Aide au commerce : perspectives africaines - Presentation Transcript
Aide au commerce au commerce : perspectives africaines Dr. Cornelius T. Mwalwanda Conseiller principal et responsable des services consultatifs de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA) à Genève
Plan de la présentation
Contexte
Revue régionale de l’aide au commerce en Afrique
Priorités des sessions-débats régionales
Questions transversales concernant l’Afrique
Feuille de route pour l’Afrique en matière d’aide au commerce
Contexte
L’Afrique en tant que région reste en marge de l’économie mondiale et du commerce international
La part de l’Afrique dans la production mondiale reste encore marginale et sa part dans le commerce mondial est toujours inférieure à 2%
Des millions d’Africains vivent encore en dessous du seuil de pauvreté (à moins de $1 par jour)
Réaliser les objectifs de développement du millénaire (ODM) permettrait à des millions de personnes de s’affranchir de la pauvreté
Contexte (suite)
En dépit des récents taux de croissance impressionnants, le continent reste en retard sur d’autres régions
Intégrer les économies africaines dans l’économie mondiale et dans le système des échanges devient un impératif
Améliorer la compétitivité de l’Afrique et réduire les coûts des transactions sont essentiels pour une intégration dans l’économie mondiale
L’Afrique peut bénéficier de la mondialisation et des opportunités qu’elle génère
L’aide au commerce peut être un catalyseur important
L’aide au commerce Revue régionale de l’Afrique
La revue de Dar es Salam était organisée par l’UNECA, la BAD, l’OMC et le Gouvernement de la Tanzanie.
Large participation.
34 Ministres africains des Finances et du commerce.
Principaux donateurs et agences internationales.
Secteur privé.
Plus de 400 participants.
Points importants abordés
L’intégration dans l’économie mondiale est un objectif important.
Elle générera les ressources nécessaires pour les priorités sociales.
La petite taille des marchés nationaux et même sous-régionaux rend le commerce international indispensable.
L’ouverture est indispensable mais non suffisante.
Des capacités plus solides du côté de l’offre; des « coûts » commerciaux moindres; une meilleure connectivité aux marchés sont nécessaires.
Les « barrières internes » comme les infrastructures médiocres, des chaînes d’approvisionnement non fiables, les coûts élevés de l’énergie sont autant d’obstacles à la compétitivité au niveau de la fabrication.
Points importants abordés (suite)
L’Afrique doit avoir accès à une “infrastructure” moderne dans les transports; les douanes; et les laboratoires d’essai normalisés.
Les approches régionales sont essentielles pour obtenir un résultat optimal.
La direction et l’engagement politique sont la clef.
La communauté internationale devrait apporter un rôle de soutien
Sessions-débats régionales
L’intégration régionale est essentielle pour la croissance du commerce en Afrique.
Les discussions étaient axées sur des études de cas de 6 CER (COMESA, CEA, CDAA, CEDEAO, CEEAC, UMA) .
Les contraintes du côté de l’offre sont régionales par nature en raison de la petite taille et de la nature enclavée des marchés;
Les avantages des approches régionales se remarquent au niveau de :
l’infrastructure, des projets de capacité, des mécanismes de planification et de financement.
Sessions-débats régionales Questions choisies sur l’Afrique de l’Ouest et Centrale
Les coûts élevés des échanges, la faiblesse des institutions et une infrastructure fragmentée sont des obstacles importants.
Mais la libéralisation est en cours dans la région ainsi que des initiatives d’intégration y compris dans le cadre du NEPAD.
Le climat d’investissement n’est pas optimal pour les affaires – dialogue nécessaire entre le gouvernement et le secteur privé.
Sessions-débats régionales Priorités en Afrique de l’Ouest et Centrale
Renforcement des capacités humaines et institutionnelles, notamment les CER.
Développement de l’infrastructure, en particulier du transport et des services publics.
Dans la mesure du possible, l’AC devrait partir de ce qui a déjà été identifié.
Assistance au niveau des coûts d’ajustement de la libéralisation.
Sessions-débats régionales Questions choisies sur l’Afrique orientale et australe
La région a des programmes complets, par exemple l’Initiative Corridor Nord-Sud qui englobe la facilitation du commerce et l’infrastructure de la connectivité.
Défi : mobiliser les ressources adéquates pour la mise en oeuvre.
Le secteur privé doit être plus impliqué dans la détermination des priorités.
Sessions-débats régionales Priorités en Afrique Orientale et Australe
Facilitation du commerce.
Infrastructure des transports.
Approfondissement de l’intégration régionale pour contourner les contraintes des marchés petits et enclavés.
Sessions-débats régionales Questions choisies sur l’Afrique du Nord
Intégration régionale pas assez importante – Par exemple, échanges intra-UMA faibles.
Connectivité entre les membres en termes d’infrastructure et de services publics inexploités.
Nécessité d’utiliser une approche plus régionale aux projets transfrontaliers.
Sessions- débats régionales Priorités de l’Afrique du Nord
Facilitation du commerce.
Optimisation des ressources en énergie
Amélioration des télécommunications et de l’infrastructure des transports.
Renforcer les capacités humaines et institutionnelles de l’UMA.
Questions transversales
Direction pays.
Mettre l’accent sur les projets régionaux.
Identifier quelques priorités importantes.
Améliorer la logistique du commerce.
Mobiliser le secteur privé .
Maîtriser les partenariats public privé.
Miser sur les banques régionales de développement.
Accroître et améliorer le financement.
Assurer la cohérence et la coopération.
Recommandations et voie vers l’avant
La CEA et la BAD ainsi que l’OMC continuent de sensibiliser à l’AC et de mieux faire comprendre l’AC.
L’Afrique devrait passer à l’étape suivante de la détermination de la priorité de ses besoins commerciaux en insistant sur le volet régional.
Partir des plans actuels des CER, les pays et les sous-régions doivent développer des plans d’action AC.
La CEA & la BAD à la tête d’un réseau africain d’aide au développement créé pour aider à élaborer des plans d’action.
La CEA et la BAD doivent rendre compte régulièrement des progrès en Afrique; le premier rapport est prévu en automne 2008.
Conclusions
La région Afrique, plus que toute autre région, a besoin de l’aide au commerce en raison des contraintes pesant sur ses capacités
S’adapter aux réformes du commerce est un fardeau plus lourd et plus important en Afrique, en raison des niveaux de revenus déjà faibles
Les pays africains ont identifié leurs priorités et l’aide au commerce devrait s’appliquer à les soutenir
Conclusions
Parmi les défis qui se poseront, figure la façon de traduire ce qui jusque là a été de la “bonne volonté” en action concrète
Comment mettre en oeuvre l’Initiative d’aide au commerce et mobiliser des ressources
Comment coordonner les activités des diverses agences et organisations participantes
Comment assurer une “appropriation” de l’aide au commerce par le pays bénéficiaire
La CEA s’est engagée à travailler avec tous ceux impliqués dans l’AC pour assurer son succès
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