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Action universitaire - octobre 2007
 

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    Action universitaire - octobre 2007 Action universitaire - octobre 2007 Document Transcript

    • l’Action universitaire Le journal de l’Union Nationale Inter-universitaire N°252 octobre 2007 2 eurosQuand l’extrême gauche reprend le chemin EDITOdes universités Démocratie populaire ? Par Gabriel AlibertS uite aux mauvais scores de l’extrême gne comme la mondialisation économique gauche aux élections présidentielles sont directement en prise avec leurs ques-et législatives, nous aurions pu penser que le tionnements et leurs valeurs universalistes. Les chantres de la démocratie popu- laire de retour dans les facs. Les premiers frimas de novembreglas du PCF et de ses nébuleuses salariales et Les dernières enquêtes montrent d’ailleurs ont été marqués par le retour desétudiantes avaient enfin sonné, moins de chez les jeunes une plus grande sympathie étudiants bloqueurs d’universités.quatre-vingt dix ans après la révolution d’oc- envers l’alliance LCR/LO, dont Besancenot Fidèles à une méthode éprouvée ilstobre 1917. Toutefois ce constat apparaît à la est l’un des porte-paroles, que dans l’ensem- nous resservent leurs AG façonlumière des événements nationaux bien dif- ble de l’électorat. Selon les derniers sondages, démocratie populaire. Pour le bonférent. En effet, la politique d’ouverture 12 % d’entre eux affirment qu’ils pourraient déroulement d’une AG, une poignéeamorcée par le gouvernement contribue à bien, lors des prochaines régionales, voter de militants d’extrême gauche suffit,long terme à mettre les pour la coalition d’extrême il n’est d’ailleurs pas nécessaire qu’ilssocialistes dans l’impasse, “L’ouverture permet de gauche. Ce taux n’est que de soient étudiants. Il convient d’êtremais à court terme, le cur- diviser momentané- 6,5 % dans l’ensemble de la armé d’un prétexte allant du refusseur des tendances poli- population. Cette mutation des tests ADN à l’autonomie destiques tend à se déplacer ment les socialistes, elle rapide et profonde ouvre de universités et le tour est joué. Pas devers l’extrême gauche. Ainsi, radicalise à l’extrême nouvelles perspectives notam- gros moyens à mettre en œuvre, nisi l’ouverture permet de l’aile gauche du PS.” ment auprès d’une jeunesse en liste électorale, ni bulletin de vote etdiviser momentanément les manque d’idéal. Dès lors il encore moins d’urnes et d’isoloir,socialistes, elle radicalise à importe pour certains poli- seule une main levée est nécessaire.l’extrême l’aile gauche du PS. Quoi de plus tiques d’instrumentaliser les maux de la jeu- Cette main levée, avec plus ou moinsnormal donc de voir Besancenot haut dans nesse. de liberté, décrète le blocage d’uneles sondages. Deuxième personnalité préfé- université. Pour s’en convaincre, nulrée chez les sympathisants de gauche, le lea- Pour une grande partie des militants d’extr- besoin d’extrapolation. Ainsi lader de la LCR est aussi avec Kouchner le me gauche, les événements de mai 68 sym- CNT et Sud étudiant écrivent-ellesseul homme politique classé dans le Top 50 bolisent un âge d’or, une époque à refaire, à au sujet des AG que « la démocratiedes personnalités préférées (38ème place)1 redécouvrir. Ce mythe continue d’être ali- ne réside pas dans le vote, mais dansdes Français. menté à l’exemple des militants de l’AGEN, la participation de chacun à lélabo- groupuscule d’extrême gauche de Nanterre, ration des problèmes que lon jugeLe PS ne sachant où se positionner, comme dont les tracts concernant leur université importants ». L’Unef se fait l’apôtrel’illustre l’impossible consensus et l’introuva- pleurent l’époque « où Nanterre était le sym- du noyautage pour une AG réussie :ble ligne directrice vis-à-vis de certaines lois bole de mai 68, où règne maintenant la peur « Pour aider le camarade qui tient la(immigration choisie, traité européen…), distillée par les autorités ». En 1968, présidence, il faut absolument desl’extrême gauche apparaît aux yeux d’une l’Université avait été la cible de violence. Le cadres qui soient chargés de gérer lapartie de l’électorat de gauche comme la but réel résidait dans une entreprise de type salle, faire intervenir les camaradesseule et véritable locomotive aux idéaux subversif, qui s’était d’abord portée sur pour que l’UNEF ou des prochessocialistes. l’Université parce que c’était un secteur stra- UNEF interviennent dans notrePlus grave encore demeure l’image des mou- tégique, celui de la formation des jeunes. sens ».vements d’inspiration marxiste auprès de la Depuis, l’Université demeure un ferment de Face à ces quelques exemples dujeunesse, puisque la candidature de la contestation et bien souvent un élément retour de la démocratie populairesBesancenot au premier tour de la présiden- déclencheur d’une mobilisation de grande dans les facs, laissons la conclusion àtielle a trouvé un certain écho dans les jeunes envergure. Sous couvert du bien-être des Ernesto Che Guevara : « en aucunegénérations qui souhaitaient affirmer une générations futures, les leaders étudiants, manière les travailleurs n’ont le droitprotestation à gauche. Ses thèmes de campa- relayés et récupérés par les politiques, tentent de faire grève. » bien souvent de mettre les étudiants dans le UNI - LA DROITE UNIVERSITAIRE - 34, rue Emile Landrin - 92100 Boulogne - tél : 01.78.16.40.30 - fax. : 01.78.16.40.31 Directeur de la publication : J. Rougeot - CPPAP en cours de renouvellement - dépôt légal troisième trimestre 2007 - Mensuel L’action universitaire - page 1
    • camp de la contestation et de l’opposition. Clermont) ou encore totalement hors de revanche « il s’inscrit plus généralement contrôle comme à Grenoble. En outre, la dans une offensive à l’encontre du pouvoirDepuis la rentrée universitaire une poignée position de l’UNEF apparaît au fil des évé- en place ». Tout est prétexte pour exprimerd’étudiants commencent à se mobiliser et à nements de moins en moins claire. Après leur pouvoir de nuisance, « les cheminots, lamobiliser la communauté universitaire avoir clamé par monts et par loi sur l’ADN, lescontre la loi LRU (autonomie des universi- vaux qu’il ne s’opposerait pas « Ce mouvement naît du pré- profs, les fonction-tés), par le biais de nombreuses assemblées à la loi d’autonomie des uni- texte de la loi sur l’autonomie naires », tout estgénérales. Toutefois, déformant le sens et le versités, le Président de des universités ». En revanche bon « pour prendrefond de la loi, ces groupes fustigent les l’UNEF exhorte ses militants le pavé ».Présidents des universités de « futurs à participer aux AG et aux « il s’inscrit plus généralementPDG », annoncent la concurrence des uni- actions contre la loi LRU. dans une offensive à l’encontre Ainsi, il s’agit bienversités, et font planer le spectre de la sélec- Cette ambiguité illustre la du pouvoir en place ». plus d’une opposi-tion. Pourquoi ne veulent-ils pas voir dans volonté de l’UNEF de ne pas tion globale à lala concurrence le socle de l’émulation qui être dépassée par les événements. Il impor- société. Les événements et les réformesfait naître l’excellence? te à l’UNEF de pouvoir contrôler ce mou- actuelles (régimes spéciaux, loi sur l’ADN,Prônant la « convergence des luttes » avec vement, et de le récupérer à des fins pure- réforme de la fonction publique) sontles salariés, les militants et sympathisants de ment électoralistes. Toutefois, les événe- autant de fronts qui s’ouvrent pour eux,différents mouvements d’extrême gauche, ments semblent montrer que le mouvement leurs offrant la possibilité de pouvoir faireSUD-étudiant, JCR, FSE, CNT, dépasse l’UNEF, au point que certaines sec- une action générale. Ils font le pari que leAlternative Libertaire, relayés par un grand tions locales contestent la direction natio- moment est opportun pour retourner dansnombre de syndicats d’enseignants et de nale. la rue. Les groupuscules étudiants saventpersonnels (UNSA, SENsup, FSU, UEC, que leur mouvement entre en résonnanceLCR, CGT jeunes), demandent le retrait Pour donner l’illusion avec tous ceux qui s’oppo-de cette loi qu’ils qualifient de « libérale et de légitimité, les AG “Il importe à l’UNEF de sent à la réforme du pays.libertaire » et s’opposent à la privatisation de font l’objet d’une mani- pouvoir contrôler ce mouve- Aussi, observons-nous unl’Université. Pour ce faire, leur mouvement pulation savamment ment, et de le récupérer à des véritable Tour de Francede contestation prend la forme de blocages orchestrée par des grou- des revendications,pluscomme à Rouen, Tolbiac, Aix-Marseille I, puscules d’extrême- fins purement électoralistes”. ubuesques les unes que lesRennes II, Tours, Caen… qui s’imposent gauche (Bureau autres. Quel lien entre lapar la violence et les dégradations. Enfin, le Politique acquis à la loi d’autonomie et la régu-tableau ne serait pas complet sans les vieux cause, intervention et prise de parole prépa- larisation des Sans-papiers ? Il s’agit enbriscards, professionnels des blocages et rées, vote à main levé, répartition dans l’am- réalité non seulement d’une volonté farou-autres actions comme ces anarchistes ita- phithéâtre des militants pour pouvoir che de s’opposer au gouvernement légitime-liens qui viennent compléter les rangs des contrôler l’ensemble des participants). ment mis en place, mais d’une oppositioncontestataires à Tolbiac. Ainsi, ils parviennent à fédérer tous les radicale, dogmatique et idéologique aussi à mécontents : étudiants, salariés, fonction- la société « libérale ». Dans certaines deParallèlement à ce retour en force de l’extrê- naires, en les mettant dans le même sac. A leurs revendications, ces étudiants se fontme gauche à l’Université, s’ajoute l’annonce partir de là, il importe de fonder des déci- les chantres nostalgiques d’un collectivismedu départ de Bruno Julliard de la sions, des revendications, qui bien souvent et d’une vision économique de type com-Présidence de l’UNEF, qui contribue depuis dépassent le simple champ du monde uni- muniste. instituée par la révolutionla rentrée uni- versitaire. Car si ce mouvement d’Octobre 1917.versitaire à “Pourquoi ne veulent-ils pas voir naît du prétexte de la loi d’auto-installer un dans la concurrence le socle de nomie des universités, il s’inscritclimat de plus généralement dans unecompétition. l’émulation qui fait naître l’excel- offensive à l’encontre du pouvoirCette bataille lence?” en place.interne relayée Ainsi par exemple, le 25 octobrepar des stratégies idéologiques laisse la plu- à Rouen, une AG organisée par Sud etpart des sections locales de l’UNEF livrées l’UNEF locale (qui a depuis fait scissionà elles-mêmes. Devant la volonté de l’extrê- avec l’UNEF nationale) a déclaré la grèveme gauche de mettre « le feu » à l’Université puis l’occupation et le blocage deet celle d’isoler l’UNEF (à Nanterre par l’Université. Ce blocage annoncé ne seraexemple, car pour l’AGEN et la CNT : même pas passé par la case manifestation.“l’UNEF n’était pas à l’origine de mai 68”), Quoi de mieux que de bloquer l’accès à l’u-les Unefs locales pourraient et semblent niversité pour mettre les étudiants, pris end’ailleurs avoir la tentation de jouer la sur- otages, à la rue ? Dans un manifeste,enchère pour conserver la suprématie. Cela l’UNEF scissionniste et Sud expliquentest d’autant plus vrai que si la direction de qu’ils ont « retenu des cheminots : la forcel’UNEF nationale est traditionnellement de paralysie, la capacité à dérégler ». « Duproche du PS, localement les militants de CPE ils ont appris la possibilité de vaincre 1Paru dans le JDD en date du 14 aoûtl’UNEF semblent beaucoup plus radicaux dans l’affrontement ». Alors, quelle est leur 2007.quand ils ne sont pas eux-mêmes membres motivation ? Peu importe, comme ils l’écri-d’organisations d’extrême gauche comme la vent « ce mouvement naît du prétexte de laJCR ou la LCR (exemple de Caen ou loi sur l’autonomie des universités ». Enpage 2 - L’action universitaire
    • Hugo ChavezLe socialisme à visage inhumain BrèvesHugo Chavez, drapé dans son costume de les deux bouts avec un brent de qualité L’UNI- Lycée, un acteur incontournable !nouveau Bolivar, est arrivé au pouvoir en médiocre à tout juste 10$ le baril à la fin des1998 à la faveur d’un scrutin dont il a su sor- années 90. Les tensions tant du point de vue Une délégation de l’Uni-Lycée a été reçue partir vainqueur par défaut, l’électorat vénézué- de la quantité disponible de pétrole que de la Ministre de l’Enseignement Supérieur,lien étant las d’une classe politique corrom- celui de la géopolitique du pétrole (une Irak Mme Valérie Pécresse, mardi 23 Octobrepue et d’un système démocratique à bout de exengue, une Iran belliqueuse pour ne citer 2007. L’UNI-Lycée a mis en avant des propo-souffle. Cet officier nourri aux mamelles du qu’elles) ont aujourd’hui changé la donne. A sitions concrètes qui ont reçu un bon accueil demythe bolivarien et fils putatif de Castro, Caracas, Hugo Chavez profite d’un baril qui la part de la ministre.avait été l’un des instigateurs du coup d’Etat devrait dépasser les 100$ d’ici peu. Chavez La délégation a rappelé que 60% des élèves demilitaire de 1992. Depuis 1998, profitant de est en passe de museler sa population, étu- Terminale n’ont aucune idée quant à leur ave-l’atonie générale, il a diants en tête, et flirte nir dans l’enseignement supérieur et que 20%manœuvré pour obtenir, avec les régimes d’inspi- d’entre eux sont toujours indécis après l’obten-par une réforme consti- ration marxiste qui font tion du BAC, ce qui entraîne trop souvent destutionnelle, les attributs à nouveau florès en orientations par défaut.de tout bon dictateur qui Amérique du Sud : de la C’est pourquoi, il est nécessaire de mettre ense respecte. Aussi, les dictature cubaine, au place des « rendez-vous d’orientation » régu-premiers à réagir ont été régime péroniste de liers, obligatoires et diversifiés (rencontre avecles étudiants qui se sont l’Argentine, en passant des professionnels, avec des anciens élèves, desopposés à la réforme par le régime marxiste étudiants, …) afin que la réflexion du lycéenconstitutionnelle voulue en place au Pérou. Il fait sur son avenir s’inscrive dans une démarchepar Hugo Chavez. Cette cause commune avec son continue et approfondie.réforme vise à mettre en place « le socialisme ami Mahmoud Ahmadinejad, le présidentdu XXIème siècle » selon sa propre expres- iranien, réalisant l’improbable synthèse entresion, à restreindre les libertés au Vénézuéla, le régime bolivaro-socialiste vénézuelien et L’université d’Assas-Paris II innove eten particulier pour les étudiants. De plus, la la théocratie islamique révolutionnaire de crée sa fondation d’entrepriserévision de la constitution permettra à l’icô- l’Iran.ne des alter mondialistes de se maintenir à Paradoxalement ou pas, Hugo Chavez est A l’instar de ce qui existe dans les universitésvie à la tête du Vénézuéla ainsi que d’instau- très bien perçu par les ligues occidentales de anglo-saxonne, Assas ambitionne de devenir unrer un état d’exception où arrestations arbi- défense des droits de l’Homme, Amnesty Harvard à la française et son président, Louistraires et contrôles des médias deviendront la international en tête par les organisations Vogel s’ en donne les moyens. L’université crée unnorme. Face à cette situation, les étudiants antiracistes et alter mondialistes de tout crin, « collège européen » qui regroupera trois mastersdésireux de défendre la démocratie et la mais l’aveuglement de certains ne doit pas et un cursus spécifique spécialement dédié auxliberté sont descendus dans les rues de endormir notre vigilance à tous. Américains. En collaboration avec l’universitéCaracas ces dernières semaines. Les forces Paris I, Assas lance une école de marketing et dèsde l’ordre s’en sont pris violemment aux septembre 2008, une école de droit et de manage-quelques 20 000 étudiants venus protester Dès le début de la répression, l’UNI a ment délivrera un MBA réponse d’Assas au MBAcontre la mise en place d’une dictature à la soutenu les étudiants Vénézuéliens, délivré par HEC. Le conseil d’administration decubaine ou à la biélorusse. Le fait est que via internet. Rejoingnez le groupe sur Paris II profite des opportunités offertes par la loidepuis son accession au pouvoir, Hugo facebook : Etudiants Vénézuéliens sur l’autonomie des universités et crée une fonda-Chavez a acquis les moyens de ses ambi- contre la dictature de Chavez. tion destinée à recueillir les dons des entreprisestions. Le Vénézuéla était un petit pays pro- et des particuliers afin de financer des projetsducteur de pétrole qui avait du mal à joindre ambitieux (implantation en Chine, création d’un centre de droit des affaires, de chaires, de bour- Europe ses). Dans le même temps Assas entend s’appuyer sur un réseau performant d’anciens élèves.Les 20 ans d’ERASMUSEn 2001, le réalisateur Cédric Klapisch faisait connaître à travers l’Europe le programme d’é- http://www.u-paris2.fr/change étudiant Erasmus, grâce au succès de « l’Auberge espagnole ». Né en 1987 de la volon-té des pays membres de l’Union Européenne de développer une coopération en matière d’en-seignement supérieur, le programme ERASMUS tire son nom du savant néerlandais qui +20% de thèses soutenues dans lessillonna l’Europe au XVème siècle, guidé par sa soif de connaissance. 20 ans plus tard, tout le grandes écolesmonde loue le succès du programme qui a vu un million et demi détudiants partir à létrangerdont 210 700 Français. 2500 thèses ont été soutenues dans les grandes écoles en 2006, soit 20% de plus qu’en 2003. C’estSi les Français sont avec les Allemands, les Espagnols, les Italiens et les Anglais, les plus nom- ce qu’indiquent les premiers résultats de l’enquê-breux à étudier à l’étranger, aucune université française ne se situe parmi les vingt plus deman- te "recherche", réalisée par la Conférence des gran-dées. En tête du palmarès se trouve l’Espagne justement, qui truste les premières places grâce des écoles. Ce chiffre représente environ 27% desaux universités de Grenade, Complutense et Salamanque. Attrait du soleil, ou capacité d’ac- 9000 thèses soutenues chaque année en France.cueil adéquate ? Quoiqu’il arrive, les étudiants répondent tous d’une seule voix : « l’expérience La recherche dans les grandes écoles se distingueErasmus enrichit, ouvre l’esprit, forge la citoyenneté, offre expériences culturelles et linguis- par des partenariats très forts avec le monde éco-tiques formidables ». Les étudiants estiment également que leur expérience ERASMUS a nomique et une pluridisciplinarité, dans le sensconstitué une plus-value importante sur leur CV, en contribuant largement à leur embauche où les innovations naissent à l’interface des scien-comme a pu le démontrer la Commission européenne. ces humaines, sciences de management et scien- ces dures.Pour le prochain cycle d’échange jusqu’en 2012, l’Union européenne consacrera 3,114 milliardsdeuros contre 950 millions pour la période 2000 - 2006. Lobjectif affiché est en effet dattein- http://www.etudiants-chercheurs.com/dre 3 millions détudiants Erasmus dici 2012. page 3 - L’action universitaire
    • CHRONIQUES A découv rirL e c t u re Archives inédites : Les crimes cachés du Les anti-blocage de plus en plus présents sur le Web communisme de Lénine à Pol Pot. Face au mouvement de contestation et de grève dans les univer- sités, les étudiants contre les blocages sont déjà plus nombreuxIl y a quatre-vingt dix ans éclatait la révolution que les manifestants.d’Octobre. Jadis, on la commémorait, même en Le groupe “contre le blocage et pour la liberté d’étudier” qui s’estOccident, à son de trompettes, parce que constitué sur Facebook compte à lui seul près de 689 personnes.Lénine et ses camarades avaient incarné pen- En outre, chaque université bloquée fait l’objet d’un groupe àdant longtemps l’idéal prolétarien et humain de l’instar de Tolbiac (346 personnes). La plateforme Facebook per-l’émancipation, de la libération, de la venue d’un monde fraternel. met donc de rassembler des étudiants désireux de faire front faceAux temps de la déstalinisation, Lénine avait été épargné ; il pas- aux extrémistes qui les privent de leur liberté d’étudier.Rejoignez-sait pour le bon communiste trahi par le mauvais. nous sur :Près de vingt après la chute du mur de Berlin et l’implosion du -> www.facebook.com.communisme soviétique, le ton n’est plus celui de la célébration.Il est difficile aujourd’hui d’éluder les responsabilités de Lénine Pour ne pas laisser le monopole de la presse sur internet àdans la mise en place d’un régime de terreur. Ce que, pendant des la gauche, devenez acteur des journaux.décennies, l’Occident lui-même avait refusé de reconnître, a étéporté au grand jour, d’abord par l’avant-garde intellectuelle des Rue89, créé par des journalistes, dont plusieurs sont issus depays de l’Est, puis par les historiens mettant à profit l’ouverture Libération, se concentre sur des sujets de la politique au sport.d’archives jusque-là inaccessibles. Ce numéro spécial, tiré d’archi- La rédaction du site est assurée par des journalistes, mais aussives inédites, cherche à faire un bilan des crimes du communisme de spécialistes et des internautes eux-mêmes, qui participent à laà travers les différents dirigeants. Toutefois, il tend à mettre en vie de Rue89 par leur commentaires, en soumettant des articles,lumière le rôle souvent caché de Lénine dans l’élaboration d’un des liens vers dautres sites, des photos et des vidéos.modèle de gouvernement fondé sur la violence, la répression et la http://www.rue89.com/terreur. Dès lors, la distinction entre stalinisme et léninisme,argument ontologique des communistes, devient caduque. AgoraVox constitue l’une des premières initiatives européennesL’Histoire (numéro spécial), n° 324-octobre 2007. de "journalisme citoyen" à grande échelle complètement gratui- te. AgoraVox est une plate-forme multimédia mise à la disposi- tion de tous les internautes qui souhaitent diffuser des informa- tions inédites. En d’autres termes tout le monde peut devenir une source d’information en écrivant pour AgoraVox . http://www.agoravox.fr/Une facture salée en perspective ?Chaque blocage s’accompagne de détérioration des locaux et d’exactions diverses. L’université de Perpignan est quant à elle recouver-te de tags. Lors des occupations et des blocages des universités contre le CPE, la facture s’était élevée à plusieurs centaines de milliersd’euros à la charge des universités. Les dégâts sur les universités de Toulouse Le Mirail et Rennes 2 s’étaient chiffrés respectivement à150 000 € et 100 000 € (voir l’article publié dans l’Action Universitaire de mai 2006). La peinture a à peine eu le temps de sécher dansces deux établissements qu’ils sont à nouveaux occupés et que les présidents de ces universités peuvent d’ores et déjà prévoir dans leurbudget quelques dizaines de milliers d’euros de frais de réparation. Au-delà du coût matériel, les blocages se font au détriment des étu-diants. L’impossibilité de suivre les cours, d’étudier dans des conditions normales, sans parler des pressions, voire des violences com-mises par l’extrême gauche sur la population étudiante mettent en péril le bon déroulement de leurs études et leur réussite aux exa-mens. Le mot d’ordre des bloqueurs, comme ils l’écrivent sur leur tract, est « le travail est à déserter, les lieux sont à occuper, les fluxsont à bloquer ». Les bloqueurs s’apprêtent donc à laisser probablement une note salée au goût amer. SOUTENEZ NOTRE ACTION, ABONNEZ-VOUS A l’Action O universitaire l’Action l Nom :....................................................................................................... Prénom : .......................................................................................................... universitaire Le journal de l’Union Nationale Inter-universitaire Adresse : ................................................................................................................................................................................................................................. Code postal : ............................................... Ville : .......................................................................................................................................................... 34 rue Emile landrin 92100 Boulogne Tel : ..........................................................Profession : ................................................................Mail : ........................................................................ Tel : 01.78.16.40.30 Désire s’abonner à l’Action Universitaire 38 euros (un an) Fax : 01.78.16.40.31 Désire adhérer à l’UNI 35 euros ( lycéens : 5 euros, étudiants 10 euros) Désire souscrire un abonnement de soutien (à partir de 230 euros) : ................ Imprimé par nos soins Désire soutenir financièrement l’UNI et verse : 300 euros 500 euros 1000 euros CCP 30 075 33Y Orléans La Source Date et signature : page 4 - L’action universitaire