Action universitaire - janvier 2009

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Action universitaire - janvier 2009

  1. 1. l’Action UNIversitaire Le journal de l’Union Nationale Interuniversitaire n° 286 - janvier 2009 - 4 euros Dans ce numéro Gauche, extrême-gauche, crise ATTENTION, DANGEREdito pp.1-4 Par Jacques RougeotAttention, danger Professeur émérite à la Sorbonne Président de l’UNI Entretien avec Lau- Les mots restent, les choses changent. droite, organisée autour du RPR, puis de rent Wauquiez Ainsi en est-il du mot «gauche». Cela fait l’UMP. La bipolarisation de l’élection pré- p.5 plus de deux siècles qu’il appartient au vo- sidentielle institutionnalise, en quelque cabulaire politique français. Même s’il est sorte, ce fonctionnement de la Vème Ré-Le directeur de l’AFIJ nous parle de la si- difficile à définir, il est perçu comme fa- publique.tuation de l’emploi des jeunes diplômés etdes nouvelles missions de son association. milier. Il est rangé dans un tiroir où on le laisse dormir. Si l’on est de droite, on sait Sur ces bases, on analyse très facilement la une fois pour toutes que la gauche est situation actuelle. Le PS, dit-on, est enEn campagne p.6 mauvaise. Inutile d’y revenir, passons à des voie de décomposition : plus de doctrineL’UNI Lycée a lancé une pétition contre lesblocages et la violence sujets d’actualité plus excitants. En fait, depuis l’écroulement du marxisme, pas de c’est exactement comme cela qu’on perd projet, pas de programme, pas de chef in- les batailles politiques. Nous vivons, à bien contesté et, au contraire, une guerre des Les grandes dates des égards, un moment historique crucial. chefs, ou plutôt des cheftaines, plus inex- p.7 La crise économique et financière, à la fois piable encore. En guise de couronnement, 24 juin 1984, la manif de la liberté révélatrice et cause accélératrice, ne nous le congrès de Reims qui a atteint des som- permet plus d’ignorer que les cartes sont mets dans le genre bouffon. Conclusion :Chroniques p.8 profondément rebattues. La gauche le PS est hors-jeu, il n’a aucune chance de n’échappe pas au mouvement, elle est en reconquérir le pouvoir. Dormez en paix,Un livre, un site, un chiffre à découvrir phase de transformation, et même de mu- bonnes gens de droite. CQFD. tation. Si la droite ne s’en avise pas et continue paresseusement à combattre la Le raisonnement est impeccable, sauf qu’il gauche d’hier, elle s’expose à de cruels dé- ne tient pas compte des leçons de la réalité. boires. Même si la vie politique française devait se poursuivre en régime de croisière (hypo- Les images mentales ont la vie dure. Celle thèse favorable à la droite mais fort peu que l’on a le plus souvent de la gauche au- vraisemblable), il suffirait de regarder en jourd’hui, remonte aux années Mitter- face l’histoire relativement récente pour re- rand. On peut en rappeler très tomber sur terre assez brutalement. Rap-L’Action schématiquement les grands traits. Le trait pelons donc très sommairement que cetteUNIversitaire principal se résume à une équation : gauche égale PS. Depuis l’amenuisement apparente décomposition du PS ne date pas d’hier. Déjà en 1993, il subit une ca-Directeur de la publication : Jacques Rougeot du parti communiste, le PS détient à tastrophe électorale qui suscite, de la partRédacteur en chef : Olivier Vial gauche une position dominatrice, quasi des observateurs patentés, exactement les olivier.vial@actionuniversitaire.com monopolistique. Les autres constituants mêmes commentaires qu’aujourd’hui. (les débris du PC, l’extrême gauche, etc.) Beaucoup annoncent sa disparition pureRédactrice en chef adjointe : Inès Charles-Lavauzelle sont comme quelques grains de poivre sur et simple. Résultat : quatre ans après, en ines.charleslavauzelle@actionuniversitaire.com le plat de résistance. Depuis Mitterrand, 1997, il est vainqueur dans un scrutin na-CPPAP 0512 679428 - imprimé par nos soins - dépôt légal le PS est devenu un parti du gouverne- tional (législatives) et, par la suite, il rem-premier trimestre 2009 - Mensuel ment. La vie politique française est donc porte des victoires écrasantes dans tous lesUNI - LA DROITE UNIVERSITAIRE - 34, rue Emile Landrin - décrite comme une sorte de balançoire qui scrutins locaux, départementaux et régio-92100 Boulogne - tél : 01.78.16.40.30 - fax. : 01.78.16.40.31 amène au pouvoir tantôt le PS, tantôt la naux. Les péripéties burlesques de ces der- L ’Action Universitaire - page 1
  2. 2. niers mois auraient-elles fini par lui porter çaise. A première vue, on est même frappé daignés, ont provoqué, sans le vouloir vrai-un coup fatal ? Nullement, puisque une par son caractère de permanence depuis près ment, la chute de l’éléphant Jospin et la finélection législative partielle organisée en Gi- de quarante ans. Arlette Laguiller, qui a tou- du règne absolu du PS à gauche.ronde deux semaines après le congrès de jours été considérée comme un personnage Pour que cette nouvelle configuration prîtReims permet à la gauche d’enlever une cir- un peu folklorique, suscite depuis un certain véritablement forme et fût clairement per-conscription jusqu’alors détenue par l’UMP. temps un attendrissement nostalgique ceptible pour l’opinion publique, il fallait unOn peut aligner les conjectures pour expli- lorsqu’elle ressort de sa boîte à chaque élec- catalyseur. C’est le rôle joué par Besancenot.quer ce paradoxe (peut-être, entre autres, re- tion présidentielle. Quant à Alain Krivine, On a tout dit sur son physique juvénile, surmarquer que l’électorat de gauche, ne se sent dont le nom rime dangereusement avec sa façon de parler, compréhensible par touspas mal à l’aise dans le désordre), les faits naphtaline, il fait ce qu’il peut pour faire et débarrassée des oripeaux du langage révo-sont là, massifs et répétés. penser que sa flamme révolutionnaire est in- lutionnaire stéréotypé et démodé. Ces attri- tacte sous son physique embourgeoisé. Rien buts du «style Besancenot» envoyaient auPour rester encore un instant sur ce terrain dans tout cela de très attirant ni de très ef- musée les grands anciens et donnaient l’im-électoral traditionnel, on aurait tort de croire frayant. La routine. Les programmes étaient pression qu’une gauche nouvelle, moderne,que la désorganisation du PS est sans re- restés tout aussi agressifs, mais personne ne était née. La position élevée de Besancenotmède. Martine Aubry, qui n’a rien d’une pensait qu’ils eussent la moindre chance de dans les sondages montre à quel point la jo-sœur prêcheuse inspirée, galvanisant jusqu’à jouer le moindre rôle dans la politique réelle. bardise est répandue dans notre pays, mêmel’extase les foules de gauche, est en revanche Pourtant, cette image appartient maintenant à droite, puisqu’on ne semble guère s’êtreune femme méthodique et acharnée, qui au passé. Qu’est-ce donc qui a changé, et avisé que, sous des apparences futiles, lesplus est avide de revanche. Elle est en train pourquoi ? idées et les programmes sont restés tout ausside reprendre en main son parti, de le remet- On constate d’abord l’application d’une extrêmes.tre en ordre de bataille. La cavalcadante sorte de loi de la physique politique. Il résulte de tout cela que les rapports à l’in-Marie-Ségolène a remporté de réels succès Lorsque, dans un camp, un parti dominant térieur de la gauche sont bouleversés. Hier,en prenant des initiatives spectaculaires des- apparaît comme vigoureux, dynamique, sûr le PS ne dominait pas seulement par satinées à donner un brillant nouveau à la vie de lui et de ses idées, aux avant-postes du masse, il était aussi le moteur de la gauche,politique. Mais, avec le temps et surtout mouvement, il attire et intègre une bonne il fixait le cap, le programme et la stratégie.avec les rigueurs de la crise, le brillant sem- partie des éléments actifs et ambitieux de Les «gauchistes» étaient soigneusementble hors de propos, il ne paraît plus que clin- son camp et il marginalise les extrêmes. Le tenus à distance et utilisés occasionnelle-quant et sa grande prêtresse est en train de PS de Mitterrand, toujours officiellement ment comme force d’appoint. Aujourd’hui,glisser, dans les médias, de la rubrique poli- marxiste, promoteur de l’union de la l’extrême gauche n’a pas seulement progressétique à la rubrique «people». Martine Aubry gauche, partenaire et vainqueur des com- numériquement, elle fait partie intégrantea donc le champ libre. C’est elle qui distri- munistes, conquérant, a absorbé et utilisé les de la gauche et elle en est devenue dans unebue les places et bien des «royalistes», dans ingrédients les plus disparates, de la gauche large mesure le moteur, sur le terrain etl’intérêt supérieur du parti, bien entendu, chrétienne aux trotskistes de Cambadélis. même pour les idées. Les manifestations desont prêts à renoncer à une attitude d’oppo- Quant au parti de François Hollande, insti- ces nouveaux rapports sont très visibles poursition stérile. Certains même, prenant acte du tutionnalisé, fonctionnarisé, déboussolé, ne peu qu’on ouvre les yeux.déclin de leur passionaria, se sentent en me- sachant comment se rallier au libéralisme Ce qui frappe d’abord, c’est que le PS et l’ex-sure de reprendre et de ranimer le flambeau sans le dire ouvertement (sauf Delanoë qui trême gauche s’inscrivent dans une conti-défaillant : n’est-ce pas, monsieur Peillon ? n’a pas fini de payer son erreur), reposant es- nuité. On passe du gros du parti à la gauche sentiellement sur des notables locaux et ré- du parti, puis à «la gauche de la gauche»,Ainsi, même en imaginant le scénario le plus gionaux soucieux de conserver leurs hors du parti, progressivement, sans rupture.paisible et le plus conformiste, la gauche a confortables fiefs en se méfiant de l’idéologie Trois noms permettent de jalonner ce par-dans son jeu de très bonnes cartes électorales comme d’une peste, un tel parti produit un cours : Hamon, Mélenchon, Besancenot.et ce serait une preuve d’inconscience cou- effet répulsif sur les hommes et les femmes Benoît Hamon est à l’intérieur du PS, où ilpable, de la part de la droite, que de faire de gauche les plus convaincus, les plus en- représente l’aile gauche (courant Emma-preuve d’un optimisme qui n’a aucune rai- gagés et les plus déterminés. Or ces gens-là, nuelli). Il y occupe une position forte (sason d’être. qui sont de la graine de militants, existent à motion recueille près de 20 % des voix auMais qui plus est, ce scénario, qui est le gauche. Ne trouvant plus dans les structures congrès de Reims) et officiellement recon-moins défavorable, est aussi le moins proba- en place un exutoire à leur besoin d’activité, nue, puisqu’il est, en titre, le porte-parole duble. Dès maintenant (et le phénomène est ils sont allés voir ailleurs, à la gauche de la parti. Sa proximité avec l’extrême gauche estsans doute appelé à s’amplifier), la vie poli- gauche. La défaillance du PS a créé un appel bien mise en valeur par le propos d’un «roya-tique française est marquée par deux nou- d’air au profit de l’extrême gauche. liste», rendant compte d’une séance du bu-veautés qui bouleversent la donne : la Cette réalité apparaît aujourd’hui en pleine reau national du PS : «Beaucoup de textesnouvelle configuration de la gauche au pro- lumière, mais elle n’est pas née par généra- étaient rédigés par les amis de Benoîtfit de l’extrême gauche et, bien entendu, la tion spontanée. Elle a été assez longtemps Hamon dans une tonalité assez proche de cecrise d’une gravité sans précédent qui nous sous-jacente, et elle a connu un premier ré- que peut faire la Ligue communiste révolu-fait vivre un moment historique crucial. vélateur avec l’élection présidentielle de tionnaire» (c’était juste avant la fondation 2002. La vraie nouveauté de ce scrutin, c’est du Nouveau parti anticapitaliste). Remar-L’EXTREME GAUCHE, INSPIRA- que les candidats de la gauche non socialiste quons au passage la différence avec l’époqueTRICE ET MOTEUR DE LA GAUCHE ont rassemblé plus de 15 % des votants, précédente : il y a une trentaine d’années, alors que, précédemment, ils plafonnaient à Cambadélis, avec ses amis trotskistes, s’étaitLa présence de l’extrême gauche n’est certes 3 ou 4 %. Les groupuscules, jusqu’alors élec- intégré au PS pour jouer le rôle d’organisa-pas une nouveauté dans la vie politique fran- toralement négligeables et quelque peu dé- teur, de stratège et de faiseur de rois, alors L’ Action Universitaire - page 2
  3. 3. que Benoît Hamon s’efforce d’en être l’idéo- par la tête. Ils servent, au sens propre, à ani- forte composante psychologique et émo-logue et de peser sur ses idées et son pro- mer le combat, c’est-à-dire à lui donner une tionnelle, laquelle réagit à son tour sur lesgramme. âme. Une campagne non relayée par des mi- facteurs précédents. Comment la circons-A l’autre bout de la chaîne, le NPA de Be- litants demeure lettre morte. Aucune société crire ? Quelles formes prendra-t-elle ?sancenot précise ainsi son objectif : «dépas- de service grassement rémunérée ne peut Jusqu’où ira-t-elle ? La seule certitude, c’estser la LCR et prendre le meilleur des remplir le même office. Un camp politique que rien n’est certain et que tout est possible.traditions du mouvement ouvrier, qu’elles sans militants est comme un véhicule sans Quel est le rapport entre tout cela et le dan-soient trotskistes, socialistes, communistes, organes de transmission : le conducteur peut ger de la gauche en France ? C’est que rienlibertaires ou guévaristes». Belle profession toujours appuyer sur l’accélérateur, le véhi- n’est plus déconcertant, déstabilisant et per-d’œcuménisme. Entre les deux, Mélenchon, cule fera du sur-place. Ce sont des vérités de nicieux que cette espèce de vertige collectif,qui vient de quitter le PS, essaie de servir de base dont la droite pourrait s’aviser, au lieu en partie irrationnel, qui brouille les espritstrait d’union entre les différentes tendances d’accorder trop souvent une confiance béate face à la crise, et que la situation instablede la gauche, extrême ou non. aux petits maîtres de la communication. ainsi créée offre un terrain de manœuvreLe courant unitaire à gauche est si porteur La nouvelle configuration de la gauche ne idéal pour la gauche à la remorque de l’ex-que Ségolène Royal elle-même s’y rallie en concerne pas seulement la gauche elle-même trême gauche.affirmant : «Il n’y a pas de barrière infran- : elle affecte la vie politique française tout L’occasion est belle et inespérée, en effet, dechissable entre ces trois composantes que entière de façon pernicieuse. Le Parti socia- remettre en selle de vieilles idées recouvertessont la gauche de gouvernement, les mou- liste, qui semblait devoir être contraint par par la poussière du temps. L’argumentationvements sociaux qui luttent sur le terrain et les faits à renoncer à certaines folies, s’aban- est simple : si l’on peut faire un constat cer-ce qu’on appelle en France l’extrême donne maintenant, aiguillonné par l’extrême tain, dit-on, c’est que le libéralisme (ou legauche». Quel chemin parcouru depuis la gauche, à d’anciens démons qui, à peine as- capitalisme) a fait faillite. Dès lors, les idéescampagne présidentielle de 2007 ! On se soupis, sont toujours prêts à se réveiller. La opposées retrouvent une légitimité toute na-souvient de la scène, racontée par elle- gauche, malgré ses querelles de famille, ses turelle et le parti «anticapitaliste» de Besan-même, où Ségolène Royal, jouant le rôle de rivalités, ses affrontements internes, reprend cenot est en phase avec la situation présente.Roméo, venait (métaphoriquement) chan- espoir et pugnacité. Sans scrupules, sans Ce raisonnement peut porter, puisque l’éco-ter une mélodie tentatrice sous le balcon de considération de l’intérêt national, elle nomie de marché (qu’on l’appelle libéra-François Bayrou qui, Juliette effarouchée, te- concentre toute son action au service de son lisme ou capitalisme) reçoit l’adhésionnait farouchement à conserver sa virginité idée fixe : porter des coups au président et spontanée et profonde des hommes (et despolitique. au gouvernement. Elle est malheureusement femmes) qui ont l’esprit d’entreprise, c’est-à- aidée dans son entreprise par l’ampleur et la dire d’une minorité. Dans la masse, et mêmeL’extrême gauche est donc non seulement profondeur de la crise mondiale. à gauche, beaucoup s’étaient ralliés (ou sim-bien intégrée à la gauche en général, elle est plement résignés) parce que, après l’écrou-de plus un pôle d’attraction et un moteur. LA CRISE INSTRUMENTALISEE lement du collectivisme étatique, l’économieSa force s’exerce à la fois dans le domaine des PAR LA GAUCHE de marché apparaissait comme seule capableidées et dans l’action «sur le terrain». de créer des richesses, d’apporter une cer-On reviendra plus loin sur les idées. Sur le On ne s’avisera pas ici de faire des pronostics taine prospérité. Mais si les apparences se re-terrain, la domination de l’extrême gauche sur l’évolution et l’issue de la crise écono- tournent contre elle, si elle paraît engendrerest due au fait qu’elle détient, à gauche, le mique que nous subissons. Vu la constance la crise et la pénurie, elle est bien vite vili-monopole du militantisme. Ce ne sont évi- avec laquelle les experts se sont trompés ces pendée et condamnée.demment pas les bobos de Delanoë ni les dernières années, on pourrait prendre l’in- Les idées et les formules à la Besancenot ontamis encoconnés des notables locaux qui verse de leurs prévisions actuelles pour avoir toujours été professées, mais, jusqu’à pré-vont mouiller leur chemise. Tous ceux qui une chance de tomber juste. Mais comme, sent, elles passaient pour des vieilles lunesont le cœur à gauche et la fibre militante se aujourd’hui, ils disent tout et son contraire, qui suscitaient le sourire. Elles sont mainte-retrouvent non pas parmi les adhérents à 20 nous ne disposons même pas de ce recours nant prises en considération. Sans être for-euros, ventre mou du parti institutionnel et paradoxal. mellement adoptées par le PS, ellesfonctionnarisé, mais dans les rangs de la D’ailleurs, si nous voulons commencer à infléchissent et même inspirent les positionsgauche extrême, de part et d’autre de la fron- évaluer les dégâts, le présent nous fournit de ce parti dans la mesure où elles meublent,tière du PS. Beaucoup sont jeunes : les étu- déjà une riche matière. Cette crise, en effet, même misérablement, le vide sidéral de sadiants socialistes de l’UNEF soutiennent se caractérise non seulement par ses réalités réflexion générale. En dépit, ou plutôt àBenoît Hamon. L’inaction leur pèse, ils ont concrètes, matérielles, chiffrables, mais aussi cause, de leur caractère outrageusement sim-l’impression d’avoir le vent en poupe et ils par la façon dont elle est perçue, par la re- pliste, elles peuvent séduire un certain «peu-ont envie d’en découdre. présentation mentale qu’on en a générale- ple de gauche» qui, il n’y a pas si longtemps,Il faut redire ici le rôle essentiel, quoique ment. On a dans l’ensemble l’impression gobait goulûment les slogans caricaturauxsouvent méconnu, tenu par les militants qu’elle est insaisissable, d’abord par sa nais- des communistes. Et après tout, quand undans l’activité politique. Ils ne servent pas sance, par ses causes et par son mécanisme. pays comme l’Islande peut passer enseulement à coller des affiches et à distribuer Comment en est-on arrivé à une catastrophe quelques jours de la réussite financière à lades tracts, encore que ces actions soient déjà planétaire en partant de quelques Améri- faillite, quand les nationalisations sont d’ac-fort utiles en elles-mêmes car les affiches per- cains qui ne pouvaient plus payer les traites tualité dans les pays de Margaret atchermettent de faire passer un message de façon de leurs emprunts immobiliers ? Elle est in- et de Ronald Reagan, combien de têtes sontfrappante à un grand nombre de personnes. saisissable aussi par son étendue et par ses assez solides pour être capables de tracer laSi on leur donne à promouvoir une cause développements : d’origine financière, elle a frontière entre le raisonnable et le surréalistequ’ils prennent à cœur, ils multiplient très ensuite contaminé l’économie et elle relève ?fortement les effets des impulsions données maintenant de l’action politique, avec une L’ Action Universitaire - page 3
  4. 4. La crise actuelle ne brouille pas seulement jectivement, des facteurs de danger, renfor- sinon suscité l’union sacrée, du moins misles esprits, elle peut aussi perturber grave- cés par la crise, dans les domaines de la po- une sourdine aux polémiques de l’opposi-ment les comportements. Dans l’état d’in- litique, de l’idéologie et de la violence. tion. En France, au contraire, la gauche a faitstabilité intellectuelle et d’inquiétude D’autre part, si la gauche, tirée et pilotée par preuve de sa lamentable médiocrité en es-émotionnelle que chacun peut constater, l’extrême gauche, renforçait ses positions ou sayant d’exploiter une occasion d’affaiblir letoutes sortes de réactions collectives peuvent accédait au pouvoir, ces dangers seraient for- président et son gouvernement, sans souciêtre envisagées. Un incendie peut éclater à tement aggravés, dans certains cas par fai- de l’intérêt national. Mais que dire de cer-tout moment, de manière imprévisible, à blesse et inconscience, dans d’autres cas de tains électeurs de droite qui, dans les son-propos d’une question importante ou insi- propos délibéré. dages, ont voulu manifester leur mauvaisegnifiante. Parmi les composantes de la humeur à l’égard de Nicolas Sarkozy pourgauche que le parti de Besancenot prétend Il nous appartient d’écarter ces dangers en des raisons épidermiques et subalternes ?rassembler, la mention des «guévaristes» n’est refoulant la gauche. Cette preuve d’inconscience et d’irresponsa-pas simplement décorative. C’est une façon bilité est affligeante.de se réclamer de l’exemple d’un homme, FAIRE FRONTauquel Besancenot a consacré un livre fer- Si essentielle que soit l’action au sommet devent, qui a pratiqué la révolution armée et En vérité, l’action pour nous sortir de la crise l’Etat, elle ne saurait dispenser les citoyensque les travaux historiques récents font ap- et le combat contre la gauche sont étroite- de prendre leur part de l’ouvrage. Pour nousparaître sous son vrai jour, non pas celui ment et doublement liés, dans la mesure où qui n’avons, évidemment aucune prise surd’un héros romanesque, mais celui d’un la crise offre des occasions favorables à la les forces économiques mondiales, la partmeurtrier sanguinaire jouissant du spectacle gauche et où la victoire de la gauche aggra- qui nous incombe en fonction de la situa-de ses crimes. verait la crise. Pour être très prosaïque, il est tion présente est conforme à notre vocationBien entendu, les militants extrémistes, qui évident que la prolongation de la crise com- et à notre expérience. Elle consiste à fairesont la «force de frappe» de la gauche, ne promettrait fortement la victoire de la droite front contre les dangers spécifiques que re-considèrent pas la situation actuelle en sim- lors des prochains scrutins. La baisse de Ni- présente la gauche dans sa configuration pré-ples spectateurs. Leur action peut prendre la colas Sarkozy dans les sondages s’explique sente. Son action consiste dès maintenant àforme syndicale, par exemple dans le cadre par la corrélation que beaucoup établissent, essayer de gagner la bataille des idées en tra-de Sud, capable de perturber gravement les même de façon injuste, entre la détériora- vestissant la situation réelle : il nous appar-communications de notre pays grâce aux po- tion de la situation et la responsabilité des tient d’arracher les masques et de restituersitions qu’il tient dans les chemins de fer et dirigeants. ses droits à la vérité (nous avons déjà com-dans la Poste. Ils sont aussi présents partout Une partie de la tâche ne peut être accom- mencé). Sa force offensive réside dans sesoù il y a des départs de feu et ils s’efforcent plie que par le président et son équipe gou- militants convaincus et bien implantés surd’y déverser du combustible afin d’étendre vernementale. Même à ce niveau de pouvoir divers terrains : ces termes pourraient aussiet, qui sait ?, de généraliser l’incendie. Les très élevé, on est frappé par l’énormité écra- s’appliquer à nous. Dans les temps troubléssituations les plus scabreuses et les plus ex- sante des forces hostiles et par la relative mo- dans lesquels nous entrons, les avant-postesplosives (c’est le cas de le dire) ont leur pré- dicité des moyens dont disposent les sont occupés par des minorités agissantes.férence. Leur projet stratégique est de faire la gouvernants : on pense à une fragile embar- Nous avons en la matière une responsabilitéjonction avec d’autres groupes qui sont prêts cation affrontant une terrible tempête dans que nous n’esquiverons pas.à employer la violence pour faire triompher les quarantièmes rugissants. Dans une telleleur cause particulière. C’est ainsi qu’ils ont situation, il faudrait une bonne dose departicipé activement aux manifestations pro- mauvaise foi pour ne pas rendre hommage àpalestiniennes, prétendument anti-sionistes, l’action remarquable menée par Nicolas Sar-en fait anti-juives. kozy. On a peut-être oublié un peu facile- ment qu’il a été le premier chef d’Etat sur laBesancenot, décidément très actif, n’a pas brèche au moment où la rapidité de réactionmanqué d’aller en Guadeloupe pour pren- était essentielle, et surtout que, dans cettedre des leçons, comme il le dit lui-même ou- course affolante, il a su prendre avec sang-vertement, et importer en métropole les froid les mesures les plus judicieuses et lesviolences, au caractère de plus en plus net- faire accepter par nos partenaires.tement raciste, dont ce DOM est le théâtre. Certains économistes sourcilleux reprochentEn jouant de façon provocante avec le ra- au président de ne pas ménager assez l’ave-cisme (anti-blanc il est vrai) et l’anti-sémi- nir à long terme. Ils oublient que, si le naviretisme, les extrémistes de gauche se avait coulé, on n’aurait plus eu à se souciercomplaisent à manier de la nitroglycérine. de l’avenir et qu’il ne s’agit pas de résoudreIls n’ont pas été dénoncés par la gauche, sur le papier un problème d’économie théo-dont ils sont le fer de lance, ni condamnés rique en appliquant les règles canoniques. Ilspar la Halde de M. Schweitzer, dont la sen- auraient été mieux avisés d’être plus lucidessibilité se révèle une fois de plus sélective. et plus constructifs plus tôt. La situation ap-Les analyses qui précèdent ne sont inspirées pelle des mesures globales, c’est-à-dire poli-par aucune intention apocalyptique. Elles ne tiques et oblige à faire preuve d’unconstituent pas une prophétie, ni même un pragmatisme de tous les instants.pronostic. Elles reposent sur un doubleconstat. D’une part, il existe en France, ob- Dans d’autres pays, la gravité de la crise a, L’ Action Universitaire - page 4
  5. 5. Insertion professionnelle, criseQuestions à Laurent Wauquiez,Présent depuis 14 ans aux côtés des étudiants pour les accompagner sur le marché del’emploi, l’AFIJ s’engage aujourd’hui aux côtés des universités pour les aider dans lanouvelle mission que leur a confiée la loi LRU, l’insertion professionnelle. Le directeurde l’AFIJ répond à nos questions.Monsieur le ministre, la crise renforce l’inquiétude des vous-même, l’accès au job est un v rai parcours du com-jeunes vis-à-vis de l’emploi, on entend beaucoup de battant, donc il faut faciliter ça et le préparer en amont. Lachoses aujourd’hui dans les médias, est ce que l’on deuxième chose, c’est qu’il faut casser dans les têtes, le rai-peut avoir un point précis du marché de l’emploi des sonnement des entreprises en France, il faut avoir le cou-jeunes, des évolutions que l’on peut avoir dans les rage de le dire qui consiste à croire que l’on embaucheprochains mois et des mesures que l’on peut d’ores et quelqu’un qu’ à condition qu’il ait pile le bon diplôme dans ledéjà leur annoncer pour accompagner un peu mieux bon secteur et trois ans d’expérience professionnelle. A celes jeunes vers l’emploi ? rythme là, je ne vois pas comment est-ce qu’un jeune < Tous les services de l’AFIJ sont arrive à accéder à l’emploi au début. Sur ce type deTout d’abord, la première choses, je ne crois pas aux grandes lois, je ne croischose, il ne faut pas se cacher gratuits pour les étudiants > pas au barnum à l’Assemblée nationale, je crois aula vérité, le gros point d’alerte partenariat que l’on fait sur le terrain, où on mobilisedans cette crise, c’est l’emploi des jeunes. On a vu remon- des entreprises sur une région et (je vais vous donner unter le taux de chômage mais surtout ce qu’on a vu remonter, exemple) on leur dit : vous adaptez votre pratique des res-ce sont les difficultés d’accéder à un job notamment pour sources humaines et vous acceptez de donner leur chanceles moins de 25 ans. Il faut que l’on soit très vigilant sur ce à des jeunes qui font leur première expérience chez vous.sujet. Il y a une augmentation d’environ 11% du chômage On l’a fait à Lyon avec une opération qui s’appelle « motivéen France et 19% pour les jeunes. Il faut que l’on mette le pour l’emploi », en soutien avec le préfet de la région, on apaquet sur ce sujet. Ca, c’est la première chose. augmenté de 15% l’accès de l’emploi des jeunes en 6 mois. Ca, c’est un exemple de quelque chose qui marche.La deuxième chose, c’est que je vois avec inquiétude res-surgir, notamment au parti socialiste, les bons vieux dis- Troisième point, il faut développer l’alternance. Et quand oncours consistant à dire : « en période de chômage, on dit l’alternance, c’est partout. Le système français dans le-scotch les jeunes sur les bancs de l’université, on les dé- quel vous vous formez avec des très beaux savoirs théo-courage d’essayer d’accéder à l’emploi et puis on en repar- riques pendant cinq ans et puis tout d’un coup, vous êteslera dans un, deux où trois ans ». Je ne veux en aucun cas dropés dans l’univers du marché du travail ne fonctionnerentrer la dedans. On ne peut pas ac- pas. Parce que ce que vous apprenezcepter que les jeunes soient les princi- < En novembre, on est avec une diminu- ne correspond pas forcément à la réa-paux sacrifiés dans cette crise. Cela tion de plus de la moitié des postes. Notre lité du marché du travail et surtoutveut dire qu’il faut que l’on mette le pa- parce que vous n’avez pas fait les liensquet sur les questions d’accès des échantillon est significatif ce qui veut dire avec les entreprises, donc dévelop-jeunes à l’emploi. Il y a pleins de dispo- que sur le marché ouvert de l’emploi, la pons les formations en alternance par-sitifs différents auxquels il faut que l’on situation est très mauvaise. > tout. Il faut miser la dessus et aussi surpense et sur lesquels il faut que l’on tra- les contrats de professionnalisation quivaille. permettent un meilleur accès à l’emploi.D’abord, c’est ouvrir les portes de l’université pour faciliterles passerelles avec les entreprises, vieux raisonnementversion socialiste et que l’on voit bien réactiver dans cettepériode de débats notamment autour des projets de ValériePécresse, c’est l’université est une citadelle, surtout pas depasserelle avec le monde de l’emploi, on vit centré sur lesfondamentaux et on ne discute pas du job. Sauf que la seulechose qui compte pour celui qui est en train de faire sesétudes, c’est quand même accessoirement après de savoirs’il aura un travail à l’arrivée. D’où l’importance d’ouvrir lesportes de l’université, de faire des passerelles avec lemonde de l’entreprise et d’organiser y compris des forumsde l’emploi à l’intérieur des campus pour une raison toutesimple : en France, on vous apprend à passer votre permisde conduire, on ne vous apprend pas à chercher un job. Et Retrouvez l’intégralité de cet entretien en vidéo sur lequand vous avez finis vos études et que vous êtes livrés à site de l’UNI - rubrique podcast : www.uni.asso.fr L’ Action Universitaire - page 5
  6. 6. En brefs > En campagne40 ans de combats envidéos Depuis début décembre, une poignée de lycéens, aidés par des étudiants et des profession-Pour retracer les 40 ans de notre nels de l’agitation, bloquent des lycées avec une brutalité inconnue jusqu’alors. Ils dégradentmouvement, une vidéo a été réali- systématiquement les locaux, prennent d’assaut les lycées privés et n’hésitent même plus àsée. De la manifestation du 30 mai s’opposer aux forces de l’ordre.1968 en faveur du général deGaulle au combat contre le com- Le syndicat des proviseurs s’est publiquement inquiété de ces dérives. Les bloqueurs refu-munisme, en passant par les cam- sent, selon eux, tout dialogue. Ils sont juste là pour bloquer.pagnes présidentielles auxquelles lesmilitants de l’UNI ont souvent pris A Brest, Marseille, Bordeaux ... ces extrémistes ont agressé des proviseurs, dont certainsune part décisive, que de moments ont été conduits à l’hôpital (le chef d’établissement du lycée Arthur Rimbaud à Garges- les-forts à redécouvrir. Gonesse a été blessé à la jambe par des jets de projectiles et d’engins explosifs devant les grilles de son lycée). L’UNI Lycée a lancé, dans ce contexte de rare violence et de nette radicalisation du mou- vement, une pétition nationale contre la violence afin de rappeler aux proviseurs qu’ils ont>http://www.uni.asso.fr/spip.php?p l’obligation d’assurer la protection des biens et des élèves. Ils doivent par conséquent pren-age=convergence dre toutes les mesures nécessaires pour en garantir la sécurité, y compris le recours aux forces de l’ordre.L’UNI rencontre Valérie Pé-cresse Déjà plus de 4000 signataires ont ainsi marqué leur refus de laisser l’extrême-gauche ly- céenne imposer par la force sa volonté dans leurs lycées.Dans le cadre du plan de relance,700 millions d’euros seront consa-crés à la réhabilitation de locaux(laboratoires, amphithéatres...).Les représentants de l’UNI ont in-sisté auprès de la ministre pourque des mesures en faveur de l’in-sertion professionnelle des étu-diants soient rapidement mises enoeuvre. La création des bureauxd’aide à l’insertion professionelle(BAIP) et la publication de statis- XXVème convergence, l’UNI fête ses 40 anstiques concernant les débouchésdes diplômes de chaque universi-tés doivent être les priorités del’année 2009.Jean-François Copé ap-porte son soutien aux mili-tants de l’UNIDans un court message vidéo, leprésident du groupe UMP à l’As-semblée ,ationale, Jean-FrançoisCopé, assure les militants de l’UNIde son plus “complet soutien” et lesinvite à continuer le combat. A voirsur le site de l’UNI.>http://www.uni.asso.fr/spip.php?article1367 L’ Action Universitaire - page 6
  7. 7. 1968-2008 : les grandes dates de l’UNIDans la presse 24 juin 1984, L’UNI 40 ans de ré- sistance (20/11/08)Dans le numéro de Valeurs actuelles du20 novembre, une double page est en-tièrement consacrée à l’UNI et à sonaction menée depuis 40 ans au servicede la France. Le CROUS de Versailles vote contre le transfert de la cité universitaire d’AntonyLe conseil d’administration duCROUS de Versailles a rejeté (15 voixcontre, 12 pour) la convention de trans-fert de la gestion du logement étudiantà la communauté d’agglomération desHauts-de-Bièvre (Antony, Bourg-la-Reine, Sceaux ...), vendredi 5 décembre2008. L’UNI regrette le vote du CA duCROUS, qui “heureusement ne remetpas en cause ce projet”. Plan de relance : l’UNI se félicite“Jamais autant de moyens n’auront étédonnés à l’enseignement supérieur enFrance” estime l’UNI. L’organisationqui “ félicite le président de la Répu-blique”, estime que “ces annonces prou-vent bien que l’enseignement supérieur,et notamment l’université, sont unepriorité de Nicolas Sarkozy, contraire-ment à ce qu’essaient de faire croire cer-tains syndicats qui vilipendent lapolitique actuelle, en criant sans cesseau manque de moyens”. L’ Action Universitaire - page 7
  8. 8. CHRONIQUES A d couvrirLe c t ure Un espace pour les militantsC’est en partie de cet amour que naît L’ensemble des adhérents à jour de cotisation a accèsl’identité nationale. Un bref ouvrage à à un espace réservé sur le site de l’UNI. Plusieurslire, même si à l’UNI on connait déjà la outils sont à la disposition des militants. Vous trou-réponse. verez :“Faut-il avoir honte de l’identité nationale ?”, Da- a une synthèse de la presse hebdomadaire,niel Lefeuvre et Michel Renard, éditions La- a des argumentaires,rousse, collection “A dire vrai” Paris, 2008, 9,90 a des portfolios,euros a des tracts types. Pour vous connecter à cet espace, vous avez besoin d’un login et d’un mot de passe. Ces deux éléments vous sont normalement adressés suite à votre adhé- sion. En cas de problème, n’hésitez pas à nous adres- ser un mail : militant@uni.asso.fr > http://militant.uni.asso.fr 7à8 La réussite au baccalauréat a chuté en moyenne de 7 à 8 points en 2008 dans les ly- cées qui ont été fortement perturbés ou blo- qués par les mouvements lycéens de la fin 2007. C’est ce que relève une étude réalisée dans les lycées de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne et pu- bliée par le journal 20 minutes. SOUTENEZ NOTRE ACTION, ABONNEZ-VOUS Aidez-nous à diffuser nos idées et à maintenir notre indépendance et notre liberté de ton. L’Action UNIversitaire Nom :....................................................................................................... Prénom : .......................................................................................................... Adresse : ................................................................................................................................................................................................................................ 34 rue Emile landrin ..................................................................................................................................................................................................................................................... 92100 Boulogne Code postal : ............................................... Ville : .......................................................................................................................................................... Tel : 01.78.16.40.30 Fax : 01.78.16.40.31 Tel : ............................................Profession : .......................................................E-Mail : .......................................................................................... 1 Désire s’abonner à l’Action Universitaire 38 euros (un an) Imprimé par nos soins 1 Désire souscrire un abonnement de soutien (à partir de 230 euros) : ............. euros CCP3007533YOrléansLa Source 1 Désire adhérer à l’UNI 1 50 euros 1 lycéens : 10 euros 1 étudiants : 20 euros 1 Désire soutenir financièrement l’UNI et verse : 1 300 euros 1 500 euros 1 ............. euros (Vous pouvez déduire jusqu’à 66 % du montant de vos cotisations ou de vos dons de vos impôts. Ainsi, pour 100 euros de dons, votre effort réel est de 34 euros, et vous pourrez déduire 66 euros de vos impôts.) Date et signature : L’ Action Universitaire - page 8

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