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Dreamgroup : Note De Conjoncture avril 2009
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Dreamgroup : Note De Conjoncture avril 2009

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Note réalisée par Didier Pitelet, président de Dreamgroup.

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Dreamgroup : Note De Conjoncture avril 2009 Dreamgroup : Note De Conjoncture avril 2009 Presentation Transcript

  • NOTE DE CONJONCTURE Management et Relations humaines 13 ème année – n°25
  • « L’HOMME EST LA MESURE DE TOUTE CHOSE » (Protagoras, 415-420 avant J-C)
    • Cette vingt-cinquième note de conjoncture depuis 1996 coïncide avec la sortie de mon quatrième livre « Les Patrons sont morts, Vive les Patrons – Les enjeux de la réputation d’entreprise » (Alban Editions). Dans le contexte de cabale anti-entreprise, cautionnée par des médias qui jouent du sur-catastrophisme pour vendre du papier ou faire de l’audimat au nom d’un « tous pourris », il y a une urgence à défendre la vraie entreprise et les vrais patrons, il y a urgence à assumer sa foi en ses valeurs.
    • N’en déplaise aux donneurs de leçons de tous bords, l’entreprise, véritable espace communautaire, est l’un des principaux piliers d’équilibre à la fois humain, économique, sociétal. Les dérives d’un système unique l’ont mis à mal : déshumanisation des organisations, dirigeants insignifiants interchangeables, règne des cost killer et du court terme. De plus, l’amalgame entre une poignée de mécréants et la quasi totalité des Patrons donne du grain à moudre aux nostalgiques de la lutte des classes.
    • Sans forcément s’en rendre compte, la tête de l’entreprise s’est coupée de son corps. Il faut reconnecter les cœurs et les énergies pour que l’entreprise soit un vrai lieu de vie. Confiance, proximité, exemplarité sont au programme de cette reconquête qui passe par la capacité des dirigeants à habiter leur parole. Une parole vraiment à eux, pas celle du politiquement correct. Cette reconquête passe aussi par l’affirmation d’une véritable politique de relations humaines (et non de ressources) élevant la fonction de DRH en garant des rites comportementaux et identitaires de la Marque. Un big bang pour cette fonction. Un rendez-vous avec soi même aussi.
    • Internet élève ces sujets et l’enjeu de la réputation en défis. La démocratie directe du web fait que tout se sait, tout se dit en temps réel sur l’entreprise. Face aux réseaux sociaux et à la blogosphère les modèles de gouvernance d’hier n’apportent aucune solution aux interrogations actuelles. Les Vrais Patrons sont attendus par les nouvelles générations. La relève est en route. Inutile d’en douter.
    • « L’homme qui ne veut regarder le miroir ne peut espérer le traverser » (Rudyard Kippling).
    • A chacun d’être au rendez-vous de sa propre histoire.
    • Bonne lecture
    • Didier Pitelet
  • LA TROISIEME GRANDE CRISE ECONOMIQUE, EN MOINS DE TRENTE ANS, MARQUERAIT ELLE LA FIN DES TRENTES PITEUSES ?
    • 2008 a fêté les 20 ans du CAC 40, un anniversaire extrêmement discret tant cette institution porte en elle tous les clichés sociétaux que la société civile rejette en bloc : spéculation, obsession de la rentabilité à court terme, valse des dirigeants, déshumanisation des organisations…
    • La crise actuelle génère un amalgame pathétique qui loge toutes les entreprises et tous les Patrons à la même enseigne. Les journaux font « des gorges chaudes » des chroniques du CAC 40 et leur lot d’indécence alors même que 96 % des entreprises en France sont des PME ! Résultats : 67 % des français sont méfiants à l’égard des entreprises, seuls 5% portent crédit à la communication corporate (trust Barometer, Edelman, lettre de Stratégies 29/01/2009)
    • « En baisse de 40 % les profits du CAC 40 se sont élevés à 59 milliards d’euros en 2008 » (Les Echos, 14 mars 2009). Ces résultats ont totalement congelé l’esprit entrepreneurial et la dynamique collective au profit de politiques court-termistes de cost killing : gel des embauches et des salaires, restructuration… ces réactions guidées le plus souvent par un sur-catastrophisme de bon aloi, plombe brutalement le moral des salariés, cadres comme non cadres et offre une toute puissance malsaine aux financiers !
    • Face aux politiques de rigueur menées actuellement dans les entreprises, 78 % des salariés se disent victimes d’une crise dont ils ne se sentent en rien responsables, 85% ne comprennent pas les décisions prises par leurs dirigeants, 74% se désolidarisent de leur direction et regrettent l’absence d’encouragements, 65% se déclarent prêt à quitter leur entreprise dès qu’ils le pourront ! ( sondage réalisé entre le 8 et le 15 mars, les forums sociaux, 2558 répondants de 24 à 58 ans, 45% cadres, 55% non cadres)
  • MEDIAS, POLITIQUES, SYNDICATS, CERTAINS DIRIGEANTS SALARIES SANS HONNEUR (…) ATTISENT AU QUOTIDIEN « LA SOCIETE FRANCAISE QUI EST UN IMMENSE CHAUDRON TOUJOURS AU FEU, OU NAGENT EN GRUMEAUX LES RESTES DES CLASSES SOCIALES D’HIER DANS LE JUS AMER DES INEGALITES D’AUJOURD’HUI ET DANS LEQUEL TOUILLENT, EN SE DISPUTANT, LES MARMITONS DE LA CONTESTATION COMME LES BOUGNATS DU CONSERVATISME » (Christophe Barbier, L’Express, 12 janvier 2009)
    • « Le jusqu’auboutisme des uns et la volonté de vendre du papier ou de faire de l’audience des médias ont transformé le monde de l’entreprise en champs de mine par écrans interposés. La pensée unique le dit, le prouve : tout est foutu, tout est noir, tous salauds. Il faut cesser de se laisser manipuler et agir en étant responsable et non pas en  « beni oui-oui » de l’audimat » (Simon Arezewich, Sociologue, 25 mars 2009).
    • Séquestrations en cascade plus ou moins cautionnées par des Politiques irresponsables, grèves tournantes permanentes dans plusieurs bureaux de poste, coupures de gaz revendiquées par la CGT sur le réseau GDF Suez, blocages d’universités, occupation de la gare St Lazare. « Vit-on une parodie des années post 68 marquées par l’activisme de mouvements d’extrême gauche souvent violents et des conflits sociaux très politisés » (Guillaume Perrault, le Figaro, 9 avril 2009).
    • La désobéissance civique, voire l’apologie de l’émeute, sont à la mode. Un petit livre, « l’insurrection qui vient », est élu « coup de cœur » par de nombreux libraires et fait penser à une suite de « Vers la guerre civile » écrit en 1969 par Serge July et Alain Geismar. « le spectre de la chienlit » selon la célèbre expression du général De Gaulle, hyper médiatisée, politise à outrance un contexte de crise sociale dont l’origine et les remèdes sont, par essence, internationaux comme on a pu le constater au G20 de Londres.
    • La crise offre une opportunité d’exister à des adeptes de la lutte des classes mais qui ne pèsent pas plus de 8% des salariés (Fonction publique comprise). « Un syndicalisme où les plus intégristes se préoccupent moins de défendre les salariés que de détruire les entreprises » (Christophe Barbier, l’Express, 12 janvier 2009) « la lutte des classes ne mène à rien face à une crise mondiale sans précédent » (Gérard Larcher, Talk Orange-Le Figaro, 8 avril 2009).
  • « LES PATRONS SONT MORTS, VIVE LES PATRONS. L’ENJEU DE LA REPUTATION D’ENTREPRISE » (Alban Editions avril 2009)
    • Face à un bigbang relationnel, fruit de 25 ans de yoyo social, durant lesquels la vie des grandes entreprises (et par contagion celle des plus petites) s’est assujettie aux marchés financiers, l’entreprise est aujourd’hui en déshumanisation accélérée. Laissons de coté les artifices de conciergerie et autres crèches qui favorisent la productivité autant que le confort. Il s’agit de reconnaissance, de sens, de relation, de vision avant tout !
    • Les grandes et moyennes entreprises ont engendré sous l’impulsion de rentabilités toujours plus exigeantes et de systèmes de rémunération déviants, un profil de cadres dirigeants salariés, interchangeables, mandatés pour trois ou cinq ans, dressés au taux débit mais pas éduqués à l’autre ! De passage, ils le savent et l’assument ; ils peuvent sauter en six mois, si deux trimestres consécutifs sont mauvais ! De dirigeants salariés, ils ne sont finalement que salariés… aux yeux de leurs équipes.
    • La parole des dirigeants est désacralisée et confrontée à la démocratie sociale du web où tout se sait, se dit en temps réel sur l’entreprise. Pressés, ayant pour horizon le trimestre suivant, ils sont à l’origine de la rupture de sens entre la tête et le corps de l’entreprise : pas de lien entre l’histoire et le futur, pas de lien entre objectifs et vision, pas de lien entre la marque et les comportements attendus…
    • « La crise actuelle souligne avec force la défaillance au niveau du sens des modèles de gouvernance d’entreprise. C’est en effet par temps de tempête que l’on juge la qualité d’un capitaine à tenir la barre et à motiver son équipage » Pierre d’Expansi, analyste, 2 avril 2009.
    • La polémique sur la rémunération des PDG mine la cohésion sociale dans l’entreprise. Pour la restaurer, la voie managériale est trop souvent ignorée et les DRH trop peu écoutés et trop souvent marginalisés à la dimension juridico-sociale de leur zone d’influence. (Lionel Levy, Stratégies 9 avril 2009). Quel salarié peut comprendre et accepter que son patron gagne 200, 300 fois plus que lui ? (Débats congrès HR, mars 2009).
    • « Le code de bonne conduite du Medef, la radicalisation de sa patronne et le bras de fer qu’il mène régulièrement avec le gouvernement (stock-opinion, bonus des patrons qui licencient…) renforce l’amalgame entre dirigeants salariés de grandes sociétés et patrons indépendants au nom d’un « tous pourris » de bon aloi. (Les débats RH, mars 2009).
  • ARGENT, BOULOT, RTT, ET MOI, ET MOI ? EMOIS !
    • « Alors que le climat social se dégrade, le pouvoir d’achat augmente. Le pouvoir du revenu disponible (INSEE) devrait progresser de 1%. L’inflation est proche de zéro, ce qui garantit du pouvoir d’achat et accélère la sortie de crise. On l’a vu en janvier avec les soldes, maintenant avec l’automobile et les transactions immobilières reparties à la hausse de près de 10% »… (le journal du dimanche, 5 avril 2009).
    • Les modes de consommation changent : la chasse aux bonnes affaires, l’explosion du net associées à une quête d’achats équitables confirment la volonté de sortir de la surconsommation pour entrer dans une consommation responsable avec un mot d’ordre, « se faire plaisir » avec l’exemple des + 48 % d’achat de séjours de vacances via internet.
    • 4460 : les français disent se sentir « riches » à partir de 4460 euros par mois pour une personne. Or seuls 3% d’entre eux perçoivent ce montant. 1,4 % des ménages français déclarent plus de 97500 par an de revenus, soit 4875 euros /mois/personne. A eux seuls, « ces riches » acquittent 41,4% du montant total de l’impôt (le Point, 26 mars 2009). Le salaire moyen en France a grimpé de 13.9% entre 2002 et 2008 pour atteindre 2136 euros brut…
    • « L’Europe dans son ensemble n’a pas ingéré le passage à l’Euro et l’envolée des prix. La déflation actuelle dans certains pays n’est en rien un rééquilibrage. On ne reviendra pas en arrière, il faut s’habituer à consommer autrement ! » Certains pays comme l’Espagne, qui ont une industrie sinistrée (-29.9% au premier trimestre, BNP Paribas, la lettre de l’expansion 9 mars 2009), sont entrés en récession durable alors qu’en France malgré le tumulte médiatique on ne s’en sort pas si mal si ce n’est du côté du moral des ménages qui continuent à broyer du noir. Comment peut-il en être autrement quand l’ensemble des médias ne cesse de dire que tout va mal sans jamais tenir compte de tout ce qui va bien ! » (Le Cercle, 9 avril 2009).
  • MEDEF, SYNDICATS ET POLITIQUES : LA REMISE EN CAUSE SOCIALE… ET MEDIATIQUE
    • Le Paritarisme à la française, pilier de la reconstruction française de l’après guerre est aujourd’hui au cœur des enjeux sociaux de la crise : en ayant créé une rente de situation pour l’ensemble des partenaires sociaux, La crise révèle la déconnection brutale entre « ces représentants des salariés et de l’entreprise » et la vraie vie. La très faible représentativité des syndicats (5% de syndiqués dans le privé, 8% dans le public - 96% des entreprises sont des PME) génère un clivage fort avec la réalité des salariés et les enjeux de la mondialisation. La consanguinité du système est synonyme d’un blocage systématique à la moindre évocation de réforme !
    • « L’état et les partenaires sociaux en difficultés pour gérer les conflits, en passe de devenir des mouvements radicaux. Le retour de pratiques sauvages comme des coupures d’électricité et de gaz, de séquestrations, de pillages fait dire à plus d’un que l’explosion est là » (Les Echos, 21 avril 2009). Caterpillar, Molex (…), la base désavoue les syndicats.
    • « L’hyper médiatisation crée les vedettes d’un jour de la lutte des classes. Le traitement médiatique de conflits isolés s’apparente à une complicité émotionnelle qui donne le sentiment étrange que la France est au bord de la révolution alors même qu’elle est le pays qui possède les meilleurs amortisseurs sociaux » (BFM, 21 mars 2009).
    • « Plus fort qu’une manif dans la rue, le matraquage médiatique et l’exploitation du web sont les meilleurs relais d’opinion. Comme dans les banlieues, faut que ça pète à un endroit pour que tout le monde ait le sentiment que ça pète partout » René G, syndicaliste, 22 avril 2009, blog.
    • La surenchère médiatique des conflits occulte la réalité des plans sociaux et du dialogue social dans son ensemble. L’absence d’éducation et de pédagogie économique en France déforme la réalité des situations : en moyenne via les dispositifs prévus dans le cadre de PSE, 90% des salariés concernés ont soit retrouvé un emploi, soit se sont reconvertis, soit ont initié une activité indépendante entre 8 et 12 mois après leur départ via les cellules d’accompagnement, les aides débloquées par leur ancien employeur… A l’exemple du PSE de Renault où le nombre d’inscrits volontaires a été multiplié par cinq par rapport aux prévisions de l’entreprise. Mais que font les attachés de presse… ?
  • 2009, L’ANNÉE DES CLIVAGES : CAC 40/ENTREPRISES COTÉES ET LES NON COTÉES - ENTREPRISES FRANÇAISES ET ÉTRANGÈRES - DIRIGEANTS ET ACTIONNAIRES - SYNDICATS ET SALARIÉS - DRH ET SALARIÉS…
    • Edifiant ! «  La quasi totalité des conflits sociaux qui font la une des journaux sont issus de groupes étrangers : Continental (allemand), GlaxoSmithKline (britannique), Caterpillar (américain), 3M (américain), Molex (américain), Sony (japonais), Arcelor Mittal (luxembourgeois)… Un point commun, les décisions de fermetures ou de suppressions d’emplois sont prises loin de l’hexagone » (la Tribune, 25 avril 2009). La mondialisation économique supprime les frontières au profit de plans de restructuration mondiaux, créant des chocs locaux insignifiants dans l’évaluation des risques à l’échelle internationale.
    • La récession historique mondiale ne crée pas une exception française qui en subirait tous les maux. Tous les pays sont, de fait, concernés. Les entreprises françaises aussi appliquent les mêmes recettes à l’étranger à l’image de Bic et de Nexans.
    • Le diktat de plans mondiaux qui n’intègrent pas suffisamment les réalités locales, discréditent totalement les dirigeants locaux dans les négociations, ceux-ci n’ayant que peu de marge de manœuvre bien que « légalement compétents pour présider les CE et reconnus comme tels par la justice. Mais les salariés savent que leur pouvoir reste très limité » (la Tribune 25 avril 2009).
    • Le CAC 40 avec son lot de révélations sur des salaires et bonus astronomiques, ses primes à l’échec pour le départ de dirigeants incompétents et l’incompréhension des groupes internationaux face au droit social français nuisent fortement à l’image même de l’entreprise dans son ensemble, jetant l’opprobre sur la très grande majorité de Chefs d’entreprises exemplaires qui se battent pour leur outil de travail et leurs salariés (dont le salaire moyen est de 4000 euros/mois, CGPME).
    • « Les Patrons Alter-Medef haussent la voix. De plus en plus de dirigeants ne se reconnaissent plus dans le discours officiel tel que le dispense Laurence Parisot et rappellent leurs valeurs. Éthique, Croissance Plus, CJD montent au créneau ». (Challenges, 16 avril 2009). « je ne supporte plus que l’on parle de ressources humaines comme si l’on parlait d’une matière première. C’est tout le dialogue social qui est aujourd’hui à rebâtir » (Gontran Lejeune, Président du centre des jeunes dirigeants). A bas le mot Ressources ! Vive le mot Relations !
    • 75% des salariés de plus de 25 ans ne font pas confiance à leur DRH…40% des cadres dirigeants ne sont pas certains que leur direction dispose d’un plan crédible pour faire face à la crise actuelle. 46% ne croient pas que leur direction ait les moyens d’agir (Booz et Company, sondage auprès de 820 managers de 65 pays, émergents inclus).
  • FACE A UNE CRISE LONGUE ET DURE PREVUE PAR L’OFCE (les Echos 21 avril 2009), la barre symbolique et pathétique des 20% de chômeurs chez les jeunes marque la naissance de la troisième génération kleenex depuis 1992, alors même que la crise actuelle ne change rien aux pyramides des âges des entreprises !
    • Au même titre que les Seniors (la France a l’un des plus faible taux d’emploi des 55/64 ans avec 33,3%, 44,7% pour l’union européenne (Eurostat)) les jeunes sont les premières victimes des mesures prises par la bienséance économique. Face au taux débit, la responsabilité de transmission, l’accueil et l’intégration relèvent d’un humanisme de littérature. La première crise du golf a généré les trentenaires actuels dont plus de 50% déclarent ne pas adhérer aux valeurs de leur entreprise et 65% ne pas faire confiance à leur patron ! Il est illusoire d’espérer vouloir parler de confiance et d’engagement à la génération Y désormais labellisée Kleenex.
    • L’explosion du chômage des jeunes en France mais aussi partout ailleurs va avoir des conséquences dramatiques à moyen terme sur l’équilibre même des relations humaines dans l’entreprise. Entre le jeune sous qualifié et le sur-diplômé un point commun : l’individualisme. Le web est aujourd’hui la première expression du mal être de ces jeunes qui doivent attendre en moyenne entre 5 et 8 ans pour espérer un emploi dit stable…
    • « Le plan d’urgence de 1,3 milliard mis en place par le gouvernement doit concerner 500 000 jeunes de moins de 26 ans et faire face à la hausse de 32 % en un an du chômage des jeunes. Objectifs : 35 000 apprentis supplémentaires devront être recrutés, (20% c’est le pourcentage de diplômes préparés en apprentissage contre 6% en 1994 (L’Express 22/01/2009)), une indemnisation des stagiaires qui démarrent au bout de deux mois, 50 000 contrats initiatives emploi supplémentaires dans le privé, 30 000 dans le public bien que 18% seulement de ces contrat correspondent à de vraies créations de postes » (Le JDD, 20 avril 2009). Problème : seules 30% des entreprises envisagent de recruter des cadres débutants au deuxième trimestre contre 37% en 2008 (APEC). « On voudrait regarder avec les entreprises comment faire en sorte qu’avec l’aide de l’état, les entreprises puissent pré-recruter, malgré la crise, des jeunes dont on sait qu’elles auront besoin bientôt » François Fillon, France Inter, 22 avril 2009.
    • « La vraie nouveauté du « plan jeunes » concocté par Martin Hirsh et Laurent Wauquiez réside aussi dans l’engagement pris par un certain nombre d’entreprises à recruter ou à former des jeunes pendant la crise. Accor, Veolia Environnement, Danone, Total et des branches comme la métallurgie, l’hôtellerie-restauration, le bâtiment, la distribution ou l’agroalimentaire ont accepté de soutenir le plan jeunes» (le Figaro, 21 avril 2009). Une nouvelle forme d’éco citoyenneté ?
  • RECRUTEMENT ET MARQUE EMPLOYEUR : DEUX PRIORITES ABSOLUES POUR L’AVENIR, RELEGUEES POURTANT AU SECOND PLAN
    • 63% des entreprises prévoient de recruter en 2009 sous l’effet du papy boom (APEC). Le Credoc comptabilise 989 400 projets de recrutement pour 2009 ! Ingénieurs et cadres de l’informatique, Commerciaux, Aides Soignants… Pour le seul secteur de la construction durable, 88 000 personnes sont recherchées selon Manpower !
    • La Communication RH qui subit de plein fouet le diktat des financiers fait désormais partie des principaux critères qui contribuent à donner une mauvaise image de l’entreprise selon le baromètre Labo du Sens/IFOP ( 1 600 cadres, France, Janvier 2009 ) :
    • - La qualité des produits et services : 58 %
    • - Mauvaise qualité des relations humaines et du management : 53 %
    • - Mauvais niveau de responsabilité sociétale : 44 %
    • - Loin devant les résultats financiers à 35 %...
    • Conjoncturelle et non identitaire, la Marque Employeur est prisonnière d’une utilité exclusivement liée aux enjeux de recrutement. Pour preuve, la suppression quasi généralisée des budgets de communication de recrutement et les difficultés à harmoniser les différentes expressions employeur internes et externes. Créé en 1998, le concept de Marque Employeur est encore pour beaucoup assimilé à la communication de recrutement. Un échec total !
    • La Marque Employeur devient plus que jamais la caution de la Marque vis-à-vis de l’ensemble des publics de l’entreprise. Reste à convaincre les PDG, les financiers et sûrement un peu les DRH… Plus que jamais, elle doit illustrer la fierté d’être. Elle est la marque Maillot par excellence et ne peut se réduire à un exercice de « com ». Elle est la base même de la réputation de l’entreprise.
  • « Plan jeunes, auto entrepreneurs, procédure de sauvegarde, arbitrage entre partenaire sociaux, encadrement des politiques de gouvernance (…). A l’image de la plupart des gouvernements occidentaux, la France réinvente l’interventionnisme moral de l’état » ( la Tribune, mars 2009)
    • Face à une récession plus profonde qu’en 1930, les différents gouvernements placent sous contrôle les politiques des entreprises voulant un retour sur investissement concret de leurs plans de relance, à l’image d’Angela Merkel qui s’oppose à un nouveau plan de relance, de Nicolas Sarkozy qui critique le traitement social du chômage, « cet assistanat qui sert à camoufler la réalité », de Barak Obama qui promet la discipline budgétaire…
    • « La notion d’Etat Providence, en France comme partout ailleurs, synonyme d’aides en tout genre, se mue en Etat Moralisateur. En fustigeant les salaires mirobolants où l’indécence de certaines équipes dirigeantes de groupes subventionnés par leurs états respectifs et qui continuent de s’octroyer des bonus, le politique appelle à un nouvel ordre économique. Les choses ne changeront pas du jour au lendemain, de plus il faut aussi que les politiques aient une morale exemplaire ! » (François Doconel, The Times, mars 2009).
    • « Après une année record pour la création d’entreprise (326 000 en 2008), véritable réservoir de créations d’emploi (de l’ordre de 500 000 en 2008) (Le Figaro, 26 janvier 2009), l’objectif des 150 000 Auto-entrepreneurs est en passe d’être atteint en six mois de mise en place ! Hervé Novelli a permis en quelques clics de simplifier la création d’entreprise et a créé, l’air de rien, une flat tax à la Française. Plus d’un tiers sont salariés, 10% retraités, sachant que les chômeurs peuvent cumuler ce statut avec les aides à la création depuis le premier mai. Cette révolution dont plus de 80% des inscriptions se font par internet » est étrangement sous médiatisée, alors que les bonnes nouvelles sont plutôt rares (Olivier Jay, JDD, 22 mars 2009).
    • « Depuis plus de trente ans, les gouvernements de droite comme de gauche ont été les complices manipulateurs d’un système qui a accouché du monstre qu’il faut terrasser aujourd’hui. La reconquête d’une morale économique prendra du temps, en France peut être plus qu’ailleurs, tant l’incapacité de créer un front politique d’Union Nationale est forte. Les petits clans, les petites ambitions, les petites phrases sont à l’image de ces faux patrons qui ne pensent qu’à eux : pitoyables ! » (Elie Wiesel, Février 2009).
  • LA CRISE UNE OPPORTUNITE POUR INVESTIR DANS L’AVENIR (Sophie Verney-Callat, Rue 89)
    • «  Le big bang accouchera t-il d’un monde meilleur ? L’histoire et la nature humaine peuvent permettre d’en douter, l’ambition peut l’espérer. Il est intéressant que la plupart des pays riches aient décidé de maintenir ou de renforcer leurs aides aux pays en développement et leurs crédits dédiés à la recherche scientifique et à l’innovation technologique, même si en France à l’image des réformes de l’université, certains archaïsmes qui reposent sur la préservation de statuts font encore de la résistance » (David Dickson, 9 janvier 2009, SCI Dev Net).
    • Les nouvelles technologies et le web en particulier, ont aboli les frontières, rassemblé comme jamais, en faisant vivre l’humanité en temps réel. La conscience universelle, bien avant la politique et l’économie universelle de la petite planète bleue, commence à fédérer les petits terriens. Cette crise est un accélérateur de la conscience humaine et préfigure un nouveau mode relationnel auquel aucune réponse d’hier ne peut apporter de solution.
    • Même si « les premiers signaux de la reprise s’allument, des Etats-Unis à la Chine en passant par la France, neufs indicateurs laissent espérer que la sortie du tunnel n’est peut être pas très loin : - les prêts bancaires + 22% en Chine, la construction de maisons neuves repart aux USA - le taux de fret entre l’Europe et l’Asie explose depuis le début 2009 - + 3.9% d’exportations sur les quatre derniers trimestres de l’Australie – le taux Euribor à trois mois frôle les 1% - les immatriculations allemandes on dépassé les 400 000 véhicules – saison record pour les sports d’hiver – les pays de la zone BRIC convaincus que leur situation va s’améliorer à court terme – le moral des cadres en France se redresse à + 42%. » Challenges – 16 avril 2009.
    • Le vrai défi pour l’entreprise est d’être capable aussi de se réinventer pour espérer reconquérir ses opinions publiques internes et externes. Le vrai défi pour les années à venir est celui de la motivation et de l’engagement alors même « qu’une épidémie de détresse s’est abattue, y compris chez les cadres, dans l’entreprise » (Frère Samuel Rouvillois, grand témoin dans « Les Patrons sont Morts, vive les Patrons, éditions Alban, avril 2009). « Beaucoup de cadres font le gros dos mais ils saisiront les opportunités à la première éclaircie » (le Point, 22 janvier 2009). La Motivation et l’Engagement devront être élevés en priorité absolue par les dirigeants s’ils veulent espérer reconquérir la confiance de leurs troupes!
  • TOUTES GENERATIONS CONFONDUES, L’HEURE EST A L’EGOLOGIE (Joël de Rosnay, mars 2009)
    • « Mon site, mon forum, ma tribu, mon blog, mon, mon, mon… l’individu, ne trouvant plus dans son cadre professionnel une raison d’être, source de reconnaissance, se bâtit une existence relationnelle de plus en plus globale en se donnant le sentiment d’exister par mimétisme relationnel et par une sur-exposition de sa vie privée. On ne veut plus se contenter de vivre sa vie, on veut être la star de sa vie ! » (Joël de Rosnay, mars 2009).
    • L’entreprise est la première victime de cette pseudo reprise en main du Moi : je ne suis pas reconnu, je ne comprends pas où l’on veut m’emmener, je n’ai pas de lien avec ma direction (…), je ne donne que le strict minimum. Le donnant/donnant est en passe de devenir le mini/mini !
    • Les Français dans le peloton de tête de l’absentéisme des pays occidentaux, derrière l’Espagne et l’Italie, loin devant les pays anglo-saxons. Plus de 7 millions d’arrêts de travail et 250 millions de journées indemnisées (Caisse Nationale d’Assurance Maladie). Ce constat ne semble pas être influencé par la crise actuelle selon Denis Monneuse auteur d’une étude réalisée par Entreprise & Personnel, qui souligne par ailleurs « le poids important de l’absentéisme dans la fonction publique de 10% contre 5,8% dans le privé ». L’étude met en avant l’effet des 35 heures où les salariés ne peuvent pas faire face à la surcharge de travail qu’elles ont induite et l’accoutumance à des week-end prolongés (21mars 2009).
    • « En trente ans de gouvernements de droite comme de gauche, l’entreprise est devenue un lieu de contraintes et non de réalisation dans l’esprit collectif, un univers où management rime avec « Capo », alors même que près des deux tiers des salariés en France, 85% dans les pays anglo-saxons, se déclarent satisfaits de leur univers professionnel ! » (Congrès HR, mars 2009). La crise actuelle ne va que renforcer un individualisme assumé, compatible avec une certaine loyauté envers l’entreprise mais lucide face aux modèles de management.
  • 15 – 24 ANS, L’ANTI BOF GENERATION. FACE A LA CRISE ILS SONT BIEN PLUS OPTIMISTES ET HYPERMOTIVES QU’ON NE L’IMAGINAIT (Sondages Madame Figaro-CSA réalisé du 11 au 19 mars 2009 sur un échantillon national représentatif)
    • Quel sont les deux adjectifs qui définissent le mieux les 15-24 ans ?
    • Dans quelques années, professionnellement, que feront ils  ?
    L’ENTREPRISE A LA COTE Le privé l’emporte clairement sur le public, résume Stéphane Rozès. « A la différence des années 80, le petit patron de PME/PMI reprend du galon à leurs yeux, car il partage le même sentiment de précarité que ces salariés. » Plus surprenant : l’engagement associatif ne séduit plus. Et la carrière politique ne les fait absolument pas rêver. SELON LES… En % 15-24 ANS 25 ANS ET + Ambitieux 35 11 Tranquille(s) 30 8 Autonome(s) 30 6 Rêveur(s) 24 21 Inquiet(s) 22 53 Confiant(s) 18 3 Engagé(s) 12 6 Blasé(s) 12 31 Révolté(s) 9 47 Aucun de cette liste - 1 Ne se prononcent pas - 1 SELON LES… En % 15-24 ANS 25 ANS ET + Monter une entreprise 40 35 Travailler dans une entreprise privée 39 31 Devenir fonctionnaire 25 34 Développer un projet artistique 19 14 Etre parent au foyer 19 13 Créer une association humanitaire écologique 17 22 Se lancer en politique 4 4 Rien de cette liste 2 3 Ne se prononcent pas 11
  • UN MONDE PLUS HUMAIN Derrière le droit au travail, les jeunes affirment, davantage que le reste de la société, des valeurs comme l’égalité hommes-femmes, (26%, contre 23% pour les plus de 25 ans), l’antiracisme (23%, contre 12%) ou l’environnement (23%, contre 13%). « Ce sont des valeurs qui fédèrent toutes les jeunesses européennes », souligne Cécile Van de Velde.
    • Quels droits faut-il promouvoir en priorité aujourd’hui en France ?
    FAMILLE, VALEUR REFUGE C’est la famille qui les rend heureux pour 54% des filles et pour 48% des garçons. » Les jeunes s’accrochent à ce qui ne se démonétise pas : leur capital affectif », analyse Stéphane Rozès. 15 – 24 ANS, L’ANTI BOF GENERATION. FACE A LA CRISE ILS SONT BIEN PLUS OPTIMISTES ET HYPERMOTIVES QU’ON NE L’IMAGINAIT (Sondages Madame Figaro-CSA réalisé du 11 au 19 mars 2009 sur un échantillon national représentatif)
    • Quelles sont les valeurs prioritaires ?
    SELON LES… En % 15-24 ANS 25 ANS ET + Le travail pour tous 33 48 L’égalité entre hommes et femmes 26 23 L’accès au logement 25 27 L’accès à la santé 23 25 L’égalité entre Français et étrangers 23 12 La préservation de l’environnement 23 13 L’accès à l’éducation 21 20 L’accès à la culture 7 8 L’accès à l’information 4 4 Rien de cette liste - 1 Ne se prononcent pas 1 3 SELON LES… En % 15-24 ANS 25 ANS ET + La famille 51 31 Les amis 50 44 Les amours 25 22 Le sport 22 24 La musique 18 28 La détente 13 21 Les études 8 8 Ne se prononcent pas 1 4
  • MALGRE LA CRISE, LES ETUDIANTS RESTENT CONFIANTS DANS L’AVENIR, 59% affirment qu’ils ont un bon moral (Le Monde, 11mars 2009)
    • 60% des étudiants estiment qu’ils auront une meilleure situation professionnelle que leurs parents ! Incroyable face à la paupérisation des jeunes qui fait la une des journaux. (IFOP pour Rue des écoles et la MAIF). Une réelle conscience de la bascule démographique, de l’importance du diplôme. « Ils sont bien dans leur rôle : l’avenir leur appartient. Ils ont encore des rêves et de l’ambition à revendre » Marc Dupuis, Le Monde. N’oublions pas toutefois que 130 000 lycéens sont obligés de travailler pour vivre !!! (JDD, 5 avril 2009). 
    • Un clivage net entre diplômés et non diplômés qui s’accentue. La faillite de l’Education Nationale qui déverse chaque année un nombre croissant de jeunes sans qualification (170 000) sera-t-elle palliée par le Service Civique du plan jeune visant à créer une véritable opportunité d’insertion ; trop tôt pour le dire.
    • Avec seulement 26% des jeunes français contre 60% au Danemark, 54% aux USA, 49% en suède, 43% en Chine, 36% en Allemagne, 32% en Espagne, qui sont confiants en un avenir prometteur (Document de cadrage de la commission Hirsh-Insee), la France offre l’une des jeunesses les plus contrastée au monde. L’Elitisme à la Française est aujourd’hui pointé du doigt.
    • Facebook, Twitter, Blogs, Forums… la culture web unit cette génération et les suivantes. Tout se dit, tout se sait en temps réel sur tout. L’instantanéité de l’information, privée comme professionnelle fait loi ; le partage, référence. Aucune entreprise de fait, ne peut avoir l’arrogance de maitriser sa réputation, encore moins sa réputation employeur ! Au même titre qu’un dirigeant (DG, DRH, …) qui ne passe pas au minimum 50% de son temps sur le terrain avec ses troupes, ne pas maîtriser son empreinte numérique relève clairement de l’insouciance ou de l’irresponsabilité !
    • Pipo, trahison, violence, harcèlement, exploitation, méfiance, patrons voyous côtoient les mots envie, passion, réussite, argent, s’en sortir, lors de la première analyse sémantique dédiée aux mots sur l’entreprise sur internet chez les 18/28 ans (décembre 2008). Du pain sur la planche pour les Directeurs des Relations Humaines…
  • LES MARQUES COMMENCENT A ETENDRE LEUR CHAMP DE RESPONSABILITE A LA SPHERE SOCIALE (Courts Circuit, Février 2009)
    • Après avoir redonné un sens à la consommation via l’accomplissement personnel, la nouveauté c’est de recontextualiser la consommation dans un parcours de vie et de se mettre au service de la réalisation des projets de chacun. Les affaires humaines sont plus que jamais communautaires. On observe l’émergence de communautés de sens et de projet : la démocratie communautaire, fait du web la toile transactionnelle inter humaine, au profit de l’émergence du SENS DU BIEN COMMUN (idem).
    • 30 ANS DE MARKETING VOLENT EN ECLAT sous la pression des nouveaux comportements. Dirigeants, marketeurs, communicants, DRH, DAF (…) ont été dressés à un mot d’ordre : cibler le message ! Marque produits, marque institutionnelle, marque financière, marque sociétale, marque employeur. A chacun sa marque, son budget, sa sphère d’influence, ses prestataires, son ego… 36 discours pour une Marque qui finit par en perdre son latin au moment où l’individu, lui, redevient un « tout » en un seul clic !
    • Les années à venir vont inévitablement moraliser aussi les marques au profit d’un discours de cohérence et de preuves unique. La marque employeur deviendra la caution légitime des engagements de toutes sortes de la marque. De virtuelle la marque va redevenir humaine. Le défi étant que les dirigeants soient exemplaires dans le fond et la forme de leurs actes et soient capables d’habiter leur parole !
    • La reconquête de l’unicité de la marque, au sens Marque Maillot, est une réponse majeure à la crise identitaire des salariés, notamment des cadres supérieurs. Les exemples à ne pas suivre étant ceux de la Société Générale et de la Caisse d’Epargne qui n’ont rien trouvé de mieux que de sortir, au plus fort de la crise, un site Bankers Stories pour la première, véritable vitrine de salariés heureux et une campagne de pub pour la seconde sur le thème «  j’ai choisi, je suis conseiller à la Caisse d’Epargne » ; au même moment blogs, forums et autres échanges de vrais salariés, ancrés dans la vraie vie de ces institutions malades, se multipliaient pour exprimer le désarroi quotidien. A méditer par celles et ceux qui ne font de l’humain qu’un sujet de com !
  • « AUJOURD’HUI ET SURTOUT DEMAIN, TOUT SERA AFFAIRE DE REPUTATION, POUR LES ENTREPRISES COMME POUR LES SALARIES, FAISANT DE L’EMPREINTE NUMERIQUE * LE CŒUR D’UNE STRATEGIE IDENTITAIRE » (congrès HR, mars 2009).
    • « Nos vies sur internet à perpète. Sphère privée et univers professionnel se mêlent sur la toile. » (Le monde, 2 avril 2009). Tout comme les recruteurs peuvent tout savoir de leurs salariés comme des candidats, ceux-ci savent tout ou presque de l’entreprise ; management, salaires, ambiance, recrutement… l’entreprise est devenue transparente. Problème, elle feint de l’ignorer. 7 patrons sur 10 craignent pour la réputation de leur entreprise sur internet (Weber Shandwick, 703 dirigeants, 62 pays).
    • Avec le web, tous les protagonistes doivent établir de nouvelles règles du jeux fondées sur le respect de la sphère intime. Ne nous berçons pas d’illusions, à l’exhibitionnisme de certains, le voyeurisme d’autres sera au rendez vous. « Sans parler de l’intrusion des recruteurs dans un pays où près de 70% des CV sont bidonnés ou embellis » (APEC).
    • Avec 5 millions d’adeptes, 150% de croissance de son audience, Twitter titille Google : le principe est simple, après son inscription gratuite, le but est de faire connaitre à ses amis ou connaissances ce que l’on est en train de faire sous la forme d’un message de 140 signes maximum. Barak Obama en a fait une arme de conquête de sa campagne. Messages courts, ciblés, connectés en permanences, Twitter est pour l’instant l’avènement du concept communautaire interactif.
    • Pour nombre d’entreprises, les réseaux sociaux sont de très loin leurs premiers intranets sans que ces dernières ne maitrisent quoi que ce soit. Débordés par la quête d’interactivité, de confrontation positive et de transparence, les dirigeants, enclins à faire da la résistance face à la démocratie directe du web ne se rendent pas compte des dégâts qu’ils occasionnent à leur marque. Sans parler qu’ils se ringardisent très vite aux yeux de leurs troupes.
    • Point intéressant à noter : en 2008 l’audience des quotidiens a cru de 2.3% en France (Epic). Papier et web, la complémentarité est devenue enfin une réalité.
    •  
    • * concept crée et déposé en 2008 par E-Walking, cabinet conseil en réputation online de Dream Group.
  • MANAGEMENT ET PLATEFORME DE MARQUE AU CŒUR MEME DES STRATEGIES DE REPUTATION ET D’UNE VERITE TRANSVERSALE DES ENTREPRISES
    • L’entreprise devra le plus vite possible redevenir un lieu de communion pour revendiquer son exclusivité communautaire. Pour cela son ADN, sa Marque, ne doit plus rester un enjeu de communication, encore moins de direction de la communication, mais devenir à part entière un enjeu de gouvernance. Comment traduire en attitudes et comportements sa plateforme de marque ? Comment l’élever en feuille de route identitaire à la fois individuelle et collective ?
    • « Il faudrait élaborer une approche sociologique, philosophique et anthropologique de la marque maillot (ce qui distingue deux profils identiques, deux univers semblables…) capable de traiter les questions de sens et de communautés via la compréhension des situations communautaires, le sens du bien commun et l’utilité individuelle, source de fierté, véritable raison d’être « (extrait Courts Circuits).
    • La marque, à elle seule, peut, si elle est portée par une gouvernance qui habite sa parole, incarner la raison d’être de l’entreprise et sa capacité à engager ses communautés : elle seule peut remettre l’homme au centre de l’économie, du marketing, de la création … Devenue virtuelle depuis une vingtaine d’année les marques n’assument plus leur dimension d’agrégat d’énergies et de talents. « la valeur d’une entreprise dépend désormais à 40% de son sens immatériel contre 60% pour sa performance économique effective » (Burston – Marsteller, enquête auprès de 200 dirigeants et leaders d’opinion européen, octobre 2008).
    • Gouvernance et modèle de management sont placés au cœur des enjeux de réputation qui imposeront de plus en plus une exemplarité totale avec « le code de vie » imposé par la marque.
    • « Cette dernière va réhabiliter un profil de vrais patrons, femmes et hommes providentiels, capables de se donner à leurs équipes avec une vision du long terme à partager ». Sortir du seul compte d’exploitation pour VIVRE ET DONNER A VIVRE L’ENTREPRISE.
  • L’ENJEU REPUTATIONEL EST LA DERNIERE CHANCE A SAISIR PAR LES DRH POUR CONQUERIR LEUR LEGITIMITE SUR LE DEBAT DU SENS HUMAIN DANS L’ENTREPRISE DE DEMAIN
    • Engagement et motivation par temps de crise, est-ce encore envisageable à l’heure des cost killer qui « victimisent » les salariés, cadres et non cadres ? Rompre avec l’étiquette stupide de business Partner qui a insinueusement écarté du vrai busines les DRH, au profit d’une légitimité transversale au cœur même du business, tel est le défi de cette fonction qui se décline en dix axes :
    • Supprimer le « r » de Ressources au profit du « r » de Relations : les symboles font sens
    • S’approprier la plateforme de marque de son entreprise pour revisiter l’ensemble des process RH (recrutement, formation, EAE, intégration…)
    • Faire émerger les axes de réputation employeur capables de répondre à une question : dans trois ans que veut-on que l’on dise de notre entreprise en tant qu’employeur ?
    • Développer en cohérence avec ces axes une stratégie interne et externe de réputation, centrée sur la dynamique communautaire de l’entreprise et unifier les expressions employeur en faisant du management le premier levier de sa marque employeur.
    • Développer une e-gouvernance pour réhabiliter le lien entre « la tête et le corps de l’entreprise »
    • Traduire en actes simples et pragmatiques, la foi en sa marque maillot pour cultiver l’adhésion de ses troupes et développer un buzz positif.
    • Rompre avec la langue de bois RH au profit d’un langage vrai.
    • Imposer le leadership de son patron (en cas d’incompatibilité, en changer d’urgence)
    • Devenir soi même un leader d’opinion on et off line
    • Se battre pour élever la confiance en mode relationnel.
  • L’ENTREPRISE DOIT REVENDIQUER SON STATUT DE LIEU DE VIE ET FAIRE TENIR A SES DIRIGEANTS LEUR ROLE D’ANIMATEUR DE VIES !
    • Hervé Serieyx formule dix commandements du management de demain :
    • Le management de la confiance.
    • Le management de la coopération.
    • Le management de la créativité. Les gens qui échouent en innovant doivent passer devant ceux qui ne prennent aucun risque en maintenant la routine.
    • Le management de la convivialité.
    • Le management du courage. Chacun doit montrer qu’il n’a pas peur du risque. C’est aussi le courage de dire qu’on s’est trompé et les enseignements qu’on peut en tirer.
    • Le management de la communication : ce n’est pas parce que je parle beaucoup que je suis bien reçu et compris.
    • Le management de la crise, car il y en aura de plus en plus.
    • Le management de la capillarité – nous allons vivre de plus en plus en réseau.
    • Le management du changement.
    • Le management du cœur. Les entreprises vont avoir un très grand besoin de leaders qui sont aussi bien développés du cerveau gauche que du cerveau droit. Sans cela, encore une fois, elles ne pourront pas attirer et garder les meilleurs éléments. Sans cœur pas d’EBIT !
    Au-delà des questions de taille, une entreprise n’a qu’un seul et unique Patron. Se faire reconnaître de toutes les parties prenantes internes et externes est un enjeu de différenciation à assumer. Après la désincarnation du management virtuel, la personnalisation du leadership va s’imposer naturellement tant pour gagner des parts de marchés que des parts de cœur. Pour cela il faut du courage pour assumer la dimension militante de son projet de gouvernance ! Un dirigeant ne doit jamais oublier qu’il a les managers qu’il mérite. Etre compris pour espérer être suivi est une priorité dans la conquête de son propre leadership.
  • Premier groupe indépendant de Conseil en Réputation d’Entreprise Conseil en Réputation Employeur Cabinet de Relations Presse Corporate / RH Réputation avec les médias Cabinet Conseil en Réputation On line Cabinet de recrutement et de pré qualification Réputation candidats 134, rue du Point du Jour – 92100 Boulogne Billancourt – Tél. 01 46 08 63 00 – Fax. 0147 61 12 16 [email_address] – [email_address]