Action universitaire - novembre 2006

  • 124 views
Uploaded on

AU 264

AU 264

More in: Education
  • Full Name Full Name Comment goes here.
    Are you sure you want to
    Your message goes here
    Be the first to comment
    Be the first to like this
No Downloads

Views

Total Views
124
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
0

Actions

Shares
Downloads
0
Comments
0
Likes
0

Embeds 0

No embeds

Report content

Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
    No notes for slide

Transcript

  • 1. l’Actionuniversitaire ❚ LE JOURNAL DE L’UNION NATIONALE INTER-UNIVERSITAIRE ❚ N°262 ❚ Novembre 2006 ❚ 2 Euros ❚❚ Remise du rapport de la commission Hetzel au Premier ministreRapprochement Université-Entreprise : une nécessitéqui doit devenir une réalité par Emilie Renard A près six mois de débats aca- démiques et d’auditions, la de son audition, et que le rapport Hetzel a choisi de décliner autour de pas décisif qui favorisera davantage les filières qui offrent de réels débou-commission du débat national trois axes prioritaires : le développe- chés.Université-Emploi, présidée par le ment des formations professionnali-recteur Patrick Hetzel, a remis santes à l’université, la réforme du Valoriser l’emploi étudiantaujourd’hui, en Sorbonne, son rap- système d’orientation et la valorisa-port final au Premier ministre. Après tion de l’emploi étudiant. Permettre aux étudiants qui le sou-avoir ouvert, lors de son bilan d’éta- haitent de concilier, dans les meilleu-pe du mois de juin, le chantier de la Développer les filières res conditions, travail salarié et étu-lutte contre l’échec universitaire, c’est professionnalisantes des constituait un des sujets pour les-désormais à celui de l’insertion pro- à l’université quels l’UNIfessionnelle, première préoccupation militait dedes étudiants, auquel s’attaque la En proposant de créer de nouvelles longue date,commission Hetzel dans son rapport places dans les filières sélectives (40 car il cons-final, estimant que « les esprits sont 000 à 50 000 places de plus pour les titue unemûrs pour rapprocher l’université du BTS et les IUT) la commission Hetzel expériencemonde du travail ». choisit de répondre à l’engouement largement croissant qu’elles rencontrent depuis valoriséeL’UNI se félicite de voir tenus de tels plusieurs années, à la fois auprès des par lespropos qui correspondent à la fois à étudiants que des recruteurs. recruteurs.une nécessité dans la réussite future L’apprentissage n’est pas en reste Certainesdes étudiants ainsi qu’à une véritable puisque 10 000 places supplémentai- pistes avancées par le rapport vontdemande de leur part. L’UNI a pu res seront créées pour les étudiants dans ce sens : aménagements desd’ailleurs une nouvelle fois le consta- apprentis lors de la rentrée 2007. emplois du temps, développement duter lors de « la fête des entreprises » e-learning...qu’elle a co-organisée la semaine der- Un système d’orientation Alors que 11% seulement des étu-nière sur un grand nombre de cam- plus efficace diants occupent en France un emploipus, et qui a rencontré un grand suc- parallèlement à leurs études (contrecès auprès de nombreux étudiants En proposant de mieux orienter les 35% au Royaume-Uni et 56% auxdésireux de mieux connaître le étudiants (orientation plus en amont Pays-Bas), l’UNI annonce qu’elle lan-monde de l’entreprise. dès le lycée, publication des taux de cera dans les semaines qui viennentL’UNI se réjouit par ailleurs de voir réussite dans les dossiers d’inscrip- une grande campagne nationale afinreprises un certain nombre de ses tion de chaque filière) tout en per- que l’emploi étudiant ne soit pluspropositions qu’elle avait formulées mettant une meilleure orientation des pénalisé mais au contraire valorisé etaux membres de la commission lors moyens, le rapport Hetzel franchit un encouragé. UNI - LA DROITE UNIVERSITAIRE - 34, rue Emile Landrin - 92100 Boulogne Billancourt - ✆ 01.78.16.40.30 - fax. : 01.78.16.40.31 Directeur de la publication : J. Rougeot - CPPAP 0507 G 79428 - dépôt légal deuxième trimestre 2006 - MensuelL’action universitaire - page 1
  • 2. La sélection : fin d’un tabouSOFRES-Pélerin : 61% des français favorables à unesélection dès l’entrée à l’universitéVéritable serpent de mer universitai- diverses. Il faut donc se poser la niversité dès le mois de février cons-re, la question de la sélection fait un question de savoir quelle sélection il titue un premier pas important dansretour remarqué dans le débat actuel est souhaitable de défendre : une ce sens.sur l’enseignement supérieur. Ainsi, sélection sauvage et anarchique L’orientation des étudiants doit61 % des français déclarent être favo- comme celle qui existe actuellement à pouvoir se baser sur une connaissan-rables à la sélection à l’entrée de l’u- l’université, basée sur l’échec, où ce précise des débouchés de chaqueniversité selon un récent sondage de seuls 4 étudiants sur dix atteignent la diplôme. L’UNI regrette que les uni-la SOFRES commandé par Pèlerin licence en 3 ans, ou, une sélection versités n’aient jamais joué le jeu deMagazine. organisée, transparente comme c’est la transparence en la matière. En le cas dans les écoles, les IUT, ou les effet, depuis 1986, un décret les obli- 44% des étudiants déjà BTS et qui assure des débouchés plus ge à publier des statistiques concer-dans les filières sélectives sûrs à leurs diplômés ? nant l’insertion professionnelle de L’UNI, a toujours défendu une sélec- leurs diplômés, sans qu’aucune uni-Comme les français, les étudiants plé- tion organisée et transparente qui versité jusqu’à présent n’ait pris labiscitent depuis longtemps les filières permette à chacun de réussir dans les peine de se conformer à la loi.sélectives. Ainsi, 7 bacheliers sur 10 filières qui correspondent le mieux à La transparence des critères defont au moment de leur inscription ses aptitudes. Cette sélection doit sélection, doit être garantie, seule àdans l’enseignement supérieur le nécessairement reposer sur quatre même d’assurer la réussite de touschoix d’une filière sélective. Ils sont, piliers afin d’assurer la réussite de sans laisser accroire que tout leaujourd’hui, plus de 44 % à être tous et une meilleure insertion pro- monde peut réussir en fac de psycho-effectivement inscrits dans une de ces fessionnelle des jeunes diplômés : logie avec un bac professionnel.filières (CPGE, BTS, IUT, grandes éco- Enfin, de nouvelles filières sélectivesles, médecine...). l’orientation doit être et professionnelles doivent êtreL’UNI se félicite d’une telle prise de renforcée et préparée créées. La création de 225 nouvellesconscience des français qui ne sont le plus en amont possible licences professionnelles et de 10pas dupes de l’hypocrisie du système nouveaux départements d’IUT pouractuel. En effet, la sélection a toujours La proposition de François Goulard cette rentrée va dans le bon sensexisté, mais elle prend des formes de réaliser des pré-inscriptions à l’u- mais l’effort doit être amplifié.L’UNI obtient le soutien du CNESERpour défendre la liberté d’expression par Emma Dupré A l’initiative de l’UNI (droite universitaire), le CNESER (Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche) a adopté à l’unanimité lors de la séance du 16 octobre 2006 une motion visant à défendre la liber- té d’expression, sous toutes ses formes. Cette motion fait suite à la pétition lancée sur internet par l’UNI il y a près d’une semai- ne et qui a déjà recueilli plus de 1500 signatures d’enseignants de tous niveaux pour soutenir la liberté d’expression dont les enseignants - chercheurs ont la lourde charge de faire vivre à travers leurs tra- vaux, parfois à leurs dépens. L’affaire Redeker est le dernier avatar d’une série de condamnations et d’évène- ments intolérables sans fin. Faute de liberté d’expression, c’est bien la liberté de pensée qui est étouffée. Très solennellement, le CNESER, qui est le premier Conseil National du ministère de l’Education Nationale à se prononcer sur la question, « rappelle son attachement à la liberté d’expression, quelque soit le contenu de cette expression si celui-ci respecte les limites de la légalité, et appelle à la vigilance dans la préservation de ce droit que garantit la Constitution ».page 2 - L’action universitaire
  • 3. Menace contre la liberté d’expressionle coup d’arrêt nécessaire par Cécil TauvritLa liberté d’expression est menacée en frapper n’importe qui à tout moment. être en forme de demi-plaisanterie,France. Elle l’est de façon si grave qu’il Si la question n’était pas si grave, on mais de fait, on s’impose bel et bienest urgent de donner un coup d’arrêt. pourrait lui trouver un caractère des interdits portant sur certainsCette menace s’est manifestée derniè- comique. Ceux-là mêmes qui affectent sujets. Plus grave encore que la censu-rement dans ce qu’on peut appeler de se considérer comme injuriés si re officielle, l’autocensure sournoise,l’affaire Redeker. l’on met en cause leur violence répon- omniprésente, installe peu à peu le dent précisément par la violence, règne de la peur et de la démission. Un penseur en danger de confirmant ainsi de façon caricaturale Pendant un certain temps, on a pu mort les accusations verbales portées cont- s’endormir dans ce climat délétère. re eux. Aujourd’hui, des individus ou desRappelons les faits, qui sont très sim- groupes fanatiques nous croient assezples. Robert Redeker, professeur dans veules, pour que nous acceptions deun lycée des environs de Toulouse, a Pensée unique et langue nous voir imposer par la force et l’in-publié, dans le Figaro du 19 septemb- de bois timidation les règles de ce qui est tolé-re, une tribune libre intitulée : « Face ré et de ce qui est interdit. Ce qui,aux intimidations islamistes, que doit A vrai dire, on assiste aujourd’hui à hier encore, aurait été qualifié de fan-faire le monde libre ? ». Il a aussitôt l’exacerbation de certaines tendances tasme s’impose maintenant commereçu des menaces de mort si sérieuses que l’on pouvait constater antérieure- une réalité brutale.que, d’après un communiqué officiel ment. Si l’on se reporte aux débats qui Ce qui est en cause dans l’affairedu ministère de l’intérieur, « la DST et étaient monnaie courante jusqu’aux Redeker, ce n’est évidemment pasl’unité de coordination de la lutte anti- années trente, on s’aperçoit que ceuxterroriste les ont analysées et ont d’aujourd’hui sont d’une tiédeurconclu à leur dangerosité. Il a donc été soporifique. La pensée unique et ladécidé de mettre en place une sur- langue de bois affadissent et stérilisentveillance. » Depuis lors, Robert la réflexion. Insidieusement, on s’ha-Redeker est absent de son lycée et bitue à éviter certains sujets ou à nechange régulièrement de résidence. les traiter que selon une certaine ligne.Le fait en lui-même est déjà d’une Une dérive inquiétante, allant dans leextrême gravité et devrait susciter les même sens, se manifeste égalementréactions les plus vives des autorités dans la législation ou la réglementa-et de l’opinion publique. Mais ce qui tion qui s’appliquent à la justice péna-lui confère une tout autre dimension, le. Alors que devraient tomber sous lec’est qu’il n’est pas isolé et qu’on voit coup de la loi de façon égale les actesse multiplier les intimidations tendant répréhensibles en eux-mêmes, on voità interdire par la force de parler du se constituer de nouveaux délits, telssujet traité par Robert Redeker. On se que l’homophobie ou l’islamophobie, d’accorder à la corporation enseignan-souvient des violences qui ont suivi la qui reviennent en fait à accorder une te un privilège particulier. C’est la pos-publication des caricatures de protection, pour ne pas dire une sibilité pour chacun, en principe et enMahomet. Récemment, ce sont les immunité, particulière à certaines fait, d’exprimer publiquement ce qu’ilpropos, d’ailleurs déformés, du pape catégories de personnes. Comme on pense. Faute de liberté d’expression,Benoît XVI qui ont servi de prétexte à ne sait pas très bien, en de telles c’est la pensée elle-même qui estde semblables manifestations. En matières, où passe la frontière entre ce étouffée. Au-delà, c’est la vitalité duFrance, les représentations des pièces qui est encore permis et ce qui est pays qu’il faut préserver en donnantde théâtre abordant le même sujet font condamnable, on s’habitue à ne pas un coup d’arrêt contre les menacesl’objet de tentatives d’interdiction. aborder ouvertement certains sujets. actuelles.C’est donc bien la liberté d’exprimer Combien de fois entend-on, dans les Si les enseignants ne revendiquent pasune opinion qui est en cause. Les conversations privées, des phrases tel- de privilège spécial, ils se reconnais-menaces touchent plus particulière- les que : « Je le dis entre nous, mais, sent une responsabilité particulièrement certaines professions, comme le bien entendu, je ne le dirais pas publi- dans la défense de la liberté d’expres-corps enseignant, mais elles ne sont quement, de peur de me retrouver sion. Les signataires de cette déclara-nullement limitées et elles peuvent devant le tribunal ». On le dit peut- tion entendent ainsi exercer cette responsabilité. page 3 - L’action universitaire
  • 4. Héritier de l’URSS, le gouvernement hongrois réprimeles opposants au régime par Cécil TauvritBUDAPEST, LE 23 OCTOBRE 2006 : En guise de commémoration, le gou- une cinquantaine de blessés, qui vien-"L’espoir ne meurt jamais quand il est vernement hongrois a alors offert aux nent en point d’orgue d’un mois etépris de Liberté", Jacques Chirac. télévisions étrangères un mauvais « demi de contestations d’un gouverne-Déclaration historique ou avertisse- remake » de l’année 1956 et de sa ment, devenument pour l’actuel le Premier Ministre totalement illé-hongrois, contesté depuis la mi-sep- gitime et repre-tembre pour félonie ? C’est en tout cas nant à sonune bien triste commémoration de la compte desrévolution de 1956, à laquelle le procédés totali-monde entier a pu assister, ce lundi 23 taires.octobre. 50 ans après le soulèvement Ces évène-populaire contre l’occupation sovié- ments dont ontique qui avait vu périr plus de 2000 n’imagine pashongrois combattant pour la liberté, encore l’issue, prouvent avec acuitéce sont les héritiers du parti commu- répression violente, à l’encontre des que le combat pour la liberté d’ex-niste aujourd’hui au pouvoir, qui ont manifestations organisées par l’oppo- pression et la liberté politique enle privilège d’organiser les manifesta- sition. Europe demeurent d’actualité. Dans letions du souvenir. Pourtant, ce sont les cadre de son engagement internationalimages d’autres manifestations qui Des balles en caoutchouc au sein de l’EDS (European democratsont diffusées sur tous les écrans de pour repousser Students), l’UNI a déjà soutenu destélévision. campagnes pour libérer la Biélorussie les manifestants du joug du dictateur Loukachenko. Apparatchiks hier, Aujourd’hui, on ne peut rester insen- Goûtant peu ce genre d’opposition contre-révolutionnaires sible face aux appels à la liberté en alors que trois têtes couronnées, dix- Hongrie, et l’UNI continuera de soute- aujourd’hui huit chefs d’Etat et six chefs de gou- nir les initiatives en ce sens. vernement étaient attendus pour leTrès tôt en ce lundi 23 octobre 2006, cinquantenaire de la révolution,10 000 partisans du parti libéral - le gouvernement post-soviétiqueconservateur Fidesz avaient décidé de a donc décidé d’envoyer la poli-se retrouver dans les rues de Budapest ce pour réprimer les partisanspour une marche pacifique et un mee- de Fidesz. En marge desting, afin de demander une nouvelle démonstrations de force de lafois le départ du Premier Ministre police, un parlementaire dusocialiste Ferenc Gyursany suite à ses Fidesz a été touché à la tête parmensonges du mois d’avril dernier en une balle en caoutchouc avantvue de gagner les élections législatives. d’être roué de coups. A la fin de la journée on pouvait dénombrer l’Action Nom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . universitaire LE JOURNAL DE L’UNION NATIONALE INTER-UNIVERSITAIRE Adresse : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Code Postal : . . . . . . . . . . Ville : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Tél. : . . . . . . . . . . 8, rue de Musset Profession : . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Etablissement : . . . . . . . . . . . . . . . . . . 75016 Paris ✆ 01.45.25.34.65 ❏ désire s’abonner à l’Action universitaire 38 euros (un an) fax : 01.45.25.51.33 ❏ désire souscrire un abonnement de soutien à partir de 230 euros : . . . . ❏ désire soutenir financièrement l’UNI et verse : ❏ 300 euros ❏ 500 euros ❏ 1.000 euros ❏ . . . . . . . euros Imprimé par nos soins ❏ déclare adhérer à l’UNI 35 euros (lycéens 5 euros, étudiants 10 euros, membre bienfaiteur 100 euros, cotisation de soutien à partir de 200 euros) CCP 30 075 33 Y Orléans La Source Date et signature : page 4 - L’action universitaire