francophones spécialisées dans le domaine dudéveloppement par les TIC.Leur implication dans ce travail de mise en place du réseau des formations susceptiblesd’accompagner la réalisation du projet UniversDéTIC permettra d’établir un tissage fort entreles différents étudiants et corps professoraux des formations identifiées. En parallèle et dans la perspective dune réponse aux appels à projets de lAUF29 et duministère de lenseignement supérieur et de la recherche30, les étudiants seront amenés, dans lecadre dun exercice pratique, à réaliser des dossiers fictifs pour répondre à ces appels doffre. • Les interventions Le programme sera piloté par les animateurs de Web2solidarité et ASSoDéTIC, quiseront en charge de présenter les formalités des projets soumis aux étudiants, les livrablesattendus concernant la constitution du groupe formation et sa coordination.Afin d’assurer une connaissance des applications Ning, les intervenants seront en charge deproposer un atelier de travail sur l’utilisation des réseaux Web2solidarité et ASSoDéTIC, àtravers la publication d’articles, de vidéos, de podcasts, et l’utilisation des différentesapplications des deux réseaux.29 : LAgence Universitaire de la Francophonie propose des soutiens financiers à lorganisation dévènementsscientifiques dans le cadre de ses appels régionaux permanents, permettant notamment aux intervenants,enseignants et étudiants du sud de participer aux campus dété. http://www.auf.org/communication-information/appels-offres/organiser-une-manifestation-scientifique-depot-d-une-demande.html30 : Le programme sintitule "Campus Européens dété", il permet la mise en place de formations universitairesdans les domaines spécifiques, pendant les vacances universitaires, et vise particulièrement à faciliter lesmobilités entre les différentes universités européennes.http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid28648/campus-europeens-ete-2009-des-modules-integration-sont-proposes-aux-etudiants-etrangers.html
  • La fin de cette journée d’intervention, qui pourrait se mettre en place dans le courant du moisd’octobre, pourrait être l’occasion de constituer les différents binômes, de spécifier leurstâches, et de mettre en place le planning de l’année universitaire31. En parallèle, cette journée sera l’occasion d’officialiser la création de l’association desétudiants et anciens étudiants du MASTER eASN, "l’Association pour une Synergie Société,Développement et TIC" (ASSoDéTIC)32, qui participera en tant que partenaire exécutif à lamise en place de lévènement scientifique UniversDéTIC. Enfin, lors de cette intervention, la présentation d’un appel à projet universitaire lancédans le cadre de la première édition de l’UniversDéTIC par son comité scientifique (qui seraouvert officiellement en décembre 2009) pourra être soumise aux différents étudiantsintéressés. • Constitution, animation et coordination du groupe formation Dans ce travail, les étudiants devront participer à la mise en place du réseau desformations francophones, européennes et internationales spécialisées dans le domaine "TIC,développement et territoire", par une première phase d’identification des formations, uneseconde de prise de contact direct avec les étudiants et les encadrements pédagogiques desformations, et une période de coordination du groupe formation sur lequel les nouveauxacteurs universitaires se retrouveront inscrits.Les étudiants seront directement en relation avec l’équipe web2solidarité pour l’encadrementdes initiatives de prise de contact, d’invitation et de discussion avec les différents étudiants etprofesseurs rassemblés. Afin de permettre la mise en réseau et la prise de contact avec un groupe d’acteursrépondant aux objectifs de l’évènement scientifique, les étudiants auront à respecter certainsquotas, comme un nombre minimum de formations identifiées, une base de membres31 : En parallèle, il est important de rappeler que les étudiants pourront se voir confier d’autres responsabilités,notamment dans le cadre de l’animation, et la coordination des débats thématiques, et ainsi de la rédaction dessynthèses et des dossiers de restitution sur Web2solidarité.32 : ASSoDéTIC représente lassociation des étudiants et diplômés du Master eASN, elle disposera dun statutofficiel à partir de septembre 2009, dans une perspective de projets scientifiques visant à rassembler les acteursuniversitaires autour de réflexions sur les problématiques liées au développement, au territoire, et aux TIC. 65
  • minimum inscrits sur l’espace formation de Web2solidarité, ainsi que des formationsspécialisées exclusivement dans le domaine du développement par les TIC, dans uneapproche territoriale, géographique et / ou sociétale.Enfin, l’espace collaboratif Web2solidarité sera un moyen mis à disposition des étudiantspour répondre à l’appel à projet universitaire pour l’évènement scientifique UniversDéTIC, etainsi de rassembler en ligne l’ensemble des initiatives étudiantes qui y seront présentées.Ce projet pourra être l’occasion de réaliser un travail collectif qui présentera les contenus desenseignements du MASTER eASN lors de l’évènement UniversDéTIC. Afin d’assurer une certaine concordance entre les enseignements dispensés dans lecadre du MASTER et l’implication des étudiants dans les projets UniversDéTIC, à la fois parleur rôle dans ASSoDéTIC, leur travail d’identification / coordination des formationsfrancophones TIC et développement, et la réalisation d’un projet à présenter lors del’évènement, ce programme pourrait faire l’objet d’une Unité d’Enseignement ou entrainerl’attribution d’une note, en fonction du rôle et de l’implication de chacun, mais aussi de laqualité des réalisations (notamment pour la réponse fictive aux appels doffre).Les compétences acquises par les étudiants donneront une plus grande visibilité à leurstravaux, et permettront une meilleure valorisation de leurs profils.2.2.2) Plan et méthodologie d’organisation de l’évènement UniverDéTIC Dans cette partie, nous exposerons les principes de base et les modalitésd’organisation de la première édition de l’UniversDéTIC, à travers le choix du lieud’organisation, la durée de l’évènement, les participants invités, le comité scientifique, et lespartenaires potentiels (cf.schéma 9). • Le lieu d’accueil de l’évènement Le choix de la ville d’accueil est un élément très important pour la réussite du projet.Dans le but de donner une réelle visibilité à UniversDéTIC, il est important de ne pasl’organiser dans trop grande ville française, dans laquelle le projet se retrouverait noyé dans lamasse des manifestations culturelles, professionnelles et scientifiques organisées. 66
  • A l’inverse, une ville trop petite, dans laquelle la manifestation se verrait ressortir de manièreimportante dans le paysage des activités locales, risque de voir son attraction limitée parl’enclavement de la ville, isolée des réseaux de transport.Enfin, le dernier élément qui pourrait assurer une réelle implication de la ville d’accueil seraitde choisir une ville ayant une politique numérique forte, dans laquelle les élus font des TIC unvéritable enjeu d’intégration des populations et de participation citoyenne. Dans la mesure où la ville de Castres présente un réel engouement pour ledéveloppement numérique (accueil des formations dISIS33, eASN, Serécom34, organisationdu colloque e-santé35, développement dun réseau de fibre optique, technopôle Castres-Mazamet36), son profil est particulièrement adapté à lorganisation de lévènement, dautantplus quelle bénéficierait dune visibilité internationale dans le domaine du développementnumérique territorial.Dans une perspective de pérennisation de la manifestation, le lancement d’un appel d’offrepar l’association Villes Internet37 pour les collectivités participantes au label en 2010 pourraêtre mis en place pour accueillir l’évènement lors de lédition 2011.Cette approche permettra aux villes participantes au label Villes Internet de simpliquer dansune démarche universitaire et scientifique innovante dans la sphère du développementterritorial par les TIC.33 : Formation dingénieurs en" Informatique et Système dInformation pour la Santé" à lUniversité Jean FrançoisChampollion (campus de Castres). http://www.univ-jfc.fr/isis.php34 : Formation "Services et Réseaux de Communication" de lUniversité Toulouse I Paul Sabatier, décentralisé àlIUT de Castres. http://www.serecom.iut-tlse3.fr/fr/formations_diplomes/35 : 3 continents, 5 pays, 15 villes réunies, 25 intervenants. Pour la 1ère fois, une animation centrale du Ministèrede la santé en France, plus de 750 participants inscrits, une centaine de questions-réponses tout au long de lajournée. http://www.telesante2009.com/36 : Le technopôle Castres Mazamet rassemble 3 pôles dinnovation majeurs, la santé, le numérique et labiochimie. http://www.castres-mazamet-technopole.com/37 : Lassociation Villes Internet est un réseau d’élus locaux, d’agents administratifs et d’acteurs associatifs ayantdécidés de capitaliser leurs connaissances dInternet et des technologies de l’information pour le développementde l’internet local et citoyen. http://www.villes-internet.net/index.php 67
  • • Le déroulement de l’évènement L’évènement se déroulera sur une période de cinq jours, du 26 au 30 juillet, sur la basesuivante.Chaque journée sera orientée autour dune thématique précise, définie par le comitéscientifique, et sera composé de communications et de tables rondes (ateliers de travail).Les matinées seront consacrées à la tenu de communications (assemblées plénières),présentées par les intervenants ayant été retenus dans le cadre de lappel à communication.Les après-midi seront loccasion de rassembler les étudiants, doctorants, enseignantschercheurs et professionnels autour de tables rondes, établis sur la base thématique de lajournée. Ces ateliers de réflexion seront loccasion de croiser les compétences de lensembledes participants afin de proposer des solutions pratiques aux problématiques débattues.Dans le but de créer un environnement de travail agréable, en adéquation avec la période devacance universitaire, des activités sociales seront proposées dans le cadre de la manifestation(visite de la ville et de ses lieux culturels, du technopôle, de la gastronomie albigeoise,projection de documents multimédias thématiques, etc.).Les journées douverture et de clôture seront loccasion de rassembler lensemble desparticipants autour de protocoles daccueils, de buffets, de restitution des attestations, deremise des trophées, et de soirée de clôture. • Le comité scientifique Il se composera des directeurs des différentes formations, et serait en charge decomposer l’appel à projet pour UniversDéTIC 2010, choisir les thématiques abordées et lecontenu des ateliers (workshops), et en tant que membre du jury, sélectionner les meilleursprojets étudiants.En son titre d’initiateur du projet, le Master eASN pourrait avoir la charge de constituer cecomité scientifique, sur la base du travail d’identification, et de constitution de lacommunauté des formations en TIC et développement réalisé par les étudiants de lapromotion 2009-2010 sur Web2solidarité.Ainsi, la coordination du comité scientifique pourrait revenir à Monsieur Emmanuel Eveno,en sa qualité de directeur du MASTER eASN. 68
  • • Les participants Afin de donner une dimension humaine à lUniversDéTIC, et de faire preuve duneambition raisonnée, la première édition pourrait se limiter au rassemblement dune centaine departicipants (étudiants, doctorants, enseignants chercheurs et professionnels), facilitant ainsilorganisation et la synergie autour des thématiques clefs.Dans le but de donner une dimension européenne et internationale à l’évènement, il seraitintéressant de pouvoir inviter certaines formations anglophones spécialisées dans le domainede l’ICT4D (Stockholm, Manchester, ATLAS du Colorado), ainsi qua certains participants dusud (universités, chercheurs et doctorants), permettant à lUniversDéTIC de se positionnercomme candidat aux appels doffres lancés par lAUF et le ministère de lenseignementsupérieur et de la recherche. Cette dimension internationale serait dautant plus pertinente quelle permettrait defaire écho de lenjeu de la synergie des thématiques du développement territorial et des TICdans le cadre universitaire dans les pays du sud, notamment en Afrique.En dernier lieu, la mise en place dun évènement qui rassemble autour des mêmes tables lesacteurs de la solidarité numérique avec ceux de l’ICT4D pourrait correspondre au véritablepoint de départ dun élargissement du réseau web2solidarité au monde universitaireanglophone, spécialisé dans les domaines du développement et des TIC. • Les partenaires Les partenaires pressentis pour lanimation, la diffusion, la participation et leparrainage de lévènement pourront compter parmi les suivants (cf.schéma 10).Les partenaires exécutifs, contribuant à lorganisation et à la mise en place du projet : - le Centre Universitaire de Formation et de Recherche Jean François Champollion (CUFR JFC) - lAssociation pour une Synergie Société, Développement et TIC (ASSoDéTIC)Les partenaires constituant le comité scientifique, chargé de définir les thématiques et lecontenu de lévènement, de réaliser lappel à communication, et de sélectionner les lauréats(en tant que membre du jury) : - Le Laboratoire Interdisciplinaire Solidarité, Société et Territoire (LISST) de lUniversité Toulouse II le Mirail (UTM2) 69
  • - Le Master eAdministration et Solidarité Numérique (eASN) du CUFR JFC - Le Master TIC et Développement Territorial de lUTM2 - Le Master Politiques Locales, Ingénierie de Projets et TIC (POLTIC) de luniversité de Pau et du val de lAdour - Le Diplôme dEtude Supérieures Universitaires (DESU) développement et TIC de luniversité de Limoges - Le Master Conduite et Gestion des Projets Numériques Territoriaux (CGPNT) de luniversité Paris X - Le Master of Science ICT for Development de luniversité de Stockholm - Le Master of Science ICT for Development de luniversité de Manchester - Le Master Alliance for Technology Learning And Society de luniversité du Colorado - Le Master Management de lIntégration des TIC dans les Organisations (MITIC) IUP de luniversité de Marne la Vallée - Le Master Développement Territorial du département de Géographie de la Faculté de Lettres de lUniversité de Lisbonne - Le Master e-Administration des Entreprises (MEBA) de lUniversité de SaragosseLes partenaires sponsors du projet et de lévènement UniversDéTIC, qui pourront bénéficierde lévènement pour présenter leurs projets numériques régionaux, et seront chargés decommuniquer autour de lévènement : - LAgence Régionale pour le Développement de la Société de lInformation en Midi- Pyrénées (ARDESI) - Midi-Pyrénées Innovation (MPI) - La Technopôle Castres Mazamet - LObservatoire des Territoires Numériques (OTEN) - La mêlée Numérique - Lassociation Villes Internet - LAgence Mondiale de Solidarité Numérique (ASN)Les partenaires financiers, parrains de lévènement, en charge de soutenir financièrement leprojet et de proposer un accompagnement logistique à son organisation : - La communauté dAgglomération de Castres-Mazamet - Le Conseil Régional de Midi-Pyrénées - LAgence Universitaire de la Francophonie (AUF) 70
  • - Le Ministère de lenseignement supérieur et de la recherche - La délégation aux Usages de lInternet (DUI)Les réseaux de diffusion, plateformes collaboratives et sites Internet, par lesquels le projetpourra bénéficier dun espace de communication : - Le réeau ASSoDéTIC - Le réseau Web2solidarité - Le réseau de la Global Alliance for ICT and Development (GAID) - Le réseau correspondant.org, carrefour des possibles de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) Il est entendu qu’à l’heure d’aujourd’hui, la majorité de ces partenaires n’ont étécontactés, l’ensemble des accompagnements sont donc tous potentiels et doivent êtreappréhendé comme des pistes de partenariat possible, au même titre que lensemble desmodalités de mise en place présentées dans ce scénario.Afin de voir se concrétiser ce scénario, des accords de principes devront cependant apparaîtredans le courant du mois de septembre, période à partir de laquelle les premières étapes duprojet devront être déclenchées. 71
  • Schéma 10 :
  • 2.3) Scénario 3 : Cyberplumes et volontaires numériques : élargissement descommunautés sur Web2solidarité Afin de donner une plus grande crédibilité au réseau, dans la perspective dunrassemblement des acteurs de lICT4D, outre les potentiels issus des partenariats académiqueset universitaires accrus, Web2solidarité pourrait voir son espace ouvert à dautrescommunautés dacteurs, à lorigine dune plus grande professionnalisation sur des domainesspécifiques de la solidarité numérique : le journalisme et le volontariat international.2.3.1) Cyberplumes : le programme décriture multimédia des jeunes observateursfrancophones de la fracture numérique • Description synthétique du projet Le projet "Cyberplumes", dont la version expérimentale à dores et déjà été lancée surWeb2solidarité est un véritable programme denvergure visant à offrir lopportunité auxacteurs de la société de linformation dans les pays du sud dinvestir un espace privilégié dediffusion, et dappréhender concrètement les potentialités du Web2.0 dans une approchejournalistique."Le programme décriture multimédia des jeunes observateurs francophones de la fracturenumérique" (cf. annexe 1) se déclinera sur une série dateliers décriture multimédia tutoréespar des professionnels du journalisme en exercice au sud et / ou des coordinateurs de groupesgéographiques sur le réseau Web2solidarité. Les objectifs du programme sont :- Sensibiliser de futurs reporters, journalistes ou cadres des pays du sud aux enjeux des TICpour le développement, afin de faire émerger des équipes de journalistes observateurs desaménagements et des projets numériques territoriaux.- Renforcer leurs capacités en matière décriture multimédia, à travers des interventions auprèsdes formations en journalisme, ouvrant de nouvelles perspectives en matière de diffusion deleurs travaux en ligne et dappropriation de ce nouvel espace dexpression.
  • Ce programme sadressera dans un premier temps aux jeunes étudiants en journalismedAfrique Centrale et de lOuest, avec des objectifs délargissement vers les pays du Maghrebet de lAfrique anglophone.Un espace collaboratif créé sera mis à disposition des "Cyberplumes", afin de recueillirlensemble des productions issues des ateliers (billets de blog, reportages vidéo, podcastaudio, enquêtes-sondages, restitution de débats dexperts, retour dexpérience et témoignagedacteurs TIC du sud).Le programme valorisera lensemble des contenus produits à lissue des ateliers par léditionde six DVD-ROM interactifs ("Collection Cyberplumes dAfrique"), accompagnés des cahiersde Web2solidarité, formant ainsi un véritable base de savoir et dexpertise à destination desacteurs du sud. Les publics ciblés sont des jeunes de 18 à 25 ans, en formation dans les écoles dejournalisme et / ou possédant des compétences dans le domaine des TIC pour ledéveloppement. Lobjectif du programme étant de former de véritables professionnels duWebjournalisme spécialisés autour des questions liées à la fracture numérique, les ateliers neseront pas ouverts à tous, une sélection permettant de disposer de groupes en quantité limitée,présentant des compétences techniques et intellectuelles. • Les partenaires potentiels Lidentification des partenaires potentiels a été construite à travers une étude desprofils des membres du réseau Web2solidarité afin didentifier, au sein des Cyberplumes etdes coordinateurs de groupes géographiques, les relais directs vers les formations etassociations influentes dans les pays concernés, en Afrique Centrale et de lOuest.Dans la mesure où le projet nest pas officialisé, compte tenu du contexte fragile et de larestructuration profonde de lASN, nous ne présenterons ici que les structures visées par leprogramme, qui seraient en mesure daccueillir lorganisation des ateliers multimédia, etdaccompagner la mise en place du projet (cf. schéma 11).Parmi les structures identifiées, on peut compter : - Le Centre dEtude des Sciences et des Techniques de lInformation (CESTI) à Dakar(Sénégal) - Le Centre de Formation Professionnelle de lInformation (CFPI) à Ouagadougou(Burkina Faso) 74
  • - LEcole Nationale de lAdministration et de la Magistrature (ENAM) à Cotonou(Bénin) - LEcole Supérieur des Sciences et Techniques de lInformation et de laCommunication (ESSTIC) à Yaoundé (Cameroun) - Le Centre de Formation aux Techniques de lInformation (CFTI) à Yaoundé(Cameroun) - Lassociation Promotion, Réflexion et Analyse des Technologies de lInformation etde la Communication (PRATIC) à Brazzaville (Congo) - LInstitut Facultaire des Sciences de lInformation et de la Communication (IFSIC) àKinshasa (RDC) - Lassociation Burkina NTIC de Ouagadougou (Burkina Faso) - Le Campus Numérique Francophone (CNF) de Ouagadougou (Burkina Faso) - Lassociation française Reporters solidaires Ce travail didentification a été réalisé dans la perspective dun dépôt de dossier auprèsdu Fond Francophone des Inforoutes, dans le cadre du seizième appel à projet, dont les dateslimites de dépôt des dossiers étaient fixées le 6 juin 2009.Dans la mesure où lASN sest retrouvé fragilisée par la dissolution du FSN, le dossier àfinalement été conservé, dans la perspective dun dépôt pour le dix-septième appel à projet,après avoir réglé les problèmes de restructuration de la stratégie de lASN.2.3.2) Volontaires numériques : le volontariat international pour faciliter laccèsgénéralisé aux TIC • Reprise du Programme de Volontariat de la Solidarité Numérique (PVSN) et reformulation A partir du travail initié par Thilelli Chouikrat (assistante chargée de projet à lASNjusquau 6 avril 2009) de constitution dune communauté de volontaires internationauxspécialisés sur les TIC, jai pris connaissance de son travail, dans la perspective dunerencontre avec Pierre Revel38 qui a eu lieu le 24 avril 2009 dans les bureaux de lASN, pour38 : Pierre REVEL, Chargé de mission AFVP, Unité Développement des missions & des partenariats, Rhône-Alpes - Paca - Languedoc-Roussillon 75
  • dassocier les volontaires de lAFVP au projet et de rassembler la première communauté devolontaires internationaux sur Web2solidarité.Afin dêtre en mesure de présenter les grandes lignes du projet et de définir les opportunitésreprésentées par louverture dun espace de volontaires internationaux sur le réseauWeb2solidarité, jai donc repris le projet dans sa globalité. Ce travail de mise à niveau sest réalisé en parallèle au travail didentification desacteurs de lICT4D, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives délargissement du programme auréseau international de volontaires IC Volunteers et au groupe de Cybervolontaires.Cest ainsi sur cette nouvelle base délargissement du réseau à linternational que nous avons,Najet Tenoutit (chargée de projet à lASN) et moi-même, rencontré Pierre Revel afin detrouver un accord sur un partenariat entre lASN et lAFVP.Cependant, le contexte ne permettant pas de lancer de véritables programmes engageantlASN, nous navons pas donné suite à cet entretien très encourageant. • Description du projet et de ses objectifs Le programme consiste à développer et à organiser le suivi des missions pour jeunesqui souhaitent mettre à profit leurs compétences TIC pour la réalisation d’un projet desolidarité numérique au sud, à travers une nouvelle forme de volontariat.Le programme sorganiserait sur la base thématique du réseau Web2solidarité, répartissantainsi les volontaires dans des projets et domaines dactions spécifiques (e-education,accessibilité, culture numérique, télémédecine, etc.).A travers sa réalisation, le projet vise à : - Valoriser les compétences des jeunes spécialisés dans les TIC en favorisant leurmobilité - Coordonner à partir de lespace volontaire les activités de terrain des jeunesmissionnés afin de sassurer un suivi régulier - Favoriser linsertion professionnelle des jeunes volontaires dans le domainespécialisé et encore peu reconnue du développement numérique des territoires, notamment parla mise en visibilité de leurs profils sur le réseau professionnel de la solidarité numérique - Diagnostiquer les projets de volontariat, en proposant un véritable cadreméthodologique daction via lexpertise du réseau 76
  • - Constituer une banque de donnée sur les différents projets de volontariat, dans laperspective de mettre à la disposition des acteurs du nord et du sud un espace dinformationsur les projets de volontariat dans le domaine du numérique - Mettre en relation les acteurs locaux du sud avec un réseau de volontaires spécialiséstous rassemblés dans un même espace collaboratif - Offrir au réseau Web2solidarité une remonté dexpérience de terrain de qualité, ensassurant de la fiabilité de linformation disponible sur le réseau, permettant ainsi une plusgrande plus-value dans la perspective de la réalisation dexpertises thématiques.Partant du constat quune grande part des projets de développement numérique et deformation des acteurs locaux aux outils de communication est issue des programmes devolontariat international, la constitution dun espace dédié à létroite collaboration de cesderniers permettrait de coordonner de manière réfléchie leurs activités. A travers lélargissement de Web2solidarité en proposant louverture despacescollaboratifs pour les acteurs du domaine du volontariat international, du journalisme, ainsique du milieu universitaire, le réseau pourrait disposer dune réelle crédibilité dans laréalisation de ses cahiers de la solidarité numérique, tant par la qualité de linformation quepar les domaines dexpertises réunis (cf. schéma 11).Cest à travers cet élargissement que la matrice de lASN prendra toute sa pertinence, et queWeb2solidarité aura les moyens dutiliser sa méthodologie pour accompagner les projets deterrain à partir dune synthétisation efficiente et complète construite sur les collaborationsétroites entretenues avec les communautés identifiées et rassemblées sur le réseau. Louverture à des communautés dacteurs originaires des pays du sud assure àWeb2solidarité de disposer dun savoir issue dexpériences vécues, de capitaliser un ensembledinformations provenant de personnalités ne disposant auparavant pas des moyensnécessaires pour diffuser leurs connaissances de terrain.A travers linscription de ces pratiques et expériences dans un cadre danalyse méthodologiquedestiné à guider et accompagner les projets de solidarité numérique, Web2solidarité (par ledéveloppement de ses outils et limplication dun champ dacteurs issus de domainescomplémentaires mais diversifiés) pourrait être à lorigine dun modèle innovant en matièredaccompagnement de projets, construit sur la mutualisation des savoirs et expériencespratiques dacteurs du sud. 77
  • Schéma 11 :
  • 3) Retours d’expériences
  • Dans cette partie, je présenterais lensemble des réalisations et productions auxquelsjai directement participé pendant les trois mois de stage.Lensemble des travaux, rendus publics via Web2solidarité font parti des expériencesconcrètes mayant permis dobtenir une plus grande assurance dans la prise de contact avec lesspécialistes et professionnels du domaine, dans lexpression et la production de contenu, ainsique dans lorganisation des informations diffusées en ligne.Cest dans ces différents exercices pratiques que jai eu lopportunité de mettre en valeur mescompétences acquises en matière de veille, de rédaction et de synthèse acquises au cours de laformation, mais aussi dutiliser mes connaissances pratiques des problématiques de la sociétéde linformation pour mapproprier et appliquer la méthodologie dexpertise développée parlAgence dans lensemble de mes publications. Nous présenterons dans un premier temps les productions réalisées surWeb2solidarité, avant de conclure cette partie par une synthétisation des contraintes et desapports issus du stage à lASN.3.1) Animation et développement de Web2solidarité3.1.1) Animation du réseau par la publication darticles, de billets dactualités et decommentaires Cette phase danimation du réseau sest essentiellement déroulée pendant la premièrepartie du stage, dans la mesure où elle ma permis de me familiariser avec les exigencesméthodologiques de Web2solidarité, et de comprendre la manière dont jallais devoirmimpliquer dans la publication, lanimation et la synthétisation des débats de Web2solidarité.Pendant cette période, jai réalisé essentiellement des publications en rapport avec mon travaildidentification des acteurs de lICT4D, à partir duquel je repérais des sujets dactualité et desprojets dont limpact sur le développement de la société de linformation au sud méritait dêtreprésenté sur Web2solidarité. Nous présenterons ici les deux principaux articles réalisés. 80
  • • "Grameen Foundation : la microfinance pour une réduction de la fracture numérique géographique" (cf. annexe 2) La Grameen Foundation, première banque internationale de micro crédit, née auBangladesh à linitiative de Muhammad Yunus39, fait partie des principaux artisansinternationaux dune intégration des régions isolées et exclus des réseaux de communication,dans la mesure où elle à mis en place les projets de micro finance les plus adaptés aux mondesruraux des pays du sud, ne disposant pas dinfrastructure de base (les "villages phones"). Figure 6 : Présentation du programme village phone initié par la Grameen Foundation39 : Muhammad est un économiste bangladais, il est le fondateur du concept de microcrédit et directeur de laGrameen Bank. Il a notamment reçu le prix Nobel de la paix en 2006 pour son approche innovante sur lefinancement des initiatives entrepreneuriales des pauvres. 81
  • Ce premier exercice de rédaction réalisé le 14 avril, une semaine après le début dustage, ma permis daborder les questions clefs de lintégration des pays du sud dans la sociétéde linformation, et particulièrement des espaces ruraux. A travers la méthodologie de projet développée par la Grameen Foundation, construiteà partir dune adaptation concrète au contexte local (faiblesse des infrastructures) et uneapproche innovante efficiente (utilisation du mobile), lexpérience de cette structurereprésentais un véritable exemple sur lequel la méthodologie dexpertise de Web2solidaritédevait se construire (analyse du territoire, coordination des acteurs, aménagement adapté, etc). • "Face à face : Les acteurs de la filière du recyclage et du réemploi informatique témoignent de leurs activités sur web2solidarité" (cf. annexe 2) A la suite de ce premier travail de rédaction, simple exercice de veille sur lanalysedune pratique efficiente dans le domaine du développement, les actualités publiées se sontplus orientées vers des véritables exercices dentretiens, de synthétisations et de restitutionsdes rencontres réalisées avec les acteurs de la solidarité numérique40. Ce billet dactualité, qui dans la forme napparaît pas comme étant un véritableexercice de réflexion découle dune activité en amont consacrée à la recherche et à ladocumentation sur les activités des intervenants, à la formulation de questions(correspondants à la fois aux activités des interlocuteurs mais ayant aussi pour objectif detrouver des réponses méthodologiques en vue de la publication des synthèses), et à larestitution écrite de ces entretiens.40 : Nous présenterons ici la compilation des entretiens que jai réalisés auprès des acteurs clefs identifiées dans ledomaine du réemploi et du recyclage de matériel informatique, afin douvrir le rapport vers le grand chantier dustage, lanimation et de la synthétisation des débats. 82
  • Figure 7 : Présentation du billet dactualité sur le débat "réemploi / recyclage" A travers ce travail, jai pu prendre la mesure de lenjeu de la mise en visibilité desapplications développées par Web2solidarité, afin dattirer un maximum dintervenants dans ledébat, de rendre compte de la vitalité du réseau, et de mettre en valeur les interventions desinvités témoins du débat.3.1.2) Les débats de Web2solidarité : organisation, animation et entretiens avec lesinvités témoins Venons en maintenant à lactivité première de Web2solidarité pendant ces trois moisde stage, lorganisation de débat thématiques desquels seront issues les premières expertisesthématiques visant à composer les cahiers publiés par lASN, document daide au montage deprojets de solidarité numérique.Toute la méthode utilisée pour rendre un débat vivant, dynamiser la participation desmembres du réseau, mais aussi la qualité des interventions mont permis dacquérir de réelscompétences dans le domaine. 83
  • Nous présenterons ici le travail à travers les 3 phases dorganisation du débat, laprésentation de la problématique débattue, lidentification des invités témoins et les entretiensavec ces derniers visant à fixer les cadres généraux des discussions. • Première étape : la présentation de la problématique, définissant le cadre général du débat Cette première phase consiste à définir à travers les groupes thématiques du réseau, ledomaine spécifique dans lequel le débat thématique pourra se réaliser.Cette première phase est essentielle dans la mesure où le choix du thème définira trèslargement lintérêt que les membres pourront porter au sujet, fixant ainsi la vitalité deséchanges organisés pendant une période dun mois. La réussite dun débat dépend essentiellement de la manière dont il sera présenté, uneapproche trop techniciste risquerait de dissuader les non-experts à participer, à linverse, uneapproche trop généraliste ne permettrait pas de faire ressortir des analyses assez pointues etqualitatives.Cest ainsi dans ces quelques lignes de présentation que la méthodologie dexpertise de lASNdoit ressortir, en utilisant une écriture accessible, sollicitant vivement lintérêt des potentielsparticipants.Il en va de la réussite du débat de savoir trouver un équilibre entre lapproche trop scientifiqueet lapproche plus pratique, afin dencourager léchange des intellectuels et experts du domaineavec des membres du réseau, acteurs de terrains, simplement intéressés par les questionsdébattues. 84
  • Figure 8 : Présentation du débat "Connectivité : quelles technologies et quels modèles de déploiements pour généraliser laccès à Internet" A travers lorganisation de deux débats intitulés "réemploi, recyclage : quelle secondevie pour les ordinateurs" et le débat sur la connectivité (cf. figure 8), jai collaboré avecDestiny Tchehouali et David Menchi dans la mise en place des bases danalyses sur lesquellesseront réalisées les expertises de Web2solidarité. • Deuxième étape : lidentification et linvitation des intervenants témoins, spécialistes des questions débattues A la suite de cette phase de définition de la problématique du débat, la seconde étapeconsiste à repérer sur le réseau (mais aussi en dehors) les personnalités (experts, chercheurs,consultants) qui permettront dapporter une réelle plu value qualitative dans le déroulement dudébat. 85
  • Cette phase est essentielle, dans la mesure où elle assurera une qualité technique etintellectuelle aux informations et savoirs qui seront issus des échanges sur la thématiqueprésentée. Ainsi, pour chacun des débats réalisés, nous avons identifié environ 10 intervenants,avec lesquels nous avons pris contact (par mail ou par téléphone) afin de leur faire part delinvitation qui leur était destinée, et de définir la manière dont nous allions les solliciter.Cest dans cette première prise de contact quil était question de bien définir la problématiqueproposée pour le débat, afin dattirer le réel intérêt des intervenants témoins, en précisantprécisément dans quelle mesure leurs profils seraient mis en avant sur le réseau, à savoir laprésentation de leurs activités, la publication de leurs interventions en primeur, ainsi que larestitution intégrale de leurs contributions dans les synthèses. Figure 9 : Présentation des invités témoins du débat : "réemploi, recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs" (cf. annexe 2). 86
  • Parmi les paramètres à ne pas négligés dans ce travail didentifications, certains sontessentiels.La proportion relativement équilibrée entre le nombre dintervenants du sud (acteurs deterrains ayant une expérience et une connaissance importante des contextes locaux quilsprésenteront), et le nombre dexperts résident au nord (dans ce débat, on compte 4 acteursdorigine africaine, contre 6 occidentaux).La diversification des domaines dexpertises est aussi un enjeu pour la pertinence du débat.Un débat sera dautant plus réussi si lon parvient à ouvrir les discussions entre des chargés deprojets, des consultants, des enseignants chercheurs, des présidents et directeurs exécutifsdassociations, des acteurs locaux membres dONG, etc.Enfin, dans la mesure du possible, il est intéressant de parvenir à créer un équilibre entre lenombre de femmes et dhommes identifiés comme intervenants témoins, afin dentretenir unecertaine parité (dans ce débat, on compte deux femmes pour huit hommes). • Troisième étape : la réalisation dentretiens auprès des invités témoins et la restitution des échanges Cest lexercice à travers lequel jai pu rentrer directement en contact avec les acteursde la solidarité numérique. Le travail sest construit sur une longue phase didentification desprojets et de documentation sur les activités de lintervenant sollicité. Les entretiens étaient construits sur un principe de base, proposé entre 2 et 5 questionsclefs à adresser à son interlocuteur, à travers lesquels lintervention serait encadrée. Cestentretiens étaient réalisés par mails et par téléphones, la seconde partie de lexercice consistantà restituer dans le corps du débat les échanges réalisés avec linvité témoin. 87
  • Figure 10 : Mail envoyé à Fabricia Devignes (chargée de mission solidarité numérique à EndaEurope) dans le cadre du débat "réemploi recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs" Cest à partir de ces questions que lintervenant sera en mesure de présenterprécisément ses activités, mais aussi de donner un point de vu dexpert sur la thématiqueabordée.Dans la réalisation des questionnaires, réside ainsi un double enjeu, parvenir à aborderlintervenant en le faisant parler de lui, de ses missions et de sa vision personnelle du thèmeabordé, afin dans un second temps dattirer son attention sur des questions clefs quipermettront de faire avancer le débat de manière qualitative, entrant dans le corps de laproblématique. Dans le cadre des deux débats, jai ainsi réalisé 6 entretiens (trois par débats), construitdans leur intégralité sur la méthode présentée précédemment, ainsi quen parallèle travaillé àlécriture des questions adressées aux autres intervenants, lapproche étant organisée sur untravail collaboratif dans lélaboration des grilles dentretien. 88
  • Figure 11 : Extrait de lentretien réalisé avec Jean Michel Cornu (directeur scientifique de la FING) dans le cadre du débat sur la connectivité (cf. annexe 2).3.1.3) Synthèses des débats : les dossiers de restitution des points de vu dacteurspubliés sur Web2solidarité Cette étape correspond à la finalisation des objectifs visés par lorganisation de débatssur Web2solidarité. Cest à travers un long travail de relecture, de compilation, deproblématisation et de synthétisation que les débats sont restitués sur le réseau au format PDF,proposant des dossiers danalyse sur les points de vu dacteurs. Dans la mesure où ce travail doit sattacher dans un premier temps à donner toute lareconnaissance aux interventions qui ont alimenté le débat pendant un mois, il en va de larenommée du réseau de respecter certaines règles précises : 89
  • - Présenter lensemble des participants au débat, en décrivant brièvement leursactivités, afin de donner de la visibilité à lensemble des acteurs qui se sont impliqués dans laconstruction de lanalyse autour de la thématique débattue. Lexpertise est issue de leur savoir,il est ainsi indispensable de les mettre au premier plan du travail de synthèse. - Reprendre la problématique générale, et réaliser un plan qui donnera des réponsesprécises sur les différentes hypothèses et questions posées. La construction du plan estprimordiale dans la mesure où sa qualité définira précisément lorganisation des interventions,et permettra dutiliser les verbatim comme éléments de réponse aux questions posées. - Faire attention à ne pas couper des interventions, action à partir de laquelle onpourrait transformer le sens des analyses des intervenants. Il en va de la fiabilité desrestitutions de faire attention à réutiliser les phrases des participants sans en modifier le sens.Chaque synthèse est ainsi composée : - Dune page de présentation des intervenants - Dune identification du contexte et de la problématique - Dune restitution des points de vu dacteurs dans un plan problématisé - Dune partie consacrée à la restitution des interventions des invités témoins - Dun espace de ressources documentaires pour aller plus loin dans lanalyse 90
  • Figure 12 : compilation des différentes parties disponibles dans les synthèses réalisées 91
  • Pendant les trois mois de stages, jai donc réalisé 2 synthèses :- La première intitulée :"TBI OLPC, quels outils pour léducation numérique ?"(cf. annexe 2)avec Destiny Tchehouali, qui sest chargé de la mise en page du document final, de lespacedes ressources documentaires, et de la restitution des interventions dinvités témoins.De mon côté, je me suis consacré à définir le plan du document et rédiger lanalyse à partirdes points de vu dacteurs, décrire le contexte et la problématique. - Figure 13 : page de garde de la synthèse : "TBI, OLPC, quels outils pour léducation numérique" (cf. annexe 2) 92
  • - La seconde intitulée : "réemploi, recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs" (cf.annexe 2) réalisée seul en intégralité. Le travail est aujourdhui entre les mains de DestinyTchehouali et de David Menchi, qui réalisent un travail de relecture, dans la mesure où jaifinalisé ce document lors des derniers jours du stage. Ce débat ayant apporté plus decontribution, le travail de synthèse a été long et important, le contexte ne favorisant pas nonplus lengouement de léquipe pour réaliser un travail de qualité dans un temps court. Figure 14 : Page de garde du débat "réemploi recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs" (cf. annexe 2). 93
  • 3.2) Les contraintes et les difficultés rencontrées Arrivé à lAgence dans une période de dynamisme réel construit autour de deux dépôtsde dossiers pour des projets "EDSKAN" (mise en réseaux des acteurs européens de lasolidarité numérique), et le projet "ordinateurs solidaires" (déposé auprès de la région RhôneAlpes et de lagglomération du Grand Lyon), les perspectives davenir étaient très positives ausein de léquipe de lASN.A la suite des deux réponses négatives41, intervenants successivement dans les trois semainesqui ont suivi arrivé, le contexte sest profondément fragilisé. Face à cette situation, la disponibilité du directeur Jean Pouly, très occupé à prendrecontact avec les structures qui seraient en mesure dapporter des solutions concrètes àlAgence a été limité.Cest ainsi dans cette situation que chaque semaine, de nouvelles orientations ont vu le jour,redéfinissant profondément la conduite de la stratégie globale de lASN.Il a donc été très difficile pour moi de positionner mon travail et dapporter quelques réponsesconcrètes aux problématiques politiques et stratégiques rencontrées, remettant en question lefondement même de lASN (dans la mesure où le FSN était de son côté en phase dedissolution).Lengouement créé autour des missions ambitieuses de mon stage a très vite été anéanti parles priorités stratégiques de lASN, dont lobjectif central était de trouver des solutionsimmédiates pour reformuler la politique et le modèle économique, axe directeur de sesactivités. La période didentification et de cartographie des acteurs anglophones, depuis laquelleà émergée le programme UniversDéTIC devait servir de support à une intervention de JeanPouly lors dune rencontre intitulée "Commision on Science and Technology forDevelopment" coordonné par lONU, prévu le 26 mai 2009.41 : Le projet "ordinateurs solidaires" na pas été refusé, mais les deux bailleurs ont choisi de passer par unepremière étude de faisabilité qui repoussait le lancement du projet à lannée 2010, ne permettant ainsi pasdentreprendre et de simpliquer directement sur le montage du projet. 94
  • Cette intervention devait être à lorigine dune présentation du projet de rassemblement desmembres du réseau du GAID sur Web2solidarité, et dune concertation autour du projetUniversDéTIC.La situation très problématique concernant la vitalité même de lASN a contraint notredirecteur à annuler son intervention, et donc réduit mon travail à une approche plushypothétique, dressant ainsi les contours dun projet pour lequel nous ne solliciterions aucunpartenariat dans limmédiat. Cest donc dans ce contexte, sans visibilité à long terme que jai réalisé lensemble demes missions, dans une approche plus prospective, en organisant mon travail de manièrepersonnelle, en analysant les potentialités de réussite, ainsi que les éventuels blocages desprogrammes qui pourraient être mis en place.Cest donc dans un stage qui pourrait être conjugué au conditionnel que jai du trouver lesmoyens de définir et de réaliser mes travaux. Ce manque de marge de manœuvre est àlorigine des certaines lacunes que jai encore aujourdhui, lensemble de mes missions étantrestés dans un cadre théorique, aucune mise en pratique, ou officialisation publique nayantété réalisée. Cest cependant paradoxalement dans ce cadre contextuel fragile que jai apprisbeaucoup de choses sur le monde complexe et très politique du développement, latransparence étant le terme qui défini le mieux le quotidien à lAgence. 95
  • 3.3) Les apports du stage Tout dabord, il est primordial de revenir sur le principal apport de ce stage,correspondant à la rencontre déterminante dans la définition de mon avenir professionnel avecDestiny Tchehouali, avec qui jai eu lopportunité de trouver des alternatives pour laréalisation de mes missions dans le cadre du stage.Dans une organisation très collaborative, nous avons trouvé les moyens de définir lesmodalités de mise en place des projets sur lesquels je devais mimpliquer, en prenant encompte le cadre fragile de lAgence et en sappuyant sur des partenariats solides dans lesquelslASN pourraient avoir une visibilité importante et un rôle déterminant.Cest dans cette perspective qua émergé le projet UniversDéTIC, qui pendant deux mois àsans cesse était été réadapté aux évolutions de la situation interne et à la restructuration despolitiques stratégiques de lASN. La vitesse à laquelle les orientations de mes projets professionnels se sont dessinés entrois mois ont éclaircis directement les apports théoriques accumulés pendant les six annéesdétudes supérieures, permettant ainsi de me rendre directement compte de la pertinencedaccumuler les compétences intellectuelles et théoriques dans un domaine spécifique. Revenons rapidement maintenant sur le quotidien très transparent vis-à-vis desperturbations politiques auxquels devaient faire face lASN, élément très enrichissant dunpoint de vu professionnel dans la mesure où lensemble des enjeux débattus montprofondément éclairci sur les enjeux politiques du développement. La vitesse à laquelle leschoses ont évolué mont beaucoup appris et me permettront dans mon avenir professionnel deréagir avec anticipation et de faire preuve de plus de réactivité. Dune manière générale, cest au niveau de la confiance en soi et de limportance de lacommunication que le stage maura concrètement fait avancer. En effet, jai pris conscience delimportance de linscription dans les réseaux dacteurs professionnels pour se faire connaîtreet ainsi aborder le milieu avec un certains nombre dappuis et de contact donnant unemeilleure visibilité à son propre profil.Ainsi, jai pris la décision de consacrer mon mois dAoût à la création dun blog reprenantlensemble de mes publications scientifiques (articles, billets et synthèses sur Web2solidarité, 96
  • mes mémoires de MASTER 1 et de MASTER 2, et larticle rédigé pour la revue NetSud),ainsi qua la mise en ligne de mon Curriculum Vitae, permettant de profiter dun meilleurréférencement en ligne (des recherches sur mon profil amenant les interlocuteurs directementvers mes espaces professionnels plus que vers des pages de type "Facebook" ou "My space"). Par ailleurs, ayant pris conscience de la pertinence de mon travail de MASTER 1 surlappropriation des TIC par les diasporas, et à la suite dune discussion très encourageanteavec Destiny Tchehouali, jai décidé de proposer des communications dans les différentscolloques abordant les problématiques liées aux TIC et au développement. La participation àde tels évènements ne pourra que faciliter mon insertion dans le monde scientifique etprofessionnel des TIC et du développement. Enfin, malgré une situation fragile dans cette période de stage pour lASN, jai été enmesure, à travers lactivité danimation du réseau Web2solidarité dentrer directement encontact avec différents acteurs clefs de la solidarité numérique (Fabricia Devignes de EndaEurope, Jean Michel Cornu de la FING, Alassane Sanou des ateliers de Bocages, FredBordage consultant chez Green IT, etc.).Cest aussi par linscription sur les différents réseaux dacteurs professionnels du monde delICT4D que je suis en mesure aujourdhui dêtre mieux informé sur les actualités anglophonesdes TIC et du développement, mais aussi dans la possibilité dentrer directement en contactavec des profils et des personnalités qui pourraient représenter un intérêt réel dans laperspective de la mise en place de projets pour mon avenir professionnel. 97
  • Conclusions et perspectives Dans cette conclusion, nous nous efforcerons daborder les réalisations du stage dansune approche pragmatique.A travers le montage des différents scénarios, il est important de voir lesquels paraissentpotentiellement réalisable, en prenant à la fois en compte la faisabilité du projet, ainsi que lerôle que pourrait jouer lAgence dans le projet. Les enjeux auxquels doivent faire face lASN ne laisse pas entrevoir de manièrepositive les perspectives délargissement de Web2solidarité au monde anglophone de lICT4D.En effet, il est évident que lambition de rassembler au sein dun même réseau dacteursinternationaux des structures de grande renommée nécessite au préalable une stabilitééconomique et institutionnelle importante, dont ne dispose pas lAgence aujourdhui.Cest dans cette configuration quil semble plus réaliste de prendre en compte les potentialitésdélargissements plus ciblées vers des communautés dacteurs spécifiques. Reprenons ainsi les différents scénarios construits autour du développement du réseauvers de nouveaux types de publics, et essayons danalyser concrètement les possibilités et lafaisabilité de ces différentes hypothèses.Le programme des volontaires internationaux de la solidarité numérique semble aujourdhui lescénario le plus improbable, pour différentes raisons : - les incessantes sollicitations de lAFVP auprès de léquipe de lAgence pour mettre enplace et signer un partenariat (afin de définir les conditions de laccord et de lancer leprogramme) ayant trop souvent été mises de côté, ou considérées comme nétant pas despriorités, ne laisse pas présager un avancement effectif du partenariat - linexistence de contacts directs avec le groupe international IC Volunteers ne permetpas denvisager une intégration immédiate du réseau de volontaires dont dispose lassociationau sein de Web2solidarité. Dautant plus que lONG, à travers ses sites Internet dédiés à lamise en relation de ses membres, dispose déjà dun espace de communication personnalisé. Lechantier nécessiterait ainsi de pouvoir présenter les différentes méthodologies dexpertises etles objectifs de Web2solidarité, en vu de convaincre les dirigeants dIC Volunteers de se 98
  • rassembler au sein du réseau de lASN, problématique aujourdhui vis-à-vis de la période derestructuration. Le projet Cyberplumes, et la constitution dune communauté de reporters de lasolidarité numérique dispose de bases solides qui pourraient permettre sa mise en place, sansêtre directement touché et freiné par la phase de restructuration de lASN. - Tout dabord, ayant présenté le projet à différents potentiels partenaires, leprogramme semble avoir un écho très positif auprès des écoles de journalismes identifiées ausud, ainsi que des directeurs dassociations pouvant jouer le rôle de coordinateurs dans lespays daccueil des différents ateliers de formation.Cette situation favorable permettrait ainsi dactionner de réelles démarches de partenariat audès le moment où lASN retrouvera une stabilité dans son organisation et aura défini unnouveau modèle économique viable. - Ensuite, dans la perspective dune impossibilité de portage de la part de lASN, lesoutils nécessaires au montage du projet seront toujours disponibles.Le réseau Web2solidarité est un espace existant, qui pourrait envisager lavenir dans uneapproche sur le long terme car il dispose dun soutien important de la part de ses membres(notamment ceux du sud), qui pourraient être en mesure dassurer sa vitalité dans le temps(coordinateurs de groupes pays, Cyberplumes, et lensemble des membres actifs font parti despersonnalités qui ont les moyens dentretenir cet espace communautaire professionnel).Le réseau pourrait dans différentes hypothèses se transformer en association, être rattaché àun partenaire proche et impliqué dans lactivité de Web2solidarité, ou encore être entretenupar lASN dans sa nouvelle configuration. - Enfin, élément non négligeable, le réseau Web2solidarité a été présenté lors de laréponse au quinzième appel à projet du FFI, et il a obtenu des retours positifs de la part dujury chargé de la sélection des projets à accompagner. Les éléments qui nont pas permis àWeb2solidarité dobtenir une réponse positive à sa candidature sont liées au fait que lespaceétait déjà créé quand le dossier a été déposé, mais aussi au manque dimplication et departenariats avec les acteurs du sud.La perspective dun nouveau dépôt de dossier pour le dix-septième appel doffre fin 2009 surla base dune présentation du programme Cyberplume répondrait directement aux deux 99
  • critiques exposées, en proposant à la fois le soutien à la création dune communauté dereportes observateurs de la fracture numérique au sud sur le réseau, mais aussi et surtout uneimplication directe et effective des acteurs du sud (étudiants et journalistes) avec une majoritéde partenariats signés avec les structures du sud, et un public cible dorigine africaine.Bien que nétant encore aujourdhui quà létat dhypothèse, le programme prend une forme deplus en plus susceptible daboutir à un une mise en place pratique, à travers un dépôt dedossier au FFI. Le dernier volet, vraisemblablement le plus à-même de voir le jour correspond auprojet UniversDéTIC.Pour des raisons semblables au programme Cyberplumes, le projet dorganiser un évènementuniversitaire pour lété 2010 semble disposer dun degré de faisabilité réel : - Le programme présente la particularité de pouvoir sappuyer directement sur unpartenariat solide et encourageant dans le milieu universitaire, à savoir laccompagnement duMaster eASN de Castres, et lappui de son corps professoral disposant de contacts privilégiésauprès dun réseau de formations spécialisées dans le domaine des TIC et du développement,susceptible de simplifier la constitution dun partenariat solide.Les encadrant du Master sont par ailleurs membres dun laboratoire de recherche (le LISST)spécialisé dans le domaine des sciences de linformation, de la société et des territoires, lestrois approches faisant lobjet de la synergie autour de laquelle lévènement UniversDéTICsera organisé. Cette proximité entre le laboratoire et le Master permet de donner une plusgrande crédibilité scientifique à la mise en place dune université dété.Enfin, ayant trouvé avec la ville de Castres une collectivité présentant une politiquenumérique locale très engagée, autour de différents programmes innovants dont nous avonsdéjà parlé (technopôle, colloque e-santé, formation dingénieurs en Télésanté, etc.), le MastereASN dispose dun appui local réel. La ville vise en effet au développement dun pôlescientifique et professionnel inscrit dans le domaine du développement et des TIC, permettantdenvisager les perspectives daccueil dun évènement scientifique européen autour de cesproblématiques de manière positive. - Le rassemblement des participants potentiels au sein dun espace formation surWeb2solidarité, mis en place par les étudiants de la promotion 2009-2010 permettrait de 100
  • disposer dun réseau universitaire privilégié, denvergure internationale, ayant un écho positifauprès des acteurs du mondes des TIC et du développement.Pour les raisons exposées précédemment, lavenir de lASN ne devrait pas avoir un impacttrop important dans la vitalité du réseau, notamment dans le cas où les étudiants au MastereASN seraient en charge danimer lespace des formations. - Un élément très important correspond au repérage très exhaustif des partenairespotentiels du projet, mais aussi de deux appels à projets auxquels nous pourrons envisagerdéposer une candidature au mois de mai 2010, il sagit de lappel "campus européens" duministère de lenseignement supérieur et de la recherche, ainsi que lappel régional delAgence universitaire Francophone (en mesure de soutenir financièrement le déplacement despotentiels participants venant du sud). - Enfin, et cest dans la perspective de sassurer une implication directe des étudiantsdu Master eASN, nous avons avec Destiny Tchehouali pris linitiative de reprendre en main leprojet de créer une association des anciens étudiants du Master eASN.Notre approche sest par ailleurs construite sur une perspective plus ambitieuse que la simplemise en réseau des nouveaux et anciens étudiants du Master, lobjectif étant de donner lesmoyens, par limplication des membres de lassociation et des nouveaux étudiants,daccompagner de manière rapprochée lorganisation de lUniversDéTIC.Ayant travaillé dans un premier temps sur le statut de lassociation, définissant ainsi sesobjectifs généraux, nous avons pu envisager lofficialisation de sa création lors duneassemblée générale à la rentrée universitaire 2009-2010, en présentiel à Castres, dans le butdimpliquer directement les nouveaux étudiants eASN dans lassociation.Afin de présenter le programme de manière la plus professionnelle possible, nous avons doreset déjà vérifié la disponibilité du nom de lassociation, qui sintitulera ASSoDéTIC, créé lelogo de lassociation ainsi que celui de lévènement UniversDéTIC (déclinaison de celui delassociation), ainsi que travailler sur larchitecture et les applications disponibles sur le réseausocial de lassociation AssoDéTIC, de manière à ce qua la rentrée universitaire 2009-2010,toutes les bases techniques et les aspects politiques soient à jour, période à laquelle nouspourrons actionner le projet. 101
  • BibliographieOuvragesBrunet R., (1993), "Dictionnaire : les mots de la géographie", Reclus 2e Édition Collection :"Dynamiques Du Territoire". 470 pages.Dupuy G., "Internet : géographie d’un réseau", Ed. Ellipses, Paris, 2002.Dupuy G., "La fracture numérique", Ellipses, 2007.Leney T., Coles M., Grollman P., Vilu R. (2004), "Trousse à outils pour la construction descénarios", Cedefop Dossier series; 10. Luxembourg : Office des publications officielles desCommunautés européennes.Rostow W. W., (1997), "Les Étapes de la croissance économique. Un manifeste non-communiste", Économica.Articles scientifiques et de revue – travaux académiquesJones L., Shaikh P. (2005), "The role of the facilitator: taking a systems perspective", TheSEEP Network, PLP in BDS Market Assessment, Technical Note no 3.Masselot C., (2004), "Les TIC dans la méthode catalyse : Transfert méthodologique ettechnologique", in 3ème rencontres "TIC et Territoire : quel développement" de Lille. ISDMn°16, article n°157.Proulx S. (2000), "Mondialisation et réseaux de communication : vers de nouvellessolidarités citoyennes ?", in Les mondialisations, Van Cromphaut Michel (dir.), Baudour(Belgique) : Convaincre.
  • Pouly J., (2007), "Facture numérique : une question didentité" in Revue de la GendarmerieNationale. 4ème trimestre.Renaud P., (2005), "SMSI : Avancée symbolique, résultats modestes", in Sciences au Sud,n°33.Seck M. T., "Solidarité numérique". Direction générale de létat du Sénégal.Tchehouali D. (2008), "LAPPORT DU WEB 2.0 À LA SOLIDARITE NUMERIQUE : Etudede cas du projet de réalisation dun Portail francophone collaboratif de la solidariténumérique". 89 pages.Rapports – Guides – Colloques et ConférencesAutrans (2008-2009), "Animer un réseau au quotidien : comment sappuyer sur le Web2.0pour mieux y parvenir", synthèse de latelier ThinkTank du 8 janvier 2009.DGCID (2008), "Guide de la Coopération décentralisée pour la solidarité numérique".PNUD (2001), "Rapport sur le développement humain visant à mettre les nouvellestechnologies au service du développement humain".UIT (2004), "SMSI, déclaration de principes : construire la société de linformation pour lenouveau millénaire".UNESCO (2005), "Information and Communication for capacity-building: Critical SuccessFactors", SMSI, Club de Rome. Paris. 103
  • WebliographieLes sites des acteurs de lICT4DLes laboratoires et instituts de recherche :- http://www.ict4d.org.uk- http://www.idrc.ca/Les MASTERS ICT4D :- http://www.dsv.su.se/en/- http://www.colorado.edu/atlas/- http://www.sed.manchester.ac.uk/postgraduate/taught/courses/06237/index.aspLes ONG :- http://www.apc.org/- http://www.iicd.org/- http://www.schoolnetafrica.org- http://www.isoc.org/- http://www.icvolunteers.org/Les agences du Commonwealth :- www.col.org- http://www.commonwealthconnects.net- http://www.comnet-it.org- http://www.cto.int- http://www.commonwealthfoundation.comLes Agences des Nations Unies :- http://www.un.org- http://www.unesco.org- http://www.undp.org- http://www.itu.int- http://www.un-gaid.org 104
  • La Banque Mondiale :- http://www/worldbank.org/- http://www.infodev.org/Les réseaux internationaux pluri-acteurs :- http://www.globalknowledge.org- http://www.telecentre-collective.ning.com/- http://www.bellanet.org,- http://www.digitalworldforum.eu/Les agences de coopération et de développement :- http://www.acdi-cida.gc.ca- http://www.sdc.admin.ch- http://www.sida.se- http://www.spidercenter.org/- www.hivos.nlLes fondations pour le développement :- http://www.grameenfoundation.org/- http://www.onevillagefoundation.org- http://www.dgfoundation.org/Les multinationales informatiques :- http://www.ibm.com/fr/fr- http://www.intel.com/community/international.htm?iid=intel_comm+lhn_inter_grants- http://www.microsoft.com/About/CorporateCitizenship/US/CommunityInvestment/- http://www.cisco.com/ 105
  • Les communications vidéo en ligneVidal P., Dieng D. (2009) Colloque international à Saint Louis du Sénégal du 8 au 11 juin2009, "Modèle dici et dailleurs : la société de linformation en ses territoires". Université duHavre, Université de Saint Louis du Sénégal.http://www.geographie-tic.org/index.php?option=com_content&view=article&id=43&ecb9e4d8ae92bdf202a8ed7447085c6b=45866c26fc66827250fbd60a53e7d08c#1- Abdoulaye Kante (Enda Tiers-Monde, Dakar, Sénégal) : "Linteropérabilité des réseauxsociaux : enjeux économiques ou (et) perspective citoyenne"- Abdoulaye Kante et Phillipe Vidal (Université du Havre, IDEES-CIRTAI, France) : " Faut-il repenser le système de gouvernance de la solidarité numérique",- Destiny Tchehouali (Agence Mondiale de Solidarité Numérique, Lyon, France) :"Limplication des acteurs TIC du sud dans les réseaux sociaux thématiques : cas deWeb2solidarité.org"- Gabriel Dupuy (Université Paris Sorbonne, CRIA, France) : "Fracture et dépendance",- Mamadou Ndiaye (CESTI, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Sénégal) : "La formationau journalisme face au Web2.0"- Phillippe Vidal (Université du Havre, IDEES-CIRTAI, France) : "Le web collaboratif, unenouvelle chance pour le public africain" 106
  • Les sites ayant apportés des informations diversesPrésentation du Sommet Mondiale de la Société de lInformation (SMSI) :http://www.itu.int/wsis/basic/about-fr.htmlLe concept et les mécanismes du un pourcent de la solidarité numérique :http://www.dsf-fsn.org/cms/content/view/39/73/lang,fr/Cour en ligne sur l’ICT4D :http://www.aedev.org/ict4d/www.knowledgefordevelopment.com/ICT4D03SP/Logiciel de construction de réseaux sociaux thématiques :http://www.ning.comLes appels régionaux permanents de lAUF :http://www.auf.org/communication-information/appels-offres/organiser-une-manifestation-scientifique-depot-d-une-demande.htmlLes appels doffres "Campus européens dété" du Ministère des affaires étrangères eteuropéennes :http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid28648/campus-europeens-ete-2009-des-modules-integration-sont-proposes-aux-etudiants-etrangers.html 107
  • Liste des figuresFigure 1 : Composition de léquipe de lASNFigure 2 : Rôle catalyseur de l’Agence Mondiale de Solidarité NumériqueFigure 3 : Présentation des débats lancés sur le réseau Web2solidaritéFigure 4 : Modélisation des potentialités dun réseau social thématiqueFigure 5 : les différentes applications disponibles sur Web2solidaritéFigure 6 : Présentation du programme village phone initié par la Grameen FoundationFigure 7 : Présentation du billet dactualité sur le débat "réemploi / recyclage"Figure 8 : Présentation du débat "Connectivité : quelles technologies et quels modèles dedéploiements pour généraliser laccès à Internet"Figure 9 : Présentation des invités témoins du débat : "réemploi, recyclage : quelle secondevie pour les ordinateurs"Figure 10 : Mail envoyé à Fabricia Devignes (chargée de mission solidarité numérique à EndaEurope) dans le cadre du débat "réemploi recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs"Figure 11 : Extrait de lentretien réalisé avec Jean Michel Cornu (directeur scientifique de laFING) dans le cadre du débat sur la connectivitéFigure 12 : compilation des différentes parties disponibles dans les synthèses réaliséesFigure 13 : page de garde de la synthèse : "TBI, OLPC, quels outils pour léducationnumérique"Figure 14 : Page de garde du débat "réemploi recyclage : quelle seconde vie pour lesordinateurs" 108
  • Liste des schémas cartographiques VUESchéma 1 : « organisation et relations des acteurs de l’ICT4D : vue d’ensemble »Schéma 2 : « Interrelations de partenariat entre les acteurs académiques du domaine des TIC »Schéma 3 : « Relations partenariales des ONG du domaine de l’ICT4D »Schéma 4 : « Interrelations des institutions internationales du domaine de l’ICT4D »Schéma 5 : « Interrelations des réseaux pluri-acteurs internationaux de l’ICT4D »Schéma 6 : « Partenariat des agences nationales de coopération et de développement »Schéma 7 : Partenariats des fondations privées œuvrant pour le développement dans ledomaine des TIC »Schéma 8 : « Organisation potentielle des acteurs ICT4D autour de Web2solidarity »Schéma 9 : « Workflow des scénarios du projet UniversDéTIC et de son organisation »Schéma 10 : « Modélisation du projet UniversDéTIC : organisation, montage et élargissementpotentiel »Schéma 11 : « Modélisation du développement de Web2solidarité : les programmes associéset les réalisations qui en découlent » 109
  • Liste des siglesAFD : Agence Française de DéveloppementAFVP : Agence Française des Volontaires du ProjetAPC: Association for Progressive CommunicationARDESI : Association RégionaleASSoDéTIC : Association pour une Synergie Société, Développement et TICATLAS: Alliance for Technology Learning and SocietyAUF : Agence Universitaire FrancophoneBASE: Bellanet Alliance for Social EntrepreneursCESTI : Centre d’Etude des Sciences et Techniques de l’InformationCFPI : Centre de FormationCFTI : Centre de Formation aux Techniques de l’InformationCGPNT : Conduite et Gestion de Projets Numériques TerritoriauxCIDA: Canadian International Development AgencyCNF : Campus Numériques FrancophonesCOL: Commonwealth Of LearningComNet IT: Commonwealth Network of Information Technology for DevelopmentCTO: Commonwealth Telecommunication OrganizationCRDI: Centre de Recherche et de Développement InternationalCUFR JFC : Centre Universitaire de Formation et de Recherche Jean François ChampollionDESU : Diplôme d’Etudes Supérieures UniversitairesDGCID : Direction Générale de la Coopération Internationale et du DéveloppementDGF: Development Gateway FoundationDUI : Délégation aux Usages de l’InternetDWF: Digital World ForumeASN : e-Administration et Solidarité NumériqueENAM : Ecole Nationale d’administration et de MagistratureESSTIC : Ecole Supérieure des Sciences et Techniques d’Information et CommunicationFFI : Fond Francophone des InforoutesFING : Fondation Internet Nouvelle GénérationFSN : Fonds de Solidarité NumériqueGAID: Global Alliance for ICT and Development 110
  • GKP: Global Knowledge Partnership ICT: Information and Communication TechnologyHIVOS: Humanity Institute for Development CooperationIFSIC : Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la CommunicationIICD: International Institute for Communication and DevelopmentISIS : Informatique et Système d’Information pour la SantéISOC: International SOCietyITU: International Technology UnionIUP : Institut Universitaire ProfessionnelLISST : Laboratoire Interdisciplinaire Solidarité, Société et TerritoireMAEE : Ministère des Affaires Etrangères et EuropéennesMEBA : Master Eadministration des EntreprisesMITIC : Management de l’Intégration des TIC dans les organisationsMPI : Midi Pyrénées InnovationOLPC : One Lap Top per ChildONG: Organisation Non GouvernementaleONU : Organisation des Nations UniesOTEN : Observatoire des Territoires NumériquesPNUD : Programme des Nations Unies pour le DéveloppementPOLTIC : Politiques Locales et TICPRATIC : Promotion, Réflexion et Analyse des Technologies de l’Information et de laCommunicationPVSN : Programme des Volontaires de la Solidarité NumériqueRDC : République Démocratique du CongoSDC: Swiss Agency for Development and CooperationSerécom : Services et Réseaux de CommunicationSIDA: Swedish International Devlopment AgencySNA: SchoolNet AfricaSPIDER: Swedish Program for ICT in Developing regionsTBI : Tableaux Blancs InteractifTOEFL : Test Of English as a Foreign Language UNESCO: United Nations Educational,Scientific and Cultural OrganizationUniversDéTIC : Université d’été Développement et TICUTM2 : Université Toulouse II le MirailVUE : Visual Understanding Environment 111
  • AnnexesAnnexe 1 : Document de communication programme Cyberplumes 112
  • Annexe 2 : Liste des liens vers les articles, synthèses, dossiers et entretiens réalisés pourWeb2solidaritéLes entretiens- Entretien avec Jean Michel Cornu, directeur scientifique de la FING (Fondation InternetNouvelle Génération) dans le cadre du débat : « Connectivité : quels technologies et quelsmodèles de déploiement pour généraliser l’accès à Internet ? »http://www.web2solidarite.org/forum/topics/quelles-technologies-et-quels?page=1&commentId=2341894%3AComment%3A9929&x=1#2341894Comment9929- Entretien avec Fabricia Devignes, chargé de mission en solidarité numérique à Enda Europe,dans le cadre du débat : « réemploi, recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs ? »http://www.web2solidarite.org/forum/topics/reemploi-recyclage-quelle?page=3&commentId=2341894%3AComment%3A8719&x=1#2341894Comment8719- Entretien avec Fred Bordage, consultant expert en Green IT, fondateur du blog Green IT,dans le cadre du débat : « réemploi, recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs ? »http://www.web2solidarite.org/forum/topics/reemploi-recyclage-quelle?page=1&commentId=2341894%3AComment%3A8711&x=1#2341894Comment8711- Entretien avec Alassane Sanou, responsable environnement, chargé de mission recyclagepour « les Ateliers du Bocage Ouagadougou », dans le cadre du débat « réemploi, recyclage :quelle seconde vie pour les ordinateurs ? »http://web2solidarite.ning.com/forum/topics/reemploi-recyclage-quelle?page=3&commentId=2341894%3AComment%3A8785&x=1#2341894Comment8785Les articles et billets- Billet d’actualité qui compile l’ensemble des entretiens réalisés dans le cadre du débat« réemploi, recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs ? », intitulé : « Face à face : lesacteurs de la filière du recyclage et du réemploi informatique témoignent de leurs activités surWeb2solidarité ». 113
  • http://www.web2solidarite.org/profiles/blogs/face-a-face-les-acteurs-de-la- Billet d’actualité sur le thème de l’éducation intitulé : « Les TIC dans l’enseignement : uneréalité au nord ? Un enjeu central au sud ? »http://www.web2solidarite.org/profiles/blogs/les-tic-dans-lenseignement- Article publié dans le groupe thématique économie intitulé : « Grameen Fondation : Lamicro finance pour une réduction de la fracture numérique géographique »http://www.web2solidarite.org/group/economienumrique/forum/topics/grameen-fondation-la-micro- Contribution spontanée dans le cadre du débat « réemploi, recyclage : quelle seconde viepour les ordinateurs ? », présentant l’activité de l’ONG CFSK (Computer For School Kenya)http://www.web2solidarite.org/forum/topics/reemploi-recyclage-quelle?page=2&commentId=2341894%3AComment%3A8224&x=1#2341894Comment8224- Commentaire en réaction à l’article publié par Komi intitulé : « Les TIC et le développementlocal au Togo »http://www.web2solidarite.org/profiles/blog/show?id=2341894%3ABlogPost%3A8257&page=1#comment-2341894_Comment_8451Les dossiers de synthèse- Dossier de restitution du débat participatif de Web2solidarité sur le thème del’environnement intitulé : « réemploi, recyclage : quelle seconde vie pour les ordinateurs ? »- Synthèse issue du débat participatif de Web2solidarité sur le thème de l’éducationintitulé : « TBI, OLPC, quels outils pour l’éducation numérique ? »http://api.ning.com/files/UA0agJ6Ue-7BPMMnimL4ijtw1ryjO5*0DIyGAXcAOAzJF5Ce0EXA*LfjK3cVkoEJo2ttgrSiOY1JZx7xHHbA7azA0qsSn49c/Synthsedbatducationnumrique.pdf 114
  • Table des matières :Sommaire ................................................................................................................................... 1Introduction ................................................................................................................................ 71) Solidarité Numérique versus ICT4D : Quelles similarités, quelles divergences et quellesperspectives de rapprochement ?.............................................................................................. 10 1.1) La solidarité numérique et ses acteurs clefs.................................................................. 11 1.1.1) Définition du concept de solidarité numérique..................................................... 11 1.1.2) Un contexte fragile, des objectifs à redéfinir ........................................................ 14 1.1.2.1) SMSI et création du Fond de Solidarité Numérique....................................... 14 1.1.2.2) Rôle de l’Agence Mondiale de Solidarité Numérique.................................... 17 1.1.2.3) FSN et ASN : une institutionnalisation limitée dans un contexte fragile ....... 21 • La conférence mondiale de la solidarité numérique : vers une fusion du fond et de l’agence ?................ 21 • La dissolution du FSN et les impacts structurels qui en découlent ........................................................... 23 1.2) Cartographie analytique des jeux et enjeux d’acteurs de l’ICT4D ............................... 25 1.2.1) Définition du concept de lICT4D......................................................................... 25 1.2.2) Typologie des acteurs de l’ICT4D dans une approche sectorielle........................ 10 1.2.2.1) Les acteurs académiques................................................................................. 30 • Instituts et laboratoires de recherches ....................................................................................................... 30 • Formations spécialisées dans le domaine de l’ICT4D .............................................................................. 31 1.2.2.2) Les ONG et associations du domaine de l’ICT4D.......................................... 34 1.2.2.3) Les organisations internationales .................................................................... 37 • Institutions internationales........................................................................................................................ 37 • Réseaux de partenariats pluri-acteurs ....................................................................................................... 40 • Agences de coopération et de développement .......................................................................................... 43 1.2.2.4) Les fondations privées pour le développement............................................... 45 • Fondations pour le développement par les TIC ........................................................................................ 45 • Fondations des entreprises informatiques ................................................................................................. 472) Les potentialités de développement du réseau professionnel Web2solidarité.org .............. 50 2.1) Scénario 1 : le réseau international des acteurs du domaine des TIC au service du développement ..................................................................................................................... 51 2.1.1) Quels sont les acteurs clefs qui permettront d’élargir la communauté de Web2solidarité au monde de l’ICT4D ............................................................................ 51 • La Global Alliance for ICT and Development.......................................................................................... 51 • Le Global Knowledge Partnership............................................................................................................ 52 • La Swedish International Development Agency....................................................................................... 52 115
  • • L’ONG International Institute for Communication and Development...................................................... 53 • La Digital Gateway Foundation................................................................................................................ 53 • Le centre de Recherche et de Développement International ..................................................................... 54 • Les Master ICT4D de Manchester et de Stockholm ................................................................................. 54 2.1.2) Pourquoi inviter les acteurs de l’ICT4D dans un réseau social thématique ......... 56 2.1.3) Quels sont les méthodologies d’expertises qui différencient Web2solidarite des autres réseaux sociaux des TIC pour le développement ................................................. 57 2.1.3.1) Les fonctionnalités de Web2solidarité............................................................ 58 • Les groupes thématiques........................................................................................................................... 58 • Les groupes pays ...................................................................................................................................... 59 • Les débats thématiques ............................................................................................................................. 59 • Les cyberplumes ....................................................................................................................................... 59 2.1.3.2) Les cahiers Web2solidarité et la matrice de la solidarité numérique.............. 60 2.2) Scénario 2 : UniversDéTIC, le rassemblement du monde universitaire pour une réflexion autour de la synergie "développement, Territoire et TIC".................................... 61 2.2.1) Le MASTER eASN : les étudiants de la promotion 2009-2010 comme rampe de lancement du projet ......................................................................................................... 64 • Les interventions....................................................................................................................................... 64 • Constitution, animation et coordination du groupe formation .................................................................. 65 2.2.2) Plan et méthodologie d’organisation de l’évènement UniverDéTIC.................. 66 • Le lieu d’accueil de l’évènement .............................................................................................................. 66 • Le déroulement de l’évènement................................................................................................................ 68 • Le comité scientifique............................................................................................................................... 68 • Les participants......................................................................................................................................... 69 • Les partenaires.......................................................................................................................................... 69 2.3) Scénario 3 : Cyberplumes et volontaires numériques : élargissement des communautés sur Web2solidarité................................................................................................................ 73 2.3.1) Cyberplumes : le programme décriture multimédia des jeunes observateurs francophone de la fracture numérique............................................................................. 73 • Description synthétique du projet ............................................................................................................. 73 • Les partenaires potentiels.......................................................................................................................... 74 2.3.2) Volontaires numériques : le volontariat international pour faciliter laccès généralisé aux TIC .......................................................................................................... 75 • Reprise du Programme de Volontariat de la Solidarité Numérique (PVSN) et reformulation .................. 75 • Description du projet et de ses objectifs ................................................................................................... 763) Retours d’expériences .......................................................................................................... 79 3.1) Animation et développement de Web2solidarité.......................................................... 80 116
  • 3.1.1) Animation du réseau par la publication darticles, de billets dactualités et de commentaires .................................................................................................................. 80 • "Grameen Foundation : la microfinance pour une réduction de la fracture numérique géographique (cf. annexe 2)" ........................................................................................................................................................... 81 • "Face à face : Les acteurs de la filière du recyclage et du réemploi informatique témoignent de leurs activités sur web2solidarité" (cf. annexe 2)......................................................................................................... 82 3.1.2) Les débats de Web2solidarité : organisation, animation et entretiens avec les invités témoins................................................................................................................. 83 • Première étape : la présentation de la problématique, définissant le cadre général du débat .................... 84 • Deuxième étape : lidentification et linvitation des intervenants témoins, spécialistes des questions débattues ............................................................................................................................................................. 85 • Troisième étape : la réalisation dentretiens auprès des invités témoins et la restitution des échanges ..... 87 3.1.3) Synthèses des débats : les dossiers de restitution des points de vu dacteurs publiés sur Web2solidarité........................................................................................................... 89 3.2) Les contraintes et les difficultés rencontrées ................................................................ 94 3.3) Les apports du stage...................................................................................................... 96Conclusions et perspectives ..................................................................................................... 98Bibliographie.......................................................................................................................... 102Webliographie ........................................................................................................................ 104Liste des figures ..................................................................................................................... 108Liste des schémas cartographiques VUE ............................................................................... 109Liste des sigles ....................................................................................................................... 110Annexes.................................................................................................................................. 112Table des matières :................................................................................................................ 115 117