Vocabulaire politique du crisp
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Le vocabulaire politique est mis à la disposition du public par le Centre de recherche et d´information socio-politiques (CRISP). Il constitue un lexique de termes qui sont d´usage courant dans la ...

Le vocabulaire politique est mis à la disposition du public par le Centre de recherche et d´information socio-politiques (CRISP). Il constitue un lexique de termes qui sont d´usage courant dans la vie politique mais aussi socio-économique en Belgique.

Source : http://www.vocabulairepolitique.be/

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Vocabulaire politique du crisp Document Transcript

  • 1. Terme  Définition  Abdication  Action de renoncer à une dignité souveraine. En Belgique, ce terme  ne s´applique qu´à la fonction royale. L´abdication du roi n´est pas  prévue par la Constitution, pas plus que l´éventualité du refus du  prince héritier d´accéder au trône. Ce mutisme de la Constitution ne  signifie pas que l´abdication soit inconstitutionnelle. Le roi peut  abdiquer pour diverses raisons : état de santé, préférence  personnelle, difficultés politiques… L´histoire politique de la Belgique  ne compte qu´une abdication, celle du roi Léopold III, le 16 juillet  1951. Celle‐ci s´est située au terme de la Question royale qui avait eu  pour enjeu la politique de guerre et l´éventualité du retour en  Belgique du roi Léopold III. Après la consultation populaire du 12  mars 1950 qui avait fait apparaître l´existence d´une majorité  favorable à son retour (mais avec de grandes différences régionales),  et après les élections législatives du 4 juin 1950 qui avaient donné aux  sociaux‐chrétiens la majorité des sièges dans les deux Chambres, le  roi était rentré le 22 juillet. Un mouvement d´opposition émaillé de  violences s´était alors déclenché, surtout dans les centres industriels  wallons. L´exercice des pouvoirs constitutionnels du roi avait été  délégué le 11 août 1950 à son fils, le prince héritier Baudouin, qui  devint roi le 17 juillet 1951 au lendemain de l´abdication de Léopold  III.    Abrogation  Acte qui met fin à la validité d’une disposition légale ou  réglementaire. Pour entrer en vigueur, une disposition légale doit  être votée, sanctionnée, promulguée et publiée au Moniteur belge.  Une disposition réglementaire (arrêté royal ou arrêté de  gouvernement) doit être adoptée par l’exécutif et publiée au  Moniteur belge. Pour cesser d’être en vigueur, la disposition doit être  abrogée. Elle l’est le plus souvent par une nouvelle disposition  juridique qui mentionne explicitement l’abrogation du texte : c’est  l’abrogation expresse. Parfois, l’abrogation est implicite, lorsqu’elle  résulte d’une incompatibilité entre les dispositions d’une loi nouvelle  et celles d’une loi plus ancienne, incompatibilité dont ni le législateur  ni le §Conseil d’État§ ne se seraient aperçus au moment de la  rédaction du nouveau texte. Dans ce dernier cas les dispositions les  plus anciennes sont implicitement abrogées. L’abrogation ne doit pas  être confondue avec l’annulation d’une disposition légale ou  réglementaire. Une norme annulée est supposée n’avoir jamais existé  : l’annulation a un effet rétroactif. L’abrogation met fin à l’application  d’une norme : elle ne concerne que l’avenir.    Absentéisme  politique  Absence des électeurs ou des élus au moment de remplir des  obligations civiques. L´absentéisme des électeurs consiste en leur  non‐participation aux scrutins. Il se mesure par la différence entre le  nombre d´électeurs inscrits et le nombre d´électeurs ayant déposé un  bulletin ou une carte magnétique dans l´urne. Dans un pays comme la  Belgique où le vote est obligatoire, il ne peut y avoir, en droit,  d´absentéisme pur et simple. Mais il y a un absentéisme de fait qui  est soit excusé (personnes incapables de se déplacer pour raison 
  • 2. médicale, décédées après l´établissement de la liste électorale, en  voyage à l´étranger le jour de l´élection, ne jouissant pas des droits  civils et politiques, etc.), soit réprimé par des peines très légères  (pour autant qu´il soit poursuivi). L´obligation de voter introduite  dans la Constitution belge en 1893 a fait baisser le taux  d´absentéisme de 16 % en 1892 à environ 6,5 % en 1894. Lors des  élections pour la Chambre des représentants de 2010, le taux  d´absentéisme était dans l´ensemble du pays de 10,8 % en moyenne,  sans que l´on puisse distinguer l´absentéisme excusé et l´absentéisme  répréhensible. Lors des élections régionales et communautaires de  2009, le taux d´absentéisme était de 11 % en Région wallonne, de  15,7 % en Région de Bruxelles‐Capitale et de 7,5 % en Région  flamande. L´absentéisme des élus se traduit par leur non‐ participation aux séances parlementaires. Ces absences peuvent être  justifiées par la maladie, par un voyage officiel, par la présence dans  une autre assemblée qui tient une séance au même moment, voire  par l´abandon de séance par un groupe politique en guise de  protestation. La plupart des assemblées parlementaires, confrontées  à l´absentéisme des élus, ont adopté des règlements visant à  pénaliser les députés en cas d´absence trop importante lors du vote  en séance plénière. À la Chambre des représentants, le règlement  prévoit que si le parlementaire a pris part sans excuse admise à moins  de 80 %, 70 % ou 50 % des votes en séance plénière, son indemnité  parlementaire sera amputée respectivement de 10 %, 30 % ou 60 %.  Le règlement de l´Assemblée de la Commission communautaire  française tout comme le statut du membre du Parlement flamand  prévoient que l´indemnité des parlementaires absents sera amputée  dans les mêmes proportions que celles prévues pour la Chambre des  représentants. Le Parlement bruxellois (et, par la même procédure,  l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune) a  adopté le même régime de sanction et l´a étendu aux absences  régulières lors des réunions des commissions, mais tant en séance  plénière qu´en commission, on considère comme présent le membre  qui a participé à la majorité des votes inscrits à l´ordre du jour. Quant  au Parlement de la Communauté germanophone, ses membres  recevant des jetons de présence, ils sont d´office sanctionnés en cas  d´absence. Si ces mesures incitent les parlementaires à participer à ce  moment crucial dans la vie des assemblées qu´est celui du vote des  lois, décrets ou ordonnances selon les cas, des motions de méfiance  et de vote de confiance, des propositions de résolution, etc., elles ne  règlent toutefois pas la question de leur participation active à  l´ensemble des travaux de leur assemblée. Voir aussi : abstention et  abstentionnisme.   Abstention  Refus d´un électeur de voter lors d´un scrutin, ou refus d´un membre  d´une assemblée de participer à un vote au sein de l´assemblée.  L´abstention est l´acte posé par une personne présente au moment  d´un vote ou d´une élection, et par lequel elle indique son refus de se  prononcer, de faire un choix entre les candidats ou les propositions  en compétition. L´abstention étant un refus de voter, elle ne peut  être assimilée à un « oui » ou à un « non » comme certains croient  devoir le faire. Il s´ensuit que, dans tous les cas, les abstentions ne 
  • 3. sont pas prises en compte dans la dévolution des sièges et dans les  calculs de la majorité. Elles ne renforcent pas la position majoritaire  comme on le pense souvent. Dans une assemblée, le membre qui  s´abstient est présent ; il participe dès lors au quorum des présences.  Par contre, comme il ne vote pas, son abstention n´intervient pas  pour fixer le chiffre de la majorité : une proposition sera adoptée si  elle recueille plus de la moitié des suffrages, compte non tenu des  abstentions. Voir aussi : abstentionnisme.   Abstentionnisme  Comportement d´un électeur qui refuse de voter lors d´un scrutin, ou  comportement d´un membre d´une assemblée qui refuse de  participer à un vote au sein de l´assemblée. Si, dans le langage  courant, l´abstentionnisme est souvent confondu avec l´absentéisme,  il convient toutefois d´établir une distinction entre absence et  abstention. L´abstentionnisme des électeurs peut prendre la forme  d´un vote blanc : l´électeur ne choisit aucune liste et aucun candidat  et il remet un bulletin blanc (dans le cas du vote sur support papier),  ou il valide un vote blanc (dans le cas du vote sur support  électronique). Il peut aussi prendre la forme d´un bulletin que  l´électeur a volontairement rendu nul, par exemple en écrivant ou en  dessinant sur le bulletin papier ou encore en le déchirant. Le vote nul  est rendu quasi impossible dans le cas du vote électronique. Dans le  cas du vote sur support papier, le vote nul n´est pas nécessairement  volontaire. Ainsi, un électeur peut rendre son bulletin de vote nul en  ne le remplissant pas correctement (par exemple en le « panachant »,  c´est‐à‐dire en portant son choix sur plusieurs candidats appartenant  à des listes différentes), ou en faisant par inadvertance une marque  qui sera considérée par le bureau de dépouillement comme suffisante  pour rejeter le bulletin, parce qu´elle pourrait permettre d´identifier  l´électeur. Dans un pays où le vote est obligatoire comme en  Belgique, le taux d´abstentionnisme est plus élevé que dans les pays  où cette obligation n´existe pas. Il n´est cependant pas possible de  distinguer l´abstentionnisme volontaire de l´involontaire, de même  qu´aucune donnée ne permet de quantifier séparément les votes nuls  et les votes blancs. Aux élections pour la Chambre des représentants  de 2010, le taux d´abstentionnisme était en moyenne pour le pays de  5,8 %. Lors des élections régionales et communautaires de 2009, le  taux d´abstentionnisme était de 7,7 % en Région wallonne, de 5 % en  Région de Bruxelles‐Capitale et de 5,5 % en Région flamande  L´abstentionnisme des élus est un refus de voter : le membre qui  s´abstient est présent au moment du vote et il participe au quorum  des présences. Mais ce membre ne vote pas. Son abstention n´entre  donc pas en compte dans le calcul de la majorité : l´abstention ne  peut en effet pas être interprétée comme un vote « oui » ou un vote  « non ». Par exemple : dans une assemblée, 51 membres sont  présents au moment du vote ; 25 répondent « oui » et 24 répondent  « non » : l´assemblée a adopté la proposition à la majorité absolue,  deux membres s´étant abstenus. Comme il n´est pas normal qu´un  membre n´émette pas de vote, il est généralement demandé de  justifier son abstention.   
  • 4. Accord de  coopération  Convention négociée entre Autorité fédérale, régions et  communautés, ou certaines d´entre elles, afin d´accroître la  collaboration et d´éviter des controverses entre ces entités. Cette  définition sera bientôt mise en ligne.    Accord de  gouvernement  Accord négocié entre les partis appelés à former une nouvelle  coalition. Des accords de gouvernement sont négociés aussi bien au  niveau fédéral que pour la formation des gouvernements de  communauté ou de région. Ces accords n´ont pas de valeur juridique,  mais ils lient politiquement les partis qui forment un gouvernement  sur la base d´un compromis entre les programmes des diverses  composantes de la coalition. Le texte de l´accord est soumis aux  assemblées des partis appelés à constituer une coalition  gouvernementale, assemblées qui approuveront ou refuseront la  participation de leur parti à la coalition. On y trouve consigné le  programme détaillé du nouveau gouvernement, accompagné  d´indications sur le calendrier de réalisation. Le texte figure  généralement en annexe de la déclaration gouvernementale. On a  observé au fil des dernières décennies une évolution vers  l´élaboration de textes d´accords gouvernementaux de plus en plus  détaillés et précis. Le temps de la négociation pour la formation des  gouvernements est ainsi devenu un temps de décision.    Accord de la Saint‐ Michel  Accord politique conclu le 28 septembre 1992 entre les présidents  des partis de la majorité au niveau national. L´accord de la Saint‐ Michel a été conclu entre les partis sociaux‐chrétiens et socialistes  francophones et flamands. Il fut remanié dans son volet financement  le 30 octobre 1992 avec la participation de trois partis susceptibles de  faire l´appoint pour la majorité spéciale au Parlement (Écolo, Agalev  et la Volksunie). Il prévoyait une révision de la Constitution destinée à  modifier les structures de l´État, des communautés et des régions  dans le but de faire de la Belgique un État fédéral (article premier de  la Constitution) et à permettre à la Région wallonne et à la  Commission communautaire française (COCOF) d´exercer des  compétences de la Communauté française (article 138). Il prévoyait  également un nouveau transfert de compétences de l´État central  vers les régions et, de façon marginale, vers les communautés. Outre  le transfert des moyens financiers liés à l´exercice des compétences  nouvellement transférées, l´accord prévoyait aussi une amélioration  du financement des communautés par une augmentation de leur  dotation IPP et son adaptation à la croissance du PNB. Il a  principalement été mis en œuvre, outre la révision de la Constitution,  par la loi spéciale visant à achever la structure fédérale de l´État et  par la loi ordinaire visant à achever la structure fédérale de l´État,  toutes deux publiées au Moniteur belge le 20 juillet 1993. Le transfert  de l´exercice de compétences de la Communauté française vers la  Région wallonne et la Commission communautaire française a été  organisé par l´accord de la Saint‐Quentin. Voir aussi : transfert de  compétences   
  • 5. Accord  interprofessionnel  Compromis négocié par les interlocuteurs sociaux en dehors du cadre  formel de la concertation sociale, au niveau national et pour  l´ensemble du secteur privé, visant à traiter l´ensemble des  revendications sociales. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Accord de la Saint‐ Quentin  Accord politique conclu le 31 octobre 1992 en vue d´organiser le  transfert de compétences de la Communauté française vers la Région  wallonne et la Commission communautaire française. Le but  poursuivi par ce transfert de compétences était d´alléger les finances  de la Communauté française en transférant certaines de ses  compétences sans transférer la totalité des budgets qui leur étaient  liés, le solde restant à la disposition de la Communauté française pour  mener sa politique dans les compétences dont elle continuait à  assurer l´exercice. L´accord de la Saint‐Quentin a été conclu entre le  PS, le PSC et Écolo. Il a été mis en œuvre après le vote de la révision  de la Constitution prévue par l´accord de la Saint‐Michel et destinée à  permettre ce type de transfert (article 138 nouveau de la  Constitution). Il a nécessité l´adoption de décrets spéciaux votés dans  toutes les assemblées concernées : le Conseil de la Communauté  française, le Conseil régional wallon, l´Assemblée de la Commission  communautaire française (COCOF). Les compétences totalement ou  partiellement transférées à la Région wallonne et à la Commission  communautaire française concernent des matières culturelles (les  infrastructures sportives, le tourisme, la promotion sociale), des  matières personnalisables (une partie de la politique de santé, une  partie de la politique familiale, la politique d´aide sociale, la politique  d´accueil et d´intégration des immigrés, la politique des handicapés et  la politique du troisième âge) et quelques éléments de la politique  d´enseignement (le transport scolaire et la gestion, avec la  Communauté française, de six sociétés d´administration des  bâtiments scolaires).    Accords du  Lambermont  Accords conclus le 16 octobre 2000 et le 23 janvier 2001 entre les  composantes de la majorité au niveau fédéral (les partis libéraux,  socialistes et écologistes flamands et francophones). Le 16 octobre  2000 a été conclu l´accord du Lambermont I ou de la Sainte‐Thérèse.  Le 23 janvier 2001 a été conclu l´accord du Lambermont II ou de la  Saint‐Polycarpe. Ces accords comprennent deux volets : ‐ un volet  institutionnel qui prévoit que de nouvelles compétences de l´Autorité  fédérale seront transférées aux régions. Ce transfert concerne  l´agriculture, le commerce extérieur et les pouvoirs locaux. L´accord  prévoit également le transfert aux communautés et aux régions de  certaines parties de la coopération au développement. Ce volet a été  mis en œuvre par la loi spéciale du 13 juillet 2001 portant transfert de  diverses compétences aux régions et communautés (Moniteur belge,  3 août 2001), sauf en ce qui concerne la coopération au  développement restée de compétence fédérale ; ‐ un volet financier  qui prévoit un important refinancement pour les communautés et  une forte augmentation de l´autonomie fiscale des régions. Ce volet a  été mis en œuvre par la loi spéciale du 13 juillet 2001 portant 
  • 6. refinancement des communautés et extension des compétences  fiscales des régions (Moniteur belge, 3 août 2001).    Actiris  Organisme chargé du placement des demandeurs d´emploi dans la  Région de Bruxelles‐Capitale. Contrairement à la Région wallonne et à  la Communauté germanophone qui ont mis sur pied des organismes  chargés à la fois du placement des demandeurs d´emploi et de la  formation professionnelle, dans la Région de Bruxelles‐Capitale, des  organismes distincts ont été créés pour ces deux missions. Le  placement des demandeurs d´emploi est du ressort d´un organisme  régional, ACTIRIS, anciennement Office régional bruxellois de l´emploi  (ORBEM), en néerlandais, Brusselse Gewestelijke Dienst voor  Arbeidsbemiddeling (BGDA), tandis que la formation professionnelle  est du ressort de deux organismes communautaires, Bruxelles  Formation et le Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en  Beroepsopleiding (VDAB), ce dernier étant chargé non seulement de  la formation professionnelle mais également du placement des  demandeurs d´emploi dans la région de langue néerlandaise.  L´ordonnance du 18 janvier 2001 portant organisation et  fonctionnement de l´Office régional bruxellois de l´emploi charge  l´ORBEM de mettre en œuvre la politique régionale de l´emploi et  d´assurer le fonctionnement du marché du travail. ACTIRIS qui  reprend l´ensemble des missions de l´ORBEM est l´intermédiaire  officiel entre les demandeurs d´emploi et les employeurs qui  recherchent de la main‐d´œuvre. Ses missions sont énumérées dans  le contrat de gestion qui le lie au gouvernement de la Région de  Bruxelles‐Capitale. Il met en œuvre les programmes de remise au  travail des chômeurs décidés par le gouvernement régional. Il verse  diverses indemnités aux personnes qui font appel à lui, notamment  l´intervention dans la rémunération des chômeurs involontaires d´âge  avancé, handicapés ou considérés comme difficiles à placer, qui sont  recrutés à son intervention, l´intervention dans les frais de  réinstallation des travailleurs en chômage, l´intervention dans la  rémunération des travailleurs touchés par la reconversion de leur  entreprise, etc. L´accord institutionnel pour la sixième réforme de  l´État du 11 octobre 2011 prévoit le transfert aux régions d´une  nouvelle compétence qui concerne l´emploi (le contrôle des  chômeurs). Lorsque cet accord sera mis en œuvre, il est possible que  ce transfert ait des répercussions sur les missions d´Actiris. ACTIRIS  est géré paritairement par des représentants des organisations  patronales et des syndicales. Site d´Actiris    Administration  Ensemble des moyens matériels et humains organisés par l´État ou  une autre collectivité politique pour exécuter ses tâches d´intérêt  général. L´administration comprend l´ensemble des services et des  organismes mis à la disposition du pouvoir exécutif pour mettre en  œuvre sa politique et faire appliquer la législation. L´Autorité  fédérale, les entités fédérées, les provinces et les communes  disposent de services administratifs. Au niveau fédéral les ministères  ont été transformés en services publics fédéraux (SPF). Au sens large,  l´administration comprend aussi des organismes d´intérêt public, que  les autorités publiques créent pour exécuter des missions spécifiques 
  • 7. qu´elles leur confient. Ces organismes disposent d´une autonomie de  gestion propre à leur statut. Aux États‐Unis, lorsqu´un nouveau parti  politique arrive au pouvoir après une élection présidentielle, une  grande partie du personnel administratif est renouvelée. La Belgique  se rattache à une autre tradition, dans laquelle l´administration  représente un facteur de stabilité et de continuité par rapport aux  changements d´équipe dirigeante au gouvernement, ce qui ne signifie  pas que l´administration est indépendante du pouvoir politique. La  politisation de l´administration recouvre notamment les mécanismes  d´influence des partis sur les nominations de fonctionnaires. Le  régime juridique de l´administration est défini par le droit  administratif, qui comprend des règles communes à tous les niveaux  de pouvoir et des règles variables selon les pouvoirs. Les contentieux  entre les personnes ou les entreprises et l´administration sont jugés  par des juridictions administratives, par le Conseil d´État ou par les  cours et tribunaux. Le recours contre la décision d´une juridiction  administrative est de la compétence exclusive du Conseil d´État. Voir  aussi : fonction publique portail fédéral    Affaires courantes  Affaires généralement traitées par un gouvernement démissionnaire.  En cas de démission d´un gouvernement de communauté ou de  région, la loi dispose qu´il expédie les affaires courantes en attendant  la nomination d´un nouveau gouvernement. En cas de démission du  gouvernement fédéral, le gouvernement démissionnaire peut traiter  toutes les affaires sauf si le roi, ayant accepté la démission, restreint  ses pouvoirs en le chargeant d´expédier les affaires courantes. Ces  affaires sont dites courantes dans la mesure où elles constituent la  trame normale et quotidienne de la fonction gouvernementale. La  notion d´affaires courantes n´a été définie par aucune disposition de  droit écrit. On considère généralement qu´elle désigne un ensemble  de décisions de gestion journalière indispensables à la continuité du  service public ainsi que des décisions qui ne souffrent pas de retard.  On considère au contraire qu´elle ne peut couvrir des choix politiques  nouveaux, ni de décisions à propos de l´objet du désaccord qui est à  l´origine de la démission du gouvernement. Au niveau fédéral, il faut  observer qu´un collège de juristes consulté en janvier 1974 a  considéré qu´ « en l´absence de gouvernement ayant le plein exercice  de ses pouvoirs, les membres du Parlement ne peuvent déposer  utilement une proposition de déclaration de révision de la  Constitution, ni discuter pareille proposition ou projet : la déclaration  est, en effet, un acte du « pouvoir législatif » tout entier auquel  doivent collaborer ses trois branches ».    Agence de notation  Organisme privé qui évalue le risque de solvabilité financière  d´entreprises, de banques et d´organismes publics dont des États. Ces  agences ont une triple fonction. Premièrement : la notation. Des  émetteurs de titres de dette, tels que des obligations, sollicitent  contre rémunération une évaluation qui leur permettra, dans  l´hypothèse d´une note favorable, d´accéder à moindre coût au  marché du crédit. Les agences procèdent également à certaines  notations de leur propre initiative. Le champ d´intervention des  agences peut être national ou transnational. Dans le second cas, trois 
  • 8. agences dominent le marché : Standard & Poor´s, Moody´s et Fitch.  Deuxièmement : une activité d´information et de conseil. Les agences  de notation vendent les informations statistiques et financières  qu´elles récoltent dans le cadre des analyses qu´elles mènent pour  établir leurs notations. Troisièmement : la participation à la création  et l´évaluation, dans un second temps, de produits structurés,  contenant par exemple les subprimes. Les origines de la notation  financière remontent à 1868. L´objectif est alors de réduire les  asymétries d´information dont pâtissent les investisseurs désireux de  confier leur épargne aux grandes sociétés de chemin de fer. En 1909,  John Moody propose un système de notation sous forme de lettres  (de Aaa à C). Il sera globalement repris par les autres agences. Ce  rating influence, via le taux d´intérêt pratiqué par les organismes  prêteurs, le coût de financement des instances notées. Ces dernières  années, des critiques de plus en plus fréquentes se sont élevées à  l´égard de ces agences. Celles‐ci facturent leurs services aux  émetteurs de titres de dette, ce qui pose la question de possibles  conflits d´intérêt. Les agences pourraient en effet favoriser leurs  clients en leur attribuant une bonne note. Suite à la faillite d´Enron  (2001), à la crise des subprimes et à celle de la dette publique des  États européens et des États‐Unis, on reproche également aux  agences d´avoir dégradé trop tard et de manière sévère la note  d´entreprises ou d´États déjà en grande difficulté, ne faisant que  précipiter leur chute. Des initiatives ont été prises, aux États‐Unis  comme en Europe, pour encadrer les agences de notation et leur  imposer une plus grande transparence. Leurs effets restent limités et  les appels persistent à une réforme radicale du système.    Agglomération  Organe supra‐communal de droit public chargé de l´exercice de  certaines compétences communales. L´agglomération est une  institution supra‐communale introduite dans la Constitution en 1970  (articles 108bis et 108ter de l'époque). En application de cette  révision de la Constitution, la loi du 26 juillet 1971 fixait les règles  générales de fonctionnement de ces nouvelles institutions. Cette loi  énumérait cinq agglomérations à créer : Anvers, Charleroi, Gand,  Liège et Bruxelles. Seule l´agglomération de Bruxelles fut mise sur  pied en 1971 : pour les dix‐neuf communes constituant  l´arrondissement administratif de Bruxelles‐capitale, une série de  compétences communales étaient transférées à l´agglomération, et  ce en matière d´aménagement du territoire, d'environnement,  d´enlèvement et de traitement des immondices, de transport public,  de lutte contre l´incendie, d´aide médicale urgente, d´expansion  économique, etc. L´agglomération était dotée d´un conseil  d'agglomération (assemblée délibérante adoptant des règlements) et  d´un collège (exécutif). Les élections pour le conseil de  l´agglomération de Bruxelles se déroulèrent le 21 novembre 1971. Le  dispositif adopté prévoyait la répartition des conseillers en deux  groupes linguistiques et la parité linguistique au sein du collège. La  liste du Rassemblement bruxellois emporta la majorité des sièges. La  présence sur cette liste à majorité francophone de candidats réputés  flamands lui valut une représentation dans les deux groupes  linguistiques et des échevins tant francophones que flamands. La 
  • 9. majorité politique au sein des organes de l´agglomération avait alors  une autre orientation que la majorité gouvernementale et que la  majorité provinciale dans le Brabant. Il en résulta des blocages de  décision. Contrairement à ce que prévoyait la loi, il n´y a pas eu  d´autre élection d´agglomération que celle du 21 novembre 1971.  L´agglomération bruxelloise avait également été dotée de deux  commissions de la culture, respectivement française et néerlandaise,  composées de membres élus par le groupe linguistique  correspondant au conseil d´agglomération. Séparément ou réunies,  les commissions exerçaient des compétences de pouvoir organisateur  en matière de culture et d´enseignement. Les compétences et le  mode de fonctionnement de l´agglomération ont été réformés par la  loi du 21 août 1987, qui enlevait notamment à l´agglomération  bruxelloise les compétences qui avaient été régionalisées en 1980. La  loi spéciale relative aux institutions bruxelloises du 12 janvier 1989  n'a pas supprimé formellement l'agglomération de Bruxelles mais a  confié l'exercice de ses compétences résiduelles – lutte contre  l´incendie et aide médicale urgente, enlèvement et traitement des  immondices, réglementation sur les taxis et coordination des activités  communales – au Parlement et au gouvernement de la Région de  Bruxelles‐Capitale. Les compétences des commissions de la culture  ont été reprises par les commissions communautaires.    Altermondialisme  Cette définition sera bientôt mise en ligne. Cette définition sera  bientôt mise en ligne.    Amendement  Proposition de modification d’un texte soumis à une assemblée.  L'amendement peut porter sur un projet ou sur une proposition de loi  ou de décret, sur une proposition de résolution, etc. Il tend à modifier  un texte soumis à approbation. Il émane soit d'un ou de plusieurs  membres de l'assemblée, soit d'un ou de plusieurs membres du  gouvernement. Les amendements doivent s'appliquer effectivement  à l'objet précis du texte à modifier. La demande de suppression pure  et simple d'un article n'est pas un amendement mais une demande  de vote sur cet article. Un amendement supprimant tout le texte d'un  projet ou d'une proposition pour y substituer un autre texte est  irrecevable. L'auteur doit dans ce cas déposer une proposition  nouvelle, soumise à la procédure de prise en considération quand elle  est prévue par le règlement de l'assemblée. Que ce soit en  commission ou en séance plénière, les amendements font l'objet d'un  vote par lequel la commission ou l'assemblée les approuve ou les  rejette.    Apparentement  Système de répartition des sièges lors d´une élection selon lequel les  listes de candidats peuvent additionner les voix qu´elles ont  recueillies dans les diverses circonscriptions d´une même province.  Dans un système de scrutin de listes dans lequel plusieurs sièges sont  à attribuer dans chaque circonscription (ce qui le distingue du  système uninominal), l´apparentement est un mécanisme correctif  qui permet de respecter le mieux possible la représentation  proportionnelle. La répartition des sièges par la méthode de  l´apparentement provincial ne concerne plus actuellement en 
  • 10. Belgique que l´élection du Parlement wallon et les trois  circonscriptions de Nivelles, Louvain et Bruxelles‐Hal‐Vilvorde§ pour  l´élection de la (apparentement entre BHV et Nivelles d´une part, et  entre BHV et Louvain d´autre part), les autres élections étant  organisées soit sur la base de circonscriptions de la taille des  provinces (Parlement flamand et Chambre des représentants à  l´exception de l´ancienne province de Brabant), soit sur la base de  circonscriptions de taille supérieure à celle des provinces (Sénat et  Parlement européen), soit encore sur la base d´une circonscription  unique (Parlement de la Région de Bruxelles‐Capitale et Parlement de  la Communauté germanophone). L´apparentement doit faire l´objet  d´une déclaration préalable à l´élection : sur le document officiel de  présentation des candidatures dans chaque circonscription, les listes  annoncent qu´elles font groupe au niveau de la province. N´accèdent  toutefois à la répartition provinciale que les listes qui ont atteint le  quorum de 0,33 (Chambre des représentants) ou 0,66 (Parlement  wallon). Le quorum est le quotient électoral minimum qu´une liste  doit obtenir dans au moins une des circonscriptions de la province  pour pouvoir participer à l´apparentement. Les listes isolées, c´est‐à‐ dire qui se présentent dans une seule circonscription de la province,  qui obtiennent le quorum dans la circonscription où elles déposent  leur liste, participent également à la répartition des sièges au niveau  de la province. Ainsi, après qu´une première répartition des sièges ait  été opérée au niveau de chaque circonscription, on procède à une  seconde répartition, au niveau de la province, sur la base des voix non  utilisées lors de la première répartition. Ne sont par ailleurs admises à  la répartition provinciale que les listes qui franchissent le seuil de 5%  des votes dans la province. En pratique, ce sont des listes appartenant  à un même parti politique qui s´apparentent. Toutefois, depuis les  élections de 2004, un mécanisme de groupement de listes proche de  l´apparentement à été instauré en Région de Bruxelles‐Capitale. Ce  mécanisme permet à des listes appartenant au même groupe  linguistique (français ou néerlandais) de faire déclaration réciproque  de groupement afin que leurs voix soient additionnées et que ce soit  sur la base de leur total que s´effectue la dévolution des sièges. Il est  à noter que l´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État  du 11 octobre 2011 non encore traduit en termes juridiques prévoit la  scission de la circonscription électorale de Bruxelles‐ Hal‐Vilvorde et  la suppression de l´apparentement dans l´ancienne province de  Brabant avec première application lors des élections à la Chambre de  2014. Exemple concret    Appel  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Arrêt  Décision judiciaire prononcée par une cour d'appel, une cour du  travail, une cour d'assises ou la Cour de cassation. La décision rendue  par un tribunal s'appelle un jugement ; la décision rendue par une  cour s'appelle un arrêt. Dans les litiges civils, les décisions rendues en  référé, vu l'urgence, s'appellent des ordonnances. En cour d'assises, la  réponse du jury aux questions qui lui sont posées est appelée verdict.  L'acquittement ou la condamnation prononcés par la cour porte le  nom d'arrêt. Des juridictions n'appartenant pas au pouvoir judiciaire 
  • 11. rendent également des arrêts. Il en est ainsi de la Cour  constitutionnelle et du Conseil d´État (section d'administration). Au  niveau européen, la décision rendue par la Cour de justice de l´Union  européenne s'appelle également un arrêt.    Arrêté  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Arrondissement  Subdivision du territoire utilisée pour organiser l´administration et la  justice. On distingue l´arrondissement administratif et  l´arrondissement judiciaire. L´arrondissement administratif est une  subdivision d´une province ou correspond au territoire d´une  province, à l´exception de l´arrondissement administratif de  Bruxelles‐Capitale (19 communes bruxelloises) qui présente la  particularité de couvrir un territoire sur lequel il n´existe plus de  province et qui est le seul arrondissement bilingue français‐ néerlandais. Il y a, pour un ou plusieurs arrondissements  administratifs, un commissaire d´arrondissement qui remplit diverses  missions pour le compte de l´Autorité fédérale, de la région et du  gouverneur de province (dans l´arrondissement administratif de  Bruxelles‐Capitale, ces missions sont attribuées au gouverneur de  l´arrondissement). Le commissaire d´arrondissement est  spécialement chargé, sous la direction du gouverneur dont il est  l´adjoint direct, de veiller au respect des lois et des règlements  d´administration générale. Il a des prérogatives similaires à celles du  gouverneur en matière de maintien de l´ordre et est officier de police  administrative. L´arrondissement judiciaire est une subdivision d´une  province, à l´exception de l´arrondissement de Bruxelles qui recouvre  l´arrondissement administratif de Bruxelles‐Capitale et  l´arrondissement administratif de Hal‐Vilvorde|Bruxelles‐Hal‐ Vilvorde§, situé en province de Brabant flamand. L´arrondissement  judiciaire de Bruxelles est bilingue français‐néerlandais. Il existe 27  arrondissements judiciaires, qui comprennent chacun un procureur et  ses substituts, un tribunal de première instance (dont fait partie le  tribunal de la jeunesse), un tribunal de commerce, un tribunal du  travail et un tribunal d´arrondissement. Chaque arrondissement  judiciaire compte aussi au moins un tribunal de police (32 dans  l´ensemble du pays). Les subdivisions territoriales que constituent  l´arrondissement administratif et l´arrondissement judiciaire sont  utilisées dans toute une série de réglementations pour en organiser  l´application de manière décentralisée, jusqu´à des conventions  collectives de travail conclues en sous‐commission paritaire et  propres à certains arrondissements dans deux secteurs d´activité.  Jusqu´il y a peu, la législation électorale appelait arrondissement  électoral la subdivision territoriale au sein de laquelle les listes étaient  déposées et les sièges attribués. La législation parle désormais de ,  mais l´ancienne appellation continue à être utilisée, notamment à  propos de la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde.    Association  européenne de  Association économique regroupant l´Islande, le Liechtenstein, la  Norvège et la Suisse, au sein d´une zone de libre‐échange des  produits industriels. En 1956, le Royaume‐Uni, hostile au projet  d´union douanière des pays de la Communauté européenne du 
  • 12. libre‐échange  (AELE)  charbon et de l´acier (Benelux, France, Italie, République fédérale  d´Allemagne), propose la création d´une grande zone de libre‐ échange entre les pays de la CECA et les autres membres de l´OECE,  l´Organisation européenne de coopération économique (Autriche,  Benelux, Danemark, France, Grèce, Irlande, Islande, Italie, Norvège,  Portugal, République fédérale d´Allemagne, Royaume‐Uni, Suède,  Suisse, Turquie). Cette démarche pousse alors les pays de la CECA à  accélérer les négociations du traité de Rome, en 1957, qui institue  une union douanière au sein du marché commun : c´est ainsi que naît  la Communauté économique européenne (CEE). Suite à la ratification  du traité de Rome et devant l´hostilité de la France à une grande zone  de libre‐échange entre pays de l´OECE, le projet est abandonné au  profit d´un autre, plus modeste. Le 4 janvier 1960 est signée la  convention de Stockholm entre l´Autriche, le Danemark, la Norvège,  le Portugal, le Royaume‐Uni, la Suède et la Suisse. Elle institue l´  Association européenne de libre‐échange, ou AELE (en anglais EFTA,  European Free Trade Association), dont le siège est à Genève et qui  est durant une décennie dominée politiquement et économiquement  par le Royaume‐Uni. En vertu de l´union douanière avec la Suisse, le  Liechtenstein applique également la convention AELE sans en être  pour autant membre. L´AELE a comme mission principale  l´établissement et l´administration d´une zone économique de libre‐ échange des produits industriels, en dehors de la Communauté  économique européenne. Elle est également chargée de gérer ses  rapports avec l´extérieur, notamment avec la CEE, son premier  partenaire commercial. Contrairement à l´Union européenne, elle ne  poursuit aucune politique commune. De plus, elle ne prévoit aucune  forme d´intégration européenne et ne fixe aucun tarif douanier  extérieur. L´organe suprême de l´Association est un Conseil, secondé  par un comité consultatif représentatif du monde économique, un  comité de parlementaires et différents comités techniques. En 1970,  l´Islande rejoint à son tour l´AELE tandis que le Danemark et le  Royaume‐Uni quittent en 1973 l´Association pour rejoindre la CEE.  Après le départ de ces membres fondateurs, l´AELE doit repenser ses  liens avec la CEE. Cette dernière signe alors une série d´accords  bilatéraux de libre‐échange des produits industriels avec les États  membres de l´AELE en 1972‐73. Par la suite, la Finlande, associée  depuis 1961 à l´AELE, en devient membre à part entière en 1986,  année où le Portugal quitte l´association. Le Liechtenstein entre lui  aussi dans l´AELE (1991) peu avant le départ, en 1995, de l´Autriche,  de la Finlande et de la Suède pour l´Union européenne. Depuis  l´accord de Porto, entré en vigueur en 1994, les États membres de  l´Union européenne et ceux de l´AELE (excepté la Suisse) se trouvent  réunis au sein de l´Espace économique européen (EEE).    Association sans  but lucratif (asbl)  Groupement de personnes physiques ou morales qui poursuivent des  objectifs non lucratifs. La Constitution belge reconnaît la liberté  d´association. Celle‐ci peut prendre la forme juridique d´une  association sans but lucratif (ASBL), regroupant des personnes  physiques ou morales personne morale qui se livrent à des activités  non lucratives. La loi du 27 juin 1921 instituant les ASBL a été  modifiée par la loi du 2 mai 2002. L´ASBL a le statut de personne 
  • 13. morale, et ne cherche pas à procurer de gain matériel à ses membres.  Des activités lucratives accessoires sont permises, pour autant  qu´elles participent à la réalisation du but de l´association. La  responsabilité et le patrimoine de l´ASBL sont distincts de ceux de ses  membres. Les principaux domaines d´activité des ASBL sont la  culture, l´action sociale, les convictions religieuses, la recherche, le  sport, les loisirs, l´éducation et la défense des consommateurs. Il  existe aussi de nombreuses associations de fait, qui n´ont pas pris la  forme d´une ASBL, et qui vont de simples groupes informels et  temporaires de citoyens aux syndicats et aux partis politiques. Les  statuts de l´ASBL doivent être constatés par écrit, par un acte sous  seing privé ou par un acte authentique. La loi énumère les mentions  qui doivent obligatoirement se trouver dans les statuts. Parmi celles‐ ci figurent la dénomination, les termes « association sans but lucratif  » ou l´abréviation « ASBL », l´interdiction d´utiliser le terme «  fondation », l´adresse, le but, l´identification des fondateurs, les  attributions et le mode de convocation de l´assemblée générale et la  destination de l´actif résultant de la liquidation éventuelle, qui doit  être affecté à une fin désintéressée. L´ASBL est composée  obligatoirement de deux organes, l´assemblée générale, qui doit  compter au moins trois membres, et le conseil d´administration ; les  statuts peuvent également instituer un délégué à la gestion  journalière. Les statuts de l´ASBL, les actes relatifs à la nomination des  administrateurs, une copie du registre des membres, et, le cas  échéant, les actes relatifs à la nomination des personnes déléguées à  la gestion journalière, des personnes habilitées à représenter l´ASBL  et des commissaires, doivent être déposés au greffe du tribunal de  commerce. Celui‐ci en transmet le cas échéant la demande de  publication au Moniteur belge. En matière comptable, la loi établit  trois catégories d´ASBL, chacune étant soumise à des obligations  spécifiques. Les grandes ASBL remplissent deux des trois critères  suivants : au moins 5 travailleurs occupés (en équivalents temps  plein), au moins 250.000 euros de recettes, au moins 1.000.000  d´euros de patrimoine ; leur comptabilité doit être de type analogue à  celle des sociétés commerciales. Parmi elles, les très grandes (au  moins 50 travailleurs, au moins 6.250.000 euros de recettes, au moins  3.125.000 euros de patrimoine, ou bien plus de 100 travailleurs quel  que soient les recettes et le patrimoine) doivent en outre faire appel  à un réviseur d´entreprise. Les petites, c´est‐à‐dire toutes les autres,  tiennent une comptabilité de type « débit‐crédit ». Toutes établissent  leur comptabilité selon des schémas normalisés et déposent leurs  comptes au greffe du tribunal de commerce, et, pour les grandes et  les très grandes, à la Centrale des bilans de la Banque nationale de  Belgique (BNB). La dissolution d´une ASBL peut être volontaire ou  judiciaire (notamment en cas d´absence de dépôt des comptes  relatifs à trois exercices consécutifs). L´association internationale sans  but lucratif (AISBL) est une association de droit belge à but non  lucratif d´utilité internationale.    Autonomie  constitutive  Pouvoir d´auto‐organisation accordé, dans des matières précises, à  des entités fédérées. L´expression d´autonomie constitutive peut  tromper : il ne s´agit pas d´un droit, pour les entités fédérées qui 
  • 14. bénéficient de cette autonomie, de modifier elles‐mêmes la  Constitution ou d´adopter leur propre Constitution. L´autonomie  constitutive implique simplement que des entités fédérées peuvent  adopter elles‐mêmes des règles concernant certains aspects de leur  organisation qui sont actuellement réglés par la loi spéciale du 8 août  1980 de réformes institutionnelles. L´autonomie constitutive est un  pouvoir d´auto‐organisation dans des matières précises, relatives à  l´organisation du gouvernement ou du parlement d´une communauté  ou d´une région. Actuellement, les articles 118 et 123 de la  Constitution accordent cette autonomie à la Communauté française,  à la Communauté flamande et à la Région wallonne. Elle n´est donc  accordée ni à la Région de Bruxelles‐Capitale ni à la Communauté  germanophone (ce qui pourrait changer à court ou moyen terme).  L´autonomie constitutive est mise en œuvre par le parlement de la  communauté ou de la région concerné : ce parlement peut modifier,  pour ce qui concerne son entité fédérée, la loi spéciale du 8 août  1980 de réformes institutionnelles en abrogeant, modifiant,  complétant ou remplaçant certains de ses articles. Ces modifications  de la loi spéciale doivent faire l´objet d´un décret voté à la majorité  spéciale des deux tiers. Les matières concernées par l´autonomie  constitutive portent, pour l´essentiel : ‐ sur la composition des  parlements des entités fédérées concernées (dont le nombre de  membres) ; ‐ sur le fonctionnement du parlement (élection et tâches  du bureau, caractère public ou secret des séances…) ; ‐ sur la  composition du gouvernement des entités fédérées concernées  (fixation du nombre maximum de membres) ; ‐ sur les droits et  obligations du gouvernement à l´égard du parlement ; ‐ sur les règles  de fonctionnement du gouvernement (délibération collégiale,  responsabilité du gouvernement devant le parlement, motions de  méfiance et de confiance…) ; ‐ sur l´introduction d´incompatibilités  supplémentaires pour les membres du gouvernement ou du  parlement de l´entité fédérée concernée.    Autorité des  services et marchés  financiers (FSMA)  Autorité de contrôle belge compétente pour l´intégrité des marchés  financiers et le traitement loyal des consommateurs financiers. Les  différents acteurs du secteur financier belge sont soumis, dans  plusieurs domaines, à un contrôle permanent dont l´objectif est de  préserver la stabilité des marchés financiers et un traitement  équitable des investisseurs et des consommateurs financiers. Depuis  le 1er avril 2011, et suite à la crise financière de 2008, ce contrôle est  exercé selon un modèle bipolaire (ou « Twin Peaks ») faisant  intervenir deux autorités de contrôle autonomes, la Banque nationale  de Belgique (BNB) et l´Autorité des services et marchés financiers  (Financial Services and Markets Authority ou FSMA). La FSMA est un  organisme d´intérêt public autonome qui succède à l´ancienne  Commission bancaire, financière et des assurances (CBFA), qui  résultait elle‐même de la fusion en 2004 entre la Commission  bancaire et financière et l´Office des assurances, tandis que la  collaboration avec la Banque nationale de Belgique était étendue en  2003 avec l´installation d´un Comité de stabilité financière, puis, en  2007, avec la création d´une « financial task force » institutionnalisant  les débats entre les représentants de l´Autorité fédérale, de la 
  • 15. Banque nationale de Belgique, de la CBFA, de la Fédération financière  belge (Febelfin) et d´Euroclear, et enfin, dans le contexte de la crise  financière, avec la constitution en 2009 d´un Comité des risques et  établissements financiers systémiques (CREFS) regroupant les comités  de direction de la CBFA et de la BNB. Le CREFS a été supprimé le 1er  avril 2011 dans le cadre de la réforme du contrôle des institutions  financières. Ainsi, les différentes fonctions de contrôle macro‐ prudentiel et micro‐prudentiel sont exercées par la Banque nationale  de Belgique, y compris certaines compétences dévolues  antérieurement à la CBFA. La FSMA de son côté, a pour mission  d´assurer la surveillance des marchés financiers et des sociétés  cotées, d´agréer et de contrôler certaines catégories d´établissements  financiers, de veiller au respect des règles de conduite par les  intermédiaires financiers, de superviser la commercialisation des  produits d´investissement destinés au grand public et d´exercer le  contrôle dit « social » des pensions complémentaires. Le législateur a  également chargé la FSMA d´apporter une contribution à l´éducation  financière des épargnants et des investisseurs. Plus précisément, la  FSMA est chargée du contrôle des émissions et des offres publiques  d´acquisition ; du régime des sociétés cotées ; des marchés et des  entreprises de marché, en ce compris la prévention et la répression  des abus de marché ; des organismes de placement collectif ; des  sociétés de gestion d´organismes de placement collectif ; des sociétés  de gestion de portefeuille et de conseil en investissement ; des  bureaux de change ; des intermédiaires d´assurances et de  réassurances ; des intermédiaires en services bancaires et en services  d´investissement ; des entreprises et opérations visées par la loi du 4  août 1992 relative au crédit hypothécaire ; de la loi du 25 juin 1992  sur le contrat d´assurance terrestre, ainsi que de certaines  dispositions non prudentielles de la loi du 9 juillet 1975 relative au  contrôle des entreprises d´assurances ; enfin du respect des règles  visant à protéger le public contre l´offre ou la fourniture illicites de  produits ou de services. La FSMA reprend également en direct les  compétences d´ordre public exercées par le Fonds des rentes à  l´égard des transactions passées sur le marché de la dette publique.  Les organes de la FSMA sont le conseil de surveillance, le comité de  direction, le président et le secrétaire général. Le conseil de  surveillance est composé du président et de 11 membres nommés  par le Roi. Le comité de direction est composé du président et de 4  membres nommés par le Roi. Le financement de l´institution incombe  pour l´essentiel aux acteurs contrôlés. Voir aussi : group  Avant‐projet (de  loi, de décret,  d´ordonnance)  Initiative législative d´un ministre, soumise à l´approbation de  l´ensemble du gouvernement avant d´être déposée devant  l´assemblée législative correspondante. Le Roi (soit, en pratique, le  gouvernement fédéral), les gouvernements de communauté ou de  région ainsi que le collège de la Commission communautaire française  et le collège réuni de la Commission communautaire commune  disposent du droit d´initiative. Ils peuvent soumettre un texte à  l´assemblée devant laquelle ils sont responsables afin que celle‐ci  adopte une nouvelle législation. Lorsqu´un ministre souhaite faire  adopter une nouvelle législation, il présente à ses collègues de 
  • 16. gouvernement ou de collège un avant‐projet de loi, de décret ou  d´ordonnance. Cet avant‐projet peut avoir été rédigé par le cabinet  du ministre, par l´administration dont celui‐ci a la responsabilité, par  un centre d´études, par un cabinet d´avocats, par un organe  spécifique ou par d´autres acteurs. Le gouvernement ou le collège  examine l´avant‐projet. Si les collègues du ministre désapprouvent le  texte, ils peuvent lui demander de le retirer ou de le retravailler. En  cas d´accord, l´avant‐projet est transmis au Conseil d´État afin qu´il  remette son avis sur le texte. D´autres organes peuvent également  être consultés. Les avant‐projets relatifs aux budgets, aux comptes,  aux emprunts, aux opérations domaniales et au contingent de  l´armée ne doivent pas être soumis au Conseil d´État. Si le  gouvernement ou le collège demande l´urgence, le Conseil d´État  examine le texte qui lui est soumis en principe uniquement si la  matière abordée est bien de la compétence du niveau de pouvoir  concerné. Dans les autres cas, le Conseil d´État examine aussi la  qualité juridique de l´avant‐projet et sa conformité à la législation  existante. Le Conseil d´État peut proposer des modifications au  gouvernement ou au collège. Le gouvernement ou le collège n´est pas  tenu par l´avis du Conseil d´État. Cependant, si ce dernier estime que  le gouvernement ou le collège n´est pas compétent pour traiter des  matières abordées, l´avant‐projet est transmis au comité de  concertation qui peut demander au gouvernement ou au collège  concerné de modifier son avant‐projet. Après avoir reçu l´avis du  Conseil d´État, le ministre à la base de l´initiative soumet au  gouvernement ou au collège un texte, soit identique à l´avant‐projet  adopté en première lecture, soit différent de celui‐ci. Lorsque le  gouvernement ou le collège s´accorde sur ce texte, celui‐ci est déposé  sur le bureau du président de l´assemblée compétente afin de  poursuivre son parcours législatif. Il est désormais appelé projet de  loi, de décret ou d´ordonnance.    Avis  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Banque centrale  européenne (BCE)  Institution financière en charge de la politique monétaire  européenne. La création de la Banque centrale européenne (BCE) en  1998 s´inscrit dans le processus de construction de l´Union  économique et monétaire décidée par le Conseil européen en 1988.  Elle succédait à l´Institut monétaire européen créé en 1994 pour  coordonner les politiques monétaires des banques centrales des pays  membres de l´Union européenne et préparer l´introduction de la  monnaie unique. Depuis le 1er septembre 1999, la Banque centrale  européenne, dont le siège est établi à Francfort (Allemagne), est  responsable de la politique monétaire dans la zone euro, c’est‐à‐dire  les pays de l’Union européenne qui ont adopté l’euro. La BCE est  l´organe qui dirige le Système européen de banques centrales (SEBC)  et l´Eurosystème. Le SEBC comprend la BCE et les banques centrales  nationales des États membres de l’ue, qu´ils aient ou non adopté  l’euro. L´Eurosystème regroupe la Banque centrale européenne (BCE)  et les banques centrales nationales des États membres de l´UE qui ont  adopté l’euro. En attendant que tous les pays de l’Union européenne  fassent partie de la zone euro, l’Eurosystème accomplit des missions 
  • 17. confiées au SEBC par le Traité de Maastricht. L´objectif principal de la  BCE est de maintenir la stabilité des prix et d´apporter son soutien  aux objectifs économiques de l´Union européenne. Ses missions  fondamentales sont : ‐ la définition et la mise en œuvre de la  politique monétaire de la zone euro. La politique monétaire, et donc  le pouvoir de jouer sur l´offre de monnaie, était initialement aux  mains des banques centrales nationales. En déléguant cette  compétence à la BCE, les pays abandonnent au profit de l´Europe un  important instrument de politique économique ; ‐ la conduite des  opérations de change ; ‐ la gestion des réserves officielles de change ;  ‐ la promotion du bon fonctionnement des systèmes de paiement. Les  organes de la Banque centrale européenne sont : ‐ le conseil des  gouverneurs. Il regroupe les membres du directoire et les  gouverneurs des banques centrales nationales de la zone euro. Il  définit la politique monétaire de l’Eurosystème et prend les décisions  nécessaires à l’accomplissement des missions qui lui sont confiées ; ‐  le directoire. Il se compose de six membres, dont un président et un  vice‐président nommés d’un commun accord par les chefs d’État ou  de gouvernement des pays de la zone euro. Il est chargé de la mise en  œuvre de la politique monétaire décidée par le Conseil des  gouverneurs et de la gestion courante de la BCE ; ‐ le conseil général.  Il regroupe le président et le vice‐président de la BCE et les  gouverneurs des banques centrales des 27 pays membres de l’Union  européenne. Il s’agit d’un organe transitoire qui prépare l’accès à  l’euro de tous les membres de l’Union. La Banque centrale  européenne décide de manière indépendante. Elle n’est soumise à  l’autorité ni de la Commission européenne, ni du Conseil de l’Union  européenne§, ni du . Elle remet un rapport annuel sur ses activités à  ces trois institutions et au Parlement européen. Contrairement à la  banque centrale des États‐Unis ou à celle d´Angleterre, la BCE est  soumis à une stricte orthodoxie monétaire, imposée initialement par  l´Allemagne, concernant le rachat d´obligations des États membres de  la zone euro. Afin d´éviter tout risque inflationniste, il lui est en effet  interdit d´acheter directement la dette des États et donc de  monétiser les dettes publiques. Cette orthodoxie est aujourd´hui  remise en question dans le contexte de la crise de la dette et  beaucoup souhaite faire évoluer le mandat de la BCE dans le but de  diminuer la pression des marchés sur les dettes souveraines. Site de  la Banque centrale européenne    Banque mondiale  Agence des Nations unies qui prend la forme d´une banque  d´investissement et qui rassemble les pays membres du Fonds  monétaire international. Institution soeur du Fonds monétaire  international (FMI), la Banque internationale pour la reconstruction  et le développement (BIRD), plus connue sous le nom de Banque  mondiale, a été créée en 1945. Elle a contribué par ses prêts à  financer la reconstruction de l´Europe après la Seconde Guerre  mondiale, avant de se tourner vers l´octroi de prêts pour l´aide aux  pays en développement. Ces prêts financent soit des projets de  développement économique soit des programmes d´ajustement. Les  fonds proviennent principalement d´emprunts sur le marché  international des capitaux. La procédure pour l´obtention de ces prêts 
  • 18. et les critères de sélection (notamment l´obligation d´appliquer les  recommandations du FMI) sont critiqués par des ONG de coopération  au développement, et plus généralement par les partisans d´un  allègement de la dette des pays en voie de développement. Les  organes de la Banque mondiale sont : ‐ le conseil des gouverneurs. Il  comprend un membre et un suppléant par pays membre. Les  décisions y sont prises à la majorité simple des votes, chaque pays  membre détenant un nombre de votes proportionnel à sa  contribution au capital de la banque ; ‐ le conseil d´administration. Il  se compose de 24 administrateurs, dont 5 sont toujours désignés par  les souscripteurs les plus importants. Quatre associations associées à  la Banque mondiale forment avec elle le Groupe de la Banque  mondiale : ‐ l´Association internationale de développement (AID), qui  accorde des prêts aux pays qui ne satisfont pas aux critères de la BIRD  ; ‐ la Société financière internationale (SFI), destinée à encourager  l´investissement privé ; ‐ le Centre international pour le règlement  des différends relatifs à l´investissement (CIRDI) ; ‐ l´Agence  multilatérale de garantie des investissements (AMGI). Le siège de la  Banque mondiale se trouve à Washington (États‐Unis). Site de la  Banque mondiale    Banque nationale  de Belgique (BNB)  Banque centrale faisant partie intégrante du Système européen de  banques centrales (SEBC), dont les statuts ont été fixés par un  protocole annexé au Traité de Maastricht instituant la Communauté  européenne. La Banque nationale de Belgique a été créée, avec le  statut de société anonyme, en vertu de la loi du 5 mai 1850, qui  réglait les conditions de l´émission des billets de banque. Le capital de  la banque fut souscrit à l´origine par des actionnaires privés, auxquels  se joignit bientôt l´État belge à hauteur de 50 %. Le comité de  direction et le conseil de régence de la banque sont présidés par le  gouverneur, nommé par le Roi, pour un terme de cinq ans,  renouvelable. Les autres membres du comité de direction, qui sont  également nommés par le Roi, sont nommés pour un terme de six  ans, renouvelable, sur proposition du conseil de régence. Dans  certains des organes de la banque (notamment le conseil de régence)  siègent des représentants du patronat et des syndicats. Avec la  Banque centrale européenne (BCE) et les autres banques centrales  des pays qui ont adopté l´euro, la Banque nationale de Belgique  contribue depuis 1999 à la définition et à la mise en œuvre de la  politique monétaire de l´Eurosystème. Dans ce cadre, elle détient et  gère les réserves officielles de change et conduit des opérations de  change ; elle met les billets de banque et les pièces de monnaie en  circulation ; elle exerce la fonction de banquier des banques. Par  ailleurs, elle a une fonction de surveillance du système financier en  contribuant à la sécurité et à l´efficacité des systèmes de paiement et  de règlement des titres. Dans ce contexte, en vertu de la nouvelle  répartition des compétences entre la BNB et l´Autorité des services et  marchés financiers (FSMA) mise en place le 1er avril 2011, la BNB, qui  assurait déjà le suivi des développements macroéconomiques, est  désormais également chargée du contrôle prudentiel individuel des  acteurs suivants du système financier : les établissements de crédit,  en ce compris les groupes de services financiers ; les entreprises 
  • 19. d´investissement ayant la qualité de société de bourse ; les  entreprises d´assurance et de réassurance ; les organismes de  compensation ; les organismes de liquidation et assimilés ; les  établissements de paiement ; les établissements de monnaie  électronique ; enfin les sociétés de cautionnement mutuel. La BNB  agit également, à l´égard des établissements cités, en qualité  d´autorité de contrôle au sens de la loi du 11 janvier 1993 relative à la  prévention de l´utilisation du système financier aux fins de  blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Elle assure  enfin la fonction de caissier de l´Autorité fédérale, c´est‐à‐dire le  service financier des emprunts émis par l´État et la centralisation  quotidienne des dépenses et recettes courantes de l´État, et gère  pour l´Autorité fédérale le Fonds des rentes. Enfin, son centre  d´études collecte, analyse et diffuse de nombreuses informations  économiques et financières. Site de la Banque nationale de Belgique    Banque‐carrefour  de la sécurité  sociale (BCSS)  Institution publique de sécurité sociale chargée de l´échange de  données entre les institutions de sécurité sociale. La BCSS a été  instituée par la loi du 15 janvier 1990 relative à l´institution et à  l´organisation d´une Banque‐carrefour de la sécurité sociale. Elle est  notamment chargée de : ‐ l´autorisation, l´organisation et la conduite  des échanges de données entre les institutions publiques de sécurité  sociale ; ‐ la coordination entre ces institutions et le Registre national  ; ‐ la collecte auprès des institutions de sécurité sociale des données  d´identification non disponibles dans le Registre national ; ‐ la collecte  auprès des institutions de sécurité sociale d´informations utiles à la  gestion, à la conception et à la connaissance de la sécurité sociale.  Lors de l´exécution de ces missions, la Banque‐carrefour doit tenir  compte de la protection des données en général, et de la protection  de la vie privée des assurés sociaux en particulier. La Banque‐ carrefour est gérée paritairement par des représentants des  organisations patronales et syndicales. La BCSS a créé la carte SIS  comme moyen d´identification unique des assurés sociaux dans tous  leurs rapports avec les organismes de la sécurité sociale. Les dossiers  des assurés sociaux résident en effet dans les banques de données  informatiques de ces organismes sur la base de la clé d´identification  mentionnée sur la carte. Site de la Banque carrefour    BECI‐Union des  entreprises de  Bruxelles (BECI‐ UEB)  Organisation représentative des entreprises de la région de Bruxelles‐ Capitale L´Union des entreprises de Bruxelles (UEB) – en néerlandais :  Verbond van ondernemingen te Brussel (VOB) – a été créée en 1971  dans le but d´organiser la représentation des entreprises bruxelloises  en fonction des nouvelles structures économiques régionales, en  particulier au sein du Conseil économique et social de la Région de  Bruxelles‐Capitale depuis la création de celui‐ci en 1994. L´UEB a  adopté la forme juridique de l´asbl. Selon ses statuts, elle a pour objet  : ‐ de grouper les entreprises ayant un siège d´activité sur le territoire  de la Région de Bruxelles‐Capitale, en vue de promouvoir l´activité  économique et sociale dans cette région ; ‐ de participer à toute  consultation ou représentation de la vie économique et sociale sur le  plan local, régional, national ou international. Un rapprochement  s´est opéré entre l´UEB et la Chambre de commerce et d´industrie de 
  • 20. Bruxelles (CCIB). En 2006, les deux organisations ont signé une  convention de collaboration consolidant leur synergie. En 2007, elles  décidaient de donner une image publique à cette collaboration en  adoptant un nom commun : (BECI). Chacune a cependant tenu à  conserver son autonomie, l´UEB en tant qu´interlocuteur social, la  CCIB en tant que service aux entreprises. La chambre de commerce et  l´organisation patronale demeurent deux organisations juridiquement  distinctes, avec chacune leur conseil d´administration et leurs organes  de pouvoir, mais elles se sont dotées d´un comité exécutif commun  composé à parité de délégués francophones et néerlandophones des  conseils d´administration de chaque association. BECI‐UEB s´est  chargée des missions de représentation des entreprises pour les  matières relevant des compétences de la Région bruxelloise. Elle est  reconnue par les autorités régionales pour ces missions. Elle est  également partenaire des autres organisations patronales régionales,  le VOKA et l´Union wallonne des entreprises (UWE) ainsi que de la  Fédération des entreprises de Belgique (FEB) au sein d´un comité de  coordination et de contact, dont l´objectif est de favoriser la  cohérence des positions patronales au niveau fédéral et au niveau  des régions. Outre le Conseil économique et social de la Région de  Bruxelles‐Capitale, BECI‐UEB siège dans nombre d´instances  régionales comme l´Agence bruxelloise pour l´entreprise (ABE),  l´Institut pour la promotion de la recherche scientifique à Bruxelles  (IRSIB), la Société de développement régional pour la Région de  Bruxelles‐Capitale (SDRB), ACTIRIS, Bruxelles Formation, etc. Site de  BECI‐UEB    Belgique  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Benelux  Union économique entre la Belgique, les Pays‐Bas et le Luxembourg.  L´union douanière Benelux, négociée pendant la guerre et conclue à  Londres le 5 septembre 1944, a supprimé les droits de douane et  d´accise, uniformisé les tarifs douaniers envers les pays tiers et induit  un rapprochement des législations en matière de normes de  production. Elle a été élargie à une union économique par le Traité de  La Haye du 3 février 1958. À noter que depuis 1922 existait une union  plus étroite entre la Belgique et le Grand‐Duché de Luxembourg :  l´Union économique belgo‐luxembourgeoise (UEBL). Au sein du  Benelux, l´organe décisionnel est le Comité des ministres, qui réunit  les ministres des Affaires étrangères, des Affaires économiques et des  Finances des trois pays. La présidence en est assurée pour six mois  par chaque pays à tour de rôle. Les décisions sont prises à  l´unanimité. Le centre administratif du Benelux est le secrétariat  général qui est installé à Bruxelles. Depuis 1974, il existe une Cour de  justice Benelux, qui siège également à Bruxelles et qui a pour rôle  essentiel de promouvoir l´uniformité dans l´application des règles  juridiques communes aux trois pays du Benelux. Si l´intégration  européenne a rétréci le champ d´activités du Benelux, l´intégration  entre les trois pays demeure plus poussée dans certains domaines  (transports, réglementations…) qu´au niveau européen. L´union  économique se double parfois d´une entente politique, les trois Etats 
  • 21. coordonnant leurs positions dans certains dossiers européens. Site du  Benelux    Bourgmestre  Chef de la commune, dont il préside à la fois l´assemblée élue et  l´organe exécutif, et représentant de l´Autorité fédérale, de la région  et de la communauté dans la commune. Cette définition sera bientôt  mise en ligne.    Bourse  Système organisé d´échange et de cotation de produits et de services,  et, plus spécifiquement, des titres ou des valeurs mobilières. La  bourse constitue l´une des composantes du système financier. Elle est  à la fois un lieu de financement pour les entreprises, les États ou les  collectivités et un lieu de placement pour les investisseurs. Marché  réglementé, la bourse organise les transactions de nombreux produits  financiers négociables, parmi lesquels les actions (titres de propriété  d´une société), les obligations (titres de créances) ou encore les  produits dérivés. Le marché boursier est scindé en marché primaire et  marché secondaire. Le rôle du marché primaire est d´organiser la  rencontre entre les sociétés qui cherchent à financer leur  développement et des détenteurs de capitaux via l´émission d´actions  ou d´obligations. Quant au marché secondaire, il permet aux  différents intervenants de s´échanger les titres existants. Ceux‐ci sont  cotés en continu selon le mécanisme de l´offre et de la demande. En  Belgique, l´organe de contrôle des marchés financiers et des  opérations de bourse est l´Autorité des services et marchés financiers  (FSMA) ; elle en surveille le bon fonctionnement, l´intégrité et la  transparence. Toute entreprise voulant organiser un marché  réglementé doit remplir certaines conditions prévues à l´article 17,  paragraphe 1 de la loi du 2 août 2002 relative à la surveillance du  secteur financier et aux services financiers et recevoir un agrément  du ministre des Finances, sur avis de la FSMA. En pratique,  l´entreprise qui souhaite placer ses actions en bourse doit publier un  prospectus contenant les informations nécessaires au public. La FSMA  est chargée d´approuver ce prospectus ainsi que la publicité  entourant ces opérations. En cas d´offre publique d´acquisition (OPA),  la FSMA veille en outre au respect des règles qui déclenchent  l´obligation de lancer une OPA ou qui organisent le déroulement de  l´OPA. Euronext Bruxelles (société anonyme de droit public) est la  principale bourse de Belgique. Depuis 2007, elle appartient à NYSE  Euronext, premier groupe mondial de places boursières, né de la  fusion entre le New York Stock Exchange et le groupe Euronext (né en  2000 et regroupant les bourses d´Amsterdam, de Bruxelles et de  Paris, le London International Financial Futures and Options Exchange  et la bourse portugaise BVLP). Site de la bourse de Bruxelles site de  l‘Autorité des services et marchés financiers    Brabant  Une des neuf provinces originelles de la Belgique, aujourd´hui scindée  en Brabant flamand et en Brabant wallon. Constitué en duché au  xiième siècle, le Brabant comprenait à son apogée territoriale les  provinces belges actuelles de Brabant flamand et wallon, la Région de  Bruxelles‐Capitale et la province néerlandaise actuelle de Brabant  septentrional. Partagé entre les Provinces Unies et les Pays‐Bas 
  • 22. espagnols au xviième siècle, les territoires du Brabant tombés sous  administration française en 1795 sont partagés en deux  départements, celui des Deux Nèthes autour d´Anvers et celui de la  Dyle autour de Bruxelles. En 1815, le département de la Dyle devient  la province du Brabant méridional du royaume des Pays‐Bas, et après  l´indépendance de la Belgique, la province de Brabant est l´une des  neuf provinces du royaume de Belgique, ayant pour chef‐lieu  Bruxelles. Après la fixation du tracé de la frontière linguistique en  1962, la province de Brabant est demeurée la seule province  traversée par celle‐ci, et donc officiellement bilingue. La province de  Brabant a été scindée en 1995. La province de Brabant wallon  rassemble 27 communes et fait partie de la Région wallonne. Son  chef‐lieu est Wavre. La province de Brabant flamand rassemble 65  communes. Sept d´entre elles sont des communes dites à facilités. La  province de Brabant flamand fait partie de la Région flamande. Son  chef‐lieu est Louvain. Les 19 communes qui constituent la Région de  Bruxelles‐Capitale ne font plus partie d´aucune province. Les  compétences provinciales y sont exercées par les institutions  régionales ou communautaires, et par le gouverneur de  l´arrondissement administratif de Bruxelles‐Capitale.    Bruxelles  Ville capitale de la Belgique et siège de plusieurs institutions  internationales. La ville de Bruxelles (32 km² et 145.000 habitants) est  la plus grande et la plus peuplée des dix‐neuf communes qui  constituent la Région de Bruxelles‐Capitale, une entité de plus d´un  million d´habitants. La ville de Bruxelles est une commune bilingue :  tant le néerlandais que le français y sont utilisés pour tous les actes  administratifs. De nombreuses entreprises et administrations sont  installées à Bruxelles, qui accueille quotidiennement un grand  nombre de personnes qui y travaillent sans y habiter. Cette situation  impose à la ville de Bruxelles des dépenses supplémentaires, alors  que le revenu des Bruxellois est inférieur à la moyenne nationale. Des  moyens en provenance de la Région bruxelloise et de l´Etat fédéral  sont alloués à la ville pour y faire face. Bruxelles est la capitale de la  Belgique, de la Communauté flamande et de la Communauté  française. Elle abrite également de nombreuses institutions  internationales, dont la Commission européenne. Site de la ville de  Bruxelles site de la Région de Bruxelles‐Capitale    Bruxelles‐Hal‐ Vilvorde (BHV)  Circonscription électorale couvrant la région bilingue de Bruxelles‐ Capitale et un arrondissement administratif de la région de langue  néerlandaise. L´expression « Bruxelles‐Hal‐Vilvorde » désigne en fait  deux réalités. 1. Une circonscription électorale, employée pour  l´élection de la Chambre des représentants, du Sénat et du Parlement  européen. Cette circonscription s´étend sur une région bilingue, celle  de Bruxelles‐Capitale, et sur une région unilingue, de langue  néerlandaise, à laquelle appartient l´arrondissement de Hal‐Vilvorde.  Cette circonscription permet aux francophones de Hal‐Vilvorde, aux  trois scrutins cités, de mêler leurs voix à celles des électeurs bruxellois  pour déterminer la répartition des sièges et le nom des élus. 2. Un  arrondissement judiciaire, dont le nom officiel est « arrondissement  judiciaire de Bruxelles ». Il couvre à la fois Bruxelles et Hal‐Vilvorde, 
  • 23. ce qui permet aux francophones de la périphérie flamande de  Bruxelles de voir leurs dossiers judiciaires traités en français. La  circonscription électorale et l´arrondissement judiciaire existent  depuis la création de la Belgique : ils étaient calqués sur  l´arrondissement administratif de Bruxelles, qui a été scindé en 1963.  Jusqu´il y a peu, on parlait d´ « arrondissements » électoraux et non  de « circonscriptions ». Après l´adoption des lois linguistiques de  1962‐1963, opérée notamment sous la pression du Mouvement  flamand, la circonscription électorale de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde  devient, aux yeux des responsables politiques flamands, un des rares  dispositifs qui consacrent l´existence d´une minorité francophone  dans la périphérie flamande de Bruxelles. Selon cette lecture, ce  dispositif empêche l´homogénéité linguistique de la région de langue  néerlandaise. Pour les francophones, cette circonscription fait partie  intégrante des décisions de 1962‐1963 sur la fixation de la frontière  linguistique et le régime des facilités, à défaut d´avoir pu maintenir  les six communes à facilités de la périphérie dans l´arrondissement  administratif de Bruxelles. Le fait que cette circonscription et que  l´arrondissement judiciaire de Bruxelles garantissent des droits aux  francophones de la périphérie motive leur scission du point de vue  flamand, et leur maintien du point de vue francophone. En cas de  scission, la question se poserait de la préservation de certains droits  électoraux ou judiciaires pour les francophones de la périphérie. La  pression flamande pour la scission de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde s´est  fortement accrue depuis qu´un arrêt de la Cour d´arbitrage, le 26 mai  2003, a conclu que le maintien de la circonscription de Bruxelles‐Hal‐ Vilvorde pour l´élection de la Chambre n´était plus acceptable dans le  cadre nouveau de circonscriptions coïncidant avec le territoire des  provinces. L´arrêt de la Cour n´impose cependant pas la scission  comme seul moyen de répondre à l´exigence de modifier le  découpage en vigueur pour l´élection de la Chambre.    Budget  Prévision des dépenses nécessitées par les besoins de l'État ou  d'autres collectivités, et des recettes nécessaires pour couvrir ces  dépenses. Acte par lequel ces recettes et ces dépenses sont  autorisées. Les recettes de l'État sont mentionnées dans le budget  des voies et moyens. Elles ne sont pas affectées à une dépense  particulière (principe de l'unité budgétaire). Les dépenses de l'État  sont inscrites dans divers budgets : celui de la dette publique, celui  des dotations, celui des différents départements ministériels, celui  des pensions. Les budgets des dépenses sont votés article par article,  ce qui empêche de transférer d’un article à l’autre les parties de  crédits non utilisés (principe de la spécialité). L’exposé général du  budget de l’année à venir constitue une synthèse de tous les budgets  présentés. Au niveau fédéral, le budget est voté annuellement  (principe de l'annualité budgétaire) par la Chambre des représentants  après délibération du projet de budget établi par le gouvernement. Le  vote du budget est un des fondements du contrôle parlementaire : en  le votant, la Chambre n'exerce pas le pouvoir législatif proprement  dit. Les communautés et les régions, les provinces et les communes  ont aussi un budget qui leur est propre, qui répond aux mêmes 
  • 24. principes et qui est adopté par leur assemblée sur proposition de leur  pouvoir exécutif. Voir aussi : contrôle budgétaire    Bureau fédéral du  plan  Organisme d´intérêt public chargé principalement de diverses  missions d´études prévisionnelles en matière économique et sociale.  Le Bureau fédéral du plan a été créé par la loi du 21 décembre 1994  portant des dispositions sociales et diverses. Il succède au Bureau du  plan, créé par la loi du 15 juillet 1970 portant organisation de la  planification et de la décentralisation économique, qui succédait lui‐ même au Bureau de programmation économique, créé en 1959.  Chargé à l´origine de l´élaboration des plans quinquennaux sur la base  d´opérations de prévision et de procédures de consultation des  organisations représentatives des employeurs et des travailleurs, le  Bureau du plan a vu ses missions évoluer. La planification a cédé la  place à la fin des années 1970 aux prévisions et aux projections à  moyen terme relatives à la situation économique belge et  internationale, et à des études d´impact sur des thèmes ciblés. Le  Bureau fédéral du plan a repris ces missions, et est en outre chargé  de fournir au gouvernement fédéral les données prévisionnelles  nécessaires à l´élaboration du budget et les données permettant le  suivi permanent de la conjoncture économique. Il est encore chargé,  notamment, de procéder à des évaluations des politiques  économiques, sociales et environnementales à la demande du Conseil  central de l´économie (CCE), du Conseil national du travail (CNT) ou  du Parlement fédéral ; de l´élaboration, tous les quatre ans, d´un  avant‐projet et d´un projet de plan fédéral pour le développement  durable ; des prévisions à long terme de l´évolution démographique  et des conséquences financières du vieillissement de la population ;  et de l´évaluation de la planification de la politique énergétique. Le  Bureau fédéral du plan est placé sous l´autorité du Premier ministre  et du ministre des Affaires économiques. Il est dirigé par le  commissaire au plan, assisté du commissaire adjoint. Site du Bureau  fédéral du plan    Cabinet ministériel  Ensemble des collaborateurs d´un ministre. Au niveau fédéral, a pris  le nom de cellule stratégique. Cette définition sera bientôt mise en  ligne.    Candidat  Personne qui concourt en vue d´occuper un poste ou une fonction.  Dans le contexte électoral, le candidat est celui qui se présente à un  scrutin en vue d´être élu à un mandat de représentant dans une  assemblée. Le candidat est tenu de remplir les conditions d´éligibilité  parmi lesquelles des conditions de nationalité, d´âge et de domicile.  En Belgique où le système électoral est celui de la représentation  proportionnelle, les candidats se présentent sur une liste comprenant  au maximum autant de candidats effectifs qu´il y a de sièges à  pourvoir, et comprenant dans la plupart des cas des candidats  suppléants dont le nombre minimum et maximum est fixé par la loi.  Les candidats effectifs (encore appelés candidats titulaires) sont ceux  qui, s´ils atteignent le chiffre d´éligibilité (c´est‐à‐dire le nombre de  voix requis pour être élu), siègeront effectivement dans l´assemblée,  tandis que les candidats suppléants constitueront une réserve au cas 
  • 25. où un ou plusieurs élus renoncent à leur mandat (démission pour  raison personnelle ou politique, par exemple). Rien n´impose au  candidat effectivement élu de siéger dans l´assemblée pour laquelle il  a été élu. Ainsi, un ministre ou un parlementaire à un autre niveau de  pouvoir peut se présenter comme candidat à une élection en vue de  soutenir la liste tout en sachant qu´il ne siègera pas s´il est élu. Aucun  mécanisme n´existe pour dissuader ou pénaliser cette pratique. La  sélection des candidats est le fait des partis politiques. Le président  de parti joue généralement un rôle prépondérant dans la composition  des listes pour l´élection du Sénat (à partir de 2014 celui‐ci ne sera  plus partiellement élu directement) et du Parlement européen car  l´élection a lieu dans le cadre de collèges regroupant l´ensemble des  francophones d´une part et l´ensemble des néerlandophones d´autre  part, voire des germanophones qui constituent un collège distinct de  celui des francophones pour l´élection européenne. Les structures  régionales, provinciales ou d´arrondissement des partis sont les lieux  où s´élaborent les listes pour les élections à la Chambre des  représentants, aux parlements de communauté et de région et aux  conseils provinciaux, tandis que les sections locales procèdent à la  constitution des listes pour les élections communales. Dans le cadre  de la confection des listes, les structures internes des partis jouissent  donc d´une autonomie dont l´étendue peut varier selon les partis. Les  listes de candidats doivent désormais satisfaire à une exigence de  parité, chacune devant compter le même nombre de femmes que  d´hommes (à une unité près en cas de nombre impair de candidats).  Certains candidats occupent des places particulières sur la liste. Le  premier candidat est appelé la tête de liste (qu´il ne faut pas  confondre avec la case de tête) ; on dit aussi qu´il tire ou conduit la  liste. Le dernier candidat d´une liste, celui qui la pousse, est la queue  de liste. Le candidat qui occupe la place de combat est celui qui est  situé à la place correspondant au nombre de sièges qu´a obtenu la  liste à l´élection précédente plus un (par exemple, si une liste a  obtenu quatre sièges à l´élection régionale de 2009, on dira du  cinquième candidat de la liste en 2014 qu´il est à la place de combat).   Case de tête  Espace réservé au vote qui surmonte la liste des candidats, et sur  lequel se porte le vote de l´électeur qui ne souhaite pas modifier  l´ordre des candidats tel qu´il est présenté sur la liste. La case de tête  est située sous le numéro et le logo de la liste et au‐dessus des noms  des candidats. Elle est l´endroit où l´électeur indique qu´il vote pour  une liste sans vouloir intervenir dans l´ordre dans lequel les candidats  sont présentés. S´il souhaite favoriser un ou plusieurs candidats de la  liste, l´électeur doit voter en leur faveur en cochant la case en regard  de leurs noms. L´ensemble des bulletins marqués d´un vote en case  de tête intervient dans le calcul du chiffre électoral de la liste (le  nombre de voix qu´elle a obtenu) ainsi que dans le calcul du nombre  de sièges acquis par elle, au même titre que tous les bulletins valables  qui contiennent un ou plusieurs votes nominatifs en faveur de  candidats de cette liste. Si par erreur un électeur a rempli à la fois la  case de tête et une ou des cases en regard de candidats de la même  liste, il sera réputé avoir voulu émettre un vote préférentiel en faveur  de ces candidats. Son bulletin sera donc considéré comme valable, 
  • 26. mais il ne sera pas tenu compte de son vote en case de tête. Lors de  la dévolution des sièges, sont d´abord élus les candidats qui ont  obtenu assez de voix de préférence pour atteindre le chiffre  d´éligibilité. Ensuite, la moitié des voix portées en case de tête  (auxquelles on assimile les bulletins contenant des votes uniquement  en faveur de candidats suppléants) est distribuée aux candidats qui  n´atteignent pas le chiffre d´éligibilité. Le premier candidat, s´il n´a  pas recueilli sur son nom suffisamment de voix pour être élu, recevra  de la case de tête (que l´on appelle parfois le pot commun) le nombre  de voix qui lui manquent, puis on complétera le nombre de voix du  deuxième candidat, puis du troisième et ainsi de suite jusqu´à  épuisement du pot commun. Une fois le pot commun vide (constitué  donc de la moitié de l´ensemble des votes portés en case de tête)  seules les voix de préférence de chaque candidat sont prises en  considération pour l´attribution des sièges. Jusqu´en 2000, le pot  commun était constitué de l´ensemble des voix émises en case de  tête. Depuis lors, seule la moitié des votes exprimés dans la case de  tête est distribuée aux candidats de la liste. Cette réduction de moitié  de l´effet dévolutif de la case de tête est un compromis entre une  revendication plus radicale visant à supprimer totalement la  possibilité de voter en case de tête et une position opposée visant à  maintenir le système antérieur. Elle a pour avantage de donner un  poids plus élevé au vote de l´électeur dans la détermination des  candidats qui sont élus. Elle a pour inconvénient de personnaliser les  campagnes électorales et de favoriser le vedettariat.    Centrale générale  des syndicats  libéraux de  Belgique (CGSLB)  Syndicat de travailleurs appartenant au monde libéral. Un  syndicalisme indépendant des mouvements ouvriers socialiste et  chrétien s´est développé dès la fin du xixe siècle. En 1920 fut créée  avec l´appui du Parti libéral la Centrale nationale des syndicats  libéraux dans le but de fédérer diverses organisations existantes en  Flandre et à Bruxelles. Elle deviendra la Centrale générale des  syndicats libéraux de Belgique en 1939. La CGSLB – en néerlandais,  Algemene Centrale der Liberale Vakbonden van België (ACLVB) – ne  s´appuie ni sur des principes doctrinaux inspirés du marxisme, ni sur  la doctrine sociale de l´Église catholique. Sa charte sociale, adoptée  en 1945, s´inspire des droits sociaux définis par la Déclaration  universelle des droits de l´homme. Le syndicat libéral possède une  structure interprofessionnelle décentralisée au plan géographique.  Elle s´est adaptée à la fédéralisation du pays par la création en 1989  de structures régionales ayant leurs compétences propres. Les agents  des services publics possèdent leur propre organisation affiliée à la  CGSLB, le Syndicat libre de la fonction publique (SLFP), de même que  les enseignants du réseau libre, avec l´Association professionnelle du  personnel de l´enseignement libre (APPEL). Au total, la CGSLB affiliait  274 308 travailleurs et assurés sociaux en 2010. Elle est  particulièrement bien implantée en Flandre et à Bruxelles. Comme  organisation représentative des travailleurs, la CGSLB siège dans un  grand nombre d´organes consultatifs aux côtés des autres syndicats.  Elle participe également à la négociation sociale sectorielle dans la  plupart des commissions paritaires et à la négociation sociale  interprofessionnelle. Appartenant au monde libéral, la CGSLB n´a plus 
  • 27. de liens officiels avec les partis libéraux depuis le début des années  1960, même si du point de vue doctrinal elle ne partage pas toutes les  options de ces partis dans les matières économiques et sociales. Site  de la CGSLB    Centre de  coordination  Entreprise spécialisée dans la prestation de services à des groupes  d´entreprises internationaux et bénéficiant d´un régime fiscal  privilégié d´application jusqu´à la fin 2010. Ce régime fiscal est  instauré par l´arrêté royal n° 187 du 30 décembre 1982, visant à  attirer en Belgique des activités de centralisation de grands groupes  d´entreprises étrangers. Il peut être accordé à toute société de droit  belge et à toute succursale belge d´une société de droit étranger,  pour une période de dix ans renouvelable, si elle satisfait à certaines  conditions, comme celle de faire partie d´un groupe à caractère  multinational d´une dimension minimale. L´entreprise doit aussi avoir  pour objet exclusif le développement et la centralisation, au seul  profit des sociétés du groupe, d´activités de publicité, fourniture et  rassemblement d´informations, assurance et réassurance, recherche  scientifique, relations avec les autorités nationales et internationales,  centralisation de travaux comptables, administratifs et informatiques,  centralisation des opérations financières et de couverture des risques  de change. Les avantages fiscaux des centres de coordination  comprennent la détermination forfaitaire de leur bénéfice imposable,  l´exonération du précompte immobilier, l´exonération du précompte  mobilier ou encore l´exonération du droit d´enregistrement  proportionnel sur les apports. Les centres de coordination bénéficient  par ailleurs d´une dispense de permis de travail ou de carte  professionnelle pour les cadres et chercheurs de nationalité  étrangère. De 1982 à 2010, la Belgique a compté jusqu´à 250 centres  de coordination actifs, occupant environ 10 000 personnes et  regroupés au sein d´une fédération, l´asbl Forum 187. Les avantages  accordés sont modifiés à plusieurs reprises, sous l´action de la  Commission européenne qui les considère dès la fin des années 1990  comme des régimes fiscaux dommageables à la concurrence. En  2003, la Commission réclame la disparition progressive des centres de  coordination. En Belgique, les gouvernements Verhofstadt I et II  s´opposent à la Commission par voie de recours afin de conserver  quelques années encore ce régime fiscal. En 2006, la Belgique  instaure le régime des intérêts notionnels qui permet de maintenir  sur le territoire national la présence de la plupart des anciens centres  de coordination mais sous un nouveau statut. Le régime particulier lié  aux centres de coordination est officiellement abandonné depuis la  fin 2010. Voir aussi : groupe d´entreprises    Centre pour  l´égalité des  chances et la lutte  contre le racisme  Organisme fédéral chargé de la lutte contre les discriminations. C'est  pour répondre aux recommandations du Commissariat royal à la  politique des immigrés que fut votée la loi du 15 février 1993 créant  un Centre pour l´égalité des chances et la lutte contre le racisme. Le  Centre a reçu pour mission la lutte contre les discriminations basées  sur la prétendue race, la couleur, l´ascendance et l´origine nationale  ou ethnique. Ses missions ont été ensuite élargies à d´autres formes  de discrimination interdites (loi du 25 février 2003 tendant à lutter 
  • 28. contre la discrimination et modifiant la loi du 15 février 1993 créant  un Centre pour l´égalité des chances et la lutte contre le racisme),  telles que celles basées sur l´orientation sexuelle, l´état civil, l´âge, le  handicap. Cependant, la discrimination basée sur le sexe n´est pas de  ses compétences, mais bien de celles de l´Institut pour l´égalité des  femmes et des hommes. Le Centre est également chargé de veiller au  respect des droits fondamentaux des étrangers, de développer le  dialogue entre tous les acteurs concernés par la politique d´accueil et  d´intégration des immigrés, d´étudier les flux migratoires et de  stimuler la lutte contre la traite des êtres humains. Il constitue aussi  un service de lutte contre la pauvreté, la précarité et l´exclusion  sociale. La loi du 10 mai 2007 tendant à lutter contre certaines formes  de discrimination, qui transpose la directive européenne 2000/78/CE  portant sur l’égalité de traitement en matière d’emploi et de travail,  renforce le cadre général de lutte contre la discrimination en Belgique  et les missions du Centre. Pour remplir ses missions, le Centre conduit  des études, adresse des recommandations tant aux pouvoirs publics  qu´aux personnes privées, apporte aide et information aux personnes  qui le sollicitent pour connaître leurs droits, et peut représenter les  victimes en justice dans les cas de discrimination au sens de la loi du  25 février 2003 et dans les litiges découlant de l´application de la loi  du 30 juillet 1981 tendant à réprimer certains actes inspirés par le  racisme ou la xénophobie, de la loi réprimant le négationnisme (loi du  23 mars 1995 tendant à réprimer la négation, la minimisation, la  justification ou l´approbation du génocide commis par le régime  national‐socialiste allemand pendant la Seconde guerre mondiale) et  de la loi réprimant la traite des êtres humains (loi du 13 avril 1995  contenant des dispositions en vue de la répression de la traite des  êtres humains et de la pornographie enfantine). Le Centre recueille  les statistiques relatives à l´application de la loi de 1981 contre le  racisme et de la loi de 2003 contre les discriminations. Le Centre  remet un rapport annuel au Premier ministre qui en transmet copie  au Parlement fédéral. L'accord institutionnel pour la sixième réforme  de l'État du 11 octobre 2011 prévoit la transformation du CECLR en  un centre interfédéral. Un accord de coopération entre l'Autorité  fédérale et les entités fédérées a été conclu le 20 juillet 2012 à ce  sujet. Le nouveau Centre interfédéral pour l'égalité des chances et la  lutte contre le racisme et les discriminations devrait être opérationnel  le 30 juin 2013. Les missions actuelles du CECLR qui concernent les  migrations, les droits fondamentaux des étrangers et la traite des  êtres humains sont confiées à un nouvel organisme à créer au niveau  fédéral pour le 30 juin 2013. L´Institut pour l´égalité des femmes et  des hommes sera transformé en un organisme interfédéral. Les deux  centres et l'institut seront amenés à coopérer au sein d'une  Institution nationale des droits de l'homme, à créer également d'ici le  30 juin 2013. Site du Centre pour l'égalité des chances Site du Service  de lutte contre la pauvreté    Centre public  d´action sociale  (CPAS)  Service public autonome, installé dans chaque commune, et chargé  de l´octroi d´une aide sociale généraliste. La loi impose à chaque  commune d´organiser un centre public d´action sociale (CPAS),  auparavant dénommé centre public d´aide sociale. Le CPAS est chargé 
  • 29. d´apporter une aide sociale à tout habitant de la commune qui en fait  la demande et qui remplit les conditions nécessaires. L´examen des  conditions suppose une enquête sur les revenus. Cette aide peut  prendre diverses formes : aide financière, aide médicale, avance sur  pensions alimentaires, aide psychologique, accueil de crise, etc. Le  CPAS est en particulier chargé d´octroyer le revenu d´intégration  sociale (anciennement dénommé minimex). Le CPAS peut également  créer ou gérer des établissements et services à caractère social  (maisons de repos, services à domicile, etc.). La législation sur les  CPAS relève largement des communautés, ou, dans la région bilingue  de Bruxelles‐Capitale, de la Commission communautaire commune  (COCOM). Pour la région de langue française, la Communauté  française a transféré l´exercice de ses compétences en la matière à la  Région wallonne. Le revenu d´intégration sociale demeure une  compétence fédérale. Le CPAS est géré par le conseil de l´aide sociale.  Les membres de ce conseil sont élus par les conseillers communaux  (sauf dans huit communes à statut linguistique spécial, où ils sont élus  directement en même temps que le conseil communal). Leur nombre  est proportionnel à la population de la commune. Les conseillers de  l´aide sociale élisent en leur sein un président. Le président du CPAS  reçoit une indemnité égale à celle d´un échevin. Chaque CPAS a en  outre un receveur et un secrétaire. Les moyens financiers dont  disposent les CPAS sont partiellement liés à la richesse de la  commune, ce qui constitue un facteur d´inégalité pour les usagers. Le  collège des bourgmestre et échevins (en Wallonie, le collège  communal) est chargé du contrôle du CPAS, sur lequel il exerce une  tutelle. Pour certaines matières, les autorités communautaires ou  régionales exercent également une tutelle. Site de la Fédération des  CPAS de Wallonie    Chambre de  commerce et  d´industrie  Association de statut privé qui a pour objet la promotion du  commerce et de l´industrie dans une ville, une province ou une partie  de province. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Chambre des  représentants  Assemblée législative qui, avec le Sénat, compose le Parlement  fédéral. Elle exerce le contrôle politique sur le gouvernement, vote les  impôts et le budget et joue un rôle prépondérant dans l´adoption des  lois. La Constitution belge de 1831 prévoit que le Parlement est  bicaméral. Il se compose de la Chambre des représentants et du  Sénat, deux assemblées aux pouvoirs identiques (bicaméralisme  strict) mais à la composition différente par le nombre, par le mode de  désignation et par l´âge de leurs membres. Ce régime de  bicaméralisme strict sera d´application jusqu´en 1993. Après la  réforme constitutionnelle de 1993 qui consacre le caractère fédéral  de l´État belge, le bicaméralisme subsiste (il y a toujours deux  chambres au niveau fédéral), mais les deux assemblées qui  composent le Parlement fédéral ne sont plus sur pied d´égalité. La  Chambre des représentants a des compétences exclusives énoncées à  l´article 74 de la Constitution. Ainsi, elle est seule à exercer le contrôle  politique sur le gouvernement : elle vote l´investiture, ainsi que les  motions de confiance et de méfiance. Les lois relatives à la 
  • 30. responsabilité civile et pénale des ministres sont de sa seule  compétence. Elle est seule à voter les impôts et le budget de l´État.  Elle fixe le contingent de l´armée. Elle octroie les naturalisations. Dans  les matières énoncées à l´article 77 de la Constitution, la compétence  est partagée à égalité avec le Sénat. Il en va notamment ainsi des  révisions de la Constitution et des lois institutionnelles, qu´elles  soient spéciales ou ordinaires. La Chambre a, dans la plupart des cas,  le dernier mot lors de l´adoption des lois : en dehors des situations  prévues à l´article 77 de la Constitution et des matières de la  compétence exclusive du Sénat, la Chambre des représentants a le  pouvoir final de décision. La Chambre des représentants est  composée de 150 députés, élus directement lors des élections  fédérales pour une durée maximale de quatre ans.    Chambres réunies  Réunion en une seule assemblée de la Chambre des représentants et  du Sénat. La Constitution ne prévoit cette réunion que dans trois cas :  ‐ au cas où le successeur du trône est mineur à la mort du monarque,  afin de pourvoir à la régence et à la tutelle (article 92) ; ‐ en cas  d´impossibilité de régner du roi, afin de pourvoir à la régence et à la  tutelle (article 93) ; ‐ en cas de vacance du trône, afin de pourvoir  provisoirement à la régence, en attendant la réunion en commun des  Chambres intégralement renouvelées qui pourvoient définitivement à  la vacance (article 95). La loi du 19 juillet 1945 a prévu qu´il  appartient aux Chambres réunies de constater que l´impossibilité de  régner du roi a pris fin.    Circonscription  électorale  Division du territoire établie en vue d´une élection (anciennement :  arrondissement électoral). Le découpage en circonscriptions  électorales diffère selon les assemblées à renouveler. C´est à ce  niveau que les candidats sont présentés et que le calcul de la  répartition des sièges entre les listes est opérée (sauf pour le Sénat et  le Parlement européen). Le nombre d´élus par circonscription  électorale est proportionnel à la population de la circonscription.  Pour l´élection de la Chambre des représentants, les circonscriptions  électorales recouvrent chacune le territoire d´une province, à  l´exception de la province de Brabant flamand et de la Région de  Bruxelles‐Capitale pour lesquelles existent deux circonscriptions : la  circonscription de Louvain correspondant au territoire de  l´arrondissement administratif de Louvain (soit une partie de la  province de Brabant flamand), et la circonscription de Bruxelles‐Hal‐ Vilvorde§, qui est à cheval sur deux §régions linguistiques et dont le  territoire est celui des arrondissements administratifs de Bruxelles  (les 19 communes constituant la Région bruxelloise) et de Hal‐ Vilvorde (soit l´autre partie de la province de Brabant flamand). Pour  l´élection du Sénat, il y a trois circonscriptions électorales : flamande,  wallonne et de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde. Mais les listes sont établies au  niveau de deux collèges électoraux : le collège électoral français (qui  élit 15 sénateurs) et le collège électoral néerlandais (qui élit 25  sénateurs directs). Les électeurs de la circonscription flamande ne  peuvent voter que pour les listes de candidats néerlandophones, les  électeurs de la circonscription wallonne que pour les listes de  candidats francophones et germanophones, tandis que les électeurs 
  • 31. de la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde ont le choix entre les  listes de candidats francophones et les listes de candidats  néerlandophones. La situation est assez semblable pour l´élection du  Parlement européen. Mais à la différence de l´élection du Sénat, il y a  une quatrième circonscription et un troisième collège : les  germanophones domiciliés dans les neuf communes de la région de  langue allemande élisent leur unique représentant sur des listes  spécifiques déposées dans la circonscription germanophone. Les  listes du collège électoral français (8 députés à élire) sont donc  présentées dans la circonscription wallonne amputée de la région de  langue allemande et dans la circonscription de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde,  et les listes du collège électoral néerlandais (13 députés à élire) dans  la circonscription flamande et dans la circonscription de Bruxelles‐ Hal‐Vilvorde. Pour l´élection du Parlement wallon, les circonscriptions  électorales correspondent à un ou plusieurs arrondissements  administratifs ; il y a 13 circonscriptions électorales. Pour l´élection du  Parlement flamand, il y a une circonscription par province ainsi  qu´une circonscription de Bruxelles. Pour l´élection du Parlement  bruxellois, il y a une seule circonscription composée des 19  communes constituant le territoire de la région. Pour l´élection du  Parlement de la Communauté germanophone, il y a une seule  circonscription couvrant le territoire des neuf communes  germanophones. Pour les élections provinciales, les circonscriptions  s´appellent districts. Pour les élections communales elles  correspondent au territoire des communes. Il est à noter que l´accord  institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011  non encore traduit en termes juridiques prévoit la scission de la  circonscription électorale de Bruxelles‐ Hal‐Vilvorde avec première  application lors des élections à la Chambre de2014. À partir de ce  moment‐là, toutes les circonscriptions électorales pour l´élection de  la Chambre recouvriront le territoire d´une province ou de la Région  de Bruxelles‐Capitale.    Circulaire  Lettre contenant un ordre ou une recommandation, adressée à des  fonctionnaires pour les aider à appliquer correctement une  réglementation ou une politique. Une circulaire contient des ordres  ou des recommandations qu´un ministre adresse à des fonctionnaires  afin qu´une législation soit correctement comprise et appliquée. Les  circulaires se sont multipliées au fur et à mesure que les lois  devenaient plus nombreuses et plus complexes. Dans certains cas, les  circulaires sont aussi envoyées pour information à des personnes  morales (associations sans but lucratif, entreprises) ou aux citoyens  eux‐mêmes. Les circulaires se situent au plus bas niveau de la  hiérarchie des normes juridiques. À la différence des lois et des  règlements, elles ne sont en principe pas contraignantes pour les  citoyens et pour les tribunaux : elles ont avant tout une valeur  explicative et pratique pour les fonctionnaires chargés de les  appliquer. Elles contiennent l´interprétation qu´un ministre chargé de  l´application de lois et d´arrêtés donne de ceux‐ci. Cependant, il arrive  que des circulaires publiées deviennent une source formelle du droit :  par souci de sécurité juridique, les tribunaux refuseront que  l´administration s´écarte des circulaires qui ont reçu une certaine 
  • 32. publicité. Comme tous les actes administratifs, les circulaires peuvent  faire l´objet d´un recours au Conseil d´État. Outre les circulaires  interprétatives qui viennent d´être décrites, il existe également des  circulaires dites indicatives, qui sont élaborées directement par une  administration pour se fixer une ligne de conduite dans une matière  où il existe de nombreux cas d´espèce. Les circulaires ne peuvent pas  ajouter de règles nouvelles aux règles déjà existantes. Certaines sont  cependant d´une grande portée, y compris politique, dans la mesure  où elles donnent une interprétation dans une matière controversée.  Plusieurs circulaires en matière d´emploi des langues dans les  communes à facilités de la région de langue néerlandaise ont ainsi  défrayé la chronique, leur interprétation des lois linguistiques étant  contestée par des administrés francophones, qui ont néanmoins  échoué à les faire annuler par une chambre flamande du Conseil  d´État. Les circulaires peuvent être publiées au Moniteur belge.    Citoyenneté  Droits et pratiques accessibles aux membres d´une collectivité  politique. On définit la citoyenneté comme un ensemble de droits et  de pratiques ouverts aux citoyens : classiquement, on distingue ainsi  les droits civils (droits et libertés fondamentales), les droits politiques  (droit de vote, droit d´éligibilité, droit de pétition) et les droits  économiques et sociaux (prestations de sécurité sociale, droit au  bien‐être). Le fait de résider dans un État, une région, une ville, ou  d´avoir la nationalité de tel État, ne signifie pas que l´on possède  automatiquement tous les droits organisés par cette collectivité  politique. On appelle traditionnellement « citoyen » celui qui  appartient à une collectivité politique et bénéficie des droits qu´elle  offre à ses membres : dans ce cas, la citoyenneté se définit par  opposition au statut de non‐citoyen (les étrangers, les bannis, les  personnes frappées d´une condamnation infamante…). Mais au sein  même des citoyens, il a toujours existé des droits réservés à certaines  catégories selon leur âge, leur statut, leur sexe, etc. Il y a donc des  degrés dans la citoyenneté, qui varient selon le temps, le lieu et la  catégorie de personnes considérée. Le suffrage universel, par  exemple, ou de manière générale le droit de vote, peuvent prendre  des formes différentes. On a longtemps lié la citoyenneté à la  nationalité. Dans l´Union européenne cependant, la citoyenneté  européenne se définit surtout comme un ensemble de droits ouverts  aux ressortissants des États membres, quelle que soit leur nationalité  pour autant que ce soit celle d´un des États membres. Au niveau  national, des droits sont accordés selon un critère de résidence plutôt  que de nationalité : la Constitution belge accorde ainsi aux étrangers  établis en Belgique la plupart des droits garantis aux Belges. Les droits  peuvent également être garantis indépendamment de tout critère :  c´est le cas des droits de l´homme. La citoyenneté est ainsi devenue  une notion très complexe, toujours relative à un certain niveau  d´analyse. Cette notion est de plus en plus employée dans un sens  non juridique. Elle désigne alors la manière par laquelle les résidents  des pays démocratiques font usage de leurs droits pour participer aux  décisions relatives à la vie publique, pour entrer dans le débat  politique et contribuer à la dynamique démocratique : c´est alors  davantage un ensemble de pratiques que de droits. Elle peut même, 
  • 33. dans son sens le plus large, désigner une qualité morale, le simple fait  de se soucier ou de prétendre se soucier de l´intérêt général  («initiative citoyenne», «entreprise citoyenne») ou d´un enjeu bien  défini (« citoyenneté écologique » par exemple).    Classes moyennes  Catégorie sociale regroupant les professions libérales, l´artisanat et le  commerce. Les classes moyennes sont composées des indépendants,  c´est‐à‐dire des personnes exerçant une activité professionnelle sans  être liées à un employeur par un contrat de travail. Comme catégorie  socio‐professionnelle, les indépendants ont leur propre régime de  sécurité sociale, qu´ils financent en cotisant à l´Institut national  d´assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI). Celui‐ci  recensait, en 2010, 664 474 indépendants au titre de l´activité  principale et 209 088 indépendants à titre d´activité complémentaire.  Le monde des classes moyennes est organisé au travers d´une  multitude de groupements professionnels. Environ 140 groupements  professionnels sont représentés au sein du Conseil supérieur des  indépendants et des PME (anciennement Conseil supérieur des  classes moyennes). Les indépendants sont également regroupés dans  neuf organisations nationales interprofessionnelles, dont les deux  plus importantes sont l´Unie van Zelfstandige Ondernemers (UNIZO)  en Flandre et la Fédération nationale des unions de classes moyennes  pour la partie francophone du pays. Beaucoup d´indépendants sont  également des employeurs ou ont constitué une société qui emploie  du personnel. À ce titre, ils sont représentés du côté patronal au sein  du Conseil national du travail (CNT) et du Conseil central de  l´économie (CCE) par les organisations précitées. Site du Conseil  supérieur des indépendants et des PME site de l´INASTI    Clivage  Division profonde à l´intérieur d´une société, qui se traduit par des  tensions persistantes et la création de groupes et de partis opposés  les uns aux autres sur l´objet du conflit. En science politique, le terme  de clivage désigne une division en deux camps sur un sujet donné. Les  démocraties occidentales ont été traversées, depuis le dix‐huitième  siècle au moins, par des clivages qui expliquent largement leur  évolution politique. Suite à la révolution industrielle et au passage à la  démocratie représentative, entre autres, quatre grands clivages ont  structuré la société civile et la vie politique de nombreux pays  européens : – le clivage Église‐État (aussi appelé clivage  philosophique), qui oppose les défenseurs de la liberté et de la  prééminence de l´Église aux tenants d´un État neutre et laïque,  notamment quant à leur rôle respectif en matière d´éthique,  d´enseignement et d´assistance ; – le clivage possédants‐travailleurs  (aussi appelé clivage socio‐économique), qui oppose les bénéficiaires  de l´industrialisation et de la propriété privée des capitaux aux  prolétaires et aux salariés ; – le clivage industrie‐agriculture ou ville‐ campagne, qui oppose les défenseurs des intérêts industriels et  urbains aux défenseurs des intérêts agricoles et ruraux ; – le clivage  centre‐périphérie (aussi appelé clivage communautaire en Belgique),  qui oppose les tenants d´un État unitaire (voire centralisé), comme  l´est l´État français, aux tenants d´une autonomie (voire de  l´indépendance) des régions périphériques, comme le permet le 
  • 34. fédéralisme. En Belgique, le troisième clivage n´a jamais pris  d´importance majeure, à la différence du quatrième qui est à l´origine  de la fédéralisation du pays et de ce qu´on appelle les problèmes  communautaires, qui ont connu une grande acuité en raison  notamment de la diversité des langues parlées par la population. Les  clivages traversent le corps électoral et débouchent à terme sur la  constitution de partis qui défendent l´une ou l´autre position (partis  cléricaux/anticléricaux, partis bourgeois/partis ouvriers, etc.). Ils  peuvent aussi susciter la création de groupes de pression et  d´organisations structurés en piliers, chaque pilier partageant une  même position autour d´un clivage majeur. Par‐delà une divergence  de vues, un clivage révèle souvent un rapport de force inégal entre les  tenants de l´une et l´autre thèse, les uns se félicitant ou tirant profit  d´une situation que les autres subissent ou dénoncent. On débat  beaucoup, notamment depuis la naissance des partis écologistes, de  l´émergence d´un nouveau clivage, « matérialisme/post‐matérialisme  », qui opposerait ceux qui donnent la primauté aux intérêts matériels  (qu´ils soient de droite ou de gauche) à ceux qui donnent la primauté  à des intérêts immatériels (valeurs éthiques, environnement,  sécurité…).    Coalition  Regroupement circonstanciel de différents acteurs pour poursuivre  un but commun. Spécialement : association de différents partis pour  former un gouvernement. Différents acteurs, individuels ou collectifs  forment une coalition lorsqu´ils s´associent de manière temporaire  pour poursuivre un même but et mener des actions en commun. Des  associations ou des organisations non gouvernementales forment  ainsi des coalitions ponctuelles pour mener ensemble une campagne  d´action spécifique. Dans le cas des syndicats, on parle d´action en  front commun. Des partis politiques s´associent également de  manière temporaire (en principe, la durée d´une législature) pour  gouverner ensemble un pays, une région ou une localité. On utilise  alors le terme de coalition comme synonyme d´équipe dirigeante ou  de gouvernement. Dans ce cadre, on parle de gouvernement de  coalition ou de coalition gouvernementale pour souligner le caractère  composite de la majorité gouvernementale. Les gouvernements de  coalition se rencontrent surtout dans les pays où on applique le  scrutin proportionnel, qui donne rarement à un seul parti la majorité  absolue des sièges au sein de l´assemblée parlementaire. Une  coalition peut également être formée lorsque plusieurs partis, voire la  totalité des partis représentés au parlement, motivés par une  situation exceptionnelle, décident de former un gouvernement  d´union nationale. Anciennement, une coalition était une entente  entre ouvriers ou entre patrons afin de faire pression sur les prix ou  les salaires. Jusqu´en 1866, le code pénal a fait de la coalition un délit.  Par la suite, jusqu´en 1921, certains modes d´action des coalitions  ouvrières sont restés punissables.    Collège des  bourgmestre et  échevins  Organe exécutif de la commune, composé du bourgmestre et des  échevins, qui se répartissent des compétences mais délibèrent de  manière collégiale. Parlement de la Région de Bruxelles‐Capitale   
  • 35. Collège des  procureurs  généraux  Collège constitué par les procureurs généraux près les cours d'appel  et placé sous l'autorité du ministre de la Justice. Le collège décide, par  consensus, de toutes les mesures utiles en vue : ‐ de la mise en œuvre  et de la coordination de la politique criminelle ; ‐ du fonctionnement  et de la coordination du ministère public. Le collège des procureurs  généraux est en outre chargé d'informer le ministre de la Justice et de  lui donner avis, d'initiative ou à sa demande, sur toute question en  rapport avec les missions du ministère public.    Collège électoral  Ensemble des électeurs participant à une élection. Cette définition  sera bientôt mise en ligne.    Comité consultatif  de bioéthique de  Belgique  Organe d´avis et d´information sur les problèmes éthiques en matière  de biologie, de médecine et de santé. Le Comité consultatif de  bioéthique de Belgique a été créé par l´accord de coopération du 15  janvier 1993 signé par l´Autorité fédérale, la Communauté flamande,  la Communauté française, la Communauté germanophone et la  Commission communautaire commune (COCOM). Il est composé de  43 membres parmi lesquels des personnalités issues des milieux  universitaires, des docteurs en médecine, des avocats et des  magistrats ainsi que des membres représentant les autorités  publiques signataires de l´accord de coopération. La composition du  comité respecte un équilibre entre les différentes tendances  idéologiques et philosophiques, un équilibre entre les hommes et les  femmes et un équilibre entre membres issus de milieux scientifiques  et médicaux d´une part, et de milieux philosophiques, juridiques et  des sciences humaines d´autre part. Le comité élabore ses avis  d´initiative ou à la demande des présidents des divers parlements ou  d´un membre d´un gouvernement, de même qu´à la demande d´un  organisme de recherche scientifique, d´un établissement de soins,  d´un établissement d´enseignement supérieur ou d´un comité  d´éthique local. Les avis comprennent l´opinion de l´ensemble du  comité lorsqu´il est possible de la dégager, et celle de sous‐ensembles  de membres lorsqu´il n´y a pas unanimité. Le premier avis du comité  date du 12 mai 1997. Il concernait l´opportunité d´un règlement légal  de l´euthanasie. Parmi les sujets traités par les autres avis, on peut  citer la problématique de la stérilisation des handicapés mentaux, le  clonage humain reproductif, la recherche sur l´embryon humain in  vitro, les cellules souches humaines et le clonage thérapeutique, la  gestation pour autrui (mères porteuses), le don d´embryon, le don de  sperme et d´ovules. Site du Comité consultatif de bioéthique de  Belgique    Comité de  concertation  Réunion de ministres fédéraux, communautaires et régionaux,  chargée de prévenir les conflits d´intérêt entre ces différents  pouvoirs. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Comité des régions  Institution de l´Union européenne qui rassemble les représentants  des collectivités locales et régionales. Institué par le Traité de  Maastricht, le Comité des régions est composé de représentants des  collectivités locales et régionales, nommés pour quatre ans par le 
  • 36. Conseil de l´Union européenne. Les membres du Comité doivent  obligatoirement être des élus ou être responsables devant une  assemblée élue. Ils sont actuellement au nombre de 344, avec un  nombre égal de suppléants. Le Comité désigne en son sein un  président, un vice‐président et un bureau. Le Comité des régions a un  rôle consultatif. Il remet des avis au Parlement européen, au Conseil  et à la Commission. La consultation du Comité des régions est  obligatoire dans les domaines touchant aux intérêts régionaux et  locaux, à savoir : ‐ les transports ; ‐ l´emploi ; ‐ la politique sociale ; ‐ le  Fond social européen ; ‐ la culture ; ‐ la santé publique ; ‐  l´environnement ; ‐ l´énergie ; ‐ la cohésion économique, sociale et  territoriale ; ‐ la politique d´éducation, formation professionnelle,  jeunesse et sport. Dans les autres domaines, le Comité des régions  peut rendre un avis de sa propre initiative. Les avis sont adoptés à la  majorité simple. Le traité de Lisbonne a apporté une innovation  importante dans les missions du Comité des régions : il peut  désormais, de même que les parlements nationaux, déposer un  recours auprès de la Cour de justice de l´Union européenne pour  violation du principe de subsidiarité contre les actes qui seraient  selon eux contraires à ce principe. Le Comité des régions est organisé  selon un axe double. D´une part, ses membres sont regroupés en  délégations nationales ayant chacune à leur tête un président.  D´autre part, ils constituent des groupes politiques ayant chacun un  secrétariat. Ces groupes reflètent les groupes politiques du  Parlement. Le Comité tient six sessions plénières par an, à Bruxelles.  Site du Comité des régions    Comité européen  d´entreprise  Organe d´information et de consultation des travailleurs des  entreprises et des groupes d´entreprises implantés dans l´Union  européenne. Le comité européen d´entreprise met en présence la  direction d´un groupe d´entreprises ou d´une société multinationale  avec des délégués des travailleurs des différents sièges répartis sur le  territoire de l´Union européenne. Il a été institué par la directive  94/45/CE adoptée le 22 septembre 1996 par le Conseil européen des  ministres de l´Emploi et du Travail. Sont concernés par la directive : ‐  les entreprises de dimension communautaire, c´est‐à‐dire celles qui  emploient au moins 1 000 travailleurs dans les États membres et,  dans au moins deux États membres différents, au moins 150  travailleurs dans chacun d´eux ; ‐ les groupes d´entreprises de  dimension communautaire (un groupe comprenant une entreprise  qui exerce le contrôle et les entreprises contrôlées), c´est‐à‐dire ceux  qui remplissent les conditions suivantes : ‐ employer au moins 1 000  travailleurs dans les États membres ; ‐ compter au moins deux  entreprises membres du groupe dans deux États membres différents ;  ‐ compter au moins une entreprise membre du groupe employant au  moins 150 travailleurs dans un État membre et au moins une autre  entreprise membre du groupe employant au moins 150 travailleurs  dans un autre État membre. L´initiative de la création d´un comité  d´entreprise revient soit à la direction soit aux travailleurs. Dans le  deuxième cas, il faut que la demande soit faite par au moins 100  travailleurs occupés dans au moins deux entreprises dans au moins  deux États membres. La première étape de la constitution d´un 
  • 37. comité européen d´entreprise est confiée à un groupe spécial de  négociation. Celui‐ci met en route un processus de négociation qui  peut aboutir soit à la décision de renoncer à installer un comité (ou  une autre procédure d´information et de consultation), soit à la  constitution d´un comité européen d´entreprise, soit à la mise en  place d´une procédure d´information et de consultation équivalente  qui satisfait les parties. Celles‐ci fixent librement la composition du  comité, ses attributions, la procédure, les modalités des réunions, la  prise en charge des frais de fonctionnement, la durée de l´accord. En  cas de refus de la direction ou d´impossibilité pour le groupe spécial  de négociation d´arriver dans les trois ans à un accord avec la  direction, des dispositions subsidiaires minimales sont prévues par la  directive. Si l´on s´en tient à la procédure minimale prévue par la  directive, le rôle du comité est assez limité. Cette procédure n´impose  pas, par exemple, que l´information soit communiquée  préalablement à toute décision pouvant avoir des conséquences sur  la vie des travailleurs. La directive laisse aussi le soin aux parties de  préciser quelles informations doivent être fournies aux représentants  des travailleurs. La directive a été transposée en droit belge par la  convention collective de travail n° 62 conclue au sein du Conseil  national du travail le 6 février 1996, et plusieurs fois révisée. En 2009,  une refonte de la directive de 1996 à conduit à l´adoption de la CCT n°  101 conclue au sein du CNT le 21 décembre 2010. Cette réforme  concerne principalement la formation des membres du comité  européen d´entreprise.    Comité permanent  de contrôle des  services de police  (Comité P)  Institution de contrôle externe des services de police relevant du  Parlement fédéral. Plusieurs commissions d´enquête parlementaire  ont mis en lumière des dysfonctionnements dans les services de  police et de renseignements. À la suite de l´affaire dite des tueurs du  Brabant, toujours non élucidée, une commission parlementaire  d´enquête « sur la manière dont la lutte contre le banditisme et le  terrorisme est organisée » a été installée le 24 mai 1988. Le rapport  de la commission, remis le 30 avril 1990, établit notamment que le  contrôle interne s´était révélé inadéquat. La commission préconisait  la création d´un organe externe chargé du contrôle de tous les agents  ayant une compétence de police. C´est en application d´un plan plus  général de réforme des services de police, appelé Plan de la  Pentecôte, que fut promulguée la loi organique du contrôle des  services de police et de renseignements et de l´Organe de  coordination pour l´analyse de la menace du 18 juillet 1991. Cette loi  crée le Comité P ainsi qu´un organe de contrôle semblable pour les  services de renseignements (Comité R ). Sont soumis au contrôle du  Comité P, les services de la Police fédérale, les services relevant  d´autorités publiques et d´organismes d´intérêt public, dont les  membres sont revêtus de la qualité d´agent ou d´officier de police  judiciaire et les fonctionnaires relevant de différents ministères et  services compétents pour rechercher et constater des infractions.  Plutôt que de constater des faits individuels à sanctionner, le rôle du  Comité P est de constater les dysfonctionnements occasionnels des  services de police et de formuler des propositions afin d´y remédier.  Le Comité P possède un Service d´enquête qui effectue, d´initiative ou 
  • 38. sur réquisition du procureur du roi, de l´auditeur militaire ou du juge  d´instruction compétent, des enquêtes judiciaires auprès des  membres des services de police. Le Comité P se compose de cinq  membres effectifs, dont un président et un vice‐président. Un  suppléant est nommé pour chacun d´eux. Tous sont nommés par la  Chambre des représentants. Le Comité P remet chaque année un  rapport d´activité qui est examiné au Parlement fédéral par la  commission spéciale chargée de l´accompagnement parlementaire du  Comité P. Site du Comité P    Comité permanent  de contrôle des  services de  renseignements  (Comité R)  Institution de contrôle externe des services de renseignements  relevant du Parlement fédéral. Plusieurs commissions d´enquête  parlementaire|commission d ont mis en lumière des  dysfonctionnements dans les services de police et de  renseignements. C´est en application d´un plan plus général de  réforme des services de police, appelé Plan de la Pentecôte, que fut  promulguée la loi organique du contrôle des services de police et de  renseignements et de l´Organe de coordination pour l´analyse de la  menace du 18 juillet 1991. Cette loi crée le Comité R ainsi qu´un  organe de contrôle semblable pour les services de police (Comité P).  Ce contrôle externe s´exerce sur les deux services de renseignements  de l´État, c´est‐à‐dire d´une part, la Sûreté de l´État, et d´autre part, le  Service général du renseignement et de sécurité des forces armées  (SGR). Il vise une plus grande transparence du fonctionnement de ces  services, afin de garantir la protection des droits que la Constitution  et la loi confèrent aux personnes et d´assurer le contrôle de la  coordination et de l´efficacité des services de renseignements. Le  Comité R enquête sur les activités et les méthodes de ces services.  Pour l´exercice de ses missions, il est assisté par un Service  d´enquêtes. Il dispose d´un greffier ainsi que d´un personnel  administratif et logistique. Le Comité R joue aussi le rôle d´organe de  recours en matière d´habilitations de sécurité. Le Comité R dresse un  rapport sur chacune de ses missions d´enquête. Ces rapports  comprennent des conclusions sur la manière dont les services de  renseignements se sont acquittés de leurs missions ; ils indiquent si  les activités ou les méthodes employées ont mis en péril les droits  que la Constitution et la loi confèrent aux personnes. Les rapports  contiennent également des recommandations en vue de remédier  aux lacunes constatées. Le Comité R peut décider de rendre public  tout ou partie de ses rapports et conclusions. Il doit au préalable  solliciter l´avis des ministres compétents et en aviser le Parlement. Un  certain nombre de données ne peuvent jamais être rendues  publiques, notamment l´identité d´un dénonciateur qui demande  l´anonymat, des pièces et informations sur les enquêtes judiciaires en  cours et des données possédant un degré de classification « secret »  ou supérieur. Le Comité est composé de trois membres, nommés par  le Sénat, pour un terme de cinq ans, renouvelable une fois. Ils sont  choisis parmi des magistrats, des hauts fonctionnaires de police ou  des personnes disposant d´une longue expérience administrative ou  scientifique. Site du Comité R   
  • 39. Comité pour la  prévention et la  protection au  travail  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Commissaire du  gouvernement  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Commission  communautaire  Institution intervenant, dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale,  dans la sphère de compétence des communautés, et dont les  responsables politiques sont des élus de la Région de Bruxelles‐ Capitale. Lors de la création des communautés, il fallait définir le  mode d´intervention de la Communauté française et de la  Communauté flamande dans la région bilingue de Bruxelles.  Comment garantir la présence de la Communauté flamande,  minoritaire sur ce territoire ? Comment tenir compte, dans les  politiques de la Communauté française, des Bruxellois, qui  représentent près d´un quart des francophones ? Comment gérer les  institutions bilingues ? Les commissions communautaires (qui ont pris  le relais des anciennes commissions de la culture) ont été créées pour  répondre à ces questions. La loi spéciale du 12 janvier 1989 relative  aux institutions bruxelloises organise trois commissions  communautaires : – la Commission communautaire française  (COCOF), institution francophone compétente pour les matières de la  Communauté française de Bruxelles‐Capitale ; – la Commission  communautaire flamande (VGC), institution néerlandophone  compétente pour les matières de la Communauté flamande de  Bruxelles‐Capitale ; – la Commission communautaire commune  (COCOM), institution bilingue compétente pour les matières  communes aux deux Communautés de Bruxelles‐Capitale. Ces  institutions comprennent chacune une assemblée et un organe  exécutif, appelé collège, qui dispose d´une administration. Elles sont  indépendantes de la Région de Bruxelles‐Capitale et possèdent  chacune une personnalité juridique propre, mais elles ont pour  particularité de gérer des compétences des communautés alors que  leurs responsables politiques exercent nécessairement un mandat au  gouvernement ou au parlement de la Région. Le collège de chaque  commission est composé de ministres régionaux et, pour deux des  commissions, d´un ou de deux secrétaires d´État régionaux. Les  membres des collèges y agissent en toute indépendance à l´égard du  gouvernement régional auquel ils participent par ailleurs. Quant aux  assemblées des commissions communautaires, elles sont composées  d´élus au Parlement bruxellois : chaque élu régional siège aussi dans  l´assemblée de la commission communautaire correspondant à son  appartenance linguistique et dans l´Assemblée réunie de la  Commission communautaire commune, qui rassemble les élus des  deux groupes linguistiques du Parlement bruxellois. Par‐delà ces  règles communes, les commissions communautaires se distinguent  fortement entre elles. La Commission communautaire flamande ne 
  • 40. possède pas de pouvoir législatif : elle n´exerce qu´un rôle de pouvoir  organisateur dans les matières culturelles, les matières  personnalisables et l´enseignement. La Commission communautaire  française a reçu le même rôle de pouvoir organisateur, mais elle a  surtout reçu le pouvoir décrétal dans les matières transférées par la  Communauté française, ce qui en fait une entité fédérée à part  entière. La Commission communautaire commune est également une  entité fédérée, dotée du pouvoir législatif dans des matières  personnalisables. Les Commissions communautaires française et  flamande ont en outre hérité, le 1er janvier 1995, de compétences  qui étaient exercées par l´ancienne province de Brabant. Site de la  Commission communautaire française site de la Commission  communautaire flamande    Commission  communautaire  commune  (COCOM)  Organe politique bilingue doté du pouvoir législatif dans certaines  matières sociales et de santé dans la région bilingue de Bruxelles‐ Capitale. La Commission communautaire commune est une des trois  commissions communautaires créées par la loi spéciale du 12 janvier  1989 relative aux institutions bruxelloises. La Commission  communautaire commune est compétente, dans la région bilingue de  Bruxelles‐Capitale, à l´égard des institutions (services publics,  associations sans but lucratif) actives dans le domaine de compétence  des communautés et qui ne relèvent pas uniquement de la  Communauté française ou de la Communauté flamande. En pratique,  cette compétence à l´égard d´institutions bilingues se limite au  domaine des matières personnalisables, c´est‐à‐dire aux compétences  des communautés dans l´aide sociale et la santé : CPAS, services  sociaux et hôpitaux publics, maisons de repos, services sociaux privé.  À l´égard de toutes ces institutions organisées de manière bilingue, la  Commission communautaire commune joue le rôle de pouvoir  législatif : elle adopte de manière autonome des ordonnances qui ont  force de loi, ce qui en fait une entité fédérée à part entière. Toujours  dans le domaine des matières personnalisables, la Commission  communautaire commune est seule compétente, en théorie, pour les  politiques qui s´adressent directement aux personnes physiques ou  qui contraignent directement les personnes physiques. Le pouvoir  législatif de la Commission dans ce domaine est cependant, en  pratique, limité à certaines politiques. Comme pour les autres  commissions communautaires, l´assemblée et l´organe exécutif de la  Commission communautaire commune sont composés d´élus  régionaux bruxellois : – son assemblée porte le nom d´Assemblée  réunie de la Commission communautaire commune. Elle se compose  du groupe linguistique français et du groupe linguistique néerlandais  du Parlement bruxellois, c´est‐à‐dire de l´ensemble des membres de  ce parlement. Toute décision de l´Assemblée réunie de la Commission  communautaire commune doit obtenir la majorité absolue dans  chacun des deux groupes linguistiques qui la composent (cette règle  est assouplie lors d´un second vote éventuel sur le même objet) ; –  son organe exécutif est le collège réuni de la Commission  communautaire commune. Il est composé des ministres de la Région  de Bruxelles‐Capitale (en pratique, trois francophones et deux  néerlandophones). Le président du gouvernement régional préside le 
  • 41. collège réuni mais n´y possède qu´une voix consultative et ne peut  être chargé d´aucune compétence, ce qui garantit la parité  linguistique au sein du collège réuni. L´Assemblée réunie adopte des  ordonnances et joue un rôle de contrôle politique à l´égard du collège  réuni. Le collège réuni adopte des arrêtés et dispose d´une  administration pour appliquer les ordonnances de l´Assemblée  réunie. Site du Parlement bruxellois    Commission  communautaire  flamande (VGC)  Organe politique néerlandophone jouant un rôle de pouvoir  organisateur à l´égard des institutions relevant de la Communauté  flamande dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. La  Commission communautaire flamande (Vlaamse  Gemeenschapscommissie, ou VGC) est une des trois commissions  communautaires créées par la loi spéciale du 12 janvier 1989 relative  aux institutions bruxelloises. À la différence des autres commissions  communautaires, la VGC n´a pas de pouvoir législatif : elle ne peut  donc pas adopter de décrets, mais seulement des règlements qu´elle  adopte sous la tutelle de la Communauté flamande et qui doivent  respecter et appliquer, en tenant compte des spécificités bruxelloises,  les décrets de la Communauté flamande. La Communauté flamande  ne lui ayant délégué aucune de ses compétences (alors que la loi  spéciale du 12 janvier 1989 permet une telle délégation), la VGC doit  se borner à jouer un rôle de pouvoir organisateur à l´égard des  institutions flamandes établies dans la région bilingue de Bruxelles‐ Capitale. La Commission communautaire flamande est compétente,  dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, à l´égard des institutions  (associations sans but lucratif, écoles…) qui relèvent uniquement de  la Communauté flamande, c´est‐à‐dire : – l´enseignement  néerlandophone, en particulier les écoles néerlandophones  anciennement organisées par la province de Brabant ; – pour les  matières culturelles, les institutions dont les activités se déroulent en  néerlandais ; – pour les matières personnalisables, les institutions  dont l´organisation est faite en néerlandais. Si la VGC est un organe  décentralisé et subordonné de la Communauté flamande à Bruxelles,  son assemblée et son organe exécutif sont composés d´élus  régionaux bruxellois : – son assemblée est l´Assemblée de la  Commission communautaire flamande. Elle se compose du groupe  linguistique néerlandais du Parlement bruxellois, c´est‐à‐dire de ses  membres qui étaient candidats aux élections régionales sur une liste  néerlandophone. Une disposition issue de l´accord du Lombard (29  avril 2001) prévoyait d´y adjoindre des membres supplémentaires,  mais elle n´est pas appliquée suite à un arrêt de la Cour d´arbitrage ; –  son organe exécutif est le collège de la Commission communautaire  flamande. Il est composé des deux ministres néerlandophones de la  Région de Bruxelles‐Capitale et du secrétaire d´État régional  néerlandophone. L´Assemblée de la VGC adopte des règlements et  joue un rôle de contrôle politique à l´égard du collège de la VGC. Le  collège adopte des arrêtés et dispose d´une administration afin de  faire appliquer les règlements de l´Assemblée. Site de la VGC   
  • 42. Commission  communautaire  française (COCOF)  Organe politique francophone doté du pouvoir législatif dans  certaines matières sociales et de santé dans la région bilingue de  Bruxelles‐Capitale. La Commission communautaire française, ou  COCOF, est une des trois commissions communautaires créées par la  loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions bruxelloises.  Depuis le transfert de compétences de la Communauté française dont  elle a bénéficié, la Commission communautaire française est une  entité fédérée à part entière, dotée du pouvoir législatif dans les  matières transférées par la Communauté française. Dans ces matières  relevant surtout de l´aide sociale et de la santé, la COCOF légifère de  manière autonome par des décrets qui ont force de loi dans la région  bilingue de Bruxelles‐Capitale. Ces matières représentent plus de 80  % de son budget. La COCOF est aussi, dans les matières  personnalisables non transférées par la Communauté française, ainsi  que dans les matières culturelles et d´enseignement, un organe  décentralisé et subordonné de la Communauté française. Dans ce  cadre elle adopte des règlements sous la tutelle de la Communauté  française, qui doivent respecter et appliquer, en tenant compte des  spécificités bruxelloises, les décrets de la Communauté. Dans tous les  cas, la Commission communautaire française est compétente, dans la  région bilingue de Bruxelles‐Capitale, à l´égard des institutions  (associations sans but lucratif, écoles…) qui relèvent uniquement de  la Communauté française, c´est‐à‐dire : – l´enseignement  francophone, en particulier les écoles francophones anciennement  organisées par la province de Brabant ; – pour les matières  culturelles, les institutions dont les activités se déroulent en français ;  – pour les matières personnalisables, les institutions dont  l´organisation est faite en français. Comme pour les autres  commissions communautaires, l´assemblée et l´organe exécutif de la  COCOF sont composés d´élus régionaux bruxellois : – son assemblée  est l´Assemblée de la Commission communautaire française (elle se  fait appeler, pour le public, « Parlement francophone bruxellois »).  Elle se compose du groupe linguistique français du Parlement  bruxellois, c´est‐à‐dire de ses membres qui étaient candidats aux  élections régionales sur une liste francophone ; – son organe exécutif  est le collège de la Commission communautaire française (il se fait  appeler, pour le public, « gouvernement francophone bruxellois »). Il  est composé des trois ministres francophones de la Région de  Bruxelles‐Capitale et des deux secrétaires d´État régionaux  francophones. L´Assemblée exerce un rôle de contrôle politique à  l´égard du collège. Elle a les compétences d´un organe législatif dans  les matières transférées par la Communauté française, tandis qu´elle  adopte de simples règlements dans les autres matières qui sont de sa  compétence. Le collège, lui, adopte des règlements et des arrêtés  pour appliquer les décrets de l´Assemblée, et des arrêtés pour  appliquer les règlements de l´Assemblée. Il dispose d´une  administration. Site de la COCOF    Commission de  régulation de  Organisme fédéral autonome de régulation des marchés du gaz et de  l´électricité en Belgique. La Commission de régulation de l´électricité  et du gaz, dotée de la personnalité juridique, a été instituée par les 
  • 43. l´électricité et du  gaz (CREG)  lois du 29 avril 1999 relatives à l´organisation du marché de  l´électricité et à l´organisation du marché du gaz. Elle est investie  d´une mission consultative auprès des autorités publiques, d´une  part, et d´une mission de surveillance et de contrôle de l´application  des lois et règlements auprès des différents opérateurs du secteur,  d´autre part. Cette mission de surveillance s´applique notamment au  libre accès par les producteurs aux réseaux de transports nationaux  (lignes à haute tension et conduites de gaz) et aux prix fixés à cet  effet. Les deux organes internes de la CREG sont le comité de  direction et le conseil général. Le comité de direction assure la  gestion opérationnelle. Il donne des avis motivés et soumet des  propositions dans les cas prévus par les lois « électricité et gaz » et  dans le contexte des objectifs de la note de politique du  gouvernement fédéral. Il peut également effectuer, de sa propre  initiative ou à la demande du ministre fédéral en charge de l´énergie  ou d´un gouvernement de région, des recherches et des études  relatives aux marchés de l´électricité et du gaz. L´étude prospective  sur l´approvisionnement en électricité et en gaz est toutefois établie  par la direction générale de l´énergie en collaboration avec le Bureau  fédéral du plan et soumise pour avis à la CREG et éventuellement aux  régions. Le comité de direction doit coopérer avec le Conseil de la  concurrence dans l´instruction des affaires introduites en vertu de la  loi du 10 juin 2006 sur la protection de la concurrence économique. Il  coopère également avec la chambre des litiges et le service de  conciliation et d´arbitrage de la CREG. Outre le président, le comité de  direction comprend trois membres à temps plein, chargés  respectivement du fonctionnement technique du marché, du contrôle  des prix et des comptes et des aspects administratifs. Le conseil  général est composé de représentants des pouvoirs publics  (gouvernement fédéral, gouvernements des régions), de délégués des  organisations représentatives des travailleurs et des petits  consommateurs, de délégués des organisations représentatives des  employeurs et des grands consommateurs, de représentants des  producteurs, des gestionnaires des réseaux de distribution, des  associations environnementales et des intermédiaires et fournisseurs.  Le conseil général supervise le comité de direction, formule des avis  et définit, d´initiative ou à la demande du ministre fédéral en charge  de l´Énergie, les orientations de l´application de la loi « électricité » et  de la loi « gaz ». Les recours contre les décisions de la CREG sont  confiés par la loi du 20 juillet 2005 à la Cour d´appel de Bruxelles. Au  niveau européen, la CREG est membre du Council of European Energy  Regulators (CEER), organisme de coordination réunissant les  régulateurs de l´énergie des pays de l´Union européenne, de l´Islande  et de la Norvège, ainsi que de l´European Regulators Group for  Electricity and Gas (ERGEG), organe consultatif créé à l´initiative de la  Commission européenne. Des réunions de concertation régulières  sont en outre organisées entre la CREG et les trois régulateurs  régionaux (CWAPE, BRUGEL et VREG). Ce sont les régulateurs  régionaux qui sont chargés d´autoriser les différents entreprises  énergétiques à vendre de l´électricité et du gaz dans leur région. Ils  peuvent aussi rémunérer par des « certificats verts » les producteurs  d´énergies renouvelables. Par la loi du 8 janvier 2012, l´État belge a 
  • 44. transposé les dispositions du troisième paquet Énergie édicté par  l´Europe. Ceci implique un élargissement des missions confiées à la  CREG et une série de modifications qui interviendront  progressivement dans le courant de l´année 2012. Site de la CREG site  du CEER site de la cwape site de la VREG site de Brugel Re  Commission  d´enquête  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Commission  européenne  Institution de l'Union européenne en charge de l’application des  traités européens et de la mise en œuvre des politiques décidées par  le Conseil de l’Union européenne et le Parlement européen. La  Commission européenne est une institution politique sui generis, qui  n'est assimilable à aucune institution nationale ni à aucun organe  assurant le fonctionnement d'une organisation internationale. Sa  conception remonte à la création de la Haute Autorité de la  Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA). La  Commission a le monopole de l'initiative législative : le Conseil de  l´Union européenne et le Parlement européen ne peuvent adopter un  acte législatif que sur la base d'une proposition élaborée par la  Commission. En amont de cette proposition se trouvent cependant  non seulement les traités, qui délimitent les domaines de  compétence de l'Union, mais également les orientations politiques  adoptées par le Conseil, voire des demandes ponctuelles du même  Conseil ou du Parlement européen. Dans les matières  intergouvernementales (la politique étrangère et de sécurité  commune, ainsi que certaines questions liées à la coopération  policière et judiciaire), l'adoption d'actes législatifs est exclue. La  Commission formule des recommandations ou des avis sur les  matières prévues par les traités. En tant que gardienne des traités et  de l'acquis législatif de l'Union, la Commission européenne est aussi  chargée d'une mission de contrôle : elle surveille l'application des  traités dans et par les États membres. Elle peut introduire un recours  devant la Cour de justice à l'encontre des États ou d'institutions  européennes qui commettent des infractions au droit européen. Elle  veille à l'application des règles européennes de concurrence. Elle peut  engager des poursuites contre des entreprises ou des États membres  dont elle estime qu'ils enfreignent les règles. Elle peut prendre des  mesures contre plusieurs types de pratiques anticoncurrentielles, si  celles‐ci affectent le commerce entre États membres. Elle exerce une  mission d'administration contentieuse pour laquelle elle dispose de  pouvoirs d'investigation, de prévention, de sanction et d'autorisation  dans le cadre de l'application de la législation européenne. Enfin,  dans les domaines où l'Union européenne coordonne des politiques,  la Commission participe à l'évaluation de l'état d'avancement de ces  politiques dans chacun des États membres. La Commission  européenne est encore chargée de fonctions exécutives : d'une part,  elle exécute le budget et gère les politiques communes définies par le  Conseil, ainsi que les fonds européens ; d'autre part, elle participe à  l'élaboration des mesures d'exécution des actes législatifs  communautaires. La Commission a le pouvoir de négocier des accords 
  • 45. commerciaux avec les pays tiers, mais elle reçoit pour ce faire des  directives de négociation définies par le Conseil, lequel décide en  définitive de la conclusion de l'accord. La Commission est alors le  porte‐parole des États membres dans des enceintes internationales  telles que l'Organisation mondiale du commerce. La Commission se  compose d'un commissaire par État membre, y compris le président  et le haut représentant de l'Union pour les Affaires étrangères et la  Politique de sécurité. Elle est renouvelée tous les cinq ans. Le  président de la Commission est élu par le Parlement européen selon  la procédure suivante, définie par le Traité de Lisbonne. Le Conseil  européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement  européen un candidat à la fonction de président de la Commission ;  son choix doit tenir compte du résultat des élections au Parlement  européen. Ce candidat est élu par le Parlement européen à la  majorité des membres qui le composent. Si le candidat proposé ne  recueille pas la majorité au Parlement européen, le Conseil a un mois  pour proposer un autre candidat. Le haut représentant de l'Union  pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité est nommé à la  majorité qualifiée par le  Commission  paritaire  Organe de négociation sociale institué au niveau des branches  d´activité économique. La négociation sociale est organisée à  plusieurs niveaux : au niveau de l´entreprise, au niveau  interprofessionnel, et à un niveau intermédiaire, celui des branches  d´activité. C´est à ce niveau que sont instituées les commissions  paritaires. C´est en 1919 que furent créés, par arrêté ministériel ou  par la volonté des syndicats et des organisations patronales, les  premiers organes sectoriels de négociation dans les grands secteurs  industriels : mines, sidérurgie, etc. Institués sur une base paritaire, ils  se sont multipliés dans l´entre‐deux‐guerres et ont rapidement pris le  nom de commission paritaire. Aujourd´hui, le statut des commissions  paritaires est régi par la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions  collectives de travail et les commissions paritaires. Des commissions  sont instituées dans un grand nombre de secteurs. Dans les grands  secteurs industriels, deux commissions paritaires sont instituées,  l´une pour les ouvriers, l´autre pour les employés. Dans les secteurs  où les ouvriers sont peu nombreux (banques, assurances,  distribution, etc.), il existe des commissions paritaires mixtes,  compétentes à la fois pour les ouvriers et les employés du secteur.  Les entreprises qui ne relèvent d´aucune commission paritaire  spécifique sont placées sous la compétence de commissions paritaires  auxiliaires, l´une pour les ouvriers (commission paritaire n° 150), deux  autres pour les employés (commissions paritaires n° 200 et 218).  Dans certains secteurs sont instituées des sous‐commissions  paritaires dont la compétence est limitée, notamment du point de  vue géographique. La mission principale des commissions paritaires  est l´élaboration de conventions collectives de travail par les  organisations représentatives. Elles ont également pour mission de  prévenir ou de concilier tout litige entre employeurs et travailleurs.  Afin d´accomplir cette mission, un bureau de conciliation peut être  instauré au sein de chaque commission. Elles ont également une  mission consultative, et fournissent au gouvernement fédéral, au 
  • 46. Conseil national du travail et au Conseil central de l´économie, à leur  demande ou d´initiative, des avis sur les matières qui relèvent de leur  compétence. La loi du 5 décembre 1968 stipule que les commissions  et sous‐commissions paritaires sont composées : ‐ d´un président et  d´un vice‐président, indépendants des intérêts représentés et  nommés par arrêté royal. Ils sont placés sous l´autorité du ministre de  l´Emploi et du Travail ; en pratique, ce sont le plus souvent des  conciliateurs sociaux du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale,  qui assument ces tâches ; ‐ d´un nombre égal de représentants  d´organisations d´employeurs et d´organisations de travailleurs ; ‐  d´au moins deux secrétaires, nommés en principe par le ministre de  l´Emploi et du Travail. En ce qui concerne les organisations de  travailleurs, seules celles qui réunissent les conditions de  représentativité prévues par la loi du 5 décembre 1968 entrent en  ligne de compte. Il s´agit de la CSC, de la FGTB et de la CGSLB, ou pour  les deux premières, de leurs centrales professionnelles. En ce qui  concerne les organisations d´employeurs, leur représentativité est  reconnue par le ministre de l´Emploi et du Travail sur la base d´une  enquête et après avis du Conseil national du travail    Commission  parlementaire  Groupe de parlementaires chargé de l´examen des propositions ou  projets législatifs dans une matière déterminée. Composée d´un  nombre limité de parlementaires désignés en respectant la  proportion entre les différents groupes politiques, les commissions  sont les principaux rouages de l´activité législative. Il existe des  commissions permanentes (commission de la justice, commission des  affaires sociales, commission des relations extérieures et de la  défense…) et des commissions temporaires créées pour répondre à  un objectif précis. Les commissions existent dans les assemblées  parlementaires tant au niveau fédéral qu´au niveau des  communautés et des régions. La tâche principale des commissions est  l´examen et la discussion des projets et propositions de loi, de décret  et d´ordonnance. Avant d´être éventuellement approuvés en séance  plénière, les propositions et projets de lois sont examinés en  commissions. Durant cet examen, les textes peuvent être amendés.  Les commissions peuvent recourir à des auditions. Leur travail sur un  texte se conclut par le vote, d´abord article par article, puis sur  l´ensemble du texte proposé, et par la rédaction d´un rapport. Le  rapport et le texte éventuellement adopté par la commission sont  transmis à l´assemblée plénière qui est alors chargée d´examiner le  texte et de s´exprimer à son tour par un vote. À la Chambre des  représentants et au sein des parlements des régions et des  communautés, les commissions participent également au contrôle  politique : elles entendent les interpellations et les réponses aux  questions posées par les parlementaires. La commission  parlementaire de concertation a une fonction différente. Elle  rassemble des membres tant du Sénat que de la Chambre et a pour  tâche le règlement des conflits de compétence entre les deux  assemblées fédérales. À noter que ne sont pas visées ici les  commissions d´enquête parlementaire.   
  • 47. Commission  parlementaire de  concertation  Commission composée paritairement de membres du Sénat et de la  Chambre, chargée de la coordination des travaux entre les deux  assemblées. La Commission parlementaire de concertation est  instaurée par l´article 82 de la Constitution. Elle se compose de 11  sénateurs, dont le président du Sénat, et de 11 membres de la  Chambre des Représentants, dont son président. Ils sont nommés  pour la durée de la législature, proportionnellement au poids  respectif des groupes politiques. La Commission est chargée de régler  les éventuels conflits de compétence entre les deux assemblées  quant à leur rôle respectif dans l´adoption des lois. Depuis 1993, trois  procédures législatives sont en effet possibles, en fonction des  matières : monocamérale, bicamérale et bicamérale optionnelle. La  Commission décide de la procédure à suivre en cas de conflit  d´interprétation, éventuellement après avoir demandé l´avis du  Conseil d´État. Elle peut également, sous certaines conditions,  allonger ou raccourcir les délais prévus dans le cadre de la procédure  bicamérale. La Commission décide à la majorité absolue des membres  de chacune de ses deux composantes. À défaut, elle statue à la  majorité des deux tiers de l´ensemble de ses membres.    Commission  permanente de  contrôle  linguistique  Commission chargée de veiller à l'application des lois sur l'emploi des  langues en matière administrative. La Commission permanente de  contrôle linguistique est composée d’un président nommé par la  Chambre des représentants et de onze membres (cinq  néerlandophones, cinq francophones, un germanophone). Les  membres néerlandophones et francophones constituent deux  sections. La section néerlandaise est compétente pour toute affaire  relative à l’emploi des langues en matière administrative localisée  dans la région de langue néerlandaise, à l’exception des communes à  facilités. De même, la section française est compétente pour toute  affaire localisée dans la région de langue française, à l’exception des  communes à statut spécial. L’assemblée des sections réunies est  compétente pour toute autre affaire. Le membre germanophone de  la Commission n’intervient que pour les affaires localisées dans la  région de langue allemande ou dans les communes à facilités qui  bordent cette région linguistique (Malmedy et Waimes). La  Commission est notamment consultée par le gouvernement fédéral  en matière de fixation des cadres linguistiques dans l'administration  fédérale et dans les établissements publics. La loi spéciale du 16 juillet  1993 a renforcé le rôle de la Commission permanente de contrôle  linguistique en permettant aux particuliers d’introduire des plaintes  auprès des sections réunies. Celles‐ci peuvent se substituer à une  commune à facilités ou à une commune de l’arrondissement  administratif de Bruxelles‐Capitale qui, malgré un avertissement de la  Commission, ne respecte pas la législation sur l’emploi des langues en  matière administrative. Les plaignants doivent justifier de l’intérêt  qu’ils ont à l’affaire.    Communauté  Entité fédérée possédant le pouvoir législatif et exécutif dans quatre  grands domaines de compétence. Les trois communautés sont, avec  les trois régions, les composantes de l´État fédéral belge. Les trois 
  • 48. communautés sont : la Communauté française, la Communauté  flamande et la Communauté germanophone. En vertu des articles  127 à 129 de la Constitution, la Communauté française et la  Communauté flamande légifèrent par décret dans les matières  suivantes : – les matières culturelles, qui incluent entre autres les  médias, le sport et les loisirs ; – l´enseignement, des écoles  maternelles aux universités ; – les matières personnalisables, relevant  de la santé ou de l´aide sociale ; – certains aspects de l´emploi des  langues. L´article 130 de la Constitution attribue les mêmes matières  à la Communauté germanophone, sauf en ce qui concerne l´emploi  des langues. Dans toutes ces matières, les compétences des  communautés connaissent des exceptions au bénéfice de l´Autorité  fédérale. Les communautés exercent concrètement des compétences  variables d´un cas à l´autre car : – outre ses compétences propres, la  Communauté flamande exerce aussi les compétences de la Région  flamande ; – la Communauté française et la Communauté  germanophone ont fait jouer des mécanismes de transfert de  compétences qui restreignent les compétences de la première et qui  élargissent celles de la seconde. À la différence des régions, la  Constitution n´attribue pas à chaque communauté un territoire qui lui  est propre. Elle dispose néanmoins que les décrets des communautés  ont force de loi sur des territoires définis par les régions linguistiques.  Dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, l´action des deux  grandes communautés est complétée par celle des commissions  communautaires. Chaque communauté dispose d´un parlement, d´un  gouvernement, d´une administration et d´un financement. Leur  pouvoir législatif s´accompagne de compétences auxiliaires qui leur  donnent les moyens de leur politique. Les communautés n´étant en  outre pas soumises à une tutelle de l´Autorité fédérale, elles  possèdent une pleine autonomie dans leurs domaines de  compétence. Les organes législatifs et exécutifs des trois  communautés sont : – le Parlement de la Communauté française et le  gouvernement de la Communauté française ; – le Parlement flamand  et le gouvernement flamand ; – le Parlement de la Communauté  germanophone et le gouvernement de la Communauté  germanophone. À la différence du niveau fédéral, il n´y a donc qu´une  assemblée législative pour chaque communauté, et les membres des  gouvernements de communauté ne sont pas nommés ou révoqués  par le roi.    Communauté  flamande  Une des trois communautés composant l´État fédéral, compétente  dans la région de langue néerlandaise et dans la région bilingue de  Bruxelles‐Capitale. Comme la Communauté française, la  Communauté flamande possède le pouvoir législatif dans quatre  domaines en vertu des articles 127 à 129 de la Constitution : – les  matières culturelles, qui incluent entre autres les médias, le sport et  les loisirs ; – l´enseignement, des écoles maternelles aux universités ;  – les matières personnalisables, relevant de la santé ou de l´aide  sociale ; – certains aspects de l´emploi des langues. Dans toutes ces  matières, l´Autorité fédérale conserve certaines compétences  précises. Depuis 1980, la Communauté flamande exerce aussi toutes  les compétences de la Région flamande, en vertu d´un mécanisme 
  • 49. prévu par l´article 137 de la Constitution. Le parlement et le  gouvernement de la Communauté flamande ont ainsi une double  série de compétences : aux domaines déjà énumérés il faut  notamment ajouter les compétences relative à l´aménagement du  territoire, à l´environnement, au logement, à l´agriculture, à l´emploi,  à l´économie, au commerce extérieur, à l´énergie, aux pouvoirs  locaux, aux travaux publics et aux transports. Dans les matières  attribuées aux communautés, les décrets de la Communauté  flamande s´appliquent dans la région de langue néerlandaise et dans  la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Cependant, dans cette  dernière région linguistique, les décrets ne peuvent pas porter  directement sur les personnes, mais seulement sur les institutions  (services publics, associations sans but lucratif…) établies dans la  région qui utilisent le néerlandais dans leurs activités ou leur  fonctionnement. D´autre part, la Communauté flamande n´exerce  aucune compétence en matière d´emploi des langues dans la région  bilingue de Bruxelles‐Capitale ni dans les douze communes à facilités  de la région de langue néerlandaise. Enfin, les décrets de la  Communauté flamande relatifs aux matières attribuées aux régions  s´appliquent uniquement dans la région de langue néerlandaise. Les  compétences de la Communauté flamande sont mises en œuvre par  le Parlement flamand et par le gouvernement flamand, ce dernier  disposant d´une administration, le Ministère de la Communauté  flamande (Ministerie van de Vlaamse Gemeenschap). Le Parlement  flamand élit les membres du gouvernement flamand, pas  nécessairement en son sein. Tous deux sont installés à Bruxelles,  capitale de la Communauté flamande. Le gouvernement flamand  participe au pouvoir législatif (il peut élaborer des projets de décret et  déposer des amendements) et exerce le pouvoir exécutif en adoptant  les arrêtés nécessaires à l´application des décrets. Le gouvernement  est responsable devant le parlement. Le gouvernement flamand  comporte au moins un ministre domicilié dans la région bilingue de  Bruxelles‐Capitale. Dans un souci de coordination avec la minorité  flamande de Bruxelles, il arrive qu´il compte un ministre qui est en  même temps membre du gouvernement bruxellois. La Communauté  flamande dispose d´un financement d´origine fédérale, pour ses  compétences communautaires comme pour ses compétences  régionales, et de compétences auxiliaires qui lui donnent les moyens  de sa politique. Elle est donc pleinement autonome dans les  domaines de sa compétence. Site de la Communauté flamande    Communauté  française  Une des trois communautés composant l´État fédéral, compétente  dans la région de langue française et dans la région bilingue de  Bruxelles‐Capitale. Comme la Communauté flamande, la  Communauté française possède le pouvoir législatif dans quatre  domaines en vertu des articles 127 à 129 de la Constitution : – les  matières culturelles, qui incluent entre autres les médias, le sport et  les loisirs ; – l´enseignement, des écoles maternelles aux universités ;  – les matières personnalisables, relevant de la santé ou de l´aide  sociale ; – certains aspects de l´emploi des langues. Dans toutes ces  matières, l´Autorité fédérale conserve certaines compétences  précises. Depuis le 1er janvier 1994, la Communauté française 
  • 50. n´exerce plus toutes ces compétences. Elle a en effet appliqué un  mécanisme de transfert qui a pour effet que certaines de ses  compétences ont été transférées à la Région wallonne (qui les exerce  dans la région de langue française) et à la Commission  communautaire française (COCOF) (qui les exerce dans la région  bilingue de Bruxelles‐Capitale). Les matières transférées sont surtout  des matières personnalisables. Les décrets de la Communauté  française s´appliquent dans la région de langue française et dans la  région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Cependant, dans cette dernière  région linguistique, les décrets ne peuvent pas porter directement sur  les personnes, mais seulement sur les institutions (services publics,  associations sans but lucratif…) établies dans la région qui utilisent le  français dans leurs activités ou leur fonctionnement. D´autre part, la  Communauté française n´exerce aucune compétence en matière  d´emploi des langues dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, ni  dans les six communes à facilités de la région de langue française. Les  compétences de la Communauté française sont mises en œuvre par  le Parlement de la Communauté française et par le gouvernement de  la Communauté française, ce dernier disposant d´une administration,  le Ministère de la Communauté française. Le Parlement de la  Communauté française élit les membres du gouvernement, pas  nécessairement en son sein. Tous deux sont installés à Bruxelles,  capitale de la Communauté française. Le gouvernement participe au  pouvoir législatif (il peut élaborer des projets de décret et déposer  des amendements) et exerce le pouvoir exécutif en adoptant les  arrêtés nécessaires à l´application des décrets. Le gouvernement est  responsable devant le parlement. Le gouvernement de la  Communauté française comporte au moins un ministre domicilié  dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Dans un souci de  coordination entre entités fédérées francophones, les membres du  gouvernement de la Communauté française peuvent être en même  temps membres du gouvernement wallon ou du gouvernement  bruxellois. La Communauté française dispose d´un financement  d´origine fédérale, et de compétences auxiliaires qui lui donnent les  moyens de sa politique. Elle est donc pleinement autonome dans les  domaines qui restent de sa compétence. Le nom de « Communauté  française », fixé par la Constitution, a été critiqué. Depuis 1999, la  Communauté a adopté d´autres dénominations dans ses actes de  gestion quotidienne (Communauté Wallonie‐Bruxelles, Communauté  française Wallonie‐Bruxelles). Site de la Communauté française    Communauté  germanophone  Une des trois communautés composant l´État fédéral, compétente  dans la région de langue allemande. Comme les Communautés  française et flamande, la Communauté germanophone possède le  pouvoir législatif dans : – les matières culturelles, qui incluent entre  autres les médias, le sport et les loisirs ; – l´enseignement, des écoles  maternelles aux universités ; – les matières personnalisables, relevant  de la santé ou de l´aide sociale. Dans toutes ces matières, l´Autorité  fédérale conserve certaines compétences précises. En ce qui  concerne l´emploi des langues, les compétences de la Communauté  germanophone se bornent à l´emploi des langues pour  l´enseignement dans les établissements créés, subventionnés ou 
  • 51. reconnus par les pouvoirs publics. En outre, la Communauté  germanophone exerce des compétences législatives dans des  matières régionales. Un mécanisme de transfert a pour effet que  certaines compétences de la Région wallonne ont été transférées par  celle‐ci à la Communauté germanophone, qui les exerce dans la  région de langue allemande. Les matières transférées sont d´ordre  culturel ou économique, ou relatives aux pouvoirs locaux. Les décrets  de la Communauté germanophone, qui ont la même valeur juridique  que les lois, s´appliquent dans la région de langue allemande. Les  compétences de la Communauté germanophone sont mises en  oeuvre par le Parlement de la Communauté germanophone et par le  gouvernement de la Communauté germanophone, ce dernier  disposant d´une administration, le Ministère de la Communauté  germanophone (Ministerium der Deutschsprachigen Gemeinschaft).  Le Parlement de la Communauté germanophone élit les membres du  gouvernement, pas nécessairement en son sein. Tous deux sont  installés à Eupen, capitale de la Communauté germanophone. Le  gouvernement participe au pouvoir législatif (il peut élaborer des  projets de décret et déposer des amendements) et exerce le pouvoir  exécutif en adoptant les arrêtés nécessaires à l´application des  décrets. Le gouvernement est responsable devant le parlement. La  Communauté germanophone dispose d´un financement d´origine  fédérale, et de compétences auxiliaires qui lui donnent les moyens de  sa politique. Elle est donc pleinement autonome dans les domaines  de sa compétence. Site de la Communauté germanophone    Commune  Collectivité territoriale dotée d'organes démocratiques issus  d'élections au suffrage universel. Les communes sont des entités  politiques dont l’origine remonte au Moyen Âge, lorsque les habitants  des bourgs se sont progressivement affranchis de l’autorité  seigneuriale. Après la fin de l’Ancien Régime, la centralisation  administrative qui a accompagné la formation des États a entraîné  une transformation des communes en entités territoriales  administratives soumises à l’autorité du pouvoir central. En Belgique  s’est réalisé un équilibre entre l’autonomie communale et la volonté  centralisatrice de l’État, ainsi qu’en atteste la loi communale adoptée  en 1836. C’est ainsi que les communes exercent une double fonction.  D’une part, elles sont des collectivités politiques autonomes, dotées  de leur propre pouvoir de décision : elles sont libres de prendre des  initiatives dans la mesure où la loi ne leur interdit pas de le faire. Les  communes mènent ainsi des politiques en matière de logement, de  tourisme, de promotion économique, d’activités culturelles et  sportives, etc. D’autre part, elles sont des pouvoirs locaux  subordonnés : elles sont chargées de l’exécution de certaines  décisions prises par d’autres pouvoirs. Par exemple, les communes  ont l’obligation de créer et de cofinancer un centre public d´action  sociale (CPAS), d’organiser l’enseignement communal primaire, de  tenir les registres de l’état civil, d’établir les listes électorales,  d’entretenir les voiries communales et de veiller au maintien de  l'ordre. Cette dernière mission est assurée par la police locale, qui est  organisée par zone de police soit monocommunale, soit  pluricommunale. Le bourgmestre cumule la double qualité de chef de 
  • 52. la commune et de représentant du pouvoir central dans la commune.  Deux pouvoirs supérieurs exercent une tutelle sur les décisions  communales, la province et la région (la Communauté  germanophone, pour les communes situées dans la région de langue  allemande). Ce sont surtout les actes relevant de l'autonomie  communale qui sont soumis à la tutelle. Le budget communal doit  également être approuvé par l'autorité de tutelle. Le budget des  communes est alimenté par plusieurs sources de financement : ‐ le  Fonds des communes ‐ les impositions communales (centimes  additionnels prélevés sur certains impôts, taxes) ; ‐ les subventions  des pouvoirs supérieurs ; ‐ les revenus du patrimoine communal et les  donations ; ‐ les rétributions liées aux services et établissements  communaux ; ‐ les emprunts. Pour accomplir ses différentes missions,  la commune peut adopter une gestion directe par les services  communaux ou une gestion indirecte. En cas de gestion indirecte, la  commune s’associe à d’autres communes pour remplir certaines  tâches, qu'elle ne pourrait pas assumer seule, en créant des  intercommunales, par exemple pour la distribution de l'eau, du gaz et  de l'électricité. Elle peut aussi créer des asbl ou des régies  communales autonomes, ou confier la gestion à un particulier ou à un  organisme d’intérêt public (on parle dans ce cas de concession,  comme pour les sociétés de transport urbain, la gestion d'un hall  omnisport ou d'une piscine). Chaque commune comporte une  assemblée d’élus, le conseil communal, élu lors des élections  communales qui ont lieu tous les six ans, et un exécutif, le collège des  bourgmestre et échevins, appelé le collège communal en Région  wallonne. Dans cette région, le collège communal comprend  également le président du centre public d'action sociale (CPAS). Les  communes sont régies par la Nouvelle loi communale. Depuis le 1er  janvier 2002, cette loi est devenue dans presque tous ses aspects une  compétence des régions. Il y a en Belgique 589 communes : 308 en  Flandre, 262 en Wallonie et 19 dans la Région de Bruxelles‐Capitale.  Site de l'Union des villes et communes belges site de l'Union des villes  et communes de Wallonie site de l'Association de la ville et des  communes de la Région de Bruxelles‐Capitale site de la Vereniging  van   Commune à  facilités  Commune qui doit offrir des facilités administratives aux habitants  qui emploient une autre langue officielle que celle de la commune. La  création de « facilités administratives » est une conséquence des lois  linguistiques qui règlent l´emploi des langues en Belgique. En dehors  des 19 communes de la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, toutes  les communes doivent employer, dans leurs actes et dans leurs  relations avec leurs administrés, la langue officielle de la région  linguistique (française, néerlandaise ou allemande) dans laquelle se  situe la commune. Cet unilinguisme des services pose problème dans  les communes où habite une minorité (voire une majorité)  d´habitants qui emploient une autre langue officielle. Des facilités ont  donc été octroyées aux habitants de certaines communes, qui leur  permettent d´obtenir les actes, informations, certificats et autres  documents administratifs dans une autre langue officielle que celle de  la commune, et d´employer cette autre langue dans leurs relations 
  • 53. avec la commune (ce régime a été restreint, pour ce qui concerne les  communes de langue néerlandaise, par l´adoption de circulaires très  controversées). Il existe 27 communes à facilités au total, soit : – des  communes de langue néerlandaise avec facilités pour les  francophones (dans la périphérie bruxelloise : Drogenbos, Kraainem,  Linkebeek, Rhode‐Saint‐Genèse, Wemmel, Wezembeek‐Oppem ; sur  la frontière linguistique : Biévène, Espierres‐Elchin, Fourons,  Herstappe, Messines, Renaix) ; – des communes de langue française  avec facilités pour les néerlandophones (Comines‐Warneton,  Enghien, Flobecq, Mouscron, situées sur la frontière linguistique) ; –  des communes de langue française avec facilités pour les  germanophones (Malmedy et Waimes) ; – les neuf communes de  langue allemande, avec facilités pour les francophones. Les  communes à facilités sont aussi appelées « communes à statut  linguistique spécial ». Les facilités administratives que les communes  sont contraintes d´offrir varient, dans le détail, d´un groupe de  communes à l´autre. La bonne application des lois linguistiques  établissant ce régime de facilités — lois qui n´en prévoient pas la  limitation dans le temps — est vérifiée par la Commission  permanente de contrôle linguistique, le collège des gouverneurs, le  gouverneur‐adjoint de la province de Brabant flamand, le  commissaire d´arrondissement à Mouscron et le commissaire‐adjoint  à Tongres. Une loi fixant le régime linguistique dans l´enseignement  reconnaît également, pour certaines communes et dans certaines  conditions, le droit à créer un enseignement gardien et primaire dans  une autre langue officielle que celle de la commune. En outre, pour  certaines des communes citées ci‐dessus, des règles garantissent les  droits politiques des deux composantes linguistiques de la  population. Ces mesures visent à éviter que des minorités  linguistiques soient soumises sans protection à la législation et à la  tutelle de la région dont dépend leur commune (Région flamande ou  Région wallonne), mais aussi à éviter que des communes puissent  prendre des décisions dommageables pour une partie de la  population. Les mesures adoptées varient d´un groupe de communes  à l´autre ; les communes faisant l´objet des règles les plus complexes  et les plus spécifiques sont les six communes de la périphérie  bruxelloise, Fourons (dans la région de langue néerlandaise) et  Comines‐Warneton (dans la région de langue française). Par ailleurs, il  existe également des mécanismes protégeant la minorité  néerlandophone dans les communes de la région bilingue de  Bruxelles‐Capitale.    Compétences  auxiliaires  Compétences complémentaires attribuées à un pouvoir pour lui  permettre d´accomplir pleinement sa mission. On évoque  généralement les compétences auxiliaires à propos des communautés  et des régions, mais la notion vaut pour tout niveau de pouvoir, y  compris l´Autorité fédérale. Les compétences auxiliaires sont des  compétences complémentaires attribuées à un pouvoir pour lui  permettre d´exercer pleinement ses compétences de base, qu´il  s´agisse d´un pouvoir législatif, d´une autorité locale (communes et  provinces), d´un pouvoir organisateur, etc. À la différence des  compétences implicites, les compétences auxiliaires sont 
  • 54. explicitement fixées par la Constitution ou par des lois. Toutes les  entités fédérées se sont vu attribuer des compétences auxiliaires  quasi identiques, qui leur donnent pratiquement les mêmes moyens  d´action que l´Autorité fédérale dans leur sphère de compétence. Il  s´agit, pour l´essentiel : – de compétences en matière de relations  internationales, dont le droit de conclure des traités et d´avoir une  représentation à l´étranger ; – de compétences en matière de  recherche scientifique : le principe de base est que chaque pouvoir  dispose des compétences en recherche scientifique dans les matières  qui lui sont attribuées, y compris la recherche scientifique dépendant  de dispositions internationales ; – du droit de conclure des accords de  coopération ; – du droit de prendre les mesures nécessaires en  matière d´infrastructures ; – du droit de créer et de gérer un service  public décentralisé : création de services (dont les organismes  d´intérêt public), d´établissements et d´entreprises, ou prises de  participations en capital ; – du droit à organiser une tutelle spécifique  sur les pouvoirs locaux ; – du droit de préemption (droit préférentiel  pour l´achat d´un bien) et du droit d´expropriation pour cause  d´utilité publique ; – de compétences pénales, c´est‐à‐dire du droit à  ériger en infraction les manquements à la législation propre à un  niveau de pouvoir, à établir des peines pour ces manquements, etc.  Dans tous les cas de figure, les compétences auxiliaires s´exercent  dans les limites fixées par la Constitution et par les lois, et au moyen  de normes juridiques. Les compétences citées ci‐dessus valent pour  toutes les entités fédérées, y compris dans le cadre d´un transfert de  compétences : l´entité qui bénéficie d´un tel transfert reçoit aussi les  compétences auxiliaires qui étaient attachées aux matières  transférées.    Compétences  implicites  Compétences qui ne sont pas explicitement attribuées à une autorité  publique, mais dont elle doit disposer pour accomplir sa mission.  Comme leur nom l´indique, et à la différence des compétences  auxiliaires, les compétences implicites ne sont pas attribuées dans le  détail à telle ou telle autorité. Le droit reconnaît cependant aux  pouvoirs législatifs (Autorité fédérale et entités fédérées) la  possibilité de prendre des dispositions, par la loi, le décret ou  l´ordonnance, dans des domaines qui ne font pas partie de leurs  compétences, mais sur lesquels il leur faut impérativement légiférer  pour pouvoir exercer leurs compétences. C´est ainsi, par exemple,  que la Cour d´arbitrage a reconnu le droit aux entités fédérées de  prendre des dispositions complémentaires en matière de marchés  publics, à condition que leur champ d´application reste restreint. Il  faut bien noter que seules des dispositions rigoureusement  nécessaires à l´exercice de ses compétences peuvent ainsi être prises  par une autorité publique : elle ne peut pas profiter des compétences  implicites pour élargir ses compétences. En outre, selon la  jurisprudence de la Cour d´arbitrage, les dispositions prises par une  autorité en vertu de ses compétences implicites ne peuvent avoir  qu´une incidence marginale sur l´exercice des compétences d´une  autre autorité. Les conflits de compétence qui pourraient surgir à  cause d´un recours aux compétences implicites sont réglés par la Cour  d´arbitrage. Site de la Cour d´arbitrage   
  • 55. Compétences  résiduelles  Dans un État fédéral, ensemble des compétences qui reviennent à un  niveau de pouvoir parce qu´elles ne sont pas attribuées aux autres  niveaux de pouvoir. Contrairement à ce que leur nom semble  indiquer, les compétences résiduelles sont d´une importance  majeure. Jusqu´à présent, en Belgique, les communautés et les  régions ne possèdent que les compétences qui leur sont  explicitement attribuées par la Constitution et par les lois de réformes  institutionnelles. Elles ont donc un champ de compétence limité à ce  qu´on appelle des compétences attribuées. Toutes les autres  compétences, qu´on appelle résiduelles, appartiennent de droit à  l´Autorité fédérale : cela signifie que toute intervention publique dans  un domaine non attribué aux entités fédérées revient au pouvoir  fédéral (par exemple s´il s´agit d´un nouveau domaine d´intervention  publique). Actuellement, les compétences résiduelles sont plus  importantes, au moins en termes budgétaires, que les compétences  attribuées aux communautés et aux régions. Cependant, le système  qui vient d´être décrit devrait théoriquement être inversé. En effet, ce  système qui était la règle au début du processus de fédéralisation de  l´État ne repose plus, depuis 1993, que sur une disposition transitoire  de la Constitution. Celle‐ci dispose au contraire, en son article 35, que  « l´autorité fédérale n´a de compétences que dans les matières que  lui attribuent formellement la Constitution et les lois portées en vertu  de la Constitution même », les communautés ou les régions étant  compétentes pour toutes les autres matières dans les conditions et  selon les modalités fixées par une loi spéciale. La Constitution impose  donc un mécanisme inverse à celui actuellement en vigueur : une loi  spéciale devrait fixer la liste limitative des matières attribuées à  l´Autorité fédérale, toute autre matière étant alors de la compétence  des communautés ou des régions. Cette disposition de la Constitution  n´étant toujours pas appliquée, le régime transitoire reste en vigueur  et confie donc les compétences résiduelles à l´Autorité fédérale. Si  elle est un jour adoptée, la loi spéciale qui attribuera à l´Autorité  fédérale ses compétences propres et qui confiera dès lors les  compétences résiduelles aux entités fédérées pourrait restreindre  considérablement le champ des compétences fédérales.    Compétitivité  Capacité concurrentielle des entreprises, notamment sur le plan  international. La sauvegarde de leur compétitivité sur le plan  international est une contrainte économique qui s´impose aux  entreprises dans une économie ouverte. La mondialisation, qui a  accentué l´ouverture traditionnelle de l´économie belge, a mis les  entreprises du pays en concurrence avec des économies où les coûts  de la main‐d´œuvre sont plus bas. Cette évolution a eu des  conséquences sur le système de la concertation et de la négociation  sociale. La loi du 26 juillet 1996 relative à la promotion de l´emploi et  à la sauvegarde préventive de la compétitivité prévoit un mécanisme  destiné à prévenir les difficultés dues à une perte de compétitivité  des entreprises. Cette loi met en place un mécanisme qui couple de  manière formelle les problématiques de l´emploi et de la  compétitivité avec la négociation de l´accord interprofessionnel.  Celui‐ci est appelé à encadrer les négociations sectorielles par des 
  • 56. mesures contraignantes visant à maintenir ou à sauvegarder la  compétitivité des entreprises. Le mécanisme comporte d´abord une  phase d´étude et d´observation de la situation de l´économie du pays  et ensuite une phase de négociation. Deux fois par an, avant le 31  janvier et le 31 juillet, le Conseil central de l´économie et le Conseil  national du travail émettent un rapport commun sur l´évolution de  l´emploi et du coût salarial en Belgique et dans les pays de référence  (la France, l´Allemagne et les Pays‐Bas). Ce rapport comporte  également une analyse de la politique de ces États en matière de  salaires et d´emploi, ainsi que des motifs d´une éventuelle évolution  divergente de la Belgique par rapport à ces pays. Il est également fait  rapport sur les aspects structurels de la compétitivité et de l´emploi.  Le cas échéant, des suggestions sont formulées en vue d´apporter des  améliorations. La phase de la négociation salariale peut débuter au  niveau interprofessionnel après qu´un rapport technique ait été émis  sur la marge maximale disponible pour l´évolution du coût salarial sur  la base de l´évolution des deux dernières années ainsi que de  l´évolution du coût salarial attendue dans les pays de référence. Une  fois fixée au niveau interprofessionnel par les interlocuteurs sociaux,  la marge s´impose impérativement aux négociateurs patronaux et  syndicaux appelés à renouveler les conventions collectives de travail  dans les négociations sectorielles qui se déroulent dans les  commissions paritaires. En pratique cependant, la norme reste  seulement indicative et les sanctions prévues par la loi ne sont pas  appliquées.    Compte général de  l´Etat  Tableau reprenant toutes les opérations budgétaires (compte  d'exécution du budget), patrimoniales (compte des variations du  patrimoine) et de trésorerie (compte de la trésorerie) exécutées du  1er janvier au 31 décembre d'une année déterminée. Il faut bien  distinguer le compte général de l'État, qui établit la situation  financière de celui‐ci, après enregistrement des opérations effectuées  au cours de l'exercice écoulé, et le budget de l'État, qui est la  prévision des recettes et des dépenses au cours de l'exercice à venir.  Le compte général est établi lorsque les comptes sont arrêtés, ce qui  veut dire que recettes et dépenses sont fixées définitivement. Le  compte général de l'État est établi par le SPF Finances. La Cour des  comptes l'examine et fait part de ses observations. La Chambre des  représentants, sur proposition du gouvernement, arrête la §loi§ de  comptes. La loi de comptes, ou loi de règlement définitif du budget,  est votée plusieurs années après la clôture de l'année budgétaire  considérée, ce qui a été à l'origine de nombreuses critiques.    Concertation  économique et  sociale  Discussions entre les interlocuteurs sociaux et un gouvernement sur  des matières économiques et sociales. Dans le langage courant, le  terme de concertation désigne toute forme de relations entre des  organisations patronales et des organisations syndicales auxquelles  s´associe éventuellement un gouvernement. On distinguera  cependant ici plus précisément la concertation de la négociation  sociale et de la consultation. La concertation se distingue de la  négociation par le nombre de parties en présence. Alors que la  négociation sociale se déroule entre interlocuteurs sociaux selon un 
  • 57. principe de parité, la concertation voit un troisième acteur  s´adjoindre aux deux premiers, l´acteur gouvernemental. En cas de  non‐accord, celui‐ci garde son autonomie lors de la décision finale.  L´origine de la concertation remonte aux années 1930, lorsque furent  organisées les premières conférences nationales du travail. Plusieurs  conférences de ce type ont eu lieu entre 1936 et 1940. L´un des  accords importants auxquels elles aboutirent fut la décision  d´accorder une semaine de congés payés aux travailleurs, décision qui  fut coulée en projet de loi par le gouvernement pour être adoptée  par le Parlement. La concertation sociale interprofesionnelle se  déroule en dehors de tout cadre institutionnel. Des rencontres  ponctuelles ont lieu au niveau fédéral entre les interlocuteurs sociaux  et le gouvernement, mais aussi au niveau des communautés et des  régions avec leur gouvernement respectif. Quand les décisions à  prendre sont nombreuses ou que le gouvernement souhaite orienter  un pan entier de sa politique, ces rencontres sont appelées  conférences nationales du travail, conférence économique et sociale,  table ronde de politique industrielle, table ronde de la santé, table  ronde des pensions, etc. Au niveau fédéral, la négociation de l´accord  interprofessionnel comporte une part de concertation tripartite dans  la mesure où les partenaires sociaux souhaitent connaître les  intentions du gouvernement, voire peser sur la décision politique  dans un certain nombre de matières avant de négocier directement  entre eux là où ils peuvent aboutir à un accord. Ces contacts avec le  gouvernement aboutissent souvent à un engagement du  gouvernement d´exécuter une décision arrêtée avec les  interlocuteurs sociaux. Au niveau des régions les gouvernements  rencontrent aussi les interlocuteurs sociaux de façon informelle en  Région wallonne, de façon plus institutionnalisée dans la  Communauté flamande et dans la Région de Bruxelles‐Capitale. La  Communauté flamande a créé un organe pour la concertation  économique et sociale, le Vlaams Economisch en Sociaal Comité  (VESOC), au sein duquel sont conclus des accords tripartites. Le  secrétariat du VESOC est assuré par le Sociaal en Economisch Raad  voor Vlaanderen (SERV). Un organe de ce type a été créé en 1997 au  sein du Conseil économique et social de la Région de Bruxelles‐ Capitale (CESRBC), le Comité bruxellois de concertation économique  et sociale. Dans la fonction publique, le terme de concertation est  réservé à la procédure officielle, distincte de la négociation, par  laquelle les autorités consultent les représentants syndicaux sur des  questions relatives au statut du personnel et à l´organisation du  travail, questions considérées comme de moindre importance que  celles qui sont soumises à la négociation. Dans le secteur public, la  concertation est donc l´équivalent de la consultation dans le secteur  privé. Site du SERV Site du CESRBC    Conciliation  Procédure à laquelle font appel les parties à un conflit social  lorsqu’elles ne peuvent y mettre fin par elles‐mêmes. Les conflits  collectifs du travail trouvent normalement une solution pacifique par  la négociation entre l´employeur (ou une organisation d´employeurs)  et les syndicats de travailleurs. Si cette solution n´est pas trouvée, une  autre procédure peut être tentée, la conciliation, par laquelle 
  • 58. l´intervention d´un tiers, un conciliateur social, vise à rapprocher les  points de vue jusqu´à l´acceptation par les deux parties d´une solution  de compromis. Les commissions paritaires fixent les modalités  particulières de conciliation dans chaque branche d´activité  économique. À cet effet, elles peuvent se doter d´un bureau de  conciliation. La Direction générale des relations collectives du travail  du Service public fédéral Emploi, Travail et Concertation sociale  comprend la Division de la conciliation sociale où est logé le Corps des  conciliateurs sociaux, composé de quatre premiers conciliateurs  sociaux, treize conciliateurs sociaux et onze conciliateurs sociaux  adjoints. Les conciliateurs sociaux sont également président de  commission paritaire et exercent leur fonction sous l´autorité directe  du ministre de l´Emploi et du Travail. Le conciliateur social intervient  lorsque la négociation ne permet pas de mettre fin à un conflit  collectif dans une entreprise ou dans un secteur. Il peut intervenir  également en cas de litige individuel. Il tente d´améliorer la  communication entre les parties en conflit. Il leur prête ses bons  offices en leur faisant des propositions, qui sont cependant non  impératives. Comme la négociation, la conciliation des conflits  collectifs débouche normalement sur une convention collective de  travail. Site du SPF Emploi, Travail et Concertation sociale    Concurrence  Dans une économie libérale, principe de base d´organisation du  marché visant à empêcher l´abus de positions dominantes et que les  pouvoirs publics font respecter. Cette définition sera bientôt mise en  ligne.    Confédéralisme  Mode d´organisation politique associant plusieurs Etats indépendants  qui gèrent certains de leurs intérêts en commun. La mise en place  d´une confédération résulte de la volonté de plusieurs Etats  souverains qui passent entre eux une alliance par un traité de droit  international qui institue la confédération et qui règle ses  compétences et son fonctionnement. Les Etats qui sont ainsi liés  restent pleinement indépendants dans toutes les matières qui ne  sont pas concernées par le traité. Les confédérations possèdent des  traits caractéristiques que l´on peut résumer comme suit. 1. Une  confédération est une construction de droit international, le résultat  d´un traité par lequel des Etats décident de s´associer pour gérer  certains de leurs intérêts en commun en créant des organes  politiques interétatiques (assemblée de représentants des Etats,  notamment). 2. Chaque Etat membre d´une confédération possède  un droit de sécession à l´égard de la confédération. 3. Les Etats  membres d´une confédération n´attribuent à cette dernière que des  compétences limitées, notamment des décisions en matière  économique, douanière ou militaire. 4. Les décisions prises dans une  confédération requièrent l´accord unanime des Etats membres, que  ce soit pour modifier le traité confédéral ou pour adopter des  décisions engageant la confédération et ses membres. 5. Les citoyens  des Etats associés au sein d´une confédération n´ont pas de lien direct  avec celle‐ci : ils n´ont pas la nationalité de la confédération, mais  celle d´un des Etats membres, et ils n´exercent pas de droit de vote  pour élire les organes politiques de la confédération. Historiquement, 
  • 59. les confédérations ont surtout été des régimes de transition : des  Etats voisins, initialement indépendants, entrent dans une  confédération qui se transforme plus ou moins rapidement en  fédération. Les Etats‐Unis sont passés rapidement d´une  confédération à une fédération ; les cantons suisses, confédérés  pendant plusieurs siècles, forment un Etat fédéral depuis 1848. La CEI  (Confédération des Etats indépendants), qui rassemble des pays  ayant appartenu à l´ancienne URSS, est née dans des conditions  différentes. En Belgique, depuis le début du 21e siècle, le terme de  confédéralisme est utilisé en un sens non juridique, pour désigner des  projets de réforme radicale du fédéralisme belge. En plaidant pour un  « Etat belge confédéral », ces projets emploient un terme inapproprié  puisqu´une confédération, par définition, unit plusieurs Etats  indépendants. En réalité, les projets dits confédéralistes visent avant  tout, en particulier lorsqu´ils sont défendus par des partis flamands, à  transférer aux communautés ou aux régions de nombreuses  compétences relevant encore de l´Autorité fédérale, ce qui  rapprocherait la Belgique du troisième trait caractéristique du  confédéralisme relevé ci‐dessus. Par ailleurs, et toujours en un sens  plus politique que juridique, on relève dans le système politique belge  quelques traits qui le rapprochent d´une logique confédérale. Il en va  notamment ainsi, au sein des institutions de niveau fédéral, de la  parité néerlandophones/francophones au Conseil des ministres, de  l´existence de groupes linguistiques à la Chambre et au Sénat, des  règles de double majorité régissant l´adoption des lois spéciales et de  la procédure dite de la sonnette d´alarme. Ces différents mécanismes  ont pour effet que certaines décisions ne peuvent être prises par la  majorité numérique flamande contre la volonté de la minorité  francophone, ce qui rapproche le fonctionnement de l´Etat fédéral  belge du quatrième trait caractéristique des confédérations évoqué  ci‐dessus.    Confédération des  syndicats chrétiens  de Belgique (CSC)  Syndicat de travailleurs appartenant au monde chrétien. Les débuts  d´une organisation centralisée du syndicalisme chrétien remontent à  la création en 1904 d´un Secrétariat général des unions  professionnelles chrétiennes. La CSC adopte son nom actuel en 1923  (en néerlandais Algemeen Christelijk Vakverbond van België (ACV)).  Longtemps minoritaire, elle a dépassé en nombre d´affiliés la  Fédération générale du travail de Belgique (FGTB) à la fin des années  1950 et est depuis lors le premier syndicat en Belgique. En 2010, 48,3  % des syndiqués le sont à la CSC. Le syndicalisme chrétien est marqué  à son origine par un fort sentiment d´anti‐socialisme. Sa doctrine est  imprégnée de l´enseignement de l´Église en matière sociale, définie  entre autres par l´encyclique Rerum Novarum (1891). Cette option  doctrinale, qui rejette la lutte des classes, est toujours perceptible  aujourd´hui dans les entreprises, où la CSC est perçue comme un  syndicat qui tente d´éviter l´affrontement et qui est davantage enclin  au compromis que son rival socialiste. La CSC est organisée selon une  structure à la fois professionnelle (les centrales) et géographique (les  fédérations régionales). Les centrales professionnelles pour ouvriers  sont : ‐ CSC‐Bâtiment, industrie et énergie ; ‐ ACV‐CSC‐Metea (métal  et textile) ; ‐ CSC‐Alimentation et services ; ‐ CSC‐Transcom (transport 
  • 60. et communications). La CSC compte deux centrales distinctes pour  employés : ‐ la Centrale nationale des employés‐Groupement national  des cadres (CNE‐GNC) ; ‐ la Landelijke Bedienden Centrale‐Nationale  Vakverbond voor Kaderleden (LBC‐NVK). Dans le secteur public et  l´enseignement les centrales de la CSC sont : ‐ CSC‐Services publics ; ‐  CSC‐Enseignement. Les fédérations régionales sont au nombre de huit  en Wallonie, d´une à Bruxelles et de douze en Flandre. Le nombre  d´affiliés de la CSC monte à 1 665 217 (chiffres de 2010). Ces  membres sont répartis de façon différente selon les régions. Ils sont  63 % en Flandre (non compris le Brabant flamand), 21 % en Wallonie  (non compris le Brabant wallon) et 21 % à Bruxelles et dans les  provinces de Brabant wallon et de Brabant flamand. La CSC est l´une  des organisations constitutives du Mouvement ouvrier chrétien  (MOC) du côté francophone, et de l´Algemeen Christelijke  Werknemersverbond (ACW) du côté flamand. Les liens privilégiés  qu´entretenaient ces organisations avec les partis sociaux‐chrétiens  ont longtemps fait de ces partis leurs relais politiques privilégiés grâce  au poids que représentaient au sein de ces partis les parlementaires  de tendance démocrate‐chrétienne. La perte d´identité de cette  tendance au sein de ces partis et, du côté francophone, le fait que le  MOC se soit prononcé en faveur d´un pluralisme politique en 1972,  ont distendu ces liens. Site de la CSC    Conférence  intergouvernement ale (CIG)  Négociation entre les gouvernements des États membres de l´Union  européenne préalable à la modification des traités. Une Conférence  intergouvernementale (CIG) se déroule sur plusieurs mois. Elle est  ouverte par le Conseil des ministres, sur proposition des États  membres ou de la Commission. Elle réunit les représentants des  gouvernements des États membres. Le Parlement européen y  délègue des observateurs. La CIG comporte des réunions fréquentes  entre les experts des différents gouvernements et se conclut lors d´un  Conseil européen. Les traités de Maastricht, d´Amsterdam,de Nice et  de Lisbonne ont été élaborés par des Conférences  intergouvernementales. La Conférence intergouvernementale qui  s´est déroulée d´octobre 2003 à juin 2004 a eu pour objectif d´établir  le texte du projet de traité établissant une §Constitution pour  l´Europe|Constitution européenne§. Cette CIG avait été pour la  première fois préparée par les travaux d´une Convention réunissant  tant des acteurs politiques (notamment des parlementaires  européens et nationaux) que des représentants de la société civile.  Cette innovation dans la procédure de révision des traités était  destinée à assurer une large participation à la prise de décision et un  dépassement des intérêts nationaux. Elle a allongé et compliqué la  procédure de révision des traités qu´il reste sans doute nécessaire de  réformer. À la suite du rejet du projet de traité constitutionnel  européen, c´est une nouvelle CIG qui a conduit à l´adoption du traité  de Lisbonne en 2007.    Conférence  interministérielle  Concertation régulière entre minsitres fédéraux, communautaires  et/ou régionaux dans des matières où leur coopération est  nécessaire. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   
  • 61. Conférence pour la  sécurité et la  coopération en  Europe (CSCE)  Organisation internationale qui a rassemblé des pays de l´Est et de  l´Ouest durant la guerre froide et a fait place à l´Organisation pour la  sécurité et la coopération en Europe. La Conférence pour la sécurité  et la coopération en Europe (CSCE) est une organisation  internationale née pendant la guerre froide. L´idée d´une conférence  sur la sécurité en Europe était apparue dans les années 1960‐1970  avec la détente des relations Est‐Ouest. Une première série de  réunions se sont tenues à Helsinki de novembre 1972 à juin 1973.  Elles ont débouché sur la création en 1975, par l´Acte final d´Helsinki,  de la Conférence pour la sécurité et la coopération en Europe (CSCE).  Les 35 signataires de l´Acte final d´Helsinki s´engageaient à respecter  leurs frontières réciproques, à ne pas intervenir dans les affaires  internes des autres pays participants, à renoncer à la force comme  instrument de règlement des conflits et à promouvoir les droits de  l´homme. La CSCE a constitué un forum de discussion entre les  dirigeants des pays occidentaux et des pays communistes jusqu´à la  fin de la guerre froide. Elle a également permis de mettre l´accent sur  le respect des droits de l´homme dans les pays du bloc communiste.  En 1990, la Charte de Paris a réorienté les missions de la CSCE :  renforcement de la démocratie, respect des droits de l´homme,  gestion pacifique des conflits, développement de la sécurité  commune notamment par la maîtrise des armements. En 1995, la  CSCE a fait place à l´Organisation pour la sécurité et la coopération en  Europe (OSCE). Note : il existe depuis 1976 une agence du  gouvernement américain dénommée la Commission pour la sécurité  et la coopération en Europe (CSCE) qui est chargée de surveiller  l´application de l´Acte final d´Helsinki, particulièrement en matière de  respect des droits de l´homme.    Conflit d´intérêts  Conflit susceptible de surgir dans un État fédéral lorsqu´un pouvoir  prépare ou prend une décision menaçant gravement les intérêts d´un  autre pouvoir. Il y a conflit d´intérêts lorsqu´un parlement ou un  gouvernement s´estime gravement lésé par une décision ou un projet  de décision d´une autre composante de l´État fédéral, ou encore par  l´absence de décision d´une autre composante. Le pouvoir qui  s´estime lésé peut recourir aux procédures de prévention et de  règlement des conflits d´intérêts. Seules les neuf composantes de  l´État fédéral belge possédant un pouvoir législatif peuvent  enclencher ces procédures. Ces procédures diffèrent selon que le  conflit oppose des gouvernements ou des parlements. D´autre part,  ce n´est qu´au niveau des gouvernements que l´absence de décision  d´une autre entité permet d´enclencher une procédure pour conflit  d´intérêts. C´est le comité de concertation qui est saisi lorsqu´un  gouvernement estime qu´il y a conflit d´intérêts avec un autre  gouvernement. Il dispose de 60 jours pour rendre une décision. Ce  Comité réunit des représentants des différents gouvernements dans  le respect de la parité linguistique et dans le respect de la parité entre  membres désignés par l´Autorité fédérale et membres désignés par  les entités fédérées. Toutes les décisions du Comité de concertation  doivent être prises par consensus. Si les membres du Comité ne  parviennent pas à adopter une décision, aucun recours n´est prévu : 
  • 62. le gouvernement mis en cause peut poursuivre la politique qui était  contestée. Il en va de même si le Comité a pris une décision par  consensus : les décisions prises par le Comité n´ont pas de pouvoir  contraignant ; le Comité n´est d´ailleurs pas une juridiction. Si le  conflit d´intérêts concerne des parlements, c´est‐à‐dire si une  assemblée législative s´estime gravement lésée par un projet ou une  proposition de loi, de décret ou d´ordonnance déposée devant un  autre parlement, elle peut, par une motion adoptée à une majorité  renforcée (trois quarts des voix dans le cas du Parlement fédéral, du  Parlement flamand, du Parlement de la Communauté française, du  Parlement de la Communauté germanophone, du Parlement wallon,  du Parlement de la Région de Bruxelles‐Capitale et de l´Assemblée de  la Commission communautaire française ; la majorité des voix dans  chacun des groupes linguistiques dans le cas de l´Assemblée réunie  de la Commission communautaire commune), demander la  suspension de la procédure législative entamée dans cette autre  assemblée. Les deux assemblées ont alors un délai de 60 jours pour  essayer de s´entendre. Si la concertation entre elles n´a pas abouti  dans le délai suspensif de 60 jours, le Comité de concertation rend  une décision selon la procédure du consensus, dans un délai variable  selon les cas, et après un éventuel avis du Sénat (le Sénat dispose de  30 jours pour remettre un avis motivé au Comité de concertation qui  doit rendre à son tour une décision dans les 30 jours ; si toutefois  c´est la Chambre des représentants ou le Sénat qui met en œuvre le  mécanisme de suspension de la procédure parlementaire à l´origine  du conflit d´intérêts, le Sénat ne rend pas d´avis et le Comité de  concertation dispose de 60 jours pour rendre sa décision). La décision  du Comité de concertation n´étant pas contraignante, ce mécanisme,  comme le précédent, est davantage un mécanisme de prévention que  de règlement des conflits d´intérêts. La Constitution dispose que c´est  le Sénat qui se prononce par voie d´avis motivé sur les conflits  d´intérêts entre parlements, mais la loi spéciale qui doit fixer les  modalités d´intervention du Sénat à cette fin n´a pas encore été  élaborée. Par ailleurs, des conflits d´intérêts sont évités au moyen de  concertations et d´accords qui prennent notamment la forme de  conférences interministérielles et d´accords de coopération.    Conflit de  compétence  Conflit susceptible de surgir dans un État fédéral lorsqu´un pouvoir  excède ses compétences en adoptant une législation. Le plus souvent,  il y a conflit de compétence lorsqu´une des entités de l´État fédéral  (Autorité fédérale, communauté ou région) affirme qu´une loi, un  décret ou une ordonnance émanant d´une autre entité excède la  compétence de celle‐ci. Il s´agit donc d´un conflit entre deux pouvoirs  possédant une capacité législative. Les conflits de compétence font  l´objet de mécanismes de prévention, intervenant donc avant que la  norme législative soit adoptée. Même s´il n´a pas été instauré dans ce  but, le Conseil d´État joue un rôle dans la prévention des conflits de  compétence à travers sa section de législation : lorsqu´elle rend un  avis motivé sur un projet ou sur une proposition de norme législative,  cette section vérifie, entre autres, que le pouvoir qui légifère  n´excède pas ses compétences. Lorsqu´une demande d´avis soulève  une question relative aux compétences respectives de l´Autorité 
  • 63. fédérale, des communautés et des régions, la demande est examinée  par les chambres réunies (comportant un nombre égal de  néerlandophones et de francophones) de la section de législation. Le  Conseil d´État intervient aussi dans le règlement des conflits de  compétence : la section d´administration du Conseil d´État peut  annuler des décisions administratives parce qu´elles ne respectent  pas certaines règles portant sur les relations entre les différents  niveaux de pouvoirs. Le Conseil d´État intervient ainsi après  l´adoption de la norme contestée. Cependant, le règlement des  conflits de compétence est surtout assuré par la Cour d´arbitrage, qui  a été spécialement créée, en 1980, pour régler de tels conflits (même  si son rôle de cour constitutionnelle est aujourd´hui plus large).  Lorsqu´une norme législative est contestée pour conflit de  compétence, la Cour d´arbitrage statue par la voie d´un arrêt qui a  l´autorité de la chose jugée, et qui peut annuler la norme contestée  en tout ou en partie. La Cour d´arbitrage peut aussi être saisie d´un  conflit de compétence par une juridiction. Si, à l´occasion d´une  affaire traitée par une juridiction, il est constaté qu´un conflit pourrait  exister entre deux normes législatives émanant de pouvoirs  différents, le juge saisi de l´affaire doit interroger la Cour d´arbitrage  pour déterminer s´il y a effectivement excès de compétence (on  appelle des telles questions des questions préjudicielles). La  procédure devant cette juridiction est suspendue en attendant l´arrêt  de la Cour d´arbitrage. Afin d´éviter qu´elle penche en faveur de l´une  ou l´autre communauté ou région dans l´exercice de ses missions, la  Cour d´arbitrage est composée paritairement de juges  néerlandophones et de juges francophones. A noter que ne sont pas  visés ici les conflits de compétence entre la Chambre des  représentants et le Sénat, qui sont réglés par une commission  parlementaire spécifique. Site de la Cour d´arbitrage    Conseil central de  l´économie (CCE)  Organe consultatif paritaire institué au niveau fédéral et compétent  en matière économique. Le Conseil central de l´économie a été  instauré par la loi du 20 septembre 1948 portant organisation de  l´économie. Il est chargé d´adresser à un ministre ou au Parlement  fédéral, d´initiative ou à la demande de ces autorités, des avis ou  propositions concernant la politique économique du gouvernement  fédéral. Son domaine d´intervention couvre la concurrence et la  politique des prix, les mesures d´encouragement des investissements  à risques, les mesures de sauvegarde de la compétitivité des  entreprises, etc. Le CCE joue un rôle important dans l´application de  la loi du 26 juillet 1996 relative à la promotion de l´emploi et à la  sauvegarde préventive de la compétitivité. Les services du Conseil  réunissent les données nécessaires à la mesure de l´évolution de la  compétitivité du pays. Avec le Conseil national du travail (CNT), le CCE  remet deux fois par an un rapport commun sur les évolutions de  l´emploi et du coût salarial en Belgique et dans les pays de référence,  sur la politique en matière d´emploi et de salaires ainsi que sur les  aspects structurels de la compétitivité et de l´emploi, et formulent le  cas échéant des suggestions en vue d´apporter des améliorations.  Tous les deux ans, avant le début de la négociation de l´accord  interprofessionnel, un rapport technique est élaboré par le 
  • 64. secrétariat du Conseil concernant les marges maximales disponibles  pour l´évolution du coût salarial. Éclairés par ces rapports, les  partenaires sociaux engagent alors la négociation de la norme  salariale à ne pas dépasser dans les négociations sectorielles. Au‐delà  de sa mission légale d´organe de consultation, le Conseil central de  l´économie est un forum de rencontre entre les interlocuteurs  sociaux, leur permettant d´analyser et d´approfondir les grands  débats socio‐économiques. À cette fin, le Conseil organise  régulièrement des rencontres entre les interlocuteurs sociaux et des  experts extérieurs qui permettent de réfléchir aux enjeux d´un monde  en mutation. Le CCE compte 44 membres effectifs, nommés  paritairement parmi les candidats présentés : – par les organisations  les plus représentatives de l´industrie, de l´agriculture, du commerce  et de l´artisanat, certains candidats représentant les petites  entreprises ainsi que les entreprises familiales ; – par les  organisations les plus représentatives des travailleurs, certains  candidats représentant les coopératives de consommation. En outre,  six membres cooptés par les membres précédents sont choisis pour  leur capacité scientifique ou leur compétence technique. Le  président, personnalité étrangère à l´administration et aux  organisations représentées au sein du Conseil, est désigné par arrêté  royal après consultation du Conseil. Son mandat est de six ans et  renouvelable. Le Conseil choisit en son sein quatre vice‐présidents.  Site du CCE    Conseil communal  Assemblée élue pour une période de six ans par la population de la  commune, et qui adopte des règlements et des ordonnances. Cette  définition sera bientôt mise en ligne.    Conseil  d´entreprise  Organe bipartite d´avis et d´information des travailleurs institué dans  les entreprises. Le conseil d´entreprise a été créé par la loi du 20  septembre 1948 portant organisation de l´économie. Il doit être  institué dans les entreprises du secteur privé (marchand et non  marchand) comprenant au moins cent travailleurs. Il est composé du  chef d´entreprise et d´un ou plusieurs délégués effectifs et suppléants  désignés par lui, ainsi que de membres du personnel élus par les  travailleurs de l´entreprise. Une représentation séparée des cadres  est prévue dans les entreprises qui occupent au moins quinze cadres.  Les représentants des travailleurs sont élus tous les quatre ans au  scrutin secret au cours des élections sociales. Les listes des candidats  sont proposées par les organisations représentatives des travailleurs  présentes dans l´entreprise. Pour les candidats à la représentation  des cadres, les listes peuvent en outre être déposées par des cadres  n´appartenant pas à une organisation représentative. Le nombre de  représentants des travailleurs siégeant au conseil d´entreprise  dépend du nombre de travailleurs de cette entreprise. Il ne peut  toutefois être inférieur à 4 ni supérieur à 25. Il y a autant de membres  effectifs que de membres suppléants. Les candidats et les élus  disposent d´une protection particulière contre le licenciement. Le  conseil d´entreprise a une importante mission d´avis. Il doit être  consulté notamment sur l´organisation du travail, les conditions de  travail et le rendement de l´entreprise, les critères de licenciement et 
  • 65. d´embauche des travailleurs, la formation professionnelle ainsi que  les mesures propres à favoriser le développement de l´esprit de  collaboration entre l´employeur et son personnel. Il doit être consulté  aussi sur la politique d´emploi de l´entreprise, notamment en cas de  licenciement collectif. Le conseil d´entreprise a une importante  mission d´information des travailleurs en matière d´emploi et en  matière économique et financière. La liste des informations à fournir  est prévue par la convention collective du Conseil national du travail  (CNT) n° 9 du 9 mars 1972 et l´arrêté royal du 27 novembre 1973  portant réglementation des informations économiques et financières  à fournir au conseil d´entreprise. Le conseil d´entreprise doit être  informé préalablement à toute décision portant sur des licenciements  collectifs. Ces informations peuvent donner lieu à des échanges de  vue et peuvent nourrir les discussions qui se déroulent dans le cadre  de la négociation avec la délégation syndicale. Le conseil d´entreprise  veille au respect des conventions collectives de travail ainsi que des  législations économiques et sociales applicables dans l´entreprise. Il a  un pouvoir de décision et de gestion dans certaines matières : il  élabore le règlement de travail et informe le personnel à ce sujet ; il  gère les œuvres sociales ; il désigne le réviseur d´entreprise et fixe la  date des vacances annuelles.    Conseil d´État  Organe doté d´un double rôle juridictionnel et consultatif. Créé par la  loi en 1946, le Conseil d´État est aujourd'hui établi par l´article 160 de  la Constitution. Il ne relève pas du pouvoir judiciaire. Il a une double  mission : ‐ sa section d´administration est la plus haute juridiction  administrative du pays. Elle statue par voie d´arrêts sur les recours  introduits contre des actes administratifs. Le Conseil d´État dispose  du pouvoir d´annuler ou de suspendre l´exécution des actes  administratifs (tels les arrêtés qu´il juge non conformes à la loi ; ‐ sa  section de législation est chargée de fournir un avis technique aux  parlements et aux gouvernements à propos des textes de loi  examinés. L´avis du Conseil d´État a pour objet de vérifier la  conformité des textes proposés avec les normes juridiques existantes,  la compétence de l´autorité qui en prend l´initiative et la bonne  rédaction des textes. L´avis du Conseil d´État est obligatoire sur les  avant‐projets de loi, de décret ou d´ordonnance. Il peut également  être sollicité par les présidents des assemblées législatives. L´avis de  la section de législation du Conseil d´État n´a pas de force  juridiquement contraignante, mais il revêt un grand poids. Le Conseil  d´État est organisé en chambres composées chacune de trois  conseillers. Chaque chambre est soit francophone, soit  néerlandophone, soit bilingue (une seule chambre). Les conseillers  (15 francophones et 15 néerlandophones) sont nommés à vie par le  roi. Ils sont assistés par des assesseurs, qui sont des juristes  spécialisés dans un domaine particulier, nommés par le roi pour une  période de cinq ans. Le Conseil d´État comprend également un  auditorat, chargé de l´instruction des affaires. Son avis revêt un poids  particulier à l'audience de la section d'administration. Site du Conseil  d'État   
  • 66. Conseil de  gouvernement  Réunion commune des ministres et des secrétaires d´État fédéraux.  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Conseil de l´Europe  Organisation intergouvernementale ayant pour objectif la défense  des valeurs politiques fondamentales : la démocratie, les droits de  l´homme et l´État de droit. Créé en 1949, le Conseil de l´Europe est la  plus ancienne organisation européenne. Le nombre de ses membres  est passé de 10 États à l´origine à 47 États en 2012. Si le Conseil de  l´Europe est totalement indépendant de l´Union européenne, en faire  partie constitue cependant un préalable à l´adhésion à l´Union.  Depuis 1989, le Conseil de l´Europe a joué le rôle de « sas d´accueil »  pour les pays d´Europe de l´Est. La liste des accords internationaux  conclus au sein du Conseil de l´Europe compte aujourd´hui plus de  200 traités, conventions et protocoles. Ceux‐ci sont signés par les  États puis ratifiés par les parlements nationaux avant d´entrer en  vigueur. Parmi les plus importants d´entre eux figure la Convention  européenne des droits de l´homme, dont l´application est vérifiée par  la Cour européenne des droits de l´homme. Citons également la  Charte sociale européenne (1961), qui garantit les droits  fondamentaux dans les domaines de la famille, de l´assurance sociale  et de la représentation syndicale, et la Convention‐cadre pour la  protection des minorités nationales, qui a été conclue en 1994 et est  entrée en vigueur le 1er janvier 1998. La Belgique a signé cette  Convention, mais ne l´a pas encore ratifiée. Les organes principaux du  Conseil de l´Europe sont : ‐ le Comité des ministres : il rassemble les  ministres des Affaires étrangères des États membres. C´est l´organe  décisionnel ; ‐ l´Assemblée parlementaire : elle rassemble des  représentants des parlements des États membres, en nombre  proportionnel à leur population. Elle adopte des recommandations et  des résolutions, et exprime des opinions. Le Conseil de l´Europe  comprend également le secrétariat général, dirigé par un secrétaire  général élu pour cinq ans par l´Assemblée sur proposition du Comité  des ministres, et le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux de  l´Europe, créé en 1994 et composé de deux chambres où siègent des  membres des assemblées régionales et locales des États membres. Le  Conseil de l´Europe est établi à Strasbourg. Il ne faut pas le confondre  avec le Conseil européen ni avec le Conseil de l´Union européenne.  Site du Conseil de l´Europe    Conseil de l´Union  européenne  Institution de l'Union européenne qui détient le pouvoir législatif, le  plus souvent conjointement avec le Parlement européen, et exerce  des fonctions budgétaires, d'orientation des politiques et de  coordination. Le Conseil de l’Union européenne (appelé aussi Conseil  des ministres, ou simplement Conseil) est constitué par un ou parfois  plusieurs représentants de chaque gouvernement des États membres  de l’Union européenne au niveau ministériel. Ces représentants  diffèrent selon les matières traitées. Par exemple, dans sa formation  « Affaires économiques et financières », le Conseil rassemble les  ministres en charge de l’Économie et des Finances des pays membres.  Depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne le 1er décembre 
  • 67. 2009, le Conseil compte dix formations selon les matières traitées : ‐  Affaires générales ; ‐ Affaires étrangères ; ‐ Affaires économiques et  financières ; ‐ Justice et Affaires intérieures ; ‐ Emploi, Politique  sociale, Santé et Consommateurs ; ‐ Compétitivité (Marché intérieur,  Industrie, Recherche et Espace) ; ‐ Transports, Télécommunications et  Énergie ; ‐ Agriculture et Pêche ; ‐ Environnement ; ‐ Éducation,  Jeunesse, Culture et Sport. La présidence du Conseil de l'Union  européenne est exercée à tour de rôle par chaque pays membre pour  une durée de six mois, à l'exception du Conseil des Affaires  étrangères, qui est présidé par le haut représentant de l'Union pour  les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, sauf lorsque le  conseil traite de politique commerciale. Le Conseil siège à Bruxelles. Il  a pour missions principales : ‐ l’adoption de la législation européenne,  dans certains domaines conjointement avec le Parlement européen ; ‐  la coordination des orientations des politiques économiques des États  membres ; ‐ la conclusion des accords internationaux entre l’Union  européenne et des pays tiers ou des organisations internationales ; ‐  le budget de l’Union, conjointement avec le Parlement européen ; ‐ la  Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ; ‐ la coopération  judiciaire et policière. Le Conseil prend ses décisions soit à la majorité  qualifiée (procédure la plus courante), soit à l’unanimité (notamment  pour la fiscalité, la protection sociale, l'adhésion de nouveaux États à  l'Union européenne, la politique étrangère et de défense commune  et la coopération policière opérationnelle entre les États membres).  Le nombre de voix dont disposent les États membres est pondéré en  fonction de leur population, avec un mécanisme correcteur qui  favorise les plus petits pays. Le total des voix est de 345. La majorité  qualifiée est atteinte avec 255 voix, représentant au moins la majorité  simple des États si la proposition émane de la Commission  européenne et 2/3 des États si la proposition n’émane pas de la  Commission. Un État membre peut demander de vérifier que la  majorité qualifiée représente au moins 62 % de la population de  l’Union. Ce système de majorité qualifiée, qui date du Traité de Nice,  sera modifié, en application du Traité de Lisbonne, une première fois  en 2014, et une deuxième fois en 2017, pour aboutir à un nouveau  système de double majorité qui requiert les voix de 55 % des États  représentants 65 % de la population de l'Union. Le Conseil est assisté  par un secrétariat général. Le Conseil se prononce sur les textes qui  lui sont soumis par la Commission. Ses délibérations sont préparées  par le Comité des représentants permanents des États membres  (COREPER). Il ne faut pas confondre le Conseil de l'Union européenne  avec le Conseil européen, qui rassemble les chefs d'État et de  gouvernements, et qui a d'autres fonctions. Site du Conseil de l’Union  européenne    Conseil de la  Communauté  germanophone  Cette définition sera bientôt mise en ligne.   
  • 68. Conseil de la  concurrence  Juridiction administrative qui a des compétences de décision, de  proposition et d´avis en matière de protection de la concurrence  économique Constitué en 1991 et mis en place en 1999, le Conseil de  la concurrence a vu ses missions étendues par les lois du 10 juin 2006  sur la protection de la concurrence économique et instituant le  Conseil de la concurrence. La réforme prévoit un système  d´interdiction des pratiques restrictives de concurrence et de contrôle  préalable des concentrations, qui s´appuie sur cinq instances : le  Conseil de la concurrence, l´Auditorat, le greffe, le Service de la  concurrence du SPF Économie, PME, Classes moyennes et Énergie et  la Commission de la concurrence (commission consultative instituée  au sein du Conseil central de l´économie (CCE)). Le Conseil de la  concurrence est chargé du contrôle des cartels et des ententes sur les  prix, de la répression de l´abus de position dominante et de l´analyse  des concentrations (à partir de seuils définis par la loi, révisables tous  les trois ans par arrêté délibéré en Conseil des ministres). Le Conseil  de la concurrence est composé d´une assemblée générale, d´un  auditorat et d´un greffe. L´assemblée générale du Conseil est  composée de douze conseillers, nommés pour un mandat de six ans.  Le président, le vice‐président et quatre conseillers exercent leurs  fonctions à plein temps. Le Conseil est divisé en chambres,  composées chacune de trois conseillers, auxquelles le président  distribue les affaires à traiter. L´auditorat, composé de minimum six  et de maximum dix membres nommés par le Roi, est chargé de  recevoir les plaintes, de diriger et d´organiser l´instruction et de  veiller à l´exécution des décisions prises par le Conseil de la  concurrence. Le greffe assure le secrétariat du Conseil, sous la  direction de son président. Les dossiers traités par le Conseil de la  concurrence peuvent être ouverts sur la base de plaintes, de sa  propre initiative, ou obligatoirement pour les entreprises qui  dépassent certains seuils de chiffre d´affaires. La cour d´appel de  Bruxelles est compétente pour traiter les recours contre les décisions  du Conseil de la concurrence et de son président. Les parties  concernées peuvent par ailleurs introduire un recours en annulation  devant le Conseil d´État contre les décisions du Conseil en matière de  concentrations. Enfin, le Conseil de la concurrence peut traiter, dans  certains cas, les recours contre les décisions rendues par les autorités  sectorielles de régulation. Le Conseil de la concurrence doit coopérer  avec ces dernières, notamment la Commission de régulation de  l´électricité et du gaz (CREG), l´Institut belge des services postaux et  des télécommunications (IBPT) et le Conseil supérieur de l´audiovisuel  (CSA). Depuis mai 2005, la législation mise en place au niveau  européen prévoit la décentralisation du contrôle européen en  matière de concurrence au niveau des États membres jusqu´à un  certain niveau d´importance des affaires. En ce qui concerne des cas  purement nationaux, les services de la Commission européenne ne  conservent qu´un pouvoir d´évocation. Outre des réunions  semestrielles avec la direction générale de la Concurrence de l´Union  européenne, le Conseil de la concurrence participe au niveau  européen à la mise en œuvre de la modernisation du droit de la 
  • 69. concurrence. Page du site du SPF Économie consacrée à la  concurrence    Conseil de la  Couronne  Réunion des ministres d’État et des ministres en exercice, sous la  présidence du roi. Institution coutumière, purement consultative, le  Conseil de la Couronne ne peut prendre de décision impliquant la  responsabilité ministérielle. Le Conseil de la Couronne s’est réuni : ‐  en juillet 1870 pour déterminer s’il fallait réunir les Chambres en  session extraordinaire ou maintenir l’arrêté de dissolution qui venait  d’être pris ; ‐ le 2 août 1914 à la suite de l’ultimatum allemand ; ‐ le 4  mai 1919 pour examiner le traité de Versailles ; ‐ le 22 juillet 1950  pour entendre une communication du roi Léopold III ; ‐ le 18 février  1960 pour donner son avis sur les résolutions de la conférence belgo‐ congolaise de la table ronde.    Conseil des  ministres  Réunion de l´ensemble des ministres fédéraux. Cette définition sera  bientôt mise en ligne.    Conseil européen  Réunion périodique des chefs d’État et de gouvernement des États  membres de l’Union européenne, également appelée « Sommet  européen ». La tenue régulière de réunions des chefs d’État et de  gouvernement n’avait pas été prévue par le Traité de Rome créant la  Communauté économique européenne. La nécessité de tenir des  réunions périodiques autour de la dynamique générale de la  construction européenne s’est toutefois imposée dès le début des  années 1970. À partir de 1975, les réunions régulières du Conseil  européen succèdent aux sommets occasionnels. Même si les Traités  de Maastricht, d'Amsterdam et de Nice font mention du rôle  d'impulsion et d'orientation générale du Conseil européen, c'est le  Traité de Lisbonne qui en fait une institution de l'Union européenne,  séparée du Conseil de l´Union européenne. Il est composé de chefs  d’État et de gouvernement de tous les États membres ainsi que du  président de la Commission européenne. Le Conseil européen se  réunit au moins quatre fois par an, mais peut être convoqué plus  souvent par son président. Jusqu'à l'entrée en vigueur du Traité de  Lisbonne, le Conseil européen était présidé par le chef de l'État qui  exerçait la présidence semestrielle du Conseil de l´Union européenne.  Depuis l'entrée en vigueur de ce traité, il élit un président, qui  n'exerce pas de mandat national, pour une durée de deux ans et  demi, renouvelable une fois. Le premier président permanent a été  élu lors d'un Conseil européen extraordinaire en novembre 2009. Il  s'agit du Belge Herman Van Rompuy. Il a été réélu pour un nouveau  mandat le 1er mars 2012. Le Conseil européen est chargé de définir  les orientations politiques générales de l’Union et de lui donner les  impulsions nécessaires à son développement. C'est lui qui a décidé de  parvenir à une Union économique et monétaire qui a permis le  passage à la monnaie unique. De nouvelles politiques de l’Union ont  été initiées lors de réunions du Conseil européen tenues dans des  villes dont le nom s’attachait ainsi à la politique décidée ; par  exemple, les critères de Copenhague (critères d’adhésion à l’Union  définis au sommet de Copenhague en 1993) ou la Stratégie de 
  • 70. Lisbonne (plan de développement économique décidé à Lisbonne en  2000). En application du Traité de Nice, c’est à Bruxelles que se  tiennent les réunions du Conseil européen. Il ne faut pas confondre le  Conseil européen avec le Conseil de l´Union européenne, qui est une  institution permanente de l’Union, ni avec la Conférence  intergouvernementale (CIG), qui est un processus de négociation  intergouvernementale, ni avec le Conseil de l´Europe, une  organisation internationale créée en 1949 qui compte davantage de  membres que l'Union européenne.    Conseil national du  travail (CNT)  Organe paritaire de négociation sociale et de consultation institué au  niveau fédéral. Le Conseil national du travail est l´un des deux grands  organes (l´autre étant le Conseil central de l´économie) créés au  lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans le but d´associer les  organisations patronales et les syndicats de travailleurs à la décision  politique en matière économique et sociale. Le Conseil national du  travail a été créé par une loi du 29 mai 1952. Historiquement, la  première mission du CNT est une mission consultative. Il remet des  avis à un ministre ou au Parlement fédéral sur les matières sociales  qui sont de la compétence de l´Autorité fédérale : le droit social  (relations individuelles et collectives de travail), la sécurité sociale,  etc. Si l´avis préalable du Conseil est requis pour l´adoption de  mesures d´exécution de nombreuses lois, l´avis conforme est  cependant exceptionnellement exigé. La loi du 5 décembre 1968 sur  les conventions collectives de travail et les commissions paritaires a  donné au CNT le pouvoir de conclure des conventions collectives de  travail. Celles‐ci s´étendent le plus souvent à l´ensemble des branches  d´activité mais peuvent se limiter à certaines d´entre elles. En outre,  le CNT peut conclure une convention pour une branche d´activité qui  ne relève pas d´une commission paritaire instituée, ou lorsqu´une  commission paritaire instituée ne fonctionne pas. À côté de ces  missions générales, des tâches consultatives plus spécialisées  incombent au Conseil national du travail en vertu de lois particulières.  Par exemple, la loi du 26 juillet 1996 relative à la promotion de  l´emploi et à la sauvegarde préventive de la compétitivité stipule que  le Conseil central de l´économie et le CNT remettent deux fois par an  un rapport commun sur l´évolution de l´emploi et du coût salarial en  Belgique et dans les États membres de référence de l´Union  européenne, sur la politique en matière d´emploi et de salaires ainsi  que sur les aspects structurels de la compétitivité et de l´emploi. Les  deux conseils formulent le cas échéant des suggestions en vue  d´apporter des améliorations. Le Conseil national du travail compte,  outre le président, qui est une personnalité indépendante choisie par  le Ministre de l´Emploi et du Travail pour ses compétences en matière  sociale et économique, vingt‐six membres effectifs et autant de  membres suppléants. Ceux‐ci sont nommés par le Roi pour une durée  de quatre ans ; leur mandat est renouvelable. Les sièges sont répartis  paritairement entre les organisations interprofessionnelles les plus  représentatives des employeurs et des travailleurs. Depuis 2010 la  représentation des employeurs comporte un délégué d´une  organisation patronale du secteur non marchand. Site du CNT   
  • 71. Conseil provincial  Assemblée élue pour une période de six ans par la population de la  province, et qui adopte des règlements et des ordonnances. Cette  définition sera bientôt mise en ligne.    Conseil supérieur  de l´audiovisuel  (CSA)  Autorité administrative indépendante chargée de la régulation de la  radiodiffusion en Communauté française. Le CSA a été créé en 1987  sous la forme d´un organe consultatif intégré à l´administration de la  Communauté française. Le décret du 24 juillet 1997 lui a octroyé des  compétences de contrôle et de sanction parallèlement à une  indépendance institutionnelle. Le décret du 27 février 2003 lui donne  le statut d´autorité administrative indépendante, dotée de la  personnalité juridique et la plénitude des compétences en matière  d´autorisation des radios et télévisions tout en élargissant ses  missions de contrôle. Il le charge également d´assurer le pluralisme  de l´offre médiatique et de veiller en permanence à la transparence  des structures économiques des entreprises du secteur ainsi qu´à leur  indépendance. Le CSA est compétent pour autoriser tout service de  radiodiffusion sonore de tout éditeur de services privé dans le cadre  du cadastre des fréquences hertziennes défini par le gouvernement  de la Communauté française. En d´autres termes, c´est le  gouvernement de la Communauté française qui détermine les  fréquences utilisables et le CSA qui détermine qui les utilise. Le CSA  est dirigé par un bureau, composé du président et de trois vice‐ présidents, dont les compétences sont similaires à celles d´un conseil  d´administration. Il assure la cohérence des travaux des deux collèges  : le Collège d´autorisation et de contrôle et le Collège d´avis. Le  Collège d´autorisation et de contrôle est composé de dix membres  (dont les membres du bureau) nommés pour leurs compétences dans  les matières traitées par le régulateur et qui sont soumis à un régime  d´incompatibilité stricte pour en assurer l´indépendance à l´égard des  pouvoirs politiques et économiques. C´est l´organe qui a en charge les  autorisations des éditeurs (par exemple, la RTBF ou MCM Belgique),  les prises en compte des déclarations des distributeurs de services  (par exemple Be TV ou Belgacom TV) et des opérateurs de réseaux  (par exemple Brutélé ou Seditel), qui assure les contrôles annuels des  acteurs en Communauté française, qui décide de sanctions à leur  encontre en cas de manquements aux lois et règlements en matière  d´audiovisuel sur plaintes du public ou d´initiative, etc. Le Collège  d´avis est composé de trente membres auxquels se joignent les  membres du bureau. Organe consultatif, il est représentatif des  métiers de la radiodiffusion et des infrastructures en Communauté  française. Il rend des avis ou émet des recommandations d´initiative  ou sur demande du gouvernement ou du Parlement de la  Communauté française. Un accord de coopération entre le  gouvernement fédéral et les gouvernements de communautés a été  conclu le 17 novembre 2006 pour la gestion des infrastructures de  communications électroniques conjointes. L´accord institue  notamment une Conférence des régulateurs du secteur des  télécommunications électroniques (CRC), qui réunit le CSA, l´Institut  belge des services postaux et des télécommunications (IBPT), le  Vlaamse Regulator voor de Media (VRM) et le Medienrat. Les organes 
  • 72. de régulation de 42 pays européens se sont dotés d´une instance  commune, l´European Platform of Regulatory Authorities (EPRA). Par  ce biais, le CSA a participé, dans le contexte de la préparation de la  nouvelle directive sur les services de médias audiovisuels, aux  discussions avec l´European Regulators Group (ERG) sur les  implications en termes de régulation de la convergence entre  secteurs des médias et des télécommunications. De son côté, la  Commission européenne va lancer une consultation publique sur la  télévision connectée au deuxième semestre 2012 et mettre à jour ses  lignes directrices sur la publicité télévisée en 2013. Site du CSA site du  VCM site du Medienrat site de l´IBPT site de l´EPRA    Conseil supérieur  de la justice  Organe chargé de la présentation des candidats aux postes de  magistrat, du contrôle du fonctionnement de la justice, et d'émettre  des avis et des propositions sur le fonctionnement de la justice. La  création du Conseil supérieur de la justice est l'une des principales  mesures décidées dans le cadre de la réforme de la justice  enclenchée après l'affaire Dutroux. Elle s'est faite par la révision de  l'article 151 de la Constitution, en 1998. L'un des objectifs principaux  de la mise en place du Conseil est de rompre avec la pratique des  nominations politiques au sein de la magistrature. Le Conseil se  compose de 44 membres, selon une double parité linguistique et  professionnelle : 22 membres francophones et 22 membres  néerlandophones ; 22 magistrats et 22 non‐magistrats. Les magistrats  sont élus au scrutin secret par et parmi leurs pairs. Les membres non‐ magistrats sont nommés par le Sénat. Les compétences du Conseil  sont les suivantes : ‐ la présentation des candidats aux postes de  magistrat ; ‐ les règles d'accès à ces postes et la formation des  magistrats ; ‐ la rédaction d'avis et de propositions sur le  fonctionnement de la justice ; ‐ la réception et le traitement des  plaintes concernant le fonctionnement de la justice. Le Conseil est  indépendant tant du pouvoir judiciaire que du pouvoir exécutif. Il  dispose d'un pouvoir d'enquête. Il rédige un rapport annuel. Le  Conseil est organisé en deux collèges, l'un francophone et l'autre  néerlandophone. Au sein de chaque collège il y a deux commissions :  la commission de nomination et de désignation et la commission  d'avis et d'enquête. Site du Conseil supérieur de la justice    Conseil supérieur  des finances (CSF)  Organe consultatif fédéral compétent en matière de politique  budgétaire, financière et fiscale. Le Conseil supérieur des finances est  institué auprès du Service public fédéral Finances. Il est chargé  d´assister le ministre des Finances dans l´élaboration et l´application  des lois, des règlements et de toutes mesures ayant trait à la politique  financière et à la politique fiscale. Le Conseil est présidé par le  ministre des Finances. Il se compose de : 1° six membres nommés en  raison de leurs compétences dans les domaines budgétaire et  économique : ‐ trois membres sur proposition de la Banque nationale  de Belgique ; ‐ un membre sur proposition du Ministre des Finances ;  ‐ un membre sur proposition du Ministre du Budget ; ‐ un membre sur  proposition du Ministre des Finances et du Ministre du Budget ; 2° six  membres nommés en raison de leurs compétences le domaine  financier et économique, sur la proposition du Ministre des Finances 
  • 73. et du Ministre du Budget et sur présentation des gouvernements des  communautés et des régions ; 3° six membres nommés en raison de  leurs compétences dans le domaine fiscal et présentés par les  gouvernements des entités fédérées ; 4° quatre membres nommés en  raison de leurs compétences dans le domaine fiscal et parafiscal sur la  proposition du Ministre des Finances dont deux sont présentés par le  Ministre du Budget et un présenté respectivement par le Ministre des  Affaires sociales et par le Bureau fédéral du plan ; 5° deux membres  nommés en raison de leurs compétences et expérience dans le  domaine fiscal sur la proposition du Ministre des Finances ; 6° les  deux vice‐présidents. Le mandat des membres du Conseil est de cinq  ans ; il est renouvelable. Il comporte deux sections permanentes et un  comité d´étude. La section « Besoins de financement des pouvoirs  publics » publie chaque année deux avis : ‐ au mois de mars, une  évaluation de l´exécution du programme de stabilité de la Belgique au  cours de l´année précédente ; ‐ au mois de juin, un rapport annuel sur  les besoins de financement des différents pouvoirs publics belges  ainsi que sur la politique budgétaire à suivre. Elle émet, d´initiative ou  à la demande du ministre des Finances, un avis quant à l´opportunité  de restreindre la capacité d´emprunt d´un ou de plusieurs pouvoirs  publics. La section « Fiscalité et parafiscalité » donne des avis sur les  problèmes généraux et spécifiques en matière de fiscalité et de  parafiscalité. Elle contrôle le transfert aux administrations locales des  recettes fiscales perçues au niveau fédéral. La loi du 5 septembre  2001 portant garantie d´une réduction continue de la dette publique  et création d´un Fonds de vieillissement crée le Comité d´étude sur le  vieillissement au sein du Conseil supérieur des finances, qui est  chargé de la rédaction d´un rapport annuel sur les conséquences  budgétaires et sociales du vieillissement moyen de la population. Site  du Conseil supérieur des finances    Consensus  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Constitution  Charte fondamentale qui détermine la forme de gouvernement d’un  État, qui proclame les droits et libertés des citoyens et qui précise  l’organisation des pouvoirs. Sous l’Ancien Régime, le terme de  Constitution désignait l’ensemble des privilèges, libertés et franchises  caractéristiques d’une principauté. Les premières Constitutions  écrites ont été la Constitution des États‐Unis de 1787, la Constitution  polonaise du 3 mai 1791 et la Constitution française du 3 septembre  1791. Si la première est toujours en vigueur, les deux suivantes n’ont  été en application que pendant à peine plus d’un an. Œuvre du  Congrès national élu le 3 novembre 1830 et réuni pour la première  fois le 10 novembre, la Constitution belge a été décrétée le 7 février  1831 et promulguée le lendemain. Ses sources principales furent : la  Loi fondamentale du Royaume des Pays‐Bas de 1815, la Charte  constitutionnelle française de 1830 (et donc aussi la Charte «  octroyée » de 1814), la Constitution française de 1791, sans oublier  une certaine influence du droit constitutionnel anglais. Le Congrès  national fit œuvre originale en quelques matières, notamment les  libertés d’enseignement et d’association, les rapports de l’Église et de  l’État, la composition du Sénat. La Constitution belge servit à son tour 
  • 74. de source d’inspiration lors de l’élaboration des chartes  fondamentales de nombreux États, en Europe et hors d’Europe. La  Constitution a été révisée de multiples fois depuis 1893, dans un  premier temps pour permettre le passage du suffrage censitaire au  suffrage universel, dans un second temps pour permettre le passage  de l’État unitaire à l’État fédéral. De nombreuses révisions ont  également été décidées sur des points particuliers. La Constitution de  1831 et les articles révisés en 1893 ne furent rédigés qu’en français.  Compte tenu de la législation en matière d’emploi des langues  adoptée entre‐temps, les articles révisés en 1920‐1921 le furent  également en néerlandais. Il faudra attendre 1967 pour que le texte  entier soit officiellement établi en néerlandais. Enfin, depuis 1991, le  texte de la Constitution est également établi en allemand. En 1994, il  a été décidé d’adapter la numérotation des articles et des  subdivisions d’articles et la subdivision de la Constitution en titres,  chapitres et sections, de modifier la terminologie des dispositions non  soumises à révision pour les mettre en concordance avec la  terminologie des nouvelles dispositions, et d’assurer la concordance  entre les textes français, néerlandais et allemands de la Constitution.  La procédure de révision de la Constitution, instituée par son article  195, est très contraignante. Outre la nécessité de réunir une majorité  spéciale, la procédure ne permet de réviser que les articles déclarés  ouverts à révision au cours de la législature précédente. Cette  contrainte étant de nature à empêcher la mise en œuvre de la  sixième réforme de l'État, qui exigeait de réviser des articles de la  Constitution qui n'avaient pas été déclarés ouverts à la révision,  l'article 195 a été complété, le 12 mars 2012, par une disposition  transitoire permettant aux Chambres constituées après les élections  du 13 juin 2010 de réviser une liste définie d'articles dans le sens  indiqué par cette disposition, sens correspondant à l'accord de  réformes institutionnelles du 11 octobre 2011.    Consultation  Procédure par laquelle une autorité publique demande ou reçoit  l´avis de représentants du domaine concerné en vue d´être éclairée  dans sa prise de décision. La consultation peut être informelle ou être  plus ou moins formalisée. On parle de consultation informelle pour  désigner un avis auquel n´est donné aucune publicité particulière ou  qui n´est prévu par aucun texte législatif. La pratique du « livre vert »  au niveau européen apparaît comme davantage formalisée dans la  mesure où la demande d´avis est présentée officiellement aux milieux  concernés par la décision en préparation. La consultation a atteint un  haut degré de formalisation en Belgique avec la création, au  lendemain de la Seconde Guerre mondiale, du Conseil central de  l´économie et du Conseil national du travail. Ces deux organes  consultatifs réunissant, à parité de nombre, des représentants des  employeurs et des travailleurs ont été légalement chargés de  remettre des avis au Parlement et au gouvernement, soit à la  demande de ceux‐ci, soit d´initiative. Pour les groupes représentatifs  d´intérêts économiques et sociaux, la consultation ainsi organisée  leur permet de participer à la décision politique. La création de cette  « fonction consultative » fut saluée à l´époque comme le point de  départ d´une démocratie économique et sociale complétant la 
  • 75. démocratie politique. La consultation en matière économique et  sociale s´est développée dans d´autres organes spécialisés. On peut  citer les comités de gestion des organismes parastataux de sécurité  sociale, le Conseil supérieur des indépendants et des PME, le Conseil  de la consommation et le Conseil supérieur de l´emploi. Certains  organes consultatifs comprennent des experts nommés pour leur  compétence reconnue dans ces matières. Mais le plus souvent, les  membres d´un organe consultatif sont choisis par l´autorité publique  sur des listes présentées par les milieux concernés et représentés.  Parmi les grands organes consultatifs dans des matières autres que la  politique économique ou la politique sociale, on peut citer au niveau  fédéral le Conseil supérieur des finances, le Conseil supérieur de la  justice, le Conseil fédéral du développement durable et le Comité  consultatif de bioéthique de Belgique. Les communautés et les  régions ont également créé des organes consultatifs dans les matières  de leur compétence. Les régions ont notamment créé des conseils  consultatifs dans les matières économiques et sociales,  d´environnement, d´urbanisme, etc. En Communauté française,  citons le Conseil supérieur de l´audiovisuel, le Conseil de l´éducation  et de la formation et le Conseil supérieur de l´éducation permanente.  La force d´un avis émis par un organe consultatif réside dans son  caractère unanime. Bien que l´autorité publique ne soit pas  contrainte de suivre un avis unanime, elle est assurée qu´en suivant  cet avis elle va dans le sens du « consensus social » qu´elle recherche  lors des grandes décisions ou des grandes réformes. Si l´organe  consulté n´arrive pas à dégager un avis unanime, l´avis est dit partagé  et contient les opinions exprimées en son sein. La décision politique  qui suivra éventuellement l´avis ne réunira pas les conditions d´un  consensus et sera l´objet d´une insatisfaction plus ou moins forte de  la part de l´un ou l´autre segment de la société représenté. Voir aussi  : négociation sociale, concertation économique et sociale    Consultation  populaire  Mécanisme de vote par lequel on demande à la population de  marquer sa préférence entre deux ou plusieurs décisions possibles  sur un sujet donné. Comme le référendum avec lequel on la confond  souvent, la consultation populaire est un mécanisme de démocratie  directe : la population est invitée à voter directement sur une ou des  questions bien déterminées afin d´exprimer son choix. Dans les deux  cas, les résultats se mesurent en nombre de votes en faveur de  chaque option, ce qui permet de dégager une majorité lorsque deux  options sont proposées (pour ou contre le projet de Constitution  européenne, etc.). En cas de référendum, la population impose son  choix, qui doit obligatoirement être mis en pratique par les autorités.  Par contre, comme son nom l´indique, la consultation populaire  consiste à demander simplement l´avis de la population et non  l´expression de sa volonté : les autorités sont libres de suivre cet avis  ou non. Le référendum n´étant pas prévu par la Constitution, qui  définit la manière dont les pouvoirs s´exercent, on considère qu´il est  interdit en Belgique. La consultation populaire est par contre  autorisée au niveau des provinces et des communes, qui peuvent en  organiser dans les matières qui sont de leur compétence. Une  révision de la Constitution permettra peut‐être bientôt l´organisation 
  • 76. de consultations populaires à l´échelle des régions, là aussi dans les  matières qui sont de leur compétence. La consultation populaire  organisée le 12 mars 1950 pour chercher une issue à la Question  royale reste la seule qui ait été organisée à l´échelle de tout le pays : il  s´agissait d´une initiative exceptionnelle, non prévue par la  Constitution. On peut distinguer les consultations populaires selon  leur objet : il peut s´agir de se prononcer sur un projet de Constitution  ou sur une révision de la Constitution, de confirmer, de modifier ou  d´abroger une loi, de décider de l´implantation d´une infrastructure,  etc. La décision d´organiser une consultation populaire peut être  confiée à une assemblée politique, à un pouvoir exécutif  (gouvernement, collège des bourgmestre et échevins…) ou à la  population elle‐même. Dans ce dernier cas, il faut qu´un nombre  déterminé de citoyens demande le recours au vote dans telle ou telle  matière, l´autorité concernée étant contrainte d´organiser la  procédure de vote si le seuil fixé est atteint. Il n´est pas rare que la  Constitution ou la loi interdise que certains sujets fassent l´objet  d´une consultation, parce qu´ils sont trop fondamentaux pour être  mis en jeu, ou susceptibles de nourrir une controverse douteuse. En  Belgique, la Nouvelle loi communale interdit toute consultation sur  les questions financières, les questions de personnes et l´inscription,  dans les communes, de certaines catégories d´étrangers. Les  conditions imposées aux citoyens pour pouvoir participer à une  consultation populaire peuvent être plus souples que les conditions  permettant de bénéficier du droit de vote : en Belgique, c´est le cas  de l´âge minimum (16 ans) et de la nationalité (aucune exclusion).    Contrôle  budgétaire  Procédure de confrontation entre les données budgétaires initiales et  les réalisations (recettes et dépenses effectives). Cette définition sera  bientôt mise en ligne.    Convention  collective de travail  (CCT)  Accord conclu entre un employeur ou des représentants  d´employeurs d´une part, et des représentants de travailleurs d´autre  part. On situe au lendemain de la guerre 1914‐1918 le début de la  pratique des conventions collectives. Celles‐ci sont conclues  principalement au niveau sectoriel parallèlement à la création des  premières commissions paritaires, dans les grands secteurs industriels  (mines, sidérurgie, etc.). Les conventions collectives sont donc  apparues bien avant qu´une loi ne leur donne un statut légal et les  fasse entrer dans la hiérarchie des normes juridiques de droit. C´est  en effet la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions collectives de  travail et les commissions paritaires qui a défini les règles à respecter  par les commissions paritaires et le Conseil national du travail  concernant la forme et la publicité des conventions qu´ils concluent,  ainsi que les règles qui concernent la représentativité des parties qui  concluent un accord. La pratique de la négociation sociale aboutissant  à la signature de conventions a été possible grâce à la reconnaissance  mutuelle des organisations patronales et des syndicats comme  interlocuteurs légitimes. Du côté patronal, cette pratique a pour  avantage d´apaiser les conflits du travail, une convention collective  étant censée s´accompagner de la paix sociale durant sa période de  validité. La liberté de conclure des conventions collectives dans les 
  • 77. entreprises, dans les commissions paritaires et au Conseil national du  travail est un élément central du système des relations collectives du  travail. L´existence d´une convention collective a pour effet que les  aspects du contrat individuel de travail qu´elle couvre ne sont plus  réglés par des ententes bilatérales entre chaque travailleur et son  employeur, mais par la négociation entre des représentants  d´employeurs et des représentants des travailleurs, négociation dont  les résultats s´appliquent à tous les travailleurs repris dans le champ  d´application de la convention. Les conventions collectives règlent  des matières comme le niveau des salaires (augmentation salariale,  primes, salaire minimum, etc.), la liaison des salaires à l´index, la  durée hebdomadaire du travail, la formation professionnelle, les  prépensions, les nouvelles technologies, le travail intérimaire, etc.  Une convention collective de travail peut être rendue obligatoire par  arrêté royal à la demande d´une des parties signataires. Cette  procédure a pour effet d´élargir le champ d´application de la  convention quant aux entreprises couvertes. Les accords  interprofessionnels ne sont pas des conventions collectives au sens  de la loi de 1968. Pour appliquer certaines de leurs dispositions, des  conventions collectives de travail sont à conclure au sein du Conseil  national du travail et des commissions paritaires.    Convention  européenne des  droits de l´homme  Traité signé par les États membres du Conseil de l’Europe le 4  novembre 1950. La Convention de sauvegarde des droits de l’homme  et des libertés fondamentales, dite Convention européenne des droits  de l´homme, est entrée en vigueur le 3 septembre 1953. Suite à  l’élargissement progressif du Conseil de l´Europe, elle vise aujourd'hui  à protéger les droits de près de 850 millions de citoyens européens.  La Convention a pour objectif premier de permettre l’application  concrète de la Déclaration universelle des droits de l´homme,  proclamée par l’assemblée des Nations unies le 10 décembre 1948.  Elle institue une procédure juridique qui permet aujourd’hui à tout  citoyen d’un État membre du Conseil de l’Europe de déposer une  requête devant la Cour européenne des droits de l’homme contre  l’État dont il estime qu’il viole les droits qui lui sont garantis par la  Convention. Un État peut également déposer lui‐même une requête.  La Cour est composée d’un nombre de juges égal à celui des États  contractants, élus par l’Assemblée parlementaire du Conseil de  l’Europe. Ils siègent à titre personnel. La Cour européenne des droits  de l’homme a vu sa charge de travail augmenter rapidement au cours  des dernières années, et des projets de réforme sont en discussion.  La Convention européenne des droits de l’homme a été complétée  par des protocoles additionnels, dont le Protocole n° 6 qui proclame  l’abolition de la peine de mort (1985). Depuis 1999, un commissaire  aux droits de l’homme est élu pour six ans par l’Assemblée  parlementaire du Conseil de l’Europe parmi trois candidats proposés  par le Comité des ministres. Il a pour tâches la promotion du respect  effectif des droits de l’homme, l’éducation et la sensibilisation aux  droits de l’homme et l’identification des insuffisances dans le droit et  la pratique des États membres. Site de la Cour européenne des droits  de l’homme   
  • 78. Conventions de  Genève  Traités qui protègent les droits des non‐combattants en temps de  guerre. Adoptées en 1949 sous les auspices du Comité international  de la Croix‐Rouge, les quatre Conventions de Genève sont une base  fondamentale du droit humanitaire international. En cas de guerre,  elles protègent les droits de ceux qui ne combattent pas (les civils) ou  ne combattent plus (les blessés et les prisonniers). Elles sont les  héritières de conventions antérieures conclues dès 1864. Les  conventions imposent le respect des droits fondamentaux de la  personne humaine même en cas de conflit armé, dans la ligne de la  Déclaration universelle des droits de l´homme adoptée aux Nations  unies en 1948. La première convention concerne le sort des blessés et  des malades dans les forces armées en campagne ; la deuxième  convention concerne le sort des blessés, des malades et des  naufragés des forces armées sur mer ; la troisième convention  concerne le traitement des prisonniers de guerre ; la quatrième  convention concerne la protection des civils. Les États contractants  ont l’obligation d’incorporer les dispositions des conventions dans  leur législation nationale et de prévoir des sanctions aux infractions.  De plus, les conventions prévoient l’universalité de la juridiction pour  les infractions graves : chaque pays peut ainsi en poursuivre les  auteurs. Le projet de création d’une juridiction internationale chargée  spécifiquement de l’application des conventions n’a pas été retenu  dans leur rédaction finale. La Cour pénale internationale, installée en  juillet 2002 et dont 120 États ont ratifié le statut, est cependant  compétente pour les infractions graves aux conventions de Genève  (crimes de guerre). En 1977, deux protocoles additionnels ont été  adoptés. Ils concernent la protection des victimes dans les conflits  internationaux et non internationaux. Au 1er janvier 2005, 192 États  avaient ratifié les Conventions de Genève ; respectivement 162 et 157  avaient ratifié les protocoles additionnels. Le dépositaire des  Conventions et des ratifications est le département suisse des Affaires  étrangères à Berne. Site du Comité international de la Croix‐Rouge  site de la Cour pénale internationale    Cordon sanitaire  Accord politique passé entre les partis démocratiques flamands pour  empêcher toute participation au pouvoir de partis d´extrême droite.  Par extension, l´expression s´emploie aussi du côté francophone du  pays. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Cour  constitutionnelle  Cour qui règle les conflits de compétence et veille à l´application de  certains droits fondamentaux garantis par la Constitution. Jusqu´en  mai 2007, la Cour constitutionnelle s´appelait la Cour d´arbitrage. Elle  a été créée en 1980 pour régler les conflits de compétence, c´est‐à‐ dire les conflits susceptibles de surgir lorsqu´une composante de  l´État fédéral excède ses compétences en adoptant une législation.  Elle a aussi été chargée, à partir de 1988, de statuer sur les violations,  par une loi, un décret ou une ordonnance, des articles 10, 11 et 24 de  la Constitution (qui portent respectivement sur l´égalité des citoyens  devant la loi, sur la non‐discrimination et sur l´organisation de  l´enseignement, matière transférée aux communautés en 1988). Les  missions de la Cour ont été élargies en 2003. Elle contrôle aujourd´hui 
  • 79. le respect de l´ensemble du titre II de la Constitution (droits  fondamentaux des citoyens), ainsi que des articles 170, 172 et 191 de  la Constitution (règles fondamentales en matière d´impôts ;  élargissement aux étrangers de la protection accordée aux personnes  et aux biens). La Cour d´arbitrage, jouant le rôle de cour  constitutionnelle, en a reçu le nom en 2007. La Cour est établie par  l´article 142 de la Constitution. La Cour constitutionnelle statue par  voie d´arrêts qui ont l´autorité de la chose jugée à partir de leur  publication au Moniteur belge. Une norme annulée par la Cour est  réputée n´avoir jamais existé, sauf si l´arrêt de la Cour limite les effets  de l´annulation. La Cour peut ainsi annuler, en tout ou en partie, une  loi, un décret ou une ordonnance qui violerait un ou plusieurs articles  de la Constitution dont elle garantit le respect, ou les règles  constitutionnelles ou législatives de répartition des compétences.  Comme toute juridiction, la Cour ne peut pas se saisir d´office d´un  litige pour le trancher. Pour être amenée à contrôler la  constitutionnalité d´une norme législative dans le cadre d´un conflit  de compétence ou d´autres articles de la Constitution, la Cour peut  être saisie de deux manières : soit par des recours en annulation, soit  par des questions qui lui sont posées par une juridiction qui veut  s´assurer de la constitutionnalité d´une norme avant de l´appliquer  (on appelle ces questions des questions préjudicielles). La procédure  devant cette juridiction est suspendue en attendant l´arrêt de la Cour.  La Cour constitutionnelle est composée de douze membres : six  francophones et six néerlandophones. Ces douze membres sont  désignés en suivant un second principe de parité : ils se composent de  six spécialistes du droit et de six anciens parlementaires. Site de la  Cour constitutionnelle    Cour de justice de  l´Union  européenne  Institution chargée de veiller au respect de la législation de l’Union  européenne dans les États membres. Une Cour de justice européenne  avait été instituée en 1952 par le Traité de Paris qui créait la  Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA). Après la  signature du Traité de Rome elle est devenue la Cour de justice des  Communautés européennes (aujourd’hui Union européenne),  chargée de veiller au respect de la législation européenne. Elle est  compétente tant pour les litiges entre les États membres et les  institutions européennes que pour ceux qui concernent les  particuliers ou les entreprises. Elle peut annuler des actes posés par  les institutions européennes et sanctionner les manquements des  États. Ainsi, lorsqu’un État membre ne satisfait pas à ses obligations,  par exemple en ne transposant pas une directive européenne dans sa  législation endéans les délais prescrits, la Commission européenne  peut saisir la Cour de justice qui peut condamner l’État fautif. Le  citoyen européen peut contester auprès de la Cour une décision prise  par une institution communautaire. Lorsqu’une affaire instruite  devant une juridiction nationale concerne un point de droit  européen, le juge national peut former un renvoi préjudiciel pour  demander à la Cour de justice son interprétation de ce point. C’est  par ce mécanisme que les arrêts de la Cour de justice en matière de  sécurité sociale ont, par exemple, établi la mobilité des assurés  sociaux dans l’Union. La Cour de justice de l'Union européenne est 
  • 80. elle‐même un ensemble d'institutions judiciaires. Elle regroupe la  Cour de justice, le Tribunal et le Tribunal de la fonction publique. Elle  est assistée si nécessaire par des tribunaux spécialisés, que peuvent  décider de créer le Conseil et le Parlement. La Cour de justice est  composée de 27 juges (un par État membre) et de 8 avocats généraux  (jusqu'à 11 en cas de demande de la Cour), nommés d'un commun  accord par les États membres pour un mandat de six ans  renouvelable. Les arrêts sont rendus à la majorité. La Cour n’est en  rien une juridiction d’appel des décisions rendues par les tribunaux  nationaux : elle n’est compétente que pour l’application du droit  européen. La Cour siège à Luxembourg. Site de la Cour de justice    Cour des comptes  Juridiction administrative qui exerce son contrôle sur tous les  comptables du Trésor. L´article 180 de la Constitution, qui crée la  Cour des comptes, précise : « Cette Cour est chargée de l´examen et  de la liquidation des comptes de l´administration générale et de tous  comptables envers le trésor public. Elle veille à ce qu´aucun article  des dépenses du budget ne soit dépassé et qu´aucun transfert n´ait  lieu. […] Elle arrête les comptes des différentes administrations de  l´État et est chargée de recueillir à cet effet tout renseignement et  toute pièce comptable nécessaire. Le compte général de l´État est  soumis à la Chambre des représentants avec les observations de la  Cour des comptes. » Sa mission est donc triple : ‐ une mission de  contrôle administratif de l´exécution correcte des budgets, tant pour  les recettes que pour les dépenses ; ‐ une mission juridictionnelle de  surveillance des comptables : elle donne quittance, c´est‐à‐dire  qu´elle atteste que leur gestion est exacte et régulière, ou elle  condamne en cas de faute ou de négligence ; ‐ une mission  d´information des assemblées législatives. La Cour ne peut juger de  l´opportunité d´une dépense ; elle vérifie seulement s´il n´y a pas  dépassement ou transfert de budget ou si une dépense n´est pas  illégale. En cas de dépassement, de transfert ou d´illégalité, elle  refuse son visa et le dossier retourne à l´autorité dont il émane avec  les motifs du refus. Le Conseil des ministres ou le gouvernement de  communauté ou de région qui a décidé de la dépense peut passer  outre au refus de visa, sous sa responsabilité. La Cour des comptes  est tenue dès lors de signaler le fait à l´assemblée parlementaire  compétente. En principe, toutes les dépenses sont soumises au visa.  Certaines dépenses fixes en sont cependant exemptées en raison de  leur périodicité (exemple : les états de paiement des pensions et  traitements). La Cour des comptes exerce son contrôle sur les  dépenses et les recettes de l´Autorité fédérale, des communautés et  des régions, des provinces ainsi que de divers organismes d´intérêt  public. Les finances communales ne sont pas soumises à son contrôle.  Les membres de la Cour sont nommés par la Chambre des  représentants pour un terme de six ans et peuvent être révoqués. Le  mandat est renouvelable. La Cour comporte une chambre française et  une chambre flamande, comprenant chacune un président, quatre  conseillers et un greffier. Le président le plus ancien porte le titre de  premier président, le greffier le plus ancien celui de greffier en chef.  Site internet de la Cour des comptes   
  • 81. Cours et tribunaux  Instances appelées à juger, c´est‐à‐dire d´une part à trancher les  litiges entre personnes physiques ou morales, d´autre part à réprimer  les infractions à la loi. Les cours et tribunaux se répartissent selon le  critère de leur compétence d´attribution en : ‐ tribunaux civils, qui  traitent les litiges opposant les parties sur leurs droits respectifs, qui  ne condamnent pas à des peines et décident des dommages encourus  et des dédommagements à régler en conséquence, et en ‐ tribunaux  répressifs ou pénaux, qui jugent de la conformité ou de la non‐ conformité d´actes à la loi, qui sanctionnent les infractions à la loi et  peuvent condamner les contrevenants à des peines plus ou moins  lourdes. Les cours et tribunaux se répartissent en outre selon le  critère de leur ressort territorial. On trouve tout d´abord 187 justices  de paix (compétentes pour les « petites » affaires civiles et  commerciales) et 34 tribunaux de police (compétents en matière  pénale pour les contraventions, c´est‐à‐dire les infractions les moins  graves). Ensuite il y a dans chacun des 27 arrondissements judiciaires  un tribunal de première instance, un tribunal de commerce (litiges  commerciaux), un tribunal du travail (droit social). Le tribunal de  première instance se compose de trois sections : tribunal civil (droit  des personnes, affaires civiles qui dépassent la compétence du juge  de paix), tribunal correctionnel (répression des délits) et tribunal de la  jeunesse (dossiers concernant des mineurs d´âge). C´est également  au sein des tribunaux de première instance que l´on trouve les juges  d´instruction et les juges des saisies. Que ce soit dans un procès au  civil ou au pénal, les parties qui ne sont pas d´accord avec le jugement  rendu par le tribunal peuvent interjeter appel, c´est‐à‐dire demander  que l´affaire soit rejugée par une juridiction supérieure. Il y a 5 cours  d´appel et 5 cours du travail. Dans chaque province (et à Bruxelles‐ Capitale) est établie une Cour d´assises. Il y en a donc 11 dans tout le  pays. La Cour d´assises est compétente pour les crimes (c´est‐à‐dire  les infractions les plus graves). Chargée de contrôler la légalité des  décisions prises en instance ou en appel, la Cour de cassation est  établie à Bruxelles ; elle est unique pour tout le pays dans la mesure  où son rôle consiste sinon à unifier du moins à harmoniser la  jurisprudence.    Culte reconnu  Culte qui bénéficie d´un financement public en application de l´article  181 de la Constitution. Six cultes sont actuellement reconnus : les  cultes catholique, protestant, israélite, anglican, islamique et  orthodoxe. Leur financement public adopte diverses formes, dont les  principales sont le paiement des traitements et pensions des  ministres du culte (pris en charge par l'Autorité fédérale), la  couverture du déficit des fabriques d'église (prise en charge par les  communes et les provinces) et, selon certaines modalités,  l´organisation de cours de religion dans les écoles publiques (prise en  charge par les communautés). C´est l´Autorité fédérale qui reconnaît  les cultes, c´est‐à‐dire qui les inscrit au rang des bénéficiaires du  financement public, tandis que ce sont les régions qui reconnaissent  les communautés locales (paroisses, mosquées…), et organisent leur  gestion. Depuis 2002, le mouvement laïque a accès, en tant que  communauté philosophique non confessionnelle, à un financement 
  • 82. public très semblable à celui dont bénéficient les cultes reconnus, à  cela près qu´il est entièrement de la compétence de l´Autorité  fédérale. Conformément au prescrit constitutionnel, l´État ne peut  s´immiscer dans la nomination des ministres des cultes. Pour chaque  culte reconnu, l´État reconnaît un interlocuteur central, souvent  dénommé organe chef de culte, chargé des rapports du culte avec les  autorités publiques. Les organes chefs de culte sont la Conférence  épiscopale des évêques catholiques, le Conseil administratif du culte  protestant et évangélique, le Consistoire central israélite de Belgique,  le Comité central anglican, l´Exécutif des musulmans de Belgique et le  Métropolite‐archevêque du patriarcat œcuménique de  Constantinople ou son représentant. Pour la laïcité organisée, le  Conseil central laïque remplit un rôle analogue. En 2006, l'Union  bouddhique belge (UBB) a déposé auprès du ministre de la Justice  une demande de reconnaissance, non pas comme culte, mais comme  communauté philosophique non confessionnelle. Dans un premier  temps, un subside provisoire, destiné à préparer la reconnaissance  définitive, a été accordé à l'ubb.    Cumul  Exercice simultané de plusieurs mandats. Dans les premières années  de l´État belge, de nombreux parlementaires étaient en même temps  fonctionnaires, magistrats, officiers, gouverneurs de province,  commissaires d´arrondissement. Autre exemple : jusqu´en 1995, un  membre d´un pouvoir législatif (assemblée parlementaire) pouvait en  même temps être membre de l´exécutif correspondant  (gouvernement), exerçant ainsi des fonctions peu compatibles (siéger  à la fois dans un gouvernement et dans l´assemblée chargée de le  contrôler). Le fait d´exercer simultanément plusieurs mandats  paraissant problématique, des règles d´incompatibilité ont été  édictées. La première fut une loi de 1848. D´autres dispositions ont  été adoptées au fil du temps, si bien qu´une coordination des  mesures prises pour éviter le cumul de mandats s´imposait. Le  Moniteur belge du 28 juillet 1999 a publié quatre lois datées du 4 mai  et une cinquième datée du 25 mai 1999 visant à limiter les cumuls de  mandats : elles fixent les règles d´incompatibilité en ce qui concerne  les mandats de parlementaire fédéral et européen, de parlementaire  régional et communautaire, de député permanent, de bourgmestre  et d´échevin. Par ailleurs, des dispositions ont été adoptées en 1995  et en 2004 qui obligent les ministres, leurs chefs de cabinet, les hauts  fonctionnaires, les députés européens, fédéraux, régionaux et  communautaires, les députés permanents des provinces, les  bourgmestres, échevins et présidents de CPAS, etc., à déposer une  liste de leurs mandats, fonctions et professions, ainsi qu´une  déclaration de patrimoine (lois spéciale et ordinaire du 2 mai 1995,  Moniteur belge du 26 juillet 1995 ; lois spéciale et ordinaire du 26 juin  2004, Moniteur belge du 30 juin 2004).    Déclaration  gouvernementale  Programme de politique générale lu devant l´assemblée législative  par le ministre qui préside l´exécutif responsable devant cette  assemblée. Au niveau fédéral, la déclaration gouvernementale est lue  à la Chambre par le Premier ministre. Les ministres‐présidents des  entités fédérées lisent la déclaration de leur gouvernement au 
  • 83. parlement de leur région ou de leur communauté. Elle est publiée  dans les documents parlementaires. Le contenu de la déclaration  gouvernementale est un résumé de l´accord politique qui lie les partis  de la coalition au pouvoir, accord négocié soit au début de la  législature, soit au cours de celle‐ci lorsqu´un nouvel accord politique  s´est avéré nécessaire. La déclaration gouvernementale relève de la  coutume institutionnelle qui est née des rapports entre le Parlement  et le gouvernement. Elle donne lieu à un large débat politique où  s´affrontent majorité et opposition et où le Premier ministre (ou le  ministre‐président) ainsi que les autres ministres concernés  répondent aux interventions des parlementaires en précisant et en  clarifiant le programme gouvernemental exposé. Le débat se termine  par un vote de confiance qui manifeste que le gouvernement est  soutenu par une majorité suffisante pour être en mesure d´exercer le  pouvoir.    Déclaration  universelle des  droits de l´homme  Résolution de l'assemblée des Nations unies proclamée le 10  décembre 1948. La Déclaration universelle des droits de l´homme  constitue l'un des principaux textes internationaux affirmant les  droits inaliénables et inviolables de la personne humaine. Rédigée  dans le sillage des atrocités commises durant la Seconde Guerre  mondiale, la Déclaration constitue la première reconnaissance  internationale des droits fondamentaux de l'être humain défendus  par les philosophes des Lumières et proclamés aux Etats‐Unis et en  France à la fin du xviiième siècle. La Déclaration comprend 30 articles  qui consacrent chacun un droit ou une liberté fondamentale. Elle  reconnaît les droits civils, politiques, économiques, sociaux et  culturels de chaque être humain. La Déclaration est un instrument de  grand poids moral, mais elle n'est pas contraignante juridiquement.  Les Nations unies ont adopté deux pactes qui sont, eux, contraignants  : le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte  international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels,  adoptés en 1966 et entrés en vigueur en 1976. Ils n'ont cependant  pas été ratifiés par tous les États. Depuis l'adoption de la Déclaration,  d'autres instruments ont été adoptés, soit à vocation régionale soit à  vocation sectorielle, visant entre autres la défense des droits de  l'enfant ou l'établissement de l'égalité entre les femmes et les  hommes. Ces instruments sont à la fois plus restreints et plus précis,  mais la Déclaration demeure la pierre d'angle de la défense des droits  de l'homme, même si certains ont mis en doute son caractère  universel, estimant que le texte de la Déclaration reflétait trop la  culture d'origine européenne de ses auteurs. Site du haut  Commissariat des Nations unies aux Droits de l'homme    Décret  Norme juridique, de valeur égale à la loi fédérale, édictée par  l´assemblée parlementaire de certaines entités fédérées. Un décret  est une norme générale et impersonnelle adoptée par le Parlement  flamand, le Parlement wallon, le Parlement de la Communauté  française, le Parlement de la Communauté germanophone ou  l´Assemblée de la Commission communautaire française (COCOF)  dans le cadre de leurs compétences législatives. (Le Parlement  bruxellois et l´Assemblée réunie de la Commission communautaire 
  • 84. commune (COCOM) adoptent des ordonnances.) Les décrets ont la  même valeur juridique que les lois fédérales (on parle  d´équipollence). Ils s´appliquent à des domaines de compétence  différents de ceux attribués au Parlement fédéral et dans les limites  de la compétence territoriale de l´entité fédérée qui les a adoptés.  L´élaboration d´un décret suit un parcours comprenant plusieurs  étapes. Un ou plusieurs membres de l´une des assemblées  parlementaires énumérées ci‐dessus (le Parlement flamand, le  Parlement wallon, le Parlement de la Communauté française, le  Parlement de la Communauté germanophone ou l´Assemblée de la  Commission communautaire française) peuvent déposer une  proposition de décret sur le bureau du président de l´assemblée à  laquelle ils appartiennent. La proposition de décret est accompagnée  des développements dans lesquels sont exposés les objectifs du texte  soumis à l´assemblée. L´assemblée doit se prononcer sur la prise en  considération de cette proposition de décret, ce qui constitue  généralement une formalité. Le gouvernement d´une entité fédérée  (ou le collège dans le cas de la Commission communautaire française)  peut quant à lui déposer un projet de décret. Le projet ou la  proposition de décret est ensuite examiné par la commission  parlementaire compétente. Après discussion, la commission adopte,  amende ou rejette le texte proposé par un vote sur chaque article et  par un vote sur l´ensemble du texte. À la demande de son ou de ses  auteurs, le texte est ensuite examiné en séance plénière. Celle‐ci  adopte, amende ou rejette le projet ou la proposition de décret par  un vote sur chaque article et par un vote sur l´ensemble du texte. À  tout moment de la procédure, le président de l´assemblée peut  demander au Conseil d´État de remettre un avis sur le texte en cours  d´examen. Il est tenu de demander un tel avis si un tiers des membres  de son assemblée le demande. Une telle demande d´avis au Conseil  d´État suspend la procédure en cours durant l´examen en séance  plénière, mais pas durant l´examen en commission. Le texte adopté  est transmis au gouvernement (ou au collège). En signant le texte, le  gouvernement (ou le collège) le sanctionne et le promulgue, ce qui  marque la reconnaissance de l´existence du décret et indique que  celui‐ci doit être publié au Moniteur belge et exécuté. Le décret est  ensuite publié au Moniteur belge. Il entre en vigueur le jour  déterminé dans le texte ou, à défaut, dix jours après sa publication.    Défédéralisation  Transfert d´une matière exercée par l´Autorité fédérale vers les  entités fédérées. La défédéralisation ne désigne pas, comme on  pourrait le croire, un renoncement à la structure fédérale de l´État,  donc un retour à un État unitaire. Elle désigne au contraire un  glissement de compétences au sein d´un État fédéral. S´il y a du  transfert d´une compétence fédérale vers les communautés ou les  régions, cette compétence cesse d´être fédérale et est donc «  défédéralisée ». Les communautés et les régions se sont vu attribuer  des compétences propres dont la liste s´est étoffée au fil du temps.  L´une des étapes de la réforme des institutions a été la  reconnaissance en 1993 du « fait fédéral » par l´introduction du  concept d´État fédéral dans l´article premier de la Constitution. C´est  après cette date que le néologisme de défédéralisation a été utilisé 
  • 85. pour désigner ce que l´on appelait auparavant, selon les cas,  communautarisation (transfert de compétences aux communautés)  ou régionalisation (transfert de compétence aux régions).    Délégation  syndicale  Organe de représentation des travailleurs auprès du chef  d´entreprise. La première reconnaissance de la délégation syndicale a  été acquise par un accord conclu entre les organisations  d´employeurs et de travailleurs lors de la Conférence nationale du  travail des 16 et 17 juin 1947. Cet accord a été remplacé par la  convention collective de travail (CCT) n° 5 conclue au Conseil national  du travail le 24 mai 1971 concernant le statut des délégations  syndicales du personnel des entreprises. Elle est amplifiée par de  nouvelles conventions en 1971 et en 1978. Ces conventions  collectives contiennent des principes généraux et renvoient aux  commissions paritaires la tâche d´élaborer les modalités d´application  pour chaque branche d´activité économique. Beaucoup de  conventions collectives sectorielles permettent elles‐mêmes des  applications plus spécifiques au niveau des entreprises. Les  conventions collectives conclues par les délégations syndicales sont  applicables à tout le personnel de l´entreprise et pas seulement au  personnel syndiqué. La délégation syndicale doit être instituée si une  ou plusieurs organisations syndicales en font la demande au chef  d´entreprise. Les membres de la délégation syndicale font partie des  travailleurs de l´entreprise. Ils sont désignés par les organisations  syndicales ou, plus rarement, élus par les travailleurs de l´entreprise.  Leur nombre est fixé par les conventions collectives sectorielles et  dépend du nombre de travailleurs de l´entreprise. Un nombre  minimal de travailleurs est toujours nécessaire de sorte que des  délégations syndicales ne peuvent être instituées dans les petites et  moyennes entreprises. Les délégués syndicaux bénéficient d´une  protection contre le licenciement dans l´exercice de leur mandat  syndical. La délégation défend les intérêts individuels et collectifs des  travailleurs de l´entreprise auprès du chef d´entreprise. Elle a le droit  d´être reçue par l´employeur ou son délégué à l´occasion de tous  litiges ou différends de caractère individuel ou collectif qui n´ont pu  être résolus par la voie hiérarchique. Ses compétences concernent les  relations de travail en général, et en particulier l´application au sein  de l´entreprise de la législation sociale, des conventions collectives de  travail, du règlement de travail et des contrats de travail individuels.  Elle peut transmettre au chef d´entreprise les revendications des  travailleurs et mener les négociations en vue de conclure des  conventions collectives. La délégation syndicale est également  chargée d´exercer certaines compétences habituellement attribuées  au conseil d´entreprise et au comité pour la prévention et la  protection au travail lorsque ces organes n´ont pas été institués dans  l´entreprise. Lorsqu´un travailleur souhaite formuler une réclamation  auprès de l´employeur, il peut se faire assister, à sa demande, par un  délégué syndical.    Démocratie  Régime dans lequel la souveraineté politique appartient à la  population, qui l´exerce soit directement, soit indirectement par la  voie d´élections libres. Cette définition sera bientôt mise en ligne.   
  • 86. Démocratie directe  / démocratie  représentative  Système dans lequel les citoyens prennent eux‐mêmes des décisions  politiques, sans passer par des représentants issus d’une élection. /  Système dans lequel des représentants élus par la population  élaborent et votent les lois. À l’heure actuelle, tous les États  démocratiques sont des démocraties représentatives, dans lesquelles  les lois sont élaborées par des représentants élus par la population ou  par le gouvernement, et votées par le parlement. Cependant, la  démocratie représentative peut être complétée par des mécanismes  de démocratie directe, appelés ainsi parce qu’ils donnent  directement le pouvoir de décision aux citoyens dans certaines  circonstances. La démocratie représentative a toujours fait l’objet de  nombreuses critiques. Outre que la représentativité des élus n’est pas  parfaite, en raison entre autres des limites apportées au droit de  vote, la démocratie représentative a pour principal inconvénient de  confier le pouvoir de décision, non au peuple lui‐même comme l’idée  de démocratie le suggère, mais aux représentants élus par la  population et à des gouvernements désignés au second degré, sans  parler de désignations plus indirectes encore dans les organismes  d’intérêt public ou dans d’autres institutions. La population est ainsi  dépossédée de son rôle de souverain, au profit de ce qu’il est  convenu d’appeler le monde politique, dans lequel les partis jouent  un rôle important. Le principal avantage de ce système tient  précisément au fait que les décisions (lois, arrêtés, mesures  gouvernementales…) sont prises par des élus ou des professionnels  de la politique qui peuvent consacrer du temps à étudier les décisions  à prendre et qui sont supposés aptes à nouer des compromis et à  concilier les intérêts particuliers qui s’affrontent. On attend ainsi des  représentants qu’ils aient une certaine indépendance par rapport à  ceux qui les ont élus (pas de mandat impératif), qu’ils créent un  certain écart entre la volonté populaire immédiate et la décision  politique : le système représentatif permet d’éviter que le peuple  fasse lui‐même la loi. La démocratie directe rend son rôle de  souverain à la population en lui permettant de prendre elle‐même  certaines décisions, notamment par la technique du référendum ou  celle de la consultation populaire. Elle constitue une tradition forte  dans certains pays, dont le plus emblématique est la Suisse, mais seul  un petit nombre de décisions sont prises par cette voie. Elle repose  sur le principe selon lequel la population dans son ensemble prendra  la meilleure décision, étant directement concernée par les  conséquences de son choix : elle est supposée savoir, mieux que les  élus, où résident sa volonté et ses intérêts. La démocratie  représentative est aussi complétée, à des degrés divers selon les  pays, par des mécanismes de consultation (hors consultation  populaire) et de concertation. On peut parler à leur sujet de «  démocratie participative », ces mécanismes permettant à la  population de participer à l’élaboration des décisions en étant  consultée, en débattant, en proposant, en déposant des pétitions, le  dernier mot revenant à des représentants élus.    Député  Membre, élu directement ou indirectement, de la Chambre des  représentants, d´une assemblée législative européenne, 
  • 87. communautaire ou régionale. Cette définition sera bientôt mise en  ligne.    Député permanent  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Dette publique  Encours de l´ensemble des emprunts contractés par l´État, les entités  fédérées et les pouvoirs locaux pour faire face à leur besoin de  financement. Depuis l´établissement d´un système de grande  circulation monétaire au Moyen Âge, rendu possible par l´essor de la  banque moderne, les États ont pris l´habitude de recourir à l´emprunt  pour leurs besoins de financement. L´État peut se procurer des  ressources par l´emprunt sous diverses formes, dont les plus  classiques sont : ‐ l´émission d´obligations, c´est‐à‐dire de titres au  porteur remboursables à une échéance fixe et productifs d´intérêts  fixes également ; ‐ l´émission de bons du Trésor ou de certificats de  Trésorerie remboursables à plus court terme et également productifs  d´intérêts fixes. L´administration en charge d´assurer la gestion  opérationnelle et le service financier de la dette publique fédérale est  l´Agence de la dette. Son rôle est de minimiser le coût du  financement de l´État dans le cadre d´une gestion prudente des  risques et en respectant les objectifs généraux fixés par les politiques  budgétaire et monétaire. Le coût de financement de la dette dépend  essentiellement du taux d´intérêt associé à l´émission des titres de  dette par l´État. Ce taux est notamment influencé par les notes  accordées par les agences de notation qui jugent de la soutenabilité  de l´endettement du pays. L´encours de la dette de l´État correspond,  en principe, à la somme des déficits annuels successifs de l´État. Le  volume de dette publique varie selon les méthodes et les concepts  utilisés pour le calculer. Une première distinction est faite entre la  dette brute et la dette nette. La dette brute comprend tous les  engagements financiers contractés par les pouvoirs publics c´est‐à‐ dire l´Autorité fédérale, les communautés, les régions, les provinces  et les communes, ainsi que les institutions publiques de sécurité  sociale. La dette nette est obtenue en soustrayant de l´endettement  brut les actifs financiers détenus par les pouvoirs publics. Selon les  organismes emprunteurs, la dette se subdivise également en dette  directe et en dette indirecte (ou débudgétisée). La dette directe est  contractée directement par l´État ou une entité fédérée pour couvrir  ses propres besoins. La dette indirecte est contractée au profit de  certaines institutions ou services publics. Les charges  d´amortissement et d´intérêt de cette dette sont supportées par  l´État et imputées dans les budgets des administrations qui ont la  tutelle sur les organismes emprunteurs. Depuis le Traité de  Maastricht et la définition des critères de convergence, l´Union  européenne a adopté un système européen de comptes économiques  intégrés (SEC 95). Celui‐ci fournit un cadre cohérent de comptabilité  nationale qui sert désormais de référence pour les analyses de  données macroéconomiques et les comparaisons internationales des  pays membres. Ainsi, il existe une définition précise de la dette  publique au sens de Maastricht. Elle représente le total des dettes  brutes à leur valeur nominale en cours à la fin de l´année et  consolidées à l´intérieur des secteurs du gouvernement général. Dans 
  • 88. le but de coordonner leurs politiques budgétaires, les pays de l´Union  européenne ont adopté en 1997 le Pacte de stabilité et de croissance.  Cet instrument désigne un ensemble d´objectifs et de critères que les  pays de la zone euro se sont engagés à respecter, dont celui de  maintenir le rapport de la dette publique au PIB en‐dessous du seuil  de 60%. En 2012, la crise budgétaire européenne et l´exigence de  réduire les niveaux de dette publique qui a suivie ont accéléré  l´adoption de nouvelles règles et de sanctions destinées à renforcer la  discipline budgétaire et garantir la stabilité économique au sein de la  zone euro. Site de l´Agence de la dette    Développement  durable  Coordination des politiques visant un développement économique et  une amélioration des conditions de vie qui ne dégradent pas  l´environnement. À la rencontre de l´économie et de l´écologie, la  politique du développement durable vise à assurer un  développement actuel qui ne compromette pas celui du futur. Il s´agit  d´une approche globale des politiques publiques, tant économiques  que sociales et environnementales. Le développement durable est  devenu un objectif des Nations unies à la Conférence des Nations  unies sur l´environnement et le développement (appelée également  Sommet de la terre) organisée à Rio en juin 1992. À Rio, la plupart des  États se sont engagés à élaborer une stratégie nationale de  développement durable. En Belgique, la loi du 18 juin 1997 relative à  la coordination de la politique fédérale du développement durable a  tracé les lignes directrices de cette politique et mis en place deux  institutions : la Commission interdépartementale du développement  durable (CIDD) et le Conseil fédéral du développement durable  (CFDD). La Commission interdépartementale du développement  durable est chargée de coordonner l´activité des différents ministères  et organismes publics, et de préparer et assurer le suivi du Plan  fédéral quadriennal de développement durable. Le premier plan  couvrait la période 2000‐2004, le deuxième plan couvre la période  2004‐2008. La Commission se compose d´un représentant de chaque  membre du gouvernement fédéral, d´un représentant du Bureau  fédéral du plan, et d´un représentant de chaque gouvernement des  régions et des communautés. Le Conseil fédéral du développement  durable est chargé de remettre des avis au gouvernement fédéral sur  la politique fédérale de développement durable, et en particulier sur  le respect par la Belgique de ses engagements internationaux en la  matière, dont le Protocole de Kyoto. Il agit à la requête du  gouvernement fédéral, du Parlement fédéral, ou de sa propre  initiative. Le Conseil s´exprime également sur le plan fédéral de  développement durable présenté tous les quatre ans. Le Conseil est  composé d´experts scientifiques, de représentants des ONG pour la  protection de l´environnement, la coopération au développement et  la défense des consommateurs, de représentants des organisations  de travailleurs et d´employeurs, de délégués des ministres fédéraux  et de représentants des communautés et des régions. Les délégués  des pouvoirs publics n´ont pas le droit de vote. En 1999, le  gouvernement fédéral Verhofstadt I (1999‐2003) a pour la première  fois comporté un secrétaire d´État en charge du développement  durable. En 2002, le Service public fédéral de programmation 
  • 89. Développement durable a été créé et chargé de la préparation de la  politique en matière de développement durable. Au sein du Bureau  fédéral du plan, un groupe d´experts constitue la Task force  Développement durable qui établit le rapport fédéral sur le  développement durable tous les deux ans. Site portail du  développement durable site du Conseil fédéral du développement  durable site de la Commission interdépartementale du  développement durable    Dévolution des  sièges  Répartition des sièges entre les listes participant à une élection, et  répartition entre les candidats d´une liste, des sièges acquis par cette  liste. Dans le système de représentation proportionnelle tel qu´il est  pratiqué en Belgique, les élections ont lieu sur la base de listes  comprenant un nombre de candidats équivalent au maximum au  nombre de sièges à pourvoir (candidats effectifs) ainsi que, pour la  plupart des élections, d´un certain nombre de candidats suppléants,  nombre qui est fixé par les lois contenant les dispositions propres à  chaque élection. Lors du dépouillement des votes, la première étape  consiste à établir le nombre de voix obtenues par chaque liste (son  chiffre électoral) et, sur cette base, à répartir les sièges à pourvoir  entre les listes. Au sein d´une liste, pour être élu, un candidat doit  atteindre le chiffre d´éligibilité. Cela signifie qu´il doit avoir reçu sur  son nom le nombre de voix requis pour avoir droit à un siège, ou qu´il  complète ses voix propres par une partie de celles portées dans la  case de tête, ce qui suppose qu´il soit aux premières places de la liste  de candidats. Le chiffre d´éligibilité varie d´une liste à l´autre et d´un  scrutin à l´autre : il fait chaque fois l´objet d´un calcul qui traduit les  rapports de force du moment. Il se calcule en divisant le chiffre  électoral de la liste (le nombre de voix qu´elle a obtenu) par le  nombre de sièges attribués à la liste plus un. Par exemple, une liste a  obtenu 60 000 voix, ce qui lui donne droit à 5 sièges. Le chiffre  d´éligibilité sera de 60 000 voix ÷ (5 sièges + 1) = 10 000 voix.  Autrement dit, tout candidat, quelle que soit sa place sur la liste, qui  obtient 10 000 voix est d´office élu. Ensuite, on ajoute – en les  prélevant du pot commun constitué par la moitié des votes en case  de tête – des voix aux premiers candidats sur la liste dans l´ordre où  ils y apparaissent, en attribuant à chacun le nombre de voix qui lui  manque pour atteindre le chiffre d´éligibilité. Une fois le pot commun  épuisé, s´il reste des sièges à attribuer, ils reviendront d´abord au  candidat qui a obtenu le plus grand nombre de voix de préférence,  puis au suivant, et ainsi de suite.    Directive  Acte législatif européen qui doit impérativement être transposé dans  les droits nationaux des États membres. Une directive est un acte  législatif adopté par l'Union européenne et qui prévaut sur l'ordre  juridique des États membres. Ceux‐ci disposent d'un délai pour  transposer la directive dans leur droit national, c'est‐à‐dire adapter  celui‐ci au prescrit de la directive. Les États membres y procèdent  sous des formes qui sont propres à chacun d'eux et aussi selon des  rythmes très différents. La transposition prend généralement la  forme d'une loi. En Belgique, certaines directives sont transposées  sous la forme d'une convention collective de travail. Le processus 
  • 90. d'élaboration d'une directive dans le cadre de la procédure législative  ordinaire est le suivant : ‐ dépôt d'un projet par la Commission  européenne ; ‐ examen simultanément au Parlement (première  lecture) et au Conseil ; ‐ éventuellement, modifications et réexamen  (seconde lecture au Parlement) ; ‐ adoption du texte par le Conseil.  Une directive doit donc être approuvée par le Conseil et par le  Parlement. Le développement de l'Union européenne a généré un  nombre important de textes législatifs, parmi lesquels les directives  figurent en bonne place. Les directives portent un numéro d'ordre  dont les quatre premiers chiffres correspondent à l'année de leur  adoption. Voir aussi : législation européenne    Discrimination  Traitement défavorable appliqué à une catégorie de personnes.  Établir une discrimination, c´est réserver à une personne ou à un  groupe un traitement moins favorable qu´à une autre personne ou à  un autre groupe en raison d´une caractéristique de la personne ou du  groupe sans relation avec l´objet du traitement. Historiquement, les  discriminations les plus longues et qui ont donné lieu aux combats les  plus acharnés pour l´égalité sont celles basées sur la race et sur le  sexe. La seconde moitié du xxème siècle a vu s´intensifier la lutte  contre les discriminations de tous ordres dans de nombreux pays et  sur le plan international, où les instruments visant à garantir les droits  de l´homme comprennent des dispositions anti‐discrimination.  L´Union européenne a fait de la lutte contre les discriminations une  priorité. Les directives européennes interdisent toute discrimination  basée sur le sexe ou sur l´origine raciale ou ethnique. Elles interdisent  également la discrimination basée sur la religion ou les convictions, le  handicap, l´âge ou l´orientation sexuelle en matière d´emploi et de  travail. En Belgique, la Constitution affirme le principe de non‐ discrimination. Selon l´article 10, tous les Belges sont égaux devant la  loi, et l´égalité des hommes et des femmes est garantie. L´article 11  énonce que la jouissance des droits et libertés reconnus aux Belges  doit être assurée sans discrimination. Les droits des minorités  philosophiques et culturelles sont garanties entre autres par le Pacte  culturel. La loi du 25 février 2003 tendant à lutter contre les  discriminations interdit toute forme de discrimination, directe et  indirecte, pour quelque motif que ce soit, ‐ dans la fourniture d´un  bien ou d´un service ; ‐ dans l´accès au travail et les conditions de  travail, tant pour le secteur public que pour le secteur privé ; ‐ dans la  nomination ou la promotion d´un fonctionnaire ; ‐ dans la rédaction  de pièces officielles ; ‐ en ce qui concerne l´accès ou la participation à  toute activité économique, sociale, culturelle ou politique accessible  au public. Le Centre pour l´égalité des chances et la lutte contre le  racisme a notamment pour mission la lutte contre les discriminations  basées sur la prétendue race, la couleur, l´ascendance, l´origine  nationale ou ethnique, l´orientation sexuelle, l´état civil, la naissance,  la fortune, l´âge, la conviction religieuse ou philosophique, l´état de  santé actuel ou futur, le handicap ou la caractéristique physique. La  lutte contre la discrimination basée sur le sexe relève de l´Institut  pour l´égalité des femmes et des hommes. Site du Centre pour  l´égalité des chances site de l´Institut pour l´égalité des femmes et des  hommes   
  • 91. Dissolution  Acte mettant fin à l’existence d’une assemblée avant la fin de la  période pour laquelle elle a été élue. Le droit de dissolution des  assemblées parlementaires n’existe, en Belgique, qu’au niveau du  Parlement fédéral. La durée de la législature au niveau fédéral est de  quatre ans. Le Roi, qui nomme et révoque les membres du  gouvernement fédéral, possède cependant le droit de dissoudre la  Chambre des représentants avant la fin de la législature, mais dans  des limites étroites précisées lors de la révision de la Constitution de  1993. La dissolution peut être décidée par le Roi dans chacune des  situations suivantes : ‐ si la Chambre, à la majorité absolue des ses  membres, rejette une motion de confiance déposée par le  gouvernement fédéral et ne propose pas au Roi, dans un délai de  trois jours à compter du jour du rejet de la motion, le nom d’un  successeur au Premier ministre ; ‐ si la Chambre, à la majorité absolue  de ses membres, adopte une motion de méfiance à l’égard du  gouvernement fédéral et ne propose pas simultanément au Roi le  nom d’un successeur au Premier ministre ; ‐ si le gouvernement  fédéral démissionne, et si en outre la Chambre donne son accord à la  dissolution à la majorité absolue de ses membres. La dissolution de la  Chambre entraîne celle du Sénat, ainsi que l’organisation d’élections  dans les 40 jours suivant l’acte de dissolution (Constitution, article  46). L’acte de dissolution prend la forme d’un arrêté royal. Jusqu’à la  révision de la Constitution de 1993, la dissolution des Chambres ne  devait pas être motivée. On notera que la Constitution dispose que le  Roi « peut » dissoudre la Chambre dans les circonstances décrites, et  non qu’il doit le faire. Le choix laissé au Roi de dissoudre ou non la  Chambre paraît cependant assez théorique, car les circonstances  prises en compte laissent peu de chance de trouver une solution  politique qui évite la dissolution. La dissolution des Chambres et la  convocation des électeurs sont automatiques lorsqu’une déclaration  de révision de la Constitution est publiée. Cette dissolution de plein  droit permet le cas échéant à la majorité fédérale de provoquer des  élections anticipées sans passer par la démission du gouvernement. Il  existe un autre cas de dissolution de plein droit, à savoir la vacance  du trône.    Droit de vote  Faculté de participer à une élection en tant qu´électeur. À  l´indépendance de la Belgique, le droit de vote était réservé aux  Belges de sexe masculin âgés de 25 ans au moins, qui payaient un  impôt minimum appelé le cens (vote censitaire) ou qui avaient atteint  un certain niveau d´instruction ou occupaient une fonction reconnue  dans la société (vote capacitaire). L´élection des 200 membres du  Congrès national le 3 novembre 1830 s´est ainsi déroulée selon un  mode à la fois censitaire et capacitaire. La Constitution de 1831  retient le vote censitaire mais pas le vote capacitaire pour les  élections de la Chambre des représentants, du Sénat et des conseils  provinciaux et communaux. Le cens connaîtra deux diminutions, en  1848 et en 1871, qui auront pour effet d´élargir le corps électoral. En  1883 le vote capacitaire sera réintroduit, entraînant lui aussi un  accroissement du nombre des électeurs. En 1893, le suffrage  universel est inscrit dans la Constitution : à partir de cette date, tous 
  • 92. les Belges de sexe masculin de plus de 25 ans sont électeurs. Mais  certains disposent d´une ou de deux voix supplémentaires (vote  plural) parce qu´ils sont électeurs capacitaires, sont chef de famille,  ont plus de 35 ans ou paient une taxe de résidence de 5 francs  minimum et/ou détiennent un livret d´épargne de 2 000 francs  minimum ou bénéficient d´une rente viagère de 100 francs.  Jusqu´alors, il fallait avoir 21 ans pour voter aux élections  communales. L´âge minimum est porté à 30 ans en 1893 et une  quatrième voix est accordée, pour ces seules élections, aux pères de  famille payant un cens électoral déterminé ou dont le revenu  cadastral atteint 150 francs. Simultanément est introduite l´obligation  constitutionnelle de voter, qui est toujours en vigueur pour tous les  scrutins. Le suffrage universel pur et simple est appliqué dès 1919,  mais inscrit dans la Constitution en 1921 seulement ; il vise les  hommes de plus de 21 ans, chacun disposant désormais d´une et une  seule voix. Les femmes obtiennent en 1921 le droit de voter aux  élections communales tandis que les veuves de guerre et les mères  de soldats décédés peuvent également participer aux autres  élections. Ce n´est qu´en 1948 que le droit de voter sera octroyé à  l´ensemble des femmes pour les élections législatives et provinciales.  L´âge minimum est abaissé à 18 ans d´abord pour les élections  communales (première application en 1970), puis pour les autres  élections (à partir de 1981). Les ressortissants d´un État membre de  l´Union européenne peuvent, moyennant inscription sur la liste des  électeurs de la commune où ils résident, participer aux scrutins  européens et communaux (et être candidats à ceux‐ci). Les autres  étrangers, moyennant certaines conditions, peuvent s´inscrire pour  être électeurs aux élections communales à partir de celles d´octobre  2006 ; ils ne peuvent toutefois pas être candidats.    Droits civils et  politiques  Droits de l'homme dits de la première génération, qui protègent la  personne et ses biens et lui garantissent l'exercice de la citoyenneté.  Les droits civils et politiques sont les premiers droits de la personne  humaine à avoir été revendiqués dans le combat contre l'arbitraire du  pouvoir politique sous l'Ancien régime. Les premiers textes qui  garantissent certains de ces droits sont le Bill of Rights anglais de  1689, la Déclaration d'indépendance des États‐Unis du 4 juillet 1776  et la Déclaration française des droits de l'homme et du citoyen du 26  août 1789. Ces droits consacrent d'une part les droits de l'individu  face à l'État (respect de la vie privée, de la vie familiale, de la  propriété…) d'autre part la participation de l'individu à la vie  collective (droit de vote, libertés fondamentales…). Affirmés dans la  Déclaration universelle des droits de l´homme de 1948, ces droits  sont garantis par le Pacte international relatif aux droits civils et  politiques adopté par l'Assemblée générale des Nations unies le 16  décembre 1966. Ce Pacte comporte les éléments suivants : • droit à  la vie ; • interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels,  inhumains ou dégradants ; • interdiction de l’esclavage et des travaux  forcés ; • droit à la liberté et à la sécurité, interdiction de la détention  arbitraire ; • égalité devant les tribunaux et les cours de justice ; •  droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; • droit de  réunion pacifique ; • droits culturels des minorités. Ce Pacte constitue 
  • 93. avec le Pacte de 1966 sur les droits économiques, sociaux et culturels  et la Déclaration universelle des droits de l'homme, la « Charte  internationale des droits de l'Homme ». Ce sont également les droits  civils et politiques que vise à garantir la Convention européenne des  droits de l´homme (1950).    Droits de l´homme  Ensemble de droits inaliénables et universels inhérents à la dignité de  la personne humaine Les premiers textes politiques proclamant les  droits de l’homme ont vu le jour à la fin du xviiie siècle, aux États‐Unis  (Déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776) et en France  (Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789). La  déclaration française inspirera les mouvements progressistes en  Europe tout au long du xixe siècle. Ce n’est qu’après la Seconde  Guerre mondiale qu’un texte de référence sera élaboré et adopté au  niveau international : la Déclaration universelle des droits de  l´homme (1948) des Nations unies. En Europe, la Convention  européenne des droits de l´homme (1950) du Conseil de l´Europe  constitue un engagement plus profond et plus contraignant pour les  États participants. Les droits de l’homme englobent aussi bien les  droits civils et politiques que les droits économiques, sociaux et  culturels. Les premiers comprennent notamment le droit à la vie, à la  liberté, à la sécurité et à un procès équitable, la liberté d’opinion, de  religion, d’association, de participation à la vie politique. Les seconds  comprennent notamment le droit à l’éducation, au travail et à la  propriété. Durant la guerre froide, les droits civils et politiques étaient  mis en avant par les États occidentaux et les droits sociaux et  économiques étaient surtout défendus par les États du bloc  communiste. Le changement de régime dans ces pays a contribué à  une réaffirmation plus vigoureuse du volet civil et politique des droits  de l’homme. L’expression « droits de l’homme » est de plus en plus  fréquemment remplacée par celles de « droits humains » ou de «  droits de la personne », plus respectueuses des droits des femmes.  Depuis quelques années, le caractère universel des droits de l’homme  est remis en cause par des partisans du relativisme culturel. Des  instruments catégoriels ont également été élaborés dans des  domaines comme les droits de l’enfant, les droits des femmes, ou les  droits des étrangers. Dans de nombreux pays (une centaine dont  l’ensemble des pays démocratiques) sont organisées organisations  non gouvernementales de défense des droits de l’homme, dont  beaucoup sont antérieures à la Déclaration universelle des droits de  l’homme (1948). Voir également libertés fondamentales. Site de la  Ligue des droits de l'homme (Belgique francophone) site de la  Fédération internationale des droits de l'homme    Droits  économiques et  sociaux  Droits de l'homme dits de la seconde génération, fondés sur les  concepts d'égalité et de justice sociale. L'affirmation de droits  économiques et sociaux en tant que droits de l´homme a pour origine  les luttes sociales du xixe siècle et s'est appuyée notamment sur les  théories marxistes. Elle a trouvé une première concrétisation  internationale dans la création de l'Organisation internationale du  travail (1919). Ces droits, parfois qualifiés de « droits‐créances »,  obligent l'État à créer les conditions nécessaires à leur réalisation. Ils 
  • 94. ont été affirmés aux Nations unies dans le Pacte international relatif  aux droits économiques, sociaux et culturels (1966). Ce Pacte garantit  les droits suivants : ‐ le droit au travail ; ‐ des conditions de travail  justes et favorables (rémunération, sécurité, etc.) ; ‐ la liberté  syndicale (y compris le droit de grève) ; ‐ le droit à la sécurité sociale ;  ‐ le droit à la nourriture et à la santé ; ‐ le droit à l'éducation ; ‐ la  participation à la vie culturelle. Ce Pacte constitue avec le Pacte  international relatif aux droits civils et politiques et la Déclaration  universelle des droits de l´homme, la Charte internationale des droits  de l'Homme.    Dynastie  Famille régnante dans un régime monarchique ; succession des  monarques appartenant à cette famille. En Belgique, le choix de la  dynastie a découlé du choix du premier Roi : Léopold de Saxe‐ Cobourg‐Gotha, élu roi des Belges le 4 juin 1831 par le Congrès  national par 152 voix sur 196 (le 24 novembre 1830, le Congrès  national avait prononcé, par 161 voix contre 28, l´exclusion à  perpétuité de la maison d´Orange‐Nassau du trône de Belgique).  L´ordre de succession au trône des membres d´une dynastie est établi  soit par un pacte de famille soit par une Constitution. En Belgique,  c´est la Constitution qui a établi l´ordre de succession au trône,  préalablement au choix du premier roi. Selon l´article 85 alinéa 1er de  la Constitution, “les pouvoirs constitutionnels du roi sont héréditaires  dans la descendance directe, naturelle et légitime de S.M. Léopold,  Georges, Chrétien, Frédéric de Saxe‐Cobourg, par ordre de  primogéniture“. En Belgique, l´ordre de primogéniture est établi par  branche et non par tête : il impose comme successeur l´aîné des  enfants du monarque régnant et c´est à nouveau l´aîné des enfants  du successeur au trône qui est appelé à lui succéder. Ce n´est qu´en  cas d´absence de descendance d´un monarque que la succession  passe à la branche suivante : c´est ainsi que le roi Albert II a succédé à  son frère Baudouin. C´est aussi en fonction de cette règle que l´ordre  de succession situe actuellement les enfants du prince Philippe avant  la princesse Astrid et ses enfants, quoiqu´ils soient plus jeunes  qu´eux. De 1831 à 1991, la succession au trône a été réservée aux  hommes. Cette disposition, connue sous le nom de loi salique, a été  alors abrogée. Les princesses appartenant à la branche de la famille  royale appelée à régner peuvent désormais accéder au trône.    Échevin  Adjoint du bourgmestre,membre du collège des borugmestre et  échevins (ou collège communal en Région wallonne), généralement  en charge de domaines spécifiques. Cette définition sera bientôt mise  en ligne.    Économie sociale  Activités économiques développées sans but prioritaire de profit. En  Belgique, et en particulier en Wallonie, ce concept issu du  mouvement coopératif, des mutualités et des associations s´est  redéfini à partir des années 1980. En 1990, le Conseil wallon de  l´économie sociale (CWES) définissait l´économie sociale comme suit :  « L´économie sociale se compose d´activités économiques exercées  par des sociétés, principalement coopératives, des mutualités et des  associations dont l´éthique se traduit par les principes suivants : la 
  • 95. finalité de service aux membres ou à la collectivité plutôt que le profit  ; l´autonomie de gestion ; le processus de décision démocratique ; la  primauté des personnes et du travail sur le capital dans la répartition  des revenus. » Certaines associations y ajoutent une composante  environnementale et s´inscrivent dans une dynamique de  développement durable. Dans ce contexte, un certain nombre  d´associations intéressées à l´économie sociale ont par ailleurs créé  un fonds d´investissement dénommé Fonds de l´économie sociale et  durable. Depuis 1995 existe en outre un statut de société à finalité  sociale. La Fédération belge de l´économie sociale et coopérative  (Febecoop) exerce les mandats de représentation du mouvement  coopératif et de l´économie sociale au sein de diverses instances  régionales, nationales et européennes. L´accord de coopération du 30  mai 2005 entre l´État fédéral, la Région flamande, la Région wallonne,  la Région de Bruxelles‐Capitale et la Communauté germanophone  relatif à l´économie plurielle, approuvé par la loi du 10 mai 2006,  définit les engagements réciproques des entreprises et des pouvoirs  publics, dans le contexte d´une synergie entre une dynamique  économique et des objectifs de cohésion sociale. Il apporte dans cette  perspective un soutien aux deux piliers de l´économie plurielle, à  savoir l´économie sociale et la responsabilité sociale des entreprises.  La régionalisation des compétences en matière d´économie sociale a  fait l´objet d´un accord le 25 février 2008, mais celui‐ci n´a pas encore  été entièrement mis en œuvre en 2012. Le concept d´économie  sociale recouvre donc en partie celui de secteur non marchand et se  distingue en principe de celui‐ci par son autonomie financière par  rapport aux pouvoirs publics. Comme le secteur non marchand,  l´économie sociale a été prise en compte par la politique sociale dans  le cadre des programmes de résorption du chômage. Au niveau  fédéral, des domaines d´intervention importants concernent la mise à  disposition des CPAS de subventions majorées en vue de  l´engagement d´ayants‐droit à l´intégration sociale ou à l´aide sociale  et des subsides en faveur des employeurs de l´économie sociale. Par  ailleurs, les entreprises de l´économie sociale bénéficient de diverses  politiques : la fiscalité (TVA), la sécurité sociale, l´emploi et le travail  (titres‐services), la justice (droit des sociétés, Conseil national de la  coopération), l´environnement (entreprises écologiques), l´économie  (marchés publics), etc. Le Conseil fédéral pour l´économie plurielle a  des missions de représentation et de conseil auprès du  gouvernement fédéral. Le Conseil wallon de l´économie sociale  (CWES) conseille le gouvernement dans la préparation et la politique  de développement de l´économie sociale en Région wallonne. En  Région de Bruxelles‐Capitale, une plateforme de concertation de  l´économie sociale joue ce rôle. En Flandre, le Vlaams Overleg Sociale  Economie (VOSEC) fait des recommandations au ministre flamand de  l´Économie sociale. Fédération belge de l´économie sociale et  coopérative Fédération bruxelloise des organismes d´insertion  socioprofessionnelle Vlaams Overleg Sociale Economie Fonds de  l´économie sociale et durable Carrefour de l´économie sociale  L´économie sociale sur le portail fédéral   
  • 96. Église  Communauté des adeptes d’une religion chrétienne. En Belgique,  dénomination usuelle de l’Église catholique. L’Église catholique est la  plus ancienne des Églises chrétiennes, elle s’est organisée dans les  premiers siècles de notre ère. Au fil des siècles, des communautés de  chrétiens s’en sont détachés pour former des Églises orthodoxes,  réformées et autres. En Belgique, l’Église catholique demeure  aujourd’hui le culte qui rassemble le plus grand nombre d’adeptes.  L’Église catholique s’est développée dans un lien étroit avec les  autorités politiques. Avant la Révolution française, le catholicisme est  religion d’État dans les pays catholiques et l’Église y jouit de privilèges  importants : perception de la dîme (impôt d’Église obligatoire), riches  propriétés foncières, proximité entre le haut clergé et la haute  aristocratie qui dirige les affaires de l’État, monopole de  l’enseignement et de l’état civil… La philosophie des Lumières,  affirmant la suprématie de la raison sur la foi, puis prônant la  séparation de l’Église et de l’État, entame le pouvoir de l’Église. La  Révolution française constitue un point de rupture, entraînant en  France et dans les territoires qui lui seront soumis une laïcisation  brutale de la société. En 1830, la liberté de culte a été reconnue  parmi les libertés fondamentales par le gouvernement provisoire de  la Belgique. La Constitution de 1831 a confirmé la liberté de culte et  instauré un régime d’indépendance mutuelle entre l’Église et l’État  accompagné d’un financement public des cultes. Le dix‐neuvième  siècle est une époque de tensions entre certains pouvoirs politiques  et l’Église, ainsi qu’à l’intérieur de celle‐ci entre les partisans d’une  acceptation au moins partielle de la modernité et les défenseurs d’un  retour à l’Ancien Régime. La position de l’Église évoluera vers  l’acceptation d’un État qui admet la liberté de conscience et qui  octroie progressivement l’égalité de droits à l’ensemble de ses  citoyens. La publication de l’encyclique Rerum Novarum par le pape  Léon XIII en 1891 marque un tournant décisif en créant une doctrine  sociale de l’Église. En Belgique, de nombreuses organisations  inspirées par la doctrine de l’Église vont se développer ou voir le jour :  écoles, universités, syndicats, mutualités, hôpitaux, associations… Au  vingtième siècle, le concile Vatican II (1962‐65) réforme en  profondeur l’Église, tant au niveau des rites (liturgie en langue  vernaculaire et non plus en latin) que du dogme. Il marque  notamment l’acceptation par l’Église de la tolérance religieuse.  L’Église catholique est une organisation structurée et très  hiérarchisée à la tête de laquelle se trouvent le pape qui réside dans  l’État indépendant du Vatican, et la curie romaine, qui administre  l’Église. En Belgique, l’Église est géographiquement constituée de  neuf diocèses (Anvers, Bruges, Gand, Hasselt, Liège, Malines‐ Bruxelles, Namur et Tournai) à la tête desquels se trouve un évêque  nommé par le pape. Les évêques sont réunis au sein de la Conférence  épiscopale, qui est présidée par l’archevêque de Malines‐Bruxelles. Le  territoire belge est divisé en 4120 paroisses. Dans chaque paroisse,  l'aspect matériel du culte est administré par un conseil de fabrique. A  côté des prêtres et vicaires qui forment le clergé dit séculier, les  congrégations religieuses constituent le clergé dit régulier. Le Vatican,  État souverain et indépendant, entretient des relations diplomatiques 
  • 97. avec la Belgique. L’ambassadeur du Vatican s’appelle le nonce  apostolique. Site du Vatican site francophone de l'Église belge site  néerlandophone de l’Église belge    Élection  Désignation à une fonction au moyen de votes. Dans les démocraties  contemporaines, l´élection est la principale manière de désigner les  représentants de la population à différents niveaux du pouvoir  politique. D´autres modalités de désignation sont toutefois  également pratiquées, par exemple la cooptation d´une partie des  sénateurs. L´élection, dans les systèmes démocratiques, a un  caractère temporaire : régulièrement, les électeurs sont invités à  renouveler la composition des assemblées. La périodicité comme les  modalités des scrutins (élection et scrutin sont quasiment  synonymes) varient en fonction de chaque assemblée. En Belgique,  l´élection des représentants politiques s´effectue au suffrage  universel. L´acte d´élire s´effectue au moyen du vote. L´électeur  accorde sa voix ou son suffrage à un ou plusieurs candidats, voire à  une liste de candidats. Afin de garantir la liberté de choix de  l´électeur, le vote est secret. À cette fin, l´électeur se rend dans un  isoloir dans lequel il est seul face au bulletin de vote, en cas de vote  sur support papier, ou à l´ordinateur, en cas de vote électronique.  Dans aucun cas, il ne peut être contraint à révéler son vote. Dans  certains cas, l´élection vise le renouvellement intégral de l´assemblée.  Dans d´autres cas, elle ne procède qu´à un renouvellement partiel.  Ainsi, par exemple, aux États‐Unis, le Sénat est renouvelé par tiers  tous les deux ans. L´élection est souvent directe : les électeurs  désignent leurs représentants et ceux‐ci siègent dans l´assemblée  pour laquelle ils ont été élus. Mais il arrive aussi qu´elle soit indirecte :  ainsi en va‐t‐il des sénateurs de communauté (voir Sénat), ou des  membres du Parlement de la Communauté française qui sont tous  élus au Parlement wallon ou au Parlement de la Région de Bruxelles‐ capitale. Selon les pays, et parfois au sein d´un même État, selon les  élections, les modes de scrutin diffèrent. En Belgique, le mode de  scrutin est, à une exception près, celui de la représentation  proportionnelle. Seule la désignation du membre germanophone au  Parlement européen correspond de fait à un scrutin majoritaire  puisqu´il n´y a qu´un seul membre à élire dans une seule  circonscription électorale. Dans d´autres États, on applique le scrutin  majoritaire, selon des modalités qui varient d´un pays à l´autre. Quel  que soit le mode de scrutin, des conditions d´éligibilité sont imposées  qui ont trait à l´âge, à la nationalité, etc. À l´issue du scrutin, le  candidat qui est élu siège dans l´assemblée tout en conservant une  liberté d´action à l´égard de ceux qui ont voté pour lui. L´élu  représente le corps électoral dans son ensemble, et pas seulement  ceux qui l´ont élu. Il n´est par ailleurs pas tenu de respecter les  promesses qu´il a faites durant la campagne électorale. La liberté de  l´élu peut néanmoins être restreinte par la discipline de vote que peut  lui imposer son parti politique dans certaines matières ou à certains  moments.   
  • 98. Élections  communales  Désignation des membres des conseils communaux au moyen de  votes. L´élection des conseillers communaux a lieu au suffrage  universel direct tous les six ans, le deuxième dimanche du mois  d´octobre. Les prochaines élections communales se tiendront le 8  octobre 2006. Le renouvellement des conseils communaux a lieu à  date fixe et il ne peut y avoir d´élections anticipées. Les conseils  communaux comptent entre 7 et 55 membres selon le nombre  d´habitants de la commune. L´élection des conseillers communaux  était régie jusqu´au scrutin d´octobre 2000 par la loi électorale  communale, appliquée uniformément sur l´ensemble du territoire de  la Belgique. Depuis la réforme des institutions intervenue en 2001, la  loi communale et la loi électorale communale ont été régionalisées,  de sorte que chaque région (wallonne, flamande et de Bruxelles‐ Capitale) peut modifier les dispositions électorales antérieures ou en  adopter de nouvelles. Pour être électeur il faut remplir un certain  nombre de conditions : être âgé de 18 ans au moins, être domicilié  dans la commune, ne pas être déchu de ses droits civils et politiques.  Depuis la loi du 27 janvier 1999, les étrangers ressortissants d´un État  membre de l´Union européenne peuvent participer au vote à  condition de s´inscrire sur la liste des électeurs de leur commune. La  loi du 19 mars 2004 visant à octroyer le droit de vote aux élections  communales à des étrangers a ouvert quant à elle le droit de vote aux  ressortissants de pays non membres de l´Union européenne, ayant  établi leur résidence principale en Belgique de manière  ininterrompue pendant cinq ans, pour autant qu´ils s´inscrivent sur la  liste des électeurs de leur commune et qu´ils remplissent une  déclaration par laquelle ils s´engagent à respecter la Constitution, les  lois du peuple belge et la Convention de sauvegarde des droits de  l´homme et des libertés fondamentales. Les candidats à l´élection  doivent remplir un certain nombre de conditions d´éligibilité qui sont  identiques aux conditions d´électorat, à la différence que les électeurs  étrangers ne ressortissant pas d´un État de l´Union européenne ne  sont pas éligibles. Les candidats se présentent sur des listes qui, dans  le cas des élections communales comme des élections provinciales,  ne comportent pas de liste spécifique de candidats suppléants. Les  suppléants, qui constituent une réserve en cas de démission d´un  conseiller communal, sont désignés parmi les candidats non élus de la  liste. La répartition des sièges entre les listes en compétition s´opère  selon le principe de la représentation proportionnelle par application  du système Imperiali. Quant à la dévolution des sièges au sein des  listes qui ont obtenu des élus, elle s´effectue en ne prenant en  compte que la moitié des votes exprimés en case de tête.    Élections  européennes  Désignation des membres du Parlement européen (pour la Belgique,  14 Flamands, 9 francophones, 1 germanophone) au moyen de votes.  Les élections européennes ont lieu au suffrage universel direct tous  les cinq ans. La première élection du Parlement européen au suffrage  universel a eu lieu en 1979. Auparavant, il était constitué de membres  désignés par les parlements nationaux. Il n´existe pas de code  électoral européen uniforme. Toutefois, les élections européennes  sont régies par un certain nombre de règles communes à l´ensemble 
  • 99. de l´Union européenne, énoncées par le Traité d´Amsterdam et  diverses décisions du Conseil. Les principales dispositions sont : ‐  l´élection des députés européens au suffrage universel, libre et secret  ; ‐ l´ouverture du droit de vote à tous les ressortissants européens,  qui l´exercent dans leur pays d´origine ou dans leur pays de résidence  au sein de l´Union (ils ne peuvent voter qu´une seule fois) ; ‐  l´organisation du scrutin dans tous les États membres, dans une  même période débutant le jeudi matin et s´achevant le dimanche  suivant ; ‐ un scrutin proportionnel, de liste (vote pour une liste de  plusieurs candidats) ou de vote unique transférable (élection de  plusieurs candidats d´une liste en les classant, des voix d´un candidat  élu ou d´un candidat éliminé en raison de la faiblesse de son nombre  de voix étant reportées sur d´autres candidats) ; ‐ l´interdiction de  procéder au dépouillement des bulletins de vote avant la clôture des  élections dans chaque État membre ; ‐ la possibilité de constituer des  circonscriptions, pour autant qu´elles ne portent pas globalement  atteinte au caractère proportionnel du scrutin ; ‐ la possibilité de fixer  un seuil électoral minimal pour que les listes puissent obtenir une  représentation ; ce seuil ne peut dépasser les 5 % des voix. Lors des  dernières élections européennes qui ont eu lieu entre le 4 et le 7 juin  2009 dans les 27 États membres de l´Union européenne, 388 millions  d´électeurs étaient invités à participer au scrutin, mais seulement  42,9 % d´entre eux se sont rendus dans les bureaux de vote. Les  élections européennes sont organisées en Belgique sur la base de  quatre circonscriptions électorales : les circonscriptions wallonne,  flamande, de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde et germanophone. Mais les  mandats à pourvoir sont attribués et les candidatures sont  présentées par collège électoral. Il y a trois collèges électoraux  correspondant aux trois communautés : les collèges français,  néerlandais et germanophone. Le collège électoral français désigne 8  représentants, le collège néerlandais 13 et le collège germanophone  1. Les candidatures étant présentées à l´échelle de toute une  communauté, les dirigeants des partis interviennent directement  dans la composition des listes, et ce d´autant plus que les élections  européennes constituent, de fait, un test de popularité pour les  principaux candidats des partis politiques. Il est à noter que l´accord  institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011,  non encore traduit en termes légaux, prévoit de scinder la  circonscription électorale de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde à partir des  élections européennes de 2014.    Élections fédérales  Désignation des membres des assemblées législatives fédérales  (Chambre des représentants et Sénat) au moyen de votes. Les  élections législatives fédérales ont lieu au suffrage universel direct, en  principe tous les quatre ans. En principe, car des élections anticipées  peuvent être organisées dans trois cas : soit la Chambre rejette une  motion de confiance du gouvernement fédéral et ne propose pas au  Roi un nouveau Premier ministre ; soit la Chambre adopte une  motion de méfiance à l´égard du gouvernement fédéral et ne propose  pas au Roi un nouveau Premier ministre ; soit le gouvernement  fédéral démissionne et la Chambre donne son accord à la dissolution  de l´assemblée. La dissolution de la Chambre entraîne celle du Sénat. 
  • 100. Des élections doivent être organisées 40 jours au plus tard après la  dissolution, comme en dispose la Constitution (article 46). Des  élections anticipées doivent également être organisées dans les 40  jours suivant la publication d´une déclaration de révision de la  Constitution : la déclaration de révision entraîne la dissolution de  plein droit des deux Chambres (article 195 de la Constitution). Les  élections fédérales se déroulent au suffrage universel pur et simple.  Comme pour tous les scrutins en Belgique, le vote est obligatoire. Les  sièges sont répartis entre les différentes listes à la représentation  proportionnelle. C´est le code électoral qui précise les modalités  d´organisation des élections. Plusieurs éléments différencient  l´élection de la Chambre de celle du Sénat, dont le nombre d´élus, les  catégories d´élus et les circonscriptions électorales. Les conditions  d´éligibilité sont par contre identiques. La Chambre des représentants  est composée de 150 députés élus dans des circonscriptions  électorales correspondant aux provinces, sauf pour le Brabant  flamand et la Région bruxelloise. Le Sénat est composé de 71  sénateurs répartis en trois catégories : les sénateurs élus  directement, les sénateurs de communauté et les sénateurs cooptés.  Seuls les premiers sont élus lors des élections fédérales. Cependant,  les résultats de l´élection des 40 sénateurs élus directs déterminent la  répartition entre les listes des deux autres catégories de sénateurs.  L´élection des 40 sénateurs élus directement a lieu dans trois  circonscriptions électorales. Il y a une incompatibilité entre la  fonction de député et celle de sénateur, et la double candidature sur  une liste pour le Sénat et sur une liste pour la Chambre est interdite.  Il est à noter que l´accord institutionnel pour la sixième réforme de  l´Etat du 11 octobre 2011, non encore traduit en termes juridiques,  prévoit que les élections pour la Chambre des représentants auront  lieu tous les cinq ans, le même jour que les élections européennes  régionales et communautaires. La scission de la circonscription  électorale de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde conduira à ce que les  circonscriptions électorales correspondront partout aux provinces ou  à la Région de Bruxelles‐Capitale. Cette réforme connaîtra une  première application lors des élections à la Chambre de 2014. Le  même accord prévoit que le Sénat, à partir de 2014, ne sera plus  composé de sénateurs élus directement, mais bien de 50  représentants des parlements des entités fédérées et de 10 cooptés.   Élections  législatives  Désignation des membres des assemblées législatives (Chambre des  représentants et Sénat au niveau fédéral, parlements régionaux et  communautaires), au moyen de votes. Les élections législatives ont  lieu au suffrage universel, en principe tous les quatre ans pour les  élections fédérales, et obligatoirement tous les cinq ans pour les  élections régionales et communautaires. Dans la plupart des cas, les  élections ont lieu au suffrage direct, c´est‐à‐dire que les électeurs  désignent directement leurs représentants par leur vote. Ce n´est  toutefois pas le cas pour une partie des sénateurs, et pour les  membres du Parlement de la Communauté française et des  assemblées des commissions communautaires qui sont composées de  manière indirecte (les membres de ces assemblées sont d´abord élus  dans une autre assemblée : par exemple, les députés de la 
  • 101. Communauté française sont tous élus soit au Parlement wallon, soit  au Parlement bruxellois). Les termes « élections législatives » sont  réservés aux scrutins visant à renouveler la composition des  assemblées législatives (parlements), qu´elles soient fédérales ou des  entités fédérées. Les élections locales, c´est‐à‐dire les élections  communales et provinciales, ne sont pas des élections législatives  dans la mesure où les assemblées de ces niveaux de pouvoir n´ont  pas de compétence législative (les dispositions générales qu´elles  adoptent – ordonnances, règlements – n´ont pas la valeur d´une loi).  Si toutes les élections législatives en Belgique sont soumises aux  mêmes principes généraux comme le mode de suffrage universel pur  et simple, la représentation proportionnelle, le vote obligatoire, etc.,  les modalités propres aux différentes élections sont énoncées dans  des lois. Le code électoral contient les dispositions relatives à  l´élection de la Chambre des représentants et du Sénat. La  Constitution réserve pour sa part le droit de vote aux élections  législatives aux seuls Belges. Les élections législatives pourvoient au  renouvellement intégral de l´assemblée. Les candidats sont libres  d´occuper une autre fonction avant l´élection, quitte à devoir, en cas  d´élection, faire un choix entre différentes fonctions incompatibles  entre elles. Depuis 2003 (élections fédérales) et 2004 (élections  régionales et communautaires), les scrutins législatifs sont découplés.  Cette dissociation est contestée par certains parce que les périodes  répétées de campagne électorale ont tendance à enrayer l´activité  politique.L´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du  11 octobre 2011, non encore traduit en termes juridiques, prévoit  que les élections pour la Chambre des représentants auront lieu tous  les cinq ans, le même jour que les élections européennes régionales  et communautaires. La scission de la circonscription électorale de  §Bruxelles‐Hal‐Vilvorde§ conduira à ce que les circonscriptions  électorales correspondront partout aux provinces ou à la Région de  Bruxelles‐Capitale. Cette réforme connaîtra une première application  lors des élections à la Chambre de 2014. Le même accord prévoit que  le Sénat, à partir de 2014, ne sera plus composé de sénateurs élus  directement, mais bien de 50 représentants des parlements des  entités fédérées et de 10 cooptés.    Élections  provinciales  Désignation des membres des conseils provinciaux au moyen de votes  La Belgique compte dix provinces, cinq provinces wallonnes et cinq  flamandes. L´arrondissement de Bruxelles n´appartenant à aucune  province, ce sont les institutions de la région qui exercent les  compétences provinciales. L´élection des conseils provinciaux a lieu  au suffrage universel direct tous les six ans, le même jour que  l´élection des conseils communaux, le deuxième dimanche du mois  d´octobre. Des élections provinciales ont lieu le 14 octobre 2012. Les  élections provinciales se font par districts, chaque district se compose  de plusieurs communes et compte un nombre de conseillers  provinciaux proportionnel à sa population. Les conseils provinciaux  comptent entre 47 et 84 membres selon le nombre d´habitants de la  province. L´élection des conseillers provinciaux était régie jusqu´au  scrutin d´octobre 2000 par une législation électorale commune à  l´ensemble des provinces. Depuis la réforme des institutions 
  • 102. intervenue en 2001, la Région wallonne et la Communauté flamande  peuvent modifier les dispositions électorales provinciales antérieures  et en adopter de nouvelles. Pour être électeur, il faut remplir un  certain nombre de conditions : être belge, être âgé de 18 ans au  moins, être domicilié dans la province, ne pas être déchu de ses droits  civils et politiques. Contrairement aux élections communales, les  étrangers, qu´ils soient ressortissants de l´Union européenne ou non,  ne peuvent pas participer aux élections provinciales. Les candidats à  l´élection doivent remplir un certain nombre de conditions  d´éligibilité qui sont identiques aux conditions d´électorat. Les  candidats se présentent sur des listes uniques (c´est‐à‐dire qu´il n´y a  pas de distinction entre la liste des candidats effectifs et la liste des  candidats suppléants), comme pour les élections communales. Les  suppléants, qui sont appelés à remplacer des conseillers provinciaux  démissionnaires, sont désignés parmi les candidats non élus de la  liste. La répartition des sièges entre les listes en compétition s´opère  selon le principe de la représentation proportionnelle par application  du système D´Hondt. Quant à la dévolution des sièges au sein des  listes qui ont obtenu des élus, elle s´effectue en ne prenant en  compte que la moitié des votes exprimés en case de tête.    Élections  régionales et  communautaires  Désignation des membres des assemblées des entités fédérées au  moyen de votes. Avant 1995, les assemblées de la Région wallonne,  de la Communauté française et de la Communauté flamande étaient  composées des députés et des sénateurs élus directs, qui étaient  désignés dans les différentes assemblées régionales et  communautaires en fonction de leur lieu de domicile ou de leur  langue. Aujourd´hui, les membres des parlements de communauté et  de région sont élus au suffrage universel direct en ce qui concerne le  Parlement flamand, le Parlement wallon, le Parlement bruxellois et le  Parlement de la Communauté germanophone. Les autres députés  communautaires sont des élus indirects : les 94 membres du  Parlement de la Communauté française sont élus au Parlement  wallon ou bruxellois et exercent un deuxième mandat à la  Communauté ; de même, les 72 membres de l´Assemblée de la  Commission communautaire française, les 17 membres de  l´Assemblée de la Commission communautaire flamande et les 89  membres de l´Assemblée réunie de la Commission communautaire  commune sont membres du Parlement bruxellois et siègent à ce titre  dans les assemblées des commissions communautaires. Les élections  régionales et communautaires sont des élections législatives  puisqu´elles procèdent au renouvellement d´assemblées qui ont une  fonction législative dans les matières qui leur sont attribuées (à  l´exception de la Commission communautaire flamande qui n´a qu´un  pouvoir réglementaire). Si les dispositions générales concernant  l´élection du Parlement wallon (75 membres) et du Parlement  flamand (124 membres) sont inscrites dans une loi commune aux  deux institutions (loi spéciale du 8 août 1980 de réformes  institutionnelles), ces deux assemblées disposent d´une autonomie  constitutive qui les autorise à modifier certaines dispositions relatives  au scrutin. Ainsi, les circonscriptions électorales ont été modifiées en  ce qui concerne l´élection du Parlement flamand, de sorte qu´elles 
  • 103. sont désormais organisées à l´échelle des provinces. L´élection du  Parlement bruxellois (89 membres, répartis en 72 francophones et 17  néerlandophones) et celle du Parlement de la Communauté  germanophone (25 membres) ont lieu au sein de circonscriptions  uniques : les listes de candidats sont présentées au niveau de la  région ou de la communauté dans son ensemble. L´organisation de  l´élection de ces parlements est régie par la loi spéciale du 12 janvier  1989 relative aux institutions bruxelloises et par la loi du 31 décembre  1983 de réformes institutionnelles pour la Communauté  germanophone. Les élections régionales et communautaires ont lieu  tous les cinq ans, le même jour que l´élection des représentants  belges au Parlement européen. Seuls les Belges sont autorisés à y  participer. Depuis les scrutins régionaux et communautaires de 2004,  ces élections sont découplées des élections fédérales. Il est à noter  que l´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11  octobre 2011, non encore traduit en termes juridiques, prévoit que  les élections pour la Chambre des représentants auront lieu tous les  cinq ans, le même jour que les élections européennes régionales et  communautaires, à partir de 2014.    Élections sociales  Dans les entreprises du secteur privé, désignation au moyen de votes  émis par les ouvriers, les employés et les cadres, des membres des  conseils d´entreprise et des comités pour la prévention et la  protection au travail. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Éligibilité  Aptitude à être élu. Conditions d´éligibilité : ensemble des conditions  à remplir par un candidat pour avoir accès à un poste conféré par  élection Les conditions d´éligibilité doivent en général être remplies le  jour des élections. Pour être élu à la Chambre des représentants  (article 64 de la Constitution), il faut : ‐ être belge ; ‐ jouir des droits  civils et politiques ; ‐ avoir atteint l´âge de 21 ans accomplis ; ‐ avoir  son domicile en Belgique. En outre, il faut ne pas se trouver dans l´un  des cas d´exclusion ou de suppression visés par le Code électoral.  Pour le Sénat, les mêmes conditions générales sont exigées (article 69  de la Constitution). Pour les parlements de communauté ou de  région, les conditions sont identiques sauf que, depuis 2004, l´âge  d´éligibilité est abaissé à 18 ans. Il faut en outre être domicilié dans  une commune faisant partie du territoire de la région. Pour le conseil  provincial, les conditions générales sont identiques ; l´âge d´éligibilité  est également ramené à 18 ans. Il faut être domicilié dans la province.  Pour le conseil communal, les conditions générales sont identiques : il  faut en outre avoir sa résidence principale dans la commune et il  suffit également d´avoir 18 ans. Les ressortissants des États membres  de l´Union européenne sont éligibles, pour autant qu´ils se soient  inscrits sur la liste des électeurs de leur commune. Depuis 2006, ils  peuvent également être élus comme échevin. Pour le Parlement  européen il faut : ‐ être inscrit en Belgique sur une liste des électeurs  pour le Parlement européen. Peuvent donc se porter candidats, les  électeurs belges, mais aussi les ressortissants des États membres de  l´Union européenne, où qu´ils résident dans l´Union, et les  ressortissants belges résidant à l´étranger qui ont été admis à voter  pour les listes belges. Cette condition doit être remplie le jour de 
  • 104. l´arrêt de la liste des électeurs ; ‐ ne pas être exclu ou suspendu du  droit de vote (les ressortissants européens ne doivent pas avoir été  déclarés déchus ou suspendus du droit d´éligibilité dans leur État  d´origine) ; ‐ avoir atteint l´âge de 21 ans accomplis ; ‐ être  d´expression française si l´on se présente devant le collège électoral  français, d´expression allemande si l´on se présente devant le collège  électoral germanophone et d´expression néerlandaise si l´on se  présente devant le collège électoral néerlandais. Cette appartenance  linguistique est déclarée dans l´acte d´acceptation de candidature. Le  chiffre d´éligibilité est le nombre de voix qu´un candidat doit obtenir  pour être élu. Pour la plupart des élections, il se calcule en divisant le  nombre de voix de la liste par le nombre de sièges acquis par la liste  augmenté d´une unité (voir dévolution des sièges).    Emploi des langues  Usage des différentes langues officielles en Belgique, considéré en  tant qu´il fait l´objet de polémiques et de règles de droit. Il y a trois  langues officielles en Belgique : le français, le néerlandais et  l´allemand. Le principe de base en matière d´emploi des langues est la  liberté : en vertu de l´article 30 de la Constitution, l´emploi des  langues est facultatif. Seuls certains aspects de l´emploi des langues  peuvent donc être réglés par les autorités publiques par exception à  ce principe de liberté, mais ces aspects se sont fortement étendus au  fil des lois linguistiques même si l´emploi des langues reste  totalement libre pour les relations des personnes privées entre elles.  Pour organiser l´emploi des langues, le territoire est divisé au plan  administratif en quatre régions linguistiques : trois régions unilingues  (de langue française, néerlandaise et allemande) et une région  bilingue français‐néerlandais (Bruxelles‐Capitale). Le principe général  est que les administrations et d´autres institutions soumises aux lois  sur l´emploi des langues utilisent la langue ou les langues de la région  linguistique dans laquelle elles sont implantées : le citoyen a donc  affaire à des services et des institutions unilingues ou bilingues. Un  certain nombre de communes ont un statut plus complexe en la  matière, dans la mesure où elles organisent obligatoirement des  facilités pour les administrés qui pratiquent une autre langue officielle  que celle de la région linguistique où la commune est située, ou dans  la mesure où le citoyen peut choisir en matière judiciaire entre les  deux grandes langues officielles alors qu´il réside dans une commune  unilingue. L´emploi des langues peut être réglé par l´Autorité  fédérale, donc à l´échelle de tout le pays, pour deux aspects de cet  emploi : les actes de l´autorité publique et les affaires judiciaires.  Dans des limites territoriales que nous préciserons plus bas, la  Communauté française et la Communauté flamande règlent par  décret trois autres aspects de l´emploi des langues : 1. L´emploi des  langues dans les matières administratives ; 2. L´emploi des langues  dans les établissements d´enseignement créés, subventionnés ou  reconnus par les pouvoirs publics (donc également dans les écoles  privées reconnues) ; 3. L´emploi des langues dans les relations  sociales entre les employeurs et leur personnel, ainsi que dans les  actes et documents des entreprises imposés par la loi et les  règlements. La Communauté germanophone ne peut régler l´emploi  des langues que dans les établissements d´enseignement créés, 
  • 105. subventionnés ou reconnus par les pouvoirs publics : pour les autres  aspects, c´est l´Autorité fédérale qui est compétente. L´article 129 de  la Constitution introduit des exceptions territoriales aux compétences  de la Communauté française et de la Communauté flamande en  matière d´emploi des langues, et ce afin d´éviter qu´une communauté  donnée légifère sur des communes bilingues. On retiendra que  l´Autorité fédérale est compétente pour tous les aspects de l´emploi  des langues dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, ainsi que  dans les communes à facilités.    Enquête  parlementaire  Droit attribué aux assemblées parlementaires de s´éclairer, de se  renseigner, de procéder à des investigations en toutes matières  politiques, administratives, économiques. Cette définition sera  bientôt mise en ligne.    Entités fédérées  Composante d´un État fédéral (essentiellement, en Belgique, les  communautés et les régions). Un État fédéral se compose, par  définition, d´entités fédérées. Les entités fédérées sont des entités  politiques qui possèdent un pouvoir législatif autonome, un  gouvernement autonome et, souvent (mais pas en Belgique), un  pouvoir judiciaire autonome dans certains domaines de compétence  (culture, enseignement, aménagement du territoire, etc.). Les entités  fédérées ne sont donc ni des pouvoirs locaux, ni des pouvoirs  décentralisés qui appliquent une législation nationale uniforme. Les  principales entités fédérées, en Belgique, sont les trois communautés  et les trois régions. La Commission communautaire commune  (COCOM) et la Commission communautaire française (COCOF), qui  possèdent également un pouvoir législatif et un pouvoir exécutif, sont  aussi des entités fédérées. Chaque entité fédérée se distingue par le  territoire sur lequel elle exerce ses compétences. La Constitution  belge n´attribue formellement de territoire qu´aux régions, mais les  communautés sont aussi soumises à un principe de territorialité :  leurs décrets ne s´appliquent que dans des territoires bien délimités.  Les entités fédérées ont chacune une personnalité juridique propre,  disposent d´un patrimoine, possèdent des moyens financiers et un  budget et peuvent avoir recours à l´emprunt. Certaines possèdent  également un pouvoir fiscal. Elles sont politiquement autonomes,  aussi bien entre elles qu´à l´égard du pouvoir central (seule la Région  de Bruxelles‐Capitale est soumise à la tutelle de l´Autorité fédérale  dans quatre matières bien précises). Cependant, certaines entités  fédérées ont choisi de voir leurs compétences exercées en tout ou en  partie par d´autres entités : c´est particulièrement le cas de la Région  flamande. Sur certains points, le fédéralisme belge accorde une  autonomie limitée aux entités fédérées : l´Autorité fédérale conserve  le monopole de l´organisation de la justice, et les entités fédéres ne  peuvent pas participer directement au processus de révision de la  Constitution, ni au processus de fédéralisation du pays (elles y  participent indirectement par le biais de leurs sénateurs de  communauté et, en pratique, par les accords noués entre les partis  politiques flamands et francophones). Par contre, certaines entités  fédérées bénéficient d´une autonomie constitutive, c´est‐à‐dire du  droit de modifier certains aspects de leur organisation. En outre, 
  • 106. toutes les entités fédérées possèdent, à côté de leurs compétences  législatives, de très larges compétences auxiliaires, y compris des  compétences internationales (négociation et signature de traités  internationaux ; participation à la définition de la position belge dans  des négociations internationales). Enfin, en raison de la hiérarchie des  normes en vigueur, les législations des entités fédérées (décrets et  ordonnances) ont la même force juridique que les lois fédérales :  l´Autorité fédérale ne dispose pas d´un droit d´arbitrage ou de  décision en cas de conflit avec les entités fédérées ou entre entités  fédérées.    Entreprise  Structure économique dont l´objectif est la production de biens ou de  services. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Entreprise à  finalité sociale  Entreprise dont les bénéfices sont affectés à la réalisation d´un but  social. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Entreprise  publique  autonome (EPA)  Entreprise publique à caractère économique ayant conclu un contrat  de gestion avec l´Autorité fédérale (ou une région ou une  communauté). La loi du 21 mars 1991 portant réforme de certaines  entreprises publiques économiques, qui définit le cadre juridique des  entreprises publiques autonomes, entendait répondre aux règles  européennes de concurrence en renforçant l´autonomie des  entreprises publiques du secteur des transports et des  communications, tout en les maintenant dans un régime de droit  public. Elle a ensuite servi de modèle pour la mise en place ou la  restructuration d´autres entreprises à caractère public, tant au niveau  des régions qu´au niveau des communautés (la RTBF par exemple).  Les principes de cette loi comprennent la transparence des relations  financières entre les pouvoirs publics et leurs entreprises ; la  neutralité des prix des services offerts par les entreprises publiques  par rapport aux normes de leur secteur ; la définition stricte des  monopoles publics ; la séparation des fonctions de réglementation et  de fourniture de services ; le contrôle sur les commandes des  entreprises publiques. Une plus grande autonomie et un  élargissement des moyens financiers des entreprises publiques  autonomes de communications sont recherchés, par l´appel à un  actionnariat privé dont la part doit rester minoritaire. La loi de 1991  introduit dans ce contexte une distinction au sein des activités des  entreprises publiques autonomes entre les missions de service public  et les activités exercées en concurrence (pour lesquelles l´autonomie  de gestion est maximale). La loi redéfinit aussi les règles de tutelle et  l´installation d´organes de gestion propres et indépendants et  contraint les entreprises publiques autonomes à tenir compte des  intérêts des usagers. Le contrat de gestion, conclu pour une durée de  trois à cinq ans, précise les règles et conditions dans lesquelles  l´entreprise exerce les missions de service public qui lui sont confiées  par la loi. Les entreprises publiques autonomes peuvent prendre la  forme d´une société anonyme de droit public. Si au départ l´État  détenait la totalité des actions, il a pu ensuite en céder une partie à  des autorités publiques ou, à défaut, à des capitaux privés moyennant 
  • 107. une double limitation : les actionnaires publics doivent conserver au  moins 75 % des droits de vote et plus de 50 % du capital. Les  entreprises publiques autonomes fédérales comprennent les  entreprises visées par la loi du 21 mars 1991, à savoir Belgacom,  Bpost, Belgocontrol et les entités du groupe SNCB, auxquelles  s´ajoute l´Office national du Ducroire. La nomination du conseil  d´administration, en particulier de l´administrateur délégué des  entreprises publiques autonomes illustre les poids respectifs du  pouvoir de tutelle exercé par le ministre compétent et des méthodes  de gestion du secteur privé. Le contrôle des comptes de chaque  entreprise publique autonome est confié à un collège de quatre  commissaires, dont deux sont nommés par la Cour des comptes  parmi ses membres. Voir aussi : privatisation site de la RTBF site de  Belgacom site de Bpost site de la SNCB site de Belgocontrol site de  l´Office national du Ducroire site de la Cour des comptes    Espace  économique  européen (EEE)  Association économique entre les États membres de l´Union  européenne (UE) et ceux de l´Association européenne de libre‐ échange (AELE), excepté la Suisse. L´idée d´un grand marché intérieur  européen n´est pas neuve et, en 1972‐73 déjà, les pays de  l´Association européenne de libre‐échange (AELE) signent avec la  Communauté économique européenne (CEE) des accords de libre‐ échange des produits industriels. La CEE (aujourd'hui Union  européenne) est en effet le principal partenaire commercial de l´AELE  depuis la création de cette dernière en 1960. Le projet d´un grand  marché intérieur se précise avec la signature de l´Acte unique  européen en 1986. Finalement, en 1989, Jacques Delors, président de  la Commission européenne, propose un nouveau partenariat entre la  CEE et l´AELE : le Traité sur l'Espace économique européen (EEE).  Signé à Porto le 2 mai 1992 entre l´Europe des douze et les sept États  membres de l´AELE (Autriche, Finlande, Islande, Liechtenstein,  Norvège, Suède et Suisse), le Traité sur l´EEE entre en vigueur le 1er  janvier 1994. La Suisse n´y adhère cependant pas puisque le traité y a  été rejeté par référendum en décembre 1992. Le Liechtenstein ratifie  son adhésion à l´EEE le 9 avril 1995 par référendum. Le Traité de  Porto permet, au sein de l´Espace économique européen, la libre  circulation des biens, des personnes (uniquement des travailleurs  salariés et des indépendants), des services et des capitaux (les «  quatre libertés »). Dans d´autres domaines, la coopération est  renforcée. Il s´agit de la recherche et du développement, de  l´environnement, de l´éducation et de la politique sociale. Par contre,  l´accord ne concerne pas la politique agricole commune ni la pêche  mais des accords bilatéraux permettent une libéralisation progressive  dans ces deux matières. L´accord EEE ne couvre pas non plus les  domaines suivants : l´union douanière et monétaire, les politiques  communes en matière de relations extérieures ou d´affaires  intérieures, de sécurité et de justice. En outre, l´AELE doit se  conformer aux règles communautaires, notamment dans les  domaines de la concurrence, des aides publiques, de l´ouverture des  marchés publics, des droits des sociétés et de la protection des  consommateurs. Quatre organes sont créés pour encadrer l´EEE : ‐ le  Conseil, où siègent des représentants des gouvernements des États 
  • 108. membres, chargé de donner l´impulsion politique dans la mise en  œuvre et l´évolution de l´accord, et de définir une orientation  générale pour le Comité mixte ; ‐ le Comité mixte, chargé de la  gestion courante de l´EEE. Il constitue également le lieu d´échange de  points de vue et d´informations, afin de fournir une interprétation  homogène de l´accord et de régler tout différend pouvant surgir  entre les parties contractantes ; ‐ le Comité parlementaire mixte,  composé de membres du Parlement européen et des parlements des  États membres de l'aele, qui doit conduire à une meilleure  compréhension de l´accord entre l´Union européenne et les pays de  l´AELE ; ‐ le Comité consultatif EEE, lieu de rencontre entre les  interlocuteurs sociaux. Depuis le Traité de Porto, tout pays qui intègre  l´Union européenne doit également adhérer à l´Espace économique  européen. Aujourd´hui, l´EEE comprend les 27 États membres de l´UE  et trois des quatre derniers pays de l´AELE (Islande, Liechtenstein et  Norvège). La Suisse, bien que ne faisant pas partie de l´EEE, possède  le statut d´observateur au sein du Comité parlementaire mixte EEE et  du Comité consultatif EEE. La Suisse a par ailleurs signé des accords  bilatéraux avec l'Union européenne.    Espace Schengen  Territoire constitué par les pays européens qui participent aux  accords de Schengen qui instaurent la libre circulation des personnes  et suppriment les contrôles aux frontières internes. Le 14 juin 1985  les trois pays du Benelux, entre lesquels était déjà établie une libre  circulation, ainsi que la France et l’Allemagne ont conclu à Schengen  (Luxembourg) des accords relatifs à la suppression graduelle des  contrôles aux frontières communes et à la libre circulation des  personnes à l’intérieur de l’espace constitué par leurs territoires. Ces  accords impliquent une harmonisation de la politique des visas et du  droit d’asile. Ils ont également mis en place le Système d’information  Schengen qui centralise les informations policières et judiciaires  communiquées par les États signataires. Il est installé à Strasbourg. La  mise en œuvre des accords a été longue : la convention d’application  qui avait été signée le 19 juin 1990 n’est entrée en vigueur que le 26  mars 1995. Il existe une clause de sauvegarde, qui permet à un pays  participant de suspendre temporairement l’application de certaines  dispositions de la convention si l’ordre public ou la sécurité nationale  l’exigent. C’est ainsi que le rétablissement des contrôles frontaliers  s’applique généralement lors de la tenue de sommets européens. Les  premiers États de l’Union européenne à rejoindre les premiers  signataires ont été l’Autriche, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la  Grèce, l’Italie, le Portugal et la Suède. La République tchèque,  l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Hongrie, Malte, la Pologne, la  Slovénie et la Slovaquie ont rejoint l'espace le 21 décembre 2007. La  Bulgarie, Chypre et la Roumanie ne sont pas encore membres à part  entière de l'espace Schengen, les contrôles aux frontières entre ces  pays et l'espace Schengen étant maintenus jusqu'à ce que le Conseil  de l'Union européenne décide que les conditions de suppression de  ces contrôles sont remplies. Des pays non membres de l’Union sont  également liés par la convention en vertu d’un accord de coopération  : l’Islande, la Norvège, la Suisse et le Liechtenstein. La participation de  deux premiers de ces pays s’est imposée en raison de l’existence d’un 
  • 109. système similaire entre les pays scandinaves, membres de l’Union  nordique. L’Irlande et le Royaume‐Uni demeurent en dehors de  l’Espace Schengen, bien qu'ils coopèrent à certaines de ses  dispositions. À l’origine, la gestion de la Convention Schengen avait  été confiée à un comité exécutif. Depuis 1999, ses attributions sont  exercées par le Conseil de l´Union européenne et les dispositions de  Schengen ont été intégrées dans le droit européen.    Établissement  d´utilité publique  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Établissements  scientifiques et  culturels fédéraux  Établissements restés de compétence fédérale après le transfert aux  régions et aux communautés des compétences relatives à la  recherche scientifique et à la culture. Établissements restés de  compétence fédérale après le transfert aux régions et aux  communautés des compétences relatives à la recherche scientifique  et à la culture. La loi spéciale de réformes institutionnelles du 8 août  1980, modifiée par la loi spéciale du 16 juillet 1993, maintient en  faveur de l´Autorité fédérale la compétence relative aux «  établissements scientifiques et culturels fédéraux ». L´expression «  établissements scientifiques et culturels fédéraux » utilisée par la loi  spéciale désigne, d´une part, quinze établissements scientifiques  fédéraux, qui sont dotés d´une existence administrative autonome  mais ne possèdent pas de personnalité juridique propre, et d´autre  part, trois institutions culturelles fédérales ayant une personnalité  juridique propre. Il y a seize établissements scientifiques fédéraux,  qui relèvent : – du Service public de programmation Politique  scientifique. Il s´agit : – des Archives générales du Royaume et  Archives de l´État dans les provinces (AGR) ; – de la Bibliothèque  royale de Belgique (BRB) ; – de l´Institut d´aéronomie spatiale de  Belgique (IAS) ; – de l´Institut royal météorologique de Belgique (IRM)  ; – de l´Institut royal du patrimoine artistique (IRPA) ; – de l´Institut  royal des sciences naturelles de Belgique (IRSNB) ; – du Musée royal  de l´Afrique centrale (MRAC) ; – des Musées royaux d´art et d´histoire  (MRAH) ; – des Musées royaux des beaux‐arts de Belgique (MRBAB) ;  – de l´Observatoire royal de Belgique (ORB) ; – du Jardin botanique  national de Belgique (JBNB) ; – du Service public fédéral Justice. Il  s´agit : – de l´Institut national de criminalistique et de criminologie  (INCC) ; – du Centre pénitentiaire de recherche et d´observation  clinique (CEPROC) ; – du Service public fédéral Santé publique,  Environnement et Protection de la consommation. Il s´agit : – de  l´Institut scientifique de santé publique (ISP), qui a intégré en 2003  l´ancien Institut Pasteur ; – du Centre d´études et de recherches  vétérinaires et agrochimiques (CERVA), qui est le laboratoire  scientifique de référence de l´Agence fédérale pour la sécurité de la  chaîne alimentaire ; – du Ministère de la Défense nationale. Il s´agit  du Musée royal de l´armée et d´histoire militaire (MRA). Les  institutions culturelles fédérales sont : – le Palais des beaux‐arts  (PBA), qui est depuis 2002 une société anonyme de droit public à  finalité sociale ; – le Théâtre royal de la Monnaie (TRM) ; – l´Orchestre 
  • 110. national de Belgique (ONB). Les deux dernières institutions sont des  organismes d´intérêt public de type B.    État  Collectivité politique indépendante et souveraine. Ensemble de  pouvoirs politiques et de pouvoirs publics qui organisent cette  collectivité. Plusieurs éléments doivent être réunis pour qu´un État  soit constitué. Les éléments essentiels sont : – un territoire propre à  l´État, délimité par des frontières qui assurent son indépendance ; –  une population, qui ne doit pas nécessairement être homogène au  plan culturel, linguistique, religieux, social… ; – des institutions  politiques, et au minimum un gouvernement qui a seul le droit de  recourir à la force pour imposer le respect des lois. Selon les cas, ce «  monopole de la violence légitime » dont l´État se prévaut est reconnu  par la population, ou ne se maintient que par la tradition ou par la  violence exercée par le pouvoir. L´État est un phénomène historique  assez récent, inconnu en Europe au Moyen Âge, et qui ne s´est que  récemment répandu sur toute la planète. Les États peuvent  disparaître ou se transformer au cours de l´histoire, soit en  s´intégrant dans des ensembles plus vastes, soit en se désintégrant.  Au dix‐neuvième siècle en particulier les États ont prétendu se  confondre avec des nations, c´est‐à‐dire posséder une identité  spécifique censée être inscrite dans la durée et qui assure leur  légitimité ; mais les transformations des États montrent qu´il s´agit là  davantage d´un idéal que d´une réalité incontestée. Un État est  théoriquement reconnu par d´autres États qui admettent sa  souveraineté au sein de ses frontières, mais certaines frontières  d´État sont controversées et l´existence même de certains États est  contestée par d´autres États. Un État peut décider d´adhérer ou non à  des institutions internationales qui rassemblent différents États sur  une base régionale comme l´Union européenne ou sur une base  mondiale comme l´Organisation des Nations unies (ONU) et  l´Organisation mondiale du commerce (OMC), et qui disposent de  pouvoirs très variables selon les cas. L´ensemble des États, en  particulier des États membres de l´ONU, forme ce qu´on appelle la  communauté internationale. La reconnaissance internationale d´un  État ne dépend pas, loin de là, de son degré de démocratie. En un  sens plus étroit que celui défini ci‐dessus, l´État désigne l´ensemble  des pouvoirs politiques (gouvernement, parlement), des institutions  judiciaires et des pouvoirs publics (administration, organismes  d´intérêt public) qui organisent l´existence au sein du territoire  national. « État » s´oppose en ce sens à l´ensemble des personnes  privées, citoyens ou entreprises, et à l´ensemble des pouvoirs de  niveau local. Le mode de fonctionnement de l´État dépend de son  régime politique, qui varie selon différents critères : l´État peut être  unitaire, ou être au contraire une fédération ; il peut s´agir d´une  monarchie, d´une république, d´un empire ; il peut constituer une  démocratie plus ou moins achevée, ou exercer son autorité au nom  de la religion, de la tradition ou par le recours à la force, etc. Au sein  de certains États fédéraux, comme les États‐Unis et le Mexique, on  appelle « États » les entités fédérées constitutives de la fédération.   
  • 111. État fédéral  État possédant une structure fédérale, caractérisée en Belgique par  l´existence de deux types de pouvoirs intermédiaires entre le niveau  central et le niveau local. Dans l´usage courant, on parle le plus  souvent de « l´État fédéral » pour désigner le Parlement fédéral et le  gouvernement fédéral, c´est‐à‐dire le niveau de pouvoir central ou  national. La Constitution belge utilise pourtant l´expression d´État  fédéral, non pas pour désigner les institutions politiques de niveau  central, mais pour caractériser la structure fédérale de l´État  (Constitution, article 1er). Nous suivons ici la Constitution en parlant  d´État fédéral pour désigner cette structure de l´État, et en parlant  d´Autorité fédérale, comme le fait la Constitution, pour désigner les  institutions politiques du niveau central ou national. Le fait que la  Belgique ait opté pour le fédéralisme ne signifie pas que l´État fédéral  belge soit conforme aux modèles fédéraux. En effet, comme le dit  l´article 1er de la Constitution, la Belgique est un État fédéral qui se  compose des communautés et des régions, c´est‐à‐dire de deux types  de pouvoirs intermédiaires entre le niveau central et le niveau local  (communes et provinces). Il y a même davantage d´entités fédérées  en Belgique que les trois communautés et les trois régions, puisque  deux commissions communautaires possèdent, comme les  communautés et les régions, un pouvoir législatif. En n´évoquant pas  l´Autorité fédérale parmi les composantes de l´État fédéral belge,  l´article 1er de la Constitution peut donner le sentiment d´accorder  une place réduite au niveau central de pouvoir. De fait, l´article de la  Constitution qui porte sur les compétences résiduelles prévoit que le  pouvoir législatif appartient a priori aux communautés et aux régions,  l´Autorité fédérale n´étant supposée légiférer, à l´avenir, que dans  une série limitée de domaines qu´une loi spéciale devra énumérer.    Euro  Devise adoptée par certains États membres de l´Union européenne  en remplacement de leur monnaie nationale. L´euro se divise en 100  cents. L´adoption d´une monnaie européenne unique est une idée qui  remonte au milieu des années 1970. Elle n´a été concrétisée que dans  le Traité de Maastricht en 1992. Les pays candidats à l´euro se sont  alors engagés dans un processus d´unification économique et  monétaire (UEM), comportant des réformes du cadre législatif et  institutionnel et des mesures de convergences économique. Ces  mesures ont entraîné la poursuite d´une politique budgétaire très  stricte dans la plupart des pays, dont la Belgique. L´euro est la devise  officielle d´un groupe de pays européens depuis le 1er janvier 1999 ;  les billets et pièces en euros ont fait leur apparition le 1er janvier  2002. Ils ont rapidement remplacé les billets et pièces des anciennes  devises nationales qui ont été retirés de la circulation. Les treize pays  qui ont adopté l´euro sont : l´Allemagne, l´Autriche, la Belgique,  l´Espagne, la Finlande, la France, la Grèce, l´Irlande, l´Italie, le  Luxembourg, les Pays‐Bas, le Portugal et la Slovénie. Ces pays  constituent la zone euro. Au sein de cette zone, la politique  monétaire est confiée à la Banque centrale européenne (BCE). Les  pays qui ont adopté l´euro se sont engagés à observer un pacte de  stabilité, c´est‐à‐dire à maintenir leur inflation, leur déficit et leur  dette publique en deçà d´un certain niveau.   
  • 112. Fabrique d´église  Établissement public chargé de la gestion des biens d´une  communauté religieuse locale. L’Église catholique dispose d’une  organisation territoriale dont l’unité de base est la paroisse. Le curé  en est responsable sur le plan spirituel, et la fabrique d’église  l’administre sur le plan temporel. Lorsqu’un régime de financement  public des cultes s’est mis en place après la Révolution française, la  fabrique d’église a fait l’objet d’une législation spécifique : sa  composition, son budget et ses comptes, son mode de  fonctionnement ont été réglementés par les pouvoirs publics, qui ont  imposé aux communautés locales des autres cultes reconnus une  organisation similaire pour la gestion de leurs biens. Il existe donc  dans chaque communauté locale d'un culte reconnu une fabrique  d'église ou un établissement équivalent. La loi oblige les communes à  couvrir le déficit des fabriques d’églises et établissements assimilés  pour les cultes catholique, protestant, israélite et anglican. Une  obligation identique est imposée aux provinces pour la couverture du  déficit des fabriques et établissements assimilés des cultes orthodoxe  et musulman, ainsi que du déficit des fabriques cathédrales du culte  catholique. La loi spéciale de réformes institutionnelles du 13 juillet  2001 a transféré aux régions l’organisation des fabriques d’église en  même temps que la quasi‐totalité de la loi communale. Comme le  permet l'article 139 de la Constitution, la Région wallonne a transféré  cette compétence à la Communauté germanophone pour les  communes de la région de langue allemande au 1er janvier 2005. La  gestion des fabriques d'église préoccupe les pouvoirs publics dans la  mesure où les bâtiments religieux constituent ou contiennent une  grande partie du patrimoine artistique et historique. On constate  aujourd'hui que les communes doivent faire face à des difficultés  financières qui peuvent conduire à des changements de priorités par  rapport aux fabriques d'église et à l'affectation des bâtiments classés.  De leur côté, les fabriques d'église des paroisses catholiques sont  confrontées à un effectif vieillissant et à un manque de moyens dû à  la baisse de la pratique religieuse.    Fédéralisation  Action de transformer un État unitaire en un État fédéral. Le terme de  fédéralisation, néologisme construit à partir de l´adjectif « fédéral »,  est utilisé pour désigner ce que devient un État unitaire quand il se  scinde en deux ou en plusieurs entités fédérées, tout en maintenant  une institution politique commune appelée, en Belgique, Autorité  fédérale, qui comprend le gouvernement fédéral et le Parlement  fédéral. Pour désigner le processus de construction d´un État fédéral  au départ d´entités politiques indépendantes, on utilise plutôt le  terme de fédération. Il ne faut pas confondre la fédéralisation avec la  « refédéralisation », qui désigne le processus par lequel une  compétence qui avait été transférée de l´Autorité fédérale vers les  entités fédérées est transférée à nouveau à l´Autorité fédérale. Voir  aussi : défédéralisation    Fédéralisme  Système politique qui confie une partie du pouvoir législatif, du  pouvoir exécutif voire du pouvoir judiciaire à des composantes  internes au pays. Dans un système fédéral classique, l´État est divisé 
  • 113. en territoires (régions, cantons, Länder…) qui possèdent chacun un  pouvoir législatif, un pouvoir exécutif voire un pouvoir judiciaire dans  certains domaines, et qui coexistent avec une autorité centrale qui  possède également un pouvoir législatif, exécutif et judiciaire. Le  fédéralisme reconnaît donc à la fois la diversité et l´autonomie des  grandes composantes d´une nation. Selon les cas, le système fédéral  résulte de l´union d´États préexistants qui s´intègrent dans une nation  unique tout en conservant une large autonomie, ou d´un processus  inverse qui voit un État unitaire renoncer à certaines de ses  compétences pour les confier à des composantes internes à l´État.  D´un État fédéral à l´autre, la liste et l´ampleur des compétences  confiées aux entités fédérées varient considérablement : ce n´est pas  cet aspect qui caractérise le mieux le fédéralisme. Outre les points  déjà notés, le fédéralisme suppose, classiquement, que les entités  fédérées participent d´une manière ou d´une autre à l´élaboration et  à la révision de la Constitution. Il suppose également que les  parlements et les gouvernements des entités fédérées soient  constitués sur base d´élections spécifiques, qui ont lieu à des dates  distinctes de la date des élections législatives fédérales. En  conséquence, les majorités politiques au pouvoir peuvent varier  d´une entité fédérée à l´autre, et ne sont pas forcément semblables à  la composition de la majorité fédérale, avec les difficultés que cette  asymétrie peut engendrer. Les partis politiques sont cependant, sauf  exception (partis séparatistes, autonomistes…), présents et organisés  à l´échelle de tout le pays, puisque la participation au pouvoir fédéral  est un enjeu important. Généralement, un organe judiciaire ou  d´arbitrage (Cour constitutionnelle par exemple) est créé pour régler  les conflits portant sur l´interprétation de la Constitution et sur les  compétences respectives des différents niveaux de pouvoir. Si le  fédéralisme possède ainsi des traits caractéristiques partagés par la  grande majorité des États fédéraux, l´organisation d´un État fédéral  est souvent soumise à révision périodique puisque les entités  fédérées comme le pouvoir central peuvent aspirer à davantage  d´autonomie, ou à une répartition plus efficace des compétences et  des mécanismes de coopération entre les divers niveaux de pouvoir. Il  n´existe pas de fédéralisme « pur », et l´État fédéral belge est  particulièrement original sur ce point, sa fédéralisation restant  partielle et limitant l´autonomie des entités fédérées, tandis que par  certains traits la Belgique se rapproche, dans les faits, d´un système  confédéral. Site du Forum des fédérations    Fédération des  entreprises de  Belgique (FEB)  Organisation interprofessionnelle représentative des employeurs au  niveau fédéral. La FEB est née en 1973 de la fusion de la Fédération  des industries de Belgique et de la Fédération des entreprises non  industrielles. Le pluralisme idéologique que l´on trouve du côté  syndical ne se retrouve pas du côté patronal. La FEB n´affilie pas  directement les entreprises mais est une fédération d´organisations  patronales sectorielles. Chaque organisation sectorielle affiliée est  représentée par un membre au conseil d´administration de la FEB. La  FEB représente les entreprises de l´industrie et des services, à  l´exception des secteurs non marchands, quelle que soit leur taille.  Dans les multiples secteurs de l´artisanat, du commerce et des 
  • 114. professions libérales, les entreprises sont affiliées à des organisations  patronales qui se situent dans le monde des classes moyennes et non  à la FEB. Comme organisation représentative des employeurs, la FEB  est, avec les organisations interprofessionnelles de classes moyennes  et d´agriculteurs, un interlocuteur des syndicats et du gouvernement  fédéral sur les matières qui entrent dans le champ de la concertation  économique et sociale au niveau fédéral. Il s´agit des matières qui  concernent les entreprises et les travailleurs quelle que soit la  branche d´activité : droit social, politique fédérale de l´emploi,  sécurité sociale. À ce titre, la FEB siège au sein des grands organes  paritaires interprofessionnels : le Conseil national du travail (CNT) et  le Conseil central de l´économie (CCE). Elle siège également dans un  grand nombre d´organes consultatifs spécialisés où sont représentés  des intérêts plus divers : Conseil de la consommation, Conseil fédéral  du développement durable, Commission de l´index, Conseil pour  l´égalité des chances, etc. Elle participe à la gestion de la sécurité  sociale en siégeant au sein des organes dirigeants des institutions  publiques de sécurité sociale. Au plan européen, la FEB est affiliée à  businesseurope, anciennement Union des industries et des  entreprises d´Europe (UNICE). Site de la FEB    Fédération  générale du travail  de Belgique (FGTB)  Syndicat de travailleurs appartenant au monde socialiste. La majorité  des organisations syndicales existantes avant la création du Parti  ouvrier belge (POB) en 1885 s´intégrèrent dans la Commission  syndicale créée par le parti en 1898 pour coordonner et promouvoir  l´action syndicale et la création de nouveaux syndicats. Avec la  transformation de la Commission syndicale en Confédération  générale du travail de Belgique (CGTB) en 1937, le niveau  interprofessionnel se structure davantage. La FGTB actuelle (en  néerlandais Algemeen Belgisch Vakverbond (ABVV)) est issue de la  fusion en 1945 de la CGTB avec plusieurs organisations nées sous  l´occupation. La doctrine de la FGTB est basée sur la Charte de  Quaregnon adoptée en 1894 par le POB, qui fait directement  référence à la lutte des classes comme moyen de transformation de  la société. Cette option se traduit dans l´action par la volonté de  contrôle des décisions du chef d´entreprise. La FGTB marque  également un grand attachement aux initiatives des pouvoirs publics  en matière économique et sociale. La FGTB est organisée selon une  structure à la fois professionnelle (les centrales) et géographique (les  sections régionales, regroupées en interrégionales). Les centrales  professionnelles pour ouvriers sont : ‐ la Centrale générale (CG) ; ‐ la  Centrale de l´industrie du métal de Belgique (CMB), scindée depuis  2006 en une organisation francophone, les Métallurgistes Wallonie‐ Bruxelles (MWB), et une organisation flamande, ABVV Metaal ; ‐ la  Centrale alimentation – horeca – services (HORVAL) ; ‐ la Centrale du  textile, vêtement et diamant (TVD) ; ‐ l´Union belge des ouvriers du  transport (UBOT). La FGTB possède une seule centrale pour les  employés, le Syndicat des employés, techniciens et cadres (SETCA), et  une seule centrale pour les agents des services publics, la Centrale  générale des services publics (CGSP). Les sections régionales sont au  nombre de dix en Wallonie où elles sont réunies au sein de  l´Interrégionale wallonne, d´une à Bruxelles où elle forme 
  • 115. l´Interrégionale de Bruxelles et de sept en Flandre où elles sont  réunies au sein de l´Interrégionale flamande. La FGTB compte 1 503  748 affiliés (chiffre 2010), soit 43,6 % des syndiqués. La répartition de  ses affiliés présente une prépondérance francophone : 42 % en  Wallonie (sauf Brabant wallon), 38 % en Flandre (sauf Brabant  flamand) et 20 % pour Bruxelles, le Brabant wallon et le Brabant  flamand. La FGTB fait partie du monde socialiste et entretient des  liens structurels avec les partis socialistes francophone et flamand.  Site de la FGTB    Financement des  communautés et  des régions  Mécanisme d´attribution de ressources financières aux communautés  et aux régions destiné à leur permettre d´exercer leurs compétences  et de mener leur politique. La plus grande partie des ressources  financières des communautés et des régions provient de l´Autorité  fédérale. En transférant des compétences aux entités politiques  nouvellement créées, le choix a été fait de leur attribuer aussi les  moyens financiers nécessaires à l´exercice de ces compétences. Les  entités fédérées, si elles ont l´autonomie politique dans l´exercice de  leurs compétences, ne disposent cependant pas de l´autonomie  financière. Le mode de calcul des moyens financiers attribués aux  Communautés flamande et française et aux Régions flamande,  wallonne et de Bruxelles‐Capitale est contenu dans la loi spéciale du  16 janvier 1989 relative au financement des communautés et des  régions. Quant au financement de la Communauté germanophone, il  est prévu par la loi du 31 décembre 1983 de réformes  institutionnelles pour la Communauté germanophone. Pour financer  les Communautés française et flamande, l´Autorité fédérale leur  attribue une partie du produit de la TVA et une partie de l´impôt sur  le revenu des personnes physiques (IPP). Ces deux grandes sources de  financement des communautés sont souvent appelées dotation (ou  masse) TVA et dotation IPP. La dotation TVA a été calculée à l´origine  en fonction des besoins des communautés en matière  d´enseignement ; la dotation IPP a été calculée en fonction des  dépenses des communautés dans leurs compétences (compétences  culturelles et compétences sociales). Suite à la réforme  institutionnelle de 2001, un financement complémentaire des  communautés, appelé « refinancement », a été prévu. Il consiste,  pour l´essentiel, en une augmentation annuelle et cumulative de la  dotation TVA. L´Autorité fédérale verse également aux Communautés  française et flamande une dotation en remplacement de la redevance  radio et télévision, qui est devenue un impôt régional. Outre d´autres  sources de financement marginales, les communautés peuvent faire  appel à l´emprunt. Le financement des Régions flamande, wallonne et  de Bruxelles‐Capitale consiste aussi pour la plus grande part en un  transfert financier en provenance de l´Autorité fédérale. Il consiste en  une part attribuée de l´IPP. Cette dotation IPP a été calculée à  l´origine, comme pour les communautés, en tenant compte des  montants effectivement dépensés par l´État avant le transfert de ses  compétences aux régions. Mais la répartition de ces montants entre  les régions est calculée en fonction du rendement de l´IPP sur leur  territoire, selon un principe appelé le principe du « juste retour ». Un  mécanisme de solidarité est néanmoins prévu en faveur de la ou des 
  • 116. régions dans lesquelles le rendement de l´IPP est inférieur à la  moyenne nationale. Les régions ont également la possibilité de  contracter des emprunts. Les régions sont aussi moins dépendantes  de ressources en provenance de l´Autorité fédérale que les  communautés, car elles bénéficient de recettes fiscales dont elles ont  la maîtrise (autonomie fiscale), et dont les principales sont les droits  d´enregistrement, la redevance radio et télévision, les droits de  succession, la taxe de mise en circulation des véhicules automobiles.  De plus, contrairement aux communautés, elles ont la capacité de  prélever des impôts et des taxes sur leur territoire. Des transferts de  compétences ont eu lieu entre entités fédérées. Ils ont été  accompagnés du transfert, partiel ou total selon les cas, des moyens  afférents à l´exercice de ces compétences. L´accord institutionnel  pour la sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011 prévoit  d´importantes modifications du mode de financement des  communautés et des régions. Sa mise en œuvre, qui demande des  changements dans les lois citées ci‐dessus, n´a pas encore été  effectuée. Deux principes, essentiellement, président à cette réforme  : d´une part, une autonomie fiscale accrue pour les régions ; d´autre  part,   Financement des  partis  Moyens financiers, publics et privés, octroyés à des partis politiques  selon des règles légales qui organisent également le contrôle de leur  comptabilité. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Flandre  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Fonction publique  Ensemble du personnel employé par les services publics. La fonction  publique est constituée de l´ensemble des fonctionnaires de  l´Autorité fédérale, des communautés, des régions, des provinces et  des communes. Au sens large, font également partie de la fonction  publique les personnels de l´enseignement subventionné, de la  magistrature, de la police, des institutions publiques de sécurité  sociale, des organismes d´intérêt public, des centres publics d´action  sociale, des intercommunales, etc. De même, au sens large, le  personnel de la fonction publique comprend non seulement les  agents statutaires, mais également les agents contractuels. L´agent  statutaire n´est pas engagé sous contrat comme dans le secteur privé,  mais bénéficie d´un statut, qui résulte d´un acte unilatéral de  l´autorité publique. Le statut des agents des services publics  comprend entre autres les dispositions relatives au recrutement, à la  formation, à l´évaluation et à la carrière du fonctionnaire. Un grand  nombre de personnes sont par ailleurs engagées sous contrat  d´emploi par les différents organismes publics, soit à durée  déterminée soit à durée indéterminée. Ces agents dits contractuels  ne connaissent pas d´évolution de carrière comme les statutaires.  Tout comme dans le secteur privé, les agents de la fonction publique  ont la faculté de se faire entendre par l´intermédiaire de  représentants syndicaux officiellement reconnus. L´ensemble des  règles qui régissent les relations collectives dans la fonction publique  constitue le statut syndical de la fonction publique.   
  • 117. Fondation  Organisme disposant d´un patrimoine affecté à la réalisation d´un but  désintéressé. La loi du 2 mai 2002 sur les associations sans but  lucratif, les associations internationales sans but lucratif et les  fondations définit le statut juridique de la fondation. Une fondation  est créée par un acte juridique émanant d´une ou de plusieurs  personnes physiques ou morales qui décident d´affecter un  patrimoine à la réalisation d´un but désintéressé déterminé. La  fondation ne peut procurer un gain matériel ni aux fondateurs ni aux  administrateurs : elle ne peut procurer un gain matériel à une autre  personne que si ce gain est nécessaire pour atteindre le but  désintéressé. Une fondation peut être reconnue d´utilité publique par  arrêté royal lorsqu´elle tend à la réalisation d´une œuvre à caractère  philanthropique, philosophique, religieux, scientifique, artistique,  pédagogique ou culturel. Les fondations reconnues d´utilité publique  portent l´appellation de « fondation d´utilité publique ». Les autres  fondations portent l´appellation de « fondation privée ». La fondation  privée est une nouvelle structure juridique à but non lucratif  introduite par la loi de 2002 et qui se distingue de l´association sans  but lucratif par le fait qu´elle ne comprend pas de membres, et que sa  création nécessite un acte notarié et un patrimoine de départ. Voir  aussi : secteur non marchand    Fonds de l´aide  sociale  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Fonds de  participation  Institution publique fédérale de crédit dont la mission s´est étendue  progressivement à la fourniture de prestations administratives,  techniques et financières. Le Fonds de participation est une  institution publique de crédit créée par la loi de réorientation  économique du 4 août 1978. Il est constitué depuis le 1er janvier  1993 sous la forme d´un établissement public doté de la personnalité  juridique. Il a pour mission de soutenir les indépendants, les titulaires  de professions libérales, les petites entreprises et les demandeurs  d´emploi souhaitant lancer leur propre entreprise. Pendant de  nombreuses années, le Fonds de participation a exercé son objet  social essentiellement via l´octroi de crédits avantageux au bénéfice  de son public cible. À cette fin, le Fonds a patronné la constitution en  2003 d´une filiale, la société coopérative Fonds Starters. Les crédits  octroyés par le Fonds de participation sont garantis en partie par le  Fonds européen d´investissement, filiale de la Banque européenne  d´investissement. Progressivement, vu le savoir‐faire accumulé et à la  demande des pouvoirs publics fédéraux, le Fonds de participation a  vu ses missions s´élargir à la fourniture de prestations  administratives, techniques et financières au profit d´autres  organismes, essentiellement publics ou parapublics, afin de  maximiser l´impact de ses interventions dans un contexte de lutte  contre le chômage et de partenariat avec d´autres acteurs (comme  pour le microcrédit, avec Crédal et Hefboom). Le Fonds de  participation assure également l´hébergement et le soutien logistique  du Centre de connaissances du financement des PME (CEFIP). Le 
  • 118. Fonds de participation, doté d´un capital de 160 millions d´euros,  occupe une septantaine de personnes (équivalents temps plein). Il  exerce ses missions sous la tutelle des ministres fédéraux des Classes  moyennes, des Finances et de l´Emploi. L´accord institutionnel pour la  sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011 prévoit le transfert aux  régions du Fonds de participation, avec le « maintien d´une structure  légère associant les régions pour gérer le passé (crédits et emprunts  en cours) ». Site du Fonds    Fonds de  vieillissement  Fonds budgétaire doté de la personnalité juridique auquel sont  affectées certaines recettes de l´Autorité fédérale en vue de faire face  aux charges budgétaires futures liées au vieillissement de la  population. Le Fonds de vieillissement a été créé par l´arrêté royal du  3 novembre 2001 en application de la loi§ du 5 septembre 2001  portant garantie d´une réduction continue de la et création d´un  Fonds de vieillissement. Il a été mis en place à partir de 2002, afin de  constituer des réserves financières pour faire face aux dépenses  futures en matière de pensions. Son financement a été précisé et  développé par la loi du 20 décembre 2005. Le Fonds est un organisme  d´intérêt public de type B géré par un conseil d´administration  composé de dix membres et placé sous la tutelle conjointe du  ministre des Finances et du ministre du Budget. Le Fonds de  vieillissement s´est vu attribuer diverses sources de revenus : des  recettes non fiscales de l´État, des surplus budgétaires et des  excédents de la sécurité sociale, auxquels s´ajoutent les produits des  placements. La loi sur le Fonds de vieillissement stipule que les  recettes qui l´alimentent doivent être placées en fonds d´État (bons  du Trésor‐Fonds de vieillissement) avec échéance finale à partir de  2010, de manière à contribuer à la réduction de l´endettement de  l´Autorité fédérale prévue dans le pacte de stabilité européen, tant  que cet endettement est supérieur à 100 % du produit intérieur brut.  En deçà de ce pourcentage, les recettes du Fonds peuvent être  investies en placements émis par d´autres pouvoirs. La loi prévoit par  ailleurs que le Fonds de vieillissement puisse contribuer au versement  des différents régimes légaux de pensions, pour autant que le niveau  de la dette de l´Autorité fédérale soit inférieur à 60 %, ce qui est loin  d´être le cas. En revanche, le Fonds de vieillissement n´est pas  autorisé à intervenir dans les coûts augmentés des soins de santé liés  au vieillissement de la population. Les interventions relèvent en la  matière d´un autre fonds créé par une loi‐programme du 27  décembre 2006, le Fonds pour l´avenir des soins de santé. Pendant  les premières années, le Fonds de vieillissement a été essentiellement  alimenté par le produit de recettes non fiscales, telles que la vente de  Credibe, la reprise du fonds de pension de Belgacom, une partie des  recettes de la vente des parts régionales des dettes du logement  social (dénommée opération FADELS), la vente des actions BIAC, le  dividende de Belgacom, le bénéfice de la BNB, etc. En 2005, une  modification de la loi de 2001 instituant le Fonds de vieillissement  stipule que celui‐ci doit être financé à partir de 2007 d´une manière  plus structurelle par le biais de surplus budgétaires. Par manque  d´excédents budgétaires, cette disposition est restée jusqu´à présent  sans exécution. Depuis 2007, aucun moyen supplémentaire n´a été 
  • 119. attribué au Fonds, mis à part les intérêts des placements. Fin 2011,  les capitaux propres du Fonds de vieillissement s´élevaient à un peu  plus de 14 milliards d´euros, dont la valeur sera de 23,7 milliards  d´euros aux échéances finales (soit un peu plus de la moitié du  montant budgétaire affecté en 2011 aux régimes légaux de pension).  L´évolution future du mode de financement, de fonctionnement et  d´intervention du Fonds de vieillissement, voire sa suppression,  constituent un enjeu politique, social et économique fondamental  face à la nécessité d´assurer la viabilité à terme des régimes de  pensions. Site du fonds de vieillissement site consacré au budget  fédéral    Fonds des  communes  Transfert financier général, d´abord de l´État, aujourd´hui des régions,  vers les communes. Le Fonds des communes a été créé en 1860  lorsque l´on supprima les taxes levées à l´entrée des villes sur les  boissons, comestibles, combustibles, fourrages et matériaux de  construction (les « octrois »). Plusieurs fois réformé, il a été transféré  aux régions en plusieurs étapes entre 1976 et 1989. Les moyens  financiers que l´État (aujourd´hui l´Autorité fédérale) réservait au  Fonds des communes sont annuellement distribués aux régions. En  fait ces montants ont été inclus dans la dotation IPP que chaque  région perçoit en provenance de l´Autorité fédérale. Deux enjeux  majeurs marquent les décisions politiques régionales concernant leur  fonds des communes. Le premier enjeu concerne le volume global du  transfert qu´une région consent à dégager dans son budget au profit  des communes (ce transfert s´appelle également « dotation »).  Depuis que le fonds des communes est de la compétence des régions,  celles‐ci peuvent doter leur fonds des communes comme elles  l´entendent et dans les limites de leurs moyens d´action. Or ces  moyens d´actions sont en grande partie fonction du rendement de  l´impôt des personnes physiques (IPP) dans la région. Il s´agit d´un  montant important qui, dans la Région wallonne par exemple,  représente près d´un cinquième du budget régional. Pour les  communes, les rentrées en provenance du Fonds représentent de 20  à 25 % des recettes ordinaires. Le deuxième enjeu concerne la  répartition du fonds entre les communes de la région selon des  critères appropriés (population, superficie, caractère central par  rapport aux communes avoisinantes, emploi, fiscalité, etc.). Ces  critères peuvent avoir des effets plus ou moins redistributifs, par  exemple entre les communes riches et les communes pauvres ou  entre les centres urbains et les zones rurales. Ils peuvent avoir un  caractère incitatif plus ou moins fort pour les politiques locales. Les  critères de répartition du Fonds entre les communes sont des choix  politiques qui restent l´objet de controverses malgré leur  diversification et les efforts d´objectivation. Certains critères  orientent délibérément les politiques communales, par exemple en  matière de logement, d´autres influencent la fiscalité communale,  etc. Les trois régions ont suivi des voies différentes quant aux critères  présidant à la répartition de leur fonds entre les communes.  Néanmoins les trois fonds ont maintenu un objectif de solidarité  entre les communes, en tenant compte principalement du rendement  de la fiscalité locale.   
  • 120. Fonds Écureuil  Fonds destiné à équilibrer le budget de la Communauté française en  cas de fluctuation de ses recettes. Le Fonds Écureuil de la  Communauté française a été institué par un décret du 20 juin 2002.  C´est un organisme d´intérêt public de type B placé sous le contrôle  du ministre chargé du Budget. Le Fonds Écureuil a pour mission de  constituer et de gérer des réserves financières devant permettre à la  Communauté française : ‐ de compenser en tout ou en partie une  éventuelle baisse de ses trois grandes sources de recettes en  provenance du niveau fédéral (la partie attribuée du produit de la  TVA, la partie attribuée du produit de l´impôt des personnes  physiques et la dotation compensatoire de la redevance radio‐ télévision) ; ‐ de mobiliser des moyens pour faire face à des risques ou  des charges imprévisibles ; ‐ d´enclencher des politiques nouvelles.  Les ressources du Fonds Écureuil sont constituées par : ‐ un  pourcentage, fixé par le décret du 20 juin 2002, des recettes en  provenance du niveau fédéral citées ci‐dessus ; ‐ les plus‐values et les  revenus financiers de ses placements et de ses réserves ; ‐ les  versements que la Communauté française effectue pour compenser  des prélèvements antérieurs. Le Fonds Écureuil exerce ses missions  selon les règles définies par le contrat de gestion qu´il a conclu avec la  Communauté française. De même, un plan de développement fixant  des objectifs et la stratégie à moyen terme du Fonds doit être établi  annuellement. Le Fonds Écureuil fait partie d´une liste d´organismes  publics auxquels s´applique le décret du 9 janvier 2003 relatif à la  transparence, à l´autonomie et au contrôle des organismes publics,  des sociétés de bâtiments scolaires et des sociétés de gestion  patrimoniale qui dépendent de la Communauté française. Le décret‐ programme du 15 décembre 2006 a modifié le décret de 2002. Il  maintient sa mission principale de gestionnaire de réserves  financières et la complète par des missions déléguées à caractère  financier. Il confie notamment au Fonds la mission d´octroyer des  avances à divers organismes subsidiés par la Communauté française  dans les cas déterminés par le gouvernement. Voir aussi :  financement des communautés et des régions    Fonds européen de  développement  régional (FEDER)  Instrument de la politique européenne de développement régional  qui vise à réduire les écarts de développement économique entre les  différentes régions de l´Union européenne. Cette définition sera  bientôt mise en ligne.    Fonds européen de  stabilité financière  (FESF)  Société anonyme de droit luxembourgeois dont la mission consiste à  porter financièrement assistance aux États de la zone euro en  difficulté économique. (en anglais, European financial stability facility  – EFSF) Institué par un contrat international (accord‐cadre) signé le 7  juin 2010 par les États membres de la zone euro, le FESF a pour  objectif de préserver la stabilité financière en Europe alors fortement  ébranlée par la crise de la dette. Initialement prévu pour aider les  pays en difficulté financière et membres de la zone euro par l´octroi  de prêts, de lignes de crédit ou par l´achats de titres de dette sur le  marché primaire (c´est‐à‐dire nouvellement émise), le FESF a vu ses  missions s´élargir pour faire face à l´intensification de la crise. Depuis 
  • 121. le 21 juillet 2011, le FESF est en effet également autorisé à : ‐  intervenir sur les marchés secondaires dans des cas jugés  exceptionnels par la Banque centrale européenne (BCE) ; ‐ à prêter  aux États de manière préventive sur la base d´un programme établi à  titre de précaution ; ‐ et à financer la recapitalisation des  établissements financiers par des prêts aux gouvernements. Pour  mettre en œuvre ces missions, le FESF dispose de la possibilité de  lever des fonds sur les marchés financiers ou auprès d´institutions  financières sous la forme d´émissions d´obligations. Celles‐ci sont  garanties par les budgets des États membres au prorata de leur  participation dans le capital de la BCE. Grâce aux garanties apportées  par les États, les obligations émises par le FESF sont bien notées sur  les marchés, ce qui lui permet d´y emprunter de l´argent à bas taux.  Une fois l´argent emprunté, le FESF peut le prêter en retour aux États  de la zone euro en difficulté à des taux que ceux‐ci n´auraient pu  obtenir en empruntant directement sur les marchés financiers. Suite  à la dégradation des notes des États, la capacité du FESF à lever des  fonds s´est retrouvée diminuée et sa force d´intervention est jugée,  par beaucoup, insuffisante. Les accords de prêt aux pays demandeurs  sont soumis à plusieurs conditions : ‐ l´approbation par la Commission  européenne, en liaison avec la BCE et le Fonds monétaire  international (FMI), du programme de redressement proposé par  l´État membre bénéficiaire pour alléger le fardeau de sa dette ; ‐  l´approbation unanime des pays membres de la zone euro  représentés par leur ministre des Finances ; ‐ la conclusion entre le  pays bénéficiaire et la Commission européennee d´un protocole  d´accord qui inclut la somme maximum prêtée, le taux appliqué, la  durée de l´opération, le nombre de versements, et enfin les  conditions du prêt. Le FESF complète le Mécanisme européen de  stabilité financière (MESF) qui, à la différence du FESF, est garanti par  le budget de la Commission européenne. Ces deux mesures font suite  à la décision prise par le Conseil Ecofin les 9 et 10 mai 2010 pour faire  face à la crise frappant plusieurs pays européens, dont la Grèce, le  Portugal et l´Irlande. Le FESF et le MESF sont amenés à être remplacé  par le Mécanisme de stabilité européen (MES) dont le rôle devrait  être étendu. Site du FESF    Fonds monétaire  international (FMI)  Institution spécialisée des Nations unies destinée essentiellement à  assurer la stabilité des changes et le développement des échanges.  C´est en 1944, à la conférence de Bretton Woods (États‐Unis), que fut  prise la décision de créer un organisme capable de faire respecter la  libre convertibilité des monnaies entre elles et d´assurer la stabilité  des taux de change, deux éléments clés pour développer les échanges  commerciaux et éviter la répétition d´une grande crise économique et  financière semblable à celle des années 1930. Le Fonds monétaire  international a alors pour mission première d´intervenir auprès des  pays dont la balance des paiements est en grave déséquilibre. Le  Fonds accorde des facilités de crédit – des droits de tirage – financés  par les dépôts des États membres. Suite à l´abandon par les États‐ Unis de l´étalon‐or en 1971 et l´instauration de taux de change  flottants, le FMI perd une partie de sa raison d´être première et  s´oriente vers le soutien de pays connaissant des difficultés 
  • 122. financières. Par l´octroi de crédits, le FMI tente de garantir la  solvabilité du pays qui lui demande son aide. En échange de ces prêts,  le FMI exige que le pays mette en place des programmes  d´ajustement structurel. Ces programmes se composent d´une série  de mesures visant à relancer la croissance économique : réduction  des dépenses publiques, privatisation des entreprises publiques,  libéralisation des prix et des marchés, lutte contre la corruption,  création de mécanismes fiscaux incitatifs pour l´investissement, etc.  L´efficacité de telles mesures est cependant remise en question. De  nombreux économistes, de Stiglitz à Friedman, critiquent ainsi  l´impact que ces plans peuvent avoir sur les plans économique et  social. Selon eux, appliquées de manière indifférenciée dans chaque  pays, ces mesures aggravent la pauvreté et les dettes tout en  réduisant la capacité d´intervention des États. Le FMI compte 188  membres (en 2011). Le droit de vote est exercé proportionnellement  à la contribution financière de chaque État. Ainsi, à eux seuls, les  membres du G8 détiennent plus de 50 % des voix. Ce mode de  décision spécifique au FMI est une des raisons de l´hostilité croissante  que cette organisation rencontre. Avec la Banque mondiale, le FMI  forme le système dit « de Bretton Woods ». Son siège est établi à  Washington. Site du FMI    Formateur  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Frontière  linguistique  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    FSMA (Autorité des  services et marchés  financiers)  Voir Autorité des services et marchés financiers (FSMA) voir Autorité  des services et marchés financiers (FSMA)    G8  Groupe de huit États parmi les plus riches du monde dont les  dirigeants se réunissent annuellement. Le G6 a été créé à l’initiative  du président français Valéry Giscard d’Estaing en 1975 pour  permettre aux pays les plus industrialisés de mener une réflexion  collective sur la politique économique, notamment en réaction au  choc pétrolier. Il regroupe alors les États‐Unis, le Japon, l’Allemagne,  la France, l’Italie et le Royaume‐Uni. En 1976, le Canada rejoint le  groupe qui devient alors le G7 qui se transformera en G8 avec  l’arrivée de la Russie en 1998. Le Groupe des huit ne dispose pas de  structure permanente : les chefs d’État et de gouvernement se  rencontrent annuellement lors de sommets auxquels participent  également les président de la Commission européenne et du Conseil  européen. Les sommets sont cependant préparés tout au long de  l’année par les représentants personnels des chefs d’État. Chaque  pays membre exerce à tour de rôle la présidence du groupe, le  sommet se déroulant dans son pays. Initialement destiné à assurer  une meilleure coordination des politiques économiques, le G8 a  progressivement inscrit d’autres thématiques à son agenda,  notamment en matière de santé, de sécurité et de développement 
  • 123. durable. Les mouvements altermondialistes contestent la légitimité  du G8 qu’ils accusent de constituer un « gouvernement » mondial  informel et de vouloir imposer à la planète une économie capitaliste  ultra‐libérale. Les sommets du G8 sont depuis quelques années  l’occasion de manifestations, parfois violentes (sommet de Gênes en  2001). Il est régulièrement question depuis plusieurs années d'élargir  le G8 aux principaux pays émergents que sont la Chine, l'Inde,  l'Afrique du Sud, le Brésil et le Mexique. Ceux‐ci sont régulièrement  invités lors des sommets annuels afin de débattre de sujets tels que  l'évolution du climat. En 2012, le sommet du G8 s'est tenu à Camp  David (Maryland) aux États‐Unis. Le débat y a notamment porté sur la  transition économique en Afghanistan ainsi que sur la remise en  question de l'austérité budgétaire dans la zone euro. Site du sommet  de Camp David (2012)    Gouvernement  Organe collectif, composé de ministres et éventuellement de  secrétaires d´État, chargé d´appliquer les lois et de diriger  l´administration d´un État ou d´une des composantes d´un État. Cette  définition sera bientôt mise en ligne.    Gouvernement  fédéral  Dans un État fédéral, organe collectif composé de ministres et  éventuellement de secrétaires d´État, chargé d´appliquer les lois et de  diriger l´administration de l´État au niveau central. Cette définition  sera bientôt mise en ligne.    Gouverneur  Représentant des gouvernements dans la province, nommé par le  gouvernement régional. Le gouverneur préside la députation  permanente (ou collège provincial en région wallonne) et dirige  l´administration provinciale. Cette définition sera bientôt mise en  ligne.    Greffier  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Groupe  d´entreprises  Ensemble d´entreprises placées sous l´autorité d´un même centre de  décision. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Groupe de pression  Organisation qui vise à exercer une influence sur la décision politique  de façon à obtenir des résultats, ponctuels ou permanents, favorables  à l´intérêt de ses membres ou à ses propres intérêts, et conformes à  ses valeurs. L´existence de nombreux groupes spécialisés dans la  défense d´intérêts particuliers ou catégoriels est le propre d´une  société pluraliste où la liberté d´association est effective. Ces groupes  se différencient fortement selon les intérêts et les valeurs qu´ils  défendent, leur mode de structuration, leur degré de  représentativité, leur permanence, leurs moyens d´action. En  conséquence, leur capacité de pression est très inégale. Certains  intérêts sont défendus autrement que par des groupes de pression.  Le pouvoir politique a largement reconnu l´existence des groupes  représentatifs d´intérêts et de valeurs en institutionnalisant la  consultation systématique de certains d´entre eux. Les syndicats de  travailleurs et les organisations patronales ont été les premiers à être 
  • 124. invités à siéger dans les organismes consultatifs. Après eux, un rôle  consultatif a été également reconnu à des groupements représentant  d´autres intérêts, comme ceux des familles, des consommateurs, de  l´environnement, des droits humains, etc. Cette pratique a favorisé la  structuration de groupes représentatifs d´intérêts dans des secteurs  où ils n´existaient pas, par exemple dans le secteur non marchand.    Groupe  linguistique  Ensemble de parlementaires classés dans un même groupe, français  ou néerlandais, au sein d´une assemblée bilingue. Toutes les  assemblées politiques, en Belgique, ne se composent pas de groupes  linguistiques distincts : la plupart des assemblées, notamment locales,  n´utilisent qu´une seule langue officielle, et certaines assemblées  représentant une population bilingue, par exemple les conseils  communaux des communes bruxelloises, ne s´organisent pas en  groupes linguistiques (même s´il y existe des mécanismes qui  favorisent la représentation et la protection de la minorité  néerlandophone). L´obligation de composer deux groupes  linguistiques, français et néerlandais, vaut pour la Chambre des  représentants, le Sénat, le Parlement bruxellois et l´Assemblée réunie  de la Commission communautaire commune. À la différence des  autres assemblées citées, le Sénat comporte un membre (outre les  sénateurs de droit) qui n´appartient à aucun des deux groupes  linguistiques : il s´agit du sénateur désigné par le Parlement de la  Communauté germanophone. Les députés fédéraux germanophones  et les sénateurs élus directs germanophones font partie, eux, du  groupe linguistique français de la Chambre ou du Sénat. La création  de deux groupes linguistiques au sein d´une assemblée a pour objectif  de protéger le groupe le moins nombreux, c´est‐à‐dire les  francophones au Parlement fédéral (Chambre et Sénat) et les  néerlandophones au Parlement bruxellois et à l´Assemblée réunie de  la Commission communautaire commune. Dans ces deux dernières  assemblées, le groupe minoritaire (néerlandais) bénéficie d´une  représentation garantie au sein de l´assemblée, dans son bureau et  dans les commissions parlementaires ; le groupe minoritaire (français)  bénéficie également de garanties au sein du Parlement fédéral. Au  Parlement bruxellois, la désignation des ministres (le ministre‐ président excepté) et des secrétaires d´État bruxellois doit obtenir  l´approbation (par la voie d´un vote ou d´une présentation) du groupe  linguistique auquel les membres de l´exécutif régional appartiennent.  Dans les quatre assemblées citées, l´organisation en groupes  linguistiques donne une garantie au groupe minoritaire lors de  certains votes, qui doivent réunir une majorité dans chaque groupe  linguistique : c´est notamment le cas des lois spéciales adoptées au  Parlement fédéral, mais aussi de certaines ordonnances adoptées par  le Parlement bruxellois et de toute modification apportée à son  règlement. À l´Assemblée réunie de la Commission communautaire  commune, toute résolution, c´est‐à‐dire toute décision, ne peut être  prise qu´à la majorité absolue des suffrages dans chaque groupe  linguistique. Par cette exigence de double majorité, le groupe le  moins nombreux a la garantie qu´une décision ne sera pas prise par  une majorité composée essentiellement de membres de l´autre  groupe. La répartition d´une assemblée en groupes linguistiques 
  • 125. prend une signification particulière lors de l´utilisation du mécanisme  qu´on appelle familièrement la sonnette d´alarme. Par ce mécanisme,  un groupe linguistique de la Chambre, du Sénat ou du Parlement  bruxellois peut déposer une motion motivée, signée par les trois  quarts au moins des membres du groupe, pour obtenir la suspension  d´un projet ou d´une proposition de loi, d´ordonnance ou de  règlement de nature à porter gravement atteinte aux relations entre  les communautés. Le critère déterminant l´appartenance de tel  membre de l´assemblée ou de l´exécutif à un des deux groupes  linguistiques varie d´un cas à l´autre.    Groupe politique  Dans les assemblées parlementaires, groupe d´élus réunis en fonction  d´affinités politiques. Les groupes politiques correspondent le plus  souvent aux listes électorales sur lesquelles leurs membres ont été  élus, et donc, en pratique, à des partis politiques ou à des cartels de  partis. Ce n´est toutefois pas toujours le cas. Au Parlement européen,  les groupes politiques regroupent des membres élus sur des listes  nationales aux intitulés différents. Plus rarement, des assemblées  admettent la constitution de groupes dits techniques, dont les  membres n´ont pas entre eux d´affinités politiques. Les élus forment  des groupes politiques selon des modalités propres à chaque  assemblée. Les conditions de reconnaissance des groupes politiques  (nombre minimum de membres, etc.) Et le rôle de ces groupes sont  propres à chaque assemblée et figurent dans les règlements de ces  assemblées. Généralement, les commissions parlementaires sont  composées de façon à refléter la représentation proportionnelle des  groupes politiques. Les chefs de groupe, c´est‐à‐dire les élus qui  président chaque groupe politique, ont une fonction particulière au  sein de l´assemblée. Fréquemment, ils composent la conférence des  présidents avec le président et les autres membres du bureau de  l´assemblée. Les groupes politiques reçoivent le plus souvent un  subside et une aide logistique (secrétariat) de l´assemblée dont ils  regroupent les membres.    Groupement  d´intérêt  économique  Société de droit privé qui a pour objet de développer et de  promouvoir les activités économiques des personnes physiques ou  morales qui la constituent. Cette définition sera bientôt mise en ligne.  Hiérarchie des  normes  Classement des règles de droit qui permet de déterminer quelles  règles de niveau supérieur doivent être respectées par les règles de  niveau inférieur. Les règles de droit, ou normes juridiques, adoptées  par les pouvoirs politiques sont diverses : Constitution, lois, arrêtés Il  existe une stricte hiérarchie entre elles, de sorte que chaque norme  de niveau inférieur doit être conforme aux normes de niveau  supérieur, ce qui permet d´éviter de nombreux conflits entre des  normes qui, sans cette hiérarchie, se concurrenceraient ou se  contrediraient. Le respect de la hiérarchie des normes est assuré par  de nombreuses juridictions, dont le Conseil d´État, la Cour  constitutionnelle et les cours et tribunaux. Sans évoquer les normes  provinciales et communales, et abstraction faite des conventions  collectives, la hiérarchie des normes en vigueur en Belgique est la 
  • 126. suivante : ‐ Les normes de droit international : elles ont une autorité  supérieure à celle des normes internes à la Belgique lorsqu´elles sont  imposées par des conventions ou des traités internationaux  approuvés par les autorités belges compétentes. En vertu des traités  européens, les règlements et des directives de l´Union européenne  s´imposent automatiquement en droit belge. ‐ La Constitution : elle  contient les règles qui déterminent les droits et les libertés  fondamentales des citoyens, la structure de l´État belge et le  fonctionnement des différents pouvoirs. ‐ Les lois spéciales : adoptées  par le Parlement fédéral, elles se distinguent des lois ordinaires par le  fait qu´elles doivent être votées par des majorités renforcées. Elles  portent le plus souvent sur les compétences et l´organisation des  communautés et des régions. Il existe également des décrets et des  ordonnances qui doivent être adoptés à une majorité spéciale des  deux tiers. ‐ Les autres normes législatives : lois adoptées par  l´Autorité fédérale, décrets et ordonnances adoptés par les  communautés, les régions ou certaines commissions  communautaires. Ce sont les normes générales adoptées par les  différents pouvoirs législatifs. Elles ont une valeur juridique quasi  égale entre elles (très légèrement inférieure pour les ordonnances),  et elles ne sont pas censées entrer en conflit car elles portent sur des  matières et des territoires différents. ‐ Les règlements : ce sont des  normes adoptées par les pouvoirs exécutifs en application de normes  législatives. Les règlements prennent souvent la forme d´arrêtés :  arrêtés royaux au niveau fédéral, arrêtés du gouvernement au niveau  des communautés et des régions, arrêtés ministériels… À la différence  des normes législatives, les règlements peuvent faire l´objet d´un  recours en annulation auprès du Conseil d´Etat. ‐ Les circulaires : ce  sont des ordres ou des recommandations destinés aux fonctionnaires.  Les circulaires ne lient ni les citoyens, ni les tribunaux. Elles  contiennent l´interprétation administrative des normes en vigueur.    Immunité  parlementaire  Garantie constitutionnelle accordée aux parlementaires en matière  civile et pénale, en vue d´assurer le libre exercice de leur mandat.  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Incompatibilité  Interdiction de cumuler un mandat avec d´autres ou avec d´autres  fonctions. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Indemnité  parlementaire  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Index  Instrument de mesure de l´évolution des prix. L´index, ou indice des  prix à la consommation, est calculé sur la base d´un ensemble («  panier ») de biens et services composé de façon à être représentatif  du mode de consommation des ménages. Il évolue donc en fonction  de la composition de ce panier. Les prix que l´indice reflète sont  relevés dans des points de vente répartis dans l´ensemble du pays.  Pour certains produits, des correctifs sont apportés pour atténuer les  variations saisonnières des prix. L´indice des prix à la consommation  est utilisé pour appliquer différentes dispositions légales et  réglementaires, notamment pour indexer les salaires, c´est‐à‐dire 
  • 127. appliquer les dispositions des contrats individuels et des conventions  collectives de travail qui prévoient une liaison des rémunérations à  l´indice des prix à la consommation. Les systèmes d´indexation des  salaires sont définis par des conventions collectives de travail  négociées dans les commissions paritaires. Depuis le 1er janvier 1994,  un indice différent de l´indice des prix à la consommation, appelé «  indice santé », est pris en considération. Cet indice est obtenu en  enlevant du panier de l´indice des prix à la consommation un certain  nombre de produits, à savoir les boissons alcoolisées (qu´elles soient  achetées en magasin ou consommées dans un débit de boissons), les  produits du tabac et les carburants, à l´exception du LPG. L´index est  calculé par le Service public fédéral Économie, PME, Classes  moyennes et Énergie et est avalisé par la Commission de l´indice. Il  est publié mensuellement au Moniteur belge.    Inéligibilité  Situation de celui qui ne remplit pas l´ensemble des conditions  d´éligibilité. Voir éligibilité    Informateur  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Infraction  Acte pénalement punissable. Pour qu'un acte puisse être considéré  comme pénalement punissable, il faut qu'il soit explicitement décrit  comme tel par la loi, qu'il s'agisse du code pénal ou d'autres textes  comme le code de la route ou la loi sur l'interdiction du port d'arme.  Les infractions sont réparties en trois catégories : les contraventions,  les délits et les crimes. Leur répartition entre ces catégories s'opère  en fonction de leur gravité et plus concrètement en fonction de la  gravité des peines que leurs auteurs encourent. Les contraventions  sont les infractions punies d'une peine d'emprisonnement d'un à sept  jours et d'une amende d'un à vingt‐cinq euros (ces montants doivent  être multipliés par cinq). Les amendes doivent être payées à l'État.  Les contraventions sont jugées par le tribunal de police. Les délits  sont les infractions punies d'une peine d'emprisonnement de huit  jours à cinq ans maximum et/ou d'une amende de plus de vingt‐cinq  euros (à multiplier par cinq). Les délits relèvent du tribunal  correctionnel. Les crimes sont les infractions punies d'un  emprisonnement allant de cinq ans à la perpétuité. Ils sont jugés par  la cour d'assises. Le Code pénal précise, pour chacun des crimes qui y  sont mentionnés, si la peine d'emprisonnement qui le sanctionne est  qualifiée de réclusion ou de détention. La peine de mort est abolie en  Belgique et est remplacée par la peine de réclusion et de détention à  perpétuité.    Inspection des  finances  Corps composé d´inspecteurs qui conseillent et contrôlent les  gouvernements en matière de budget et de finances. Des inspecteurs  des finances sont accrédités auprès du gouvernement fédéral, des  gouvernements de communauté ou de région et des collèges des  commissions communautaires. L´Inspection des finances est un corps  interfédéral, constitué d´inspecteurs relevant administrativement des  ministres du budget au niveau fédéral, communautaire ou régional et  fonctionnellement de l´exécutif auprès duquel ils sont accrédités. Les  inspecteurs des finances exercent une triple mission : ‐ ils conseillent 
  • 128. les ministres auprès desquels ils sont accrédités, en leur adressant  notamment des suggestions pour mieux employer les moyens  engagés ou pour réaliser des économies ; ‐ ils contrôlent les ministres  au nom des membres de l´exécutif qui ont le budget ou la fonction  publique dans leurs attributions ; ‐ ils procèdent au contrôle préalable  de la plupart des décisions de dépense envisagées par les ministres :  ils rendent des avis avant les décisions de dépense, ainsi que sur les  incidences financières des avant‐projets et des projets de loi, de  décret, d´ordonnance ou d´arrêté. Les inspecteurs des finances  peuvent aussi être chargés de contrôler les opérations financières des  organismes d´intérêt public de type A, ou de remettre des avis sur les  opérations financières des organismes de type B. Les inspecteurs des  finances ont accès à tous les dossiers et reçoivent tous les  renseignements qu´ils demandent, mais ils ne peuvent pas donner  d´ordre tendant à empêcher ou à suspendre des opérations. Ils ont un  simple pouvoir d´avis, et non un rôle de décision ou de gestion. Leurs  avis portent sur trois aspects de la décision examinée : sa légalité, ses  incidences budgétaires et financières, son opportunité au plan  budgétaire et financier. Les ministres doivent obligatoirement  demander l´avis de l´Inspection des finances dans certaines  circonstances, tandis que les autres avis sont facultatifs. L´Inspection  des finances exerce également un contrôle a posteriori, et pas  seulement a priori comme par le passé.    Institut belge des  services postaux et  des  télécommunication s (IBPT)  Autorité administrative fédérale chargée de la régulation des services  postaux et des télécommunications. Créé sous la forme d´un  organisme parastatal de type A par la loi du 21 mars 1991 portant  réforme de certaines entreprises publiques économiques, l´IBPT a  commencé ses activités en 1993. Compte tenu des évolutions  technologiques rapides du secteur et de l´ouverture du marché à la  concurrence impulsée par l´Union européenne (UE), le champ effectif  de la régulation de l´IBPT s´est depuis considérablement complexifié  et élargi. Cette évolution a nécessité l´adoption de multiples lois  visant notamment à se conformer aux directives européennes. Parmi  celles‐ci, la loi du 19 décembre 1997 accorde à l´IBPT le statut  d´organisme d´intérêt public. Celle du 17 janvier 2003 relative au  statut du régulateur réforme l´IBPT et assure à l´institut  l´indépendance que les directives européennes exigeaient. La loi du  13 juin 2005 relative aux communications électroniques, modifiée par  la loi du 18 mai 2009 et par celle du 14 novembre 2011, soumet tous  les réseaux et services de transmission électronique à un même cadre  réglementaire conforme aux directives européennes. Enfin, la  dernière directive européenne du 20 février 2008 relative à la  libéralisation du secteur postal a été transposée en droit belge par la  loi du 13 décembre 2010. L´IBPT encadre deux secteurs économiques  : les postes et les télécommunications, aujourd´hui appelées  communications électroniques. La compétence de l´IBPT s´exerce plus  particulièrement dans deux types d´activités : ‐ la première concerne  les missions nouvelles de régulation dans les marchés libéralisés des  télécommunications. L´IBPT prend les dispositions nécessaires pour  que le cadre réglementaire soit respecté, que la concurrence puisse  se développer pleinement et équitablement, que certaines missions 
  • 129. d´intérêt public soient remplies et que les intérêts du consommateur  soient préservés ; ‐ la seconde concerne l´exercice d´un pouvoir  régalien sur des domaines techniques spécifiques. Certaines  ressources sont rares, comme le spectre électromagnétique ou  l´espace de numérotation : il faut un régulateur pour partager,  réglementer et contrôler avec précision les usages. L´Institut remplit  encore d´autres missions techniques d´intérêt public. Un accord de  coopération a été conclu le 17 novembre 2006 entre l´Autorité  fédérale et les Communautés concernant la consultation mutuelle  lors de l´élaboration d´une législation en matière de réseaux de  communications électroniques, lors de l´échange d´informations et  lors de l´exercice des compétences en matière de réseaux de  communications électroniques par les autorités de régulation en  charge des télécommunications ou de la radiodiffusion et de la  télévision. L´accord institue une Conférence des régulateurs du  secteur des communications électroniques (CRC) qui réunit les  différentes autorités de régulation compétentes dans le domaine des  télécommunications et de l´audiovisuel (IBPT, Vlaamse Regulator voor  de Medias, Medienrat et le Conseil supérieur de l´audiovisuel). Les  missions de l´IBPT ne comprennent pas le règlement des litiges entre  les opérateurs et leur clientèle, qui sont traités par les services de  médiation des deux secteurs. Le conseil de l´IBPT se compose de  quatre membres, à savoir un président et trois membres ordinaires,  nommés pour six ans par le Roi§ par délibéré en Conseil des  ministres. L´IBPT compte plus de deux cents collaborateurs. Outre son  siège à Bruxelles, il dispose de centres de contrôle à Anderlecht,  Anvers, Gand, Liège et Seneffe. Au niveau européen, l´IBPT est  notamment membre de l´ERG (Europeans Regulators Group). Voir  aussi : entreprise publique autonome site de l´IBPT site de l´ERG    Institut bruxellois  francophone pour  la formation  professionnelle  (Bruxelles  Formation)  Organisme public francophone, également appelé Bruxelles  Formation, chargé de la formation professionnelle à Bruxelles. La  formation professionnelle est une matière de la compétence des  communautés qui a été transférée par la Communauté française à la  Région wallonne et à la Commission communautaire française  (COCOF). Bruxelles Formation a été créé par un décret du 17 mars  1994 de la COCOF. L´Institut est notamment chargé d´organiser à  destination des francophones dans la région bilingue de Bruxelles‐ Capitale : ‐ pour les demandeurs d´emploi, l´apprentissage d´un  métier, d´une profession ou d´une fonction ; ‐ pour les travailleurs,  l´actualisation et la qualification dans le métier, la profession ou la  fonction ; ‐ l´acquisition d´une formation de base nécessaire à  l´exercice d´une activité professionnelle ; ‐ la reconversion  professionnelle, le perfectionnement et l´élargissement des  connaissances professionnelles ou leur adaptation à l´évolution du  métier, de la profession ou de la fonction. Bruxelles Formation est  géré paritairement par des représentants des organisations  patronales et syndicales. Site de Bruxelles Formation    Institut national  d´assurance  Institution publique de sécurité sociale chargée de la gestion  administrative et financière du secteur santé de la sécurité sociale.  L´INAMI a été institué par la loi du 9 août 1963. Il est aujourd´hui une 
  • 130. maladie‐invalidité  (INAMI)  institution publique de sécurité sociale (IPSS). L´INAMI est chargé de  la gestion administrative et financière de l´assurance soins de santé,  de l´assurance indemnités (indemnités pour incapacité de travail et  frais funéraires) et de l´assurance maternité. Le remboursement des  soins de santé et le payement des indemnités n´est pas versé  directement aux bénéficiaires mais par les mutualités, sous le  contrôle de l´INAMI. Celui‐ci verse aux mutualités les fonds  nécessaires qui proviennent de l´ONSS, l´organisme chargé de la  gestion fiancière globale de la sécurité sociale. En amont de ces flux  financiers, l´INAMI : ∙ gère et organise le remboursement des soins de  santé couverts par l´assurance obligatoire (nomenclature des actes  médicaux et paramédicaux, tarification des remboursements,  assurabilité des bénéficiaires…) ; ∙ gère l´octroi des indemnités  accordées aux bénéficiaires de l´assurance obligatoire (pour raison  d´incapacité de travail ou de maternité et pour frais funéraires) ainsi  que les pensions d´invalidité des ouvriers mineurs ; ∙ contrôle le  respect de la réglementation par les dispensateurs de soins  (notamment l´utilisation de la nomenclature) et par les mutualités ; ∙  organise la concertation entre les différents acteurs de l´assurance  soins de santé et indemnités. Le Comité général de gestion de l´INAMI  est composé en nombre égal de représentants des organisations  représentatives des employeurs et des travailleurs indépendants, de  représentants des organisations représentatives des travailleurs  salariés et de représentants des organismes assureurs (mutualités).  Trois représentants du gouvernement fédéral assistent également  aux réunions. Ils sont nommés par le Roi, sur proposition des  ministres qui ont respectivement les Affaires sociales, le Budget et les  Classes moyennes dans leurs attributions. Site de l´INAMI    Institut national  d´assurances  sociales pour  travailleurs  indépendants  (INASTI)  Institution publique de sécurité sociale chargée de la gestion générale  du statut social des indépendants. L´arrêté royal n° 38 du 27 juillet  1967 organisant le statut social des indépendants – expression qui  désigne la sécurité sociale des indépendants – avait créé l´Office  national d´assurances sociales pour travailleurs indépendants. Celui‐ci  a fusionné en 1970 avec l´Office national d´allocations familiales pour  travailleurs indépendants et est devenu l´Institut national  d´assurances sociales pour travailleurs indépendants (INASTI). Les  indépendants sont tenus de s´affilier et de verser leurs cotisations  sociales à une caisse libre d´assurances sociales agréée ou à la Caisse  nationale auxiliaire d´assurances sociales pour travailleurs  indépendants gérée par l´INASTI. Le statut social des indépendants  donne droit à des allocations familiales, à une pension, à l´assurance  maladie (pour les gros risques et l´incapacité de travail), à l´assurance  continuée en cas de cessation d´activité et à l´assurance en cas de  faillite. L´INASTI a notamment pour mission : ‐ de vérifier si les  personnes concernées sont affiliées à une caisse d´assurances  sociales ; ‐ de tenir le répertoire général des assujettis ; ‐ de gérer la  Caisse nationale auxiliaire d´assurances sociales pour travailleurs  indépendants ; ‐ de fournir des renseignements statistiques relatifs  aux assujettis et aux bénéficiaires ; ‐ de procéder, dans le cadre du  statut social des travailleurs indépendants, à des études qui lui sont  confiées par le ministre compétent. L´INASTI possède douze bureaux 
  • 131. régionaux répartis dans les différentes provinces et dans la Région de  Bruxelles‐Capitale. Son conseil d´administration comprend, outre le  président, dix‐huit membres dont trois représentent les agriculteurs  et quinze les autres travailleurs indépendants, deux membres  représentant les caisses libres d´assurances sociales pour travailleurs  indépendants, deux membres représentant les organisations  familiales, deux membres représentant respectivement les ministres  ayant les Affaires sociales et l´Agriculture dans leurs attributions, le  titulaire de la fonction de management chargé de la gestion  journalière de l´Institut national et son adjoint. Voir aussi : institution  publique de sécurité sociale (IPSS). Site de l´INASTI    Institution  En Belgique, désigne plus particulièrement les différents types de  pouvoirs politiques, ou les organismes par opposition aux personnes.  Le terme d´institution a de multiples sens, en dehors et dans le cadre  du vocabulaire politique. En Belgique, suite au processus de  fédéralisation du pays, il désigne le plus souvent les différents niveaux  de pouvoirs politiques : on parle en particulier de réforme des  institutions pour désigner le passage de l´État unitaire fondé en 1830  à l´actuel État fédéral, ou pour désigner toute modification à la  répartition des compétences entre le niveau fédéral de pouvoir  (l´Autorité fédérale) et le niveau des entités fédérées, les  communautés et les régions. Ces transformations sont organisées par  des lois spéciales dont la plus importante est la loi spéciale de  réformes institutionnelles du 8 août 1980, dont l´intitulé a contribué  au succès des expressions de « réformes institutionnelles » ou «  réforme des institutions ». Un autre sens assez spécifique à la  Belgique est celui que le terme d´institution prend aux articles 127 et  128 de la Constitution et dans les lois spéciales qui les appliquent.  Dans ces textes qui définissent les compétences de la Communauté  française et de la Communauté flamande, le terme d´institution  désigne tout organisme, public ou privé, qui relève des compétences  des communautés dans les matières culturelles ou dans les matières  personnalisables (politique de santé et d´aide aux personnes) :  associations de fait, associations sans but lucratif, centres publics  d´action sociale (CPAS), services communaux… En précisant que, dans  la région bilingue de Bruxelles‐Capitale et dans ces matières, les  communautés sont compétentes pour les institutions, la Constitution  les prive d´une compétence directe sur les personnes, sur les citoyens  : elles ne peuvent ni aider directement les personnes ni contraindre  les personnes, et ce afin d´éviter que les Bruxellois, s´ils étaient  soumis directement aux décrets des communautés, soient rattachés à  l´une ou l´autre communauté et acquièrent ainsi une sorte de sous‐ nationalité.    Institution  bicommunautaire/ monocommunauta ire  Institution installée dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale, et  active dans le champ de compétence des communautés. Dans la  région bilingue de Bruxelles‐Capitale, deux communautés exercent  leur pouvoir législatif : la Communauté française et la Communauté  flamande. Les décrets de ces communautés influent parfois  directement sur la vie des personnes, mais aussi et surtout sur des  institutions diverses, publiques ou privées : des services publics, des 
  • 132. associations sans but lucratif, des écoles, etc. Pour savoir si une  institution, active dans cette région linguistique et dans le champ de  compétence des communautés, est soumise aux décrets de la  Communauté française ou aux décrets de la Communauté flamande,  on vérifie si elle appartient exclusivement à cette communauté. Le  critère permettant de déterminer si telle ou telle institution  appartient exclusivement à l´une des deux communautés varie selon  la matière considérée : ‐ une institution relevant des matières  culturelles, de l´enseignement ou de la coopération entre les  communautés appartient exclusivement à une des deux  communautés si ses activités se déroulent dans la langue de cette  communauté ; ‐ pour une institution relevant des matières  personnalisables (politiques de santé et d´aide aux personnes), c´est  son organisation qui doit être prise en compte pour décider de son  éventuelle appartenance exclusive à une des deux communautés  (Constitution, articles 127 et 128). Un critère supplémentaire s´est  imposé dans la pratique : si une institution a été agréée par une seule  des deux communautés, elle est considérée comme lui appartenant  même si ses activités et son public sont bilingues. Ainsi, un hôpital  universitaire qui accueille des patients dans les deux langues sera  considéré comme relevant de la seule communauté qui a reconnu  l´université à laquelle cet hôpital est rattaché. La plupart des  institutions privées établies dans la région bilingue de Bruxelles‐ Capitale et relevant des matières communautaires appartiennent  exclusivement à l´une ou l´autre des deux communautés. C´est  pourquoi on les appelle « institutions monocommunautaires » (et,  parfois, « monopersonnalisables » ou « monoculturelles » selon leur  domaine d´activité). Ces institutions sont soumises aux décrets, soit  de la Communauté française, soit de la Communauté flamande, soit  de la Commission communautaire française (COCOF) si elles sont  francophones et relèvent des matières transférées par la  Communauté française à la Commission communautaire française.  Les institutions bruxelloises actives dans le champ de compétence des  communautés et qui n´appartient à aucune des deux communautés  selon les critères rappelés sont familièrement appelées « institutions  bicommunautaires ». Les services publics (CPAS, hôpitaux publics…)  étant obligatoirement bilingues dans la région bilingue de Bruxelles‐ Capitale, ils relèvent de la Commission communautaire commune  (COCOM) s´ils travaillent dans le champ des matières  personnalisables (on les qualifie parfois d´institutions «  bipersonnalisables »). Les établissements scientifiques et culturels  fédéraux relèvent, eux, de l´Autorité fédérale, de même que de  manière générale les institutions bilingues en matière culturelle,  qu´on appelle parfois institutions « biculturelles ».    Institution  publique de  sécurité sociale  (IPSS)  Organisme d´intérêt public chargé d´une mission particulière dans le  cadre de la gestion de la sécurité sociale. La loi du 26 juillet 1996  portant modernisation de la sécurité sociale et assurant la viabilité  des régimes légaux de pension a donné un nouveau cadre juridique  aux organismes de sécurité sociale. La réforme a visé notamment à  responsabiliser davantage les organismes de gestion de la de sécurité  sociale en prévoyant des sanctions si les objectifs énoncés dans un 
  • 133. contrat d´administration ne sont pas atteints. Le contrat  d´administration est conclu entre le gouvernement fédéral et l´IPSS. Il  définit les tâches qu´il devra assumer, les objectifs quantifiés qu´il  doit atteindre pour accomplir sa mission et le mode de calcul des  crédits de gestion qui seront affectés à l´exécution de ces tâches. Les  IPSS jouissent d´une autonomie de gestion en ce qui concerne le  budget et les comptes, le cadre du personnel, le recrutement et  l´emploi de personnel statutaire et contractuel et l´affectation des  crédits de gestion. Les organismes qui ont le statut d´institution  publique de sécurité sociale sont : • la Banque‐carrefour de la  sécurité sociale (BCSS) ; • l´Office national de sécurité sociale (ONSS) ;  • l´Institut national d´assurance maladie‐invalidité (INAMI) ; • l´Office  national des pensions (ONP) ; • l´Office national de l´emploi (ONEM) ;  • l´Office national d´allocations familiales pour travailleurs salariés  (ONAFTS) ; • l´Institut national d´assurances sociales pour travailleurs  indépendants (INASTI) ; • l´Office de sécurité sociale d´Outre‐Mer  (OSSOM) ; • le Fonds des accidents du travail (FAT) ; • le Fonds des  maladies professionnelles (FMP) ; • la Caisse de secours et de  prévoyance en faveur des marins naviguant sous pavillon belge ; • la  Caisse auxiliaire de paiement des allocations de chômage (CAPAC) ; •  l´Office national des vacances annuelles (ONVA) ; • l´Office national  de sécurité sociale des administrations provinciales et locales  (ONSSAPL) ; • la Caisse auxiliaire d´assurance maladie‐invalidité  (CAAMI).    Intercabinet  Réunion de membres de différents cabinets ministériels (ou cellules  stratégiques) afin de préparer des décisions qui seront adoptées par  les ministres en gouvernement, en conseil des ministres ou en conseil  des ministres restreint. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Intercommunale  Association de communes dans le but de gérer des matières d´intérêt  public. La décision de fonder une intercommunale est prise par les  conseils communaux des communes concernées. On distingue les  intercommunales pures, dont l´assemblée générale ne comprend que  des délégués d´organismes publics (principalement des conseillers  communaux, mais aussi des délégués de la région, ou de la province),  et les intercommunales mixtes, dont l´assemblée générale comprend,  outre les mandataires publics qui doivent rester majoritaires, des  personnes privées ou des délégués de sociétés commerciales. Selon  l´objet de l´association, l´intercommunale peut prendre la forme  d´une association sans but lucratif, d´une société coopérative ou  d´une société anonyme. L´intercommunale doit respecter la  législation qui régit la forme juridique qu´elle adopte. Les régions  exercent la tutelle administrative sur les pouvoirs locaux, et donc à ce  titre, sur les intercommunales. Dans la Région wallonne, le décret du  19 juillet 2006 modifiant le Livre V de la première partie du Code de la  démocratie locale et de la décentralisation et relatif aux modes de  coopération entre communes a réformé en profondeur le mode de  gestion des intercommunales et les relations entre les communes et  celles‐ci. Dans la Région de Bruxelles‐Capitale, les intercommunales  sont régies par l´ordonnance du 19 juillet 2001 organisant la tutelle  administrative sur les intercommunales de la Région de Bruxelles‐
  • 134. Capitale. Les organes de gestion des intercommunales diffèrent selon  les régions. Les domaines de coopération entre les communes qui  prennent la forme d´une intercommunale sont très variés : gestion  des déchets, distribution de l´eau, du gaz et de l´électricité, gestion de  parcs naturels, de zonings industriels, d´institutions médico‐sociales,  d´abattoirs, d´académies de musique, de centres sportifs, etc. Site de  l´Union des villes et communes de Wallonie site de l´association de la  ville et des communes de la Région de Bruxelles‐Capitale site de la  Vereniging van Vlaamse Steden en Gemeenten    Intérêt communal  Ensemble des domaines dans lesquels la commune peut agir au profit  de sa population, sans toutefois empiéter sur les compétences des  autres niveaux de pouvoir et sans blesser l´intérêt général.  L´autonomie communale est une tradition ancienne respectée par la  Constitution (article 162, 2°) et les lois, qui nomment l´intérêt  communal sans en définir le contenu. L´intérêt communal est la  résultante des intérêts de tous ordres des habitants d´une commune,  tels que pris en compte par les élus et les mandataires communaux. Il  est très large et évolue dans le temps. Il est marqué par les intérêts  particuliers des composantes sociales qui sont représentées dans la  majorité politique qui détient le pouvoir. La réalisation d´un objectif  d´intérêt communal par les organes de gestion de la commune  dépend entre autres des moyens financiers dont elle dispose. Le  conseil communal joue un rôle essentiel dans cette réalisation en  débattant de ses divers aspects, notamment à l´occasion de  l´adoption du budget de la commune. Il peut décider d´organiser une  consultation populaire communale sur une question d´intérêt  communal. À la demande d´un certain nombre d´habitants de la  commune, il est tenu d´organiser une telle consultation. Le nombre  d´habitants demandeurs nécessaire à l´organisation d´une  consultation populaire dépend du nombre total des habitants de la  commune : – 20 % des habitants dans les communes de moins de 15  000 habitants ; – 3 000 habitants dans les communes d´au moins 15  000 habitants et de moins de 30 000 habitants ; – 10 % des habitants  dans les communes d´au moins 30 000 habitants. Les décisions  d´intérêt communal dépendent aussi de l´approbation des autorités  de tutelle (province, région), qui veillent à ce que l´intérêt communal  respecte l´intérêt général, défini à un niveau supérieur au niveau  local. Pour réaliser des objectifs d´intérêt communal, des communes  peuvent créer des régies communales ou des associations sans but  lucratif. Elles peuvent s´associer en intercommunales. Outre cette  forme ancienne de coopération, la Région wallonne a créé pour les  communes la possibilité de coopérer par des conventions et par des  associations de projets.    Intérêt provincial  Ensemble des domaines dans lesquels la province peut agir au profit  de sa population, sans toutefois empiéter sur les compétences des  autres niveaux de pouvoir et sans blesser l´intérêt général. Tout  comme l´autonomie communale, l´autonomie provinciale est une  tradition ancienne respectée par la Constitution (article 162, 2°) et les  lois, qui nomment l´intérêt provincial sans en définir le contenu.  L´intérêt provincial est la résultante des intérêts de tous ordres des 
  • 135. habitants d´une province, tels que pris en compte par les élus et les  mandataires provinciaux. Il est très large et évolue dans le temps. Il  est marqué par les intérêts particuliers des composantes sociales qui  sont représentées dans la majorité politique qui détient le pouvoir. La  réalisation d´un objectif d´intérêt provincial par les organes de  gestion de la province dépend entre autres des moyens financiers  dont elle dispose. Le conseil provincial joue un rôle essentiel dans  cette réalisation en débattant de ses divers aspects, notamment à  l´occasion de l´adoption du budget de la province. Cette réalisation  dépend aussi de l´approbation de l´autorité de tutelle (région), qui  veille à ce que l´intérêt provincial respecte l´intérêt général, défini à  un niveau supérieur. Le conseil provincial peut, soit d´initiative, soit à  la demande des habitants de la province, décider d´organiser une  consultation populaire sur les matières d´intérêt provincial.  L´initiative émanant des habitants de la province doit être soutenue  par au moins 10 % de ceux‐ci. Pour mettre en œuvre l´intérêt  provincial et dans les matières qui relèvent de sa compétence, la  province peut créer des régies provinciales, créer ou participer à des  associations intercommunales, ou créer d´autres formes  d´association, dont des associations sans but lucratif. Site de  l´Association des provinces wallonnes site de la Vereniging van de  Vlaamse Provincies    Intérêts notionnels  Système de réduction fiscale permettant aux entreprises soumises à  l'impôt des sociétés de déduire une partie de la rémunération des  fonds propres. Le régime des intérêts notionnels a été instauré par la  loi du 22 juin 2005 instaurant une déduction pour capital à risque,  avec entrée en vigueur au 1er janvier 2006. Ce régime autorise les  entreprises soumises à l'impôt des sociétés à déduire de leur revenu  imposable une partie de la rémunération des fonds propres. La  plupart des régimes d'impôt des sociétés accordent un avantage au  financement par l'emprunt au détriment du financement par fonds  propres. En effet, les intérêts des emprunts sont déductibles, tandis  que la rémunération des fonds propres ne l'est pas. La « déduction  pour capital à risque », appellation officielle des intérêts notionnels,  se veut une réponse à cette forme de distorsion fiscale. Le montant  de la déduction est calculé en multipliant les fonds propres par un  taux légal correspondant à la rémunération théorique des  actionnaires pour leurs apports en capitaux. Ce montant ne constitue  pas une charge comptable mais une exonération fiscale. Dans la  version initiale, la déduction se faisait à concurrence du taux d'intérêt  des emprunts de l'État (les obligations linéaires à 10 ans) de l'année  antérieure, avec un demi‐point de déduction supplémentaire pour les  petites sociétés. Le taux a été modifié (à la baisse) à plusieurs reprises  depuis lors, mais la majoration d'un demi‐point pour les petites  sociétés est restée d'application. La déduction s‘applique au stock de  capital existant. Elle pouvait être reportée dans le temps, mais cette  possibilité a été supprimée à partir de l'année 2012, avec une mesure  transitoire pour les reports antérieurs. Les travaux préparatoires de la  loi du 22 juin 2005 présentent les intérêts notionnels comme une  alternative au régime fiscal des centres de coordination. Ce régime  préférentiel avait été condamné par la Commission européenne, dans 
  • 136. le cadre du contrôle des aides d'État, et par le Conseil européen dans  le cadre des travaux du groupe « Code de conduite sur la fiscalité des  entreprises » qui visait un démantèlement concerté, dans l'Union  européenne, des régimes fiscaux préférentiels jugés dommageables.  Le régime fiscal des centres de coordination était organisé de telle  façon qu'il incitait les bénéficiaires à maximiser la part des fonds  propres dans le total de leur bilan. Ceux‐ci étaient donc en très bonne  position pour bénéficier des intérêts notionnels. Le régime est  d'ailleurs largement utilisé par des groupes d'entreprises  multinationaux qui créent en Belgique des sociétés financières, dont  l'objet est le financement intra‐groupe.    Interpellation  parlementaire  Moyen de contrôle parlementaire permettant à un membre d´une  assemblée de demander à un ministre de se justifier à propos d´un  acte politique, d´une situation précise, d´aspects généraux ou  spécifiques de la politique du gouvernement. Cette définition sera  bientôt mise en ligne.    Invests  Société de droit privé constituée avec l´apport de capitaux publics et  destinée à soutenir la reconversion économique d´une zone  géographique définie. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Jugement  Décision judiciaire prononcée par un tribunal ou par une justice de  paix. La décision rendue par un tribunal s'appelle un jugement ; la  décision rendue par une cour s'appelle un arrêt. Lorsqu'un tribunal se  prononce en référé en raison de l'urgence, sa décision est appelée  ordonnance. Un jugement interlocutoire est pris avant de se  prononcer sur le fond, par exemple pour désigner un expert ou pour  poser une question préjudicielle. Au contraire, un jugement définitif  met un terme au litige. Un jugement est dit contradictoire lorsque  toutes les parties concernées ont été entendues. On parle de  jugement par défaut lorsqu'au moins une partie n'a pas comparu à  l'audience et n'a pas pu ou voulu présenter ses moyens de défense.  Un jugement est par définition exécutoire : le condamné peut être  contraint par la force à l'exécuter.    Juridiction  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Jurisprudence  Ensemble des règles juridiques que l’on peut dégager des décisions  des cours et tribunaux. Le pouvoir judiciaire appelé à juger applique  les lois à des cas particuliers et doit donc les interpréter. Cette  interprétation ne peut se faire que dans des cas d'espèce à l'exclusion  de l'élaboration de toute règle générale. La manière plus ou moins  constante dont le pouvoir judiciaire applique les lois crée ce qu'on  appelle la jurisprudence. C'est cette constance qui donne une valeur  de référence pour les débats et jugements ultérieurs. La  jurisprudence est une source formelle de droit dans la mesure où elle  interprète les lois. Cela se justifie par le fait que devant certaines  lacunes de la loi, les magistrats sont conduits à justifier la solution  donnée aux cas d'espèce en affirmant une règle susceptible de  s'appliquer à d'autres domaines. Le droit jurisprudentiel n'a certes  pas de force obligatoire, mais dans la pratique, les solutions de 
  • 137. principe dégagées par la jurisprudence – surtout par la Cour de  cassation – ont un effet quasi équivalent. On distingue : ‐ la  jurisprudence des tribunaux ordinaires, formée par l'ensemble des  décisions des tribunaux de l'ordre judiciaire pour les questions et  contestations qui leur sont réservées ; ‐ la jurisprudence  administrative, formée par l'ensemble des décisions du Conseil  d´État, de la Cour des comptes et des tribunaux administratifs ; ‐ la  jurisprudence constitutionnelle, émanant de la Cour  constitutionnelle.    Justice  Ensemble des cours et tribunaux chargés de sanctionner les  infractions à la loi et de régler les litiges. La Justice est organisée sur le  plan fédéral. Elle se compose de cours et tribunaux organisés sur une  base territoriale et en fonction de la nature des affaires traitées. On  distingue la justice pénale de la justice civile. La justice pénale  s´occupe des infractions, c´est‐à‐dire des actes punissables selon le  code pénal ou d´autres textes en vigueur (par exemple le code de la  route). La justice civile s´occupe des litiges entre personnes physiques  ou morales. Les principaux acteurs de la justice sont : ‐ les justiciables  : dans un procès civil, ce sont les demandeurs (personnes qui  prennent l´initiative du procès) et les défendeurs (personnes contre  qui l´action est dirigée). Dans un procès pénal, ce sont les victimes et  les prévenus (ou accusés). ‐ les avocats : ils défendent les droits des  justiciables. Lorsqu´ils défendent les droits des défendeurs ou  prévenus, on les appelle avocats de la défense. ‐ le ministère public  ou parquet : dans un procès pénal, ce sont les procureurs et leurs  collaborateurs, qui défendent la société dans son ensemble. ‐ les  juges et les conseillers : ils rendent les jugements (dans le cas des  tribunaux) et les arrêts (dans le cas des cours). Depuis quelques  années, des réformes des procédures judiciaires et de l´organisation  de la justice sont en cours : on parle de réforme de la justice. Parmi  les principales mesures on peut citer la loi Franchimont (réforme de la  procédure pénale) et la création du Conseil supérieur de la justice, qui  est un organe consultatif et de contrôle et qui présente au ministre  de la Justice les candidats à des fonctions judiciaires. Service public  fédéral Justice Conseil supérieur de la justice    Kern  Réunion des ministres les plus importants du gouvernement, à savoir  le Premier ministre, les vice‐Premiers ministres, et, éventuellement,  le ou les ministres compétents pour les matières en discussion, Cette  définition sera bientôt mise en ligne.    Laïcité  Organisation de l´État qui lui impose une stricte neutralité en matière  religieuse. Ensemble de courants de pensée organisés qui militent  pour la liberté individuelle et pour la neutralité de l´État face au  pouvoir des Églises. En Belgique en particulier, le terme de laïcité  s´emploie dans deux sens distincts mais qui procèdent d´une  évolution historique commune. On parle d´une part de laïcité de  l´État, ou d´État laïque, pour désigner une organisation de l´État qui  lui impose une stricte neutralité en matière religieuse, le respect de la  liberté religieuse et de conscience (y compris la liberté de n´avoir  aucune religion) et un traitement égal de tous les citoyens quelles 
  • 138. que soient leurs convictions philosophiques. Même parmi les pays qui  s´en réclament, cette neutralité est plus ou moins complète ; dans  l´ensemble, les démocraties tendent vers la neutralité mais  conservent dans certains cas un culte d´État, des privilèges pour  certaines Églises, des mécanismes particuliers de financement pour  les cultes, etc. La neutralité peut passer par l´adoption d´une loi de  séparation de l´Église et de l´État, ou par d´autres dispositions  assurant leur indépendance mutuelle. Le principe de neutralité est  une obligation qu´un État laïque impose à son fonctionnement et à  ses administrations, mais, selon les pays, elle est étendue ou non aux  agents des services publics voire aux usagers (interdiction ou non‐ interdiction du port de certains signes religieux). La question de savoir  quelles prérogatives accorder à l´enseignement public et à  l´enseignement privé est une de celles qui ont le plus fortement  opposé le pilier laïque au pilier catholique, surtout avant la signature  du Pacte scolaire. Une autre question controversée consiste à savoir  si et comment un État qui se veut laïque peut nouer un dialogue avec  les différentes Églises, question qui a rebondi à l´occasion du projet  de Constitution européenne§. On parle d´autre part de laïcité pour  désigner un ensemble d´organisations qui, face à l´influence de  l´§Église catholique et des clergés en général, se réclament de la libre  pensée, de l´anticléricalisme et des Lumières, et dont certaines sont,  dans une mesure controversée, proches de la franc‐maçonnerie. Ces  organisations défendent la liberté de choix, de conscience et  d´expression, singulièrement face aux menaces que représentent  selon elles les Églises, et militent pour la laïcité de l´État (voir ci‐ dessous), l´école publique (par opposition aux écoles libres  d´inspiration religieuse), l´égalité de tous devant la loi et le pluralisme  à tous les niveaux. Depuis 1993, l´article 181 de la Constitution met  ces organisations sur le même pied que les cultes reconnus en  matière de financement public (on parle depuis à leur sujet de «  laïcité organisée »). Ces organisations défendent leurs principes au  travers de deux grandes structures faîtières, le Centre d´action laïque  et l´Unie vrijzinnige verenigingen. L´opposition entre ce type  d´organisations et le monde chrétien a été très vive, renforçant ainsi  un des principaux clivages de l´histoire belge, relatif aux rôles  respectifs de l´Église et de l´État. La laïcité entendue au premier de  ces deux sens est parfois qualifiée de “laïcité politique“, tandis que la  laïcité au deuxième sens est appelée “laïcité philosophique“. Comme  celui de « sécularisation », le terme de « laïcisation » est utilisé pour  désigner le processus qui mène la société et l´État vers une  indépendance toujours croissante à l´égard des Églises, voire qui  conduit à l´absence de toute référence religieuse dans le droit, les  comportements, les symboles… portail de la laïcité organisée  francophonne    Législation  européenne  Ensemble des actes législatifs adoptés par les institutions  européennes. Les différents types d'actes législatifs adoptés par les  institutions européennes sont le règlement, la directive et la décision.  Le règlement a une portée générale. Il est directement applicable  dans tous les États membres. Cette forme de législation est choisie  lorsque les institutions désirent exercer pleinement et sans partage la 
  • 139. fonction législative. En pratique, il existe une distinction à opérer  entre les règlements de base et les règlements d'exécution ou  d'application. Dans ce cas, le Conseil, seul ou avec le Parlement  adoptent un règlement de base définissant les principes mais  délèguent à la Commission le pouvoir de prendre les mesures  détaillées d'exécution. La directive lie tout État membre quant au  résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la  compétence quant à la forme et aux moyens. Les directives cadres  décrivent les objectifs que les États membres destinataires ont  l'obligation d'atteindre par des mesures nationales de mise en œuvre  ou de transposition dans l'ordre juridique national. Les directives  techniques sont plus détaillées et laissent moins de marge  d'adaptation aux États membres. La décision est obligatoire dans tous  ses éléments pour les destinataires qu'elle désigne. Elle peut être  adressée à une ou plusieurs personnes morales ou physiques. Elle  peut également être adressée à un ou plusieurs États membres. Les  institutions européennes adoptent également des recommandations  et des avis, mais ceux‐ci sont des actes dépourvus de force obligatoire  et ne constituent pas des sources du droit européen. On distingue  parmi les actes juridiques de l'Union européenne : – les actes adoptés  conjointement par le Conseil et le Parlement dans le cadre de la  procédure législative ordinaire notamment ; – les actes adoptés par le  Conseil ; – les actes législatifs autonomes de la Commission.  L'adoption d'une législation européenne dure en moyenne de 18 à 24  mois. Si l'on tient compte en outre des délais nécessaires à la  transposition et à l'entrée en vigueur d'une nouvelle directive, il  s'écoule environ quatre ans, voire davantage, entre la mise en  chantier et la mise en œuvre effective d'une initiative de l'Union  européenne. Enfin, le droit européen est également constitué par la  jurisprudence de la Cour de justice de l´Union européenne.    Législation  organique  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Libertés  fondamentales  Droits fondamentaux de tout citoyen dans un régime démocratique.  Classiquement, on distingue les libertés individuelles (liberté  physique, sécurité, vie privée et familiale, propriété privée…) et les  libertés politiques (liberté de culte, d’expression, d’association,  d’enseignement…). L’affirmation de ces droits des citoyens et la  limitation du pouvoir absolu du monarque trouvent leurs racines dans  l’Angleterre du xviie siècle (Bill of rights). Ces conceptions ont été  développées à la fin du xviiie siècle par les révolutions américaine et  française, parallèlement au développement de la notion des droits de  l’homme§. En Belgique, le Gouvernement provisoire a proclamé en  octobre 1830 la liberté d’enseignement, d’association, de presse et  d’exercice des cultes. Ces libertés sont garanties par la adoptée en  1831. Il s’agit d’un texte particulièrement progressiste pour l’époque,  et qui servira de modèle à d’autres constitutions d’États modernes. La  Constitution actuelle garantit la jouissance de ces droits et libertés  sans discrimination. Elle proclame l’égalité des citoyens devant la loi,  et l’égalité des femmes et des hommes. Elle garantit la liberté 
  • 140. individuelle, la protection contre les arrestations arbitraires,  l’inviolabilité du domicile, le droit à la propriété, la liberté de culte et  d’opinion, le respect de la vie privée et familiale, la liberté  d’enseignement, la liberté de presse et la liberté d’association.    Liste électorale  Ensemble des électeurs inscrits en vue d´un scrutin. Ensemble des  candidats qui constituent un groupe politique et se présentent  ensemble en vue d´un scrutin. Quelle que soit l´élection, des élections  européennes à l´élection communale, la liste des électeurs est établie  par la commune à l´initiative du collège des bourgmestre et échevins  (en Wallonie : collège communal). Elle contient, pour chaque  personne remplissant les conditions d´électorat ses nom, prénoms,  date de naissance, sexe et résidence principale. Comme les élections  sont obligatoires en Belgique, les électeurs belges sont inscrits  d´office sur la liste des électeurs de leur commune. Par contre, les  ressortissants d´un État membre de l´Union européenne qui  souhaitent participer à l´élection du Parlement européen en Belgique  ou à l´élection du conseil communal de leur commune de résidence  doivent s´inscrire sur la liste des électeurs. Il en va de même pour les  étrangers « hors Union européenne » qui remplissent les conditions  pour participer à l´élection du conseil communal (résidence principale  établie de manière ininterrompue pendant cinq ans en Belgique et  engagement à respecter la Constitution, les lois du peuple belge et la  Convention de sauvegarde des droits de l´homme et des libertés  fondamentales). Chaque citoyen est autorisé à vérifier avant  l´élection si lui‐même ou une autre personne figure et est  correctement mentionné sur la liste des électeurs ; le cas échéant  introduire une réclamation ou un recours. Les listes des candidats à  une élection reprennent l´ensemble des noms des personnes qui  présentent leur candidature à un mandat électif. Ces listes doivent se  conformer à un certain nombre de conditions et être déposées dans  les délais fixés. La loi impose que les listes de candidats comptent  autant d´hommes que de femmes (règle de parité, une différence  d´une unité étant admise en cas de liste comportant un nombre  impair de candidats). Les deux premières places doivent être  occupées par des personnes de sexe différent, aucune règle n´étant  fixée concernant les autres places de la liste. Une liste de candidats  ne doit pas nécessairement être constituée et déposée par un parti  politique. Des personnes se groupant même ponctuellement pour  l´occasion peuvent déposer une liste de candidats pour autant que  celle‐ci soit soutenue par un certain nombre de signatures, émanant  de membres sortants de l´assemblée pour laquelle la liste est  déposée ou d´un certain nombre d´électeurs. À titre d´exemple, pour  l´élection de la Chambre des représentants, la présentation doit être  signée soit par 500 électeurs au moins lorsque la population de la  circonscription électorale est supérieure à un million d´habitants  (dernier recensement de la population), soit par 400 électeurs au  moins lorsque la population est comprise entre 500 000 et un million  d´habitants, soit par 200 électeurs au moins dans les autres cas ; ou  par trois membres sortants au moins. Pour les élections européennes,  fédérales, régionales et communautaires, les listes de candidats sont  doubles, l´une composée des candidats effectifs, l´autre des candidats 
  • 141. suppléants. Pour les élections communales et pour les élections  provinciales, il n´y a pas de liste séparée de candidats suppléants, les  suppléants étant désignés parmi les candidats non élus de la liste. Les  listes se voient attribuer un numéro par tirage au sort et se  présentent au moyen d´un sigle ou d´un logo qui sera reproduit sur le  bulletin de vote ou sur l´écran en cas de vote électronique.    Lobby  Groupement actif dans la défense d´intérêts particuliers. Le mot  anglais lobby signifie couloir. À l´origine, il désignait l´action de  personnes extérieures au Congrès américain ou au Parlement  britannique venues pour rencontrer des parlementaires et essayer de  les influencer. Il est pratiquement synonyme de groupe de pression,  mais avec une nuance péjorative en français, due notamment au fait  que les lobbies américains représentent souvent des intérêts  purement économiques et sont parfois suspectés d´acheter les votes  des parlementaires. Le terme lobby se réfère à un type d´influence  sur la décision politique plus occulte ou plus informelle que celle des  groupes de pression. Le lobbying est pratiqué par des associations  mais également par des bureaux d´étude, des cabinets de conseil, des  agences de relations publiques, des centres de réflexion (think tanks),  des entreprises, etc. Tout groupement, toute organisation, tout  centre de pouvoir est susceptible de se transformer, ne fût‐ce que  temporairement, en lobby. Les lobbies sont une réalité dans les  diverses institutions de l´Union européenne. Ils visent prioritairement  à influencer la Commission européenne, seule habilitée à proposer et  à élaborer les nouvelles législations européennes. Ils tentent  également d´influencer le Conseil des ministres ainsi que le Parlement  européen. Ils tentent enfin de faire barrage à la réglementation visant  à établir une transparence sur leurs activités. En 2008, la Commission  européenne a créé un « Registre de transparence » recensant les «  représentants d´intérêts » qui tentent d´influencer les politiques  européennes. Ce registre est consultable sur internet. Site du Registre  de transparence de l´Union européenne    Loi  Au sens large, ensemble des normes adoptées par le pouvoir  législatif. Au sens strict, norme juridique adoptée par le Parlement  fédéral. On appelle lois (sans précision supplémentaire) l´ensemble  des normes générales et impersonnelles adoptées par une assemblée  législative, qu´elle soit fédérale, communautaire ou régionale. « Que  dit la loi dans ce domaine ? » « Nul n´est censé ignorer la loi. » Ce  terme s´emploie alors comme synonyme de « la législation ». De  manière plus précise, dans le cadre fédéral belge, la loi est une norme  adoptée par le Parlement fédéral, alors que les assemblées  parlementaires des autres niveaux de pouvoir adoptent des décrets  ou des ordonnances. L´élaboration d´une loi suit un parcours  comprenant plusieurs étapes. Depuis la révision de la Constitution de  1993, trois types de procédure existent. Dans certaines matières  (énumérées par l´article 74 de la Constitution), seule la Chambre des  représentants est compétente. Dans d´autres (énumérées par l´article  77 de la Constitution), la Chambre et le Sénat sont compétents sur  pied d´égalité. Dans les autres matières, la Chambre et le Sénat  disposent tous deux du droit d´initiative mais c´est la Chambre qui a 
  • 142. le dernier mot sur le texte adopté. Dans ce cas, si une proposition de  loi est déposée au Sénat, elle est ensuite examinée par la Chambre.  C´est le texte adopté par celle‐ci qui sera transmis au Roi. Si la  proposition de loi est d´abord déposée à la Chambre, le Sénat peut  décider ensuite d´examiner le texte adopté (il dispose d´un droit  d´évocation). Si celui‐ci modifie le texte, la Chambre examine le texte  modifié et choisit d´accepter ou non les modifications. C´est le texte  adopté en seconde lecture par la Chambre qui sera transmis au Roi.  L´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11  octobre 2011, non encore traduit en termes légaux, prévoit une  profonde transformation du Sénat. Les missions législatives du Sénat  seront limitées aux seules lois spéciales. Un ou plusieurs  parlementaires fédéraux peuvent déposer une proposition de loi sur  le bureau du président de l´assemblée dont ils sont membres, pour  autant que cette assemblée soit compétente (voir ci‐dessus). La  proposition de loi est accompagnée des développements dans  lesquels sont exposés les objectifs du texte soumis à l´assemblée.  L´assemblée doit se prononcer sur la prise en considération des  propositions de loi, ce qui constitue généralement une formalité. Le  gouvernement peut quant à lui déposer un projet de loi. Le projet ou  la proposition de loi est ensuite examiné par la commission  parlementaire compétente. Après discussion, la commission adopte,  amende ou rejette le texte proposé par un vote sur chaque article et  par un vote sur l´ensemble du texte. À la demande de son ou de ses  auteurs, le texte est ensuite examiné en séance plénière. Celle‐ci  adopte, amende ou rejette le projet ou la proposition de loi par un  vote sur chaque article et par un vote sur l´ensemble du texte. À tout  moment de la procédure, le président de l´assemblée peut demander  au Conseil d´État de remettre un avis sur le texte. Il est tenu de  demander un tel avis si un tiers des membres de l´assemblée le  demande ou si la majorité des membres d´un des groupes  linguistiques le demande. Une demande d´avis au Conseil d´État  suspend la procédure en cours durant l´examen en séance plénière  mais pas durant l´examen en commission. Le texte adopté est  transmis à l´autre assemblée du Parlement fédéral s´il y a lieu. Le cas  échéant, celle‐ci l´examine, d´abord en commission puis en séance  plénière, et se prononce à son égard. Dans les cas où les deux  assemblées sont compétentes sur pied d´égalité, le texte doit être  adopté de manière identique pour pouvoir poursuivre son parcours.  Si tel n´est pas le cas, il retourne à la première assemblée qui l´a  examiné et ainsi de suite jusqu´à ce que la Chambre et le Sénat  adoptent un texte identique. Lorsque tel est le cas, lorsque la  Chambre est seule compétente ou, p  Loi spéciale  Loi votée à une majorité renforcée, qui garantit son approbation par  chacune des deux grandes communautés linguistiques. Une loi  spéciale se distingue d´une loi ordinaire par le fait qu´elle doit être  adoptée, au Parlement fédéral, par une majorité renforcée c´est‐à‐ dire (article 4 de la Constitution) : – à la majorité des deux tiers des  membres, à la Chambre des représentants comme au Sénat ; – à la  majorité des suffrages de chaque groupe linguistique, français et  néerlandais, de la Chambre des représentants et du Sénat ; – à la 
  • 143. condition que la majorité des membres de chaque groupe linguistique  se trouve réunie lors du vote, à la Chambre comme au Sénat  (condition de quorum). On notera qu´en termes de nombre de voix,  ces conditions sont plus exigeantes que pour la révision de la  Constitution, qui exige la majorité des deux tiers dans chaque  assemblée fédérale mais pas la majorité dans chaque groupe  linguistique. Cette dernière condition tend à donner un droit de veto  à chaque communauté linguistique, et protège ainsi les  francophones, qui sont minoritaires au sein du Parlement fédéral. Les  lois spéciales portent le plus souvent sur les compétences et  l´organisation des communautés et des régions, et toujours sur des  sujets essentiels pour l´organisation de l´État fédéral belge. Dans  l´ordre chronologique, les principales lois spéciales sont : ‐ la loi  spéciale du 8 août 1980 de réformes institutionnelles, qui porte sur la  Communauté française, la Communauté flamande et la Région  wallonne ; ‐ la loi spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions  bruxelloises, qui porte sur la Région de Bruxelles‐Capitale et les  commissions communautaires ; ‐ la loi spéciale du 16 janvier 1989  relative au financement des communautés et des régions ; ‐ la loi  spéciale du 16 juillet 1993 visant à achever la structure fédérale de  l´État. Chacune de ces lois spéciales a été modifiée à diverses reprises,  au fil des réformes institutionnelles successives. Les conditions de  sanction et de promulgation des lois spéciales sont identiques aux  conditions valables pour les lois ordinaires. Il existe également des  décrets et des ordonnances qui doivent être adoptés à une majorité  spéciale des deux tiers : ce sont notamment des décrets organisant  des transferts de compétence entre entités fédérées, ou des décrets  adoptés par des entités fédérées dans le cadre de leur autonomie  constitutive.    Loi‐programme (et  décret‐ programme)  Loi (ou décret) contenant des dispositions relatives à un grand  nombre de matières différentes. Cette définition sera bientôt mise en  ligne.    Lois linguistiques  Lois imposant un certain nombre de règles en matière d´emploi des  langues, principalement en ce qui concerne la fonction publique  (administration, enseignement, justice…). Cette définition sera  bientôt mise en ligne.    Magistrat  Personne investie du pouvoir de juger ou de requérir jugement  devant les cours et tribunaux. La magistrature judiciaire comporte  deux branches : ‐ la magistrature debout, appelée aussi parquet ou  ministère public, qui poursuit les auteurs des infractions et les traduit  devant le tribunal ; ‐ la magistrature assise ou magistrature du siège,  qui statue et dit le droit. Elle est composée de magistrats du fond :  juges et conseillers qui jugent les litiges qui leur sont soumis en  fonction de la compétence attribuée à leur juridiction. Ces derniers ne  peuvent, sous quelque prétexte que ce soit, refuser de juger. Le déni  de justice est en effet condamné par le code judiciaire et puni  pénalement. Un juge suspecté de partialité peut être récusé pour  l'affaire en cause. En fonction de la juridiction, le tribunal est 
  • 144. composé exclusivement de juges professionnels ou en partie de juges  non professionnels : c'est le cas pour les juges consulaires qui siègent  au tribunal de commerce et pour les juges sociaux qui siègent dans  les tribunaux du travail. Dans la magistrature assise, il faut distinguer  les magistrats du fond qui interviennent dans la phase de jugement  des affaires tant civiles que pénales et le juge d'instruction qui  n'intervient qu'en matière pénale pour diriger, dans la phase  préliminaire du procès, les enquêtes nécessitant des mesures  d'investigation particulières. Pour assurer l'indépendance des juges,  garante de celle de la Justice, les juges professionnels sont nommés à  vie par le roi (en fait, le ministre de la Justice) sur présentation du  Conseil supérieur de la justice, et ils sont inamovibles.    Maintien de l´ordre  Ensemble de mesures destinées à assurer la sécurité des personnes et  des biens et la stabilité des institutions. Maintenir l’ordre est l’une  des missions historiques (ou régaliennes) de l’État, au même titre que  rendre la justice ou frapper monnaie. Cette fonction est double :  d’une part, le maintien de l’ordre signifie garantir la sécurité de la  population et de ses biens, c’est‐à‐dire agir pour prévenir la  criminalité et pour y remédier. D’autre part, le maintien de l’ordre  signifie également assurer la paix civile, la stabilité de l’État et de ses  institutions, ainsi que le respect des lois. Le maintien de l’ordre est  assuré par des forces civiles, distinctes des forces qui assurent la  défense du territoire, ou par un corps spécifique intégré aux forces  armées (gendarmerie). En Belgique, cette mission est confiée à la  police fédérale et aux polices locales. La législation relative au  maintien de l’ordre est édictée par l’Autorité fédérale. Elle est mise  en œuvre avec l’aide des gouverneurs de province et des  bourgmestres. Le ministre de l’Intérieur est responsable de  l’exécution de la politique du maintien de l’ordre. Site du Service  public fédéral Intérieur site de la police fédérale    Majorité  Dans une assemblée, proportion des voix nécessaire pour adopter  une décision. Dans les relations entre parlement et exécutif,  ensemble des partis qui détiennent plus de la moitié des sièges de  l´assemblée et composent le pouvoir exécutif. Le terme de majorité,  qui provient du latin « major », plus grand, a diverses significations.  On distinguera d´abord les types de majorité possibles lors d´un vote  au sein d´une assemblée ou lors de l´élection de représentants. 1/ On  distingue la majorité simple ou ordinaire de la majorité renforcée ou  qualifiée. La majorité simple est utilisée pour la plupart des votes (lois  ordinaires, motions, résolutions,…). La majorité renforcée ou qualifiée  est employée pour les révisions constitutionnelles, pour l´adoption  des lois institutionnelles ou linguistiques les plus importantes, pour  l´adoption de certaines décisions au sein de l´Union européenne ou  d´autres institutions internationales. Exemple : l´article 195 de la  Constitution précise qu´une révision de celle‐ci n´est possible que « si  l´ensemble des modifications réunit au moins les deux tiers des  suffrages exprimés ». En Belgique, cette majorité renforcée des deux  tiers est également appelée majorité constitutionnelle. On parle aussi  de majorité renforcée ou qualifiée quand on ajoute une ou plusieurs  conditions à celle de recueillir un plus grand nombre de voix. 
  • 145. Exemples : a) Le Conseil de sécurité de l´Organisation des Nations  unies compte 15 membres. Pour qu´une sanction qu´il prononce  devienne effective, il ne suffit pas qu´elle recueille une majorité : il  faut encore que les cinq membres permanents (USA, Russie, France,  Royaume‐Uni, Chine) fassent partie de cette majorité (ou  s´abstiennnent), ce qui revient à donner un droit de veto à chacun de  ces cinq membres, en cas de vote négatif de leur part. B) Dans des  matières importantes ou délicates, la Constitution belge impose une  majorité de deux tiers des suffrages exprimés et en outre une  majorité dans chaque groupe linguistique des députés et des  sénateurs. C´est le cas des lois prises en vertu de l´article 4 relatif aux  limites des régions linguistiques et de l´ensemble des matières qui  doivent être réglées sous la forme de loi spéciale. On parle dans ce  cas, en Belgique, de majorité spéciale. 2/ On distingue par ailleurs la  majorité relative de la majorité absolue. On parle de majorité relative  quand un candidat ou une proposition recueille plus de voix que  chacun des autres candidats ou propositions, mais moins que le total  des suffrages obtenus par les autres. Exemple : A obtient 40 voix, B 20  voix et C 30 voix. A dispose de la majorité relative. Pour qu´une  décision soit valablement prise à la majorité simple ou ordinaire, on  exige qu´elle recueille plus de la moitié des voix. C´est la majorité  absolue, qu´il faut réunir notamment pour qu´un projet ou une  proposition de loi soit adopté par une Chambre (article 53 de la  Constitution). Exemple : une décision est prise par 7 voix contre 6.  Cette décision est prise à la majorité absolue puisqu´elle recueille plus  de la moitié (13 ÷ 2 = 6,5) des suffrages. En cas de parité des voix, la  proposition mise en délibération est donc rejetée. Dans tous les cas,  les abstentions ne sont pas prises en compte dans les calculs de  majorité. Le terme « majorité » désigne également la ou les  formations politiques qui, ensemble, disposent de plus de la moitié  des sièges de l´assemblée et soutiennent le pouvoir exécutif. Les  partis n´en faisant pas partie constituent l´opposition ou la minorité.  On retrouve cet usage du terme « majorité » dans l´expression : telle  loi a été adoptée majorité contre opposition.    Mandat  Exercice de fonctions représentatives par des élus. On parle aussi de  mandat, et plus précisément de mandat exécutif, pour désigner les  fonctions de ministre, échevin ou bourgmestre, qui sont  généralement occupées par des élus. Le terme de mandat a plusieurs  significations. D´une manière générale, il s´agit d´un pouvoir qui est  donné par une personne à une autre pour faire quelque chose à sa  place. Ainsi, dans le cadre des élections, l´électeur incapable de se  déplacer au bureau de vote (le mandant) mandate un autre électeur  (le mandataire) pour remplir son devoir électoral à sa place : c´est le  principe du vote par procuration. Ici, nous retiendrons plutôt que le  mandat est une délégation de pouvoir : c´est l´acte par lequel les  citoyens choisissent certains d´entre eux, par la voie d´élections, pour  exercer le pouvoir politique, et donc prendre des décisions en leur  nom. La durée du mandat n´est pas illimitée, mais fixée par la loi :  quatre ans pour la Chambre des représentants et le Sénat (cinq ans à  partir de 2014), cinq ans pour le Parlement européen ainsi que les  Parlements de communauté et de régions , six ans pour les conseils 
  • 146. provinciaux et communaux. Des conditions sont fixées pour l´exercer :  les candidats doivent remplir un certain nombre de conditions  d´éligibilité. En outre il y a des incompatibilités au premier rang  desquelles des interdictions de cumul de différentes fonctions. Le  montant total des traitements et indemnités publiques que les  mandataires sont autorisés à recevoir lorsqu´ils exercent plusieurs  fonctions est également limité par la loi. Dans cette acception du  terme, contrairement au mandat privé, celui qui est attribué à un  représentant élu est général et libre. L´élu ne représente pas  uniquement la circonscription électorale où il a été élu, mais bien  l´ensemble du pays (Chambre des représentants et Sénat) ou de la  région ou de la communauté (parlements des entités fédérées). Il  n´est pas non plus tenu d´agir selon la volonté de ceux qui l´ont élu.  L´électeur n´a d´ailleurs pas la possibilité de mettre un terme au  mandat d´un représentant. Ces règles ne sont toutefois pas  totalement respectées dans la pratique : un représentant est souvent  attaché à la circonscription qui l´a élu, et s´il ne se soumet pas aux  injonctions de ses électeurs, il noue une sorte de contrat moral avec  eux dans la mesure où il s´engage sur certains dossiers. Par ailleurs,  deux lois ont été votées en 1995 instituant l´obligation pour les  ministres, leurs chefs de cabinet, les hauts fonctionnaires, les députés  européens, fédéraux, régionaux et communautaires, les députés  provinciaux ou permanents des provinces, les bourgmestres, échevins  et présidents de CPAS, etc., de déposer une liste de leurs mandats,  fonctions et professions et une déclaration de patrimoine (lois  spéciale et ordinaire du 2 mai 1995). Leur exécution nécessitait  toutefois l´adoption de nouvelles lois, car elles ne fixaient que de  grands principes sans préciser leurs modalités d´application. Deux  lois, une spéciale et une ordinaire, ont été promulguées le 26 juin  2004 ; elles complètent les lois de 1995 en imposant aux mandataires  précités qui entrent en fonction après le 1er janvier 2005 de déposer  auprès de la Cour des comptes la liste de leurs mandats, privés et  publics, et de leurs fonctions et professions, ainsi qu´une déclaration  de patrimoine. Des sanctions (sous la forme d´amendes) sont prévues  pour ceux qui ne se soumettent pas à cette obligation.    Marché public  Contrat passé par un pouvoir public et une ou plusieurs entreprises  pour l´exécution d´une prestation définie et qui obéit à des règles  strictes définies par le législateur. Cette définition sera bientôt mise  en ligne.    Matières  culturelles  Domaines qui sont de la compétence des communautés, et qui  recouvrent notamment la culture, le sport et les médias. Les matières  culturelles sont un des domaines de compétence attribués aux  communautés par la Constitution. L´article 4 de la loi spéciale du 8  août 1980 de réformes institutionnelles fixe la liste de ces matières  [faire un lien vers la liste]. Cette liste attribue aux communautés des  compétences très diverses : la culture au sens large, les médias, les  loisirs (dont le sport), la formation hors enseignement (y compris le  recyclage professionnel), le patrimoine, les musées et autres  institutions scientifiques culturelles, la politique de la langue. Dans  toutes ces matières, les communautés disposent du pouvoir législatif 
  • 147. et mènent leur politique propre. La liste des matières culturelles  comporte deux exceptions mineures au profit de l´Autorité fédérale,  et une exception (les monuments et les sites) au profit des régions :  ces matières échappent donc à la compétence des communautés. Il  faut préciser qu´en vertu de mécanismes de transfert de  compétences, certaines matières culturelles (celles qui concernent le  recyclage professionnel) ont été transférées par la Communauté  française à la Région wallonne et à la Commission communautaire  française (COCOF), tandis que les monuments et sites, matière  régionale, ont été transférés par la Région wallonne à la Communauté  germanophone. Par ailleurs, c´est l´Autorité fédérale, et non l´une ou  l´autre des deux grandes communautés, qui est compétente pour : ‐  toutes les §institutions culturelles et scientifiques  fédérales|Établissements scientifiques et culturels fédéraux§, dont la  plupart sont situées dans la région bilingue de Bruxelles‐Capitale :  Théâtre royal de la Monnaie, Orchestre national de Belgique, Palais  des Beaux‐Arts, Bibliothèque royale de Belgique, Musées royaux d´Art  et d´Histoire, Observatoire royal de Belgique, etc. ; ‐ diverses  institutions culturelles établies dans la région bilingue de Bruxelles‐ Capitale et qui, en raison de leurs activités bilingues, ne relèvent pas  de l´une ou l´autre communauté : il en va ainsi de certains réseaux de  radio ou de télédistribution.    Matières  personnalisables  Domaines qui font partie des compétences des communautés, dans le  champ de la santé et de l´aide aux personnes. Les matières  personnalisables font partie des domaines de compétence attribués  aux communautés par la Constitution. L´article 5 de la loi spéciale du  8 août 1980 de réformes institutionnelles fixe la liste des matières  personnalisables. Cette liste attribue des compétences aux  communautés dans deux champs d´action : la politique de santé et  l´aide aux personnes. Dans l´un et l´autre cas, tout ce qui relève de la  sécurité sociale reste de la compétence de l´Autorité fédérale. En  outre, dans l´article 5 de la loi spéciale, les exceptions aux matières  communautaires sont nombreuses et détaillées : il s´agit de matières  proches des matières personnalisables mais attribuées à l´Autorité  fédérale afin de maintenir de grands mécanismes de solidarité  uniformes dans tout le pays. En résumé, les matières personnalisables  attribuées aux communautés sont : ‐ la politique de dispensation de  soins, avec d´importantes exceptions au profit de l´Autorité fédérale ;  ‐ l´éducation sanitaire et la médecine préventive ; ‐ la politique  familiale, y compris toutes les formes d´aide aux familles et aux  enfants ; ‐ la politique d´aide sociale, dont la législation sur les centre  public d´action sociale (CPAS), sauf exceptions ; ‐ la politique d´accueil  et d´intégration des immigrés ; ‐ la politique des handicapés, sauf  exceptions ; ‐ la politique du troisième âge, sauf exceptions ; ‐ la  protection de la jeunesse et l´aide à la jeunesse, sauf exceptions ; ‐  l´aide sociale aux détenus et aux justiciables en général. Dans toutes  ces matières, les communautés disposent du pouvoir législatif et  mènent leur politique propre. Il faut cependant préciser qu´en vertu  d´un mécanisme de transfert de compétences, une large part des  matières personnalisables a été transférée par la Communauté  française à la Région wallonne et à la Commission communautaire 
  • 148. française (COCOF). Quant à la notion même de « matières  personnalisables », elle a été créée en Flandre pour désigner des  matières que l´on souhaitait transférer aux communautés parce  qu´on estimait qu´elles touchaient étroitement à la vie des personnes  et devaient être traitées par chaque communauté dans la langue de  celle‐ci.    Matières  transférées  Domaines d´action dans lesquels la Communauté française ou la  Région wallonne ont transféré leurs compétences à d´autres entités.  Au sens défini ici, les « matières transférées » ne désignent pas les  compétences attribuées aux communautés et aux régions dans le  cadre fédéral belge : nous réservons l´expression aux transferts  opérés entre entités fédérées. Des transferts de compétences  peuvent être opérés dans deux sens : soit la Communauté française  transfère l´exercice d´une partie de ses compétences à la Région  wallonne et à la Commission communautaire française, soit la Région  wallonne transfère l´exercice d´une partie de ses compétences à la  Communauté germanophone. Dans tous les cas, le transfert d´une  matière s´accompagne du transfert de toutes les compétences,  législatives mais aussi auxiliaires, qui permettent de mener une  politique autonome dans le domaine considéré. Les matières pour  lesquelles l´exercice des compétences de la Communauté française a  été transféré sont inégalement réparties. Le transfert de  compétences ne concerne pas l´emploi des langues. Dans le domaine  de l´enseignement, le transfert concerne le transport scolaire, tandis  que certaines compétences en matière de bâtiments scolaires sont  co‐exercées par la Communauté française, la Région wallonne et la  Commission communautaire française. Parmi les matières culturelles,  le transfert porte sur les infrastructures sportives (subsidiation des  investissements), le tourisme, la promotion sociale (budget finançant  le recyclage professionnel des travailleurs) ainsi que la reconversion  et le recyclage professionnels. Le transfert le plus important concerne  les matières personnalisables, c´est‐à‐dire la politique de santé et,  surtout, l´aide aux personnes. Dans ces matières, la Communauté  française n´a évidemment pas transféré les compétences qui restent  à l´Autorité fédérale. Les compétences communautaires sur la  dispensation des soins ont été transférées, à l´exception des hôpitaux  universitaires, du CHU de Liège, de l´Académie royale de médecine et  des missions confiées à l´Office de la naissance et de l´enfance (ONE).  En matière d´aide aux personnes, ont été transférées : ‐ la politique  familiale, à l´exception des missions confiées à l´ONE ; ‐ les  compétences communautaires dans l´aide sociale, dont la  compétence législative à l´égard des CPAS en région de langue  française ; ‐ la politique d´accueil et d´intégration des immigrés ; ‐ les  compétences communautaires à l´égard des handicapés, à l´exception  des normes déterminant les catégories de handicapés pris en charge ;  ‐ les compétences communautaires à l´égard du troisième âge ; ‐  l´aide aux justiciables (victimes, inculpés, condamnés, ex‐détenus)  non incarcérés. Il faut noter que l´important secteur de l´aide à la  jeunesse n´a pas été transféré. Les matières pour lesquelles les  compétences de la Région wallonne ont été transférées à la  Communauté germanophone ont été élargies le 1er janvier 2005 ; la 
  • 149. liste est la suivante : ‐ les monuments et sites (y compris les fouilles) ;  ‐ la politique régionale de l´emploi ; ‐ la tutelle sur les communes et  les zones de police ; ‐ la mise en oeuvre des travaux subsidiés ; ‐ le  financement des communes ; ‐ les fabriques d´église et  établissements assimilés ; ‐ les funérailles et les sépultures.    Mécanisme de  stabilité européen  (MES)  Instrument intergouvernemental de droit public international qui doit  succéder à partir du 1er juillet 2013 au Mécanisme européen de  stabilisation financière (MESF) et au Fonds européen de stabilisation  financière (FESF). (en anglais, European stability mechanism – ESM)  Conçu en tant que dispositif européen permanent pour garantir la  stabilité de la zone euro, le MES jouira de missions et de moyens plus  étendus que ses prédécesseurs (le Mécanisme européen de stabilité  financière (MESF) et le Fonds européen de stabilité financière (FESF)),  notamment la possibilité d´impliquer le secteur privé dans la gestion  des plans de sauvetage des États membres de l´Union européenne  (UE). Le futur cadre est destiné à renforcer la surveillance  économique au sein de l´UE par le biais d´actions préventives, parmi  lesquelles une surveillance accrue de la viabilité de la dette et des  mesures de coercition plus efficaces. Le MES trouve son origine dans  l´accord du 25 mars 2011 conclu par les ministres des Finances de la  zone euro (Conseil Ecofin). Le MES accordera des prêts aux États  membres de l´UE qui connaissent des difficultés financières, sous le  respect de conditions strictes. Un fonds de prévoyance, créé à cet  effet, sera constitué de 700 milliards d´euro de capital souscrit  combinant capital versé, capital exigible et garanties des États.  L´apport du capital des pays membres se fera au prorata de leur  participation dans le capital de la Banque centrale européenne (BCE).  Les États membres qui souhaitent faire appel au fonds devront  accepter de suivre un programme strict d´ajustement économique et  fiscal destiné à assurer la viabilité de leur dette. Le traité instituant le  MES conclu entre les États membres de la zone euro doit être ratifié  par les gouvernements des 27 pays européens, car son entrée en  vigueur passe par le biais d´une modification de l´article 136 du traité  sur le fonctionnement de l´Union européenne.    Mécanisme  européen de  stabilité financière  (MESF)  Mécanisme permettant de porter financièrement assistance à un  pays membre de l´UE faisant face à des difficultés économiques et de  préserver la stabilité financière en Europe. (en anglais, European  financial stabilisation mechanism – EFSM) Mécanisme permettant de  porter financièrement assistance à un pays membre de l´UE faisant  face à des difficultés économiques et de préserver la stabilité  financière en Europe. Le MESF a pour base juridique l´alinéa 2 de  l´article 122 du traité sur le fonctionnement de l´Union européenne,  qui prévoit que celle‐ci peut aider un État en difficulté pour cause de  catastrophe naturelle ou de circonstances exceptionnelles. Il s´agit  donc d´un instrument communautaire placé sous l´égide du traité et  qui s´adresse à tous les États membres (pas seulement aux pays de la  zone euro). Le MESF est institué par le règlement (UE) n° 407/2010 du  Conseil du 11 mai 2010. Celui‐ci met en œuvre le dispositif et prévoit  que la Commission européenne est habilitée à emprunter sur les  marchés financiers par le biais d´émissions obligataires garanties par 
  • 150. le budget de l´Union européenne. Une fois les sommes empruntées,  l´assistance financière de l´Union est octroyée sous la forme d´un prêt  ou d´une ligne de crédit accordé à l´État en difficulté. Ce dernier  bénéficie alors d´un taux plus avantageux que ce qu´il aurait pu  obtenir en empruntant directement sur les marchés financiers. Les  accords de prêt aux pays demandeurs sont soumis à plusieurs  conditions : • l´approbation par décision du Conseil de l´Union  européenne à la majorité qualifiée, sur proposition de la Commission,  du programme de redressement économique et financier proposé  par l´État membre bénéficiaire afin de satisfaire aux conditions  économiques dont est assortie l´assistance financière de l´Union ; • la  conclusion entre le pays bénéficiaire et la Commission européenne  d´un protocole d´accord qui inclut le montant, l´échéance moyenne,  la formule de rémunération, le nombre maximum de versements, la  période de mise à disposition de l´assistance, et enfin les conditions  du prêt. Ce dispositif est complémentaire du mécanisme de soutien  financier à la balance des paiements des États membres  n´appartenant pas à la zone euro. Il correspond à une possibilité  d´emprunt pour les pays qui connaissent des difficultés dans leur  balance des paiements. Le MESF est complété par le Fonds européen  de stabilité financière (FESF) qui, à la différence du MESF, est garanti  par le budget des pays de la zone euro. Ces deux mesures font suite à  la décision prise par le Conseil Ecofin des 9 et 10 mai 2010 pour faire  face à la crise frappant plusieurs pays européens, dont la Grèce, le  Portugal et l´Irlande. Ces deux fonds sont amenés à être remplacés en  2013 par le Mécanisme de stabilité européen (MES) dont le rôle  devrait être plus étendu.    Médias  Moyens de diffusion collective d´outils d´information et de loisirs. Il  s´agit principalement d´une part de l´écrit et de l´image imprimée  (presse, édition, affichage), d´autre part du cinéma, de l´audiovisuel  (radio, télévision) diffusé sur tous moyens de communication  électroniques tels que le câble, l´hertzien, le satellite, l´internet,  l´adsl. Si historiquement les médias imprimés et le cinéma se sont  développés dans le cadre d´initiatives privées, la radio et la télévision,  longtemps tributaires de la rareté de leur infrastructure de diffusion,  étaient en Europe des monopoles d´État. Le développement constant  des initiatives privées, surtout à partir des années 1980, a accru le  nombre des acteurs en radiodiffusion, alors que se réduisait la  diversité de l´offre dans le secteur de la presse. Le financement des  médias privés repose dans des proportions différentes sur la vente et  sur la publicité, celle‐ci intervenant dans une part croissante aussi  dans le financement des médias publics. Au cours des dernières  années, des groupes d´entreprises privés de dimension européenne  ou internationale ont étendu leur emprise d´une part sur les  différents canaux de diffusion, et d´autre part sur les contenus,  accroissant d´autant leur capacité d´influence. En raison de cette  capacité d´influence sur la formation des opinions publiques, des  institutions et des mécanismes ont été mis en place pour garantir la  liberté d´expression et assurer un juste équilibre entre les droits et  libertés fondamentales en jeu. C´est la mission impartie aux organes  de régulation tels que le Conseil supérieur de l´audiovisuel (CSA). 
  • 151. Divers mécanismes visent la défense de la pluralité des opinions : le  Pacte culturel, les aides à la presse (Autorité fédérale et Communauté  française), les aides sélectives de la Communauté française aux radios  privées, aux télévisions locales, à la production cinématographique.  Dans un but de démocratisation de la diffusion des médias écrits et  audiovisuels, les différents niveaux de pouvoir ont mis en place des  structures de prêts et de sensibilisation, comme les bibliothèques et  la Médiathèque de la Communauté française de Belgique. Enfin,  depuis 1991, l´Union européenne a mis en place des programmes de  soutien à l´audiovisuel et au cinéma, tandis que la directive sur la  télévision sans frontières », qui date de 1989 et a été actualisée en  1997, régit la libre circulation des émissions en Europe et les limites à  celle‐ci pour assurer notamment la protection des consommateurs et  des mineurs. En décembre 2007, la directive européenne sur les  services des médias audiovisuels sans frontières, qui remplace la  directive sur la télévision sans frontières, a été adoptée et transposée  en Communauté française le 3 février 2009. Outre la prise en compte  de l´évolution technologique (notamment les services non linéaires  dont la vidéo à la demande) et l´encouragement de la production  d´œuvres européennes, cette directive instaure l´obligation pour les  États membres de garantir l´indépendance des autorités nationales  de régulation.    Ministère  Ensemble de services administratifs mis à la disposition d´un  gouvernement, et dirigé par un ou plusieurs ministres. Au lendemain  de l´indépendance de la Belgique, cinq ministères ont été créés : les  Ministères de l´Intérieur, des Affaires étrangères, des Finances, de la  Justice et de la Guerre. L´extension des domaines d´intervention de la  décision politique a amené la création de nouveaux ministères par  exemple celui des Travaux publics en 1837, et celui de l´Instruction  publique en 1878. Le Ministère de l´Industrie et du Travail a été créé  en 1895. Depuis 1830, il y a eu de nombreux changements  d´appellation, qui ont souvent correspondu à des regroupements ou  des extensions de compétences, ou à l´importance croissante que  prenait une compétence existante. Le Ministère de l´Industrie et du  Travail s´est appelé par la suite Ministère de l´Industrie, du Travail et  de la Prévoyance sociale (1924), Ministère du Travail (1958),  Ministère de l´Emploi et du Travail (1960). Aujourd´hui les  administrations mises à la disposition du gouvernement fédéral  s´appellent des services publics fédéraux (SPF) et des services publics  de programmation (SPP). Par exemple, le Ministère de l´Emploi et du  Travail est devenu le Service public fédéral Emploi, Travail et  Concertation sociale. La création des ministères est de la compétence  propre du pouvoir exécutif. Au niveau fédéral, la Constitution (article  107) réserve au Roi le pouvoir de nommer « aux emplois  d´administration générale », ce qui signifie que c´est par un arrêté  royal pris en vertu de la Constitution – et non d´une loi – que l´on  crée un ministère. Les services administratifs mis à la disposition des  gouvernements communautaires et régionaux continuent de  s´appeler ministères. La Communauté française a une seule  administration, dénommée Ministère de la Communauté française. Il  en va de même à la Région de Bruxelles‐Capitale (Ministère de la 
  • 152. Région de Bruxelles‐Capitale) et à la Communauté germanophone  (Ministère de la Communauté germanophone). Depuis 2008, les deux  ministères de la Région wallonne, le Ministère de la Région wallonne  et le Ministère wallon de l´Équipement et des Transports, ont été  regroupés en un seul, le Service public de Wallonie. La Communauté  flamande, de son côté, a créé les Vlaamse Overheidsdiensten  (Services publics flamands).    Ministère public  Corps de magistrats chargés, auprès des cours et tribunaux, de  représenter et de défendre les intérêts de la société et de veiller au  respect de l´ordre public. Le ministère public fait partie intégrante des  cours et tribunaux auxquels il est attaché. En matière civile, il donne  au juge des avis destinés à l´éclairer. Il poursuit d´office l´exécution  des décisions judiciaires intéressant l´ordre public. Il intervient par  voie d´avis, d´action et de réquisition. En matière pénale, il exerce  l´action publique pour la poursuite des crimes et délits et l´application  des peines prévues par la loi. Les magistrats du ministère public sont  à la fois membres du pouvoir judiciaire et représentants du pouvoir  exécutif. Le ministre de la Justice a autorité sur le ministère public et  dispose à ce titre d´un droit d´injonction positive, c´est‐à‐dire qu´il  peut donner au ministère public l´ordre d´engager certaines  poursuites. Le ministre n´a toutefois pas de droit d´injonction  négative, c´est‐à‐dire qu´il n´a pas le pouvoir d´empêcher des  poursuites. Le ministère public est aussi appelé parquet ou encore  magistrature debout : en effet, ses membres prononcent leur  réquisitoire debout. La magistrature debout ne peut jamais être  appelée à juger. Dans chacun des 27 arrondissements judiciaires, le  ministère public est constitué du procureur du roi et de ses premiers  substituts et substituts, devant le tribunal de première instance, le  tribunal de la jeunesse, le tribunal de police et le tribunal de  commerce. Devant les tribunaux du travail, le ministère public est  constitué de l´auditeur du travail et de ses premiers substituts et  substituts. Il en va de même devant le tribunal correctionnel et le  tribunal de police dans les affaires de droit pénal social. Auprès de  chacune des cours d´appel et cours du travail, le ministère public est  constitué du procureur général, du premier avocat général, des  avocats généraux et des substituts généraux. Le parquet fédéral,  placé sous la direction du pouvoir fédéral, est chargé de traiter les  affaires pénales complexes ayant une portée fédérale ou  internationale. Près la Cour de cassation, le ministère public  comprend le procureur général, le premier avocat général et les  avocats généraux.    Ministre  Membre du gouvernement fédéral ou d´un gouvernement de  communauté ou de région. Cette définition sera bientôt mise en  ligne.    Monarchie  Régime politique dans lequel le chef de l´État est un monarque : roi,  prince, grand‐duc,,, On distingue les monarchies absolues, où les  pouvoirs du chef de l´État ne sont pas limités, et les monarchies  constitutionnelles, où ces pouvoirs sont définis dans une Charte  fondamentale et où le monarque n´accède à sa fonction qu´en 
  • 153. prêtant le serment d´allégeance à la Constitution. Les origines de la  monarchie constitutionnelle remontent à la proclamation de  Guillaume d´Orange et de son épouse Marie comme roi et reine  d´Angleterre le 23 février 1689. On distingue aussi les monarchies  héréditaires et les monarchies électives. Les régimes monarchiques  qui existent aujourd´hui en Europe sont des monarchies  constitutionnelles et héréditaires. Parmi ces dernières, on distingue  celles où la succession au trône est réservée aux hommes. Cette  disposition, connue sous le nom de « loi salique », a été en vigueur en  Belgique de 1831 jusqu´en 1991. Le Congrès national a décidé, le 22  novembre 1830, que la Belgique serait une monarchie  constitutionnelle et représentative sous un chef héréditaire. Le vote a  été acquis par 174 voix contre 13. La majorité du Congrès national a  ainsi fait preuve de réalisme, sachant que les représentants des  puissances européennes réunis à Londres depuis le 4 novembre 1830  pour statuer sur le sort international de la Belgique n´accepteraient  pas la proclamation d´une république. Seuls les républicains les plus  convaincus du Congrès national votèrent contre la forme  monarchique de l´État. Voir aussi : dynastie, Roi    Mondialisation  Développement à l’échelle planétaire des relations commerciales,  technologiques, politiques et culturelles entre les pays et entre les  individus. La mondialisation, parfois appelée globalisation, est à  l’origine un phénomène économique, lié au développement des  échanges qui a accompagné les mutations technologiques  (développement d’une économie post‐industrielle dans certaines  régions du monde) et les changements politiques (réaffirmation de la  doctrine libérale, déclin du modèle économique socialiste) des  dernières décennies du vingtième siècle. La mondialisation a évolué  et désigne aujourd’hui des réalités nouvelles. Tout d’abord, la  révolution technologique des moyens de communication  (principalement l’internet) a entraîné une mondialisation dans le  domaine des idées et de la culture. On parle parfois de « village global  » pour exprimer l’idée que tous les habitants de la planète sont  virtuellement proches les uns des autres. Ensuite, de nombreux  problèmes tels que le réchauffement climatique, le terrorisme, ou le  maintien de la diversité biologique réclament impérativement des  décisions communes, rendant la mondialisation de certaines  décisions politiques nécessaire. La mondialisation économique et  culturelle, telle qu’elle est pratiquée ou perçue, suscite l’opposition  de groupes particulièrement actifs, essentiellement des organisations  non gouvernementales. Ces opposants à la mondialisation, ou plutôt  ces « altermondialistes », partisans d’une autre mondialisation,  critiquent le caractère ultra‐libéral de la mondialisation économique  et l’hégémonie de la culture nord‐américaine et de la langue anglaise  qu’elle impose selon eux. L’une des cibles principales de cette  opposition est l’Organisation mondiale du commerce (OMC), en  charge de la libéralisation et de l’intensification des échanges  commerciaux. Selon ses opposants, l’omc participerait à l’élaboration  d’une idéologie où tant les biens que les services, voire les personnes,  ne sont plus considérés que comme des marchandises. Le  mouvement altermondialiste critique également la politique menée 
  • 154. par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale et  le manque de démocratie dans la prise de décision au sein des  enceintes internationales.    Moniteur belge  Journal officiel de l´État belge. Les textes légaux et réglementaires ne  reçoivent force obligatoire qu´après leur publication : c´est le  Moniteur belge qui assure cette publication. Le Moniteur belge  contient le texte des lois, décrets, ordonnances, arrêtés royaux,  arrêtés de gouvernement communautaire et régional, arrêtés  ministériels, traités et conventions internationaux. Les autorités  publiques concernées prennent l´initiative de la publication. Cela  explique certains retards, volontaires ou non, qui sont parfois  constatés. Cela explique aussi que s´y trouvent parfois publiés des  documents comme un accord de gouvernement que rien n´oblige  cependant ce gouvernement à publier. Le Moniteur belge publie  également un grand nombre d´actes et de documents administratifs,  tels que des adjudications de marchés publics, les postes vacants dans  les administrations, etc, que lui communiquent les autorités  concernées, des actes judiciaires et des extraits de jugement. Les  arrêtés, actes, etc. N´intéressant pas l´ensemble des citoyens y sont  publiés par extrait. Le Moniteur belge publie les actes des sociétés  commerciales, les actes des mutualités, des associations sans but  lucratif, des fondations et des établissements d´utilité publique dans  des annexes. La loi‐programme (I) du 24 décembre 2002 a supprimé  la version papier du Moniteur belge. Cette loi disposait que le  Moniteur Belge doit imprimer trois exemplaires sur papier qui  serviront d´exemplaires de référence et dont un exemplaire doit être  mis à la disposition du public dans les locaux du Moniteur Belge. Mais  la Cour d´arbitrage a annulé cette disposition par un arrêt du 16 juin  2005. Une nouvelle loi a remplacé la loi de 2002, la loi du 20 juillet  2005 portant des dispositions diverses, qui porte à quatre le nombre  d´exemplaires du Moniteur belge devant être publiés : un exemplaire  est déposé en exécution de la loi du 8 avril 1965 instituant le dépôt  légal à la Bibliothèque royale de Belgique, un exemplaire est conservé  auprès du Ministre de la Justice en tant que gardien du sceau de  l´État, un exemplaire est transmis aux Archives générales du Royaume  et un exemplaire est disponible pour consultation auprès de la  Direction du Moniteur belge. La loi prévoit aussi qu´un exemplaire est  conservé sur microfilm. Tout citoyen peut obtenir à prix coûtant  auprès des services du Moniteur belge, par le biais d´un service d´aide  téléphonique gratuit (0800 98 809), une copie des actes et  documents publiés au Moniteur belge. Ce service est également  chargé de fournir aux citoyens un service d´aide à la recherche de  documents. Site du Moniteur belge    Motion  Texte adopté par une assemblée parlementaire en dehors de  l´élaboration des lois. Le terme de motion a un usage assez large.  Dans les parlements, la motion désigne la plupart des textes adoptés  à l´issue d´un vote et qui ne s´inscrivent pas dans l´élaboration d´une  loi ou d´un règlement. Il existe plusieurs types de motions : – la  motion pure et simple, déposée par un membre de l´assemblée à  l´issue d´une interpellation adressée au gouvernement qui est 
  • 155. responsable devant l´assemblée : elle vise à passer à l´ordre du jour,  c´est‐à‐dire à continuer les débats sans autre incidence politique. Si  l´assemblée adopte cette motion, elle constate qu´elle a entendu  l´interpellation et l´explication du ministre concerné ou du  gouvernement. La motion pure et simple est habituellement déposée  par un membre de lamajorité qui veut clore une discussion ; – la  motion motivée ou motion de recommandation, déposée par un  membre de l´assemblée à l´issue d´une interpellation adressée au  gouvernement : il s´agit cette fois d´un texte contenant une  recommandation sur l´objet de l´interpellation ; – la motion  d´ajournement, qui tend à reporter un débat ou une séance ; – la  motion d´ordre, qui constitue notamment un rappel du règlement ou  de l´ordre du jour, qui a priorité sur les questions principales et qui en  suspend la discussion ; – la motion de confiance, déposée par le  gouvernement et par laquelle il sollicite un vote de confiance afin de  vérifier ou de rétablir la cohésion de sa majorité ; – la motion de  méfiance, déposée par des membres de l´assemblée afin de renverser  ou de remanier le gouvernement sans passer par des élections.  Toutes ces motions font l´objet d´un vote, mais ce n´est qu´en votant  sur les deux derniers types de motions que l´assemblée se prononce  sur la confiance ou sur la méfiance à l´égard de l´exécutif. On appelle  par ailleurs résolution un texte adopté par une assemblée  parlementaire en dehors de l´élaboration des lois, qui exprime au  gouvernement des faits, une recommandation ou un voeu d´intérêt  général et qui fait l´objet d´un vote, mais qui, à la différence de la  motion, n´est pas déposé à l´issue d´une interpellation. Il peut  notamment s´agir d´un texte qui clôt les travaux d´une commission  parlementaire. C´est par une motion, appelée résolution dans  certaines assemblées, qu´un parlement déclare qu´il existe un conflit  d´intérêts, c´est‐à‐dire que ses intérêts sont gravement lésés par une  décision ou une absence de décision de la part d´un autre pouvoir. Le  mécanisme familièrement appelé « sonnette d´alarme » passe  également par le dépôt d´une motion. Site de la Chambre site du  Sénat site du Parlement wallon    Motion de  confiance  Procédure par laquelle un gouvernement tente de s´assurer de la  confiance de la majorité parlementaire censée le soutenir. La  procédure de la motion de confiance est généralement utilisée par un  gouvernement qui se sent contesté ou qui a connu une crise interne,  et qui veut obtenir un vote de confiance de la part de sa majorité afin  de confirmer ou de rétablir sa légitimité ou sa cohésion. La procédure  passe par le dépôt d´une motion de confiance au sein du parlement  devant lequel le gouvernement est politiquement responsable ; elle  peut être utilisée à tout moment en cours de législature. Le vote sur  la motion ne peut intervenir moins de 48 heures après son dépôt ; il  est précédé d´un débat parlementaire. La motion est adoptée si la  majorité absolue des membres du parlement vote en sa faveur ; le  gouvernement poursuit alors sa mission. Si la confiance est refusée à  la majorité absolue par le parlement, le gouvernement est  démissionnaire de plein droit et doit donc être remplacé. Au niveau  fédéral, si la Chambre des représentants, après avoir rejeté une  motion de confiance, ne propose pas au Roi un successeur au Premier 
  • 156. ministre dans un délai de trois jours suivant le vote de rejet, le Roi  peut dissoudre la Chambre, ce qui provoque des élections anticipées.  Si la Chambre propose un successeur au Premier ministre dans le  délai de trois jours, le Roi nomme ce successeur Premier ministre et le  charge de former un nouveau gouvernement. Au niveau des entités  fédérées, où la Constitution ne permet pas d´organiser des élections  anticipées, le gouvernement est démissionnaire dès le rejet éventuel  de la confiance, le parlement devant désigner un nouveau  gouvernement. La procédure de la question de confiance peut être  employée par le gouvernement fédéral devant la Chambre. Elle peut  aussi être employée par les gouvernements de la Région wallonne, de  la Région de Bruxelles‐Capitale, de la Communauté française, de la  Communauté flamande et de la Communauté germanophone devant  les parlements correspondants. Elle peut enfin être employée par le  collège de la Commission communautaire française (COCOF) devant  l´Assemblée de la Commission, dans le cadre de l´exercice des  compétences transférées par la Communauté française. Si le  gouvernement de la Région de Bruxelles‐Capitale est amené à  démissionner suite au rejet d´une motion de confiance, son  remplacement entraîne ipso facto le remplacement des membres des  collèges des trois commissions communautaires compétentes à  Bruxelles ; inversement, si le collège de la Commission  communautaire française est amené à démissionner suite au rejet  d´une motion de confiance, son remplacement entraîne ipso facto le  remplacement des membres francophones du gouvernement de la  Région de Bruxelles‐Capitale, ces deux types de remplacements  valant pour les secrétaires d´État régionaux comme pour les ministres  ou pour le ministre‐président. Indépendamment de la question de  confiance proprement dite, on parle de « vote de confiance » à  propos de la tradition qui voit les gouvernements (fédéral, régionaux  et communautaires) présenter une déclaration gouvernementale en  début de législature ou lors d´une rentrée parlementaire,  présentation suivie d´un vote de l´assemblée qui permet de vérifier  que le gouvernement dispose de la confiance de celle‐ci.    Motion de  méfiance  Mécanisme permettant à une assemblée de renverser un exécutif, ou  de remplacer un ou des membres d´un exécutif contre leur gré, sans  provoquer d´élections anticipées. Ce mécanisme permet de tirer les  leçons d´une crise politique sans dissoudre l´assemblée devant  laquelle l´exécutif est responsable. Actuellement, il peut être employé  au niveau de l´Autorité fédérale, des communautés, des régions et de  la Commission communautaire française (dans le seul cadre de  l´exercice des compétences qui lui ont été transférées par la  Communauté française). Il pourrait être prochainement introduit, à  l´initiative de certaines régions, pour le collège des bourgmestre et  échevins ou pour le collège provincial. La motion de méfiance doit  présenter un successeur à l´exécutif ou à tout membre visé par la  méfiance. L´assemblée qui souhaite renverser ou remanier l´exécutif  doit donc trouver un accord sur une nouvelle équipe ou sur un ou  plusieurs remplaçants : c´est la raison pour laquelle on parle aussi de  « méfiance constructive », expression empruntée à l´Allemagne. La  motion doit être soumise au vote de l´assemblée. Le vote sur la 
  • 157. motion ne peut intervenir qu´après un délai de 48 heures suivant le  dépôt de la motion. Si la motion de méfiance est adoptée, la  démission de l´exécutif ou de certains de ses membres est  automatique, de même qu´est automatique l´installation d´un nouvel  exécutif ou de remplaçants des membres visés. Les règles décrites ci‐ dessus sont cependant légèrement différentes au niveau fédéral, où :  – il n´est pas possible de remplacer par cette voie un ou quelques  membres du gouvernement fédéral, ceux‐ci étant nommés et  révoqués par le Roi. La motion de méfiance ne peut viser que le  gouvernement tout entier, et désigne seulement le nom d´un  successeur au Premier ministre, qui proposera ensuite au Roi le nom  des ministres et des secrétaires d´État à nommer ; – la motion ne doit  pas nécessairement être constructive, c´est‐à‐dire proposer un  successeur au Premier ministre. Si un tel successeur n´est pas  désigné, le Roi peut dissoudre la Chambre des représentants et  provoquer ainsi des élections anticipées. Il existe également des  règles propres à la Région de Bruxelles‐Capitale, destinées à protéger  la minorité néerlandophone. Une motion de méfiance dirigée contre  le gouvernement bruxellois dans son ensemble doit être adoptée à la  majorité dans chaque groupe linguistique du Parlement bruxellois,  tandis qu´une motion de méfiance dirigée contre un ou plusieurs  ministres (le ministre‐président excepté) doit être adoptée par le  groupe linguistique auquel le ou les ministres appartiennent. Le  mécanisme de la motion de méfiance n´a pas encore été utilisé en  Belgique. Un mécanisme similaire existe au niveau du Parlement  européen. Une motion de censure adoptée à la majorité des deux  tiers des suffrages exprimés et à la majorité des membres du  Parlement européen contraint la Commission européenne à la  démission collective. Une telle motion n´est pas constructive, c´est‐à‐ dire que la Parlement ne propose pas de successeur(s). A ce jour,  plusieurs motions de censure ont été déposées mais aucune n´a été  adoptée.    Mouvement  ouvrier chrétien  (MOC)  Organe de coordination francophone d´un ensemble de mouvements  militants et d´organisations de services du monde chrétien. Le  Mouvement ouvrier chrétien (MOC), comme son équivalent flamand  l´Algemeen Christelijk Werknemersverbond (ACW), fédère des  associations autonomes auxquelles sont affiliés les membres. Le MOC  et l´ACW comprennent trois organisations encore établies sur le plan  national : l´Alliance nationale des mutualités chrétiennes (ANMC), la  Confédération des syndicats chrétiens de Belgique (CSC) et le groupe  financier ARCO. Le MOC et l´ACW comprennent aussi des  organisations militantes reconnues comme organismes d´éducation  permanente autonomes sur le plan communautaire ; du côté  francophone il s´agit de Vie féminine, des Équipes populaires et de la  Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC‐JOCF). Depuis 1946, les ailes  flamande et francophone du MOC‐ACW ont une existence propre.  D´abord sous l´autorité d´un bureau national, elles se sont  progressivement distanciées. Le premier congrès du MOC wallon date  de 1961. En 1972, le MOC se prononce pour le pluralisme politique et  crée son propre secrétariat politique. En 1982, il tente sans succès de  constituer son propre mouvement politique, Solidarité et 
  • 158. participation (SEP). Il adopte de nouveaux statuts en 1991. Parmi les  initiatives du MOC, on compte l´organisation des Semaines sociales  wallonnes et la création de plusieurs organismes d´éducation, de  recherche et d´enseignement : le Centre d´information et d´éducation  populaire (CIEP) en 1961, l´Institut supérieur de culture ouvrière  (ISCO) en 1962, la Fondation Travail‐Université (FTU) en 1967 et la  Faculté ouverte de politique économique et sociale (FOPES) en 1973.  Le MOC édite le période bimensuel Démocratie. Site du MOC    Mutualité  Institution du secteur non marchand affiliant les assurés sociaux dans  le cadre de l´assurance soins de santé et invalidité. Des sociétés  d´assistance mutuelle furent créées dès le milieu du xixe siècle. Elles  assuraient un soutien à leurs membres lorsqu´ils tombaient dans le  besoin à cause de la maladie. La loi du 23 juin 1894 leur a permis  d´être reconnues sous certaines conditions et de bénéficier de  subventions. Elles se sont regroupées en fédérations ou en unions de  façon à pouvoir assurer certains risques lourds. Ont ainsi  successivement vu le jour l´Alliance nationale des mutualités  chrétiennes en 1906, l´Union nationale des mutualités neutres en  1908, l´Union nationale des mutualités socialistes en 1913, la Ligue  nationale des mutualités libres de Belgique en 1914 et l´Union des  mutualités professionnelles en 1920. Ces organisations sont issues  d´initiatives nées dans les différents mondes idéologiques et ont  fortement contribué à la pilarisation de la société belge. Il existe un  organisme auquel peuvent s´adresser les personnes qui souhaitent  s´affilier à un organisme officiel, la Caisse auxiliaire d´assurance  maladie‐invalidité (CAAMI), qui est une institution publique de  sécurité sociale (IPSS). Les mutualités sont régies par la loi 6 août  1990 relative aux mutualités et aux unions nationales de mutualités.  Cette loi définit les mutualités comme des associations de personnes  physiques qui, dans un esprit de prévoyance, d´assistance mutuelle et  de solidarité, ont pour but de promouvoir le bien‐être physique,  psychique et social. Elles exercent leurs activités sans poursuivre de  but lucratif. Les mutualités doivent avoir un service qui a pour but : ‐  la participation à l´exécution de l´assurance obligatoire soins de santé  et indemnités ; ‐ l´intervention financière pour leurs affiliés et les  personnes à leur charge, dans les frais résultant de la prévention et  du traitement de la maladie et de l´invalidité, ou l´octroi d´indemnités  en cas d´incapacité de travail ou lorsque se produit une situation en  vertu de laquelle le bien‐être physique, psychique ou social peut être  encouragé ; ‐ l´octroi d´aide, d´information, de guidance et  d´assistance en vue de promouvoir le bien‐être physique, psychique  et social, entre autres par l´accomplissement de ses missions. Les  mutualités diffèrent des sociétés d´assurances commerciales par  l´application d´un principe de solidarité. Elles appliquent le concept  de mutualisation du risque : chaque adhérent paie une cotisation  dont le montant est indépendant de son risque personnel de tomber  malade et bénéficie des mêmes services que tout autre adhérent en  cas de maladie. Les membres des assemblées générales des  mutualités sont élus lors des élections mutualistes qui se déroulent  tous les six ans. Les mutualités sont contrôlées par l´Office de  contrôle des mutualités. Les cinq unions mutualistes citées sont 
  • 159. associées avec la CAAMI et la Caisse des soins de santé de la SNCB  pour former le Collège intermutualiste national (CIN). Le CIN  représente la totalité de la population des assurés sociaux. Voir aussi :  INAMI Alliance nationale des mutualités chrétiennes Union nationale  des mutualités neutres Union nationale des mutualités socialistes  Union nationale des mutualités libérales Union nationale des  mutualités libres Caisse auxiliaire d´assurance maladie‐invalidité    Négociation sociale  Mode de décision particulier des relations collectives de travail, à  côté des mécanismes de consultation et de concertation. La  négociation sociale se présente historiquement comme un mode de  régulation des conflits collectifs du travail. Après l´abolition du délit  de coalition en 1867, les grèves et les lock‐out se terminèrent de plus  en plus fréquemment par des négociations entre des représentants  de travailleurs organisés en syndicats et les chefs d´entreprises isolés  ou représentés par une organisation patronale. Ces négociations  débouchent sur la conclusion d´accords appelés conventions  collectives. Les pratiques de négociation sociale connurent un essor à  partir de 1919, avec la création des premières commissions paritaires  et la reconnaissance des délégations syndicales par la direction de  certaines grandes entreprises. Aujourd´hui, la négociation sociale  connaît un haut degré d´institutionnalisation. Elle est organisée dans  le secteur privé par la loi du 5 décembre 1968 sur les conventions  collectives de travail et les commissions paritaires. Cette loi confie au  Conseil national du travail (CNT) la mission de conclure des  conventions collectives de travail qui s´appliquent à l´ensemble des  travailleurs du secteur privé. Dans les entreprises, la délégation  syndicale est habilitée à négocier des conventions collectives avec le  chef d´entreprise. La négociation de l´accord interprofessionnel a  longtemps eu lieu quant à elle en dehors de tout cadre légal,  conventionnel ou politique. Cependant, au terme d´une évolution  marquée par l´intervention du gouvernement pour limiter ou bloquer  la libre négociation des salaires, la négociation salariale est  aujourd´hui organisée par la loi du 26 juillet 1996 relative à la  promotion de l´emploi et à la sauvegarde préventive de la  compétitivité qui prévoit que l´accord interprofessionnel joue un rôle  d´encadrement des négociations sectorielles. La négociation sociale  porte sur un vaste ensemble de sujets dont le niveau des salaires, leur  liaison à l´index, la durée du travail, la formation professionnelle,  certaines modalités de sécurité d´emploi, le travail intérimaire, etc.  Dans le secteur public, la négociation sociale est organisée par la loi  du 19 décembre 1974 organisant les relations entre les autorités  publiques et les syndicats des agents relevant de ces autorités. Les  protocoles consignant les résultats de la négociation peuvent être  signés à différents niveaux : au niveau général commun à l´ensemble  des services publics (programmation intersectorielle) ainsi que dans  les organes de négociation institués aux autres niveaux de pouvoir  (communautés, régions, provinces et communes) et dans les  différentes administrations (ministères et parastataux). Voir aussi  consultation et concertation économique et sociale   
  • 160. Office de contrôle  des mutualités et  des unions  nationales de  mutualités (OCM)  Autorité de contrôle belge compétente pour les mutualités et les  unions nationales de mutualités. Les organismes financiers sont  contrôlés par l´Autorité des services et marchés financiers (FSMA). Un  organisme du même type a été créé pour les mutualités et les unions  nationales de mutualités par la loi du 6 août 1990 relative aux  mutualités et aux unions nationales de mutualités. L´Office de  contrôle des mutualités créé par cette loi est un organisme d´intérêt  public placé sous la tutelle du ministre des Affaires sociales. L´OCM  veille à ce que les services et activités instaurés par les mutualités et  les unions nationales soient conformes aux dispositions de la loi,  notamment du point de vue du respect des règles administratives,  comptables et financières qui s´imposent à elles. Une loi de 1993 a  introduit des exigences nouvelles concernant la responsabilité  financière des mutualités. Une partie des frais d´administration leur  est remboursée en fonction de leurs prestations de gestion. Un  nouveau régime de responsabilisation financière est introduit en  matière de dépenses pour les soins de santé. L´OCM est chargé du  contrôle de l´application de ces dispositions. Il dispose en outre d´une  vaste compétence d´avis portant notamment sur la modification des  statuts des unions nationales et des mutualités et sur l´agrément des  services et activités organisés par celles‐ci. Il établit annuellement un  rapport sur les activités et sur la situation des mutualités et des  unions nationales en Belgique. Ce rapport est déposé par le ministre  de tutelle auprès du Parlement fédéral.    Office de la  naissance et de  l´enfance (ONE)  Organisme d´intérêt public chargé d´encourager et de développer la  protection de la mère et de l´enfant en Communauté française.  L´Office de la naissance et de l´enfance (ONE) a été créé par un décret  de la Communauté française du 30 mars 1983. Il succède, en ce qui  concerne la Communauté française, à l´ancienne Œuvre nationale de  l´enfance. L´Office de la naissance et de l´enfance est un organisme  d´intérêt public de type B. Comme la Communauté française, il peut  agir dans la région de langue française et dans la région bilingue de  Bruxelles‐Capitale. Les missions et la structure de l´ONE ont été  réformées par un décret du 17 juillet 2002. L´ONE a deux missions de  service public : 1. L´accompagnement de l´enfant dans son milieu  familial et son environnement social, mission qui se traduit par  l´organisation de consultations prénatales, de consultations pour  enfants et de l´accompagnement à domicile, ainsi que par le suivi des  équipes SOS‐Enfants conventionnées avec l´ONE ; 2. L´accueil de  l´enfant en dehors du milieu familial, qui se traduit par le fait  d´agréer, de subventionner, de créer ou de gérer des institutions et  services, de leur fournir de l´aide et des conseils et de les contrôler.  L´ONE a aussi des missions transversales, dont le soutien à la  parentalité, l´éducation à la santé, la formation et l´accompagnement  des acteurs de terrain, la recherche, etc. Nul étranger au milieu  familial de vie de l´enfant ne peut organiser l´accueil d´enfants de  moins de douze ans de manière régulière sans le déclarer  préalablement à l´ONE et sans se conformer à un code de qualité de  l´accueil arrêté par le gouvernement de la Communauté française  après avis de l´ONE. Des dispositions plus restrictives encadrent 
  • 161. l´accueil d´enfants de moins de six ans, cet accueil étant notamment  soumis à l´autorisation préalable de l´ONE sur la base des critères  qu´il prévoit et que le gouvernement a approuvés. Si l´ONE agrée lui‐ même des services, et le faisait jusqu´avant la réforme de 2002 sur  base de ses propres réglementations, le gouvernement de la  Communauté française peut désormais arrêter les conditions  d´agrément et de subventionnement des services et institutions. La  réforme limite donc l´autonomie de l´ONE, qui était très large et  controversée. L´ONE emploie plus de 1 000 agents, statutaires ou  contractuels, et bénéficie de l´apport de nombreux bénévoles. Parmi  les ressources financières de l´ONE, il faut citer les subventions  allouées par la Communauté française et d´autres pouvoirs publics, le  produit de la prestation de services et la contribution financière des  parents ou de tiers aux services organisés par l´ONE. L´ONE est géré  par un conseil d´administration composé de six membres nommés  par le gouvernement de la Communauté française, selon une  représentation proportionnelle à l´importance des groupes politiques  au Parlement de la Communauté, extrême droite exclue. Sous  l´autorité du conseil d´administration, les services de l´ONE sont  dirigés par un administrateur général nommé par le gouvernement de  la Communauté française. Le conseil d´administration et  l´administrateur général veillent à ce que l´ONE exerce ses missions  en respectant le contrat de gestion conclu entre le conseil et le  gouvernement. Le contrôle de l´ONE est exercé par deux  commissaires du gouvernement de la Communauté française. Le  gouvernement de la Communauté approuve le plan comptable ainsi  que les règles d´évaluation et d´amortissement de l´ONE. Site de  l´ONE    Office flamand de  l´emploi et de la  formation  professionnelle  (VDAB)  Office flamand de l´emploi et de la formation professionnelle. Le  Vlaamse Dienst voor Arbeidsbemiddeling en Beroepsopleiding (VDAB)  est l´organisme public chargé du placement des demandeurs  d´emploi dans la région de langue néerlandaise, et de la formation  professionnelle dans la région de langue néerlandaise et dans la  région bilingue de Bruxelles‐Capitale. Il est l´équivalent en Flandre du  FOREM en Wallonie, avec la particularité qu´il étend ses activités de  formation professionnelle à la région bruxelloise, tandis que dans  cette région le placement des demandeurs d´emploi est organisé par  l´ACTIRIS et que la formation professionnelle y relève aussi d´un  organisme francophone, Bruxelles Formation Site du VDAB    Office national  d´allocations  familiales pour  travailleurs salariés  (ONAFTS)  Institution publique de sécurité sociale chargée d´appliquer la  législation sur les allocations familiales des travailleurs salariés.  L´ONAFTS a été créé par la loi du 26 juillet 1960 portant  réorganisation des organismes d´allocations familiales. Il a pour  mission d´appliquer la législation qui concerne les allocations versées  aux travailleurs salariés pour compenser en partie les frais  occasionnés par le fait d´avoir des enfants. Ces prestations sont : ‐  l´allocation de naissance et la prime d´adoption ; ‐ les allocations  familiales ordinaires et les divers suppléments (suppléments d´âge,  suppléments sociaux, suppléments pour handicapé) ; ‐ les allocations  d´orphelin. Ses recettes proviennent de l´Office national de sécurité 
  • 162. sociale (ONSS). La plupart de ces allocations sont payées par les  caisses libres d´allocations familiales constituées par les employeurs,  auxquelles l´ONAFTS verse les fonds nécessaires. Certaines allocations  sont payées directement par l´ONAFTS. L´accord institutionnel pour la  sixième réforme de l´État du 11 octobre 2011 prévoit le transfert aux  communautés des allocations familiales, des allocations de naissance  et des primes d´adoption. Lorsque cet accord sera mis en œuvre, il est  possible que ce transfert ait des répercussions sur les structures et les  missions de l´ONAFTS. Le même accord institutionnel supprime le  Fonds d´équipements et de services collectifs (FESC) qu´abrite  l´ONAFTS et qui subventionne différents types de projets d´accueil  des enfants (accueil extrascolaire, accueil des enfants malades et  accueil des enfants en dehors des heures normales d´ouverture des  institutions d´accueil). Le comité de gestion de l´office comprend,  outre le président, sept représentants des organisations  d´employeurs, sept représentants des syndicats et sept représentants  des organismes de défense de la famille. Site de l´ONAFTS    Office national de  l´emploi (ONEM)  Institution publique de sécurité sociale chargée du versement des  allocations de chômage et de prépension. L´ONEM est l´institution  publique de sécurité sociale qui gère la branche chômage de la  sécurité sociale des travailleurs salariés. Il met en œuvre la législation  sur l´assurance chômage et les autres législations qui se sont  développées dans le cadre de la lutte contre le chômage. Il est dirigé  par le comité de gestion, composé de l´administrateur général et de  l´administrateur général adjoint, d´un nombre égal de représentants  des syndicats et des organisations patronales, et de deux  représentants du gouvernement fédéral. L´ONEM reçoit les  demandes d´allocations de chômage, de prépension et d´interruption  de carrière ainsi que les demandes d´allocations de travail versées  dans le cadre du programme de réinsertion professionnelle des  demandeurs d´emploi (Activa). Il délivre les attestations en vue d´un  engagement. Ses ressources financières proviennent de l´Office  national de sécurité sociale (ONSS), duquel il reçoit les montants  nécessaires au payement des allocations. Celles‐ci ne sont versées  aux intéressés par l´ONEM, mais bien sous son contrôle par leurs  organismes de payement, c´est‐à‐dire les caisses syndicales de  payement des allocations de chômage et la Caisse auxiliaire de  paiement des allocations de chômage (CAPAC). L´ONEM vérifie  l´exactitude des dossiers individuels sur la base d´un échantillonnage.  Il contrôle également les paiements effectués par les organismes de  paiement. L´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du  11 octobre 2011 prévoit le transfert aux régions d´une nouvelle  compétence qui concerne l´emploi (le contrôle des chômeurs).  Lorsque cet accord sera mis en œuvre, il est possible que ce transfert  ait des répercussions sur les missions de l´ONEM. Ses services  mettent à la disposition du public des brochures d´information et des  documents sur la réglementation du chômage. Il publie des  statistiques sur le chômage. Site internet de l´ONEM   
  • 163. Office national de  sécurité sociale  (ONSS)  Organisme central de perception des cotisations de sécurité sociale.  L´ONSS occupe une position centrale dans le domaine de la sécurité  sociale. C´est par lui que transite la quasi‐totalité des cotisations  sociales dues par les employeurs et les travailleurs des secteurs public  et privé, ainsi que l´intervention de l´Autorité fédérale dans le  financement de la sécurité sociale. Il a été créé par l´arrêté‐loi du 28  décembre 1944. L´ONSS perçoit les cotisations que lui doivent les  employeurs ainsi que les cotisations personnelles des travailleurs. Ces  cotisations constituent le salaire indirect des travailleurs, ou encore la  part « socialisée » de ces salaires. Elles contribuent au financement  des différentes branches de la sécurité sociale. L´ONSS répartit ses  recettes entre les institutions publiques de sécurité sociale qui gèrent  ces différentes branches : l´Institut national d´assurance maladie‐ invalidité (INAMI), l´Office national de l´emploi (ONEM), l´Office  national des pensions (ONP), le Fonds des accidents du travail (FAT),  le Fonds des maladies professionnelles (FMP), l´Office national  d´allocations familiales pour travailleurs salariés (ONAFTS) et l´Office  national des vacances annuelles (ONVA). Il assure la gestion  financière globale de la sécurité sociale sous l´autorité de son organe  dirigeant, le Comité de gestion de la sécurité sociale, composé  paritairement de représentants des organisations d´employeurs et  des syndicats. L´ONSS est chargé de récupérer les cotisations auprès  des employeurs en défaut de paiement ainsi que d´élaborer des  statistiques sur les travailleurs salariés. Les statistiques les plus  importantes sont publiées dans des brochures spécifiques et dans le  rapport annuel de l´ONSS. Site de l´ONSS    Office national des  pensions (ONP)  Institution de sécurité sociale chargée du paiement des travailleurs  salariés et des indépendants. L´Office national des pensions a été créé  par l´arrêté royal n° 513 du 27 avril 1987. Il est géré paritairement par  des représentants des organisations d´employeurs et des syndicats.  L´ONP rassemble les données sur la carrière des futurs pensionnés et  établit quels droits de pension ont été constitués au fil de la carrière.  Il en va de même pour la pension de survie, c´est‐à‐dire la pension  que le conjoint survivant peut obtenir sur la base de l´activité du  conjoint décédé. L´ONP assure le paiement de toutes les pensions  qu´il attribue dans le cadre des régimes de pensions des travailleurs  salariés et des indépendants. Il paie également les indemnités  prévues dans certains régimes d´aide sociale : la garantie de revenu  aux personnes âgées (GRAPA) et les allocations d´aide sociale pour  handicapés. L´ONP informe les assurés sociaux des règles d´octroi et  de paiement des prestations au moyen de brochures d´information.  Voir aussi : sécurité sociale site de l´ONP    Office national du  Ducroire (Ducroire)  Entreprise publique autonome dont la mission est de protéger ses  clients contre les risques liés aux transactions internationales. Créé en  1921, au lendemain de la Première guerre mondiale, comme  instrument public qui assurerait essentiellement les risques politiques  et permettrait de relancer les exportations, l´Office national du  Ducroire consacre la plus grande partie de ses activités à l´assurance  crédit à la grande exportation, c´est‐à‐dire qu´il couvre les risques liés 
  • 164. aux ventes à crédit des entreprises européennes et de leurs filiales,  vers les pays à risques (pays non membres de l´Organisation de  coopération et de développement économiques (OCDE) et pays ayant  récemment adhéré à cette organisation). Le Ducroire est également  habilité à couvrir les risques de change, à intervenir dans le  financement des exportations et à exercer pour le compte de  l´Autorité fédérale toute mission que celle‐ci lui confierait en matière  technique, financière ou de représentation. Il participe enfin à  d´autres instruments fédéraux du commerce extérieur tels que  Finexpo et la Société belge d´investissement international (SBI). Suite  à la réforme de l´État de 2001, le Ducroire reste en effet, avec la SBI,  filiale de la Société fédérale de participations et d´investissement  (SFPI), le seul organisme fédéral en matière de commerce extérieur.  Les obligations assumées par le Ducroire bénéficient de la garantie de  l´État, sauf s´il s´agit d´activités exercées de façon habituelle et sans  soutien public par des assureurs‐crédit privés (avec lesquels il entre  alors en concurrence). Lorsque l´importance des risques dépasse ses  propres capacités techniques, le Ducroire peut intervenir pour le  compte direct de l´Autorité fédérale. Pour une fraction de ses  activités, le Ducroire cède au marché de la réassurance une part des  risques politiques et commerciaux assumés sur tous les pays. Il est  ainsi en mesure d´équilibrer ses risques. L´Office national du Ducroire  est une entreprise publique autonome conformément à la loi du 31  août 1939 sur l´Office national du Ducroire et à la loi du 16 mars 1954  relative au contrôle de certains organismes d´intérêt public. N´étant  pas visé par la loi du 21 mars 1991 portant sur la réforme de certaines  entreprises publiques économiques, il n´est cependant pas soumis à  la signature d´un contrat de gestion. En septembre 2004, afin de se  conformer à la réglementation européenne sur la libéralisation du  secteur de l´assurance‐crédit, l´Office national du Ducroire a patronné  la constitution d´une filiale de droit privé, la SA Ducroire, pour ce qui  concerne les risques qualifiés de cessibles, d´une durée de moins de  deux ans et sans garantie de l´État afférents à des débiteurs établis  dans un pays membre de l´OCDE. Cette société, qui a récupéré une  partie du portefeuille de l´Office national du Ducroire, se développe  actuellement sur les marchés français et néerlandais. En février 2011,  suite à la plainte d´un concurrent, une enquête a été ouverte par la  Commission européenne en vue de savoir si la SA Ducroire a bénéficié  d´un soutien contraire aux règles européennes de concurrence.  L´Office national du Ducroire se consacre pour sa part désormais  uniquement à l´assurance des risques à plus de deux ans. Au niveau  international, l´Office national du Ducroire est associé aux activités  menées dans le cadre de l´Union européenne, de l´OCDE et du Club  de Paris et il est membre de l´Union de Berne (Union internationale  d´assureurs des crédits et des investissements). Il a ainsi souscrit à  des engagements nationaux et internationaux en matière  d´environnement (au niveau de l´Union européenne et de l´OCDE), de  corruption, d´endettement et de normes sociales (au niveau de  l´OCDE). Site du Ducroire   
  • 165. Office régional  bruxellois de  l´emploi (ORBEM)  Ancien nom de Actiris. Voir Actiris    Office wallon de la  formation  professionnelle et  de l´emploi  (FOREM)  Organisme public chargé du placement des demandeurs d´emploi et  de la formation professionnelle dans la région de langue française. Le  FOREM applique la politique du gouvernement wallon en matière  d´emploi, en ce compris la formation professionnelle, matière de la  compétence de la Communauté française dont l´exercice a été  transféré à la Région wallonne et à la COCOF, qui a créé à cet effet  Bruxelles Formation. Ses compétences sont limitées à la région de  langue française. Dans la partie germanophone de la Wallonie, le  placement et la formation professionnelle ont été confiés à un  organisme communautaire, l´Arbeitamt der Deutschsprachigen  Gemeinschaft (ADG). Le FOREM est un organisme pararégional placé  sous la tutelle du gouvernement wallon. Il est géré paritairement par  des représentants des organisations patronales et syndicales. Le  contrat de gestion 2011‐2016 a été signé le 13 septembre 2011 par le  Gouvernement wallon et les partenaires sociaux représentés au  Comité de gestion réorganise le FOREM. Il sera composé de quatre  directions générales : ‐ la direction générale Emploi comprend les  services directement accessibles aux demandeurs d´emploi et aux  employeurs en vue de réaliser l´accompagnement des demandeurs  d´emploi et répondre aux besoins de recrutement des employeurs ; ‐  la direction générale Formation réalise les activités de formation et  d´identification des compétences à l´égard des demandeurs d´emploi  accompagnés ; ‐ la direction générale Support, au service des autres  directions générales ; la direction générale Régisseur organisera la  prise en charge par des opérateurs externes de demandeurs d´emploi  accompagnés. Le FOREM comprendra aussi deux services à gestions  distinctes : ‐ l´un pour le financement et le subventionnement de  certains dispositifs publics ; ‐ l´autre encadrera les comités  subrégionaux de l´emploi et de la formation. Site du Forem site de  l´ADG    Ordonnance  Norme juridique, de valeur quasi égale à la loi fédérale, adoptée par  le Parlement bruxellois ou par l´Assemblée de la Commission  communautaire commune. Nom donné à certaines décisions de  justice. Une ordonnance est une norme générale et impersonnelle  adoptée par le Parlement bruxellois ou par l´Assemblée réunie de la  Commission communautaire commune dans le cadre de leurs  compétences matérielles et dans les limites de leur compétence  territoriale. Les ordonnances, de la même manière que les lois  fédérales et les décrets, ont force de loi. Une ordonnance ne peut  être appliquée par les juridictions si elle n´est pas conforme à la  Constitution et à la loi spéciale relative aux institutions bruxelloises  du 12 janvier 1989. L´élaboration d´une ordonnance suit un parcours  comprenant plusieurs étapes. Un ou plusieurs membres du Parlement  bruxellois et de l´Assemblée réunie de la Commission communautaire  commune déposent une proposition d´ordonnance sur le bureau du 
  • 166. président de leur assemblée. La proposition d´ordonnance est  accompagnée des développements dans lesquels sont exposés les  objectifs du texte soumis à l´assemblée. L´assemblée doit se  prononcer sur la prise en considération de cette proposition  d´ordonnance, ce qui constitue généralement une formalité. Le  gouvernement bruxellois et le collège réuni de la Commission  communautaire commune peuvent quant à eux déposer un projet  d´ordonnance. Le projet (ou la proposition) d´ordonnance est ensuite  examiné par la commission parlementaire compétente. Après  discussion, la commission adopte, amende ou rejette le texte proposé  par un vote sur chaque article et par un vote sur l´ensemble du texte.  Le texte est ensuite examiné en séance plénière. Celle‐ci adopte,  amende ou rejette le projet ou la proposition d´ordonnance par un  vote sur chaque article et par un vote sur l´ensemble du texte. Dans  certaines matières relatives aux limites des communes et au statut de  leurs institutions et de leurs mandataires, les propositions et projets  d´ordonnance doivent, pour être adoptés, recueillir la majorité  absolue des voix des parlementaires présents ainsi que la majorité  absolue dans chacun des deux groupes linguistiques. Si une telle  majorité ne peut être réunie, un second vote intervient, au plus tôt 30  jours après le premier. Dans ce cas, l´ordonnance est adoptée si elle  recueille la majorité absolue des voix des parlementaires présents et  un tiers au moins des votes dans chacun des deux groupes  linguistiques. À tout moment de la procédure, le président de  l´assemblée peut demander au Conseil d´État de remettre un avis sur  le texte en cours d´examen. Il est tenu de demander un tel avis si un  tiers des membres de son assemblée le demande ou si la majorité des  membres d´un groupe linguistique le demande. Il n´est par contre pas  obligé de donner suite à une telle demande si elle émane d´une  commission (même si les commissaires sont unanimes). Une telle  demande d´avis au Conseil d´État suspend la procédure en cours  durant l´examen en séance plénière mais pas durant l´examen en  commission. Celle‐ci ne peut toutefois conclure ses travaux avant  d´avoir pris connaissance de l´avis du Conseil d´État. Par ailleurs, la  procédure d´adoption d´une ordonnance peut être suspendue par le  mécanisme de la sonnette d´alarme. Le texte adopté est transmis au  gouvernement bruxellois ou au collège réuni de la Commission  communautaire commune afin qu´il le sanctionne et le promulgue.  L´ordonnance est ensuite publiée au Moniteur belge. Elle entre en  vigueur le jour déterminé dans le texte ou, à défaut, dix jours après sa  publication. Certaines ordonnances ont un statut particulier. Afin de «  préserver le rôle international et la fonction de capitale de Bruxelles  », les autorités fédérales peuvent exercer un contrôle sur les  ordonnances adoptées dans les matières suivantes : l´aménagement  du territoire, l´urbanisme, les travaux publics et le transport. Dans ces  domaines, le Roi peut, par arrêté délibéré en Conseil   Ordre  Organisme chargé d´encadrer l´exercice de certaines professions  libérales. Les ordres professionnels sont les héritiers lointains des  corporations de l´Ancien Régime qui avaient le privilège de  réglementer leur profession sans intervention extérieure. Bien  qu´ayant des missions beaucoup plus limitées, ils subsistent encore 
  • 167. dans plusieurs professions libérales : ‐ l´Ordre des médecins ; ‐ l´Ordre  des médecins vétérinaires ; ‐ le Nederlandstalige Orde van  Dierenartsen (Ordre néerlandophone des vétérinaires) ; ‐ l´Ordre des  pharmaciens ; ‐ l´Ordre des architectes ; ‐ l´Ordre des barreaux  francophones et germanophones ; ‐ l´Ordre français des avocats du  barreau de Bruxelles ; ‐ le Nederlandse Orde van Advocaten bij de  Balie te Brussel (Ordre néerlandais des avocats du barreau de  Bruxelles) ; ‐ l´Orde van Vlaamse Balies (Ordre des barreaux  flamands). L´inscription au tableau de l´ordre est une condition de  l´exercice de ces professions. L´ordre est constitué de l´ensemble des  membres d´une circonscription administrative ou judiciaire. Il y a  donc un ordre par province ou par arrondissement pour chaque  profession. Chez les vétérinaires et les avocats, l´ordre professionnel  est scindé sur le plan linguistique. L´ordre est régi par un Conseil de  l´Ordre qui a juridiction sur ses membres, qui l´ont élu. Sa mission  consiste de façon générale à établir et maintenir les règles de  déontologie professionnelle, à veiller à l´honneur, à la discrétion et à  la dignité des membres dans l´exercice de leur profession et à en  réprimer éventuellement les manquements. Les ordres sont  également chargés de donner des avis sur des questions de  déontologie, que ce soit d´initiative ou à la demande des praticiens  inscrits à leur tableau. Ces avis sont soumis à l´approbation préalable  du conseil national. L´existence des ordres professionnels est parfois  contestée pour leur opacité et leur attachement à un certain  corporatisme, illustré par le fait que la justice y est rendue entre pairs  sur les questions déontologiques. Certains ordres pourraient être  amenés à disparaître dans le cadre d´une nouvelle phase de  libéralisation des services projetée par l´Union européenne. Ces  organismes sont en effet considérés comme des obstacles à la libre  circulation des services dans le marché intérieur. Site de l´Ordre des  médecins site de l´Ordre français des avocats de Bruxelles site de  l´Ordre des pharmaciens site de l´Ordre des architectes site de l´Ordre  des barreaux francophones et germanophones site du  Nederlandstalige Orde van Dierenartsen site du Nederlandse Orde  van Advocaten bij de Balie te Brussel site de l´Orde van Vlaamse  Balies    Organisation  d´employeurs  Interlocuteur des syndicats dans les relations collectives de travail.  Les organisations patronales engagées avec les syndicats dans les  diverses pratiques de relations collectives du travail (négociation,  consultation, concertation), ou qui siègent dans les comités de  gestion des institutions publiques de sécurité sociale, sont appelées  plus précisément « organisations d´employeurs », car elles  représentent les entreprises en tant qu´elles emploient du personnel.  Les organisations d´employeurs et les syndicats sont le plus souvent  représentés sur une base paritaire. Il existe une variété  d´organisations d´employeur, selon qu´elles sont structurées sur le  plan professionnel ou interprofessionnel ou sur le plan national ou  régional.   
  • 168. Organisation de  coopération et de  développement  économiques  (OCDE)  Organisation intergouvernementale de coopération économique  rassemblant des pays fortement industrialisés. L’Organisation de  coopération et de développement économiques (OCDE) a succédé en  1961 à l’Organisation européenne de coopération économique  (OECE) qui avait été créée en 1948 pour administrer l’aide américaine  octroyée après la Seconde guerre mondiale dans le cadre du Plan  Marshall. En 2012, l’ocde compte 34 pays membres, représentant les  économies les plus développées : ils produisent 80% des échanges et  investissements mondiaux. Ses objectifs principaux sont la croissance  économique et commerciale, et la stabilité financière. Elle veille aussi  à ce que la dimension environnementale soit prise en compte dans  les politiques de développement économique et social. L’OCDE n’a  pas de pouvoir décisionnel : elle édicte des décisions et des  recommandations à l’adresse de ses membres. Elle pose également  un diagnostic assorti de recommandations dans les études qu’elle  conduit. Celles‐ci sont soit des études transversales consacrées à un  sujet de politique économique, sociale ou financière, soit des études  consacrées, annuellement, à la situation globale de chaque pays  membre. Les recommandations de l’ocde ne sont pas contraignantes,  mais exercent une influence certaine sur la conduite des politiques  des gouvernements des États membres. Les interprétations divergent  quant au degré de cette influence : certains estiment que l’ocde n’est  qu’un forum de concertation sans pouvoir, d’autres voient dans  l’ocde un cheval de bataille de l’ultra‐libéralisme anglo‐saxon, capable  d’orienter dans ce sens les politiques économiques de ses membres.  Par ailleurs, l’ocde peut servir de cadre à l’élaboration d’accords  formels : par exemple, la convention de lutte contre la corruption  (1997). L’OCDE est une source importante de données statistiques en  matière économique, sociale et financière. Les organes de l’ocde sont  : ‐ le conseil : il se compose d’un représentant par pays membre et  d’un représentant de la Commission européenne. Il délibère par  consensus ; ‐ le secrétariat : il regroupe près de 2 500 agents chargés  de conduire les études de l’Organisation. À sa tête se trouve un  secrétaire général ; ‐ les comités : au nombre d’environ 250, ce sont  des comités sectoriels qui regroupent les représentants des pays  membres (issus de l’administration) pour débattre de l’action  publique dans des domaines précis tels que l'économie, l'emploi,  l'éducation ou les marchés financiers. Le siège de l’ocde est à Paris.  Site de l’ocde    Organisation des  Nations unies  (ONU)  Organisation internationale qui organise une coopération entre la  quasi‐totalité des pays du monde. Les Nations unies sont nées de  l’alliance des pays en guerre contre l’Allemagne, l’Italie et le Japon  pendant la Seconde guerre mondiale. En 1945, la conférence de San  Francisco a réuni les représentants de 50 pays qui ont élaboré la  Charte des Nations unies. L’ONU a été mise sur pied le 24 octobre  1945, avec pour première mission le maintien de la paix et de la  sécurité internationale. Pour remplir cet objectif, l’onu dispose  notamment de forces de maintien de la paix, constituées de forces  militaires mises à disposition par les États membres pour des missions  spécifiques : les casques bleus. Les missions de l’onu se sont étendues 
  • 169. au fil des ans. En 1948, l’Assemblée générale de l’onu a adopté la  Déclaration universelle des droits de l´homme. Le développement, la  protection de l’environnement, la santé, la sauvegarde du patrimoine  culturel de l’humanité sont quelques‐uns des axes de travail des  Nations unies. Pour remplir ces objectifs, des institutions spécifiques  ont été mises sur pied, tandis que d’autres institutions existantes  étaient rattachées à l’onu. Les principales sont : ‐ le Fonds des Nations  unies pour l'enfance (UNICEF) ; ‐ l’oit ; ‐ l’Organisation mondiale de la  santé (OMS) ; ‐ l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la  science et la culture (UNESCO) ; ‐ la Banque mondiale ; ‐ le FMI ; ‐  l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture  (FAO); ‐ l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ; ‐  l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI). Le  travail accompli par les institutions spécialisées de l’onu est  considérable, et il prend le pas sur les travaux réalisés au sein de l’onu  proprement dite, où tant le contexte international (40 années de  guerre froide) que le mode de fonctionnement de l’organisation ont  limité son efficacité au niveau de la prévention et de la résolution des  conflits armés. Les organes de l’onu sont : ‐ l’Assemblée générale :  tous les pays membres y sont représentés. Les décisions y sont prises  à la majorité simple ou à la majorité des deux tiers. L’Assemblée  adopte des résolutions qui ont une grande force morale ; ‐ le Conseil  de sécurité : organe responsable du maintien de la paix, il comprend  cinq membres permanents (Chine, États‐Unis, France, Grande‐ Bretagne et Russie) et dix membres temporaires (élus par  l’Assemblée). Les membres permanents disposent d’un droit de veto.  La composition du Conseil qui reflète la situation du monde au  lendemain de la Seconde guerre mondiale est actuellement remise en  question ; ‐ le secrétariat : organe de gestion de l’onu, il est composé  de fonctionnaires internationaux, et dirigé par un secrétaire général,  élu pour cinq ans renouvelables par l’Assemblée générale. Le  secrétaire général incarne l’onu aux yeux du monde ; ‐ la Cour  internationale de justice. Composée de 15 juges élus par l’Assemblée  générale et le Conseil de sécurité, elle siège à La Haye. Les États se  soumettent librement à son arbitrage ; ils sont ensuite tenus de se  conformer aux décisions de la Cour ; ‐ le Conseil économique et social  et le Conseil de tutelle. Au 1er janvier 2013, 193 pays sont membres  de l’onu. Le siège des organes principaux de l’onu (Assemblée  générale, Conseil de sécurité, secrétariat) se trouve à New‐York. La  site de l’onu le site de la Cour de justice de La Haye le site de l’unicef  le site de l’unesco le site de l’Organisation des Nations unies pour  l'alimentation et l'agriculture le site de l’oms    Organisation du  Traité de  l´Atlantique nord  (OTAN)  Alliance militaire entre vingt‐six pays d’Europe et d’Amérique du  Nord. Le 4 avril 1949, dix États d’Europe occidentale, les États‐Unis et  le Canada signent à Washington un accord par lequel ils s’engagent à  organiser une défense commune : l’Organisation du Traité de  l’Atlantique Nord (OTAN). L’alliance devient alors la principale force  militaire de la planète, chargée de la défense des pays dits  occidentaux durant la guerre froide. Après la chute du mur de Berlin  (1989), le rôle et la composition de l’otan évoluent. L’alliance  intervient militairement dans les guerres des Balkans durant les 
  • 170. années 1990 et en Afghanistan suite aux attentats du 11 septembre  2001, les États‐Unis ayant invoqué, pour la première fois dans  l’histoire de l’organisation, l’article cinq du traité qui prévoit la  solidarité en cas d’agression. L’OTAN s’élargit à dix États de l’ancienne  Europe centrale et orientale en 1999 et 2004. L’alliance signe des  accords de coopération avec la plupart des États européens non  membres. L’OTAN est l’objet de critiques qui estiment qu’elle est un  instrument de la domination américaine et qu’elle a perdu sa raison  d’être avec la fin de la guerre froide. La question de la mise sur pied  d’une défense propre à l'Europe se pose également, depuis que  l’Union européenne développe une politique de défense et de  sécurité (PESD) dans le cadre de la politique étrangère et de sécurité  commune (PESC). L’OTAN possède une double structure de  commandement. Le commandement politique est assuré par le  Conseil de l’Atlantique Nord, composé de représentants de tous les  États membres, qui décident selon le mode du consensus, et par le  secrétaire général de l’organisation. Il existe également une  assemblée parlementaire de l’otan qui réunit régulièrement des  parlementaires de tous les États membres. Le siège politique de  l’otan se trouve à Bruxelles. Le commandement militaire est installé à  Mons. Site de l’otan    Organisation  internationale du  travail (OIT)  Organisation internationale qui a pour objectif d'élaborer et de  superviser les normes internationales du travail. Fondée en 1919 par  le Traité de Versailles, l’Organisation internationale du travail est  devenue une institution spécialisée du système des Nations unies. Au  1er janvier 2013, elle compte 185 États membres. L’OIT élabore des  conventions internationales qui déterminent les normes minimales à  respecter dans le domaine du droit social. Des protocoles sont  également élaborés. Ce sont des accords d'ordre technique adoptés  pour préciser les modalités d'application de certaines conventions.  L'OIT émet également des recommandations et fournit aux États  membres une assistance technique. Au 1er janvier 2013, l'arsenal  normatif de l'oit comprend 396 instruments : 198 conventions  internationales, 5 protocoles et 202 recommandations. Les  conventions de l’oit sont des traités internationaux ouverts à la  ratification des États membres. Les recommandations sont des lignes  directrices non contraignantes qui concernent souvent les mêmes  sujets que les conventions. Parmi les conventions internationales,  huit ont été désignées comme fondamentales pour les droits de  l´homme. Ces conventions fondamentales de l’oit concernent la  liberté syndicale, l’abolition du travail forcé, l’égalité et l’élimination  du travail des enfants. Leur ratification par les États membres est  obligatoire. L’OIT met en œuvre des mécanismes de contrôle du  respect des conventions ratifiées par les États membres. Parmi les  institutions internationales, l’oit est la seule à être organisée de façon  tripartite : gouvernements, organisations d'employeurs et de  travailleurs y sont représentés. Les principaux organes de l’oit sont : ‐  la Conférence internationale du travail, qui réunit chaque année les  délégations des pays membres. Chaque délégation se compose de  deux délégués gouvernementaux, d’un représentant des travailleurs  et d’un représentant des employeurs. La Conférence adopte les 
  • 171. normes internationales du travail et élit le Conseil d’administration ; ‐  le conseil d’administration, également de composition tripartite, qui  élabore les politiques de l’oit. Il tient deux sessions par an ; ‐ le  Bureau international du travail (BIT) qui est le secrétariat permanent  de l’oit. Il dispose d’une administration, et de bureaux dans 40 pays. À  sa tête se trouve un directeur général élu pour cinq ans. Le siège de  l’oit se trouve à Genève (Suisse). Site de l'oit    Organisation  mondiale du  commerce (OMC)  Organisation internationale édictant des règles qui régissent le  commerce mondial. Après la fin de la Seconde guerre mondiale, la  volonté de développer les échanges commerciaux et de les libéraliser  pour éviter un retour au protectionnisme de l’avant‐guerre a conduit  à la conclusion de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le  commerce (GATT). Au fil de cycles successifs de négociations, le GATT  a lié un nombre croissant de pays et couvert de plus en plus de  domaines. En 1995, suite aux accords de Marrakech, il s’est inséré  dans une nouvelle structure permanente, l’Organisation mondiale du  commerce (OMC). Au début 2013, l’omc comptait 159 pays membres.  L’OMC gère les accords commerciaux existants et est le cadre de la  négociation et de la conclusion de nouveaux accords. L'Organe de  règlement des différends arbitre les conflits de nature commerciale  entre ses membres. Les principaux accords existants sont : ‐ l’accord  général sur les tarifs douaniers et le commerce, qui concerne  essentiellement les marchandises (GATT) ; ‐ l’accord général sur le  commerce des services (AGCS) ; ‐ l’accord sur les droits de propriété  intellectuelle liés au commerce (ADPIC) ; ‐ l’accord sur l’application  des mesures sanitaires et phytosanitaires (accord SPS) ; ‐ l’accord sur  les obstacles techniques au commerce (OTC). Le lancement d'un  nouveau cycle de négociations commerciales lors de la Conférence  ministérielle de Doha (novembre 2001) devait conduire à de  nouvelles avancées en matière de la libéralisation commerciale sur les  thèmes dits de Singapour (services, propriété intellectuelle,  investissements, concurrence) ainsi que sur la libéralisation de  l'agriculture. Mais les négociations entre pays développés, puissances  émergentes et pays en développement se soldent jusqu'à présent par  un échec retentissant. De facto, le cycle de Doha est suspendu depuis  2006. Par ailleurs, les rapports de force entre les membres ont  changé au sein des instances de décisions. Les pays en voie de  développement ont progressivement pris une place d'acteurs à part  entière à l'omc, tandis que les pays émergents, dont la Chine, l'Inde  ou le Brésil, sont devenus des acteurs dont les puissances  occidentales doivent désormais tenir compte. Si l'ensemble de ces  pays forment un groupe hétéroclite, tant leurs situations  économiques diffèrent, ils partagent des intérêts communs  manifestes et une certaine analyse commune des rapports  commerciaux à l'échelle internationale. Ils pèsent davantage  qu'auparavant dans les négociations et ont acquis une capacité de  blocage qui explique en partie l'enlisement du processus. La décision  est prise selon le mode du consensus par l’ensemble des  représentants des pays membres réunis dans une conférence  ministérielle. L'Union européenne étant entre autre une union  douanière, elle est membre de l'omc au même titre que ses États 
  • 172. membres. La Commission européenne s’exprime au nom des États  membres à presque toutes les réunions de l’omc. Les différends  commerciaux opposent fréquemment les États‐Unis et l’Union  européenne. La procédure de règlement des différends en vigueur à  l’omc s’apparente à une procédure judiciaire et la condamnation d’un  État peut entraîner la prise de sanctions à son égard. Le caractère  contraignant des accords de l’omc et des décisions de l'Organe de  règlement des différends fait d’elle une autorité supranationale. Le  fait qu'existe dans le domaine du commerce une organisation  supranationale jouissant d’un pouvoir étendu, et non pas dans les  domaines des droits de l'homme ou de l’environnement, est  régulièrement dénoncé par les mouvements altermondialistes et les  ONG de coopération au développement. Les opposants de l’omc  dénoncent le caractère ultralibéral de son orientation et de ses  décisions, inspirées selon eux par les intérêts des groupes  d’entreprises multinationaux. Les défenseurs de l’omc y voient la  seule enceinte de régulation du commerce à l’échelle mondiale,  garante de la liberté des échanges et de la cr  Organisation non  gouvernementale  (ONG)  Association de citoyens, indépendante des gouvernements, qui  défend une cause dans le domaine environnemental ou social ou  mène une action humanitaire, le plus souvent au niveau  international. Une ONG est une organisation sans but lucratif,  organisée par le secteur privé. Il existe des ONG militantes, qui se  donnent pour objectif d'infléchir les politiques publiques dans un  domaine déterminé (par exemple Amnesty international dans le  domaine des droits de l'homme et Greenpeace dans celui de  l'environnement), et des ONG humanitaires, dont l'objectif est  davantage celui du secours immédiat (par exemple la Croix rouge et  Médecins sans frontières). De nombreuses ONG se consacrent à l'aide  au développement et combinent la fonction de sensibilisation du  public et des décideurs politiques à celle de l'apport d'aide matérielle  aux populations. L'importance croissante du développement des ONG  est au moins partiellement une réponse au phénomène de la  mondialisation. Les ONG représentent une forme de structuration de  la société civile pour agir en tant que groupe de pression,  particulièrement au niveau international. En tant que telles, les ONG  ont été progressivement reconnues par les institutions  internationales (Union européenne, Conseil de l´Europe, ONU, OMC)  et invitées à assister aux débats qui se déroulent en leur sein. En  Belgique, beaucoup d'ong sont subsidiées par les pouvoirs publics et  certaines sont intégrées dans les processus de consultation. La  légitimité des ONG est parfois remise en cause, à travers un  questionnement de leur représentativité et de leur mode de prise de  décision.w Section ONG sur le site de l'onu Les ONG au Conseil de  l'Europe    Organisation  patronale  Organisation qui se donne pour objectif de défendre les intérêts des  entreprises. Les entreprises ont de multiples raisons de promouvoir  leurs intérêts en s´associant de façon durable : faire pression sur les  fournisseurs de matières premières, mettre sur pied des services  d´études juridiques et économiques, définir des positions communes 
  • 173. en matière commerciale ou face au pouvoir politique et aux  syndicats, influencer l´image que se fait l´opinion publique d´un  secteur ou d´une industrie, etc. Certaines associations d´entreprises  ont un but purement commercial, comme les chambres de  commerce. D´autres ont en commun d´être des organisations  d´employeurs. À ce titre elles sont en contact avec les syndicats aux  divers niveaux et dans les divers mécanismes de la concertation  économique et sociale. Historiquement, la première base d´affiliation  est le métier ou la profession. Mais très vite, dans les grands secteurs  industriels, les organisations professionnelles d´un même secteur ont  fusionné. C´est le cas par exemple dans l´industrie de la laine, où les  organisations des divers métiers de laveur, cardeur, tisserand, etc.  Ont fusionné pour être représentés dans une seule association  représentant l´industrie de la laine, elle‐même rejoignant plus tard  une association générale pour toute l´industrie textile. Dans le monde  de l´artisanat ou du commerce, il existe encore un grand nombre  d´organisations professionnelles, elles‐mêmes regroupées dans des  organisations interprofessionnelles de classes moyennes. Des  organisations existent sur le plan interprofessionnel, c´est‐à‐dire  compétentes pour l´ensemble des branches d´activité. La plus  importante est la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), qui  est une fédération d´associations sectorielles. Les organisations  patronales interprofessionnelles constituées au plan des régions,  l´Union wallonne des entreprises (UWE), BECI‐Union des entreprises  de Bruxelles (BECI‐UEB) et le VOKA) affilient quant à elles directement  les entreprises.    Organisation pour  la sécurité et la  coopération en  Europe (OSCE)  Organisation internationale chargée de la sécurité et de la prévention  des conflits en Europe. En 1995, la Conférence pour la sécurité et la  coopération en Europe (CSCE) s’est transformée en une institution  dotée de structures permanentes, l’Organisation pour la sécurité et la  coopération en Europe (OSCE). L’OSCE regroupe actuellement 56 pays  d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Asie centrale. Elle est chargée de  la détection et de la prévention des conflits armés, de leur gestion et  de la réhabilitation des pays après résolution des conflits. Les  décisions de l’osce sont prises sur base d’un consensus. Elles n’ont  pas de valeur juridiquement contraignante, ce sont des instruments  politiques. Les principaux organes de l’osce sont : ‐ le conseil  permanent, qui réunit les représentants des États participants et se  réunit au moins chaque semaine ; ‐ le conseil supérieur, qui réunit des  fonctionnaires de haut rang au minimum deux fois par an ; ‐ le conseil  ministériel, qui regroupe les ministres des Affaires étrangères des  États participants et se réunit une fois par an ; ‐ l’assemblée  parlementaire, qui est composée de parlementaires des États  participants. Elle a un rôle consultatif et est également chargée de la  délégation d’observateurs des processus électoraux ; ‐ le forum pour  la coopération en matière de sécurité, qui réunit des représentants  des États membres et se réunit chaque semaine. Il se consacre  particulièrement au contrôle des armements. En outre, des sommets  réunissent les chefs d’État et de gouvernement de l’osce tous les  deux ou trois ans. La présidence de l’osce est exercée par les  ministres des Affaires étrangères des pays participants selon un 
  • 174. système de rotation. L’OSCE dispose d’un secrétariat à la tête duquel  se trouve un secrétaire général, nommé pour trois ans par le conseil  ministériel. Il existe au sein de l’osce un bureau des institutions  démocratiques et des droits de l’homme, chargé notamment de  l’observation des processus électoraux dans les États membres, et un  poste de haut commissionnaire aux minorités nationales, chargé de la  surveillance des tensions entre minorités nationales. Le siège de  l’osce se trouve à Vienne (Autriche). Site de l'osce    Organisation  professionnelle/int erprofessionnelle  Organisation d´entreprises ou de travailleurs d´une même profession  ou d´une même branche d´activité/de toutes les professions ou  branches d´activité. Dans le monde des classes moyennes, il existe un  grand nombre d´organisations représentant une seule profession.  C´est la spécialisation professionnelle qui caractérise des  organisations comme la Fédération belge des acupuncteurs,  l´Association flamande des bureaux de voyage, etc. Dans l´industrie et  les services, les organisations regroupent des professions ou des  métiers d´une même branche d´activité. On parle alors  d´organisations professionnelles sectorielles. Par exemple, la  Fédération belge de la brique (FBB), organisation patronale affiliée à  la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), représente les  entreprises présentes dans le secteur des briqueteries. Quand une  organisation patronale représente l´ensemble des secteurs, il s´agit  d´une organisation interprofessionnelle. Outre la FEB, constituée sur  le plan national, il y a des organisations patronales constituées sur le  plan régional : l´Union wallonne des entreprises (UWE), BECI‐Union  des entreprises de Bruxelles (BECI‐UEB) et le VOKA. En ce qui  concerne les syndicats, le regroupement des travailleurs s´effectue  dans les centrales professionnelles, qui regroupent plusieurs  professions et métiers. Par exemple, la Centrale générale de la FGTB  regroupe les ouvriers d´un très grand nombre de secteurs :  agriculture, chimie, pétrole, verre, nettoyage, entreprises de  gardiennage, etc. Les syndicats interprofessionnels sont des  regroupements de centrales : fédération en ce qui concerne la  Fédération générale du travail de Belgique (FGTB), confédération en  ce qui concerne la Confédération des syndicats chrétiens de Belgique  (CSC). La Centrale générale des syndicats libéraux de Belgique (CGSLB)  est une structure uniquement interprofessionnelle. La dimension  professionnelle de la négociation sociale est de la compétence des  commissions paritaires, tandis que la dimension interprofessionnelle  est de la compétence du Conseil national du travail (CNT) et du  Groupe des dix.    Organisation  représentative  Organisation reconnue par une autorité publique pour être le porte‐ parole des intérêts que cette organisation entend représenter. Les  pouvoirs publics ont défini des critères ou des procédures pour  sélectionner les organisations représentatives d´intérêts qu´ils  souhaitent prendre en compte dans leurs décisions. Historiquement  les premières organisations reconnue comme représentatives sont les  syndicats et les organisations patronales, appelés à participer au  système de la décision politique par la consultation et la négociation.  Dans ce domaine de la décision politique, il existe de nombreux 
  • 175. organes consultatifs au sein desquels siègent des représentants de  ces organisations. Parmi eux, les commissions paritaires et le Conseil  national du travail occupent une place particulière car une loi leur  attribue également la capacité de conclure des conventions  collectives de travail. La reconnaissance de la représentativité d´une  organisation par les autorités publiques est un enjeu qui engendre  une compétition entre organisations. Du côté syndical par exemple, il  existe des syndicats qui n´ont pas réussi à se faire reconnaître comme  organisations représentatives parce qu´ils ne remplissent pas les  critères prévus pas la législation. C´est le cas par exemple de l´Union  nationale des syndicats indépendants (UNSI), membre au niveau  européen de la Confédération européenne des syndicats  indépendants (CESI). Certaines composantes de l´UNSI ont néanmoins  obtenu cette reconnaissance, par exemple la Confédération nationale  des cadres (CNC), une organisation qui est reconnue dans le cadre des  élections sociales. Dans une multitude d´autres domaines de la  décision politique (éthique, aide au développement, santé,  handicapés, personnes âgées, jeunesse, sports, culture, audiovisuel,  aménagement du territoire, logement, etc.), les organes consultatifs  comprennent des personnes choisies pour leur appartenance à une  organisation considérée comme représentative de positions en  rapport avec la problématique concernée.    Organisme  d´intérêt public  Organisme de droit public indépendant des administrations et créé  par une loi. L´Autorité fédérale et les entités fédérées peuvent créer  par la loi des organes indépendants, qui ne font pas partie de  l´administration tout en contribuant à l´action du gouvernement dont  ils dépendent. Ces organismes ont longtemps été qualifiés de «  parastataux », expression moins utilisée depuis que les communautés  et les régions en ont également créé : on parle, pour les organismes  d´intérêt public créés par les communautés et les régions,  d´organismes « paracommunautaires » et « pararégionaux ». Les  organismes d´intérêt public forment une catégorie spécifique parmi  les personnes morales de droit public. Leur statut est régi par la loi du  16 mars 1954 relative au contrôle de certains organismes d´intérêt  public. Les entités fédérées peuvent modifier la loi de 1954 en  définissant leurs propres normes relatives aux organismes d´intérêt  public qui dépendent d´elles ; elles peuvent aussi créer des personnes  morales de droit public en dehors du cadre de la loi de 1954 (c´est le  cas de la RTBF). Les organismes de droit public doivent être créés par  une loi, un décret ou une ordonnance, qui les rend juridiquement  distincts de l´autorité qui les crée. Les organismes d´intérêt public  sont classés en quatre catégories (ou types) par la loi du 16 mars  1954. Les organismes de type A sont soumis au pouvoir hiérarchique  d´un membre du gouvernement qui exerce le pouvoir de gestion. Les  organismes de type B possèdent une autonomie nettement plus  importante, aussi bien au point de vue administratif et financier  qu´au point de vue de leur capacité de décision et de gestion. Les  organismes de type A sont soumis au contrôle de l´Inspection des  finances, tandis que le contrôle financier des organismes de type B  est assuré par un ou des commissaires du gouvernement qui a créé  ces organismes, les inspecteurs des finances pouvant tout au plus 
  • 176. remettre des avis sur les opérations financières des organismes de  type B. Les organismes de type B sont cependant soumis à la tutelle  du gouvernement dont ils dépendent, celui‐ci définissant notamment  le cadre et le statut du personnel. La catégorie C regroupe des  organismes exerçant une activité financière. Ils disposent d´une large  autonomie, notamment en matière de fixation du statut de leur  personnel. La catégorie D regroupe des organismes actifs dans le  domaine de la sécurité sociale, c´est‐à‐dire les institutions publiques  de sécurité sociale. Leur autonomie est plus limitée que celle des  organismes de catégorie C. Ils sont soumis à la loi du 25 avril 1969 sur  la gestion paritaire des organismes de sécurité sociale. Il existe des  organismes d´intérêt public de niveau fédéral qui n´appartiennent à  aucune de ces catégories, tels que le Conseil central de l´économie  (CCE), le Conseil national du travail (CNT), le Centre pour l´égalité des  chances et la lutte contre le racisme, ainsi que des entreprises  publiques autonomes.    Pacte culturel  Accord politique signé par la plupart des partis en 1972, devenu loi en  1973, et destiné à protéger les minorités idéologiques et  philosophiques au nord et au sud du pays. Dans les années 1960, le  projet de créer des communautés a suscité des inquiétudes quant au  respect du pluralisme. Dans la mesure où le poids catholique serait  dominant dans la future Communauté flamande et la sensibilité  laïque dominante dans la future Communauté française, la politique  culturelle de chaque grande communauté risquait de favoriser une  tendance et de faire une place réduite aux minorités idéologiques ou  philosophiques. Trois mesures seront prises au début des années  1970 pour limiter ce risque : l´ajout de deux dispositions dans la  Constitution, les articles 11 et 131 ; la création d´un mécanisme  familièrement appelé sonnette d´alarme ; la négociation d´un Pacte  culturel qui débouchera sur la loi du 16 juillet 1973 garantissant la  protection des tendances idéologiques et philosophiques, dite loi du  Pacte culturel. Le Pacte culturel a été négocié par les trois familles  politiques traditionnelles (catholique, socialiste et libérale) et signé, le  24 février 1972, par des représentants des partis traditionnels mais  aussi du FDF, du Rassemblement wallon et du Parti communiste (la  Volksunie soutenant également le Pacte mais regrettant de n´avoir pu  le négocier). L´objectif du Pacte culturel et de la loi qui en découle est  d´imposer des mécanismes qui évitent les discriminations et les abus  de pouvoir à tous les niveaux, des communautés aux communes,  compétents dans les matières culturelles attribuées aux  communautés. Parmi les principales dispositions prises en ce sens on  retiendra : – l´obligation d´associer les diverses tendances  idéologiques et philosophiques à la gestion des institutions culturelles  publiques ou assimilées ; – le droit, pour les associations agréées de  toutes tendances idéologiques et philosophiques, d´utiliser les  infrastructures culturelles publiques ou assimilées ; – l´obligation  d´utiliser des procédures objectives et transparentes pour tout  soutien financier ; – la représentation, proportionnellement à leurs  résultats électoraux au niveau des communautés, des différents  partis dans les organes d´administration et de gestion des instituts  publics de radio et de télévision ; – une disposition relative à la non‐
  • 177. discrimination dans la politique du personnel des institutions  culturelles, disposition annulée par la Cour d´arbitrage en 1993.  Plusieurs règles du Pacte culturel protègent aussi les « groupements  d´usagers » c´est‐à‐dire les associations. En pratique cependant, la  protection des usagers s´est avérée difficile faute d´un critère  consensuel permettant de les reconnaître indépendamment des  différents courants politiques. Une Commission nationale  permanente du Pacte culturel a été créée pour assurer le respect du  Pacte. Elle a un pouvoir de recommandation, et cherche des solutions  de consensus lorsque des plaintes sont déposées devant elle. Sa  composition est paritaire au plan linguistique, et proportionnelle au  poids des différents partis dans leur parlement de communauté.  Phénomène inhabituel, la loi du Pacte culturel n´a jamais été modifiée  depuis son adoption, quoiqu´elle soit contestée par différents partis  flamands. Elle ne pourrait être modifiée que par le Parlement fédéral.   Pacte d´Egmont  Accord politique conclu en 1977 en vue d´une réforme de l´État et  jamais appliqué. Le gouvernement constitué au lendemain des  élections d'avril 1977 avait à son programme la réforme des  institutions. L'accord sur une réforme de l'État en plusieurs étapes,  conclu en mai 1977 par les partis sociaux‐chrétiens (CVP et PSC),  socialiste (PSB‐BSP), et communautaires (VU et FDF), tire son nom du  lieu où il fut négocié, le palais d'Egmont. Ses dispositions prévoyaient  notamment la création de trois régions de même statut, et l'octroi  des mêmes droits aux francophones de la périphérie bruxelloise  qu'aux Flamands de la région bruxelloise. Le Pacte d'Egmont donna  naissance à un autre accord politique au début de 1978, l'accord du  Stuyvenberg, dont les dispositions furent coulées en projets de loi.  Ces projets rencontrèrent une vive opposition en Flandre,  notamment au sein du CVP et de la Volksunie. Des partis flamands «  anti‐Egmont » se constituèrent : le Vlaamse Volkspartij (VVP) et le  Vlaams‐Nationaal Partij (VNP). Le premier ministre Léo Tindemans  (CVP) démissionna en octobre 1978 suite au refus du Parlement de  voter ces projets. Le pacte d'Egmont ne fut jamais mis en œuvre. La  loi du 5 juillet 1979 créa des institutions communautaires et  régionales provisoires, dont les exécutifs étaient constitués de  membres du gouvernement national. La réforme des institutions de  1980, qui créa les organes législatifs et exécutifs des régions et des  communautés, laissa de côté le sort de la Région de Bruxelles‐ Capitale dont les institutions régionales furent créées en 1989.    Pacte de stabilité  Accord adopté au Conseil européen d´Amsterdam en 1997 et qui vise  à prévenir les déficits budgétaires des pays qui ont adopté l´euro. Le  pacte de stabilité et de croissance est un instrument de coordination  des politiques budgétaires des pays membres de l´Union européenne  qui ont adopté l´euro. Avant l´adoption de la monnaie unique, les  États qui souhaitaient faire partie de l´Union économique et  monétaire avaient dû respecter, conformément au traité de  Maastricht conclu en 1992, des critères budgétaires stricts, souvent  dénommés critères de Maastricht. Le pacte de stabilité a été conclu  en 1997 pour assurer la poursuite de cette discipline budgétaire après  l´entrée en vigueur de la monnaie unique. Il impose en particulier aux 
  • 178. pays candidats ou membres de Union européenne (UE) de maintenir  le déficit budgétaire annuel inférieur à 3 % du PIB et la dette publique  en‐dessous du seuil de 60 % du PIB. Le Conseil Ecofin peut adresser  des recommandations, puis infliger des sanctions à l´État qui ne  respecte pas cette condition. Depuis l´entrée en vigueur du pacte,  plusieurs États ont été incapables de maintenir leur déficit budgétaire  en dessous de ce seuil de 3%, mais ils n´ont pas fait l´objet de  sanctions. Un certain assouplissement dans l´application du pacte a  été décidé par le Conseil européen de Bruxelles en mars 2005. Á la  suite de la crise budgétaire survenue en 2010, les mécanismes prévus  dans le pacte de stabilité ont été renforcés par l´introduction d´un  volet préventif – une attention est désormais également portée aux  dépenses publiques – et un autre correctif – il vise à faire diminuer la  dette publique à rythme « satisfaisant ». De plus, de nouveaux  mécanismes d´avertissement et de sanction ont vu le jour. Le pacte  de stabilité est critiqué par ceux qui estiment qu´il freine le  développement économique et social en imposant une discipline  budgétaire trop stricte au nom d´une théorie économique qui ne fait  pas l´unanimité parmi les spécialistes.    Pacte scolaire  Accord politique signé par les trois grands partis en 1958, devenu loi  en 1959, et destiné à mettre un terme à la « guerre scolaire » ouverte  entre le monde chrétien et le monde laïque au sujet de  l´enseignement secondaire dans les années 1950. Le Pacte scolaire  est signé le 20 novembre 1958 par les dirigeants du Parti social‐ chrétien, du Parti libéral et du Parti socialiste belge. Il prendra forme  de loi par la loi du 29 mai 1959, dite loi du Pacte scolaire. Le Pacte  scolaire met fin à près d´une décennie de durs affrontements entre le  pilier chrétien et le pilier laïque, et entre les partis qui relaient leurs  revendications (social‐chrétien d´un côté, libéral et socialiste de  l´autre) et qui se sont succédé au pouvoir dans les années 1950 en  adoptant des politiques scolaires antagonistes. L´affrontement  concerne alors principalement l´enseignement secondaire (écoles  moyennes et techniques), dans lequel les catholiques s´estimaient  sous‐représentés. Le gouvernement social‐chrétien homogène (1950‐ 1954) ayant adopté des lois jugées par les laïques beaucoup trop  favorables à l´influence catholique (forte augmentation des  subventions aux écoles libres et possibilité d´intervention de  l´enseignement catholique dans l´organisation de l´enseignement  officiel, notamment), le gouvernement socialiste‐libéral (1954‐1958)  en prend le contre‐pied en diminuant drastiquement les subventions  à l´enseignement libre et en développant l´enseignement officiel, ce  qui provoque la colère du monde catholique. Suite à une négociation  entre les trois grands partis, le Pacte scolaire acte un compromis qui  restaure la paix scolaire et qui, malgré certaines modifications  apportées depuis à la loi du Pacte scolaire, constitue encore le socle  de l´organisation de l´enseignement en Belgique. Certaines  dispositions du Pacte scolaire ont même été reprises à l´article 24 de  la Constitution lorsque la compétence en matière d´enseignement a  été transférée aux communautés (1988). Pour l´essentiel, la loi du  Pacte scolaire, qui s´applique à tous les niveaux d´enseignement hors  université : – augmente le subventionnement des écoles libres, qui 
  • 179. sont surtout des écoles liées à l´Église catholique ; – reconnaît le droit  et l´obligation pour l´État de créer ses propres écoles là où elles font  défaut ; – met fin à l´influence du clergé dans les écoles communales ;  – contraint les écoles officielles à organiser des cours de religion  correspondants aux différents cultes reconnus, ainsi qu´un cours de  morale non confessionnelle ; – garantit aux parents la liberté du choix  de l´école et la gratuité de l´enseignement moyen. Tout en pacifiant  largement les questions scolaires et en démocratisant l´accès à  l´école, le Pacte scolaire a fortement accru le montant des dépenses  consacrées à l´enseignement.    Parité  Représentation égale de deux groupes au sein d´une assemblée,  d´une institution, etc. La parité peut être un état de fait : il se trouve,  sans l´avoir décidé, qu´un groupe quelconque se compose de deux  catégories de membres qui sont en nombre égal (autant de femmes  que d´hommes, d´employeurs que de travailleurs, de Flamands que  de francophones…). Mais le plus souvent, on emploie le terme de  parité pour désigner l´obligation de composer une assemblée, un  organe de concertation ou de négociation, une institution…, en deux  parts égales de manière à garantir les droits de chaque groupe  représenté. Selon les époques et les enjeux, l´exigence de parité  concerne des catégories variables de personnes. Dans les pays où il y  a une tradition de négociation sociale, de nombreuses institutions  sont composées à part égale de représentants des travailleurs  (syndicats) et de représentants des employeurs (organisations  patronales). Les commissions paritaires, entre autres, qui sont  organisées par branches d´activité économique, réunissent des  représentants des organisations représentatives des employeurs et  des travailleurs du secteur considéré. Il en va de même de nombreux  conseils consultatifs, d´organes de gestion au sein de la sécurité  sociale, etc. En Belgique, la parité est exigée dans des institutions au  sein desquelles on veut garantir l´égalité entre les Flamands et les  francophones. C´est ainsi que le Conseil des ministres est composé de  manière paritaire, le Premier ministre pouvant ne pas être pris en  compte pour le calcul de la parité. Le Comité de concertation et la  Cour d´arbitrage, qui jouent un rôle important dans la prévention ou  dans le règlement de conflits entre les différents niveaux de pouvoir,  sont également composés en nombre égal de Flamands et de  francophones. D´autres institutions par contre se limitent à créer des  groupes linguistiques en leur sein, qui garantissent la présence de  chaque grande communauté mais ne leur donnent pas un poids égal.  La parité peut encore concerner des fonctions, comme dans le cas de  la Cour d´arbitrage composée en nombre égal de spécialistes du droit  et d´anciens parlementaires, ou de la commission parlementaire de  concertation, composée en nombre égal de députés fédéraux et de  sénateurs. La parité peut aussi être imposée dans des enceintes  internationales, comme l´Assemblée parlementaire paritaire qui  réunit, en nombre égal, des représentants de l´Union européenne et  des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Une forme de parité en  plein essor concerne l´exigence d´égalité numérique entre hommes et  femmes, qui peut être imposée aussi bien pour composer des  institutions politiques que pour la confection des listes électorales. 
  • 180. On parle même de « démocratie paritaire » pour désigner l´ambition  de garantir aux femmes une participation à la vie politique égale à  celle des hommes à tous les niveaux, ce qui va au‐delà de la simple  exigence de mixité. En Belgique, l´obligation de parité existe pour les  listes de candidats à tous les niveaux de pouvoir mais pas pour la  composition effective des assemblées.    Parlement  En démocratie, assemblée législative composée d´élus représentant  la population. C´est aux xviiie et xixe siècles que le parlement,  institution composée de représentants de la population, s´est  répandu. Aujourd´hui, tous les États modernes disposent d´un  parlement, mais le mode de composition de celui‐ci et ses  prérogatives diffèrent selon le type de régime dans lequel il se trouve.  Dans une démocratie parlementaire, le parlement est revêtu de trois  pouvoirs : le pouvoir législatif, qui est le pouvoir d´élaborer les lois ; le  pouvoir budgétaire, qui est celui de voter les crédits nécessaires au  fonctionnement de l´État ; et le contrôle politique sur l´exécutif qui  est responsable devant lui. Le gouvernement ne peut se maintenir en  place que tant qu´il jouit de la confiance du parlement. Le parlement  est l´émanation du peuple souverain ; il se compose de ses  représentants, désignés lors d´élections. Le plus souvent, mais pas  toujours, les parlements sont composés d´élus directs. Les élus qui  composent le parlement sont généralement membres d´un parti  politique, sur les listes desquelles ils sont élus. Les élus membres d´un  même parti constituent un groupe politique. On désigne  généralement sous le terme de majorité les élus membres des partis  qui constituent le gouvernement et sous le terme d´opposition les  élus membres de partis qui ne sont pas représentés au  gouvernement. Le rôle du parlement a évolué au cours du xxe siècle.  Son rôle a eu tendance à diminuer au fur et à mesure que celui du  gouvernement augmentait. Dans la plupart des pays, le parlement  s´est progressivement transformé en chambre de discussion et  d´adoption des projets gouvernementaux, et peu de lois sont encore  d´origine strictement parlementaire. On distingue les parlements  monocaméraux (une seule assemblée) et les parlements bicaméraux  (deux assemblées, chambre haute et chambre basse, ou encore Sénat  et Chambre). En Belgique, il existe un Parlement fédéral bicaméral et  des parlements régionaux et communautaires monocaméraux.    Parlement  bruxellois  Assemblée parlementaire de la Région de Bruxelles‐Capitale, dotée  du pouvoir législatif et exerçant le contrôle du gouvernement  bruxellois. La Région de Bruxelles‐Capitale est une des trois régions  dont se compose l´État fédéral belge. Son parlement possède les  mêmes fonctions législatives et de contrôle politique que les autres  parlements de communauté ou de région. Sa composition est par  contre spécifique, ainsi que, dans une certaine mesure, son  fonctionnement. La spécificité majeure du Parlement bruxellois est  qu´il se compose de deux groupes linguistiques. Les députés élus sur  des listes électorales francophones constituent le groupe linguistique  français, les députés élus sur des listes électorales néerlandophones  constituent le groupe linguistique néerlandais. Les candidats de  chaque groupe linguistique doivent se présenter sur des listes 
  • 181. séparées : il ne peut exister de listes bilingues pour cette élection.  Depuis les élections régionales de 2004, le nombre de membres de  chaque groupe linguistique du Parlement bruxellois est déterminé  indépendamment des résultats des élections : le groupe linguistique  français compte obligatoirement 72 membres et le groupe  linguistique néerlandais 17 membres, soit 89 députés au total. Cela  représente environ 19 % de députés régionaux néerlandophones et  81 % de francophones, soit une sur‐représentation des  néerlandophones par rapport aux résultats des listes  néerlandophones à l´élection régionale (environ 14 %). L´existence de  ces groupes linguistiques régit aussi une partie du fonctionnement du  Parlement bruxellois. Chaque commission parlementaire doit  compter au moins un représentant de chaque groupe linguistique.  Par ailleurs, le Parlement bruxellois ne peut modifier son règlement  qu´à la majorité absolue de chaque groupe linguistique (technique de  la double majorité). Les ordonnances relatives à l´organisation des  communes doivent également obtenir la majorité absolue dans  chaque groupe linguistique. Dans les deux cas toutefois, un second  vote peut avoir lieu sur le même objet, qui doit obtenir la majorité  absolue des suffrages mais seulement un tiers au moins des suffrages  dans chaque groupe linguistique. Les autres votes n´exigent pas de  double majorité, mais un mécanisme appelé sonnette d´alarme  permet de protéger la communauté minoritaire (flamande) contre un  processus législatif qu´elle jugerait nuisible à ses intérêts. Le  Parlement bruxellois édicte des ordonnances, qui ont force de loi  même si leur valeur juridique est légèrement inférieure à celle des  lois et des décrets (elles peuvent être soumises à davantage de  contrôles et être plus aisément suspendues ou annulées). Voir aussi :  élections régionales et communautaires À la différence d´autres  parlements de communauté ou de région, le Parlement bruxellois ne  dispose pas de l´autonomie constitutive. Les groupes linguistiques du  Parlement bruxellois composent aussi les assemblées des  commissions communautaires. Site du Parlement bruxellois @loi  spéciale du 12 janvier 1989 relative aux institutions bruxelloises@    Parlement de  communauté ou de  région  Assemblée parlementaire possédant le pouvoir législatif et la mission  de contrôle du gouvernement au niveau d´une communauté ou d´une  région. Dans l´État fédéral belge, chaque communauté et chaque  région possède un parlement et un gouvernement, à l´exception de la  Région flamande. Les parlements des communautés et des régions,  qui ont longtemps été appelés Conseils, possèdent le pouvoir  législatif et le pouvoir de contrôle politique classiquement attribués à  un parlement. D´une part, ces parlements jouent un rôle décisif dans  l´élaboration des textes législatifs (décrets ou ordonnances). Ils  partagent avec les gouvernements le droit d´initiative (droit de  prendre l´initiative d´élaborer un texte législatif) et le droit  d´amendement, et possèdent seuls le pouvoir d´adopter les textes  législatifs par un vote. Ils votent notamment le décret ou  l´ordonnance qui fixe le budget annuel du gouvernement de  communauté ou de région correspondant, et vérifient les comptes  présentés par le gouvernement. D´autre part, les parlements de  communauté ou de région contrôlent l´action des pouvoirs exécutif 
  • 182. correspondants, c´est‐à‐dire du gouvernement de la communauté ou  de la région. Les membres des assemblées parlementaires disposent  de plusieurs moyens pour exercer ce contrôle : questions  parlementaires, interpellations, demandes d´explication, droit  d´enquête parlementaire. Chaque gouvernement de communauté ou  de région est ainsi politiquement responsable devant son parlement.  Les parlements de communauté ou de région jouent aussi un rôle  déterminant lors de l´entrée en fonction des gouvernements, dont ils  élisent les membres et auxquels ils accordent leur confiance au  moyen d´un vote. Ils peuvent aussi provoquer leur démission par la  voie d´une motion de méfiance, ou en rejetant une motion de  confiance déposée par le gouvernement. Ce sont les parlements de  communauté ou de région qui doivent marquer leur assentiment aux  traités et à certains accords de coopération signés par les  gouvernements de communauté ou de région. Sauf exception, les  votes au sein des parlements de communauté ou de région se font à  la majorité absolue, aussi bien en commission qu´en séance plénière.  Les gouvernements de communauté ou de région ne possèdent pas le  pouvoir de dissoudre les parlements correspondants : ceux‐ci siègent  jusqu´au terme de la législature, c´est‐à‐dire jusqu´à la prochaine  élection destinée à renouveler l´assemblée. C´est ce qu´on appelle  une assemblée de législature. L´article 117 de la Constitution dispose  que les membres des parlements de communauté ou de région sont  élus pour une période de cinq ans. À moins qu´une loi adoptée à la  majorité spéciale en décide autrement, les élections ont lieu le même  jour que les élections pour le Parlement européen. Tous les  parlements de communauté ou de région sont intégralement  renouvelés lors des élections législatives correspondantes. La  composition des parlements de communauté ou de région obéit à des  règles chaque fois spécifiques, propres au Parlement de la  Communauté française, au Parlement flamand, au Parlement de la  Communauté germanophone, au Parlement wallon ou au Parlement  bruxellois.    Parlement de la  Communauté  française  Assemblée parlementaire de la Communauté française, dotée du  pouvoir législatif et exerçant le contrôle du gouvernement de la  Communauté française. La Communauté française est une des trois  communautés dont se compose l´État fédéral belge. Son parlement  possède les mêmes fonctions législatives et de contrôle politique que  les autres parlements de communauté ou de région. Sa composition  est par contre spécifique. Le Parlement de la Communauté française  se compose de 94 députés. Tous sont des élus directs au niveau des  régions ; ils ne sont donc qu´indirectement élus au Parlement de la  Communauté française. Le Parlement de la Communauté française se  compose des 75 membres du Parlement wallon et de 19 membres  francophones du Parlement bruxellois : ‐ sauf cas particuliers, tous les  membres du Parlement wallon, qui sont au nombre de 75,  deviennent membres du Parlement de la Communauté française. Les  cas particuliers concernent des membres du Parlement wallon qui ne  peuvent siéger au Parlement de la Communauté française en raison  d´une incompatibilité ; ils sont alors remplacés dans ce dernier par un  suppléant. L´incompatibilité frappe notamment les membres du 
  • 183. Parlement wallon qui ont exclusivement ou en premier lieu prêté  serment en allemand au Parlement wallon, manifestant ainsi leur  appartenance à la Communauté germanophone ; ‐ le Parlement de la  Communauté française comporte également 19 membres  appartenant au groupe linguistique français du Parlement bruxellois.  Ces 19 membres sont élus par et parmi ce groupe. Ils doivent être  répartis, en termes d´appartenance politique, proportionnellement  aux résultats obtenus par les listes francophones lors de l´élection du  Parlement bruxellois. Le Parlement de la Communauté française est  donc composé de députés qui, sauf exception, exercent au minimum  deux mandats, un régional et un communautaire. Ils exercent un  mandat supplémentaire s´ils sont choisis par leurs pairs pour être  sénateurs de communauté : c´est en effet le Parlement qui désigne  les représentants de la communauté au Sénat. Le Parlement de la  Communauté française édicte des décrets, qui ont la même valeur  juridique que les lois. Voir aussi : élections régionales et  communautaires Le Parlement de la Communauté française dispose  de l´autonomie constitutive, mais celle‐ci est limitée par le fait que la  composition du Parlement de la Communauté française doit tenir  compte de la composition du Parlement wallon. Le siège du  Parlement de la Communauté française est à Bruxelles, capitale de la  Communauté. Site du Parlement de la Communauté française    Parlement de la  Communauté  germanophone  Assemblée parlementaire de la Communauté germanophone, dotée  du pouvoir législatif et exerçant le contrôle du gouvernement de la  Communauté germanophone. La Communauté germanophone est  une des trois communautés dont se compose l´État fédéral belge. Son  parlement possède les mêmes fonctions législatives et de contrôle  politique que les autres parlements de communauté ou de région. Sa  composition est par contre spécifique. Le Parlement de la  Communauté germanophone se compose de 25 députés. Tous sont  des élus directs, désignés par les électeurs de la région de langue  allemande. Ils ne peuvent pas être simultanément membres du  Parlement de la Communauté française, mais bien du Parlement  wallon. Le Parlement de la Communauté germanophone désigne un  sénateur de communauté, qui représente la Communauté  germanophone au Sénat. Le Parlement de la Communauté  germanophone édicte des décrets, qui ont la même valeur juridique  que les lois. À la différence des parlements de la Communauté  française et de la Communauté flamande, le Parlement de la  Communauté germanophone ne dispose pas de l´autonomie  constitutive. Le siège du Parlement de la Communauté  germanophone est situé à Eupen, capitale de la Communauté. Voir  aussi : élections régionales et communautaires site du Parlement de  la Communauté germanophone    Parlement  européen  Assemblée d’élus directs de tous les pays de l’Union européenne. Le  Parlement européen est une institution de l'Union européenne. Il se  compose de membres élus directement dans chacun des États  membres de l’Union européenne. Leur nombre, prévu par le Traité de  Lisbonne, est de 751. Les députés européens sont les représentants  de la population de l’Union, qui compte environ 500 millions de 
  • 184. personnes. Les élections européennes se déroulent dans chaque  pays, tous les cinq ans depuis 1979. Le Parlement européen jouit de  compétences dans les trois pouvoirs qui sont traditionnellement ceux  d’un parlement : pouvoir législatif, pouvoir budgétaire, pouvoir de  contrôle de l’exécutif. Au fil du temps, il a vu son autorité renforcée.  Cependant, ces compétences restent limitées : ‐ pouvoir législatif : le  Parlement européen ne dispose pas de l’initiative en matière  législative : c’est la Commission qui élabore les propositions  législatives. De plus, toutes les matières ne sont pas de sa  compétence. Enfin, dans les matières où le Parlement européen est  compétent, il partage cette compétence avec le Conseil ; ‐ pouvoir  budgétaire : le Parlement et le Conseil partagent le pouvoir  budgétaire. Le Parlement peut toutefois rejeter le budget proposé par  la Commission ou refuser de lui accorder décharge pour les comptes ;  ‐ contrôle de l’exécutif : le Parlement auditionne les candidats aux  postes de commissaires européens et approuve ou rejette la  composition de la Commission. Le Parlement dispose d’un pouvoir de  censure de la Commission, qu’il peut contraindre à la démission, non  pour sa politique, mais pour sa gestion. Ce vote doit réunir la majorité  absolue des députés et des deux tiers des votes exprimés. Aucune  motion de censure n’a été jusqu’à présent adoptée. Le Parlement  peut également constituer des commissions d’enquête. Le travail  parlementaire s’effectue selon une organisation semblable à celle de  la plupart des parlements. Les députés se réunissent en commissions  ou en séances plénières. À la tête du Parlement se trouve un  président élu en son sein Les députés européens sont pour la plupart  regroupés en groupes politiques, selon des lignes qui reflètent les  clivages rencontrés sur les scènes politiques nationales. Plusieurs de  ces groupes sont liés à des partis politiques européens. Les séances  plénières du Parlement se tiennent à Strasbourg, et les séances des  commissions à Bruxelles. Le secrétariat du Parlement se trouve à  Luxembourg. Site du Parlement européen    Parlement fédéral  Ensemble formé des deux assemblées parlementaires de niveau  fédéral, la Chambre des représentants et le Sénat. Le Parlement  fédéral, qui possède tous les pouvoirs attribués aux parlements dans  les démocraties, forment avec le gouvernement fédéral l´Autorité  fédérale, c´est‐à‐dire le niveau de pouvoir central ou national dans  l´État fédéral belge. La Constitution belge de 1831 avait installé un  système parlementaire bicaméral, composé de deux assemblées, la  Chambre des représentants et le Sénat, qui avaient des compétences  semblables : elles se différenciaient surtout par le fait que les  conditions d´éligibilité étaient beaucoup plus restrictives au Sénat.  Aujourd´hui, ces assemblées ont une composition proche mais leurs  compétences se sont différenciées : la Chambre des représentants a  gardé toutes ses compétences antérieures, tandis que le Sénat a  perdu plusieurs compétences qu´il partageait avec la Chambre et a  reçu des missions spécifiques. Les deux assemblées restent sur un  pied d´égalité en matière de révision de la Constitution et pour  l´adoption des lois spéciales, qui portent essentiellement sur des  réformes institutionnelles et des questions linguistiques. Il en va de  même dans d´autres matières importantes : traités internationaux, 
  • 185. organisation des cours et tribunaux, du Conseil d´État, etc. Depuis  1993, le rôle respectif de la Chambre et du Sénat dans l´élaboration  des lois dépend des matières concernées. Outre ce qui a déjà été  évoqué, on retiendra que : ‐ dans certaines matières, dont les  budgets et les comptes de l´État, le pouvoir législatif est exercé  collectivement par la Chambre et le Roi seulement ; ‐ dans les autres  matières, la Chambre et le Roi exercent collectivement le pouvoir  législatif, tandis que le Sénat ne possède qu´un pouvoir limité et  facultatif dans l´élaboration des lois. Les sénateurs peuvent déposer  des propositions de loi, ainsi que demander à examiner les projets de  loi acceptés par la Chambre et proposer des amendements à leur  sujet, mais c´est la Chambre qui se prononce définitivement soit en  adoptant, soit en rejetant en tout ou en partie les propositions de loi  et les amendements du Sénat. La diminution des pouvoirs législatifs  du Sénat, jointe à sa nouvelle composition qui en fait un lieu de  rencontre entre représentants des communautés et des régions,  donnent au Sénat le rôle d´une chambre de réflexion plutôt que  d´une assemblée législative au sens plein du terme. Le gouvernement  fédéral n´est responsable que devant la Chambre, qui peut seule lui  accorder sa confiance lors de son investiture ou d´une question de  confiance, ou la lui retirer en refusant une motion de confiance ou en  adoptant une motion de méfiance. La durée de la législature au  niveau fédéral est de quatre ans. Le Roi peut dissoudre la Chambre  des représentants avant la fin de la législature, mais dans des  conditions très précises ; la dissolution de la Chambre entraîne celle  du Sénat. La coordination entre les deux assemblées est assurée par  différents mécanismes, dont la commission parlementaire de  concertation. Leur travail conjoint en chambres réunies suppose des  circonstances exceptionnelles. Le Parlement fédéral est situé à  Bruxelles, capitale belge.    Parlement flamand  Assemblée parlementaire de la Communauté flamande, dotée du  pouvoir législatif et exerçant le contrôle du gouvernement flamand.  La Communauté flamande est une des trois communautés dont se  compose l´État fédéral belge. Son parlement possède les mêmes  fonctions législatives et de contrôle politique que les autres  parlements de communauté ou de région. Sa composition est par  contre spécifique, ainsi que ses compétences. Ses compétences sont  plus larges que celles des autres parlements de communauté car le  Parlement flamand exerce, avec le gouvernement flamand, les  compétences de la Région flamande, qui n´a pas d´institutions  politiques propres. Le Parlement flamand se compose de 124  députés. Depuis 2004, tous sont des élus directs. Ils se décomposent  en deux ensembles : ‐ 118 membres sont domiciliés et élus dans la  Région flamande ; ‐ 6 membres sont domiciliés dans la Région de  Bruxelles‐Capitale ; ils sont élus par toutes les personnes participant à  l´élection régionale bruxelloise qui y ont choisi de se faire présenter  les listes de candidats appartenant au groupe linguistique  néerlandais. Si l´on peut être candidat simultanément dans les deux  assemblées, une incompatibilité empêche de siéger simultanément  dans l´une et l´autre : le candidat qui aurait été élu dans les deux  assemblées doit démissionner de l´une d´elles. Tous les membres du 
  • 186. Parlement flamand participent aux votes qui concernent les  compétences de la Communauté flamande. Par contre, seuls les 118  membres élus en Région flamande participent aux votes qui  concernent les compétences de la Région flamande. Les décrets  relevant des compétences de la Communauté flamande s´appliquent  dans la région de langue néerlandaise et dans la région bilingue de  Bruxelles‐Capitale, tandis que les décrets relevant des compétences  de la Région flamande ne s´appliquent que dans celle‐ci. Les députés  du Parlement flamand exercent un mandat supplémentaire s´ils sont  choisis par leurs pairs pour être sénateurs de communauté : c´est en  effet le Parlement qui désigne les représentants de la communauté  au Sénat. Le Parlement flamand édicte des décrets, qui ont la même  valeur juridique que les lois. Le siège du Parlement flamand est situé à  Bruxelles, capitale de la Communauté flamande. Voir aussi : élections  régionales et communautaires site du Parlement flamand    Parlement wallon  Assemblée parlementaire de la Région wallonne, dotée du pouvoir  législatif et exerçant le contrôle du gouvernement wallon. La Région  wallonne est une des trois régions dont se compose l´État fédéral  belge. Son parlement possède les mêmes fonctions législatives et de  contrôle politique que les autres parlements de communauté ou de  région. Sa composition est par contre spécifique. Le Parlement wallon  se compose de 75 députés, qui sont tous des élus directs. Sauf cas  particuliers, tous les membres du Parlement wallon deviennent en  outre automatiquement membres du Parlement de la Communauté  française. Les cas particuliers concernent des membres du Parlement  wallon qui y ont exclusivement ou en premier lieu prêté serment en  allemand, manifestant ainsi leur appartenance à la Communauté  germanophone (dont le territoire, c´est‐à‐dire la région de langue  allemande, est une partie du territoire de la Région wallonne). Ces  membres germanophones du Parlement wallon ne peuvent participer  aux votes relatifs aux compétences transférées par la Communauté  française à la Région wallonne. Le Parlement wallon édicte des  décrets, qui ont la même valeur juridique que les lois. Lorsque ces  décrets portent sur des compétences transférées à la Région  wallonne par la Communauté française, ou sur des compétences  transférées par la Région wallonne à la Communauté germanophone,  ils ne s´appliquent que dans la région de langue française. Le  Parlement wallon dispose de l´autonomie constitutive, mais il doit  l´exercer en tenant compte du fait que sa composition retentit sur  celle du Parlement de la Communauté française. Le siège du  Parlement wallon est situé à Namur, capitale de la Région wallonne.  Voir aussi : élections régionales et communautaires site du Parlement  wallon    Parti politique  Groupement de fait rassemblant des citoyens unis par des liens  doctrinaux, et ayant comme objectif d´assurer la participation  politique des citoyens et d´exercer le pouvoir. Cette définition sera  bientôt mise en ligne.    Personne morale  Groupement de personnes doté d´une existence juridique propre  (société, association, etc.) Cette définition sera bientôt mise en ligne.  
  • 187. Pétition  Expression d´une opinion, d´une plainte ou d´une requête, transmise  par écrit par une ou plusieurs personnes à une autorité. Cette  définition sera bientôt mise en ligne.    Pilier  Ensemble d’organisations qui ont une idéologie commune et qui  veillent à son influence dans l’organisation de la société. Nous  entendons ici « pilier » au sens, de provenance hollandaise, de zuil. En  ce sens, un pilier est un ensemble d’organisations qui partagent une  même tendance idéologique : de manière plus ou moins complète  selon les cas, un pilier peut se composer d’un syndicat, d’une ou de  plusieurs mutualités, d’organisations professionnelles de classes  moyennes ou d’agriculteurs, de mouvements de jeunesse et  d’éducation permanente, d’écoles privées ou publiques,  d’associations culturelles, sociales, etc. Par leur action et par leurs  revendications, ces organisations s’efforcent de jouer un rôle dans le  fonctionnement de la société civile, dans les procédures de  consultation et de concertation, dans l’élaboration des lois et dans la  lutte pour le pouvoir politique. On parle de « pilarisation » de la  société (verzuiling, en néerlandais) pour désigner ce phénomène qui  s’est développé pendant plus d’un siècle aux Pays‐Bas et en Belgique.  Au sein de chaque pilier, il peut exister un parti politique, mais ce  dernier n’est qu’une composante parmi d’autres du pilier : ce sont les  forces à l’œuvre dans la société qui sont à l’origine des piliers et non  les partis. D’un cas à l’autre et d’une époque à l’autre, l’influence du  parti sur les autres composantes du pilier varie fortement.  Historiquement, ce sont plutôt les piliers qui ont influencé, pénétré  ou créé les partis, dans lesquels ils voyaient une courroie de  transmission efficace pour la défense de leurs priorités. En Belgique,  les principaux piliers correspondent aux trois partis politiques  traditionnels (chrétien, libéral, socialiste), qui sont linguistiquement  dédoublés depuis plusieurs décennies sans que, pour autant, les  syndicats ou les mutuelles se soient scindés sur une base linguistique.  Il y a d’autant moins de correspondance stricte entre un pilier et un  parti qu’il existe de nombreux partis sans pilier (extrême droite par  exemple), et des partis qui récusent la constitution d’un pilier alors  qu’ils sont nés d’une nébuleuse d’associations diverses (écologistes  par exemple). En outre, un pilier peut être traversé par de fortes  nuances internes, voire par des tensions : le pilier chrétien, par  exemple, est loin d’être homogène en matière socio‐économique  voire religieuse. Les organisations qui composent un pilier  entretiennent traditionnellement des relations entre elles, et ont  tendance à considérer les autres piliers comme des adversaires  potentiels, ce qui a conduit ces différents « mondes » à un certain  cloisonnement. Le cloisonnement a été accru par la création de  mécanismes légaux assurant une représentativité à certaines  tendances dans des processus de consultation ou de concertation, ou  garantissant le pluralisme de certains organes. Les organisations d’un  pilier peuvent se « dépilariser », s’ouvrir plus ou moins largement à  une diversité idéologique jusque‐là non reconnue, comme l’a fait le  Mouvement ouvrier chrétien (MOC) depuis 1972. La multiplication,  depuis les années 1970, d’organisations pluralistes, rassemblant des 
  • 188. membres sans rapport avec un pilier ou appartenant à des piliers  différents, a contribué à la perte d’influence des piliers : ils ne  constituent plus un mode de structuration de la société aussi  déterminant que par le passé.    Pilier (sécurité  sociale)  Mécanisme de la protection sociale en matière de pension. C´est dans  la branche des pensions de retraite que l´on parle de piliers. On y  distingue trois piliers, qui se différencient selon le type de solidarité  qu´ils mettent en œuvre. Le premier pilier est celui du régime  obligatoire de la pension légale, qui fonctionne sur la base des  cotisations prélevées sur les revenus du travailleur salarié ou du  travailleur indépendant et des subsides de l´État. Le deuxième pilier  est facultatif. Il est constitué par les systèmes qui octroient des  compléments de pension dans le cadre des entreprises ou dans  certains secteurs. Pour chaque travailleur, l´entreprise ou le secteur  peuvent capitaliser certains montants qui lui seront versés au  moment de sa retraite. Le troisième pilier, également facultatif, ne  fait pas partie de la sécurité sociale au sens strict car il est constitué  par l´effort consenti individuellement par les personnes qui  souscrivent volontairement auprès d´une banque ou d´une  compagnie d´assurance à des formes d´épargne à long terme en vue  d´un complément de pension. Les deuxième et troisième piliers  bénéficient d´un soutien de l´État sous la forme d´avantages fiscaux  accordés aux entreprises (deuxième pilier) et aux personnes  (troisième pilier). C´est en vertu de ce soutien que l´on range ces deux  piliers dans la protection sociale.    Pilier (UE)  Un des trois domaines d’action de l’Union européenne. Le Traité de  Maastricht (1992) puis le Traité d´Amsterdam (1999) ont organisé les  politiques de l’Union européenne en trois piliers, correspondant à des  degrés différents d’intégration. Ces piliers se distinguaient  essentiellement par leur mode de prise de décision. Le premier pilier  comprenait les politiques d'intégration économique. Le deuxième et  le troisième piliers, consacrés respectivement à la Politique étrangère  et de sécurité commune (PESC) et à la coopération en matière de  Justice et d’Affaires intérieures (JAI), n'étaient pas confiés aux  institutions européennes mais relevaient de la décision  intergouvernementale. La distinction des trois piliers a disparu lors de  l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne en 2009. Au sein de l'Union,  la plupart des décisions sont désormais prises selon la procédure dite  communautaire, appelée procédure législative ordinaire. Les  décisions en matière de Politique étrangère et de sécurité commune  restent soumises à la méthode intergouvernementale, de même que  certaines matières liées à la coopération policière et judiciaire en  matière pénale.    Pluralisme  Coexistence pacifique, dans un pays, une région, un groupe, une  institution…, de personnes ayant des convictions politiques ou  religieuses divergentes. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Police fédérale  Force publique chargée du maintien de la sécurité, compétente sur  l´ensemble du territoire belge. Les dysfonctionnements entre police 
  • 189. judiciaire et gendarmerie constatés en 1996 à l'occasion des  enlèvements d'enfants et d'adolescents perpétrés par Marc Dutroux  débouchent sur une volonté politique de mettre en œuvre la réforme  des services de police dont les prémices remontent aux années 1980  (notamment les tueries du Brabant entre 1982 et 1985, et le drame  du Heysel en 1985). Parmi les recommandations, publiées en 1997,  de la commission d'enquête parlementaire sur la manière dont  l'enquête, dans ses volets policiers et judiciaires a été menée dans  l'affaire Dutroux‐Nihoul et consorts, figure l'intégration de la police  communale, de la police judiciaire et de la gendarmerie. D'autres  rapports vont dans le même sens. Le 24 mai 1998 est conclu un  accord entre huit partis – d'où le nom d'« accord octopus » – qui  débouche sur une réforme de la police et sur une réforme du monde  judiciaire. La loi du 7 décembre 1998 organisant un service de police  intégré, structuré à deux niveaux, est la base de l'actuelle  organisation de la police. Ce service comprend le niveau de la police  fédérale et le niveau des 196 polices locales. Ces deux niveaux  dépendent d'autorités distinctes, mais entretiennent entre eux des  liens fonctionnels (transmission d'informations, assistance mutuelle,  etc.). Cette réforme a entraîné la disparition de la gendarmerie, des  polices communales et de la police judiciaire en tant que corps  autonomes. La police fédérale est chargée d’une série de tâches  spécifiques et d’une mission plus générale d’appui aux polices locales.  Ses tâches spécifiques comprennent des missions de police  administrative : police des autoroutes et voies assimilées, police des  chemins de fer, des gares, des voies navigables et des aéroports,  contrôle aux frontières de l'Espace Schengen, missions spécialisées de  protection (par exemple les palais royaux), escorte de transports de  fonds, de détenus dangereux, etc. Elles comprennent également des  missions de police judiciaire, pour tout ce qui concerne la criminalité  supralocale et organisée : vols organisés, terrorisme, drogues, trafic  d’êtres humains, blanchiment d’argent, trafic d’armes, crimes contre  l’environnement, etc. La mission d’appui aux polices locales s’exerce  notamment dans l’aide au maintien de l’ordre public (manifestations,  compétitions sportives) et dans la réalisation d’analyses criminelles et  de formations. L’appui peut se réaliser en effectifs, en matériel et en  expertise. A la tête de la police fédérale se trouve un commissaire  général. La police fédérale est divisée en trois directions générales : ‐  la Direction générale de la police administrative ; ‐ la Direction  générale de la police judiciaire fédérale ; ‐ la Direction générale de  l'appui et de la gestion. La police fédérale est décentralisée,  notamment dans son volet judiciaire. La recherche judiciaire  s'effectue dans les directions déconcentrées établies dans les  arrondissements judiciaires. La police fédérale est placée sous  l’autorité du ministre de l’Intérieur et du ministre de la Justice. Elle  est soumise au contrôle du Comité permanent de contrôle des  services de police (Comité P). Site de la police fédérale    Police locale  Force publique chargée du maintien de la sécurité dans un territoire  défini. Les dysfonctionnements entre police judiciaire et gendarmerie  constatés en 1996 à l'occasion des enlèvements d'enfants et  d'adolescents perpétrés par Marc Dutroux débouchent sur une 
  • 190. volonté politique de mettre en œuvre la réforme des services de  police dont les prémices remontent aux années 1980 (notamment les  tueries du Brabant entre 1982 et 1985, et le drame du Heysel en  1985). Parmi les recommandations, publiées en 1997, de la  commission d'enquête parlementaire sur la manière dont l'enquête,  dans ses volets policiers et judicaires a été menée dans l'affaire  Dutroux‐Nihoul et consorts, figure l'intégration de la police  communale, de la police judiciaire et de la gendarmerie. D'autres  rapports vont dans le même sens. Le 24 mai 1998 est conclu un  accord entre huit partis – d'où le nom d'« accord octopus » – qui  débouche sur une réforme de la police et sur une réforme du monde  judiciaire La loi du 7 décembre 1998 organisant un service de police  intégré, structuré à deux niveaux, est la base de l'actuelle  organisation de la police. Ce service comprend le niveau de la police  fédérale et le niveau des 196 polices locales. Ces deux niveaux  dépendent d'autorités distinctes mais entretiennent entre eux des  liens fonctionnels (transmission d'informations, assistance mutuelle,  etc.). Cette réforme a entraîné la disparition de la gendarmerie, des  polices communales et de la police judiciaire en tant que corps  autonomes. Chaque police locale est compétente pour une zone de  police. La zone couvre une ou plusieurs communes. La police locale  est chargée de la sécurité sur le territoire de sa compétence :  prévention, assistance, maintien de l’ordre, interventions en matière  de circulation, de vols et autres délits, enquêtes sur les faits de  criminalité locale, permanence dans les bureaux locaux,  enregistrement des plaintes, etc. Elle peut également être chargée de  certaines missions par la police fédérale. Chaque corps de police  locale est placé sous l’autorité d’un chef de corps, lui‐même placé  sous l’autorité du bourgmestre (dans les zones unicommunales) ou  du collège de police (dans les zones pluricommunales) constitué des  bourgmestres des communes composant la zone. Une Commission  permanente de la police locale a été instituée afin de représenter les  corps de police locale auprès du ministre de l'Intérieur. Elle a une  mission d'avis, à son initiative ou à la demande du ministre de  l'Intérieur, sur les questions d'organisation et de fonctionnement de  la police locale. La police locale est soumise au contrôle du Comité  permanent de contrôle des services de police (Comité P). Site de la  police locale    Politique étrangère  et de sécurité  commune (PESC)  Coopération intergouvernementale entre les États membres de  l’Union européenne visant à définir des orientations de politique  étrangère. Créée par le Traité de Maastricht (1992), la PESC couvre  tous les domaines de la politique étrangère ainsi que l’ensemble des  questions relatives à la sécurité de l’Union, y compris la définition  progressive d’une politique de défense commune, qui peut conduire  à une défense commune. Elle est définie et mise en œuvre par le  Conseil européen et par le Conseil, dont les décisions sont prises à  l’unanimité. Cette politique est exécutée par le haut représentant de  l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Celui‐ci  est membre de la Commission européenne (et l'un des ses quatre  vice‐présidents). Il préside le Conseil lorsque celui‐ci est composé des  ministres des Affaires étrangères. Dans le cadre de sa politique de 
  • 191. sécurité et de défense, l'Union mène des missions de gestion de  crises en engageant soit des moyens militaires, soit des moyens civils  (policiers, juges, administrateurs publics).    Politisation  Action de faire entrer un enjeu dans le domaine de la décision  politique. Prise de décision faisant primer l´intérêt des partis ou des  acteurs politiques sur l´intérêt général. La décision politique porte sur  un grand nombre de domaines, dont les relations sociales, l´allocation  et l´usage des ressources, la relation du pouvoir politique avec les  personnes sur lesquelles il s´exerce, etc. Un enjeu franchit le « seuil  de politisation » dès qu´il commence à être pris en compte par les  partis politiques, qui exercent un quasi‐monopole dans le contrôle  des rouages de la décision politique. La prise en compte des enjeux  sans cesse renouvelés de la vie en société suppose un élargissement  constant de la zone d´intervention des pouvoirs publics, c´est‐à‐dire  de la politisation de ces enjeux. On parle également de politisation  lorsque les partis exercent une influence à leur seul profit sur les  décisions ou sur les institutions politiques, par exemple lorsqu´ils  influencent la décision politique dans un sens favorable aux  organisations de leur pilier. Les partis politiques consolident leur  emprise sur le pouvoir politique en favorisant la nomination à des  postes de l´administration de personnes qui leur sont proches. C´est  le même terme qui peut caractériser l´action des partis lorsqu´ils font  voter des lois qui leur sont favorables du point de vue financier ou  électoral ou lorsqu´ils aboutissent à des compromis politiques «  contre nature » ou « artificiels ».    Pouvoir exécutif  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Pouvoir judiciaire  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Pouvoir législatif  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Pouvoir  organisateur  Autorité responsable des activités éducatives menées dans un ou  plusieurs établissements scolaires dont elle assume l'organisation. Le  pouvoir organisateur d'un établissement scolaire peut être une ou  plusieurs personnes physiques ou morales, publiques ou privées. Les  pouvoirs organisateurs bénéficient d'une grande autonomie mais les  établissements scolaires qu'ils organisent doivent répondre à des  critères et objectifs fixés par les autorités publiques s'ils souhaitent  bénéficier des subventions. Dans chaque école, le pouvoir  organisateur confie la gestion journalière à un directeur. Un même  pouvoir organisateur peut gérer une ou plusieurs écoles. Les écoles  de l'enseignement officiel se caractérisent par des pouvoirs  organisateurs publics, à savoir, pour l'enseignement francophone, la  Communauté française, les provinces, les communes, et, dans la  Région de Bruxelles‐Capitale, la Commission communautaire. Les  établissements scolaires de l'enseignement libre ont un pouvoir  organisateur privé, établi la plupart du temps sous la forme d'une  association sans but lucratif (asbl). Dans le cas de l'enseignement libre  confessionnel, le pouvoir organisateur est une asbl organisant un 
  • 192. enseignement inspiré d'une doctrine religieuse. Les écoles les plus  nombreuses sont celles qui trouvent leur source dans la tradition de  l'enseignement catholique (asbl fondées à l'initiative d'un évêché ou  d'une congrégation religieuse). Il existe également des pouvoirs  organisateurs issus des mondes islamique et israélite. Dans le réseau  d´enseignement libre non confessionnel, les pouvoirs organisateurs  s'inspirent des principes du mouvement laïque ou de conceptions  pédagogiques particulières (Decroly, Montessori, Freinet, Steiner,  etc.).    Pouvoir  subordonné (ou  décentralisé)  Institution ne pouvant agir que sous le contrôle et la tutelle d´un  pouvoir supérieur. Organe autonome agissant pour le compte d´un  pouvoir supérieur. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Pouvoirs locaux  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Premier ministre  Chef du gouvernement fédéral. Ce terme est apparu en 1918. Son  apparition a coïncidé avec l´entrée dans l´ère des gouvernements de  coalition. Au xixe siècle, c´est l´expression « chef du cabinet » qui  désignait celui qui était le premier des ministres. Très souvent, le  formateur du gouvernement devient Premier ministre. Il en dirige et  coordonne l´action. Il est auprès des partis de la coalition le garant de  l´application de l´accord de gouvernement. Le Premier ministre rédige  la déclaration gouvernementale qu´il lit devant la Chambre des  représentants au lendemain de la formation du gouvernement. Par sa  participation aux réunions du Conseil européen, le Premier ministre  assume aussi aujourd´hui un rôle non négligeable sur le plan  international. Au niveau de chaque gouvernement de communauté  ou de région, le ministre‐président exerce un rôle similaire à celui du  Premier ministre.    Privatisation  Cession à des investisseurs privés d´entreprises qui appartenaient aux  pouvoirs publics. Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Problèmes  communautaires  Ensemble des sujets sur lesquels les Flamands et les francophones  ont des positions antagonistes qui provoquent de vives tensions.  L´expression de « problèmes commautaires » s´est imposée pour  désigner l´ensemble des problèmes sur lesquels les deux grandes  parties de la population et des mandataires politiques, les Flamands  et les francophones, s´affrontent de manière vive ou durable. À  l´usage, on observe que l´expression, qui a remplacé celle, plus  ancienne, de « questions linguistiques », désigne quatre grands types  de conflits. 1.Les problèmes posés par l´emploi des langues, qui ont  joué le rôle le plus important dans la contestation de l´État unitaire et  officiellement unilingue créé en 1830‐1831, et dans l´amorce du  processus de fédéralisation de la Belgique. Ces problèmes sont  aujourd´hui moins nombreux mais restent très sensibles, comme l´ont  montré par exemple les fortes tensions autour de la circonscription  électorale de Bruxelles‐Hal‐Vilvorde§. De nombreuses questions  linguistiques ont été réglées, fût‐ce de manière controversée, par des  et par la fixation de régions linguistiques. 2.Les problèmes posés par 
  • 193. la structure des institutions, qui n´ont pas été totalement réglés par la  transformation de la Belgique en un État fédéral. Deux sujets  d´affrontement au moins restent très sensibles : le degré  d´autonomie à accorder aux communautés et aux régions au  détriment des compétences de l´Autorité fédérale et de certains  mécanismes de solidarité ; le statut de Bruxelles, qui constitue une  région à part entière selon la Constitution mais qu´une partie du  monde politique flamand souhaite soumettre, plus ou moins  largement, à la tutelle ou à l´autorité conjointe des deux grandes  communautés. 3.Les problèmes posés par différents dossiers sur  lesquels les communautés et surtout les régions ont des intérêts  divergents pour des motifs économiques, financiers ou  géographiques, c´est‐à‐dire des problèmes qui ne relèvent ni de  l´emploi des langues ni de questions institutionnelles, mais qui font  surgir de fortes tensions entre Flamands et francophones. On peut  citer l´influence des régions dans la SNCB ou l´éventuelle scission de  celle‐ci, la répartition des nuisances sonores autour de l´aéroport  international de Zaventem (qui, selon les plans de vol, touche  davantage des populations flamandes ou des populations  francophones), etc. 4.Les problèmes posés par des dossiers dans  lesquels les communautés et les régions n´ont pas d´intérêts  particuliers à défendre, mais qui sont abordés de manière très  différente par les partis flamands et par les partis francophones, qui  s´affrontent sur ces dossiers à partir de principes et de valeurs  antagonistes. Ces problèmes, qui tendent à se multiplier, traduisent  une divergence croissante entre les opinions publiques, les résultats  électoraux et les paysages politiques du nord et du sud du pays. Un  même dossier peut engendrer simultanément plusieurs types de  problèmes communautaires, comme c´est le cas de la scission  éventuelle de certaines branches de la sécurité sociale.    Processus de  Bologne  Processus qui vise à établir un espace européen de l´enseignement  supérieur. Lancé par la déclaration de Bologne du 19 juin 1999, ce  processus se compose de six actions : ‐ un système de grades  académiques lisibles et comparables, avec notamment la création  d´un supplément au diplôme, c´est‐à‐dire un document qui est joint  au diplôme et assure sa transférabilité internationale ; ‐ une  organisation des études supérieures (universitaires et non  universitaires) en deux cycles correspondant au grade de bachelor  (licence) et de master ; ‐ un système d´accumulation et de transfert  de crédits d´heures d´enseignement ; ‐ la mobilité des étudiants,  chercheurs et enseignants ; ‐ la coopération en matière de  vérification de la qualité ; ‐ la dimension européenne de  l´enseignement supérieur. Le processus de Bologne n´est pas limité à  l´Union européenne : actuellement 40 États y participent. Une  première étape sera clôturée dès 2005, avec l´entrée en vigueur  obligatoire du système en deux cycles, de la délivrance du  supplément au diplôme et du début de la mise en place du système  d´assurance de qualité. En Communauté française, le processus de  Bologne a été concrétisé par le décret du 31 mars 2004. Ce « décret  Bologne » harmonise la structure des études (cycle de trois ans  conduisant au diplôme de bachelier, second cycle de deux ans (sauf 
  • 194. exceptions) conduisant au diplôme de master) conformément aux  décisions prises à Bologne. En outre, il prévoit également de  nouvelles règles de financement et le regroupement des institutions  universitaires sous forme d´académies. Trois académies se sont  constituées : ‐ l´Académie universitaire « Wallonie‐Bruxelles » qui  regroupe l´Université libre de Bruxelles, l´Université de Mons‐Hainaut  et la Faculté polytechnique de Mons ; ‐ l´Académie universitaire «  Louvain » qui regroupe l´Université catholique de Louvain, les  Facultés Notre‐Dame de la Paix à Namur, les Facultés universitaires  Saint‐Louis et la Faculté universitaire catholique de Mons ; ‐  l´Académie universitaire « Wallonie‐Europe » qui regroupe  l´Université de Liège, la Faculté universitaire des sciences  agronomiques de Gembloux et la Fondation universitaire  luxembourgeoise. Site officiel du suivi du processus de Bologne site  de la Communauté française consacré au processus de Bologne    Produit intérieur  brut (PIB)  Agrégat qui mesure le revenu provenant de la production dans un  pays ou une région donnés au cours d’une période donnée. Le PIB  permet d’apprécier la richesse créée dans un pays et le niveau de vie  de ses habitants. Schématiquement, il peut se calculer en  additionnant tous les éléments de revenu – salaires, intérêts,  bénéfices, loyers – ou, au contraire, de dépense – consommation,  investissement, dépenses publiques, exportations nettes  (exportations moins importations) – d’une économie. Une troisième  manière de calculer le PIB consiste à additionner les valeurs ajoutées  crées par les acteurs économiques d´un territoire, la TVA et les droits  de douane perçus, et à soustraire de cette somme les subventions  versées par les pouvoirs publics. Pour établir ce calcul, ne sont pris en  compte que les biens et services finaux, à l´exclusion des biens  intermédiaires de production, pour éviter les doubles comptes. En  Belgique, le PIB est calculé par l´Institut des comptes nationaux  depuis 1994. En 2011, le PIB de la Belgique était de 368 304 millions  d´euros, loin derrière les trois premiers du classement établi par le  Fonds monétaire international (FMI), à savoir les États‐Unis, la Chine  et le Japon, notamment en raison la petite taille du pays. Le PIB par  habitant (c’est à dire le PIB du pays rapporté à la population totale,  agrégat qui donne une indication du pouvoir d´achat) était lui de 29  700 euros, situant le pays au 8e rang de l´Union européenne et au  16e rang mondial, le Luxembourg occupant la première place de ce  classement. Le PIB est apparu, de même que plusieurs autres  agrégats comme le produit national brut (PNB), aux États‐Unis dans  les années 1930, puis en Europe après la Seconde Guerre mondiale,  dans un contexte fordiste (caractérisé par une production et une  consommation de masse de biens standardisés) où la macroéconomie  et les comptabilités nationales connaissaient un réel essor. Le PIB  s´est imposé depuis lors par sa relative simplicité de calcul. Son taux  de croissance est largement perçu comme un indice essentiel de  réussite. Les variations du PIB sur une période donnée sont le  principal indicateur de croissance économique : on estime  généralement qu´un pays est en récession après deux trimestres  successifs de recul du PIB. Le PIB est un agrégat qui mesure la  richesse créée, c’est‐à‐dire un flux. Il faut distinguer richesse créée et 
  • 195. richesse possédée, c’est‐à‐dire un stock ; c’est le patrimoine qui  mesure la richesse possédée. Il est donc faux de dire que le PIB  mesure la richesse d’un pays. De même, le PIB ne donne pas  d´indication par rapport à la distribution des richesses au sein d´une  population. En tant qu’indicateur de progrès du niveau de vie, le PIB  apparaît pour certains comme dépassé aujourd’hui car il ne tient pas  compte des activités qui échappent aux échanges économiques (dont  la production domestique et le bénévolat) et n’est pas corrigé des  activités polluantes ou nuisibles comme l’économie souterraine. Avec  les années 1990, de nouvelles formes de mesures de la richesse sont  apparues au niveau mondial. Ainsi le Programme des Nations unies  pour le développement (PNUD) a créé l´indice de développement  humain (IDH), qui intègre l’espérance de vie, le niveau d’instruction et  le pouvoir d’achat dans son calcul. L’IDH permet ainsi de vérifier si les  richesses produites profitent à tous, et permettent une amélioration  des conditions de vie. Il existe également des propositions d´agrégats  (PIB vert, produit intérieur net) qui tentent de corriger le PIB en  intégrant les effets du développement économique sur  l´environnement et notamment la consommation du capital naturel.    Produit national  brut (PNB)  Agrégat qui mesure le revenu provenant de la production des acteurs  économiques d´un pays donné au cours d´une année. Le PNB permet  d´apprécier la richesse créée dans un pays et le niveau de vie de ses  habitants. Il se distingue du PIB parce qu´il est national, en ce sens  qu´il reflète la valeur ajoutée produite par les résidents d´un pays  donné mais il n´est pas intérieur parce que cette cette valeur ajoutée  peut tout aussi bien être produite à l´étranger pour autant qu´elle soit  produite par un ressortissant du pays (le PIB est lui basé sur le  principe de territorialité). En d´autres termes, le PNB de la Belgique  mesure le revenu provenant de la production des agents  économiques (citoyens, sociétés) belges implantés, qu´ils soient  résidents en Belgique ou à l´étranger. Pour obtenir la valeur du PNB,  on fait la somme de l´argent dépensé pour la production finale de  biens et de services, ou la somme du revenu de tous les citoyens d´un  pays, y compris le revenu des facteurs de production utilisés à  l´étranger. En Belgique, le PNB est calculé par la Banque Nationale de  Belgique. En 2005, le PNB/habitant (c´est à dire le PNB divisé par le  nombre d´habitants) de la Belgique était de 35 712 dollars soit le  17ème PNB au monde. Le Luxembourg, la Norvège et la Suisse  occupant les trois premières places de ce classement. Le PNB est  apparu, de même que plusieurs autres agrégats comme le PIB, après  la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte “fordiste“ (caractérisé  par une production et une consommation de masse de biens  standardisés) où la macroéconomie et les comptabilités nationales  connaissaient un réel essor. Le taux de croissance du PNB était perçu  comme un indice essentiel de réussite, son accroissement semblait  signifier une avancée vers une meilleure satisfaction des besoins de  chacun. En tant qu´indicateur de progrès du niveau de vie, le PNB  apparaît pour certains dépassé aujourd´hui car il ne tient pas compte  de la production domestique et n´est pas corrigé des activités  polluantes et/ou nuisibles comme l´économie souterraine. Avec les  années 1990, de nouvelles formes de mesures de la richesse se sont 
  • 196. imposées au niveau mondial. Ainsi le PNUD (Programme des Nations  unies pour le développement) a créé un indicateur de développement  humain, l´IDH, qui intègre l´espérance de vie, le niveau d´instruction  et le pouvoir d´achat dans son calcul. L´IDH permet ainsi de vérifier si  les richesses produites profitent à tous, et permettent une  amélioration des conditions de vie.    Projet de loi, de  décret ou  d´ordonnance  Initiative législative émanant du pouvoir exécutif en vue de l´adoption  d´une loi, d´un décret ou d´une ordonnance. Le Roi (en pratique, le  gouvernement fédéral), les gouvernements de communauté ou de  région ainsi que le collège de la Commission communautaire française  et le collège réuni de la Commission communautaire commune  disposent du droit d´initiative. Ils peuvent soumettre un texte à  l´assemblée devant laquelle ils sont responsables afin que celle‐ci  adopte une nouvelle législation. Lorsqu´un ministre souhaite faire  adopter une nouvelle législation, il présente à ses collègues de  gouvernement ou de collège un avant‐projet de loi, de décret ou  d´ordonnance. Après accord du gouvernement, ce texte est envoyé  au Conseil d´État dont la section de législation remet un avis sur la  qualité juridique du texte et sur sa conformité à la législation  existante. Le cas échéant, d´autres organismes peuvent être  consultés. Lorsque ces avis sont transmis au ministre compétent,  celui‐ci présente le texte et ces avis à ses collègues du gouvernement  ou du collège pour une seconde lecture. Le texte approuvé en  seconde lecture par le gouvernement ou le collège porte la signature  d´un ou de plusieurs ministres et prend le nom de projet de loi, de  décret ou d´ordonnance. S´il s´agit d´un projet de loi, le texte est  déposé devant la Chambre des représentants. Le texte indique si la  procédure requise est monocamérale ou bicamérale (voir loi). S´il  s´agit d´un projet de décret ou d´ordonnance, le texte est déposé au  parlement de communauté ou de région ou à l´assemblée de la  commission communautaire devant lequel le gouvernement ou le  collège est responsable. Les projets de loi et les projets d´ordonnance  sont présentés en français et en néerlandais. Le projet de loi, de  décret ou d´ordonnance est accompagné de l´avis remis par le Conseil  d´État ainsi que de l´exposé des motifs dans lequel le gouvernement  indique les raisons qui l´amènent à vouloir légiférer et les objectifs de  son texte. Ces documents sont transmis à la commission  parlementaire compétente. Celle‐ci entend le ministre responsable  du projet, qui synthétise l´exposé des motifs. La commission examine,  adopte, amende ou rejette le texte en votant sur chacun de ses  articles puis en procédant à un vote sur le texte dans son ensemble.  Le texte est ensuite mis à l´agenda de la séance plénière. Celle‐ci  examine le texte à la lumière du rapport établi par la commission qui  en a discuté. Le texte est adopté, amendé ou rejeté par un vote sur  chacun de ses articles puis par un vote sur le texte dans son  ensemble. Une fois adopté, le texte est présenté au Roi s´il s´agit d´un  projet de loi, ou au gouvernement de communauté ou de région ou  au collège de la commission communautaire dans le cas d´un projet  de décret ou d´ordonnance. Le Roi, le gouvernement ou le collège  sanctionne et promulgue la loi, le décret ou l´ordonnance. Le texte  est ensuite publié au Moniteur belge. La nouvelle législation entre en 
  • 197. vigueur le jour déterminé dans le texte ou, à défaut, dix jours après sa  publication. On appelle également projet de loi une proposition de loi  qui a été approuvée en séance plénière par la Chambre ou le Sénat.  L´accord institutionnel pour la sixième réforme de l´État du 11  octobre 2011, non encore traduit en termes légaux, prévoit une  profonde transformation du Sénat. Il deviendra un Sénat des entités  fédérées lors des élections de 2014. Il sera composé de 50 élus  indirects (29 néerlandophones, 20 francophones et un  germanophone) et de 10 cooptés (6 néerlandophones et 4  francophones). Les missions législatives du Sénat seront limitées aux  lois spéciales.    Promulgation  Acte par lequel le pouvoir exécutif atteste l’existence de la loi, du  décret ou de l’ordonnance et en ordonne l’exécution et la publication  au Moniteur belge. En procédant à la promulgation, le pouvoir  exécutif (soit le Roi, soit le gouvernement de communauté ou de  région) constate que la procédure législative a été menée à son  terme, atteste que le texte législatif a été adopté dans les règles, et,  en conséquence, en ordonne l’application. La promulgation confère à  la norme adoptée un caractère authentique. Elle n’est pas une  condition d’existence mais une condition d’application de la norme.  Elle rend aussi exécutoire la norme adoptée : les agents de l’autorité  et de la force publiques sont dès lors tenus de prêter leur assistance  pour assurer son application. La publication au Moniteur belge est  l’acte matériel par lequel la norme adoptée est portée à la  connaissance du public et qui la rend obligatoire dans le délai légal.  Faisant corps avec celle de la sanction, la formule de la promulgation  de la loi fédérale est la suivante : « Promulguons la présente loi,  ordonnons qu’elle soit revêtue du sceau de l’État et publiée par le  Moniteur belge ». Les mêmes signatures couvrent la sanction et la  promulgation. La procédure et la signification de la promulgation des  décrets ou des ordonnances au niveau des communautés et des  régions sont identiques à celles de la loi au niveau fédéral. La  promulgation y appartient au gouvernement (et non au Roi).    Proposition de loi,  de décret,  d´ordonnance  Initiative législative émanant d´un ou plusieurs parlementaires en vue  de l´adoption d´une nouvelle loi, d´un nouveau décret ou d´une  nouvelle ordonnance. Les membres du Parlement fédéral, ceux des  parlements de communauté ou de région et les membres de  l´Assemblée de la Commission communautaire française (COCOF) ou  de l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune  (COCOM) disposent du droit d´initiative. Ils peuvent soumettre un  texte à leur assemblée afin que celle‐ci adopte une nouvelle  législation. Chaque gouvernement, ainsi que le collège de la  Commission communautaire française et le collège réuni de la  Commission communautaire commune disposent également du droit  d´initiative. Les textes qu´un gouvernement ou un de ces collèges  dépose portent le nom de projet de loi, de décret ou d´ordonnance.  Dans la limite des compétences exercées par leur assemblée, les  députés fédéraux et les sénateurs peuvent déposer une proposition  de loi, les membres du Parlement flamand, du Parlement wallon, du  Parlement de la Communauté française, du Parlement de la 
  • 198. Communauté germanophone et ceux de l´Assemblée de la  Commission communautaire française peuvent déposer une  proposition de décret, et les membres du Parlement bruxellois et de  l´Assemblée réunie de la Commission communautaire commune  peuvent déposer une proposition d´ordonnance. Une telle  proposition peut être déposée par plusieurs parlementaires,  provenant du même groupe politique ou non, membres de la  majorité et/ou de l´opposition. Le texte est déposé sur le bureau du  président de l´assemblée dans laquelle est introduite la proposition.  Celui‐ci décide si la proposition peut être développée, traduite (dans  le cas d´une proposition de loi ou d´une proposition d´ordonnance),  imprimée et distribuée. L´auteur de la proposition doit ensuite  demander la prise en considération de son texte par l´assemblée  parlementaire dont il est membre. En général, cette démarche est  une formalité et s´opère sans discussion au cours de la séance  plénière. Il peut cependant arriver qu´un vote soit organisé pour se  prononcer sur une prise en considération. Le rejet d´une proposition  de loi, de décret ou d´ordonnance à ce stade est très rare. Il intervient  essentiellement si l´auteur d´une proposition de loi, de décret ou  d´ordonnance demande l´urgence et que ses collègues estiment cette  demande infondée. Certaines propositions de loi introduites par le  Vlaams Belang demandant par exemple la fin de la Belgique font  également l´objet d´un rejet à ce stade de la procédure. Après avoir  été prise en considération, la proposition de loi, de décret ou  d´ordonnance est transmise à la commission parlementaire  compétente. Celle‐ci examine, adopte, amende ou rejette le texte en  votant sur chacun de ses articles puis en procédant à un vote sur le  texte dans son ensemble. L´auteur de la proposition peut ensuite  demander l´examen de son texte en séance plénière. Celle‐ci examine  le texte à la lumière du rapport établi par la commission qui en a  discuté. Le texte est adopté, amendé ou rejeté par un vote sur chacun  de ses articles puis par un vote sur le texte dans son ensemble. Au  Parlement fédéral, une proposition de loi adoptée par l´une des deux  assemblées est appelée projet de loi. À la différence d´un avant‐ projet de loi, de décret ou d´ordonnance, une proposition de loi, de  décret ou d´ordonnance ne doit pas être soumise pour avis au Conseil  d´État préalablement à son dépôt. À tout moment de la procédure  cependant, le président de l´assemblée peut demander un tel avis.  Une fois adopté, le texte est soumis au gouvernement de  communauté ou de région ou au collège de la commission  communautaire qui le sanctionne et le promulgue s´il s´agit d´un  décret ou d´une ordonnance. S´il s´agit d´une loi, le texte adopté est  transmis à l´autre assemblée du Parlement fédéral si la procédure le  prévoit. Sinon, il est directement transmis au Roi afin que celui‐ci  sanctionne et promulgue la loi. L´accord institutionnel  Protocole de Kyoto  Traité international ayant pour objectif de réduire les émissions de  gaz à effet de serre pour limiter les changements climatiques  entraînés par la pollution. Le Protocole de Kyoto est issu de la  convention‐cadre des Nations unies sur les changements climatiques  (CCNUCC), adoptée au sommet de la terre à Rio en 1992. Ce sommet  a également consacré l´objectif du développement durable. La 
  • 199. convention‐cadre vise principalement à stabiliser les concentrations  de gaz à effet de serre dans l´atmosphère à un niveau qui n´entraîne  pas de modifications dangereuses du climat. Au terme de deux ans de  négociation, un protocole d´application de la convention a été adopté  à Kyoto en décembre 1997 par 159 pays. Il prévoit une baisse globale  de l´émission des gaz à effet de serre entre 2008 et 2012. L´effort est  à fournir par 38 pays industrialisés ; ceux‐ci peuvent néanmoins  acheter des permis de polluer aux pays moins développés qui  n´utiliseraient pas complètement leur quota d´émission. La décision  des États‐Unis, signataires du protocole, de ne pas le ratifier,  confirmée par le président Bush en 2001, a affaibli la portée du texte.  Suivant la position de l´Union européenne, la plupart des autres pays  signataires ont néanmoins décidé de mettre en oeuvre le protocole  sans les États‐Unis. Les obligations des États ayant ratifié le protocole  ont toutefois été réduites au sommet de Marrakech (octobre 2001).  Le protocole de Kyoto est entré en vigueur le 16 février 2005. À ce  moment, des études font état d´une aggravation de l´émission de  certains gaz et prévoient que les objectifs, même révisés, de Kyoto ne  seront pas atteints. Site de la convention‐cadre des Nations‐unies sur  les changements climatiques    Province  Subdivision du territoire national dotée d´institutions politiques  (conseil provincial, députation permanente ou collège provincial en  Région wallonne, gouverneur). Cette définition sera bientôt mise en  ligne.    Projet de traité  établissant une  Constitution pour  l´Europe  Projet de traité réalisant la synthèse des différents traités européens  et modifiant le fonctionnement des institutions de l’Union  européenne. En 2001, la signature du Traité de Nice, dont l’objectif  était de moderniser le fonctionnement de l’Union européenne dans la  perspective de son élargissement à 25 membres et plus, avait laissé  de nombreuses questions non résolues et déçu les partisans d’une  intégration européenne renforcée. Le 12 décembre 2001, à Laeken, le  Conseil européen décidait de convoquer une Convention sur l'avenir  de l'Europe. Celle‐ci remit le texte d'un Projet de traité établissant  une Constitution pour l’Europe au président du Conseil européen  réuni à Rome le 18 juillet 2003. Ce projet de traité fut signé par les  chefs d’État et de gouvernement des 25 pays membres de l’Union à  Rome le 29 octobre 2004. Le texte avait déjà été ratifié par treize  États membres lorsqu'il fut rejeté lors des référendums organisés en  France (le 29 mai 2005) et aux Pays‐Bas (le 1er juin 2005). Les  principales innovations du projet de traité étaient l’extension de la  prise de décision à la majorité qualifiée plutôt qu’à l’unanimité, une  plus large application de la procédure de codécision en matière  législative (extension des prérogatives du Parlement), l’intégration de  la Charte des droits fondamentaux dans le droit de l’Union, des  modifications dans le fonctionnement et la composition du Conseil et  de la Commission, avec notamment l’élection du président du Conseil  et la limitation du nombre de membres de la Commission, la création  du poste de ministre des Affaires étrangères de l’Union et la  simplification des instruments législatifs et réglementaires de l’Union.  Une conférence intergouvernementale (CIG) tenue en 2007 reprit une 
  • 200. grande partie des dispositions du projet de traité constitutionnel dans  le Traité de Lisbonne, entré en vigueur le 1er décembre 2009.    Question  parlementaire  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Question royale  Cette définition sera bientôt mise en ligne.    Quorum  Proportion de présences ou de voix nécessaire pour qu´une décision  puisse être prise. Le quorum de présence est le nombre minimum de  membres qui est exigé pour qu´une décision soit adoptée  valablement. Ainsi, la Constitution