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  • 1. 1 UNIVERSITE DE DSCHANG The University of Dschang ………… FACULTE D’AGRONOMIE ET DES SCIENCES AGRICOLES Faculty of Agronomy and Agricultural Sciences ………… DEPARTEMENT D’ECONOMIE RURALE Department of Agricultural Economics ANALYSE DU FONCTIONNEMENT DE LA FILIERE NJANSANG (RICINODENDRON HEUDELOTII) : ESTIMATION DES COUTS ET DES MARGES DES ACTEURS (Cas de la Région du Centre, Cameroun)Mémoire de fin d’études présenté en vue de l’obtention du Diplôme d’Ingénieur Agronome Option : Economie et Sociologie Rurales Par : NAKUNA TSALA Arlette Marlyse Matricule : 04A061 Décembre 2009
  • 2. 2 UNIVERSITE DE DSCHANG The University of Dschang ………… FACULTE D’AGRONOMIE ET DES SCIENCES AGRICOLES Faculty of Agronomy and Agricultural Sciences ………… DEPARTEMENT D’ECONOMIE RURALE Department of Agricultural Economics ANALYSE DU FONCTIONNEMENT DE LA FILIERE NJANSANG (RICINODENDRON HEUDELOTII) : ESTIMATION DES COUTS ET DES MARGES DES ACTEURS (Cas de la région du centre, Cameroun)Mémoire de fin d’études présenté en vue de l’obtention du Diplôme d’Ingénieur Agronome Par : NAKUNA TSALA Arlette Marlyse Option : Economie et Sociologie Rurales Matricule : 04A061 12e promotion Encadreur : Superviseur : M. Charly FACHEUX François KAMAJOU, Professeur Spécialiste en Marketing et Faculté de Sciences Economiques Développement des Entreprises et de Gestion/Faculté d’Agronomie World Agroforestry Center-ICRAF et Sciences Agricoles Chef du département d’économie rurale Décembre 2009
  • 3. i FICHE DE CERTIFICATION DE L’ORIGINALITE DU TRAVAILJe soussignée NAKUNA TSALA Arlette Marlyse, atteste que le présent mémoire est le fruitde mes travaux effectués dans les localités d’Ekpwassong, Nkoloboudou, Sa’a ainsi que dansles principaux marchés des villes de Yaoundé et Douala sous l’encadrement de M. CharlyFACHEUX, spécialiste en marketing et développement des entreprises à l’ICRAF-AHT etsous la supervision de François KAMAJOU, Professeur et chef du département d’EconomieRurale à la FASA. Ce mémoire est authentique et n’a pas été antérieurement présenté pourl’acquisition de quelque grade universitaire que ce soit. Nom et signature de l’auteur Visa de l’encadreur Date Date Visa du superviseur Visa du chef de département Date Date
  • 4. ii FICHE DE CERTIFICATION DES CORRECTIONS APRES SOUTENANCELe présent mémoire a été revu et corrigé conformément aux observations du Jury.VISA DU SUPERVISEUR VISA DU PRESIDENTVISA DU CHEF DE DEPARTEMENT
  • 5. iii DEDICACE Je dédie ce travail qui est le couronnement de cinq longues et laborieuses années d’études à celui qui a toujours guidé mes pas : le Seigneur Dieu Tout Puissant, etA Mes adorables parents TSALA Roger et MBOE Monique Marie pour pour tous les efforts consentis pour mon éducation. Qu’ils retrouvent ici le sentiment d’une tâche bien accomplie.
  • 6. iv REMERCIEMENTSToute ma formation, ainsi que la réalisation de ce mémoire n’auraient pu être possibles sans leconcours de plusieurs personnes à qui je tiens à exprimer ma profonde gratitude. Je pensespécialement à : mon superviseur Pr. Kamajou François, dont les conseils et les orientations ont étéessentiels pour la production de ce mémoire. A travers lui, je remercie tout le personnelenseignant et le personnel d’appui de la FASA ; mon encadreur M. Charly Facheux qui a initié cette étude et dont les remarques ontcontribué à finaliser ce travail ; Dr Zac Tchoundjeu qui a accepté de nous accueillir dans son institution. Dr Ann Degrande et à Charlie Mbosso pour les documents mis à ma disposition et pourla précieuse aide apportée dans l’élaboration des questionnaires d’enquête; Guillaume Lescuyer, Abdon Awono du CIFOR, dont les entretiens ont été déterminantspour la réalisation de cette étude ; tout le personnel de l’ICRAF pour leur soutien et pour l’ambiance qui a régné tout aulong de notre stage ; habitants d’Ekpwassong, Nkoloboudou et Sa’a ; de même qu’à tous les commerçantsqui ont été enquêtés ; M. Ondoua Materne (ADEAC), M. Okono Douma et M. Touna (DAADER Sa’a) quim’ont aidée à entrer en contact avec les paysans et les commerçants ; La famille Ndjeba à Akonolinga ; Mireille Zoa Ngoyene, qui m’a permis d’obtenir ce stage ; mes amis: Yannick Zoa, Foé Frédéric, Yves Eone, Raoul Mbratana, Daniel Akono,Nina Ndemba, Nestor Ngouambé, Divine Foundjem, Alain Ekollo, Serge Yakeu, CarolleBikoué, Rosine Tchatchoua, Ninon Edima, Aïcha Manjeli pour les nombreuses relectures etcommentaires ; tous mes camarades stagiaires à ICRAF : Léa Eboutou, Marcel Moukend, Mary Nyobe,Nicole Mvogo, Blandine Nguenaye, Linda Ketchiamen, Serge Emou, Serge Babe etChristianne Tsobeng, ainsi qu’à tous mes camarades de la FASA.
  • 7. vMa famille qui m’a apporté un soutien moral et financier. Je pense précisément à : Djeukam Blaise dont la contribution financière et les encouragements ont permis quema formation soit moins contraignante ; Joel Ekoudi Raskin qui m’a gracieusement offert un ordinateur pour faciliter monstage ; mes oncles et tantes, Francis Tsala, Christian A. Tsala, Tsimi Tsala Henri et son épouse, Ekoudi Francois Xavier, Mebenga Nicodème, Mboudou Augustin, Atangana Bonaventure et leurs épouses, Elono Michel, Mr et Mme Ndoumba, M. et Mme Bela, Mballa, Virginie Ngono, Mme Abanda Honorine, Mengue Marie, M. Nomo parfait et son épouse, Mengue Madeleine., Fabien Mballa, Nga Toulou Rosalie, Sr Jacques Françoise et Sr Antoinette Ndzié dont le soutien n’a pas été des moindres ; la grande Famille Messi, la Famille Etoga, maman Martine et maman Clémentine àDschang qui m’ont apporté un soutien moral tout au long de ma formation ; mes frères, sœurs, cousins et cousines: Fleury Tsala, Léonce Tsala Otou, Larissa NgonoTsala, Josiane Tsala Mengue, David Emery Tsala, Lucas, Paule, Julio, Thérèse, Estelle,Michou, Stéphane, Lionel, Armel, Anicet, Cédric, Mireille, Dorine et Alice ; enfin, à tous ceux que je n’ai pas nommés ici, mais qui m’ont certainement apporté unecontribution à mon épanouissement durant ma formation.
  • 8. vi TABLE DES MATIERESFICHE DE CERTIFICATION DE L’ORIGINALITE DU TRAVAIL ------------------------------------------------- IFICHE DE CERTIFICATION DES CORRECTIONS APRES SOUTENANCE -----------------------------------IIDEDICACE ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- IIIREMERCIEMENTS ------------------------------------------------------------------------------------------------------------IVTABLE DES MATIERES ------------------------------------------------------------------------------------------------------VILISTE DES TABLEAUX, FIGURES ET PHOTOS ----------------------------------------------------------------------IXLISTE DES ABBREVIATIONS ----------------------------------------------------------------------------------------------XIRESUME ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ XIIABSTRACT -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- XIIICHAPITRE 1 : INTRODUCTION GENERALE--------------------------------------------------------------------------- 1 1.1. CONTEXTE ............................................................................................................................................. 1 1.2. PROBLEMATIQUE ................................................................................................................................ 2 1.3. OBJECTIFS DE L’ETUDE ..................................................................................................................... 4 1.4. IMPORTANCE DE L’ETUDE ............................................................................................................... 5 1.5. ORGANISATION DU MEMOIRE......................................................................................................... 5CHAPITRE 2 : CLARIFICATION CONCEPTUELLE, CADRE THEORIQUE ET REVUE DE LALITTERATURE------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 7 2.1. CLARIFICATION CONCEPTUELLE ................................................................................................. 7 2.1.1. Fonctionnement -------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 7 2.1.2. Rentabilité ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 7 2.1.3. Filière ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 8 2.1.4. Acteurs --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 9 2.1.5. Marché -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 9 2.2. CADRE THEORIQUE .......................................................................................................................... 10 2.2.1. L’Approche Filière --------------------------------------------------------------------------------------------------------- 10 2.2.2. L’approche Structure-Conduite-Performance--------------------------------------------------------------------- 13 2.2.2.1. La structure du marché -------------------------------------------------------------------------------------------------------13 2.2.2.2. La conduite du marché --------------------------------------------------------------------------------------------------------14 2.2.2.3. La performance du marché --------------------------------------------------------------------------------------------------15 2.2.2.4. Critique du paradigme Structure-Conduite-Performance -----------------------------------------------------------15 2.3. REVUE DE LA LITTERATURE.......................................................................................................... 16 2.3.1. Les produits forestiers non ligneux et leur importance ----------------------------------------------------------- 16 2.3.2. La commercialisation des produits forestiers non ligneux ------------------------------------------------------- 16 2.3.2.1. Les acteurs du système de commercialisation des PFNL --------------------------------------------------------------17 2.3.2.2. Le commerce du Njansang ----------------------------------------------------------------------------------------------------17
  • 9. vii 2.3.3. Utilisation de Ricinodendron heudelotii (Baill.) Pierre ex Pax. ------------------------------------------------ 18 2.3.4. Technique de récolte des fruits et procédé d’obtention des amandes ----------------------------------------- 19CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE ----------------------------------------------------------------------------------------- 21 3.1. PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDE ....................................................................................... 21 3.1.1. Sa’a dans le département de la Lékié--------------------------------------------------------------------------------- 22 3.1.1.1. Situation géographique--------------------------------------------------------------------------------------------------------22 3.1.1.2. Climat et végétation ------------------------------------------------------------------------------------------------------------22 3.1.1.3. Sols et Relief ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------22 3.1.2. Ekpwassong et Nkoloboudou dans le département du Nyong et Mfoumou ------------------------------- 22 3.1.2.1. Situation géographique--------------------------------------------------------------------------------------------------------22 3.1.2.2. Relief et hydrographie ---------------------------------------------------------------------------------------------------------23 3.1.2.3. Climat et végétation ------------------------------------------------------------------------------------------------------------23 3.2. POPULATION DE L’ETUDE ET ECHANTILLONAGE ................................................................. 24 3.2.1. Population de l’étude ------------------------------------------------------------------------------------------------------ 24 3.2.2. Choix des zones de production et des producteurs --------------------------------------------------------------- 24 3.2.3. Choix des marchés et des commerçants ----------------------------------------------------------------------------- 25 3.3. LES DONNEES ET LEURS SOURCES............................................................................................... 27 3.3.1. Les sources secondaires -------------------------------------------------------------------------------------------------- 27 3.3.2. Les sources primaires ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 27 3.4. TRAITEMENT ET TECHNIQUE D’ANALYSE DES DONNEES ................................................... 28 3.5. LIMITES DE L’ETUDE ........................................................................................................................ 29CHAPITRE 4 : RESULTATS ET DISCUSSION ------------------------------------------------------------------------- 30 4.1. IDENTIFICATION ET CARACTERISTIQUES SOCIO-ECONOMIQUES DES ACTEURS ...................... 30 4.1.1. Identification des acteurs ----------------------------------------------------------------------------------------------------- 30 4.1.2. Caractéristiques socioéconomiques des acteurs ----------------------------------------------------------------------- 30 4.1.2.1. Le sexe ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------31 4.1.2.2. L’âge --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------32 4.1.2.3. Le niveau d’éducation -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------33 4.2. LE FONCTIONNEMENT DE LA FILIERE NJANSANG.............................................................................. 34 4.2.1. Les différentes étapes de la récolte et du conditionnement ---------------------------------------------------------- 34 4.2.2. L’organisation de la cueillette / ‘‘production’’ ------------------------------------------------------------------------- 37 4.2.3. Les acteurs et leurs fonctions ------------------------------------------------------------------------------------------------ 39 4.2.4. Les circuits de commercialisation du Njansang ------------------------------------------------------------------------ 40 4.2.4.1. La structure globale de la filière----------------------------------------------------------------------------------------------------40 4.2.4.2. Les différents types de circuits ------------------------------------------------------------------------------------------------------41 4.2.4.3. Les relations entre les acteurs. ------------------------------------------------------------------------------------------------------43 .4.2.4.4. Les flux du Njansang -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------44 4.2.5. La commercialisation du Njansang ---------------------------------------------------------------------------------------- 45
  • 10. viii 4.3. LES CHARGES SUPPORTEES PAR LES ACTEURS .................................................................................. 48 4.3.1. Les charges des récolteurs --------------------------------------------------------------------------------------------------- 48 4.3.2. Les charges des commerçants ----------------------------------------------------------------------------------------------- 51 4.3.2.1. Les charges des collecteurs ----------------------------------------------------------------------------------------------------------52 4.3.2.2. Les charges des super-grossistes ---------------------------------------------------------------------------------------------------53 4.3.2.3. Les charges des grossistes de type1 ------------------------------------------------------------------------------------------------55 4.3.2.4. Les charges des grossistes de type 2 -----------------------------------------------------------------------------------------------56 4.3.2.5. Les charges des détaillants -----------------------------------------------------------------------------------------------------------56 4.4. LES PRIX PRATIQUES ET LES UNITES DE MESURE .............................................................................. 57 4.4.1. Les prix moyens de vente pratiqués par les récolteurs---------------------------------------------------------------- 58 4.4.2. Les prix moyens d’achat et de vente des collecteurs ------------------------------------------------------------------ 59 4.4.3. Les prix moyens d’achat et de vente des super-grossistes ----------------------------------------------------------- 60 4.4.4. Les prix moyens d’achat et de vente des grossistes de type 1 ------------------------------------------------------- 61 4.4.5. Les prix moyens d’achat et de vente des grossistes de type 2 ------------------------------------------------------- 61 4.4.6. Les prix moyens d’achat et de vente des détaillants ------------------------------------------------------------------- 62 4.5. LES MARGES BRUTES ET LES MARGES NETTES DES ACTEURS ....................................................... 63 4.5.1. Les marges des récolteurs ---------------------------------------------------------------------------------------------------- 63 4.5.2. Les marges des collecteurs --------------------------------------------------------------------------------------------------- 64 4.5.3. Les marges des super-grossistes. ------------------------------------------------------------------------------------------- 65 4.5.4. Les marges des grossistes de type 1 --------------------------------------------------------------------------------------- 65 4.5.5. Les marges des grossistes de type 2 --------------------------------------------------------------------------------------- 66 4.5.6. Les marges des détaillants --------------------------------------------------------------------------------------------------- 66 4.6. COMPARAISON DES COUTS ET DES MARGES DE COMMERCIALISATION DES ACTEURS .......... 67 4.7. LES CONTRAINTES DES ACTEURS DANS LA FILIERE ......................................................................... 69CHAPITRE 5 : CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS --------------------------------------------------------- 71 5.1 CONCLUSION ................................................................................................................................................. 71 5.2. RECOMMANDATIONS ....................................................................................................................... 74REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ------------------------------------------------------------------------------------ 75ANNEXES ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 79
  • 11. ix LISTE DES TABLEAUX, FIGURES ET PHOTOSListe des tableauxTableau 1: Les méthodes danalyse des filières .............................................................................11Tableau 2 : Les structures du marché et leurs caractéristiques......................................................14Tableau 3: Répartition des paysans/récolteurs par localité ...........................................................25Tableau 4: Répartition des commerçants par fonction et par marché ...........................................26Tableau 5: Répartition des acteurs par sexe ..................................................................................31Tableau 6: Répartition des acteurs par classe dâge.......................................................................32Tableau 7: Répartition des acteurs en fonction du niveau déducation .........................................34Tableau 8: Les facteurs pris en compte pour la fixation du prix de revente..................................47Tableau 9: Distribution des coûts moyens de production d’un kg de Njansang (FCFA/kg).........50Tableau 10: Charges supportées par les collecteurs par localité (FCFA/kg) ................................52Tableau 11: Charges supportées par les super-grossistes (FCFA/kg) ...........................................54Tableau 12: Charges des grossistes de type 1 par marché (FCFA/kg) ..........................................55Tableau 13: Charges des grossistes de type 2 par marché (FCFA/kg) ..........................................56Tableau 14 : Charges des détaillants par marché (FCFA/kg)........................................................57Tableau 15: Prix moyen de vente du Njansang dans les localités détude (FCFA/kg) ..................58Tableau 16: Prix moyen d’achat et de vente des collecteurs par période (FCFA/kg) ...................59Tableau 17: Prix moyen d’achat et de vente des super-grossistes par période (FCFA/kg) ...........60Tableau 18 : Prix moyen d’achat et de vente des grossistes de type 1 par période (FCFA/kg) ....61Tableau 19: Prix d’achat et de vente des grossistes de type 2 par période (FCFA/kg) .................62Tableau 20: Prix d’achat et de vente des détaillants par période (FCFA/kg) ................................62Tableau 21: Les marges des récolteurs par localité (FCFA/kg) ....................................................63Tableau 22: Les marges des collecteurs (FCFA/kg) .....................................................................64Tableau 23: Les marges des super-grossistes (FCFA/kg) .............................................................65Tableau 24: Les marges des grossistes de type 1 (FCFA/kg)........................................................65Tableau 25: Les marges des grossistes de type 2 (FCFA/kg)........................................................66Tableau 26: Les marges des Détaillants (FCFA/kg) .....................................................................66Tableau 27: Récapitulatif des coûts et des marges de commercialisation (FCFA/kg) ..................68
  • 12. xListe des figuresFigure 1 Carte de localisation de la zone d’étude------------------------------------------- 21Figure 2 Les lieux où s’effectue le lavage---------------------------------------------------- 36Figure 3 Les différentes étapes de la récolte------------------------------------------------- 37Figure 4 La répartition des périodes de la récolte et de la commercialisation au cours de l’année ----------------------------------------------------------------------------- 38Figure 5 Graphe de la filière Njansang dans la région du Centre 41Figure 6 Diagramme des flux de Njansang--------------------------------------------------- 44Figure 7 Estimation du temps par opération pour un kilogramme de Njansang-------- 49Figure 8 Les coûts et le temps mis pour chacune des étapes du processus de production d’un kilogramme de Njansang----------------------------------------- 51Liste des photosPhoto 1: Le dépulpage du Njansang ..............................................................................................35Photo 2 : Le Njansang lavé ............................................................................................................35Photo 3 : Concassage du Njansang à l’aide d’un clou ..................................................................36Photo 4 : Concassage du Njansang à l’aide de deux pierres ........................................................36Photo 5 : Séchage des amandes de Njansang ................................................................................37Photo 6 : Une commerçante mesurant le Njansang avec un verre en inox ...................................58
  • 13. xi LISTE DES ABBREVIATIONSADEAC Association Pour Le Développement Intégral Des Exploitants Agricoles Du CentreAFTP4A Agroforestry Tree Products For Africa »CIFOR « Center For International Forestry Research »CIRAD Centre de Coopération International en Recherche Agronomique pour Le DéveloppementCOMIFAC Commission des Forêts d’Afrique CentraleDAADER Délégation d’Arrondissement d’Agriculture et du Développement RuralDGDC « Directorate General for Development Cooporation »FASA Faculté d’Agronomie et des Sciences AgricolesFAO « Food and Agriculture Organisation »FMI Fonds Monétaire InternationalICRAF « International Center for Research in Agroforestry »ICRAF-AHT « International Center for Research in Agroforestry- African Humid Tropics »INTERNET « International Network »IRAD Institut de Recherche Agricole pour le DéveloppementPAFs Produits AgroforestiersPAS Programme d’Ajustement StructurelPFNL Produits Forestiers Non LigneuxSCP Structure Conduite PerformanceSMIG Salaire Minimum Interprofessionnel GarantiSPSS Statistical Package For Social Science »
  • 14. xii RESUMELa présente étude s’est déroulée d’Avril à Septembre 2009. Son objectif était d’analyser lefonctionnement et d’estimer la rentabilité de la filière Njansang dans la région du Centre. Deuxtypes de questionnaires; l’un adressé à 60 paysans des localités d’Ekpwassong, Nkoloboudou etSa’a, l’autre à 38 commerçants dans les marchés ruraux (Akonolinga, Ayos et de Sa’a), dans 2marchés de Yaoundé (Mokolo et Mfoundi) et dans deux marchés de Douala (le marché Centralet celui de New-bell) ont été utilisées. Les informations recueillies à l’aide de cesquestionnaires ont été analysées avec le logiciel SPSS et le tableur EXCEL.Il ressort de notre travail que la filière Njansang est constituée de six catégories d’acteurs : lesrécolteurs, les collecteurs, les super-grossistes, les grossistes de type 1 et 2 et les détaillants.Ces acteurs, en majorité des femmes, ont une éducation formelle et réalisent une seule fonctioncommerciale : la fonction d’échange. Trois types de circuits ont été identifiés : les circuits àcinq, quatre et trois intermédiaires. Le flux le plus important de ce commerce est dirigé vers lesmarchés de Douala. En fonction des origines et des destinations du produit, quatre circuits ontété identifiés. D’une manière générale, les récolteurs sont les acteurs qui supportent les chargesles plus élevées. Les récolteurs d’Ekpwassong ont les plus grandes marges en période depénurie et d’abondance. Parmi les intermédiaires, les grossistes de type 1 et les grossistes detype 2 sont les acteurs qui supportent les charges de commercialisation les plus faibles dans lescircuits 1,2 et 3 ; et 4 respectivement. Dans tous les circuits, ce sont les détaillants qui ont lesplus fortes charges à l’unité. En période de pénurie, les grossistes de type 2 ont les marges lesplus faibles. Ce sont les détaillants, dans les circuits 1,2 et 4 ; et les grossistes de type 1, dans lecircuit 3 qui ont les plus fortes marges pendant cette période. En période d’abondance, lesgrossistes de type 2 ont les plus faibles marges dans les circuits 1, 2 et 4, et les détaillants dansle circuit 3. Par contre, les détaillants ont les marges les plus élevées dans les circuits 1, 2 et 4et les collecteurs dans le circuit 3.L’étude recommande aux paysans, de créer des groupes d’entraide afin de réduire les coûtsunitaires de récolte et d’augmenter les quantités collectées. Nous suggérons à l’ICRAF demettre encore plus d’accent sur la communication et le marketing en mettant en place lessystèmes d’information des marchés. L’étude suggère aux commerçants de s’organiser enassociations afin de réduire considérablement les coûts de commercialisation. A l’état, nousrecommandons de créer et d’améliorer les infrastructures routières en zone rurale.
  • 15. xiii ABSTRACTThe present study was conducted from April to September 2009. Its main objective was toanalyze the functioning and estimate the profitability of “Njansang” value chain in the centralregion of Cameroon. To achieve this objective, data were collected using two types ofquestionnaires on 60 farmers in localities Ekpwassong, Nkoloboudou and Sa’a, and 38 tradersin rural markets (Akonolinga, Ayos, Sa’a), in 2 markets of Yaounde (Mokolo and Mfoundi)and the 2 markets of Douala (Central Market and New-Bell).The data gathered through these questionnaires were analyzed with SPSS and Excel softwares.The study reveals that, Njansang value chain consists of six categories of actors: harvesters,collectors, super-wholesalers, wholesalers of type 1 and 2 and retailers. These actors, mostlywomen have a formal education and perform a single marketing function, that is, the exchangefunction. Three types of channels have been identified with five, four and three intermediaries.The largest flow of trade is directed to markets in Douala. Depending on the origins anddestinations, four channels have been identified. In general, the harvesters are the actors whobear the highest costs. The harvesters of Ekpwassong have the largest margins both in times ofscarcity and abundance. Among the intermediaries, wholesalers of type 1 and 2 bear the lowestmarketing costs in the channels 1, 2 and 3, and 4 respectively. In all the channels, retailers bearthe highest marketing costs. In time of scarcity, wholesalers of type 2 have the highest margins.Retailers, in channels 1, 2 and 4 and wholesalers of type 1 in channel 3 have the highestmargins in that period. In times of abundance, wholesalers of type 2 have the lowest margins inchannels 1, 2 and 4 and retailers in channel 3. In channels 1, 2 and 4, retailers are the actorswith the highest margins and collectors in channel 3.The study recommends that farmers do create self aid groups to reduce harvesting costs per unitand increase the quantities collected. It is suggested that ICRAF put more emphasis oncommunication and marketing by setting up market information systems. The traders areadvised to organize themselves into associations in order to reduce marketing costs. Thereduction of these marketing costs requires the creation and improvement of ruralinfrastructures, which is the responsibility of government.
  • 16. 1 CHAPITRE 1 : INTRODUCTION GENERALE1.1. CONTEXTELe bassin du Congo, avec environ 20% des forêts tropicales, est le deuxième plus grandmassif forestier tropical du monde, après celui de l’Amazonie (Ze Meka, 2004). Situéesau cœur du bassin du Congo, les forêts du Cameroun regorgent d’énormes richessesvégétales, animales, ligneuses et non ligneuses. D’après Ruiz Pérez et al. (1999), cesforêts offrent une grande diversité de produits autres que le bois. Ces produits sontutilisés pour la subsistance et à des fins médicinales. Ils sont vendus sur les marchéslocaux et à létranger.L’exploitation du bois a longtemps été considérée comme la principale activité forestièregénératrice de revenus dans les pays situés à l’intérieur du bassin du Congo; faisant ainsidu bois d’œuvre, l’un des plus importants produits à haute valeur économique de la forêt.En 1986, le Cameroun plonge dans le marasme économique dont les causes sont à la foisexternes telles que la dépréciation du dollar US et la chute brutale des cours du cacao, ducafé et du pétrole sur le marché international (Bikié et al., 2000) ; et internes telles que lamauvaise gestion du secteur public et les politiques économiques inadaptées (Kamajou,1992). Face à cette crise, le Cameroun adopte en 1989 le programme d’ajustementstructurel (PAS) sous l’incitation de la Banque Mondiale et du Fonds MonétaireInternational (FMI) pour résorber les causes de la crise économique. Ce programmeremodèle le secteur productif en zone rurale (Bikié et al. 2000). Ce qui entraîne alors unepression accrue sur les ressources naturelles des pays de la sous-région d’AfriqueCentrale. Cette pression est aggravée par la dévaluation du franc CFA qui a rendu lescoûts de production beaucoup plus élevés et les importations beaucoup plus chères. Cequi a conduit les populations des zones forestières à rechercher d’autres sources derevenus ; rendant le secteur des Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) encore plusattrayant (Guedje, 2000). L’exploitation forestière et la culture des produits vivriers pourla subsistance s’accompagnent alors de l’exploitation et de la commercialisation desPFNL.
  • 17. 2Aujourd’hui, de nombreux PFNL font l’objet d’une exploitation accrue du fait del’importance économique qu’ils ont au sein des ménages. Dans la plupart des pays enAfrique, les PFNL jouent un rôle prépondérant dans la vie de la population car ils sont àla fois utilisés pour la subsistance et comme source de revenu. Dans le même sens,Ndoye et al. (2000) signalent que ces PFNL et particulièrement les produits d’arbresfruitiers locaux contribuent de manière significative au bien-être des populations ruralesau Cameroun. De ce fait, ils constituent l’une des priorités des structures de recherche etorganismes de développement parmi lesquels l’ICRAF (International Center forResearch in Agroforestry).L’ICRAF, à travers ses divers axes de recherche, porte une attention particulière sur lemarketing des arbres « qui travaillent », cest-à-dire qui permettent d’assurer aux paysansdes revenus considérables pour garantir leur bien-être et celui de leur famille. En 1997,une étude sous régionale réalisée au Cameroun, au Nigéria, au Gabon et au Ghana aconduit le centre de recherche à orienter ses travaux vers certains PFNL. C’est ainsi que,cinq espèces dites « prioritaires » ont été retenues, à savoir : Irvingia gabonensis(Andok), Dacryodes edulis (Safou), Chrysophyllum albidum, Garcinia kola (Cola) etRicinodendron heudelotii (Njansang). Depuis lors, la recherche se poursuit sur cesspéculations dans le cadre régional (Tchoundjeu et al., 2006).1.2. PROBLEMATIQUEL’économie du Cameroun repose essentiellement sur le secteur primaire (agriculture etexploitation forestière). Pendant plusieurs années, l’exploitation du bois et les cultures derente à l’instar du cacaoyer et caféier ont eu une place prépondérante au sein des ménagestant en milieu rural qu’en milieu urbain. Ces ménages bénéficiaient des avantages liés àl’encadrement (subventions) que l’Etat apportait aux filières de rente, alors plusrémunératrices à cette époque. Ces filières (cacao et café) bien organisées et bienstructurées parvenaient à faire vivre les producteurs. Avec la libéralisation du prix ducacao, l’augmentation du prix des intrants et le retrait de l’Etat (Alary, 1996), lespopulations se tournent vers l’exploitation des ressources disponibles dans leurenvironnement et auxquelles elles n’attachaient pas jusque là un grand intérêt. Ces
  • 18. 3produits plus connus sous la dénomination de produits forestiers non ligneux (PFNL),revêtent une importance énorme sur les plans nutritionnel, médicinal et socioéconomique. La FAO (1999) définit les PFNL comme « des biens dorigine biologiqueautres que le bois, dérivés des forêts, des autres terres boisées, et des arbres hors forêts ».Les PFNL permettent aux populations en zones rurale et urbaine de diversifier leurssources de revenus ; contribuant ainsi à assurer la sécurité alimentaire et à réduire leurniveau de pauvreté (Ndoye, 2005). Selon le même auteur, cette activité génère desemplois surtout pour les femmes et les minorités.Les PFNL, essentiellement collectés dans leur état naturel font l’objet d’un commerceaux niveaux local, régional et international. Sur le plan international, la valeuréconomique des PFNL issus du Cameroun est bien importante. Comme illustration, pourles PFNL, la France à elle seule importe environ 19,2 millions $ US (8,6 milliard deFCFA) ; avec une contribution de 83 333 $ US (37,5 millions de FCFA) pour le Njansang(Tabuna, 2000). Les marchés des PFNL dans la zone de forêts humides du Camerounsont très dynamiques ; cest-à-dire que leur rôle dans l’assemblage et la distribution desPFNL peut changer au cours d’une année, et même d’une année à l’autre. De plus, aucours d’une année il peut avoir plusieurs pics de l’offre d’un même produit ; situation quiaffecte le comportement du marché et les stratégies des participants (Ndoye et al.1998).Une autre étude menée par Ndoye et al. (1995) sur les PFNL de la zone de forêt humidedu Cameroun (Dacryodes edulis, Irvingia spp., Cola acuminata et Ricinodendronheudelotii) a révélé que la quantité de PFNL commercialisée représentait au moins 1,75millions $ US dans la moitié des années 1990. Une étude similaire réalisée sur le marchéde New-Bell à Douala a estimé le chiffre d’affaires des quantités échangées dans cemarché à 248 700 $ US (environ 108 millions de FCFA) en 1998 et 464 235 $US (203millions de FCFA en 1999 pour le Ricinodendron heudelotii (Ngono et Ndoye, 2004).Ricinodendron heudelotii (Njansang) fait donc partie avec les amandes de Irvingiagabonensis (Andok) et les feuilles de Gnetum africanum (okok), des principaux PFNLles plus exploités et commercialisés voire, les plus exportés par les populations dans larégion forestière du grand Sud Cameroun (Facheux et Tsafack, 2007). De nombreusesétudes s’attèlent à démontrer le potentiel des PFNL et certains organismes et projetscomme l’ICRAF et la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC)s’intéressent au développement des produits forestiers non ligneux. En 2003, le projet
  • 19. 4« Farmer Enterprise Development » a identifié les zones d’Akonolinga et d’Ayos dans larégion du Centre comme des zones potentielles d’exploitation des graines de Njansang.L’un des résultats importants de ce projet est l’organisation des producteurs et leregroupement des commerçants dans le but de favoriser des actions collectives. Ainsi, lesventes groupées ont été organisées et un fonds de garantie a été mis en place, dans le butde créer une situation où les commerçants sont amenés vers le produit et font face à despaysans organisés au sein d’un groupe.Néanmoins, malgré cette importance et l’intérêt prononcé des organismes dedéveloppement du milieu rural pour développer les filières des PFNL, les questionsrelatives à la rentabilité de cette activité se posent. Plusieurs auteurs (Bikoué, 2004;Touna, 2005; Mbosso, 2007) ont relevé l’importance socio-économique de la filière.Njansang. Leurs études, notamment celle de Touna (2005), ont permis de connaître lescircuits de commercialisation du Njansang. Mais jusqu’à présent, aucune étude n’a portésur la rentabilité de cette filière pour les différents acteurs, afin de savoir quel est sonpotentiel réel.Dans une perspective de développement des PFNL, il importe donc de savoir ce qu’unacteur gagnerait à s’intégrer dans l’activité et ce qu’il y apporte concrètement en termesde temps et d’investissement. Cette étude est une contribution à la détermination de larentabilité de la filière Njansang. Il s’agit pour nous d’avoir une meilleurecompréhension du fonctionnement de la filière et d’évaluer les coûts supportés parchacun des acteurs de la filière et les bénéfices que chacun d’eux perçoit. En d’autrestermes, La filière Njansang est-elle rentable et quelles sont les contraintes de sondéveloppement ? Pour répondre à cette question principale de recherche, l’étude tenterade répondre aux questionnements suivants: 1. comment fonctionne la filière Njansang? 2. quels sont les coûts engagés par chacun des acteurs de cette filière? 3. quels sont les revenus obtenus par chacun des acteurs de la filière? 4. quelles sont les difficultés rencontrées par ces acteurs ?1.3. OBJECTIFS DE L’ETUDE
  • 20. 51.3.1. Objectif PrincipalL’objectif principal de cette étude est d’analyser le fonctionnement et d’estimer larentabilité de la filière Njansang.1.3.2. Objectifs spécifiquesDe manière spécifique, l’étude envisage la réalisation des objectifs suivants: 1. faire la caractérisation socio-économique des acteurs ; 2. analyser le fonctionnement de la filière ; 3. évaluer les coûts supportés par chacun des acteurs au sein de la filière ; 4. estimer les marges bénéficiaires de chaque acteur ; 5. déterminer les contraintes des acteurs de la filière.1.4. IMPORTANCE DE L’ETUDEL’ICRAF depuis près de 6 ans a entrepris des activités au sein de la filière Njansang envue d’améliorer les capacités des producteurs et de leur permettre d’augmentersignificativement leurs revenus. Une démarche diagnostic basée sur l’approche filièrepourrait apporter un appui à l’émergence de la filière des PFNL en général et duNjansang en particulier. Le but recherché ici est double : accéder à une meilleurevisibilité de la filière et améliorer l’accès au marché pour les petits exploitants.Cette étude va permettre de maîtriser le marché afin de faciliter aux paysans l’obtentiondes meilleurs revenus de la vente des produits issus des arbres fruitiers locaux. Ellepermettra également de savoir quelles sont les opportunités de marché qui peuvent êtreexploitées. L’étude permettra enfin de renseigner les acteurs sur la répartition des margesau sein de la filière.1.5. ORGANISATION DU MEMOIRELe présent document est structuré en cinq chapitres à savoir : • le chapitre introductif présente le contexte de l’étude, sa problématique, ses objectifs et son importance;
  • 21. 6• le chapitre 2 est consacré à la revue de la littérature relative, au sujet traité, à la clarification des concepts et la présentation du cadre théorique dans lequel s’insère l’étude ;• le chapitre 3 présente la méthodologie utilisée pour la collecte et l’analyse des données nécessaires à la réalisation des objectifs fixés et les limites méthodologiques de cette étude;• le chapitre 4 quant à lui présente les résultats obtenus, ainsi que les différentes interprétations et discussions suscitées par ces résultats ;• le chapitre 5 présente les conclusions relatives à l’étude et propose quelques recommandations.
  • 22. 7 CHAPITRE 2 : CLARIFICATION CONCEPTUELLE, CADRE THEORIQUE ET REVUE DE LA LITTERATURECe chapitre traite de la clarification conceptuelle, du cadre théorique et de la revue de lalittérature.2.1. CLARIFICATION CONCEPTUELLEIl apparaît important dans ce chapitre de procéder à la définition de quelques conceptsclés qui aideront à la compréhension du sujet traité.2.1.1. FonctionnementSelon Faivre-Dupaigre et al. (2002), l’analyse du fonctionnement de la filière cherche àrépondre aux questions suivantes: • comment se réalise la production? • comment sont organisés les échanges : flux de produits, de monnaie, d’informations, organisation des marchés? • comment se fixent les prix? • quelles sont les relations entre les acteurs, les rapports de force, les stratégies des différents groupes?Cette analyse est particulièrement importante. En effet, Tiekwa (2006), en parlant de lafilière bovine au nord Cameroun, souligne que l’analyse du fonctionnement de la filièreest nécessaire pour comprendre la formation de l’offre, identifier les éventuels goulotsd’étranglement et les voies d’accompagnement. Cela permettrait de faciliterl’accessibilité et la disponibilité des produits aux populations.Dans cette étude le fonctionnement sera perçu à travers les questions suivantes : quelssont les acteurs de la filière? Que font-ils à chaque niveau de la filière ? Quelles sont lesinterrelations entre ces acteurs ?2.1.2. RentabilitéLa rentabilité est le rapport entre un revenu obtenu ou prévu et les ressources employéespour lobtenir. La notion de rentabilité sapplique notamment aux entreprises mais aussi à
  • 23. 8tout autre investissement1. C’est la capacité d’un capital à procurer des revenus, soit parplacement (dans une logique strictement financière), soit par un investissement (enparticipant à un système productif dont on attend un bénéfice2. La rentabilité peut êtreanalysée dans une logique financière (mesurable par le ratio résultat net/capitauxpropres), économique (mesurable par le ratio excédent brut d´exploitation/actiféconomique), commerciale (mesurable par le ratio résultat d´exploitation/chiffred´affaires hors taxe), etc.Dans le cas de cette étude, la rentabilité sera perçue à travers les coûts et les marges desacteurs2.1.3. FilièreDe nombreux auteurs ont apporté des définitions au concept de filière qui apparaît sousplusieurs dénominations. Ces appellations sont le fruit des langues francophones etanglosaxones. C’est ainsi qu’on parle par exemple de « value chain », « market chain »pour faire référence à la notion de filière.La chaîne de valeur, de l’anglais « value chain », selon Kaplinsky et Morris (2001) :« décrit une large gamme d’activités qui sont nécessaires pour amener un produit ou unservice de sa conception, en passant par les différentes phases de production, jusqu’auconsommateur final ». Pour Dugue et al. (2006), « la filière est un moyen abstrait de sereprésenter les différentes étapes suivies par un produit donné du stade de la productionau stade de la consommation, en passant par la transformation, le transport, lacommercialisation ». Ces mêmes auteurs la définissent comme l’ensemble des agentséconomiques qui contribuent directement à la production puis à la transformation et àl’acheminement jusqu’au marché de réalisation d’un même produit. La filière est donccaractérisée premièrement par un produit, deuxièmement par une suite d’opérationstechniques (production, décorticage, transport, stockage, manutentions diverses,transformation pour l’alimentation ou l’industrie), d’opérateurs (producteurs,fournisseurs d’intrants et de crédit, collecteurs, commerçants grossistes, transporteurs,détaillants, industriels, restaurateurs, cuisinières, ménagères) et d’échanges du produit1 fr.wikipedia.org/wiki/Rentabilité2 http://www.jobintree.com/dictionnaire/definition-rentabilite-223.html
  • 24. 9(passation de marchés, arrangements, accords, contrats entre ces différents opérateurspermettant d’échanger le produit avec une contrepartie monétaire ou en nature (travail,avance d’aliment pour la soudure, engrais, etc.). La filière est enfin caractérisée par unterritoire national, parfois régional, correspondant généralement aux zones de productionet de commercialisation du produit au sein d’un pays. (Dugue et al., 2006).Dans cette étude, nous allons considérer la filière comme une suite d’opérations parlaquelle passe le Njansang, de sa zone de production (avec toutes les étapes de la récolte)jusqu’aux différents marchés de consommation.2.1.4. ActeursEn économie, les individus ou les groupes d’individus qui interviennent dans laproduction, l’échange, la transformation ou la consommation de produits sont appelésagents. Certains auteurs parlent aussi d’acteurs économiques (Duteurtre et al. 2000).Plusieurs catégories d’acteurs peuvent intervenir dans une filière et y apporter descontributions aussi différentes les unes des autres. Il peut y avoir des acteurs directs quisont propriétaires du produit à un moment donné dans la chaîne, ce sont les producteurset les commerçants ; les acteurs indirects qui interviennent dans le processus deproduction en tant que prestataires de service ou sources de financement ; les acteursd’appui qui fournissent les accompagnements techniques aux opérateurs des filières enmatière de formation, de conseil, d’information... et l’Etat. (Dugue et al., 2006).Dans le cadre de cette étude, la notion d’acteurs va se limiter aux acteurs directs. Cesderniers sont constitués des paysans qui s’occupent directement de la récolte et descommerçants qui disposent du Njansang à chaque étape de la chaîne decommercialisation.2.1.5. MarchéDuteurtre et al. (2000) définissent le marché comme un emplacement où se tient àintervalles plus ou moins réguliers une réunion d’acheteurs et de vendeurs échangeantdes marchandises. Ces auteurs soulignent également qu’en économie, le marché désignele lieu de rencontre (éventuellement abstrait) où l’offre rencontre la demande desacheteurs qui s’ajustent à un certain prix. Ces auteurs révèlent également que le marchéest le lieu de confrontation des offreurs et des demandeurs d’un bien, service ou facteur
  • 25. 10de production parfaitement identifié, aboutissant à la formation d’un prix, et à ladétermination du volume échangé.Dans ce travail, le marché sera considéré comme le lieu où les acheteurs et les vendeursse rencontrent pour échanger le Njansang moyennant une contre partie qui est l’argent.2.2. CADRE THEORIQUECette étude sur l’analyse de la filière Njansang repose essentiellement sur deuxapproches théoriques : l’approche filière et la théorie de l’organisation des marchés (lemodèle Structure-Conduite-Performance). L’approche filière utilisée dans cette étude estbasée sur les travaux de Duteurtre et al. (2000). C’est une approche relativement récentedans l’étude économique. Elle est apparue dans la deuxième moitié des années 70s dansles milieux d’économie agricole. Initialement, elle était utilisée en France pour traiter desproblèmes d’économie industrielle. Ce concept d’analyse de filière a été transposé dansle domaine agricole, puis aux projets d’aide aux pays en développement. (Terpend,1997).2.2.1. L’Approche FilièreL’approche filière est une méthode d’analyse technique et économique des circuitscommerciaux. Elle permet de mieux comprendre les stratégies des acteurs, lesmécanismes de structuration des prix, d’identifier et de caractériser les contraintes liéesau commerce d’un produit, afin de concevoir des actions pour lever ces contraintes(Duteurtre et al., 2000). Malassis et Ghersi (1992) notent que la filière se rapporte nonseulement aux mécanismes d’ajustement des flux des facteurs et des produits, maiségalement à l’ensemble des agents qui concourent à la formation et au transfert desproduits jusqu’au consommateur final.L’approche globale de l’analyse des filières proposée par Duteurtre et al. (2000)s’articule autour des points suivants: • la délimitation de la filière qui consiste à définir l’objet d’étude et à en tracer les principaux contours ;
  • 26. 11 • la typologie des acteurs qui a pour objectif de comprendre les stratégies des différents types d’acteurs de la filière ; • l’analyse comptable qui étudie les différents niveaux de prix dans la filière, ainsi que les marges et les profits des acteurs commerciaux aux différents échelons des circuits. L’analyse comptable de la filière comprend l’étude des prix des produits, des coûts dans la filière, des comptes des agents et des comptes de la filière. • l’analyse de l’organisation de la filière qui essaie de comprendre les relations entre acteurs et les règles qui régissent ces relations.Le tableau 1 ci-après illustre les méthodes d’analyse des filières.Tableau 1: Les méthodes danalyse des filièresPhases Objectifs Méthode de collecte de l’information1. Délimitation de la filière • Identification des acteurs • Bibliographie et des fonctions • Enquêtes préliminaires • Estimation des prix et des (entretiens ouverts) quantités • Construction du graphe de la filière • Construction d’une carte des flux2. Typologie des acteurs • Analyse des stratégies • Enquêtes systématiques auprès d’un échantillon d’acteurs3. Analyse comptable • Analyse des revenus et • Relevés des prix sur les des marges ; répartition de marchés la valeur ajouté et de • Etudes des comptabilités l’accumulation de capital d’acteurs4. Analyse de l’organisation • Compréhension des • Histoire de vie relations entre acteurs et • Entretiens ouverts auprès des règles qui régissent des personnes ressources ces relationsSource : Duteurtre et al. (2000)La présente étude se propose de mettre principalement l’accent sur la délimitation de lafilière et l’analyse comptable.
  • 27. 122.2.1.1. La délimitation de la filièreGassu (2002) relève que délimiter la filière que l’on souhaite étudier revient à définirle(s) produit(s) retenu(s), à déterminer sur le plan vertical (de la production à laconsommation) et horizontal (système de production, de commercialisation et deconsommation) l’étendue de la filière et préciser les espaces géographiques et temporelssur lesquels la filière doit être étudiée.La délimitation de la filière va donc nécessiter l’identification des zones de production etdes lieux où se réalise la commercialisation. Dans cette étude, la délimitation de la filièrepermet d’identifier les acteurs et leurs fonctions, de construire le graphe de la filière pourla zone d’étude concernée.2.2.1.2. L’analyse comptableL’analyse comptable de la filière comprend l’étude des prix des produits, des coûts dansla filière, des comptes des agents et des comptes de la filière (Duteurtre et al., 2000).Selon ces mêmes auteurs, l’étude des comptes des acteurs permet d’aborder les niveauxde rentabilité des diverses activités liés au savoir-faire, aux techniques utilisées et auxniveaux de prix, mais aussi aux revenus complémentaires obtenus dans d’autres activitésque celle qui concerne la filière étudiée. En effet, les comptes de la filière permettent desuggérer des voies de diminution du prix final au consommateur, d’évaluer la distributiondes revenus dans la filière et l’importance de la valeur ajoutée au plan national. Pour cela,on étudie la formation des prix, des coûts et des marges aux différents niveaux de lafilière. Ils concluent finalement qu’à travers cette analyse, l’étude de la répartition desexcédents aux différents échelons de la filière permet de connaitre les principaux lieuxd’accumulation de capital et de création de richesse.Dans le cadre de cette étude, l’analyse comptable s’attarde sur la détermination des coûtset des marges de commercialisation des acteurs de la filière Njansang. Ces marges secalculent à partir des prix pratiqués par chacun des acteurs et des différentes chargesimplicites et explicites supportées par ceux-ci.MBC = PV-PAMNC = MBC-CTCPA = Prix d’achat PV = Prix de vente
  • 28. 13MBC = Marge brute de commercialisationMNC = Marge nette de commercialisationCTC = Coûts totaux de commercialisation2.2.2. L’approche Structure-Conduite-PerformancePlusieurs auteurs (Bain, 1959; Faure, 1991; Montigaud, 1992 ; Aube, 1994) ont proposél’approche structure-conduite-performance comme modèle d’analyse du marché pour unproduit ou un service donné. D’après Vincent (1995), l’approche structure-conduite-performance part du principe que la finalisation de tout système industriel est basée sursa performance à fournir des produits et des services. Cette performance dépend ducomportement des opérateurs du secteur (en terme de prix, de stratégie produits, derecherche, d’investissements etc.). La conduite du marché est à son tour liée à sastructure (cest-à-dire le nombre d’opérateurs, la différenciation, les barrières à l’entrée,la structure des coûts…). Enfin, elle est déterminée par les conditions de base de l’offreet de la demande.2.2.2.1. La structure du marchéBain (1959) repris par Pomeroy et Trinidad (1998) définit la structure du marché commeles caractéristiques organisationnelles susceptibles d’influencer la nature de lacompétition et le mode de fixation des prix. Pour Ongla et Davis (1979), elle se rapporteà la dimension physique du système de commercialisation. Elle fait spécifiquementréférence au degré de concentration du marché (cest-à-dire le nombre de firmes et/ou deplantes dans le marché et leur taille ou d’autres mesures de concentration), le degré dedifférentiation et les conditions d’entrée dans le marché. Pomeroy et Trinidad (1998)affirment que la structure du marché (l’environnement) conditionne le déroulement dumarché (le comportement des agents économiques dans cet environnement), ce qui enfixe aussi le niveau de performance (satisfaire les normes ou standards de référence dubien-être social). Pour Pomeroy et Trinidad (1998), la structure du marché est constituéedes éléments suivants : la concentration des acheteurs ou vendeurs, la différentiation desproduits ou services et les barrières à l’entrée. Toutes ces définitions de la structure demarché conduisent à la différentiation des marchés. Ce qui conduit Duteurtre et al.(2000) à penser que les marchés des différents produits ne se ressemblent pas. Sur
  • 29. 14certains marchés, le nombre d’acheteurs et de vendeurs est très important, sur d’autres, iln’y a que quelques vendeurs. On définit différents types de marchés suivant le nombre devendeurs et d’acheteurs. Le tableau 2 donne un aperçu des différents types de marché.Ces différences dans la structure du marché induisent des comportements économiquesextrêmement différents.Tableau 2 : Les structures du marché et leurs caractéristiquesDemande Offre Un vendeur Quelques vendeurs Nombreux vendeursUn acheteur / / MonopsoneQuelques acheteurs / / OligopsoneNombreux acheteurs Monopole Oligopole ConcurrenceSource : Adapté de Duteurtre et al. (2000)Les normes à travers lesquels la structure du marché peut être analysée sont : • le nombre de commerçant doit être assez grand pour favoriser la compétition ; • la taille de l’entreprise est assez petite telle qu’un seul vendeur ne peut pas influencer le rendement ; • l’homogénéité du produit ; • l’absence de barrières à l’entrée et à la sortie ; • une connaissance parfaite de l’information ; • la sensibilité des prix par rapport à la qualité.2.2.2.2. La conduite du marchéD’après Ongla et Davis (1979), la conduite du marché, se rapporte au mode decomportement des acteurs dans l’ajustement et l’adaptation au marché. Elle est identifiéepar les principes, les méthodes et les actions employées par une entreprise pour établir lesprix d’un produit (individuellement ou de manière collective), et par les mécanismesd’interaction ou de coordination des politiques compétitives des vendeurs. Selon cesmêmes auteurs, la conduite du marché peut être approchée sous plusieurs angles : lespratiques de l’offre, la communication et l’association entre les différents agents dusystème de commercialisation.La conduite du marché est analysée à travers les normes suivantes :
  • 30. 15 • les firmes ou les entreprises doivent agir de manière indépendante (absence de collusion). • il ne doit pas exister de tactiques déloyales. • il ne doit pas exister de protection pour des fournisseurs ou des clients inefficaces.2.2.2.3.La performance du marchéMendoza (1998) souligne qu’il n’y a pas de terme lié à la commercialisation agricoleplus mal compris que le concept de marges de commercialisation. Une marge importantede commercialisation peut déboucher sur un profit limité ou nul, voire même une pertepour le vendeur concerné. Tout dépend des coûts de commercialisation ainsi que du prixd’achat et du prix de vente. Il relève que les notions de marges de commercialisation etde marge bénéficiaire du commerçant font très souvent l’objet de confusion. La marge decommercialisation mesure la part du prix de vente final qui est captée par un agentparticulier de la chaîne commercialisation.La performance peut être analysée à travers les mesures suivantes : • l’inexistence de dépenses excessives pour la publicité • les profits doivent être suffisants pour rémunérer les investissements, l’efficacité et l’innovation • les niveaux de revenu et la qualité doivent correspondre à la demande des consommateurs • les vendeurs qui servent le mieux les clients veulent être récompensés • les prix ne doivent pas induire une instabilité cyclique • CM=RM (CM=coût marginal, RM=revenu marginal)2.2.2.4. Critique du paradigme Structure-Conduite-PerformanceL’une des principales critiques de ce modèle est qu’il est statique et tend à ignorer leseffets dynamiques des coûts de transaction des produits échangés. Ce dynamismesuppose qu’il y a une interaction entre les trois concepts, en déviation du modèle deconcurrence pure et parfaite. Or les conditions de concurrence pure et parfaite sontrarement réunies et les acteurs ont la liberté de changer leurs comportements. Malgrécette critique, ce modèle sera utilisé dans cette étude.
  • 31. 162.3. REVUE DE LA LITTERATURECette partie passe en revue les contours de la littérature qui se rapproche à cette étude.Elle présente traite des PFNL et de leur importance. Elle aborde également lacommercialisation des PFNL, les utilisations du Ricinodendron heudelotii et lestechniques de récolte.2.3.1. Les produits forestiers non ligneux et leur importanceDans la plupart des pays africains, les produits forestiers non ligneux jouent un rôleprépondérant dans la vie de la population car ils fournissent des produits-clés desubsistance et de revenu (Sven Walter, 2001). Ils sont considérés comme une sourcealimentaire directe et facilitent la consommation des autres aliments. Les revenus tirés deleurs ventes permettent l’acquisition d’autres produits alimentaires et non alimentairesnécessaires pour la « survie » du ménage à l’exemple du pétrole, du savon et du sel(Manirakiza, 2007). La vente des fruits/condiments dIrvingia spp.(Andock), R.heudelotti (Njansang) et Afrostyrax lepidophyllus (oignon de campagne) représente entre25 et 50% des revenus totaux pour les femmes, dans tous les villages à lintérieur et auxalentours du Parc National de Korup (Amadi, 1993). Au Cameroun, ils sont utilisés poursatisfaire les besoins de subsistance pour lalimentation, la pharmacopée traditionnelle,lartisanat, lornement et les pratiques religieuses ou socioculturelles (FAO, 2006). LesPFNL peuvent être consommés après cuisson ou à létat brut comme certains fruits. Lesparties des plantes consommées sont les fruits, racines, feuilles, écorces, rhizomes,méristèmes apicaux, exsudats les bourgeons et les sèves (Noubissié et al., 2008).2.3.2. La commercialisation des produits forestiers non ligneuxD’après Ruiz Pérez et al. (1999), les PFNL dans la zone de forêt humide du Camerountendent à être commercialisés par des vendeurs spécialisés qui opèrent sur une basejournalière ou hebdomadaire dans des marchés organisés autour des « Bayam-sellam »(en majorité des femmes) ; ces marchés étant sujets à un certain nombre de règlements etde taxes municipales. Ces marchés sont généralement périodiques. Ruiz Pérez et al.(2002) attribuent cette périodicité du marché des PFNL à leur taille et à leuremplacement. Guy (1998) nous fait observer qu’au Cameroun, les femmes sont engagées
  • 32. 17dans la vente au détail tandis que les hommes tendent à dominer les marchés de gros etparticulièrement le secteur des exportations des produits forestiers.Ruiz Pérez et al. (2002) ont évalué en 1999, le marché Camerounais de quatre PFNLimportants (Irvingia. spp., Cola acuminata, Garcinia lucida, Garcinia kola) et ont purévéler que ces marchés sont très instables. Cette instabilité des quantités vendues ainsique des prix serait causée, selon Sven Walter (2001), par la fluctuation de la productionet lincertitude de lapprovisionnement qui sont soumis à la pression due aux récoltes, auxsécheresses et aux autres changements climatiques qui influencent la période de floraisonet fructification. Cependant Nnah (1999) fait observer que la fixation des prix dans lesmarchés n’obéit à aucune réglementation ; il est fonction de la situation générale dumarché, elle-même tributaire du libre jeu entre l’offre et la demande. Il mentionneégalement que d’autres facteurs tels que le coût du transport, la qualité du produit, lesdivers coûts induits (taxes, manutention, stockage etc.) et la contenance des mesurettes(boîtes, verres, seaux, sacs) influencent le prix pratiqué sur le marché.2.3.2.1. Les acteurs du système de commercialisation des PFNLEn dehors du paysan à la base du système de commercialisation, il a été identifié quatrecatégories d’intermédiaires plus connus sous le vocable de « Bayam sellam » quiachètent et revendent les PFNL (Facheux et Tsafack, 2007). Il s’agit : • des collecteurs qui sillonnent les villages à pied ou en moto suivant l’approche du porte à porte pour acheter les PFNL et les transférer dans les marchés urbains ; • des grossistes, établis dans les marchés urbains et dont les transactions s’opèrent en sacs ; • les exportateurs ou importateurs qui vendent ou achètent dans les marchés frontaliers ou ceux des pays voisins ; • des détaillants qui vendent aux consommateurs suivant des mesures très petites (verre, boîtes, tas, etc.) dans les marchés urbains de consommation.2.3.2.2. Le commerce du NjansangDans une étude menée par Mapongmetsem et Tchiegang (1996), il ressort que la valeurcommerciale de R. heudelotii ne varie pas seulement avec la saison, mais aussi ladisponibilité et la demande du produit. Au Cameroun, les marchés de R. heudelotii sontconcentrés aux environs des grands centres urbains. Les grossistes achètent dans les
  • 33. 18marchés locaux et dans les villages et revendent dans les grands centres urbains et àl’export (Laird et al., 1997). Mezogue et al. (2006) rapportent que les graines deNjansang sont vendues dans tous les marchés et tout au long de l’année dans les grandsmarchés situés dans le littoral (New-bell) et dans le centre (Mokolo et Mfoundi). Selon lamême source, les prix varient en fonction des marchés, des saisons de l’année et de lademande. Le Njansang se vend en tas, dans les verres ou dans les boites de Nestlé de 397grammes. Les amandes sèches de R. heudelotii peuvent se conserver pendant deux ans,ce qui permet de les stocker et de les vendre durant toute l’année dans les marchésurbains (Vivien et Faure, 1996 ; Laird, 1997). Cette caractéristique constitue un atoutmajeur pour les acteurs. Selon Plenderleith (2004), l’extraction et le séchage des amandesde Njansang sont consommatrices en temps pour les femmes et le prix qu’elles reçoiventen contre partie, lorsqu’elles vendent leur produit aux commerçants ou dans les marchéslocaux, ne reflètent même pas la valeur du travail entrepris. En 2006, les quantitésoffertes par les ménages dans la zone d’Akonolinga ont été estimées : 127 ménages ontfournit 11 570 boîtes (3.403 kg) à la suite de ventes groupées organisées dans le cadre duprojet FED, soit une moyenne de 91 boîtes (26,8 kg) par paysan (Facheux et Tsafack,2007).2.3.3. Utilisation de Ricinodendron heudelotii (Baill.) Pierre ex Pax.Ricinodendron heudelotii est un arbre de la famille des Euphorbiaceae qui possèdediverses utilisations. Mezogue et Julve (2006) ont donné quelques utilisations duNjansang. Les fruits sont très importants car ils fournissent des graines oléagineusesriches en valeurs énergétiques, lipides, glucides, protéines et calcium. Fondoun et al.(1999) révèlent que les amandes possèdent entre 49,25% et 63,18% d’huile. La poudredes graines est utilisée pour épaissir et améliorer le goût des sauces. Les graines peuventêtre consommées directement après l’extraction et produisent une huile consomméedirectement et utilisée en pharmacie. Les noyaux non concassés sont utilisés pour jouerau songho ou awalé et comme sonnette lorsqu’elles sont dans un bocal à percussions. Lebois est utilisé en petite menuiserie pour fabriquer les ustensiles de cuisine ou desinstruments de musique traditionnelle. L’écorce des racines, du fût et des branches estutilisée en médecine traditionnelle. L’écorce est utilisée au Sud Cameroun pour traiter lesmaladies telles que la fièvre jaune, l’anémie, les maladies de la peau, le paludisme, le mal
  • 34. 19d’estomac, les maux de tête, les maux de dents, les vers. Elle facilite l’accouchement etest également utilisée comme aphrodisiaque (Mollet et al., 1998 ; Fondoun et al., 1999).2.3.4. Technique de récolte des fruits et procédé d’obtention des amandesPlenderleith (2004) mentionne que l’obtention des amandes, qui est réalisée par lesfemmes, est un travail extrêmement intensif en main d’œuvre. Plusieurs étapes (duramassage des fruits jusqu’au concassage) sont nécessaires à l’obtention des amandes. Ceprocédé est quelque peu différent d’une zone à l’autre ; surtout en ce qui concernel’extraction de la pulpe et le lavage. Les étapes de récolte ont été décrites par Mbosso(2007) à partir des travaux réalisés dans les villages Bondi et Ekpwassong. La premièreétape qui est l’assemblage des fruits, consiste à les réunir en tas. Ces tas se font dans unendroit bien choisi sous l’arbre, ou généralement non loin de l’arbre. Après l’assemblage,les tas sont immédiatement couverts avec les feuilles de bananier plantain. Ceci permetde faciliter la décomposition de la pulpe des fruits. Après une bonne décomposition, suitle nettoyage et le lavage des graines. Le nettoyage des graines consiste à séparer la pulpedécomposée de la graine. Le lavage des graines quand à lui consiste à éliminer tous lesdéchets de la pulpe décomposée afin d’obtenir des graines bien propres. Après avoirnettoyé les graines, on peut les mettre dans un sac, qu’on attache et place dans unerivière. Après 7 ou 14 jours, les graines deviennent bien propres. L’étape suivante est lacuisson des graines qui requiert du bois et de l’eau. La cuisson consiste à faire bouillir lesgraines afin de faciliter leur fissuration. La fissure permet de faciliter l’extraction desamandes. La dernière étape consiste à sécher les amandes.Deux procédés de cuisson ont été décrits par Mbosso (2007). Le premier procédé se faiten deux fois et le même jour. Ici, lorsque les graines sont bien propres, elles sontintroduites dans une marmite et on les fait cuire jusquà ébullition (premier tour). Onlaisse refroidir entièrement. Ensuite, on fait bouillir l’eau dans une marmite. Lorsquel’eau bout à 100°C, on y verse les graines bien refroidies (deuxième tour). On laisse ungrand feu, et les graines se fissurent en faisant un bruit dans la marmite. Le deuxièmeprocédé quant à lui se fait en deux fois et en deux journées. Dans ce cas, lorsque lesgraines sont bien propres, on les met dans une marmite et les fait cuire jusquà ébullition(premier tour). On laisse la marmite sur un feu très doux pendant toute la nuit. Le
  • 35. 20lendemain, on fait bouillir l’eau dans une autre marmite. On y verse les graines sous ungrand feu (deuxième tour), et elles se fissurent en faisant un bruit dans la marmite.
  • 36. 21 CHAPITRE 3 : METHODOLOGIE3.1.PRESENTATION DE LA ZONE D’ETUDELes données sur lesquelles la présente étude est basée ont été collectées dans deuxvillages pilotes de l’ICRAF (Ekpwassong et Nkoloboudou) située dans la province duCentre, plus précisément dans le département du Nyong et Mfoumou et dans la localitéde Sa’a dans le département de la Lékié ; où l’ICRAF n’intervient pas. Etant donné quenous avons mené une étude de filière, cette étude s’est étendue sur les marchésd’Akonolinga, d’Ayos, de Sa’a, dans deux marchés de Yaoundé (Mokolo et Mfoundi) etdans les deux principaux marchés de Douala (le marché central et celui de New-bell). Lafigure 1 ci-dessous présente les sites de l’étude. Marchés Zones de productionFigure 1: Carte de localisation de la zone d’étudeSource : http://www.hl-turquais.info/resources/_wsb_745x1073_Carte_admin_Cameroun.JPG
  • 37. 223.1.1. Sa’a dans le département de la LékiéLa consultation de quelques rapports d’activités de la Délégation d’Arrondissement et duDéveloppement Rural de Sa’a (Eyebe, 2001 ; Mvondo, 2004 ; Okono, 2008) nous apermis de faire une brève description de cet arrondissement.3.1.1.1. Situation géographiqueL’arrondissement Sa’a est situé à 80 km au Nord-Est de Yaoundé. Il est limité au Nordpar le fleuve Sanaga, à l’Est par l’arrondissement d’Obala, à l’Ouest par Batchenga et auSud par l’arrondissement d’Ebebda.3.1.1.2. Climat et végétationLa zone de Sa’a présente une végétation de savane et de forêt secondaire ; le climat est detype équatorial. La végétation fait partie du domaine Congo-guinéen de la forêt semicaducifoliée à Sterculiaceae et Ulmaceae, dégradée par les cultures vivrières etindustrielles colonisatrices. La température varie entre 24°C et 35°C, avec desprécipitations d’une hauteur allant de 1800 à 2000 mm par an.3.1.1.3. Sols et ReliefLes sols sont ferralitiques et rocailleux sur les collines avec une texture variant de sablo-argileux à argilo-sableux et une texture lourde dans les bas-fonds. Le relief est accidentéet pluriforme.3.1.2. Ekpwassong et Nkoloboudou dans le département du Nyong et Mfoumou3.1.2.1. Situation géographiqueL’arrondissement d’Akonolinga est situé à environ 120 km au sud-ouest de Yaoundé etse trouve à 3°45’ de latitude Nord et 12°15’ de longitude Est (Tchatchoua, 2007). Lesvillages Ekpwassong et Nkoloboudou sont situés respectivement à 102 km et 75 kmd’Akonolinga.
  • 38. 233.1.2.2. Relief et hydrographieCette partie est développée à partir des travaux de Tchatchoua. (2007). Akonolinga estsitué sur le plateau qui occupe la majeure partie du Cameroun méridional. L’altitudemoyenne varie entre 600 m et 700 m, avec des sommets pouvant parfois atteindre 800 m.Le soubassement de la surface inférieure est d’âge précambrien et se composeessentiellement de roches cristallines (granites, gneiss, micaschistes), qui ont subit unaplanissement très poussé, responsable d’un relief peu marqué. Au sud du fleuve Nyong,le modelé de collines fait place à des plateaux bas qui dominent les fonds des vallées de40 à 50 m. Les interfluves ont des sommets allongés et légèrement ondulés, parfoissurmontés de collines basses. Cette zone correspond à la partie centrale du plateauméridional. Le Nyong y déploie ses méandres au milieu d’une vaste vallée marécageuse.Le fleuve Nyong a un bassin versant beaucoup moins étendu que celui de la Sanaga. Cebassin s’étend sur environ 70 km, mais il peut atteindre 120 km au sud de Mbalmayo. Auniveau d’Akonolinga, le cours d’eau est sinueux et dépasse parfois une centaine demètres de largeur. En aval d’Akonolinga, le couloir marécageux tend à se rétrécir pourdisparaître peu avant le confluent du Mfoumou. Entre Ayos et Akonolinga, la pente estfaible. Elle est de l’ordre de 3 m pour 61 km.3.1.2.3. Climat et végétationSitué dans la zone forestière à pluviométrie bimodale, le climat d’Akonolinga est de typeguinéen, avec des températures de 25°C et une pluviométrie moyenne de 1500-2000 mmpar an (Ambassa Kiki, 2000). Akonolinga appartient au domaine de la forêt densehumide semi-caducifoliée Guinéo-Congolaise. La durée de la saison sèche de Juillet-Août diminue très vite quand on remonte vers le Nord : l’étiage correspondant est doncmoins important. La saison sèche dure beaucoup plus longtemps au détriment de lagrande saison des pluies. Les périodes de crue sont irrégulières. Sur les grands bassins,elles commencent en mars-avril et sont moins fortes en novembre. Il est peuplé par troisdomaines de végétation à savoir : le domaine à faciès de dégradation prononcée de diverstypes de forêts mixtes, semi-caducifoliées et toujours verte, les recrus forestiers et lesraphiales à Raphia mombuttorum (Letouzey, 1985 cité par Bidzanga et Ava, 2006). Lavégétation est composée de forêts denses semi-décidues et sempervirentes dominées pardes Sterculiaceae et des Ulmaceae, et des forêts secondaires.
  • 39. 243.2. POPULATION DE L’ETUDE ET ECHANTILLONAGE3.2.1. Population de l’étudeLa population de cette étude est constituée de tous les acteurs directs (paysans etcommerçants) qui s’occupent de la récolte et de l’acheminement du Njansang jusqu’auconsommateur final. Pour conduire la présente étude, nous avons pu cibler des récolteursdans les zones de production mentionnées dans la présentation de la zone d’étude. Del’amont vers l’aval, les commerçants engagés dans l’approvisionnement et la distributionont également constitué l’une des cibles de cette étude. Ainsi nous avons interrogé : • les paysans récolteurs des localités rurales d’Ekpwassong et de Nkoloboudou (département du Nyong et Mfoumou), et de Sa’a (département de la Lékié); • les collecteurs des villages qui assurent la collecte des produits dans les villages situés aux alentours et qui sont en relation directe ou non avec les super-grossistes et les grossistes des marchés urbains ; • des Bayam-sellam qui sont spécialisés dans la vente en gros ou en détail.3.2.2. Choix des zones de production et des producteursLes zones de Kumba, Manfé, Sa’a, Bafia, Ngoro et Akonolinga figurent parmi les plusgrandes zones de production du Njansang au Cameroun (Facheux et Tsafack, 2007). Lechoix s’est porté sur la zone de production d’Akonolinga, car elle est l’une des zonesd’intervention du projet Farmer Enterprise Development (FED) piloté par l’ICRAF. Parcontre, la zone de Sa’a a été choisie parce qu’elle constitue une zone de production danslaquelle il n’y a pas eu d’intervention du projet. En plus du fait qu’elle est plus accessibleque la zone d’Akonolinga, elle contribue également à l’approvisionnement des marchéschoisis dans le cadre de cette étude. Dans la zone d’Akonolinga, les villages Ekpwassonget Nkoloboudou ont été choisis parce qu’ils constituent deux des quatre sites pilotes danslesquels les travaux de développement de la filière Njansang ont été initiés par l’ICRAF.Le choix des villages à Sa’a s’est fait grâce à la collaboration des agents de la Délégationd’Arrondissement d’Agriculture et du Développement Rural de Sa’a. Ainsi quatrevillages (Mbassila, Nkol Ebassimbi, Nlozock, Nkol Ayos) ont été choisis pour un totalde 20 paysans-récolteurs ; soit 5 par village. Dans la suite du travail, ces 4 derniers
  • 40. 25villages seront regroupés sous un seul. Nous parlerons alors de la localité de Sa’a plutôtque de les citer.Le choix des paysans récolteurs à Ekpwassong, Nkoloboudou et Sa’a s’est fait demanière aléatoire à partir d’une liste des membres des associations « fac si obe » et « Teebidzeng Njansang » avec un taux d’échantillonnage de 33,8%, 39,6% et 30,3%respectivement. A Sa’a la liste des récolteurs a été obtenue par effet boule de neige. Letableau 3 donne la répartition du nombre d’enquêtés dans les trois localités choisies.Tableau 3: Répartition des paysans/récolteurs par localité Localités Nombre d’acteurs Nombres de Taux dénombrés personnes enquêtés d’échantillonnageEkpwassong 62 21 33,8Nkoloboudou 48 19 39,6Saa 66 20 30,3Total 176 60 /3.2.3. Choix des marchés et des commerçantsTouna (2005), Mbosso (2007) et Manirakiza (2007) nous ont permis d’observer que lesprincipaux marchés du Njansang sont les marchés de Mfoundi, Mvog Mbi et Mokolo àYaoundé et le marché de New-bell à Douala. Le choix des marchés s’est fait de procheen proche à partir des informations obtenues dans les zones de production choisies.L’exploration des marchés dans le but d’avoir une idée du nombre d’acteurs à interrogernous a permis de constater que le marché central de Douala faisait également partie desmarchés dans lesquels nous devions mener notre investigation. Ceci en raison du fait queles détaillants s’y retrouvent en grande majorité et que les super-grossistes et grossistesse retrouvent en grande majorité dans le marché de New-bell.Dans les marchés d’Akonolinga et d’Ayos, le choix des commerçants s’est fait après uncomptage préalable des étalages dans lesquels se trouvaient le Njansang. L’utilisation desinformateurs clés dans ces marchés nous a également permis de nous rapprocher des
  • 41. 26 vendeuses qui assurent le transit du produit des villages vers le marché. Au marché de Sa’ a, l’enquête s’est effectuée un jour de marché. Nous avons donc pu y répertorier 4 postes de vente dans lequel nous avons choisi les commerçants présents ce jour pour notre enquête. On pouvait y reconnaître les commerçants venus des villages alentour et des commerçants venus de Douala et Yaoundé. La méthode d’échantillonnage choisie est l’échantillonnage par segment. Elle consiste à augmenter ou à diminuer la taille de l’échantillon en fonction de l’amplitude de la variabilité des réponses aux questions (Mendoza, 1998). En raison de la forte mobilité des commerçants dans les différents marchés et l’absence d’une liste, l’échantillonnage n’a pas pu se faire de façon rigoureuse. Nous avons fait face à une forte réticence des commerçants qui ont radicalement refusé de se prêter à nos entretiens. Ainsi, nous avons travaillé avec l’échantillon consentant et avons observé que les informations n’étaient pas très différentes d’un acteur à l’autre dans le même marché. La variabilité des réponses n’étant pas trop grande, nous avons enquêté les différentes catégories d’acteurs ainsi qu’il est indiqué dans le tableau 4. Tableau 4: Répartition des commerçants par fonction et par marché Acteurs Collecteurs Super- Grossistes 1 Grossistes 2 Détaillants TotalMarchés grossistesAyos 0 0 1 2 1 4Akonolinga 3 0 0 0 4 7Sa’a 6 1 4 0 0 11New-bell 0 1 3 2 0 6Central 0 1 0 0 2 3Mfoundi 0 0 0 3 0 3Mvog-mbi 0 0 0 0 4 4Total 9 3 8 7 11 38
  • 42. 273.3.LES DONNEES ET LEURS SOURCESLes données de cette étude ont été générées à partir de deux sources. Il s’agit des sourcesprimaires et secondaires.3.3.1. Les sources secondairesLes sources secondaires qui ont été consultées pour la réalisation de cette étude sontconstituées des bibliothèques physiques de l’Université de Dschang, de l’IRAD, duCIRAD, des bibliothèques des encadreurs et superviseurs et de la bibliothèque virtuellede la FAO. L’obtention des données a également été faite à partir des ressourcesdisponibles en ligne sur INTERNET. Ces sources secondaires nous ont permis d’avoirdes données portant sur : • la crise économique et ses conséquences dans les exploitations agricoles, les orientations de la recherche sur les PFNL, les études sur la commercialisation des PFNL et du Njansang, leur importance, les principaux acteurs qui y sont engagés, le procédé d’obtention des amandes et la description de la zone d’étude. Ces données ont aidé à la rédaction du cadre spatio-temporel dans lequel cette étude s’insère, la problématique qui la sous-tend et la revue de la littérature; • l’approche filière et l’approche Structure-Conduite-Performance, qui ont aidé à la rédaction du cadre théorique. Ces données, qui ont permis de poser les jalons pour cette étude de la filière Njansang, ont été complétées par des données issues des sources primaires.3.3.2. Les sources primairesLes sources primaires qui ont aidé à réaliser la présente étude sont les enquêtes. Cesenquêtes ont été effectuées à l’aide de deux types de questionnaires. L’un adressé auxpaysans qui récoltent le Njansang et l’autre aux différents intermédiaires de la chaîne decommercialisation. Les informations issues de ces questionnaires ont été complétées pardes relevés de poids à l’aide d’une balance. Le questionnaire destiné aux commerçants aété testé au marché Mokolo avant d’être administré. Ce test nous a permis de reformulerles questions mal comprises par les répondants et de compléter les questions manquantes.
  • 43. 28Le questionnaire destiné aux paysans a été testé à Ekpwassong et complété une fois sur leterrain. Les pesées ont été faites chez les paysans et les commerçants qui acceptaient quecette opération soit réalisée et qui disposaient encore du produit. Dans le cas échéant,nous nous contentions d’acheter et de procéder aux pesages et au décompte des amandespour les détaillants qui faisaient pareil, une fois qu’ils achètent le produit.Les langues utilisées pour l’administration des questionnaires étaient l’«Ewondo»,l’« Eton » et le français. L’utilisation de la langue vernaculaire, dans les marchés etsurtout dans les villages a permis de faciliter les échanges, car la majorité des enquêtés necomprenaient pas le français ou avaient du mal à s’exprimer en cette langue. Cettemanière de procéder à contribué à mettre les enquêtés en confiance. Les donnéesobtenues à partir de ces sources, portent sur l’historique et l’organisation del’exploitation du Njansang par les paysans, la commercialisation et les difficultésrencontrées. Dans le cas des commerçants, les données portent sur l’historique etl’organisation de leur activité ; l’approvisionnement et la vente : avec un accent sur lesquantités, les prix et les unités de mesure et les difficultés rencontrées.3.4.TRAITEMENT ET TECHNIQUE D’ANALYSE DES DONNEESLes données collectées ont été dépouillées manuellement. Elles ont ensuite été classéesen données quantitatives et en données qualitatives. Les données qualitatives ont ensuiteété codifiées et introduites dans le logiciel SPSS à l’aide d’un masque de saisie. Lesdonnées quantitatives ont été introduites dans le tableur EXCEL. Les marges brutes et lesmarges nettes sont utilisées dans la présente étude comme des indicateurs de rentabilité.Pour donner un sens économique à ces marges nous avons calculé ce qu’ellesreprésentent par rapport au prix d’achat et au prix de vente. Les marges des récolteurs ontété calculées de la manière suivante :MBr = PV- (Cmo+Cb) MN= MB- Amnoù MBr=Marge brute des récolteurs Cmo= Coût de la main d’œuvre Cb= Coût du bois de chauffeLes formules suivantes ont été utilisées pour le calcul des marges des commerçants.MBC= PV-PA MNC= MBC-CTC
  • 44. 29PA= Prix d’achatPV= Prix de venteMBC=Marge brute de commercialisationMNC=Marge nette de commercialisationCTC=Coûts totaux de commercialisation3.5. LIMITES DE L’ETUDE 1. La principale limite de l’étude est que les données obtenues font appel à la mémoire des enquêtés. Cette étude se base sur les déclarations des enquêtés pourtant ces derniers ne tiennent pas une comptabilité stricte. Ce qui expliquerait la trop grande variabilité observée dans les réponses, car les informations obtenues peuvent avoir été surestimées ou sous-estimées. 2. Le calcul des coûts d’obtention d’une unité de Njansang ne va pas tenir compte de l’évaluation de la quantité d’eau utilisée dans le processus. 3. Les données ont été collectées à une période qui correspond à la période de pénurie, moment où le Njansang est particulièrement rare dans les villages. 4. Une autre insuffisance de cette étude est imputable au caractère particulièrement hostile des commerçants ils nous tenaient pour responsables du paiement de l’impôt libératoire. 5. Le temps imparti à cette étude et la période à laquelle elle s’est déroulé ne nous a pas permis de suivre pendant un temps précis, un échantillon d’acteurs ; de manière à suivre spécialement leurs activités et leur déplacement.En dépit de ces limites, les données ainsi collectées dans cette étude ont fourni une based’analyse. Les résultats obtenus seront présentés et discutés dans le chapitre 4.
  • 45. 30 CHAPITRE 4 : RESULTATS ET DISCUSSIONCe chapitre présente les résultats obtenus après analyse des données. Il sera articulésuivant les points ci-après: 1. L’identification et la caractérisation socioéconomique des acteurs ; 2. le fonctionnement de la filière Njansang; 3. les charges supportées et les prix pratiqués par les acteurs ; 4. les marges des acteurs ; 5. les contraintes de la filière Njansang.4.1. IDENTIFICATION ET CARACTERISTIQUES SOCIO-ECONOMIQUESDES ACTEURS4.1.1. Identification des acteursSix catégories d’acteurs ont été identifiées dans la filière Njansang. Il s’agit de : • des récolteurs : ils constituent le premier maillon de la chaîne de commercialisation du Njansang ; • des collecteurs : ils assurent le transit du Njansang des zones de production vers les marchés ruraux; • des super-grossistes : ils achètent le produit et s’occupent de sa distribution des les marchés urbains ; • des grossistes de type 1 : ils traitent directement avec les super grossistes et/ou les collecteurs; • des grossistes de type 2 : c’est le maillon intermédiaire entre les super-grossistes et les grossistes de type 1. • des détaillants : ils sont les derniers intermédiaires entre les récolteurs et les consommateurs.4.1.2. Caractéristiques socioéconomiques des acteursLes principales caractéristiques socio-économiques retenues dans cette étude sont : lesexe, l’âge et le niveau d’éducation formel.
  • 46. 31 4.1.2.1. Le sexe Le sexe des enquêtés nous a permis de connaitre le groupe d’acteurs qui comporte plus d’hommes ou de femmes. Ces résultats sont regroupés dans le tableau 5. Tableau 5: Répartition des acteurs par sexe Acteurs Grossistes 1 Grossistes 2 Collecteurs Détaillants Récolteurs grossistes Super- TotalSexe Eff. Eff. Eff. Eff. Eff. Eff. % % % % % %Hommes 9 15 0 0 3 100 2 25 1 14 0 0 15Femmes 51 85 9 100 0 0 6 75 6 86 11 100 83Total 60 100 9 100 3 100 8 100 7 100 11 100 98 Le tableau 5 ci-dessus montre que les acteurs sont constitués en grande majorité des femmes (84,69%). Celles-ci représentent 85% des récolteurs, 100% des collecteurs, 75% des grossistes de type 1, 86% des grossistes de type 2 et 100% des détaillants. Cette présence est cependant nulle parmi les super-grossistes. Nous observons que les femmes, bien que ne possèdent pas la terre, encore moins les arbres qui s’y trouvent, s’intéressent particulièrement à cette activité. Elles participent plus que les hommes (85%) à l’exploitation du Njansang. Cet état de choses trouve son explication dans le fait que la récolte du Njansang est considérée comme une activité très salissante et même dévalorisante. En effet, une fois la récolte commencée, les mains et les pieds des récolteurs deviennent noirs. Cependant, quelques hommes commencent à s’impliquer dans cette activité à cause des revenus qu’elle rapporte au sein du ménage. Ce résultat est différent de celui trouvé par Tchuisseu (2007) dans la filière banane plantain où 81% des hommes sont impliqués dans les activités de production. Elle souligne cependant que dans les zones de production, les hommes sont responsables de la production des cultures annuelles et pérennes ; tandis que les femmes se contentent de pratiquer les cultures annuelles. Nous constatons dans le cas du Njansang que les femmes s’intéressent de plus en plus à la collecte des PFNL et particulièrement du Njansang qui rapporte des revenus
  • 47. 32substantiels pour le ménage. Les hommes se retrouvent dans les maillons intermédiaires :(100% des super-grossistes; 25% des grossistes de type 1 et 14% des grossistes de type2). Nous notons ainsi une absence totale d’hommes chez les collecteurs et les détaillants.Ce qui permet de conclure que la collecte du Njansang et la vente au détail incombentaux femmes plutôt qu’aux hommes. Ceci parce que la collecte tout comme la vente audétail requiert beaucoup de temps que les hommes ne sont pas prêts à consacrer.4.1.2.2. L’âgeLa répartition des acteurs par classe d’âge et par groupe est résumée dans le tableau 6ainsi qu’il suit:Tableau 6: Répartition des acteurs par classe dâge Acteurs Grossistes 1 Grossistes 2 Collecteurs Détaillants Récolteurs grossistes Super-Classes Fréq. Fréq. Fréq. Fréq. Fréq. Fréq. % % % % % %[20-30[ 8 13 1 11 0 0 1 12 2 29 1 9[30-40[ 10 17 0 0 1 33 3 38 1 14 5 46[40-50[ 12 20 5 56 1 33 4 50 3 43 1 9[50-60[ 13 22 3 33 0 0 0 0 1 14 4 36[60-70[ 15 25 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0[70-80[ 2 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0[80-90[ 0 0 0 0 1 33 0 0 0 0 0 0Total 60 100 9 100 3 99 8 100 7 100 11 100Fréq. (Fréquences) % (Pourcentage)Il se dégage du tableau 6 que la majorité des récolteurs (67%) ont un âge compris entre40 et 70 ans. Une forte proportion des paysans ayant entre 60 et 70 ans peut nous amenerà penser que tout le potentiel sur pied de Njansang n’est pas entièrement exploité, car à
  • 48. 33cet âge la force physique est considérablement diminuée. Nous observons également quela proportion des paysans en dessous de 30 ans est faible (13%). Ce qui montre que lespersonnes en dessous de 30 ans refusent de se donner de la peine et consacrent plutôt leurtemps aux autres activités (arachide manioc, macabo, concombre). Les jeunes estimentque le travail lié au Njansang est pénible. Le fait que la récolte soit pénible pour ne pasdire ennuyeuse et salissante décourage les jeunes de cette tranche d’âge. Nous pouvonségalement remarquer que les collecteurs (56%) ont un âge compris entre 40 et 50 ans. Cerésultat pourrait s’expliquer par le fait qu’à cet âge, les femmes ont encore la forcenécessaire pour sillonner les villages. A proportion égale (33%), les super-grossistes seretrouvent dans les tranches d’âge 30-40, 40-50 et 80-90 ans. Ce sont des personnes qui,par expérience, ont développé des stratégies leur permettant de faire plus de bénéfices.50% et 43% des grossistes de type 1 et 2 respectivement ont un âge compris entre 40 et50 ans. 46% des détaillants ont un âge compris entre 30 et 40 ans.4.1.2.3. Le niveau d’éducationLe niveau d’éducation de l’enquêté a été retenu comme un critère important car il permetde comprendre comment fonctionne la filière Njansang. Cette information pourraitorienter les activités futures d’appui à la filière. Le tableau 7 ci-contre ressort le niveaud’éducation par catégorie d’acteurs.
  • 49. 34 Tableau 7: Répartition des acteurs en fonction du niveau déducation Acteurs Grossistes 1 Grossistes 2 Collecteurs Détaillants Récolteurs % grossistes Super- TotalNiveau d’éducation Fréq. % Fréq. % Fréq. Fréq. % Fréq. % Fréq. %Jamais allé(e) à 9 15 1 11 0 0 0 0 0 0 0 0 10lécolePrimaire 29 48 4 44 1 33 3 38 3 43 3 27 43Secondaire 21 35 4 44 2 37 5 62 4 57 8 73 44Supérieur 1 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 Total 60 100 9 99 3 100 8 100 7 100 11 100 98 Il ressort du tableau 7 que la majorité des récolteurs ont une éducation formelle. Nous remarquons également que 2% des récolteurs ont fait des études supérieures. Ce résultat montre en réalité que l’exploitation du Njansang est une activité qui intéresse non seulement les paysans vivant en permanence dans les villages, mais aussi des personnes d’un niveau d’études supérieur. Tous les commerçants, excepté un collecteur, ont une éducation formelle. Ce qui est intéressant pour le développement de la filière. 4.2. LE FONCTIONNEMENT DE LA FILIERE NJANSANG L’analyse du fonctionnement de la filière Njansang s’est faite à travers l’identification des principaux acteurs de la filière, de l’organisation de la cueillette/production des circuits de commercialisation, des différentes étapes de la récolte. La commercialisation du Njansang a constitué le dernier point de cette analyse. 4.2.1. Les différentes étapes de la récolte et du conditionnement L’obtention des amandes de Njansang est consommatrice en temps. De plus dans les villages, la récolte du Njansang est considérée comme une activité marginale, car très peu de personnes y consacrent une journée entière de travail. C’est après que les autres
  • 50. 35activités de l’exploitation aient été réalisées que les paysans s’occupent du Njansang.Elle passe par plusieurs étapes qui nécessitentchacune beaucoup de soins. Ces étapes sont : ⋅ Le ramassage des fruits ou des noix ⋅ Le dépulpage des fruits pourris (photo 1) : le dépulpage consiste à débarrasser les fruits pourris de l’enveloppe charnue et noirâtre qui l’entoure. Les délais observés pour que Photo 1: Le dépulpage du Njansang les fruits pourrissent sont très variables. (Photo ICRAF, Septembre 2009) Ils varient en fonction de la façon de procéder des individus d’un village à un autre. Dans la localité de Sa’a, quelques femmes laissent pourrir le Njansang pendant une période beaucoup plus longue afin de réduire le temps de dépulpage. ⋅ Le lavage et la cuisson : le lavage des fruits décomposés et dépulpés du R. heudelotii est une activité qui nécessite également beaucoup de soins. Il permet Photo 2 : Le Njansang lavé (Photo Nakuna Tsala, Juin 2009) d’obtenir des fruits bien propres destinés à la cuisson (photo 2). Le lavage se fait donc en général dans des cours d’eau situés à proximité de la maison ou en brousse, selon les convenances des femmes. Quelques fois, il peut arriver que ces dernières lavent le Njansang à la maison. Dans ce cas, il s’agit souvent des fruits issus des arbres situés juste derrière la maison. Ce qui nécessite le transport de l’eau du cours d’eau le plus proche à la maison. Très souvent les femmes ne se prêtent pas à cette façon de faire, car elle exige un travail supplémentaire pour la recherche de l’eau : dans 1,7% des cas les femmes lavent le Njansang à la maison (figure 2).
  • 51. 36 1,70% 1,70% 43,30% Cours deau situé en brousse Cours deau situé près de la maison A la maison 53,30% En brousse et à la maison Figure 2 : Les lieux où s’effectue le lavage du Njansang⋅ Le concassage : il se fait soit à l’aide d’un clou aplati, soit à l’aide de deux pierres; Photo 3 : Concassage du Njansang à Photo 4 : Concassage du Njansang l’aide d’un clou (photo Nakuna Tsala, à l’aide de deux pierres (photo Juin 2009) Nakuna Tsala, Juin 2009 2009)⋅ Le séchage : c’est la dernière étape avant la commercialisation. Il est à noter que le séchage peut se faire au soleil (photo 5) ou sur la claie ; mais le séchage au soleil est préféré, car il permet d’obtenir un Njansang de meilleure qualité (luisante) et de bonne odeur.
  • 52. 37 Photo 5 : Séchage des amandes de Njansang (photo Nakuna Tsala, Juin 2009)Ces différentes étapes résumées dans la figure 3 ci-dessous. Ramassage Dépulpage Lavage Cuisson Concassage Séchage Vente Figure 3 : Les différentes étapes de la récolte et du conditionnement es4.2.2. L’organisation de la cueillette / ‘‘production’’Tous les arbres utilisés pour l’exploitation commerciale du Njansang sont des arbres quiont poussé de manière spontanée. L’objectif principal de production du Njansang est lavente. Il ressort de nos enquêtes qu’aucun paysan n’exploite le Njansang uniquem uniquementpour la consommation familiale. Les résultats montrent que 43,3% des paysans récoltentcette denrée uniquement pour le marché et 57,6% destinent ce produit à la fois à la vente
  • 53. 38et à l’autoconsommation. Ce qui peut laisser croire que le Njansang n’est pas localementconsommé par ces populations. Toutefois les paysans qui consomment le Njansang neprennent que les amandes fissurées qui altèrent la qualité du Njansang à la vente. Il peutarriver que le Njansang soit consommé en quantité plus importante par les paysans, si lesarachides venaient à manquer. Ce dernier cas de figure s’observe plus à Sa’a.L’organisation du travail au sein des ménages a permis de distinguer trois types de maind’œuvre : la main d’œuvre familiale, individuelle et de groupe. Ainsi, 63,3 % de la maind’œuvre utilisée est individuelle ; 5% de cette main d’œuvre est constituée par le travailen groupe et 31,7% est une main d’œuvre familiale. Ce qui a une influence sur lesquantités produites annuellement. Quelque soit le type de main d’œuvre, la récolte et lacommercialisation sont différemment planifiées au cours de l’année (figure 4). 100 90 80 70 60 50 Rammasage 40 Activités post-récolte 30 Commercialisation 20 10 0Figure 4: La Répartition des périodes de la récolte et de la commercialisation au cours de lannéeDe la figure 4, il ressort que le ramassage intervient le plus de Juillet à Décembre. Lesactivités post-récolte se font plus de Août à Avril. La commercialisation se fait tout aulong de l’année. Nous observons que les paysans vendent moins du mois d’Août au moisde Décembre, moment qui correspond à la période d’abondance. Ils vendent plus deJanvier à Juillet, qui correspond à la période de pénurie. Cette stratégie est utilisée par lespaysans pour pouvoir vendre à de meilleurs prix pendant la période de pénurie.
  • 54. 394.2.3. Les acteurs et leurs fonctionsComme signalé précédemment, les principaux acteurs qui se retrouvent dans la chaîne decommercialisation du Njansang sont principalement les producteurs (récolteurs) et lescommerçants ; intermédiaires entre le producteur/récolteur et le consommateur.Chacun d’eux assure une fonction. Ils sont engagés dans la récolte et lacommercialisation depuis plusieurs années. A Ekpwassong, la moyenne d’annéesd’exploitation du Njansang est de 8 ans, à Nkoloboudou, elle est de 14 ans et à Sa’a, elleest de 23 ans. Ce résultat montre que les paysans de Sa’a ont commencé l’exploitation duNjansang avant celle de Nkoloboudou et Ekpwassong. Ces chiffres pourraient nousamener à croire que les populations de Nkoloboudou ont commencé l’exploitation duNjansang avant celles d’Ekpwassong ; ce qui n’est pas le cas. Ce résultat s’expliqueraitpar le fait que la population active qui exploite le Njansang à Nkoloboudou estvieillissante. Dans ces deux dernières localités, le Njansang n’était pas considéré commeun produit pouvant générer des revenus. Il était simplement laissé aux animaux. Lescommerçants enquêtés pour leur part sont engagés dans le commerce du Njansang depuis1 à 35 ans. C’est la preuve qu’au fil des jours, il y a de nouvelles personnes qui entrentdans la filière. Les paysans sont responsables de toutes les étapes de la récolte jusqu’à lapremière mise en marché qui se fait généralement à domicile. Les intermédiairesconstituent plusieurs maillons dans la chaîne de commercialisation ; ce qui permet de lesdistinguer les uns des autres. Ils réalisent la même fonction dans le marché à savoir : lafonction d’échange. Certains achètent et vendent uniquement le Njansang. D’autres parcontre, qui ne disposent pas d’un capital important pour vendre uniquement le Njansang,vendent à la fois le Njansang et d’autres épices qui sont en majorité des produitsforestiers non ligneux (Tetrapleura tetraptera, Monodora myristica…).Les collecteurs sont situés directement après les récolteurs car ils se chargent de fairepartir le produit de leur zone de production jusqu’aux marchés de groupage. Dans notreétude, ces marchés de groupage sont les marchés ruraux. Les collecteurs achètent enmoyenne 200 kg de Njansang par voyage et par semaine qu’ils revendent en un jour etfont en moyenne un à deux jours par voyage. Il est par conséquent très difficile pour cescollecteurs de transporter des quantités plus grandes à cause des difficultés liées autransport.
  • 55. 40Dans les maillons inférieurs, nous avons les super-grossistes, les grossistes de type1, lesgrossistes de type 2 et les détaillants. La différence entre ces intermédiaires se situe auniveau des quantités manipulées par jour. Les super-grossistes achètent environ 900 kgpar jour et par semaine et ont besoin de 2 jours pour écouler ce stock. Les grossistes detype 1 achètent et revendent en moyenne 101 kg par jour. Par contre, Les grossistes detype 2 achètent en moyenne 45 kg par jour et revendent en moyenne 39 kg. Lesdétaillants, quant à eux, achètent et vendent en moyenne 0,5 kg par jour. Ces dernierss’occupent de la vente au détail du Njansang. Les grossistes de type 1 se distinguent desgrossistes de type 2 par le temps qu’ils passent sur le marché. En effet, les grossistes detype 1 (marché du Mfoundi) se rendent dans les marchés ruraux pour s’approvisionner.En effet, Les grossistes de type 1 qui se rendent dans les marchés ruraux perdent unejournée entière pour s’approvisionner ; tandis que les grossistes de type 2 et lesdétaillants font leurs transactions dans le même marché. Il faut noter que les grossistes detype 1 de Douala et grossistes de type 2 dans tous les marchés concernés restent surplace. Une fois sur le marché, les grossistes de type 1 écoulent plus rapidement leur stockcontrairement aux grossistes de type 2. Le fait qu’ils écoulent plus vite leur stock leurpermet de se consacrer à d’autres activités ou de changer de produits.4.2.4. Les circuits de commercialisation du Njansang4.2.4.1. La structure globale de la filièreLes récolteurs vendent à la maison à cause des coûts de transport qui sont très élevés.Seuls 25% d’entre eux vont vendre dans les marchés. Les collecteurs s’approvisionnentdirectement dans les zones de production et parfois dans les marchés ruraux. Leur cibleest constituée des récolteurs qui attendent sur place dans les villages ou qui se déplacentdans les marchés ruraux qui peuvent ainsi être considérés comme des marchés degroupage. Les super-grossistes s’approvisionnent dans les marchés ruraux. Ils achètentauprès des collecteurs et parfois des récolteurs. Les grossistes de type 2 pour leur part,achètent auprès des grossistes de type 1. Ces derniers sont très souvent appelés« troisième main », les grossistes de types 2 étant appelés « Quatrième main ». C’est chezcette « quatrième main » que les détaillants s’approvisionnent très souvent. Lesdétaillants peuvent acheter indifféremment chez les grossistes de type 1 et 2. La fonctionde consommation n’a pas été étudiée, mais il est ressorti que les consommateurs achètentégalement auprès des grossistes de type 2. Ce qui est une situation très favorable pour ce
  • 56. 41groupe d’acteurs. De manière générale la figure 5 ci-dessous, illustre le fonctionnementde la filière et les relations directes ou indirectes qui existent entre les acteurs.Villages Récolteurs (Re.)Marchés ruraux Collecteurs (Col.) Super-grossistes (Sp.)Marchés urbains Grossistes de type 1 (G1.) Grossistes de type 2 (G2.) Détaillants (Dt.) Consommateurs (Co.)Figure 5: Graphe de la filière Njansang dans la région du Centre4.2.4.2. Les différents types de circuitsLe graphe de la filière a permis de déceler trois types de circuits de commercialisationdans la filière Njansang à savoir : • le circuit à cinq intermédiaires :C’est un circuit où l’on retrouve cinq intermédiaires entre les récolteurs et lesconsommateurs. Il est présenté comme suit : Re. Col. Sp. G1. G2. Dt. Co.
  • 57. 42C’est le circuit le plus long. Il a pour source ou origine la localité de Sa’a, et pourdestination le marché de New-bell à Douala. C’est le circuit que le produit empruntegénéralement. Ce circuit part aussi d’Akonolinga pour Douala. • le circuit à quatre intermédiairesDans ce circuit, il existe quatre intermédiaires entre le récolteur et le consommateur.Quatre variantes sont identifiées ainsi qu’il suit : Re. Col. Sp. G1. G2. Co. Re. Sp. G1. G2. Dt. Co. Re. Col. G1. G2. Dt. Co. Re. Col. Sp. G1. Dt. Co.Toutes ces variantes se retrouvent dans les marchés étudiés et profitent à certains acteurs.La première variante ne fait pas intervenir les détaillants. Le consommateur achètedirectement chez les grossistes de type 2 ; ce qui lui permet de faire quelques économies.La deuxième variante se retrouve dans les marchés de Sa’a et de New-bell. Il faitabstraction des collecteurs. Les super-grossistes achètent à un prix relativement bas. Latroisième variante s’observe dans le marché d’Akonolinga. C’est le circuit traditionnel etle plus utilisé. Il part également de la localité de Sa’a et s’achève dans les marchés deYaoundé (marchés de Mvog-mbi et du Mfoundi). Ici le collecteur vend à un prix un peuplus élevé. Dans la quatrième variante, le détaillant achète à un meilleur prix. Il peutarriver que les détaillants achètent chez les grossistes de type 1. Pour cela, il faudrait aupréalable qu’un climat de confiance lié à l’ancienneté et quelque peu à l’ethnie puisseêtre établi. • le circuit trois intermédiairesC’est le circuit le plus court dans la filière Njansang. Il se présente ainsi qu’il suit : Re. G1. G2. Dt. Co.
  • 58. 43Il subsiste à l’intérieur des circuits précédents. Ce circuit est extrêmement rare. Parailleurs, il est le circuit préféré des détaillants parce qu’il permet d’obtenir des margesimportantes.4.2.4.3. Les relations entre les acteurs.Les récolteurs de Njansang d’Ekpwassong et Nkoloboudou sont regroupées au sein d’uneassociation dénommée « Fac si obe » et « Tee bidzeng Njansang». C’est à travers cesassociations que les récolteurs, lorsque c’est possible font face aux collecteurs. Lespaysans et les collecteurs ne sont pas liés par un quelconque accord. A Sa’a, les rapportsentre les récolteurs et les collecteurs sont basées sur la confiance. Dans les deux cas,l’accord passé est verbal. Il est encore très fragile et peu être rompu à n’importe quelmoment. Les super-grossistes entretiennent des relations étroites avec les collecteurs avecqui ils opèrent de manière préférentielle. Il existe une forme de relation de typecontractuel qui est nourri par le paiement à l’avance et la prise de rendez-vous. Il n’existecependant pas de contrat écrit. Les relations familiales conduisent quelques fois lesrécolteurs et les collecteurs à vendre directement aux grossistes de type 1. Les paysansattendent parfois en vain que les commerçants viennent acheter. Bien que les acteurssoient désorganisés, il existe néanmoins un début d’organisation qui est précaire.
  • 59. 44.4.2.4.4. Les flux du NjansangLes flux de Njansang sont présentés dan la figure 6 ci-après. Sa’a 3135 kg Akonolinga Récolteurs Récolteurs 66,7% 33,3% Marché rural d’Akonolinga Marché rural de Sa’a Collecteurs Collecteurs 2,8% Grossistes 1 Grossistes 2 13,6% 39,2% Détaillants 24,7% 19,5% Marché du Mfoundi Marché de New-bell Super-grossistes Grossistes 1 58,9% 38,3% Grossistes 1 Grossistes 2 Grossistes 2 Détaillants Détaillants Marché de Mvog-mbi Marché central 38,3% 58,9% 2,8% Consommateurs Figure 6: Diagramme des flux de Njansang
  • 60. 454.2.5. La commercialisation du NjansangL’objectif de production des paysans étant principalement de vendre leur produit, lavente se fait suivant plusieurs modalités : les ventes groupées au village et dans lemarché le plus proche, les ventes individuelles dans les maisons, la vente dans lesmarchés ruraux et parfois dans les marchés des villes. La vente se fait avec des unités demesures non standardisées ; au détriment des récolteurs. Car c’est l’acheteur qui mesurelui-même le produit qu’il achète. La nature du produit favorise également cette façon demesurer. Le Njansang est constitué de petites amandes. Les « Bayam sellam », comme onles appelle, usent souvent de la paume de leur main pour augmenter la contenance de laboîte, de l’assiette ou du verre qui sert à l’achat. Dans les villages, ces « Bayam sellam »font face à des paysans organisés ou non. Cette organisation, comme c’est le cas àEkpwassong a une grande influence sur les transactions, car les paysans acquièrent unpouvoir de négociation élevé.En général, les paysans dans les villages sont plus ou moins satisfaits du prix auquel ilsvendent leur Njansang. Cette satisfaction vient du fait que ces derniers ne connaissaientpas la valeur de ce produit. Un paysan déclare d’ailleurs à ce sujet « Nous on considèrel’argent du Njansang comme un argent ramassé par terre » Mais cette façon de penser nefait pas l’unanimité, car certains considèrent qu’ils sont dupés et pourraient obtenir plusd’argent qu’ils ne gagnent actuellement. Le paiement se fait directement au moment del’achat. Certains paysans considèrent la collecte du Njansang comme une activitérentable et d’autres comme une activité non rentable.Plusieurs raisons militent en faveur du choix du Njansang par les acteurs du système decommercialisation. Le Njansang est un produit non périssable qui se vend rapidement.« Les Bayam sellam venaient nous tromper ». Selon les paysans, à quantité égale, leNjansang rapporte plus d’argent que les autres produits. « Quelque soit le prix dachat ongagne ». « Ma mère vendait le Njansang ». « C’est parce que le Njansang se retrouve enabondance dans mon village ». « Cest un condiment très apprécié des femmes ». « LeNjansang permet de vendre rapidement les autres produits ». Voilà les raisons pourlesquelles les acteurs ont choisi de vendre le Njansang. De toutes ces raisons, la nonpérissabilité du Njansang et le fait qu’il soit très apprécié par les femmes apparaissentcomme les principales raisons ayant justifié le choix du Njansang. Le Njansang se venddonc aisément en dehors des périodes d’abondance. Ce produit n’exige pas des méthodes
  • 61. 46de conservation sophistiquées. Il suffit simplement qu’il soit bien sec et gardé à l’abri del’humidité.Les intermédiaires de la chaîne de commercialisation du Njansang sont plus ou moinsspécialisés dans le commerce du Njansang. Nous observons qu’ils vendent égalementd’autres PFNL qui en général sont des épices et des légumes. Les détaillants vendent leslégumes (tomates, oignons…). Il arrive très souvent que les collecteurs qui sillonnent lesvillages à la recherche du Njansang achètent d’autres denrées comme le macabo, leplantain ou le citron.Plusieurs unités de mesures sont utilisées à l’achat comme à la vente. Elles sontdifférentes en fonction des marchés. Sur le marché d’Akonolinga et Ayos le Njansang estmesuré avec la boîte de lait. Alors que dans les villages, les collecteurs utilisent la boîtede lait ou le verre inox. A Sa’a l’unité de mesure exclusivement utilisée est l’assiette. Aumarché du Mfoundi, le Njansang est mesuré dans la boîte de lait. Au marché de Mvog-Mbi, ce sont plutôt des verres qui sont utilisés. Dans les marchés de Douala c’est plus laboîte de lait qui est utilisée. L’achat et la vente se font essentiellement sur la place dumarché, sauf pour les collecteurs et les grossistes de type 1 du marché du Mfoundi quivont dans les villages.Dune manière générale, les commerçants connaissent la variation du prix en fonction despériodes dabondance ou de pénurie. Toutefois, quelques facteurs sont prix enconsidération lors de la fixation du prix de vente. Ces critères sont récapitulés dans letableau 8 ci-après :
  • 62. 47Tableau 8: Les facteurs pris en compte pour la fixation du prix de revente Acteurs Grossistes 1 Grossistes 2 Collecteurs Détaillants grossistes Super-FacteursLe prix dachat * * * * *Le prix des autres vendeurs * * *L’alimentation * *Le temps mis en brousse *Le rythme des ventes * *Le coût du transport * *Les prix de Yaoundé et Douala * *Un bénéfice de 25-50 FCFA par boîte * *Un bénéfice de 100-150 FCFA par boîte * *Le nombre de grains par boîte *Quelque soit le volume échangé, le Njansang sera mesuré en boite, en verre ou enassiette ; si bien que la notion de vente en gros ou vente en détail est difficile àappréhender.Trois critères sont caractéristiques de la qualité du Njansang acheté et vendu par lesacteurs. Ce sont la couleur, l’intégrité des amandes et l’odeur. Ainsi, pour la couleur, lacouleur jaune (claire) et la couleur rouge3 (sombre) sont les deux couleurs exigées par lescommerçants. Les vendeurs de Douala préfèrent acheter le Njansang de couleur rouge.Ces deux couleurs ne sont pas le fait de deux variétés différentes, mais plutôt de la duréede conservation : le Njansang change de couleur avec le temps. Avec le temps, il passede la couleur jaune à la couleur rouge ; et son odeur est beaucoup plus prononcée à cemoment là. Ces critères sont guidés par les préférences des consommateurs. A3 En effet, la couleur rouge dont il est question ici n’est pas la couleur rouge caractéristiques des bandesde l’ultraviolet. Il s’agit plutôt d’un changement de couleur dû à l’oxydation.
  • 63. 48Akonolinga, Sa’a et Yaoundé les clients préfèrent le Njansang de couleur claire. Parcontre à Douala, les deux couleurs sont vendus, mais la couleur rouge, plus vite quel’autre. De manière générale, l’intégrité des amandes facilite la vente. Cette informationest répercutée auprès des récolteurs qui de plus en plus s’attèlent à obtenir un Njansangde bonne qualité.4.3. LES CHARGES SUPPORTEES PAR LES ACTEURSLes acteurs du système de production et du système de commercialisation supportentplusieurs charges. Ces charges sont liées aux différentes étapes de la récolte du Njansangd’une part, et au coût dopportunité du temps mis par voyage, au transport, à l’impôtlibératoire, au ticket de place, à la manutention, à l’emballage, à la location de la place,au gardiennage et au coût du téléphone d’autre part.4.3.1. Les charges des récolteursLes récolteurs sont à la base du système de commercialisation du Njansang. Ils sontresponsables de la première mise en marché du Njansang ; et en tant que tel, ilssupportent plusieurs coûts pour assurer la disponibilité du produit. Ces coûts sontessentiellement liés à la récolte. Seulement 25% des récolteurs vendent leur produit surles marchés (seuls quelques paysans de Sa’a vont vendre sur la place du marché). Lereste (75%) vend sur place à cause du mauvais état de la route. Principalement àEkpwassong, les paysans jouissent d’une économie d’échelle en vendant en groupe.Cette forme de vente présente l’avantage d’offrir un prix unique à tous les paysans aumême moment. Ces derniers jouissent alors d’un pouvoir de négociation élevé. Acontrario, les paysans qui agissent seuls sont très souvent abusés par les collecteurs desvillages qui se basent sur le coût du transport très élevé en fonction de l’état des routespour imposer des prix et même des unités de mesures au récolteurs. Il faut cependantnoter qu’il est difficile pour ces paysans d’attendre les périodes fixées pour la réalisationdes ventes groupées. Les charges supportées par les récolteurs sont liées à toutes lesétapes du processus de récolte. Ce processus inclut principalement le ramassage desfruits, le nettoyage ou dépulpage des fruits pourris, le lavage, la cuisson et le séchage.Les arbres exploités sont des arbres qui ont poussé de manière spontanée. Ce qui nous
  • 64. 49amène à considérer uniquement leur valeur d’usage. Les coûts de réco incluent le coût récoltede la main d’œuvre utilisée pour chacune des opérations ci dessus citées, l’amortissement ci-dessusdes équipements utilisés et le coût du bois de chauffe utilisé pour la cuisson. La récoltedu Njansang exige en moyenne 4 heures de travail pour l’obtention d’un kilogramme. Larépartition du temps mis par opération est donnée dans la figure 7. Séchage 3% Ramassage 10% Dépulpage Concassage 14% 42% Lavage 6% Cuisson 25% Figure 7: Estimation du temps par opération pour un kilogramme de Njansang onIl ressort que le concassage, la cuisson et le dépulpage sont les opérations qu quiconsomment plus de temps. La disponibilité du Njansang sur le marché dépendfortement de ces étapes.Le tableau 9 donne une vue d’ensemble des différentes charges par kilogramme deNjansang. Le calcul des charges horaires, pour l’estimation du coût de l main d’œuvre, las’est fait sur la base du SMIG qui est évalué à 1000 FCFA4 par jour pour les travailleursdu secteur informel. En considérant que la journée de travail est constituée de 8 heures, lacharge horaire nécessaire pour chaque opération a été affectée du coût unitaire par heurede travail.4 er Le SMIG au Cameroun est de 28. 216 FCFA (Décret N° 2008/2115/PM du 24 Juin 2008 – Article 1 )
  • 65. 50Tableau 9: Distribution des coûts moyens de production d’un kg de Njansang (FCFA/kg) Rubriques Ekpwassong Nkoloboudou Sa’aRamassage 33 59 64Dépulpage 81 107 17Lavage 23 35 37Cuisson 125 125 125Concassage 176 230 228Séchage 15 15 15Coût total de la main d’œuvre 453 571 486Bois de chauffe 100 100 100Total 1 553 671 586Dotation à l’amortissement 74 87 75Total 2 627 758 661Les coûts d’obtention d’un kilogramme de Njansang sont de 627 FCFA/kg, 758FCFA/kg et 661 FCFA/kg à Ekpwassong, Nkoloboudou et Sa’a. Ces coûts de récoltesont plus élevés à Nkoloboudou à cause du coût de la main d’œuvre qui est de 571FCFA/kg. Cette charge est élevée parce que les populations qui exploitent le Njansang àNkoloboudou sont plus âgées comparé à celles des autres localités. Nous comprenonsdonc que les paysans à Nkoloboudou mettent plus de temps pour la récolte; surtout aumoment du dépulpage et du concassage. Il serait donc intéressant pour eux de serapprocher de ceux d’Ekpwassong et de Sa’a pour réduire leur coût de récolte. Ce quipourra se faire en encourageant les catégories les plus jeunes à s’intéresser à cetteactivité. Le coût de la main d’œuvre nécessaire pour obtenir un kilogramme de Njansangreprésente 72% du coût total dans les trois villages concernés et suit la répartition qui aété illustrée dans la figure 8 ci dessus. L’amortissement est une provision annuelle qui estfaite pour le renouvellement des équipements après sa durée de vie économique. La vieéconomique de ces équipements a été évaluée dans cette étude, mais nous n’avonsconsidéré que 20% de ces coûts parce qu’en réalité, dans les exploitations agricoles, lepaysan utilise ces équipements plus longtemps que leur durée de vie ne le prévoit.
  • 66. 51L’autre raison est que ce matériel n’est pas utilisé uniquement pour une seulespéculation. Ce serait donc comme gonfler les coûts de récolte, si nous venions àconsidérer l’amortissement de manière rigoureuse. Il faut noter ici que les paysansignorent ces charges qu’ils supportent de manière tacite ; pourtant la connaissance d’unetelle information pourrait les aider à avoir des arguments solides lors de la négociationdu prix de vente. Les paysans qui décident de vendre dans les marchés ruraux dépensenten moyenne 24 FCFA/kg (Sa’a) et 127 FCFA/kg (Nkoloboudou) pour le transport enplus des coûts de récolte supportés par les autres producteurs. Les différentes étapes duprocessus de production du Njansang sont résumées dans la figure 8, ainsi que les coûtset le temps mis qui y sont rattachés. Ramassage Dépulpage Lavage 51 FCFA 68 FCFA 38 FCFA 24 min 34 min 14 min Cuisson Concassage Séchage 125 FCFA 226 FCFA 60 min 108 min Vente Figure 8: Les coûts et le temps mis pour chacune des étapes du Processus de production d’un kilogramme de Njansang4.3.2. Les charges des commerçantsLes coûts totaux supportés par les commerçants sont constitués de deux types de charges,les charges liées à l’acquisition ou à l’achat du Njansang, et les charges liées à la vente.Les charges sont composées des frais de transport pour les voyages aller et retour, du
  • 67. 52coût d’opportunité du temps mis pour effectuer le voyage, des frais liés aux bagages, àl’emballage et au coût du téléphone ainsi qu’aux diverses taxes pour les commerçants quis’approvisionnent dans les marchés. Le calcul des coûts s’est fait pour chaque catégoried’acteurs présents dans les différents marchés.4.3.2.1. Les charges des collecteursLes collecteurs font partie de la chaîne de commercialisation du Njansang. Ce sontparfois des paysans installés dans les villages ou des commerçants périodiques quiachètent le Njansang auprès des paysans. Ils font du porte-à-porte pour collecter leNjansang. La période de prédilection pour la collecte est la période d’abondance, cardurant cette période le Njansang est vendu à un prix bas. Ces collecteurs supportent descharges de commercialisation qui sont liées au transport, à la manutention, à l’emballageau paiement des taxes communales dans les marchés. Ces charges sont fortementpondérées par le volume des transactions effectuées par cette catégorie d’acteurs. Lescomposantes de ces charges sont illustrées dans le tableau 10 :Tableau 10: Charges supportées par les collecteurs par localité (FCFA/kg) Rubriques Akonolinga SaaCoût dopportunité du temps mis par voyage 5 7Transport 49 8Impôt libératoire 1,33 0,63Ticket de place 0,77 3Manutention 33 7Emballage 1,4 2TOTAL 90,5 27,63Du tableau 10, il ressort que les charges de commercialisation des collecteurs varient enfonction des zones d’approvisionnement. Elles sont de 90,5 FCFA/kg et 27,63 FCFA/kgpour les collecteurs d’Akonolinga et Sa’a respectivement. Il en ressort également que lescoûts de transport sont les plus importants. Les coûts de transport sont de 49 FCFA/kg et8 FCFA/kg pour les collecteurs d’Akonolinga et Sa’a respectivement. A Akonolinga, les
  • 68. 53frais de manutention sont élevés parce que le principal moyen de transport est la motoqui ne peut par conséquent pas porter de grandes quantités. Ces coûts sont plus élevéspour les collecteurs d’Akonolinga en raison du mauvais état de la route. Les collecteursd’Akonolinga et Sa’a vendent leur produit aussitôt qu’ils sortent de la brousse. A Sa’a lemarché a lieu tous les Jeudis. Les collecteurs d’Akonolinga et d’Ayos vendentdirectement dans les marchés ruraux qui se tiennent tous les jours. Ils n’ont pas decomptoir sur les marchés et ont pour stratégie d’acheter le Njansang quand le prix est auplus bas, cest-à-dire durant la saison de production. Ils diminuent la fréquence desdescentes dans les villages en périodes de pénurie, car la quantité de Njansang qu’ilspeuvent y trouver est insignifiante pour justifier un déplacement. Dès lors, ce sont lescollecteurs basés dans les villages qui sillonnent les villages alentours à pied pour acheterle Njansang. Il arrive également que les femmes fassent des livraisons à domicile auprèsde ces collecteurs.4.3.2.2. Les charges des super-grossistesCette catégorie d’acteurs se trouve dans les marchés de Douala. Elle s’est constituée àcause de la longueur de la distance parcourue par le produit et de l’ancienneté descommerçants qui, au fil des jours, ont acquis de l’expérience. Ils maîtrisent en quelquesorte tous les rouages du système et s’organisent pour supporter des coûts moindres. Ilsne sont pas nombreux et ont un comportement différent en ce qui concerne le moded’organisation de leur activité. Nous en avons qui restent sur place à Douala et achètentsur place, uniquement en période d’abondance. Il y en a également qui travaillent enaccord avec des collecteurs connus. Enfin, il y’en a qui prennent le risque et achètentdans les marchés ruraux, auprès des collecteurs et des paysans qui viennent au marché.Le tableau 11 ci-contre regroupe les différents coûts supportés par cette catégorie.
  • 69. 54Tableau 11: Charges supportées par les Super-grossistes (FCFA/kg) Rubriques New-bell*5 New-bell CentralCoût dopportunité du temps mis par voyage 3,3 0 0Transport 40 0 0Ticket de place 0,83 0,12 0Manutention 1,67 10 0Emballage 4,17 1 1Location de place 0,88 0 2,08Gardiennage 0,033 0 0Téléphone 0,83 0,12 0Total 51,71 11,24 3,08Au fur et à mesure que nous évoluons dans la chaîne de commercialisation, il y a descharges qui s’ajoutent. Les super-grossistes payent des frais de téléphone et les frais degardiennage. Ils ne payent pas d’impôt libératoire. Les frais de transport sont annuléspour ceux qui ont pour option de rester sur place. Ceux qui choisissent de faire le voyagede Sa’a supportent des charges de 40 FCFA/kg, en plus des frais de téléphone quis’élèvent à 0,83 FCFA/kg contre 0,12 FCFA/kg pour celui qui reste sur place à Douala.Nous observons ici qu’il y aurait comme un manque de confiance entre ces super-grossistes et les collecteurs. Nous observons que le super-grossiste qui achète sur place àDouala, auprès des collecteurs des villages qui se rendent dans les marchés urbains,supporte des charges très faibles au kilogramme (3,08 FCFA). Celui qui se déplace versSa’a supporte des coûts encore plus élevés, soit 51,71 FCFA/kg ; avec des frais detransport s’élevant à 40 FCFA/kg (plus de 70% des coûts totaux). Il est à noter que ces 3formes d’organisation ont une influence sur le prix. Le risque couru par le super-grossistequi a pour option de se déplacer vers les marchés de groupage est énorme car en réalité ilperd du temps et de l’argent. Pour qu’il puisse diminuer ses charges à l’unité, il doitpouvoir acheter de grandes quantités. De plus la variation entre les trois super-grossistes5 Ce super-grossiste est en réalité basé au marché de New-bell. Il s’approvisionne lui-même au marché deSa’a
  • 70. 55est grande ; preuve que ce groupe d’acteur est mal organisé et que les intervenantsfonctionnent de manière individuelle.4.3.2.3. Les charges des grossistes de type1Les grossistes de types 1 font également partie de la chaîne de commercialisation. Nousen avons identifié deux types dans les marchés. Ceux qui achètent sur place dans lemarché et revendent, ils se retrouvent dans les marchés d’Ayos et de New-bell, et ceuxqui se déplacent à destination des marchés ruraux. Ce dernier type achète au marché deSa’a pour aller revendre au marché du Mfoundi. Leurs charges de commercialisation sontreprésentées dans le tableau12 ci-dessous.Tableau 12: Charges des grossistes de type 1 par marché (FCFA/kg) Rubriques Ayos Mfoundi New-bellCoût dopportunité du temps mis par voyage 0 18 0Transport 0 30 0Impôt libératoire 12 0 0Ticket de place 12 4 1,12Manutention 0 11 0Emballage 15 2,6 2,24Magasinage 0 0 1,13Balayage 0 0,5 0Portail 0 3 0TOTAL 39 69,1 4,49Chacun de ces marchés a ses spécificités. C’est ainsi que les charges liées au balayage, àl’entrée dans le marché s’ajoutent pour les acteurs de cette catégorie qui vendent aumarché du Mfoundi. Les charges varient en fonction des quantités manipulées. Dutableau 12, il ressort que les charges de ce groupe s’élèvent à 39 FCFA/kg, 69,1FCFA/kg et 4,49 FCFA/kg dans les marchés d’Ayos, du Mfoundi et de New-bell. Lesgrossistes de type 1 qui s’approvisionnent au marché de Sa’a payent des coûts de
  • 71. 56transport qui représentent 43% de leurs coûts totaux de commercialisation. Les grossistesde type 1 vendent aux grossistes de type 2 qui supportent également des charges.4.3.2.4. Les charges des grossistes de type 2Les grossistes de type 2 ne se déplacent pas. Ils achètent et revendent sur le mêmemarché et supportent des charges similaires à celles des grossistes de type l, exceptés lesfrais liées au portail. Ces charges résumées dans le tableau 13.Tableau 13: Charges des grossistes de type 2 par marché (FCFA/kg)Rubriques Ayos New-bell MfoundiImpôt libératoire 1,05 0 0Ticket de place 3 4 3Manutention 0 1,67 1,33Emballage 16 5,87 11Location de place 0 0 0,33Magasinage 0 4 0TOTAL 20,05 15,54 15,66Il se dégage du tableau 13 que les grossistes de type 2 supportent 20,05 FCFA/ kg, 15,54FCFA/kg et 15,66 FCFA/kg dans les marchés d’Ayos, de New-bell et du Mfoundi. Nousobservons que cette catégorie d’acteur ne paye pas l’impôt libératoire dans les marchésde New-bell et du Mfoundi.4.3.2.5. Les charges des détaillantsLes détaillants achètent sur place ou dans les marchés urbains. Les détaillants de Mvog-Mbi se ravitaillent au marché du Mfoundi, ce qui leur fait des charges supplémentairescomparé aux détaillants des marchés d’Akonolinga, d’Ayos et du marché central deDouala. Il n’y a pas de charges de manutention parce que les quantités manipulées nejustifient pas ce type de dépenses. Les charges supportées par ce groupe d’acteurs sontregroupées dans le tableau 14 ci-après.
  • 72. 57Tableau 14 : Charges des détaillants par marché (FCFA/kg)Rubriques Ayos-Akonolinga Central Mvog-mbiTransport 0 0 65,58Impôt libératoire 20,33 0 47,14Ticket de place 78,48 71,42 71,42Emballage 51,32 44,64 32,09Location de place 0 35,71 0Magasinage 0 0 30,91TOTAL 150,13 151,77 247,14Les charges des détaillants sont de 150,13 FCFA/kg, 151,77 FCFA/kg et 247,14FCFA/kg dans les marchés d’Akonolinga, central et Mvog-Mbi. Du tableau 14, il ressortque les charges des détaillants sont élevées par rapport à celles des autres catégoriesd’acteurs. Ce résultat s’explique par le fait que les quantités manipulées sont très petitescomparé à celles des autres types d’acteurs et la durée d’écoulement est longue. Lesdétaillants de Mvog-Mbi ont des charges plus élevées parce qu’ils payent des frais detransport (65,58 FCFA/kg) pour s’approvisionner au marché du Mfoundi et les frais demagasinage (31 FCFA/kg). Les charges supportées par chacun des intermédiaires de lachaîne commercialisation influencent les prix pratiqués par chacun d’eux. Au même titreque les coûts, la connaissance des prix est aussi importante pour évaluer la rentabilité auniveau de chaque acteur.4.4. LES PRIX PRATIQUES ET LES UNITES DE MESURED’entrée de jeu, nous faisons observer que les unités de mesure utilisées pour lacommercialisation du Njansang ne sont pas les mêmes. Elles diffèrent d’une zone àl’autre et d’un marché à l’autre. Cependant, chaque acteur y va de son habileté et de sonexpérience pour obtenir une grande quantité d’amandes en une seule prise. Le prix duNjansang ne fait pas l’objet de marchandage. Chaque acteur connaît les prix pratiqués enfonction du moment de l’année, des unités de mesure et de la qualité de la production paran.
  • 73. 584.4.1. Les prix moyens de vente pratiqués par les récolteursLes unités de mesure et les prix sont très souvent imposés par les acheteurs qui procèdentdifféremment, selon qu’ils rencontrent des paysans bien organisés ou non dans lesvillages. A Ekpwassong, le Njansang est vendu au kilogramme. Par contre, àNkoloboudou, les unités de mesure utilisées sont le verre en inox et la boîte de lait Nestléde 397 grammes. A Sa’a, l’unité de mesure est l’assiette. Le poids de chacune de cesunités de mesure est variable. Il faut cependant observer que même avec la même unitéde mesure, les quantités prélevées sontdifférentes d’un intervenant à l’autre.Généralement, les paysans ne veulent pasvendre avec le verre en inox qui est visiblementplus grand que la boîte de lait. Ce qui arrivedonc c’est que, suivant la qualité du paysan, lescommerçants augmentent la contenance de laboîte de lait et du verre en inox, en lessurmontant de leur main, (photo 6). C’est plusqu’une habitude pour ces commerçants deprocéder ainsi au détriment des paysans. Ce Photo 6 : Une commerçante mesurantphénomène est plus observé et a été décrié dans le Njansang avec un verre en inoxla zone d’Akonolinga. Dans la Lékié, le (photo Nakuna Tsala , Juin 2009)procédé est quelque peu différent. De ce côté, les commerçants utilisent certes uneassiette, mais les assiettes sont différentes et les prix varient quelques peu aussi. La rusesouvent utilisée consiste à tasser l’assiette afin d’y introduire le maximum d’amandes.Cette ruse est quelque peu utilisée dans la zone d’Akonolinga. Le tableau 15 ci-contremontre la variation des prix moyen de vente dans les différentes zones.Tableau 15: Prix moyen de vente du Njansang dans les localités détude (FCFA/kg)Périodes Ekpwassong Nkoloboudou Sa’aPénurie 1000 706 930Abondance 833 600 734Variation (%) du prix de vente 20,04 17,67 26,70
  • 74. 59Le tableau 15 montre que pendant les périodes d’abondance, le Njansang coûte moinscher dans les zones de production. Durant la période de récolte (Août, Septembre,Octobre), plusieurs paysans disposent encore du Njansang. Ils le vendent rapidementpour assurer les rentrées scolaires des enfants. Nous notons également qu’à Sa’a etEkpwassong, le prix sont plus élevés par rapport à Nkoloboudou. Ce résultat pourraits’expliquer par le fait qu’à Ekpwassong les paysans sont regroupés au sein d’uneassociation et pratiquent les ventes groupées. Bien qu’à Nkoloboudou les paysans soientégalement organisés au sein d’une association, l’influence de leur groupe ne se fait pasressentir au niveau des transactions qu’ils opèrent. A Sa’a par contre, il n’existe aucuneforme d’association autour du Njansang. La proximité de la ville de Yaoundé permet auxfemmes de connaitre les prix de vente du Njansang au niveau du marché du Mfoundi.C’est sur cette base qu’elles peuvent exiger un prix acceptable à l’endroit des collecteurs.En période de pénurie les prix connaissent une légère augmentation. Ils augmentent de20,04%, 17,67% et 26,70% à Ekpwassong, Nkoloboudou et Sa’a respectivement. Cetteaugmentation des prix aurait pu profiter aux paysans s’ils attendaient la période depénurie, mais ces derniers, face à un besoin pressant d’argent vendent rapidement leurproduit.4.4.2. Les prix moyens d’achat et de vente des collecteursLe tableau 16 ci-contre récapitule les prix moyens d’achat et de vente des collecteurs.Tableau 16: Prix moyen d’achat et de vente des collecteurs par période (FCFA/kg) Akonolinga Saa Période de pénuriePrix d’achat 822 909Prix de vente 1456 1239 Période d’abondancePrix d’achat 648 638Prix de vente 1290 976Variation (%) du prix d’achat 21,17 29,81Variation (%) du prix de vente 11,40 21,23
  • 75. 60Du tableau 16 précédent, il ressort que les prix varient en fonction des périodes commec’est le cas pour les récolteurs. Ce qui est d’ailleurs logique, puisse qu’ils achètent auprèsdes paysans/récolteurs. De la période de pénurie à la période d’abondance, les prixconnaissent une augmentation de 21,17% et 29,81% pour le prix d’achat et de11, 40% et21,23% pour le prix de vente pour les collecteurs d’Akonolinga et Sa’a respectivement.Ces résultats traduisent le fait que les collecteurs ont des sources d’approvisionnementdiverses. Ces derniers préfèrent acheter dans les villages où les paysans acceptent desprix bas. Ce qui peut être défavorable à long terme pour des producteurs bien organisés.Par ailleurs, il ressort que les collecteurs de la zone d’Akonolinga vendent à un prixélevé. Cela trouve une explication dans le fait que la zone est très enclavée et les paysansse débarrassent simplement de leur produit, ce d’autant plus que les quantités qu’ilsdésirent consommer eux-mêmes ne sont pas importantes. Nous remarquons égalementque le prix d’achat et le prix de vente augmentent, en proportion plus grande à Sa’a parrapport à Akonolinga.4.4.3. Les prix moyens d’achat et de vente des super-grossistesLes super-grossistes traitent beaucoup plus avec les collecteurs ruraux plutôt qu’avec despaysans bien organisés ou non. Les prix auxquels ils achètent et revendent ont étécalculés et regroupés dans le tableau 17.Tableau 17: Prix moyen d’achat et de vente des super-grossistes par période (FCFA/kg) Newbell* Newbell Central Période de pénuriePrix d’achat 923 1000 /Prix de vente 1400 1311 1217 Période d’abondancePrix d’achat 769 667 900Prix de vente 1000 1097 /Variation (%) du prix d’achat 16,68 33,3 /Variation (%) du prix de vente 28,57 16,32 /
  • 76. 61Du tableau 17, il ressort que les prix d’achat et de vente diffèrent en fonction desstratégies d’achat et ne sont pas les mêmes. Nous observons que les prix de ventedéclarés par ce groupe d’acteurs diffèrent des prix d’achat des collecteurs. Ce qui nousamène à dire que l’information est délibérément déformée et qu’il n y a pas fluidité decelle-ci. Entre les périodes d’abondance et de pénurie, les prix connaissent uneaugmentation de 16,68% et 33,3% pour le prix d’achat et de 28,57% et 16,32% pour leprix de vente. La différence observée dans les pourcentages de variation des prix d’achatet de vente pourrait s’expliquer par le fait que chacun des super-grossistes achète et vendà une période différente de l’autre.4.4.4. Les prix moyens d’achat et de vente des grossistes de type 1Les prix pratiqués par cette catégorie d’acteurs ont été consignés dans le tableau 18 ci-contre.Tableau 18 : Prix moyen d’achat et de vente des grossistes de type 1 par période(FCFA/kg) Ayos New-bell Mfoundi (Saa) Période de pénuriePrix d’achat 1225 1400 1050Prix de vente 1857 1833 1469 Période d’abondancePrix d’achat 1000 1000 950Prix de vente 1386 1500 1063Variation (%) du prix d’achat 18,37 28,57 9,52Variation (%) du prix de vente 25,38 18,17 27,64Le tableau ci-dessus montre qu’entre les périodes d’abondance et de pénurie, les prixconnaissent une augmentation de 18,37%, 28,57% et 9,52% pour le prix d’achat et de25,38%, 18,17% et 27,64% pour le prix de vente pour les grossistes de type 1 desmarchés d’Ayos, New-bell et Mfoundi.4.4.5. Les prix moyens d’achat et de vente des grossistes de type 2Les prix moyens d’achat et de vente des grossistes de type 2 sont également récapitulésdans le tableau 19
  • 77. 62Tableau 19: Prix d’achat et de vente des grossistes de type 2 par période (FCFA/kg) Newbell* New-bell Mfoundi Période de pénuriePrix d’achat 1857 1833 1458Prix de vente 2344 2125 1569 Période d’abondancePrix d’achat 1476 1445 1062Prix de vente 1948 1650 1167Variation (%) du prix d’achat 20,52 21,17 27,16Variation (%) du prix de vente 16,89 22,35 25,62De la période d’abondance à la période de pénurie, les prix connaissent une augmentationde 20,52%, 21,17% et 27,16% pour le prix d’achat et de 16,89%, 22,35% et 25,62% pourle prix de vente.4.4.6. Les prix moyens d’achat et de vente des détaillantsComme pour toutes autres catégories d’acteurs les prix moyens d’achat et de vente sontprésentés dans le tableau 20Tableau 20: Prix d’achat et de vente des détaillants par période (FCFA/kg) Ayos/Akonolinga Douala Mvog-mbi Période de pénuriePrix d’achat 2306 2125 1569Prix de vente 2933 3304 2912 Période d’abondancePrix d’achat 1948 1650 1167Prix de vente 2325 2821 2356Variation (%) du prix d’achat 15,52 22,35 25,62Variation (%) du prix de vente 20,73 14,69 19,09
  • 78. 63De la période d’abondance à la période de pénurie, les prix connaissent une augmentationde 15,52%, 22,35% et 25,62% pour le prix d’achat et de 20,73%, 14,69% et 19,09% pourle prix de vente pour les détaillant d’Ayos, Douala et Mvog-Mbi.Les prix moyens d’achat et de vente, ainsi que les coûts supportés par chaque catégoried’acteur nous permet de calculer les marges brutes et nettes pour chacun d’eux.4.5. LES MARGES BRUTES ET LES MARGES NETTES DES ACTEURS4.5.1. Les marges des récolteursLes marges brutes des producteurs sont obtenues après déduction du coût de la maind’œuvre et du bois de chauffe. La marge nette a été obtenue en déduisant 20% del’amortissement annuel des équipements de la marge brute. Nous n’avons pas considéréles frais d’amortissement dans leur intégralité parce que nous estimons que le matérieln’est pas utilisé uniquement pour le Njansang. Il peut avoir d’autres usages au sein del’exploitation. Le tableau 21 fait état des marges nettes des récolteurs, qui ont étéobtenues en déduisant la valeur des amortissements (Annexe 3) de la marge brute.Tableau 21: Les marges des récolteurs par localité (FCFA/kg) Ekpwassong Nkoloboudou Sa’a Valeur %PV Valeur %PV Valeur %PVMarge brute (pénurie) 447 44,7 35 4,9 344 36,9Marge brute (abondance) 280 33,61 -71 -11,8 148 20,2Marge nette (pénurie) 373 37,3 -52 -7,3 269 28,9Marge nette (abondance) 206 24,7 -158 -26,3 73 9,9Au regard de ce tableau, nous pouvons dire que les marges tout comme les prix de ventevarient en fonction des périodes d’abondance et de pénurie. Ces résultats, nous fontobserver que les récolteurs qui sont en réalité responsables de toute la récolte enregistrentparfois des marges négatives. C’est le cas des récolteurs de Nkoloboudou qui ne rentrentpas du tout dans leur fonds que ce soit en période de pénurie ou d’abondance.En période d’abondance, les marges nettes des récolteurs se montent à 373 FCFA/kg, -52FCFA/kg et 269 FCFA/kg en période de pénurie et 206 FCFA/kg, -158 FCFA/kg et 73
  • 79. 64FCFA/kg en période d’abondance. Ce qui représente respectivement 24,7%, -26,3% et9,9% de leur prix de vente. En période de pénurie par contre, elles sont de 37,3%, -7,3%et 28,9% de leur prix de vente pour les récolteurs d’Ekpwassong, Nkoloboudou et Sa’arespectivement. Il convient de mentionner que ces marges sont calculées sur la base descoûts de récolte uniquement. S’il faut prendre en compte les coûts de plantation desarbres6, les marges diminueront davantage et pourraient s’annuler. Les paysans n’étantpas les seuls à vouloir bénéficier de leurs activités, qu’en est-il des autres acteurs ?4.5.2. Les marges des collecteursLes marges de commercialisation des collecteurs sont regroupées dans le tableau 22 enfonction des périodes.Tableau 22: Les marges des collecteurs (FCFA/kg) Akonolinga Saa Valeur %PA %PV Valeur %PA %PVMarge brute (pénurie) 634 77 44 330 36 27Marge brute (abondance) 642 98 50 338 52 35Marge nette (pénurie) 543,5 66 37 302,37 36 24Marge nette (abondance) 551,5 85 43 310,37 52 32Les collecteurs d’Akonolinga et de Sa’a ont des marges nettes de 543,5 FCFA/kg, et302,37 FCFA/kg en période de pénurie. Elles sont de 551,5 FCFA/kg et 310,37 FCFA/kgen période d’abondance pour les collecteurs d’Akonolinga et Sa’a. Nous observons queles collecteurs d’Akonolinga ont les marges deux fois plus grandes que celles descollecteurs de Sa’a. De plus leurs marges représentent 66 et 85% de leur prix d’achat et37 et 43% de leur prix de vente pendant les périodes de pénurie et d’abondancerespectivement. Ce résultat indique que les récolteurs de la zone d’Akonolinga et sesenvirons sont manifestement exploités par rapport à ceux de Sa’a. Nous constatonségalement que d’une manière générale, les collecteurs ont des marges élevées pendant lespériodes d’abondance.6 Au stade actuel, les paysans n’utilisent pas les fruits issus d’arbres domestiqués.
  • 80. 654.5.3. Les marges des super-grossistes.Les marges des super-grossistes ont été récapitulées dans le tableau 23 ci-contre.Tableau 23: Les marges des super-grossistes (FCFA/kg) Newbell* New-bell Central Valeur %PA %PV Valeur %PA %PV Valeur %PA %PVMarge brute (pénurie) 477 52 34 311 31 24 150 14 12Marge brute (abondance) 231 62 23 430 47 39 317 17 26Marge nette (pénurie) 425,29 46 30 299,76 30 23 146,92 14 12Marge nette (abondance) 179,29 23 18 418,76 63 38 313,92 35 26Les marges nettes des super-grossistes sont de 425,29 FCFA/kg, 299,76 FCFA/kg et146,92 FCFA/kg en période de pénurie pour les super-grossistes de Sa’a, New-bell et dumarché central de Douala respectivement. Elles sont de 179,29 FCFA/kg, 418,76FCFA/kg et 313,92 FCFA/kg en période d’abondance. Le super-grossiste de New-bellqui s’approvisionne à Sa’a a les plus grandes marges par kilogramme (46% du prixd’achat et 30% du prix de vente) en période de pénurie. Par contre en périoded’abondance, le super-grossiste de New-bell qui reste sur place a la plus grande marge(63% du prix d’achat et 38% du prix de vente).4.5.4. Les marges des grossistes de type 1Les marges nettes des grossistes de type 1 sont regroupées dans le tableau 24 ci-contre.Tableau 24: Les marges des grossistes de type 1 (FCFA/kg) Ayos New-bell Mfoundi Valeur %PA %PV Valeur %PA %PV Valeur %PA %PVMarge brute (pénurie) 632 52 34 433 31 24 419 40 29Marge brute (abondance) 385,71 63 28 500 43 33 113 44 11Marge nette (pénurie) 573,5 48 32 356,8 26 20 408,51 39 28Marge nette (abondance) 327,21 35 25 423,8 43 29 112,51 11 10Du tableau 24, il apparaît que les marges des grossistes de type 1 d’Ayos, New-bell etMfoundi en période de pénurie sont respectivement de 573,5 FCFA/kg, 356,8 FCFA/kg
  • 81. 66et 408,51 FCFA/kg. Elles sont 327,21 FCFA/kg, 423,8 FCFA/kg et 112,51 FCFA/kg enpériode d’abondance. Les grossistes de type 1 de New-bell ont les plus grandes margesen période de pénurie. En période d’abondance, ils ont également les plus grandesmarges, mais elles sont plus élevées en période d’abondance qu’en période de pénurie.4.5.5. Les marges des grossistes de type 2Les marges de commercialisation des grossistes de type 2 ont été calculées et sontrécapitulées dans le tableau 25.Tableau 25: Les marges des grossistes de type 2 (FCFA/kg) Ayos New-bell Mfoundi Valeur %PA %PV Valeur %PA %PV Valeur %PA %PVMarge brute (pénurie) 487 26 21 292 16 14 111 8 7Marge brute (abondance) 467 33 24 205 20 12 105 10 9Marge nette (pénurie) 452 25 20 276 15 13 95 7 6Marge nette (abondance) 472 31 23 189 13 11 89 8 8Les marges des grossistes de type 2 d’Ayos, New-bell et Mfoundi en période de pénuriesont respectivement de 452 FCFA/kg, 276 FCFA/kg et 95 FCFA/kg. Elles sont 472FCFA/kg, 189 FCFA/kg et 89 FCFA/kg en période d’abondance. Les grossistes de type 2d’Ayos ont les plus grandes marges en période de pénurie et de d’abondance.4.5.6. Les marges des détaillantsLes marges de détaillants sont présentées dans le tableau 26.Tableau 26: Les marges des Détaillants (FCFA/kg) Akonolinga Central Mvog-Mbi Valeur %PA %PV Valeur %PA %PV Valeur %PA %PVMarge brute (pénurie) 627 27 21 1179 55 36 1343 86 46Marge brute (abondance) 377 32 16 1171 71 42 1189 115 50Marge nette (pénurie) 476,87 21 16 1027,23 48 31 1095,86 70 38Marge nette (abondance) 226,87 12 10 1019,23 62 36 941,86 81 40
  • 82. 67Les marges nettes des détaillants d’Akonolinga, du marché central et de Mvog-Mbi sont476,87 FCFA/kg, 1027,23 FCFA/kg et 1095,86 FCFA/kg respectivement en période depénurie. Elles sont de 226,87 FCFA/kg, 1019,23 FCFA/kg et 941,86 FCFA/kgrespectivement en période d’abondance. Les détaillants dans la zone d’Akonolinga n’ontpas de fortes marges de commercialisation comparé à ceux des autres marchés.L’explication qui peut être faite de ce résultat est que dans ces marchés lesconsommateurs achètent indifféremment chez toutes les catégories d’acteurs dans lemarché, excepté les collecteurs. Le détaillant qui vend en tas n’a donc pas la possibilitéd’obtenir de fortes marges. De plus l’étendue du marché favorise également cettesituation, puisse qu’ils sont de petites tailles et se tiennent tous les jours. Par contre lesdétaillants du marché central de Douala et du marché de Mvog-Mbi ont des marges quireprésentent 48%, 70% et 62%, 81% de leur prix d’achat en temps de pénurie etd’abondance respectivement.4.6. COMPARAISON DES COUTS ET DES MARGES DECOMMERCIALISATION DES ACTEURSLe calcul des coûts et des marges, tel que présenté dans les sections suivantes nouspermet de faire un récapitulatif par circuit (tableau 27). Le circuit 1 part de la localité deSa’a pour le marché de Mvog-Mbi; le circuit 2, de la localité de Sa’a pour le marché deNew-bell ; le circuit 3, de la zone de production d’Akonolinga vers le marchéd’Akonolinga ; Le circuit 4, de la zone de production d’Akonolinga vers le marchécentral de Douala.
  • 83. 68 Tableau 27: Récapitulatif des coûts et des marges de commercialisation (FCFA/kg) Circuit 1 Circuit 2 Circuit 3 Circuit 4 Coûts MN (Pn.) MN (Ab.) Coûts MN (Pn.) MN (Ab.) Coûts MN (Pn.) MN (Ab.) Coûts MN (Pn.) MN (Ab.) - %PA %PV %PA %PV - %PA %PV %PA %PV - %PA %PV %PA %PV - %PA %PV %PA %PV 27,6 302,3 310,3 27,6 302,3 310,3 90,5 543,5 551,5 90,5 543,5 551,5Collecteurs 36 24 52 32 36 24 52 32 66 37 85 43 66 37 85 43Super- - - - 22,01 290,6 303,99 - - - - - -grossistes - - - - - - 29 22 39 28 - - - - - - - - - - 4,4 408,51 112,51 69,1 356,8 433,8 39 573,5 327,21 69,1 356,8 433,8Grossistes 1 - 39 28 11 10 26 20 43 29 - 48 32 35 25 26 20 43 29 15,66 95 89 15,54 276 189 20,05 452 472 15,54 276 189Grossistes 2 - 7 6 8 8 15 13 13 11 25 20 31 23 15 13 13 11 484,65 1095,86 941,86 151,77 1027,23 1019,23 150,13 476,87 226,87 151,7 1027,23 1019,23Détaillants - 70 38 81 40 - 48 31 62 36 - 21 16 12 10 - 48 31 62 36 MN (Ab.) = Marges nettes en période d’abondance MN (Pn.) = Marges nettes en période de pénurie
  • 84. 69En prenant en compte les intermédiaires de la chaîne de commercialisation du Njansang,on s’aperçoit, à travers le tableau 27 précédent que les grossistes de type 1 et lesgrossistes de type 2 sont les acteurs qui supportent les charges de commercialisation lesplus faibles dans les circuits 1,2 et 3 ; et 4 respectivement. Dans tous les circuits, ce sontles détaillants qui ont les plus fortes charges à l’unité. Ce qui est compréhensible auregard des quantités manipulées par jour. En période de pénurie, les grossistes de type 2ont les marges les plus faibles. Ce sont les détaillants, dans les circuits 1,2 et 4 ; et lesgrossistes de type 1 dans le circuit 3 qui ont les plus fortes marges pendant cette période.En période d’abondance, les grossistes de type 2 ont les plus faibles marges dans lescircuits 1, 2 et 4, et les détaillants dans le circuit 3. Par contre, les détaillants ont lesmarges les plus élevées dans les circuits 1, 2 et 4 et les collecteurs dans le circuit 4. Nousconstatons qu’il existe des disparités dans la distribution des marges au sein de la filière.Chaque groupe d’acteurs agit indépendamment de l’autre.4.7. LES CONTRAINTES DES ACTEURS DANS LA FILIEREIl est apparu dans cette étude que les paysans sont regroupés en association pour d’autresspéculations et pas pour le Njansang et même pas pour les autres PFNL. Néanmoins,nous avons rencontré deux groupes plus ou moins organisés à Ekpwassong etNkoloboudou. La filière Njansang présente quelques problèmes. Les problèmes inhérentsà la qualité du produit lui-même se font sentir par les récolteurs qui éprouvent desdifficultés pour la récolte. Le Njansang est collecté en brousse et ce, pendant la saisondes pluies. Il est donc difficile pour des femmes d’un âge avancé de braver cet obstacle.Deux opérations sont apparues comme étant les plus compliquées dans la récolte duNjansang, ce sont : le dépulpage et le concassage. Les risques de morsure de serpentssont élevés. Le travail est salissant. L’enclavement de la route les empêche d’écoulerrapidement leurs produits. Les autres problèmes rencontrés par ces récolteurs sont liés àla commercialisation. La façon de mesurer le Njansang est mauvaise A Ekpwassongcomme à Nkoloboudou, la recherche des acheteurs pour procéder aux ventes en groupeest particulièrement difficile en raison de l’enclavement de la zone. A Sa’a, les ventesindividuelles et le manque d’organisation des récolteurs favorisent la création deplusieurs maillons dans la chaîne de commercialisation qui commence dans ces localités.
  • 85. 70Cette situation fait en sorte que les commerçants, surtout ceux de Douala privilégientcette source d’approvisionnement.Certains commerçants (les femmes) ont déclaré qu’il était difficile voire mêmeimpossible pour elle, de se rendre dans les villages pour acheter le Njansang car leurépoux ne le leur permettrait pas. On comprend donc aisément pourquoi certains maillonsde la chaîne sont dominés par les hommes bien que ce soient les femmes qui réalisent laquasi-totalité de la production.Les commerçants ne rencontrent pas de difficultés liées à la qualité du produit. Cependant, ils font face à quelques problèmes qui sont : le vol des colis, la cherté de cescolis par rapport aux autres lors du transport, la survenue des bagarres lors del’acquisition du Njansang dans les marchés, les erreurs de décompte du nombred’assiettes ou de verres et quelques fois, les tracasseries policières.Nous avons par ailleurs constaté qu’il est difficile de collecter des taxes auprès desacteurs qui se retrouvent sporadiquement sur le marché. Ce cas de figure s’observebeaucoup plus dans les marchés ruraux. Très peu de commerçants sont établis de façonpermanente. Le passage d’une activité à l’autre est très fréquent car les commerçantschangent de produits en fonction des opportunités qu’offre le marché. Ce qui estpréférable pour eux c’est de travailler en réseaux avec des collecteurs bien ciblés et decommuniquer par le biais du téléphone. C’est la garantie que l’argent ne sera pas utilisépour acheter d’autres produits ou que le commerçant ne fera pas un déplacement inutile.
  • 86. 71 CHAPITRE 5 : CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS5.1 CONCLUSIONL’objectif principal de cette étude était d’analyser le fonctionnement et d’estimer larentabilité de la filière Njansang. Il en ressort que la filière Njansang est constituée de sixcatégories d’acteurs à savoir : les producteurs ou récolteurs, les collecteurs, les super-grossistes, les grossistes de type 1, les grossistes de type 2 et les détaillants. Troisprincipaux circuits de commercialisation ont été identifiés : les circuits à 5intermédiaires, 4 intermédiaires et 3 intermédiaires.Il y a plus de femmes que d’hommes dans la filière. Les collecteurs et les détaillants sontconstitués uniquement des femmes à cause du temps relativement long que requiert lacollecte dans les villages et la vente au détail. Les hommes pour leur part sont dominantsau niveau des super-grossistes. Les récolteurs (67%) ont un âge compris entre 40 et 70ans. Ce qui traduit le fait que très peu de jeunes s’intéressent à cette activité, à cause de lapénibilité du travail et le caractère particulièrement salissant des fruits pourris. Lescollecteurs (56%) ont un âge compris entre 40 et 50 ans. Ce résultat pourrait s’expliquerpar le fait qu’à cet âge, les femmes ont encore la force nécessaire pour sillonner lesvillages. A proportion égale (33%), les super-grossistes se retrouvent dans les tranchesd’âge 30-40, 40-50 et 80-90 ans. Ce sont des personnes qui, par expérience, ontdéveloppé des stratégies leur permettant de faire plus de bénéfices. 50% et 43% desgrossistes de type 1 et 2 ont âge compris entre 40 et 50 ans. 46% des détaillants ont unâge compris entre 30 et 40 ans. La majorité des acteurs (90%) a reçu une éducationformelle. Ce qui est intéressant pour la transmission des innovations et les concertationsdans la filière.Tous ces acteurs réalisent une seule fonction : la fonction d’échange. Les paysans sontengagés dans l’exploitation du Njansang depuis 8, 14 et 23 ans à Ekpwassong,Nkoloboudou et Sa’a respectivement. Les paysans y sont engagés depuis 1 à 35 ans. Lespaysans s’occupent de la récolte et les collecteurs s’occupe du transfert du produit deszones de production vers les marchés ruraux. Les super-grossistes et les grossistes detype 1 l’acheminent vers les marchés de New-bell à Douala et le marché du Mfoundi àYaoundé. La conduite des opérations permet de distinguer trois types de circuits à savoir
  • 87. 72les circuits à 5, 4 et 3 intermédiaires. Ce qui traduit le fait que la filière Njansang draineun très grand nombre d’intermédiaires. Les quantités moyennes manipulées par jour sontde 200, 900, 101, 45 et 0,5 kg par les collecteurs, les super-grossistes et les grossistes detype 1 et 2 et les détaillants respectivement. Entre ces acteurs, il n’existe pas de relationcontractuelle. Les seuls accords qui sont passés se font de manière verbale et sont nourrispar la confiance et le paiement à l’avance par les super-grossistes auprès de collecteurs.Le Njansang produit dans les bassins de production de Sa’a et d’Akonolinga ont pourdestination les marchés de Douala et Yaoundé, avec un flux plus importants vers Douala(66,7%). Le Njansang est essentiellement produit pour le marché. Les résultats montrentque 43,3% des paysans le destinent à la vente et 57,6% destinent ce produit à la vente et àl’autoconsommation. Mais les quantités consommées ne sont pas grandes car seules lesamandes fissurées lors du concassage sont laissées pour la consommation familiale. Auniveau des zones de production, deux modalités de vente sont pratiquées : les ventesgroupées au village et dans le marché le plus proche, les ventes individuelles dans lesmaisons, la vente dans les marchés ruraux et parfois dans les marchés des villes.Les acteurs du système de production et du système de commercialisation supportentplusieurs charges. Ces charges sont liées aux différentes étapes de la récolte du Njansangd’une part, et au coût dopportunité du temps mis par voyage, au transport, à l’impôtlibératoire, au ticket de place, à la manutention, à l’emballage, à la location de place, augardiennage et aux frais de téléphone. Les quantités moyennes annuelles produites parpaysan sont de 58, 46 et 53 kg à Ekpwassong, Nkoloboudou et Sa’a respectivement.Le processus de récolte du Njansang dure en moyenne 4 heures pour un kilogramme. Lescoûts de récolte étant estimés à 627, 758 et 661 FCFA/kg à Ekpwassong, Nkoloboudou etSa’a. En plus de ces coûts, les coûts de transport s’élèvent à 24 et 127 FCFA/kg pour lespaysans de Sa’a et Nkoloboudou qui vont vendre au niveau du marché. Leur marges sontde sont de 378 FCFA/kg, 48 FCFA/kg et 269 FCFA/kg en période de pénurie et 206FCFA/kg, -158 FCFA/kg et 73 FCFA/kg en période d’abondanceLes charges de commercialisation des collecteurs sont de 90,5 FCFA/kg et 27,63FCFA/kg pour les collecteurs d’Akonolinga et Sa’a respectivement. Elles sont plusélevées à Nkoloboudou à cause des coûts de transport. Ils ont des marges nettes de 543,5
  • 88. 73et 302,37 FCFA/kg en période de pénurie et de 551,5 et 310,37 FCFA/kg en périoded’abondance.Les super-grossistes, catégorie d’acteur qu’ont retrouve uniquement à Douala, supportentdes charges variant entre de 3,08 et 51,71 FCFA/kg. Leurs marges nettes varient entre146,92 et 425,29 FCFA/kg en période de pénurie à Sa’a, New-bell et au marché centralde Douala respectivement. Elles varient entre 179,29 et 418,76 FCFA/ en périoded’abondance dans les mêmes marchés.Les charges des grossistes de type 1 varient entre 4,49 et 69,1 FCFA/kg dans les marchésd’Ayos, du Mfoundi et de New-bell respectivement. Leurs marges varient entre 356,8 et573,5 FCFA/kg, en période de pénurie et 112,51 et 423,8 FCFA/kg en périoded’abondance dans ces marchésLes grossistes de type 2 supportent des charges qui varient entre 15,54 et 20,05 FCFA/kg, dans les marchés d’Ayos, de New-bell et du Mfoundi. Leurs marges en période depénurie se situent entre 95 et 452 FCFA/kg et 89 et 472 FCFA/kg en périoded’abondance.Les charges des détaillants se situent entre 150,13 et 247,14 FCFA/kg dans les marchésd’Akonolinga, marché central de Douala et Mvog-Mbi. Leurs marges varient entre476,87 et 1095,86 FCFA/kg en période de pénurie et 226,87 et 1019,23 FCFA/kg enpériode d’abondance.Les récolteurs ont les charges les plus élevées, les marges les plus faibles. Tandis que lesdétaillants ont les marges les plus élevées et les grossistes de type 2, les charges les plusfaibles.Les contraintes des paysans sont liées à la pénibilité du travail que nécessite la récolte ;notamment le dépulpage et le concassage. De plus la récolte se fait en saison des pluies.Les commerçants ne rencontrent pas de difficultés particulières à cause de la nature nonpérissable du produit. Toutefois ils rencontrent quelques difficultés liées aux tracasseriespolicières ; surtout lors que le produit est transporté sur une longue distance.
  • 89. 74 5.2. RECOMMANDATIONSDans le souci d’améliorer le fonctionnement de la filière Njansang, quelquesrecommandations sont formulées à la fin de cette étude. Elles s’adressent aux paysans,aux commerçants, à l’ICRAF et à l’Etat. Ainsi, nous suggérons : • aux paysans,-de créer des groupes d’entraide afin de réduire les coûts de récolte à l’unité etd’augmenter les quantités produites ;-de standardiser les unités de mesure, en l’occurrence, la balance dans les points decollecte. Ceci pourra leur permettre de décourager les commerçants véreux ;-d’organiser des instances d’échange de connaissances dans le but d’améliorer leurstechniques de production et de renforcer les liens de collaboration ;-d’organiser des ventes groupées pour augmenter leur pouvoir de négociation (récolteursde Nkoloboudou et de Sa’a) : • aux commerçants,-de mettre en place des associations acheter le Njansang auprès des paysans organisés.Ce qui leur permettra de réduire considérablement les coûts de commercialisation etd’acheter de grandes quantités de Njansang à la fois ; • à l’ICRAF,-d’étendre les zones d’intervention pour une réaction de masse au niveau des zones deproduction, afin que les innovations introduites et les actions mises en œuvre puissentefficacement être répercutées au niveau des marchés ;-de mettre encore plus d’accents sur la communication et le marketing en mettant enplace les systèmes d’information des marchés ;-de faire des relevés de prix sur les marchés de façon continue pour mieux en apprécierl’évolution ; • à L’Etat,-d’améliorer les infrastructures routières en zone rurale.
  • 90. 75 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUESAlary, V. (1996). Libéralisation de la filière cacaoyère vue et vécue par les planteurs du Cameroun. Revue Région et développement. N°4.Amadi, R. M. (1993). Harmony and Conflict between the Use and Conservation in Korup National Park. Rural Development Forestry Network Paper 15c. London, ODI.Ambassa Kiki, R. (2000). Caractérisation biophysique succincte des différentes zones agro- écologiques du Cameroun. IRAD, Yaoundé.Aube, T. (1994). Analyse concurrentielle des filières maraîchères dans 4 pays, implications pour la recherche et le développement, CTIFL-CIRAD.Bain, J.S. (1959). Industrial organization. New York: J. willey & sons.Bidzanga, N.et Ava, N. (2006). Caractérisation géophysique et socio-économique des sites d’intervention du projet DURAS au Cameroun : Synthèse bibliographique. IRAD, Yaoundé.Bikié, H., Ndoye O., Sunderlin, W.D. (2000). L’impact de la crise économique sur les systèmes agricoles et le changement du couvert forestier dans la zone forestière humide du Cameroun. CIFOR Occasional Paper. N°. 27Bikoué, M. A. C. (2004). Caractérisations des ménages membres de la filière Ricinodendron heudelotii. Rapport de stage de pré-insertion professionnelle.Dugue M.J., Liagre L., David-Benz H., Minla J. (2006). Analyse des filières riz par les organisations professionnelles dAfrique de lOuest - Analyse du fonctionnement de la filière riz. [CD-ROM]. Manuel du formateur. 30 p.Duteurtre, G., Koussou, M. O., Leteuil, H. (2000). Une méthode d’analyse des filières. Synthèse de l’atelier du 10 - 14 avril 2000. CIRAD, N’Djamena. Document de travail. 36 p.Eyebe, N.J. (2001). Rapport de 1er semester –Exercice 2001-2002. DAADEER/Sa’a.Eyog Matig, Ndoye, O., Kengue, J., Awono, A. (2006). Les fruitiers forestiers comestibles du Cameroun. CIFOR. Cameroun.Facheux C.et Tsafack, N. G. (2007). Le système d’information des marchés (SIM) des produits forestiers non ligneux au Cameroun : Cas de Irvingia spp, Gnetum spp et Ricinodendron heudelotii (Non publié). ICRAF. Yaoundé.Faivre-Dupaigre, B., Lassica, Y., Liagre L., Neu D. (2002). Les filières agricoles et agrolimentaires in Memento de l’agronome. CIRAD-GRET-MAE, Paris. pp 135-154.FAO (Food and Agriculture Organization) (1999). La FAO et la Foresterie. in Les Produits Forestiers non Ligneux et la Création de Revenus. Unasylva-No. 198 vol. 50-1999. [En ligne] Consulté le 08 Mai 2009. Disponible sur Internet : URL : http//www.fao.org/docrep/x2450f/x2450f05.htm-46k.FAO (Food and Agriculture Organization) (2006). Gestion durable des Produits Forestiers Non Ligneux au Cameroun. Note d’information N° 1 (Juin 2006). Projet renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique Centrale à travers la gestion des produits forestiers non
  • 91. 76 ligneux. [En ligne] Consulté le 10 Juin 2009. Disponible sur Internet : URL: http//www.fao.org/forestry/webview/media?mediaId=14256&langId=1Faure, G. (1991). Structure, Organisation et efficacité de l’entreprise, Dunod enterprise.Fondoun, J.M., Tiki Manga, Kengne, J. (1999). Ricinodendron heudelotii (Djansang): ethnobotany and importance for forest dwellers in Southern Cameroon. Plant genetic resources newsletter 118: 1-6.Gassu, L.P. (2002). Compétitivité des filières d’exportation de la banane plantain camerounaise sur le marché Gabonnais. Thèse de Master en Agribusiness : Université de Dschang, 2002, 76p.Guedje, C. N.M. (2000). Exploitation et gestion des Produits Forestiers Non - Ligneux (PFNL): l’exemple de Garcinia lucida Vesque. Communication pour le Workshop de CARPE du 18 au 20 juillet 2000, Limbé, Cameroun.Guy, I.F. (1998). Etude phytogéographique du safoutier (Dacryodes edulis) et quantification de la production de safou au Cameroun. Thèse de Master. Université de Ngaoundéré, Cameroun. http://www.fao.org/DOCREP/003/Y1515B/Y1515B00.HTM Consulté le 25 mai 2009.Kamajou, F. (1992). Une analyse des principes et des programmes de l’ajustement structurel en Afrique. In Heidhues, F., Knerr B. (eds), Food and agricultural policies under structural adjustment-Seminar of the European association of agricultural economists. HohenheimKaplinsky, R. et Morris, M. (2001). (Compiled by). A Handbook for Value Chain Research, Institute of Development Studies. Brighton [En ligne]. Consulté le 25 Avril 2009. Disponible sur internet :URL: www.globalvaluechains.org/doc/VchNov01.pdf-.Laird, S.A. (1997). The management of forests for non timber and non wood forest products in Central Africa. in Sunderland, T.C.H., Clark,L.E. and Vantomme, P. (eds.). The non wood forest products of Central Africa: current research issues and prospects for conservation and development. Rome: FAO, pp 51-60.Letouzey, R. (1985). Notice de la carte phytogéographique du Cameroun au 1:500000. Domaine de la forêt dense humide semi-caducifoliée.Malassis, L. et Ghersi, G. (1996). Traité d’économie agroalimentaire. Economie de la production et de la consommation. Méthodes et concepts. 2e édition. Paris : cujas. 393p.Manirakiza, D. (2007). Etude de la consommation d’Irvingia Spp. (Mangue Sauvage) et Ricinodendron heudelotii (Njansang) à Yaoundé et Libreville.GCP/RAF/398/GER Renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique centrale à travers la gestion et l’utilisation durable des produits forestiers non ligneux. FAO. 2007.Mapongmetsem, P.M. et Tchiegang, C. (1996). Nature’s gifts: improving trees and shrubs around the world: Ricinodendron heudelotii in Cameroonn. Agroforestry today 8: 18-19.Mbosso, C. (2007). Enjeux sociaux de l’évolution du système de commercialisation du Njansang (Ricinodendron heudelotii) dans le Sud Cameroun : Cas du village Epkwassong. Mémoire IMAS (International Master of Advanced Studies) en études du développement. Institut universitaire d’étude du développement.Mendoza, G. (1998). Données élémentaires sur la commercialisation. Les circuits et les marges. pp 281-300 ; in Scott, G. et Griffon, D. (éds). Prix, Produits et Acteurs. Méthodes pour
  • 92. 77 analyser la commercialisation agricole dans les pays en développement. Editions KARTHALA, CIRAD et CIP, France.Mezogue N.D.F. et Julve, C. (2006). Transformation et valorisation des produits forestiers non ligneux : le Njansang (Ricinodendron heudelotii). Projet « Développement d’alternatives communautaires à l’exploitation forestière illégale » (Projet DACEFI). WWF-CARPO. Fiche technique.Mollet, M., Tiki Manga, T., kengne, J., Tchoundjeu, Z. (1998). ‘‘The top 10’’ species in Cameroon: a survey of farmers’ view on trees. Agroforestry today 7 (3-4): 14-16.Montigaud, J. C. (1992). L’analyse des filières agro-alimentaires : méthodes et premiers résultats, Economies et société, Série développement agroalimentaire, N°21.Mvondo, J.P. (2004). Rapport d’activités, Septembre 2003-Mai 2004. DAADEER/Sa’a.Ndoye, O.(2005).Commercial issues related to Non Timber Forest Products in Pfund J. L., Robinson, P. Between poverty alleviation and market forcesNdoye, O., Awono, A., Eyebe, A. (2000). L’exploitation des PFNL au Cameroun : les défis de l’amélioration des conditions de vie des populations et la conservation de la forêt.Ndoye, O., Ruiz Pérez, M., Eyebe, A. (1998). Non-timber forest products markets and potential degradation of the forest resource in Central Africa. Paper presented at the International Expert Workshop on Non-Wood Forest Products for Central Africa, 10-15 May 1998. Limbe, Cameroun.Ngono, L.D. et Ndoye, O. (2004). Njansang and bush mango: Cameroonian seeds in national and international markets. In C Lopez & P. Shanley eds. Riches of the forests: for health life and spirit in Africa. pp. 21-24.Nnah, N. S. (1999). Commercial exploitation of NTFP in the Djoum and Zoetele areas of the south province of Cameroon. Case of Baillonella toxisperma in partial fulfilment of the requirement of the award of an “Ingénieur Agronome” Diploma. Faculty of Agronomic and Agricultural Sciences (FASA).University of Dschang,Noubissie, E., Tieguhong J.C., Ndoye, O. (2008). Analyse des aspects socio-économiques des produits forestiers non-ligneux (PFNL) en Afrique centrale. FAO. Rome. http://www.fao.org/forestry/50264/en/ Consulté le 20 Août 2009.Okono, D.B. (2008). Rapport d’activités. Premier semestre 2008. DAADEER/Sa’a.Ongla, J. et Davis, C.G. (1979). Economics of food crop marketing in central Cameroon. CTA Report 1. Gainsville [en ligne], Florida. 229p. http://www.uflib.ufl.edu/ufdc/?&i=50106&m=hd96J. Consulté le 12 Août 2009.Plenderleith, K. (2004). Njansang (Ricinodendron heudelotii subsp. Africanum). In Sunderland, T.C.H., Clark,L.E. The key non timber forest products of Central Africa: state of the knowledge. Technical Paper N° 122 pp. 63-83 Sustainable development series. USAID.Pomeroy, R.S. et Trinidad, A.C. (1998). Organisation sectorielle et analyse de marché : La commercialisation du poisson pp 255-280. In Scott, G. et Griffon, D. (éds). Prix, Produits et Acteurs. Méthodes pour analyser la commercialisation agricole dans les pays en développement. Editions KARTHALA, CIRAD et CIP, France.
  • 93. 78Ruiz Pérez M., Ndoye O. Eyebe A. (1999). La commercialisation des produits forestiers non ligneux dans la zone de forêt humide du Cameroun. In Les Produits Forestiers non Ligneux et la Création de Revenus. Unasylva - No. 198 vol. 50-1999. URL: www.fao.org/docrep/x2450f/x2450f05.htm-46kRuiz Pérez, M., Ndoye, O. Ngono L.D. (2002). A gender analysis of forest products markets in Cameroon. Africa today. Vol. 49 N°3.Sven Walter (2001). Les produits forestiers non ligneux en Afrique: un aperçu régional et national. FAO. Rome. URL : www.fao.org/DOCREP/003/Y1515b/1515b12. htmTabuna, H. (2000). Evaluation des échanges des produits forestiers non ligneux entre lAfrique Subsaharienne et lEurope. FAO, Rome, Italie.Tchatchoua, D.R. (2007). Réseaux de création et de diffusion des connaissances et des innovations agricoles à Mvan-mvognyengue (Arrondissement d’Akonolinga, Centre Cameroun) Mémoire de fin d’études. Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles. Université de Dschang. 123p.Tchoundjeu, Z., Asaah, E.K. Anegbeh, P., Degrande , A., Mbile, P., Facheux, C., Tsobeng A., Atangana, A.R., Ngo Mpeck, M.L., Simons, A.J (2006). Putting participatory domestication into practice. In Forests, trees and livelihoods. 2006, vol. 16, pp. 53–69.A B Academic Publishers. printed in great Britain.Tchuisseu, T.R.A. (2007). Analyse de la principale filière d’approvisionnement de la ville de Yaoundé en bananier plantain. Mémoire de fin d’études. Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles. Université de Dschang. 88p.Terpend, N. (1997). Guide pratique de l’approche filière. Le cas de l’approvisionnement et de la distribution des produits alimentaires dans les villes. Collection « Aliments dans les villes ». FAO.Tiekwa T.C.L. (2006). Une étude des stratégies et des marges des acteurs de la filière bovine au Nord Cameroun. Etude de cas dans la ville de Garoua. Thèse de Master of science en Agribusiness. Faculté de Sciences Economiques et de gestion Université de Dschang.Touna, N.L.M. (2005). Diagnostic socio-économique de la pratique de vente groupée des amandes du Ricinodendron heudelotii dans le département du Nyong et Mfoumou (Centre- Cameroun). Mémoire de fin d’études. Faculté d’Agronomie et des Sciences Agricoles. Université de Dschang. 89p.Vincent, J.L. 1995. Méthode de diagnostic stratégique: lanalyse structure conduite performance application aux filières agricoles. In Economie et gestion agroalimentaire. N° 36, Juillet 1995. P. 15-21.Vivien, J. et Faure, J.J. (1996). Fruitiers sauvages d’Afrique : espèces du Cameroun. Ministère français de la coopération. CTA. Paris-France.Ze Meka E. (2004). La gestion durable des forêts du bassin du Congo. Bois et forêts des tropiques- éditorial, 2004, N° 281 (3): 3-4.
  • 94. 79 ANNEXESAnnexe 1 : QUESTIONNAIRE DESTINE AUX EXPLOITANTS DE NJANSANGPréambule N°--------Ce questionnaire est réalisé pour recueillir des informations sur la filière Njansang. Il est rédigé àl’intention des producteurs de Njansang de Ekpwassong, Nkoloboudou dans le département du Nyonget Mfoumou et Sa’a dans le département de la Lékié. Les informations recueillies resterontconfidentielles et ne seront utilisées que dans le cadre de cette étude. Vous avez été pressenti parl’ICRAF comme personne ressource pouvant contribuer à la réalisation de cette enquête.Date -----/------/------ 1. Informations générales1. Noms et prénoms de l’enquêté----------------------------------------------------------------------------------2. Département----------------------Arrondissement ------------------------------Village ----------------------3. Sexe : 1. Masculin 2. Féminin4. Niveau d’éducation : 1. Jamais allé(e) à l’école 2. Primaire 3. Secondaire 4. Supérieur5. Situation matrimoniale : 1. Célibataire 2. Marié(e) 3. Divorcé(e) 4.Veuf (ve)6. Activité principale : 1. Agriculture 2. Elevage 3. Artisanat 4. Commerce 5.Autres ------------7. Activités secondaires : 1. Agriculture 2. Elevage 3. Artisanat 4.Commerce 5.Autres8. Nombre d’enfants : 1. Garçons 2. Filles 3. Total 2. Historique et organisation de l’activité9. Combien d’arbres de Njansang exploitez-vous ? -------------------------------------------------------------10. Les arbres de Njansang que vous exploitez sont : 1. Naturels 2. Plantés11. Depuis combien de temps collectez-vous le Njansang ? □ < 2 ans □ 2-5 ans □ 6-9 ans □10- 13 ans □ >14 ans12. Le Njansang que vous exploitez est destiné : 1. A l’autoconsommation 2. A la vente 3.Autres (à préciser) ----------------------------------------13. Quels sont les membres de votre ménage qui sont impliqués dans cette activité ? 1. Hommes 2. Femmes 2.Enfants (filles) 4. Enfants (garçons)
  • 95. 8014. Combien sont-ils ? 1. Hommes----- 2. Femmes----- 3 Enfants (filles) ---- 4. Enfants (garçons) ----- 5. Total -----15. La main d’œuvre utilisée est : 1. Individuelle 2. Groupe 3. Familiale16. A quelles étapes interviennent-ils le plus ? (cocher la case correspondante) Genre Hommes Femmes Jeunes filles Jeunes garçonsEtapesDéfrichageRamassageNettoyageLavageCuissonConcassageSéchageVente17. Pendant quels mois de l’année pratiquez-vous cette activité ? (cocher la case correspondante) Mois Jan Fév Mar Avri Ma Jui Juil Aoû Sept Oct Nov Déc . . s l i n . t . . . . Activités Collecte/récolte Activités Post- récolte Commercialisatio n 3. Les activités de collecte, de lavage, de concassage et de séchage du Njansang18. Combien de jours par semaine allez-vous ramasser le Njansang ?-----------------------------------------19. Quelle quantité ramassez-vous par jour ?----------------------------------------------------------------------20. Combien de temps mettez-vous pour ramasser cette quantité ?--------------------------------------------21. Pendant combien de temps laissez-vous pourrir les fruits de Njansang? ---------------------------------
  • 96. 8122. Combien de temps vous faut-il pour dépulper cette quantité ? ---------------------------------------------23. Où est ce que vous effectuez le lavage ? 1. Au cours d’eau situé près de mon champ 2. A la maison 3. Au cours d’eau situé près de la maison24. Combien de temps prenez-vous pour laver cette quantité ?-------------------------------------------------25. Combien de temps mettez-vous pour concasser ? -----------------------------------------------------------26. Quel est le matériel utilisé pour chacune des opérations? Opérations Ramassage Nettoyage Lavage Cuisson Concassage SéchageMatérielQuantitéPrix 4. Vente27. Quels sont vos lieux de vente ? Au village/vente groupée 2. Au village/vente individuelle 3. En ville (à préciser) ----------Oùpréférez-vous vendre votre produit ? 1. Au village/vente groupée 2. Au village/vente individuelle 3. En ville (à préciser) ----Quelles sont vos raisons---------------------------------------------------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------28. Qui sont vos clients ? 1. Grossistes 2.Détaillants 3.Collecteurs 4.Autres-----------------------------29. D’où viennent vos clients ?-------------------------------------------------------------------------------------30. Quelle quantité vendez-vous pendant une campagne ?------------------------------------------------------31. A quel prix vendez-vous votre produit? 1. le verre ---------- 2. La boîte de lait ----------- 3. Autres (à préciser) ---------------32. Etes-vous satisfait du prix auquel vous vendez votre produit ? 1. oui 2. non33. Si oui, Pourquoi ?------------------------------------------------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------34. Si non, Pourquoi ?------------------------------------------------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------35. Comment se fait le paiement ? 1. A l’ avance 2.Au moment de l’échange 3.Après l’échange36. Au cas où vous vous déplacez pour vendre le Njansang, quelles sont les dépenses que vous supportez ?
  • 97. 82Nature de la dépense valeur37. Dans ce cas à quel prix vendez-vous votre produit ? 1. Le verre ---------- 2. La boîte de lait ----------- 3. Autres (à préciser) --------Pour vous, cette activité est-elle rentable ? 1. oui 2. non38. Justifiez votre réponse-------------------------------------------------------------------------------------------- 5. Accès aux services connexes et difficultés rencontrées39. Existe-t-il une association en relation avec le Njansang dans votre village ? 1. oui 2. non40. Y êtes-vous affilié(e) ? 1. oui 2. non41. Si non, pourquoi ? ------------------------------------------------------------------------------------------------42. Si non, pourquoi ?------------------------------------------------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------43. Avez-vous des relations avec les structures d’encadrement ? 1. oui 2. non44. Si oui, quel type d’apport avez-vous reçu d’eux ? ----------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------45. Avez-vous déjà participé aux ventes groupées ? 1. oui 2. Non46. Selon vous, quels sont les avantages des ventes groupées ? ------------------------------------------------47. Souhaiteriez-vous pérenniser cette forme de vente ? 1. oui 2. non48. Pour quelles raisons ? 1. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 2. ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 3. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------49. Seriez-vous prêt à planter le Njansang dans vos champs ? 1. oui 2. non50. Quelles sont vos raisons ?---------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------51. Quels sont les problèmes que vous rencontrez dans votre activité ? 1. Coûts de transport très élevés 2.Conservation 3. Prix très bas 4. Autres (à préciser) ---------------------------------------------------------------------------------------------
  • 98. 8352. Quelles solutions proposez-vous pour lever ces contraintes ?---------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Merci pour votre collaboration
  • 99. 84 N°-------- Annexe 2 : QUESTIONNAIRE D’ENQUETE POUR LES COMMERÇANTS DE NJANSANGPréambule :Ce questionnaire est adressé aux commerçants (collecteurs, grossistes, détaillants…) de Njansang desa’a, Akonolinga et Yaoundé. Il a pour but de recueillir des informations sur la commercialisation duNjansang. Les informations obtenues sont confidentielles et ne seront utilisées que dans le cadre decette étude.Date -----/------/------ 1. Informations générales sur l’enquêté1. Nom du marché ----------------------------------------------------------------------------------------------------2. Nom et prénoms de l’enquêté-------------------------------------------------------------------------------------3. Sexe : □ Masculin □ Féminin Age : --------------4. Niveau d’éducation : □ Jamais allé(e) à l’école □ Primaire □ Secondaire □ Terminale5. Situation matrimoniale : □ Célibataire □ Marié □ Divorcé □ Veuf (ve)6. Village d’origine : ------------------------------------------------------------------------------------------------ 2. Historique et description de l’activité7. Depuis combien de temps êtes-vous engagé (e) dans l’activité ? ------------------------------------------8. Quelles sont les raisons ayant motivé le choix de cette spéculation ?-------------------------------------9. Quel type de commerçant êtes-vous ? □ Récolteurs-collecteurs □ Collecteurs des villages □ Grossistes □ Grossistes-détaillants □ Détaillants10. Quels sont les autres produits que vous vendez? ------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- 3. Approvisionnement11. Dans quelles localités achetez votre Njansang ? -------------------------------------------------------------12. Ou préférez-vous achetez votre Njansang ? -------------------------------------------------------------------13. Pour quelles raisons ? --------------------------------------------------------------------------------------------14. Auprès de qui achetez- vous votre Njansang ?
  • 100. 85 □ Paysans □ Paysans-collecteurs □ Collecteurs □ Grossistes □ Autres (à préciser) --------------------------------------------------------------------------15. Où s’effectue l’achat ? □ Au marché □ Chez le producteur16. Quelle est la qualité que vous exigez lors de l’achat ? □ Couleur ---------------- □ Odeur □ Taille □ Autres (à préciser)17. Quelles sont les unités de mesure utilisées lors de l’achat ?------------------------------------------------18. D’où provient l’argent utilisé pour le renouvèlement du stock ? □ De la vente du Njansang □ De la vente des autres produits □ Des tontines □ Crédit bancaire □ Famille □ Autres (à préciser) -------------------------------------------------------------------------------------------19. Quels sont les facteurs que vous prenez en compte lors de la négociation du prix d’achat ?----------- -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------20. Au cas où vous déplacez pour acheter le Njansang, à combien s’élèvent les coûts de transport par voyage ?------------------------------------------------------------------------------------------------------------21. Quelles sont les autres dépenses effectuées et leurs coûts ? ------------------------------------------------ ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------22. Combien de temps prenez-vous pour effectuer un voyage ? -----------------------------------------------23. Quelle est la quantité que vous pouvez acheter en un voyage ? --------------------------------------------24. Quels sont les prix en fonction des unités de mesure ?Unités de mesure Prix d’achat Période d’abondance Période de pénurieVerre inoxBoite de lait Nestlé 4. Activités de vente25. Quels sont les facteurs que vous prenez en compte lors de la fixation du prix de vente?
  • 101. 86 □ Le prix d’achat □ Le prix pratiqué par les autres vendeurs26. Qui sont vos principaux clients ? □ Les dépenses effectuées □ Autres (à préciser) ------------------------------------------------------- □ Grossistes □ Grossistes-détaillants □ Détaillants □Autres (à préciser) ------------------27. Quels sont les critères sur lesquelles vos clients se basent pour acheter vos produits ? □Couleur ---------------- □ Odeur □ absence de cassures □ Autres (à préciser) ---------28. Quelles sont les quantités vendues ? □ Par jour ------------------ □ par semaine---------------- □ Par mois -----------------------29. Selon l’unité de mesure, à quel prix revendez-vous le Njansang? Prix Unités de mesure Poids en kg Période de pénurie Période d’abondance Boite de lait Nestlé verre Tas ----------- --------------------30. Avez-vous des pertes ? □ Oui □ Non31. A quoi sont dues ces pertes ? ------------------------------------------------------------------------------------32. Quelles quantités de Njansang pouvez-vous perdre par stock ?33. Quelles sont les dépenses réalisées ? Poste de dépense valeurManutentionEmballageTicket de placeLocation de placeImpôt libératoireStockage/ gardiennageNutrition…
  • 102. 87 5. Contraintes et opportunités34. De façon générale, quels sont les principaux problèmes que vous rencontrez dans la commercialisation du Njansang ? □ Coûts de transport élevé □ Manque d’information sur la disponibilité du Njansang □ Difficultés de stockage □ Autres (à préciser) -----------------------------------------------------35. De manière spécifique, quels problèmes rencontrez-vous lors de : L’achat/ assemblage du produit ?--------------------------------------------------------------------------- Transport ------------------------------------------------------------------------------------------------------ Stockage-------------------------------------------------------------------------------------------------------- La vente--------------------------------------------------------------------------------------------------------36. Quelles propositions pouvez-vous faire pour lever ces contraintes ? -------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Merci pour votre collaboration
  • 103. 88 Annexe 3 : Tableau d’amortissement du petit matériel d’exploitationMatériels Quantité Coût unitaire durée de vie amortissement annuelMachette 1 2 500 1 2 500Lime 1 1 500 1 1 500Hottes 1 2 000 1 2 000Seaux 1 1 500 1 1 500Cuvettes 1 4 500 5 900Paniers 1 800 1 800Filets 1 200 1 200Marmites 1 22 000 25 880couteau 1 100 1 100Pointes7 1 25 1 25Bâches 1 5 000 5 1 000Plateaux artisanaux 1 1 000 1 1 000Plateaux en faillence 1 1 500 3 500Brouette 1 16 000 1 16 000Houe 1 1 500 1 1 500Total - - - 30 4057 Dans les calculs, 20% de l’amortissement annuel a été considéré.

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