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Diagnostic 08 aout 2011
 

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    Diagnostic 08 aout 2011 Diagnostic 08 aout 2011 Presentation Transcript

    • ETUDE SUR LA STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT ET D’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE AUVERGNAT EN LIEN AVEC LA FUTURE DESSERTE TGV POCL PHASE 1 « DIAGNOSTIC PROSPECTIF DES TERRITOIRES » AOUT 2011
    • 2SommairePréambule général .............................................................................................................................................................................. Page 31° L’Auvergne dans l’UE : une région encore relativement en retrait des dynamiques économiques et démographiques ..... Page 42° Le périmètre élargi. De Lyon à Paris, 10 aires urbaines majeures concernées par la LGV POCL ............................................. Page 123 ° Le périmètre resserré : Les territoires « espace Central/Nord Auvergne » situés dans l’aire d’influence de la desserte LGV ........................................................................................................................ Page 273-1) Le fait démographique : Des espaces fortement peuplés et actifs, voisins d’espaces peu denses et en déprise ............................................................ Page 293-2) L’activité économique : Un appareil productif en mutation et en diversification .................................................................................................................. Page 363-3) Les services : une vaste gamme d’équipements qui contribuent globalement au rayonnement extérieur du territoire ................................................ Page 583-4) L’enseignement supérieur : des formations diversifiées, de qualité, qui pourraient attirer d’avantage d’étudiants avec POCL ..................................... Page 713-5) Le tourisme : un territoire attractif avec un potentiel à optimiser et structurer ...................................................................................................................... Page 853-6) Mobilité et déplacements : des mouvements réels, peu facilités par le mode ferroviaire ................................................................................................... Page 984 ° Typologies et familles de territoires ............................................................................................................................................... Page 1125° Coopérations interrégionales : Pourquoi et comment développer les partenariats ? .............................................................. Page 1216° Enjeux territoriaux liés à une desserte TGV POCL pour les territoires .......................................................................................... Page 135 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 3Préambule généralCe document constitue la phase 1 de la mission confiée par le Conseil Régional Auvergne au cabinet CODE (associé à Interface Transport)concernant la « stratégie de développement et d’aménagement du territoire auvergnat en lien avec la future desserte TGV POCL ».Cette phase vise à élaborer un diagnostic prospectif du territoire à l’horizon 2020, et ce à l’échelle d’un espace interrégional comprenant unepartie des régions Centre, Bourgogne, Auvergne et Rhône-Alpes.Ce périmètre d’étude et de projet est déterminé par les territoires potentiellement les plus impactés et sensibilisés par une desserte LGV, enmettant à plat leurs caractéristiques socioéconomiques actuelles et en analysant leur fonctionnement multi thématique, à la fois endogène etexogène.Si CODE a été alimenté par de nombreuses contributions et études (émanant notamment de l’Agence d’Urbanisme Clermont Métropole) unimportant travail spécifique de traitement et de cartographie a été réalisé par le cabinet, permettant de disposer d’éléments propres à cetteétude, s’affranchissant des limites administratives classiques, pour se rapporter aux territoires vécus (le découpage en « bassins de vie » a étégénéralement retenu pour faciliter la compréhension de la structuration du territoire interrégional et pour mieux qualifier l’organisation/mutationde celui-ci. Selon l’INSEE, le « bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès à la fois aux équipements de la viecourante et à l’emploi ») et en privilégiant l’aspect dynamique et synthétique.Conformément au cahier des charges, cette phase 1 (réalisée en 2 mois) présente les éléments suivants : - Les caractéristiques économiques, de services et de fonctionnement des territoires situés dans l’aire d’influence de la desserte TGV ; - Les « familles et typologies de territoires » se dessinant, au travers de l’analyse multicritère ; - Les coopérations en cours ou à venir entre le nord Auvergne et les régions limitrophes ; - Les enjeux territoriaux liés à une future desserte TGV au regard de leurs caractéristiques. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 4 1° L’Auvergne dans l’UE : une région encore relativement en retrait des dynamiques économiques et démographiques A titre liminaire, il convient de replacer le territoire de l’étude P.O.C.L. dans un cadre européen, afin de préciser les dynamiques territoriales dans lesquelles il s’insère et d’appréhender ses caractéristiques de façon comparative. Le périmètre de l’étude, représenté sur la carte ci-contre par un symbole vert, se situe juste à la frontière de la dorsale européenne, territoire moteur s’étendant de Londres aux frontières Nord de l’Italie. Ce périmètre est localisé dans l’espace qui forme la périphérie intégrée de cette dorsale. Au cœur de l’espace métropolitain et en position centrale dans le cadre ouest-européen, le périmètre d’étude demeure cependant encore en marge des axes principaux de communication (notamment ferroviaires) et de transport. Il reste relativement enclavé, malgré les récentes connexions supplémentaires au réseau autoroutier (A 89 notamment). L’axe majeur Paris- Lyon-Marseille l’évite et il ne possède pas de liaisons ferroviaires satisfaisantes vers la façade Atlantique, alors qu’il est placé géographiquement dans la continuité de l’axe transversal Milan-Lyon.Carte CODE/2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 5 La démographieL’Auvergne affiche une relativement faible densité de population (51.8 hab. /km2) s’expliquant par la topographie du territoire, espace encorerural et de moyenne montagne. Au demeurant, ce ratio se situe à un niveau comparable à celui des autres régions européennes appartenantà la périphérie intégrée. Carte Eurostat Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 6 La région Auvergne enregistre entre 2004 et 2008 une croissance de population. Bien que faible, celle-ci est supérieure à celle du Limousin voisin, mais en deçà de la croissance démographique en Rhône-Alpes, ou des forts niveaux en Midi-Pyrénées ou en Languedoc-Roussillon. Cependant, la région Auvergne bénéficie d’une forte attractivité. Cette croissance de population est le fait d’un solde migratoire positif. L’Auvergne possède le même ordre d’attractivité que Rhône-Alpes (taux annuel de 2.5 à 5%). Depuis les années 2000, la région Auvergne enregistre un excédent migratoire de 15 000 personnes, l’équivalent d’une ville comme Issoire. Il s’agit d’un fort gain d’attractivité : trois fois plus important entre 2000 et 2005 qu’entre 1990 et 1999.Carte Eurostat Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 7 L’économieEn 2007, le Produit Intérieur Brut Régional de l’Auvergne était de 22 800 milliers d’euros à parité de pouvoir d’achat, se classant ainsi 149èmerégion européenne.Par habitants, le PIB auvergnat est de 25 100 milliers d’euros ; celui du voisin rhônalpin est de 30 000. En pourcentage de la moyenneeuropéenne, l’Auvergne se situe sur le même plan que la majorité des régions de la France métropolitaine. L’Auvergne est encore marquée par les activités primaires et secondaires, secteurs d’activités à plus faible valeur ajoutée que le tertiaire supérieur. Pour autant, le PIB régional se situe à 91% de la moyenne européenne, soit légèrement en deçà des indicateurs de richesse, la Bourgogne se situant à 95% et Rhône-Alpes à 110%. Il progresse dans les mêmes proportions que les autres régions de la périphérie intégrée. La part de population ayant atteint un niveau d’études supérieures est relativement satisfaisante (20 à 27% des 25- 64ans), ce qui correspond à la moyenne supérieure des régions européennes. Carte Eurostat Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 8 Recherche et Développement La force de la région se situe dans l’intensité des activités de recherche et de développement : l’Auvergne compte parmi les quelques régions qui dépenses plus de 2% de leur PIB dans la recherche. Elle recense sur son territoire quelques grands centres de recherche : CNRS, INRA, CEMAGREF, C NRH, CNEP, INSERM, auxquels s’ajoutent les 60 laboratoires de recherche regroupés dans les deux universités de Clermont-Ferrand. 2 200 chercheurs, enseignants-chercheurs et doctorants sont présents en Auvergne.Carte Eurostat Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 9Clermont-Ferrand : une métropole au rayonnement supérieur à sa taille, mais ... fragile et isoléeClermont-Ferrand, selon les indicateurs d’Eurostat, appartient à la 6ème classe des agglomérations européennes de plus de 200 000 habitants.- Démographie : Avec environ 300 000 habitants, elle estdans un rapport de 1 à 34 par rapport à la taille de Paris.- Accessibilité : Elle demeure en retrait des principaux axesde transport et voies de communication (spécifiquementferroviaires): peu de voyages journaliers se font à partir ouen direction des principales villes nationales. Son aéroportenregistre un faible transit, qui s’avère en recul.- Economie : Clermont-Ferrand se classe tout de même au5ème rang pour sa population étudiante, l’accueil de placesfinancières ou de grands groupes. Michelin, avec 12 000salariés, emploie l’équivalent de 6% des actifs clermontois.- Tourisme : Son attractivité est plus faible s’agissant dunombre de nuitées, ou de congrès, salons ou foires, qu’ellerassemble.- Culture : Par rapport aux autres agglomérationseuropéennes, Clermont-Ferrand ne dispose que de peu demusées d’envergure nationale.- Recherche : Elle bénéficie d’un assez bon réseau derecherche avec d’importants centres et laboratoires. Au total, elle figure 85ème des 180 agglomérations européennes les plus importantes, soit dans la première moitié de celles-ci. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 10 SYNTHESE DU RANG DE CLERMONT-FERRAND PARMI LES AGGLOMERATIONS EUROPEENNES PAR INDICATEUR FONCTIONS URBAINES RANG OCCUPE VILLES SIMILAIRES (SUR 6) Population 6 Nancy, Plymouth, GrenadeDémographie Dynamique démographique 2 Brest, Tampere, Rostock Accessibilité 6 Brighton, Le Havre, MalagaAccessibilité Trafic aéroportuaire 5 Salzburg, Florence, La Corogne Sièges de grands groupes 5 Manchester, Hambourg, BarceloneCentralité économie Sièges de places financières 5 Nice, Grenoble, Magdebourget financière Trafic portuaire commercial 6 Zurich, Madrid, Rome Tourisme urbain 6 Rouen, Orléans, Valladolid, Berne Musées 6 Nancy, Séville, Luxembourg, TalenteVisibilité internationale Patrimoine culturel 5 Montpellier, Cadix, Hambourg, Osloou européenne Foires et salons 6 San Sebastian, Kiel, Gênes Congrès internationaux 6 Toulouse, Valence, Naples Etudiants 5 Brest, Nancy, Cordoue, TriesteEnseignement supérieur Réseaux de recherche 5 Rouen, Salzbourg, Grenadeet recherche Publications scientifiques 6 Bordeaux, Salzbourg, Leipzig Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 11 En synthèse, le niveau de rayonnement de Clermont-Ferrand excède le rayonnement moyen des villes de même taille. Son indice d’attractivité est supérieur à son niveau de population. Elle se rapproche ainsi de villes comme Nancy, Bologne, Edimbourg ou Salzbourg. Clermont-Ferrand est en effet un centre économique moteur du territoire central de la France et figure en bonne place des principales agglomérations de l’espace européen. Le rayonnement direct de Clermont-Ferrand s’inscrit dans une direction méridienne du sud du bassin brivadois (en Haute-Loire) et de Langeac voire du nord de la région Languedoc-Roussillon (nord Lozère) jusqu’aux confins de la région Bourgogne au nord (Nièvre). Mais (cf. diagnostic ci-après) l’agglomération est encore décalée sur un certain nombre d’indicateurs qualifiants (CSP supérieures, part des cadres de fonctions métropolitaines, ...)Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 122° Le périmètre élargi. De Lyon à Paris, 10 aires urbaines majeures concernées par la LGV POCL Le périmètre territorial d’analyse élargi retenu couvre, partiellement, hors Lyon et Paris : - 4 régions : Auvergne, Bourgogne, Centre et Rhône-Alpes - 7 départements : l’Allier, le Cher, la Loire, le Loiret, la Nièvre, le Puy-de-Dôme, et la Saône-et- Loire - 10 aires urbaines : Bourges-Vierzon, Clermont- Ferrand, Mâcon, Montluçon, Moulins, Nevers, Orléans, Roanne, St Etienne, Vichy. Carte CODE/2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 13Orléans : Fiche d’identitéGéographie Chef-lieu du Loiret, région Centre Aire urbaine : 371 122 habitants pour une densité de 180.3 hab. /km²Population Commune : 113 257 habitants ; densité de 4 121 hab. /km² pour une superficie de 27,48 km² Secteurs de pointe : Automobile, informatique, télécommunications, électronique, instrumentationEconomie Nombre d’entreprises : 22 095 ; Nombre de salariés : 156 285 Etablissements leader : Téléperformance, Expertline, Louis Harris, TDSI, The Phone House, BNP Paribas, IBM. 11 000 étudiantsEnseignement Supérieur Université comprenant 4 facultés : droit, lettres, STAPS, sciences ; 1 IUT ; 1 IUFM ; 1 IAP ; 1 IUP 1 Ecole dingénieurs (POLYTECH’Orléans) et 1 Ecole d’art et de design (ESADE) 48 laboratoires dépendant de l’Université d’Orléans ou des centres de recherche : BRGM, CNRS, INRA, CEMAGREF, CHRO, IRDRecherche 5 pôles de compétitivité : Cosmetic valley, S2E2, DREAM, Nekoé, Elastopôle Zénith (7 000 personnes) ; théâtres du carré St Vincent ; Institut musical (400 places) ; Astrolabe (salle de 600 places) ; théâtres Gérard Philippe et du parc Pasteur ; sept bibliothèques et cinq cinémasCulture Musée des Beaux-arts dOrléans ; musée historique et archéologique de lOrléanais, l’hôtel Cabu ; le Centre Charles-Péguy ; le Muséum des sciences naturelles ; le Centre détude et de recherche sur les camps dinternement du LoiretSport Patinoire du Baron ; Palais des sports dOrléans ; stade et lhippodrome de lÎle Arrault ; stades de La Source et Marcel Garcin Santé : CHR d’OrléansAutres Infrastructures Transport : aéroport Orléans – St Denis de l’Hôtel (4 900 passagers en 2007, surtout clientèle d’affaires et fret)(loisirs, transports, santé) : gare desservie par les transports en communSpécificités touristiques Centre ancien, cathédrale Ste Croix, nombreuses églises médiévales; festival de jazz ; concours international biennal de Piano Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 14Bourges : Fiche d’identitéGéographie Préfecture du département du Cher, région Centre Aire urbaine : 122 683 habitants pour une densité de 105.1 hab. / km²Population Commune : 68 980 habitants et une densité de 1 003 hab. / km² pour une superficie de 68.74 km² Secteurs de pointe : Industrie de l’équipement (mécanique et métallurgie), administration, recherche, transportEconomie Nombre d’établissements : 8 301 ; nombre de postes salariés : 50 902 Groupes leader : Bouygues Telecom, Nexter System, ONET, Derichebourg, SAMSIC 3 800 étudiantsEnseignement Supérieur Deux UFR rattachés à l’université d’Orléans (droit et sciences) + 1 IUT et 1 IFSI (soins infirmiers) Sept écoles d’enseignement supérieur : Beaux-arts ; ENSI ; ENSA ; CESAL ; ESTACOM ; ISECF ; CNAMRecherche INRA ; Institut du végétal Arvalis ; Centre de Recherches biologiques Musées : musée du Berry ; musée de la culture ; musée des arts décoratifs ; musée Estève ; musée de la déportation et de laCulture résistance ; Mémoire d’une ville ; musée de l’école Conservatoire national de musique et de danse ; quatre bibliothèques ; théâtre, maison de la culture ; cinéma CREPS de la région Centre ; Palais des sports du Prado ; stade Jacques Rimbault ; stade Alfred Depege ; Base nautique du ValSport d’Auron ; 3 piscines ; 14 gymnases ; Patinoire ; Skate parc ; Bowling Affaires / Loisirs : 4 salles de spectacle et un auditoriumAutres Infrastructures Transports : un aéroport : 217 passagers en 2010 (20% de moins qu’en 2008) ; 20 000 mouvements (constant)(loisirs, transports, santé) Santé : Centres Hospitaliers Jacques Cœur et George Sand Festival Printemps de Bourges : 200 000 personnes chaque année ; festival international du film écologique ; festivalSpécificités touristiques international des scénaristes Cathédrale St Étienne (patrimoine mondial de l’UNESCO) ; vestiges gallo-romains ; palais Jacques-Cœur Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 15Nevers : Fiche d’identitéGéographie Préfecture de la Nièvre, en Bourgogne Aire urbaine : 97 469 habitants pour une densité de 114.8 hab. /km²Population Commune : 37 556 habitants et densité de 2 167 hab. /km² pour une superficie de 17.33 km2 Secteurs de pointe : Commerce, transports et services dont AutomobileEconomie Nombre d’entreprises : 6 170 ; Nombre de salariés : 36 655 Etablissements leader : Technicentre, Philips, Valéo Sécurité Habitacle, Veolia, Armatis, GSF Phebus 1800 étudiants Faculté de Droit et de Science Politique de l’Université de BourgogneEnseignement Supérieur 4 Instituts : Automobile et transports ; IUFM ; IFSI ; Sécurité routière et recherches 3 Ecoles : Commerce et Gestion ; Arts Appliqués; Informatique ; Louvres (auditeurs)RechercheCulture Ecole nationale du Musique ; Théâtre et musée municipaux ; centre culturelSport Maison des sports, six stades, piscine, golf, skate parc et circuit de kart Affaires : Auditorium JaurèsAutres Infrastructures Santé : Centre hospitalier Pierre Bérégovoy(loisirs, transports, santé) Transports : aéroport (6 200 passagers en 2007 ; 300 en 2010) Festival Les z’accros de ma rue (75 000 visiteurs) ; festivals Talents de scène et Nevers à vifSpécificités touristiques Châsse de Bernadette Soubirous (199 214 visiteurs) et Palais Ducal (23 881 visiteurs) ; cathédrale St Cyr Circuit de Nevers-Magny Cours (fréquentation de 263 777 sur 10 compétitions nationales et internationales) Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 16Moulins : Fiche d’identitéGéographie Préfecture de l’Allier en Auvergne Aire urbaine : 57 114 habitants pour une densité de 63.6 hab. /km²Population Commune : 19 760 habitants (derrière Montluçon, la sous-préfecture) ; densité : 2 295 hab. /km² pour superficie de 8,61 km2 Secteurs de pointe : Automobile, Construction, Hébergement médico-socialEconomie Nombre d’entreprises : 4 422 ; Nombre de salariés : 24 992 Entreprises leader : Peugeot Citroën, Citres, Manitowoc Crane, JPM, Bosch, Avermes, ONET, Bien vivre à domicile 1 075 étudiantsEnseignement Supérieur Site délocalisé de l’IUT de Montluçon, rattaché à l’université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand 3 Instituts : de Formation Sanitaire et Sociale Auvergne, IUFM, de Formation interprofessionnelleRecherche Centre National des Costumes de Scènes ; Musée Anne de Beaujeu ; Centre de l’IllustrationCulture Théâtre et bibliothèque municipauxSport Palais des sports, Centre aqualudique Ovive, Hippodrome, Plan d’eau Champins, circuit moto-crossAutres Infrastructures Transport : gare près du quartier résidentiel bourgeois mais coupée du centre-ville, des friches qui restent à exploiter.(loisirs, transports, santé) Centre National des Costumes de Scènes (65 155 visites) ; Hôtel Demoret ; Triptyque du Maître de Moulins ; Cathédrale ND deSpécificités touristiques Moulins Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 17Montluçon : Fiche d’identitéGéographie Sous-préfecture de l’Allier en Auvergne Aire urbaine : 78 160 habitants pour une densité de 114.8 hab. /km²Population Commune : 39 492 habitants (2ème ville d’Auvergne) ; densité : 1 911 hab. /km² pour une superficie de 20.67 km2 Secteurs de pointe : Automobile, Construction, MétallurgieEconomie Nombre d’entreprises : 5 188 ; Nombre de salariés : 25 556 Etablissements leader : SAGEM, Goodyear, Ateliers Mécaniques, Adisseo, Polyclinique, Erasteal, Brealu, Auchan 3 300 étudiantsEnseignement Supérieur Pôle d’enseignement supérieur : IUT rattaché à l’université B. Pascal de St Etienne 2 Instituts/écoles : Institut de Formation en Affaires et Gestion (IFAG) ; Ecole de sous-officier de gendarmerie (ESOG)Recherche Centre Dramatique national « Le festin » ; Orangerie du Château de la Louvière ; Conservatoire André Messager ; ThéâtreCulture municipal ; Musée des musiques populairesSport Centre aqua ludique de la Loue (fosses de plongée de 20m profondeur) ; trois complexes sportifs et sept gymnasesAutres Infrastructures Affaires : espace de congrès Athanor (150 000 visiteurs), salle de congrès de l’hôtel de ville(loisirs, transports, santé)Spécificités touristiques Château Hérisson, Jardin Wilson Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 18Vichy : Fiche d’identitéGéographie Sous-préfecture de l’Allier en Auvergne Aire urbaine : 81 239 habitants (2ème aire urbaine d’Auvergne après Clermont-Ferrand) ; densité de l’AU : 144,9 hab. /km²Population Commune : 25 221 habitants (2ème ville de l’Allier, 4ème d’Auvergne derrière Clermont-F., Montluçon et Aurillac) et densité : 4 311 hab. /km² pour une superficie de 5,85 km2 Secteurs de pointe : Automobile, Construction, AlimentaireEconomie Nombre d’établissements : 6 386 ; Nombre de postes salariés : 25 361 Entreprises leader : Vuitton, Cosmétique Active, Wavin, Cora, Bellerivedis, NSE services, Arrive 4 000 étudiantsEnseignement Supérieur Pôle Universitaire et Technologique, rattaché à Montluçon, antenne de Clermont-Ferrand 3 Ecoles : CAVILAM, Masso-kinésithérapie et ostéopathie IFMK, Institut de Formation des Soins Infirmiers IFSIRecherche Opéra Art Nouveau (1 500 places), Cinéma multiplexe, Médiathèque et Centre culturel Larbaud, Ecole nationale de musique,Culture Centre culturel des musiques contemporaines, Musée des arts d’Afrique et d’Asie (5 000 visiteurs)Sport Parc Omnisport (500 ha, plus vaste de France), hippodrome, deux golfs, deux casinos, CREPS d’AuvergneAutres Infrastructures Affaires : Palais des congrès (32 000 visiteurs), Palais du Lac, Auditorium(loisirs, transports, santé) Transports : gare centrale, requalifiée récemment plaque multimodale Ville thermale : nombreux établissements thermaux et de type SPA, instituts, reconvertis dans la remise en formeSpécificités touristiques Parcs de l’Allier ; Chastel Franc Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 19Clermont-Ferrand : Fiche d’identitéGéographie Préfecture du Puy-de-Dôme et Chef-lieu de la région Auvergne Aire urbaine : 430 525 habitants ; densité de l’AU : 238,5 hab. /km²Population Commune : 139 000 habitants (24ème ville de France) ; densité : 3 258 hab. /km² pour une superficie de 42,67 km2 Agglomération : 300 000 habitants Secteurs de pointe : Automobile, Caoutchouc, ConstructionEconomie Nombre d’établissements actifs : 29 500 ; Nombre de postes salariés : 173 300 Entreprises leader : Michelin, laboratoires Chibret, Kleber industries, ERDF,EDF, Veolia, laboratoires Théa, Atelier ACC 35 000 étudiantsEnseignement Supérieur 2 universités ; 6 écoles d’ingénieur ; 7 écoles spécialisées Labellisation « Campus prometteur » et PRES Clermont Université Pôle de Recherche et d’Enseignement Scientifique (PRES)Recherche Grands centres de recherche : INRA INSERM CRNH CNEP CNRS 59 laboratoires dans les universités et 2200 enseignants chercheurs Zénith (8500 places) ; Coopérative de Mai (musiques actuelles 2 000 places), Opéra théâtre ; Comédie ; ConservatoireCulture national de région Emmanuel Chabrier Musée Bargoin (25 000 visiteurs) ; Musée Roger Quillot (34 000 visiteurs) ; Musée Henri Lecocq (32 300 visiteurs) Stade Michelin, Maison des Sports, Arténium de Ceyrat, Golf d’Orcines, Stade nautique Pierre de Coubertin, Complexe desSport Cézeaux, Gymnase Honoré et Jean Fleury Santé : CHU Clermont-Ferrand (dont cancéropôle CLARA)Autres Infrastructures Loisirs : Projet de Bibliothèque communautaire et universitaire(loisirs, transports, santé) Transports : - Hub de Clermont-Ferrand (30ème aéroport français) - Gare (non desservie par le tramway, peu de connexions intersecteurs) Chaîne des Puys (450 000 visiteurs), Vulcania (326 000), Cathédrale, Centre ancien de Montferrand, Plateau de GergovieSpécificités touristiques Festival du Court-Métrage (149 000 personnes) Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 20Roanne : Fiche d’identitéGéographie Sous-préfecture du département de la Loire, Rhône-Alpes Aire urbaine : 104 447 habitants pour une densité de 138.6 hab. /km2Population Commune : 35 936 habitants ; densité de 22,32 hab. /km2 pour une superficie de 16,1 km2 Secteurs de pointe : médico-social, mécanique, métallurgie, textileEconomie Nombre d’établissements actifs : 8 337 ; nombre de postes salariés : 34 905 Groupes leader : Michelin, Nexter Systems, Devernois, CSC, Steria 1 600 étudiantsEnseignement Supérieur Centre Universitaire, en réseau avec les universités Jean Monnet St Etienne, Clermont et Lyon + IUT de Roanne Antenne de l’ISTIL (Institut des Sciences et Techniques de l’Ingénieur de Lyon), de l’ITECH (Institut textile et chimique de Lyon) Une trentaine de chercheursRecherche Laboratoire d’Analyse des Signaux et des Processus Industriels (LASPI) Musée des beaux-arts et de l’archéologie Joseph DécheletteCulture Théâtre à l’italienne, médiathèque, multiplexe « Grand palais », espace Renoir « arts et essais » Halle des sports André Vacheresse – La Chorale (basket) ; 5 stades, 8 gymnases, 3 terrains multisports, 1 centre nautique, uneSport patinoire, un skate parc Santé : Centre hospitalierAutres Infrastructures Affaires : salle « Scarabée » : 5 500 places(loisirs, transports, santé) Transports : aéroport Roanne-Renaison (326 passagers, 20 000 mouvements annuels) Gastronomie Michel TroisgrosSpécificités touristiques Parcs Gravières Donjon du château, Maison Bourbonnaise, Eglises ND des Victoires, Ste Anne, St Etienne, Chapelle St Michel Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 21Saint-Etienne : Fiche d’identitéGéographie Préfecture du département de la Loire, en Rhône-Alpes Commune : 172 676 habitants (2ème ville de Rhône-Alpes après Lyon ; 14ème de France)Population Aire urbaine : 315 074 habitants Densité : 509.8 hab. /km² Secteurs de pointe : Distribution, SantéEconomie Nombre d’entreprises : 22 752 ; Nombre de salariés : 126 907 ; Moyenne de 6 salariés par entreprises Etablissements leader : Casino, Crédit Agricole, Thuasne, Quick, Giat Industries, Caisse d’Epargne, Auchan, Easydis 22 500 étudiants Université Jean Monnet ; 1 IUT ; 1 IUFMEnseignement Supérieur 6 Ecoles d’ingénieur : Ecole Nationale des Mines ; TELECOM ; IRUP; ENISE; ISTP et une antenne du CNAM 5 écoles de commerces et autres : ESC ; EN3S ; ESADSE ; EASE ; EBASE. Différents pôles de recherche : pôle des Technologies Médicales ; pôle optique et vision ; pôle designRecherche Deux pôles de compétitivité : ViaMéca et Sporaltec Musées : Cité du design ; Musée dart moderne (2ème collection de France après Beaubourg, 4 000 m² de surface dexposition) ; Musée dart et dindustrie ; Musée de la Mine ; Musée du vieux Saint-Étienne ; Ateliers des meilleurs ouvriers deCulture France ; Mémorial de la Résistance et de la Déportation de la Loire ; Musée des transports urbains Infrastructures : Parc Giron : centre dantiquaires ; Zénith inauguré (7200 spectateurs) ; Opéra théâtre ; Planétarium ; La Rotonde (sciences et culture) ; Le Fil (Salle de musiques actuelles (SMAC)) ; la Comédie de Saint-Étienne. Stade Geoffroy-Guichard ; Stade de lÉtivallière ; Stadium Pierre Maisonal ; Parc des Sports de lEtivallière (19 ha); Parc desSport Sports de Méons ; Centre de gymnastique Séraph-Berland ; golf (17ha) Affaires : Centre des congrès de Saint-Étienne ; Parc des Expositions ; Salle Jeanne dArc.Autres Infrastructures Transport : aéroport Saint-Etienne, accès réseau autoroutier (A72) ; 70 125 passagers en 2010 (+500% en 12 ans)(loisirs, transports, santé) Santé : CHU St Etienne Label ville d’art et d’histoire (2000) et membre du réseau UNESCO « ville de design »Spécificités touristiques Parc naturel régional du Pilat et réserve naturelle du village de St Victor s/Loire Tour de la Droguerie, Manufacture dArmes, le plus ancien pont ferroviaire dEurope continentale (monument classé) Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 22Mâcon : Fiche d’identitéGéographie Préfecture de Saône-et-Loire, Bourgogne Aire urbaine : 94 977 habitants pour une densité de 164.2 hab. /km 2Population Commune : 34 298 habitants pour une densité de 1270 hab. /km 2 Secteurs de pointe : viticulture, agroalimentaire, logistique et transportsEconomie Nombre d’établissements : 7 840 ; Nombre de postes salariés : 39 974 Groupes leader : Auchan, Itron France, Logidic Comptoirs modernes, Met So Mineral, ONET Services 1 200 étudiantsEnseignement Supérieur Deux Masters rattachés à l’université de Bourgogne et un à Lyon + BTS et IFSI 1 école : SUPINFORecherche Institut de recherche du Val de Saône-Mâconnais Musée Ursulines ; Musée Lamartine ; Mémorial citoyenCulture Théâtre (scène nationale) Complexe Fernand Vélon ; Complexe des Saugeraies ; Palais des sportsSport 10 gymnases ; 10 stades ; piscine municipale olympiqueAutres Infrastructures Loisirs : une salle médiathèque(loisirs, transports, santé) Transports : gare TGV (Paris-Marseille et Paris-Genève) + gare SNCF ;Spécificités touristiques Grand prix motonautique annuel, château Saint-Jean et château des perrières Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 23Dynamiques et caractéristiques des aires urbaines impliquées dans la LGV POCL Poids démographiques et économiques des aires urbaines Quatre classes d’agglomérations se dessinent : - Clermont-Ferrand, Saint-Etienne et Orléans se démarquent nettement par leurs poids démographiques et par le nombre d’emplois que ces agglomérations concentrent : population supérieure à 370 000 habitants et plus de 172 000 emplois. - Bourges, fait figure de typologie intermédiaire : l’agglomération compte une population importante (179 000) mais renferme un nombre d’emplois moins conséquent (78 000). - Viennent ensuite, dans des proportions comparables de population et d’emplois, Nevers, Roanne et Mâcon (95 000 à 105 habitants ; 40 000 à 45 000 emplois au lieu de travail). - Enfin, les agglomérations de Montluçon, Vichy et Moulins comptent moins de 82 000 habitants et 32 000 emplois. Source: INSEE RGP 2008, Traitement CODE 2011 Tendances démographiques et économiques des aires urbaines entre 1999 et 2008 L’évolution de l’emploi entre 1999 et 2007 est positive sur toutes les agglomérations du périmètre, excepté Roanne (-2%). Le nombre d’emplois au lieu de travail a augmenté de façon considérable à Mâcon, Orléans et Clermont-Ferrand (>10%) et entre 5 à 10% pour les autres agglomérations, sauf à Nevers où cette croissance a été plus faible (0.9%). Le constat est moins marqué concernant les évolutions de population : sur dix aires urbaines, l’évolution est positive sur quatre d’entre elles (+4.6% à Clermont-Ferrand ; -2.6% à Nevers. Seule l’agglomération de Roanne cumule des tendances négatives en population et emploi. Source: INSEE RGP 2008, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 24 Répartition des actifs des aires urbaines par CSP Les catégories socioprofessionnelles dominantes sur les différentes agglomérations sont les employés d’une part, puis les ouvriers et professions intermédiaires d’autre part. Le profil des différentes agglomérations est semblable. Néanmoins, à Orléans, Clermont-Ferrand, les cadres et professions intellectuelles supérieures ainsi que les professions intermédiaires sont présentes en plus forte proportion, tandis que la part des ouvriers à Nevers ou Roanne est légèrement plus importante.Source: INSEE RGP 2008, Traitement CODE 2011 Répartition des effectifs salariés des aires urbaines par secteur d’activité La répartition par secteurs d’activité démontre que ce sont majoritairement les activités de commerce, transports et services marchands qui priment, suivies du secteur public. L’agriculture ne constitue qu’une très faible part de l’emploi. Le secteur public se répartit de façon largement homogène sur les différentes agglomérations, avec, toutefois, une spécialisation administrative à Moulins ou Mâcon ou une plus forte part du commerce et services marchands à Orléans. Source: INSEE CLAP 2009, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 25 Cadres et fonctions métropolitaines supérieures par aire urbaine Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 En zoomant sur les emplois de cadres des fonctions métropolitaines et cadres et professions intellectuelles supérieures, s’observent des disparités marquantes. Ici encore, les trois agglomérations d’Orléans, Clermont- Ferrand et Saint –Etienne se démarquent largement : l’agglomération clermontoise compte ainsi 31 735 cadres et professions intellectuelles supérieures, quand ceux-ci avoisinent les 3 000 dans sept des neuf autres agglomérations du territoire. A titre comparatif, Bourges possède trois fois moins de cadres des FMS et de cadres et professions intellectuelles supérieures que Clermont-Ferrand.Source: INSEE RGP 2008, Traitement CODE 2011 Evolution de l’emploi par CSP des aires urbaines entre 1999 et 2008 L’étude de l’évolution de l’emploi par CSP montre que globalement, l’économie se tertiarise sur le périmètre d’étude. Les fonctions d’encadrement évoluent positivement sur l’ensemble du territoire, avec notamment un rattrapage spectaculaire de Mâcon et Montluçon (+29% et +26%). A l’inverse, les emplois d’agriculteurs et exploitants sont en chute notable (sauf à Moulins et Nevers, +7%) ainsi que les artisans et commerçants (uniquement en faible hausse à Moulins et Orléans). C’est la CSP des ouvriers qui évoluent de la façon la plus hétérogène sur le territoire : hausse dans cinq agglomérations, baisse dans cinq autres. Source: INSEE RGP 2008, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 26 Taux de création d’établissements des aires urbaines en 2010 par secteur d’activité Source: INSEE SIRENE 2011, Traitement CODE 2011 Le taux de création d’entreprises est, tous secteurs d’activités confondus, de l’ordre de 15% dans chacune des agglomérations (de +13.9% à Moulins à +17.7% à Orléans). Le secteur pour lequel le nombre de créations est le plus fort est la construction (de17% à 21%, sauf Mâcon, en retrait : 14%), suivi systématiquement du secteur des services marchands (entre 15.5% et 18.5% avec un léger retard pour Roanne à 14.4% de créations). A Orléans, les services marchands devancent la construction mais dans des valeurs très proches. Ainsi, les neuf agglomérations présentent des traits semblables dans les dynamiques de créations d’entreprises : les fourchettes d’écart entre valeurs minimales et maximales sont resserrées.Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 273 ° Le périmètre resserré : Les territoires « espace Central/Nord Auvergne » situés dans l’aire d’influence de la desserte LGV Le périmètre d’étude des territoires a été établi (après concertation et validation avec l’Agence d’Urbanisme de Clermont-Métropole et le Conseil Régional d’Auvergne) en fonction des 4 tracés de scénarii de la POCL entre Lyon et Vierzon. L’aire d’influence de la POCL s’étend ainsi au nord de Mâcon à Vierzon sur une partie des départements de la Saône-et-Loire (71), de la Nièvre (58) pour la Bourgogne et du Cher (18) pour la région Centre. Sur les secteurs plus au sud, la desserte implique également explicitement les départements (en intégralité) du cœur de l’espace central à savoir l’Allier (03) et le Puy-de-Dôme (63) pour le Puy-de- Dôme ainsi que la Loire (42) pour Rhône-Alpes. La Haute-Loire (Auvergne) a été intégrée (à l’exception des franges du Vivarais et de la Margeride) du fait notamment de sa proximité (géographique et effective) avec le pôle stéphanois. Par ailleurs, une partie de la Creuse (région Limousin) appartient au périmètre d’étude en raison notamment des rayons d’influence montluçonnais et clermontois qui portent sur cette Carte CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 28 L’étude et la caractérisation des territoires au sein du périmètre se fondent sur une entrée par territoire vécu basée sur les périmètres des bassins de vie définis par l’INSEE. Le découpage en « bassins de vie » a été retenu pour faciliter la compréhension de la structuration du territoire d’étude, pour appréhender de façon effective les distinctions entre notamment espace à dominante rurale et espace urbain ainsi que pour transcender les frontières administratives classiques. Selon l’INSEE, le « bassin de vie est le plus petit territoire sur lequel les habitants ont accès à la fois aux équipements de la vie courante et à l’emploi ». Lorsque les données n’ont pu être traitées en tant que bassins de vie, les périmètres de pertinence disponibles ont été utilisés (aires urbaines agrégées notamment). Au total, ce périmètre d’étude compte environ 2 676 000 habitants sur une superficie de 41 204 km². 5 régions (Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Centre et Limousin) sont intégrées ainsi que 8 départements. 128 bassins de vie maillent ce périmètre de pertinence. Cet espace d’étude permet, en intégrant la notion de bassins de vie, de coller au mieux à la réalité socioéconomique de ces territoires, de leurs évolutions structurelles et potentielles, et de refléter, au plus juste, leur degré de sensibilité et réactivité hypothétique, au regard de la mise en service du LGV, à un horizon de 10/15 ans.Carte CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 29 3-1) Le fait démographique : Des espaces fortement peuplés et actifs, voisins d’espaces peu denses et en dépriseDensité de population par bassin de vie en 2007 Valeurs de référence Périmètre détude 65,4 hab/km² % France métropolitaine 113,6 hab/km² % Avec 65,4 hab /km² le périmètre d’étude présente une densité moyenne largement inférieure aux données nationales. Les espaces les moins densément peuplés (moins de 20 hab/km²) se localisent sur les franges occidentales du périmètre (Chaîne des Puys, Combrailles, Marche creusoise) au cœur du département de l’Allier (bocage bourbonnais) ou en limite sud du Morvan et du département de la Nièvre. Malgré l’importance géographique et en superficie des zones peu peuplées, les populations résident majoritairement dans les pôles urbains (près de 1 320 000 habitants) et en zones périurbaines (près de 600 000 habitants), l’espace rural ne compte qu’aujourd’hui 760 000 habitants. Les zones les plus densément peuplées se situent sur et autour des bassins de vie des principaux pôles urbains. Dans le Puy-de-Dôme et la Loire, de véritables systèmes urbains s’organisent autour de Clermont-Ferrand et Saint-Etienne avec des densités encore soutenues en 2ème voire 3ème couronne. Répartition de la population du périmètre d’étude par type d’espace Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 30 Département Bassin de Vie Population en 2007 Nombre d’habitants par bassin de vie en 42 SAINT-ETIENNE 304 399 2007 63 CLERMONT-FERRAND 301 121 18 BOURGES 119 232 42 ROANNE 110 182 03 MONTLUCON 91 645 42 SAINT-CHAMOND 89 488 58 NEVERS 85 743 43 LE PUY-EN-VELAY 82 174 03 VICHY 78 099 71 MACON 71 066 03 MOULINS 68 809 42 SAINT-JUST-SAINT-RAMBERT 55 574 71 MONTCEAU-LES-MINES 51 533 18 VIERZON 46 501 63 RIOM 43 919 42 MONTBRISON 39 924 71 LE CREUSOT 39 181 63 ISSOIRE 38 051 18 SAINT-AMAND-MONTROND 28 479 63 AMBERT 26 976Au sud du périmètre, deux bassins de vie « majeurs » se distinguent par leurspoids démographique : Saint-Etienne et Clermont-Ferrand. Viennent ensuite desbassins de vie d’équilibre qui maillent le périmètre et représentent au mieux àpeine plus du tiers de ces deux bassins de vie (Bourges pour le Cher, Nevers pourla Nièvre), le triptyque Montluçon, Vichy, Moulins pour l’Allier, Mâcon, Montceau-les-Mines et Le Creusot en Saône-et-Loire, le Puy en Velay pour la Haute-Loire).Le poids des pôles urbains de Clermont-Ferrand et de Saint-Etienne pèsed’autant plus que des bassins de vie de moyenne importance se situent à leurporte (Riom et Issoire pour Clermont-Ferrand, Saint-Chamond, Montbrison etSaint-Just Saint-Rambert) pour Saint-Etienne. Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 31 Les tendances de long terme de la démographie par bassin de vie 1982/ Globalement le périmètre d’étude est confronté à une baisse de son niveau de Valeurs de référence 2007 population depuis 1982 –1,3 % ; cependant cette tendance est loin d’être généralisée Périmètre détude -1,3 % France métropolitaine + 13,7 % de façon homogène sur les territoires. On note ainsi des évolutions démographiques extrêmement favorables autour de Clermont-Ferrand sur toute la partie centrale du département du Puy-de-Dôme à proximité de la plaine de la Limagne et du Val d’Allier (St Amand Tallende + 58,3 %, Veyre-Monton + 41,7 %, Pont-du-Château + 37,1 %, Billom + 31,8 %, Lezoux + 27,8 %). La plaine du Forez au nord de Saint-Etienne s’inscrit également dans des tendances démographiques très positives depuis 1982 (St Galmier + 57,5 %, Montrond-les-Bains + 44,6 %,…). Au sud du périmètre en Haute-Loire, le bassin Yssingelais et le Velay connaissent également des évolutions favorables. Enfin, à l’est du périmètre le mâconnais bénéfice de sa proximité à l’aire urbaine lyonnaise, et connait également des tendances démographiques positives. Les déficits démographiques concernent les territoires les plus ruraux et enclavés du périmètre (dans le Puy-de-Dôme Ardes, Ambert, dans la Creuse Aubusson et Felletin, en Haute-Loire La Chaise-Dieu, Craponne-sur-Arzon, les anciens bassins industriels (Gueugnon, Le Creusot en Saône-et-Loire, St-Eloy les Mines dans le Puy-de-Dôme) ainsi que certains pôles urbains (Roanne, Moulins, Nevers, Montluçon). On note d’ailleurs à l’échelle du périmètre depuis 1982 un recul des pôles urbains (-6,4 %) et de l’espace rural (- 7,4 %) au profit des zones périurbaines (+ 24,3 %). Evolution de la population du périmètre d’étude par type d’espaceSource: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 32 Département Bassin de Vie Solde migratoire 1999 2007 Soldes des entrées et sorties migratoires entre 1999 et 2007 par bassin de vie 03 VICHY 3 185 42 MONTBRISON 3 110 63 ISSOIRE 3 011 SAINT-JUST-SAINT- 42 2 414 RAMBERT MONISTROL-SUR- 43 2 230 LOIRE 43 YSSINGEAUX 2 228 63 BILLOM 1 922 63 PONT-DU-CHATEAU 1 875 63 LEZOUX 1 603 42 LE PUY-EN-VELAY 1 536 … … … 03 MOULINS -655 71 GUEUGNON -717 MONTCEAU-LES- 71 -746 MINES 63 THIERS -995 18 BOURGES -1 046 42 ROANNE -1 581 58 NEVERS -1 973 71 LE CREUSOT -2 512 42 SAINT-CHAMOND -3 250 42 SAINT-ETIENNE -13 360Le solde des entrées et des sorties migratoires fait apparaître au sein dupérimètre deux espaces majeurs attractifs pour l’accueil de nouvellespopulations. - La plaque urbaine auvergnate de Vichy à Brioude (via Riom, Clermont- Ferrand et Issoire) avec notamment un croissant oriental en plein développement démographique (Pont-du-Château, Billom, Lezoux,…) - Le sud ligérien et le nord est alti-ligérien autour de Saint Etienne.Dans ces deux cas, les territoires périurbains ou ruraux limitrophes profitentpleinement du desserrement urbain des agglomérations de Saint-Etienne (trèsmarqué – 13 360) et de Clermont-Ferrand (moins marqué – 196). Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011Hormis le Puy-en-Velay et Montluçon, les autres pôles urbains du périmètreprésentent également des soldes migratoires déficitaires. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 33 Caractérisation des dynamiques de populations entre 1999 et 2007 par bassin de vie Des tendances démographiques largement hétérogènes caractérisent donc le périmètre d’étude avec : - Des territoires actifs démographiquement et en plein développement (soldes naturels et migratoires positifs) sur les plaques urbaines de la plaine de la Limagne (Puy-de-Dôme), du Forez (Loire, sur le Velay ou à l’approche de Lyon (Mâconnais). - Des territoires en mutation résidentielle (solde migratoire positif et solde naturel négatif) avec un renouvellement démographique qui s’enclenche au sein ou à proximité de ces plaques (bassins de vie de Vichy, St Pourçain ou Gannat dans l’Allier, bassins de Billom ou de Lezoux dans le Puy-de-Dôme, bassin de Brioude en Haute-Loire,…) - Des dynamiques endogènes fondées sur des soldes naturels positifs (bassins de vie de Bourges, de Clermont-Ferrand ou de Saint-Chamond). - Un afflux de nouveaux arrivants pour des territoires ruraux relativement enclavés (Ambert, Aubusson, Château-Chinon,…) qui n’infléchit cependant pas les pertes de population liées au vieillissement. - Enfin des territoires structurellement en perte démographique avec des soldes naturels et migratoires déficitaires. Ce phénomène touche aussi bien des pôles urbains préfectures de département (Moulins pour l’Allier, Nevers pour la Nièvre), que des bassins traditionnellement industriels (Thiers dans le Puy-de-Dôme, Gueugnon, Montceau-les-Mines et Montchanin dans la Saône-et-Loire, Vierzon dans le Cher).Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 34 Valeurs de référence Les indices de jeunesse en 2007 par Périmètre détude 0,88 France métropolitaine 1,14 bassin de vie Les territoires du périmètre sont également marqués par des phénomènes de vieillissement de leur population relativement importants. L’indice de jeunesse (qui exprime le rapport entre le nombre de personnes de moins de 20 ans et celles de 60 ans et plus) reflète à la fois le dynamisme démographique et les potentialités en termes de main d’œuvre des différents espaces ; il est ainsi de 0,88 pour le périmètre contre 1,14 pour la France métropolitaine. Cependant, comme pour les tendances démographiques, les territoires ne sont pas confrontés à ce phénomène de façon homogène. C’est ainsi que les bassins de vie plutôt périurbains de 1ère ou 2ème couronne clermontoise ou stéphanoise ainsi que les bassins de vie aux franges de l’aire urbaine lyonnaise présentent des indices de jeunesse positifs voire très positifs. Les autres territoires du périmètre, hormis quelques poches marginales (Avord et St-Martin à proximité de Bourges, Guérigny et Fourchambault autour de Nevers, St Germain-des-Fossés au nord de Vichy) sont eux, de façon relativement conséquente confrontés à un vieillissement très marqué de leur population ainsi qu’à un déficit de populations jeunes.Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 35 SYNTHESE : DEMOGRAPHIE DU PERIMETRE D’ETUDE ETAT DES LIEUX ATOUTS FAIBLESSES ENJEUX PROSPECTIFS Un phénomène de Des territoires en Une concentration Maintien du métropolisation qui dynamique (plaines de importante sur les dynamisme émerge autour de la Limagne et du Forez, espaces dynamiques démographique sur les Clermont-Ferrand Velay) plaques urbaines Une périurbanisation Des pôles urbains en perte Un récent renversement qui s’impose, parfois Renouvellement d’attractivité des tendances et peu maitrisée et démographique et démographique projections planifiée attractivité accrue démographiques Des dynamiques Un vieillissement très Accueil de nouvelles résidentielles en cours sur Un élargissement des pénalisant populations et des territoires en mutation aires d’influence de mutations et/ou ruraux Clermont-Ferrand, socioéconomiques Saint-Etienne et Lyon Un vieillissement marqué quasi généraliséDiagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 36 3-2) L’activité économique : Un appareil productif en mutation et en diversification Nombre d’emplois au lieu de travail par bassin de vie en 2007 Emplois au lieu Département Bassin de Vie de travail en 2007 63 CLERMONT-FERRAND 157 751 42 SAINT-ETIENNE 135 089 18 BOURGES 56 343 42 ROANNE 44 487 58 NEVERS 38 616 71 MACON 37 867 03 MONTLUCON 36 199 42 LE PUY-EN-VELAY 34 337 03 MOULINS 30 833 03 VICHY 30 086 42 SAINT-CHAMOND 26 772 42 SAINT-JUST-SAINT-RAMBERT 22 885 71 MONTCEAU-LES-MINES 17 900 63 RIOM 16 971 18 VIERZON 15 675 71 LE CREUSOT 15 540 63 ISSOIRE 15 495 42 MONTBRISON 14 659 63 AMBERT 9 813 18 SAINT-AMAND-MONTROND 9 590De la même façon que pour les poids démographiques, le poidséconomique des bassins de vie du périmètre (emplois au lieu de travailen 2007) distingue les deux bassins de vie de Clermont-Ferrand et deSaint-Etienne ainsi que leur proche périphérie (Riom et Issoire pourClermont-Ferrand, Saint-Chamond et Saint-Just Saint-Rambert pour Saint-Etienne). Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011Les bassins de vie des autres périmètres ne représentent qu’au mieux 1/3des emplois du bassin de vie clermontois (Bourges). Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 37 Les indicateurs de concentration d’emplois par bassin de vie en 2007 La concentration d’emplois indique pour 100 habitants le nombre d’emplois présents sur le bassin de vie. Globalement équilibré dans le sud de la Nièvre et dans le nord de la Haute-Loire, il est en excédent, dans les dix principaux bassins de vie du territoire (entre 100 et 110 emplois à Moulins, Montluçon, Vichy, Le Puy-en-Velay et Roanne ; entre 110 et 120 à Clermont-Ferrand, Mâcon, Nevers, St Etienne, Bourges) attestant de leur rayonnement sur leurs territoires environnants. De façon marquante, ce sont dans les villes touristiques que les emplois sont également concentrés : de faible population, les bassins du Mont-Dore (indice 168 dans le 63), de la Chaise-Dieu (43), d’Evaux les Bains (23) se démarquent par leur nombre d’emplois rapporté à leur population. Ce sont également les bassins traditionnellement industriels qui concentrent plus d’emplois que de population : Thiers (63), Le Creusot (71), Ste Sigolène (43). A noter principalement le phénomène de polarisation du bassin d’emplois clermontois avec une 2ème couronne (notamment orientale) faiblement concentratrice d’emplois signe d’une forte attraction sur Clermont-Fd. Ce phénomène de rayonnement se retrouve à des niveaux moindres sur Bourges, Nevers et Saint-Etienne mais peu sur l’Allier où les 3 principaux bassins se partagent l’espace départemental.Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 38 Les tendances de long terme de l’emploi total 1982/ 2007 par bassin de vie Depuis une vingtaine d’années, c’est en périphérie des principaux pôles urbains que les hausses d’emplois sont les plus fortes : Clermont-Ferrand, Bourges et en périphérie plus éloignée pour St-Etienne, signe d’un élargissement de la plaque stéphanoise. Les hausses sont également importantes autour du Puy en Velay et Yssingeaux en Haute-Loire et dans le Mâconnais. Au nord, l’attractivité de Nevers et de sa périphérie est par contre moins marquée. Les pôles urbains de Vichy et Moulins se maintiennent, alors que les bassins traditionnellement industriels sont en rupture, Montluçon, Thiers (63), Aubusson (23), Montchanin (71) et Roanne. Les territoires ruraux difficilement accessibles - la frange ouest du périmètre d’étude, les monts du Livradois et du bourbonnais, le chârolais - sont également marquée par d’importantes baisses du niveau d’emploi. A l’inverse, les évolutions d’emplois témoignent d’un phénomène d’élargissement de l’activité des agglomérations, spécifiquement clermontoise et stéphanoise mais également berruyère.Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 39 Les variations de long terme de l’emploi total 1982/ 2007 par bassin de vie Département Bassin de Vie Evolution de lemploi total Variations en entre 1982/2007 volume 63 CLERMONT-FERRAND + 13,5% + 18 800 42 SAINT-JUST-SAINT- + 50,5% + 7 656 RAMBERT 42 SAINT-ETIENNE + 3,8% + 4 959 63 RIOM + 31,5% + 4 008 71 MÂCON + 11,7% + 3 946 … … … … 63 AMBERT -21,0% -2 625 71 LE CREUSOT -15,3% -2 795 18 VIERZON -19,6% -3 782 71 MONTCEAU-LES- -20,8% -4 695 MINES 42 ROANNE -13,0% -6 642 En termes de volume d’emploi, c’est clairement le bassin d’emploi de Clermont-Ferrand qui rencontre depuis 1982 la plus forte hausse. Avec un gain de près de 19 000 emplois sur le bassin de vie, auxquels s’ajoutent les gains registrés à Issoire et Riom, la plaque clermontoise a plus qu’amorcé la diversification de son tissu économique (chimie, pharmacie, mécanique, biotechnologies,…) et a réalisé un bond certain. C’est dans une moindre mesure le même phénomène qui se retrouve à St Etienne avec des gains périphériques encore plus importants liés notamment au desserrement économique du pôle urbain. La hausse du volume d’emploi en périphérie de Mâcon surtout, puis de Bourges, Vichy, Nevers ou le Puy-en-Velay est également notable.Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 En dehors de de ces trois bassins d’emplois, les évolutions sont moins favorables : Roanne, Vierzon et Montceau-les-Mines étant particulièrement impactés. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 40 La sphère non présentielle par bassin de vie en 2007 Valeurs de référence Une première caractérisation économique des bassins de vie peut Périmètre détude 33,4 % s’établir selon le degré d’ouverture des économies de ces bassins. France métropolitaine 33,4 % Cette ouverture se mesure par la proportion des activités dites non présentielle, c’est-à-dire destinées à satisfaire les besoins de personnes qui se trouvent non pas sur le bassin de vie mais bien à l’extérieur de celui-ci. Ce degré d’ouverture est très hétérogène selon les bassins de vie et correspond globalement à la moyenne nationale sur le périmètre d’étude. Les bassins de vie les plus tournés vers les marchés extérieurs sont principalement ceux qui disposent d’un (ou plusieurs) grand(s) établissement(s) industriels ou du tertiaire marchand fortement employeur (ex : St Georges de Mons [63] avec Aubert et Duval, Bourbon-Lancy [71] avec Powertrain, Ennezat [63] avec le Groupe Limagrain,…). Deux degrés d’ouverture économique distinguent les principaux bassins de vie du territoire de l’étude : Clermont-Ferrand, St Etienne, Bourges et Montluçon, dédient une forte part de leur activité économique vers les marchés extérieurs; Nevers, Moulins, Mâcon et le Puy-en-Velay qui concentrent 70 à 80 % de leurs effectifs salariés dans des activités portant sur leur marché propre.Source: INSEE CLAP 2009, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 41 Les orientations économiques des bassins de vie Les orientations économiques des bassins de vie : les pôles diversifiés L’orientation des activités économiques constituent la deuxième caractérisation possible des bassins de vie, selon qu’ils sont plus ou moins diversifiés, avec des spécialisations fortes ou des dominantes moins prononcées. La carte ci-contre caractérise les bassins de vie dont l’activité est diversifiée (en jaune) ou diversifiée à dominante administrative (orange). Clermont-Ferrand ventile son activité économique à 45% dans les services marchands, 35% dans le secteur public, 13% dans l’industrie, 6% dans la construction. L’activité est répartie dans plusieurs secteurs, tout comme sur d’autres bassins de vies (St Etienne, Bourges, Nevers, Mâcon, Vichy). A Moulins, c’est le secteur de l’administration publique qui domine prioritairement (44%), tout comme au Puy en Velay. Quant à Roanne et Montluçon, leurs activités s’orientent encore de façon plus prononcée vers les activités industrielles, de sorte qu’ils ne figurent pas parmi les bassins à activité diversifiée (cf. ci-après). Source: INSEE CLAP 2009, Traitement CODE 2011Source: INSEE CLAP 2009, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 42 Les orientations économiques des bassins de vie : les territoires productifs La carte ci-contre examine les bassins d’emplois au marquage industriel encore prononcé : Les pôles urbains (et sous-préfectures) de Roanne, Montluçon et Riom conservent une activité industrielle encore importante au sein de tissus qui se diversifient : - Montluçon : près d’un quart de l’activité dans l’industrie par rapport aux autres bassins de vie à l’économie beaucoup plus tertiaire, mais tout de même 34% dans les services marchands. - Roanne : 25% dans l’industrie, 35% dans les services marchands et 33% dans les administrations publiques. - Riom : 29 % dans l’industrie, 28 % dans les services marchands et 34 % dans les administrations publiques. Des logiques de localisation industrielles apparaissent sur le périmètre d’étude avec : - A proximité du bassin de Montluçon, Commentry (03) et St-Eloy les Mines (63) - Dans le Puy-de-Dôme autour de Thiers, La Monnerie et Puy-Guillaume - En Haute-Loire les bassins yssingelais et brivadois - En Saône-et-Loire les bassins de Gueugnon ou du Creusot - Dans la Loire (fortement industrialisée) les bassins de Roanne/Charlieu, de Feurs ou notamment de Saint-Bonnet-le-Château. Certains bassins sont industriellement monospécialisés autour d’une filière (bassin thiernois sur la coutellerie et le travail des métaux) ou par la présence d’un grand établissement grand donneur d’ordre (St Georges de Mons [63] avec Aubert et Duval, Bourbon-Lancy [71] avec le groupe Fiat). D’autres bassins structurellement industriels présentent une diversification des activités et des établissements, c’est le cas notamment des bassins de Saint- Pourçain dans l’Allier, des bassins ligériens ou du bassin yssingelais. Enfin des bassins plus enclavés et ruraux se distinguent à la fois par l’importance prise par l’activité agricole ainsi que par sa valorisation agri- alimentaire (Lapalisse dans le 03, Giat dans le 63, Sancoins dans le 18).Source: INSEE CLAP 2009, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 43 Les orientations économiques des bassins de vie : les bassins résidentiels Enfin, les autres bassins de vie du périmètre connaissent des orientations plus résidentielles (basées sur la population réellement présentes sur un territoire). Ces bassins ont alors une activité fortement tertiarisée, notamment autour du bassin de vie clermontois, tournée vers les services aux entreprises ou aux personnes, ou dans le secteur de la construction : 94 % d’activités résidentielles à Saint-Amant-Tallende, 88 % à Veyre- Monton ou Billom. Par ailleurs, des bassins à l’activité majoritairement résidentielle présentent également des effectifs forts dans les secteurs non résidentiels : - dominante industrielle à Decize (58) (39% dans les services administratifs mais aussi 29% des postes industriels) ou Dunières (42) (47%) et Issoire (63) (37% industriels, 62.5% résidentiels). - dominante agro-alimentaire : Lignières (18), Ainay-le-Château (03) et Moulins-Engilbert (58) ont la caractéristique de rassembler plus de 90% des effectifs dans les secteurs résidentiels mais aussi plus de 5% dans le secteur agro-alimentaire. - dominante touristique : les sites d’Évaux-les-Bains (23), la Bourboule (63), le Mont-Dore (63) ou la Chaise-Dieu (43), figurent parmi les premières destinations touristiques du territoire et concentrent logiquement plus de 90% de leur activité dans le résidentiel qui dénotent une tendance touristique marquée.Source: INSEE CLAP 2009, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 44 Les orientations économiques des bassins de vie : Synthèse En synthèse, concernant l’orientation économique des bassins de vie du périmètre, on note: 1. Une attractivité économique diversifiée et élargie de Clermont-Ferrand 2. La fonction administrative de Moulins et du Puy en Velay 3. Des bassins industriels encore marqués (Montluçon, Roanne, Riom, Thiers, Vierzon, Le Creusot-Montchanin- Montceau les Mines, le Forez et le bassin Yssingelais) 4. Des évolutions économiques résidentielles en cours, y compris au sein de territoires « ruraux en mutation » notamment à proximité de Clermont-FerrandSource: INSEE CLAP 2009, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 45Les acteurs économiques : un tissu de PME-PMI dynamique, relayé par d’importants groupes au rayonnement national voiresupranationalPour la fabrication de produits en caoutchouc et en plastiques, Michelin à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) mais aussi près de Bourges àSt-Doulchard, à Roanne au Puy en Velay et à Blanzy (71), est numéro un européen et numéro deux mondial du pneumatique ; sur cesecteur on retrouve également Dunlop-Goodyear à Montluçon (Allier) et Trelleborg à Clermont-Ferrand. Ils œuvrent aux côtés de Valéo,à Issoire (Puy-de-Dôme) et à Nevers (Nièvre), pour la fourniture de pièces et accessoires pour automobiles et véhicules industriels, ainsique Peugeot Citroën à Dompierre sur Bresbre (Allier). Bosch, spécialiste des équipements de freinage, est présent à Yseure (bassin de viede Moulins, Allier). Enfin, Alstom construit également du matériel de transport et est basé au Creusot, en Saône-et-Loire.Dans la filière du caoutchouc, de la plasturgie et des matériaux composites, plusieurs PME d’importance sont également présentes sur leterritoire d’étude. Le groupe Barbier, à St Sigolène (43) est le premier producteur français de film polyéthylène et huitième au niveaueuropéen. Charmeil, spécialiste d’emballages tubulaires souples pour la cosmétologie, se trouve dans l’Allier. Joubert Ambert (Puy-de-Dôme), numéro un mondial du sandow et Rex Composites, à Issoire, spécialiste des études et réalisation de structures en matériauxcomposites aérodynamiques, s’ajoutent également aux entreprises de ce secteur. Enfin, Wavin, premier groupe européen de tubes etraccords en PVC, se trouve à Varennes-sur-Allier.L’important secteur de l’industrie agroalimentaire est représenté par la coopérative Limagrain numéro un européen et numéro quatremondial dans les semences à Chappes (bassin de vie d’Ennezat à proximité de Clermont-Ferrand). Dans ce secteur sont aussireprésentées les sociétés Delbard à Malicorne (basin de vie de Commentry 03), qui fournit arbres fruitiers et rosiers, semences. S’ajouteaussi Pagès Infusion, localisé au Puy-en Velay (Haute-Loire).Par ailleurs, Aventis Animal Nutrition est à Issoire le deuxième producteur mondial dadditifs pour la nutrition animale. Dansl’agroalimentaire s’ajoutent également Socopa Viandes à Villefranche d’Allier (bassin montluçonnais), le groupe Danone à Sayat (del’aire urbaine clermontoise) pour la production des eaux de Volvic, ainsi que Bongrain et Sodiall à Brioude en Haute-Loire pour l’industrielaitière.Dans la métallurgie et la production de produits métalliques, Alcan, premier acteur européen dans les alliages d’aluminium pourl’aéronautique, est présent à Issoire, ainsi qu’Aubert & Duval - Fortech, leader européen des aciers spéciaux et superalliages pour lesapplications de pointe, aux Ancizes (63). Par ailleurs, le technicentre de Nevers à Varennes-Vauzelles produit du matériel ferroviaire etintervient aussi dans la maintenance ferroviaire. On trouve aussi Tracyl pour la construction de routes. Sagem, numéro un européen de lanavigation inertielle, se trouve à St Pourcain (bassin de Moulins dans l’Allier) et Siemens, spécialiste des compteurs électroniques, àSavigneux (Montbrison, Rhône-Alpes).Dans la transformation et le travail des métaux, Bréa est une fonderie d’aluminium reconnue située à Vaux dans l’Allier (Montluçon) ; JPMChauvat à Moulins, est le premier fabricant européen de fermeture anti-panique ; PSA Septfonds dans l’Allier est spécialiste descomposants en fonte pour l’industrie automobile et Wichard, à Thiers (Puy-de-Dôme), est numéro un mondial de laccastillage. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 46 Le secteur de la chimie, de la pharmacie et de la santé est bien représenté avec la présence du groupe pharmaceutique MSD-Chibret à Riom (Puy-de-Dôme) ainsi qu’à Clermont-Ferrand, de Sanofi-Aventis qui possède une usine à Vertolaye (bassin de vie d’Ambert, Puy- de-Dôme) et de la société SNF à Andrezieux Bouthéon (bassin de vie de Saint-Just-Saint-Rambert, 42). Sagem Défense Sécurité, présent à Domerat (agglomération de Montluçon, Allier), emploie plus de 1 200 salariés dans la production de produits électroniques et informatiques. Dans la Nièvre, à Nevers, Philips construit des appareils d’éclairage. Ce secteur est également un secteur porté par d’importantes PME : CS Transports, leader mondial de la signalisation ferroviaire, se trouve à Clermont-Ferrand, Cooper- Menvier, spécialiste de l’électronique de sécurité (il a notamment œuvré pour le tunnel sous la Manche) à Riom (63). Ensuite, l’entreprise de haute technologie NSE œuvre dans la production de câbles pour l’aéronautique à Nizerolles (à proximité de Vichy), SPIE Est et Centre Electrique Entreprise à Nevers construisent des lignes de transport de télécom et d’électricité et enfin Omerin à Ambert (Puy-de-Dôme) est le leader européen des câbles « haute température ». La filière textile et habillement est encore prégnante dans la Loire notamment avec le groupe Sigvaris à St Just - St Rambert. Quelques établissements de pointe mènent une activité dans le secteur des TIC ; parmi elles, les sociétés de services Atos Origin à Chamalières (près de Clermont-Ferrand), Sopra à Aubière (également sur le bassin de vie de Clermont) ou Logica à Clermont-Ferrand. Des PME auvergnates se distinguent également Numtech qui travaille à la modélisation des phénomènes atmosphériques ou Brioude Internet qui figure parmi le top 10 des référenceurs français. Hors industrie, dans la filière transport la SNCF, à Clermont-Ferrand, est le plus gros employeur recensé (2 700 salariés). La société ONET qui intervient dans les services de nettoyage possède des filiales à Mâcon (Saône-et-Loire), St Etienne, Bourges (Cher), Toulon-s/Allier (bassin de Moulins). Le groupe Casino a son siège social à Saint-Etienne. Les hypermarchés Auchan, CORA, Leclerc sont également bien implantés et font partie des grands établissements employeurs du territoire.A noter également Setelen à Andrézieux-Bouthéon pour la construction ; Bouygues Telecom dans le domaine des télécommunications. Lesactivités de services administratifs voient de grands établissements (Casino services, OTI, ADECCO) mobiliser des effectifs (St Etienne, Cournond’Auvergne et Andrezieux-Bouthéon). Enfin, la société LIDV du groupe l’Oréal dans l’Allier, ou autour de St Pourçain, le groupe Louis Vuitton etHermès, représentent quelques grands noms du luxe, établis sur le périmètre d’étude. Le maillage dense de PME/TPE se complète par la présence de grands groupes sur le territoire, œuvrant notamment dans les filières de lamécanique, la métallurgie, la plasturgie, ainsi que la biochimie, l’agroalimentaire ou encore les TIC. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 47 Les principaux établissements industriels du périmètre d’étude La répartition des grands groupes industriels est inégale sur le territoire de l’étude. Clermont-Ferrand concentre les principaux établissements industriels, notamment dans le domaine de la fabrication de produits caoutchouc et plastique qui domine largement. La carte montre le poids de l’entreprise Michelin dans l’économie clermontoise (12 000 salariés). Le groupe est par ailleurs présent à Roanne (42), Blavozy (43) Blanzy (71), St-Doulchard (18) et maille l’espace d’étude. L’autre pôle industriel important, St Etienne se distingue par la densité et la diversité de ces établissements. A proximité de la métropole stéphanoise à St Just-St Rambert se trouve la société de fabrication textile Sigvaris (650 salariés), ainsi que la société chimique SNF (plus de 700 salariés, plus gros établissement de la Loire). St Etienne rassemble également de nombreux grands groupes agro-alimentaires. Roanne, outre Michelin, affirme une vocation industrielle avec quelques entreprises notables (Nexter Systèms- 861 salariés, ...) ainsi que Gueugnon (cf. Arcelor-Mittal : 1 085 salariés). Bourges accueille une unité Michelin (à St Doulchar : 630 salariés, ...) et d’autres PME industrielles (Nexter System, Auxitrol, ...). Enfin, un important centre de fabrication de machines et matériel de transport se trouve à Bourbon-Lancy (71), avec la présence de Powertrain (Groupe Fiat). Le poids industriel de Montluçon s’avère notable (cf. carte), au travers de la présence d’entreprises telles que Goodyear-Dunlop (et Sagem/Safran, à Domérat, commune limitrophe),Source: AEF 2011, Traitement CODE 2011 Les villes de Nevers, du Puy en Velay ou Moulins concentrent peu d’effectifs salariés de grands groupes industriels, s’orientant davantage sur une fonction administrative. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 48 Les principaux établissements hors industrie du périmètre d’étude En dehors des activités industrielles et ce de façon encore plus marquée, ce sont là encore Clermont-Ferrand d’abord, puis St Etienne, qui accueillent les plus grands établissements. Le profil clermontois est cette fois plus diversifié, bien que dominé par les activités de transports et entreposage (SNCF – 2 700 employés, SAEM des transports en commun, la Compagnie aérienne, Multi transport Auvergne). Viennent ensuite les hypermarchés (Clermont Distribution, Auchan, Casino). De nombreux grands établissements gravitent également à Bourges, dont le plus important, Bouygues Telecom compte 420 salariés. En matière d’édition la société clermontoise La Montagne emploie près de 450 salariés. A Nevers, le plus gros établissement –SA Textilot- exerce dans le commerce de gros et compte 360 salariés à Varennes-Vauzelles. A Mâcon, c’est la société de services ONET qui prime (520 salariés), comme à Moulins (310). Le premier employeur non industriel à Montluçon est la polyclinique St François. Ce sont donc des profils très diversifiés (en termes de secteurs et de taille) qui s’observent sur le territoire de l’étude.Source: AEF 2011, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 49 Une économie de la connaissance et des savoirs qui s’appuie sur un réseau partenarial denseL’économie du territoire profite des unités de recherches d’un grand nombre de laboratoires, permettant de développer technique etinnovations. Par exemple, dans le domaine de la pharmacie, les interactions entre laboratoires et entreprises du territoire ont permis de fairenaître deux clusters d’excellence en 2010 : le cluster Analgesia Partnership (biopôle de Clermont-Limagne), spécialisé dans le traitement de ladouleur, et le cluster Institut de recherche Pharmabiotique (Aurillac, Cantal), qui œuvre pour le développement des probiotiques.Le pôle rhônalpin de compétitivité Axelera structure de recherche et innovation dans le domaine de la chimie est également notable : baséessentiellement à Lyon il est également présent à St Etienne et Clermont-Ferrand.De même, les PME du secteur de la nutrition s’appuient sur une importante recherche locale, portée notamment par le CNRH (Universitéd’Auvergne, Clermont-Ferrand). L’INRA (Clermont-Ferrand/Theix) aide également au développement de la filière céréales. Fruit de cettedynamique le cluster d’excellence Nutravita, dont le but est de créer un pont entre recherche publique et PME/TPE, ainsi que de sensibiliser lesentreprises du secteur agroalimentaire sur l’opportunité du marché de la santé et de donner une visibilité nationale aux réalisations en région.De cette importante activité de recherche est né le pôle de compétitivité Céréales Vallée (biopôle Clermont-Limagne), qui promeut desméthodologies nouvelles pour optimiser la création variétale notamment : c’est donc un secteur porteur de larges innovations, en lien avec lepôle rhônalpin Plastipolis (siège social dans l’Ain à Oyonnat) pour le conditionnement des produits. Egalement, Innoviandes à Gravanches(Clermont-Ferrand), labellisé pôle de compétitivité par l’Etat, apporte innovation et technologie dans la production de viande et produitscarnés.Dans la filière mécanique, la présence de l’Institut Français de Mécanique Avancée (Aubière, Clermont-Ferrand) permet de développer lesavoir-faire. Le pôle de compétitivité ViaMéca, commun avec Rhône-Alpes, siège à la CCI de St Etienne, insuffle de nouveaux procédés demise en forme des matériaux haut de gamme, propose des compétences dans l’ingénierie des surfaces ou encore l’intégration de robotique etde systèmes intelligents dans les chaînes de production.Elastopôle est un autre pôle labellisé par l’Etat et qui a son siège à Orléans : il intervient auprès des acteurs de la filière caoutchouc, trèsprésente sur ce territoire. Par ailleurs, le pôle Lyon Urban&Trucks, basé à Lyon, St Etienne et Roanne, touche au domaine de la motorisation et dela sécurisation des transports.Pour citer un dernier exemple, appartenant au domaine des TIC cette fois, le rapprochement de la recherche publique (au travers notammentde l’ISIMA, l’institut d’informatique et de modélisation et leurs applications, Clermont-Ferrand) avec les entreprises a fait naître un clusterd’excellence : Auvergne TIC (basé à Clermont-Ferrand). Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 50Les gisements en matière d’innovations qui naissent de ces collaborations sont également souvent bien relayés, au travers des dispositifs detransfert technologique par secteur d’activité ou de plateformes qui permettent de diriger l’innovation vers le réseau de PME du secteur.Pour exemple, la plateforme de transfert de technologie Mec@prod (campus de Clermont-Ferrand) permet d’irriguer les entreprisesmétallurgiques, notamment sur les techniques ayant trait à l’usinage grande vitesse ou au décolletage. Dans la filière de la plasturgie et de lamétallurgie, c’est également le centre de ressource technologique Casimir (Aubière, Clermont-Ferrand) qui apporte son soutien aux entreprisesen ce qui concerne les procédés de fabrication des matériaux composites et polymères ou la conception d’emballages répondant auxattentes des fabricants et utilisateurs.Le territoire dispose également d’incubateurs d’entreprises, notamment l’incubateur BUSI (au biopôle Clermont-Limagne à Beauzires), qui apermis la naissance de plusieurs biopôles liés aux sciences du vivant. Regroupées en Auvergne autour de quatre pôles, ces entreprises desbiotechnologies sont très fortement accompagnées par ce dispositif, qui réunit des organismes de recherche (INRA, CNRS, ENITA,…) avec degrands groupes comme Limagrain. On trouve également ADIV (Gravanches à Clermont-Ferrand), centre de ressources technologiquesreconnu au niveau européen pour ses compétences dans la filière Viandes.Enfin, dans la filière bois, la plateforme Forbois@auvergne à Cusset, dans l’Allier, fournit un appui technologique similaire aux entreprises dusecteur, grâce à la mutualisation des moyens de quatre lycées agricoles auvergnats. Le Pôle fromager AOC massif central exerce le même rôledans la filière Lait à Aurillac.La force de l’économie (et enjeux) du territoire étudié (et potentiellement maillé au travers de POCL) réside dans le fait qu’elle est portée pard’importants organismes de recherche, qui entretiennent des liens forts avec les entreprises implantées sur cet espace. Ensemble, ces acteurssont source d’innovation, globalement bien relayée jusqu’au tissu des PME/TPE par le biais de plateformes de ressource et de transferttechnologique. Bien que caractérisée par de nombreuses petites entreprises, souvent sous-traitantes, l’économie du territoire est au fait desderniers procédés de fabrication, de conception, lui permettant d’être davantage en phase avec les attentes de ses marchés économiques.Ces initiatives, bien que perfectibles et susceptibles de s’ouvrir, thématiquement et géographiquement davantage, sont des gisementséconomiques du futur, que les modes de déplacements ferroviaires optimisés ne peuvent que positivement impacter. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 51 Tableau des pôles de compétitivité en Auvergne et en Rhône-Alpes RAYONNEMENT DU POLE DE COMPETITIVITE MONDIAL VOCATION MONDIALE NATIONAL ViaMéca (Auvergne et Rhône-Alpes) MECANIQUE Minalogic (Grenoble) MICROTECHNIQUE Arve Industries (Cluses) PLASTURGIE Plastipolis (Oyonnax, avec Franche-Comté) CAOUTCHOUC Elastopôle (Orléans) Pôle européen d’innovation Fruits&LégumesDomaine du pôle de compétitivité (Avignon, avec PACA) AGROALIMENTAIRE Céréales Vallée (Clermont-Limagne) Innoviandes (Gravanches) TRANSPORTS Lyon Urban Truck&Bus (Lyon) SANTE BIOTECHNOLOGIE Lyonbiopôle (Lyon) BIORESSOURCES Parfums, Arômes, Senteurs, Saveurs Axelera (Lyon) CHIMIE (Grasse avec PACA) TEXTILES Techtera (Lyon) Tennerdis (5 sites en Rhône-Alpes) ENVIRONNEMENT ENERGIES RENOUVELABLES Trimatec (Languedoc-Roussillon) TIC MULTIMEDIA Imaginove (Lyon) Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 52 Des handicaps structurels persistantsBien que l’économie de cet espace « central » français soit capable d’innovations importantes, la population active du territoire reste faiblementqualifiée.Sur la population auvergnate des 25/34ans, seuls 36% sont diplômés de l’enseignement supérieur et ce, malgré un nombre relativementimportant de grandes écoles d’ingénieurs, de commerce et autres sur le territoire.La moyenne nationale se situe trois points au-dessus tandis que la région rhônalpine, avec les académies de Lyon et Grenoble, dispose d’unepopulation de 25/34 ans diplômée à 42%.En analysant le périmètre d’étude, on observe que ce sont 9% de la population qui ont un diplôme supérieur à Bac+2, répartis comme suit :Orléans (15%), puis Bourges (11.4%) et St Etienne et Mâcon (10% chacune), viennent ensuite Clermont-Ferrand avec 8.8%, Roanne (7.5%) etenfin Moulins (8.4%) et Montluçon (6.9%).Ce manque de qualification se retrouve ensuite dans la structure des entreprises, qui souffrent d’un déficit de personnel encadrant.La part des cadres et des fonctions intellectuelles supérieures sur le territoire est dans l’ensemble peu élevé. Cependant, il faut rapprocher ceconstat des caractéristiques économiques de l’appareil productif du périmètre : celui-ci se spécialise notamment dans des activités industrielles,appelant de fait des besoins en qualification peu élevés.Par ailleurs, un autre indicateur permet de relever un déficit dans l’encadrement des entreprises : il s’agit de la part des emplois de cadres desfonctions métropolitaines (CFM) dans l’emploi total. Les CFM sont des postes de dirigeants dans des domaines considérés comme stratégiquesdu point de vue de l’attractivité d’un territoire. Sont considérés les cadres et chefs d’entreprises de 10 salariés ou plus, dans cinq fonctions ditesmétropolitaines, à savoir : conception-recherche, prestations, intellectuelles, commerce interentreprises, gestion et culture-loisirs. Or, la part des cadres des fonctions métropolitaines est faible sur le territoire, comparativement notamment à la moyenne de la France deprovince (6.4%) : elle se situe entre 4 % et 5 % dans les bassins de Montluçon, Moulins, Nevers, Roanne et Vichy ; elle atteint 5.7% à Bourges et5.9% à Mâcon.Néanmoins, cette part des CFM est légèrement supérieure à la moyenne de la France de province à St Etienne (6.5%) et largement, voire trèslargement supérieure à Clermont-Ferrand (7.4%). En moyenne, les cadres des fonctions métropolitaines représentent donc 5.6% de l’emploi totaldu périmètre d’étude, ce qui engendre une certaine dépendance extérieure notamment aux métiers d’ingénierie et de conseil aux entreprises. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 53Nombre de cadres des fonctions métropolitaines supérieures par bassin de vie Nombre demplois des cadres des Département Bassin de Vie fonctions métropolitaines 63 CLERMONT-FERRAND 13 112 42 SAINT-ETIENNE 9 298 18 BOURGES 3 604 71 MACON 2 169 42 ROANNE 1 856 58 NEVERS 1 736 42 SAINT-CHAMOND 1 515 43 LE PUY-EN-VELAY 1 454 03 VICHY 1 410 03 MONTLUCON 1 392 Les emplois cadres de fonctions métropolitaines se répartissent inégalement sur le territoire de l’étude. Une très forte majorité d’entre eux se concentrent à Clermont-Ferrand (13 000 emplois CFM) ; ce qui confère, de façon relative, au pôle urbain clermontois son caractère structurant et polarisant. Viennent ensuite Saint-Etienne (40% de moins que Clermont-Ferrand) ; puis Bourges. Les autres villes, dont Nevers et Mâcon, sont largement en deçà de ces trois pôles : le risque est de dépendre fortement des autres villes-centre, pour des prestations de conseil et d’encadrement des entreprises.Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 54Part des cadres et des professions intellectuelles Part des populations non diplômées par supérieures par bassin de vie en 2007 bassin de vie en 2007 Valeurs de référence Valeurs de référence Périmètre détude 9,8 % Périmètre détude 18,6 % France métropolitaine 14,6 % France métropolitaine 19,1 % La part des cadres et des professions intellectuelles supérieures dans les actifs est globalement sur le périmètre d’étude largement inférieure à la moyenne nationale (9,8 % contre 14,6 %). Seuls les bassins de vie de de Clermont-Ferrand et de Châtel-Guyon (63) présentent une proportion supérieure aux données nationales. Un très faible taux d’encadrement (moins de 5 %) est marquant sur les parties les plus rurales et/ou enclavées du périmètre d’étude. Pour ce qui concerne les populations non qualifiées (sans diplôme), même si leur niveau est inférieur à la moyenne nationale, elles sont relativement bien représentées sur le périmètre (et particulièrement sur les bassins de vie de la Loire ou de Saône-et-Loire) à l’exception de l’agglomération clermontoise.Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 55 Investissements extérieurs et dynamique de créations d’entreprisesL’attractivité de l’économie des aires urbaines de Clermont-Ferrand ou Saint-Etienne se situe encore en marge de la métropole lyonnaise.Les projets d’Investissements Directs Etrangers sont près de 20 fois moins nombreux en Auvergne que pour Rhône-Alpes (4 contre 77). Ils touchentsurtout le département de l’Allier ; ils sont plus faibles dans le Puy-de-Dôme.Ces IDE ont permis d’y créer ou sauvegarder 338 emplois mais dix fois plus en Rhône-Alpes, qui se place ainsi seconde région de France la plusattractive, après l’Ile de France. L’espace formé par le périmètre analysé souffre donc d’une concurrence importante (et d’un décalage)s’agissant d’attractivité économique.Pour autant, le nombre de créations d’entreprises de 2006 à 2010 y est important, notamment dans les agglomérations de Clermont-Ferrand-Riom-Issoire et St Etienne-St Just- St Chamond : le nombre de créations est de plus de 10 000 sur ces deux espaces. Avec un écart important, seclassent ensuite Roanne et Bourges (plus de 3 000 créations en 4 ans) puis Montluçon, Vichy et Nevers, pour un chiffre compris entre 1 500 et3 000 nouvelles entreprises.Ces créations plutôt nombreuses n’induisent pas nécessairement une attractivité économique extérieure du territoire et s’inscrivent davantagedans des logique endogènes: la grande majorité des entreprises créées (depuis 2009) le sont sous le format de l’autocréation ; il s’agit doncmajoritairement de résidents qui entreprennent individuellement de démarrer une activité, qui concerne principalement les secteurs deschambres d’hôtes ou des services aux personnes (assistance ménagère, livraison de repas, garde d’enfants,…).Par ailleurs, un certain nombre de secteurs ne trouve pas d’offre de travail suffisante pour répondre aux attentes des employeurs : les métiers dits« en tension » concernent ainsi ceux de la restauration, l’hôtellerie ainsi que le BTP, le commerce et la grande distribution. Le taux d’écoulementdes demandes dans ces secteurs est de l’ordre de 65% à 80%, signe qu’il est difficile au recruteur potentiel de trouver sur le territoire le profil qu’ilrecherche.Ainsi, le périmètre d’étude subit certaines faiblesses économiques ; hormis quelques leaders locaux (Michelin, Limagrain, Eaux de Volvic àClermont-Ferrand, Groupe Casino à Saint-Etienne), on relève peu de grands donneurs d’ordre, un tissu de sous-traitants, des mono-spécialisations industrielles sur certains territoires, des faibles qualifications de la main d’œuvre, des taux d’encadrement peu élevés, … Ilsouffre également d’une concurrence relative de la métropole lyonnaise. Le manque de professions intellectuelles supérieures et de cadres desfonctions métropolitaines entraîne une certaine dépendance vis-à-vis des bassins d’emploi extérieurs, voire un déficit de recrutement danscertains secteurs qui appellent moins de mobilité. Ce manque d’attractivité pourrait cependant être relativisé par l’arrivée de la LGV, quipermettrait d’attirer plus de flux d’actifs et de projets d’investissements sur le territoire, en le désenclavant et en modifiant, en positif, son image. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 56 Nombre de créations d’établissements entre 2006 et 2010 par bassin de vie Nombre de créations Département Bassin de Vie détablissements entre 2006 et 201042 SAINT-ETIENNE 10 55863 CLERMONT-FERRAND 9 39442 ROANNE 3 51718 BOURGES 3 48103 VICHY 2 76642 SAINT-CHAMOND 2 61071 MACON 2 47943 LE PUY-EN-VELAY 2 42203 MONTLUCON 2 36458 NEVERS 2 34342 SAINT-JUST-SAINT-RAMBERT 2 05103 MOULINS 1 71542 MONTBRISON 1 31118 VIERZON 1 30563 ISSOIRE 1 22163 RIOM 1 21671 MONTCEAU-LES-MINES 1 17271 LE CREUSOT 87763 AMBERT 77418 SAINT-AMAND-MONTROND 745 Source: INSEE SIRENE 2011, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 57 Appareil productif : synthèse ETAT DES LIEUX ATOUTS FAIBLESSES ENJEUX PROSPECTIFS Bonne dynamique de Inégale répartition de S’appuyer sur le bon l’emploi sur les principaux l’emploi et des forces réseau d’innovation pôles urbains : Un fort maillage de économiques sur le pour attirer des reconversion et PME/TPE, sensibilisées à territoire investisseurs extérieurs diversification des l’innovation par et accélérer les activités vers le secteur d’importants dispositifs Une faible attractivité créations d’entreprises tertiaire, moindre de transfert de de l’économie par dépendance à l’industrie technologie et grâce rapport aux territoires Ouvrir le territoire et le aux travaux des voisins rendre plus accessible Des filières de pointe, nombreux centres et pour combler ses notamment dans le laboratoires de Des métiers en défaillances en caoutchouc et la recherche tension, qui génèrent encadrement et dans plasturgie, la métallurgie des dépendances les métiers en tension, et l’alimentaire La présence de grands d’autres bassins groupes et d’emploi pour la Accélérer les flux de Une extension des bassins établissements leader, satisfaction de jeunes d’actifs ou attirer d’emplois à la périphérie notamment à Clermont- certaines fonctions de nouveaux résidents des grands centres Ferrand et Saint- actifs Etienne, ainsi que de Des faiblesses dans la Deux bassins qui se clusters d’excellence et qualification de la détachent en volume et de pôles de main d’œuvre et dans en dynamique d’emploi : compétitivité de rang l’encadrement Clermont-Ferrand et Saint national ; en Etienne coopération avec des grappes et pôles d’autres régionsDiagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 583-3) Les services : une vaste gamme d’équipements qui contribuent globalement au rayonnement extérieur du territoire Compte tenu de la ruralité d’une partie importanteTemps moyen d’accès aux services intermédiaires par bassin de vie du territoire d’étude et de sa topographie montagneuse, l’accessibilité des services présents Valeurs de référence Périmètre détude 21 min sur le périmètre est globalement satisfaisante France métropolitaine 19 min notamment avec des pôles de services de proximité qui maillent les territoires. Dans la frange septentrionale de cet espace, le temps de trajet du domicile au panel de services intermédiaires est de l’ordre de 10 à 20 minutes (jusqu’à 25min sur la partie est du sud-Nièvre). Des zones interstitielles de moyenne montagne (monts du forez et du livradois) ou de plateaux (Combrailles) se dessinent, avec des temps de trajet supérieurs à 30 minutes. En bordure Nord du Cantal, les équipements et services sont très difficilement accessibles spécifiquement sur le Cézaillier et l’Artense (plus de 45 minutes) compte tenu d’une faible densité locale en matières d’équipements et de services. C’est corrélativement dans les bassins de vie les mieux dotés en équipements que l’accès aux services supérieurs se fait le plus facilement et inversement : l’ouest du Puy de Dôme se trouve ainsi décalé par rapport au reste du département. Devant Clermont-Ferrand et St Etienne, c’est à Mâcon et vers le Creusot et Monceau-les Mines que les temps de trajets sont les plus courts (entre 5 et 10 minutes) alors que le temps moyen d’accès s’élève sur Bourges à entre 15 et 20 minutes.Source: INSEE DATAR, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 59 Les équipements de services supérieurs : une offre dense sur l’ensemble du territoire, avec une focalisation sur Clermont- FerrandLes éléments d’offres de services culturels, sportifs et médico-sociaux supérieurs sont denses : des équipements structurants sont présents sur tout le territoire, nonseulement au sein des plus grandes agglomérations mais aussi dans la plupart des principales aires urbaines.Taux de couverture en services supérieurs par bassin de vie Le taux de couverture en équipements supérieurs, qui correspond à la présence d’un équipement supérieur (les équipements les plus rares, ex : ANPE, hypermarché, lycée d’enseignement général, urgences, maternité, spécialistes médicaux, cinéma,…) sur un territoire, sans préjuger de sa capacité à répondre aux besoins de la population, s’échelonne sur le périmètre d’étude de 0 % (absence d’équipements supérieurs à 100 % ensemble de la gamme supérieure présente). C’est globalement (et ce de façon logique) sur les pôles urbains que la couverture est la mieux assurée. Sur les 36 équipements répertoriés dans la gamme supérieure, les bassins de vie de Clermont-Ferrand, St Etienne, Roanne, et Vichy disposent d’une couverture totale (100 %) avec l’ensemble des équipements dits supérieurs présents sur leur territoire. Les autres bassins de vie des pôles urbains (Le Puy-en-Velay, Mâcon, Montluçon, Moulins, Bourges, Nevers, Vierzon) couvrent eux entre 94 et 97 % de la gamme des équipements supérieurs. A l’inverse, de nombreuses fractions du périmètre d’étude n’en comptent pas ou peu, notamment dans l’ouest du Puy- de-Dôme vers la Creuse (Combrailles). Source: INSEE BPE 2010, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 60Nombre d’équipements et de services supérieurs pour 10 000 habitants par bassin de vie Même rapporté à la taille des populations, on observe que la densité en équipements supérieurs est largement supérieure sur les principaux bassins de vie (Clermont- Ferrand, Saint-Etienne). Certains bassins de vie (notamment de tradition industrielle) ont toutefois une offre d’équipements très dense : c’est le cas du Creusot, Mâcon ou de Montceau- les-Mines dans la Saône-et-Loire, ou Thiers dans le Puy-de- Dôme ; ces bassins offrent des niveaux d’équipements et de services relativement similaires aux pôles urbains avec des niveaux de populations bien moindres. Par ailleurs les bassins de vie touristiques et/ou de thermalisme affichent des densités en équipements et services supérieurs intéressantes (le Mont-Dore, la Bourboule, Evaux-les-Bains,…). Source: INSEE BPE 2010, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 61 Des équipements nombreux, bien répartis sur le territoire et qui offrent un champ large de prestations.Les départements de l’Allier et du Puy-de-Dôme ainsi que les franges territoriales alentours présentent de nombreux équipements culturels, sportifs et de loisirs.Les différentes aires urbaines étudiées sont en effet généralement bien dotées dans ces domaines : la ville de Mâcon par exemple, 34 300 habitants, possèdeainsi dix stades et dix gymnases, en plus de deux complexes et d’un palais des sports.Bourges compte quatre bibliothèques et sept musées thématiques, du musée d’histoire régionale (musée du Berry) au « musée des arts décoratifs », enpassant par le « musée de la résistance et de la déportation ».De la même façon, l’offre culturelle stéphanoise couvre plusieurs champs variés : Elle comporte prioritairement un volet beaux-arts (dont l’important Musée d’Arts Modernes), mais aussi une dimension sur la ville et son histoire (musée du Vieux St Etienne, musée d’art et d’industrie, conservatoire des meilleurs ouvriers de France, musée de la mine sur le site de Couriot). L’offre culturelle stéphanoise décline également un volet scientifique (planétarium Astronef, centre d’éveil scientifique de la Rotonde) et enfin architectural (Cité du design et espace archéologique Forez Jarez). Musée d’Arts Modernes, St Etienne Les nombreux équipements présents proposent donc des possibilités riches et variées, particulièrement dans l’art musical. On trouve à Nevers une école nationale de musique, à Bourges un conservatoire du musique et de danse. Vichy possède, pour sa part, un centre culturel des musiques contemporaines, Riom des studios d’enregistrement. Clermont-Ferrand abrite le conservatoire national de région Emmanuel Chabrier et un projet de « musée des musiques populaires » est à l’étude à Montluçon. En outre, Nevers accueille des auditeurs de l’Ecole du Louvres. Par ailleurs, sur le plan sportif et de loisirs, le territoire offre des équipements permettant l’exercice de sports nautiques (centre nautique de Roanne), aqualudiques (centre aqualudique de la Loue à Montluçon et Ovive à Moulins) ainsi qu’un hippodrome, deux golfs et deux casinos à Vichy. Enfin, Moulins est dotée d’un circuit de moto-cross, Nevers d’un circuit automobile international Magny-Cours. Vichy et Bourges sont par ailleurs les deux villes sièges des CREPS d’Auvergne et de la région Centre. L’offre sportive est ainsi diversifiée et multiple, compte tenu de la taille des villes considérées. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 62 Il en va de même dans le domaine de la culture : les équipements culturels ne sont pas systématiquement centralisés puisque c’est à Riom, par exemple, que se trouve le musée régional d’Auvergne et qu’à chaque ville revient sa particularité (orangerie du château de la Louvière à Montluçon, théâtre à l’italienne à Roanne, opéra art nouveau à Vichy par exemple). L’offre culturelle est donc globalement répartie et intéressante sur le territoire. Théâtre à l’italienne, Roanne Orangerie du château, MontluçonEn revanche, peu d’équipements ont un caractère structurant (c’est-à-dire présentant un niveau ou un champ de prestation non pourvu sur un large rayonalentour) : chaque aire urbaine dispose d’un certain nombre d’équipements de capacité modeste et dont la fréquentation est assez localisée sur le territoire.Leur intérêt et rayon de chalandise reste avant tout de proximité et peu d’infrastructures ont été conçues pour un espace d’attraction plus large que l’aireurbaine qui les accueille. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 63Equipements culturels par bassin de vie Zénith Opéra Théâtre Conservatoire Musée Cinéma Bourges 1 1 7 2 Clermont 1 1 2 1 8 11 Issoire 1 1 Mâcon 1 3 3 Montluçon 2 1 2 2 Moulins 1 7 3 Nevers 1 1 1 2 Riom 1 2 2 Roanne 1 1 2 St Etienne 1 1 3 1 5 14 Vichy 1 1 2 1 Recensement & traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 64 La présence de quelques équipements de rang national, voire internationalSi la plupart des villes possède une offre culturelle, sportive, ludique et sanitaire satisfaisante, mais dont les équipements sont modestes, le périmètre d’étudecompte tout de même quelques infrastructures au rayonnement plus large que leur seule aire urbaine.Certains ont même une vocation nationale ou sont fréquentés par une clientèle internationale. Parmi les équipements culturels, le rang de capitale régionale (voire extra-régionale) est assumé objectivement sur Clermont-Ferrand, qui dispose d’unzénith d’une capacité de 8 500 places, d’une scène nationale (la Comédie) et d’un espace dédié aux musiques actuelles : la Coopérative de Mai (2 000places). Ses trois musées accueillent par an de 25 000 à 34 000 visiteurs chacun. Cependant, la ville centre d’Auvergne manque d’un musée dont lacollection rayonnerait à l’échelle régionale et suprarégionale (à l’identique du Musée d’Art Moderne de St Etienne, de réputation nationale). Par ailleurs laGrande Halle d’Auvergne assume le rôle de lieu privilégié d’accueil de manifestions importantes (salons, foires, expositions, ...).Montluçon compte un centre dramatique national « Le Festin » dont la scène attire un large public. Quant à Moulins, elle est le siège d’un équipementculturel unique en France et même à l’étranger : le « Centre National des Costumes de Scène » est en effet le premier lieu de conservation et d’expositionentièrement consacré aux costumes et aux décors de scène. Son patrimoine s’élève aujourd’hui à 9 000 costumes de théâtre, d’opéra et de ballet, ainsiqu’à des éléments de décors et de machinerie, qui confère à l’établissement un caractère unique. Le lieu qui le renferme fait aussi figure d’exception,puisque le CNCS se trouve dans l’ancien quartier de cavalerie Villars (18ème siècle), classé monument historique.S’agissant des équipements sportifs structurant le territoire, la ville de Vichy se distingue, par ses établissements thermaux et surtout son important parcomnisport. La « reine des villes d’eaux » possède en effet un avantage comparatif certain puisque ses établissements thermaux se situent au cœur d’unespace de 140 hectares de parcs naturels ; elle a su capitaliser ce patrimoine en rénovant ou construisant des thermes très avancés en matière d’hygiène etd’individualisation des soins.Ces établissements, dont l’activité a également été étendue au thermoludisme et à la remise en forme, notamment par la nutrition, enregistrent un trèsgrand nombre d’entrées. Aux 45 000 touristes curistes (assurés sociaux ou libres) s’ajoutent les 13 000 entrées de remise en forme dans les établissementsthermaux et surtout les 166 500 entrées en centres thermoludiques, type SPA, instituts. Cette clientèle compte pour la moitié des touristes fréquentant leshébergements marchands de la ville. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 65Quant au parc omnisport de Vichy, il possède un caractère structurant certain : d’une surface de 500 hectares, c’est le plus vaste de France. Il comprend un stade nautique, une salle omnisport, un stade équestre, un stade d’athlétisme, une salle d’armes, un court de tennis, un dojo, une piste bi-cross, un parcours canoë-kayak, deux golfs dont un international, un hippodrome, un port de plaisance et le Centre Régional d’Education Physique et Sportive d’Auvergne. Son attractivité vise encore à se renforcer puisqu’est en projet la création d’un pôle consacré à la préparation physique des sportifs de haut niveau, alliant sport et santé et comprenant un centre médico-sportif, ainsi que de documentation et de réunion. Il s’agit donc d’un important centre sportif et à fort potentiel d’attractivité. Parc omnisport, VichySaint Etienne possède un important stade, le « chaudron vert » Geoffroy Guichard (35 500 places, 7ème stade français), emblématique du football stéphanoisqui a accueilli des matchs de la Coupe de Monde de football en 1998, de la Coupe du Monde de rugby en 2007 et est retenu pour accueillir des matchs dufutur euro de football en 2016.La ville de Clermont-Ferrand possède également une série d’équipements sportifs qui accueillent ou ont accueilli des manifestations sportives de hautniveau : la Coupe Davis au zénith, les championnats de France d’athlétisme au stadium Jean Pellez, une étape de l’Open de France au golf d’Orcines, lechampionnat de France de tennis de table et le championnat de karaté universitaire à l’athénium Ceyrat, le championnat de France de GRS féminin à laMaison des Sports ; par ailleurs, l’ASM Clermont Auvergne (élite nationale en rugby, champion de France 2010) joue au stade Marcel Michelin (récemmentmodernisé passant à près de 18 000 places), le Stade Clermontois Basket Auvergne (pro B) à la Maison des Sports. Ce sont donc de multiples équipements sportifs clermontois qui sont en mesure d’accueillir des compétitions de haut niveau et de rang national. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 66 Equipements sportifs par bassin de vie Terrain de golf Roller-Skate- de cyclisme Boulodrome Vélo bicross Équipement extérieur ou grands jeux ou freestyle spécialisée aménagée randonnée multisports Athlétisme petits jeux Boucle de spécialisé Terrain de nautiques Baignade terrain de Bassin de Salle non équestre Patinoire Parcours natation Salle de combat Salle ou Salle ou Plateau Centre terrain Tennis sportif Sports salleBassin de VieBOURGES 6 23 25 1 10 5 1 3 1 39 16 48 13 12 26 9 1 0 17CLERMONT-FERRAND 8 80 59 1 10 14 3 10 1 96 42 80 39 34 42 13 3 2 80ISSOIRE 5 12 15 0 6 3 0 4 0 13 5 26 5 3 18 4 3 1 61MACON 5 28 22 0 4 2 1 1 0 52 9 29 8 19 24 4 2 1 1MONTLUCON 5 26 35 0 6 6 2 5 0 33 28 58 7 15 33 6 3 2 19MOULINS 1 27 32 0 6 4 2 5 0 22 11 47 6 6 28 4 2 1 0NEVERS 5 19 27 0 5 5 1 1 0 18 18 35 5 6 17 7 1 4 2RIOM 3 16 16 0 8 2 1 2 0 18 13 27 9 12 16 3 0 0 33ROANNE 5 40 37 0 9 5 1 2 1 45 31 47 10 16 13 2 8 1 53SAINT-ETIENNE 10 123 52 2 11 19 1 8 1 81 55 82 23 43 9 12 2 0 48VICHY 8 33 19 1 6 4 4 2 0 30 22 34 8 11 14 4 3 0 24Source: INSEE BPE 2010, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 67 Enfin, dans le domaine des soins et de la santé, le Centre Hospitalier de Clermont-Ferrand possède un rang d’élite sur le plan national, particulièrement dans les domaines de la nutrition et de la santé humaine. Sa force est également d’accueillir le « cancéropôle Lyon-Auvergne-Rhône-Alpes » et le centre international de chirurgie endoscopique, pour rassembler des chercheurs et des spécialistes reconnus. La récente construction du nouvel hôpital d’Estaing a permis de développer encore les spécialités médico-chirurgicales comme la stomatologie ou la dermatologie, l’hématologie clinique. Son système d’information médicalisé a vocation à améliorer la qualité de soins, de prise en charge et les conditions d’exercice des praticiens, dans un centre qui se veut moderne et de haut niveau. Le nouvel hôpital d’Estaing, Clermont-Ferrand Que cela soit sur le plan culturel, sportif ou médical, le territoire d’étude présente donc des équipements structurants de premier plan, fréquentés par des usagers régionaux ou une clientèle nationale, voire internationale, qu’une LGV ne pourra que favoriser. Equipements et professions de santé supérieurs par bassin de vie Centre de santé radiodiagnostic en ambulatoire ophtalmologie psychiatriques Spécialiste en Spécialiste en Spécialiste en Spécialiste en Spécialiste en Spécialiste en Spécialiste en Spécialiste en Spécialiste en Spécialiste en Etablissement Etablissement Etablissement Etablissement psychiatrique dermatologie vénéréologie santé moyen gynécologie gynécologie laryngologie hépatologie cardiologie entérologie et imagerie obstétrique santé court psychiatrie santé long oto-rhino- médicale médicale Structures Maternité Urgences pédiatrie gastro- séjour séjour séjour Bassin de VieBOURGES 2 3 2 1 1 2 4 0 8 5 5 8 4 12 6 6 6 15CLERMONT- 9 9 2 14 3 2 12 3 36 22 14 28 14 56 38 11 23 66FERRANDISSOIRE 2 1 1 2 1 1 1 0 3 2 1 1 1 1 4 2 0 4MACON 3 4 1 3 1 1 9 0 6 6 3 5 3 9 10 5 2 17MONTLUCON 3 2 1 4 2 1 2 2 5 4 3 4 4 7 6 4 0 10MOULINS 3 2 1 1 1 1 3 1 2 2 0 2 2 3 7 2 1 7NEVERS 4 5 2 4 1 1 4 4 6 1 1 8 4 9 8 2 2 30RIOM 1 2 1 2 1 0 1 0 3 4 0 3 4 2 4 1 5 3ROANNE 3 3 1 2 2 1 9 3 7 6 1 7 4 8 15 3 3 22SAINT- 8 10 4 8 6 3 18 14 32 19 5 18 16 39 28 18 18 75ETIENNEVICHY 2 2 1 5 1 2 3 1 5 5 2 5 3 8 13 4 4 8 Source: INSEE BPE 2010, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 68 Le fort potentiel de certains équipements, notamment sportifs et de tourisme d’affaires qu’il conviendrait de développer En complément de ces équipements fortement structurants, quelques installations possèdent un potentiel d’attractivité certain, qui reste toutefois àconcrétiser. Il s’agit d’équipements sportifs ainsi que d’équipements liés au tourisme d’affaires, bien développé et encore en progression sur le territoire.Parmi les installations sportives en devenir, le centre aqualudique de la Loue à Montluçon possède des fosses de 20m de profondeur qui permettent déjàl’entrainement pour des compétitions internationales : un projet de parc omnisport aux alentours du centre est en cours, susceptible d’élever encorel’attractivité potentielle de cet équipement. Centre aquatique de la Loue, MontluçonA Clermont-Ferrand, c’est un pôle olympique dédié à la lutte qui est envisagé, à partir du centre régionale d’arts martiaux de Ceyrat. Ces projets ambitieuxs’ajoutent ainsi au projet de création à Vichy du pôle dédié à la santé et au sport, aux alentours du parc omnisport, pour offrir une structure permettantl’entraînement des plus grands sportifs de haut niveau.Enfin, le territoire « nord Auvergne » tend à renforcer son bon potentiel d’accueil de touristes d’affaires : de nombreuses salles de congrès et d’auditorium ontété récemment créés ou rénovés pour accueillir séminaires et conférences.Montluçon en particulier se démarque : la rénovation de la salle de congrès Athanor permet actuellement l’accueil de 150 000 visiteurs par an, dont unebonne part de clients internationaux, auxquels s’ajoutent ceux qui ont fréquenté la salle de congrès de l’hôtel de ville montluçonnais.La ville de Vichy est également bien dotée en équipements permettant l’accueil de nombreux touristes d’affaires ; ceux-ci comptent parmi les fluxtouristiques les plus importants de la ville. Le Palais des congrès-opéra, d’une surface de 18 000 m², réunit 32 000 personnes par an et la ville disposeégalement d’un auditorium et du Palais du Lac pour l’accueil de visiteurs supplémentaires. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 69 Salle Athanor, Montluçon Palais des congrès-opéra, VichyClermont-Ferrand figure cependant en retrait, marqué par l’absence de véritable auditorium, tandis que les villes proches de Nevers ou de Bourges enpossèdent un.Bourges dispose également de cinq salles de spectacle, de grande capacité, puisque capables d’accueillir le festival de Bourges (Printemps de Bourges)qui rassemble quelques 200 000 personnes, chaque année. Toutefois, le tourisme d’affaires représente 61% du tourisme clermontois, signe que cette clientèled’affaires demeure attirée par la ville.Les autres aires urbaines de l’étude ne bénéficient pas des mêmes facilités : on compte à Issoire la Halle aux grains (510 places) et à Riom une salle de 380places.Ce sont donc principalement Vichy, Montluçon et Clermont-Ferrand, avec Nevers et Bourges, qui ont le potentiel d’accueillir le plus de touristes d’affaires,champ que ces villes ont décidé d’investir et de promouvoir, et dont l’optimisation pourra être facilitée par une LGV performante.La mise en réseau sur le territoire auvergnat des hôtels, des espaces de congrès avec les entreprises clientes, vise à permettre d’impulser unenouvelle dynamique, qui peut encore se développer et se structurer. La région et « l’interrégion » disposent donc d’installations de rang national voire international, tant sur le plan culturel, sportif que médical. Aces infrastructures de grande ampleur s’ajoutent également un grand nombre de petits établissements d’intérêt plus localisé, permettant unebonne couverture territoriale des offres de services.Les agglomérations de cet espace ont en effet su allier une politique de services à la population locale à une politique de développement etd’attractivité du territoire, à l’image des récents projets de rénovation et de création de sites à vocation suprarégionale.L’enjeu de la valorisation de l’image globale des agglomérations, et de leur potentiel d’attractivité (notamment culturel) passe par larésorption d’un handicap objectif d’accessibilité ferroviaire performante, au plan national (Paris, Lyon, ...) et international. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 70 Services : synthèse ETAT DES LIEUX ATOUTS FAIBLESSES ENJEUX PROSPECTIFS Une large couverture Un bon potentiel de Faible nombre Assoir le rayonnement d’équipements et rayonnement autour d’équipements de Clermont-Ferrand, services de la gamme de certains structurants ne ainsi que des aires intermédiaire : de 94% à équipements permettant pas un plus urbaines dotées 100% des équipements structurants, comme le grand rayonnement des d’équipements clés, présents sur les parc omnisport de bassins de vie, comme Vichy, principales aires Vichy, l’hôpital notamment sur le plan Montluçon urbaines ainsi que dans clermontois, … culturel les grands bassins industriels Maintenir le niveau Des espaces interstitiels d’équipements et de Présence de quelques Des projets qui demeurent services existant dans infrastructures de rang d’envergure nationale faiblement couverts et les bassins de proximité national, parmi les et supranationale dans aux larges temps et renforcer cette offre équipements supérieurs le sport, le tourisme d’accès aux services et dans les espaces d’affaires, la santé équipements interstitiels Des pôles de services notamment intermédiaires et de Développer proximité sur les l’accessibilité ferroviaire territoires ruraux de ces sites et équipements, les promouvoir et les mettre en réseauDiagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 713-4) L’enseignement supérieur : des formations diversifiées, de qualité, qui pourraient attirer d’avantage d’étudiants avec POCL L’enseignement supérieur est un domaine primordial s’agissant du rayonnement et de l’attractivité d’un territoire. De sa performance dépend l’attrait (et la fixation) d’une population jeune et dynamique, susceptible d’alimenter le vivier d’emplois sur cet espace. La qualité de l’offre d’enseignement supérieure en Nord Auvergne et sur les territoires voisins se traduit par une bonne proportion de population étudiante, rapportée à la population globale. Cette population est notamment attirée par les formations proposées par les nombreuses et prestigieuses écoles d’ingénieurs du territoire, remarquables par leur dynamisme dans la recherche scientifique notamment. Toutefois, cet espace souffre d’une forte concurrence des grandes régions voisines : l’enjeu pour développer l’enseignement supérieur auvergnat est de renforcer l’accessibilité du territoire et de bien se positionner par rapport à Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc- Roussillon, notamment. Offre territoriale et comparaisons régionales Au total, le périmètre d’étude tel qu’il a été délimité (hors Lyon), compte environ 83 000 étudiants, soit la population d’une ville comme Pau ou Vitry-sur-Seine. Le premier pôle de formation d’enseignement supérieur (hors Lyon) se situe à Clermont-Ferrand, qui dénombre environ 35 000 étudiants, soit 42 % des étudiants présents sur le périmètre d’analyse. Vient ensuite St Etienne, qui en rassemble les 27% (22 500 étudiants) ; le dernier tiers se répartit entre Orléans (11 000), puis Vichy (4 000), Bourges (3 800), Montluçon (3 300) et enfin Nevers (1 800), Roanne (1 600) et Moulins (1 000 étudiants). A noter qu’Aurillac (Cantal), non directement retenue dans cet espace, rassemble 1 400 étudiants auvergnats, tout comme Le Puy-en- Velay, 378 étudiants, au sud du territoire potentiellement desservi par la future LGV. Cet espace « nord Auvergne » (et ses voisinages) propose un grand nombre de lieux de formation, répartis dans différents bassins de vie. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 72Le tableau suivant (sources : rectorats d’académie et sites internet des agglomérations) présente le nombre d’établissements, par type deformation, présents sur chacun de ces sites. Ecoles Autres Instituts VILLES Universités Commerce Ingénieurs IUT IFSI IUFM et autresClermont- 2 6 6 1 - 1FerrandSt Etienne 1 5 6 1 - 1Orléans 1 - 1 1 - 1 Antenne deVichy Antenne de Clermont-F. 2 - 1 - MontluçonBourges Antenne d’Orléans 5 2 1 1 1 Rattaché àMontluçon Antenne de Clermont-F. 2 - - - Clermont-F.Nevers Antenne de Dijon 3 1 - 1 1 Masters antennesMâcon 1 - 1 1 de Bourgogne et de LyonVierzon - - - - 1 - 2 antennesRoanne Antenne CF/Lyon/StE - 1 - - de Lyon Antenne deMoulins - 1 - 1 1 Montluçon 16 6TOTAL 3 (+5antennes) 24 (+2antennes 4 6 (+2antennes) )Traitement et synthèse : CODE / 2011Clermont-Ferrand se distingue tant par son nombre d’étudiants que par les différents sites de formation supérieure que la ville abrite.Il concentre la grande part des établissements qui font la structure universitaire du territoire. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 73 L’enseignement supérieur sur le périmètre d’étude Carte CODE / 2011Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 74 Une bonne attractivité de l’enseignement supérieur en Auvergne qui se confirme- Un territoire dont l’attractivité d’enseignement supérieur est particulièrement développée …Si l’Auvergne ne se place qu’au 18ème rang des 22 régions de France pour sa population, elle figure 15ème pour son nombre d’étudiants. En2009, les 42 567 étudiants présents en Auvergne comptaient pour 2.7% des étudiants de province, 1.9% avec l’Ile-de-France.La région attire en effet une part importante des 17 à 25 ans, alors même que la population auvergnate souffre d’un déficit (de l’ordre de2.6%) de cette même tranche d’âge.C’est grâce à son attractivité auprès des étudiants que l’aire urbaine de Clermont-Ferrand est la 13ème en France, par la part quereprésentent les étudiants dans la population : c’est un ratio qui la positionne devant Strasbourg, Bordeaux et sept places devant l’aireurbaine de Lyon. * Aire urbaine selon recensement 2006 – Source INSEE Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 75Labellisé « Campus prometteur », le site universitaire de Clermont-Ferrand a perçu, dans le cadre du Plan Campus, 30 millions d’euros pourdévelopper et renforcer cette attractivité. - … et qui se renforce : le territoire attire toujours plus d’étudiants extérieurs. La part étudiante de la population auvergnate est donc forte mais le nombre d’étudiants est encore en hausse : parmi les effectifs del’année 2009/2010, un étudiant sur cinq était un nouvel entrant (20%).L’Auvergne est ainsi l’une des dix seules régions qui ont un dynamisme supérieur à 10%. L’évolution d’une année sur l’autre représente ungain de 4.6% d’inscriptions supplémentaires : l’Auvergne conforte donc son attractivité estudiantine. C’est là un des paradoxes de l’Auvergne : sa population est vieillissante et l’image floue de la région demeure. Pourtant, elle compte, enson cœur, une part importante de jeunes, venant pour beaucoup de l’extérieur, attirés par l’offre de formation qu’elle propose. L’aire urbainede Clermont-Ferrand dispose d’une bonne dynamique étudiante, qui se conforte et contribue progressivement à améliorer le rayonnementdu territoire. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 76 Une offre de formation complète et diversifiée, ainsi que des écoles de haut niveau ou d’intérêt national- Un nombre important d’écoles de haut rang ou d’intérêt national De grandes écoles de commerce ou d’ingénieurs reconnues Plusieurs grandes écoles font l’attrait du territoire d’étude: leur valeur est reconnue et elles figurent parmi les meilleures dans leursdomaines.Parmi les écoles d’ingénieurs sont en effet recensées le Polytech’Clermont-Ferrand-CUST, qui forme dans le domaine du génie électrique,mathématique et physique biologique et civil, l’ISIMA qui forme en informatique et en modélisation ; VET AGRO SUP, née de la fusiond’écoles agroalimentaires et vétérinaires de Clermont-Ferrand et de Lyon ; de plus, le Centre d’Approches Vivantes des Langues et desMédia, est présent à Clermont-Ferrand et dispose d’une antenne à Vichy ;Sont également présents l’école TELECOM (St Etienne), les Ecole Nationale d’Ingénieurs à Bourges et St Etienne, de chimie à Clermont-Ferrand, d’architecture St Étienne et Clermont-Ferrand, les Ecoles Supérieures de Commerce de ces deux dernières villes et autres écoles degestion, communication, marketing, ainsi que l’Ecole Supérieure d’Art à Clermont-Ferrand.Alliées aux nombreux laboratoires présents sur le territoire, ces unités d’enseignement supérieur contribuent à faire de l’Auvergne un lieureconnu pour la recherche et l’innovation et jouissent d’une bonne réputation. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 77 Effectifs année 2009 - 2010 Auvergne Auvergne / France Universités publiques 29 159 2,0 % dont écoles dingénieurs 921 2,9 % dont Instituts Universitaires de Technologie 2 897 2,5 % dont Instituts Universitaires de Formation des Maîtres 874 1,5 % Ecoles dingénieurs hors université 1 227 1,4 % Ecoles de commerce, gestion, comptabilité 1 707 1,5 % Ecoles paramédicales et sociales 2 985 2,2 % Classes préparatoires aux grandes écoles 1 389 1,7 % Sections de techniciens supérieurs 5 163 2,1 % Autres établissements denseignement supérieur 2 947 1,4 % TOTAL 44 577 1,9 %Synthèse et traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 78Tandis que les étudiants auvergnats constituent 1.9% des étudiants en France, ceux fréquentant des écoles d’ingénieurs rattachées auxuniversités représentent 2.9% du total. Il s’agit des écoles Polytech’Clust, ISIMA et de l’Ecole de Chimie de Clermont-Ferrand, toutes troisrattachées à l’université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand. - Un espace qui offre des formations uniques en France et d’intérêt national En plus de ses nombreuses grandes écoles, les principales villes du territoire étudié sont le siège d’écoles de formation supérieure au niveau national. C’est surtout le cas de Clermont-Ferrand qui abrite l’Ecole Nationale des Impôts (800 élèves) et l’Ecole Nationale du Génie Rural, des Eaux et des Forêts (160), ainsi que de St Etienne qui accueille l’Ecole Nationale des Mines (1 400 étudiants) et l’EN3S. A noter également que Montluçon est le siège de l’Ecole de Sous-officier de Gendarmerie (1 200 personnes chaque année). Ces écoles d’intérêt national sont le passage obligé des étudiants spécialisés dans ce domaine : ce sont par exemple 32 000 sous-officiers qui ont été formés depuis la création de l’ESOG à Montluçon. D’autre part, la renommée du corps des mines ne cesse de susciter les vocations : ce sont autant de flux et de gains d’attractivité pour cet espace. - Un panel complet de formation dans le secteur public, dont la qualité est reconnue - Des universités qui dispensent la quasi-totalité des UFR (unités de formation et de recherche) existantes En Auvergne, les deux universités de Clermont-Ferrand permettent d’offrir un panel très complet de formation universitaire. L’université Clermont 1 comprend cinq facultés : droit et sciences politiques ; médecine ; chirurgie dentaire ; sciences économiques et de gestion et pharmacie. L’université Blaise Pascal se compose des facultés d’art, lettres et langues ; des sciences, des technologies et de la santé ; des sciences humaines et sociales et des sciences et techniques des activités physiques et sportives. Ces formations longues se complètent avec des enseignements dispensés dans les deux IUT rattachés aux universités clermontoises, de plus courte durée et plus techniques, ainsi que des instituts de formation professionnelle. Il importe de noter que ne sont présentes à Nevers que la faculté de droit et sciences politiques et l’institut supérieur de l’automobile ; A Bourges, sont localisées les facultés de droit et de sciences, antennes d’Orléans qui dispensent elle-même les formations de droit, lettres, sciences et STAPS. A St Etienne, l’université comprend les facultés dArts, Lettres et Langues, de Droit, de Médecine, de Sciences et Techniques et STAPS, ainsi que de Sciences Humaines et Sociales, et se rapproche donc du niveau d’offre de Clermont-Ferrand (cette dernière demeurant le site universitaire au plus large panel). Enfin, Roanne a choisi de développer des filières complémentaires à celles dispensées par ses voisines, Lyon, St Etienne et Clermont-Ferrand : son centre universitaire se place en réseau de ces trois pôles et développe des cursus spécialisés, non concurrents. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 79- La labellisation en PRES : signe d’un site universitaire dynamiqueAutre marque du dynamisme de l’enseignement supérieur sur le périmètre d’étude, le pôle clermontois a été labellisé en 2008 Pôle deRecherche et d’Enseignement Scientifique (PRES). Il compte parmi les 13 PRES de province et est le fruit du partenariat des deux universitésde Clermont-Ferrand, de l’ENSCCF, l’IFMA et VetAgroSup. Cet établissement de coopération scientifique permet de renforcer la visibilité de l’activité importante de l’Auvergne en matière derecherche scientifique. Il est un atout supplémentaire pour l’attractivité de l’enseignement supérieur du territoire. S’agissant d’attractivité dans l’enseignement supérieur, l’atout de l’espace formé par les départements du Puy-de-Dôme et de l’Allier etleurs franges frontalières réside dans son offre de formation variée et de haute qualité.Ses nombreuses grandes écoles, aux premières desquelles les écoles d’ingénieurs, sont un des moteurs de la dynamique étudiante de cetespace. En outre, les neuf pôles d’enseignement supérieur identifiés dispensent des formations universitaires au large panel pour compléterla haute qualification des écoles et instituts présents. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 80 Une offre de formation géographiquement mal répartie et qui reste très concurrencée par les régions voisinesLe site de Clermont-Ferrand focalise fortement l’offre auvergnate- Une offre fortement concentrée sur l’aire urbaine de Clermont malgré d’autres sites de formationL’offre de formation du territoire est certes variée, mais elle se répartit très inégalement sur le territoire : deux pôles se distinguent nettementdes autres, tant en nombre d’étudiants que dans la gamme de formation proposée. Clermont-Ferrand attire ainsi 42% des étudiants desneuf pôles du territoire et si l’on considère seulement la région Auvergne, ce sont huit étudiants auvergnats sur dix qui fréquentent unétablissement clermontois (35 000 étudiants à Clermont-Ferrand pour les 42 500 que compte la région).Saint-Etienne totalise 22 500 étudiants, ce qui correspond à la moitié du nombre total des étudiants en Auvergne et qui représente un grosquart (27%) de ceux du périmètre d’étude.C’est en outre à Clermont-Ferrand et St Etienne que se trouvent les écoles d’ingénieurs et de commerce les plus importantes (ENITA,VetAgroSup, Polytech, ISIMA, ENSCCF, ENGREF, ENI, TELECOM, ENSSS, ISTP, ESC,…) ; les autres villes accueillent des écoles et instituts qui nefigurent majoritairement pas au rang des grandes écoles, sauf à noter à Bourges l’ESTACOM, l’ISECF, l’ENSI.- Des lieux de formation satellisés, qui peinent à se développer intrinsèquementLe maillage territorial de l’offre de formation est inégal : si l’on trouve des pôles de formation universitaire et technique ailleurs qu’àClermont, St Etienne et Orléans, ceux-ci n’en sont que des antennes.L’exemple des formations des instituts universitaires techniques (IUT) de Vichy et Moulins sont sur ce point emblématique, puisque ces deuxsites sont des délocalisations du site de Montluçon, lui-même rattaché à l’université de Blaise Pascal à Clermont-Ferrand.De même, les pôles universitaires situés à Vichy et Montluçon sont des émanations des universités clermontoises. Moulins, pour sa part, nepossède pas d’antenne universitaire hors celle de l’IUT. Le grand nombre d’étudiants sur le territoire auvergnat profite donc trèsmajoritairement à l’aire urbaine de Clermont-Ferrand, qui pour rappel est la 13ème aire urbaine française pour la part que représente lapopulation étudiante dans son nombre d’habitants.Pour autant, des villes comme Vichy, par exemple, s’efforcent de maintenir leur fonction étudiante : le pôle universitaire et technologiquede Vichy a récemment été inauguré, il rassemble 800 étudiants. La ville affiche son ambition de renforcer cette attractivité auprès desjeunes étudiants. Roanne développe quant à elle une complémentarité avec l’offre de formation proposée par les grandes villes alentours :elle représente l’antenne de deux écoles d’ingénieurs lyonnaises, et développe des cursus spécialisés qui se veulent les compléments del’offre des villes centre, autre manière de conserver ses effectifs. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 81 Lyon et Toulouse : des pôles universitaires qui concurrencent fortement l’espace auvergnat- Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées : des formations au rayonnement et de renommée plus fortsL’autre limite de l’enseignement supérieur du territoire investigué est plus handicapante : elle réside dans la forte concurrence en formationsupérieure des voisins lyonnais et grenoblois notamment.Rhône-Alpes est, derrière l’Ile-de-France, la région qui accueille et attire le plus d’étudiants. Elle est de loin la première région étudiantemétropolitaine. Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées profitent en outre de villes centre dynamiques en termes d’économie et d’emploi, ce quipoussent les jeunes diplômés à s’y installer à la suite de leurs études (étude Insee, base recensement 2006). A l’inverse, si la ville de Clermont-Ferrand attire un nombre conséquent d’étudiants, elle ne parvient pas, ensuite, à conserver cette population jeune, formée et dynamique,qui pourrait pourtant être un vivier d’emplois.Lyon possède en effet trois pôles universitaires, huit écoles d’ingénieurs, sept grandes écoles et instituts de renom et quatre écoles decommerce : la qualité des formations que ces établissements dispensent est largement reconnue. Au total, sur les 240 000 étudiantsrhônalpins, Lyon en compte 160 800, c’est 4.5 fois plus que Clermont-Ferrand. Grenoble attire également 84 000 étudiants en formationsupérieure, ce qui est également 2.5 fois supérieur à la population étudiante clermontoise.Au-delà de cette masse importante en Rhône-Alpes et de la qualité des formations qui y sont dispensées, c’est également l’organisation deces filières qui concurrencent l’offre de l’Auvergne. Les grandes écoles du territoire rhônalpin sont par exemple rassemblées au sein d’unealliance (AGERA : alliance des grandes écoles de Rhône-Alpes), qui les met en réseau et renforce leur rayonnement. De plus, si lalabellisation du campus de Clermont-Ferrand en PRES est certes un atout pour son attractivité, il reste que sont également labellisés deuxpôles en Rhône-Alpes : celui de Lyon et de Grenoble-Chambéry.Alors même que la coopération dans le domaine de la recherche scientifique constitue l’atout de la région Auvergne et du pôleclermontois, celui-ci ne peut toutefois pas prétendre à un avantage comparatif de taille à concurrencer l’attractivité de ses deux pôlesvoisins.En complément, comparativement à l’espace formé par l’Auvergne, le Sud-Bourgogne et du Centre, les régions Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées bénéficient également d’une meilleure connectivité. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 82Les bons accès aux réseaux de transport routier et ferroviaire notamment leur confèrent un désenclavement qui fait encore défaut àl’Auvergne et ses territoires limitrophes. Or, les populations étudiantes sont sujettes à une forte mobilité et un défaut d’accessibilité est un désavantage certain pour l’attractivité del’appareil d’enseignement supérieur. Ainsi, le réseau de formation supérieur auvergnat pèche par son inégal déploiement sur le territoire : peu de villes bénéficient de la bonneattractivité de l’enseignement supérieur en Auvergne et c’est la ville-centre de Clermont-Ferrand qui en concentre très majoritairement lesavantages. Cependant, malgré cette fonction universitaire avérée, la concurrence des régions Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées, quibénéficient d’une meilleure image et d’un plus fort désenclavement, est réelle.Leur rayonnement atténue significativement le fort potentiel d’attractivité de l’Auvergne en formation supérieure. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 83 Perspectives et enjeux de l’enseignement supérieur du territoire : désenclavement et rapprochementRéduire le déficit d’accessibilitéUn des défis majeurs et primordiaux pour le territoire Nord Auvergne et ses franges voisines, est de remédier à son enclavement relatif (maiseffectif, sur le plan ferroviaire) pour pouvoir renforcer son rayonnement et son attractivité auprès des étudiants. Les établissementsauvergnats, bien que formant dans des disciplines très qualifiées et spécialisées, n’attirent encore que peu d’étudiants étrangers parexemple : une desserte LGV permettant le raccordement aux plateformes multimodales d’Ile-de-France, ainsi qu’aux intersecteurs,pourraient faciliter un plus large accès.De même, si l’Auvergne réussit progressivement son désenclavement routier et autoroutier, c’est le réseau ferroviaire qui est le plussusceptible d’être emprunté par des étudiants : la desserte LGV est donc un enjeu majeur concernant l’attrait potentiel d’étudiants etpourrait contribuer à réduire la concurrence exercée par les pôles voisins de Rhône-Alpes et Midi-Pyrénées.L’arrivée de la LGV pourrait également permettre des partenariats entre établissements, notamment par des échanges professoraux. C’estdéjà le cas notamment à Roanne, où beaucoup d’universitaires enseignent à St Etienne et dispensent des cours en périphérie.Opérer un rapprochement avec les régions concurrentes- Poursuivre les rapprochements et les partenariats avec les autres sites de formationUn certain nombre de partenariats sont déjà notables, notamment le rapprochement des filières vétérinaires et agroalimentaires entre Lyonet Clermont-Ferrand. Dans les faits, les deux sites de formation demeurent assez autonomes et les passerelles, les échanges pourraient sedévelopper du fait d’une meilleure connectivité. D’autres rapprochements dans les domaines de la santé notamment ou dans l’ingénieriesont envisageables ; ils permettraient au site clermontois notamment de bénéficier d’une mise en réseau avec les régions voisines, facilitantun report d’effectifs étudiants à son profit.- Vers la création d’un pôle européen d’enseignement supérieur ?Le PRES de Clermont-Ferrand a de bonnes perspectives de coopération avec les PRES lyonnais et grenoblois. L’un des objectifs duProgramme d’Action Stratégique de l’Etat et de la Région Auvergne était le rapprochement avec Rhône-Alpes : il soulevait l’hypothèsesouhaitable de la création d’un véritable pôle européen d’enseignement supérieur, qui rassemblerait Lyon-Clermont-Ferrand-St-Etiennevoire Grenoble. Rassembler ces pôles, dans l’hypothèse d’une bonne connectivité en matière de transport, pourrait permettre de renforcerleur attractivité par un effet réseau qui leur confèrerait plus grand rayonnement et rassemblerait les forces de chacun d’entre eux. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 84 L’enjeu majeur de l’enseignement supérieur du territoire auvergnat et de ses voisins régionaux est de renforcer sa connectivité : il s’agit dedévelopper l’accès aux réseaux de transport, ferroviaire surtout, d’améliorer le niveau de connexion (vers l’Ile-de-France et les pôlesmultimodaux) et de favoriser les liens vers les pôles voisins. Une meilleure connectivité du territoire auvergnat doit permettre d’accroitre sonrayonnement et son attractivité, a fortiori dans le domaine de l’enseignement supérieur. C’est l’un des domaines où les effets d’unepotentielle desserte LGV sont les plus sensibles et les plus impactant, avec l’économie et le tourisme. Enseignement supérieur : synthèse ETAT DES LIEUX ATOUTS FAIBLESSES ENJEUX PROSPECTIFS 83000 étudiants sur Un large panel de Une offre Renforcer l’espace d’étude ; formation supérieure : essentiellement l’accessibilité du 42000 en Auvergne universitaire, concentrée sur le pôle territoire pour dont 35 000 à Clermont- techniques et écoles clermontois ; développer l’attrait de F. ses établissements de De nombreuses Satellisation des autres formation supérieure Une bonne attractivité grandes écoles sites qui peinent à se étudiante : forte part d’ingénieurs qui font développer Nouer des partenariats des 17/25 ans alors que l’attractivité du et renforcer les déficit naturel de cette territoire pour Très forte concurrence échanges avec les tranche d’âge l’enseignement de Rhône-Alpes et pôles concurrents pour supérieur, ainsi que Midi-Pyrénées en bénéficier Attractivité en hausse de hautes écoles au termes d’attractivité, d’externalités positives (20% de nouveaux rang national d’offre de formation et en termes de entrants et +4.6% en accessibilité : rayonnement et d’inscrits en un an) Labellisation en PRES enclavement relatif de d’attractivité Pôle clermontois depuis 2008 l’Auvergne labellisé « campus prometteur » Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 85 3-5) Le tourisme : un territoire attractif avec un potentiel à optimiser et structurer Le tourisme est l’un des secteurs qui font l’attrait de l’Auvergne et des territoires du périmètre d’étude: son patrimoine naturel, architectural et les nombreuses activités qu’elle propose lui confèrent un avantage comparatif sur d’autres espaces, notamment grâce notamment aux activités thermales (mais également de nature et d’espace). Son large potentiel touristique reste cependant à concrétiser : dotée d’une grande capacité d’accueil, elle demeure pourtant assez peu fréquentée eu égard à ses possibilités. Le défi du territoire consiste à attirer plus, et surtout mieux et plus longtemps, pour capitaliser ses points forts et développer son attractivité. Celle-ci se trouverait largement facilitée par une meilleure irrigation du territoire par les réseaux de transport, notamment ferroviaires et à grande vitesse, assortis d’un maillage performant. Le tourisme dans le Grand Centre : un secteur économique porteur pour une région qui attire- Une des premières destinations touristiques en France Le territoire « nord Auvergne » présente un solde touristique positif qui la positionne au 11e rang national. Le territoire central de l’analyse, l’Auvergne (sa partie « nord » notamment), constitue une destination touristique des plus régulières en France. La région se place en effet 6e des destinations. En termes de notoriété, l’Auvergne a également bonne réputation puisqu’elle est citée par une personne sur cinq comme destination touristique, devant les Pays-de-la-Loire, la Bourgogne ou Rhône-Alpes. Les fréquentations sont en effet en Allier de 2 900 000 nuitées, jusqu’à 8 millions dans le Puy-de-Dôme et 750 000 en Haute-Loire. Le Puy-de-Dôme et l’Allier constituent les ¾ des nuitées de l’Auvergne. Par ailleurs, la Nièvre, au sud de la Bourgogne, compte 1.25 millions de nuitées.- Un patrimoine naturel et architectural privilégié C’est d’abord le patrimoine naturel privilégié de l’Auvergne qui en fait l’attractivité touristique principale : la chaîne des Puys, candidate à l’inscription au patrimoine de l’UNESCO, La Chaîne des Puys attire chaque année des milliers de visiteurs (Puy de Dôme 450 000 et Puy Mary dans le Cantal 500 000). La moitié du département du Puy-de-Dôme est couvert de Parcs naturels Régionaux (Volcans d’Auvergne et Livradois-Forez). Les parcs de l’Allier et ses trois sites naturels sont également des lieux prisés, ainsi que pour la Nièvre, le Parc naturel régional du Morvan et la réserve naturelle du Val de Loire. La chaine des Puys Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 86Vient ensuite le patrimoine architectural très riche de la région et du périmètre d’étude, qui abrite de nombreux châteaux et édificesremarquables.Le cloître de la cathédrale du Puy, édifice classé à l’UNESCO, rassemble ainsi 36 400 visiteurs par an. Dans la Nièvre, à Nevers, la Châsse deBernadette Soubirous en compte près de 200 000.Le territoire analysé se caractérise par ses nombreux sites et villages de caractère : Nevers est labellisé Ville d’Art et d’Histoire, la ville forte de Riomet les remparts de Montluçon (ainsi que le château des Ducs de Bourbon) sont fréquemment visités. A l’identique, Bourges présente unpatrimoine historique remarquable (vieille ville médiévale, Palais Jacques Cœur, Cathédrale Saint Etienne, ...) Riom : la ville forte Cloître de la cathédrale du Puy-en-Velay Cathédrale de Bourges Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 87 Tourisme : un secteur de poids dans l’économie du territoire- Un secteur porteur de richessesLe tourisme représente 8.3 % du PIB régional d’Auvergne : c’est la 5ème plus forte part d’une économie régionale en France, la moyenne étant de6.2% du PIB (6.3% pour la Bourgogne). Cette part dépasse celle constituée par le tourisme en Rhône-Alpes, qui est de 6.8% du PIBR. Le niveau deconsommation touristique en Auvergne atteint en 2010 les 2.7 milliards d’euros, ce qui place les retombées économiques pour la région à 550millions d’euros. Le poids du tourisme est donc primordial dans l’économie auvergnate.- Un des plus gros employeurs du territoireEn nombre d’emplois, le secteur du tourisme représente 4.4% en Auvergne (18 260 emplois) contre 4.1% en Bourgogne (22 000 emplois salariés).La moyenne nationale est de 3.8%. En outre, 6% des entreprises auvergnates ont une activité liée au tourisme. Certes, celles-ci ont été impactéespar la crise, en 2008, mais connaissent un regain d’activité en 2011. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 88 De nombreux hébergements touristiques et la possibilité de pratiquer des activités riches et spécifiquesUne capacité d’accueil parmi les meilleures d’EuropeLa région Auvergne possède une très bonne capacité quantitative d’accueil : 670 000 lits, ce qui représente 91 places pour 1000 habitants. Elle sepositionne largement au-dessus de la moyenne européenne, qui est de 61 places pour 1000 habitants. L’Auvergne est en termes de capacitéd’accueil la 48eme région européenne (sur un total de 254). - Le thermoludisme : activité phare du tourisme, récemment réinvestie Les activités thermales représentent une grande part des recettes engendrées par le tourisme et des flux de voyageurs en Auvergne. Le thermoludisme occupe dans l’Allier la moitié des lits disponibles et 45% des nuitées touristiques du département se concentrent dans ses trois villes d’eau que sont Vichy, Néris-les-Bains et Bourbon l’Archambault. Le Puy de Dôme rassemble 5 des 11 stations thermales d’Auvergne avec la Bourboule, Châteauneuf les bains, Châtel Guyon, Le Mont Dore et Royat-Chamalières. La Bourgogne compte deux stations (Bourbon-Lancy et St Honoré-les-Bains) et la Creuse une ville d’eau (Evaux-les-Bains). La région auvergnate se place ainsi 5ème région de France dans l’accueil de curistes assurés sociaux. Cet attrait pour les activités thermales est notamment impulsé par les investissements récents réalisés par les principales villes thermales, comme Vichy ou Royat, qui ont su rénover des infrastructures vieillissantes et construire de nouvelles infrastructures pour développer leur activité. A Vichy, le centre spa Les Célestins **** Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 89Au-delà des soins de cures, ce sont toutes les activités de remise en forme et de bien-être qui donnent un nouveau souffle au tourismeauvergnat. Aux 45 000 touristes curistes (assurés sociaux ou libres) s’ajoutent les 13 000 entrées de remise en forme dans les établissementsthermaux et surtout les 166 500 entrées en centres thermoludiques, type SPA, instituts.- De nombreuses activités de nature et de loisirs qui attirent et qui rassemblentL’autre atout touristique indéniable des territoires du périmètre d’étude repose sur leur large panel d’activités de pleine nature et de loisirs. Leréseau hydrographique de l’aire d’étude (présence de la Loire, de l’Allier, du Cher, de la Nièvre, de la Sioule et de ses gorges, ...) constitueégalement un attrait fort, en matière de tourisme nature (pêche, ballades, activités nautiques, ...)Quelques traits marquants : l’Auvergne compte de nombreux sentiers de randonnée et de voies vertes, 1 000 km de pistes de ski, 70 sites debaignade, 850 km de parcours de canoë, plus de 100 sites de parapente / ULM / deltaplane / montgolfière, 90 sites d’escalade dont un denotoriété nationale dans le Massif du Sancy (Dent de la Rancune). La forêt de Tronçais, au nord de Montluçon, constitue également un pôleenvironnemental fort et attractif.Le département de la Nièvre en Bourgogne, bénéficie également d’un milieu naturel privilégié avec l’équivalent d’un hectare de forêt parhabitant, 5 000 kilomètres de rivières, 1 500 hectares de lacs et grands étangs (dont les Grands Lacs du Morvan), 3 270 kilomètres de sentiers derandonnées, 772 kilomètres de circuits cyclotouristiques et 593 kilomètres de circuits VTT.La Bourgogne joue de cette diversité dans ses campagnes de promotion de la région, par le slogan : « En Bourgogne, il n’y a pas de touristes ».« Il y a des aventuriers, des randonneurs, des gourmets, des cyclistes, des œnophiles, des marins d’eau douce… ». Le tourisme vert est un attraitdu territoire. Enfin, le pôle de Vulcania (cf. photo ci-contre), à l’ouest de Clermont- Ferrand attire, en moyenne, 326 000 visiteurs par an, aux ¾ français (notamment franciliens et Rhône- alpins). C’est, après la chaîne des puys, la curiosité qui attire le plus de touristes dans le Puy-de-Dôme. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 90De façon peut-être moins visible, ce sont aussi les nombreux festivals qui font naître d’importants flux touristiques. Le festival de théâtre d’Aurillacattire en effet 100 000 personnes et le festival du court métrage de Clermont-Ferrand près de 150 000. Europavox (1ère scène rock d’Europe)rassemble 21 000 personnes et le festival de la Chaise-Dieu 20 000. Les festivals historiques des Arveniales et de Cervolix attirent ensemble 50 000visiteurs.Parmi les événements présents dans la Nièvre, le circuit Magny-cours attire 264 000 touristes, le festival «les z’accros d’ma rue » à Nevers 75 000,auquel s’ajoute une dizaine d’événements musicaux qui rassemblent chacun environ 6 000 personnes chaque année. Le Printemps de Bourges,festival de musique française attire 20000 visiteurs chaque année. Les activités de nature et de loisirs ainsi que les activités thermales constituent un pôle d’excellence pour l’Auvergne et l’espace central : leurattractivité touristique s’explique en grande partie par les spécificités naturelles et environnementales du territoire. Lieu privilégié du tourismevert, le territoire sait également dynamiser son activité, par le développement du thermoludisme et l’accueil de nombreuses manifestationsannuelles qui attirent d’importants flux ponctuels de visiteurs. De fait, la très bonne capacité d’accueil de la région Auvergne notamment est unavantage certain pour le développement du tourisme. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 91Principaux sites touristique du périmètre d’étude Principales fréquentations touristiques du périmètre d’étude Traitement et carte : CODE / 2011Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 92 Un niveau de fréquentation marchande très en deçà de sa bonne capacité quantitative d’accueilUn tourisme dominé par le court séjour, qui pénalise les taux d’occupation - Faible fréquentation par rapport à la capacité d’accueil Lorsque l’on rapporte la forte capacité d’accueil à la fréquentation touristique de l’Auvergne, force est de constater un net écart, qui se traduit par une sous-occupation des établissements d’hôtellerie et de restauration. Si l’Auvergne est 48ème région européenne en nombre de lits touristiques disponibles, elle n’est que 183ème en termes de fréquentation. Même comparée à des régions similaires, elle ne figure qu’au 69ème rang en nombre de nuitées. Le taux d’occupation en 2010 est de 56%, taux en hausse de 2% par rapport à 2009 mais à rapprocher à la baisse du nombre de chambres proposées constatée la même année. En haute saison, le taux d’occupation avoisine les 76%. Un important potentiel d’activité touristique reste donc encore insuffisamment exploité. - Un tourisme de courte durée, car marqué par un tourisme d’affaires, notamment sur Clermont-Ferrand Le faible taux d’occupation des hébergements touristiques provient non pas tant du faible nombre de séjours par rapport à la capacité d’accueil, mais surtout de la faible durée de ces séjours. En effet, la durée moyenne d’un séjour en Auvergne est de 2 nuits, alors que la moyenne en Europe est de 2.7 nuits, 2.6 pour les régions semblables à l’Auvergne. Ce faible chiffre provient du poids du tourisme d’affaires dans la région, majoritaire notamment dans le Puy-de-Dôme où il concerne 61% des touristes à Clermont-Ferrand, soit près des 2/3 (sources : CRT Auvergne et INSEE). La plupart de la clientèle est d’ailleurs métropolitaine (à 85%) : le tourisme d’affaires explique en partie pourquoi les premiers bassins émetteurs sont l’Ile-de-France (20%) et Rhône-Alpes (16%). Pour autant, même les touristes étrangers représentent un faible nombre de nuitées, bien que plus important : il passe à 2.2 nuits, quand la moyenne européenne est dans ce cas de 3 nuits. Le tourisme sur le territoire est donc marqué par le court séjour puisqu’il ne réalise que 3700 nuitées pour 1000 habitants. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 93Part des résidences secondaires dans les logements par bassin de vie -Un tourisme essentiellement non marchand : un manque à gagner Valeurs de référence important Périmètre détude 8,9 % France métropolitaine 9,8 % En plus du paramètre des courts séjours, l’autre faiblesse du tourisme auvergnat réside dans le fait que la majorité des flux touristiques se fait en hébergement non marchand : beaucoup de touristes en Auvergne visitent leurs proches ou se logent dans des résidences secondaires (avec des taux très conséquents dans le Livradois, l’Artense, le Cézailler et la Chaîne des Puys notamment). Ainsi, sur les 607 000 lits disponibles, seuls 188 000 sont des lits marchands (hôtels, campings, meublés,…) : seulement 1/3 des nuitées sont marchandes. Le séjour marchand représente donc 36% du tourisme d’Auvergne mais pèse plus de 60% dans la consommation touristique globale. Les dépenses comprennent l’hébergement, la restauration mais également les visites, les activités de loisirs et l’achat de souvenirs : les retombées économiques du tourisme des visiteurs de loisirs et n’ayant pas d’attaches dans la région sont donc logiquement les plus importantes. En matière de tourisme, le paradoxe de l’Auvergne est d’être à la fois attractive et peu fréquentée, dans la durée, et avec de faibles retombées économiques. Dotée d’une bonne image extérieure et d’une grande capacité d’accueil, elle ne compte que peu de séjours marchands et pour de très courte durée. Le tourisme est d’abord le fait d’habitants en résidences secondaires, puis de touristes d’affaires, ce qui ne permet pas à la région d’obtenir des retombées économiques plus en rapport avec son potentiel touristique. Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 94 L’enjeu principal : attirer plus, mieux et plus longtemps Un fort potentiel touristique à consoliderTout l’enjeu pour l’Auvergne est de valoriser économiquement le potentiel qu’elle possède : les Français lui confèrent d’ores et déjà l’imaged’une région touristique et elle possède de nombreux hébergements touristiques marchands. Le bémol par rapport à ce parc de lits disponiblesest qu’il se constitue surtout d’hébergements de plein air (camping) (37%). Viennent ensuite les lits en meublés ou en gîtes (20%) et seulement entroisième place, avec 18%, les hôtels. Or, c’est généralement dans les hôtels que sont enregistrées les nuitées les plus nombreuses et ce sont également les clients d’hôtellerie qui sont générateurs des plus importantes dépenses sur les sites. Source. Agence d’Urbanisme Clermont-Métropole Cependant, l’hôtellerie haut de gamme est nettement sous-représentée sur le territoire : elle constitue 14% du parc, soit deux fois moins qu’au plan national. Développer l’hôtellerie classée pourrait permettre d’accueillir une population, notamment étrangère, plus importante et pour de plus longs séjours. La population la plus directement visée demeure la clientèle d’affaires : elle constitue en effet la moitié des nuitées en hôtels clermontois. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 95 Capacité en hébergement hôtelier desTraitement et synthèse : CODE / 2011 bassins de vie Chambres dans hôtels Département Bassin de Vie classés en 2011 63 CLERMONT-FERRAND 3 348 42 SAINT-ETIENNE 1 351 03 VICHY 1 317 71 MACON 1 125 58 NEVERS 1 036 18 BOURGES 848 43 LE PUY-EN-VELAY 735 03 MONTLUCON 721 42 ROANNE 641 63 BESSE-ET-SAINT-ANASTAISE 580 63 ISSOIRE 550 63 MONT-DORE 499 63 CHATELGUYON 481 03 MOULINS 476 63 LA BOURBOULE 440 71 PARAY-LE-MONIAL 332 18 VIERZON 297 63 RIOM 261 42 SAINT-JUST-SAINT-RAMBERT 252 18 SAINT-FLORENT-SUR-CHER 248 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 96 L’enjeu de la LGV : renforcer les flux d’Ile-de-France et Rhône-Alpes, principaux bassins émetteursLa région attire de nombreux touristes d’affaires et des villes comme Montluçon, Clermont-Ferrand, Vichy, ..., font de cette attractivité un atout :la rénovation du parc Athanor, par exemple, à Montluçon en espace de congrès permet l’accueil annuel de 150 000 visiteurs. Le Zénith deClermont offre de même 8 500 places.Or, l’Auvergne et notamment le Puy-de-Dôme et l’Allier, ont une forte probabilité d’être positivement impactés par une desserte LGV : lesprincipaux bassins émetteurs de touristes de ces deux départements sont l’Ile de France pour 1/5ème des touristes et Rhône-Alpes pour prèsd’1/6ème.Une ligne qui connecterait les principales villes d’Auvergne à Paris d’une part et Lyon d’autre part, a de fortes chances de capter davantagede flux de touristes d’affaires, d’une part, mais également de familles, voire de « jeunes séniors », à la capacité économique conséquente, etattirés par le potentiel environnemental et patrimonial du périmètre d’étude.Ce chiffre est d’ores et déjà en progrès et il convient de développer cet axe, à l’image de ce que fait Auvergne Convention Bureau.Cette association qui met en réseau les différents sites de congrès du territoire face aux besoins de ses clients donne une visibilité et undynamisme au tourisme d’affaires en Auvergne.Le tourisme en Auvergne peut réellement bénéficier de la mise en place d’une connexion Paris-Lyon irriguant son territoire : ces deux villes etleurs régions émettent ensemble le tiers des flux touristiques à destination de l’Auvergne. Celle-ci doit consolider son potentiel : agrandir sonparc hôtelier classé et développer davantage le tourisme d’affaires.La LGV, par un désenclavement de la région (et une diffusion infra régionale organisée), permettrait également d’attirer plus de touristesétrangers, pour de plus longs séjours. Alliées à l’instauration d’une LGV passant par l’Auvergne, les retombées économiques du tourisme sontpotentiellement importantes si le territoire parvient à concrétiser son bon potentiel, à le professionnaliser et à le commercialiser efficacement. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 97 TOURISME : SYNTHESE ETAT DES LIEUX ATOUTS FAIBLESSES ENJEUX PROSPECTIFS 6e destination en Capacité d’accueil Fréquentation faible Attirer plus et plus France : 31 millions de très bonne : 607 000 relativement au longtemps : nuitées lits ; potentiel d’accueil : communiquer, supérieure à la - Très peu de mailler & désenclaver Solde touristique positif moyenne (91 nuitées (LGV) places/1000 hab. marchandes (1/3) Attrait touristique surtout contre 61 en - Séjours de courte Attirer encore métropolitain (87%) et moyenne) durée (2.2 nuits) davantage les flux d’affaires (jusqu’à 61%) d’Ile-de-France et Activité thermale : Peu d’attractivité Rhône-Alpes, 550 millions de avantage comparatif auprès des les principaux bassins retombées sur les autres étrangers : visibilité, émetteurs (LGV) économiques destinations accessibilité ? Accroître l’axe 8.8% du PIB régional Très nombreuses Peu majeur du tourisme Et 4.4% de l’emploi activités de nature d’hébergements d’affaires et et de loisirs ainsi que haut de gamme professionnaliser la d’événements filière annuels « Vendre l’Auvergne »Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 983-6) Mobilité et déplacements : des mouvements réels, peu facilités par le mode ferroviaire Un carrefour autoroutier Sur une trentaine d’années, l’Auvergne et l’espace central, autrefois région enclavée et périphérique au regard des grands axes de circulation routière et de développements économique et démographique comme le couloir rhodanien, est devenue un carrefour routier reconnu et bien relié aux régions voisines. La métropole régionale, Clermont-Ferrand, prend désormais place, depuis peu, au sein d’un croisement autoroutier qui la relie à Paris (A 71), à Saint-Etienne et Lyon (A 89), au midi languedocien (A 75) et à la façade Atlantique ainsi qu’au Sud-Ouest de la France (A 89). A court terme, le périmètre d’étude rencontrera une irrigation accrue de ces territoires par d’une part la mise en service du barreau de Balbigny (42) (prévue pour fin 2012) reliant directement Clermont-Ferrand à Lyon (sans passage par St- Etienne) et par la mise en 2X2 voies de la RCEA (Mâcon, Moulins, Montluçon prévue pour 2017).Source : SETRA, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 99 Un cul-de-sac ferroviaire Le réseau ferroviaire (qui fait l’objet d’une analyse très détaillée en phase 2 de la mission confiée à CODE/Interface Transport) présente sur le périmètre d’étude quelques spécificités : - La présence de 2 lignes principales et structurantes bien que peu comparables sur des axes nord-sud : - le TGV Paris-Lyon et Lyon- Marseille à l’est du périmètre avec des dessertes sur Mâcon et Montchanin/Le Creusot - Le Téoz Clermont-Fd-Paris avec des dessertes sur les gares de Vichy, Moulins et Nevers. - En dehors de ces 2 principaux axes, les lignes sont peu équipées (à l’exception également des liaisons entre Vierzon et Nevers et très majoritairement non électrifiées avec également peu de liaisons structurantes transversales (ouest-est).Source : RFF, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 100 Les équipements aéroportuaires : décollages et ... retour sur terreJusqu’en 2002, l’aéroport de Clermont –Auvergne comptait encore parmi les aéroports métropolitainsimportants de rang régional. En revanche, depuis cette date et jusqu’à aujourd’hui, il est en perte devitesse. Il enregistre une trentaine de mouvements commerciaux par jour, auxquels s’ajoute un vol Le trafic de l’aéroport allait croissant : à partir de 1992, ilpostal, ainsi que, pendant l’été, une dizaine de mouvements supplémentaires, principalement des enregistrait une très forte progression du fait de sa fonction deétapes vers la Méditerranée. hub pour Regional Airlines, jusqu’à dépasser le million de voyageurs en 2002. En 2001, toutefois, Air France rachète Regional Airlines. A partir de 2002 et jusqu’à aujourd’hui, l’aéroport de Clermont-Ferrand connait une baisse tendancielle de sa fréquentation. Il compte en 2010 377 330 passagers (soit à peine plus que le niveau de 1995) et se place au 30ème rang des aéroports français, alors qu’encore en 2005, il se classait 16ème avec 592 370 passagers La desserte de Paris-Orly constitue plus de la moitié du trafic de l’aéroport : pour un temps de vol moyen d’1 heure, c’est le mode actuel le plus direct pour rejoindre la capitale. Lyon compte pour 8.5% des dessertes. Le réseau ferroviaire étant lacunaire vers la façade atlantique, Nantes constitue également une importante destination : parmi les dessertes de Source : DGAC, Traitement CODE 2011 province, 20%. Viennent ensuite la côte méditerranéenne (Nice), ainsi qu’Amsterdam et Paris-Charles-de-Gaulle. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 101 Les temps de parcours intervilles route/fer En raison notamment d’une topographie contraignante vers le sud et l’est du périmètre, l’accessibilité et les temps de parcours inter-villes sont majoritairement plus aisés et rapides par voie routière. Seules les grandes lignes TGV (pour le Lyon-Mâcon, voire le Lyon-St Etienne) ou Téoz (Clermont-Fd-Paris via Vichy, Moulins et Nevers) ainsi quelques liaisons directes entre villes (Bourges-Nevers, Vichy-Roanne-Lyon) présentent un avantage comparatif pour le gain de temps par le rail. Par ailleurs, les liaisons ferroviaires entre Clermont-Ferrand, Saint-Etienne et Lyon se font en plus de 2 h, ce qui présente un caractère fortement pénalisant pour des échanges entre des métropoles aussi proches géographiquement (St-Etienne est distante d’environ 145 km de Clermont-Ferrand, Lyon d’environ 180 km). En dehors de l’axe Clermont-Ferrand-Paris, les échanges entre les pôles urbains secondaires (Vichy, Moulins, Montluçon, Bourges, Nevers) sont également favorisés par la route.Source : via Michelin et voyage SNCF, Traitement CODE Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 102 Les flux de marchandises : des échanges privilégiés avec Rhône-Alpes Les flux sortants Moyenne annuelle de chargement en Auvergne en milliers de tonnes entre 2003 et 2009 Rhône-Alpes 3 013 Bourgogne 1 059 Centre 927 Limousin 849 PACA-Corse 811 Midi-Pyrénées 803 Île-de-France 763 Languedoc-Roussillon 515 Aquitaine 413 Nord-Pas-de-Calais 340 Pays de la Loire 333 Haute-Normandie 235 Lorraine 229 Poitou-Charentes 212 Bretagne 207 Alsace 197 Champagne-Ardenne 141 Picardie 136 Franche-Comté 133 Basse-Normandie 100 Source : MTETM/SESP, SitraM, Traitement CODE 2011Les échanges de marchandises de la région Auvergne (plus petit périmètre géographique disposant de données observables) se font principalement àdestination de la région Rhône-Alpes puis dans une moindre mesure (3 fois moins) vers les régions limitrophes du Grand Centre de la France (Bourgogne,Centre et Limousin). L’Île de France constitue la 7ème destination des flux de marchandises chargées en Auvergne derrière les régions PACA et Midi-Pyrénées.D’un point de vue statistique, il n’est plus possible de distinguer depuis 2007 le fret ferroviaire du fret routier (données non disponibles depuis l’ouverture à laconcurrence du fret ferroviaire), cependant considérant les flux sortants entre 2003 et 2006, ils se répartissaient entre 91,4 % par la route et 9,6 % par le fer. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 103Les flux entrants Moyenne annuelle de déchargement en Auvergne en milliers de tonnes entre 2003 et 2009 Rhône-Alpes 4 708 Centre 1 264 Bourgogne 1 150 Limousin 843 Midi-Pyrénées 606 Île-de-France 599 PACA-Corse 577 Languedoc-Roussillon 564 Haute-Normandie 488 Aquitaine 360 Pays-de-la-Loire 351 Poitou-Charentes 274 Nord-Pas-de-Calais 271 Champagne-Ardenne 258 Lorraine 235 Alsace 214 Picardie 191 Bretagne 187 Franche-Comté 131 Basse-Normandie 80 Source : MTETM/SESP, SitraM, Traitement CODE 2011 Les flux entrants de marchandises sont de manière plus conséquente encore que les flux sortants, en provenance prioritairement de Rhône-Alpes (près de 5 millions de tonnes). Suivent ensuite les régions limitrophes du Grand Centre France (Centre, Bourgogne, Limousin) qui ne représentent qu’au mieux 25 % des échanges entre Rhône-Alpes et l’Auvergne. L’Île-de-France arrive en 6ème position après la région Midi-Pyrénées. De 2003 à 2006, les flux entrants de marchandises en Auvergne se faisaient à 90,5 % par la route et à 9,5 % par le fer. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 104Volumes et types de marchandises de la région Auvergne échangées avec les De 203 à 2006 (absence des données de fret régions métropolitaines (de 2003 à 2006, en milliers de tonnes) ferroviaire depuis 2007), la Région Auvergne dans ses échanges inter-régionaux compte plus de flux de marchandises entrantes et déchargées en Auvergne que de marchandises chargées en Auvergne et sortantes. En matière de type de marchandises, ses échanges sont excédentaires concernant les produits agricoles, alimentaires et divers, ils sont cependant déficitaires pour les produits pétroliers, de la construction et de la chimie. Solde des sorties et entrées de marchandises en moyenne annuelle de 2003 à 2009 PACA-Corse 234 Midi-Pyrénées 197 Ile-de-France 164 Source : MTETM/SESP, SitraM, Traitement CODE 2011 Nord-Pas-de-Calais 69 Aquitaine 53 Basse-Normandie 20 En moyenne annuelle de 2003 à 2009 (données disponibles), les flux inter- Bretagne 20 régionaux de l’Auvergne sont légèrement excédentaires vis-à-vis des Limousin 6 régions PACA, Midi-Pyrénées et Île-de-France. Franche-Comté 2 Ils sont relativement équilibrés avec deux régions du Grand Centre Lorraine -6 France (légèrement excédentaires avec le Limousin, légèrement Alsace -18 déficitaires avec la Bourgogne). Pays de la Loire -18 Languedoc-Roussillon -49 Par contre les échanges de marchandises apparaissent relativement Picardie -56 déséquilibrés avec la région Centre mais également et surtout avec la Poitou-Charentes -62 région Rhône-Alpes (- 1,7 millions de tonnes annuelles). Bourgogne -91 Champagne-Ardenne -117 Haute-Normandie -252 Centre -337 Rhône-Alpes -1 694 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 105 Les flux d’actifs. Les déplacements domicile-travail entre les aires urbaines Aire urbaine de Résidence Aire urbaine de Travail Flux dactifsPlaque urbaine ligérienne Lyon 11 764Lyon Région Île-de-France 4 877Lyon Plaque urbaine ligérienne 4 183Montbrison Plaque urbaine ligérienne 2 283Issoire Clermont-Ferrand 2 188Clermont-Ferrand Issoire 1 990Mâcon Lyon 1 917Vierzon Bourges 1 295Vichy Clermont-Ferrand 1 240Clermont-Ferrand Thiers 1 137Plaque urbaine ligérienne Montbrison 1 096Clermont-Ferrand Vichy 1 038Thiers Clermont-Ferrand 886Clermont-Ferrand Région Île-de-France 861Bourges Vierzon 796Roanne Lyon 654Plaque urbaine ligérienne Région Île-de-France 632Feurs Plaque urbaine ligérienne 524Vichy Moulins 512Plaque urbaine ligérienne Feurs 491Saint-Amand-Montrond Bourges 456Plaque urbaine ligérienne Roanne 430Roanne Plaque urbaine ligérienne 429Lyon Mâcon 424Bourges Région Île-de-France 420Clermont-Ferrand Lyon 351Montbrison Feurs 341Nevers Région Île-de-France 332Lyon Roanne 307Clermont-Ferrand Moulins 301 Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 106Les migrations domicile-travail (effectifs correspondant aux croisements du lieu de résidence avec le lieu de travail) entre les différentesagglomérations du périmètre révèlent plusieurs traits saillants :1. L’agglomération lyonnaise rayonne sur les aires urbaines les plus accessibles ainsi que sur l’ensemble du département de la Loire avec des fluxdomicile-travail très conséquents et relativement déséquilibrés. Ce sont ainsi près de 12 000 actifs appartenant à la plaque ligérienne (airesurbaines de Saint-Etienne, Saint-Chamond et Saint-Just-Saint-Rambert) qui effectuent quotidiennement le trajet à destination de l’aire urbainelyonnaise (contre plus de 4 000 lyonnais qui travaillent sur la plaque urbaine ligérienne). De nombreux actifs roannais sont également aspirés parla métropole lyonnaise (650 actifs). L’aire urbaine de Mâcon bien desservie par les infrastructures de transport s’intègre également dansl’aspiration lyonnaise (près de 2 000 actifs impliqués).2. En dehors de l’attractivité du bassin lyonnais, deux systèmes urbains sont notables le long des monts du Forez, l’un ligérien autour de Saint-Etienne (avec les aires urbaines de Montbrison, Feurs, Roanne, Saint-Just-Saint-Rambert et Saint-Chamond), l’autre auvergnat autour deClermont-Ferrand (avec les aires urbaines de Vichy, Thiers et Issoire).Les échanges au sein de ces systèmes sont intenses (plus de 2 000 actifs entre Montbrison et la plaque ligérienne ainsi qu’entre Issoire etClermont-Ferrand) avec paradoxalement des rapports relativement équilibrés entre les aires centrales (Saint-Etienne et Clermont-Ferrand) etleurs aires urbaines voisines. On compte ainsi dans les relations avec Clermont-Ferrand, près de 2 000 actifs clermontois se rendant travailler surl’aire urbaine d’Issoire, plus de 1 000 actifs se rendant sur Thiers ou Vichy contre respectivement près de 900 thiernois ou 1 250 vichyssois serendant à Clermont-Ferrand. Pour Saint-Etienne, plus de 1 000 actifs se rendent quotidiennement sur Montbrison pour travailler et 430 sur l’aireurbaine roannaise.3. Des polarités économiques de proximité se révèlent au sein des préfectures départementales Bourges (près 1 300 actifs de Vierzon et 450 deSaint-Amand-Montrond), Nevers ou Moulins sur des intensités largement inférieures. A cet égard les relations entre les trois agglomérationsbourbonnaises apparaissent comme relativement équilibrées et sans grande polarisation.4. Les relations domicile-travail à destination de la région Île-de-France sont très importantes depuis Lyon (près de 5 000 actifs) et nonnégligeables (mais incomparables en volume) depuis Clermont-Ferrand (850 actifs), Saint-Etienne (630 actifs), Bourges (420 actifs) et Nevers (330actifs).5. Hormis les phénomènes de métropolisation en cours (sur les espaces de Saint-Etienne à Lyon et de Vichy-Clermont-Ferrand-Issoire), lesrelations domicile-travail transcendant les périmètres administratifs départementaux sont encore faibles entre aires urbaines. On peutcependant relever qu’environ 300 actifs clermontois se rendent quotidiennement à Moulins et Montluçon (300 à Moulins, 270 à Montluçon), que235 moulinois travaillent sur Nevers, qu’environ 200 ponots exercent sur la plaque ligérienne et qu’environ 190 neversois traversent la Loire pourtravailler sur Bourges.Pour ce qui concernent les relations entre Clermont-Ferrand et les aires Rhône-alpines, 350 actifs clermontois ont leur lieu de travail à Lyon(contre 200 lyonnais à Clermont-Ferrand) et moins de 100 sont sur Saint-Etienne (contre environ 125 stéphanois). Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 107 Les flux résidentiels. Les relations migratoires entre aires urbaines et bassins de vie Aire urbaine de Bassin de Vie de Flux de populations Provenance résidenceLyon SAINT-CHAMOND [42] 4 238Lyon SAINT-ETIENNE [42] 3 262Puy-en-Velay SAINT-ETIENNE [42] 2 281Lyon ROANNE [42] 1 650Clermont-Ferrand VICHY [03] 1 540Lyon CLERMONT-FERRAND [63] 1 421Vichy CLERMONT-FERRAND [63] 1 327Montluçon CLERMONT-FERRAND [63] 1 073Moulins CLERMONT-FERRAND [63] 978Clermont-Ferrand MONTLUCON [03] 899Aurillac CLERMONT-FERRAND [63] 883Puy-en-Velay CLERMONT-FERRAND [63] 790Saint-Etienne YSSINGEAUX [43] 735Saint-Etienne LE PUY-EN-VELAY [43] 668Moulins DIGOIN [71 et 03] 656Lyon LE PUY-EN-VELAY [43] 650Clermont-Ferrand MOULINS [03] 645Nevers CLERMONT-FERRAND [63] 636Clermont-Ferrand GANNAT [03] 620Clermont-Ferrand LE PUY-EN-VELAY [43] 512Clermont-Ferrand SAINT-ETIENNE [42] 489Saint-Etienne CLERMONT-FERRAND [63] 487Clermont-Ferrand BRASSAC-LES-MINES [43] 484Lyon SAINT-JUST-SAINT- 420 RAMBERT [42]Lyon MONTBRISON [42] 395Clermont-Ferrand BRIOUDE [43] 384Lyon CHAUFFAILLES [71] 378Lyon FEURS [42] 369Lyon CHAZELLES-SUR-LYON [42] 334Bourges CLERMONT-FERRAND [63] 331 Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 108Les Migrations résidentielles (effectifs correspondant aux croisements du lieu de résidence lannée N avec le lieu de résidence au 01/01/N-5, Nétant lannée où la personne a été recensée) sur le périmètre d’étude exposent également un certain nombre de tendances en cours :1. Le desserrement urbain quasi généralisé des principales aires (cartographié mais non représenté dans le tableau de la page précédente)avec des intensités extrêmement importantes (près de 4 000 clermontois vers Lezoux ou Maringues, environ 5 000 stéphanois vers Aurec-sur-Loireou Saint-Genest Malifaux) spécifiquement à proximité des aires de Lyon, Saint-Etienne et Clermont-Ferrand. Ce phénomène (que l’on retrouveégalement sur la carte des soldes migratoires) rend compte du développement périphérique de ces trois principaux espaces urbains vers leur2ème ou 3ème couronne.2. Les flux résidentiels dépassant les frontières administratives départementales (présentées dans le tableau de la page précédente) démontrenten premier lieu l’extension du rayonnement de l’agglomération lyonnaise ainsi que l’attrait que constitue pour les populations lyonnaises desterritoires occidentaux péri-urbains ou ruraux. Ainsi les bassins de vie ligériens accueillent de façon croissante une population provenant de l’aireurbaine lyonnaise (4 238 sur Saint-Chamond, 420 sur Saint-Just-Saint-Rambert, 395 sur Montbrison, 370 sur Feurs, 330 sur Chazelles). Les flux depopulation en provenance de l’aire urbaine lyonnaise se font également sentir dans des intensités un peu moindres à destination de certainsbassins de vie auvergnats aussi bien urbains que ruraux, on compte ainsi parmi sur les nouveaux arrivants : 1 500 lyonnais sur le bassin de vie deClermont-Ferrand, 650 au Puy-en-Velay, 265 à Vichy, un peu plus de 200 à Monsitrol-sur-Loire ou à Yssingeaux, 180 à Ambert,…3. Les deux agglomérations principales du sud du périmètre d’étude (Clermont-Ferrand et Saint-Etienne) étendent également leur rayonnementhors de leur département. Le bassin de vie de Clermont-Ferrand voit ainsi une partie de sa population s’installer sur une zone préférentielleinterdépartementale (Allier, Puy-de-Dôme, Haute-Loire) s’étendant de Saint-Pourcain (03) -120 nouveaux arrivants clermontois-via Gannat – 620arrivants clermontois et Vichy 1 500 nouveaux arrivants clermontois à Brioude (42) – 390 nouveaux arrivants clermontois via Issoire – plus de 5 000nouveaux arrivants clermontois et Brassac-les-Mines près de 500 nouveaux arrivants clermontois). Saint-Etienne s’étend, par sa population enHaute-Loire, sur les bassins de l’yssingelais – près de 750 nouveaux arrivants stéphanois ou de Velay – 670 arrivants stéphanois sur le bassin de viedu Puy-en-Velay.4. Au sein du périmètre, le bassin de vie de Clermont-Ferrand apparaît comme le plus attractif pour l’accueil de nouveaux arrivants enprovenance des bassins de vie des villes moyennes (près de 900 aurillacois, 790 ponots, 650 moulinois, 640 nevernais, 330 berruyers). Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 109 Les flux universitaires et scolaires. La confirmation de 2 pôles majeurs, Lyon et Clermont-Ferrand Effectifs Aire urbaine de Aire urbaine de scolarité scolaires et résidence universitairesPlaque urbaine ligérienne Lyon 2 112 Clermont-Ferrand-Thiers-Vichy 738 IssoireMontbrison Plaque urbaine ligérienne 528Plaque urbaine ligérienne Montbrison 501Roanne Plaque urbaine ligérienne 481Clermont-Ferrand-Thiers- Vichy 439IssoireRoanne Lyon 421Montluçon Moulins 397 Clermont-Ferrand-Thiers-Moulins 330 IssoireMâcon Lyon 319Clermont-Ferrand-Thiers- Paris et Île-de-France 310IssoireClermont-Ferrand-Thiers- Lyon 282IssoireVichy Moulins 277 Clermont-Ferrand-Thiers-Montluçon 266 IssoireMoulins Vichy 221Plaque urbaine ligérienne Roanne 202 Clermont-Ferrand-Thiers-Aurillac 174 IssoireFeurs Plaque urbaine ligérienne 174Puy-en-Velay Plaque urbaine ligérienne 169Clermont-Ferrand-Thiers- Montluçon 162Issoire Clermont-Ferrand-Thiers-Puy-en-Velay 150 IssoireSaint-Etienne-St Just-St Paris et Île-de-France 142ChamondBourges-Vierzon-St Amand Paris et Île-de-France 142 Clermont-Ferrand-Thiers-Nevers 131 IssoireMontluçon Vichy 121 Clermont-Ferrand-Thiers-Plaque urbaine ligérienne 119 IssoirePlaque urbaine ligérienne Puy-en-Velay 108Puy-en-Velay Lyon 107Clermont-Ferrand-Thiers- Aurillac 104IssoireNevers Paris et Île-de-France 97 Source: INSEE RGP 2007, Traitement CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 110Les flux de "déplacements domicile-études" (qui fournissent, pour lensemble des communes les effectifs correspondant aux croisements du lieude résidence avec le lieu détudes) confirment le rôle polarisant de deux aires urbaines majeures pour le périmètre ainsi l’existence de relationsavec Paris et l’Île-de-France :1. L’agglomération lyonnaise exerce des effets d’attraction importants sur certaines aires urbaines du périmètre. Les intensités sont notammenttrès fortes avec la plaque urbaine ligérienne, plus de 2 000 effectifs scolaires et universitaires stéphanois étudient sur Lyon, près de 500 roannais.Le pôle universitaire lyonnais irradie également en dehors de la région Rhône-Alpes notamment sur Mâcon 320 effectifs, sur Clermont-Ferrand280 effectifs ou sur le Puy-en-Velay avec une centaine d’effectifs.2. Clermont-Ferrand assoit sa fonction de pôle universitaire régional avec une polarisation conséquente des effectifs universitaires et scolairesauvergnats en son sein :- 740 effectifs universitaires et scolaires provenant de Vichy- 330 effectifs universitaires et scolaires provenant de Moulins- 270 effectifs universitaires et scolaires provenant de Montluçon- 175 effectifs universitaires et scolaires provenant d’Aurillac- 150 effectifs universitaires et scolaires provenant du Puy-en-Velay.Par ailleurs, le rayonnement universitaire clermontois dépasse, sur le périmètre, les limites administratives régionales puisqu’il accueille plus d’unecentaine d’étudiants nivernais ou stéphanois ainsi qu’une cinquantaine d’étudiants berrichons.3. De nombreux flux universitaires et scolaires se font également à destination de Paris avec pour les plus conséquents sur le périmètre Clermont-Ferrand (310 effectifs), la plaque ligérienne (140 effectifs) et Bourges (140 effectifs).4. Enfin les agglomérations bourbonnaises s’affirment comme des pôles universitaires relais (ou intermédiaires) au sein du territoire régionalauvergnat avec notamment l’accueil de nombreux étudiants clermontois (440 sur Vichy, 160 sur Montluçon, une centaine sur Moulins. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 111 Mobilité : SYNTHESE ETAT DES LIEUX ATOUTS FAIBLESSES ENJEUX PROSPECTIFS Une situation de Des relations privilégiées carrefour routier quasi Un équipement (notamment incontournable pour aéroportuaire économiques) entre Raccourcir les temps Clermont-Fd confronté à un l’Auvergne et Rhône-Alpes de trajets et rapprocher délitement de sa le pôle clermontois des Des desserrements fréquentation Un réseau routier agglomérations urbains (en cours) qui relativement performant lyonnaises et revitalisent (ou en passe de l’être sur stéphanoises partiellement les certains secteurs) source espaces ruraux les plus de désenclavement accessibles Des liaisons ferroviaires (très) peu Des aires de polarisation Assurer un maillage et Une intensité des performantes entre les (économique, des accessibilités échanges multiples qui principaux pôles universitaire) sur le (notamment s’affirme au sein du urbains (en particulier périmètre : Lyon et ferroviaires) plus périmètre les liaisons ouest-est Clermont-Fd et à un complets du territoire de Clermont-Fd vers moindre degré St-Etienne St-Etiennet et Lyon).Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1124° Typologies et familles de territoiresLa lecture croisée des indicateurs socio-économiques permet de distinguer différentes familles de territoires, auxquelles se rapportent des enjeuxspécifiques : - Les métropoles internationales : A l’évidence, se confirment deux métropoles, qui, de par leur poids démographique, leur niveau d’équipements de centralité, leur fonctions « supérieures rares », la taille de leur université et appareil de recherche, la densité (et dynamique) de leur tissu économique (notamment centres de décisions et sièges sociaux) , leur influence financière, leur rayonnement culturel et patrimonial, leur image et réputation touristique, se situent de façon nettement différenciée, dans la catégorie des grandes métropoles, soit de rang mondial (Paris et la région francilienne) soit de rang européen (Lyon et son aire d’influence).Cette classification objective, au travers d’une série d’indicateurs de dynamiques (démographie, fréquentation touristique, créationd’entreprises, densité de chercheurs et d’étudiants, cadres des fonctions métropolitaines, taille des plateformes aéroportuaires, ...) fait que cesdeux espaces métropolisés, hors échelle, notamment pour Paris, ne seront que ponctuellement intégrés dans l’analyse des typologiesterritoriales (hormis les potentialités de « rapprochements » et de partenariats entre l’Auvergne et Rhône-Alpes, l’aire urbaine de Lyon toutspécifiquement). Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 113 1. Les territoires Moteurs (&/ou entrainés) Carte CODE 2011 Ils sont organisés, en « plaques de développement » plus ou moins continues et agrégées, autour d’agglomérations de rang régional (Clermont-Ferrand, voire St Etienne) ou départemental (Bourges, Le Puy en Velay, Mâcon, ...). L’espace le plus remarquable, en termes d’effet d’entrainement positif se situe autour de Clermont-Ferrand et Vichy, le long du Val d‘Allier (schématiquement de St Pourçain à Brioude voire Langeac, en intégrant l’aire d’influence clermontoise), en cumulant des évolutions démographiques et de l’emploi positives, voire très positives. A cet égard, Clermont-Ferrand et son bassin de vie confirment leur rôle structurant et dynamisant au sein de la plaque urbaine auvergnate et du nord auvergne, en diffusant largement tant sur le plan démographique qu’économique, ainsi que sur les fonctions d’encadrement (et taille des effectifs universitaires et d’enseignement supérieur), niveau d’équipements et services supérieurs, sur un territoire de plus en plus important et en extension. Un tel phénomène est unique sur l’aire d’étude, le développement de la plaine du Forez et du Velay se faisant en dehors et autour de St Etienne (qui de façon intrinsèque est en situation de plus grande fragilité). Enfin, des phénomènes « centrés » de développement se déterminent, de façon plus ponctuelle, soit autour de bassins autonomes et structurés (Bourges), soit autour d’espaces sous influence lyonnaise, tels que le Mâconnais. Ces constats confirment des logiques de métropolisation et de dynamiques urbaines qui se structurent, essentiellement autour de Lyon, mais également, très clairement autour de l‘agglomération clermontoise, véritable métropole d’équilibre et de développement de rang régional. Toutefois, ces éléments méritent d’être pondérés et objectivés : certes l’aire urbaine clermontoise a progressé d’un rang (en population) entre 1999 et 2007 (passant du 18 ème au 17 ème rang national, avec 429 460 habitants, devant Nancy, par exemple) mais elle est encore fragile, voire décalée, sur des indicateurs stratégiques de développement et d’attractivité ; ainsi, par exemple, ses effectifs d’étudiants se montent à 35 000 personnes, alors que des agglomérations de taille soit légèrement supérieure, soit équivalente, sont dans des situations plus avantageuses (sources Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche)*: Par ailleurs, si Clermont-Ferrand est en « pole position », au sein du périmètre d’étude POCL, sur deux indicateurs stratégiques l’un concernant la part des cadres et professions intellectuelles supérieures (rapportée à la population active), l’autre les cadres des fonctions métropolitaines supérieures (CFMS), les ratios que la métropole auvergnate présente sont encore insuffisants, rapportés aux* moyennes nationales :- Montpellier : 62 500 étudiants (population aire urbaine 2007 : 514 473 hab. / 15 ème rang national)- Rennes : 58 730 étudiants (population aire urbaine 2007 : 577 680 hab. / 12 ème rang national)- Grenoble : 55 776 étudiants (population aire urbaine 2007 : 532 749 hab. / 14 ème rang national) - Part des cadres et professions supérieures : Clermont-Ferrand/ Thiers/ Issoire : 14, 1% (moyenne- Nancy : 45 342 étudiants (population aire urbaine 2007 : 415 523 hab. / 17 ème rang national) nationale : 14,6%, à titre indicatif, Orléans : 22%)- Dijon : 32 568 étudiants (population aire urbaine 2007 : 336 807 hab. / 24 ème rang national)- Angers : 32 000 étudiants (population aire urbaine 2007 : 345 788 hab. / 23 ème rang national) - Part des CFMS : Clermont-Ferrand/Thiers/Issoire : 7,4% (moyenne nationale : 9%, à titre indicatif Orléans : 9,1%) Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1142. Les territoires en mutation résidentielleCarte CODE 2011 Ils sont caractéristiques d’espaces notamment ruraux périphériques, généralement accessibles depuis les agglomérations les plus polarisantes (Lyon, Clermont- Ferrand, St Etienne, Bourges, ...) et de mieux en mieux désenclavés (par la route, notamment), qui se situent dans leur aire d’influence et qui tendent à muter dans leurs fonctions et vocations, devenant davantage résidentielles qu’économiques (pertes d’emplois, mais gains fort de populations). Sont ainsi positionnés dans cette typologie, St Amand Montrond (18), en partie polarisé par Bourges, la Vallée de la Dore (Courpière, Puy Guillaume), Vic-le-Comte, ..., sous des doubles influences Vichyssoise et Clermontoise, ou encore la Vallée du Gier, entre St Etienne et Lyon. Ces territoires se distinguent également par des fortes navettes domicile-travail et des départs journaliers d’actifs à leur détriment, et ce au profit des pôles économiques et urbains limitrophes. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1153. Les territoires en perte d’attractivité Cette typologie d’espaces se caractérise par des indicateurs socioéconomiques mitigés et fluctuants : - Des gains d’emplois dans la durée (1999/2007) relativement modestes et limités, et qui confirment des activités économiques souvent centrées sur une fonction administrative et peu productive (cf. Moulins et Ambert, en particulier), à l’exception de Montluçon/ Commentry et Le Creusot/ Montceau, encore manifestement fortement industriels. - Des poids démographiques relativement limités (Nevers, Le Creusot/Monceau les Mines, Montluçon, Moulins, Ambert, ...), inférieurs à 100 000 habitants, y compris en termes d’unité urbaine et un phénomène général de vieillissement de la population et de pertes démographiques structurelles. - Des fonctions d’encadrement métropolitain et une densité d’équipements supérieurs encore insuffisantes, malgré la présence de quelques unités d’enseignement supérieur « intermédiaires » (sur Montluçon et Nevers, en particulier). Malgré quelques indicateurs plus positifs (équipements supérieurs et fonctions d’encadrement métropolitain, poids global de l’agglomération en termes économique et de population, rayonnement, notamment universitaire ou culturel) le bassin de vie stéphanois se caractérise par des pertes démographiques récurrentes qui le positionnent en situation de déficit manifeste d’attractivité, au profit de sa couronne péri-urbaine.Carte CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1164. Les territoires en décrochage Ils sont constitués de bassins souvent anciennement industriels, et/ou ruraux/moyenne montagne, généralement, pour les moins peuplés et urbains d’entre eux, éloignés des agglomérations, avec des phénomènes cumulatifs d’enclavement routier et ferroviaire. Ils additionnent des indicateurs négatifs tels que des pertes d’emplois et de populations cumulées, un vieillissement général de celle-ci, des taux d’équipements et services supérieurs décalés (hormis Roanne) et des fonctions d’encadrement métropolitain insuffisantes. Sont ainsi recensés dans cette typologie de bassins de vie en « décrochage », notamment ceux de Roanne, de Thiers, d’Aubusson, de Vierzon, les territoires de moyenne montagne (Cézallier, Montagne Bourbonnaise, ...) ou ruraux (Combraille Limousine, bocage bourbonnais, franges de la Nièvre, le Charolais, ...). Les flux journaliers domicile-travail de ces espaces sont généralement déficitaires (Roanne, Vierzon, ...) au profit des agglomérations attractives qui les influencent économiquement (Lyon, Bourges, ...)Carte CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 117Situation des territoires du périmètre d’étude : synthèse panoramique multicritères Carte CODE 2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 118 Caractérisation et typologie des bassins de vie : Tableaux synoptiques Indicateurs et Indice de Evolutions Taille des Cadres des Cadres et variables jeunesse Dynamique de démographiqu bassins Densité en fonctions professions Taille des (nb de lemploi es entre 1999 économiqu équipements métropolitaines intellectuelles bassins de vie jeunes de 0 à (évolution entre Nombre et 2007 es (Emplois supérieurs supérieures supérieures (population en 19 ans / nbr 1999 et 2007 en % détudiants (en % et en au lieu de pour 10 000 (part dans (part dans la 2007) de personnes et en volume volume de travail en habitants lemploi total et population activeBassins de Vie de 60 ans et demplois) population) 2007) nb) et nb) +)Clermont- + 2,6 % + 11,5% 8,3 % 16,0 % 301 121 1,04 157 751 21,3 35 000Ferrand + 7 532 + 16 252 13 112 22 537 - 2,0 % + 6,7 % 6,9 % 11,8 %St Etienne 304 399 0,97 135 089 21,1 22 500 - 6 239 + 8 400 9 298 15 486 - 0,9 % - 1,4 % 4,2 % 8,1 %Roanne 110 182 0,84 44 487 19,5 1 600 - 949 - 621 1 856 3 824 + 3,4 % + 12,6 % 5,7 % 11,8 %Mâcon 71 066 1,0 37 867 26,4 1 200 2 325 + 4 228 2 169 3 986 + 1,7 % + 7,6 % 4,6 % 9,7 %Vichy 78 099 0,68 30 086 19,7 4 000 + 1 280 + 2 156 1 410 3 166 -0,4 % + 5,3 % 3,9 % 8,3 %Montluçon 91 645 0,7 36 199 15,9 3 300 - 327 + 1 826 1 392 3 240 - 1,4 % + 7,1 % 4,0 % 9,1 %Moulins 68 809 0,82 30 833 15,8 1 100 - 951 2 040 1 228 2 859 - 2,5 % + 1,7 % 4,5 % 10,6 %Nevers 85 743 0,85 38 616 20,1 1 800 - 2 216 658 1 736 3 986 + 0,6 % + 5,5 % 6,4 % 12,9 %Bourges 119 232 0,99 56 343 16,1 3 800 + 690 2 937 3 604 6 948 - 2,2 % - 0,8 % 3,6 % 7,8 %Vierzon 46 501 0,78 15 675 14,9 300 - 1 053 - 124 567 1 504 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 119 Indicateurs et variables Taille Cadres des Cadres et des Evolutions Indice de Taille des Dynamique Densité en fonctions professions Nombre Fonctions Typologie bassins démographiques jeunesse bassins de lemploi équipements métropolitaines intellectuelles détudiants métropolitaines territoriale de vie économiques supérieurs supérieures supérieuresBassins de Vie MétropoleClermont- Territoire régionaleFerrand moteur dynamisante Territoire en MétropoleSt Etienne d’équilibre perte d’attractivité Agglomération Polarisante Territoire enRoanne économiqueme décrochage nt fragilisée Agglomération TerritoireMâcon polarisante en moteur et/ou développement entrainé Agglomération TerritoireVichy Polarisante moteur et/ou diversifiée entrainé Agglomération Territoire enMontluçon Polarisante perte fragilisée d’attractivité Agglomération Territoire en polarisante àMoulins caractère perte d’attractivité administratif Agglomération polarisante Territoire enNevers diversifiée de perte rayonnement d’attractivité local Agglomération polarisante TerritoireBourges diversifiée en moteur développement Agglomération Faiblement Territoire enVierzon Polarisante & décrochage fragilisée Indicateur extrêmement positif Indicateur très positif Indicateur positif Indicateur assez positif indicateur neutre voire négatif Indicateur négatif Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 120 Caractérisation et typologie des bassins de vie Carte CODE 2011Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1215° Coopérations interrégionales : Pourquoi et comment développer les partenariats ? Le territoire d’analyse a développé des coopérations avec les régions métropolitaines frontalières, notamment avec Rhône-Alpes et lesautres régions du Massif Central. Ces coopérations touchent différents domaines (recherche, enseignement supérieur, santé,…) mais restentencore trop sporadiques pour évoquer une réelle démarche interrégionale et intégrée. Dans une perspective de développement, renforcer cescoopérations permettrait à l’Auvergne de sortir de son isolement relatif et de valoriser à plein le potentiel offert par une LGV. Exemples de coopérations interrégionales menées en premier lieu avec Rhône-AlpesDes liens tissés naturellement avec Rhône-Alpes, puis avec les autres régions du Massif Central C’est prioritairement vers la région Rhône-Alpes que l’Auvergne trouve un intérêt naturel à se tourner : à l’Est, le Limousin (notammentLimoges) est davantage attiré par la façade atlantique, au Nord, la région Centre est dans le rayon d’influence du bassin parisien et au Sud,Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon se tournent plus favorablement vers la Méditerranée et la péninsule ibérique. C’est donc avec sa voisineorientale de Rhône-Alpes que l’Auvergne compte le plus de projets communs et de partenariats.De plus, l’Auvergne participe, avec une partie des départements de Rhône-Alpes, Bourgogne, Limousin, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon,à la Convention Interrégionale du Massif Central.Cette coopération à vocation économique établit un schéma sur cinq ans dressant les enjeux et les axes de développement du Massif. Par lamise en réseaux d’acteurs, le schéma donne une valeur ajoutée interrégionale aux projets de développement économique qui y sont menés.L’appartenance au Massif Central est donc une voie additionnelle par laquelle la région Auvergne coopère avec d’autres acteurs régionaux.Par ailleurs, la région Centre, non intégrée au Massif bien qu’également limitrophe de l’Auvergne, ne mène pas de programme interrégionalavec elle : les contacts entre les deux régions sont particulièrement limités et peu « institutionnalisés ».On compte également quelques liens avec l’Ile-de-France, notamment dans la recherche, puisque les deux régions mènent neuf programmescommuns de recherche, principalement dans la santé, la physique, l’agro-alimentaire et le soutien à l’économie.C’est donc surtout au travers de partenariats directs avec Rhône-Alpes, avec qui elle partage le plus d’initiatives interrégionales et dans lesdomaines les plus variés, que la coopération interrégionale de l’Auvergne est la plus développée. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 122Des coopérations interrégionales aux domaines variés mais qui demeurent peu étenduesLes différentes coopérations interrégionales menées par l’Auvergne couvrent principalement trois domaines : l’enseignement supérieur, larecherche et l’innovation dans l’industrie mécanique.- Enseignement supérieur/Santé : le rapprochement de filières ou cursus complémentairesLes villes auvergnates et rhônalpines ont su se concerter pour répartir rationnellement l’offre de formation et limiter leur concurrence. Roanne aainsi choisi de développer des filières spécialisées, venant compléter les filières proposées à Lyon ou Saint-Etienne, toutes deux très proches.En 2010, la fusion de lÉcole nationale vétérinaire de Lyon, lÉcole nationale dingénieurs des travaux agricoles de Clermont-Ferrand et lÉcolenationale des services vétérinaires a donné naissance à la filière VetAgroSup. 1200 étudiants, vétérinaires et ingénieurs, sont présents sur les deuxsites de l’école, le campus vétérinaire de Lyon et le campus agronomique de Clermont.Pour les formations industrielles, l’Alliance pour une Manufacture Innovante rassemble douze écoles d’ingénieurs et de commerce lyonnaises,stéphanoises et clermontoises, visant la relocalisation industrielle dans les trois villes. Le but est en effet d’axer la formation sur le renforcement dela trame manufacturière (PME/PMI). Un lien est en création avec le pôle de compétitivité ViaMéca (industrie mécanique), ce qui pourraitrenforcer l’aura de cette alliance, dont le centre de gravité est actuellement situé à Roanne et Saint Etienne.Enfin, les villes de Clermont et Saint Etienne se sont alliées pour la formation du personnel de leurs centres hospitaliers respectifs : Clermont-Ferrand accueille l’Ecole des Sages-femmes et Saint-Etienne abrite l’Ecole des cadres. Cette alliance des deux CHU va au-delà de la formationpuisqu’ils coopèrent en fonction des spécialités (neuroradiologie, chirurgie pédiatrique, stéréotaxique du cancer), la médecine légale est inter -CHU et Saint-Etienne apporte un soutien à Clermont-Ferrand pour son projet d’incubation concernant les « soins de suite » (suivi de moyensséjours post opératoires).Ces coopérations permettent de diminuer les concurrences entre villes voisines, notamment au détriment de l’Auvergne ; celle-ci conforte saposition de région à bonne attractivité étudiante et d’enseignement supérieur.- Recherche : des programmes communs interrégionaux de rechercheDans le cadre des projets de coopération interrégionale, l’Auvergne mène avec Rhône-Alpes le programme IMMODI (Implementing MODI) quivise à réduire l’isolement des territoires de montagne et des zones rurales, grâce à l’utilisation d’outils technologiques innovants. Ce programmeinterrégional part du constat d’un territoire partagé, ce qui rend plus propice l’extension du champ des coopérations. IMMODI chercheégalement à déployer l’utilisation des TIC sur le territoire, afin d’améliorer l’accessibilité aux services publics. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 123Le projet illustre le fait que les coopérations interrégionales, outre qu’elles mettent en rapport des acteurs dont les compétences se complètent,œuvrent dans le sens du développement économique des espaces régionaux. Jouer la carte de la recherche et du développement a un effetd’entrainement pour l’Auvergne.Pour autant, seuls deux programmes communs de recherche mettent en réseau les deux régions dans le domaine de la recherche scientifique.Par ailleurs, neuf programmes de recherche associent l’Auvergne et l’Ile-de-France. Ils concernent les domaines de la santé (angiographiecardiovasculaire ; maladies cérébrales), l’environnement (étude des gaz à effet de serre), l’agroalimentaire, le développement économiquepar la formation, les techniques du vivant (bois, culture du sucre), les transports, la physique.Ces travaux favorisent la recherche auvergnate et lui confèrent plus de visibilité à l’échelle nationale, voire supranationale.- Innovation et industrie : un pôle commun de compétitivité et des dispositifs partagés d’aide aux entreprisesAuvergne et Rhône Alpes sont toutes deux sensibilisées à une même problématique, la sous-traitance. Ce trait marquant fait naître unecoopération entre ces deux régions, autour de l’innovation dans le secteur de l’industrie, notamment mécanique, qui permet de préserver cesentreprises sous-traitantes.L’axe majeur de coopération entre les deux régions provient du pôle de compétitivité ViaMéca, commun aux deux régions et dont l’activitéconcerne l’industrie mécanique. Implanté tant sur l’Auvergne que sur Rhône-Alpes, il représente un fort enjeu en termes de mobilité depersonnes. Rassemblant de nombreuses PME du territoire, il contribue, par le transfert de technologie et d’innovation, à consolider le tissuindustriel en Auvergne et en Rhône-Alpes.En outre, l’UCCIMAC (union des chambres de commerce et d’industrie du Massif Central) anime le dispositif TREIMAC, qui gère laproblématique de transmission d’entreprise (cession, reprise). Par la mise en réseau des cédants et des repreneurs, il apporte l’informationnécessaire pour accompagner les transmissions d’entreprises.Le CRITT Bois, autre forme de coopération plurirégionale, conseille les entreprises de la transformation du bois et de la mécanique générale. Sonrayon daction couvre les régions Auvergne, Aquitaine, Limousin, Languedoc Roussillon, Midi Pyrénées et PACA. Il aide à accroître lacompétitivité de ces entreprises par le développement de leur potentiel technique et organisationnel. Ces coopérations ont pour but et poureffet de renforcer le maillage industriel du territoire interrégional, en sensibilisant et en accompagnant les nombreuses PME/PMI (voire TPE) dansl’innovation. Les coopérations interrégionales menées par l’Auvergne se concentrent donc sur certains acteurs (Rhône-Alpes en priorité) et sur certainsdomaines (enseignement, santé, recherche et innovation).L’Auvergne ne tisse ainsi que peu de partenariats avec d’autres régions voisines, comme la région Centre, et peu de liens vers l’Ile-de-France.Dans chacun des domaines de coopération, l’étendue des liens créés reste assez faible : on note peu de projets interrégionaux réellementstructurants. Une marge de progrès est donc envisageable, potentiellement facilitée par une LGV. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 124 La locomotive des coopérations interrégionales en Auvergne : un réseau important de recherche et d’innovation qui se structure à l’échelle interrégionale et se pérenniseLa force de l’Auvergne réside en son fort potentiel de recherche ; il constitue un atout et un pivot pour nouer des partenariats avec les régionsextérieures. L’Auvergne est en effet dotée de très nombreux laboratoires de recherche (60 présents au sein des deux universités de Clermont-Ferrand) et de grands centres de recherche reconnus nationalement (INRA pour la Recherche Agronomique ; INSERM pour la RechercheMédicale ; CNRS pour la Recherche Scientifique ; CRNH pour la Recherche en Nutrition Humaine ; CNEP pour la Recherche enPhotoprotection ; CEMAGREF pour la Recherche Environnementale). Ce vivier constitue un attrait certain pour impulser de futures coopérationsou renforcer les actuels partenariats, notamment avec Rhône-Alpes.Les structures interrégionales de R&D qui donnent un cadre aux coopérations entre régionsLe partenariat de recherche le plus abouti concerne le Cancéropôle Lyon Auvergne Rhône Alpes (CLARA) qui structure la recherche sur lecancer dans l’inter-région Rhône-Alpes/Auvergne. Il pose les bases d’un réseau de taille européenne.Le cancéropôle CLARA s’organise autour de sept plates-formes, correspondant aux localisations des principaux acteurs de la recherche sur lecancer en Auvergne et Rhône-Alpes : le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer, Lyon), Clermont-Ferrand, Grenoble, Lyon-Est,Lyon-Sud, Lyon-Villeurbanne et Saint-Etienne. Ce type de structure renforce le maillage d’un territoire interrégional entre Auvergne et Rhône-Alpes et structure, par l’exemple et l’opérationnalité, des formes de coopérations. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 125De même, le CNRS Rhône Auvergne, centre pour la recherche scientifique, est également une structure qui développe les coopérationsinterrégionales entre les deux régions. Réparti sur Lyon, Clermont-Ferrand et St Etienne, avec des antennes à Bourg-en-Bresse (Ain) et à Berrias(Ardèche), sa création a permis de déployer activité et personnel sur le territoire interrégional : Lyon rassemble ainsi les ¾ des unités du CNRS,Clermont-Ferrand 1/5 et St Etienne le restant. Le personnel se répartit majoritairement à Lyon mais se diffuse également dans les unitésimplantées à Lyon, St Etienne ainsi que dans les antennes de l’Ain et de l’Ardèche. Cette organisation génère des échanges et mouvementsinterurbains, de chercheurs et d’étudiants.Enfin, à l’échelle du Massif central, le Pôle Bio massif regroupe des laboratoires, des agriculteurs et des lycées agricoles des différentes régionsdu Massif, autour de programmes de recherche et d’expérimentation dédiés à l’agriculture biologique.Le pôle de compétitivité commun à l’Auvergne et à Rhône-Alpes : un axe majeur de coopérationLe pôle de compétitivité ViaMéca contribue également à structurer les coopérations interrégionales dans le domaine de l’innovation appliquéeau secteur de l’industrie mécanique.Le pôle regroupe laboratoires et entreprises, dont les unités se situent à 40% en Auvergne et à 36% en Rhône-Alpes. Il donne lieu à deséchanges et des contacts entre ces unités, qui ne forment pas des pôles entièrement distincts et autonomes. Travaillant sur des projetscommuns, ces différentes cellules impulsent une action d’intérêt interrégional renforcé.A titre d’illustration, ViaMéca réfléchit à des solutions de mobilité urbaine et de transport automatique intégrées, pour faciliter la mobilité despersonnes sur le territoire. Le projet de R&D VIPA (Véhicule individuel public automatisé) fait pour cela intervenir différents acteurs de Rhône-Alpes et d’Auvergne autour de la thématique des voitures sans permis. Deux entreprises auvergnates en sont leader : la société Ligier, implantéedans la région de Vichy et le bureau d’études clermontois Apojee. Ce projet s’appuie également sur les compétences du Laboratoire dessciences et matériaux pour l’électronique et d’automatique (LASMEA) de l’Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand qui fait partie des deuxou trois laboratoires français les plus en pointe sur les questions de véhicule autonome. On peut noter également la présence du Laboratoired’analyse des signaux et des processus industriels (LASPI) de l’IUT de Roanne.Ce type de structures donne une assise et une pérennité aux coopérations interrégionales et renforce le sentiment d’intérêts économiques etterritoriaux partagés. Il incite également à nouer d’autres partenariats sur cette base, d’autant que beaucoup de rapprochements entre filièrespourraient être envisageables, mais restent à l’heure actuelle peu exploités. Ceci est fondé sur un manque d’habitudes et de réflexes departenariats interrégionaux, mais également sur des obstacles réels, de modes de déplacements fonctionnels, notamment. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 126Les tableaux ci-dessous rassemblent par domaine les coopérations interrégionales actuellement menées par entre l’Auvergne et Rhône-Alpes (synthèse CODE/2011): ENJEUX ET IMPACTS CHAMP et OBJET INITIATIVES ACTEURS POTENTIELS LGV Fusion de trois écoles à Lyon Mobilité des élèves : renforcement « VetAgroSup » (vétérinaires) et à Clermont-Ferrand des partenariats et passerelles entre (ingénieurs agricoles) les formations. Pôle agrovétérinaire sur l’inter-région Deux sites de formation à Lyon Déplacements des professeurs : Auvergne/Rhône Alpes (400 élèves) et Clermont-Ferrand coopérations, mutualisations (300 (600 élèves). intervenants extérieurs) ENSEIGNEMENT « Alliance pour une SUPERIEUR : Manufacture Innovante » Centre de gravité de la coopération à Roanne et St EtienneRapprochement de filières Partenariat des formations en 12 écoles d’ingénieurs et de universitaires industrie pour renforcer les commerce de Lyon, Clermont- Lien à renforcer avec le pôle de PME/PMI et encourager la Ferrand compétitivité ViaMéca, basé autant relocalisation en Auvergne et Saint-Etienne en Auvergne (40% du pôle) qu’en Et en Rhône Alpes Rhône-Alpes (36% du pôle) Coopération inter CHU pour Mobilité professorales et alliances - Ecole des Sages femmes à le partage de la formation dans la répartition de l’offre de Clermont-Ferrand médicale formation inter-CHUs - Ecole des cadres à St Etienne Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 127 ENJEUX ET IMPACTS CHAMP et OBJET INITIATIVES ACTEURS POTENTIELS LGV Renforcer la collaboration des acteurs Cancéropôle Lyon Auvergne pour répondre à des appels d’offre de Rhône-Alpes CLARA recherche nationaux voire Regroupe forces académiques, 7 plates-formes situées à Lyon, internationaux cliniques et industrielles Clermont, Grenoble et Saint-Etienne Développer des liens avec Lyon Biopôle d’Auvergne et Rhône Alpes et Génopôle Rhône-Alpes, le cluster I- care 3 pôles : RECHERCHE : CNRS Rhône Auvergne Clermont (18% unités, 11% personnel) Meilleure mobilité et cohésion des Lyon (75% unités, 87% personnel) acteurs des différents pôles du CNRSPartenariats entre laboratoires St Etienne (5% unités, 2% personnel) et centres de recherche Pôle Bio Massif Echelle du Massif central : Auvergne, Regroupe laboratoires, agriculteurs Prise de contact facilitée, rapproche les Rhône Alpes, Limousin, Midi-Pyrénées, et lycées agricoles autour de régions du pôle Languedoc-Roussillon l’agriculture biologique ViaMéca Pôle de compétitivité qui vise à Fédération de 72 grandes entreprises, Projet de rapprochement avec Urban faire émerger des réseaux 37 PME et 16 établissements de POLES DE COMPETITIVITE : Trucks, pôle de compétitivité à Lyon qui d’innovation dans la branche recherche et formation pourrait être renforcé par la liaison TGV mécanique Partenaires de 5 grappes mécaniciennes Pôle interrégional ou partenariats entre pôles Céréales vallée : 65 adhérents et 400 régionaux Développement de plus de projets Coopération des pôles structures en Auvergne conjoints, échanges facilités Céréales Vallée et Plastipolis Plastipolis implanté en Rhône-Alpes et Franche-Comté Grappes d’entreprises qui se Agro : pôle agroalimentaire Loire, développent dans filières Nutravita et Organics Cluster Liens et coopérations à créer, INDUSTRIE communes Chimie : Elastopôle (siège à Orléans) et développer pour accélérer l’innovation (agroalimentaire, mécanique Axelera, Tennerdis et la croissance dans ces filières notamment) Mécanique : ViaMéca, Minalogic Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 128 ENJEUX ET IMPACTS CHAMP et OBJET INITIATIVES ACTEURS POTENTIELS LGV Plus d’acteurs poussés à reprendre TREIMAC les entreprises auvergnates, à Echelle du Massif central : créé par Dispositif d’aide à la transmission s’installerINNOVATION ET TRANSFERT l’Union des CCI du Massif Central d’entreprise par la mise en DE TECHNOLOGIE : (UCCIMAC) relation d’acteurs Dynamisation du réseau créé par TREIMAC Dispositifs d’aide et de Hausse des interventions de CRITT CRITT Bois conseil aux entreprises, Bois, développement du panel Dispositif de conseil aux Rayon d’action qui couvre notammentcommuns aux deux régions d’entreprises faisant appel à ses entreprises de la transformation les entreprises d’Auvergne et Rhône conseils et donc transfert de du bois par la sensibilisation à Alpes technologie innovante accrue sur le l’innovation territoire Coopération inter-CHU : SANTE : - médecine légale mutualisée Déplacements facilités des - coopération en fonction des CHU de Clermont-Ferrand spécialistes ainsi que des patients Coopération et aide spécialités de chacun des CHU CHU de St Etienne dont l’offre de soins est fournie par inter-CHU -aide au projet d’incubation des un autre CHU soins de suite à Clermont-Ferrand Route des villes d’eau du Massif Central : Hausse du tourisme thermo ludique coordonne les actions des villes 10 villes d’Auvergne TOURISME grâce à la desserte LGV et effet thermales du Massif (organisation 4 villes en Rhône Alpes réseau entre les villes thermales de salons, démarchage, signalétique,…) Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 129 Un potentiel de rapprochement entre filières interrégionales, qui reste largement sous-exploité- Un faible nombre de projets communs et de liens formalisés entre structures…L’Auvergne demeure isolée, en retrait de ses voisins plus dynamiques. Elle mène actuellement 17 projets de coopération interrégionale : un seul(IMMODI) se tourne vers Rhône-Alpes. Paradoxalement, ces programmes se tournent prioritairement vers l’étranger (Pologne, Italie, Espagne) ettémoignent d’un réel potentiel d’attractivité du territoire auvergnat, principalement dans la recherche.Pourtant, l’Auvergne ne coopère avec Rhône-Alpes, dans des projets interrégionaux de recherche, que dans deux programmes européens deR&D. Il existe très peu de liens formalisés entre les différentes fondations de coopération scientifique de l’Auvergne avec d’autres structures,notamment en Rhône-Alpes. Les partenariats avec Lyon, Grenoble ou St Etienne restent non structurés et informels.Par ailleurs, plusieurs pôles de compétitivité sont implantés à la fois en Auvergne et en Rhône-Alpes, sans pour autant nouer de liens effectifsentre leurs différentes unités. Céréales Vallée, pôle auvergnat, possède des unités à Lyon (rapport de 1 à 4 par rapport à Clermont-Ferrand).Parmi les pôles lyonnais, une large part s’appuie sur le réseau de PME/PMI d’Auvergne, ainsi que sur ses laboratoires : Plastipolis (1 unitéclermontoise pour 2 stéphanoises et pour 6 lyonnaises) ou encore Minalogic (dans les mêmes rapports). Axelera possède quelques partsd’activités à Clermont-Ferrand et Techtera enfin est présent au Puy-en-Velay, Roanne, St Etienne et Lyon.- … malgré un large potentiel de rapprochement d’entreprises et de centres de recherche.De nombreux clusters d’excellence travaillent en Auvergne et en Rhône Alpes autour des mêmes thématiques. A ces clusters s’ajoutentégalement les établissements de recherche, les pôles de compétitivité ou encore les dispositifs d’aide et plateformes de transfert technologiqueaux entreprises. Ces acteurs travaillent également en Auvergne et en Rhône-Alpes sur des thématiques communes.Le tableau ci-dessous recense le champ des possibles rapprochements entre filières, entre établissements de recherche, pôles de compétitivitéet clusters, plateformes d’entreprises, et les impacts positifs d’une potentielle LGV, à leur égard. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1301) ETABLISSEMENTS POLES DE COMPETITIVITE CLUSTERS / RESEAUX D’ENTREPRISES DE RECHERCHE AUVERGNE RHONE-ALPES AUVERGNE RHONE-ALPES AUVERGNE RHONE-ALPES Cancéropôle CLARA CNRS Rhône Alpes Cluster d’excellence Neurodis Analgesia Partnership - Centre de lutte Cluster d’excellence contre le cancer Institut de - Centre de lutte contre le cancer Léon Bérard Recherche SANTE Jean Perrin - Génopôle Lyon Biopôle Cluster I-Care Pharmabiotique - CHU (oncologie) Rhône-Alpes - INSERM (neurobio) - Synergie Lyon - pôle d’excellence GreD cancer Groupement des (génétique, reproduction) - Centaure industriels du (transplant.) médicament - INSERM Auvergne ENITA, INSERM, CNRS, INRA, - Naturoôle de universités, Gannat 6 laboratoires : - Biopôle de Vichy LPMM, LGHC, LVEEM, LMI, TIM, BIOLOGIE AXELERRA - Biopôle de SESIB : chimie du vivant, des Clermont- matériaux et pour Limagne/incubateur l’environnement BUSISynthèse CODE/2011 Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1312) ETABLISSEMENTS POLES DE COMPETITIVITE CLUSTERS / RESEAUX D’ENTREPRISES DE RECHERCHE AUVERGNE RHONE-ALPES AUVERGNE RHONE-ALPES AUVERGNE RHONE-ALPES INRA (projet T3A) CEMAGREF GDEC (nutrition - Limagrain céréales) Céréales Vallée Pôle Agroalimentaire INRA - Cluster Nutravita AGRO-ALIMENTAIRE AFOS (fertilité des sols) CEMAGREF (en lien avec Loire - Pôle fromager AOC Organics Cluster EPR (ruminants) Plastipolis) Pôle Fruits&Légumes Massif Central TPA (typicité produits) ADIV Institut de la Viande - Minalogic (mécanique) - Innov@pole (dans - Lyon Urban - « Nanosciences aux volet systèmes, Truck&Bus limites de la Elastopôle mécanique et Institut Français de - Plastipolis INDUSTRIE nanoélectonique » matériaux innovants) mécanique Avancée (plasturgie) Automotive Cluster MECANIQUE -Arve Industries - Instituts Carnot - CASIMIR (technologie) (méca.) - MEC@prod - CNEP (plasturgie) ViaMéca (mécanique) -Institut d’Informatique, d - Innov@pole ( dans Modélisation et de volet informatique et leurs Applications télécommunications ISIMA pour les services de TIC Inria (informatique) IMAGINOVE l’industrie) Cluster Edit (logiciels) - Laboratoires LIMOS et LASMEA - Cluster d’excellence Auvergne TIC Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 132 - LGME(microorganisme : - Commissariat à - Envirhônalp génome et l’énergie atomique et Cluster d’excellence TENNERDIS environnement) aux énergies E2IA - Cluster éco-énergies (énergies - PIAF (étude de l’arbre) alternatives renouvelables) ENVIRONNEMENT - GEOLAB - Institut National Plateforme Forbois - METAFORT (mutation d’Energie Solaire TRIMACTEC des activités des - Labo d’innovation (énergie) espaces et pour les technologies organisations des des Energies Nouvelles territoires ruraux)Synthèse CODE /2011 Le champ des coopérations potentielles est donc large entre les grappes d’entreprises, les pôles de compétitivité et les centres de recherched’Auvergne et de Rhône-Alpes, mais les deux régions n’ont pas encore matérialisé toutes les opportunités de rapprochements possibles. Avecla mise en place de la desserte LGV, les partenariats de certaines filières pourraient ainsi s’accélérer, se structurer et s’amplifier. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 133 Enjeu de développement pour l’Auvergne : rassembler les acteurs interrégionaux qui œuvrent dans des domaines similaires, complémentaires, pour étendre les coopérations et ouvrir la régionChercher en Rhône-Alpes un partenaire privilégié est donc pour l’Auvergne une voie vers l’intégration et une ouverture géoéconomiqueorientale fondamentalement porteuse.Cet objectif était d’ailleurs l’un des axes de développement fixés par l’Etat dans son programme PASER (Plan d’Action Stratégique de l’Etat enRégion) Auvergne pour 2004-2006 : « Poursuivre le désenclavement de l’Auvergne et favoriser son rapprochement avec Rhône-Alpes ».Or, au-delà des partenariats potentiels recensés plus haut, certains acteurs travaillent d’ores et déjà sur des problématiques communes. L’enjeude l’Auvergne est alors de renforcer ses liens vers Rhône-Alpes, à partir de ces quelques domaines d’ores et déjà identifiés et partagés. L’arrivéede la LGV pourrait par conséquence favoriser des partenariats et structurer une coopération autour de ces acteurs.Parmi ces acteurs travaillant sur des thématiques proches, on peut recenser :- Elastopôle à Orléans, qui serait positivement impacté par une desserte LGV passant par l’Auvergne, étant donné la forte activité du secteurpneumatique à Roanne, Montluçon et surtout Clermont-Ferrand. Par ailleurs, Elastopôle est axé sur des thèmes communs à Axelera ouPlastipolis. Force est de constater qu’une coopération de grande ampleur pourrait être fructueuse entre ces pôles et les acteurs de l’économieet de la R&D qui seraient amenés à y participer.- Le pôle de compétitivité Céréales vallée touche dans son domaine de compétences au champ d’activité du Pôle Européen d’innovationFruits&Légumes. Par ailleurs, les grappes d’entreprises Nutravita et le Pôle agroalimentaire de la Loire, ainsi qu’Organics Cluster sont lauréatesd’appel à projets assez proches : leur alliance permettrait de remporter des marchés de rang national et supranational.- Autour de la santé, des partenariats se forment : en juin 2011, un projet de site de recherche intégrée sur le cancer (SIRIC) présenté par leGroupement de coopération sanitaire (GCS) Centre Léon Bérard / Hospices Civils de Lyon a été labellisé par l’Institut national du Cancer(INCa). Le SIRIC de Lyon (LYRIC) est porté par le GCS « Lyon Cancérologie Universitaire » qui associe le Centre Léon Bérard et les Hospices Civilsde Lyon (CHU de Lyon). Il a pour partenaires la Fondation Synergie Lyon Cancer, le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC),l’Université Claude Bernard, l’Inserm, le CNRS et l’INRIA (Institut national de la recherche en informatique et en automatique).La recherche sur le cancer est un domaine très structurant en Auvergne et en Rhône-Alpes, avec la présence du pôle de compétitivitéLyonbiopôle, lui-même en lien avec d’autres pôles d’Ile-de-France et de métropole, ainsi que le Cancéropôle CLARA.C’est certainement une voie d’excellence pour l’avenir, qui se verrait optimisée par des capacités de jonctions ferroviaires fonctionnelles etrapides, entre Clermont-Ferrand et Lyon. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 134Ainsi, l’Auvergne a une carte à jouer dans le domaine de la recherche : en 2008, les 2774 chercheurs auvergnats représentaient 10% du nombrede chercheurs en Rhône-Alpes : beaucoup travaillent sur des domaines se recoupant avec les activités des écoles doctorales lyonnaises.L’hypothèse d’une desserte LGV en Auvergne offre un grand potentiel de redistribution au sein des nombreux laboratoires de renom quecompte l’Auvergne.Les coopérations interrégionales de l’Auvergne sont peu nombreuses et encore marginales. Elles concernent surtout Rhône-Alpes et l’Ile-de-France ; bilatéralement, l’Auvergne n’entretient que peu de partenariats avec les régions qui la jouxtent.Sur le territoire auvergnat, force est de constater que certaines filières sont plus propices au développement de partenariats (enseignementsupérieur, recherche notamment dans l’innovation et la santé, agroalimentaire).Cependant, les quelques coopérations existantes manquent souvent d’un cadre structurant pour pérenniser les relations. C’est le domaine de laR&D et de l’innovation qui offre le plus de perspectives de coopération à l’Auvergne, compte tenu du réseau important de laboratoires et degrappes d’entreprises performantes du territoire.Ce fort potentiel pourrait se trouver décupler par une liaison LGV qui rapprocherait une pluralité d’acteurs (chercheurs, étudiants, doctorants,agents économiques, ...) d’Auvergne, de Rhône-Alpes, ainsi que d’Ile-de-France autour de thématiques communes, structurantes et porteusesd’ambition. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1356° Enjeux territoriaux liés à une desserte TGV POCLHormis les deux points d’extrémité, dits de départ et d’arrivée de la future LGV P.O.C.L., à savoir Lyon et Paris, aucune des villes etagglomérations jalonnant le potentiel futur itinéraire (quel que soit le scénario de fuseau) ne sont effectivement desservies, à ce jour, par uneligne à grande vitesse ferroviaire.Ce sont de véritables zones d’ombres, occultées, spécifiquement pour l’Auvergne, et dont l’accessibilité ferroviaire, à destination de Lyon et deParis est particulièrement handicapante. L’enjeu est donc de s’inscrire clairement dans une logique de rééquilibrage de territoires, de remise àniveau d’isolats géographiques générés au fil du temps, mais aussi de valorisation de potentialités de développement réelles.2-1) Les effets généraux et transversaux d’une LGV sur les territoires :Dans un horizon futur, la première nécessité d’une LGV sera de rattraper les retards de desserte et de couverture subits par certains territoireslongtemps ignorés par ce mode de déplacement, et de « normaliser » ainsi, dans un échiquier de compétition territoriale (notamment sur leplan socioéconomique) la mise à niveau d’espaces occultés par le mode ferroviaire performant.A cet égard, l’espace central français (de Bourges à Roanne, en passant par les villes du Massif Central, au premier rang d’entre elles lamétropole régionale, Clermont-Ferrand) se doit (cf. développement ci-après) d’être, enfin, bénéficiaire d’une desserte ferroviaire qui associeperformance/compétitivité économiques et aménagement du territoire.Par ailleurs, le report modal de l’aérien sur le ferroviaire (généralement évalué à un temps de voyage de « porte à porte » inférieur à 3 heures)est ainsi l’un des objectif majeur visé par la mise en place d’une LGV, qui, de surcroit en termes environnemental, s’avère nettement plusperformante, concernant la réduction des gaz à effet de serre, notamment.Au travers d’une note de synthèse et de prospective établie sur la base d’une bibliographie dense et diversifiée (cf. « LGV PACA : étuderelative aux effets socioéconomiques et en termes d’aménagement » juin 2004-SETEC & Université de Nice-Sophia Antipolis, « Analyseprospective des impacts de la ligne à grande vitesse Est-Européenne dans l’agglomération rémoise et en région Champagne-Ardenne» Février2006-Université de Champagne-Ardenne, « Analyse de l’impact socioéconomique du TGV Est sur le sillon Lorrain » Septembre 2004-ISIS/ Ernst &Young/ ADIELOR, « Grande Vitesse Ferroviaire : quelles retombées pour les collectivités locales ? » Mars 2006-Séminaire de Rennes Métropole, «Les effets structurants du transport : mythe politique, mystification scientifique » 1993-J.M. Offner) l’agence d’urbanisme de Clermont Métropole(05/04/21011) a mis en évidence un certain nombre d’enjeux et de facteurs de développement qu’il est possible de qualifier et commenter,même si de façon générale, il est souvent difficile d’isoler, intrinsèquement, l’effet TGV des autres effets ; Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1361) Les effets probables (directs): - Mobilité sur les personnes : notamment des cadres d’entreprises et acteurs économiques, préférant de fait, le mode LGV à la voiture ou l’avion, dans le cadre de déplacements prioritairement professionnels, et ce généralement, à la journée - Image et marketing territorial : permettant, d’une part, un rapprochement et une mise en synergies des centres de décisions économiques et d’équipements structurants, et de valoriser la notoriété des agglomérations (et des territoires) ainsi que celui de leur patrimoine au sens large (touristique, culturels, environnemental, ...) - Polarisation territoriale : une mutation et une mise en réseau des espaces, notamment infra régionaux, dans leur relations aux métropoles nationales et internationales, est susceptible de s’opérer, sous conditions d’une réorganisation efficiente et cohérente de l’armature de transports ferroviaires - Environnement et développement durable : une dualité d’impacts s’observe, entre ceux à caractère négatif (bruit généré, trouées foncières et paysagères, coupures spatiales, notamment en zones écologiquement sensibles ou urbanisées, ...) et ceux plus positifs (diminution des émissions de gaz à effets de serre, sécurité accrue, reports modaux écologiquement positifs, ...)2) Les effets conditionnels (si et seulement si...): - Effets réseau : qui sont susceptibles de s’opérer opérationnellement si les conditions d’interconnexions nationales et internationales, d’une part, et les modalités de dessertes infra régionales et inter urbaines sont optimisées, en termes de vitesse, de régularité et de cadencements. - Effets organisateurs : favorisés par une action publique partenariale, subsidiaire et collective, permettant la mise en cohérence et complémentarité fonctionnelle des territoires et agglomérations desservies, assortie d’un maillage efficient des gares et des réseaux ferrés régionaux, en termes de raccordement à la LGV (TER GV, liaisons intercités, valorisation territoriale et économique des gares nouvelles, ...) Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1373) Les effets diffus et indirects (potentialités): - Effets de développement : ils sont sous-jacents et variables (développement économique, implantation d’entreprises, de sièges sociaux, arrivée de nouvelles populations, émergence de nouveaux quartiers, soit d’affaire, soit d’habitat, ...) sous condition, d’abord, d’une masse critique de « taille d’agglomération », d’un potentiel d’attractivité réel, de dessertes performantes par la LGV (temps, fréquences, rotations et connexions, ...) et d’une volonté publique, exprimée au travers de la mise en place de programmes de développement, économiques ou urbains, anticipés. - Effets touristiques : tout en pouvant avoir quelques effets pervers (diminution des nuitées, du fait des fréquences et temps de parcours améliorés, en Allers/Retours à la journée) les impacts en termes de courts séjours, de tourisme d’affaire, d’accessibilité facilitée au patrimoine culturel, touristique, sportif et environnemental sont potentiellement porteurs, sous réserves de promotion, professionnalisation et qualité de l’offre optimisées par les acteurs et les territoires. - Effets fonciers : ils sont généralement induits par une pression foncière et immobilière (souvent modérée) induite par l’arrivée de nouveaux habitants (tant actifs que retraités) émanant des grandes métropoles urbanisées (en l’occurrence Lyon et surtout Paris). Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1384) Les effets à démythifier (le « trompe l’œil ») : Le TGV ne génère pas d’effets « développement » systématiques et automatiques, ex nihilo, et valorise des potentiels, mais ne les crée pas intrinsèquement. « ... Une LGV peut-être considérée comme un vecteur d’accélération des évolutions économiques des agglomérations qu’elle dessert, positivement comme négativement »... » mais « ...les effets (-d’une LGV-) dépendent également des politiques mises en place pour maitriser les nouvelles logiques de développement susceptibles d’avoir lieu. De ce point de vue, l’action publique a ainsi un rôle important » (in « Analyse prospective des impacts de la Ligne à Grande Vitesse Est-Européenne dans l’agglomération rémoise et en région Champagne-Ardenne » Université de Reims/ Champagne-Ardenne-Mars 2006- ; Synthèse : Agence d’Urbanisme de Clermont Métropole/ 04/2011)5) Les conditions nécessaires d’optimisation (le champ des souhaitables): - Anticipation et coopération : les deux paramètres majeurs pour la valorisation optimum des effets d’une LGV, soit à l’échelle régionale, soit à l’échelle d’agglomérations sont ceux-là. Préparer les projets (urbains, économiques, universitaires, touristiques, ..) « organiser le futur » et anticiper les démarches stratégiques, réglementaires et financières qu’une opération structurante impose constitue la meilleure méthode d’intégration porteuse d’une LGV. A l’identique, un partenariat et une mise en réseau des initiatives et potentialités des collectivités régionales (et interrégionales) concernées, sera un gage de cohérence, de « discours partagé », de communauté de destin affirmée, et, in fine, de valeur ajoutée socio-économique. Ceci au détriment de potentiels effets de concurrence territoriale et de « voix discordantes », dont les promoteurs nationaux des projets de LGV savent user pour faire passer, faute de « front commun » local, leurs options et leurs priorités. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 1392-2) les attendus spécifiques de POCL : A) Principes généraux : Rappelons les 4 fonctionnalités majeures de POCL, mise en évidences au travers des études menées par RFF, en prolongement de la lettre de commande adressée par le Ministère (et ce selon les directives relatives à la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement) : - Relier Orléans au réseau des trains à grande vitesse - Assurer, à terme, un temps de parcours inférieur à 2 heures entre Paris et Clermont-Ferrand - Améliorer la desserte de Bourges et des villes du grand centre - Constituer un itinéraire pertinent alternatif à l’actuelle ligne à grande vitesse Paris-LyonPar ailleurs, des enjeux stratégiques sont déclinés: - L’insertion du projet en Ile de France, et en région Lyonnaise (articulation cohérente avec les réseaux de transports franciliens et à Lyon, ainsi qu’avec le projet d’interconnexion sud, en Ile de France, et sa future gare à Orly) - L’amélioration par le projet des dessertes transversales est-ouest, de façon générale entre la région Lyonnaise et l’arc atlantique - L’amélioration des relations entre Auvergne et Rhône-Alpes et, en particulier, entre Clermont-Ferrand et Lyon. - Les complémentarités du projet avec des liaisons « nord/sud » du réseau existant, notamment sur l’axe POLT. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 140Enfin, des fonctionnalités complémentaires sont apparues, à valoriser : - Les connexions avec les plates-formes aéroportuaires de Roissy, d’Orly et, pour certains territoires à l’aéroport de St Exupéry (Lyon) - L’articulation efficace entre la grande vitesse et le réseau classique des TER ainsi qu’avec les autres modes de transport, à l’échelle régionale.De fait, plusieurs objectifs combinatoires se dessinent : Désengorger une ligne TGV Paris-Lyon actuellement proche de la saturation, et développer des gains de capacités pour développer le réseau TGV national et européen Raccrocher le « grand centre France », territoire historiquement oublié, dans cette dynamique LGV Amorcer, via l’espace central Français, une transversale est/ouest ferroviaire.Dans ce contexte, et eu égard à leurs caractéristiques, les territoires du Massif Central (notamment du nord Auvergne) et du Grand CentreFrançais, sont susceptibles, de façon très directe, d’être impactés et potentiellement bénéficiaires de l’infrastructure LGV, moyennant desconditions spécifiques de mise en œuvre et de tracé ;Cette finalité passe par le raccrochement direct à la logique LGV (de la façon la plus rapide et fonctionnelle) des principaux pôleséconomiques et urbains qui maillent le territoire concerné, à savoir, hors Paris et Lyon, Orléans, Bourges, Clermont-Ferrand/Vichy et St Etienne/Roanne, dans une dimension internationale et nationale, mais également interrégionale et régionale. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 141 B) Les enjeux régionaux et interrégionaux :Selon les estimations de RFF, le temps de parcours Paris-Lyon sera globalement maintenu (voire légèrement optimisé) aux alentours de 2 heures,et, surtout, les gains de temps seraient très significatifs sur les liaisons Paris-Centre France et Lyon-Façade Atlantique. Pour la « Plaque Urbaine » clermontoise » (Vichy-Clermont-Ferrand-Thiers- Issoire), inscrite manifestement, à son échelle, dans un processus de développement, les enjeux sont à la fois de valoriser un potentiel économique, universitaire et touristique (urbain, patrimonial, industriel, environnemental) en affirmation vis-à-vis de l’Ile de France, d’une part, mais également vis-à-vis de Lyon, d’autre part, premier partenaire économique de Clermont-Ferrand et son aire d’influence. L’intensification de relations et des partenariats économiques, en matière de recherche et développement, de transfert de technologies, à caractère institutionnel et universitaire constituent un enjeu fort, entre Clermont-Ferrand et la région urbaine Lyonnaise (RUL). C’est, pour devenir réellement attractive au plan national, une condition majeure de son développement : sortir de l’enclavement auvergnat, tout en organisant une base territoriale infrarégionale de métropolisation « naturelle». Pour la métropole régionale auvergnate, Clermont-Ferrand, (population de la commune : 139 000 habitants en 2008 et de l’aire urbaine : 430 525 habitants, 215 000 emplois à l’échelle de la plaque urbaine), c’est, dans cette double dimension (nationale et interrégionale) , la prise en compte (et l’atténuation volontariste) de 3 éléments majeurs, qui l’ont longtemps handicapé, à savoir un enclavement général (et surtout ferroviaire) manifeste, un rayonnement essentiellement régional à dépasser et, enfin, un déficit d’image à transformer. Pour Vichy (commune : 25 220 habitants et 81 239 habitants pour l’aire urbaine), agglomération à la fois autonome, mais également inscrite dans la « mouvance clermontoise », outre une mutation « positive » de l’image de la ville dans la conscience (et l’inconscient) national, l’accessibilité TGV peut directement valoriser ses équipements hôteliers, de congrès, sportifs et de thermalisme/remise en forme, tant vis à vis de l’île de France que de la région Rhône-Alpes. St Pourçain (5 000 habitants pour la commune en 2008 et 15 900 habitants pour le bassin de vie), eu égard à des activités économiques de haut niveau, ciblées sur le luxe notamment, peut-être également, à terme, bénéficiaire, indirectement, d’un effet POCL. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 142 Pour les autres villes Auvergnates, deux cas de figures se présentent :- Celles directement concernées par POCL : Moulins et Montluçon- Celles indirectement concernées par POCL : Le Puy en Velay et Aurillac. • Dans la première catégorie (Moulins : 19 760 habitants pour la commune et 57 114 habitants pour l’aire urbaine en 2008/ Montluçon : 39 492 habitants pour la commune, la plus importante de l’Allier et 78 160 habitants pour l’aire urbaine-2008) l’opportunité TGV peut leur permettre de changer et muter la fonction économique de Moulins (fortement administrative et assez peu attractive pour de jeunes actifs) et de relancer l’image et la réalité économique de Montluçon (longtemps marquée par la conversion économique, et qui tend à redévelopper son tissu économique), en favorisant, d’une part, leur accessibilité nationale, depuis Lyon et Paris (cf. également des impacts potentiels en matière de tourisme-cf. forêt de Tronçais, vieille ville de Moulins et de Montluçon et d’habitat) mais également, en infra régional, vers (et à destination) de Clermont-Ferrand. Cela induit un système de connexions TGV/réseau régional efficace, de modalités de rabattement anticipées, d’une desserte cadencée et régulière par le TGV, tant en « gares de centre-ville » que sur une éventuelle « gare nouvelle Porte d’Auvergne ». • Dans le 2ème cas (Le Puy en Velay - population communale : 18 900 habitant en 2008 et aire urbaine : 68 242 habitants et Aurillac : population communale : 31 340 habitants en 2008 et 57 280 habitants pour l’aire urbaine) peu concernées directement par POCL, les articulations et amélioration du réseau classiques seront donc primordiales, pour valoriser leur potentiel socioéconomique (et atténuer leur enclavement) et l’accessibilité à St Etienne, pour s’arrimer à une connexion TGV, pourra être stratégique pour le Puy en Velay. Les agglomérations en orbite de Lyon : Mâcon, St Etienne et Roanne Deux stratégies différenciées se dessinent : • L’une, de concerner, au nord de Lyon, Mâcon, commune de 35 000 habitants (agglomération de la CAMVAL: 61 641 habitants et aire urbaine : 104 000 habitants), préfecture de la Saône-et-Loire (Bourgogne). Déjà accessible, notamment depuis Lyon par autoroute, cette agglomération est (cf. développements qui précèdent) depuis plus d’une décennie, inscrite dans une dynamique de développement et d’attractivité économique et urbaine, essentiellement en relation avec l’essor de l’aire urbaine lyonnaise. Son image et patrimoine touristique et historique sont également porteurs (cf. quais de Saône, cathédrale, vignoble aux alentours). Son accessibilité via la LGV serait essentiellement optimisée depuis Paris, les connexions avec Lyon en mode LGV étant peu fréquentes. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 143• L’autre, est, par le sud, de desservir Roanne, et de « concerner », par cette option St Etienne. Agglomérations de poids (St Etienne : 315 000 habitants pour l’aire urbaine/commune : 172 700 habitants en 2008 et 137 000 emplois/ Roanne : 104 447 habitants/aire urbaine, commune : 35 936 habitants/2008 et 42 000 emplois) celles-ci sont, cependant, tant sur un plan démographique qu’économique, sur « le fil du rasoir ». Une desserte par LGV serait une opportunité de repositionnement géoéconomique tant, vers l’ouest vis-à-vis de Paris et de la plaque urbaine clermontoise, que vers l’est, la métropole lyonnaise. Longtemps considéré en impasse ou en cul-de-sac, le diptyque Roanne-St Etienne deviendrait un territoire interface et charnière, un « point de passage obligé » dans le processus de métropolisation engagé, entre les plaques urbaines clermontoises et Lyonnaises, en offrant à cette dernière, un débouché « occidental » à son espace de développement. Comme le souligne « l’association consulaire pour la ligne à haute vitesse P.O.C.L. » (sur la base d’une étude économique approfondie du cabinet Mensia Conseil en 2011) cette option permettrait : « De constituer un système métropolitain et industriel d’envergure européenne autour de la plaque lyonnaise et clermontoise, en renforçant les réseaux de coopération en matière de recherche, d’enseignement de filières structurantes telles que la santé et l’agro-alimentaire ; « de générer un effet d’entrainement significatif sur l’ensemble des villes moyennes situées entre Clermont et Lyon, mais également Montluçon, Moulins, Vichy, dont les spécialités industrielles et/ou touristiques pourraient être puissamment redynamisées ; « d’offrir à Roanne un positionnement équilibré au sein de la métropole Lyonnaise, par l’accélération de la métropolisation engagée entre Roanne, Lyon et St Etienne ». Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 144 Le Centre Nord : Nevers, Bourges, Vierzon et Orléans Deux catégories d’agglomérations se présentent :- Certaines en perte d’attractivité voire en décrochage : Nevers et Vierzon, qui (cf. infra) subissent des indicateurs socioéconomiques contrastés. La préfecture de la Nièvre (38 000 habitants pour la commune-2008 - et 97 500 habitants pour l’aire urbaine) connaît un vieillissement et un déclin démographiques réels, assortis d’une certaine atonie économique. La desserte par TGV peut, bien évidemment, se ressentir positivement, notamment en matière de tourisme et d’habitat/foncier, sur l’agglomération nivernaise, notamment en provenance de l’île de France. Par contre, la taille relativement modeste et l’assez faible dynamique du secteur économique devront nécessiter des opérations d’anticipation et d’accompagnement conséquentes des collectivités locales, si un effet LGV positif et notable se veut impactant pour Nevers et son bassin de vie. A l’identique, Vierzon (36 875 habitants pour l’aire urbaine et 27 500 habitants pour la commune) connaît des vicissitudes économiques et démographiques très importantes et inscrites dans la durée ; une connexion LGV par un fuseau occidental pourra être, de façon marginale, un facteur de mise à niveau, mais, également, faute de stratégie et de projets locaux, un potentiel facteur de déstabilisation ou d’aspiration, au profit de Bourges ou d’Orléans.- D’autres en dynamique et processus de développement : Orléans et Bourges ; • La préfecture du Cher (68 000 habitants pour la communes de Bourges et 122 680 habitants pour l’aire urbaine, en 2008) connaît, depuis 15 ans, grâce notamment à un repositionnement autoroutier et une politique économique, de marketing, d’animation et de valorisation patrimoniale/culturelle importante, un essor socioéconomique avéré. Son attractivité à la fois économique et urbaine s’est relancée, son image s’est identifiée, et ses projets structurants (musées, enseignement supérieur, pôle technologique et économique, ...) se sont développés. Actuellement particulièrement enclavée sur le plan ferroviaire (nombre de voyageurs vont à Vierzon, pour bénéficier d’un train « fonctionnel » jusqu’à Paris), la mise en place d’une LGV par version « occidentale » peut repositionner très avantageusement l’agglomération, tant au regard de Paris que vers Clermont-Ferrand et Lyon. Les effets sur les plans urbains, touristiques et immobiliers/fonciers peuvent se révéler, mais également sur le volet économique, des partenariats accrus (cf. présence d’un important site Michelin sur Bourges) entre centres de décision et succursales pouvant s’amplifier. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011
    • 145 • Enfin, la préfecture de Région Centre (Orléans : 113 257 habitant et aire urbaine : 371 122 habitants), pôle économique et universitaire également important, peut-être, à l’identique de Reims par le TGV Est, valorisé par un tracé LGV « avantageux », au regard de Paris (temps d’accès d’environ 35 minutes). Les impacts économiques (tertiaires et services notamment), touristiques, culturels et urbains (attractivité du marché foncier et immobilier, en rapport avec le marché francilien) seraient très certainement conséquents et positifs, à la condition d’anticiper les phénomènes, afin de ne pas générer de syndrome d’aspiration, de banlieuisation et de déséquilibre du contexte local.Dans cette mouvance, le bassin de Blois (commune : 46 800 habitants et aire urbaine : 120 000 habitants) pourrait également être socioéconomiquement bénéficiaire d’impacts positifs LGV, à la condition que le tracé de celle-ci s’infléchisse au maximum vers l’ouest. Diagnostic prospectif des territoires en lien avec la future LGV POCL CODE / Août 2011