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Action universitaire - septembre 2009
 

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    Action universitaire - septembre 2009 Action universitaire - septembre 2009 Document Transcript

    • l’Action UNIversitaire Le journal de l’Union Nationale Interuniversitaire n° 293 - septembre 2009 - 4 euros Dans ce numéroEdito pp.1-2 Classes moyennesLes victimes de la politique sociale étudianteTrafic de diplômes p.3 Les victimes de laLa rentrée en chiffres p.3 politique sociale étudianteRamadan p.4La pratique du ramadan se développe en Par Olivier Vial Délégué général de l’UNIFrance, notamment chez les plus jeunes. Entretien avec Corinne Tapiero p.5La vice-présidente de la PEEP Paris revient La politique sociale étudiante, ce ne lieux modestes que compte alorspour nous sur les dossiers de la rentrée. sont pas ceux qui en parlent le plus l’université. La politique sociale mise qui la réalisent le mieux. en œuvre à l’époque leur était exclusi- En campagne p.6 vement destinée, leur permettant un C’est en substance la leçon que l’on meilleur accès au logement, aux soins, L’UNI lance une consultation na- peut tirer de l’analyse des dernières à la culture et aux sports. Elle répon- tionale sur le grand emprunt. statistiques publiées par l’OCDE. Si dait à une situation précise. L’ensem- l’on s’intéresse au pourcentage d’étu- ble des universités accueillait alors diants aidés, deux groupes de pays se environ 90 000 étudiants, majoritai-Dans l’Histoire de l’UNI p.7 distinguent. Parmi ceux qui aident rement issus de familles très aisées.Retour sur une affiche qui a marquée la Pré- moins de 30 % de leurs étudiants, onsidentielle 2002. Le problème est que les grands prin- retrouve la France et son célèbre mo- dèle social et à contre-emploi les pays cipes édictés en 1936 guident encoreChroniques p.8 anglo-saxons (Royaume-Uni, Etats- la politique de vie étudiante actuelle.Un livre, un site, un chiffre à découvrir Unis, Nouvelle-Zélande) se situent parmi ceux qui accompagnent 70 à 90 L’Université a pourtant considérable- % de leurs étudiants. ment évolué. En soixante-dix ans, le nombre d’inscrits dans l’enseigne-L’Action Cet apparent paradoxe a une explica- ment supérieur a été multiplié parUNIversitaire tion historique. En France, le système d’aides sociales étudiantes remonte vingt-cinq, pour atteindre en 2009, 2 230 700 étudiants. Dans le mêmeDirecteur de la publication : Jacques Rougeot dans ses grandes lignes au front po- temps, l’université s’est ouverte auxRédacteur en chef : Olivier Vial pulaire. C’est en effet Jean Zay qui, en étudiants issus de familles modestes, olivier.vial@actionuniversitaire.com 1936, propose la création d’un Co- mais aussi et plus massivement auxRédactrice en chef adjointe : Inès Charles-Lavauzelle mité Supérieur des Oeuvres, véritable étudiants issus des classes moyennes. ines.charleslavauzelle@actionuniversitaire.com ancêtre des CROUS. Ces derniers, oubliés en 1936, le sontCPPAP 0512 G79428 - imprimé par nos soins - dépôt légal L’objectif est de mener une politique toujours.troisième trimestre 2009 - Mensuel générale d’œuvres sociales afin d’aiderUNI - LA DROITE UNIVERSITAIRE - 34, rue Emile Landrin - les quelques étudiants issus des mi-92100 Boulogne - tél : 01.78.16.40.30 - fax. : 01.78.16.40.31 L ’Action Universitaire - page 1
    • Les classes moyennes, les grandes ou- soit près d’un million d’étudiants sup-bliées. Cela explique, en partie la baisse du plémentaires. taux d’accession en première année deEn effet, depuis le plan ZAY, la même licence des enfants des « professions in- En matière de logement étudiant, ilphilosophie a guidé l’ensemble des po- termédiaires », professions embléma- faudra être en capacité d’aider autantlitiques en faveur des étudiants. L’ob- tiques des classes moyennes. La baisse d’étudiants à se loger, alors qu’au-jectif étant de développer un système est de trois points en dix ans, mais elle jourd’hui le parc CROUS ne compteexclusivement social avec, par exemple, tend à s’accélérer depuis 2007. que 159 000 logements. Si l’on sela création des allocations d’études (sur contente de poursuivre la politique decritères sociaux), la mise sous condi- Sortir de la politique “100 % so- logement mise en œuvre par lestion sociale des bourses de mobilité, ciale” pour aider les classes CROUS, il faudra, au rythme actuel,ainsi que des bourses de mérite. De moyennes plus de 180 ans pour atteindre cet ob-même, en matière de logement, le plan jectif.Anciaux (2004) s’est focalisé sur le lo- Si nous voulons aider ces étudiants, ilgement social étudiant. En 2008, convient de changer de logique et de Ce changement d’échelle des politiquesmême la création d’emplois étudiants proposer un système d’aides étudiantes en faveur des étudiants ne sera possibleau sein des universités a été réservée en qui repose sur d’autres principes que le et financièrement soutenable que sipriorité à des étudiants boursiers. 100 % social, à l’instar de ce qui se l’on adopte une stratégie visant à com- pratique dans de nombreux autres pléter notre système d’aides socialesCette politique a permis d’améliorer la pays. par un système reposant sur le déve-situation des étudiants les plus pauvres. loppement de prêts étudiants et uneAinsi, l’OVE signale qu’il n’y a pas de Si nous voulons aider les étudiants réelle diversification de l’offre et despaupérisation étudiante et que les étu- issus des classes moyennes, cela signi- acteurs du logement étudiant.diants en situation de grande pauvreté fie que nous devons viser un objectif desont moins nombreux en 2006 qu’en près de 60 % des étudiants aidés (25 % Le centre d’études et de recheches de2003. Mais cette politique a maintenu d’étudiants actuellement aidés et au l’UNI a présenté début septembre uneles classes moyennes à l’écart de toute moins 33 % d’étudiants issus des note intitulée “ les étudiants des classesforme d’aide en faisant le choix idéolo- classes moyennes exclus aujourd’hui du moyennes sont-ils condamnés au sys-gique et exclusif du « tout social ». système.) tème D pour étudier ?”. Cette étude est téléchargeable gratuitement sur le siteMais les étudiants dont les familles ga- Cet objectif ne pourra pas être atteint de l’UNI.gnent plus de 2600 euros brut par par un simple élargissement des sys-mois avec un enfant dans l’enseigne- tèmes d’aides existants. C’est un véri- Six propositions sont faites afin dement supérieur ne disposent ni d’aides table changement d’échelle qu’il faut tourner le dos à la politique sociale ins-financières, ni d’accès au parc de loge- accomplir. pirée par Jean Zay et permettre enfinment étudiant, ni même de possibilité En matière de ressources, cela signifie, d’aider les étudiants issus des classesde travailler dans le cadre des emplois par exemple, que l’on doit être en me- moyennes.étudiants créés au sein des campus. sure d’aider près 1 290 000 étudiants, Présentation du CERU C O a Morgane Daury-Fauveau, Maître de confé- Créé en novembre 2008, le centre N rence à l’université de Picardie d’études et de recherches de l’UNI est S a Bernard Debré, Professeur de médecine, par- E lementaire, ancien ministre animé par une équipe d’une cinquan- I taine de personnes. L a Fabrice Marchiol, Maire et conseiller régio- nal, administrateur de l’OVELa richesse et la diversité des profils et des compétences de ses S a Damien Meslot, Parlementaire, membre demembres (élus étudiants et lycéens, responsables associatifs, C la commission de la défense Ispécialistes de la formation et de l’insertion professionnelle, E a Charles Prats, Magistratprofesseurs d’université, élus locaux, parlementaires, entrepre- N a Philippe Stoffel-Munck, Professeur de droitneurs, avocats, médecins, collaborateurs d’élus …) permettront T privé à l’université Paris 1d’éclairer d’un jour nouveau les problématique de l’éducation, I a Cédric Vial, Maire, cadre associatif, anciende la jeunesse et de l’engagement politique et syndical. F I conseiller technique au cabinet de Gilles de Ro- Q bien et de Xavier DarcosLes travaux du CERU sont placés sous l’autorité d’un conseil U a Henry Zattara, Professeur d’odontologie,scientifique présenté ci-contre. E membre de l’ordre des médecins L’ Action Universitaire - page 2
    • Education > 21,6 % des jeunes ont deTrafic de diplômes à Toulon graves difficultés de lec- ture.Le 15 avril 2009, Valérie Pécresse mi- La ministre a ainsi demandé au recteurnistre de l’Enseignement Supérieur et de l’académie de Nice de saisir la sec- En 2008, à l’occasion de la journéede la Recherche diligentait une mission tion disciplinaire du conseil d’adminis- d’appel à la préparation à la défensed’inspection, confiée à l’Inspection Gé- tration de l’université, et a transmis le ( JAPD), 800 000 jeunes de 17 ans etnérale de l’Administration de l’Educa- rapport au procureur de la République. plus ont passé une épreuve de lecturetion Nationale et de la Recherche et de compréhension de texte. Les ré- sultats de ce test, présentés dans une(IGAENR) pour conduire une enquête Les regards se tournent désormais en note réalisée par la direction desadministrative et faire lumière sur les direction de l’enquête judiciaire. La sec- études, de l’évaluation et de la prospec-conditions de délivrance des diplômes tion disciplinaire n’est pas en mesure de tive du ministère de l’éducation natio-aux étudiants étrangers de l’université punir à la hauteur des troubles occa- nale, confirment les mauvais résultatsde Toulon. sionnés. Les fraudes et leurs responsa- des années 2006 et 2007.Cette enquête a été demandée à la suite bles doivent être lourdementd’une dénonciation d’un professeur de sanctionnés, car il en va de la valeur et 21,6 % des jeunes français rencontrentl’université, qui affirmait que plusieurs de la renommée des diplômes français. des difficultés importantes pour lire etdizaines d’étudiants chinois auraient comprendre un texte. Pour 12 % d’en-obtenu leurs diplômes contre des Un étudiant chinois a d’ailleurs été tre eux, le manque de connaissance lexicale et la mauvaise assimilation desommes d’argent. écroué pour tentative de corruption la technique de lecture rend celle-ci to- après avoir proposé la somme de 100 talement inefficace. Certains (2,6 %)La clôture de l’enquête administrative 000 euros pour l’obtention d’un ou plu- ne parviennent même pas à déchiffrerde l’IGAENR, le 8 septembre dernier, a sieurs diplômes. Dans une affaire de le texte. D’autres (7 %) s’en sortent unrévélé « de graves irrégularités dans l’ap- corruption, on est forcément deux, un peu mieux grâce à des « stratégies deplication des textes réglementaires ré- corrupteur et un corrompu. compensation ». Disposant de plus degissant la procédure d’admission des connaissances lexicales, ces derniersétudiants étrangers et de validation de Nous espérons que l’enquête détermi- tentent de deviner les mots afin deleurs études à l’université Sud Toulon nera aussi qui sont les corrompus. compenser leur mauvaise maîtrise de laVar, dans lesquelles la responsabilité du lecture. Décidément, l’apprentissage de la lecture par la méthode globale ou as-président de l’université est engagée ». similée continue à faire de nombreux dégâts. La rentrée en chiffres Les élus UMP se pronon-Cette année encore, les étudiants boudent le premier cycle universitaire. La chute cent contre le “SMICdes inscriptions en Licence de 2.3% reste importante dans un contexte où les « Jeunes”très bons résultats » du bac 2009 ont amené de plus nombreux bacheliers à s’ins-crire dans l’enseignement supérieur. Ces derniers préfèrent, comme l’ont confirmé L’extension du Revenu de Solidarité Active (RSA) aux jeunes de 18 à 25 ansles chiffres du système Postbac, les filières sélectives. ne fait pas l’unanimité dans les rangs de l’UMP. Plusieurs parlementaires ont émis des réserves, craignant comme Christian Jacob que “l’on revienne à un SMIC jeunes et à l’assistanat”. Le secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand a lui aussi déclaré “ les jeunes n’ont pas besoin d’un RSA jeunes, comme ils n’avaient pas besoin hier d’un RMI jeunes ou d’un SMIC jeunes. Ils ont besoin d’un emploi” re- joignant ainsi la position que l’UNI a défendue au sein de la commission Hirsch. L’ Action Universitaire - page 3
    • Politique > Le ramadan35 % d’impôts enplus dans les régions et ses très jeunes prosélytesL’UMP vient de publier une nou-velle édition du livre noir des ré-gions socialistes. Ce livre , La pratique du ramadan est depuis le début mières sont massivement sollicitées pendantcoordonné par le président du des années 1990 en forte augmentation cette période.»groupe UMP au conseil régional parmi les français de confession musulmane.d’Ile-de-France, Roger Karout- «Cest la pratique collective par excellence. « Le mois de carême musulman est l’occasionchi, révèle que depuis 2004, les Même ceux qui se déclarent juste dorigine d’un prosélytisme intense au sein des établisse-présidents des conseils régionaux musulmane, assurent le suivre à 40 %», rap- ments. Dans certains collèges par exemple, il estdétenus par la gauche ont aug-menté en moyenne de 35 % les pelle-t-on à lIfop où lanalyse de plusieurs devenu impossible pour les élèves dont les fa-impôts locaux. Cela représente un enquêtes situe plutôt à 70 % la proportion milles sont originaires de pays dits musulmansprélèvement supplémentaire de 2 de jeûneurs parmi les 5 millions de musul- de ne pas se conformer au rite y compris dansmillards d’Euros par an. mans en 2007. » le cas où les parents demandent explicitement à l’administration que leur enfant continue deLes élus socialistes ne sont ce- « Tradition ancrée chez les immigrés, le ra- manger à la cantine. Sous ce type de pression,pendant pas suicidaires, comme le madan a d’abord décliné parmi la seconde ou plus simplement pour se conformer auxremarque Roger Karoutchi “les génération. Mais la tendance s’inverse dans normes du groupe, certains élèves d’origine eu-trois premières années ont été les années 1990 avec les réislamisations des ropéenne observent aussi le jeûne sans que leurmarquées par une explosion de la jeunes notamment dans les banlieues », note famille en soit forcément informée. »fiscalité. A l’approche des élec-tions, c’est à présent la multipli- Cécilia Gabizon. Au-cation des dépenses clientélistes jourd’hui, ce sont en Les personnels aussi, ende saupoudrage” (cité dans Le Fi- effet les plus jeunes qui particulier s’ils sontgaro, 25 septembre 2009). deviennent les avocats d’origine maghrébine, les plus fervents de cette sont de plus en plus pratique. « Les petits souvent interpellés par48 000 adhérents so- veulent imiter les des élèves sur leur ob-cialistes radiés grands» et c’est de cette servance du jeûne et façon que le ramadan parfois, pour les surveil-Martine Aubry a décidé de pas- s’est invité dans les éta- lants et assistants d’édu-ser au peigne fin le fichier des blissements scolaires, cation, mis à l’écart enadhérents socialistes. Tous les primaire compris. cas contraire.adhérents qui n’avaient pas re-nouvelé leur cotisation depuisdeux ans ont ainsi été radiés. Ces En juin 2004, un rap- L’islam que ces jeunesadhérents faisaient souvent partie port de l’inspection gé- découvrent et prati-des adhérents à 20 euros qui nérale de l’Education quent dans les établisse-avaient cotisé au PS durant la nationale s’inquié- ments scolaires estcampagne présidentielle pour tait de nombreuses Le rapport Obin dénonçait des 2004 les dérives liés souvent très diffé-soutenir Ségolène Royal. En ra- dérives : à une certaine pratique du ramadan dans les écoles rent de celui de leursdiant 48 000 adhérents “inactifs” parents. Dès 1994,selon l’expression consacrée rue « Massivement suivie, pratiquée par des enfants Hanifa Chérifi, dans un rapport qu’elle avaitde Solférino, Martine fait d’une de plus en plus jeunes (depuis le cours prépara- rédigé pour le compte de l’académie de Ver-pierre, deux coups. toire), l’observance du jeûne est manifestement sailles, constate que « la religion telle que lesFaites économiser l’objet de surenchère entre organisations reli- jeunes la vivent ne les rapproche pas de leurs42 000€ à Ségolène gieuses, qui aboutissent à l’émergence puis à la parents, mais les en éloigne ». Les famillesRoyal ! diffusion de prescriptions de plus en plus dra- sont souvent dépassées et angoissées par le conniennes et de pratiques de plus en plus comportement religieux de leurs enfants.Réalisez vous-même un site éprouvantes pour les élèves : ainsi de l’interdic-criard et de mauvais goût tion d’avaler le moindre liquide, y compris sacomme le site désir d’avenir propre salive, qui entraîne la pollution des sols Sourcesmais pour 0 € sur par les crachats et les refus de la piscine ; ainsi encore de la nécessité en cas de faiblesse ou de Le ramadan séduit de plus en plus les jeunes, Céciliahttp://www.stanetdam.com/toi- maladie de « rattraper » les jours perdus en Gabizon, Le Figaro, 21/08/2009aussi-dessine-ton-desirs-dave- poursuivant le jeûne après le mois de ramadan. Rapport Obin, juin 2004, Ministère de l’Educationnir/! les professeurs se plaignent évidemment de la Nationale. grande fatigue de beaucoup d’élèves et les infir-L’ Action Universitaire - page 4
    • Parents d’élèves, réforme du Lycée, blocages ....Questions à Corinne Atlan Tapiero, Vice-présidente de la PEEP ParisFondée il y a un peu plus de cent ans, la PEEP est une association de parents d’élèvesayant pour objectif de “faire mieux vivre les enfants dans l’école”. Corinne Atlan-Tapierorevient pour nous sur les grands dossiers de la rentrée, à quelques jours des élections de pa-rents d’élèves.Quels sont les grands thèmes de la rentrée ? Beaucoup de municipalités de gauche, comme la ville de Paris ont refusé de mettre en œuvre leC’est la violence scolaire, pas la violence spectaculaire dont service minimum d’accueil en cas de grève.on parle beaucoup dans les journaux télévisés,mais plutôt laviolence du quotidien, que ce soit celle des enfants entre Qu’en pensez-vous ?eux dans la cour de récréation, des élèves vis-à-vis des en-seignants ainsi qu’une certaine forme On estime à la PEEP Paris que le maire,de violence aussi des enseignants < Les élèves n’ont pas à bloquer les quelle que soit sa couleur politique, est levis-à-vis des élèves et de l’institution établissements, c’est une atteinte premier représentant de l’Etat. Il doit doncdans des décisions mal comprises respecter et faire respecter la loi et toutespar les élèves et leur famille. aux libertés des autres. Nous exi- les lois sans les choisir. Que se passerait- geons que les parents soient sanc- il si nous choisissions de ne respecter que les arrêtés municipaux pris par Mon-Quelle est votre position sur la tionnés en cas de dégradadations > sieur Delanoé qui nous arrangent ?réforme du lycée ?A la PEEP, nous sommes extrêmement déçus que cette ré- Comment vous organisez vous pendant ces jour-forme ait été abandonnée. Les pistes présentées depuis par nées de grèves ?Monsieur Descoings ressemblent plus à un fourre-tout de« faut qu’on », « y-a qu’à » sans que rien ne soit budgété ou Cette loi, même si elle n’est pas respectée à Paris, a ce-qu’aucune modalité d’application n’ait été précisée. pendant permis d’obtenir des avancées. Jusqu’à présent lesA la PEEP Paris nous étions très attachés à une réforme enseignants ne se déclaraient pas grévistes, on le décou-complète du lycée pour repenser d’abord le baccalauréat vrait en arrivant à l’école. Aujourd’hui, ils se déclarentafin de savoir ce qu’est le baccalauréat. Est-ce un diplôme 48 heures à l’avance. Cela rend l’organisation un peu plusde fin d’année ? Est-ce un passeport pour le post-bac pro- facile, et l’école n’est fermée que lorsque il y a vraiment tropfessionnel ou universitaire ? Il n’est plus acceptable que les d’absents. Ces derniers mois, il y a eu de nombreux mou-élèves passent trois ans dans une structure simplement vements de grève mais assez peu suivis. Au final, peupour apprendre à passer un examen. C’est un peu ridicule. d’écoles ont été fermées à Paris.On a espéré qu’à travers cette réforme du lycée, il y ait enfinune réforme de l’apprentissage des Au mois d’octobre vont se déroulerlangues vivantes. On a beau apprendre < Alors les 16 et 17 octobre, les élections des parents d’élèves.les langues vivantes dès le primaire, on Quels sont les enjeux de ces élec-s’aperçoit que les élèves français ne sont votez bien, votez PEEP. > tions ?pas meilleurs. Sur le lycée, nous sou-haitions également que l’enseignement professionnel qui a, Ces élections sont la seule possibilité pour les parents deen partie, été réformé soit encore mieux suivi. La valorisa- s’exprimer sur ce qui se passe à l’école en terme génériquetion de l’enseignement professionnel est aussi un vrai sujet. et dans leur école. Il est important de voter parce que l’on s’est battu pour avoir une place dans l’école et être consi-L’année dernière la réforme du lycée a provoqué déré comme partenaire de l’Education nationale. Il faut voterde nombreux blocages. Quelle était la position de pour les fédérations de parents d’élèves. Les associationsla PEEP face à ces blocages ? de parents indépendants sont sans doute très sympathiques mais elles n’ont pas de portée, car elles ne sont pas repré-La position de la PEEP Paris est très claire. A Paris, nous sentatives. Ils connaissent moins bien que nous les rouagessommes solidaires des chefs d’établissements. Les élèves de l’Education Nationale et manquent d’analyses précisesn’ont pas à bloquer les établissements, c’est une atteinte des textes qui peuvent arriver, puisqu’ils ne sont pas infor-aux libertés des autres. Nous exigeons que les parents més en amont. Au final, ils peuvent être simplement utiliséssoient sanctionnés en cas de dégradadations parce qu’un par la structure école pour organiser les kermesses. Le rôlelycéen est rarement majeur. Ils sont sous la responsabilité et la place des parents ne peut pas se limiter à cela.de leurs parents, donc nous pensons que les dégradationsdoivent être mises à la charge de leurs familles qui sont sou- Alors les 16 et 17 octobre, votez bien, votez PEEP.vent bienveillantes à l’égard de ces bloqueurs largementmanipulés par certains partis politiques et syndicats. Retrouvez l’intégralité de cet entretien en vidéo sur le site de l’UNI - rubrique podcast : www.uni.asso.fr L’ Action Universitaire - page 5
    • En brefs > En campagneUne carte “collector” pourcélébrer les 20 ans de la Le 22 juin dernier, le Président de la Républiquechute du mur. a annoncé sa volonté de lancer un grand emprunt national afin de financer des investissements deLa nouvelle carte d’adhérent de grande ampleur et de relancer l’économie fran-l’UNI est illustrée d’une photo très çaise autour de trois défis majeurs : l’économie desymbolique. En effet, en novembre la connaissance, la compétitivité des entreprises1989, des militants de l’UNI ont et les équipements innovants.réussi à tagger le mur de Berlin, entémoignage de notre engagement Face à la crise et à une dette qui augmente régu-pour la liberté. lièrement (72.9% du PIB en 2009), le grand em- prunt risquerait, s’il n’est pas utilisé à bon escient, de creuser la dette de l’Etat que notre généra- tion devrait assumer. C’est pourquoi l’UNI a souhaité lancer une grande consultation auprès des étudiants afin qu’ils puissent réellement prendre part au débat de manière constructive. Le lancement de cette consultation a reçu un très bon accueil des étudiants. Un effort de pé-N’oubliez pas de renouveler votre dagogie reste cependant nécessaire, de nombreux étudiants n’ayant jamais entendu parlercotisation. du grand emprunt.>http://www.uni.asso.fr/adhesion Les résultats de la consultation seront disponibles finL’UNI s’invite à la Juris’Cup octobre sur notre site www.uni.asso.fr. Au vu de ces ré- sultats, l’UNI remettra ses propositions aux parlemen-L’UNI a participé à cette grande taires et aux membres de la commission Juppé/Rocard.rencontre du droit et de la plai-sance (près de 130 voiliers), qui s’estdéroulée le 18 et 19 septembre àMarseille. Nos deux équipages de Vous pouvez remplir cette consultation surmilitants-matelots ont terminé www.uni.asso.fr/emprunt4ème et 6ème de leurs catégories.Belle performance ! Militants, label rouge et blanc. A l’occasion du campus de l’UMP qui s’est déroulé du 4 au 6 septembre à Seignosse, les militants de l’UNI, qui avaient pourtant tout fait pour se fondre dans les traditions locales, ont été particu- lièrement remarqués.L’UNI élue vice-présidentede l’EDS.L’EDS est la première organisa-tion étudiante européenne. Ellerassemble des étudiants conserva-teurs, libéraux et chrétiens démo-crates de 33 nationalitésdifférentes.Le 23 juillet dernier, à l’occasionde leur université d’été qui se te-nait à Chypre, Jean-Baptiste Da-bezies a été élu vice-président del’EDS. Ancien responsable del’UNI sciences-po, il représenteranotre mouvement auprès des ins-tances européennes.L’ Action Universitaire - page 6
    • Dans la presse Dans l’histoire de l’UNI Cette rubrique permet un retour sur une campagne ou un événement qui a marqué Des propositions l’histoire de l’UNI. “Le fabuleux déclin de Lionel Jospin” pour aider les classes moyennes. (16/09/09) Janvier 2002, les présidentielles sont dans rope 1 ce qui leur revient. En effet, c’est toutes les têtes mais aucun des principaux une journaliste d’Europe 1 qui, bien invo-L’UNI a présenté six propositions en candidats ne s’est encore déclaré. Cela n’a lontairement, a mis fin à nos hésitations etfaveur des étudiants issus des classesmoyennes rompant avec le sytème du pas empêché la gauche de lancer les hosti- a lancé officiellement notre campagnetout social. lités. Le mouvement contre Lionel Jospin. des jeunes socialistes LUNI-Lycée propose à (MJS) mitraille, de- Alors que le MJS sort une Luc Chatel de rendre puis plusieurs se- campagne intitulée « Su- inéligibles les lycéens maines déjà, le permenteur », cette jour- bloqueurs (17/07/09) Président Chirac à naliste interviewe unLors de sa rencontre avec le ministre de coup de sites saty- responsable de l’UNI et luil’Education nationale, Luc Chatel, riques et de commu- demande comment nouslUNI-Lycée a formulé trois proposi- niqués assassins. Les comptons réagir. Pris detions « pour contrer les élèves qui blo- coups pleuvent et court, ce dernier lance troisquent leur établissement ». « Il fautpunir ces élèves de trois jours dexclu- l’image du Président ou quatre slogans sur les-sion immédiate », leur « faire signer une en pâtit. quels l’équipe nationaleconvention dans laquelle ils sengagent était en train de travailler.à ne pas recommencer ou inciter les au- A droite, les gens rai-tres à bloquer le lycée » et enfin, « ren- sonnables pensentdre ces élèves inéligibles au sein des qu’il est trop tôt Le lendemain, il ne resteinstances de la démocratie lycéenne ». pour répondre. Du plus qu’un slogan dans les côté de l’UNI, ce n’est pourtant pas titres du journal d’Europe 1. Logement étudiant : L’annonce est faite : l’UNI lance une cam- lUni appelle à « sortir l’envie qui manque. La volonté d’en dé- coudre monte. Jospin parade à Matignon pagne d’affiches avec comme slogan « le fa- de la logique 100 % et dans les médias alors même que son buleux déclin de Lionel Jospin », clin d’œil Crous » (26/08/09) bilan est catastrophique. L’insécurité a ex- au film de Jean-Pierre Jeunet qui avait« Pour améliorer réellement la situation plosé, les délocalisations se sont multipliées réuni plus de 9 millions de spectateursdes étudiants, les politiques publiques et l’université est au bord du naufrage. Ce quelques mois plus tôt.doivent désormais sortir de leur logique100 % Crous », a estimé lUNI. Celles- ne sont pas les sujets qui manquent, mais Quelques jours plus tard, les premières af-ci « ont montré leur incapacité à propo- lequel retenir ? Quel angle choisir ? Quelle fiches sont imprimées. Ce sera un énormeser des solutions à la hauteur des campagne lancer ? succès, plus de 400 000 affiches furent col-besoins, malgré des moyens en hausseces dernières années ». Cest pourquoi lées ainsi qu’un million d’autocollants. LelUNI a demandé à Valérie Pécresse de Le choix est difficile. Une fois n’est pas fabuleux déclin de Lionel Jospin était un« poursuivre la diversification de loffre coutume, la solution nous a été livrée sur slogan prophétique puisque, dès le soir du» en privilégiant les « solutions inno- un plateau. Il faut rendre à César ce qui ap- premier tour des élections, Lionel Jospin an-vantes ». partient à César et aux journalistes d’Eu- nonçait son retrait de la vie politique. L’ Action Universitaire - page 7
    • CHRONIQUES A d couvrirLe c t ure Les insoumis Bourre les urnes, le jeu (presque officiel) du parti socialiste.Séduisants, insupportables et imprévisibles, ilsfurent de grands vivants. A travers cinq portraits, Bourre les urnes est un nouveau jeu sur Internet. LeEric Neuhoff leur redonne vie et quelle vie ! principe est simple, vous devez tout d’abord choisir une participante Martine ou Ségolène, puis bourrer les urnes au maximum sans se faire repérer par la rivaleL’acteur Maurice Ronnet, peut-être parce qu’il sous peine d’être éliminé…avait pris l’habitude de mourir avant la fin detous ses films, avait inventé une façon bien à luide profiter de la vie. Le scénariste Paul Gué-gauff aimait pimenter le quotidien, il inventadonc les dîners de cons et mourut un soir de Réveillon. Pascal Jardin, au-teur et dialoguiste de talent, toute sa vie « aima une seule femme à travers unemultitude d’autres ». Le producteur Jean Pierre Rassam, lui, fit de la démesureune règle. Quant à Dominique de Roux, ses rêves l’ont porté aux quatre coinsdu monde avant de l’emporter d’une crise cardiaque.Ces cinq personnages étaient classés à droite, mais ce sont avant tout des in- 20soumis. Ils refusaient la médiocrité, la banalité, la mollesse des bons sentimentset l’esclavage du quotidien. Leur art de vivre était « tellement français » selon l’ex- C’est le nombre de fondations créées depuis avrilpression consacrée par les touristes américains de passage à Paris. Ils ont en- 2008.flammé leur époque, ils auraient détesté la nôtre. « Ils ne sont plus là.Heureusement pour eux, en un sens. Ils n’auraient pas supporté cette époque pous- Parmi ces fondations, 13 fondations universitaires, 6 fondations partenariales et une fondation parte-sive, pompeuse, se gargarisant de principes, percluse de charité comme on l’est de rhu- nariale public-privé. Ces vingt fondations ont déjàmatismes, ce monde où tous les gens sont formidables de bonté, confondant levé près de 60 millions d’euros. Actuellement prèsd’altruisme et prodigues de compassion. Désolé, eux préféraient la provocation et la d’une trentaine d’autres fondations sont en cours degénérosité ». Comment aujourd’hui ne pas les regretter ? constitution.Eric Neuhoff, les Insoumis, éditions Fayard, 2009, 16 euros. SOUTENEZ NOTRE ACTION, ABONNEZ-VOUS Aidez-nous à diffuser nos idées et à maintenir notre indépendance et notre liberté de ton.L’Action UNIversitaire Nom :....................................................................................................... Prénom : .......................................................................................................... Adresse : ................................................................................................................................................................................................................................ 34 rue Emile landrin ..................................................................................................................................................................................................................................................... 92100 Boulogne Code postal : ............................................... Ville : .......................................................................................................................................................... Tel : 01.78.16.40.30 Fax : 01.78.16.40.31 Tel : ............................................Profession : .......................................................E-Mail : .......................................................................................... 1 Désire s’abonner à l’Action Universitaire 38 euros (un an) Imprimé par nos soins 1 Désire souscrire un abonnement de soutien (à partir de 230 euros) : ............. euros CCP3007533YOrléansLa Source 1 Désire adhérer à l’UNI 1 50 euros 1 lycéens : 10 euros 1 étudiants : 20 euros 1 Désire soutenir financièrement l’UNI et verse : 1 300 euros 1 500 euros 1 ............. euros (Vous pouvez déduire jusqu’à 66 % du montant de vos cotisations ou de vos dons de vos impôts. Ainsi, pour 100 euros de dons, votre effort réel est de 34 euros, et vous pourrez déduire 66 euros de vos impôts.) Date et signature : L’ Action Universitaire - page 8