Action universitaire - juin 2003

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Action universitaire - juin 2003

  1. 1. l’Actionuniversitaire ❚ LE JOURNAL DE L’UNION NATIONALE INTER-UNIVERSITAIRE ❚ N°227 ❚ juin 2003 ❚ 2 Euros ❚❚ Menaces sur le service public La marque dede l’éducation ! l’extrème gauche Par Philippe Perez Le masque est rapidement tombé. A ujourd’hui, sincèrement, qui menace le plus l’avenir et la Personne n’y voit une privatisation de l’école. Le mouvement dit « social » s’est très vite révélé n’être qu’un mouve- ment politicien et revanchard. Enqualité du service public de l’éduca- effet, les mots d’ordre des manifes-tion : Luc Ferry ou les syndicats d’en- Réforme des retraites : les syn- tations dénonçant tout à la fois lesseignants ? dicalistes prétendent qu’avec la réfor- projets Fillon et Ferry, la mondiali- me des retraites des fonctionnaires, le sation, les lois « Sarkozy », ou desAprès ces gouverne- prétendues fermeturesjours de ment va fairemanifesta- d’Universités, n’avaient qu’un seul travailler lest i o n s , objectif, provoquer et instrumenta- enseignantsessayons de liser l’inquiétude des français à des jusqu’à 67 ouvoir au-delà fins « révolutionnaires ». 69 ans. C’estdes apparen- faux : mêmeces la signifi- ceux qui ont Tout dans ces grèves - les autoda-cation vérita- commencé à fés, les appels au boycott des exa-ble des dis- travailler plus mens, les violences contre les for-cours et des tardivement, ces de l’ordre, la désinformation etcomporte- à cause d’é- la calomnie - portait la marque dements des représentants syndicaux du tudes longues, pourront partir avec l’extrême gauche. C’est en effet ellecorps enseignant. une pension à taux plein au plus tard qui, après avoir débordé les centra- à 65 ans. Et n’oublions pas que les les syndicales, était à la manoeuvre,Décentralisation : les syndicalis- années à l’IUFM comptent pour la exhortant à la grève préventive, à lates prétendent que la décentralisation retraite des enseignants… dégradation de salles de classes, etconduit nécessairement à la privatisa- autres actions « coup de poing ».tion de l’éducation nationale. C’est On le voit donc, l’action principalefaux : les personnels non enseignants des syndicats enseignants, réside dans Mais pour une fois les français sedu secondaire vont être transférés aux la désinformation généralisée et pro- sont opposés au retour de ces nos-collectivités locales. Ils deviendront fessionnelle de l’opinion. Mais il y a talgiques du « grand soir ». Desfonctionnaires territoriaux, tout en plus grave : ils menacent les principes contre-manifestations se sont orga-conservant tous les avantages de leur mêmes du service public de l’éduca- nisées un peu partout en France, etstatut actuel. Leur gestion sera assurée tion ! Les juristes connaissent bien des collectifs, comme Stop la Grève,ainsi au plus près du terrain. ces grands principes qui régissent le se sont créés (cf. la dernière page).Aujourd’hui, dans les écoles déjà, de service public et en particulier l’éco- Toutes ces actions auront permisnombreux agents non enseignants le:: la continuité, l’adaptation, la d’encourager le gouvernement et de(agents de cantine, d’entretien, d’ac- neutralité et l’égalité. Tous ces princi- l’inciter à rester ferme, ce qu’il acueil) sont employés par les commu- pes, sans exception, sont en ce fait.nes, et personne ne s’en émeut… moment quotidiennement bafoués UNI - LA DROITE UNIVERSITAIRE - 8, rue de Musset - 75016 Paris - + 01.45.25.34.65 - fax. : 01.45.25.51.33 Directeur de la publication : J. Rougeot - CPPAP 51358 - dépôt légal deuxième trimestre 2003L’action universitaire - page 1
  2. 2. par une partie des enseignants eux- politique et de réserve envers ses élè- condition de pouvoir passer les exa-mêmes. ves ? C’est bien de refuser l’islamisa- mens malgré les grèves professo- tion des écoles françaises, ce serait rales... Ici, on vous permettra de sui-La continuité du service public sco- aussi très bien si on respectait la neu- vre normalement les épreuves delaire est mise en péril par la votre baccalauréat ou de votregréviculture permanente enra- Face au boycott des examens BTS, mais là on vous encinée dans les habitudes del’éducation dite nationale. Le L’UNI réagit empêchera, au nom de la soi- disant défense du servicedroit de grève peut bien Avignon public. Des piquets de grèveentendu être exercé par les ont bloqué l’accès de certai-enseignants, mais désormais, Après avoir été fermée par le Président de l’Université nes salles d’examens. Quellemême l’accueil des enfants à sous la pression des grévistes, l’Université d’Avignon a été irresponsabilité que celle del’école n’est plus assuré les rouverte par l’UNI et le collectif des étudiants contre le ces enseignants qui entraventjours de grève. boycott des examens. Les chaînes qui cadenassaient l’en- le déroulement normal des trée de l’Université ont été brisées devant la presse. examens, prenant le risqueL’adaptation du service Paris 1- Tolbiac immense de mettre en dangerpublic, c’est d’être toujours l’avenir scolaire et profession-en capacité d’évoluer pour Alors que les partiels étaient régulièrement interrompus nel de nombreux lycéens !remplir au mieux ses objec- par des nervis d’extrême gauche, l’UNI a lancé avec suc-tifs. En l’occurrence, la décen- cès une pétition contre le boycott des examens, ce qui a Comment, à la suite d’un teltralisation des personnels non notamment permis à des étudiants non grévistes d’être comportement, peut-on faireenseignants, pour une reçus par le vice-président de Panthéon Sorbonne. confiance à ceux qui préten-meilleure gestion et un enga- dent défendre la qualité dugement des collectivités, Perpignan service public ? Est-ce un ser-devrait au bout du compte vice public de qualité, celui Après avoir été empêchés de passer leurs examens enoffrir de meilleures conditions qui est en grève un jour par temps et en heure, certains étudiants, pénalisés pour leursde vie et d’études pour les mois et prive les élèves des inscriptions futures, ont décidé de porter plainte contreélèves, les collégiens et les cours qui leur sont nécessai- les professeurs qui appelaient ouvertement au boycott delycéens. res ? Est-ce un service public leurs examens. de l’éducation de qualité,Montée du communautarisme : Toulouse celui qui préfère empêcher lesLa laïcité est aujourd’hui reve- examens pour pouvoir mani-nue à la mode, mais elle n’est Le Président de Toulouse-Le Mirail, Rémy Pech, a propo- fester ? Comment avoiren réalité que la composante sé d’organiser des sessions d’examens « spéciales étu- confiance en ces enseignantsreligieuse d’un principe plus diants grévistes », l’UNI Toulouse a dénoncé, dans la pres- qui peuvent, sans scrupules,large, celui de la neutralité. Il se, cette proposition irresponsable et injuste qui nie le empêcher nos enfants de pas-s’agit bien, au-delà de la neu- principe d’égalité devant l’examen. Affaire à suivre.. ser et de réussir leurs exa-tralité religieuse, de la neutra- mens ?lité politique et idéologique Nancydu contenu des enseigne- Le conseil d’administration de Nancy 2, a rejeté le boycott S’il y a bien une crise de l’é-ments et des personnels des examens. L’action de l’UNI dans les AG précédent le cole, elle est aussi largementenseignants. En effet, par leur conseil et au sein du conseil a été déterminante puisqu’el- celle de la mentalité de cesposition d’autorité envers de le a permis de faire entendre la voix de la majorité des enseignants. Attention à cejeunes consciences plus étudiants non-grévistes. que, par les attitudes jus-influençables, les enseignants qu’au-boutistes de certainsseraient en mesure d’imposer Le Havre d’entre eux, les enseignantsleurs convictions religieuses ne perdent pas leur autoritéou politiques, d’où cette obli- Une motion déposée lors du conseil d’administra- morale auprès des élèves etgation de stricte neutralité. tion du 12 juin 2003 visant à octroyer une session de leurs parents, et leur crédit de rattrapage supplémentaire pour les étudiants dans l’opinion des Français !Que penser alors des ensei- grévistes a été rejetée suite au travail des élus d e Les Français sont compréhen-gnants qui expliquent aux élè- l ’ U N I . sifs, mais ils ne tolèreraientves et à leurs parents que « le gouver- tralité politique. pas que l’avenir de leurs enfants soitnement casse l’école publique », que menacé par des revendications cor-« Raffarin et Ferry veulent privatiser Enfin l’égalité, qui signifie l’égalité de poratistes : la vraie menace qui pèsel’école » et autres inepties et menson- traitement entre les usagers du servi- dorénavant sur l’école, elle vient deges ? Est-ce bien là respecter cette ce, c’est-à-dire les élèves, les candi- l’irresponsabilité des syndicatsobligation impérative de neutralité dats aux concours et aux examens. A enseignants. page 2 - L’action universitaire
  3. 3. ❚ A Lille, la République boit Agenda du bureaula tasse ! nationalA Lille, c’est une nouvelle étape presque faire sourire si elle n’était 2 juin : Audition au ministère dedans l’escalade communautariste, pas légitimée par Martine Aubry, léducation nationale concernantdont est victime notre pays, qui a maire de Lille, comme un moyen le projet de loi sur lautonomieété franchie. En effet, avec la béné- de « faire en sorte que les services des universités.diction de la mairie de Lille, une publics donnent à chacun la mêmepiscine municipale réserve, depuis chance » (déclaration faite au 4 juin : Réunion en formationdeux ans, des cré- congrès de Dijon). plénière de la Commissionneaux horaires aux Cette volonté mani- Armées Jeunesse.seules femmes. feste d’adapter leDurant ces plages service public à cer- 5 juin : Conseil Supérieur dehoraires, même le taines règles com- lEducation.personnel d’enca- munautaires sous la 11-13 juin : Réunion du CNESERdrement masculin pression, notam- en formation spéciale sur lhabili-est exclu et pour De quoi remettre cette ment, d’organisa-compléter le tableau, campagne au goût du jour ! tions islamistes est tation des diplômes universitai-les baies vitrées de contraire aux princi- res.la piscine sont à cette occasion pes républicains de laïcité mais 12 juin : Conseil dadministrationbâchées pour éviter les « regards aussi d’équité. La multiplication de de lOffice du Tourismeconcupiscents ». ce type de pratiques conduit Universitaire. inexorablement à un éclatement deCette réglementation pourrait la Nation française. 16 juin : CNESER 21-22 juin : Présentation du bilan❚ Fondamentalisme d’activité du Conseil National de la JeunesseTensions et provocations à 23 juin : CNESER (habilitations)l’I NALCO 25 juin : Comité LICENCEDepuis plusieurs mois, des étu- signer une charte rappelant les 26 juin : Conseil Supérieur de l’É-diants islamistes multiplient les principes et les valeurs de l’ensei- ducation (CSE) en présenceprovocations et perturbent les gnement supérieur Français. de Luc Ferry et de Xavier Darcoscours d’arabe de l’INALCO : refus 26 juin : Comité MASTERde certaines étudiantes de passer Dans un communiqué de presse,des oraux avec des professeurs l’UNI a tenu à soutenir le prési- 26-28 juin : Policy days de l’EDS àmasculins, une enseignante empê- dent de l’INALCO dans cette Nicosie (Chypre)chée de faire son cours par un entreprise car il est inadmissible« étudiant » au seul motif que c’est de voir certains étudiants, sous @une femme, ou bien « une fille prétexte d’une pratique religieuse,voilée qui refuse de répondre à refuser de passer des examens ouson enseignant, sous prétexte que de se soumettre aux règles com-la voix féminine est impudique » munes. L’UNI en a profité pour L’actualité universitaire(in l’express). rappeler que les établissements sur internet : d’enseignement public ne doiventFace à ces incidents, le président en aucun cas devenir le théâtredes « Langues O » a décidé de d’expression de l’extrémisme reli- www.uni.asso.frréagir et proposera à la rentrée à gieux.tous les nouveaux étudiants de page 3 - L’action universitaire
  4. 4. ❚ Stop la grèveHistoire d’une réussiteLe collectif Stop la grève, initié dans la France entière. Lors depar l’UNI, est né en mai dernier. Il la contre manifestation du 15vise à fédérer la France réelle et à juin à Paris, les autocollants ontfaire entendre la voix des victimes connu un très grand succès, his-des grèves à répétition, face à cer- sant le logo de Stop la grève autains syndicalistes qui ne défen- rang de symbole de cette jour-dent que leur petit pré carré. C’est née. Les médias s’en sontdans cet esprit, que Stop la grève d’ailleurs largement fait l’écho ena décidé de relancer le débat sur faisant apparaître l’autocollant etle service minimum, notamment les affiches comme illustration Le collectif Stop la grève après cesgrâce à une pétition disponible sur du mouvement anti-grève. premiers succès, restera vigilant et mobilisé au cas où la rentrée serait Des idées relayées ❚ Lu dans la presse à nouveau perturbée par des agi- tateurs professionnels. A la suite de ces actions, l’idée du “La manifestation anti-grèves de dimanche (15 juin 2003) a éton- service minimum, proposition du candidat Chirac lors des dernières ❚ Sur internet né par son ampleur. Une mobili- Plus de 700 000 connexions ! élections présidentielles, trouve de sation qui, au-delà des choix plus en plus d’échos. Les derniè- Le site internet www.stoplagre- politiques s’explique en grande partie par l’impact du site web res déclarations du secrétaire ve.com mis en ligne au début du stoplagreve.com. (...) L’initiative d’Etat aux transports, Dominique mois de juin a connu des pointes la plus réussie aura sans doute Bussereau, indiquent que la de fréquentation très importan- été celle des cartes postales concertation sur le service mini- tes au moment des grèves. On a électroniques détournant des mum dans les transports devra relevé plus de 700 000 slogans de la RATP, de la Poste aboutir d’ici la fin 2003. Le connexions durant les trois pre- et des affiches de film.” Premier ministre, Jean-Pierre mières semaines du mois de 01net du 18 juin 2003, journal lea- Raffarin, a quant à lui réaffirmé sa juin. der de la presse informatique volonté de voir naître un service minimum dans les transports afinle site, qui a rencontré un succès que les Français ne soient plustrès important. D’abord étudiant, pénalisés par les comportementsle collectif a très vite été rejoint d’irresponsables. Même la propo-par de nombreux salariés. sition de loi du député Jacques Kossowski (Hauts-de-Seine) visantUn logo devenu symbole à instaurer un service garanti, qui avait été quelque peu oubliée, faitL’autocollant et les affiches Stop la à nouveau parler d’elle.grève ont rapidement « fleuri » l’Action Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . universitaire LE JOURNAL DE L’UNION NATIONALE INTER-UNIVERSITAIRE Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code Postal : . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. : . . . . . . . . . . 8, rue de Musset 75016 Paris Profession : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Etablissement : . . . . . . . . . . . . . . . . . . ✆ 01.45.25.34.65 ❏ désire s’abonner à l’Action universitaire 38 euros (un an) fax : 01.45.25.51.33 ❏ désire souscrire un abonnement de soutien à partir de 230 euros : . . . . ❏ désire soutenir financièrement l’UNI et verse : ❏ 300 euros ❏ 500 euros ❏ 1.000 euros ❏ . . . . . . . euros Imprimé par nos soins ❏déclare adhérer à l’UNI 35 euros (lycéens 5 euros, étudiants 10 euros, membre bienfaiteur 100 euros, cotisation de soutien à partir de 200 euros) CCP 30 075 33 Y Orléans La Source Date et signature : page 4 - L’action universitaire

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