Volume 9, 2009Le norovirus humain peut-il être considérécomme un virus pathogène pandémique?Jason TetroCentre de recherche...
Des mesures de prévention et de contrôlede la grippe Remerciements à CHICA-Canada, www.chica.orgLe virus de la grippe se t...
L’hygiène des mains dans le secteur alimentaireChristian DesRoches, directeur régional des ventes, Deb CanadaSeriez-vous s...
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French Hand Hygiene Newsletter #9

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French Hand Hygiene Newsletter #9

  1. 1. Volume 9, 2009Le norovirus humain peut-il être considérécomme un virus pathogène pandémique?Jason TetroCentre de recherche en microbiologie environnementale, Université d’OttawaDepuis sa découverte en 1972, le norovirus À la lumière de ces données étayant la thèsehumain apparaît comme la cause d’origine d’une transmission de personne à personne,alimentaire la plus courante de la gastro-enté- M. Dreyfuss a proposé un modèle semblablerite aiguë (GEA). Aux États-Unis seulement, on à celui de deux virus pandémiques connus,estime qu’il y a quelque 23 millions de cas de soit le virus de l’influenza et le rotavirus. Lescontamination par virus annuellement. Or, ce trois virus qui se transmettent par la salive,nombre pourrait n’être qu’un pâle reflet de la les vomissures et les particules en suspensionréalité. La transmission du virus a longtemps dans l’air ont la capacité de survivre pendantété attribuée à la consommation d’aliments plusieurs heures dans l’environnement. Par ail-prêts-à-manger comme les huîtres, les fram- leurs, il suffit de faibles doses infectieuses deboises et la laitue. Toutefois, un examen plus ces trois virus pour assurer leur propagation.poussé de certains rapports indique que la La fréquence des cas d’infection par norovirustransmission se fait davantage d’une personne dépasse de loin la capacité actuelle d’assurerà une autre que par l’ingestion d’aliments. efficacement la détection et le suivi de sa transmission (ce qui ironiquement a amenéMoshe Dreyfuss, de la Walden University, a l’Organisation mondiale de la Santé à suspen-récemment tenté de déterminer si les noro- dre les essais touchant le virus de la grippevirus sont strictement d’origine alimentaire H1N1 pandémique). Selon M. Dreyfuss, lesou s’ils se propagent de la même façon que norovirus devraient être considérés commeles virus pandémiques, notamment le virus des virus pandémiques plutôt que des agentsde l’influenza et le rotavirus. Pour la période de toxi-infection alimentaire.de 1998 à 2006, près de 12 000 cas déclarésd’intoxication alimentaire figurant dans la En réalité, nous pourrions ne jamais enten-base de données eFORS du Foodborne Dis- dre parler de pandémie causée par des no-eases Active Surveillance Network (réseau rovirus. Toutefois, l’information présentée paraméricain de surveillance active des maladies M. Dreyfuss met en évidence l’importanced’origine alimentaire) ont fait l’objet d’analyses. Ces dernières visaient d’une bonne hygiène des mains et des endroits où des aliments sontà déterminer la source et le mode de transmission de chaque vague. manipulés. Un lavage des mains adéquat ou l’utilisation d’un anti-Or, un peu plus de 23 % des cas sont attribués au norovirus, et de ce septique à base d’alcool permettent d’enlever ou de neutraliser ef-nombre, seulement 56 % ont été confirmés par des diagnostics en ficacement les agents pathogènes. De plus, certains désinfectants delaboratoire. Par ailleurs, les données recueillies font ressortir d’autres surface (mais pas tous) sont efficaces contre les norovirus et peuventfaits très intéressants qui incitent à la réflexion. En particulier, seule- empêcher leur propagation indirecte par le contact de surfaces. Cesment 11 % des cas sont liés à l’ingestion d’un produit ou ingrédient interventions se sont avérées efficaces pour endiguer des vaguesalimentaire dans lequel un norovirus a été décelé. En revanche, 80 % de maladies causées par des norovirus. Elles devraient d’ailleurs êtredes cas sont directement attribuables à la manipulation d’aliments obligatoires dans tout service où des aliments sont manipulés. Depar une personne infectée. Les autres cas, soit 9 %, font suite à une plus, comme le facteur humain dans la prolifération du norovirus estcontamination croisée du virus par le biais de surfaces. Autre fait mieux connu, le modèle présenté par M. Dreyfuss peut contribuer àintéressant, le ratio d’incidence approché des cas de norovirus n’est renforcer et à maintenir de saines pratiques d’hygiène parmi les per-que de 0,45 pour les aliments contre 3,40 pour les travailleurs de sonnes manipulant des aliments.l’alimentation. Ce qui signifie qu’il y a 7,5 fois plus de cas d’intoxicationalimentaire attribuables à une manipulation par une personne infec- Les références sont disponibles sur demande.tée qu’à l’ingestion d’aliments contaminés. 1
  2. 2. Des mesures de prévention et de contrôlede la grippe Remerciements à CHICA-Canada, www.chica.orgLe virus de la grippe se transmet d’une per- ficacement lorsqu’ils sont portés longtemps.sonne à une autre par la toux ou l’éternuement, De plus, s’ils ne sont pas retirés correctement,par le contact de surfaces contaminées (poi- le virus peut se propager aux mains et au vis-gnée de porte, téléphone ou autre) ou au age.toucher des yeux, du nez ou de la bouche. Ilpeut survivre pendant des heures dans des Le virus de la grippe ne présente aucun risquemucosités séchées et se transmettre par con- de contamination par la consommation detact direct. Comme le virus se propage très porc bien cuit ou de produits à base de porc.facilement dans les espaces fermés, les cas degrippe sont plus nombreux en hiver, notam- Établissements de soins de santément dans les pays du nord où les gens pas-sent plus de temps à l’intérieur. Dans les établissements de soins de santé, les pratiques de base doivent être en tout tempsMesures pour réduire la propagation suivies auprès des patients, notamment lesdu virus de la grippe suivantes :• Nettoyez vos mains soigneusement et sou- • Hygiène des mains avant et après tous les vent, en utilisant du savon et de l’eau ou un contacts avec les patients (information perti- antiseptique à base d’alcool, particulière- nente sur le site web de CHICA-Canada). ment après avoir touché vos yeux, votre nez, votre bouche ou des sécrétions. • Utilisation adéquate de l’équipement de protection personnelle (gants, masques, dis-• Évitez de toucher vos yeux, votre nez et votre positifs de protection oculaire) lors de con- bouche. tacts avec les sécrétions et excrétions des patients.• Évitez de toucher des papiers-mouchoirs ou des objets utilisés par une personne malade. • Désinfection de tout équipement utilisé pour différents patients au moyen d’un dés-• Toussez ou éternuez dans votre manche ou infectant dont l’utilisation contre les virus un papier-mouchoir en prenant soin de jeter grippaux A est reconnue. ce dernier dans une poubelle, puis lavez vos mains. • Nettoyage ou désinfection, lorsqu’un patient quitte une salle d’examen, de toutes les sur-• Faites-vous vacciner contre la grippe. faces avec lesquelles il a été en contact, au moyen d’un désinfectant dont l’utilisation• N’allez pas au travail, ni à l’école si vous êtes contre les virus grippaux A est reconnue. malade. Restez à la maison et réduisez vos contacts avec les autres pour éviter de les Les services des urgences doivent procéder à contaminer. un triage de tous les patients présentant des symptômes de problèmes respiratoires. Les• Suivez les recommandations de votre service analyses de dépistage du virus pandémiquede santé publique. H1N1 2009 en laboratoire ne sont pas recom- mandées pour les patients dont le cas est bé-Rien ne prouve que le port de masques peut nin. Des échantillons ne doivent être soumisempêcher la propagation du virus dans à des analyses que lorsque des résultats del’ensemble de la population. En fait, une utili- laboratoire sont requis pour le traitement cli-sation inadéquate des masques peut accroî- nique des patients hospitalisés qui ont unetre le risque de contamination. Les masques affection pseudo-grippale ou présentent desne permettent pas de contrer la maladie ef- risques élevés de complication de la grippe. 2
  3. 3. L’hygiène des mains dans le secteur alimentaireChristian DesRoches, directeur régional des ventes, Deb CanadaSeriez-vous surpris d’apprendre qu’une surface aussi petite qu’une Protocoletête d’épingle peut contenir jusqu’à 10 millions de bactéries? Dans Le bon sens dicte de se laver les mains avant de manipuler des ali-des conditions propices, ces bactéries peuvent doubler en 20 min- ments. Mais lorsqu’on travaille dans un milieu de transformationutes et se répandre très rapidement. Les mains (et les personnes des aliments, il importe aussi de le faire en bien d’autres occasions,auxquelles elles appartiennent) sont responsables de la transmission notamment après avoir touché des parties de son corps, toussé,de 80 % des maladies infectieuses dans la collectivité et de 40 % de éternué ou utilisé les toilettes ou un papier-mouchoir. Il faut égale-toutes les maladies d’origine alimentaire. ment se laver les mains en changeant de tâche, particulièrement en passant du traitement de viandes crues à celui d’aliments prêts-à-Selon l’Agence de la santé publique du Canada, environ 10 millions consommer ou cuits; après avoir manipulé de l’argent, des déchets,de personnes sont atteintes de maladies d’origine alimentaire chaque des outils ou de l’équipement; après avoir touché des surfaces salies;année. De courte durée, la plupart de ces maladies sont accompag- après avoir ramassé quelque chose sur le sol; ou après avoir effectuénées de symptômes mineurs comme la nausée, des vomissements toute autre tâche contaminant les mains.et la diarrhée. La prévention des maladies d’origine alimentaire estdifficile, car il arrive que la bactérie survive à la transformation des Agentaliments. De même, les aliments peuvent être contaminés durant la En l’absence de savon et d’eau ou lorsque les mains ne sont paspréparation, la cuisson ou le stockage. Bien que, dans plusieurs cas, visiblement sales, utiliser un antiseptique à base d’alcool pourla contamination des aliments se produise pendant la transforma- désinfecter les mains. En plus de mieux s’étendre, les préparationstion, près de la moitié de toutes les moussantes conviennent davantage etmaladies d’origine alimentaire sont la sont plus efficaces. En outre, combinéeconséquence directe d’une contami- au lavage des mains, l’utilisation d’un an-nation par les mains. C’est pourquoi tiseptique à base d’alcool pour les mainsles experts en salubrité alimentaire accroît l’efficacité du nettoyage et peutrecommandent la mise en place et le réduire le risque d’infection de 20 à 40 %suivi étroit d’une procédure de lavage en moyenne.des mains. Lorsqu’elle est adéquate,l’hygiène des mains constitue le moy- Conformitéen qui, pris isolément, est le plus effi- Le succès d’un bon programme de salu-cace pour prévenir la propagation des brité des aliments repose sur la formationmaladies transmissibles. et l’information. Dans toute entreprise, sans égard à son envergure, l’instructeurUne hygiène des mains adéquate doit s’assurer que tous les employés com-requiert un protocole approprié, prennent les principes de base de la salu-l’utilisation d’un agent de lavage ou de brité des aliments ainsi que leur responsabilité à cet égard. Les em-nettoyage des mains et le respect du protocole. Il est particulière- ployés qui manipulent des aliments devraient recevoir des directivesment important de suivre étroitement le protocole dans les zones à supplémentaires en matière d’hygiène personnelle et subir un testrisque élevé, notamment les endroits où les aliments sont transfor- permettant d’évaluer leurs connaissances en la matière. Ils devraientmés ou préparés. aussi suivre périodiquement des cours de mise à jour. De plus, une attention particulière doit être portée à l’importance de signaler à unPour un lavage efficace des mains, il importe superviseur toute maladie lorsqu’elle se produit.de procéder comme suit : Selon le Partenariat canadien pour la salubrité des aliments, même• Placer les mains sous l’eau, puis y appliquer du savon; si la plupart des gens guérissent des maladies d’origine alimentaire,• Frotter les mains ensemble pendant au moins 15 secondes; ces dernières peuvent entraîner des problèmes de santé chroniques• Laver soigneusement les mains, sans oublier les poignets, les dans 2 à 3 % des cas. Santé Canada estime que les coûts annuels liés paumes, le dessus des mains et le dessous des ongles, pour enlever à ces maladies sont aussi élevés que 14 milliards de dollars, et ne ces- toute la saleté; sent de grimper. Toutefois, la mise en place et la gestion de mesures• Rincer à l’eau potable en allant des poignets jusqu’au bout des doigts; et de programmes de prévention des infections se font facilement et• Sécher les mains complètement avec un essuie-mains propre, de leur efficacité est démontrée. En matière de salubrité des aliments et bonne qualité et absorbant, ce qui contribue à éliminer les germes. de réduction du risque de maladies d’origine alimentaire, la forma- Sécher les mains en les tapotant plutôt qu’en les frottant, pour évit- tion et la sensibilisation demeurent les meilleurs moyens de défense. er les irritations et les gerçures. 3
  4. 4. Apprentissage en ligne – Deb Canada Prévention des infections en milieu de travail   Regardez cette présentation sur la     prévention des infections en milieu de travail.Prévention de la grippe Le lavage des mains montré aux– Votre entreprise est-elle prête? enfants!Regardez cette présentation de six min- Cette vidéo de deux minutes permet deutes sur les stratégies de prévention de la montrer aux enfants l’importance et lagrippe en milieu de travail. façon de bien laver ses mains. Pour en savoir plus et connaître les outils à votre disposition, consultez l’Espace formation de ce site. Apprentissage en ligne pour le  secteur des soins de santé Regardez cette présentation sur la prévention des infections dans les étab- lissements de soins de la santé. Programme de protection de la  peau de Deb pour le secteur ali- mentaire Regardez cette présentation sur le pro- Ces outils sont disponibles à la rubrique Espace formation du site gramme de protection de la peau de Deb www.debgroup.com. pour le secteur alimentaire. 42 Thompson Road West, PO Box 730, Waterford (Ontario) CANADA NOE 1YO Tél. : 519-443-8697 Sans frais : 1-888-332-7627 Téléc. : 519 443 5160 Sans frais : 1-800-567-1652 • Courriel : debcanada@debcanada.com • www.debgroup.com 4

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