Anita Conti donne son nom au nouveau collège de Saint-Nazaire
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Ouvert en septembre 2013 par le Département, le nouveau collège public de Saint-Nazaire est inauguré et reçoit le nom d’une femme, Anita Conti, première femme océanographe française.

Ouvert en septembre 2013 par le Département, le nouveau collège public de Saint-Nazaire est inauguré et reçoit le nom d’une femme, Anita Conti, première femme océanographe française.

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    Anita Conti donne son nom au nouveau collège de Saint-Nazaire Anita Conti donne son nom au nouveau collège de Saint-Nazaire Document Transcript

    • Cabinet du président Hôtel du Département - 3, quai Ceineray – BP 94109 44041 Nantes cedex 1 - Tél. 02 40 99 10 00 service.presse@loire-atlantique.fr - www.loire-atlantique.fr Contacts presse : Anaïs Hubert : 02 40 99 09 61 Gweltas Morice : 02 40 99 16 68 Laurence Corgnet : 02 40 99 17 45 Saint-Nazaire, le 14 février 2014 Le Département inaugure un nouveau collège public le 14 février 2014 à Saint-Nazaire Anita Conti donne son nom au nouveau collège de Saint-Nazaire ©Fonds Anita Conti Ouvert en septembre 2013 par le Département, le nouveau collège public de Saint-Nazaire est inauguré et reçoit le nom d’une femme, Anita Conti, première femme océanographe française. L’établissement accueille aujourd’hui 576 e élèves répartis dans 22 classes de la 6 à e la 3 . En signant la charte européenne pour la parité dans la vie locale, le Département s’est engagé pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Une première traduction concrète de cet engagement s’est mise en place dans les collèges publics construits par le Département : chacune des nouvelles réalisations porte un nom de femme. A ce jour, sept femmes honorent les sept nouveaux collèges construits en Loire-Atlantique entre 2005 et 2013. Inauguration du nouveau collège public de Saint-Nazaire en présence de : Philippe Grosvalet, président du Département de Loire-Atlantique, Michel Ménard, vice-président du Département délégué à l’éducation, Laurent Girault-Conti, fils adoptif d’Anita Conti, Catherine Chabaud, navigatrice française, journaliste et membre du Conseil économique, social et environnemental, Joël Batteux, maire de Saint-Nazaire, Franck Horn, principal du collège, Catherine Benoit-Mervant, directrice académique des services de l’Éducation nationale, Emmanuel Bordeau, sous-préfet de Saint-Nazaire. 1
    • Embarquer avec Anita Conti (1899 – 1997) : un siècle d’aventures « Vivre, c'est surprenant. Tout passe, rien ne reste, et c'est ravissant » Un destin hors du commun trace la vie d’Anita Conti, première femme océanographe française. Femme moderne, femme instruite. Femme de la mer, femme des profondeurs. Femme de passion. Femme journaliste, femme poète. Femme observatrice, femme navigatrice. Femme photographe, femme écrivain. Cette aventurière vit intensément mille vies en un siècle. Cent ans de découvertes, en quête de vérité, soixante ans de détermination pour comprendre la vie sous-marine, partager sa connaissance du monde avec un objectif : sauvegarder la richesse des fonds marins qu’offre la nature. « J'ai su nager avant de savoir marcher » Anita Caracotchian nait le 17 mai 1899 à Ermont d’un père arménien et d’une mère française. La jeune fille cultive très jeune son goût pour le voyage avec ses parents. Elle prend le large et parcourt l’Europe au travers d’innombrables destinations. En 1914, sa famille se réfugie sur l’île d’Oléron, elle s’adonne à la baignade, la voile, la lecture, la photographie. Première et belle rencontre avec l’océan, les côtes, les profondeurs soufflant sans fin vers un horizon de liberté. D’un véritable coup de cœur nait cette passion pour l’océan qui déroulera, aux côtés de sa passion pour les livres, le fil rouge de sa vie sur près d’un siècle. Remarquée par Pierre Mac Orlan qui la désigne comme « celle qui écoute parler les livres », elle se fait connaître en relieur d’art dans les années 1920 par les bibliophiles et le tout Paris littéraire qui lui commandent des reliures originales. « La mer n’est pas une ressource inépuisable » Après son mariage en 1927 avec Marcel Conti, diplomate, Anita Conti embarque avec des pêcheurs sur les harenguiers en Manche et sur les voiliers-morutiers bretons. Pendant quinze ans elle note, photographie, observe, mesure et veut tout connaître de la mer : son histoire, sa géographie, sa faune et sa flore. Elle publie une série d’articles dans le quotidien La République en 1935 et rend compte de la rudesse de ces professionnels de la mer. Devenue spécialiste, Anita Conti a pour mission de dresser les cartes précises des océans pour faciliter la pêche en mer. Elle part trois mois dans le Grand Nord avec les terre-neuvas, à bord d’un chalutier-morutier nommé le Vikings. Premier constat environnemental, premier cri d’alarme pour cette pionnière qui alerte l’opinion sur la surexploitation des océans et les conséquences désastreuses de la pêche industrielle. « Un nouveau monde ! » Après la 2e guerre mondiale, Anita Conti met le cap sur l’Afrique au service du gouvernement d’Alger, en Mauritanie, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Bénin, en Guinée. Pendant près de dix ans elle découvre, tel un nouveau monde, de multiples espèces de poissons méconnues, aux valeurs nutritives jusqu’alors inexploitées. Elle crée son entreprise au Sénégal, implante des pêcheries, des postes de fumage et poursuit ses recherches pour favoriser la pêche locale, améliorer les techniques de conservation et combattre la malnutrition des populations africaines. Malgré ce constat, les administrateurs interrompent une mission à laquelle Anita Conti s’est dévouée durant près de dix ans. Les moyens lui sont retirés. Elle adosse son projet à des sociétés privées. Une tempête balaie tous ses efforts, et percevant les signes de l’émancipation des nations africaines de l’Afrique Occidentale Française (A.O.F.), Anita repart vers les mers froides. « La dame de la mer » A partir de 1952, Anita Conti n’est plus rattachée à aucune structure, elle observe librement un monde dont elle apprécie lucidement la complexité. A l’appui d’une solide réputation, elle est en mesure d’inventer ses missions, et peut s’embarquer partout où cela s’avère utile. Dès lors, jusqu’au début des années 1980, passant d’un navire à l’autre elle alterne les campagnes avec les retours à terre afin d’écrire les récits qui seront aussi le témoignage d’une aventure unique. De Terre-neuve aux îles Féroé, de la Méditerranée, où elle expérimente l’aquaculture, au Japon où elle vient comparer ses méthodes et ses visions, revenant en Afrique et arpentant les pays scandinaves, elle ne cesse d’observer et d’alerter les effets des progrès techniques dont le monde de la pêche s’est dotée depuis 2
    • la fin de la guerre. Témoin infatigable de l’industrialisation, elle en dénonce les limites et les contradictions et ne cesse de défendre les richesses halieutiques en mettant l’accent sur les modes de développement susceptibles de préserver les ressources. En 1953, elle publie le récit d’une campagne de pêche à Terre-neuve : Racleurs d’Océans. En 1957, avec Géants des Mers Chaudes, elle revient sur ses tentatives africaines. En 1971, avec l’Océan, les Bêtes et l’Homme, Anita Conti livre le bilan de sa longue expérience. Ses ouvrages marquent aussi bien le monde littéraire que le monde maritime, et chacun d’eux est primé. Le soir de Noël 1997, la tempête souffle fort sur la Bretagne. Anita Conti s’éteint à Douarnenez dans la nuit. Elle avait 98 ans. Ses photos sont publiées pour la première fois juste après sa disparition, en 1998, aux Éditions Revue Noire. Tout au long de sa vie, Anita Conti poursuit sa quête de vérité, témoin privilégié d’un siècle d’histoire, un siècle d’aventures maritimes qu’elle vivra en toute liberté au gré de ses nombreuses escales entre terre et mer autour du globe. Surnommée « La dame de la mer » par les marins, son énergie, son dynamisme, sa vitalité font d’elle une femme d’exception, définitivement ancrée dans son temps qui a su s’intégrer dans un monde qui, par sa rudesse, était alors exclusivement réservé aux hommes. Catherine Chabaud, marraine de l’événement Catherine Chabaud garde de ses deux rencontres avec Anita Conti un souvenir intense : « J’ai fait sa connaissance en Bretagne dans les années 90, avant sa disparition. La toute première fois, c’était au salon du livre à Concarneau. Anita Conti était une femme incroyable, avec une telle énergie. J’ai beaucoup d’admiration pour elle, pour son parcours, pour son combat. Elle adressait toujours des messages profondément positifs et pleins de vie aux jeunes générations. Sa vision du monde au travers de ses photographies reflétait sa joie de vivre. Malgré les conditions de vies plutôt rudes à l’époque, en pleine mer avec les marins, elle savait capter l’instant de bonheur, le sourire, la gaieté d’une scène de vie, le détail... ». Anita Conti et Catherine Chabaud à Dieppe en 1997 ©Colette Hamelin Catherine Chabaud est la première femme navigatrice à avoir bouclé un tour du monde en solitaire, en course et sans escale (Vendée Globe 1996 et 2000). Elle a réalisé 13 traversées de l’Atlantique dont 4 en solitaire. Autre corde à son arc, le journalisme : elle est diplômée de l’Institut de Journalisme (1983). Elle a collaboré avec différents medias radio, presse écrite, télévision et réalisé plusieurs documentaires sur la thématique du développement durable. Son expérience et son expertise dans le domaine maritime et environnemental lui ont permis de 3
    • siéger au Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour lequel elle poursuit une mission sur les grandes questions liées à biodiversité, la gestion durable des océans, et les biomatériaux. Très engagée dans la préservation de la mer et du littoral, elle émet un avis en octobre 2013 sur « Quels moyens et quelle gouvernance pour une gestion durable des océans ? », dans lequel elle aborde notamment la question de l’éducation, de la sensibilisation et de la formation au développement durable. Elle travaille par ailleurs sur un projet collaboratif, le voilier du futur, pour développer et promouvoir les équipements et matériaux éco-innovants dans le domaine de l’énergie, du traitement des eaux usées, de l’ergonomie, de la sécurité. Une quinzaine de PME françaises de la filière nautique sont impliquées dans ce projet. Elle vient de créer récemment une association qui s’appelle « Innovations bleues » dont l’ambition est de promouvoir un développement durable des activités maritimes. Sept femmes honorent les nouveaux collèges publics construits depuis 2005 Le Département souhaite que les femmes soient mieux représentées dans la vie locale. Dans les établissements publics, cet engagement citoyen se traduit par la représentation de sept femmes, sept e portraits ayant marqué l’histoire du XVIII à nos jours dont les collèges portent aujourd’hui le nom : Andrée Chedid (1920 – 2011), femme de lettre française – collège d’Aigrefeuille-sur-Maine (2005) Lucie Aubrac (1912 – 2007), résistante et militante – collège de Vertou (2007) Olympe de Gouge (1748 – 1793), femme de lettre, auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – collège de Sainte-Pazanne (2008) e Sophie Germain (1776 – 1831), mathématicienne du XIX siècle – collège de Nantes (2010) Agnès Varda (1928), photographe, réalisatrice de cinéma et plasticienne – collège de Ligné (2011) Marcelle Baron (1909 – 2011), résistante de la seconde guerre mondiale – collège d’Héric (2012) Anita Conti (1899 – 1997), première femme océanographe française – collège de Saint-Nazaire (2013) 4
    • Le collège public Anita-Conti à Saint-Nazaire Un établissement au cœur de la ville Le territoire de Saint-Nazaire compte quatre collèges publics, d’une capacité d’accueil totale de 3 000 places : Anita-Conti, Jean-Moulin, Pierre-Norange, Albert-Vinçon. e 576 collégiens répartis dans 22 classes de la 6 à e la 3 ont fait leur première rentrée dans le collège Anita-Conti en septembre 2013. D’une capacité d’accueil de 24 divisions, le bâtiment s’étend sur 6 150 m² à proximité de la Soucoupe et du parc paysager. Il est réalisé selon une démarche environnementale dans un objectif de performance « Bâtiment basse consommation ». Il comprend : Des locaux d’enseignement classiques (salles d’enseignement général, de sciences expérimentales, de technologie, une salle multimédia…). Les locaux d’accompagnement à l’enseignement (CDI, espaces d’accueil et de réunion…). Une cuisine et une salle de restauration d’une capacité de 600 élèves, des bureaux pour l’administration, les enseignants ainsi qu’un atelier pour l’ouvrier professionnel et des réserves. Une salle polyvalente indépendante de l’espace restauration. Un logement pour l’agent d’accueil. Deux salles destinées à l’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) pour faciliter l’accueil et l’intégration d’enfants à mobilité réduite. L’enveloppe financière de l’opération s’élève à 15,28 M€ (valeur octobre 2008), entièrement financée par le Département de Loire-Atlantique. Le jury de concours a désigné le 27 avril 2010 l’équipe Agence A+H – Agence Roulleau comme maître d’œuvre de l’opération. Suite à des changements dans ce cabinet, la poursuite de la mission de maîtrise d’œuvre pour la phase de réalisation a été assurée par le cabinet Besseau Micheau. 5
    • « Roulez jeunesse » de Marylène Negro : 1 % artistique, 100 % cinéma Depuis 2006, le Département s’engage à consacrer 1% du budget de construction ou de rénovation des collèges publics à une création artistique. Cette décision marque une politique volontaire en faveur du soutien à la création contemporaine et à sa diversité ainsi qu’à l’intégration de l’art dans l’architecture et dans la ville. Dans le cadre de ce « 1% artistique », le projet « Roulez jeunesse » signé Marylène Negro a été retenu pour le collège Anita-Conti à Saint-Nazaire. Son œuvre porte sur le thème du cinéma. Elle introduit la cinéphilie au sein du collège et annihile la frontière entre sphère publique et sphère privée pour l'accès au cinéma et à la culture. Le dispositif imaginé par l’artiste mêle vie scolaire et vie culturelle, communes par la notion d'apprentissage par la répétition et la participation. L'œuvre est un dispositif global sur ce thème visant à investir l'ensemble des espaces du collège mais aussi le quotidien des élèves, grâce à divers supports : Une signalétique spécifique permettant d'identifier le projet dès l'entrée du collège. Une filmothèque (100 films) mise à disposition des collégiens par prêt et consultable sur place dans une salle de projection dédiée au sein du Centre de documentation et d'information (CDI) équipée à cet effet. Une présentation de la liste des films (sous forme de générique) sur les écrans de veille des ordinateurs du collège. Une sonnerie alternative mise en place en remplacement du carillon unique existant. 6
    • L’éducation et les collèges de Loire-Atlantique 40 665 collégiens sont accueillis dans les 78 collèges publics de Loire-Atlantique dont le Département a la responsabilité : il s’occupe en effet intégralement du fonctionnement des collèges, l’enseignement relevant de l’Éducation nationale. Afin de favoriser la réussite éducative pour tous et de proposer de bonnes conditions de travail aux élèves et aux équipes pédagogiques, le Département décline un projet ambitieux et volontariste qui repose sur deux priorités : Renforcer l’offre de collèges publics par la construction de collèges dans les pôles urbains et la modernisation du patrimoine existant (budget de 40,51 M€ en 2014). Deux nouveaux collèges ont été récemment livrés : Anita-Conti à Saint-Nazaire en septembre 2013 et Anne-deBretagne à Saint-Herblain en janvier 2014. En plus des travaux de reconstructions, de rénovations et d’extensions déjà engagés sur d’autres collèges : à Vertou, nouvelles demipensions des collèges Saint-Exupéry à Savenay, Paul-Doumer à Nort-sur-Erdre, restructuration du collège de Chantenay à Nantes, 6 grands projets sont en cours : - Saint-Philbert-de-Grand-Lieu dont les travaux ont débuté en janvier 2014 et Clisson (livraisons en 2015) - Pontchâteau, Saint-Joseph-de-Porterie à Nantes et Savenay (livraisons en 2016) - Vertou (livraison en 2018) Ce rythme soutenu est la traduction concrète de l’engagement pris par les élus du Département, pendant le mandat 2011-2015, pour implanter des collèges publics là où les capacités ne sont plus adaptées, tout en continuant de moderniser le patrimoine bâti existant. Accompagner le parcours scolaire des élèves et participer à leur bien-être au sein de l’établissement : accueil, entretien et restauration scolaire de qualité (3 655 000 repas servis par an) assuré par les 700 agents départementaux, matériel informatique performant (parc de 12 000 postes informatiques répartis sur les 135 collèges publics et privés, 850 imprimantes, 400 serveurs, salles numériques), programmes pédagogiques de soutien à l’enseignement (éducation à l’environnement, à la culture,…) 7