• Like
Action universitaire - avril 2003
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Thanks for flagging this SlideShare!

Oops! An error has occurred.

Action universitaire - avril 2003

  • 419 views
Published

AU 225

AU 225

Published in Education
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Be the first to comment
    Be the first to like this
No Downloads

Views

Total Views
419
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
0

Actions

Shares
Downloads
0
Comments
0
Likes
0

Embeds 0

No embeds

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
    No notes for slide

Transcript

  • 1. l’Actionuniversitaire ❚ LE JOURNAL DE L’UNION NATIONALE INTER-UNIVERSITAIRE ❚ N°225 ❚ avril 2003 ❚ 2 Euros ❚❚ Entretien avec Jean LemièreQuel avenir pour les IUT96% des chefs d’entreprises se des esprits, conjuguée à un enca- ou allemands. Penser en nombrefélicitent des formations dispen- drement pédagogique fort, qui d’années n’a donc pas de sens.sées dans les IUT. Pourtant des permet d’entrer dans l’entreprise C’est le niveau de formation quiinquiétudes grandissent sur la avec des acquis que l’expérience compte, c’est la pédagogie des IUTdisparition des IUT. Selon vous, professionnelle viendra enrichir. qui doit primer. Les ECTS favora-quelles sont les raisons pour le bles aux formations des autresmaintien des IUT ? pays européens cachent, dans un souci d’harmonisation, des diffé-Les IUT et leurs DUT sont forte- rences fondamentales dans lement reconnus par le monde pro- contenu des enseignements, dansfessionnel. A côté des BTS, ils la manière d’enseigner et dans leoccupent une place particulière : type de relations entretenues avecils proposent une formation très les entreprises.liée à l’entreprise et bénéficient Par ailleurs transformer les DUTde la compétence des enseignants en bac +3 serait une erreuruniversitaires et du second degré. majeure, au coût important, et quiIls permettent, selon les aspira- allongerait la durée des études entions des diplômés, soit une brisant un rythme qui constitueinsertion professionnelle deux ans une réelle dynamique.après le bac, soit une excellente La place des DUT, cycle de deuxpoursuite d’études en école d’in- ans, se trouve à côté des BTS, desgénieurs, de gestion, de commer- DEUG et des classes préparatoi-ce, en IUP, en licence profession- C’est aussi cette dynamique de res.nelle, en MST ou en formation travail qui permet de poursuivre un cursus dans les formationscomplémentaire. L’autre force des DUT vient du supérieures sans difficultés. fait qu’il s’agit de diplômes natio-Or, aujourd’hui il serait question naux. L’échec relatif des licences L’alignement sur le modèle licen-de les transformer. Pourquoi vou- professionnelles régionales, voire ce / master / doctorat, qui risqueloir à tout prix changer une for- « locales », mal reconnues en d’entériner la disparition des IUT,mation qui a fait toutes ses preu- dehors de leur bassin de forma- est une erreur. La référence à unves ? Certes, les programmes d’é- tion est un exemple à méditer modèle européen masque unetudes sont importants, entraînant avant de détruire ce qui a réussi : réalité : les étudiants titulairesun rythme soutenu pendant les un modèle français qui permet de d’un DUT ont un niveau supé-deux années de formation. réunir dans une équipe pédago- rieur à leurs homologues anglaisPourtant, c’est cette mobilisation gique des universitaires, des pro- UNI - LA DROITE UNIVERSITAIRE - 8, rue de Musset - 75016 Paris - + 01.45.25.34.65 - fax. : 01.45.25.51.33 Directeur de la publication : J. Rougeot - CPPAP 51358 - dépôt légal deuxième trimestre 2003L’action universitaire - page 1
  • 2. fesseurs du second degré et des mi-parcours, , un bilan pour soutenances auxquelles participeintervenants issus du monde de apprécier la réussite ou l’échec des le commanditaire de l’étude (chefl’entreprise. objectifs. Il faut par ailleurs agir d’entreprise, responsable de col- directement sur l’orientation des lectivité territoriale, présidentLes titulaires de DUT sont de plus étudiants, offrir de véritables d’association) sont un véritableen plus nombreux à vouloir pour- bourses technologiques supplé- exercice pédagogique qui préparesuivre leur cursus. mentaires à leur arrivée en DUT, à la vie professionnelle.Selon quelles modalités, d’après BTS, DEUG et classes préparatoi-vous, la création d’une filière tech- res. Il faut aussi trouver desnologique permettrait-elle de moyens similaires pour renforcer Considérez-vous comme essentielrépondre à cette attente ? l’attractivité des IUP et des écoles le statut d’autonomie des IUT vis d’ingénieurs concernés. à vis des universités ?La poursuite des études après leDUT est variable selon les dépar- C’est une action volontariste qui Le modèle des IUT a déjà essaimétements de formation et oscille requiert un travail avec les chefs dans l’université (IUP, licencesentre 45 et 65 %. Elle est totale- d’entreprise, les proviseurs de professionnelles). L’une des rai-ment légitime. Les étudiants des lycées, les directeurs d’IUT, les sons de la réussite des IUT tient àIUT réussissent très bien en école conseillers d’orientation. Dès la leur autonomie d’action garantied’ingénieurs ou de commerce, première année de ce plan, des par l’article 33. Le directeur d’IUT,dans la filière comptable, en MST actions de communication doivent ordonnateur principal des dépen-etc. Ils sortent d’ailleurs souvent être entreprises en direction de ses et des recettes, met cette auto-major de promotion. l’ensemble des élèves. nomie et sa réactivité au service des décisions prises par le conseilEn terme d’organisation générale, En particulier, les jeunes femmes d’administration et le conseil deil faut conserver le socle Bac + 2 doivent savoir qu’il n’y a plus direction.: DEUG, DUT, BTS, classes prépa- dans l’industrie de métiers réser-ratoires. Ensuite, les licences clas- vés aux hommes. Compte-tenu de Le fléchage des moyens attribuéssiques, technologiques ou profes- leur réussite indéniable dans le par le ministère entraîne unesionnelles, les formations spéciali- système éducatif, elles peuvent responsabilisation de la gestion desées de niveau bac + 3 ou l’inté- prétendre à une carrière réussie l’institut. Les IUT sont des unités àgration dans une école d’ingé- dans l’entreprise industrielle. Aux dimension humaine et responsa-nieurs, de commerce, de gestion chefs d’entreprise de répondre par bles de leur destin. Ils pratiquent,ou d’un IUP. le principe « à responsabilité pour mieux connaitre l’efficacité égale, salaire égal et promotion de leur formation, l’audit perma-A l’horizon 2005/2006, des cen- égale ». nent : origine des étudiants, leurtaines de milliers de techniciens, réussite, les raisons de leur echec,de cadres et d’ingénieurs issus des Les IUT sont connus pour les rela- leur devenir après le DUT, l’adé-générations du baby boom vont tions qu’ils entretiennent avec le quation des unités de programmepartir en retraite. Actuellement, et tissu économique local. Ces liens avec l’entreprise etc.en particulier pour ce qui est des sont-ils source de valeur ajoutéeformations technologiques indus- en terme de pédagogie? Ces interrogations constantes per-trielles, nous sommes incapables mettent de se remettre en cause etde pallier la totalité de ces départs. Les IUT proposent à leurs étu- de s’adapter aux nouveaux étu-C’est un véritable défi qui est diants des stages mais aussi beau- diants qui ne sont plus ceux deslancé à notre Nation. Nos forma- coup d’actions en direction de années soixante-dix et à l’entrepri-tions technologiques industrielles leur environnement économique se qui, elle aussi, change.attirent trop peu d’étudiants. local : études commerciales, étu-Donc, avant de parler de filière des techniques, études financièrestechnologique, il faut lancer un etc.véritable plan pour les formationstechnologiques industrielles sur Ce contact avec la société réelle estune durée de 3 ou 4 ans avec à essentiel dans la formation. Les page 2 - L’action universitaire
  • 3. Communiqué de presse Action IUTRéforme LMDL’UNI appel à la vigilance.Le ministre, après avoir fixé les objectifs en matière d’harmonisation euro-péenne, a décidé de laisser une large part à l’expérimentation dans la miseen oeuvre de la réforme. C’est dans cet esprit que le CNESER du 31 mars2003 a auditionné trois Présidents d’Université sur leur projet d’applica-tion de cette réforme.L’UNI (Droite Universitaire) avait déjà exprimé ses craintes quant à l’ap-plication de la réforme à l’occasion de la communication de la CPU endate du 20 février dernier. Leurs propositions témoignaient d’une incom-préhension notoire des aspirations étudiantes et risquent de conduire àun moule unique universitaire. Les IUT, notamment, perdraient leur spé-cificité basée en grande partie sur leur autonomie, alors que c’est celamême que plébiscitent étudiants et chefs d’entreprises.L’UNI n’a pas été plus rassurée par les exposés des Présidentsd’Université lors du CNESER. Ils laissent présager une complexification Commander le nouveaunotoire des offres de formation, alors que les étudiants attendent de la numéro d’Action IUT.réforme LMD une clarification des formations. De plus, l’UNI s’inquiètedes démarches très hétérogènes adoptées par les Présidents d’Université Par courrier à Action IUT,concernant l’application de la réforme. 8, rue de Musset, 75016 ParisEnfin, l’UNI met en garde contre une « secondarisation » de l’Université @qui, sous couvert d’un tronc commun élargi, consisterait à faire del’Université une continuation directe du lycée, repoussant indéfinimentune spécialisation. L’actualité universitaireC’est la raison pour laquelle l’UNI a, hier, déposé une motion (ci-jointe), sur internet :examinée tardivement et rejetée, demandant une plus grande vigilance duCNESER quant à l’application de la réforme LMD dans les Universités etla mise en place d’un comité national de pilotage pour en assurer la cohé- www.uni.asso.frrence l’Action Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . universitaire LE JOURNAL DE L’UNION NATIONALE INTER-UNIVERSITAIRE Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code Postal : . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. : . . . . . . . . . . 8, rue de Musset 75016 Paris Profession : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Etablissement : . . . . . . . . . . . . . . . . . . ✆ 01.45.25.34.65 ❏ désire s’abonner à l’Action universitaire 38 euros (un an) fax : 01.45.25.51.33 ❏ désire souscrire un abonnement de soutien à partir de 230 euros : . . . . ❏ désire soutenir financièrement l’UNI et verse : ❏ 300 euros ❏ 500 euros ❏ 1.000 euros ❏ . . . . . . . euros Imprimé par nos soins ❏déclare adhérer à l’UNI 35 euros (lycéens 5 euros, étudiants 10 euros, membre bienfaiteur 100 euros, cotisation de soutien à partir de 200 euros) CCP 30 075 33 Y Orléans La Source Date et signature :
  • 4. Quelles opportunités après un DUT ?Le DUT est un diplôme à forte valeur ajoutée professionnelle qui permet à son titulaire aussi bien une inser-tion professionnelle rapide qu’une poursuite d’études. La vie active à bac +2Pour ceux dont le choix se portera sur l’insertion professionnelle après l’obtention de leur diplôme, le pre-mier emploi ne devrait pas trop se faire attendre. Pour 56% des chefs d’entreprises, le DUT est le diplômele mieux adapté au monde de l’entreprise.De « fortes connaissances techniques, une grande facilité d’adaptation et une forte aptitude à évoluer au seinde l’entreprise» sont les qualités reconnues aux diplômés d’IUT.Néanmoins, les débouchés sont plus nombreux pour le titulaire d’un DUT du secteur industriel que pourcelui d’un DUT du secteur tertiaire. La poursuite d’études60 à 70% des étudiants d’IUT poursuivent leurs études après l’obtention du DUT. Mais la situation est dif-férente entre les titulaires d’un DUT du secteur secondaire de ceux du secteur tertiaire. Si les premiers setournent en priorité vers la vie active certains font le choix d’une année de spécialisation voire d’une écoled’ingénieurs. Les seconds privilégient au contraire la poursuite d’études en faculté ou en écoles.- La licence professionnelleLa licence professionnelle répond à des besoins nouveaux de compétences et de connaissances du monde del’entreprise. Ce diplôme est très lié à un bassin industriel et d’emploi local, ce qui constitue un atout.- Les DNTSLe Diplôme National de Technologie Spécialisé (DNTS), qui avait été créé en 1995 à l’initiative de l’UNI,dispense une formation en un an par alternance sur la base d’un projet en entreprise.- Les diplômes post-DUTLes diplômes post-DUT sont une phase de transition entre les études et le monde du travail. Cette année despécialisation (on en compte près de 1 300 en France) apporte surtout un “plus” pour l’accès à l’emploi dansla mesure où elle donne une double compétence.- L’université15 à 18% des diplômés d’IUT décident de poursuivre leurs études à l’université. Leurs choix se portent plusparticulièrement sur des filières professionnalisantes tels que les IUP, MST ou MSG, entre autres. En effet, peusont les étudiants qui s’orientent vers des études générales théoriques.- Les écoles d’ingénieurs et de commerceDe plus en plus d’écoles, qu’elles soient d’ingénieurs pour les titulaires d’un DUT secondaire ou de commer-ce pour les titulaires d’un DUT tertiaire, développent des admissions parallèles très prisées. page 4 - L’action universitaire