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Le Temps

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  • 1. Le Temps P Date N CMJ 5e 01 03.05 LUNDI 3 MAI 2004 - No 1866 WWW.LETEMPS.CH CHF 2.50, FRANCE: € 2.20 J.A. 1211 Genève 2 KEYSTONE KEYSTONE Q U O T I D I E N S U I S S E É D I T É À G E N È V E TOUR DE ROMANDIE L’équipe Phonak s’offre enfin une victoire prestigieuse P. 30 POLÉMIQUE Ruth Metzler, un livre pour régler ses comptes avec le PDC P. 13 Services/Décès...................................16 Cinéma..........................................................17 Courrier des lecteurs ..................18 Bourses........................................................26 Météo/Radio/TV.................................36 LanouvelleEuropeetnous● Fêtes populaires et cérémonies officielles ont marqué ce week- end l’élargissement de l’Union européenne à dix nouveaux pays ● Ce moment d’histoire est resté sans influence sur le débat européen en Suisse, dominé par les dernières négociations des accords bilatéraux ● Dans la pratique, pourtant, l’influence de l’UE sur la Suisse ne cesse de grandir: une grande partie des lois suisses est inspirée par les directives européennes ● Le débat: Peter Bodenmann et Beat Kappeler confrontent leurs points de vue, pour et contre l’adhésion de la Suisse à l’Europe ● Six personnalités de l’ancienne et de la nouvelle Union européenne écrivent à la Suisse: «Tôt ou tard, vous nous rejoindrez» Pages 2, 3, 4, 5, 6 et 7 9 771423 396001 1 0 0 1 9 EPA ISRAËL Sur fond de violences, le Likoud rejette le plan de retrait d’Ariel Sharon P. 10 Livres:lePrix quifaitvendre ■ Isabelle Rüf ■ Hier soir, quand le Salon du livre de Genève a fermé ses portes, Michel Layaz a dû pous- ser un double soupir, de fatigue et de contentement. Lauréat du Prix des auditeurs de la Radio suisse romande, il s’est vu trans- former en un personnage public dont la vie quotidienne vaut d’être racontée, photographiée. En cinq jours, il a déjeuné avec des journalistes; assuré sa pro- motion sur le stand de France Loisirs qui propose son livre à ses abonnés suisses; signé des di- zaines d’exemplaires des Larmes de ma mère et beaucoup du ro- man suivant, La Joyeuse Com- plainte de l’idiot; répondu aux questions de ses électeurs sur le podium de la RSR au cours d’une émission spéciale au Salon du livre samedi et reçu toutes sortes d’invitations. «C’est éton- nant de rencontrer concrète- ment ceux à qui va le livre», dit le lauréat. Pourtant ce récit, paru en 2003 chez Zoé, n’était pas passé inaperçu. Il avait déjà reçu l’an dernierlePrixDentan,lepluslit- téraire, décerné par des profes- sionnels de la lecture. Mais, dans la jungle exubérante des prix lit- téraires romands, le Prix des au- diteurs est le seul qui octroie une telle visibilité. «Et qui fasse vendre», confirme Marlyse Pie- tri,sonéditrice.C’estqu’ilestdé- cerné par un jury populaire, re- présentant l’ensemble de la population et qu’il inspire donc confianceaupublic. Suite en page 34 Quelestl’impactd’une distinctionlittérairesur lesventes?AuSalondulivre, voyagedanslehuisclos desPrixquifleurissent enSuisseromande LE TEMPS SA 3, place de Cornavin, CP 2570, 1211 Genève 2, e-mail: info@letemps.ch • RÉDACTIONS: Genève: Tél. 022/799 58 58, Fax 022/799 58 59 Lausanne: Tél. 021/310 19 50, Fax 021/310 19 59 Neuchâtel: Tél. 032/724 98 16, Fax 032/724 98 24 Sion: Tél. 027/322 68 35, Fax 027/322 68 36 Berne: Tél. 031/326 75 75, Fax 031/326 75 76 Zurich: Tél. 044/213 17 77, Fax 044/213 17 78 • ABONNEMENTS: Tél. gratuit 00 800 0 155 91 92, Fax 022/799 58 12, e-mail: abos@letemps.ch • PUBLICITÉ: Espace Pub/Publicitas Genève: Tél. 022/799 59 00, Fax 022/799 59 01 Zurich: Tél. 044/213 17 88 ✶✶✶ AquandlaSuisse?RéponseàBruxelles A quand la Suisse? Devant le continentquis’estréconcilié ceweek-end,alorsquel’Ode àlajoiedeBeethovenrépandaitson frisson de Prague à Dublin, com- ment poser autrement la question de l’îlot helvétique, rendu plus mi- nusculeencoredansl’océanélargi? Ons’étonneicioulàquel’élargis- sementdel’Unioneuropéennen’ait pas provoqué chez nous le réveil du débat. On s’étonne à tort. L’idéal et le lyrisme ont déserté depuis long- temps la discussion européenne. Chez les nouveaux membres eux- mêmes, il a d’abord été question de croissance et d’emplois au moment d’envisager l’adhésion. Bruxelles a cessédefairerêver,etseulsleshisto- riens ou les responsables politiques mesurentlecauchemardanslequel le continent aurait pu plonger si l’Union n’avait pas été là, comme force pacificatrice et comme pers- pective d’avenir, au moment où le blocsoviétiques’estécroulé. En réalité, deux facteurs décide- rontdusorteuropéendelaSuisse:le rapport de force et les évolutions économiques. L’élargissement, de toute évidence, va affaiblir notre voixparticulière.Faceàunemachi- neeuropéennepluslourde,oùlesin- térêts nationaux pèseront davanta- ge, le partenariat à la carte négocié de manière bilatérale deviendra plusdifficile,sinonimpossible. En revanche, la compétitivité de l’Union devrait se renforcer, à ter- me, avec l’arrivée de pays certes pluspauvres,maisaussidéterminés à faire jouer leurs avantages: la concurrencefiscaleetsalariale. Que la volonté politique des Vingt-Cinq s’infléchisse, que les courbes de prospérité se rejoignent, et le choix n’en sera plus un. On a déjà vu l’inquiétude répandue dans le pays par les bouchons provoqués parlezèledesdouaniersallemands. Ouparlamenaced’unetaxeàlaré- exportation.Ouparlespressionsal- lemandessurl’aéroportdeZurich. La Suisse n’est pas plus forte qu’une autre, elle ne sacrifiera pas longtemps ses intérêts à l’image qu’elle a de sa souveraineté. Le jour n’estpasvenu.Lejourviendrapeut- être. Mais c’est à Bruxelles qu’il en seradécidé,plutôtqu’aufonddenos cœurs. ■ ÉDITORIAL Par Jean-Jacques Roth Prisonniersirakiens: lesphotosdelahonte AprèslesEtats-Unis,laGran- de-Bretagne. Le Daily Mir- ror a publié ce week-end des photos montrant des soldats britan- niques se livrant à des traitements dé- gradants sur des dé- tenus irakiens. Bien que l’authenticité de ces clichés soit contestée, la publi- cation de ces images a déclenché une vague de répro- bation en Grande-Bretagne et provoqué l’ouverture d’une en- quête. Tony Blair s’est déclaré «consterné et dégoûté». Cette af- fairesuitlarévélation,auxEtats- Unis, des tortures et mauvais traitements infligés aux prison- niers du contingent américain à Abou Ghraib, l’une de prisons les plus sinis- trementcélèbresduré- gime de Saddam Hus- sein. La divulgation de ces éléments embar- rasse l’administration américaine, qui affir- me que ces comporte- ments sont isolés. Mais l’hebdo- madaire The New Yorker, dans son édition d’aujourd’hui, pu- blie les détails d’un rapport ac- cablantsurlesagissementsamé- ricains. Page 9 ■ Dans le sillage de Google, l’envol boursier des sociétés high-tech P. 19 ■ Quelles perspectives pour les actions américaines? P. 21 ■ Chômage et impôts P. 21 ■ Fonds de placement: une cuvée encourageante P. 23 ■ Repères: Les trois «T» de la croissance P. 24 ■ Trois questions sur la reprise des obligations à haut rendement P. 25 ■ Notation de la dette: les triple A se font rares P. 27 LUNDI FINANCE DansleParcduCinquantenairedeBruxelles,uneatmosphèredekermesseprintanière.Dans la capitale belge, des milliers de personnes ont envahi samedi le quartier européen pour y célébrer l’élargissement. BRUXELLES, 1er MAI 2004
  • 2. Le Temps P Date N CMJ 5e 02 03.05 Faceàl’Unioneuropéenneélargie,D.S. Miéville L’ élargissement de l’Union européenne ne devrait pas laisser la Suisse indifféren- te. Qu’elle demeure volontairement ou non une île, son insularité ne peut que s’accentuer à mesure que s’agrandit l’océan eu- ropéenquil’entoure.Economique- ment, politiquement, culturelle- ment, les rapports de force entre la Suisse et l’UE élargie devraient être modifiés par l’augmentation de la masse de l’un des deux partenaires. Si ces rapports étaient régis par les loisdelagravitationgéopolitique,la force d’attraction de l’UE sur la Suisse devrait augmenter, à moins au contraire que l’effet répulsif qu’elle exerce sur certains milieux ne soit démultiplié. Au moins ces perspectives pourraient-elles don- ner lieu à discussions et à contro- verses.Iln’enestrien. Il existe bien un discours suisse standard, succinct et passe-partout sur l’élargissement de l’UE. Il se borne presque exclusivement à évoquer les avantages de l’exten- sion de la libre circulation des per- sonnes.L’argumentmajeurestque l’économie a tout à y gagner et que l’ouverture du grand marché euro- péen constituera un facteur de croissance. On insiste un peu moins sur l’ouverture d’un nou- veau réservoir de main-d’œuvre qualifiée, perspective qui donne lieu à des discussions très serrées entre patronat et syndicats sur des mesures d’accompagnement. La seuledimensionpolitiquedecedis- cours réside dans le constat que ce qui est déjà difficile avec une Eu- rope à quinze le sera d’autant plus avec une Europe à vingt-cinq, ce qui rendra singulièrement étroite à l’avenirlavoiebilatérale.Pointn’est besoin d’être un grand visionnaire pour parvenir à cette conclusion. Laréflexionetlaprospectives’arrê- tentpourtantlà.Iln’yaguèred’évé- nements ayant des conséquences directespourlaSuissedontonaura aussi peu parlé, en Suisse, que de l’élargissementdel’UE. Lenombrilismeenvertuduquel nous ne considérons et commen- tons l’intégration européenne qu’à traverslalunettedenospropresin- térêts à court terme y est pour quelque chose. L’élargissement concerne une entité, l’Union euro- péenne, dont nous ne faisons pas partie, donc ce n’est pas notre af- faire. Il y a toutefois d’autres rai- sonsàcedésintérêt. Même les deux aspects de l’élargissement qui concernent concrètement la Suisse, l’exten- sion de la libre circulation des per- sonnes aux dix nouveaux Etats membres et la participation à l’ef- fort de cohésion n’ont été que très peu ou pas du tout médiatisés. Dans le premier cas, la négocia- tion, peu spectaculaire parce que portant sur les modalités, quotas et délais, de l’entrée en vigueur des accords avec les dix nouveaux membres de l’UE, est restée dans l’ombre des bilatérales bis. Ce dé- faut de médiatisation a du reste empêché les milieux nationalistes comme l’ASIN, opposés sur le fond à la conclusion de tout nou- vel accord avec l’UE jusqu’à la fin de la décennie, d’embrayer effica- cement sur une vaste polémique. Dans le second cas, la question, officiellement posée en juillet der- nier par la Commission euro- péenne, a été occultée avec beau- coup de détermination par le Conseil fédéral, pour ne pas bra- quer ces mêmes milieux. Il a fallu que les demandes de Bruxelles se fassent vraiment pressantes, à un moment crucial pour l’avenir des bilatérales, pour que le Conseil fé- déralaccepte,ilyadixjours,d’en- trer explicitement en matière sur leprincipe. Cette question de la participa- tion à l’effort de cohésion a fait en quelquesortel’objetd’unecensure dans la censure. Si la réflexion sur l’élargissement ne s’est pratique- ment pas développée, c’est en pre- mier lieu parce que le débat européen reste suspendu, pour l’instant, à l’aboutissement, ou à l’échec, des négociations bilaté- rales. Le monde politique a tiré les leçons de l’échec de l’EEE comme de celui de l’Initiative des jeunes. En 1992, le Conseil fédéral avait anticipé l’étape suivante, en dépo- santsademanded’adhésionàl’UE dans le courant de la campagne, avec les conséquences que l’on sait.En2001,ladébâcledel’Initia- tive des jeunes avait sonné le glas d’une approche volontariste de l’adhésion à l’UE. Il en résulte au- jourd’huiuneformed’interdit,po- litique, intellectuel et médiatique sur ce qui se passera, quelle qu’en soit l’issue, après les négociations bilatérales. D’abord achever les bi- latérales et ne préjuger en rien de la suite, ce mot d’ordre a été tacite- ment adopté dans tous les milieux, même les proeuropéens les plus passionnés. Curieusement, il est même respecté, a contrario, par les opposants les plus farouches à la politique d’intégration du Conseil fédéral. L’ASIN, par exemple, a focalisé toute son attention sur son oppositionàSchengen. Le frémissement enregistré au mois de mars dans l’opinion a Alors que l’Union européenne compte désormais vingt-cinq Etats membres, dont huit pays de l’ancien bloc communiste, la Suisse continue imperturbablement à suivre sa voie solitaire et à camper sur ses positions. Echaudés par leurs échecs successifs, les partisans de l’adhésion jouent eux-mêmes profil bas, de peur de susciter des réactions de rejet défavorables à leur cause. Rien ne devrait ainsi bouger avant l’aboutissement des négociations bilatérales. Après, différents scénarios sont possibles ✶✶✶ La débâcle de l’Initiative des jeunes a sonné le glas d’une approche volontariste Bruxelles? Une«usine àpapiers» «Toute perspective d’adhésion de la Suisse à l’Union eu- ropéenne apparaît à ce stade hors de propos. En demeu- rant indépendante, la Suisse préserve davantage de marge de manœuvre pour négocier avec des tiers», a rappelé lundi dernier encore Ueli Forster. Président d’economiesuisse depuis novembre 2001, Ueli Forster est le premier «patron des pa- trons» issu de la branche du textile. L’orga- nisation faîtière a trouvé en lui un parfait défenseur de la ligne pragmatique. En 2001, inquiet des critiques contre la «pen- sée unique imposée par l’économie à la po- litique», il avait plaidé pour «freiner le ryth- me de la dérégulation». Aujourd’hui, il demande un programme de réformes basé sur «une politique de déréglementation et de débureaucratisation propre à libérer les entreprises du carcan administratif». Or, précisément, l’Europe illustre, aux yeux d’economiesuisse, «l’usine à papiers» dont elleneveutpas. Aujourd’hui,aprèsavoirfaitretirerlesec- teurdesservicesdesnégociationsbilatérales parce qu’elle voulait préserver certaines ex- ceptions helvétiques, economiesuisse se range comme un seul homme derrière le Conseil fédéral: il faut en priorité conclure les négociations bilatérales. Pas question non plus, comme s’y sont risqués les ban- quiers,derompreavecleparallélisme,c’est- à-dire la signature en même temps de tous les accords négociés avec Bruxelles, y com- pris Schengen et Dublin. Mais gare à ceux quiveulentvoirplusloin. «Il importe qu’il y ait une unité de doctri- ne entre le Conseil fédéral et les principales forces de notre pays, déclarait la semaine dernière Ueli Forster. Il est donc incompré- hensible, pour ne pas dire irresponsable, de lapartdescantonsqu’ilssemêlentàcestade délicatdeformulerleurspropresconsidéra- tionssurlapolitiqueeuropéenne.» Y.P. UELI FORSTER, ECONOMIESUISSE POUR L’ADHÉSION, MILITANT Tropoptimiste,leConseilfédéralavaitdéposéunedemande d’adhésionàl’UEavantlavotationsurl’EEE. ARCHIVES L’éprouvantesolitudedesdiplomatessuissesdans PourleseulLanddeBavière,40diplo- mates. Pour la Suisse, une quinzaine. A Bruxelles, la comparaison est écrasante entre les représentations nationales ou régionales des pays membres de l’UE et celle de la Suisse. Or, c’est à Bruxelles que désormais prend naissance une bon- ne partie du droit helvétique. Sinon tota- lement à notre insu, du moins sans que nousayonsnotremotàdire. Car face aux 10000 lobbyistes de ré- gions européennes, d’entreprises ou de branches industrielles qui flairent, obser- vent et cherchent à influencer en leur fa- veur les futures directives européennes, la Suisse est quasi absente. A peine une petite trentaine d’observateurs de l’in- dustrie, de la pharmacie ou de la re- cherche, et de quelques multinationales. Des lobbyistes professionnels, comme l’avocat bruxellois Jean Russotto, qui dé- fend les intérêts des banques suisses no- tamment, ou des antennes institution- nelles, comme l’ancien journaliste Roland Krimm, qui du cœur de la mis- sion suisse sert d’alerte avancée à la Conférence des gouvernements canto- naux. De toute manière, les «Suisses de Bruxelles» ne pourraient intervenir qu’indirectement, par le biais de pays amis. IlyaaussidesSuissesplussollicités,ce sont ceux de Swiss Core, le Bureau de liaisonpourlarechercheetlascience,qui emploie trois personnes. Martina Weiss, qui le dirige depuis deux ans, reconnaît que la Commission est très contente de les avoir comme point de contact: «Ils nous ont souvent posé des questions sur la manière de faire en Suisse. Comme les Suisses sont très bons dans les domaines de la recherche, il n’y a pas de problèmes dansnoscontactsaveclesEuropéens.» Ce n’est pas le cas pour tout le monde. A Bruxelles récemment pour les notaires suisses, le Valaisan Jean-Michel Cina ex- pliquait qu’il lui fallait ruser, interroger ses confrères allemands pour connaître les intentions de la Chambre européenne des notaires, puis tenter de faire passer sessuggestionsparlemêmebiais.Carles tabellions le savent bien, s’ils veulent suivre leurs clients dans leurs activités in- ternationales, il leur faudra avaler aussi lesnormeseuropéennes. Si, comme le regrette le secrétaire d’Etat Franz von Däniken, «la Suisse pèse de moins en moins politiquement à Bruxelles», on peut se demander si, de son côté, elle investit suffisamment. Certes, diplomates et experts suisses vi- vent à Bruxelles à un rythme que l’on soupçonne à peine à Berne ou à Zurich. «Ilfautêtrepartoutàlafois,ditl’un,repé- rer les colloques, les papiers de travail, les projets qui pourraient avoir des consé- quencespourlescantons…» Bien sûr, les Suisses de Bruxelles ne disposent pas des mêmes facilités que les autres lobbyistes. Ainsi, pour suivre comme les journalistes les travaux du Conseil des ministres ou du Conseil (chefs de gouvernement), les diplomates suisses ne disposent que d’une seule ac- créditation, qu’ils se repassent soigneu- sement.Maischacunsedébrouilleplutôt bien. «Ça dépend beaucoup de notre tra- vail, dit un diplomate suisse. Il faut repé- rerlesexpertsdemêmerangquesoidans les différentes missions européennes et puis établir le contact. Mais ce n’est pas particulièrementdifficile.» LaConfédérationestsous- représentéedanslacapitale del’Unioneuropéenne,qui nes’intéresseguèreàsonsort. YvesChristenjoueprofilbas Quand le conseiller natio- nal Yves Christen accepte à la fin de l’année dernière de re- prendre la présidence du Nomes, le nouveau mouve- ment européen suisse, suite à la non-réélection du Bernois Marc Suter, sa démarche re- lève de l’œuvre de charité. C’est avant tout par amitié pour son ex-collègue que le radical vau- doisdécidedereprendreleflambeau. Alafinde2003,leNomes,quines’est jamais relevé de l’échec de l’initiative «Oui à l’Europe», est au fond du trou, le militantisme européen en panne et l’op- timisme en berne. En fin de carrière, l’ancien président du Conseil national peut se permettre de se consacrer à une cause où il n’y a aucun laurier à glaner. Une septantaine de candidats ont bien accepté de porter une étiquette proeuro- péenne, mais la soirée préélectorale or- ganisée par le Nomes est aussi lugubre que déserte. Au début de 2004, les choses ne vont pas beaucoup mieux. Le programme de législature a enterré la question de l’adhésion jus- qu’aux prochaines élections fédérales,avantqu’onn’enre- gistre dans l’opinion publique unsursautencoreambigu. Yves Christen est l’un des rares parlementaires à entre- tenir la flamme européenne en première ligne. Le moral est remonté depuis le début de l’année, mais les proeuropéens sont devenus prudents. Le Nomes compte plutôt sur des personnalités de la société civile pour soutenir un manifeste de- mandant l’ouverture rapide de négocia- tionsavecl’UE.YvesChristenlui-même considère le renforcement du Nomes comme une alternative à la passivité des partis. Ce manifeste permet également à de nombreuses personnalités politiques de manifester leur engagement euro- péen dans un cadre extrainstitutionnel, donc de façon moins provocatrice. On trouve surtout des Romands sur la liste dessignataires,avanttoutdessocialistes, plusquelquesradicauxetlibéraux. D. S. M. KEYSTONE POUR L’ADHÉSION, RÉALISTE PascalCouchepinmisesurladurée Les frontières sont sans aucun doute poreuses entre le camp des militants et celui des réalistes. Le se- cond regroupe à peu près tous les parlementaires ro- mands, à l’exception des démocrates du centre, qui n’appartiennent pas au pre- mier, plus les socialistes, les Verts et une frange de bourgeois alé- maniques. Ils sont en règle générale convain- cus que la Suisse finira par adhérer à l’Union européenne, à la fois par une sorte de fatalité géopolitique et parce qu’elle ne pourra pas faire autrement, mais estiment que le militantisme actif ne fait pas nécessairement avancer les choses. Ils sont nombreux dans cette caté- gorie à avoir voté contre l’initiative «Oui à l’Europe». Comme Pascal Couchepin, par exemple, qui dit de- puis des années que la Suisse entrera dans l’Europe lorsqu’une majorité sera convaincue qu’elle ne peut plus faire autrement. En atten- dant que ce jour advienne, il s’agit de peser soigneuse- ment ses engagements, au- tant pour ne pas gaspiller inutilement ses forces que pour éviter de donner des armes à l’adversaire. Ce courant est donc, par natu- re, peu expansif, et nul ne s’en réclame bruyamment. C’est plus au travers d’échanges d’idées que de proclamations de foi qu’on identifie ses partisans. On peut compter parmi eux les membres des gouvernements canto- naux qui sont sortis de l’ombre à fin mars de façon remarquée. Leurs pro- positions ont été largement surven- dues dans un sens favorable à l’adhé- sion à l’UE. Elles traduisent néanmoins l’évolution symptoma- tique de larges milieux, qui admettent que la voie bilatérale ne sera plus pra- ticable et qu’il faudra bien en tirer, à plus ou moins long terme, les consé- quences. D. S. M. KEYSTONE KEYSTONE DR
  • 3. Le Temps P Date N CMJ 5e 03 03.05 queldestinpourl’îlotsuisse? ✶✶✶ La Suisse et la nouvelle EuropeLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •3 LamissionsuisseauprèsdelaCommissioneuropéenneàBruxelles.Si les bilatérales devaient échouer, les rapports entre la Confédération et l’Union devraient être reconsidérés en profondeur. ARCHIVES ledédalejuridiquecommunautaire Ainsi Roland Krimm a-t-il mis la main sur un projet de directives pour la libérali- sation des services en Europe qui, sous la pression britannique, prévoit la fin du monopole des Etats sur les loteries. On imagine l’embarras des cantons suisses, accrochés aux gains de Swiss Lotto, lors- qu’il faudra bien un jour ouvrir des négo- ciationssurlevolet«services». Car Bruxelles n’est pas pour la Suisse une capitale comme les autres. C’est ici que naissent les normes alimentaires, les codifications techniques des machines à laver, les exigences professionnelles im- posées aux voyagistes ou les règles de concurrence qui, demain, seront reprises presque sans sourciller par le Conseil fédéral et les Chambres. Plus de la moitié des lois suisses qui relèvent du secteur économique trouvent leur source dans les directives européennes, constatait, dansCash,ThéoZijdenbos,représentant d’economiesuisse à Bruxelles. En réalité, il n’y a pas une loi ou une ordonnance qui ne sorte du Palais fédéral sans avoir passé son examen d’eurocompatibilité. Depuis une quinzaine d’années, tous les mes- sagesduConseilfédéralsurdesprojetsde loi comportent obligatoirement un cha- pitreàcesujet. La Suisse se voit aussi contrainte de re- prendre les modifications du droit euro- péenquidécoulentdesaccordsbilatéraux déjà signés avec l’UE, comme pour la librecirculationdespersonnes.Lareprise n’est certes pas automatique, puisqu’un comité mixte helvético-européen passe régulièrement les modifications sous la loupe.«Maisilyadefortespressionspour que la Suisse se glisse dans le moule de l’Europe, dit un expert suisse. L’UE veut un espace de libre circulation le plus ho- mogène possible et a horreur des cas par- ticuliers.» Ainsi médecins, hôpitaux et cantons devront-ils assez rapidement se donner les moyens d’intégrer la carte eu- ropéenne d’assurance maladie qui sera généralisée en Europe l’an prochain. Une véritable «libre circulation des patients» qui tranche avec les clauses cantonales restreignantleshospitalisations. Franz Däniken annonçait, jeudi soir au Salon du livre, que désormais l’ère des grandes négociations bilatérales s’ache- vait avec l’aboutissement du second round des bilatérales. Il ne devrait plus y avoirquedesajustementsaufildel’évolu- tiondudroiteuropéen,selonlui.Resteun grand secteur où les pressions ne de- vraientpasmanquer:lesservices,soit60% desactivitéséconomiquesdelaSuisse. A lire entre les lignes les raisons pour lesquelles le Conseil fédéral a renoncé à poursuivre les négociations, on voit bien que l’économie suisse, malgré ses incan- tations pour une révolution libérale, n’est pas prête à faire le pas que lui demande l’Europe. «La Suisse souhaite se limiter à un accord de libéralisation limitée à des prestations de services autorisant dans certains cas des exceptions à l’acquis communautaire»,écrivaitBerne.Enclair, certains secteurs économiques auraient dû pouvoir maintenir les cartels de fait ou des monopoles bénis par l’Etat. Alors que Bruxellesdemandaitnonseulementlare- prise de l’acquis communautaire, mais aussi la protection des consommateurs, des comités d’entreprise, le droit de concurrenceetlaprotectiondesdonnées. Les entreprises suisses de services ne pourront pas rester longtemps défavori- sées sur le marché européen, prédit un spécialiste. Quand elles voudront renégo- cier ce secteur, cela risque d’être encore plusdouloureux. Yves Petignat Collaboration: Eléonore Sulser, Bruxelles CONTRE L’ADHÉSION, PRAGMATIQUE RolfSchweigerprônelasouplesse Il faut un porte-parole et un discours pour structurer un courant politique. Le conseiller aux Etats zougois Rolf Schweiger a sans doute toujours eu la même attitude envers l’Europe, mais c’est depuis qu’il a accédé à la présidence du Parti radical suisse qu’il donne l’impres- sion de pouvoir fédérer un tel courant. Commechezlesnationalistes,l’oppo- sition du successeur de Christiane Lan- genberger à la tête du PRD tient de la profession de foi, mais pour des raisons différentes. L’avocat zougois, actif dans les milieux de la finance, voit l’avenir de la Suisse sur les marchés américains et asiatiques, pour autant qu’elle sache procéder à des réformes internes, beau- coup plus que dans l’UE. Rester en de- hors de l’UE constitue pour lui un idéal. Plus flexible si elle renonce à adhérer, la Suisse sera à son avis avantagée par rap- port aux Européens sur les marchés d’outre-mer. C’est aussi l’idéal d’economiesuisse, qui disposait déjà d’impor- tants relais dans les milieux politiques, à commencer par leministredesFinances,lera- dical Hans-Rudolf Merz. L’élection de Rolf Schweiger à la présidence des radicaux lui offre bien mieux qu’un re- lais,unporte-paroleenmesu- re de formuler et de propager ses thèses avec un écho beaucoup plus sonoreauniveaupolitique.RolfSchwei- ger, dès le jour de son élection, a entre- prisdedessinerlescontoursd’unedroite bourgeoise moderne, opposée à l’adhé- sionàl’UEplutôtquefoncièrementanti- européenne, puisqu’elle est en partie fa- vorable à l’entrée de la Suisse dans Schengen. Une large partie des radicaux aléma- niques se retrouve sur ces positions, dé- fendues également par l’éditorialiste Beat Kappeler. Les démocrates-chré- tiens alémaniques peuvent s’identifier à ce courant, de même que la frange de l’UDC pour laquelle le rejet de l’Europe n’estpas«tripal». D. S. M. KEYSTONE CONTRE L’ADHÉSION, NATIONALISTE HansFehrtiresurtoutcequibouge Il y a, au sein de l’UDC comme dans certains grou- puscules d’extrême droite, des adversaires de l’Europe tout aussi, voire plus encore, résolus que Hans Fehr. Le di- recteur de l’ASIN (Action pour une Suisse indépendan- te et neutre) est néanmoins le porte-drapeau emblématique de l’opposition qui, à chaque occasion, affiche un message d’erreur dès qu’il est question de collaborer, de près ou de loin,avecl’UE. Ladroitebourgeoiseanti-européenne refuse l’adhésion parce qu’elle estime que la Suisse a de meilleures cartes à jouer, dans la configuration actuelle, en dehors plutôt qu’en dedans de l’UE. La droite nationaliste ne se préoccupe au fond pas tellement des avantages ou des inconvénients de l’une ou l’autre option. Pourelle,c’estlaparticipationdelaSuis- se à toute organisation supranationale – elle tenait le même langage à propos de l’ONU - qui est intrinsèquement vi- cieuse et dommageable. C’est la dé- marche, avant le résultat, qui compte. Envisager un rap- prochement avec l’UE, c’est démontrer que l’on est «fati- guédelapatrie». La droite nationaliste est tout à fait prévisible. Elle tire sans discrimination sur tout ce qui bouge en direction de Bruxelles. Pour l’instant, elle menace de s’en prendre à l’extension de la libre circulation des personnes et au «contrat colonial de Schengen», qu’elle condamne à un double titre. Ces rap- prochements sont dangereux en tant que tels, mais encore plus dans la mesu- re où ils fraient la voie à l’adhésion à l’UE. La droite nationaliste s’incarne, au parlement, dans la très grande majo- rité du groupe UDC et a jusqu’ici ins- trumentalisé l’ASIN, organisation fon- dée par Christoph Blocher, pour attaquer la politique européenne du Conseilfédéral.Leproblèmedel’ASIN est qu’elle est aujourd’hui orpheline de son président charismatique, élu au Conseilfédéral. D. S. M. KEYSTONE Resterdehors, aunomdu«secret professionnel» «La question de l’in- tégrationàl’UEnese posepaspourlemo- ment et cette ques- tion serait plutôt du domaine de la poli- tiquequedeceluides banques», telle est la réponse officielle de l’Association suisse des banquiers (ASB) lorsqu’onl’interrogesurl’avenirdesrelations de la Suisse. L’ASB limiterait donc ses pers- pectives à quelques mois. Pourtant, les prin- cipaux dirigeants de l’association, à l’image de leur président, Pierre Mirabaud, ne ca- chent pas leur rejet de toute idée d’adhésion. Les banquiers privés avaient même réussi à pousserleslibérauxjusqu’àrenierleurcredo européen. En jeu, le secret bancaire, ou plu- tôt«lesecretprofessionneldubanquier»,que l’UE s’ingénierait à brocarder, selon le rap- port annuel du président de l’ASB. C’est pourquoi les banquiers avaient salué les ef- forts de Kaspar Villiger pour conclure à sa plus grande satisfaction les négociations sur lafiscalitédel’épargne. Associé senior de la banque Mirabaud & Cie à Genève, président de l’ASB depuis 2003, Pierre Mirabaud, 55 ans, avoue avoir unpenchantpourlesidéesdel’UDC.Ilsiège d’ailleurs au conseil d’administration de la Weltwoche,unhebdomadairequis’estvigou- reusement engagé pour faire élire Christoph BlocherauConseilfédéral. «Personnellement, j’ai toujours défendu l’idée que la Suisse pouvait très bien vivre sans entrer dans l’Union européenne. Au- jourd’hui, cette idée est partagée aussi bien par une majorité des Romands que des Alé- maniques», répondait Pierre Mirabaud au lendemain de la victoire de l’UDC aux élec- tions fédérales. Au sujet des bilatérales, le président de l’ASB fut l’un des premiers à proposerderenoncerauxaccordsdeSchen- gen/Dublinetàsigner«lesaccordsdéjànégo- ciésendehorsd’unenégociationglobale».Ce qui a poussé les critiques à se demander si «l’ASB ne prenait pas le reste de l’économie enotage». Y. P. PIERRE MIRABAUD, ASSOCIATION SUISSE DES BANQUIERS KEYSTONE MICHELVANDENEECKJOUDT/VU peut-être été prématurément capi- talisé par le mouvement européen. Les contrôles renforcés à la fron- tière allemande et les embarras qui en ont résulté pour les populations locales,coïncidantaveclatentative de l’UE d’imposer les réexporta- tions suisses, ont attiré l’attention du public, mieux que tous les dis- cours, sur les inconvénients qu’il y a à ne pas être membre de l’UE. A posteriori, il apparaît que cette pri- se de conscience aura produit un élanpropreàrendreSchengenpo- litiquement acceptable, mais sans effet réel, à ce stade, sur la problé- matiquedel’adhésion. Silesnégociationsbilatéralesbis sont un succès, il faut être conscientqu’onneparlerapasplus après qu’avant l’élargissement. L’interdit posé par l’expérience de l’EEE sur l’évocation de l’étape suivante demeurera tant que les accordsbilatérauxbisn’aurontpas été ratifiés par le parlement et ac- ceptés par le peuple. Si par contre les négociations devaient échouer, les rapports entre la Suisse et l’Eu- rope devraient évidemment être reconsidérés. Loin de pousser à l’adhésion,l’échecdelavoiebilaté- rale devrait au contraire débou- cher, au moins dans un premier temps, sur la recherche de solu- tions alternatives, dans le genre union douanière ou accord d’asso- ciation. Qu’il faille envisager ces solutions avec une Europe à vingt- cinq plutôt qu’avec une Europe à quinze, avec une Europe fédérale plutôt qu’avec une Europe centra- lisée ne change pas grand-chose à l’affaire. Dans l’intensité du rejet et de la méfiance que suscite en Suis- se la construction européenne, ni son étendue ni son architecture ne jouentungrandrôle. ■
  • 4. Le Temps P Date N CMJ 5e 04 03.05 4 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 ✶✶✶ Al’heuredel’élargissement,l’ancienprésidentduPartisocialistePeterBodenmannlanceunplaidoyerpourl’adhésionetréclameunprojet offrantdesréponsesclairesauxquestionsconcrètes,souslaformed’unprogrammede«NewDeal»entrelaConfédérationetl’Europe «LaSuisseestimpotenteparsafaute» Peter Bodenmann L ongtemps, on n’a plus parlé d’Union européenne. La question de l’Europe a été soigneusement évitée lors des dernières votations. Même les jeunes et la gauche sont devenus muets. Pourtant des tabous sont parfois brisés. Pour le patron de Migros, Anton Scherrer, la Suisse est menacée d’appauvrissement si nousn’entronspasbientôtdansl’UE.Pour l’ancien secrétaire d’Etat Franz Blankart, les citoyens qui ont voté contre l’Espace économique européen ne sont pas en droit deseplaindredubruitdesavionsdanslaré- gion zurichoise. Et pour le banquier Hans J.Bär,lesecretbancairen’apasdejustifica- tion éthique et n’a plus pour effet que de rendrenotreéconomieobèseetimpuissan- te.Parcequecesvoixsontinattendues,per- sonne n’y prête attention. L’Europe ne s’impose dans l’actualité que lorsque sur- gissent des problèmes concrets: l’aéroport de Zurich, les embouteillages à la frontière, la taxation des biens réexportés. Et tous pressententquecen’estlàqu’undébut. Nous sommes constamment importu- nés et irrités par de nouvelles surprises que personnen’avaitprévues.LaSuissesetient en permanence sur la défensive. Ni nos courbettes empressées ni nos voyages à Berlin ne font avancer les problèmes. Le processus d’intégration européenne s’ac- célèreetrendlasituationtoujoursplusobs- curepourlesHelvètes. En 1992, les Suisses ont voté sur l’EEE. Juridiquement, la majorité des cantons n’était pas requise; la majorité du peuple n’apasétéatteinteparcequelesVertsetdes militantsduPartisocialisteontdéposédans l’urne un non constructif. On attend tou- jourslespropositionsconstructivesdesop- posants à l’Europe. L’économie suisse stagnedepuis1992–est-ceunhasard?Au- cun autre pays de l’OCDE n’affiche un taux de croissance aussi bas. Les anciens pays membres de l’Association européen- ne de libre échange (AELE) enregistrent une croissance deux à trois fois plus vigou- reuse, malgré des quotes-parts de l’Etat plusélevées. Même sur le plan de l’écologie, la Suisse aperdusonavance.EnAllemagne,lesmai- sons doivent être mieux isolées que dans plusieurs cantons suisses. Dans le Steier- mark autrichien, les éoliennes produisent à 2000 mètres d’altitude 40 millions de kWh d’électricitéparannée,tandisquesurl’alpe de Gütsch (Uri), ABB démantèle la seule exploitation éolienne de haute montagne enSuisse.Ellenefonctionnaitpas… Ces dix années maigres, ces années de croissance anémique en comparaison in- ternationaleontdeuxcausesprincipales. Les revenus en Suisse sont répartis de manière trop inégale. Le fossé entre les dé- tenteurs du capital et les salariés se creuse. Le taux d’épargne continue d’augmenter; les Suisses ne consomment pas. Les inves- tissementspublicssontrégulièrementredi- mensionnéspardenouveauxprogrammes d’économies. Personne ne l’a mieux dé- montré que l’économiste et journaliste WernerVontobel. Parallèlement, la Suisse est prisonnière desstructuresdésuètesdesonmarchéinté- rieur. Alors que notre industrie d’exporta- tion est parfaitement concurrentielle à l’échelle internationale, notre économie in- térieureestàlatraîne,claudicante.C’estun refrain connu, entonné par le chœur des professeursd’économiebourgeois. La Suisse souffre sans doute d’une consommationinsuffisanteetdestructures restéesrigides. Faut-il croire à la relance? Résoudra-t- elle nos problèmes? La revue de gauche Prokla consacre son dernier numéro à la déflation mondiale qui menace. En Alle- magne,lemagazineWirtschaftswochesede- mande«silarepriseestdéjàdernièrenous». En raison de la morosité de son marché in- térieur et de la vétusté de ses structures, la Suisse serait doublement pénalisée par une stagnationenEurope. D’après les calculs de Werner Vontobel, les banques suisses gagnent 30 milliards de francs de trop par année. Dix milliards de trop, parce qu’elles gèrent une grande par- tie des capitaux internationaux «offshore». De l’argent placé discrètement en Suisse pour échapper au fisc du pays d’origine. Et encore 20 milliards de trop, parce qu’elles prélèvent des intérêts et des commissions beaucoup trop élevés pour leurs services. La revue syndicale Work a calculé que les intérêts réels pour des hypothèques blo- quées à cinq ans sont plus élevés en Suisse qu’enAllemagne.Etcecibienquelecapital coûte moins cher en Suisse. Même les banques Raiffeisen ont pu augmenter leur marged’intérêtde1,6%. La facture agricole, elle, est 4 milliards trop cher. Les paysans suisses reçoivent deux fois plus de subventions par année et par hectare que les paysans autrichiens. Et ils sont payés deux fois plus que les exploi- tants du Vorarlberg. Un agriculteur du Bade-Wurtemberg doit exploiter 100hec- tares pour nourrir sa famille; en Suisse, 20 suffisent. Voilà pourquoi les paysans de Schaffhouse peuvent payer davantage que les Allemands pour louer des terres sur sol germanique. Cela fait-il sens d’entretenir ainsi nos pauvres paysans? Mais oui, car ils sont la force politique dominante de l’UDC! L’UDC qui constitue la garde prétorienne des banques en défendant inconditionnel- lementlesecretbancaire. En Suisse, tout est plus cher. Les loyers sont en moyenne deux fois plus élevés qu’en Europe. Mais les voitures, les vête- ments,lesvélos,lesPampersetleslamesde rasoir sont encore de 30 à 40% plus chers, TVA déduite. Dès que nous serons dans l’UE, les grandes chaînes commerciales comme Aldi ou Lidl s’implanteront chez nous – comme elles l’ont fait en Autriche. Très vite, les prix des biens de consomma- tion quotidienne s’adapteront au niveau européen. La construction serait également meilleur marché. Du lavabo au sac de ci- ment. Mais nous devrons résoudre le pro- blème de la rente foncière. Aujourd’hui, le même appartement de quatre pièces coûte à Zurich deux fois plus qu’à Neuchâtel. Uniquementàcauseduprixduterrain.Les prix du terrain peuvent et doivent baisser. C’est possible en densifiant l’occupation dusoletencréantdenouvelleszonesàbâtir demanièreciblée. En Allemagne, les usines Holcim de Thomas Schmidheiny paient des amendes cartellaires salées pour leur ciment trop cher. Or, ce même ciment est vendu bien 30%pluscherenSuisse!Acausedumono- pole sur les prix, la facture des Nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA) renché- rit de 200 millions de francs. C’est Peter Teuscher, chef du chantier des tunnels de base, qui l’affirme. Et qu’observe-t-on? Ce scandale manifeste ne provoque pas le moindre remous. On note au passage que le nouveau chef des Finances fédérales, Hans-Rudolf Merz, fut pendant des dé- cennies un commis de l’industrie suisse du ciment… La politique est une alchimie entre plu- sieurs intérêts. Pour imposer son point de vue, il faut conclure des alliances afin de conquérir durablement une certaine hégé- monie dans les domaines économique, so- cial et politique. Sans alliés, les banques et les assurances ne sont pas assez fortes. C’est pourquoi elles défendent (encore) une politique agricole et territoriale obsolè- te, ainsi qu’une Suisse insulaire aux prix exorbitants. Voilà pourquoi on ne discute pasduprixduciment. Les opposants à l’Europe répètent – au moins sont-ils cohérents – toujours les mêmesarguments:1.Quiadhèreàl’UEen devientprisonnier.Iln’estpaspossibled’en sortir.Ladémocratiedirecteestsacrifiée,la Suisseperdsonindépendanceetsaneutra- lité. Et nous devrions financer substantiel- lement la reconstruction des anciens pays du bloc de l’Est. 2.L’abandon du secret bancaireaffaiblitlaplaceéconomiquesuis- se. La Banque nationale perd sa marge de manœuvremonétaireenralliantl’euro.Les taux d’intérêt et les loyers renchérissent. Une TVA de 16% conduit à plus d’Etat et mène les petites et moyennes entreprises à la ruine. 3. L’adhésion augmente la pres- sion salariale et aggrave le chômage. La main-d’œuvreétrangèrebonmarchéenva- hitlemarchédutravailhelvétique. Seule une alliance dégagera des majori- tés politiques pour l’adhésion à l’UE. Pour convaincreunemajoritépopulaire,cetteal- liance doit apporter des réponses claires à toutescesquestions.Elledevraitprendrela forme d’un «New Deal» entre la Suisse et l’UE, à l’image du programme appliqué pour sortir les Etats-Unis de la crise écono- mique dans les années 30. Ce contrat de- vrait satisfaire autant que possible et de fa- çon équilibrée les intérêts de tous les partisansdel’adhésion. Qui profitera de l’intégration européen- ne de la Suisse? Tous les acteurs écono- miques actifs dans les branches tournées versl’exportation;lessalariés;lesretraités. L’UE n’est pas une prison. Un Etat membre peut renoncer à son statut de membre. La Cour constitutionnelle fédé- rale allemande a statué dans ce sens. Cette clause de liberté figurera dans la Constitu- tion européenne. Cet argument n’est donc plusvalable. Beaucoup de décisions sont prises à Bruxelles. Qu’on le veuille ou non. De l’in- térieur, on peut au moins les influencer un peu. De l’extérieur, on ne peut qu’en prendre acte. Et c’est éprouvant, comme le montrent les exemples des accords de Schengen ou de la taxation des biens réex- portés. Ces arguments sont insuffisants. Pour faire accepter l’adhésion à l’UE, il faut étendre la démocratie directe. L’outil le plusimportantestleréférendumconstruc- tif. Le peuple doit pouvoir décider de l’orientation des lignes directrices. La ma- jorité des Suisses est pour la neutralité mili- taire.Laneutralitédoitdoncêtrerespectée. Aucun motif, tactique ou idéologique, ne justifiederemettreencausecetteévidence. Reste la solidarité. La Suisse devra de toute façon participer aux coûts de la re- construction de l’Est dans le cadre de ses relationsbilatéralesavecl’Union. LesexemplesdelaSuèdeetdelaGrande- Bretagnemontrentqu’ilpeutêtrepréférable degardersamonnaienationale.Danscecas, la marge de manœuvre d’un Etat pour agir surlaconjonctureresteplusgrande. Les gros bénéfices des banques tiennent au secret bancaire. Les banques rétribuent les épargnants modestement, mais elles ré- clament des intérêts élevés quand elles al- louentdescrédits.Quandleursmargesd’in- térêt seront sous pression, on peut prévoir quelesintérêtsréelsnegrimperontpas. En revanche, les prix de la construction peuvent et doivent diminuer. Et si la coali- tion des partisans de l’UE défend, comme mesure d’accompagnement, des terrains à bâtir moins chers, alors les prix du sol ainsi quelesprixdeventeetdelocationdesloge- ments baisseront. C’est dans l’intérêt de l’économied’exportationmaisaussidessa- lariés. RestelaTVAà16%.Ungisementdere- cettestrèsconvoitées.Lagauchevoudraity puiser pour casser le système antisocial de la prime individuelle unique pour l’assu- rance maladie. La droite, elle, songe plutôt àenprofiterpourbaisserl’impositionfédé- raledirecte.Uncompromisestpossible. Empoignons la question centrale des sa- laires et des places de travail. Sans conven- tionscollectivesdetravailquiontforceobli- gatoire, la libre circulation des personnes fait pression sur les salaires. Mais les CCT ne créeront pas des emplois. Or il manque aujourd’hui en Suisse 300000 places à temps complet. Quand les prix en Suisse baisseront, tous les secteurs d’exportation seront davantage concurrentiels. Ils ten- dront donc à créer de nouveaux postes de travail.Bien,maiscelanesuffirapas. En revanche, il faut admettre que des placesdetravaildisparaîtront,spécialement danslabanqueetl’agriculture.Cessecteurs serontlesvictimesduchangementdestruc- tures. C’est le sacrifice nécessaire pour ob- tenir une réduction générale des prix et des coûts.CommelaSuisseaprisdixansdere- tardsurlesautrespaysdel’AELEpourmo- derniser les structures de son marché inté- rieur,ledémantèlementdesplacesdetravail semblerarelativementbrutal. Seull’Etatpeutsusciterunevéritablede- mande économique. Il doit absolument in- vestir, substantiellement et dans les plus brefs délais, dans ses infrastructures trop longtemps négligées. L’enjeu est de taille: de 150000 à 200000 places de travail peu- vent être créées dans les cinq prochaines années. Les Etats-Unis dopent leur écono- mie en pratiquant un keynésianisme de guerre. C’est antisocial, mais cela leur réus- sitplutôtbien:ledollarbaisse;lesimpôtsdi- minuent;laguerrefaitrageenIrak.Dansce système, l’Etat s’endette pour stimuler la demande, laquelle suscite la croissance, qui renfloue les caisses de l’Etat. Le système fonctionne toujours, bien que les Etats- Unisimportentducapital.Ilfonctionneraà plus forte raison en Suisse, vers laquelle s’exportechaqueannéetoujoursplusdeca- pital. Pourfaireavancerunediscussion,ilfaut proposer un projet avec des réponses claires à des questions concrètes. C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer un programme pour un «New Deal» avec l’UE. Dans la mesure où le peuple a le der- nier mot, et puisque les opposants exagè- rent la moindre faille, un programme pour une adhésion à l’UE doit apporter du pro- grès économique, social et démocratique pourlamajoritédescitoyenssuisses. Au moment où la concordance politique s’épuise, le Parti socialiste demande à ses conseillersfédérauxd’afficherunprofilplus marqué. Le Palais fédéral est tout à fait ou- tillé pour formuler un programme d’adhé- sion concret. En posant à l’appareil admi- nistratiflesbonnesquestions,onestdéjàsur la piste des réponses correctes. Micheline Calmy-Rey devrait exploiter les nouvelles marges de liberté laissées aux conseillers fé- déraux. C’est à elle de présenter un projet charpentéde«NewDeal»avecl’UE. Déjà les Suisses ne racontent plus de blagues sur les Autrichiens. La question européenne s’imposera dans l’agenda poli- tique quand l’économie autrichienne aura rattrapé celle de la Suisse et que les Autri- chiens feront des blagues à nos dépens. Sans doute serons-nous alors tous d’avis quelavoiesolitaireestuneplaisanteriequia assezduré. ■ Cetexteaparudansla«WochenZeitung». Traduction:AnnedeVargas PeterBodenmann:«Beaucoup de décisions sont prises à Bruxelles. De l’intérieur, on peut au moins les influencer un peu. De l’extérieur, on ne peut qu’en prendre acte. Et c’est éprouvant.» BRIGUE, 13 NOVEMBRE 2003 GAETANBALLY/KEYSTONE “Notre pays devra de toute façon participer aux coûts de la reconstruction de l’Est dans le cadre de ses relations bilatérales avec l’Union ” “La question européenne s’imposera dans l’agenda politique quand les Autrichiens feront des blagues à nos dépens, et plus le contraire ”
  • 5. Beat Kappeler I l n’a fallu que quelques escar- mouches aux frontières et lors des négociations avec l’Union européenne pour ébranler cer- tains politiciens cantonaux et fé- déraux. On n’ose pas imaginer ce que ces cœurs faibles auraient fait comme politique pendant la Pre- mière ou la Deuxième Guerre mondiale! Aujourd’hui, leur for intérieur est meublé de deux convictions: la Suisse est dans les abîmes, pauvre et en disgrâce, et l’Europe est le modèle de société et d’organisation étatique naturel, normal, vers lequel tout régime converge inexorablement. C’est un peu simple, simpliste même comme fil conducteur pour la gestiond’unpays. Ce pays est économiquement riche,illeresteparl’accumulation d’un excédent extérieur de 40 milliards de francs par an, ce que les chiffres du produit inté- rieur ne montrent pas. Ce pays reste riche par son marché du tra- vail flexible, qui a battu le record du plein emploi lors du dernier cycle conjoncturel – et qui dès maintenant y tend à nouveau. La croissance de cette richesse avait été faible pendant les années 90, mais déjà en 1999-2001 la crois- sance était de retour, à des taux comparables à ceux de beaucoup de pays européens. Il est donc faux de dire que la croissance est absente; le tournant date déjà de cinq ans, et pendant le nouveau cycle, la croissance suisse devrait dépasser celle de l’Allemagne. La Suisse a intégré une proportion d’étrangers très supérieure à tous les autres pays d’Europe, et elle l’a fait dans de meilleures conditions. Il n’y a pas de problème de voile, de ghettos, de délinquance juvé- nile couvrant des pans entiers des villes. La Suisse a ses problèmes propres, et je ne les tais jamais. Le système politique fédéral n’a au- cune coordination. Les parle- mentaires ne suivent ni leur propre parti, ni leur groupe, ni leur gouvernement, et le gouver- nement ne démissionne pas, mêmes’ilreçoitdesclaquesreten- tissantes de la part de son électo- rat parlementaire ou populaire. Cette manière de gouverner pose problème,quelaSuissesoitàl’ex- térieur de l’Union ou à l’intérieur, le cas échéant. Il n’y a donc pas lieu de vouloir entrer dans l’Union pour avoir voix au cha- pitre. La Suisse ne pourra pas éle- ver sa voix, car elle n’en a pas une, maisquatreoucinq.Al’imagedes Etats-Unis, sa république-sœur, les différents pouvoirs de la Confédération se neutralisent ou- trageusement les uns les autres. Le politique n’a que peu de prise sur la société, sur les arts, sur l’économie. Une adhésion demanderait de changer cet ordre des choses, d’avoir un système de gouverne- ment plus constant, mais aussi d‘enrayerlerôledelasociétécivile par rapport au politique, vu l’étroite régulation européenne. Mais qu’y gagnerait-on? Les do- maines qui font problème en Suisse ne sont pas régis par l’Union, sauf la libéralisation des réseaux publics. Ce gouverne- ment peu courageux maintien- drait la surveillance des prix com- me aujourd’hui, il ne trouverait pas de solution aux caisses mala- die comme depuis quatre ans, il opérerait les mêmes extensions ou restrictions dans les transferts sociaux, comme les forces in- ternes le lui imposeront. La preu- ve de ce manque d’orientation et de réformes est administrée par les tribulations des gouverne- ments allemand, français et ita- lien, qui n’arrivent pas à prendre la moindre mesure qui s’impose pour les marchés du travail, pour les assurances sociales, pour la croissance économique, pour l’assainissement des déficits. Leur appartenanceàl’Unionnefaitpas pleuvoirdesréformessureux. Ensuite, les couacs, les contraintes, les coups tordus ne manquent pas dans la politique courante de l’Union. Rappelons l’hystérie de tous les gouverne- ments frères européens contre la formation de la coalition en Au- triche il y a cinq ans, rappelons les diatribes de Chirac contre la Po- logne qui osait avoir une autre opinion sur l’Irak et sur les droits de vote en Europe, ou encore la campagne actuelle du ministre al- lemand des Finances, Eichel, contre les impôts moins élevés de la Pologne et de l’Irlande. En ad- hérant, la Suisse ne pourrait pas faire l’économie de rixes de ce genre – par exemple à propos de ses impôts sur les sociétés si bas, de ses traversées alpines, de son secret bancaire, des fusions envi- sagées entre nos florissantes mul- tinationales et des sociétés proté- gées par la France. Les pays membres de l’Union dépendent des autres en de multiples occa- sions, ils doivent donc souvent cé- der quand tous les autres font la fronde contre eux, tandis que la Suisse, à l’extérieur, peut faire la sourde oreille – si ses gouvernants enontlecourage. Les domaines d’harmonisation de l’Union n’augmenteront plus, et la pression sur la Suisse non plus. Car ce qui peut être harmo- nisé l’est déjà. Après l’élargisse- ment, les pays sceptiques sur le tout-politique seront majoritaires dans l’Union. La position de contrepoids contre les Etats-Unis si chère à certains Français et Al- lemands n’est jamais majoritaire et ne fera pas bouger l’Union. Les neutres augmentent parmi les Etatsmembres,lesatlantistessont nombreuxetdéterminés. L’Union, elle, est-elle le modè- le d’organisation vers lequel le sens de l’histoire converge tout naturellement? On peut en dou- ter. L’Union est un projet des an- nées 50, époque où le principe de la non-discrimination entre les Etats faisait défaut. Depuis, la non-discrimination s’est imposée de plein droit avec les accords de l’Organisation mondiale du com- merce. Tout pays entre avec tous ses droits en relations avec tous les autres, et un arbitrage contrai- gnant lui préserve ces droits. On le voit encore avec la décision de l’OMC contre les subventions agricoles et les soutiens à l’acier américains. Imperceptiblement d’abord, clairement fonctionnel aujourd’hui, un type nouveau d’ordre international a vu le jour. C’est la société internationale, libre, ouverte d’avant 1914 qui est ressuscitée. Les nationa- lismes, mais aussi les unions ré- gionales seront un incident de l’histoire tourmentée du malheu- reux XXe siècle. La Suisse, lente et faisant du surplace en poli- tique, a brûlé les étapes, à travers les deux guerres, et avec son abs- tention à l’union régionale. Elle est déjà là où les autres arriveront plustard. ■ Le Temps P Date N CMJ 5e 05 03.05 La Suisse et la nouvelle EuropeLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •5 ✶✶✶ P U B L I C I T É Citroën C2 Prix gelé dès Fr. 13’990.- (C2 1.1i, X, 61 ch, 3 portes) ou Prime HDi de Fr. 2’555.-* *Offres valables du 1er au 31 mai 2004. Exemple: Xsara Picasso 1.6 HDi, Exclusive, 110 ch, 5 portes, Fr. 36’790.-, prime HDi de Fr. 8’155.-. 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Pourl’éditorialisteBeatKappeler,entrerdansl’Unioneuropéennenerésoudraitenrienlesproblèmesposésparlafaçondontnotrepaysestgouverné, etnenouspermettraitpasd’yfaireentendrenotrevoix,puisquenousn’enavonspasune,maisquatreoucinq «Noussommeslàoùlesautresarriveront» BeatKappeler:«Uneadhésiondemanderaitd’avoirunsystèmedegouvernementplusconstant etd’enrayerlerôledelasociétécivileauseindupolitique.Or,qu’ygagnerait-on?» BERNE, 7 NOVEMBRE 2001 ALESSANDRODELLAVALLE/KEYSTONE “Pendant le nouveau cycle, la croissance suisse devrait dépasser celle de l’Allemagne ”
  • 6. Endépitd’unétonnementoccasion- nel, le rôle de la Suisse comme île dans la mer européenne n’est pas vrai- ment ressenti comme quelque chose d’irritant. Je m’intéresserai moins à l’as- pect politique qu’à la perception psy- chologique de cette situation spéciale et aux conséquences qui peuvent s’en- suivre. Sil’onestpersuadé,commejelesuis,quel’Europeest un processus irréversible, on peut difficilement s’imagi- ner qu’on puisse maintenir longtemps une politique qui revientàavoirlebeurreetl’argentdubeurre. L’Europe, aujourd’hui, «s’in- dividualise», justement parce qu’elle s’élargit. Cela veut dire que chacun des 25 pays se sou- vient de l’histoire spécifique qui l’afaitnation.Maisqu’ainsi,dans l’ensemble,unenouvelleentitése crée, dans l’effort et la lutte. L’Europe sera plus qu’une zone de libre échange; plus, aussi, qu’une «grande Suisse». Ellevitunenouvellefondation. Cette nouveauté est difficile à définir. Mais, dans un monde où les Etats nationaux classiques perdent beau- coup de leur rôle, où un système de gouvernance par ré- seaux nationaux et internationaux remplace peu à peu les gouvernements traditionnels, l’Europe apparaît sou- dainement comme un précurseur. Elle anticipe même dans son hétérogénéité une «identité» moderne dans la- quelleconfluentdenombreusesculturesetbeaucoupde passé. Finalement, qu’elle ait un seul numéro de télé- phoneou25,l’EuropedoitfairefaceaudéfidesBalkans, de l’islam, du terrorisme, ou du fossé entre leNordetleSud,etelledoitlefaireavecdes politiquescommunes. Sitoutcelaestvrai,etn’estpasseulement le résultat d’une hypothèse naïve, on peut difficilement imaginer qu’un pays puisse se soustraire à l’aspiration enclenchée. Déjà maintenant, la situation est curieusement contradictoire. La Bulgarie et la Roumanie représentent le «prolétariat» européen en disant d’elles- mêmes que, si elles ne pouvaient pas s’intégrer à l’Euro- pe, elles s’effondreraient. A l’autre bout de l’éventail, il y al’«îledebien-êtreetdebonheur»européenne,laSuisse, qui dit d’elle-même que, si elle s’in- tégrait, elle s’effondrerait. Les uns ont un besoin existentiel d’une Eu- ropequipartageetquiconsidèreson extension vers l’Est comme un gain. Les autres ont besoin d’une Europe résolue à ne pas partager, ne voyant l’avantage de leur participation au projet que comme point de passage pour les transports et comme dépôt d’argent monta- gneux. Cela peut conduire à une perception très rapide delaSuissenonseulementcommeparadisséduisant,île des bienheureux, mais aussi comme vieillotte, un peu égoïste,horsdelaréalitéet,quoiqueaimable,éventuelle- ment parasitaire. Ce serait d’autant plus paradoxal que la Suisse représente le symbole non seulement de l’«abs- tention» commode mais aussi de ce que l’Europe pour- rait être, l’assemblage de plusieurs langues, cultures et histoires. Que cette absence suisse n’apparaisse cepen- dant pas comme un malheur, l’Europe a appris à vivre avecsesparadoxes. G.H. Le Temps P Date N CMJ 5e 06 03.05 6 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 ✶✶✶ DesEuropéensécriventauxSuisses: L’officialité. Première réunion des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Cinq, samedi à Dublin. «Bienvenue à la maison», lance le président du Parlement européen, Pat Cox. PAULFAITH/EPA L’avenir. Un jeune couple tchèque s’embrasse vendredi à minuit au centre de la vieille ville de Prague en liesse. Pour eux, l’Europe est synonyme d’espoir. RENEVOLFIK/EPA Latradition.Lesévêqueseuropéensprientpour«l’Europe del’esprit»lorsd’unemessedimanche.Ilssontréunisdevant uneégliseenconstructiondanslequartierdeWilanow,àVarsovie. CZAREKSOKOLOWSKI/AP “Quecetteabsencesuisse n’apparaissepascommeun malheur,l’Europeaappris àvivreavecsesparadoxes ” GunterHofmann estlecorrespondant politiqueàBerlin del’hebdomadaire hambourgeois «DieZeit» Partageroupas,telleestlaquestiondel’Europe Dansquelgenred’Unionvoulez-vousvivre? Alors nous y voilà enfin, «de retour en Europe», comme le demandait le slogan de notre Révolution de velours en 1989. Il y a quinze ans, à la chute du Mur, l’Europe était différente. Lorsque nous avons frappé à sa porte, de nom- breuses questions se sont posées, qui ont entraîné de nombreux changements, à l’est et à l’ouest. Pourquoi la Suisse ne fait-elle pas par- tie de cette histoire? Elle ne figure pas sur l’échelle de Richter des problèmes euro- péens. Tant mieux pour elle! Cet élargis- sement n’est pas comme les précédents. Il s’agit cette fois de se décharger d’un énorme paquet de questions et de pro- blèmes d’un demi-siècle européen, où les Suisses n’ont pas de place. La spécifi- cité de cet élargissement est la coïnci- dence d’une profonde transformation de l’UE elle-même avec un courant de changements et de réformes dans tous les pays européens, anciens et nouveaux. Pour les nouveaux membres d’Eu- rope centrale et orientale, l’adhésion n’a jamais été une question de simple appar- tenance institutionnelle. Pour nous, Tchèques, c’est une affaire de dimen- sion existentielle. Nous avons cherché à échapper à notre longue exclusion de l’Europe, qui a commencé il y a soixante- cinq ans à Munich. Notre chemin de re- tour vers l’Europe n’a pas commencé et ne s’arrête pas à Bruxelles. Pour nous, l’Europe est une notion plus large qui in- clut aussi l’OTAN et des pays comme la Suisse et la Norvège. Mais tandis que la Suisse et la Norvège pouvaient se payer le luxe de choisir à quelles institutions appartenir, y compris le choix excentrique des Suisses de ne pas être membres de l’ONU, des pays comme le nôtre n’avaient pas cette liber- té. Ayant vécu le côté sombre de l’histoi- re du XXe siècle, nous voyions l’Europe comme la promesse d’un avenir plus heureux. Bien que depuis 1989 nous connaissions mieux les réalités de l’Eu- rope, que nous ayons perdu quelques illusions et découvert quelques mythes, nous avons gardé le sentiment qu’en ac- ceptant les règles et les normes de l’UE nous acceptions les normes et les règles du monde occidental auquel nous étions déterminés à appartenir. Les négocia- tions ont parfois été dures, et l’adapta- tion davantage encore. Il y a des choses que nous n’aimions pas, mais nous sa- vions que nous devions y arriver. La Suisse n’est pas dans ce tableau. Bien qu’elle ne soit pas membre de l’UE, elle est européenne. Elle n’a pas l’obliga- tion de combler son retard et par consé- quent elle n’est pas directement contrainte de participer au processus d’unification de l’Europe. Elle est riche aussi. Elle n’a pas été soumise aux pires horreurs du XXe siècle. Son identité s’est construite sur sa différence par rap- port aux autres pays européens. Mieux vaut retourner la question et demander ce que l’Europe signifie pour les Suisses. Dans quel genre d’Europe les Suisses veulent-ils vivre? Je peux envisager une convergence des Suisses avec les autres Européens sur des sujets pratiques comme la sécurité, la cri- minalité, l’immigration, le commerce, l’environnement, l’information et autres. Enfait,iln’yaurapeut-êtrepasd’alterna- tive. Le problème pour la Suisse sera de savoir jusqu’à quel point elle veut partici- per directement aux prises de décision. L’appartenance et la participation aident énormément. Le pays serait un atout pour l’UE. Mais seuls les Suisses peuvent en décider. En attendant, parmi tous les problèmes que les Européens doivent af- fronter dans les mois et les années à venir, celui de l’adhésion de la Suisse à l’UE n’est certainement pas une priorité. Pré- cisément parce que la Suisse ne pose pas deproblèmeauxautres. P.S. PavelSeifterestambassadeur. IlareprésentélaRépublique tchèqueàLondresde1997à2003 LamajoritédesHongrois nerêventplusdelaSuisse On peut dire sans exa- gération que la majo- rité des Hongrois saluent avec une satisfaction pro- fonde le fait que leur pays soit devenu membre de plein droit de l’Union eu- ropéenne. Samedi 1ermai,leshabitantsdela capitale ont envahi les quais du Danube pour célébrer ce jour histo- rique. Seule une minorité aressentiunecertainejalousieenversles Suisses, neutres depuis l’éternité, jamais membres d’aucune alliance militaire ou économique. Cette ambiance spéciale s’explique par l’histoire. En oc- tobre 1956, à l’époque de la révo- lution démocratique hongroise, l’exemple helvétique a joué un rôle considérable. Imre Nagy, alors premier ministre, a déclaré plusieurs fois son intention de copier fidèlement l’exemple helvétique: neutralité militaire, retrait de la Hongrie du Pacte de Varsovie et du bloc écono- mique du Comecon. Les chars russes ayant malheureusement écrasé le soulè- vement démocratique, cette intention est restée un rêve et, pour la majorité des Hongrois, la Suisse est devenue un payslointainetenvié. Après le changement de régime, en 1990, les circonstances ont profon- dément changé. Grâce à une démocratisation rapi- de, la Hongrie s’est pro- gressivement rapprochée des grands pays occiden- taux. Elle est devenue membre d’abord de l’OTAN et, depuis quarante-huit heures, de l’Union euro- péenne. On ne peut nier qu’une assez grande partie de la population est restée sceptique et n’accep- te pas cette situation nouvelle avec en- thousiasme. Son rêve reste l’exemple de la neutralité suisse, de l’énorme richesse de la Suisse. Elle ne considère ni la Suisse ni les Suisses comme égoïstes mais constate seulement qu’en- vers cette partie de l’Europe l’histoire a étéplusgénéreuse. Malgré cela, pour nous, Hongrois, c’est une occasion extraordinaire et favo- rabled’apparteniràuneUnioneuropéen- nequiestcondamnéeausuccès. T. V. TiborVárkonyi estéditorialistedu quotidien«Magyar Hírlap»(dugroupe RingierenHongrie) etancienconseiller àl’ambassade deHongrieàParis, entre1990et1992 Poursefaireentendre,ilfautêtrededans En Suisse, vous vous deman- dez peut-être ce qui s’est passé pour qu’un pays à l’esprit libre comme la Lituanie accepte aujourd’hui de rejoindre une or- ganisation supranationale, délé- guant une partie de sa souverai- neté à l’autorité de Bruxelles, alors que beaucoup pensent en- core aux vestiges de l’ancien système centralisé? D’abord, les Lituaniens ont décidé eux-mêmes de rejoindre l’Union, contrairement à l’occupation forcée de l’Empire soviétique. Ensuite, ils consta- tent que l’intégration (éco- nomique) européenne est une réussite. Enfin, ils ont le sentiment d’appartenir psy- chologiquement, historique- ment et culturellement à l’Europe[…] Nous rejoignons l’UE alors qu’elle connaît d’im- portants changements. La nouvelle Constitution sera bientôt finalisée, dotant l’UE élargie de nouvelles disposi- tions. Les anciens et les nouveaux membres sont bien conscients que l’UE a besoin de s’adapter pour fonctionner correctement. Sur le Vieux Continent et ailleurs, beaucoup reprochent à l’Union européenne d’être devenue une institution lente, bureaucratique et moins efficace. Ses mau- vaises performances économiques, en comparai- son avec d’autres régions du monde, en sont la preuve et elle a urgemment besoin de ré- formes. La coopération économique, au- trefois efficace, produisait des résultats brillants pour les Etats membres et leurs populations. L’Union européenne a contribué à créer prospérité et sécurité, mais ce dynamisme s’est ralenti […]. L’Europe a besoin d’organes de décision efficaces, d’un marché unique fonction- nant rapidement, de traités simplifiés, de flexibilité etdedérégulationdansledomainedesaffaires.Les nouveaux membres vont apporter du sang neuf et, je l’espère, contribuer à rendre l’Europe plus ou- verte,efficaceetcompétitive. Les Lituaniens, comme les Suisses, sont très attachés à leur souveraineté. Même en rejoignant l’Europe avec opti- misme, nous savons que nos intérêts nationaux doivent être défendus. Même si notre taille, notre poids et notre in- fluence ne sont pas compa- rables à ceux des grands ac- teurs européens, je crois que notre voix en Europe peut et doit être entendue. Il faut simplement qu’elle soit claireetforte.Nousnousréjouissonsdeformerdes coalitions et de faire valoir notre point de vue contre une plus grande centralisation, une exten- sion des domaines de compétence de l’UE et une harmonisation des systèmes fiscaux. Le meilleur moyendedéfendresesintérêtsestd’êtredansl’ins- titution. G.S. Gintaras Steponavicius estdéputélibéral etvice-président duparlement deLituanie,àVilnius “L’adhésiondelaSuisse n’estpasunepriorité pourlesEuropéens, parcequelaSuisse neposepasdeproblème auxautres ” “EnSuisse,vousvous demandezpeut-êtrecequis’est passépourqu’unpays àl’espritlibrecomme laLituanieaccepte aujourd’hui derejoindrel’UE? ” “Enoctobre1956, àl’époquedelarévolution démocratiquehongroise, l’exemplehelvétique ajoué unrôleconsidérable ” I M A G E S D ’ U N W E E K - E N D H I S T O R I Q U E , E N T R E P R O T O C O L E , L I E S S E E T V I O L E N C E • Alors que leur pays entre dans l’Europe élargie, quatre personnalités de Hongrie, de Lituanie, de Slovénie et de la République tchèque s’expriment sur l’absence delaSuissedanscemomenthistorique,toutcommedeuxgrandesvoixdelapressefrançaiseetallemande
  • 7. Le Temps P Date N CMJ 5e 07 03.05 La Suisse et la nouvelle EuropeLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •7 ✶✶✶ L’ouverture. Les douaniers allemand et polonais se serrent la main sur une plage de la Baltique. Entre Swinoujscie et Ahlbeck, la frontière a été ouverte à tous les piétons. STEFANSAUER/EPA Lajoie.L’anged’unpontsurlaVltavailluminéparlesfeux d’artificetirésvendrediàminuitàPrague.Partoutàl’Est, laferveurpopulaireaétéplusintensequedansla«vieille»Europe. MARTINSTERBA/EPA Laprotestation.Quelque700manifestantsaltermondialistes protestentàDublinpendantlesommetdePhoenixPark. Pourlapremièrefois,la«Garda»irlandaiseutilisedescanonsàeau. JOHNGILES-PA/KEYSTONE «Tôtoutard,vousnousrejoindrez» • Elles expriment plus de compréhension et de curiosité que de blâme, d’autant que «la Suisse ne figure pas sur l’échelle de Richter des problèmes européens», maisellescomptentbienqu’unjouroul’autrenotrepaysvienneapportersacontributionàl’essorducontinent PourlesFrançaispeufarouchespartisansdel’élargissement, laparticularitéhelvétiqueestunbonargument On dit qu’un parti politique, les radicaux paraît- il, préparait l’adresse Internet suivante: y en a.com (lire: y en a point comme…), qui reprenait une vieille expression soulignant la spécificité suisse, voire romande. Il avait raison. Depuis le 1er mai, c’est encore plus vrai que par le passé. «Y en a point comme nous.» En tout cas, de moins en moins. La Confédération est cernée par 450 mil- lions d’Européens, et ce n’est pas le Liechtenstein, qui rêve d’adopter l’euro à la place du franc, qui la sauvera de l’isolement. Les Suisses doivent-ils s’en plaindre ou s’en ré- jouir? Toute la question est là. Pour leur ego national, l’élargissement de l’Union européenne, dans la mesu- re où il les épargne, est plutôt une bonne nouvelle. Le risque de banalisation est écarté. Comme celui d’être soumis à une bureaucratie bruxelloise qui n’a cure de la démocratie directe, des votations sur initiative po- pulaire et autres Landsgemeinden. Sans doute le franc suisse n’a-t-il pas été à la hauteur de sa réputa- tion en devenant la devise refuge des spéculateurs eu- ropéens en quête de stabilité face à un euro condamné à être pâlichon puisque des «sudistes» irresponsables (Français, Italiens, Grecs, etc.) avaient été introduits dans la monnaie unique. En fait, il n’en a rien été. L’euro est fort, trop fort parfois pour les exportateurs européens, et le franc suisse n’a rien gagné à l’intro- duction de la monnaie unique dans l’Union; il aurait mêmeplutôtperdudesasuperbe. C’est là que le bât blesse. S’il est bien qu’il n’y en ait point comme nous, il est plus irritant de devenir comme les autres. Or, les Suisses, qu’ils le veuillent ou non, tendent à s’européaniser. Ils sont confron- tés aux mêmes problèmes que leurs voisins. Pis, nombre de ces problèmes ne peuvent être efficace- ment réglés qu’en coopération avec eux. Avec le re- fus de l’intégration, il ne reste qu’une alternative: soit chercher des solutions solitaires à des difficul- tés «globalisées», soit trouver des arrangements bi- latéraux avec une Union européenne peu encline à consentir des cadeaux. A terme, la Confédération sera de plus en plus contrainte de suivre des direc- tives sur la définition desquelles elle n’aura eu au- cune influence. C’est le paradoxe du splendide iso- lement. Les souverainistes bornés, qui, il est vrai, ne sont pas l’apanage de la Suisse, ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes. En voulant affirmer leur indépendance, ils auront réduit leur liberté de déci- sion. Toutefois, du point de vue des Français qui n’ont jamais été de farouches partisans de l’élargis- sement de l’Union, la particularité helvétique est fi- nalement une bonne chose. Elle permet d’affirmer haut et fort aux candidats dont ils ne veulent pas entendre parler: «Il n’est pas nécessaire de faire par- tie de l’Union pour être européen. Voyez la Suisse!» D. V. DanielVernetestéditorialiste etdirecteurdesrelationsinternationales duquotidien«LeMonde» Votrerefusd’adhérerne peutêtretaxéd’égoïste «Vous, les Suisses, pouvez vous permettre de rester encore en dehors de l’Europe, et nous sommes habitués à vos particularismes et à votre rythme, comme pour l’entrée à l’ONU, mais je ne crois pas que cela durera. J’espère et je pense qu’un jour nous serons dans la même Europe, comme nous l’avons déjà été par le passé d’ailleurs: Suisses et Slo- vènes ont été intégrés dans la même entité eu- ropéenne pendant très longtemps, dans le cadre du Saint Empire romain germanique, puis, plus brièvement, sous la domination de l’Empire de Napoléon. Aujourd’hui, pour mon pays, pour toute l’Europe, mais aussi pour la Suisse, cet événement est historique, car il est un pas capital vers l’accomplissement d’un idéal pacifique, démocratique et respec- tueux des droits de l’homme à l’échelle de tout un continent. »Je ne pense pas que l’on peut taxer les Suisses d’être égoïstes en raison de leur refus d’entrer dans l’Union: toutes les nations le sont, et l’adhésion n’est pour aucune nation un acte de bienfaisance. Chacun a ses bonnes rai- sons, calcule ses avantages, et notre calcul a été différent du vôtre, mais je ne vais pas vous le reprocher. D’autant que la Suisse contribue tout de même largement au financement et à l’aide humanitaire internationale. Bien sûr, l’entrée de la Suisse à l’UE aura un intérêt pour le financement de l’Europe, puisque vous se- rez un pays contributeur net. La Slovénie le deviendra aussi rapidement, probablement d’ici à trois ans, d’où les questions qui se posent pour nous sur la vitesse d’adhésion de pays plus pauvres, à l’est et au sud, comme la Croa- tie, la Roumanie et la Bulgarie. Mais, d’un autre côté, nous pourrions aussi y trouver avantage, car la Slovénie va être exposée aux rigueurs et aux pressions de la frontière de l’Es- pace Schengen, sur les 300 kilomètres de sa frontière sud. Quand la Croatie entrera dans l’Europe, c’est elle qui prendra la relève. »L’exemple anti-européen de la Suisse n’a pas été utilisé en Slovénie, où il y a eu très peu de résistance à l’adhésion, avec 80% de soutien au référendum. Nous avons aussi nos isola- tionnistes, et des paysans pessimistes sur les conséquences de l’entrée dans l’Europe, mais leur poids est relativement faible. L’exemple de la Suisse et des autres pays neutres, l’Au- triche et la Suède, a en revanche été largement utilisé lors des débats sur l’entrée dans l’OTAN, qui a finalement été acceptée par ré- férendum avec 66% des voix en mars dernier.» Propos recueillis par Ariel Herbez AntonBeblerestprofesseuràlaFaculté desscienceséconomiquesetsociales del’UniversitédeLjubljanaetancien ambassadeurausiègedesNationsunies àGenève “Noussommeshabitués àvosparticularismes etàvotrerythme,maisjenecroispas queceladurera ” “Ilestirritantdedevenircomme lesautres,maislesSuisses, qu’ilsleveuillentounon, tendentàs’européaniser ” I M A G E S D ’ U N W E E K - E N D H I S T O R I Q U E , E N T R E P R O T O C O L E , L I E S S E E T V I O L E N C E
  • 8. Alain Campiotti, New York D ans l’abomination des tor- turesd’AbouGhraib,iln’ya pour les Etats-Unis qu’un rai de lumière: la dénonciation de la gangrène vient du pays lui-même. Les photos de détenus irakiens hu- miliésdanslagrandeprisondeBag- dad ont été montrées d’abord par la chaîne CBS. Ces documents répu- gnants font partie d’un matériel d’enquêtedontlecontenuestrévélé ce lundi par The New Yorker, un hebdomadaire.Maistoutleresteest noir. Les Américains sont confron- tés à cette honteuse réalité: dans la prison centrale de Saddam Hus- sein, où le dictateur maltraitait et tuait ses détenus, des soldats améri- cains ont, de la même manière, tor- turéettué. L’armée a ouvert deux enquêtes successivessurlesrumeursquicou- raient à Bagdad dès l’automne der- nier. Plus que des rumeurs, à vrai dire, et plus qu’un communiqué d’Amnesty International. En no- vembre, un vieux chef tribal et un journaliste d’Al-Jazira brièvement détenusàAbouGhraibavaientdéjà décrit comment ils avaient été hu- miliés,nus,latêtecouverted’unsac. La première enquête de l’armée étaitévasive.Laseconde,menéepar le général Antonio Taguba au mi- lieudel’hiver,estdévastatrice.Pour le moment, elle a conduit à sept in- culpationsenmars,etàunepremiè- re comparution – jusqu’alors secrè- te – devant un Grand Jury militaire, le 9 avril. Dix autres soldats sont aussi entendus. Ils appartiennent presque tous à la 372e compagnie de police militaire, une unité de ré- servevenantduMaryland. Lors de l’audience d’avril, un té- moin à charge a déposé devant le Grand Jury. Le soldat Matthew Wisdom a raconté ce qu’il a simple- ment entrevu quand il a participé à la livraison de sept hommes à Abou Ghraib. «Le sergent Snider a em- poigné mon prisonnier et l’a jeté sur unepile.J’aivulesergentFrederick, lesergentDavisetlecaporalGraner marchant autour de la pile et frap- pant les prisonniers. Je me souviens que Frederick frappait un prison- nier sur la cage thoracique.» Wis- dom est sorti, puis revenu: «J’ai vu deux détenus nus, l’un se mastur- bant devant un autre, à genoux, la bouche ouverte. Frederick s’est avancéversmoietm’adit:«Regarde ce que ces animaux font quand on leslaisseseulspourdeuxsecondes.» J’ai entendu le soldat England [une femme]crier:«Ildevientdur.» Le rapport d’enquête du général Taguba contient, au-delà de ces traitements dégradants, une longue énumération de tortures: les gar- diensversaientunproduitchimique oudel’eauglacéesurlecorpsnudes détenus; des chiens étaient utilisés pour effrayer les prisonniers, et au moins une fois, jusqu’à la morsure; d’autres ont été sodomisés au moyen d’une lampe ou d’un manche de balai; une autre fois, un policier militaire a entrepris de coudre une blessure infligée à un détenu qui avait été précipité contre un mur. Frederick a un jour frappé sifortquesavictimeétaitaubordde l’arrêt cardiaque. Et le sergent a ra- conté lui-même, dans une lettre à sa famille, qu’un prisonnier avait suc- combé un jour sous les coups de ses tourmenteurs. Ils l’ont placé dans unsacetdansdelaglace,pourl’éva- cuer discrètement deux jours plus tard. Lesinculpésontprisdesavocats, etilssedéfendent,accusantdesoffi- ciers du renseignement militaire, de la CIA, et des «contractants privés» de les avoir contraints à mettre ainsi les détenus dans des «conditions fa- vorables» avant les interrogatoires. Ils mettent en cause aussi la hiérar- chie. La générale Janis Karpinski, une femme d’affaires incorporée danslaréserve,quicommandaitde- puisjuinlesunitésenchargedespri- sons en Irak, a été rappelée aux Etats-Unis, et «réprimandée». Elle aussisedéfend.Ellenesavaitriende ce qui se passait dans le bloc 1A de Abou Ghraib où se déroulaient les tortures. La générale regrette tout juste de ne pas s’être montrée assez curieuse dans la grande prison, après avoir constaté que les hommes du renseignement militai- re cherchaient à détourner par tous les moyens les délégués du CICR descellulesdubloc1A. La hiérarchie militaire adopte la même attitude que George Bush après la diffusion des images d’hu- miliation par CBS. Elle condamne ces comportements, en affirmant qu’ils sont isolés. Le général Ri- chard Myers, chef de l’état-major général,aprétenduhierqu’iln’avait même pas pris connaissance du rapport Taguba, rédigé en janvier. Qui peut le croire? Il devrait se mé- fier. Le journaliste qui a mis la main pour The New Yorker sur ce docu- ment explosif est Seymour Hersh, l’homme qui avait fait éclater le scandaledumassacredeMyLai,au Vietnam,ilyaplusdetrenteans. ■ IRAK • L’armée a mené une enquête sur les mauvais traitements dans la prison proche deBagdad:explosive.Premièresauditionsavantlacourmartialepourseptinculpés • Les soldats se défendent en disant qu’ils obéissaient aux directives du renseignement militaire:ilfallaitmettrelesdétenusen«conditionfavorable»avantlesinterrogatoires Lestortionnairesaméricainsdelaprisond’Abou Ghraibmettentencauselahiérarchiemilitaire Le Temps P Date N CMJ 5e 09 03.05 InternationalLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •9 ✶✶✶ P U B L I C I T É Pourquoi quelqu’un menerait-il une campagne d’opinion contre le terrorisme ? Il n’y a pas d’avenir dans le terrorisme. Depuis plusieurs mois, vous lisez dans ces pages nos messages sur l’horreur et la gratuité du terrorisme. Pourquoi menons-nous cette campagne ? Parce qu’il faut bien que quelqu’un s’en charge. Quand on a un minimum de conscience, a-t-on le droit de rester passif et muet face aux terroristes qui ensanglantent la société civilisée ? Nous devons faire quelque chose. Ce problème ne concerne pas l’autre bout du monde. C’est le nôtre. Aujourd’hui, les sauvages attentats de Madrid sont la preuve que le terrorisme est une menace de plus en plus présente chez nous. Le fait est que, lors de la dernière décennie, près d’un tiers des attentats - 31% - a été perpétré ici, en Europe.(1) Evidemment, chaque attentat apporte son lot de souffrance. Pourtant, il est bon de se rappeler que d’autres attentats se seraient produits s’ils n’avaient été déjoués à temps par les forces de police et de sécurité d’une douzaine de pays.(2) Voilà pourquoi nous cherchons à attirer l’attention sur le terrorisme. Parce qu’il est vital de dénoncer ses dangers et ses contradictions et surtout, pour ouvrir le débat. Ne rien faire, c’est laisser faire le désastre. (1) Ministère américain des Affaires Etrangères, "Modèle de Terrorisme Global" (21 mai 2002) • (2) La plupart des attentats déjoués n’est pas ébruité pour des raisons de sécurité. Mais par exemple, voir “Des arrestations ont peut être déjoué des attentats au Yémen, en Bosnie,” Deutsche Presse-Agentur, 24 janvier 2002 et “Des troupes repoussent l’attentat ‘yougoslave’”, BBC News, 19 septembre 2000. EUROPEAN SECURITY ADVOCACY GROUP www.esag.info u’u Desclichéshumiliantspour lecontingentbritannique Dimanche soir, le débat faisait encore rage en Grande-Bretagne autour des photos très choquantes publiéeslaveilleparleDailyMirror, montrant notamment un soldat, supposé appartenir au régiment du Lancashire (QLR, Queen’s Lanca- shireRegiment),urinantsurunpri- sonnier ligoté et la tête couverte d’un sac de jute. L’opposition conservatrice attaquait le quotidien populaire de gauche pour la publi- cation de documents dont l’authen- ticité est sujette à caution. Mais, vraies ou pas, ces images ont déjà causé un tort immense et bien réel à unearméequi,jusqu’ici,avaitfaitde samaîtrisesurleterrainunemarque defabrique. Londres ne s’y est pas trompé. Avantmêmed’avoircherchéàvéri- fier l’origine et la qualité des photos, le Ministère de la défense a produit sonplushautgradé,legénéralMike Jackson,hérosduKosovo,quiafer- mement condamné les actes d’hu- miliation et de lynchage «indignes de l’armée britannique». Si l’affaire s’avère réelle, les soldats incriminés risquent la cour martiale et l’expul- sion de l’armée. Samedi, Tony Blair, «consterné et dégoûté», a dé- noncéaveclamêmevéhémencedes actions qui, attribuées à des élé- ments incontrôlés du QLR, pour- raientêtrelerésultatd’unevengean- ce,suiteaumeurtred’uncamarade. La police militaire britannique enquêtait déjà sur des allégations d’incidents de maltraitance envers des prisonniers irakiens remontant aux mois d’août et de sep- tembre 2003, durant lesquels un jeuneIrakienavaitperdulavie. Lesimagespubliéessamedisont- elles véridiques? Certains indices mettent en doute la thèse de l’arres- tation d’un voleur tournant à une débauchesauvageetsadiquedevio- lence, huit heures durant, à l’arrière d’un camion militaire. L’habille- ment des soldats, l’absence de marquesdecoupssurl’hommebat- tu, sa relative passivité lorsqu’il re- çoit un coup du canon d’une arme automatique sur les parties géni- tales, son T-shirt immaculé, le type d’arme porté par les soldats britan- niques, et même le type de camion (les deux n’auraient pas été dé- ployésenIrak),paraissentlouchesà denombreuxexperts. Dimanche soir, le tabloïd défen- dait la véracité de son scoop, pro- mettant même pour lundi de nou- velles révélations émanant des deux soldats qui ont fourni les photos au journal. A Londres, on est absolu- mentcatastrophédelatournureque prennent les événements. Malgré l’accroissement de la tension en Irak, les Britanniques ont jusqu’ici plus ou moins réussi à conserver la tolérance, sinon l’appui, de la majo- rité de la population. Ces images vont singulièrement leur compli- quer la tâche. Non seulement en- verslesIrakiens,maisaussienversla communauté internationale, qui re- connaissait jusqu’ici à mots cou- verts la qualité supérieure du travail des soldats britanniques. «Nous sommes furieux qu’une poignée de voyous ait souillé notre nom», a lâ- ché, dépité, le lieutenant-colonel John Downham, secrétaire général durégiment. Thierry Meyer, Londres L’authenticitédesimages publiéessamediestmise endoute.Londresalancé uneenquêtesansattendre. LeCICR doitparler LeComitéin- ternationaldela Croix-Rouge croittoujours queladiscré- tionestfertile. Maispeut-ilen- coresetaire? Sesdéléguésvisitentlagrande prisondeAbouGhraib.Maisde l’aveumêmedelagénéralequi commandaitlesunitésdema- tonsmilitaires,lesdétenusdu bloc1A,oùontétépratiquéesles tortures,n’étaientpasprésentés auxreprésentantsduCICR.A Genève,unetelletromperiepeut rappelerdemauvaissouvenirs: Therezienstadt… Lesdéléguésvisitentaussilespri- sonniersdétenussurlabasede Guantanamo,àCuba.Maislà,le refuspersistantdesEtats-Unisde respecterleProtocoledeGenève surlesprisonniersdeguerrea conduitleCICRàdonnerunpeu delavoix.Désormais,ledéfiqui luiestlancéestbienpluslarge.La presseaméricaineelle-mêmedé- crit,autantqu’ellelepeut,l’ar- chipelaméricaindedétentions secrètesquisemetenplaceau- tourdumonde,del’AsieduSud- Estàl’Amériquecentrale,en passantparl’Afghanistan(Bagh- ram)etl’Irak.Enautomneder- nier,unedélégationdesgardiens deGuantanamoétaitvenueà AbouGhraibpourprodiguerses conseils.Etlenouveaurespon- sabledel’ensembledescentresde détentionenIrakvientaussidela basedeCuba. LeCICRestfaceàunsystèmecar- céraldontonveutluidissimuler lespièceslesplussombres.Ladis- crétionn’estplustenable. A. C. COMMENTAIRE EPA UNE FORCE MULTINATIONALE dirigée par l’ONU participera au maintien de la sécurité en Irak après le transfert de la souveraineté aux autorités irakiennes le 30 juin, a affirmé dimanche le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. UN CIVIL AMÉRICAIN, Thomas Hamill, enlevé le 9 avril à l’ouest de Bagdad, est libre et semble avoir échappé dimanche à ses ravisseurs. Récupéré près de Tikrit, ce conducteur de poids lourds américain de 43 ans était porté disparu depuis le 9 avril. Le général Kimmitt n’a rien dit sur le sort des autres otages américains, civils ou militaires. Le 13 avril, la coalition avait indiqué qu’une quarantaine de personnes d’au moins 12 nationalités avaient été prises en otage en Irak en avril. Depuis, les forces d’occupation ne fournissent plus de chiffres. DEUX GÉNÉRAUX IRAKIENS, Mohammed Latif et Jassem Saleh, dirigeront la brigade de Falloujah chargée de ramener l’ordre dans la ville après le retrait des troupes américaines. Elle sera composée d’un millier d’hommes. LT S U R L E F I L Ils ont placé le prisonnier dans un sac et dans de la glace, pour l’évacuer discrètement Laparutiondecettephotoenunedutabloïdanglais aengendréunepolémique.Elle pourrait avoir été truquée.
  • 9. Le Temps P Date N CMJ 5e 10 03.05 International10•LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 ✶✶✶ ARABIESAOUDITE•Lafirmehelvético-suédoise ABBaétésamedilacibled’uneattaquemeurtrière Desterroristesmassacrent desexpatriésaunorddeRiyad S elon les autorités saou- diennes, deux Américains, deux Britanniques et un Australien ont été tués et trois personnes blessées samedi dans l’attaque menée par quatre hommes armés, qui ont ensuite été abattus au terme d’une cour- se poursuite et d’échanges de tirs avec les forces de sécurité, dont ils ont tué un membre et blessé18autres. Le corps d’au moins un des cinq Occidentaux tués a été mu- tilé puis traîné derrière un véhi- cule dans les rues de Yanbu, une villeportuaire. Les hommes armés avaient auparavant fait irruption dans les locaux d’une filiale du grou- pe helvético-suédois Asea Brown Boveri Ltd (ABB – lire ci-dessous) à Yanbu, à 350 km au nord-ouest de Riyad, où ils ont ouvert le feu, la première at- taque dans le royaume saoudien visant des Occidentaux depuis le début de l’année. L’un des as- saillants serait «Abdallah Saoud Abou Nayan al-Soubayi, qui fi- gure sur la liste des 26 terroristes les plus recherchés dans le royaume». Cette liste nominati- ve a été publiée en dé- cembre 2003 par les autorités après deux séries d’attentats contre des complexes résiden- tiels à Riyad qui ont tué 52 per- sonnesenmaietnovembre. Cette attaque intervient neuf jours après un attentat-suicide à la voiture piégée contre le quar- tier général des services de sécu- rité à Riyad qui a tué cinq per- sonnes,outresonauteur. LT/ AFP ISRAËL • Le parti du premier ministre a voté dimanche contre le projet d’évacuation unilatérale de la bande de Gaza présenté par ce dernier.Ariel Sharon devrait toutefois saisir le gouvernement et la Knesset LabaseduLikoudditnonauplanSharon Serge Dumont, Tel-Aviv L es sondages ne s’étaient pas trompés. Selon les estima- tions effectuées à la sortie des urnes, Ariel Sharon a perdu le réfé- rendum sur son «plan de séparation unilatérale» organisé dimanche au sein des deux cent mille militants du Likoud (son parti). Selon les pre- mières estimations, 56% ont voté contre et 44% ont soutenu cette ini- tiative prévoyant le démantèlement des colonies de la bande de Gaza moyennant le renforcement de cinq grands blocs d’implantations de Cisjordanie. Dimanche matin, les enquêtes d’opinion publiées par les grands quotidiens populaires avaient pour- tant décelé une remontée des «légiti- mistes» soutenant l’initiative du pre- mier ministre et un affaiblissement du camp des opposants au plan composédefauconsduLikoudain- si que du «Yecha», le lobby des co- lonsdeCisjordanieetdelabandede Gaza. Cependant, au moment où les opérations de vote débutaient dans les 460 bureaux de vote établis parlacommissionélectoraleduparti nationaliste, le Hamas et les «Comi- tés de résistance populaire» ont re- vendiquélemitraillaged’unvéhicule civil israélien se rendant vers le bloc de colonies de Gouch Katif (l’une des colonies de la bande de Gaza susceptible d’être démantelée). Tali Hatuel,unemèredefamilleenceinte de huit mois, et ses quatre enfants ont été tués par ses tirs. Quatre sol- dats de Tsahal venus a leur secours ontégalementétéblessésetdeuxdes membresducommandopalestinien ontétéabattus. La mort de cette mère de famille etdesesquatreenfantsasonnéladé- faitedéfinitivedespartisansdu«plan de séparation» puisque selon l’ex- pression de la chroniqueuse poli- tiqueAyalaHasson,«lesmilitantsdu Likoudontbeaucoupplustendance àvoteravecleurventrequ’àseservir deleurcerveau».Certes,Tsahalara- pidement réagi à l’attentat en tuant quatreactivistespalestiniensdesBri- gades des martyrs d’Al-Aqsa, dont deux chefs, lors d’un raid aérien à Naplouse en Cisjordanie, et en bombardant un bâtiment de Radio Al-Quds,unestationislamistesituée en plein centre de Gaza-City (sept blessés palestiniens). De plus, Ariel Sharon a affirmé que son «plan aura pour résultat d’empêcher de nou- velles tueries de ce type». Mais tout celan’apasconvainculamajoritédu Likouddesoutenirsoninitiative. Ces derniers jours, sentant venir la défaite, le premier ministre avait laissé entendre que le rejet de son plan pourrait «mener à de nouvelles élections législatives». Le chef de l’opposition, le travailliste Shimon Peres,ad’ailleursréclamédimanche desélectionsanticipées. Pour l’heure, ce n’est pas encore lecas.Eneffet,selonsonentourage, Ariel Sharon «tentera quoi qu’il ar- rive» de faire approuver le retrait de la bande de Gaza par son gouver- nement et par la Knesset (parle- ment) en passant au-dessus de l’opiniondesonparti.S’iln’yarrive pas,ildemanderalesoutiendel’op- position afin de faire voter une loi organisant un référendum national sur le sujet. Un scrutin qui risque cette fois de lui être favorable puisque 65% des Israéliens se dé- clarent en faveur de l’évacuation de la bande de Gaza. En supposant que cette loi ne puisse être votée, Sharon pourrait alors songer à mettre sa démission dans la balan- ce. Mais ce n’est sans doute pas pourtoutdesuite. ■ Après la mort de cinq de ses employés lors de l’attentat qui a eu lieu samedi à Yanbu, ABB a annoncé dimanche le retrait de son personnel expatrié de cette région. Ce départ, qui concerne en tout près de 120 personnes, aura lieu rapidement, a indiqué Bjorn Edlund, porte-parole du groupe basé à Zurich. «Ce retrait n’est que temporaire et ne remet pas en cause notre engagement dans la région, mais nous n’y retournerons pas avant que la sécurité ne soit rétablie», a-t-il précisé. Pour ABB, les terroristes ont visé des Occidentaux et non le personnel du groupe. «Nous n’avions qu’un bureau et vraisemblablement pas d’enseigne sur place, estime Bjorn Edlund. Nos collaborateurs étudiaient le développement de la raffinerie gérée par l’américain Exxon Mobil et le saoudien Sabic, parce qu’ABB l’a construite il y a cinq ans.» Cette raffinerie constitue un projet important pour ABB, qui refuse néanmoins d’en dévoiler le montant. F. L. ABB décide un retrait «temporaire» Versunnouvelembrasementpalestinien? Deux groupes armés palesti- niens, le Djihad islamique et les Co- mités de la résistance populaire, ont revendiqué la responsabilité de l’at- taque dimanche dans la bande de Gaza, au cours de laquelle une fem- me colon et ses quatre enfants ont été tués. Cette attaque, qualifiée de massacre par Israël, souligne le risque d’embrasement sur ce terri- toire clef du plan de Sharon. Ces dernières semaines, le premier mi- nistre palestinien, Ahmed Qoreï, a passé la plus grande partie de son temps à tenter de convaincre ses hôtesétrangersquele«plandesépa- ration» présenté par Ariel Sharon et soutenu par l’administration améri- caine «ne mènerait à rien». Si les Pa- lestiniensseréjouissentdevoiréven- tuellement démantelées les vingt et une colonies juives de la bande de Gaza, la plupart d’entre eux ne croient pas que cette initiative chan- gera leur vie, puisque le ministre is- raélien de la Défense, Chaoul Mof- haz, (partisan du plan de Sharon), prédit que ce territoire se transfor- meraenunesortedegrandeprisonà ciel ouvert contrôlée de manière en- coreplussévèrequ’aujourd’hui. Pour l’heure, l’Autorité palesti- nienne (AP) promet de ne pas assu- mer ses responsabilités dans les «zoneslibérées»delabandedeGaza si Israël ne négocie pas l’application du plan avec elle. Mais la réalité est différente, puisque l’ex-patron du Service palestinien de sécurité pré- ventive Mohamed Dahlan prépare d’ores et déjà le terrain. Le 14 avril, apprenant que George Bush se ran- geaitducôtédeSharon,Arafatavait estimé pour sa part que «les chances d’aboutir un jour à la paix sont dé- sormaisfoutues».Renforcédansson pessimismeparsesconditionsdevie difficilesdanslaMuqataa(sonquar- tier général de Ramallah), il semble persuadé qu’une nouvelle flambée de violence est en cours de prépara- tion et met tout en œuvre pour ne pas laisser les milices autonomes supplanter les services de sécurité quiluisontrestésfidèles. S. D., Tel-Aviv Avantlevotededimanche, lesleaderspalestiniens sesontlesunsetlesautres positionnésparrapport auplanSharon. P U B L I C I T É
  • 10. Larancœurdelajeunegénérationmusulmanethaïlandaise I ssu d’une famille de com- merçants de Yala, dans le sud musulman de la Thaïlande, Kamalluddin, un enseignant de 37 ans, est typique des jeunes musulmans thailandais ouverts d’esprit, dotés d’une solide édu- cation et cosmopolites. Il a ap- pris l’anglais par lui-même dès son enfance et le maîtrise parfaitement bien qu’il n’ait jamais mis les pieds en Occi- dent. Il a toujours gardé le contact par téléphone ou par courrier électronique avec un ami australien venu étudier les plantations d’hévéas de sa région il y a près de vingt ans. Kamal- luddin est passionné de politique internationale et dévore tout ce qu’il peut de littérature étrangè- re. Mais les violents affronte- ments entre forces de l’ordre et jeunes musulmans thaïlandais mercredi dernier, qui ont provo- qué 112 tués, l’ont profondé- ment remué. «Parfois le gouver- nement thaïlandais traite les musulmans de manière injuste», lâche d’une voix douce le jeune homme portant barbe et calotte islamique. Le roi,symbole d’unité Comme les 3,5 millions de musulmans du sud thaïlandais, Kamalluddin est de culture ma- laise, mais de nationalité thaïlan- daise. Il dit avoir toujours bien vécu cette double identité. «Je suis fier d’être Thaïlandais, par- ce que nous avons un bon roi. J’aime notre roi», confie-t-il. La monarchie thaïlandaise, et tout particulièrement le souverain ac- tuel Bhumibol Adulyadej ont toujours joué et continuent à jouer un rôle crucial pour facili- ter l’intégration des musulmans malais à l’Etat-nation thaïlan- dais. Le roi a fait bâtir un de ses palais à Narathiwat, près de la frontière malaisienne, pour dé- montrer son souci de la minorité musulmane. En revanche, les re- lations des Malais musulmans du sud thaïlandais avec le gou- vernement central et surtout avec les administrateurs locaux, des Thaïlandais bouddhistes ve- nus d’autres provinces, ont long- tempsétédifficiles. L’histoire explique en partie cette dysharmonie. Le traité an- glo-siamois de 1909 a arbitraire- ment coupé en deux les sultanats du nord de la Malaisie britan- nique et rattaché plusieurs d’entre eux à la Thaïlande. Le dictateur thaïlandais ultra-natio- naliste Phibulsongkram a répri- mé les pratiques religieuses et culturelles des musulmans thaï- landais jusqu’à la fin des années 1950. «Depuis, notre situation a connu beaucoup d’améliora- tions», reconnaît Kamalluddin, qui enseigne l’anglais et les ma- thématiques dans une école isla- mique privée de Yala. Les mu- sulmans peuvent désormais s’habiller à la mode islamique, même dans les universités et dans les bureaux de la fonction publique. Le gouvernement thaïlandais soutient financière- ment les écoles islamiques pour autant qu’elles intègrent une par- tie du cursus général. «En fait, les écoles islamiques et les prêches dans les mosquées sont beau- coup moins contrôlés en Thaï- lande qu’en Malaisie», dit Ka- malluddin, qui a vécu deux ans dans l’Etat malaisien de Perak. Aucun gouverneur musulman N’empêche: lui comme la plu- part des musulmans du sud thaï- landais ressentent parfois mal l’at- titude des fonctionnaires locaux, délégués par le gouvernement de Bangkok,qui,jugent-ils,lesvoient comme des «Thaïlandais à part» à quionnepeutpasfaireconfiance. «Si le gouvernement voulait vrai- mentrésoudreleproblèmedusud thaïlandais, il devrait nommer un gouverneur provincial musul- man», estime Kamalluddin. Vai- roj Piphitpakdi, un député musul- man local, donne pour exemple l’arrestation l’année dernière de quatre enseignants d’une école is- lamique qualifiés par Bangkok de membres de l’organisation terro- riste régionale Jemaah Islamiyah. «Le gouvernement veut juste plai- re aux Américains», juge le dé- puté. Ce contexte a favorisé l’im- plantation du wahhabisme – la version saoudienne de l’islam fondamentaliste –, que les mu- sulmans thaïlandais de retour des madrasa d’Iran et du Moyen- Orient ont commencé à diffuser au début des années 1980. «Nous avons le désir d’établir un Etat is- lamique, mais nous n’en avons pas les moyens», indique Rawse- di Lertariyapongkul, président de l’Association des jeunes mu- sulmans de Thaïlande qui a son siège à Yala. Lui comme Kamal- luddin pensent que la charia (la loi islamique) «devrait être appli- quée pour tous les musulmans en Thaïlande et partout dans le monde». A Yala, une seconde mosquéead’ailleursétéconstrui- te, en plus de celle contrôlée par le gouvernement pour permettre, selon nos interlocuteurs, «d’en- tendre des prêches qui disent ce qu’on a envie de dire contre le gouvernement». Les politiciens locaux affirment que plusieurs écoles coraniques et plusieurs mosquées de la région sont deve- nues des cénacles de l’islamisme. «On y prêche l’islam avec une no- tion séparatiste», dit une source gouvernementale. Kamalluddin, lui, a une autre interprétation. «Wahhabite est la façon dont on appelle les musul- mans qui vivent selon l’islam pur. Si vous m’appelez wahhabi- te, ce n’est pas un problème pour moi», lance-t-il. Arnaud Dubus, envoyé spécial à Yala Le Temps P Date N CMJ 5e 11 03.05 InternationalLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •11 ✶✶✶ P U B L I C I T É Jean- Philippe Maitre Conseiller national PDC, Genève Des déductions supplé- mentaires pour enfants, frais de garde et familles monoparentales: enfin une aide en faveur des familles! Le 16 mai 2004 ouiau paquet fiscal à une baisse d’impôts! www.baissedimpots.ch Comité romand «OUI à une baisse d'impôts» CP 3085, 1211 Genève 3 • Resp. M. Basset P U B L I C I T É Les 850 millions d’économies réalisées dans la 11e révision de l’AVS auraient dû être réinvestis dans l’introduction d’une retraite anticipée financièrement accessible à tous. Eric Favre Vice-président SYNA Syndicat interprofessionnel NON le 16 mai 2004 à la 11e révision de l’AVS Nouvelle interpellation d’un prêcheur islamiste en France Le responsable turc d’une mosquée parisienne a été placé sous le coup d’un arrêté d’expulsion samedi, quelques heures à peine après les propos du ministre de l’Intérieur devant les responsables du culte musulman en France sur la poursuite des expulsions d’imams inté- gristes. L’homme interpellé, Mihdat Guler, 45 ans, de nationalité turque, est président de «l’Association islamique en France», qui gère une mosquée située dans le XIe arrondissement de Paris. Au Minis- tère de l’intérieur, on a confirmé que l’homme était «en attente d’exé- cution d’un arrêté d’expulsion», sans plus de précision. Cette inter- pellation intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Dominique de Villepin, a déclaré samedi devant les présidents des Conseils régio- nauxducultemusulmanenFrancequ’ilentendait«poursuivre»lesex- pulsions d’imams extrémistes. Le 21 avril, le gouvernement français avait procédé à l’expulsion de l’imam algérien de Vénissieux, près de Lyon, Abdelkader Bouziane, qui avait défendu le châtiment corporel des femmes. Celui-ci, après avoir obtenu de la justice l’autorisation de revenir,adéposéunedemandedevisaderetour.(AFP) La Pologne change d’exécutif La Pologne s’est dotée dimanche, au lendemain de son adhésion à l’Union européenne, d’un nouveau gouvernement dirigé par un éco- nomiste respecté, Marek Belka, mais qui doit encore être approuvé par le parlement. Le président, Aleksander Kwasniewski, a qualifié le nouveaugouvernement,issuduPartisocial-démocrateetdesonallié Union du travail (UP), au pouvoir depuis les législatives de sep- tembre 2001, d’«équipe d’experts». Le président Kwasniewski a offi- ciellement accepté la démission de Leszek Miller – annoncée le 26mars–etaussitôtnomméaupostedepremierministreMarekBel- ka. Une première réunion de cette équipe était annoncée pour la soi- rée. Pour souligner l’importance que la Pologne attache à l’UE, Ma- rek Belka a endossé la casquette de président du Comité à l’intégration européenne et a déclaré qu’il rentabiliserait les fonds mis à disposition par Bruxelles. Ce proche d’Aleksander Kwasniewski vient de rentrer d’Irak où il était chargé de l’Economie au sein de l’équipedel’administrateuraméricainPaulBremer(AFP) Tableau sombre pour la liberté de la presse en 2004 Près du tiers de la population mondiale est privée de liberté de presse, constate amèrement l’organisation Reporters sans frontières (RSF) dans son rapport annuel 2003 publié à l’occasion de la 14e Journée internationale de la liberté de la presse, lundi. «Plus de 130 journa- listes sont actuellement emprisonnés pour avoir voulu nous infor- mer» et «jamais le nombre de journalistes tués n’avait été aussi élevé depuis 1995», indique RSF. En 2003, 42 journalistes ont été tués, dans l’exercice de leur profession ou pour leurs opinions, principale- ment en Asie et au Moyen-Orient (guerre d’Irak) contre 25 en 2002. 766journalistesontétéinterpellés,plusde1460agressésoumenacés et 501 médias censurés, rappelle RSF, qui avait déjà dressé son noir bilanannuelenjanvier.Pourfinancersesactivités,RSFproposecette année à la vente un album photos de Dominique Isserman (12 francs). La section RSF suisse invite pour sa part à Genève la veuve du journaliste haïtien Jean Dominique, Michèle Montas. Elle seraauCinémaBrodway,lundià19heures.(AFP) FRANCE • Vive émotion après la découverte vendredi de sépultures juives profanées dans plusieurs cimetières enAlsace et en Saône-et-Loire. Sur fond de polémique entre Sarkozy et le PS sur la lutte contre l’antisémitisme Cimetièresjuifsprofanés:laFrance seretrouveconfrontéeàl’antisémitisme Laurent Wolf, Paris D imanche en fin d’après- midi, le maire de Herrli- sheim,enAlsace,etleprési- dent du Consistoire israélite du Haut-Rhin participaient à un ras- semblement organisé par l’Union des étudiants juifs de France pour protester contre la profanation de 127 tombes dans le petit cimetière juifdelacommune.Cetteprofana- tion a provoqué une émotion considérable. Elle a été condamnée publiquement par de nombreux dignitaires religieux et par les res- ponsables de tous les partis poli- tiques, y compris Jean-Marie Le Pen. Jacques Chirac a qualifié ces actes d’«abominables et intolé- rables». Sigles nazis et insultes Vendredi dernier, un employé de la commune découvre des ins- criptions à caractère raciste – un drapeau allemand proclamant «Sieg fuer unseren Fuehrer» (gloire à notre Führer), des croix gam- mées, des sigles SS, le nom d’Adol- ph Hitler, les dates du 30 avril 2004 et du 30 avril 1945 (jour de la mort d’Adolf Hitler) – sur les tombes du petit cimetière (dont les plus an- ciennes datent de la fin du XVIIIe siècle) situé à l’écart du vil- lage. Selon le maire, cette profana- tionestlacinquièmedepuislafinde la dernière guerre mondiale. La précédente a eu lieu en août 1992. Près de 200 pierres tombales avaient été renversées et 53 brisées. Les auteurs n’ont jamais été retrou- vés.Lesactesdecegenreseprodui- sent régulièrement en France (au moins 17 depuis 1990). Le plus ré- cent a eu lieu en novembre 2003 au cimetière juif de Marseille (sept tombes recouvertes d’inscriptions antisémites). Ces événements interviennent dans un climat troublé par une po- lémique qui oppose Nicolas Sarko- zy au Parti socialiste. Cette semai- ne, un élu de gauche interrogeait avec une certaine vivacité le mi- nistre de l’Economie et des Fi- nances sur la publicité tapageuse organiséeautourdesonvoyageaux Etats-Unis. Après avoir averti ce député qu’il n’allait «pas être déçu par sa réponse», Nicolas Sarkozy a ajouté: «J’ai été l’invité de la totalité desassociationsdejuifsaméricains, qui ont souhaité remercier la Fran- ce pour le combat déterminé que nous menons contre l’antisémitis- me[…].Jevaisvousfaireuneconfi- dence: cela ne risquait pas d’arriver à M. Vaillant [ministre de l’Inté- rieur de gauche] car, après cinq an- nées du gouvernement de M. Jos- pin, on était arrivé à faire croire aux Etats-Unis que la France était un pays antisémite!» Cris, interruption de séance, demande d’excuses pu- bliques… Nicolas Sarkozy persiste dans ses affirmations. Le président de la République déclare que «l’an- tisémitisme est un sujet trop grave pourentretenirlapolémique». Samedi, après la profanation de Herrlisheim, et avant un comité in- terministériel prévu aujourd’hui chez le premier ministre, les statis- tiques des actes de violence antisé- mite ont été rendues publiques. Elles indiquent que le nombre des menaces est passé de 191 à 160 du premier trimestre 2003 au premier trimestre 2004, et celui des actes antisémites de 42 à 67. Pour com- pliquer encore cette situation confuse et inquiétante, d’autres profanations associées à des ins- criptions nazies ont eu lieu ce week-end, mais dans des cime- tières chrétiens. L’une au cimetière catholiquedeNiederhaslachenAl- sace (une vingtaine de tombes re- couvertes d’inscriptions), l’autre au cimetière multiconfessionnel de Saint-Brice de Mâcon en Saône- et-Loire (une dizaine de tombes détériorées). ■ Unmembredelacommunautéjuivealsacienneparcourtlecimetièreprofanéd’Herrlisheim. JacquesChiracaqualifiécesactesd’«abominablesetintolérables». HERRLISHEIM, 2 MAI 2004 EPA/CHRISTIANHARTMANN GÉORGIE • Le président, Mikhaïl Saakachvili, a lancé dimanche un ultimatum à la di- rection de la République autono- me d’Adjarie qui défie son autori- té, lui donnant dix jours pour désarmer ses milices et se conformer à la Constitution du pays, sous peine d’une interven- tion. (AFP) RWANDA•Le président, Paul Kagamé, amenacéde renvoyerdestroupesenRépu- bliquedémocratiqueduCongo (RDC)silegouvernementdela RDCetlaMissiondel’ONUn’in- terviennentpaspourempêcher desrebellesrwandaisextrémistes d’attaquerleRwanda.(AFP) BRÈVES REPORTAGE THAÏLANDE •Après la répression féroce des forces de l’ordre, qui ont abattu une centaine de personnes jeudi dernier à Pattani, le sud de laThaïlande se réveille sonné. L’influence des prêcheurs wahhabites y est réelle, dopée par l’ostracisme de la part des autorités de Bangkok
  • 11. Sylvain Besson D écidément, Ruth Metzler ne fait rien comme les autres conseillers fédé- raux. Cinq mois après son éviction forcée du gouvernement – un évé- nementinéditdansl’his- toire suisse récente –, l’Appenzelloise sort de son silence en annon- çant la parution d’un livre de mémoires qui racontera ses années au Conseil fédéral. L’ouvrage, qui sera disponible en juin, s’intitule «Grissini et Alpenbit- ter», du nom d’un alcool aux herbes de son canton natal. Son goûtdevraitêtreplutôtamerpour deux des hommes forts de son parti, le conseiller fédéral Joseph Deiss et le chef du groupe parle- mentaire PDC, Jean-Michel Cina. A mots couverts, elle les ac- cuse d’avoir organisé son éviction et de ne lui avoir laissé presque aucune chance de conserver son postedeministredelaJustice. Dans un entretien accordé au journal alémanique NZZ am Sonntag, Ruth Metzler explique qu’elle n’était «pas d’accord» avec la tactique suivie par son parti lors de l’élection du Conseil fédéral, le 10 décembre 2003. Le groupe des parlementaires PDC avait alors décidé qu’en cas de non-ré- élection, elle ne serait pas oppo- sée à Joseph Deiss lors du tour de scrutin suivant. «Il est évident que jen’avaispaslesmêmeschances», commente-t-elle. Ruth Metzler ajoute qu’elle n’a eu «pratiquement aucun» contact avec son parti et avec Joseph Deiss depuis cette date. Ce lundi, l’ancienne mi- nistre de la Justice re- tournera pour la pre- mière fois au Conseil national, mais en tant que simple spectatrice des débats. «Je ne trou- verais pas correct que certaines personnes me saluent particulièrement», précise-t-elle, sans nommer les personnes en question. L’ancienne conseillère fédérale confirme ainsi les grandes lignes du livre publié par le journaliste Marc Comina, Pouvoirs et in- trigues au Palais fédéral (Editions de l’Aire). Il décrit comment un trio masculin composé de Jean- Michel Cina, le chef du groupe parlementaire, Philipp Stähelin, le président du parti à l’époque, et Joseph Deiss ont élaboré la straté- gie qui a conduit à l’éviction de Ruth Metzler, jugée trop indé- pendante et trop déconnectée du monde politique helvétique. «Beaucoup de parlementaires PDC découvriront dans mon livre des choses qu’ils ignoraient sur ce qui s’est passé entre Ruth Metzler et la direction du groupe parlementaire», affirme Marc Comina. «Comme après un deuil familial» Au sein du PDC, certains mili- tants et parlementaires estiment avoir été très peu informés des né- gociations qui ont précédé les évé- nements du 10 décembre. «Il y a beaucoup de tabous, l’affaire n’a pas été élucidée de A à Z», estime le conseiller national valaisan Christophe Darbellay. «C’est comme après un deuil familial, on ne parle plus de rien au sein du parti. On sait qu’il y a eu des gens qui ont voté pour Christoph Blo- chercontreRuthMetzler,maisun seul d’entre eux [le parlementaire appenzellois Carlo Schmid, ndlr] a avoué, on ne sait pas qui sont les autres. Comment voulez-vous continuer à travailler avec un cli- mat de confiance dans des cir- constances pareilles? Je vais de- mander des explications au groupe.» Chef de file des parlementaires PDC, Jean-Michel Cina tient à contrecœur le rôle du «méchant» dans l’actuelle polémique. Il parle de «théorie du complot» qui, selon lui, ne «tient pas»: «On s’est battus bec et ongles pour conserver nos deux sièges au Conseil fédéral. La stratégie choisie était celle du groupe parlementaire, approuvée par les deux conseillers fédéraux. Ça fait encore mal à Ruth Metzler d’avoir perdu, et ça nous fait mal aussi.» Jean-Michel Cina assure qu’il donnera dès ce lundi l’occa- sion aux parlementaires PDC de poser «toutes les questions» sur les circonstances du vote du 10 dé- cembre. «On en a déjà parlé à plu- sieurs reprises, mais, vu les der- niers développements, c’est deve- nuànouveaunécessaire.» ■ L es votations du 16 mai sus- citent une tension certaine dans le monde agricole. L’Union suisse des paysans (USP), qui a recommandé le oui aux deux projets AVS, s’est bien gardée de donner un mot d’ordre sur le paquet fiscal, un sujet de natureàfâcherdanssesrangs. Les paysans sont bien conscients qu’ils sont dans le col- limateur du nouveau programme d’économies du Conseil fédéral. Rétribuée par les fonds publics pour ses prestations d’intérêt général, l’agriculture ne peut pas soutenir un projet tendant à di- minuer les ressources financières de l’Etat, a ainsi argumenté offi- ciellement l’organisation faîtière de la paysannerie suisse. C’est ce que lui reproche l’UDC, qui a or- ganisé un comité agricole en fa- veur du paquet fiscal. Ledit co- mité fonde essentiellement son argumentation sur le fait que le paquet fiscal induira un retour de la croissance, donc une améliora- tion des finances fédérales, et par conséquent une moindre pres- sion sur le budget de l’agricul- ture. «Pantins manipulés» Avec un revenu moyen de quelque 30000 francs par per- sonne active, et pas concernés par la suppression de la valeur lo- cative, les exploitants agricoles n’ont pourtant pas tellement d’avantages directs à attendre du paquet fiscal. Le comité agricole qui le soutient dresse du reste un catalogue d’avantages très indi- rects. Le volet logement va dyna- miser les régions sylvicoles, rele- vait ainsi le Vaudois André Bu- gnon, qui voit également les cam- pagnes profiter du relèvement de la franchise pour les droits d’émission. La création de ce comité agri- cole, qui compte essentiellement des parlementaires démocrates du centre et deux radicaux, le Saint-Gallois Walter Müller et le Valaisan Jean-René Germanier, a fait quelque bruit dans le mon- de agricole, un bruit qui est venu s’ajouter aux remous causés par l’exigence de la direction de l’UDC d’un nouveau program- me d’économies de 3,5 milliards. On peut lire dans le dernier ser- vice de presse du Parti radical suisse une réaction extrêmement violente du conseiller national John Dupraz. Certes, le Gene- vois n’a pas l’habitude de mâcher ses mots, mais il s’en prend au- jourd’hui avec une vigueur tout à fait remarquable aux membres du comité, qu’il traite de «pantins manipulés par des gens qui [c’est ici economiesuisse qui est visée, ndlr], en cas d’acceptation, fe- ront une majorité avec la gauche contre les intérêts de l’agricultu- re». L’UDC est-elle encore le parti des paysans, s’interroge par ailleurs John Dupraz, qui se de- mande quand Christoph Blocher va proposer un franc pour le budget de l’agriculture. Même si les paysans sont de moins en moins nombreux, le vote, agrico- le, acquis à 80% à l’UDC lors des dernières élections, demeure néanmoinsunenjeuélectoral. D. S. Miéville Le Temps P Date N CMJ 5e 13 03.05 SuisseLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •13 ✶✶✶ P U B L I C I T É Comité «Oui à l’AVS» - CP 3303 - 1211 Genève 3 J.-Cl. Chappuis, resp. - www.avs-oui.ch OUI à la 11ème révision de l’AVS le 16 mai Assurons aujourd’hui nos rentes de demain. La 11ème révision adapte progressivement notre AVS à l’évolution démo- graphique, économique et sociale avant qu’il ne soit trop tard Mme Françoise Saudan, conseillère aux Etats radicale LaconseillèrefédéraleRuthMetzlerquelquesjoursaprèssanon-réélection.Danssonlivre àparaître,elleaccuseàmotscouvertsJean-MichelCina,entreautres,d’avoirorganisésonéviction etdeneluiavoirlaissépresqueaucunechancedeconserversonpostedeministre. BERNE, 18 DÉCEMBRE 2003 YOSHIKOKUSANO/KEYSTONE L E S R E N D E Z - V O U S D E L A S E M A I N E SESSION SPÉCIALE • Le Conseil national siège cette semaine en session spéciale. Le chef du Département fédéral de justice et police, Christoph Blocher, y tiendra la vedette. La session est en effet consacrée aux révisions des lois sur l’asile et sur les étrangers, où l’ex-chef de file de l’UDC est attendu au contour. Le Conseil des Etats ne siège pas cette semaine. WATTEVILLE • Les partis gouvernementaux et une délégation du Conseil fédéral se retrouvent vendredi à la Maison de Watteville pour les traditionnels entretiens trimestriels. Ceux-ci sont consacrés à la politique des transports, en particulier les problèmes transfrontaliers avec l’Allemagne, au deuxième paquet des négociations bilatérales et à l’élargissement de l’UE. B.W. BRÈVES SCRUTIN • La neutralité de l’Union suisse des paysans est combattue par l’UDC, qui a organisé un comité agricole en faveur de la révision Lepaquetfiscalprovoquedesremousdanslapaysannerie Leschancesd’acceptationontencorebaissé Le paquet fiscal a du plomb dans l’aile: 57% des votantsl’auraientrefusésilesvotationsavaienteulieu dimanche.Apeine27%d’entreeuxauraientglisséun oui dans l’urne, selon un sondage Isopublic publié dansleSonntagsBlick. Les chances d’acceptation du projet ont encore di- minué: lors du dernier sondage Isopublic de début mars,ilsétaientencore31%àapprouverlepaquetfis- calet43%àlerejeter. La hausse de la TVA est légèrement en meilleure posture: 44% des personnes interrogées n’en veulent pas, mais 39% l’acceptent. La révision de l’AVS divi- se les sondés avec 40% de oui contre 39% de non. Les adversaires de ces deux projets ont gagné en impor- tancecesdeuxderniersmois. Le sondage a été réalisé entre le 16 et le 22 avril par l’institut Isopublic pour le compte du Sonntags- Blick, auprès de 1001 personnes disposant du droit devote. ATS Unsondageréaliséàlafinavrilrévèle quelesintentionsdevotesurlepaquet fiscalconduiraientàunrefusà57%. DR POLÉMIQUE • L’ex-conseillère fédérale opère son retour sur la scène politique en critiquantladirectiondupartietsonanciencollègueaugouvernement,JosephDeiss • La publication de ses mémoires, en juin prochain, pourrait mettre à mal la cohésion d’un parti déjà ébranlé par ses récents revers LefuturlivredeRuthMetzlermenacederaviverles plaiesouvertesauseinduPartidémocrate-chrétien PROTECTION•Le«détachementdereconnaissance» pourraitremplacerlesgardesprivésengagésenIrak L’arméeveutuneunitéd’élite pourprotégerlesambassades L’ armée suisse est en train de constituer une unité de soldats d’élite capables d’être engagés à l’étranger, no- tamment pour la protection des ambassades helvétiques. Elle pourrait commencer ses activités en 2007, selon Le Matin dimanche. L’hebdomadaire explique que cette troupe nommée «détache- ment de reconnaissance» devrait compter une centaine d’hommes très bien entraînés, capables de protéger les militaires suisses en- gagés dans des missions de main- tien de la paix, les diplomates ou les civils helvétiques devant être évacués de zones de crise. Elle pourrait être engagée de façon li- mitée en Suisse, pour la protec- tiondepersonnalitésimportantes. Par ailleurs, une société com- posée essentiellement de vétérans de l’armée sud-africaine, Meteo- ric tactical solutions, a confirmé avoir été chargée de la protection de la représentation suisse à Bag- dad(LTdu30.04.04).Fondéeen 2003, elle est active au Congo, en Russie et en Arabie saoudite, ex- pliquait dimanche l’hebdomadai- re NZZ am Sonntag. En Irak, elle a aussi assuré la protection de l’an- cien administrateur civil améri- cain Jay Gardner et entraîne des policiers locaux. La Suisse a pré- féré ne pas engager ses propres soldats pour protéger son bureau de liaison: selon Berne, ils ne sont «pas entraînés» pour une telle mis- sion. LT RÉFUGIÉS • Le budget de l’Office fédéral des réfugiés (ODR) sera amputé de 10%, soit environ 100 millions de francs par an, entre 2006 et 2008. Le directeur par intérim, Urs Hadorn, doute que des économies puissent être faites grâce aux propositions lancées par le ministre de la Justice, Christoph Blocher. Elles auraient plutôt tendance à faire grimper les coûts, selon lui. (ATS) POSTE • Le patron de La Poste envisage de quitter le Parti socialiste. Ulrich Gygi se déclare surpris que la direction du PS continue d’exiger sa démission. Le comité directeur du PS le lui avait déjà demandé en février. En ce moment, La Poste et les syndicats négocient sans succès le renouvellement de la convention collective de travail (CCT), qui arrivera à échéance à la fin de l’année. (ATS) AVIATION • Le Conseil fédéral a licencié André Auer, l’ex-directeur de l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), qui était suspendu de ses fonctions. «Bien qu’il se soit montré très ouvert, nous ne lui avons pas trouvé de fonction appropriée», a indiqué Hans Rudolf Dörig, secrétaire général du Département fédéral des transports (DETEC), confirmant une information de la NZZ am Sonntag. (ATS) NUISANCES • Près de 4000 personnes ont manifesté dimanche à Würenlingen (AG) pour protester contre un projet de nouvelle approche par le nord de l’aéroport de Kloten, a communiqué un comité d’opposants qui a recueilli plus de 25000 signatures. La conseillère nationale Ruth Humbel (PDC/AG) a expliqué que cette approche aurait de graves conséquences. (AP)
  • 12. L e procès qui s’ouvre ce matin devant la Cour d’as- sises criminelles de Luga- no s’annonce difficile et labo- rieux. Laborieux parce que l’accusé, Paul Eduard Waridel, l’un des anciens cerveaux de la retentissante affaire dite de la «Pizza Connection», pourrait bien, comme durant toute l’ins- truction qui l’a amené devant les juges, se murer derrière le silence durant les deux semaines que doit durer l’audience. Un mutisme qui rendrait la tâche du procureur général tessi- nois, Bruno Balestra, encore plus ardue puisque le magistrat ne dispose que d’un faisceau d’in- dices pour démontrer la respon- sabilité de l’accusé dans cette af- faire d’infraction aggravée à la loi fédérale sur les stupéfiants et pas l’ombre d’une preuve pour acca- bler ce détenteur de la double na- tionalité turque et suisse (né d’un père vaudois et d’une mère turque). Pour Bruno Balestra, Paul Edouard Waridel, âgé de 62 ans, est accusé d’avoir tiré les ficelles d’un vaste trafic international de 220 kilos de cocaïne au moins, de concert avec son épouse grecque et un autre complice, (tous deux sous les verrous depuis 2003, pour une peine de 16 ans de ré- clusion en Grèce), alors qu’il purgeait lui-même la fin d’une condamnation en Suisse auprès des pénitenciers de Witzwil et de Lugano en application d’un régi- me de semi-liberté. La drogue d’origine colombienne et desti- née au marché italien avait été sé- questrée dans le port d’Athènes. La carrière de Paul Edouard Waridel dans les narcotiques est longue et mouvementée. Il y a une trentaine d’années il a ren- contré à Zurich celui dont il est devenu le bras droit, le turc Yasar Musullulu, important fournis- seur de morphine base de Cosa Nostra (mafia sicilienne). En 1982, les deux trafiquants se font remettre 5 millions de dollars en espèces à Bellinzone, au Tessin, par des hommes de main du clan de Leonardo Greco, un des boss de la mafia de cette époque, pour approvisionner les laboratoires siciliens de Cosa Nostra «Alca- mo» qui coupaient la drogue des- tinée au marché de la côte est des Etats-Unis et distribuée par un vaste réseau de pizzerias. L’argent collecté dans ces éta- blissements était échangé contre des chèques dans les banques lo- cales, dont Credit Suisse, Citi- bank, Société de Banques Suisses, pour être ensuite blanchi sur les diverses places financières helvétiques, à Lugano et à Chias- so en particulier. Les débuts de Carla Del Ponte En 1985, la justice luganaise a conduit ce que les médias avaient surnommé un procès «éclair». Les trois complices de Paul Edouard Waridel, le Tessinois Franco della Torre, le sicilien Vito Palazzolo et un autre tessi- nois, Enrico Rossini écopaient de peines relativement légères, alors que lui-même était condamné à 13 ans de réclusion pour avoir mis sur le marché au moins 400 kilos de morphine base. Pour certains, Paul Edouard Waridel avait fait figure de bouc émissaire du réseau. Multirécidi- viste, en 1998 il réapparaît une fois devant la justice tessinoise pour avoir orchestré des transac- tions portant sur 24 kilos d’héroï- ne entre la Suisse et l’Italie. L’affaire dite de la «Pizza connection» avait véritablement lancé la carrière de la procureure tessinoise d’alors, Carla Del Pon- te. En filigrane, le président des Etats-Unis, Ronald Reagan, avait déclaré la guerre au trafic de nar- cotiques par le biais du FBI et de la DEA et d’importants procès avaient également eu lieu à New York et à Palerme en particulier, sous la main de fer du magistrat Giovanni Falcone, grand ami de Carla Del Ponte qui avait trouvé la mort peu de temps après dans un attentat orchestré par la mafia. Nicole della Pietra, Lugano Le Temps P Date N CMJ 5e 14 03.05 Régions14•LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 ✶✶✶ P U B L I C I T É Stéphane Bussard «S i c’était une société pri- vée, il y a longtemps qu’elle aurait dû mettre la clé sous le paillasson.» Cette cri- tiquealarmistes’adresseàl’Hospi- ce général, chargé de l’assistance sociale et de l’asile à Genève. Par- mi les plus grandes institutions de Suisse avec un budget de quelque 300 millions de francs et 950 em- ployés, sa gestion laisse fortement à désirer. Voici quelques se- maines, le conseil d’administra- tion a approuvé, malgré deux op- positions, les comptes de cet établissement public autonome en dépit des réserves formulées par l’auditeur externe. Preuve que la situation est préoccupante: une sous-commission de la commis- sion de contrôle de gestion du GrandConseilvientdeprocéderà de multiples auditions. Elle sou- mettra son rapport au Grand Conseil qui devrait en débattre dansquelquesjours. Si l’auditeur externe n’a pas pu garantir la fiabilité de l’intégralité des comptes, c’est en raison de graves dysfonctionnements infor- matiques. Des dysfonctionne- ments qui ne sont pas nouveaux, mais qui, non résolus, ne cessent d’aggraver la situation. En termes de sécurité, les risques de dérapa- ge sont jugés majeurs. La perte de six mois de messagerie sur les ordinateurs des collabora- teurs l’année dernière en est une petiteillustration. Concrètement, le Service d’in- formatique sociale (SIS) utilise une application informatique dé- nommée Progrès pour gérer l’as- sistance sociale. Mais entre la comptabilité et le SIS, l’interface employée (PCS) n’offre pas les garanties suffisantes. «Ces pro- blèmes ont été identifiés en 2001 déjà, mais rien n’a bougé depuis», relèveundéputé. Cela étant, ces problèmes infor- matiques ont une histoire. A la fin des années 90, les services infor- matiquesdel’HospiceetdelaFon- dation des services d’aide et de soins à domicile (FSASD) avaient fusionné pour créer une nouvelle entité hybride: le Service d’infor- matique sociale avec le statut de sociétésimple.Aprèsavoirvudéfi- ler six ou sept chefs de service et après une grave crise liée au paie- ment de la TVA, le SIS est finale- ment rattaché à la Direction géné- rale des centres d’action sociale et de la santé (DGCASS). Mais sa directrice Nicole Fichter remettra lebébémaladedirectementauDé- partement de l’action sociale et de la santé (DASS). Un département aujourd’hui accusé de ne pas faire avancerleschosesaveccélérité. Autre réserve de l’auditeur ex- terne: l’Hospice était censé appli- quer les normes comptables IAS depuis 2001 en vertu de la loi sur la gestion financière et adminis- trative. A l’instar de tous les éta- blissements publics autonomes à l’exception de l’aéroport et des Services industriels. Mais pour l’heure, cette perspective demeu- re une chimère. Politiquement, l’Hospice est et reste un dossier explosif. Personne n’ose d’ailleurs parler à visage décou- vert. Au sein du conseil d’admi- nistration, les représentants poli- tiques tendent, selon un proche du dossier, à confondre leur man- dat d’administrateur et d’élu. Ces critiques soulèvent la question de l’autonomie de l’Hospice. Si cer- tains estiment que celui-ci est trop sous l’emprise du DASS di- rigéparleconseillerd’EtatPierre- François Unger et qu’il a besoin de davantage d’autonomie, d’autres pensent en revanche que l’Hospice doit être beaucoup plus contrôlé. Au-delà des problèmes de ges- tion, c’est toute la mission de l’Hospice général qui suscite de vastes interrogations. Pour un dé- puté de l’Entente bourgeoise, l’établissement est un «fourre- tout du Conseil d’Etat. On y rat- tache une institution de lutte contre l’alcoolisme comme la Maison de l’ancre avant de la reti- rer. Idem avec les repas à domici- le». Ce grief de manque de vision globale est partagé par une dépu- tée de la gauche. «Il y a un foison- nement de réflexions au sein de l’Hospice. Mais sa seule mission ne doit pas se résumer à cela», s’inquiète-t-elle. L’absence de vision stratégique des politiques se reflète dans le travail quotidien. Ainsi, peu sou- mis au contrôle et à des procé- dures normalisées, les assistants sociaux bénéficient d’une pleine liberté d’action. Une liberté telle que les assistés eux-mêmes n’ob- tiennent pas le même traitement selon la personne qui se charge d’eux. ■ GENÈVE • Des problèmes informatiques ont contraint l’auditeur externe à formuler des réserves au sujet de la fiabilité des comptes de l’établissement • Objet récurrent de critiques, l’établissement vient d’être examiné par une sous-commission parlementaire. L’absence de stratégie et de contrôle est dénoncée Lapersistanceduchaosinformatiquemenace lagestiondel’HospicegénéralàGenève Lebâtimentdel’HospicegénéralàGenève.L’institution souffre aujourd’hui d’une absence de stratégie . GENÈVE, 17 MAI 2002 MAGALIGIRARDIN «Personnen’aintérêt àcequel’Hospicesoitfaible» Le Temps: Comment jugez- vous ces graves dysfonction- nementsinformatiques? Pierre-François Unger: Ils sont un alibi qui masque les graves troubles organisationnels. Aujourd’hui, l’Hospice général applique des directives floues. Il n’y a aucune cohérence dans la politique menée; chaque collabo- rateur devient son propre expert. C’est lui faire porter une trop lourde charge sur ses épaules. Il ne faut pas s’étonner si on assiste àdesburnout. – Certains vous accusent de ne pas avoir entrepris grand- chose pour améliorer la si- tuation au niveau informa- tique… – La critique est un peu facile. Les problèmes existent depuis six ans. En janvier 2002, je de- mandais déjà une expertise pour évaluer les logiciels et progiciels. Aujourd’hui, nous menons acti- vement un projet d’informatique sociale avec les gens du métier. Pour ne rien vous cacher, nous avons identifié 300 problèmes in- formatiques découlant de mau- vais descriptifs. Le comité de pi- lotage du projet est en train de décrirelespriorités. – L’Hospice général est par- fois considéré comme un fourre-tout. Est-ce votre avis? – Il faut se rendre compte d’une chose. Peu d’entreprises ont subi autant de coups en dix ans que l’Hospice. Dans les années 90, avec la crise, il a découvert la mi- sère, à savoir la conjugaison d’un phénomène d’exclusion et de la pauvreté. Cela a été un premier choc. De plus, entre 1994 et 2003, le nombre d’assistés a doublé. A la fin des années 90, l’Hospice a repris l’Agecas à un moment où les problèmes liés à l’asile venaient d’être exacerbés par la guerre des Balkans. Enfin, les changements informatiques n’ontpasétémétabolisés. – Entre la Fondation des ser- vices d’aide et de soins à do- micile et la Direction généra- le des centres d’action sociale et de santé, les synergies pei- nentàvenir. – Il faut se laisser du temps. Les deux entités n’ont pas encore di- géré leur propre changement. Ce n’est pas le moment de leur en imposer un nouveau. Il faut re- construire sur des fondations so- lides,nonpassurdesruines. –L’Hospicepeut-ilcontinuer ainsi? – Non, la situation actuelle n’est pas tenable à terme. Mais je peux vous le dire: personne n’a intérêt à ce que l’Hospice soit faible. Si l’établissement est autant sous pression,laraisonenestsimple:il est un peu la fleur à la boutonniè- re de Genève, qui offre un filet social qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Il ne faut dès lors pas s’étonner qu’il soit la cible pre- mière quand les choses ne mar- chentpas. S. Bu. Enchargedudépartement detutelledel’Hospice, Pierre-FrançoisUngerlivre sonanalysedelasituation. TESSIN • Impliqué dans un trafic de cocaïne alors qu’il était encore détenu, Paul EdouardWaridel est à nouveau, dès aujourd’hui, sur le banc des accusés de la Cour d’assises criminelle de Lugano Uncerveaudela«PizzaConnection»faceauxjuges C’est toute la mission de l’établissement qui suscite des interrogations
  • 13. Le Temps P Date N CMJ 5e 15 03.05 RégionsLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •15 ✶✶✶ P U B L I C I T É Tél. 022 787 57 00 • Fax 022 787 57 07 E-mail: falcon@rbm.ch, www.falcontravel.ch et dans votre agence de voyages. LE SPECIALISTE POUR LE PORTUGAL ALGARVE Incl. vol direct SWISS de Genève le samedi, transferts, 7 nuits à la mer au Residencial**** sympathique «Sol e Praia» près de Lagos (chambre double, bain/WC/balcon/vue mer), petit-déjeuner, CFF Airport-Ticket. Offre valable pour départs le 15, 22, 29 mai et 5, 12, 19, 26 juin 04. Supplément Fr. 130.– le 19, 26 juin. Vol seul Fr. 495.– pour toutes les dates! Code: 8GSOLP Vol seul 495.– Offre spéciale 1 semaine Fr. 790.– NEUCHÂTEL •A 29 ans, le président du groupe radical au Grand Conseil s’engage pour réformer les structures cantonales. Possible candidat au Conseil d’Etat l’an prochain, il pourrait se lancer dans une carrière diplomatique DeNewYorkauChâteaudeNeuchâtel, lesacerdocepolitiquedeDamienCottier Pierre-Emmanuel Buss D amien Cottier l’avoue sans détours: la politique représente pour lui une telle passion qu’il peine parfois à laisser de la place à ses collègues de parti. «J’essaie, mais je n’y par- viens pas toujours», avoue-t-il avec franchise. Président du groupe radical au Grand Conseil, il représente son parti au sein du comité cantonal en fa- veur du paquet fiscal. Membre du groupe de p i l o t a g e d’«Avenir radi- cal» au niveau national, il mène le projet dans le canton. En octobre der- nier, c’est lui qui menait, à 28 ans, la liste «jeunes» du Grand Vieux Parti au Conseil national en compagnie d’un certain Ra- phaël Comte, devenu entre temps président du parti cantonal. Alliée à un aplomb qui paraît sans faille, cette omniprésence suscite quelques inimitiés au sein du parlement cantonal, où il siè- ge depuis 1997. Ainsi, l’an der- nier, suite à une session un peu agitée, le journaliste Rémy Go- gniat s’était fendu d’un com- mentaire acerbe à son propos dans les colonnes de L’Express et de L’Impartial. Le jour même, plusieurs députés, à gauche comme à droite, s’étaient félici- tés à l’heure du café de «la bonne leçon» donnée «à ce petit mor- veux». Philosophe, le membre du législatif de la commune du Lan- deron sait qu’il ne peut pas plaire à tout le monde. «Et puis comme chef de groupe, on ne peut pas se permettre de rester en retrait», justifie-t-il. Pourtant, cette activité poli- tique débordante pourrait s’arrê- ter brusquement. «Jusqu’ici, mon statut d’étudiant m’a per- mis d’avoir pas mal de temps pour moi. Quand j’entrerai de plain-pied dans la vie profession- nelle, ça risque de changer…» Depuis l’obtention d’un post- grade en relations internatio- nales, en octobre dernier, l’an- cien assistant parlementaire de Michèle Berger-Wildhaber cherche en effet du travail. «Mais sans grand succès jusqu’ici.» Profitant de ce relatif temps mort, il s’est envolé pour les Etats-Unis le 1er mai. Afin d’améliorer son anglais et prépa- rer au mieux un éventuel concours de diplomatie, il effec- tuera un stage bénévole de trois mois au consulat général de Suisse à New York. «Je viens de trouver une chambre en coloca- tion à Manhattan, sur la Deuxiè- me Avenue, pas très loin de mon lieu de travail», se réjouit-il. Malgré l’éloignement et les fastes de la Grande pomme, Da- mien Cottier ne coupera pas le cordon avec la politique. Le vi- rus est trop tenace. Ainsi, fin mai, il fera un aller et retour afin de participer à la session du par- lement cantonal. Avant cela, il suivra, par téléphone et Internet interposés, les résultats du scru- tin fédéral du 16 mai. Son atten- tion se portera tout particulière- ment sur le paquet fiscal, lequel constitue à son sens «une addi- tion de principes justes qu’il faut soutenir». Après l’échec, le 28 mars dernier, des deux pro- jets de baisse de la fiscalité can- tonale, il offre en outre une nou- velle opportunité «de mettre la pression» sur le gouvernement cantonal afin «de faire enfin bais- ser le train de vie de l’Etat». «Le canton présente des comptes déficitaires depuis plus de dix ans et l’exercice 2003 a été le plus mauvais de la série, sou- ligne le député. Dans ce contex- te, il faut une réelle volonté d’économiser. Elle n’est mal- heureusement pas assez forte au sein du Conseil d’Etat.» Avec 16 millions de recettes en moins pour le canton entre 2005 et 2007, 28 millions en 2008 et 33 millions en 2009, un «oui» au paquet fiscal oblige- rait le gouvernement à faire des économies structurelles. «Il nous dit que ce n’est pas possible, qu’il devrait couper dans le vif. J’ai du mal à croire qu’il soit im- possible de s’adapter d’ici à 2009 à des économies qui repré- sentent, selon les projections, entre 1,5 et 3% du budget.» Quoi qu’il arrive le 16 mai, les partis de droite intensifieront leurs efforts afin de rationaliser les structures de l’Etat. Cette se- maine, les groupes libéral et ra- dical ont déposé de projets de loi de frein à l’endettement, de frein aux dépenses et d’instauration du principe de l’enveloppe bud- gétaire (montants globaux re- groupant plusieurs postes du budget). Cet arsenal vient compléter les deux projets de loi «Damien Cot- tier» qui visent respectivement à séparer la commission de gestion et des finances en deux entités distinctes et à créer «une boîte à idées» permettant aux employés de la fonction publique neuchâ- teloise de «transmettre toute in- formation utile dans le cadre du travail d’assainissement des fi- nances publiques». Détaillant le second projet, Damien Cottier assure qu’il y a des économies à faire sans mettre le feu à la République: «Sur une administration de 2500 personnes, il doit immanquable- ment y avoir du mou ou du gas- pillage ici ou là. Je suis convain- cu que beaucoup de fonctionnaires seraient contents de pouvoir collaborer sans pas- ser par leur hiérarchie.» Damien Cottier déborde d’idées pour l’avenir du canton. L’an prochain, lorsque Thierry Béguin tirera sa révérence, se lancera-t-il pou autant dans la course au Conseil d’Etat? «Je me demande si ce n’est pas un peu tôt, considère-t-il avec pruden- ce. Cela dépendra aussi de ma situation professionnelle. Mais une chose est sûre: je n’ai pas de plan de carrière. Je suis totale- ment incapable de vous dire où je serai dans dix ans.» ■ DamienCottier: «Je suis convaincu que beaucoup de fonctionnaires seraient contents de pouvoir collaborer à l’Etat de Neuchâtel sans passer par leur hiérarchie.» NEUCHÂTEL, 19 DÉCEMBRE 2003 ALAINGERMOND GENÈVE • Au Salon du livre, quatre personnalités se penchent sur l’avenir du canton lémanique «Genèven’estpasenpanne, maisdoitfairemieux» D escomptesfortementdéfi- citaires, une possible ab- sencedebudget2004,Te- lecom 2006 qui part pour Hongkong, une multinationale (IKEA)quiattenddepuiscinqans depouvoirs’établirdanslecanton. Genève est-il dès lors en panne? Quatre personnalités ont tenté d’y répondre lors d’un débat organisé samedi par Le Temps au Salon du livre. Pour la conseillère d’Etat en charge des Finances cantonales, Martine Brunschwig Graf, il est excessif de parler de situation dé- sastreuse à Genève. «Nous avons d’importants atouts et un grand potentiel.»Maispourelle,cettepri- sedeconsciencen’estpassuffisan- te. «A Genève, on est notre propre ennemi», regrette-t-elle. Dans ce contexte, le départ probable de Telecom à Hongkong en 2006 ne doit pas être vécu comme un psy- chodrame. «Genève bénéficie par- fois de bonnes surprises. Telecom enestune.Maisonnepeutpasbâ- tir son avenir sur des événements ponctuels. La réflexion doit être plusinscritedansladurée.» «Par rapport à cent autres villes d’Europe, Genève reste un lieu agréableoùl’onarelativementbien géré les périodes de crise», analyse ledéputévertDavidHiler.Ceder- nierestimenéanmoinsqueGenève est encore loin d’agir dans une lo- giquerégionale.«Ilesttempsd’agir de façon plus large avec les deux départements voisins (ndlr: de Haute-Savoie et de l’Ain).» Et Martine Brunschwig Graf de sur- enchérir:elleestimequeGenèvene peutplussepermettred’agirseul.Il doitdévelopperlacollaborationin- tercantonale, notamment avec le canton de Vaud dans les domaines de la formation, de la biotechnolo- gie et des transports. Directeur de la Fondation des immeubles pour les organisations internationales, Pierre Gilliot est d’avis que dans la réflexion régionale, Genève est en pannedeconviction. Développementnécessaire destransports Avec un taux de vacance d’ap- partements inférieur à 0,2%, Ge- nève traverse une grave pénurie de logements. Directeur général de Migros Genève, Guy Vibourel dé- plore cette situation dont les effets se font aussi ressentir au-delà de la frontière. Pour y remédier, les in- tervenants jugent nécessaire d’as- souplir les dispositions imposant de construire deux tiers de loge- ments sociaux pour un tiers de lo- gementsàloyerslibres. Les transports enfin ne sont pas suffisamment développés, estime David Hiler pour qui un RER per- mettrait de résoudre le problème de l’habitat dispersé. Les solutions avancées par les intervenants sont multiples:ellesvontdelaconstruc- tion de davantage de parkings en périphérie à la traversée de la Rade oudulac. Stéphane Bussard, Collaboration: Daniel Eskenazi Claude Hauser, historien et auteur de «L’aventure du Jura»démontre comment la Question jurassienne est enracinée dans le contexte contemporain «Leconflitjurassiens’inscritdanslesmouvancesduXXesiècle» L e Jura commémore cette année les 25 ans de son accession à l’indépendance cantonale et les 30 ans du plébiscite d’autodétermination du 23 juin 1974. A cette occasion, plusieurs ouvrages historiques sor- tent de presse, dont L’aventure du Jura*, de l’historienjurassienClaudeHauser,professeur à l’Université de Fribourg. Il montre que la Question jurassienne n’est pas un phénomène local, mais s’inscrit dans la dynamique histo- riqueduXXesiècle. Le Temps: Qu’est-ce qui distingue votre ouvrage des autres récits historiques de laQuestionjurassienne? Claude Hauser: Je propose un essai d’inter- prétation de l’histoire politique et culturelle du Jura au XXe siècle, qui s’inscrit dans un contexte plus vaste. J’ai mis l’accent sur les ac- teurs et les mouvements engagés dans le conflit, pour comprendre leurs cultures poli- tiquesetleursantagonismes.Monlivreesttrès complémentaire des autres, en particulier de celui d’Alain Pichard, La Question jurassien- ne**. – Or, selon vous, la Question jurassienne neseraitpasqu’unphénomènelocaletla quête d’autonomie, en vase clos, d’une petiterégionsuisse? – Non. Le conflit jurassien s’inscrit dans les mouvances et les phénomènes sociopolitiques globaux qui ont émaillé le XXe siècle: l’émer- gence du régionalisme et du droit des peuples de disposer d’eux-mêmes, le nationalisme ro- mand, l’influence de la décolonisation. La dé- faite de la France en 1940 a augmenté la fran- cophilie des Jurassiens et va nourrir leur aversion pour la germanisation. Dans les an- nées60et70,lesJurassienssesontinspirésdes mouvementscontestatairesetprogressistes. –Bâtisurl’ethno-linguisme,l’argumen- tairedeRolandBéguelinn’était-ilquede lapropagande? – Roland Béguelin était convaincu de la supé- riorité de la culture française. Mais les thèses ethno-linguistes ont aussi été utilisées comme propagande, destinée à ébranler le fédéralisme et à faire réagir la Confédération. Ce qui a d’ailleursfonctionné. – On dit volontiers aujourd’hui que le Jura est devenu un canton comme les autres. La culture politique des Juras- siensa-t-elleperdudesonoriginalité? – Oui et non. Cette culture magnifiée des an- nées 1960 et 1970 était liée à un contexte de bouillonnement intellectuel et politique. Faite d’idéaux progressistes et non conformistes, la culture politique jurassienne comprend en elle aussi le conservatisme propre à la culture suis- se.Ilestpiquantderessortirlefolkloredesfêtes du peuple jurassien. Le Jurassien est contesta- taire, mais il est également très suisse. Aujour- d’hui,c’estvrai,laculturepolitiquejurassienne est moins originale. Ce qui le reste, c’est la pé- rennité de l’interrogation sur le devenir institu- tionnel de la région et l’effort de réconciliation entre Jurassiens, profondément déchirés lors desplébiscitesdesannées1970. – Vous affirmez que la Question juras- siennen’estpasrésolue.Commentlaré- soudre? Vous donnez du crédit à l’As- semblée interjurassienne, à la voie du pragmatisme supplantant les symboles historiquesetidéologiques. – La démarche se situe au niveau médian de la culture politique. On y discute de dossiers pragmatiques, de la vie de tous les jours. En évacuant les passions idéologiques, chacun es- père progresser, lentement mais durablement, vers une solution définitive de la Question ju- rassienne.Quantàdirecommentserarésolule conflit…Ilestprobableque,commeparlepas- sé,lecontexteextérieurauradel’influence. –Plutôtqu’unebelleimagedelaluttesé- paratiste,pourquoiavoirchoisiunesérie d’esquisses de ce qui est devenu le dra- peau jurassien pour la couverture de votreouvrage? –C’estundocumentdesannées1950,lorsque le drapeau jurassien a été dessiné par Paul Boesch,àlademandedel’associationProJura. Le tâtonnement et la succession des esquisses illustrentl’aventureduJura,lefoisonnementet laprogressiondesidées,desstratégiesetdesré- flexions. Ou comment traduire son identité au traversd’unsymbole. Propos recueillis par Serge Jubin *«L’aventureduJura»,ClaudeHauser,Editions AntipodesàLausanne,www.antipodes.ch ** «LaQuestionjurassienne»,AlainPichard,collec- tionLesavoirsuisseauxPressespolytechniqueset universitairesromandes. Q U E S T I O N S À ZURICH•Les manifesta- tions du 1er Mai ontdonné lieucetteannéeencoreàdesaf- frontements.ALangenthal(BE), plusieurspersonnesontété blessées.AZurich,lapoliceadû fairefaceàdesjeunescasseurs dansdescombatsderue.Selon unbilantirédimancheparlapo- licemunicipaleetcantonalede Zurich,deuxpoliciersontétélé- gèrementblessés.(ATS) GLARIS• La Lansgemeinde a refusédimanchedejustesse deuxmesuresd’économies danslaformation.Legouverne- mentvoulaitsupprimerles contributionsauxfraisscolaires aprèsl’écoleobligatoireetaux fraisdegardedesenfants.Plu- sieursmilliersdeGlaronaisse sontréunisdansle«Ring»pour latraditionnelleLandsgemeinde, honoréedelaprésencedela conseillèrefédéraleMicheline Calmy-Rey.(ATS) NEUCHÂTEL • Les vota- tions fédérales du 16 mai étaient au centre de la manifes- tation du 1er Mai samedi matin. Le vice-président du Parti so- cialiste Pierre-Yves Maillard s’en est pris au Conseil fédéral devant les quelque 300 per- sonnes qui ont participé au dé- filé. Pascal Couchepin et Hans- Rudolf Merz «marchent à reculons» sur les objets de la 11e révision de l’AVS et du pa- quet fiscal, a affirmé le conseiller national vaudois. (ATS) SAINT-GALL • «La Suisse a besoin de plus de conventions collectives et de salaires minimaux», a affir- mé le secrétaire général de l’Union syndicale suisse (USS) lors de la manifestation du 1er mai à Saint-Gall. Quelque 350 personnes y ont participé. (ATS) BRÈVES PORTRAIT «Le paquet fiscal constitue une addition de principes justes qu’il faut soutenir»
  • 14. Services16 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 Le Temps P Date N CMJ 5e 16 03.05 ✶✶✶ CONVOIS FUNÈBRES GENÈVE 14 h: Mme Colombe Buensoz-Egger; cha- pelle du Centre funéraire de Saint-Georges. — 14 h: Mme Armande Wunderli-Rochat; temple de Vernier. — 14 h: M. Joël Eggerickx; église catholique anglophone, 37, ch.Adolphe-Pasteur.—14h30: MmeRenée Silvan-Volkmann; église Sainte-Claire, aux Acacias. — 15 h 30: M. Terence Eugene Furey; Domaine de la Vigne Blanche, 13, rte deVandœuvres,Cologny. LAUSANNE 10 h 30 - 11 h: Mme Giuseppina Latina- Cugno,70ans;34,rueSt-Martin;centrefuné- rairedeMontoie,chapelleA. 13 h 30 - 14 h: Mme Nelly Rummel-Gachet, 74 ans; 85, ch. du Levant; centre funéraire de Montoie,chapelleB. 14 h 45 - 15 h: M. Mohamed Mahjoub, 63 ans;14,rtedeBerne;centrefunérairedeMon- toie,chapelleA. 16 h 30 - 17 h: Mme Daisy Vallotton- Bosshard, 94 ans; Lutry; centre funéraire de Montoie,chapelleB. VAUD Cheseaux-sur-Lausanne. — 14 h: Mme NellySchenk-Cina;temple. Gimel. — 14 h: M. César Debonneville; temple. Gryon.—14h:M.RolandReuteler;temple. Montreux. — 14 h 30: M. André Moncalvo; égliseduSacré-Cœur. Penthaz. — 13 h 30: M. Jean-Samuel Rochat;temple. FRIBOURG Carignan/Vallon. — 15 h: M. Michel Tétard; église. Mézières. — 14 h 30: Mlle Marie-Thérèse Chassot;église. JURA Montfaucon. — 14 h: Mme Josianne Sprunger-Oppliger;cimetière. JURA BERNOIS Bienne.—10h:MmeSafaniaRicka;chapel- le2. NEUCHÂTEL La Chaux-de-Fonds. — 11 h: M. Jean- Pierre Vuille; chapelle du centre funéraire. — 14 h: M. Gustave Duvanel; chapelle du centre funéraire. — 15 h: M. Willy Ziegler; chapelleducentrefunéraire. VALAIS Basse-Nendaz. — 17 h: M. Henri Michelet; église. Bramois. — 16 h 30: M. Charles Rittiner; église. Chermignon. — 16 h 45: honneurs. 17 h: MmeAnnyMittaz-Duchoud;église. Fully.—16h30:MmeIsalinePerret-Thurre; égliseparoissiale. Grimisuat. — 17 h: M. Léon Müller; église paroissiale. Orsières. — 14 h 30: Mme Emma Copt- Rausis;égliseparoissiale. Saint-Maurice. — 15 h 30: Mme Narcisse Gex-Schürch;égliseSaint-Sigismond. Sierre. — 10 h 30: Mme Gabriella Dondo-de Gobbi;égliseSainte-Catherine. Vérossaz. — 16 h: M. Francis Vœffray; église. PHARMACIES DE GARDE GENÈVE JUSQU À 21H – Pharmacie de Miremont, avenue de Champel 59, ✆022 346 40 73. Pharmacie de Champel-Clairière, avenue de Champel 29 à côté arrêt bus 3 (Peschier), ✆022 789 58 58. Pharmacie du Marché, place du Marché 1/angle rue Vautier 22, Ca- rouge,✆022 342 00 44. JUSQU À 23H – Pharmacie du Grand-Pré SA, rue du Grand-Pré 76, ✆022 733 19 19. Pharmacie Chêne-Bourg, avenue F.-A.-Gri- son10,Chêne-Bourg,✆022 348 59 20. DÈS 23H – Urgences seulement, tél. 111 ou 144.Livraisonurgentedemédicamentstoutle week-end ainsi que chaque nuit de 19 h à 8 h: appelezunepharmaciedegarde. Pharmacie Sun Store. Genève aéroport, gareCFF.✆022 798 58 55.8h-20h. VAUD LAUSANNE – Pharmacie 24 SA. 50 m de l’avenue d’Ouchy. Avenue Montchoisi 3. ✆021 613 12 24. 8h-24h. Pharmacie Sun Store «A la Gare». Bâtiment CFF-Quai 1. Pla- ce de la Gare 9. ✆021 324 20 20. 7h-22h. Or- donnances urgentes seulement. ✆021 213 77 77.23haumatin. AIGLE – Pharmacie de la Fontaine. Rue du Cropt9,Bex.✆024 463 33 15.Pharmaciedu Bourg. Grand-Rue 53, Villeneuve. ✆021 960 22 55, portable 079 658 02 32. AUBONNE – ✆079 301 27 28. Urgences 24h/24. BEX – Pharmacie de la Fontaine. Rue du Cropt9.✆024 463 33 15. COSSONAY-VILLE – Pharmacie de la Croix. Orbe. ✆024 441 83 64, portable 079 449 58 49. GRANDSON – Pharmacie Payot. Rue Basse 2.✆024 445 33 51.10h-12h. LES DIABLERETS – Pharmacie des Diable- rets. Rue de la Gare. ✆024 492 32 83. Ur- gences24h/24.8h-12h30,15h-18h30. LEYSIN – Pharmacie de Leysin. A. et P.-A. Vaudroz. Avenue Rollier. ✆024 493 45 00. Ur- gences(surordonnance). MONTREUX – Pharmacie Gambetta. Rue des Vergers 11, Clarens. ✆021 964 47 97. Jusqu’à20h. MORGES – Pharmacie Sun Store. Rue de la Gare19.✆021 802 15 05.Jusqu’à19h. MOUDON – Pharmacie de garde. ✆021 905 77 44. 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Jusqu’à 20h. Pharmacie de ser- vice.✆024 423 66 66.Urgences.dès20h. FRIBOURG Pharmaciedegarde.✆026 350 1 144.Phar- maciedegardepourtoutlecanton. BULLE–Pharmacie.✆026 912 33 00. ESTAVAYER ET ENVIRONS: Pharmacie de Domdidier, rue Centrale, Domdidier, ✆026 675 36 35. Jusqu’à 19h. Pharmacie Alpha, Grand-Rue 68, Payerne, ✆026 660 26 37. Jusqu’à19h30. FRIBOURG – Pharmacie Capitole-Beau- mont. Beaumont-Centre. ✆026 424 39 10. Jusqu’à21h. JURA/JURA BERNOIS BIENNE–Pharmacie.✆032 323 12 31. DELÉMONT–Pharmacie.✆032 423 22 32. MOUTIER – Pharmacie Greppin. ✆032 493 18 71. PORRENTRUY – Pharmacie Erard. Alle. ✆032 471 14 68.Jusqu’à20h. SAINT-IMIER–Pharmacie.✆111. NEUCHÂTEL DISTRICT DE BOUDRY – Pharmacie. ✆0800 832 800 (gratuit). Pour les urgences et les horaires de la pharmacie de service. (ré- pondeur). LA CHAUX-DE-FONDS – Pharmacie du Versoix. Rue de l’Industrie 1. ✆032 968 39 92.Jusqu’à19h30. LE LOCLE – Pharmacie de la Poste. De Co- catrix. Rue Bournot 17. ✆032 933 94 94. Jus- qu’à20h. NEUCHÂTEL – Pharmacie des Beaux-Arts. Avenue du 1er-Mars/rue Pourtalès 2. ✆032 724 24 00.Jusqu’à20h. VALAIS DE CONTHEY À FULLY – Pharmacie. ✆079 418 82 92.Ordonnanceseulement. CRANS-MONTANA/LENS – Pharmacie Bagnoud.✆027 481 44 88. MARTIGNY – Pharmacie Zurcher. Avenue delaGare19.✆027 723 53 00. MONTHEY – Pharmacie Raboud. Rue du Midi2.✆024 473 73 73. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 1 2 3 4 5 6 7 8 9 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 A L E U R O P E E N N E L A M E R I C A I T E U S I E Z E U N 12 E E S I N A A N A R T A T S B A L T S T T I L T E R A C O S E L E T E R O N C L E S A M D N O L E G I R E S U R A S I E N N E N E N O N U E N I D O N E T S R S O T N I A V N U N E R G E T I Q E S 10 11 12 Problème No 1779 «Photo de famille agrandie» par Jean ROSSAT Solution No 1778 HORIZONTALEMENT • 1. Séparés d’un duo, ils se joignent à un concert • 2. Etudiera les propositions • Plus dispersée • 3. On y rencontre des ouvriers ou des cadres • 4. Pris en châsses • Il revient à l’écu- rie... • Il se déplace sans diligence • 5. Elle est accostée par des bateliers russes • 6. Les temps qui pas- sent... et reviennent • Est-Allemande, avant de changer d’optique • 7. Les coudées franches • Bûche à couper • 8. Négation • Direction de la Scandinavie • Démonstratif • 9. Compartiments de ceux qui vont à leur train • 10. Faire un agrandissement de la photo de famille européenne • 11. Se fait plaisir (2 mots) • Raccourci de grands chemins. VERTICALEMENT • 1. Nouvelles interprètes du concert européen • 2. Nouvelle Européenne en manque d’énergie • Article • 3. Une des balles de Borg • A zéro • Pas dans l’ascension • 4. Vaudois et en partie du Val d’Aoste • Ne resta pas à la porte • 5. Uni en Roumanie • Hongrois mal vu de l’URSS • 6. C’est insensé! (2 mots) • 7. Un vieux parti • Il suit bêtement son conducteur • Epelé: elle cherche sa voie • 8. En éveil ou en sommeil • Trou à creuser ou à boucher, selon sa position • 9. Pas de porte ou grande maison • Visée parfois non atteinte. Les avis mortuaires tardifs peuvent être remis au journal - 3, place de Cornavin - 1211 Genève 2 la veille de parution jusqu’à 18 heures dernier délai ou par fax au 022 799 59 91. Le format d’un avis est de 5 colonnes (143 mm) sur une hauteur nécessaire (minimum 40 mm). CARNET DE DEUIL REMERCIEMENTS MOTS CROISÉS Thierry et Jelena Rochat, leurs enfants David et Tamara, Les amis, les familles parentes et alliées, ont le chagrin d’annoncer que MADAME MICHÈLE ROCHAT nous a quittés avec sérénité, le 1er mai 2004, dans sa 83e année. La musique est ma prière. Une cérémonie de recueillement est prévue le mercredi 5 mai en la chapelle B du Centre funéraire de Montoie, à Lausanne, à 16 h 45. L’incinération aura lieu par la suite dans l’intimité de la famille. Les personnes qui le désirent peuvent adresser, en lieu et place de fleurs, un don en faveur de l’hôpital de Sombor (ex-Yougoslavie). Domicile de la famille: avenue de Champel 61, 1206 Genève. Nombreux et touchants ont été les témoignages de sympathie et d’affection que nous avons reçus lors du décès de MADAME MARIE-LOUISE KUONEN-HUBER survenu à Genève le 17 avril 2004. Nous remercions très sincèrement toutes les personnes qui, par leur présence et par leurs messages ou envois de fleurs, ont rendu hommage à la défunte et nous ont apporté leur soutien. Notre gratitude va aussi au curé de Notre-Dame, qui a si bien su comprendre et remplir les souhaits de notre chère maman et grand-maman. Elisabeth Fux-Kuonen et ses enfants Pierre-Yves et Christine. Lorsque je ne serai plus, Que l’on sache que la vie et le travail m’ont plu. Caroline Ses enfants: Roland et Jacqueline Niklaus; Luc-Edouard et Heike Riethauser; Ses petits-enfants: Carine et Forrest Cairns; Caroline et Reynald Bruttin-Niklaus; Anne-Sophie Brühlhart-Niklaus; Isabelle et Jérôme Koechlin-Nicklaus; Stéphane Riethauser; Olivier Riethauser; Ses arrière-petits-enfants: George, Andrew, Marc-Alec, Guillaume, Jean-Philippe, Margaux, Hugo, Lucie, Basile, Jules et Mathilde; Rohini Mathangasinghe, sa fidèle et dévouée gouvernante; Les familles de feu Jules Lazzarelli; Les familles parentes Lazzarelli, Barchietto et Dufresne ainsi que ses amis de Carouge et toutes les personnes qui l’ont entourée avec affection ont le chagrin de vous faire part du décès de BERTHE CAROLINE DELLA BEFFA leur très chère mère, grand-mère, arrière-grand-mère, cousine et amie, enlevée à leur tendre affectionlevendredi30avril2004,àl’aubedeson95eanniversaire. Caroline repose en la chapelle de la Maison funéraire à Carouge, 46, avenue Cardinal- Mermillod, dès mardi. La messe de sépulture aura lieu, le mercredi 5 mai à 10 heures, en l’église Sainte-Croix à Carouge. L’incinération suivra dans la stricte intimité En mémoire de Caroline, un don peut être adressé à l’association Frères de nos Frères, CCP12-16470-1. Notre vive reconnaissance au personnel soignant de l’unité 40 du Cesco à Collonge- Bellerive pour sa gentillesse et son dévouement. Domicile: 2, rue Saint-Joseph, 1227 Carouge. Cet avis tient lieu de faire-part. PFG Maintenant, ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande des trois, c’est l’amour. I Cor. 13:13 Madame et Monsieur Françoise et Nicolas Bergier-Vallotton et leurs fils: Grégoire, son épouse Michelle, leurs enfants Maximilien et Mia; Julien et son épouse Carolina; Madame et Monsieur Marie-Thérèse et Charles-Noël Martinet-Vallotton et leurs enfants; Laure, Antoine et son épouse Catherine, leurs fils Victor et Louis; Monsieur et Madame Jean-Jacques et Chjristine Vallotton-Kümmerli et leurs enfants; Adrien, Amélie et Guillaume; Monsieur Charles Blanc-Bosshard et sa famille; Monsieur Pierre Guignard-Bosshard et sa famille; ainsi que les familles parentes, alliées et amies, ont le chagrin de faire part du décès de MADAME DAISYVALLOTTON-BOSSHARD leur chère mère, belle-mère, grand-mère, arrière-grand-mère, belle-sœur, marraine, tante, cousi- ne,parenteetamie,survenu le1ermai2004,danssa95année,aprèsunecourtemaladie. L’incinération aura lieu à Lausanne, ce lundi 3 mai. Culte au Centre funéraire de Montoie, chapelle B, à 16 h 30. Domicile mortuaire: Centre funéraire de Montoie, 1007 Lausanne. Domicile de la famille: Marie-Thérèse Martinet, avenue Sainte-Luce 12, 1003 Lausanne. Quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui disparaît. Amadou Ampaté Ba
  • 15. Le Temps P Date N CMJ 5e 17 03.05 ✶✶✶ GENÈVE NOS MEILLEURES ANNÉES, 1RE PAR- TIE de Marco Tullio Giordana. Avec Luigi Lo Cascio, Alessio Boni. V. o. 20.15. 12/14 ans. POLLY ET MOI de John Hamburg. Avec Ben Stiller, Jennifer Aniston. V. f. 16.00, v. o. 18.00. 10/12 ans. Carouge 72-74, 022 328 23 23 Art-Ciné JE NE VOUDRAIS PAS ÊTRE UN HOM- ME d’Ernst Lubitsch. Film muet avec accom- pagnement piano en direct. Ciné-Club uni- versitaire «The Lubitsch Touch». Rens.:022 379 77 05.19.00. SÉRÉNADE À TROIS d’Ernst Lubitsch. Ciné-Club universitaire «The Lubitsch Touch».V. o. 21.00. Av. du Mail 1, pl. du Cirque, Auditorium Arditi-Wilsdorf BIG FISH de Tim Burton. Avec Ewan McGregor, Albert Finney. Sans entracte.V. o. 18.30. 10/10 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. Sans entracte.V. f. 16.15. 7/10 ans. MÉMOIRE D’UN SACCAGE de Fernando E. Solanas. Sans entracte.V. o. 21.15. 12/14 ans. Marché (Carouge), 022 342 08 67 Bio 72 L’AGRONOMISTE de Jonathan Demme. Avant-première en collaboration avec Reporter sans frontière, et en présence de l’épouse Michèle.V. o. 19.00. 12/12 ans. PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER ET... PRINTEMPS de Kim Ki-Duk. Avec Oh Young-Su, Kim Ki-Duk. V. o. 14.00/16.15/21.30. 14/16 ans. Cendrier 22, 022 731 15 80 Broadway LA CHARTREUSE DE PARME de Christian-Jaque. Avec Gérard Philipe, Renée Faure. V. f. 18.15. 10/12 ans. LE TEMPS RETROUVÉ de Raoul Ruiz. Avec Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart. V. f. 21.00. 12/14 ans. Général-Dufour 16, 022 320 78 78 CAC Voltaire salle Langlois GUERRE ET PAIX de King Vidor. Avec Audrey Hepburn, Henry Fonda. V. o. 20.30. 10/12 ans. L’ESCLAVE LIBRE de Raoul Walsh. Avec Clark Gable, Yvonne de Carlo. Copie neuve.V. o. 18.15. 10/12 ans. Général-Dufour 16, 022 320 78 78 CAC Voltaire salle Simon GOOD BYE, LENIN! de Wolfgang Becker. Avec Daniel Brühl, Katrin Sass. V. o. 18.00. 10/14 ans. LES INVASIONS BARBARES de Denys Arcand. Avec Dominique Michel, Rémy Girard. V. f. 15.30/20.30. 14/16 ans. Berne 11, 022 732 51 22 Camera Movie LA GRANDE SÉDUCTION de Jean- François Pouliot. Avec Raymond Bouchard, David Boutin. Sans entracte.V. f. 15.00/17.15/19.30/21.45. 7/12 ans. Chantepoulet 23, 022 908 04 30 Central L’ÂME EN JEU de Roberto Faenza. Avec Graig Ferguson, Caroline Ducey. V. o. 14.00/16.30/19.00/21.30. 12/14 ans. Corraterie 17, 022 311 81 80 Ciné 17 CONFIDENCES TROP INTIMES de Patrice Leconte. Avec Fabrice Luchini, Sandrine Bonnaire. Sans entracte.V. f. 19.40. 12/14 ans. OSAMA de Sedigh Barmak. Avec Marina Golbahari, Nadre Khwaja. Sans entracte.V. o. 18.00. 14/14 ans. THE BROWN BUNNY de Vincent Gallo. Avec Vincent Gallo, Chloé Sevigny. Sans en- tracte.V. o. 21.45. 18/18 ans. St-Georges 8, 022 329 45 02 Cinélux LA JEUNE FILLE À LA PERLE de Peter Webber. Avec Colin Wirth, Scarlett Johansson. Sans entracte.V. o. 14.00/16.00/18.00/20.00/22.00 . 7/10 ans. Pl. des Eaux-Vives 3, 022 736 89 20 City DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke. V. o. 16.30/19.00/21.30. 16/16 ans. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. o. 17.00/19.30/21.45. 16/16 ans. MARIAGES! de Valérie Guignabodet. Avec Jean Dujardin, Mathilde Seigner. V. f. 16.45/19.15/21.30. 12/16 ans. Confédération, 0900 900 156* Europlex Les Rex À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 15.15/22.00. 14/14 ans. DEMAIN ON DÉMÉNAGE de Chantal Akerman. Avec Sylvie Testud, Aurore Clément. Sans entracte.V. f. 21.30. 10/16 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. Sans entracte.V. f. 17.00/19.15/21.45. 7/10 ans. L’ESQUIVE d’Abdellatif Kechiche. Avec Osman Elkharraz, Sarah Forestier. Sans en- tracte.V. f. 16.30/19.00. 12/12 ans. LES CHORISTES de Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand. V. f. 15.15/17.30/19.45/22.00. 7/10 ans. MILLE MOIS de Faouzi Bensaïdi. Sans en- tracte.V. o. 19.30. 12/16 ans. MONSTER de Patty Jenkins. Avec Charlize Theron, Christina Ricci. Sans entracte.V. o. 17.00/21.45. 16/18 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 16.30, v. o. 19.00, v. f. 21.30. 14/14 ans. WILD SIDE de Sébastien Lifshitz. Avec Stéphanie Michelini, Yasmine Belmadi. Sans entracte.V. o. 15.15/17.30/22.00. 16/18 ans. YOSSI & JAGGER d’Eytan Fox. Avec Ohad Knoller, Yehuda Levi. Sans entracte.V. o. 19.15. 12/16 ans. YOUNG ADAM de David Mackenzie. Avec Ewan McGregor, Tilda Swinton. Avant-pre- mière.V. o. 19.00. 16/16 ans. Bd James-Fazy 33, 0900 900 156* Europlex Rialto Cornavin DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke. V. f. 16.45/19.30/22.00. 16/16 ans. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 16.00/18.30/21.00. 16/16 ans. LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. S.-t. fr. uniquement. Sans entracte.V. o. 16.30/21.30. 16/18 ans. THE PASSION OF THE CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. S.-t. angl. uniquement. Sans entracte.V. o. 19.00. 16/18 ans. R. de la Servette 2, 0900 900 156* Europlex Rialto Servette 21 GRAMMES d’Alejandro González Iñárritu. Avec Sean Penn, Benicio Del Toro. V. o. 18.10, v. f. 20.30. 16/16 ans. LE MANOIR HANTÉ ET LES 999 FANTÔMES de Rob Minkoff. Avec Eddie Murphy, Jennifer Tilly. V. f. 16.30. 10/10 ans. Chêne-Bougeries 40, 022 348 50 50 Forum HIDALGO de Joe Johnston. Avec Viggo Mortensen, Omar Sharif. V. f. 13.45, v. o. 16.30, v. f. 19.30, v. o. 22.10. 10/12 ans. R. de Rive 4, 022 310 65 32 Hollywood LE DERNIER SAMOURAÏ d’Edward Zwick. Avec Tom Cruise, Billy Connolly. V. f. 16.15. 14/14 ans. LE SEIGNEUR DES ANNEAUX:LE RE- TOUR DU ROI de Peter Jackson. Avec Elijah Wood. V. f. 19.30. 14/14 ans. MONSTER de Patty Jenkins. Avec Charlize Theron. V. o. 18.30/21.00. 16/18 ans. Centre commercial de Meyrin, 022 783 10 10 Les Cosmos CAPTURING THE FRIEDMANS d’Andrew Jarecki. Avec Arnold Friedman. Sans entrac- te.V. o. 18.00. 14/16 ans. COFFEE AND CIGARETTES de Jim Jarmusch. Avec Roberto Benigni, Steve Buscemi. Sans entracte. V. o. 14.00/16.00/20.15/22.10. 10/16 ans. EURÊKA d’Aoyama Shinji. Avec Koji Yakusho, Aoi Miyazaki. Sans entracte.V. o. 14.05. 12/14 ans. JE SUIS TON PÈRE de Michel Rodde. Avec Dominique Gubser, Bernard Montini. Sans entracte.V. f. 14.10/20.00. 16/16 ans. L’AUTRE de Benoît Mariage. Avec Dominique Baeyens, Philippe Grand’Henry. Précédé de «Viandes» de Bruno Deville. Sans entracte.V. f. 16.10/20.05/22.00. 12/16 ans. LOST IN LA MANCHA de Keith Fulton, Louis Pepe. Avec Terry Gilliam. Sans entrac- te.V. o. 18.10/22.00. 7/12 ans. SUITE HABANA de Fernando Pérez. Sans entracte.V. o. 18.15. 7/12 ans. Eaux-Vives 23, 022 736 04 22 Les Scala BUONGIORNO, NOTTE de Marco Bellocchio. Avec Maya Sansa, Luigi Lo Cascio. V. o. 19.15. 10/16 ans. LOST IN TRANSLATION de Sofia Coppola. Avec Bill Murray, Scarlett Johansson. V. o. 21.10. 10/14 ans. NOS MEILLEURES ANNÉES, 2E PAR- TIE de Marco Tullio Giordana. Avec Luigi Lo Cascio, Alessio Boni. V. o. 16.00. 12/14 ans. Servette 78, 022 733 19 00 Nord-Sud À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima. V. f. 14.15/16.15/18.15/20.15/22.15. 14/14 ans. AGENTS SECRETS de F. Schoendoerffer. V. f. 16.00/19.15/21.45. 12/14 ans. BIG FISH de Tim Burton. Avec Ewan McGregor. V. f. 22.00. 10/10 ans. DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. Avec Angelina Jolie. V. f. 14.30/17.00, v. o. 19.30, v. f. 22.00. 16/16 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. V. f. 14.00/16.30/19.00/21.30. 7/10 ans. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp. V. f. 14.00/16.30, v. o. 19.00, v. f. 21.30. 16/16 ans. FRÈRE DES OURS d’Aaron Blaise, Bob Walker (Studios Disney). V. f. 13.15/15.30/17.45/7 ans. HIDALGO de Joe Johnston. Avec Viggo Mortensen. V. f. 20.15. 10/12 ans. IMMORTEL (AD VITAM) d’Enki Bilal. Avec Linda Hardy, Charlotte Rampling. V. f. 20.00/22.15. 12/14 ans. LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel. S.-t. fr. uniquement. V. o. 16.15/19.00/21.45. 16/18 ans. LES CHORISTES de Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand. V. f. 14.15/16.45/19.15/21.45. 7/10 ans. MARIAGES! de Valérie Guignabodet. Avec Jean Dujardin, Mathilde Seigner. V. f. 14.15/16.45/19.15/21.45. 12/16 ans. POLLY ET MOI de John Hamburg. Avec Ben Stiller, Jennifer Aniston. V. f. 17.00/19.00/21.00. 10/12 ans. SCOOBY-DOO 2:LES MONSTRES SE DÉCHAÎNENT de Raja Gosnell. Avec Matthew Lillard. V. f. 13.00, v. o. 13.45, v. f. 15.15/17.30/19.45. 7/10 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 13.15/15.30, v. o. 17.45, v. f. 20.00, v. o. 22.15. 14/14 ans. T’CHOUPI de Jean-Luc François. Avec avec les voix de Gwénaël Sommier, Clovis Mahouden. V. f. 13.00/15.00/5 ans. TREIZE À LA DOUZAINE de Shawn Levy. Avec Steve Martin, Bonnie Hunt. V. f. 13.00, v. o. 13.45, v. f. 15.15/17.30/7 ans. Av. Louis-Casaï 27, 022 979 01 11 Pathé Balexert CRISTAL PORNOCHIC + WICKED SEX PARTY 3 2 films X pour une entrée. Le 2e en vo.Permanent de 10.30 à 23.45. 18/18 ans. Grenus 3, 022 732 73 73 Splendid 1 - 2 FRANCE VOISINE Archamps DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. V. f. 14.00/16.30/19.30/22.00. 12/12 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. V. f. 14.00/16.30/19.30/22.00. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. V. f. 20.15/22.15. INSTINCTS MEURTRIERS de Philip Kaufman. V. f. 20.15/22.15. KIKI LA PETITE SORCIÈRE de Hayao Miyazaki. V. f. 14.00/16.00. LA GRANDE SÉDUCTION de J.-François Pouliot. V. f. 14.00/16.30/19.30/22.00. LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. V. o. 19.30/22.00. 12/12 ans. LE CONVOYEUR de Nicolas Boukhrief. Avertissement.V. f. 14.00/16.30/19.30/22.00. LES CHORISTES de Christophe Barratier. V. f. 14.00/16.00/20.15/22.15. MALABAR PRINCESS de Gilles Legrand. V. f. 14.00/16.00. MARIAGES! de Valérie Guignabodet. V. f. 14.00/16.00/20.15/22.15. MONSTER de Patty Jenkins. V. f. 14.00/16.30/19.30/22.00. 12/12 ans. SCOOBY-DOO 2:LES MONSTRES SE DÉCHAÎNENT de Raja Gosnell. V. f. 14.00/16.30. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. V. f. 14.00/16.00/20.15/22.15. 0033/450 43 28 00 Gaumont Ferney-Voltaire AGENTS SECRETS de Frédéric Schoendoerffer. V. f. 21.15. CHEMINS DE TRAVERSE de Manuel Poirier. V. f. 17.20. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. V. f. 19.20. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. V. f. 19.30. INSTINCTS MEURTRIERS de Philip Kaufman. V. f. 19.15. MARIAGES! de Valérie Guignabodet. V. f. 17.30/21.20. PETITES HISTOIRES de Carlos Sorin. Avec Javier Lombardo, Antonio Benedictis. V. o. 17.45. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. Avant- première.V. f. 21.20. La Poterie, 0033/450 40 72 99 Cinés Voltaire Gex LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibsoni. V. o. 20.30. 12/12 ans. 0033/4 50 41 89 49 Cinéma-Club LAUSANNE COFFEE AND CIGARETTES de Jim Jarmusch. Avec Roberto Benigni, Steve Buscemi. Sans entracte.V. o. 18.30/21.00. 10/16 ans. A.-Fauquez 4, 021 647 46 42 Bellevaux SCOOBY-DOO 2:LES MONSTRES SE DÉCHAÎNENT de Raja Gosnell. Avec Matthew Lillard, Sarah Michelle Gellar. V. f. 14.30/16.30/18.30/20.30. 7/10 ans. Théâtre 6, 021 312 51 32 Capitole BIG FISH de Tim Burton. Avec Ewan McGregor, Albert Finney. V. o. 21.00. 10/10 ans. LA JEUNE FILLE À LA PERLE de Peter Webber. Avec Colin Wirth, Scarlett Johansson. V. f. 16.30, v. o. 18.45. 7/10 ans. Mauborget 10, 021 312 99 11 Ciné Qua Non ...DIEU SAIT QUOI de Fabienne Abramovich. Ainsi que «Transformator» d’Antoine Cattin, Pavel Kostomarov; «Ne dites pas à ma mère» de Sarah Moon Howe et «Détail» d’Avi Mograbi, «Visions du reél».V. f. 18.30. LE CHANT DU MISSOURI de Vincente Minnelli. Avec Judy Garland, Margaret O’Brien. V. o. 15.00. 7/12 ans. POUR L’AMOUR DU PEUPLE d’Eyal Sivan, Audrey Maurion. Précédé de «A short Journey», court métrage de Tanon Sattarujawong, «Visions du réel».V. f. 21.00. 14/16 ans. Montbenon, 021 331 01 00 Cinémathèque À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 16.30/18.45/20.45. 14/14 ans. DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke. V. f. 16.30/18.45/21.00. 16/16 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. V. f. 16.30/18.45/21.00. 7/10 ans. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 18.30/20.45. 16/16 ans. FRÈRE DES OURS d’Aaron Blaise, Bob Walker (Studios Disney). V. f. 16.00. 7/7 ans. HIDALGO de Joe Johnston. Avec Viggo Mortensen, Omar Sharif. V. f. 18.00/21.00. 10/12 ans. SCOOBY-DOO 2:LES MONSTRES SE DÉCHAÎNENT de Raja Gosnell. Avec Matthew Lillard, Sarah Michelle Gellar. V. f. 16.15. 7/10 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 16.30/18.45/21.00. 14/14 ans. Viaduc 1, Prilly, 021 661 10 76 Cinétoile Malley Lumières BUONGIORNO, NOTTE de Marco Bellocchio. Avec Maya Sansa, Luigi Lo Cascio. V. o. 21.00. 10/16 ans. MÉMOIRE D’UN SACCAGE de Fernando E. Solanas. V. o. 18.30. 12/14 ans. Lavaux 36, 021 728 69 69 City Club Pully LES CHORISTES de Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand. V. f. 18.30/21.00. 7/10 ans. Saint-Pierre 1, 0900 900 156* Europlex Atlantic À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 15.45/18.15/20.45. 14/14 ans. AGENTS SECRETS de Frédéric Schoendoerffer. Avec Vincent Cassel, Monica Bellucci. V. f. 18.00. 12/14 ans. DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke. V. f. 15.15, v. o. 18.15, v. f. 21.00. 16/16 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. V. f. 15.30/18.15/21.00. 7/10 ans. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 15.30, v. o. 18.00, v. f. 20.30. 16/16 ans. LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. S.-t. fr. uniquement, sans entracte.V. o. 20.45. 16/18 ans. MAIN HOON NA de Farah Khan. Avec Shahrukh Khan, Suniel Shetty. Séance Bollywood, en vo et s.-t. angl. uniquement.V. o. 20.30. 16/16 ans. MARIAGES! de Valérie Guignabodet. Avec Jean Dujardin, Mathilde Seigner. V. f. 15.30/18.00/20.45. 12/16 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 15.45/18.30. 14/14 ans. TREIZE À LA DOUZAINE de Shawn Levy. Avec Steve Martin, Bonnie Hunt. V. f. 15.30. 7/7 ans. Port-Franc 16, 0900 900 156* Europlex Flon BIG FISH de Tim Burton. Avec Ewan McGregor, Albert Finney. V. f. 15.00, v. o. 17.45, v. f. 20.30. 10/10 ans. CAPTURING THE FRIEDMANS d’Andrew Jarecki. Avec Arnold Friedman, Elaine Friedman. Sans entracte.V. o. 18.30. 14/16 ans. DEMAIN ON DÉMÉNAGE de Chantal Akerman. Avec Sylvie Testud, Aurore Clément. V. f. 21.00. 10/16 ans. FRÈRE DES OURS d’Aaron Blaise, Bob Walker (Studios Disney). V. f. 15.00. 7/7 ans. JE SUIS TON PÈRE de Michel Rodde. Avec Dominique Gubser, Bernard Montini. Sans entracte.V. f. 15.00/19.00. 16/16 ans. L’AUTRE de Benoît Mariage. Avec Dominique Baeyens, Philippe Grand’Henry. Sans entracte, précédé de «Viandes», court métrage de Bruno Deville.V. f. 17.00/21.00. 12/16 ans. L’ESQUIVE d’Abdellatif Kechiche. Avec Osman Elkharraz, Sarah Forestier. V. f. 15.00/20.30. 12/12 ans. MILLE MOIS de Faouzi Bensaïdi. Sans en- tracte.V. o. 18.15. 12/16 ans. MONSTER de Patty Jenkins. Avec Charlize Theron, Christina Ricci. Sans entracte.V. o. 15.30/18.00. 16/18 ans. OSAMA de Sedigh Barmak. Avec Marina Golbahari, Nadre Khwaja. Sans entracte.V. o. 17.00. 14/14 ans. PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER ET... PRINTEMPS de Kim Ki-Duk. Avec Oh Young-Su, Kim Ki-Duk. Sans entracte.V. o. 16.00/18.30/21.00. 14/16 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. o. 16.00/21.00. 14/14 ans. SUITE HABANA de Fernando Pérez. Sans entracte.V. o. 18.30. 7/12 ans. WILD SIDE de Sébastien Lifshitz. Avec Stéphanie Michelini, Yasmine Belmadi. Sans entracte.V. o. 16.00/21.00. 16/18 ans. YOSSI & JAGGER d’Eytan Fox. Avec Ohad Knoller, Yehuda Levi. Sans entracte.V. o. 19.00. 12/16 ans. YOUNG ADAM de David Mackenzie. Avec Ewan McGregor, Tilda Swinton. Avant-pre- mière.V. o. 21.00. 16/16 ans. Petit-Chêne 27, 0900 900 156* Europlex Les Galeries du Cinéma LOST IN LA MANCHA de Keith Fulton, Louis Pepe. Avec Terry Gilliam, Johnny Depp. Sans entracte.V. o. 16.15/18.30/21.00. 7/12 ans. Petit-Chêne 18b, 0900 900 156* Europlex Richemont LA BELLE PAYSANNE - LE SILENCE DE L’AMOUR - BLACK ON BLACK 3 films X pour une entrée. De 10.30 à 22.45. 18/18 ans. Av. Fraisse 2, 021 616 28 77 Moderne BIGGIE & TUPAC de Nick Broomfield. Avec Tupac Shakur, Notorious Big. Précédé du court métrage «Scheinheilig» de Kornelija Naraks (HGKZ).V. o. 20.00. 16/16 ans. UNE CHIENNE CATALANE de François Boetschi. Avec Léon Francioli, Daniel Bourquin. Précédé du court métrage d’Ambroise Tezenas «Pékin, ville en muta- tion».22.00. 12/16 ans. Maupas 4, 021 311 29 30 Zinéma VAUD Montreux À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 18.30/20.45. 14/14 ans. Grand-Rue 90-92, 021 965 15 62 Hollywood 1 DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke. V. f. 21.00. 16/16 ans. LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. V. o. 18.15. 16/18 ans. Grand-Rue 90-92, 021 965 15 62 Hollywood 2 Morges FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 18.30/21.00. 16/16 ans. LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. Sans en- tracte.V. o. 18.00. 16/18 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 20.30. 14/14 ans. Dufour 4, 0900 900 156* Europlex Odéon Nyon IMMORTEL (AD VITAM) d’Enki Bilal. Avec Linda Hardy, Charlotte Rampling. V. f. 18.00/20.30. 12/14 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 18.30. 14/14 ans. YOUNG ADAM de David Mackenzie. Avec Ewan McGregor, Tilda Swinton. Monday Movie:avant-première.V. o. 21.00. 16/16 ans. R. Neuve 5, 0900 900 156* Europlex Capitole Payerne À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 20.45. 14/14 ans. Grand-Rue 6, 026 660 28 43 Apollo 1 LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. V. o. 20.30. 16/18 ans. Grand-Rue 6, 026 660 28 43 Apollo 2 STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 21.00. 14/14 ans. Grand-Rue 6, 026 660 28 43 Apollo 3 Vevey MARIAGES! de Valérie Guignabodet. Avec Jean Dujardin, Mathilde Seigner. V. f. 18.15/20.45. 12/16 ans. Lausanne 17, 021 923 87 87 Astor L’ESQUIVE d’Abdellatif Kechiche. Avec Osman Elkharraz, Sarah Forestier. V. f. 18.15. 12/12 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 16.00/20.45. 14/14 ans. J.-J.-Rousseau 6, 021 925 88 99 Rex 1 LES CHORISTES de Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand. V. f. 15.15/20.45. 7/10 ans. NOS MEILLEURES ANNÉES, 2E PAR- TIE de Marco Tullio Giordana. Avec Luigi Lo Cascio, Alessio Boni. V. o. 17.30. 12/14 ans. J.-J.-Rousseau 6, 021 925 88 99 Rex 2 DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. V. f. 16.15. 7/10 ans. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 20.45. 16/16 ans. ZATOICHI de Takeshi Kitano. Avec Beat Takeshi Tadanobu Asano, Michiyo Ogusu. V. o. 18.30. 14/14 ans. J.-J.-Rousseau 6, 021 925 88 99 Rex 3 MONSTER de Patty Jenkins. Avec Charlize Theron, Christina Ricci. V. o. 18.30/20.45. 16/18 ans. J.-J.-Rousseau 6, 021 925 88 99 Rex 4 Yverdon-les-Bains À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 16.15/18.30/20.45. 14/14 ans. Bel-Air 6, 024 425 30 39 Bel-Air FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 16.10/20.45. 16/16 ans. LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. V. o. 18.15. 16/18 ans. Plaine 29, 024 425 43 55 Capitole DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. V. f. 18.30. 7/10 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 16.10/21.00. 14/14 ans. Moulins 30, 024 425 77 61 Rex NEUCHÂTEL Couvet LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. V. o. 20.30. 16/18 ans. 032 863 16 66 Colisée La Chaux-de-Fonds COFFEE AND CIGARETTES de Jim Jarmusch. Avec Roberto Benigni, Steve Buscemi. V. o. 20.45. 10/16 ans. TRIPLE AGENT d’Eric Rohmer. Avec Katerina Didaskalou, Serge Renko. V. f. 18.30. 7/14 ans. R. du Coq 11, 032 967 90 42 ABC (Centre de culture) FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 20.45. 16/16 ans. FRÈRE DES OURS d’Aaron Blaise, Bob Walker (Studios Disney). Pour tous.V. f. 16.30. PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER ET... PRINTEMPS de Kim Ki-Duk. Avec Oh Young-Su, Kim Ki-Duk. V. o. 18.30. 14/16 ans. R. Jaquet-Droz 14, 032 916 13 77 Corso LES CHORISTES de Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand. V. f. 16.00/18.15. 7/10 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 20.45. 14/14 ans. R. de la Serre 83, 032 913 13 79 Eden DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke. V. f. 20.30. 16/16 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. V. f. 15.30/18.00. 7/10 ans. R. de la Serre 68, 032 916 13 55 Plaza MARIAGES! de Valérie Guignabodet. Avec Jean Dujardin, Mathilde Seigner. V. f. 15.30/18.00/20.30. 12/16 ans. R. de la Serre 52, 032 916 13 66 Scala 1 À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 16.00/20.45. 14/14 ans. LES TEMPS MODERNES de Charlie Chaplin. Avec Henry Bergman, Charlie Chaplin. Cycle «Au travail».V. o. 18.00. R. de la Serre 52, 032 916 13 66 Scala 2 OSAMA de Sedigh Barmak. Avec Marina Golbahari, Nadre Khwaja. V. o. 18.15/20.15. 14/14 ans. SCOOBY-DOO 2:LES MONSTRES SE DÉCHAÎNENT de Raja Gosnell. Avec Matthew Lillard, Sarah Michelle Gellar. V. f. 16.00. 7/10 ans. R. de la Serre 52, 032 916 13 66 Scala 3 Neuchâtel MARIAGES! de Valérie Guignabodet. Avec Jean Dujardin, Mathilde Seigner. V. f. 15.30/18.00/20.30. 12/16 ans. Fb du Lac 21, 032 710 10 33 Apollo 1 À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 16.00/20.45. 14/14 ans. SELON MATTHIEU de Xavier Beauvois. Avec Benoît Magimel, Nathalie Baye. Cycle «Au travail».V. f. 18.00. 12/16 ans. Fb du Lac 21, 032 710 10 33 Apollo 2 FRÈRE DES OURS d’Aaron Blaise, Bob Walker (Studios Disney). V. f. 16.00. LES CHORISTES de Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand. V. f. 18.00/20.15. 7/10 ans. SUITE HABANA de Fernando Pérez. V. o. 18.15. 7/12 ans. Fb du Lac 21, 032 710 10 33 Apollo 3 DESTINS VIOLÉS de D.J. Caruso. Avec Angelina Jolie, Ethan Hawke. V. f. 15.30/20.15. 16/16 ans. SUITE HABANA de Fernando Pérez. V. o. 18.15. 7/12 ans. Hôpital 5, 032 710 10 44 Arcades COFFEE AND CIGARETTES de Jim Jarmusch. Avec Roberto Benigni, Steve Buscemi. V. o. 18.00. 10/16 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. V. f. 15.30/20.30. 7/10 ans. Lac 27, 032 710 10 55 Bio L’ESQUIVE d’Abdellatif Kechiche. Avec Osman Elkharraz, Sarah Forestier. V. f. 18.00. 12/12 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 15.30/20.30. 14/14 ans. Numa-Droz, 032 710 10 66 Palace FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 20.45. 16/16 ans. JE SUIS TON PÈRE de Michel Rodde. Avec Dominique Gubser, Bernard Montini. V. f. 18.30. 16/16 ans. TREIZE À LA DOUZAINE de Shawn Levy. Avec Steve Martin, Bonnie Hunt. Pour tous.V. f. 16.00. Hôpital 18, 032 710 10 77 Rex PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER ET... PRINTEMPS de Kim Ki-Duk. Avec Oh Young-Su, Kim Ki-Duk. V. o. 18.15/20.45. 14/16 ans. SCOOBY-DOO 2:LES MONSTRES SE DÉCHAÎNENT de Raja Gosnell. Avec Matthew Lillard, Sarah Michelle Gellar. V. f. 16.00. 7/10 ans. Lac 7, 032 710 10 88 Studio FRIBOURG Bulle STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 20.30. 14/14 ans. R. Lécheretta, 026 912 73 40 Prado 1 GOTHIKA de Mathieu Kassovitz. Avec Halle Berry, Robert Downey Jr.. V. f. 20.45. 16/16 ans. R. Lécheretta, 026 912 73 40 Prado 2 LES CHORISTES de Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand. V. f. 21.00. 7/10 ans. R. Lécheretta, 026 912 73 40 Prado 3 Fribourg BUONGIORNO, NOTTE de Marco Bellocchio. Avec Maya Sansa, Luigi Lo Cascio. V. o. 21.00. 10/16 ans. NOS MEILLEURES ANNÉES, 1RE PAR- TIE de Marco Tullio Giordana. Avec Luigi Lo Cascio, Alessio Boni. S.-t. fr..V. o. 17.20. 12/14 ans. François-Guillimann 6, 026 322 18 42 Alpha À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 18.15, v. o. s.-t. fr. 20.40. 14/14 ans. Pérolles 15, 026 323 31 50 Corso 1 LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. S.-t. fr..V. o. 17.40/20.30. 16/18 ans. Pérolles 15, 026 323 31 50 Corso 2 COFFEE AND CIGARETTES de Jim Jarmusch. Avec Roberto Benigni, Steve Buscemi. V. o. 18.00. 10/16 ans. STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 20.30. 14/14 ans. Pérolles 5, 026 347 31 50 Rex 1 PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER ET... PRINTEMPS de Kim Ki-Duk. Avec Oh Young-Su, Kim Ki-Duk. V. o. 18.10/20.40. 10/14 ans. Pérolles 5, 026 347 31 50 Rex 2 FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 20.50. 16/16 ans. IMMORTEL (AD VITAM) d’Enki Bilal. Avec Linda Hardy, Charlotte Rampling. V. f. 18.20. 12/14 ans. Pérolles 5, 026 347 31 50 Rex 3 SEX SHOT + TIRE-FESSE 2 FILMS X POUR 1 ENTRÉE.Permanent de 11.30 à 22.00. 18/18 ans. Locarno 8, 026 323 19 04 Studio VALAIS Martigny À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 21.00. 14/14 ans. DEUX FRÈRES de Jean-Jacques Annaud. Avec Guy Pearce, Jean-Claude Dreyfus. V. f. 19.00. 7/7 ans. Av. de la Gare 17, 027 722 17 74 Casino IMMORTEL (AD VITAM) d’Enki Bilal. Avec Linda Hardy, Charlotte Rampling. V. f. 20.30. 12/12 ans. St-Bernard 32, 027 722 26 22 Corso Crans-Montana HIDALGO de Joe Johnston. Avec Viggo Mortensen, Omar Sharif. V. o. 21.00. 12/12 ans. 027 481 11 12 Cinécran Monthey FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 20.30. 16/16 ans. Coppet 1, 024 471 22 61 Monthéolo À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 20.30. 14/14 ans. Centrale 7, 024 471 22 61 Plaza Sierre À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 20.30. 14/14 ans. Max-Huber, 027 455 01 18 Bourg LES CHORISTES de Christophe Barratier. Avec Gérard Jugnot, François Berléand. V. f. 20.30. 7/7 ans. Général-Guisan, 027 455 14 60 Casino Sion À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 20.15. 14/14 ans. Cèdres 10, 027 322 32 42 Arlequin STARSKY & HUTCH de Todd Phillips. Avec Ben Stiller, Owen Wilson. V. f. 20.30. 14/14 ans. UZAK de Nuri Bilge Ceylan. Avec Muzaffer Özdemir, Mehmet Emin Toprak. V. o. 18.15. 14/14 ans. Cèdres 10, 027 322 32 42 Capitole BUONGIORNO, NOTTE de Marco Bellocchio. Avec Maya Sansa, Luigi Lo Cascio. V. o. 20.00. 12/12 ans. PRINTEMPS, ÉTÉ, AUTOMNE, HIVER ET... PRINTEMPS de Kim Ki-Duk. Avec Oh Young-Su, Kim Ki-Duk. V. o. 18.00. 14/14 ans. Cèdres 11, 027 322 15 45 Les Cèdres CONFIDENCES TROP INTIMES de Patrice Leconte. Avec Fabrice Luchini, Sandrine Bonnaire. V. f. 18.30. 14/14 ans. FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. f. 20.45. 16/16 ans. Mayennets 5, 027 322 15 45 Lux JURA Delémont LOCO 33 de Diego Arsuaga. Avec Hector Alterio, Federico Luppi. V. o. 18.30. 12/12 ans. Granges 13, 032 422 11 29 La Grange À VOS MARQUES, PRÊTS, CHARLIE! de Mike Eschmann. Avec Marco Rima, Martin Rapold. V. f. 20.30. 14/14 ans. Pré-Guillaume 2, 032 422 27 10 Lido JURA BERNOIS Bienne LE MAÎTRE DU JEU de Gary Fleder. Avec Gene Hackman, Dustin Hoffman. V. o. 20.15. 12/14 ans. TREIZE À LA DOUZAINE de Shawn Levy. Avec Steve Martin, Bonnie Hunt. va 14.00, v. f. 16.15. 7/7 ans. R. Centrale 51a, 032 322 61 10 Apollo BEI PARISH d’Yaël Parish. Suivi de «Bis ans andere Ende der Welt», de Risa Madoerin.V. o. s.-t. all. 20.30. Fb du Lac 73, 032 322 71 01 Filmpodium FENÊTRE SECRÈTE de David Koepp. Avec Johnny Depp, John Turturro. V. o. 18.00/20.30. 14/16 ans. FRÈRE DES OURS d’Aaron Blaise, Bob Walker (Studios Disney). va 14.00, v. f. 16.00. 7/7 ans. R. Centrale 32a, 032 323 66 55 Lido 1 STERNENBERG de Christoph Schaub. Avec Sara Capretti, Matthias Gnädinger. Dialecte suisse-all. s.-t. fr..V. o. 15.00/17.45/20.15. 7/9 ans. R. Centrale 32a, 032 323 66 55 Lido 2 AMOUR & AMNÉSIE de Peter Segal. Avec Adam Sandler, Drew Barrymore. V. o. 15.00/20.15. 10/12 ans. IL EST PLUS FACILE POUR UN CHA- MEAU... de Valeria Bruni-Tedeschi. Avec Valeria Bruni-Tedeschi, Jean-Hugues Anglade. V. f. s.-t.all. 18.00. 8/12 ans. Quai du Bas 92, 032 322 38 77 Rex 1 MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN de François Dupeyron. Avec Omar Sharif, Pierre Boulanger. V. f. s.-t. all. 20.30. 10/12 ans. SCOOBY-DOO 2:LES MONSTRES SE DÉCHAÎNENT de Raja Gosnell. Avec Matthew Lillard, Sarah Michelle Gellar. va 14.00, v. f. 16.00. 7/7 ans. STRAEHL de M. Flurin Hendry. Avec Roeland Wiesnekker. V. o. s.-all. 18.00. 12/14 ans. Quai du Bas 92, 032 322 38 77 Rex 2 LA PASSION DU CHRIST de Mel Gibson. Avec Jim Caviezel, Monica Belluci. V. o. s.-t. fr. 15.00, v. o. s.-t. all. 17.15/20.15. 16/16 ans. R. Neuve 40, 032 322 10 16 Studio Moutier IMMORTEL (AD VITAM) d’Enki Bilal. Avec Linda Hardy, Charlotte Rampling. V. f. 20.30. 12/14 ans. R. du Clos 1, 032 493 73 73 Le Cinoche Age légal/Age suggéré 0900 900 156* = 80 cts/appel/min. De 15h à 22h CinémaLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •17
  • 16. Le Temps P Date N CMJ 5e 18 03.05Le Temps P Date L E C O U R R I E R D E S L E C T E U R S Voulons-nousunEtatomniprésent etconfiscatoire,oustimulantetefficace? J e vois quatre enjeux principaux plaidant pour l’acceptation du paquet fiscal soumis auvotele16mai. ● Rendre aux citoyens un peu du pouvoir d’achat grignoté par les impôts. Depuis 1990 les impôts, taxes et prélèvements obliga- toires ne cessent d’augmenter, pour atteindre aujourd’hui 50% de la richesse produite dans ce pays. Tout cet argent qui passe par les ca- naux étatiques, c’est tout ce dont les citoyens et les entrepreneurs ne disposent pas pour créer de la prospérité. Mais encore plus incroyable: cette augmentation vertigineuse de l’impor- tance de l’Etat se traduit dans la population par un sentiment diffus de démantèlement de l’Etat. C’est dire si les sommes ainsi enlevées auxcitoyensetàl’économiesontmalaffectées. La méthode de l’augmentation constante des recettes a montré ses limites. Il est temps d’en changer. C’est un des enjeux du paquet fiscal qui vise simplement à restituer aux ci- toyens une partie du pouvoir d’achat insidieu- sement grignoté depuis des années. Pour s’op- poser à cette restitution, on trouve une coalition de circonstance, formée de la gauche, qui veut un Etat toujours plus obèse et confis- catoire, et de conseillers d’Etat gestionnaires de cet Etat. En réalité, on le voit d’emblée, même si les conseillers d’Etat du comité oppo- sé aux diminutions d’impôts ne sont pas tous de gauche, le paquet fiscal pose un véritable débat gauche-droite sur la liberté et la respon- sabilité du citoyen et son rôle face à celui de l’Etat. Trois à quatre fois par année, le citoyen suisse a la chance de dessiner l’Etat qu’il sou- haite.Le16maiparticiperaàcetexercice:vou- lons-nousunEtatomniprésentetconfiscatoire ou un Etat stimulant et efficace? L’observation des finances vaudoises et genevoises devrait suffire à convaincre de ne plus remplir un ton- neaudesDanaïdes. ● Rendre justice aux couples mariés et prendre en compte les familles d’aujour- d’hui. L’impôt fédéral direct est toujours per- çu, pour ce qui concerne la famille, selon le modèle de l’impôt de défense nationale de 1940. A cette époque les femmes étaient au foyer et s’occupaient des enfants alors que le mari gagnait l’argent du ménage. Le concubi- nage était réprimé par la morale. Cela n’a plus grand lien avec la réalité de 2004 et le volet fa- mille du paquet fiscal ne fait que prendre en compte le mode de vie d’aujourd’hui. Il le fait enbaissantlesimpôtsdescouplesmariésetdes familles plutôt qu’en augmentant les impôts desautrescatégories,tantmieux. ● Désendetter la propriété du logement. En Suisse, nous avons le plus fort endettement hypothécaire par habitant au monde. C’est un bien triste record, surtout que nous avons la plus faible proportion de propriétaire de leur logement. Il y a quelque chose qui cloche, c’est sûr. Le défaut vient notamment de l’imposi- tion de la propriété de son logement qui ajoute un revenu fiscal fictif, la valeur locative, et en contrepartie permet la déduction des intérêts passifs. Résultat: les Suisses sont encouragés, pour diminuer leurs impôts, à léguer des dettes à leurs enfants. Tous les pays européens en- couragent au contraire à amortir la dette hypo- thécaire en vingt ou trente ans. C’est sociale- ment d’autant plus souhaitable lorsque les citoyens sont mobiles et que les familles se re- composent. C’est ce que propose le paquet fiscal, qui supprime le revenu fictif de la valeur locative et permet la déduction limitée des intérêts passifs pendant dix ans. Et pour réellement favoriser l’accession à la propriété, comme le veut la Constitution,lanouvelleloiintroduitl’épargne logement. A Bâle-Campagne, qui connaît ce système, le taux de propriétaires est très élevé et ce sont les familles avec un revenu de l’ordre de80000francsquienbénéficientleplus. Ce changement de système doit s’apprécier dans la durée. En effet, le nouveau système ne doit entrer en vigueur qu’en 2008 et les pro- priétaires d’aujourd’hui, si le système ne chan- ge pas, paieront un impôt sur la valeur locative jusqu’à la fin de leurs jours. De plus, cette va- leur, faible dans certains cantons, sera inévita- blement harmonisée. Et il ne faudra pas comp- ter sur une harmonisation à la baisse de la part des cantons qui pleurent misère parce que le paquet fiscal pourrait les priver au tout grand maximum de 3% de recettes alors que, par ailleurs,celles-ciontaugmentédeplus50%ces dernièresannées. ● Préserver la solidarité des ravages de la jalousie. Comme l’impôt fédéral direct est un impôt de solidarité, il est très progressif. Cela veut dire que les hauts revenus paient, non seu- lementdansl’absolu,cequivadesoi,maisaussi proportionnellement, beaucoup plus d’impôts quelesbasrevenus.Enconséquence,uncouple mariéquiaunrevenuconfortablepaiedeuxfois plus d’impôts que des concubins avec le même revenu. Tout le monde sera d’accord pour dire que c’est totalement injuste. Mais la gauche et les conseillers d’Etat estiment inadmissible que la diminution d’impôts soit proportionnelle au montantdel’injustice. Celarappellel’histoiredelafacturederestau- rant de 1000 francs payée par dix amis qui se la répartissent selon leurs revenus respectifs. Zéro franc pour les quatre moins riches, puis 20 fr., 30 fr., etc., jusqu’à 590 francs pour celui qui a le revenu le plus confortable. Tout naturellement, ils se répartissent un rabais de 200 francs accor- dé par le patron aussi en fonction de ce qu’ils paient, soit en relation avec leurs revenus: rien pour ceux qui ne payaient rien, puis 20, 30, 40, jusqu’à 90 fr. de rabais pour le plus riche. Mais ceux qui ne bénéficient pas ou peu du rabais se révoltent: «Je n’ai aucune diminution ou une faible diminution alors que lui devra payer 90 francs de moins. C’est injuste, ce sont tou- jours les riches qui profitent.» Pour bien le pu- nir, ils lui cassent la figure. Le lendemain, com- me il ne revient pas, les neuf autres n’ont pas les moyensdepayerlafacture. La morale de l’histoire, c’est que la jalousie ruine la solidarité. C’est exactement sur ce senti- ment de jalousie que jouent la gauche et les conseillers d’Etat opposés au paquet fiscal: «At- tention, vous allez gagner quelque chose, mais votre voisin va gagner plus que vous, c’est un scandale.» Et pourtant, les conseillers d’Etat de- vraientbiensavoirquecen’estpasenrépétantle slogan «les riches n’ont qu’à payer» et en jouant sur la jalousie pour s’opposer à une baisse d’im- pôts que l’on va accroître la prospérité dans ce pays. Dommage que, pour la circonstance, ils embouchent sans plus d’esprit critique les trom- pettes de la gauche. Comment vont-ils résister aux appétits ainsi créés? Ce n’est pas de bon au- gurepourretrouverlechemindelaprospérité. Selon la sagesse populaire, «lorsqu’on veut tuer son chien, on dit qu’il a la gale». Attention doncauxdiagnosticsexcessifs.Lepeupleavoté surdesobjetsbeaucouppluscomplexesquece- lui-là. Les enjeux clairs du paquet fiscal méri- tentunsoutientoutaussiclair. C. B. VERONIQUEBOTTERON.COM Chantal Balet Emery, responsable romande d’economiesuisse, plaide pour l’acceptation du paquet fiscal, en soulignant notamment l’intérêt de redonner du pouvoir d’achat aux citoyens et de désendetter la propriété du logement, et elle regrette le sentiment de jalousie sur lequel jouent les opposants Ce n’est pas en répétant que les richesn’ont qu’à payer et en jouant sur la jalousie que l’on va accroître la prospéritédans ce pays Livres politiques Lesintellectuelscontrelesidéeslibérales RaymondBoudon,POURQUOI LES INTELLECTUELS N’AIMENT PAS LE LIBÉRALISME, OdileJacob,229p. C e pourrait être une Lettre persane de plus: l’étonne- ment de tout étranger de- vant l’ignorance des Français (et leur mépris) pour la pensée libé- rale.Ilnemanquepourtantpasde penseurs libéraux chez eux: de Benjamin Constant et Tocque- ville à Raymond Aron, la liste est impressionnante. Mais leurs idées, chez nos voisins, restent étonnamment imperméables à la cohortedesintellectuels. C’est pour s’en prendre à cette incompréhension hostile que le sociologue Raymond Bourdon, professeur émérite à la Sorbonne, publie cet essai. Manière de rap- peler que la pensée libérale n’est pas ce qu’on en dit d’ordinaire, et dedébusquertoutàlafoislescou- rants d’idées et les tribus qui se font les hérauts de l’«illibéralis- me». Lemarxisme,triomphantdans l’après-guerre, est aujourd’hui discrédité, note l’auteur. Mais les schémas explicatifs qu’il a popu- larisés – le face-à-face de classe dominante – classe dominée – restent: OMC, Nord-Sud, re- traites, inégalités scolaires ont permis ces derniers temps, d’en serinerlavulgate. Quant à la vision de l’homme, dont les libéraux, adeptes de la psychologie rationnelle, prônent l’autonomie, elle est, depuis des décennies,battueenbrècheparla révolution psychanalytique. Sans nierl’apportdeFreud,l’auteurne peut admettre que dans tous les cas,lecomportementhumainsoit dicté par des raisons non appa- rentes. Comme balaie l’idée que l’individu,danslavisionmarxiste, ne soit que le produit de son envi- ronnement. Bref: il ne refuse pas tout intérêt à ces schémas, mais leurnievaleurd’évidence. Boudon s’en prend, dans la foulée à un mécanisme intellec- tuel qui lui semble particulière- ment pervers: alors que le positi- visme s’attachait à la rigueur dans les sciences humaines, il discerne, dans le discours des intellectuels post-marxistes, une tendance à ne plus répondre qu’à la deman- de, la dénonciation de l’oppres- sionsociale. Cette relecture le conduit aussi à dissocier vrais chercheurs et in- tellectuels de conviction, qui se bornent à vérifier ce qui les arran- ge; à ne décompter que les «faits saillants» qui dénoncent les mé- faits de la société libérale. Son ju- gement n’est pas moins sévère pour le courant culturaliste, qui déferle sur l’université depuis la guerre, et dont les schémas habi- tent, malgré son essoufflement, encore les esprits. Il pourfend le causalisme, défenseur des «vic- times», pour sa négation de la res- ponsabilité de l’individu. Comme ildébusquetoutuncourant,puis- sant, de refus de l’objectivité au seul bénéfice des «points de vue». Et la dérive, à ses yeux, déteint gravement sur l’enseignement scolaire. Sans fermer les yeux sur les ef- fets pervers de l’ordre libéral (voyez ce que dit Tocqueville de la culture vulgaire!), il montre tout de même que les grands libé- raux sont aussi des méconnus: et insiste sur le rôle intéressant qu’ils assignent à l’Etat, et leur attention aux plus démunis. Mais il n’ose pas croire que l’hostilité à la pen- séelibéralesoitprêteàs’évanouir! Antoine Bosshard A llons, un peu de fiction! Les Etats-Unis, menant croisade pour convertir à la démo- cratie les Etats du Moyen-Orient, ver- raient d’un bon œil que la Suisse se joignît à la coalition formée à cette fin. Berne rejette cette suggestion, invoquant la neutralité. Cependant, un attaché militaire américain en poste dans la Ville fédérale glisse à l’oreille de ses amis suisses une proposition qu’ils s’empresseront de prendre à leur compte: l’envoi en Irak d’une mission mé- dicale militaire. L’armée ne dit pas non; mais elle entend ne pas y prêter la main. Le Conseil fédéral est perplexe. D’une part, il voit dans cette initiati- ve un moyen d’apaiser des tensions surgies entre Washington et la Confédération. D’autre part, il refile le bébé à un organisme sans caractère offi- ciel, bénéficiant du concours actif de la Croix- Rouge suisse. Quelques dizaines de médecins et d’infir- mières sont sitôt recrutés. Après un crochet par la capitale américaine où ils sont reçus en amis, ces bons samaritains vivront en terre d’Islam les horreurs ordinaires de la guerre. Ils appren- dront, aussi, l’existence d’une convention passée à leur insu. Aux termes de celle-ci, ils sont placés sous commandement US, ne doivent dispenser leurs soins qu’aux GI et s’engagent à ne rien di- vulguer de ce qu’ils auront vu et entendu. Qu’à cela ne tienne: ils feront leur boulot dans les plus dures des conditions, auront des états d’âme confiés au papier et auront, leur vie durant, le sentiment d’avoir été dupés. Le seul d’entre eux qui ne se taira pas sera flétri par le gouverne- ment. En 2064, un cinéaste tournera un documentai- re. Il interrogera des vieillards hantés par leurs souvenirs. Le téléspectateur découvrira, cin- quante ans après, à quelle sauce est apprêtée la neutralité face une puissance ménagée pour des motifs économiques et financiers. Tout loisir lui sera offert de s’étonner que les acteurs de ce peu glorieux épisode aient si longtemps gardé un spa- radrap sur la bouche. Fin de la fiction. La Télévision romande a, la semaine dernière, diffusé «Mission en enfer». Des infirmières et des médecins qui ont suivi, entre 1941 et 1943, sur le front de Russie, le très germanophile docteur, co- lonel-divisionnaire et conseiller national Eugen Bircher, ont enfin vidé leur sac. Oh! avec pruden- ce et indulgence. Mais ils ont révélé au grand pu- blic ce que les lecteurs du rapport Bonjour sa- vaient sur une parmi les plus flagrantes compromissions de la Suisse avec l’Allemagne nazie. Cette brève leçon d’histoire aurait gagné à être accompagnée d’un débat. Afin, notamment, de brosser le portrait de ce Bircher, officier supé- rieur et politicien remuant ciel et terre pour en- traîner la Suisse dans la campagne de Russie sous prétexte d’y éradiquer le bolchevisme. Pour mon- trer, aussi, la clairvoyance du général Guisan mettant l’armée à l’abri d’une aventure douteuse. Et, enfin, pour entrouvrir une porte sur la façon dont est comprise et pratiquée, aujourd’hui face aux maîtres du monde, la neutralité. ■ Lachronique DE FRANÇOIS GROSS Piqûrederappel ✶✶✶ Opinions18 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 Vos lettres, de 1500 à 2000 signes au maximum, sont les bienvenues par e-mail (lecteurs @letemps.ch), par fax (022/799.58.59) ou par poste (Le Temps, courrier des lecteurs, case postale 2570, 1211 Genève 2). Pour être prises en considération, elles doivent impérativement être accompagnées de votre adresse et d’un numéro de téléphone, y compris pour les courriers électroniques. Toléranceetatteintes àl’intégritédesfemmes BOËL SAMBUC, VICE-PRÉSIDENTE DE LA COMMISSION FÉDÉRALE CONTRE LE RACISME, GENÈVE C’est à juste titre que Ma- dame Françoise Gianadda s’inquiète, dans Le Temps du 20 avril, de la demande de re- connaissance en Suisse par cer- tains musulmans de pratiques se réclamant d’une lecture rigoriste de l’islam telles que l’excision, les mariages forcés ou la répudiation. Il s’agit là d’atteintes in- supportables à l’intégrité physique et psychique des femmes qu’aucun motif de nature religieuse, culturelle ou autre ne sau- raitjustifier. CommelaCommissionfédéralecontreleracismel’adéjà rappeléparlepassédanslecasdelalapidation,lesdroitsdela personnehumaine,qu’ellesoithommeoufemme,doiventêtre partoutintangibles,afortioridansunEtatdémocratiqueet sécularisécommelenôtre.Detelsactesheurtent manifestementl’ordrejuridiquesuisse,ledroitconstitutionnel del’égalitéentrehommesetfemmesetleCodepénal. C’est pourquoi, face aux dérives de certains tribunaux consta- tées en France, tendant à réintroduire, dans les faits, un statut personnel pour les personnes de confession musulmane aux conséquences discriminatoires pour les femmes, une mise en gardeesteneffetnécessairedanslesensdesarticlesduTemps. La tolérance entre religions et cultures différentes sur notre sol ne peut en aucun cas conduire à l’acceptation de règles juri- diquesdifférentesselonl’appartenanceculturelleoureligieuse. Demême,lerespectdelapudeuretdelasensibilitédecertaines femmes musulmanes ne saurait mener, à terme, à l’apparition d’uneformeoud’uneautredeségrégationsexuelledansl’espa- cepublic. Cela étant, l’appel aux valeurs, pour être crédible et efficace au- près des personnes de culture musulmane vivant chez nous, ne peut être sélectif. Il convient en particulier d’y inclure les prin- cipesancrésdansnotreConstitutionetdanslaDéclarationuni- verselledesdroitsdel’hommequesontlanon-discriminationet lajouissanceégaledesdroitsfondamentaux,endehorsdetoute considérationtenantàl’ethnie,l’originenationale,la«race»oula religion. C’est ainsi qu’une intégration durable des personnes ou des groupes minoritaires passe par un engagement résolu des pou- voirspublicscontrelesdiscriminationsracialesetlaxénophobie dontcelles-cisontsouventvictimes. Dans le cas des musulmans, sécularisés ou pratiquants, de na- tionalité étrangère ou suisse, des discriminations massives sont avérées sur le marché du travail, dans l’accès à l’emploi des jeunesetdesfemmes,notamment,etdansledomainedesnatu- ralisations. Il est dans l’intérêt de tous que cessent ces inégalités susceptibles de nourrir, le cas échéant, des sentiments de frus- trationetd’exclusionquifontlelitdesintégrismes. Enfin,l’appelauxvaleurs,pourjustifiéqu’ilsoit,nedoitpasdé- bouchersurundiscoursstigmatisantunepopulationminoritai- reauxyeuxdelamajorité.[…]
  • 17. Anouch Seydtaghia D ans moins de soixante jours, Google lèvera en Bourse jusqu’à 2,7 mil- liards de dollars. Un chiffre im- pressionnant, mais pas autant que celui de sa valorisation, qui pour- rait atteindre 20, voire même 25milliardsdedollars.Soitdavan- tage que des géants tels Nike, LockheedMartinouencoreFede- ral Express. Dans le sillage de Google, plusieurs dizaines de so- ciétés high-tech, dont certaines af- fichent des résultats très mauvais, s’apprêtent elle aussi à entrer en Bourse. Le rythme de ces IPO (Initial public offering) connaît une brusque accélération. Selon Leh- man Brothers, les sociétés améri- caines lèveront cette année 40 mil- liards de dollars en Bourse, contre seulement 13,9 l’an dernier, qui avait été le chiffre le plus bas de- puis treize ans. Sur le seul premier trimestre 2004, 2,72 milliards de dollarsontétérécoltésparlescapi- tal-risqueurs lors de 13 entrées en Bourse – dont six réalisées par des sociétés actives dans les biotech- nologies –, soit un record depuis le troisième trimestre 2000, selon les chiffres de la National Venture Capital Association. Au total, une cinquantaine de sociétés soute- nues par des capital-risqueurs sont sur le point de rentrer en Bourse, dont 13 firmes high-tech quil’ontannoncéenmars. Candidats plus ou moins bons La tendance semble similaire en Europe. Selon la société d’étu- de Dealogic, 14 IPO high-tech, qui ont permis de lever 578 mil- lions d’euros, ont été réalisées au premier trimestre 2004 en Euro- pe, soit davantage que pour l’en- semble de 2003 (13). Dernier exemple en date, l’opérateur fran- çais Iliad vient de voir son action, sur-souscrite 25 fois, progresser de 32% lors de son premier jour de cotation. Les firmes chinoises, notamment des opérateurs télé- coms et Internet, espèrent lever 22 milliards de dollars en 2004. «Au premier trimestre, 30% des IPO au Nasdaq ont été réalisées par des firmes chinoises», précise David Liu, senior vice-président de la banque d’investissement BroadviewInternational. Doit-on craindre qu’un scéna- rio de type Netscape, dont l’IPO en 1995 allait précéder la création de la bulle, ne se reproduise? La société éditant le célèbre naviga- teurWebpesait2milliardsdedol- lars à son premier jour de cota- tion, son action s’envolant de 108%. Laminé par Microsoft, Netscape allait s’effondrer avant d’être racheté en 1999. Google subira-t-il le même sort? «Non, car souvenez-vous qu’à l’époque de son IPO Netscape perdait de l’argent, explique David Liu. On pensait alors que toutes les socié- tés liées à Internet qui étaient défi- citaires pourraient entrer en Bourse.» Reste que les candidats à une future cotation ne sont de très loin pas aussi attractifs que Google. Certes, l’éditeur de solutions anti- spam Brightmail et le site de vente de bijoux en ligne Blue Nile sem- blent des candidats solides. Mais que dire de Lindows, l’éditeur de logiciels basés sur Linux, qui a ac- cusé l’an dernier une perte de 4 millions de dollars pour un chiffre d’affaire de 2 millions seu- lement? Ou du fabricant de com- posants en nanotechnologies Na- nosys, qui a perdu 9,2 millions en 2003 pour des revenus de seule- ment 3 millions? «Je crois que cer- taines de ces sociétés peuvent réa- liser de bonnes IPO, mais elles seront sévèrement punies par les marchés dès que leurs objectifs ne seront pas atteints, estime David Liu. Il suffit de quelques firmes affichant des résultats décevants pour que tout un secteur ne soit plus«hot»pourlesmarchés.» Un avis que partage Keith Arundale, responsable du Déve- loppement de l’activité et du capi- tal-risque chez Pricewaterhouse- Coopers: «Les signes de reprise du secteur high-tech sont encou- rageants, mais ce n’est qu’un dé- but.Lesinvestisseursrestentmar- qués par la débâcle de 2000 et attendent encore les signes d’une reprise durable.» Les acteurs du capital-risque sont, eux, pressés. «Ils ont fait un tri dans leurs inves- tissements, et vont chercher à ob- tenir un maximum de valeurs des sociétés restant dans leurs porte- feuilles dès que le marché des IPO et des ventes repart», poursuit KeithArundale. Preuve que les investisseurs semblent avoir retrouvé la foi dans les nouvelles technologies, la petite société DayStar Technolo- gies – 810000 dollars de pertes, 72000 dollars de chiffre d’affaires jusqu’au 30 septembre 2003 – a réussi à lever 10,5 millions de dol- lars. Mais certains investisseurs déchantent vite: selon Thomson Financial, les actions de 60% des sociétés cotées depuis le premier trimestre se négocient aujour- d’hui au-dessous de leur valeur d’émission. En Suisse, la firme de biotechnologie Basilea a perdu 12,4% depuis sa première cota- tion,le25marsdernier. ■ Le Temps P Date N CMJ 5e 19 03.05 ✶✶✶ LUNDI FINANCE LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •19 TROIS VALEURS à suivre RECOMMANDATIONS DES ANALYSTES L’AGENDA DE LA SEMAINE ▲ ADECCO: Deutsche Bank a relevé le rating d’Adecco de «garder» à «acheter». Objectif de cours: 81 francs. ▲ MICRONAS: Landesbank Rheinland a relevé le rating de «neutre» à «surperformance». Objectif de cours: 80 francs. ▲ ROCHE: Dresdner Kleinwort Wasserstein a relevé le rating de «garder» à «accumuler». Objectif de cours: 146 francs. ▲ SIG: Pictet a relevé le rating d’«accumuler» à «acheter». Objectif de cours: 280 francs. ▼ SYNGENTA: Citigroup a abaissé le rating d’«acheter» à «garder». Objectif de cours: 112 francs. Clariant (16,45 francs) Clariantpubliesesrésultats du1ertrimestre2004mardi. Lebénéficenetdevraitsesi- tuerà30millionsdefrancs, selonleconsensusAWPbasé surcinqanalystes.Legroupe apubliéunbénéficenetde 2millionsen2003aprèspro- visionsde38millions,enrai- sond’unretarddanslamise enserviced’uneusineaux Etats-Unis.Toutecomparai- sonestdoncdifficile.Le consensusestimelebénéfice opérationnel(EBIT)à 153millions(+35,4%),età 241millions(–3,6%)avant amortissementsetdéprécia- tions(EBITDA).Enfin,le chiffred’affairesestprévuà 2,075milliards(–1,5%).Pic- tet&Cieaunratingneutre surletitreavecunobjectifde coursà18francs(+9,4%). UBS (92,15 francs) UBSpubliesesrésultatsdu 1ertrimestre2004mardi. Pictet&Cieestimelebénéfi- ceopérationnelenhaussede 10,4%parrapportau4etri- mestre2003,à2715millions defrancs.LadivisionWealth Managementdevraitenre- gistrerunaffluxnetd’argent fraisde7,5milliardsde francs,contre+6,4milliards au4etrimestre2003.Leratio chargesproduitsdevrait s’améliorerdansladivision WealthManagementUSA (ex-PaineWebber)de94%fin 2003à91%.Danslabanque d’affaires,lenégoced’instru- mentsàtauxfixestireraune foisdepluslesbénéfices.Le bénéficenetdugroupeestes- timéà1,92milliards(+6%). Pictetplacel’objectifdecours à112francs(+21,5%). CreditSuisse(45,70francs) CreditSuissepubliesesré- sultatsdu1ertrimestre2004 mercredi,aprèsavoirdonné deschiffresclésvendredi. DeutscheBankestimelebé- néficenetajustéselonUS GAAPà1469millionsde francs.Ladivisionbanque d’affairesdeCreditSuisse FirstBostondevraitenregis- trerunecroissancede142% desbénéficesparrapportau 4etrimestre2003.Mais,sur unan,DeutscheBankesti- mequeCSFBaperdudes partsdemarché.Ladivision PrivateBankingdevrait connaîtreunaffluxnetd’ar- gentfraisde3,5milliardsde francs,contre4,2milliards au4etrimestre2003.La structurededirectionduale (avecOswaldGrübeletJohn Mack)n’estpasidéaleselon l’analystedeDeutsche Bank,quis’attendàvoirle titrerestervolatil.Deutsche Bankplacesonobjectifà 52,50francs(–4%). Source: Bloomberg A.Si Plus haut: Plus bas: 19,99 15,10 19 18 16 17 15 16,45 AvrilMarsFév.Janv. PERFORMANCE 2004: +1,47% CLARIANT Source: Bloomberg A.Si Plus haut: Plus bas: 49,50 42,75 46 47 48 49 44 45 43 2004 45,70 AvrilMarsFév.Janv. PERFORMANCE 2004: +0,99% CREDIT SUISSE GROUP Source: Bloomberg A.Si Plus haut: Plus bas: 98,35 85,70 96 94 92 90 86 88 92,15 AvrilMarsFév.Janv. PERFORMANCE 2004: +8,8% UBS SPORTS SOCIÉTÉ DR Mode: talents prometteurs à New Dehli P. 32 CULTURE Le Grand Palais de Paris expose peintures et antiquités chinoises P. 35 Phonak flirte enfin avec le succès et espère faire rêver les Suisses P. 30 Sources: Thomson Venture Economics & National Venture Capital Association, Wall Street Journal Photo: © Keystone A.Si 20032002 2004 (à ce jour)20011999 2000 60 40 20 0 IPO technologiques Autres IPO (IPO: Initial Public Offering) TRIMESTRE ÉCHU AU: VALEUR 31 mars 2002 376,3 30 juin 2002 1836,1 30 septembre 2002 30,0 31 décembre 2002 231,2 31 mars 2003 77,2 30 juin 2003 164,0 30 septembre 2003 732,8 31 décembre 2003 1048,7 31 mars 2004 2721,1 Les banques d’affaires, comme JP Morgan, espèrent profiter de ce nouveau mouvement. VALEUR DES IPO, EN MILLIARDS DE DOLLARS EN MILLIONS DE DOLLARS BOOM DES ENTRÉES EN BOURSE AU PREMIER TRIMESTRE 2004 VALEUR TOTALE DES IPO FINANCÉES PAR LE CAPITAL-RISQUE LUNDI 3 MAI ■ Indice des prix à la production industrielle dans la zone euro MARDI 4 MAI ■ Résultats au 1er trimestre de UBS, Clariant, Tecan et Also ■ Résultats 2003 d’AFG Arbonia Forster ■ Réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (FOMC) MERCREDI 5 MAI ■ Résultats de Credit Suisse au 1er trimestre ■ L’OFS publie l’indice des prix à la consommation en avril JEUDI 6 MAI ■ Résultats de l’enquête de Swissca sur les caisses de pension ■ Résultats 2003 de Swatch Group et de Baumgartner Holding ■ Résultats de Swissquote au 1er trimestre ■ Assemblée générale de Swiss ■ Le Seco publie son enquête sur le climat de consommation en Suisse en avril ■ Réunion du conseil des gouverneurs de la BCE VENDREDI 7 MAI ■ Le Seco publie les chiffres du chômage en avril IPO • Le numéro un de la recherche sur le Web n’est pas un cas isolé: derrière lui, des dizaines de sociétés actives dans les télécoms, Internet et les biotechnologies tentent leur chance sur les marchés. Très loin des résultats affichés par Google, certaines semblent fort peu attractives. Les investisseurs demeurent prudents DanslesillagedeGoogle,lesentrées enBoursedefirmeshigh-techdécollent Lesinvestissementsencapital-risquesontenlégèreprogression Cinquante,voiremême55milliardsdedollars? Voilà, selon Thomson Financial, la somme que les acteurs en capital-risque attendent encore d’in- vestir dans de jeunes sociétés. Un chiffre impor- tantmaisqui,comparéaux26milliardsdedollars injectés aux Etats-Unis dans des start-up chaque trimestreen2000,mérited’êtrerelativisé.Actuel- lement,lesinvestissementsencapital-risqueredé- collent timidement. Car les 4,6 milliards investis durantlepremiertrimestre2004ontbeauêtresu- périeurs aux 4,16 milliards dépensés lors de la même période de l’année précédente, ils demeu- rent en retrait par rapport aux 4,92 milliards des trois derniers mois de 2004. Qu’en est-il en Suis- se? «Le marché est en reprise, même si nous sommes un peu en décalage par rapport aux Etats-Unis, analyse Olivier Tavel, associé senior de Venture Partners. Les conditions sont favo- rables,etdessecteurstelceluidessciencesdelavie sonttrèsattractifs.Unchangementstructureltrès important s’est opéré depuis l’éclatement de la bulleInternet,etilexisteaujourd’huibeaucoupde projetsdebonnequalitéàsoutenir.» Des revenus et des preuves de contrats Lesinvestisseurspréfèrents’intéresserauxso- ciétés les plus matures. Sur les 618 firmes soute- nuesfinancièrementauxEtats-Unisdébut2004, 30% d’entre elles étaient jugées matures, contre une proportion de 26% pour l’ensemble de 2003.«Cessociétésontréussiàsurvivrelorsdela crisedusecteurtechnologique,ellesontdesbusi- ness models plus solides et présentent ainsi des opportunitésd’investissementintéressantes»,re- lève David Liu, senior vice-président de la banque d’investissement Broadview Internatio- nal. «De plus en plus, les investisseurs veulent voir des sources de revenu, ou au moins les preuves de contrats avec des clients», relève Kei- thArundale,responsableduDéveloppementde l’activité et du capital-risque chez Pricewate- rhouseCoopers. Echaudés par les pertes liées aux investisse- mentsconsentisen1999-2000,notammentpar- cequelesinvestissementsconsentisilyatroisans ont perdu en moyenne 18,9% de leur valeur, les spécialistes du capital-risque font très attention. Sans surprise, les investissements effectués en 2003 dans les entreprises les plus matures ont permis un retour sur investissement meilleur (25,4%)queceuxdansdesstart-up(–7,1%). Où va l’argent des capital-risqueurs? Avant tout dans les sociétés actives dans les biotechno- logies et les appareils médicaux (27%), qui trus- tentlapremièreplacedesinvestissementsdepuis sixtrimestres.Suiventcellesactivesdansleslogi- ciels(21%)etlestélécoms(12%). A. S. Deplusenplusd’argentestinjecté danslessociétéslesplusavancées. Qu’attendreaprèslacorrection? Lesactionstechnologiquesontconnuleurcinquième semainedebaisseàWallStreet.LeNasdaqvireaurouge cetteannée(–4%)aprèssonenvolde50%en2003. Explication: la perspective de taux d’intérêt plus éle- vés frustre plus d’un spéculateur tenté de décrocher le jackpotsurleNasdaqavecdesfondsempruntés.Puisily a la question des valorisations, qui taraude les investis- seurs. En mars, Goldman Sachs a posé la question de la durabilité des performances après le bond de 82% des high-tech européennes sur douze mois. Les cours ac- tuels des actions de hardware, notamment, se justifie- raient,selonMerrillLynch,parunecroissancedesbéné- fices de 30% par an les cinq prochaines années, un taux ambitieux,selonlabanque. A l’inverse, la valorisation des semi-conducteurs est attrayante. Mais une crainte récente pénalise ce secteur comme celui du hardware: la perspective d’un ralentis- sementdelademandechinoise,quiexpliqueenpartiele recul de 11% du Semiconductor Index (SOX) cette an- née. Dans une note du 30 avril, Pictet & Cie juge ces craintes exagérées, notant que, même si la croissance chinoise «ralentissait» à 6 ou 7% par an, cela n’affecterait quelessociétéstrèsexposéescommeSEZenSuisse,qui génère75%desesventesenAsie. Les analystes restent positifs pour 2004. Friedman, Billings, Ramsey (FBR) voit d’importantes opportuni- tésdansleséquipementiersducâbleauxEtats-Unis(Ar- ris Group, C-Cor, Concurrent), conseille les logiciels d’entreprise(Microsoft,Peoplesoft),leséquipementiers et services télécoms (Cisco, Lucent, AT & T, Verizon, Qwest). Goldman Sachs recommande Intel, Cisco et Oracle. En Europe, la banque préfère les titres promet- teurs de «croissance à un prix raisonnable» comme Phi- lips,InfineonetNokia. Myret Zaki Lecâbleetleséquipementierstélécoms sontconseillésparlesinvestisseurs,mais lescraintesrestentancréesducôtédela Chine,dontlademandepourraitdiminuer.
  • 18. R estructuration, récession, fusion – les risques de perdre son travail sont nom- breux. La personne touchée n’est pas sûre de trouver immédiatement un nouveau poste et, parfois, la période de chômage peut durer plusieurs mois. Les réserves financières sont alors mises à contribution. Changer de statut professionnel et se mettre à son compte n’est pas forcément la bonne solution. Nom- breux sont ceux qui se demandent comment ils sont imposés une fois qu’ils ont perdu leur travail.Est-cequeleurchargefiscalevas’adap- ter a la baisse de revenu ou seront-ils confron- tésàdenouveauxproblèmesfiscaux?Existe-t- il des possibilités d’optimiser sa fiscalité, pour quelesimpôtsneviennentpasperturberenco- re davantage un budget déjà suffisamment bousculé? En préambule, un point positif: il n’y a plus de décalage entre la période de taxation et le paiement des impôts depuis qu’au début de l’année tous les cantons ont adopté le système d’imposition annuelle. Avec ce nouveau prin- cipeditpostnumerando,lesimpôtssontcalcu- léssurlabasedurevenueffectifdelamêmean- née.Siquelqu’unperdparexemplesontravail enaoûtetn’aplusderevenupendantledernier tiersdel’année,sonrevenuimposablede2003 diminue en conséquence. Ou si une personne cesse de travailler en février 2004 et ne touche plus aucun revenu pendant le reste de l’année, le fisc ne prélève pas d’impôts. Les indemnités de chômage sont en revanche imposées, com- metoutautrerevenu. Dans l’ancien système dit pré-numerando, unepertedetravail,dumoinssiellen’étaitque passagère,n’avaitderépercussionssurlereve- nu imposable que deux en plus tard dans la majorité des cantons (Genève, un an). Pas de salaire pour payer une facture fiscale impor- tante, puisque calculée sur l’ancienne situa- tion, cela n’existe plus aujourd’hui. Il pourrait y avoir peut-être un problème avec le borde- reaud’impôtsprovisoireétabliencorecettean- née, tenant compte des anciennes données dans de nombreux cantons comme Vaud par exemple. Les administrations se montrent ce- pendant arrangeantes et modifient ce borde- reausilademandeestjustifiée. Le système postnumerando n’a pas seule- ment éliminé ce type de problème fiscal, mais aussi certaines possibilités de planifier une ré- duction de ses impôts à court terme. Dans le passé, on pouvait provoquer une taxation in- termédiaire suite à un changement de statut professionnel (de salarié à indépendant ou vice-versa) ou à un transfert du domicile d’un canton à un autre, ce qui générait une brèche de calcul intéressante si le revenu acquis au cours des deux dernières années était nette- ment supérieur à celui de la période précéden- te. Si le revenu était inférieur, la taxation inter- médiaire avait une influence bénéfique pour l’avenir, puisqu’en même temps le contri- buablepassaitausystèmepostnumerando. Quereste-ilalorscommepossibilitésd’opti- miser sa charge fiscale suite à la perte de son emploi? Le rachat d’années de cotisations manquantes auprès de sa Caisse de pension offre une opportunité intéressante de dimi- nuer ses impôts en cas de licenciement. S’il existe une possibilité de rachat, il peut être ef- fectué même au cours du dernier mois d’acti- vité. La charge fiscale diminuera alors en même temps que les revenus si le rachat est fi- nancé avec les indemnités de chômage. Si le nouvel employeur n’est pas encore connu le dernierjourd’activité,lesavoirsdelaCaissede pension devront être transférés sur un compte delibrepassage.Ilsyresteront,sansêtreimpo- sés, jusqu’au nouvel emploi. Si une personne change de statut professionnel et se met à son compte, elle peut prélever ses avoirs de libre passage à des conditions fiscales privilégiées pour les investir dans son affaire. Par contre, si le rachat dans la Caisse de pension et le prélè- vementducapitals’effectuentdansundélaide quelques mois seulement, l’Administration fiscale risque de considérer cette opération comme de l’évasion fiscale et refuser la déduc- tibilité du rachat. Dans ce cas, il est fortement conseillédenepasencaissersoncapitaldansla même année fiscale que le rachat, voire même laisserpasserunepériodepluslongue. Dans les cas où l’employeur verse une in- demnitédedépart,elleestenprincipesoumise à l’impôt sur le revenu. Il en va autrement si le bénéficiaire a atteint l’âge de 55 ans et compte profiter du licenciement pour prendre une re- traiteanticipée.Danscecas,l’indemnitédedé- part est imposée au même titre qu’un verse- ment de la Caisse de pension à un taux réduit. Il est à noter que tant au niveau fiscal qu’au ni- veaudel’AVS,letraitementdesindemnitésde départestsensiblementdifférentd’uncantonà l’autre.Ildépenddenombreuxcritèrestelsque lemontantdel’indemnitéoulamanièredontil est libellé. En conclusion, il est important qu’au moment de la négociation de l’indemni- té, l’employeur et l’employé évaluent les inci- dences sur les coûts pour l’employeur et les li- quiditésdisponiblesaprèsAVSetimpôtspour l’employé. Eric del Marmol JeanWinkler&Partners FISCALITÉ • Point positif, les impôts sont désormais calculés sur la base du revenu effectif de la même année. Les indemnités de chômage sont imposées Perdresontravail:qu’enest-ildesimpôts? L ’ A V I S D E L ’ E X P E R T ActeursLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •21 ■ La Bourse serait-elle fâchée avec les mathématiques? Nombre d’actionnaires d’Aventis se sont interrogés lundi en constatant l’évolution du cours des actions du groupe pharmaceutique fran- çais. Dimanche soir, via les mé- dias, les actionnaires apprennent queSanofirelèvesonoffred’achat sur Aventis d’environ 14% et que par conséquent l’action est ainsi valorisée à un cours théorique de 68,93 euros, contre 61 euros pour la première offre. Chic, se disent les actionnaires en se frottant les mains, le cours d’Aventis devrait monter de 66 euros vendredi à la clôtureàhauteurde69euros…En réalité, pas de hausse mais un plongeon. Aventis a enregistré unechutede6%à62,7eurosetSa- nofi de 7%. Explications: plus qu’une OPA (offre publique d’achat), l’opération Sanofi- Aventis est une OPE (offre pu- blique d’échange), c’est-à-dire qu’il est convenu d’échanger un nombre défini de titres Sanofi contre un nombre défini d’actions Aventis, avec une petite partie d’argent en cash en sus (20 euros). Pour une petite tranche de l’opé- ration, Sanofi propose un prix en cash mais il fixe à 29% le niveau maximal d’argent qu’il entend sortir de sa poche. Et voilà com- ment un prix d’appel de 68,93 eu- ros devient une fiction comptable qui va laisser insatisfaits la majo- rité des actionnaires qui espé- raient du cash. Résumons: seuls 29% de la totalité de l’opération seront payés en cash. Sachant qu’une fois déduits les 20 euros en numéraire consentis pour chaque titre Aventis dans le cadre de l’OPE, personne ne bénéficiera des 68,93 euros espérés. De plus, à cause de cette OPE, le titre Aven- tis évoluera en parallèle à la va- leur du titre de Sanofi. Comme une majorité d’analystes pense que Sanofi a payé trop cher sa proie, le titre recule. Et si le titre Sanofi marque le pas, le titre Aventis recule aussi (à cause de l’OPE). Voilà ce qui s’est passé à la Bourse de Paris lundi après- midi devant les yeux désolés des petitsactionnaires. ■ La menace d’une hausse des taux a provoqué un déclic cette se- maine dans la tête des investis- seurs.Semainenoire:laperteheb- domadaire se chiffre à 3% à Paris, tandis qu’elle avoisine 3,5% pour l’Eurostoxx. Aux Etats-Unis, c’est même -4% pour le Nasdaq. Par contre, elle n’est que de 0,75% en Suisse pour le SMI. La remontée (annoncée) des taux fait égale- ment des dégâts dans les porte- feuilles obligataires. En franc suis- se, par exemple, entre le 15 mars et le 28 avril, la baisse dépasse les 2%. Elle est supérieure à 1,5% sur lesquatredernièressemaines. Bloc-notes PAR IGNACE JEANNERAT Le Temps P Date N CMJ 5e 21 03.05 ✶✶✶ Le marché reste tiraillé. D’un côté, les résultats des entre- prises tirent les cours vers le haut, et de l’autre, des craintes de relè- vement des taux d’intérêt et de haussedestauxlongstirentlesac- tionsverslebas. Les résultats des entreprises ont été spectaculaires, et le 1er tri- mestre 2004 pourrait l’être enco- re plus. Près de la moitié des so- ciétés ont publié des résultats, et les bénéfices sont 8% au-dessus des attentes, et sont en moyenne 20% au-dessus de l’année précé- dente. Si ce rythme se maintient, ceseraunrecord. Malgré cela, les actions sem- blent bloquées dans un couloir de trading en «yo-yo», en raison de la crainte vis-à-vis des taux d’inté- rêt. Ainsi, le Dow Jones n’a gagné que 0,25% la semaine du 19 au 23 avril, à 10472 points, et le S & P 0,5%, à 1140 points, et le Nas- daq a gagné 2,7% à 2049 points, mais ce qui a été gagné avait été perduunesemaineauparavant. La perspective bénéficiaire de- meure favorable, selon nous. Les actions américaines devraient surperformer les instruments à taux fixes. La hausse des taux d’intérêt est graduelle et corres- pond aux attentes des investis- seurs. Le marché des actions de- vrait connaître encore un bond avant que les risques cycliques ne deviennentunemenace. Le secteur de l’énergie reste notre favori, avec des entreprises générant de solides cash-flows. Les titres intègrent déjà par ailleurslesrisquesdereculsignifi- catif des prix du pétrole au cours desprochainesannées. Le secteur des télécoms reste attrayant avec ses rendements élevés du cash-flow et des divi- dendes et un potentiel considé- rable pour la consolidation dans lesecteur. Les valeurs financières offrent aussi de bonnes opportunités. Lesvalorisationssontbassesetles cash-flow élevés. L’activité des fusions et acquisitions se reprend dans le secteur, avec le rachat au début de cette année de Bank OneparJPMorganChase. Nous recommandons toujours un mouvement graduel des cy- cliques chèrement valorisés aux valeursdecroissancedemeilleure qualitéetauxfinancières. B. D. La question de la semaine Source: Bloomberg A.Si MSCI Monde +0,63% S&P 500 +0,16% Nasdaq –3,32% Mars AvrilFévrierJanvier 2004 106 104 102 98 96 100 PERFORMANCES COMPARÉES DU MSCI MONDE, DU S&P 500 ET DU NASDAQ LES ACTIONS AMÉRICAINES SOUS-PERFORMENT LES ACTIONS MONDIALES CETTE ANNÉE Chaque semaine, «LeTemps» pose une question liée à l’actualité de la finance à trois spécialistes. L’investisseur y trouvera une diversité de points de vue experts et pourra se faire sa propre opinion sur l’opportunité d’un placement Risquedehaussedestaux d’intérêt:quellesperspectives pourlesactionsaméricaines? Bob Doll, CIOdeMerrillLynch InvestmentManagers DR «Ellesdevraient surperformerles obligations» Depuis quelques semaines, les marchés financiers sont foca- lisés sur la courbe des taux d’inté- rêt, prévoyant une première haus- se des taux directeurs dès le mois d’août. Le marché garde en mé- moire le krach obligataire de 1994 lorsque la banque centrale améri- caine avait relevé les taux d’intérêt de 300 points de base en un an en- traînant dont son sillage les taux à 10 ans fortement à la hausse (plus de 250 points de base). Le pro- chain cycle de resserrement sera cette fois-ci très progressif de fa- çon à ne pas réitérer l’accident de 1994. La tendance à la pentifica- tion de la courbe amorcée il y a plus d’un mois devrait malgré tout se poursuivre, impactant négati- vementlemarchéactions. Le dollar se trouve au beau mi- lieu d’un rallye de court terme dans un marché baissier séculaire, ce qui nous pousse toujours à pri- vilégier les valeurs sensibles à la baissedeladeviseaméricaine. Si la croissance devrait rester forte au cours du premier se- mestre (de l’ordre de 4,3%), celle- ci devrait ralentir dans la deuxiè- me partie de l’année en dessous de son rythme potentiel autour de 3%. Nous doutons du caractère autoentretenu de la croissance américaine. Les taux de profit des entre- prises seront très élevés et proba- blement en haut de cycle en 2004. Le consensus anticipe une pro- gressiondesrésultatsduS&P500 de 16,2% en 2004 avec de fortes révisionsàlahausseaucoursdes6 derniers mois (+5,2%). Beaucoup debonnesnouvellessontintégrées par le marché américain aujour- d’hui. Sous l’hypothèse d’un re- tour progressif des taux longs au- tour de 5,3%, notre modèle de prime de risque nous donne un potentiel d’appréciation relative- ment faible du S & P 500 (autour de1165points). Nous adoptons un profil plus défensifavecdesparismoinsmar- qués en privilégiant les valeurs à forte rentabilité financière. Nous sommes neutres sur les valeurs technologiques. Nous mainte- nons notre surpondération sur le secteur énergétique compte tenu de la dégradation de la situation en Irak. Nous restons à l’écart des fi- nancières dans cette phase de re- montéedestauxd’intérêt. J.-L. B. Jean-Luc Buchalet, Stratégiste, JCFGroup,Paris DR «Nousadoptons unprofilplus défensif» Depuis la mi-2002, la reprise américaine est venue essen- tiellement du secteur des biens, qui a suscité 55% de la croissance cumulée. Les services sont restés tout près de leur niveau enregistré lors de la phase de récession. Cet- te reprise déséquilibrée, violente, restait donc fragile. Parce que les États-Unis sont surtout une socié- té de services. Parce que c’est le secteur des biens qui a le plus ré- pondu aux stimulations moné- taires et budgétaires, et que l’on peut craindre, à la longue, un tas- sement. Bien plus que la croissan- ce du produit intérieur brut (4,2% au premier trimestre), c’est donc, pour l’économiste, surtout le contenu qui importe. La dernière livraison exprime une montée en puissance des services que l’on n’attendait pas avant l’été. Elle s’accompagne de tensions sur les prix, mais celles-ci restent modé- rées sur les indices sous-jacents. On oublie aussi souvent qu’un peu d’inflation ne fait pas de mal danslareconstitutiondesprofits. Ceux-ci risquent d’en avoir be- soin. En moyenne depuis trente- cinq ans, les profits unitaires re- bondissent durant six à sept des huit ou neuf trimestres qui sui- vent immédiatement la phase de récession, avant de se tasser de nouveau. Ils suivent ainsi le cycle des biens. Depuis 2002, le score est de six sur huit. Les probabili- tés vont donc à un tassement des profits à un horizon d’un an. C’est aussi à cette conclusion qu’arrivent nos spécialistes. En- core légèrement au-dessus de leurs price-earnings historiques (P/E, rapport cours/bénéfice), les actions, américaines comme eu- ropéennes, ne sont plus, selon ce critère, surévaluées, mais ne sont pas non plus sous-évaluées. Les taux de change permettent d’affi- ner la comparaison. Les niveaux actuels impliquent une suréva- luation de l’indice S & P d’envi- ron 25% par rapport aux places européennes. Le Dow Jones se- rait surévalué d’une dizaine de points par rapport au S & P. À l’heure où les investisseurs améri- cains semblent sous-pondérer leurs propres indices, il est donc dangereux d’observer un regain d’appétit des investisseurs non résidents pour les actions améri- caines. V. L. Vincent Lahuec, Economisteau CréditAgricole DR «Lesprobabilités vontàuntassement desprofits»
  • 19. ✶✶✶ PlacementsLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •23 Les produits structurés dérivés connaissent actuellement un fort en- gouement de la part des investisseurs. Les années successives de pertes subs- tantielles ont révélé les faiblesses d’une approche traditionnelle. La façon d’investir «long only», où l’investisseur achète un titre dans l’es- poir que ce dernier prenne de la valeur dans le cas d’une action, ou bien avec l’objectif de recevoir des coupons, limite fortement l’environnement des investis- sements possibles. A l’aide de place- ments dérivés structurés l’univers de placement est considérablement élargi, car l’objectif de ces placements est juste- ment de bénéficier d’autres orientations du marché, telles que baisse ou hausse de la volatilité, des taux ou encore d’autres aspects. Ces produits structu- rés offrent en effet des possibilités d’in- vestir tenant compte des caractéris- tiques du marché en tout moment. Cela est primordial pour créer la stratégie adéquate avec l’environnement bour- sier. L’avantage des dérivés structurés est d’offrir à l’investisseur un engagement à plus haute valeur ajoutée sur les mar- chés traditionnels. Une valeur ajoutée caractérisée par des possibilités de gains qui ne sont plus uniquement fondés sur une hausse des marchés sous-jacents, mais par exemple sur la volatilité actuel- le. Un tel placement actuellement pro- posé est la Bonus Coupon Note, qui bé- néficie d’une protection du capital, d’un coupon minimal de 1%, mais qui peut al- ler jusqu’à 6% en francs suisses. Cette Note comporte un sous-jacent composé de 20 valeurs internationales considé- rées comme ayant du potentiel. Le cou- pon annuel versé dépendra de la perfor- mance de ces 20 titres, mais ne sera jamais inférieur à 1%. De plus cette per- formance est calculée chaque année en comparaison avec les niveaux des ac- tions au moment de l’émission, un avan- tage si les cours augmentent dès la pre- mière année et finalement restent stables par la suite, l’investisseur y gagne chaque année. Pour l’investisseur l’avantage est de connaître sa perfor- mance minimale, de bénéficier d’une protection du capital à l’échéance et sur- tout de ne pas devoir attendre des mar- chés actions en hausse sur toute la durée du placement. L’avenir nous conduira certainement vers un développement continu de ce type de placement, avec des orientations sur les marchés de plus en plus indivi- duelles. Cela ayant pour effet fondamen- tal de réduire le risque de chaque porte- feuille par une diversification accrue, et surtout plus adaptée aux besoins des in- vestisseurs. Marc Fuhrmann, VicePresident,FinancialProducts andInvestmentAdvisory Dérivés structurés: nouvelle approche pour nouveaux marchés PRODUITS DÉRIVÉS Premiersrésultatsencourageantspour lesfondsdeplacementdanslesgrandscrus Jean-Louis Richard D ans sa bouche, le vin se décline sur toute la gamme de ses vertus gustatives, conviviales et jus- qu’à ses accents financiers. Paolo Cristofolini, un résident de Commugny, se présente comme amateur et collection- neur de vins, mais il est aussi un financier, et de l’espèce la plus redoutable: il a derrière lui quinze ans de gestion alter- native dans des institutions comme Commodities Corpo- ration, Goldman Sachs et JP Morgan. Avec ses deux associés, des financiers non moins sophisti- qués et tout aussi férus d’œno- logie, ils viennent de souffler la première bougie de leur fonds de placement Vintage Wine. Enregistré auprès de la FSA, l’équivalent britannique de la Commission fédérale des banques, révisé par Ernst & Young et administré par Olympia Capital à Dublin, ce fonds des îles Caïmans ne se distingue en rien d’autres fonds, sauf sa destination: le vin. Après douze mois d’activi- té, le fonds affichait une fortu- ne sous gestion de 16 millions d’euros et un rendement net de frais très encourageant de 8,56%. «Démarrage de l’acti- vité oblige, nous avons réalisé cette performance avec un taux d’investissement moyen de 32%», précise Paolo Cris- tofolini. Fin février la part du capital investi en vins était passée à 70%. Elle sera de l’ordre de 90% lorsque la vi- tesse de croisière sera atteinte. L’objectif sera alors de déga- ger une rentabilité annuelle de 15% après ponction d’une commission de gestion de 2% et d’un prélèvement supplé- mentaire correspondant à 15% de la performance. Devenu «classe d’actif», le vin serait ainsi deux fois plus profitable que les actions. Un millésime a cette particularité de se bonifier dans le temps, de se raréfier à mesure qu’il est bu et de n’en devenir que plus recherché. La consé- quence en est une apprécia- tion régulière de son prix. Paolo Cristofolini l’estime à 10% par an. La première acti- vité du fonds consiste donc à acheter des grands vins et à les entreposer des années durant dans des caves telles que celle du Port franc à Genève et cel- le d’Octavian près de Londres. Chaque mois, l’ad- ministrateur du fonds consul- te diverses sources comme le site www.winesearcher.com pour réactualiser la valeur nette de l’actif. Un travail fas- tidieux puisque le fonds compte quelque 400 réfé- rences. Sur cette première activité d’investissement, Vintage Wine en greffe une seconde: le négoce. Il s’agit pour le fonds de grappiller quelques points de rentabilité supplé- mentaires et de dégager au bout du compte des bénéfices en monnaie sonnante et tré- buchante. «Contrairement à certains fonds de placement sur le vin qui existent déjà, chez nous, l’investisseur n’est pas remboursé en vin, mais en argent», explique Paolo Cris- tofolini. Il s’agit d’un fonds de placement purement finan- cier. Une bonne partie des parts ont d’ailleurs été sous- crites par des institutionnels qui n’auraient que faire du breuvage. Vintage Wine n’a débuté son négoce qu’en novembre en installant sur son site Inter- net www.vintagewinefund.com des pages de cours des grands crus avec à chaque fois un prix d’achat et un prix de ven- te. «Nous sommes les pre- miers dans la profession à co- ter de cette façon le vin», assure Paolo Cristofolini. Et les premiers, selon lui, à adop- ter une approche aussi finan- cière sur le marché secondaire du vin où se traitent les grands crus après leur vente initiale par le producteur. La quaran- taine de négociants qui contrôlent ce marché, dont Farr Vinters à Londres et BV Vins à Lausanne, fonction- nent davantage comme des commerçants, c’est-à-dire qu’ils achètent dans l’inten- tion de revendre rapidement. Au contraire, Vintage Wine cherche à acheter lorsque les prix paraissent favorables et à vendre sur les pics. «Aucun besoin chez nous de faire tourner le stock. Un vin peut parfaitement être gardé dix ans», selon Paolo Cristofolini. Le fonds a réalisé de meilleures performances mensuelles depuis le démar- rage du négoce, mais il est en- core trop tôt pour tirer une conclusion définitive. ■ Source: The Vintage Wine Fund A.Si Bourgogne rouge Italie rouge Rhône rouge Bordeaux blanc Autres vins Liquidités Bordeaux rouge 45,1% 29,9% 11,5% 4,6% 4,4% 2,8% 1,7% LE FONDS DE PLACEMENT «VINTAGE WINE» Performance nette sur 12 mois: 9,14% Performance depuis la création: 9,34% Masse sous gestion (en euros): 16 millions Taux d’endettement: 0% Investissement minimal: 100 000 euros RÉPARTITION DES ACTIFS À FIN FÉVRIER 2004 CHIFFRES CLÉS LES BORDEAUX ROUGES DOMINENT DANS LE FONDS DE PLACEMENT «VINTAGE WINE» Du nouveau dans la finance Le Temps P Date N CMJ 5e 23 03.05 P U B L I C I T É EMERGENCY MISSION «LesMédoc2003vontêtresublimes;gareàlaspéculation» – Quelles sont les perspectives 2004 dans le marché du vin? – En avril, les intervenants ont été acca- parés par les dégustations des primeurs 2003 dans le Bordelais. Mon sentiment est que cette année particulièrement chaude va conduire à des résultats très contrastés entre les châteaux. Dans ces conditions extrêmes, il suffit d’un rien dans la conduite de la vigne et de la vinifi- cation pour créer un vin sublime ou rater la production. De manière plus générale, les cépages de cabernet sauvignon du Médoc ont bien résisté à la sécheresse. On y trouvera des vins encore meilleurs qu’en 2000. Les merlots de Saint-Emi- lion et Pomerol ont davantage souffert. – Les prix de ces vins qui s’annoncent exceptionnels vont-ils s’envoler? Le marché risque en effet d’être très spé- culatif sur certains noms. En tout cas, la tendance est clairement à la hausse par rapport au millésime 2002. Il est encore trop tôt pour se faire une idée plus précise car beaucoup de châteaux n’ont pas en- core communiqué leurs tarifs. – On a beaucoup parlé des prix dé- raisonnables, voire spéculatifs des grands vins. – Au-delà de certaines exagérations, nous sommes dans une configuration où l’offre se réduit et la demande s’accroît. Les prix ont donc tendance à monter. D’autre part, la contrainte de qualité qui pèse sur les châteaux les conduit à dimi- nuer leur production. D’une part, de nouveaux consommateurs se présentent sur le marché, par exemple les Russes, les Chinois et les Coréens. Ce sont eux qui ont sauvé le marché l’année dernière lorsque les Américains se sont abstenus pour cause de baisse du dollar et de senti- ment anti-français dans la foulée de l’af- faire irakienne. – Les Américains sont-ils toujours aux abonnés absents? – Non, ils sont de retour malgré la fai- blesse du billet vert. Les Japonais que l’on n’avait pas vus depuis des années, sont également plus actifs. On a assisté à un réveil du marché depuis l’automne dernier. La demande en provenance des pays émergents n’ayant pas faibli, les prix devraient être très soutenus cette année. – Qu’en est-il de la concurrence du Nouveau Monde? – Elle n’est pas encore sensible sur les grands crus. Les Australiens et les Sud- Américains font de très bons vins à des prix souvent très concurrentiels. Mais il leur manque la profondeur historique. On connaît le goût d’un Château Mar- gaux 1900, mais pas celui d’un vin de Californie avant 1974. C’est pour cela que le commerce du vin reste très concentré sur l’Europe, Bordeaux en particulier. Propos recueillis par J.-L. R. SelonPaoloCristofolini,cogérant dufondsVintageWine,lemarché duvinareprisdescouleursdepuis l’automnedernier.
  • 20. D e Jean-Yves Haberer – an- cienpatronduCréditLyon- nais – à Jean-Marie Messier –ancienpatrondeVivendi–enpas- santparAlainJuppé–députémaire de Bordeaux et président de l’UMP – Valéry Giscard d’Estaing, Jean- Claude Trichet, Philippe Jaffré, AlainMinc,etc.,lalisteestlongueet les titres ronflants de ceux qui constituent le gotha de la haute fonction publique française. Une grande partie de cette prestigieuse corporation a pour dénominateur commun d’être issue de l’Inspec- tiondesfinances. Dans un volumineux ouvrage fort justement intitulé Les intou- chables et paru récemment chez l’éditeurAlbinMichel,lajournaliste Ghislaine Ottenheimer examine en détaillagrandeuretladécadencede cette caste – qui rappelle à bien des égardslacourdeLouisXIV–etqui est depuis longtemps présentée et perçue comme «le logiciel le plus puissantauseindel’Étatfrançais». Créé sous la Restau- ration (1818-1831) par le baron Louis, ancien conseiller financier de Talleyrand, le corps de l’Inspection des fi- nances officie depuis bientôt deux siècles au seinduMinistèredesfi- nances. Ces très hauts fonctionnairesontpour principale mission de rédiger des rapports confidentiels sur la dépense pu- bliqueetlefonctionnementdel’Etat afin d’en contrôler la régularité et la parfaite gouvernance. De ce fait, ils vont par leur action dicter leur loi aux hommes politiques et obtenir des succès qui vont faire la gloire de ce corps du Ministère des finances: la reconstruction après 1945, l’Eu- rope de Maastricht, le franc fort, l’euro,etc. Mais cette élite du système édu- catif français qui détient les plus grandesdirectionsduministère,qui a vu plusieurs de ses membres devenir pre- mier ministre voire pré- sident de la République, cette élite de l’élite va commencer à perdre de sa superbe et de son prestige au tournant des annéesquatre-vingt.Sé- duits par les sirènes de la réussite au sein d’entre- prises privées ou de la banque, plusieurs di- zaines d’entre eux vont prendre la tête de grandes entreprises et se lan- cer dans les affaires. Une reconver- siondésignéesousletermeimagéde «pantouflage». Mal leur en prit car des pratiques de gestion pour le moins particu- lières au sein de certaines compa- gnies ainsi que dans certaines banques vont provoquer des scan- dales retentissants (Crédit Lyon- nais, Vivendi, Alsthom, France Té- lécom) qui vont gravement nuire à la réputation des plus médiatiques de ces infaillibles inspecteurs, écor- nant du même coup le mythe de l’excellence de l’Inspection des fi- nances. Des milliards ont été dilapi- dés en pure perte et en toute impu- nité et cette série noire va largement contribuer à ternir le blason de ce corpsquialongtempsfaitlaforcede l’Etat colbertiste et jacobin et la fier- tédelaFrance. Et si, dès les années soixante, d’aucuns prophétisaient déjà la perte de vitesse de cette corpora- tionsitypiquedel’exceptionfran- çaise, il semble que l’étoile pâlisse à vue d’œil car comme le souligne l’auteur les étudiants lorgnent dé- sormais davantage vers les plus prestigieuses des universités d’outre-Atlantique que vers les cursus d’études promis aux plus méritantsdesénarques. Pierre Rouchaléou LES INTOUCHABLES, GhislaineOttenheimer, AlbinMichel,2004. JEAN-CLAUDE PÉCLET L a 5e enquête sur l’innova- tion publiée il y a quelques jours par le secrétariat d’Etatàl’économie(Seco)observe que la Suisse a «tout juste évité un recul plus prononcé» pendant la période2000-2002.Lacapacitédes entreprises suisses à innover s’es- souffle depuis la moitié des années quatre-vingt-dix. Ce n’est pas une question d’ar- gent: la plupart des 2600 entre- prises interrogées ne se plaignent pas du manque d’engagement des pouvoirs publics, «ce qui donne à penser que celui-ci est approprié, voire trop important», écrit le Seco. De même, le rapport ne confirme pas la thèse récurrente selon laquelle le transfert de connaissances entre les hautes écoles et l’économie serait insatis- faisant. L’obstacle principal est l’excès de réglementation. Et le Seco de citer en exemple la Finlande, «in- contestablement le pays européen leplusfavorable»pourcréerunes- pritpropiceàl’innovation. Une autre étude parvient au même constat par un chemin dif- férent.Quelspayseuropéensontle plus d’atouts pour attirer les ta- lents créatifs face à l’aimant amé- ricain? s’est demandé le profes- seur Richard Florida, de la Carnegie Mellon University à Pittsburgh. Les Nordiques arri- vententête,carilssaventsoutenir les trois «T» de la croissance – ta- lent, technologie et tolérance. Une politique d’immigration ouverte, une attitude libérale et l’usage ré- pandu d’une langue véhiculaire commel’anglaissontdesclésdela réussite.TandisquelesEtats-Unis gaspillentl’avantagecompétitifde l’anglais à cause de leur politique sécuritaire agressive et que les pays européens traditionnels per- dent du terrain à cause la lenteur desréformesetdelalangue,laFin- lande,lesPays-BasoulaHollande, onttrouvélebonmélange. Mesurée à l’aune des trois «T», la Suisse se débrouille plutôt bien sur le plan linguistique et se dis- tingue par sa faculté d’utiliser les ressources externes ou de coopé- rer en matière de recherche et dé- veloppement. En revanche, com- me le montre le classement mondialIMDdelacompétitivitéà paraître dans quelques jours, elle est pénalisée par «une culture na- tionale fermée aux idées étran- gères» et «le manque de souplesse desacteurséconomiquesconfron- tésauchangement». Ce dernier point renvoie aux proposstimulantsdel’économiste Paul Dembinski dans le dernier numéro de PME Magazine. Ana- lysant l’émiettement du tissu éco- nomique suisse (99,6% d’entre- prises occupent moins de 250 personnes), le professeur fribour- geois met à mal la vision idéalisée despetitsentrepreneurscréatifset constate qu’une bonne partie d’entreeux«trimentdur,sontpeu productifsetpeuinnovants». Conclusion: alors que les nou- veaux membres de l’UE et les tigres asiatiques vont inonder nos marchés de produits de mieux en mieuxfaitsetmoinschers,laSuis- se doit 1) accélérer le démantèle- ment de son carcan administratif; 2) consolider son tissu industriel ou de services et 3) se décrisper faceauxidéesvenuesd’ailleurs. ■ Lestrois«T»delacroissance Repères MICHEL GIRARDIN* Aucœurdesmarchés Opinions et analyses24 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 Le Temps P Date N CMJ 5e 24 03.05 ✶✶✶ La Suisse romande peut faire autant que le grand Zurich. Pour relever ce défi, elle doit définir une stratégie ambitieuse à long terme. Seul l’axeVaud-Genève pourra être le déclencheur, puis le moteur de ce mouvement Romands:unissez-vous! Francis Sermet* L a Suisse occidentale peut- elle concurrencer le grand Zurich et son triangle d’or? Biensûr!Zurichnes’estpasfaiten un jour, ni sans effort. Son succès n’est pas dû au hasard. Il est le ré- sultat de la volonté soutenue de touteunerégion,desesédilespoli- tiques et économiques. Or, la Suisse romande a tous les atouts enmainpourenfaireautant.Ellea même parfois plus d’attraits que Zurich. Ne nous a-t-on pas dit ré- cemment que sept professeurs étrangers qui se voyaient proposer despostestantàl’EPFZqu’àl’EP- FL ont tous préféré Lausanne? Ah, le charme lémanique! Ces atouts,ilsuffitdesavoiroudevou- loirlesjouer. A y regarder de plus près, on s’aperçoit vite que la Suisse ro- mande,plusparticulièrementl’ag- glomération formée autour de l’axe Genève – Lausanne a un po- tentiel comparable à celui du grand Zurich, à l’exception, peut- être, des liaisons aériennes. Zu- rich, Zoug, Schaffhouse, Argovie, Thurgovie constituent un bassin de population d’un peu plus de 2 millions d’habitants, face à une Suisse occidentale comptant un total d’environ 1,8 million d’habi- tants dans les cantons de Vaud, Genève, Valais, Fribourg, Neu- châteletJura. Avec ses quatre universités, l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, ses centres de re- cherche comme le Centre suisse de recherche en microtechnique de Neuchâtel, l’Institut suisse de recherche expérimentale sur le cancer (ISREC), à Lausanne, l’Institut de Prangins, le CERN à Genève (Organisation européen- ne pour la recherche nucléaire) et les parcs scientifiques de Genève, Lausanne, Neuchâtel et Yverdon- les-Bains, la Suisse occidentale offreunpotentielenmatièredere- cherche et de développement équivalent, voire supérieur à celui delarégionzurichoise. Dans la formation, Lausanne, entre autres, abrite l’IMD, consi- dérée comme la meilleure busi- ness-school d’Europe, une école hôtelière de réputation mondiale, et l’EPFL, une des trois ou quatre meilleures écoles polytechniques d’Europe, sans oublier une soixantaine d’écoles privées de re- nom. A ces atouts, on peut ajouter encore la liste prestigieuse des multinationales qui se sont instal- lées dans notre région et des socié- tés de haute technologie actives sur notre territoire. En outre, Ge- nève avec toutes les grandes orga- nisations internationales onu- siennes ou non gouvernementales qu’elle abrite a une réputation mondiale que beaucoup lui en- vient et qui met la ville du bout du lac au rang des grandes métro- polesmondiales. Nous n’avons donc rien à en- vier à nos amis zurichois et cette énumération des avantages de la région romande n’est pas exhaus- tive. Elle prouve, à elle seule déjà, que le potentiel est bien là. La Suisse occidentale a bien sûr aussi ses faiblesses: son aéroport, Coin- trin, a certes des atouts, mais pas le niveau pour concurrencer Klo- ten et son «Unique Airport», un handicap qui peut se combler, dans la mesure où des compa- gnies étrangères comme récem- ment T Airways, décident de re- lierGenèveàd’autrescapitalesdu monde.Onpeutaussiespérerque la nouvelle compagnie, Swiss, renflouée par notre Confédéra- tion, répartira ses vols interconti- nentaux plus équitablement entre GenèveetZurich. Mais la Suisse occidentale souffre surtout de son manque de vision et de stratégie globales, de son absence de leadership. Tant dans les secteurs privé que public, les éléments fédérateurs y font cruellement défaut. Quelques exemples: les grandes fiduciaires pourraient offrir sans autre un contrepoids à leur bureau de Zu- rich si elles fédéraient leurs bu- reaux régionaux de Genève, Lau- sanne, Sion, Fribourg, Neuchâtel enunseulcentreavecdesantennes locales. Elles auraient ainsi les moyens et les capacités de rivaliser avec Zurich dans toutes les branches.Ellespourraientaussiaf- firmer leur présence dans le mon- de, mobiliser leurs collègues dis- persés sur le globe et s’offrir les servicesd’unreprésentant,ambas- sadeur de la Suisse romande sur tous les continents, comme le fait Zurich. Il en va de même des grandes études d’avocats, des banques,etc. La Confédération, le Secréta- riat d’Etat à l’économie (SECO), leDépartementdel’économiepu- blique,parvocationetparunepo- litique régionale de promotion, doivent non seulement donner les mêmes chances à la Suisse occi- dentale qu’à Zurich, mais aussi veiller à corriger les disparités. Les investissements pour un aéroport international, pour des dessertes ferroviaires ou pour le réseau au- toroutier devraient être plus équi- tablement répartis et corres- pondre au poids respectif des deux régions. Zurich a depuis longtemps son RER, alors que Genève peine encore à faire re- connaître par Berne la nécessité d’une liaison La Praille – Eaux- Vives et la mise en place d’un ré- seaurégionaldetransports. Si l’on veut corriger ces désé- quilibres,ilappartientd’abordaux Romands de prendre conscience de leur poids, de la réalité de leurs atouts et du défi à relever, puis de définirensembleunestratégieam- bitieuse de développement du- rable à long terme, une vision qui tienne compte des générations fu- tures. Il leur appartient surtout de s’unir, de se fédérer et de se battre ensemblesurtouslesfronts. Seul l’axe Vaud-Genève, qui équivaut à Zurich en Suisse alé- manique, pourra être le déclen- cheur, puis le moteur de ce mou- vement. Toujours, ce sont des hommes et des femmes éclairés qui ont fait l’histoire. La prise de conscience du problème par une minorité de personnalités charis- matiques peut, dans chaque can- ton, mettre en route le mouve- ment fédérateur, en faisant abstraction des anciennes rivalités régionales. La tâche est possible, elle est nécessaire et réalisable. Elle sera gratifiante, salutaire et dans l’intérêt public bien compris de la Suisse française. Il en va de notre avenir. ■ *Directeurdudéveloppement économiqueWesternSwitzerland (DEWS),quicomprendlescantons deNeuchâtel,VaudetValais. L E C T U R E S Ledéclindel’Inspectiondesfinances,institutionfrançaise Inflation:perçueetréelle U nmois.Ilasuffiquel’indi- ce des prix à la consom- mation aux Etats-Unis soit supérieur aux attentes en marspourquelespectredel’infla- tion montre son vilain nez. Il y a exactement une année c’était ce- lui, bien plus grave, de la déflation qui nous guettait. Le monde a-t-il aussi radicalement changé ces douze derniersmois? Certes, la reprise de l’activité économique est nettement plus marquée aujourd’hui qu’il y a 12 mois. Et la flambée du prix du pé- trole et du prix des matières pre- mières a de quoi inquiéter. Oui, les marchés financiers ont connu un spectaculaireretournementdepuis mars 2003. Oui encore, la banque centrale américaine n’a jamais été aussi accommodante, pour ne pas dire laxiste, depuis… 46 ans! Mais commelerappelaitlasemaineder- nière Robert Engle, prix Nobel d’économie de passage à Lausan- ne, ce sont les anticipations de l’in- flation qui comptent plus que l’in- flation elle-même. La perception en guise de réalité: bel exemple de «Weltanschauung» importée d’outre-Atlantique!Ilsuffiraitdonc deserépétertouslesmatinsdevant le miroir que l’inflation est de re- tour pour qu’elle se matérialise? Pour éviter les hausses de prix es- comptées, les consommateurs dont nous sommes se précipite- raient aux magasins provoquant ainsi le phénomène que nous cher- chonsàéviter? Encore faudrait-il en avoir les moyens: aujourd’hui, le consom- mateur américain est endetté comme jamais. Pour lui, le retour del’inflationauraitungrandméri- te: celui d’alléger le fardeau de la dette. Mais il n’en sera rien ou si peu. Il n’y a pas et il n’y aura pas d’inflation! Du moins pas la seule qui mérite d’être contrée par une haussedestaux,àsavoirl’inflation liéeàunecroissancetropmarquée de la demande. Les augmenta- tions du prix du pétrole et des ma- tièrespremièresquenousconnais- sons actuellement ne sont pas des phénomènesinflationnistesensoi. Pour qu’ils le deviennent, il faut que les entreprises aient la capaci- téderépercutersurleconsomma- teur la hausse de leurs coûts. Or tout indique que ce «pricing po- wer»leurfaitactuellementdéfaut. C’est donc plutôt à une compres- sion de leurs marges bénéficiaires quenousrisquonsd’assister. L’histoire nous le montre bien: en cas de hausse prolongée ou marquée du prix de l’or noir, c’est bien plus de récession que d’infla- tion qu’il s’agit de craindre. Cela dit, la Fed se doit de monter les taux d’intérêt mais pour une tout autre raison que l’inflation: en sa- chant qu’il vaut mieux prévenir queguérir,ils’agitdefermerlero- binet des liquidités bon marché et éponger l’endettement excessif qu’ilaengendré.Lesachatsdevoi- tureàcréditavecunintérêtnulou de biens immobiliers sans fonds propres et avec des taux d’intérêt renégociés chaque fois qu’ils bais- sent entraînent forcément des ex- cès qui se doivent d’être corrigés un jour. Et l’arme des taux d’inté- rêtseracertainementplusefficace qu’une promesse de modération lancéeaumiroir. ■ *UnionBancairePrivée. L’EcolepolytechniquefédéraledeLausannefaitpartiedesatoutsdelaSuisseoccidentale. La région offre un potentiel en matière de recherche équivalant à celui du grand Zurich. GENEVAYYVAIN/EDIPRESSE La Confédération, par vocation et par sa politique régionale, doit donner les mêmes chances à la Suisse occidentale
  • 21. Lasemaineprochaine:actionsSuisse,Europe,Etats-Unis Fonds et fondations de placementLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •25 PERF. CUMULÉE PERF. CUMULÉE PERF. CUMULÉE VOLATILITÉ ACTIFS EN 2004 (%) (%) SUR 3 ANS (%) SUR 5 ANS (%) SUR 1 AN MIOS CH/F 31 DÉC. 2003 20 AVRIL 2001 31 MARS 1999 25 AVRIL 2003 NOM DU FONDS AU 31 MARS 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 PROMOTEUR Obligations convertibles Les 10 meilleurs fonds du secteur Experta Fund Japan CB - A 20.68 21.95 –19.8 24.25 Fisch Asset Management AG Sirius Japanese Convertible 56.76 18.71 23.38 75.36 8.17 R.S.I. Securities S.A. UBS (CH) BF-Convert Asia 97.2 15.64 –0.91 54.95 13.61 UBS Fund Management AG Cat Nippon Convert 26.48 14.83 –0.62 5.95 9.42 AIG Fondsleitung (Schweiz) AGBSI - Multiconvert Japan 67.58 13.82 –8.9 13.72 14.3 BSI SA Parvest Asian Convert Bond C 208.7 13.55 7.78 77.2 13.13 BNP Paribas RMF Convertibles Japan 82.59 13.54 20.3 52.54 11.07 RMF Investment Products MAT Japan Furusato Fonds 23.92 11.73 –22.06 1.04 17.64 MAINTRUST KAG RMF Convertibles Far East 80.97 11.1 39.13 71.19 8.04 RMF Investment Products MS SICAV Sel Gbl Conv Bd USD I 185.23 10.22 12.09 Morgan Stanley Investment Mgt Les 5 moins bons fonds du secteur Amex Epic Convertible Bonds 122.86 2.1 8.45 AEB Asset Management Lion Fortune Eurp Conv Bond C 124.14 1.73 –13.71 –13.81 8.85 Credit Lyonnais Lux CDC Euro Convertibles* 46.02 1.67 –5.4 4.89 7.93 CDC IXIS AM CIC/CIAL CH Bond Convert 42.31 Banque Cial (Suisse) S.A. DWS Invest Convertibles LC 2.65 DWS Investment S.A. Moyenne du secteur 186.39 7.22 –1.54 20.42 9.27 Les performances sont calculées en francs suisses. Source: ©Standard and Poor’s Investment Services Le classement est établi sur les performances depuis le début de l'année. The McGraw-Hill Companies, Inc. Tous droits réservés. * Actifs nets à une date antérieure PERF. CUMULÉE PERF. CUMULÉE PERF. CUMULÉE VOLATILITÉ ACTIFS EN 2004 (%) (%) SUR 3 ANS (%) SUR 5 ANS (%) SUR 1 AN MIOS CH/F 31 DÉC. 2003 20 AVRIL 2001 31 MARS 1999 25 AVRIL 2003 NOM DU FONDS AU 31 MARS 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 PROMOTEUR Actifs protégés Les 10 meilleurs fonds du secteur UBS (Lux) LR Fd-Glbl (USD)90% 20.36 9.26 –24.8 –13.99 14.34 UBS Fund Services (Lux) SA UBS (Lux) DF Fund-(USD) 95% 186.07 7.85 –15.43 0.19 12.48 UBS Fund Services (Lux) SA UBS (Lux) DF Fund-(GBP) 95% 26.41 7.8 7.19 11.49 10.8 UBS Fund Services (Lux) SA ING ILF CCF US (USD) 7.73 7.38 –22.63 12.06 ING Investment Management Parvest Floor 90 Japan* 4.58 7.35 –19.31 13.23 BNP Paribas Parvest Floor 90 USA 7.02 7.32 –25.36 12.2 BNP Paribas Floor Funds USA UBS (Lux) DF Fund-(USD) 100% 271.66 6.59 –20.9 –5.1 11.93 UBS Fund Services (Lux) SA Dynamic Floor. Expo Eq US Grt 7.57 5.44 –25.22 14.05 Dynamic Floor Fd Mgt Co UBS (Lux) LR Fd-Glbl (EUR)90% 29.63 3.71 –2.96 –5.26 9.03 UBS Fund Services (Lux) SA UBS (Lux) LR Fd-Glbl (CHF)90% 97.5 2.99 –7.04 –10.31 5.96 UBS Fund Services (Lux) SA Les 5 moins bons fonds du secteur DRBF EuroStoxx Floor 7.78 0.77 13.85 13.5 9.12 FidFund Management S.A. UBS (Lux) DF Fund-(CHF) 95% 564.24 0.62 2.1 –0.41 1.49 UBS Fund Services (Lux) SA BCV Dynamic Floor World Expobd 186.49 0.16 17.29 4.81 Gerifonds SA UBS (Lux) DF Fund-(CHF) 100% 203.19 0 1.15 1.24 0.05 UBS Fund Services (Lux) SA DRBF EuroStoxx 50 ExpoMin 6.23 –0.23 6.32 7.91 FidFund Management S.A. Moyenne du secteur 112.2 2.99 –3.06 –0.31 7.82 Les performances sont calculées en francs suisses. Source: ©Standard and Poor’s Investment Services Le classement est établi sur les performances depuis le début de l'année. The McGraw-Hill Companies, Inc. Tous droits réservés. * Actifs nets à une date antérieure PERF. CUMULÉE PERF. CUMULÉE PERF. CUMULÉE VOLATILITÉ ACTIFS EN 2004 (%) (%) SUR 3 ANS (%) SUR 5 ANS (%) SUR 1 AN MIOS CH/F 31 DÉC. 2003 20 AVRIL 2001 31 MARS 1999 25 AVRIL 2003 NOM DU FONDS AU 31 MARS 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 23 AVRIL 2004 PROMOTEUR Allocation d'actifs monde, équilibré Les 10 meilleurs fonds du secteur Swiss Re Capital Fund 174.24 59.42 51.9 50.79 Swiss Reinsurance Morgenstern US Dollar 12.73 10.46 –22.42 –1.65 13.58 Helaba Investment (Schweiz) AG JPMF USD Global Balanced A* 943.53 8.69 –16.74 0.8 13.01 JPMorgan Fleming AM (Europe) Prifund Strategy (USD) A* 5.8 8.61 –20.17 11.76 Rothschild Lux (Bq Priv. E de) Merrill LIIF StratAlloc USD A 119.06 8.36 –19.95 –14.38 12.14 Merrill Lynch Intl Invest. Funds CitiSelect Bal Ptfl A Ord USD 117.51 8.09 –19.47 –2.9 12.18 Citigroup Asset Management CitiSelect Bal Ptfl A Acc GBP 10.45 7.79 –7.74 3.94 11.01 Citigroup Asset Management CS PF (Lux) Balanced (USD) 211.41 7.66 –14.07 –2.01 11.21 Credit Suisse AM Funds CitiSelect Glb Bal Ord USD 11.01 7.65 –18.72 12.21 Citigroup Asset Management UBS (CH) SF-Balanced (USD) 716.22 7.53 –16.38 –1.71 11.64 UBS Fund Management AG Les 5 moins bons fonds du secteur WestAM Comp. Euro Balanced 16.33 2 –7 6.31 10.11 WestLB Asset Manag. (Luxem.) S. BCGE Rainbow Fund Diamant CHF* 54.72 1.72 –2.24 –1.1 3.79 Gerifonds SA Swiss Re Global Fund CHF 138.53 1.26 –2.49 2.56 Swiss Reinsurance LODH Opp Global Dynamic (CHF) 315.08 1.18 –7.27 2.91 6.07 Lomb. Odier Darier Hentsch & Cie New Village Capital Mgmnt Fund 8.55 0.35 –2.11 Trigone Capital Finance S.A. Moyenne du secteur 406.17 5.35 –8.46 –1.97 9.07 Les performances sont calculées en francs suisses. Source: ©Standard and Poor’s Investment Services Le classement est établi sur les performances depuis le début de l'année. The McGraw-Hill Companies, Inc. Tous droits réservés. * Actifs nets à une date antérieure Le Temps P Date N CMJ 5e 25 03.05 ✶✶✶ TROIS QUESTIONS À BARRIE WHITMAN* «Lareprisedesfusionsfavorise lesobligationsàhautrendement» Propos recueillis par Olivier Schaerrer Le Temps: Vous gérez un fonds en obligations de mauvais débi- teurs. Quelles sont les perspec- tivespourcesegment? Barrie Whitman: J’attends une surperformance face aux obliga- tions de débiteurs considérées comme dignes d’investissement. Les obligations à haut rendement devraient rapporter de 2% à 3% de plus ces douze prochains mois. Même avec une hausse des taux, elles livreront un rendement posi- tif. En effet, l’environnement du crédit leur est actuellement favo- rable. Les hauts rendements ont des maturités plus courtes, elles sont aussi moins sensibles aux fluctuations des obligations d’Etat. La croissance économique permet d’améliorer la rentabilité, le nombre de cessations de paie- ments a déjà décliné et devrait continuer dans cette voie. On as- sistera aussi à une migration des risques de crédit. Les relèvements de notes obligataires seront plus nombreuxquelesdégradations. Le marché des capitaux enregistre unerenaissancedesacquisitionset des mises en Bourse. Deux phé- nomènes propices aux obligations àhautrendement.Lessociétésqui les émettent sont plus enclines à être reprises qu’à être prédatrices. Elles sont rachetées par des entre- prises de meilleures qualités ce qui a un effet positif sur niveau d’en- dettement. Les mises en Bourse permettent à des entreprises non cotées, qui ont émis des obliga- tions, de renforcer leurs finances. Une obligation d’Eircom, l’opéra- teur irlandais qui a mené sa mise en Bourse à mi-mars, est la pre- mière position du fonds. De nom- breuses émissions ont pris place dans les secteurs des médias et des fournisseurs de câbles de télécom- munications. Un phénomène qui vacontinuer. – Comment sélectionnez-vous lesobligations? – Nous analysons leur profil de risque et regardons si le marché leurattribueunprixcorrect.Ilfaut analyser le risque opérationnel, appréhender la sensibilité de l’en- treprise à la conjoncture, à l’évolu- tion technologique. Il faut regar- der si elle peut réduire ses coûts, vendredesactifs. Du côté des ratios financiers, il n’y a rien de magique. Il faut se rendre compte si le poids de la dette est supportable pour l’entreprise, te- nir compte des grandes échéances et comparer ses dépenses obliga- toires avec ses dépenses discré- tionnaires. Le ratio le plus impor- tant compare la dette au bénéfice opérationnel avant amortisse- ments. Elle peut être de trois à six fois supérieure à ce dernier. Par exemple, Seat Pagine Gialle, une de nos premières positions, à un ratio de six, c’est acceptable car c’est une société peu dépendante du cycle économique, elle édite desannuairestéléphoniques. Auseind’unmêmedébiteur,nous pouvons passer d’une échéance à une autre en fonction des prix du marché.Ainsilarotationduporte- feuille est assez élevée. Le porte- feuille tourne de l’ordre de deux à troisfoisparan. – Vous détenez un titre noté simple C, comment travaillez- vousaveccegenrededébiteurs? – Je ne fais pas de différence entre lesdébiteursnotéstripleC,double C ou simple C. Pour moi c’est une catégorie homogène. Pour eux comme pour les autres il faut ana- lyser le risque et le rendement po- tentiel face au prix. C’est une caté- gorie de débiteurs qui a connu une excellente performance en 2003. C’était même la meilleure avec une avance de 50%. Les faillites ont été peu nombreuses l’année passée. Notre obligation notée C est Tele- west, elle représente 1% du porte- feuille. Son cours est proche de 50%, alors qu’elle ne valait que 15% il y a une année. Depuis nous avons allégé la position. La société sera restructurée et une partie de sadetteseraconvertieenactions. Le plus grand nombre de débi- teurs dans le fonds sont notés B. Une partie d’entre eux vont mi- grer vers le BB, comme ça a déjà été le cas pour Alcatel ou Vivendi. Les deux grandes agences de no- tation ne travaillent pas selon les mêmes calendriers, le processus complet de relèvement d’une note etdoncdesprix,peutprendreplu- sieursmois.J’aitoutelatitudepour garder une entreprise qui est rede- venuedigned’investissement. ■ *GérantduThreadneedleEuropean HighYieldBond. FICHE SIGNALÉTIQUE Nom du fonds: Threadneedle European High Yield Bond Fund No valeur: 1091689 Promoteur: Threadneedle Domicile: Royaume-Uni Date de création: mars 2000 Monnaie de référence: euro Pol. de distribution: capitalisation Taille: 90 millions d’euros VNI: 0,9655 euro Perf. annualisée depuis création: 6,8% TER: 1,75% Principales positions: Eircom (4,2%), Cable & Wireless (4%), Ericson (3,9%), ABB (3,7%), Ahold (3,7%), Seat Pagine Gialle (3,7%) P U B L I C I T É +13,46%Performance* du titre La Foncière du 1.1.03 au 31.12.03 *Laperformancedupassén’offrepasdegarantiepourlefutur. F o n d s d e p l a c e m e n t i m m o b i l i e r I N V E S T I R D A N S L’ÉQUILIBREQuel placement vous offre autant d'avantages? • PLUS DE STABILITÉ QUE LES ACTIONS • PLUS DE RENDEMENT QUE LES OBLIGATIONS • VALEUR DE RACHAT GARANTIE • COMPLÉMENT IDÉAL DES PORTEFEUILLES PERFORMANTS Plus d’informations au 021/613 11 88, ou consultez votre mandataire financier. www.lafonciere.ch BRÈVES Les gérants surpondèrent les actions 77% des gérants ont déjà surpondéré les actions dans les fonds d’allocation mixtes, selon la dernière en- quête mensuelle de Morningstar. 16% ont renforcé leur position en liquidités. Seuls 7% ont agi à contre- courant, en augmentant la part en obligations. Le dollar se place toujours en dernière position parmi les devises à jouer au cours de l’année à venir, tandis que le yen occupe dorénavant la première position. Par- mi les places à jouer, le Japon est plébiscité par 40% des gérants loin devant l’Asie hors Japon (23%). (LT) Le fonds alternatif LODH Delta Global Fund reçoit l’autorisation de la CFB La Commission fédérale des banques (CFB) autorise le LODH Delta Global. Ce hedge fund, qui est le se- cond proposé par la banque, est offert en diversification d’un portefeuille en actions. Il se compose de 25 hedge funds représentant cinq stratégies essentiellement de type directionnel. Ce fonds existe dans trois monnaies, franc, euro et dollar, chaque tranche étant couverte contre le risque de change. On peut l’ache- ter chaque mois et le revendre tous les trois mois, sa fortune est de 270 millions de francs. (LT) UBSlancedeuxfondsobligatairesàrendementabsolu UBS lance deux nouveaux fonds, en euros et en dollars, sous le nom de UBS (Lux) Bond Fund Absolute Bond. Ces produits ont l’ambition d’atteindre des rendements absolus positifs indépendamment de l’évo- lution des taux d’intérêt. Ils utiliseront des dérivés sur taux d’intérêt. Un minimum de 60% des portefeuilles sera investi dans des obligations notées dignes d’investissement. 20% pourront être investis dans des emprunts de mauvaise qualité ou des marchés émergents. (LT) Swissca Immo Value augmente le nombre de parts en circulation Swissca Immo Value augmente d’un quart sa taille. Il émet 96000 nouvelles parts. Quatre parts permettent d’en souscrire une nouvelle, au prix de 434 francs. Le fonds investit principalement dans des immeubles locatifs suisses. 23% de sa fortune brute sont investis dans les cantons de Genève, Vaud et du Valais. (LT)
  • 22. Le Temps P Date N CMJ 5e 26 03.05 Lundi économie26 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 Actions Obligations SUR 5 SÉANCES EXTRÊMES 12 MOIS NO RL TITRE DERNIER COURS VOL. PLUS PLUS VAR. % COURS OUVERT. CUMULÉ HAUT BAS DÉB. 04 SUR 5 SÉANCES EXTRÊMES 12 MOIS NO RL TITRE DERNIER COURS VOL. PLUS PLUS VAR. % COURS OUVERT. CUMULÉ HAUT BAS DÉB. 04 Helvetica (Bondpartners) TITRE DEMANDE OFFRE ADELBODNER MINERAL 310 — AEK ENERGIE N 16350 17350 AIR ZERMATT N 750 — ALPHA RHEINTAL BANK 294 304 ALUMINIUM MENZIKEN N 3125 3225 AROSA BERGBAHNEN 122 — AUBONNE STE ELECTRIQUE N 1375 — AVANCON FM BEX N 1375 — AZ MEDIEN AG 10200 — BAD SCHINZNACH 1850 1920 BANK LEERAU AG N 1950 — BANQUE JURA-LAUFON 550 585 BBO BANK BRIENZ 166 167 BERNERLAND BANK 363 370 BIELLA-NEHER AG N 4600 4700 BIENE-BANK IM REINTAL 2100 — BRISSAGO FTB HOLDING P 425 460 BUCHDRUCKEREI DAVOS 300 — CAISSE D’EPARGNE DE SIVIRIEZ 280 — CARAN D’ACHE N 4020 4120 CASINO BADEN N 900 1000 CASINO-KURSAAL MONTREUX 100 N 860 — CHATELARD STE ELECTRIQUE N 1125 — CIPAG SA N 760 — CREDIT MUTUEL LE SENTIER 367 387 EA OBERUZWIL BANK 2610 — EB ENTLEBUCH BANK 1865 — EK AFFOLTERN 1525 1600 EK KUETTIGEN 725 — EW BRIG-NATERS 5825 5925 EW HEIDEN AG 5125 — EXPLOSIFS (SOCIETE SUISSE) N 2275 2360 GESTIONE STALVEDRO P 1625 1725 GEWERBE BANK MAENNEDORF N 3250 — GONDRAND SA, BALE PRIV. P 1425 1500 GOULE, SOCIETE ELECTRIQUE P 1090 1140 GRANADOR N 1230 — GRIMENTZ, REMONTEES MECANIQUES 110 — GROTTES DE VALLORBE SA P 73 — HARDERBAHN PRIV. 112 — IMBREX HOLDING SA N 6850 — INDUST. PIERRES SCIENTIFIQUES N 4200 — JONA RAPPERSWIL EW N 3025 3100 KHE KONFERENZHOTEL EGERKINGEN AG 800 — KONGRESS ZUERICH 1065 1140 KURHAUSGESELLSCHAFT INTERLAKEN N 290 — KURSAAL LUZERN AG 1025 1175 LAGERHAEUSER BUCHS AG 14200 14625 LAUTERBRUENNEN-MUERREN BERG. P 115 — LEIHKASSE STAMMHEIN 660 — LORZE AG 10.5 — LZ MEDIEN HOLDING 2350 2450 MODEL HOLDING SA 420 — MONT D’OR SA 2300 — MONTENA SA, FRIBOURG P 545 — MONTREUX-OBERLAND BERNOIS 7 7.75 NEUE ZUERCHER ZEITUNG 84000 87500 OBLI. INFRANOR 5% 2009 CV 104.5 105.5 ORIOR HOLDING SA 705 805 PARKING RIPONNE SA 1800 — PARKING ST. FRANCOIS SA 900 — PESA SA, CHARVORNAY N 620 720 PORTS FRANCS SA, GENEVE 255 — RAPID HOLDING AG 2300 — RASTSTAETTE RHEINTAL 2325 — RASTSTAETTE THURAU 5425 — REGIOBANK SOLOTHURN 1785 1885 S.I. CHARCUTERIES REUNIS SA 1025 — SAANEN BANK 1175 — SAAS-FEE BERGBAHNEN 20 — SALINES (MINES) DE BEX SA P 820 — SEILER HOTEL N 640 695 SKI TELEF. NENDAZ 195 — SONOTEL OUCHY SA N 1740 — SPAR-UND LEIHKASSE BUCHEGGBERG 4625 — SPAR-UND LEIHKASSE FRUTIGEN AG N 1360 1375 SPAR-UND LEIHKASSE GUERBETAL 5150 5250 SPAR-UND LEIHKASSE MUENSINGEN N 5225 — SPAR-UND LEIHKASSE KILCHBERG 1670 1740 SPAR-UND LEIHKASSE RIGGISBERG N 7200 7275 SPAR-UND LEIHKASSE STEFFISBRUG N 2325 2400 SPARKASSE OFTRINGEN N 860 — STE GENEVOISE INVESTISS. IMMOB 4600 — SUPERCOM (EURO) 60 80 SWISS REGIOBANK 735 760 TELE CHAMPERY-CROSETS 525 — TELE DIABLERETS 135 185 TELE NENDAZ 195 — TELE THYON 285 — TELE VILLARS-GRYON 16 51 TELEVERBIER SA P 40 44 TRANSPORTS MONTREUX-VEVEY RIVIERA 0.5 1.5 TYPON HOLDING N 3000 3075 USINE METALLURGIQUE VALLORBE SA N 6150 6250 USINES DE L’ORBE SA 2725 — WASSERWERKE AG ZUG N 6810 6910 WELLINVEST N 5600 5800 ZERMATT BERGBAHNEN P 103 — ZERMATT BERGBAHNEN N — — ZOFINGER TAGBLATT AG N 23300 — ZUCKERFABRIK AARBERG-FRAUENFELD 13.625 14.625 ZUERCHER FREILAGER AG N 3200 3300 ZUERCHER OBERLAND MEDIEN N — 590 ZURZACH THERMALBAD AG P 620 — Obligations suisses Confédération 1563345 CONFÉD. 2.5 % 12-03-16 97 0.8 35431 805564 CONFÉD. 2.75 % 10-06-12 102.32 0.7 141580 1845425 CONFÉD. 3 % 12-05-19 100 1.7 1545 1522166 CONFÉD. 3 % 08-01-18 100.7 0.6 20587 843555 CONFÉD. 3.25 % 11-02-09 105.78 -0.2 128585 680990 CONFÉD. 3.5 % 07-08-10 107.3 0.1 66975 1580323 CONFÉD. 3.5 % 08-04-33 103 0.9 3558 1238558 CONFÉD. 3.75 % 10-06-15 108.8 0.1 29320 868037 CONFÉD. 4 % 08-04-28 111.4 0.8 98540 843556 CONFÉD. 4 % 11-02-23 111.65 0.3 16251 975519 CONFÉD. 4 % 06-01-49 108.5 0.4 4245 1084089 CONFÉD. 4 % 10-06-11 110.87 0.3 29313 1037930 CONFÉD. 4 % 11-02-13 111.22 0.4 63392 644842 CONFÉD. 4.25 % 05-06-17 113.95 0.1 33316 148008 CONFÉD. 4.25 % 06-01-14 113 0.1 47008 108546 CONFÉD. 4.25 % 08-01-08 109.2 -0.6 40575 117433 CONFÉD. 4.5 % 07-10-04 101.69 -1.2 2670 61893 CONFÉD. 4.5 % 08-04-06 106.33 -1.1 57680 470458 CONFÉD. 4.5 % 10-06-07 108.9 -0.9 8680 322523 CONFÉD. 5.5 % 06-01-05 102.94 -1.8 10314 1845427 CONFÉD. T4 3.5 % 08-04-33 102.25 1.8 2500 1845426 CONFÉD. T9 3.5 % 07-08-10 107.4 0.7 12000 Cantons 1501126 ARGOVIE 2.5 % 12-11-10 101 -0.0 4750 828378 ARGOVIE 3 % 27-07-07 104.15 -1.4 650 1156600 ARGOVIE 4 % 14-12-12 110.15 -0.3 580 513873 ARGOVIE 4.25 % 30-09-05 104.4 -1.2 650 1562572 BERNE 2 % 25-03-10 99.1 0.8 735 1312616 BERNE 3.375 % 09-11-11 105.65 0.8 750 503607 BERNE 4.375 % 23-08-06 106.65 -1.2 1120 247447 BERNE 5.25 % 02-08-04 101.16 -1.5 3160 580056 GENÈVE 4 % 10-02-07 106.25 -0.7 20000 1185083 GENÈVE 4 % 22-02-11 109 0.5 920 1071721 GRISONS 4 % 28-04-05 103.17 -1.0 1000 977906 LUCERNE 3 % 30-12-09 104.4 -0.0 1080 1542887 TESSIN 2.25 % 18-02-11 99.05 0.1 1500 1691306 TESSIN 2.75 % 30-10-13 99.9 0.0 1240 1774193 TESSIN 2.75 % 20-02-14 100.15 0.0 4000 1768978 VAUD 2.75 % 10-02-12 100.25 -0.1 1385 978676 VAUD 3 % 30-12-08 103.5 0.0 1160 1212439 VAUD 3.75 % 09-04-10 107.45 0.0 800 1828926 ZÜRICH 2.625 % 22-04-14 98.8 -0.8 1340 1524471 ZÜRICH 2.75 % 14-01-13 101.15 1.0 950 1737171 ZÜRICH 3 % 07-01-14 102.2 1.1 3500 408489 ZÜRICH 4.5 % 27-09-04 101.61 -1.4 2825 Villes et Communes 1409865 BÂLE 3.625 % 15-05-12 107.65 1.3 2000 1544965 GENÈVE 2 % 12-02-08 100.5 0.5 1250 1098220 GENÈVE 4.5 % 10-08-06 106.5 -1.0 2000 1491677 ZÜRICH 2.875 % 30-10-12 101.75 0.9 1300 1463500 ZÜRICH 3 % 26-08-10 103.7 0.2 3800 415388 ZÜRICH 3 % 30-03-11 103.45 0.0 1250 975741 ZÜRICH 3 % 05-01-09 104.25 -0.7 3840 1026414 ZÜRICH 3.5 % 17-01-08 106.25 -0.6 1000 451448 ZÜRICH 4.25 % 26-04-06 106 -0.9 630 Banques cantonales 1773362 ARGOVIE 2.125 % 26-02-10 99.6 -0.1 755 1619993 ARGOVIE 2.125 % 07-07-11 97.85 0.4 715 734291 ARGOVIE 2.875 % 21-05-08 103.75 -0.5 1000 1344809 ARGOVIE 3 % 16-01-06 103.15 -1.0 10135 1631511 BÂLE 2.625 % 15-07-13 99.05 0.9 650 400210 BÂLE 4.75 % 20-09-05 105.12 -1.3 810 1035500 BÂLE CAMPAGNE 4 % 17-02-10 109.65 -0.3 5525 837415 BERNE 3 % 13-08-04 100.71 -0.8 5100 1123201 BERNE 4.25 % 14-09-09 110.3 -0.4 1000 1191058 FRIBOURG 3.625 % 28-02-08 106.25 -0.2 3000 411211 GENÈVE 5 % 18-10-05 103.9 0.0 11180 898109 GRISONS 3 % 15-09-04 100.88 -1.3 8000 1374540 GRISONS 3.25 % 27-02-06 103.7 -0.8 2420 1308545 GRISONS 3.375 % 26-10-09 105.95 -0.6 2250 1034126 GRISONS 3.625 % 03-03-05 102.54 -0.8 5270 1627410 LUCERNE 1.625 % 10-07-08 99.35 0.8 735 673585 LUCERNE 3 % 03-05-09 104.2 0.2 2110 969527 LUCERNE 3.375 % 27-11-08 105.95 0.5 3120 1354128 LUCERNE 4 % 23-01-14 109.8 0.2 24020 1838587 SCHWYTZ 2 % 04-05-09 99.65 0.0 4655 834928 SCHWYTZ 3.5 % 27-02-07 105.4 -1.0 2000 521055 SCHWYTZ 4 % 17-02-05 102.62 -0.9 1200 1556051 ST-GALL 1.75 % 04-03-08 100.35 0.4 625 1538976 ST-GALL 2.25 % 29-01-10 100.15 -0.1 4710 1408004 ST-GALL 2.25 % 15-05-07 112 3.9 1110 856542 ST-GALL 3.25 % 15-04-08 105.3 -0.8 1000 1254419 ST-GALL 4 % 18-07-11 109.75 0.5 1000 357796 ST-GALL 5.25 % 10-05-05 104.41 -1.3 780 1789775 THURGOVIE 2.75 % 10-03-14 99 -1.4 2000 1659357 THURGOVIE 2.875 % 10-09-13 100.6 -0.0 950 742632 THURGOVIE 3 % 20-05-09 104.2 -0.1 1150 1394932 THURGOVIE 3.75 % 15-04-09 107.5 -0.0 1030 1005970 TICINO ST 3.625 % 02-11-05 103.7 -0.9 1080 463108 VAUD 2.5 % 03-06-04 100.13 -0.3 920 838198 VAUD 4 % 05-02-10 106.25 2.3 740 547915 VAUD 4.25 % 12-12-06 105.65 0.3 900 1123059 VAUD 4.5 % 25-09-08 108.25 0.2 990 401980 ZÜRICH S083 4.75 % 05-10-04 101.79 -1.2 1040 635290 ZÜRICH S086 3.25 % 29-07-05 102.89 -0.7 1180 839472 ZÜRICH S087 3.5 % 06-02-08 106 -0.8 730 1028726 ZÜRICH S092 3.25 % 29-12-04 101.71 -0.8 590 Etabl. de prêts hypotécaires 239594 PFANDB BK S320 5 % 30-06-04 100.7 -1.7 1480 257809 PFANDB BK S321 5.37 % 31-08-04 101.54 -1.7 1020 340634 PFANDB BK S324 5.5 % 28-02-07 104.1 -1.4 5250 369743 PFANDB BK S326 5.125 % 15-06-07 110.5 -1.2 720 485155 PFANDB BK S331 4.5 % 15-07-04 100.8 -1.4 3495 680246 PFANDB BK S339 3.25 % 31-07-05 102.79 -0.8 5100 838034 PFANDB BK S342 3.5 % 20-01-08 106.05 -0.5 600 850773 PFANDB BK S343 3.375 % 05-03-10 106.4 -0.0 1430 919733 PFANDB BK S346 3.125 % 15-07-06 103.65 -1.1 1125 966314 PFANDB BK S348 3.625 % 20-11-09 107 -0.5 1050 392046 PFANDB BK S350 2.75 % 15-03-07 103.6 -0.2 2790 1078663 PFANDB BK S353 4.5 % 31-05-11 113.1 0.0 1000 1230233 PFANDB BK S359 3.875 % 31-05-12 109 -0.0 750 1488637 PFANDB BK S365 2 % 15-10-06 101.5 -0.3 1910 1575462 PFANDB BK S371 1.375 % 31-03-08 98.65 0.2 1415 1596933 PFANDB BK S372 1.875 % 20-05-08 100.35 -0.0 665 1660565 PFANDB BK S376 2.25 % 01-09-09 100.6 0.2 2365 1702390 PFANDB BK S378 2.875 % 11-11-13 101.1 0.4 5415 1783242 PFANDB BK S380 2.375 % 16-02-11 100 -0.8 1910 1798073 PFANDB BK S382 2.375 % 15-03-12 98.95 -0.7 1830 1816917 PFANDB BK S383 1.625 % 14-04-09 98.05 -1.5 5170 286599 PFANDB ZTR KB S289 5.75 % 15-11-04 102.78 -1.6 2260 330023 PFANDB ZTR KB S291 5.5 % 31-01-05 103.69 -1.2 12470 357709 PFANDB ZTR KB S295 5.125 % 15-05-07 110.3 -1.4 2300 519256 PFANDB ZTR KB S303 4.25 % 30-09-04 101.53 -1.0 2430 609547 PFANDB ZTR KB S308 4 % 15-04-08 108.15 -0.5 750 711044 PFANDB ZTR KB S310 3.75 % 30-09-06 105.6 -0.5 2350 723245 PFANDB ZTR KB S311 3.5 % 31-10-05 103.6 -0.7 850 907391 PFANDB ZTR KB S313 3.5 % 22-06-08 106.45 -0.3 1300 960023 PFANDB ZTR KB S315 3.25 % 02-11-07 105.15 -1.1 580 489890 PFANDB ZTR KB S317 2.5 % 06-04-05 101.58 -0.5 2060 804209 PFANDB ZTR KB S318 2.625 % 21-06-06 102.65 -0.6 1360 885691 PFANDB ZTR KB S319 3.5 % 10-09-07 105.8 -0.7 610 1039665 PFANDB ZTR KB S324 4 % 15-02-08 107.9 -0.6 2000 1060496 PFANDB ZTR KB S326 4 % 30-03-06 105.1 -0.9 3920 1188952 PFANDB ZTR KB S338 4 % 20-02-13 110 -0.0 52000 1476931 PFANDB ZTR KB S346 3 % 16-09-09 104.5 0.2 1215 1523184 PFANDB ZTR KB S351 2.75 % 10-12-11 101.3 0.5 1260 1542253 PFANDB ZTR KB S354 2.5 % 03-02-12 99.5 -0.1 810 1565150 PFANDB ZTR KB S356 2.25 % 17-03-12 98 1.3 2100 Centrales d’émissions 793427 EM ZTR GEM S078 4 % 04-12-08 105 4.7 1210 Banques d’affaires 1467862 BK COOP BASEL 3.75 % 06-09-11 106.9 0.4 4260 629444 CS GROUP 4 % 23-05-07 106.1 -0.3 600 417157 CSFB 4.5 % 08-02-08 107.75 0.7 1900 913606 JULIUS BÄR 3.25 % 06-07-05 102.4 -0.7 1030 1361083 NEUE AARGAUER BK 4.375 % 14-02-12 109.25 2.5 670 16760 UBS AG 4.5 % 21-11-05 105.25 -1.0 2000 1839146 VERB RAIFFBK 3 % 05-05-14 99.65 0.3 14855 742678 VERB RAIFFBK 3.25 % 27-05-09 104.25 -0.0 1520 1176417 VERB RAIFFBK 4 % 02-02-11 108.55 0.2 980 1088692 VERB RAIFFBK 4.625 % 22-06-06 106.5 -1.0 750 398188 VERB RAIFFBK 4.75 % 15-09-04 101.45 -1.4 700 Sociétés financières 653264 ADECCO 4 % 07-07-05 99.45 -4.0 1555 858851 BÂLOISE 3.25 % 07-04-08 103.75 1.4 760 1123532 BÂLOISE 4.25 % 28-09-05 103.95 -0.1 2030 1567968 EUROFIMA 2.375 % 04-12-12 98.05 0.5 1040 1678231 EUROFIMA 2.625 % 26-09-11 100.9 0.5 1445 1607034 EUROFIMA 2.75 % 19-06-15 98.65 0.5 1630 659444 EUROFIMA 2.75 % 30-10-09 102.75 -0.2 4400 1741031 EUROFIMA 3.25 % 28-12-18 101.25 1.0 3090 1357342 EUROFIMA 3.5 % 27-02-12 106.8 0.3 58000 622244 EUROFIMA 4 % 30-04-07 107.2 -0.3 7550 1087393 HELVETIA-PATRIA 2 % 16-06-05 100.65 0.1 610 1839765 HELVETIA-PATRIA 3 % 30-04-10 100.85 0.7 5675 408461 KBG BERN 4.75 % 29-09-04 101.61 -2.6 5000 1426655 MIGROS BANK 3.5 % 20-06-08 105.2 -0.1 2095 801104 SWISS RE 3.75 % — 99.4 4.7 960 1261678 ZURICH F.S. 3.875 % 27-07-11 104.75 1.6 5540 Energie 1659126 ATEL 3.125 % 16-09-13 102.2 2.2 1340 1572398 BLENIO KW 2.375 % 28-03-11 99 -1.9 1700 1817002 ENGADINER KW 2.75 % 25-04-14 96.7 -1.7 2185 838289 EOS LSNE 4 % 10-02-09 107.6 0.4 600 659537 GR. DIXENCE 3.75 % 21-07-09 106.25 1.4 800 1562930 LEIBSTADT KW 2.75 % 31-03-10 101.75 1.7 650 Indice général des obligations en CHF INDICE GÉNÉRAL CAP. ET REV. CAP. REND. % DURATION (ANS) Ensemble du marché 123.31 100.10 2.42 5.44 Emprunts indigènes 123.84 99.75 2.52 6.04 Emprunts étrangers 139.11 101.50 2.14 4.19 Emprunts en cours en Suisse TAUX PRIX ÉMISS. MONT. DATE EMETTEUR EN % EN % EN MIO. DURÉE LIMITE Raiffeisen 3 100.58 400 05-2014 05.05.2004 Helvetia Patria 2 100.67 200 05-2010 05.05.2004 Banque cantonale de Schwytz 2 100.50 200 05-2009 04.05.2004 Migros 2 1/2 100.48 200 05-2011 03.05.2004 Canton de Zürich 2 5/8 100.35 500 04-2014 22.04.2004 Banque cantonale de Berne 2 7/8 100.75 100 04-2016 22.04.2004 Banque cantonale de Berne 2 5/8 100.4 100 04-2014 22.04.2004 Valeurs suisses 5127 4M TECH N 11 11.35 269046 11.5 6.15 62.9 5011 ♣ AARE-TESSIN N 1289 1255 277 1400 750 24.4 5063 ABB LTD N 7.3 7.93112573951 8.22 3.05 16.4 5019 ABSOLUTE EUROPE P 59.6 58.7 51487 60 48 16.5 5118 ABSOLUTE INVEST P — — — 242 198.5 0.0 5021 ABSOLUTE MANAGERS 57.65 58.1 19106 60 47 16.8 5022 ABSOLUTE US P 255 254 11731 265 204.25 8.5 5013 ACCU N — — — 450 200 0.0 5012 ACCU P — — — 800 470 0.0 5139 ACORN N 240 238.5 3129 260 234 -3.2 5140 ACTELION N 142.25 137.5 641419 157.5 78.6 5.5 5014 ADECCO N 57.95 65.5 14479229 83.75 42.7 -28.5 5009 ADVAL TECH N 620 620 430 650 321.5 24.0 5018 AFFICHAGE N 715 720 1318 820 575 11.7 5028 AFIPA BJ — — — 440 227 0.0 5027 AFIPA P — — — 520 370.5 0.0 5119 AGEFI N 27.5 32.4 2401 46 27.5 -29.4 5030 AGIE CHARMILLES N 90 90.5 2039 101.75 48 19.2 5120 AIG N 96 94 8311 94.25 80 4.9 5016 ALETSCH P 5500 5500 2 5500 4625 18.9 5141 ALLREAL N 103 104 32067 105 80.2 9.5 5031 ALPINE SELECT N 69.5 69.5 870 70 52.5 19.8 5020 ALSO N 340 320 43 375 222 11.8 5032 ALTIN N 45 45.45 20650 48 36.75 -1.6 5249 AMAZYS N 43.75 42.5 14252 47 16 10.0 5017 APE P 45.25 44.5 53189 46.75 43.1 1.9 5023 ARBONIA P 166 171 11228 179 66.7 7.7 5026 ASCOM N 11.55 12.25 872545 12.9 2.49 20.1 5040 BACHEM N -B- 73.35 74.5 118536 76.25 58.6 13.0 5052 BALOISE N 52.6 54.9 2004174 63.3 36.95 -1.2 5041 BARRY CALLEBAUT N 269.5 286.5 11837 315 173 10.0 5064 BASILEA PHARMA N 85 87.5 90867 113 83.25 -15.8 5042 BATIGROUP N 14.4 14.3 25475 15 8.9 17.5 5066 BAUMGARTNER N 190 190 6 278 122 1.6 5061 BB BIOTECH P 73.5 78.5 423345 79.95 59.5 15.9 5068 BB MEDTECH P 40.5 41.95 208189 42 18.1 30.2 5065 BCBE/BEKB N 151.25 151 8674 151.5 143.75 1.5 5080 BEAU-RIVAGE N 110 110 350 120 83.25 2.3 5082 BELIMO N 610 640 920 651 355 25.2 5081 BELL HLD SA N 1126 1070 2054 1159 707 32.4 5067 BERNA BIOTECH N 10.3 10.85 260305 17.08 9.9 -20.7 5083 BIG STAR P — — — 330 215 0.0 6291 BIOMARIN N 8.6 9.4 72273 18 8.5 -12.2 5449 BK LINTH N 322 319 683 326 310 0.6 5074 BKW FMB ENERGIE N 620 619 2512 675 319.5 29.1 5737 BNS N 1255 1250 122 1275 900 27.8 5072 BOBST GROUP N 43 42.5 21683 47.5 39.5 -1.3 5606 BON APPETIT N 59.1 59.05 138 65.75 43.5 0.1 5084 BONDPARTNERS P 1000 1000 122 1000 800 2.0 5073 BOSSARD P 64 64 7710 67.4 35.75 18.5 5060 BQUE CANT. BL BP 845 838 1313 845 688 3.3 5053 BQUE CANT. BS BP 91.7 92.59 18586 93.48 74.59 12.5 5264 BQUE CANT. GE P 196.75 192 5233 199 115 13.0 5260 BQUE CANT. GR BP 606 605 30 625 525 2.5 5054 BQUE CANT. JU P 246 246 2 251 197 14.4 5448 BQUE CANT. LU N 200 202 7505 205 161 8.6 5791 BQUE CANT. SG N 269.5 272.5 11383 289 209.5 12.7 5952 BQUE CANT. VD N 167.5 180 25522 189 62.25 19.6 5851 BQUE CANT. VS P 321 321 827 330 272 12.6 5946 BQUE CANT. ZG P 2855 2910 276 2950 2374 11.0 5262 BQUE COOP P 268 266 2373 272 178 14.2 5057 BQUE ROTHSCHILD P 14400 14380 43 14600 7500 18.0 5770 BQUE SARASIN N 1984 2100 988 2400 1500 2.7 5087 BT&T TIMELIFE P 2 2.2 13879 2.49 1.41 33.3 5077 BUCHER P 236 225.5 9007 236.5 125 41.3 5076 BVZ HOLDING N — — — 265 190 0.0 5108 CALIDA N 330 330 100 340 130 37.5 5680 CANON N 101.5 101.5 70 109.5 93.5 1.5 6292 CARD GUARD N 5.2 5.49 48743 8.24 2.23 33.3 5095 CASTLE ALT N (CHF) 168 168 8330 170.5 133.5 13.8 5954 CASTLE ALT N (USD) 129 129 2893 129.5 100 6.6 5109 CASTLE PRIV P (CHF) 87 90 7212 93 45 -1.1 5957 CASTLE PRIV P (USD) 69 69 — 73.5 37 -2.1 5138 ♣ CHARLES VOEGELE P 83.4 85 87581 96.5 30.5 2.6 5110 CI COM P 10.8 9.6 400 18 6 1.8 5094 CIBA SC N 90 88.15 2913259 100.5 79.85 -9.6 5112 CICOREL N 38.2 38 1879 55 22 -5.6 5790 CIE FIN TRADITION P 117 116.5 4918 126 68.15 -1.6 5113 CIE GAZ VEVEY N — — — 540 401 0.0 5093 CKW BP 280 280 33 320 170 33.3 5092 CKW P 2855 3000 8 3225 1917 32.7 5103 CLARIANT N 16.45 16.15 11460999 19.99 10.08 -2.1 5976 COMET N 178.5 195 1883 227 120.5 15.1 5956 CONVERIUM N 67.75 66.7 1668344 73.75 55.45 2.0 5947 CONZZETA P 1150 1150 1329 1220 770 15.0 5096 COS P 29.6 29.55 5096 35.25 15.5 9.6 5089 CPH CHEMIE&PAPIER 1500 1475 367 1515 1100 3.4 5150 CREALOGIX N 49.55 49 2652 62.9 31.75 4.3 5958 CREINVEST (USD) 280 280 730 282 252 2.9 5102 CS GROUP N 45.7 43.3 51079271 50 30.05 0.1 5959 CYTOS BIOTECH N 38.5 38.1 48637 58.5 14.75 1.0 5132 DAETWYLER P 2450 2525 344 2530 1795 24.3 5142 DAY SOFTWARE N 31.6 32 17896 53.9 5.5 109.9 5160 E-CENTIVES N 0.7 0.77 222184 1.07 0.33 2.9 5170 EDIPRESSE P 660 622 1857 715 399 10.0 5180 EDIPRESSE N — — — 125 67 0.0 5172 EG LAUFENBURG P 830 835 820 924 415 22.0 5122 EIC P 14.6 14.6 6900 18.5 11.75 2.8 5075 EICHHOF N 839 840 364 890 525 5.0 5177 EL SIMPLON P 158 153 106 164.5 110.5 27.9 5173 ELMA ELECTRONIC N 195 198.5 845 219.5 82 1.5 5176 EMS-CHEMIE N 99.75 101.5 95738 109.3 91.82 -5.0 5406 ENERGIEDIENST N 381 385 756 425 281.5 3.6 5175 ENR RUSSIA P 139 137 19865 150 82 18.8 5179 ESCOR P N10 35.6 44.55 46110 46.5 27.1 18.6 5210 FEINTOOL N 264 268 1394 292 120 5.7 5211 FISCHER N 271.5 285.5 28789 305 122.47 11.2 5219 FLUGHAFEN ZUERICH N 102 100 177354 105 29 51.1 5213 FORBO N 348.5 357 8504 417 332.5 -1.5 5044 FUERRER P 305 305 100 330 218 8.7 5123 GALENICA N 193 194.75 18792 195.5 146.5 7.2 5252 GAVAZZI P 76 73.5 72 83.8 28 29.0 5265 GAZ PLAINE-RHONE N — — — 239.75 190 0.0 5124 GEBERIT N 788 812 84390 819 406 25.8 5214 GENERALI N 196 194 10409 198.75 123.5 20.9 5268 GETAZ ROMANG N 150 149.5 1887 153 125 5.6 5220 GIVAUDAN N 645 644 114007 688 500 -3.5 5253 GOLAY BUCHEL P 1100 1090 33 1200 800 6.2 5254 GOLAY BUCHEL BP 166.75 172.5 196 188 130 -1.9 5269 GONSET P -A- — — — 2200 1531 0.0 5255 GORNERGRAT-BAHN P 816 820 65 950 645 -4.0 5496 GROUPE MINOTERIES N 112 110 3650 115 85 16.6 5261 GURIT-HEBERLEIN P 1053 970 7953 1060 661 22.0 5296 HARWANNE P -B- 160 160.5 400 190 102 -12.5 5297 HELVETIA-PATRIA N 224 217.5 6658 233 139 1.8 5298 HENNIEZ N 3400 3515 5 3525 3140 -2.1 5284 HIESTAND A. N 635 623 8618 639 290.5 47.6 5285 HOLCIM N 66.95 70.9 3580538 71.5 43.15 14.3 5289 HPI N 1.8 1.9 17216 3.5 1.5 -18.1 5300 HUBER+SUHNER N 73.8 78 22861 78.5 37 34.1 5301 HUEGLI P 250 252 1605 255 168 25.0 5457 HYPO LENZBURG N 2895 2890 39 2900 2390 9.2 5321 INDUSTIE N 239 237.75 8473 248 163 6.3 5322 INFICON N 116 120 10670 138.5 67.75 7.4 5328 INFRANOR P 45 42 950 49 34.05 9.7 5324 INTERROLL HOLDING N 139 141.5 1760 145 92 6.9 5325 INTERSHOP P 203 202.5 183726 248 175 1.3 5333 INTERSPORT N — — — 54 40 0.0 5356 ISOTIS N 2.47 2.41 951674 3.75 0.9 2.9 5855 IVF HARTMANN N 262 270 378 277.5 200 1.3 5259 JELMOLI N 296 296 20 305 167 16.0 5258 JELMOLI P 1485 1450 10159 1520 845 17.9 5059 JULIUS BAER P 350 375 286138 485.5 261.5 -20.1 5350 JUNGFRAUBAHN N 28.5 28.5 8875 29.5 23.55 8.7 5409 KABA N 250 259.5 38354 307 164 -1.5 5401 KARDEX BP 176 178 1061 190 83 7.3 5400 KARDEX P 176 180 749 193.75 88 10.0 5404 KOMAX N 96 99.05 8644 100.25 53.65 7.8 5411 KUDELSKI P 39.25 41.6 723950 45.5 20.1 -6.3 5403 KUEHNE & NAGEL N 172 183 16340 185 91 6.1 5407 KUONI N 505 496 35389 522 281 16.2 5450 LAUSANNE-OUCHY N — — — 653 480 0.0 5452 LECLANCHE N 144.75 151 1239 152 81 55.6 5355 LEICA GEOSYSTEMS N 200 190 36277 231 98 -1.4 5441 LEM N 195.5 200 387 260 185 -14.2 5442 LIECHT LANDESBK P 591 614 5530 627 470 -1.1 5445 LINDT N 14595 14500 471 14900 8700 28.0 5446 LINDT BP 1290 1293 5017 1325 805 26.4 5443 LOEB BP 194.75 185.5 444 200 168 -2.6 5447 ♣ LOGITECH N 56.25 61.85 920949 64.2 36 1.1 5125 LONZA N 62.6 62.85 1058391 86.35 59.5 -16.2 5480 MAAG P 170 178 10692 200 154 -1.7 5062 MACH HITECH P 15.5 15.8 40504 16.15 8.5 6.8 5402 MESSE SCHWEIZ N 161.75 158 272 169 102 7.8 5494 METALL ZUG BP 2700 2700 295 2775 1835 7.1 5460 METRAUX N 130 125 5165 135.75 57 56.6 5487 MICRO VALUE P 510 523 3049 525 295 20.0 5495 MICRONAS N 60.35 62.45 503034 69.5 25.7 11.7 5486 MIKRON N 15 15.7 41946 22 6.5 -16.8 5788 MOBILEZONE P 3.55 3.59 180379 3.9 1.3 42.0 5491 ♣ MOEVENPICK N 179 180 62 210 120.5 21.3 5490 ♣ MOEVENPICK P 771 771 826 849 642 15.9 5499 MONTREUX-PALACE N — — — 625 420 0.0 5489 MOTOR-COLUMBUS P 4150 4189 254 4290 2250 33.8 5736 NATIONAL VERS N 625 625 2348 635 449 6.1 5520 NESTLE N 328 339.5 7367396 346 261 3.4 5128 NETINVEST N 2.75 2.95 82295 2.98 1.5 54.4 5524 NEUE AARGAUER BK N 593 590 11 593 530 4.4 5525 NEW VENTURETEC P 18 17.9 29935 27.4 11 6.5 5526 NEXTROM P 14 16.3 2027 28.5 5.5 -1.7 5966 NOBEL BIOCARE P 175.75 195 1106287 196.5 71.5 38.3 5528 NOVARTIS N 57.8 58.25 64185198 59 50.1 0.4 5797 OPTIC-OPTICAL P 46 46 75 100 10 266.5 5562 ORELL FUSSIL N 1455 1460 919 1680 1000 2.1 5143 ORIDION N 2.1 2.25 99621 2.77 1.45 32.0 5565 OZ HOLDING P 88 88 2462 94.75 62 3.5 5600 PARGESA P 3450 3610 2481 3680 2500 3.7 5601 PAX N — — — 525 402 0.0 5782 PELHAM P — — — 385 329 0.0 5513 PELIKAN P 22 20.2 2142 33.5 19.4 3.7 5610 PERROT DUVAL P — — — 3245 2495 0.0 5611 PERROT DUVAL BP — — — 150 100 0.0 5603 PHOENIX P 391 390 4606 450 203.75 -1.7 5612 PHONAX N 34.6 34 1342544 35.45 12.45 26.7 5121 PRAGMATICA P 2.36 2.37 9032 4.75 2.05 2.1 5968 PRECIOUS WOODS N 74 75.5 2042 78 57.5 11.2 5640 PRIME NEW ENERGY 37 37 100 38 20 12.4 5130 PRIVATE EQUITY N 38 37.25 34710 42 15.5 46.1 5967 PROGRESSNOW N 87 82 12674 89.75 30 50.0 5144 PSP N 177.75 181 125191 183.5 153 0.9 5608 PUBLIGROUPE N 416.5 418 20026 482 203.5 11.3 5650 QUADRANT N 70 70 49722 71 26.05 65.6 5058 RAETIA ENERGIE P 273.5 279.5 101 300.5 109 18.9 5056 RAETIA ENERGIE BP 202.5 204 3623 238.75 87.25 14.4 5291 REG N 81.85 82.5 447930 83.5 75.55 4.2 5772 REGEDO P — — — 1550 160 0.0 5681 RICHEMONT P 33.35 35.6 6197667 36 18.25 11.1 5682 RIETER N 303 312 70001 331 236 3.5 5688 ROCHE BJ 136 135 31685452 141.25 83 8.8 5687 ROCHE P 191 187.5 142157 196.75 131.25 11.8 5690 ROTHORNBAHN N 58 58 25 65 40.15 -3.3 5700 SAIA-BURGESS N 629 625 9630 644 315.5 35.5 5722 SARNA 123.25 119.75 34315 140.25 109.25 5.3 5725 SAURER N 58.5 61 250069 66.2 30.75 3.8 5732 SCHAFFNER N 201 203.75 4449 232 127 0.0 5733 SCHINDLER N 379 405 5007 425 215 9.2 5734 SCHINDLER BP 353.5 365 38391 391 193 17.8 5773 SCHLATTER N — — — 180 120 0.0 5775 SCHULTHESS N 780 770 267 800 485 27.0 5774 SCHWEITER P 233.5 230.25 3274 250 85 10.1 5771 SCHWEIZERHALL N 1859 1825 93 1860 1190 9.4 5131 SCINTILLA P 832 880 627 880 480 10.1 5024 SERONO P 777 792 334753 974 681 -14.1 5776 SEZ N 41.4 43.55 933933 59.85 9.9 -5.6 5115 SG CREDIT P 3685 3820 60 3850 3125 10.8 5767 SGF BP — — — 365 300 0.0 5740 SGS N 680 690 150745 803 448 -14.3 5977 SHAPE CAPITAL N 185.75 185 414 187.75 166 4.3 5743 SHL TELEMEDICINE N 6.32 5.91 8920 9.2 4.55 5.3 5135 SIA N 237 235 3040 239 192 3.0 5745 SIEGFRIED N 167.75 170.75 7603 178.5 141.25 7.5 5748 SIG N 220 209.25 131397 222.5 128 27.9 5751 SIKA FIN P 610 633 36601 655 391 12.9 5755 SOPRACENERINA N 200 195 610 206 139 18.3 5792 STARRAGHEGKERT N 309 315 355 330 270 8.0 5781 STE BAN PRIVEE P 840 834 360 850 800 1.2 5793 STRAUMANN N 233 249 327835 255 112.25 25.9 5765 SULZER N 336 324.5 109089 345.5 164 0.0 5785 SUNSTAR P — — — 1100 930 0.0 5795 SUSTAINABLE P 372 374 2950 382.5 280 7.8 5753 SWATCH N 34.9 35.05 3366844 36.25 22.05 17.3 5754 SWATCH P 172.25 175.25 1302440 179 110.25 16.1 5099 SWISS N 11 12 64734 21.05 3.3 13.0 5970 SWISS LIFE N 177 181 659594 258.5 82.1 -23.0 5804 SWISS METALL P 34 33.9 2798 38 21.5 -5.5 5146 SWISS PRIME SITE N 262 266 17260 268 227 13.9 5739 SWISS RE N 85.3 85.5 7681733 97.05 72.6 -0.6 5757 SWISS SMALL CAP N 65 63.5 4250 67 39.75 14.0 5824 SWISS STEEL N 11.25 10.85 347266 11.45 2.95 64.2 5299 SWISS VALUE P 384 376 20 384 334 2.6 5760 SWISSCOM N 402.5 415 974557 430 359.5 -4.1 5136 SWISSFIRST P 138.25 140 6785 143.5 114.75 10.1 5761 SWISSLOG N 3.96 3.86 1406380 9.19 2.65 -36.1 5756 SWISSQUOTE N 130 129.5 21098 144.5 19.5 43.0 5784 SYNGENTA N 103.75 99.7 5248445 105.75 60.7 21.6 5796 TAMEDIA N 111 110 2887 134.25 60 2.3 5787 TECAN N 49 45.5 216102 71.55 30 -22.2 5798 TEMENOS N 10.9 11.75 901819 12.4 1.5 14.7 5137 TERRA TRUST P 92.5 96.5 14084 99 22 60.3 5147 THINK TOOLS P 9.51 9.5 2583 11.9 6 8.9 5789 TITL BN BERG N 760 761 39 800 600 11.7 5799 TORNOS N 5.45 5.4 53769 6.5 2.99 18.4 5975 TUXEDO INVEST N 72.25 71.55 18230 77 46.7 8.3 5802 UBS N 92.15 94.15 27199779 98.85 63.3 7.5 5560 UNAXIS N 147 159 1000250 199.75 96 -17.9 5805 UNILABS P 25.9 26.25 42368 29.5 18.2 -2.2 5826 VALIANT N 105 104.25 17316 105 82.5 12.9 5484 VALORA N 304.5 317 38227 337 224.25 -2.5 5114 VAUD ELECTRIC P 1174 1150 288 1190 555 33.5 5850 VAUDOISE ASS P 2080 2100 288 2120 1345 30.4 5856 VETROPACK P 627 646 1003 680 337.5 31.4 5858 VICTORIA-JUNGFRAU N 275 270 137 281 204 6.1 5823 VILLARS N 279 265 12 280 220 5.2 5825 VON ROLL P 1.32 1.4 335216 2.83 0.85 16.8 5828 VONTOBEL N 28.05 29.7 253118 33.6 17.25 -1.5 5820 VP BK VADUZ P 197.25 188.5 60765 224 122 -1.3 5860 WARTECK BP 1500 1495 471 1519 1250 11.3 5859 WARTECK N 1560 1540 178 1560 1341 9.8 5854 WMH N -A- 62.9 62 4340 83.5 60 -1.3 5972 XMTCH MSCI EURO 81.87 84.61 6622 85.89 64.9 0.5 4920 XMTCH ON SMI 57.97 58.6 269152 59 44.88 4.9 5940 ZEHNDER P 1152 1181 1775 1205 698 16.9 5251 ZKB AXXESS VIS P 24.95 25.4 97640 25.55 19.95 1.6 5070 ZKB FINANZ VIS P 172.5 174.5 13341 177.5 123.5 1.3 5602 ZKB PHARMA VIS P 127.5 132 36767 132.5 107.25 5.5 5944 ZSCHOKKE N 570 575 1037 594 380 18.7 5945 ZUEBLIN IMMO P 9.86 9.89 175893 9.95 7.39 7.6 5948 ZURICH F.S. N 205 212.25 3721705 219.5 132.25 15.8 5950 ZWAHLEN & MAYR P 510 500 37 850 451 -2.8 Valeurs étrangères 6483 3M COMPANY 112.5 116.5 650 116.5 79.25 6.3 6010 ABBOTT LABOR 57.5 57.75 760 61.5 50.25 -1.3 6011 ABN AMRO HLD 28.15 29 83399 31.5 21.25 -4.7 6034 ♣ AEGON NV 16.8 18.05 38450 20.7 10.95 -10.6 6033 AHOLD NV 10.05 10.4 55727 14.45 5.35 11.1 6014 ALCAN 53 56.4 20814 62.65 37.65 -10.6 6015 ALCATEL 19.3 20.75 26013 23.35 9.96 18.0 6016 ALCOA 40.25 42.85 5640 49 28.8 -13.5 6017 ALLIANZ N 137.5 143.5 38947 175.5 84 -12.5 6606 ALTRIA GROUP 72.3 73.4 25400 75.75 40.55 7.6 6024 AM INTL GROUP 93.1 97.55 4250 100 70 11.2 6022 AMEXCO 63.85 65.85 420 68.75 50.5 9.0 6026 AMR — — — 21.95 6.25 0.0 6290 ANGLO PLC 26.05 28.7 62955 33.6 18.5 -4.4 6028 ANHEUSER 67 68.75 3850 74.5 61.55 3.4 6032 AT&T 22.5 24 15102 32 20.8 -14.7 6050 BAKER HUGHES 48.65 49.3 1810 50.2 36 23.1 6019 BARRICK GOLD 24.95 27.55 119127 31 20.4 -13.8 6051 BASF 66.85 70.05 28103 72.55 51 -4.7 6070 BAXTER INTL — — — 44 29.7 0.0 6054 ♣ BAY HYP&VERBK 22.8 24.95 12040 33.62 13.13 -19.4 6053 BAYER 35.2 34.2 212744 40.5 23.7 -6.1 6057 BELLSOUTH 33.7 33.7 1800 37.8 31.2 -2.0 6073 BHP BILLTON 10.75 11.75 159295 12.7 7.1 -9.6 6059 BMW 55.5 57.8 18107 59.75 39.35 -5.7 6060 BOEING 55.65 56.5 6630 57.95 36.05 8.6 6071 ♣ BP PLC 11 11.5 323179 11.65 8.5 10.0 6488 BULL 1.8 1.62 50450 2.1 0.92 47.5 6092 CATERPILLAR 106.5 107.5 1800 110.5 66 2.6 6096 COCA COLA 65.9 66.55 27610 69.35 53.5 6.3 6097 COLGATE-PAL 75 74 2350 81 61 21.8 6098 COMMERZBANK 22.55 23 39686 27.35 12.4 -9.4 6608 CONOCOPHILLIPS 96.15 94.35 2100 96.15 66.4 18.7 6101 CORNING 14.75 16 20475 17.45 7.11 17.0 6146 DAIMLERCHRYSLER 58 59.45 170136 62.05 37.95 -0.1 6132 DEUTSCHE BANK 107 111.75 28200 121 66.85 2.8 6136 DOW CHEMICAL 52.25 54.25 3697 55.85 39.75 3.6 6143 DSM NV 62.1 59.25 15872 68.55 55 1.6 6139 DU PONT 56.6 58.45 6054 64 50.55 0.7 6820 E.ON P 86 90 37086 91.1 61.75 5.9 5488 EASTERN PROP — — — 81.94 74 0.0 6856 FOOT LOCKER 32.75 32.75 1000 34.75 14.3 16.7 6211 FORD MOTOR 19.95 20.75 4190 21.6 12.05 -0.2 6293 FORMULAFIRST 18.1 18.3 3560 18.3 11.65 5.5 6216 FUCHS PET PRIV 91.5 85 15090 93 43.33 19.6 6212 FUJITSU 8.95 8.75 106000 9 3.51 22.2 6250 GEN ELECTRIC 39.15 40.4 71562 44.65 35 1.5 6251 GEN MOTORS 64 65 4350 68.95 42.3 -3.0 6137 ♣ GOLD FIELDS 13.05 14.75 186791 21.25 13 -27.9 6253 GOODYEAR 11.15 11.8 6453 14.75 6.55 14.4 6063 GROUPE DANONE 218.5 222 160 224 176 8.8 6280 HALLIBURTON 39.9 40.4 10350 41.5 28 23.3 6287 HONDA MOTOR 52.5 58.1 6700 67 42.5 -4.5 6321 IBM 115.25 120 28050 128 106 0.8 6320 INCO LTD 37 42.45 3805 51 24.25 -27.0 6322 ING GROEP 27.7 29.7 127404 33.6 18.8 -5.4 6326 INTEL 34.1 36.25 129379 47.65 23.65 -14.9 6882 INTL MINERALS 4.35 4.47 256865 4.9 1.6 6.8 6323 INTL PAPER — — — 58.75 46.85 0.0 4620 ♣ ISHARES E-STOXX50 27.96 29.19 7615 29.75 22.35 -0.6 6328 ♣ IWKA AG 30.85 30.85 250 31.95 17.55 24.8 6440 LILLY ELI 95.45 96.65 6745 97 72.45 9.2 6441 LINDE 71 73 4232 74 43.8 6.9 6486 MAN AG 46.75 50 6280 50.95 19.75 18.0 6883 MARATHON OIL 45.5 44.65 165 45.7 30.6 12.4 6482 MC DONALDS 35.2 35.85 8240 38.3 22 13.5 6520 NEC 10 11 29200 12.75 3.9 8.9 6561 OCE NV — — — 25 12 0.0 6604 PEPSICO 69.95 71.55 1570 72 55.25 22.8 6613 PERUTIL 170 165.5 20 173.5 135 3.3 6605 PFIZER 46.85 48 74485 48.8 39.85 5.2 6600 PG&E 36.55 36.4 1080 38.6 19.95 10.2 6609 PLACER DOME 18.25 20.1 54205 24.4 13.35 -19.9 6610 PROCTER&GAMBLE 137.5 138.5 2786 140 114.5 12.2 6685 ROBECO NV 33.45 35.15 37731 35.95 28.15 2.1 6686 ROLINCO NV 28.5 29.55 21948 30.25 23.2 2.7 6681 RORENTO NV 60.8 62.4 32858 62.65 57 0.6 6682 ROYAL DUTCH 62.9 64.7 800661 66.5 55.1 -3.9 6683 RWE ORD 56.3 58.6 7610 61.6 35 14.8 6720 SAINT-GOBAIN 64.7 67.4 1955 69.3 46.3 8.2 6735 SALOMON BROT 15.5 15.6 3500 15.85 12.5 5.0 6736 SAP 197 206 17945 225 128 -9.5 6721 SARA LEE — — — 28.95 22.3 0.0 6727 SBC COMM 32.9 32.8 5477 36.35 28 0.7 6722 ♣ SCHERING 68.2 64.4 58499 72.25 54.25 4.6 6723 SCHLUMBERGER 76 81 11760 86.7 56.5 13.4 6724 SEARS ROEBUCK 52.5 53.25 4000 72.65 35.5 -5.4 6730 SHARP 23.75 25 11000 25.8 13.5 23.0 6725 SIEMENS 93.7 101 108352 107.75 57.5 -6.3 6726 ♣ SONY 50.4 56.5 84840 56.5 30.4 14.5 6739 STORK NV 25.5 25.35 20 25.7 12 2.0 6445 SUEZ-LYON EAUX 25.7 27 11430 29.05 20.1 1.3 6294 SYNTHES-ST N 1409 1475 88437 1510 810 15.4 6762 TEXAS INSTR 33.1 37.1 26634 43.05 23.25 -9.8 6764 TOSHIBA 5.91 6.8 74100 6.8 3.41 19.3 6790 UNILEVER NV 85.2 91.2 105767 93.7 69.7 5.3 6792 UNISYS 16.65 17.7 7710 22.2 13.3 -12.3 6793 UTD TECHNO 116 116 100 124 83.95 -0.6 6056 VERIZON 49.3 49.9 5449 55 41.05 14.2 6821 VOLKSWAGEN P 57.35 60.15 20461 71.8 43.75 -16.8 6858 VOLKSWAGEN 38.5 39.8 1873 47.7 32.2 -14.6 6880 XEROX 17.3 17.55 17421 19.5 12.75 2.6 5978 XSTRATA PLC N 14.7 16 438577 18.2 7.36 0.6 5116 ZIMMER 104 109 15584 111.5 72.95 20.4 COUPON DERNIER VARIATION NO VAL. DÉBITEUR (TAUX) ECHÉANCE PRIX DÉBUT 04 VOLUME COUPON DERNIER VARIATION NO VAL. DÉBITEUR (TAUX) ECHÉANCE PRIX DÉBUT 04 VOLUME COUPON DERNIER VARIATION NO VAL. DÉBITEUR (TAUX) ECHÉANCE PRIX DÉBUT 04 VOLUME Industrie 1036695 ASCOM 4.375 % 03-02-05 100.2 2.2 22390 432157 CIBA SC 3.25 % 06-04-09 104.15 1.1 980 849233 CIBA SC FIN. 3.25 % 04-03-08 103.9 -0.1 57780 849566 CLARIANT 3 % 03-03-05 101.5 1.1 2225 685063 CLARIANT 3.375 % 27-08-04 100.5 0.4 885 685071 CLARIANT 3.75 % 27-08-07 102.25 4.3 940 852652 COOP CH 3.5 % 30-03-05 102.36 -0.6 715 993095 COOP CH 4 % 23-02-09 107.6 0.7 1820 1452422 EMS-CHEMIE 4 % 29-07-08 107 0.3 4550 1033318 FISCHER G. 1.5 % 31-01-05 99.8 0.3 1085 988667 FISCHER G. 3.5 % 05-02-09 102.55 2.5 15665 1234369 FORBO 4.125 % 08-06-06 104 -0.8 725 1087943 HERO 5 % 04-07-05 104 -0.5 2815 889080 HOLCIM 1 % 14-05-04 100 -0.0 1970 971663 HOLCIM 4 % 04-12-09 106 1.4 3760 1087011 HOLCIM 4.5 % 22-06-05 103.5 -0.8 3085 1550277 LONZA 2 % 14-02-06 100.3 -0.7 3205 1833656 MIGROS GB 2.5 % 03-05-11 99.95 0.3 2800 1208598 MIGROS GB 3.75 % 25-04-08 105.9 -0.7 6125 1106997 PSP REAL ESTATE 4.625 % 14-08-06 106 -0.9 1340 800675 SCHINDLER 3.5 % 02-06-09 105.3 1.2 970 1001334 SCHINDLER 4.125 % 26-10-06 106 -1.0 600 1428592 SIG HOLDING 4.375 % 01-07-08 107.65 0.6 1085 1109259 SIG HOLDING 4.625 % 24-08-07 107.4 -0.0 1750 Emprunts convertibles 1741045 CONFÉD. /SWISSCOM 0.25 % 19-12-07 102.5 0.4 8500 1522801 CS GROUP FIN 6 % 23-12-05 135.5 -1.6 2073 1451555 EMS-CHEMIE 2 % 25-07-08 99.7 -0.3 990 1804627 FEINTOOL INTL 2 % 08-04-09 102.75 0.7 885 1416908 HOLCIM 1 % 10-06-12 108.25 2.9 1450 1236088 JELMOLI 2.25 % 31-05-07 98.5 0.5 715 1736335 SWISS LIFE 1 % 30-12-04 83 -23.1 821 1090606 SWISSLOG 2.25 % 04-07-05 75.5 9.4 1220 Produits structurés 1408132 EMS /LONZA 2.5 % 23-04-10 99.4 1.9 4445 1826946 UBS GOAL ADECCO 11 % 14-10-05 92.5 -7.9 1270 1707729 UBS GOAL CS GROUP 8.75 % 07-07-05 99.95 -0.5 5345 1772173 UBS GOAL NESTLÉ 5.125 % 04-08-05 100.2 -0.3 2400 1412039 UBS GOAL NESTLÉ 6.25 % 14-05-04 85.45 2.3 21380 1545501 UBS GOAL NESTLÉ 8 % 13-08-04 102.05 -1.8 1170 1765973 UBS GOAL NOVARTIS 6 % 04-08-05 100.5 -0.7 5450 1618866 UBS GOAL NOVARTIS 6 % 23-07-04 100 -2.8 580 1790210 UBS GOAL UBS 6.375 % 26-08-05 99.05 -1.4 1540 1797810 UBS GOAL ZFS 7.75 % 09-09-05 99.65 -2.6 1250 1512258 UBS GOAL ZFS 8 % 26-11-04 103.45 -0.2 690 1830464 VONTI /ABB 12.85 % 17-06-05 99.6 -1.5 1007 1830467 VONTI /BÂLOISE 11.7 % 17-06-05 97.4 -1.8 1395 1830466 VONTI /CS GROUP 10.7 % 17-06-05 102 2.4 818 1667354 VONTI /NESTLÉ 6.65 % 23-09-04 101.4 0.1 1051 1798698 VONTI /NESTLÉ 6.7 % 16-09-05 98.4 -1.6 2285 1798697 VONTI /NOVARTIS 7.2 % 16-09-05 99.8 2.0 1109 1796944 VONTI /UBS 7.1 % 18-03-05 97.4 -2.0 779 1798695 VONTI /UBS 8.35 % 16-09-05 97.2 -1.4 661 1798694 VONTI /ZFS 10.65 % 16-09-05 96.6 0.6 803 1838849 ZKB RUNNER BÂLOISE 6.25 % 13-04-06 98.1 -1.9 1820 1813570 ZKB RUNNER SWISS RE 8 % 15-03-05 99.35 1.6 945 1837432 ZKB RUNNER ZFS 8.5 % 15-04-05 97.8 -1.9 1015 Emprunts à options 855107 ROCHE CAP 1.75 % 20-03-08 99.6 0.4 20990 Obligations étrangères Etats et Municipalités 545810 ARGENTINE 7 % 04-12-04 28.7 17.1 800 611139 AUTRICHE 3 % 21-08-09 104.4 0.3 4135 1410091 AUTRICHE 3 % 14-05-07 104.3 -0.2 4780 837515 AUTRICHE 3.25 % 27-01-06 103.55 -0.6 11815 1358702 AUTRICHE 3.375 % 25-01-12 106.1 0.6 8530 967127 AUTRICHE 3.9 % 20-10-05 102.15 -0.1 1449 344373 AUTRICHE 5.5 % 03-03-05 104.01 -1.4 13475 656931 BRÉSIL 10.125 % 15-05-27 100.25 5.5 1500 1716795 BUNDESLAND HESSEN 1.75 % 11-05-07 100.5 -0.1 11220 1484703 BUNDESLAND HESSEN 2.25 % 15-10-08 101.3 0.1 21920 1048562 COPENHAGUE 3.75 % 14-03-08 107 -0.4 2000 1514723 GEN VALENCIANA 2 % 05-12-07 101 0.2 2520 1578494 GRÈCE 2.125 % 10-04-09 100 0.2 4605 1806267 GRÈCE 2.375 % 18-03-11 98.7 -1.8 950 1215373 GRÈCE var 19-05-06 99.9 -0.0 3000 1640881 ITALIE 1.25 % 09-02-07 99.65 0.0 3405 1760795 ITALIE 1.75 % 03-03-08 99.9 -0.2 8600 1539739 ITALIE 2 % 30-04-09 99.8 0.6 5795 1359223 ITALIE 3 % 11-08-06 103.5 -0.4 4975 981870 ITALIE 3.125 % 15-07-10 104.3 0.4 2860 654737 ITALIE 3.25 % 01-07-04 100.45 -0.9 2230 1054233 ITALIE var 24-03-05 99.89 0.0 1390 1168861 ITALIE 3.625 % 10-01-06 104.1 -0.6 4310 1455625 LAND BADEN-W. 2.75 % 20-08-07 103.3 -0.4 2225 1547316 NORDRHEIN-WESTFALEN 2 % 26-02-10 98.7 0.4 1430 1511951 PROV BRIT-COLUM 2.125 % 26-03-08 101.5 0.5 1775 909866 PROV BRIT-COLUM 3 % 25-06-04 100.38 -0.8 1440 1525000 PROV MANITOBA 2 % 10-01-08 101.1 0.0 1050 1619634 PROV ONTARIO 2.5 % 08-07-13 97.75 -0.1 1395 853581 PROV QUEBEC 3.5 % 17-09-08 107.9 2.0 620 562968 SUÈDE 4 % 31-01-07 106.7 -0.6 725 1447075 VIENNE 2.5 % 12-01-06 102.25 -0.4 56515 1207222 VIENNE 3.125 % 10-04-05 102.18 -0.6 2450 Transports 662129 AIR CANADA 6.25 % — 6.25 -39.3 1215 536209 KLM 5.75 % — 94 18.9 1175 748748 SNCF 2 % 09-06-04 100.16 -0.5 1155 134487 SNCF 4.125 % 15-12-05 104.85 -0.8 1635 Emprunts supranationaux 1570606 AFRICAN DEV BK 1.5 % 11-04-08 98.9 -0.1 3190 578136 ASIAT ENTWBK 2.25 % 28-04-05 101.38 -0.4 710 1694137 EURO HYPO var 27-10-06 99.85 -0.1 3830 1758753 EURO HYPO var 19-01-07 99.96 -0.0 1760 1599828 EURO HYPO 1.25 % 06-06-06 100.1 -0.0 2410 1569929 EURO HYPO 1.5 % 10-04-07 99.8 0.1 22760 1716083 EURO HYPO 1.75 % 08-06-07 100.1 -0.4 1595 1673123 EURO HYPO 2.5 % 02-10-08 101.9 -0.0 2060 451413 EURO HYPO 2.75 % 13-12-06 103.35 -0.5 2300 872613 EURO HYPO 3.125 % 29-04-08 104.9 0.0 1560 1034333 EIB 3.25 % 28-02-05 102.08 -0.9 4620 1307764 EIB 3.375 % 21-11-11 105.75 -0.4 5010 987874 EIB 3.5 % 28-01-14 106.65 1.2 26380 572770 EIB 4 % 05-02-07 106.8 -0.6 2575 653877 IM-AM DEV BK 2 % 19-05-04 100.06 -0.5 1165 1299661 IM-AM DEV BK 3 % 22-10-07 104.35 -0.1 1070 718750 IM-AM DEV BK 3.25 % 29-10-04 101.32 -0.8 1455 414138 IM-AM DEV BK 4.5 % 02-11-05 105.05 -1.0 1300 880692 IM-AM DEV BK 6 % 13-09-04 102.02 -1.6 1260 880351 WORLD BANK 0 % 21-10-15 70.25 1.9 2170 880478 WORLD BANK 5.5 % 05-02-16 124.8 0.6 47735 880506 WORLD BANK 5.5 % 25-04-06 110.15 -0.4 905 880342 WORLD BANK 6 % 23-08-05 106.37 -1.9 2020 Banques et sociétés financières 644914 AEGON NV 3.25 % 24-06-04 100.36 -0.9 1020 1008170 AEROPORT DE PARIS 3.5 % 09-11-04 101.52 -0.8 4050 830806 ALLIANZ FIN. 3 % 26-08-05 102.54 -0.6 8635 1402446 ABN AMRO NV 4 % 26-04-12 108.85 1.3 1500 1544343 AFD 2 % 18-02-10 98.85 1.1 16470 1418516 AIG SUNAMERICA 3.25 % 06-06-07 104.55 -0.5 585 1724093 ANZ BANKING 2.25 % 22-12-08 100.75 0.4 3030 1827647 ASFINAG WIEN 2 % 29-07-10 98.6 -0.2 1470 1775383 ASIF III 1.25 % 20-02-07 99.5 -0.5 4285 1701182 ASIF III 2.25 % 19-11-08 101 0.4 1975 1826853 ASIF III 3 % 29-12-15 98.05 -0.2 3020 559813 BAYER HY-VBK 4 % 17-01-07 106.65 0.5 1700 1541757 BAYERISCHE LBK var 10-02-06 99.92 -0.0 1120 1586913 BAYERISCHE LBK 1.5 % 02-05-07 99.75 -0.0 8800 1540576 BAYERISCHE LBK 2 % 10-02-10 98.5 0.9 31025 1499609 BAYERISCHE LBK 2.25 % 13-11-08 101.15 0.3 650 1481102 BAYERISCHE LBK 2.25 % 29-12-06 101.8 -0.6 2150 1759854 BAYERISCHE LBK 2.5 % 10-01-11 99.95 -0.7 845 1786339 BAYERISCHE LBK 2.875 % 12-03-14 99.8 -1.6 2435 988036 BAYERISCHE LBK 3.125 % 10-02-09 104.6 0.4 6210 1664531 BAYERISCHE LDBK 2.25 % 24-07-09 100.4 0.5 620 1058825 BK AUSTRIA 3.75 % 12-04-05 102.81 -0.7 1220 98742 BK AUSTRIA 4.125 % 10-01-06 104.8 -0.8 6130 1153359 BMW FINANCE 4 % 08-12-04 101.9 -1.0 2050 1524999 BNG 2 % 30-12-08 100.3 0.5 7700 997015 BNG 2.25 % 15-03-05 101.32 -0.4 4835 1615309 BNG 2.75 % 03-07-15 98.35 0.6 22395 889068 BNG 3.25 % 27-05-08 105.4 -0.0 990 1087622 BNG 4.5 % 05-07-10 112.35 -0.1 700 861308 CITIBK CREDIT 3.25 % 16-10-06 104.15 -0.4 9385 1814085 CITIGROUP 1.5 % 07-04-08 98.55 -0.9 23590 1648216 CITIGROUP 2.25 % 29-12-08 100.65 0.1 4935 1814087 CITIGROUP 3 % 17-12-14 99.4 -0.6 1465 1108493 COMMERZBANK 5 % 18-08-10 109.9 -0.0 750 1603526 COMP FIN FONCIER 2 % 11-06-09 99.55 0.5 3985 1333461 COMP FIN FONCIER 3 % 25-12-06 103.7 -0.4 915 1674623 COMP FIN FONCIER 3.125 % 10-10-04 102 0.7 1000 1727372 CIF EUROMORTGAGE 3 % 23-06-14 101.15 -0.1 11620 1257615 CS GUERNSEY 4.25 % 27-07-11 106.9 0.3 2025 1802401 DEKABANK DT GZ 2.125 % 01-04-10 98.55 -2.0 705 1762478 DEKABANK DT GZ 3.125 % 16-12-15 100.65 -1.3 1600 1406398 DEKABANK DT GZ 3.5 % 11-05-09 106.3 0.0 2000 673709 DEUTSCHE FIN 3.25 % 15-08-05 102.76 -0.6 2420 1176172 DEUTSCHE FIN 3.375 % 02-02-06 103.65 -0.4 590 1316077 DEXIA M.A. 3 % 30-11-07 104.05 -0.6 2315 1102995 DEXIA M.A. 4.25 % 15-08-07 108.15 -0.5 715 1718715 DEPFA 2.5 % 15-12-10 100.6 0.9 1680 513886 DRESDNER FIN 4.5 % 02-10-06 106.45 -0.5 4040 855396 DSL RBK 3 % 13-09-05 102.67 -0.6 2165 1589912 EKSPORTFIN 1.25 % 12-07-06 100.15 -0.0 4575 1531239 EKSPORTFIN 2 % 17-03-09 99.95 0.3 8045 1612399 EKSPORTFIN 2.375 % 26-06-13 96.6 0.0 15250 1337983 EKSPORTFIN 2.5 % 28-12-05 102.15 -0.6 7505 1015088 EKSPORTFIN 3.5 % 03-12-04 101.68 -0.8 1210 1066063 ELSEVIER 4.375 % 20-04-07 106.75 -0.7 2560 1547804 ENBW INTL 2.25 % 25-02-08 100.1 0.5 13895 1604588 GEN ELECTRIC 1 % 12-12-05 99.7 -0.3 2025 1798079 GEN ELECTRIC 1.5 % 26-03-08 98.5 -1.4 6860 1610552 GEN ELECTRIC 1.75 % 18-06-08 99.2 0.0 2130 1550757 GEN ELECTRIC 1.75 % 05-03-07 100.3 -0.2 12805 1517430 GEN ELECTRIC 2 % 06-11-06 101.3 -0.4 2910 1758763 GEN ELECTRIC 2.25 % 09-02-09 100.55 -0.5 84045 526747 GEN ELECTRIC 2.75 % 16-04-07 103.1 -0.3 6580 879063 GEN ELECTRIC 3 % 29-12-06 103.7 -0.5 1390 916816 GEN ELECTRIC 3 % 13-12-04 101.42 -0.8 2000 984772 GEN ELECTRIC 3.125 % 15-07-09 104.05 0.3 2410 1222192 GEN ELECTRIC 3.875 % 07-05-14 107.6 1.1 6050 1130473 GEN ELECTRIC 4 % 18-10-04 101.59 -1.0 3640 1151055 GEN ELECTRIC 4.375 % 05-12-12 111.05 0.4 1300 1183445 GEN MOTORS ACCEPT. 4 % 16-02-05 102.01 -0.3 4475 1504426 GE CAP AUSTRALIA 2.5 % 20-11-06 102.4 -0.6 1905 1415550 GE CAP AUSTRALIA 2.5 % 30-11-04 101.08 -0.6 700 907306 GMAC SWIFT 3.25 % 15-10-04 101.23 -0.7 8540 972482 HALIFAX PLC 2.25 % 17-12-04 100.89 -0.5 2610 1553957 HAMBURG. LDBK GZ 1.125 % 05-12-05 99.8 -0.5 765 1454786 HAMBURG. LDBK GZ 3.125 % 19-08-09 103.6 0.5 600 972619 HANCOCK 3.75 % 22-12-08 106 0.2 1425 830514 HANCOCK 4 % 13-08-09 107 0.5 3650 138519 HELABA FIN 2 % 23-03-05 101.13 -0.2 4490 1252223 HOLMES FIN. 3.5 % 15-10-06 104.45 -0.6 1695 1673333 HYPO ALPE-ADRIA 1.5 % 20-07-06 100.3 -0.2 955 1814214 HYPO ALPE-ADRIA 2.125 % 15-10-10 98.25 -0.5 1315 790948 HYPO TIROL BK 2 % 15-06-04 100.21 -0.5 1595 1505206 HYPO TIROL BK 3 % 20-11-12 102.1 0.9 1350 1685953 HBOS 2 % 28-05-08 100.4 0.1 5610 844332 ICO MADRID 3.125 % 26-08-05 102.74 -0.6 2745 1758888 IKB DT IND BK var 29-01-07 99.9 0.1 4000 1808151 IKB DT IND BK 1.25 % 08-10-07 98.3 -0.6 8365 1329227 ING VERZ 3 % 19-01-07 103.2 -0.4 910 1267619 ING VERZ 3.5 % 24-08-06 104.25 -0.8 1140 1016349 ING VERZ 3.5 % 16-12-04 101.75 -0.8 15730 1606998 KOMM INV SUÈDE 2.25 % 24-06-11 98.9 1.2 1450 1661768 KOMM INV SUÈDE 2.75 % 17-09-13 99.9 0.4 1990 1525570 KOMM INV SUEDE 1.75 % 10-01-07 100.95 0.0 2060 1518046 KOMMUNALBK OSLO 2.25 % 18-12-09 100.15 0.0 1425 1614301 KOMMKRED AUSTRIA 2 % 30-04-10 98.5 0.7 4820 1587381 KOMMKRED COPENH. 2.75 % 07-05-13 99.95 0.0 5750 1312630 KOMMKRED COPENH. 3 % 19-11-08 104.4 -0.0 580 1779737 KFW 2 % 27-02-09 100.1 -0.8 2745 1408398 KFW 3.625 % 16-05-12 107.35 0.9 1280 748660 KFW INT FIN 3 % 04-12-09 104.25 0.2 1715 676571 KFW INT FIN 3.5 % 15-08-07 105.9 -0.6 650 1353805 LDBK BADEN-W var 18-07-05 99.93 -0.0 2200 1496200 LDBK BADEN-W 2 % 13-11-07 100.75 0.0 4080 1607082 LDBK BADEN-W 2 % 18-06-10 98.1 0.5 4865 1781989 LDBK BADEN-W 2 % 27-02-09 99.45 -0.9 2740 1323777 LDBK BADEN-W 2.625 % 07-12-06 103.25 -0.0 820 969553 LDBK BADEN-W 2.75 % 14-12-05 102.65 -0.3 660 1441757 LDBK BADEN-W 3 % 22-12-08 104 0.1 775 1244439 LDBK BADEN-W 3.25 % 27-06-05 102.67 -0.7 950 1572461 LDBK SCHL-HOL 2 % 09-04-10 98.45 1.1 635 840496 LDGK & LDSP 3 % 24-02-05 101.81 -0.7 1405 1539684 LDW RENTENBANK 1.75 % 12-02-08 99.95 0.1 1390 1460583 LDW RENTENBANK 3.25 % 28-08-12 104.45 0.3 2010 1561488 LKB BADEN-WÜR-FÖR 1.5 % 25-03-08 98.75 -0.2 895 1776946 LBK HESSEN-TH. 1.75 % 23-01-09 98.45 -1.3 1560 1623464 LGT FINANCE 1.75 % 10-07-08 98.7 -0.2 670 1768021 LGT FINANCE 2.5 % 11-02-11 99.5 -0.3 12415 1016498 LGT FINANCE 4 % 30-11-07 107 -0.6 1675 698622 MUNIFIN 2.75 % 20-11-07 103.5 -0.1 5610 1129960 MBNA MASTER 4.125 % 17-10-07 107.05 -0.8 11030 1038791 MGF LTD 3.5 % 28-02-05 102.24 -0.6 4500 835369 NATIONWIDE FD 3 % 18-08-04 100.74 -0.6 2320 1568312 NED WATERSBK 2 % 31-03-10 99 1.2 1425 1673982 NED WATERSBK 2.25 % 10-10-08 101.65 0.2 950 422887 NED WATERSBK 2.5 % 30-03-07 102.7 -0.3 5020 992108 NED WATERSBK 3 % 25-02-09 104.65 -0.0 1850 1456639 NED WATERSBK 3.375 % 27-08-12 105.3 -0.2 4940 845125 NED WATERSBK 3.5 % 06-03-08 106.3 -0.1 2325 951104 NED WATERSBK 3.5 % 29-10-09 106.85 -0.1 900 1791387 NIB CAPITAL BK 2 % 16-03-09 99.55 -1.3 2815 1102576 OBERÖSTER. LBK var 25-07-05 99.93 -0.0 820 113810 OEST EL-WIRT 4.5 % 06-10-05 104.9 -0.6 10540 1567665 OKB 1.5 % 27-03-08 99.25 0.3 19595 1786266 OKB 1.75 % 09-03-09 99 -0.8 18900 1512276 OKB 2 % 26-11-07 101.35 0.4 1275 716113 OKB 2.5 % 28-05-06 102.3 -0.6 1165 901368 OKB 3 % 07-12-04 101.39 -0.7 7510 925821 OKB 3.25 % 29-07-05 102.91 -0.6 8485 842384 OKB 3.5 % 18-02-08 106.25 -0.4 855 997229 PACIFIC LIFE 3 % 15-03-07 103.25 -0.1 780 1033504 PFB OLH 3.375 % 31-03-05 102.35 -0.7 10130 1614351 RABOBANK 1.25 % 30-04-07 99.3 0.1 14500 1833503 RABOBANK 1.875 % 30-04-09 99 0.1 13145 991356 RABOBANK 2.5 % 17-02-06 102.35 -0.3 6440 1434717 RABOBANK 3 % 20-10-08 104.25 -0.0 11495 945154 RABOBANK 3.5 % 29-12-08 106.55 0.2 920 852747 RFF 3.25 % 12-09-08 105.3 -0.1 1320 738011 RFF 3.25 % 01-06-11 104.9 0.7 925 1585851 SVENSK EXPORT 1 % 20-02-06 100.1 0.0 3635 1808272 UBS JERSEY 1 % 06-12-06 98.95 -1.2 4690 1622516 UBS JERSEY 1.125 % 09-07-07 98.75 0.1 4240 1808268 UBS JERSEY 1.75 % 02-12-08 99.15 -1.3 2115 1783787 VLH BREGENZ 2.25 % 09-11-10 99.4 -0.8 1575 1604392 WESTF. HYPOBK var 27-05-05 99.95 -0.0 4000 1435356 WESTF. HYPOBK 2.25 % 30-05-05 101.34 -0.3 4035 1065647 WINTERTHUR CAP. 5.375 % 14-04-05 102.64 -0.3 596 823385 ZÜRICH FIN.(USA) 2.75 % 27-07-06 102.25 -0.4 2175 921674 ZÜRICH FIN.(USA) 3.5 % 22-07-08 104.25 -0.6 1690 Emprunts convertibles 1646927 ADECCO 0 % 26-08-13 98.2 -14.1 2350 1717579 ARES INTL FIN 0.5 % 26-11-08 101 0.4 1560 1653740 ABB INT 3.5 % 10-09-10 117.15 10.0 1150 858858 BÂLOISE FIN. 1 % 07-04-06 110.7 4.3 850 1712667 FISCHER G. FIN 3.5 % 27-11-08 132.35 10.5 2055 1336276 KABA FINANCE 4 % 18-01-10 127.5 3.3 705 1435889 LONZA FIN. LTD 2 % 28-06-06 99.85 -0.9 7375 883761 SWISS LIFE FIN. 0.75 % 20-05-05 99.75 0.4 710 883759 SWISS LIFE FIN. 1 % 20-05-05 101 1.0 1000 1504872 UBS GO. ROYAL DUTCH 7.25 % 14-11-07 102 -3.1 1915 1829170 UBS GOAL ALLIANZ 9 % 20-05-05 99.95 -0.3 1490 1388067 UBS GOAL ASML LITHO 10 % 21-03-05 93 -5.9 999 1811687 UBS GOAL NOKIA 11 % 19-04-05 76.7 -19.2 1210 1801169 UBS GOAL SIEMENS 9.25 % 05-04-05 97.25 -0.7 1620 1830479 VONTI /DT BANK 12.45 % 17-06-05 98.4 -2.1 735 1830476 VONTI /ING GROEP 14.95 % 17-06-05 98.8 -2.5 673 1760017 VONTI DEF DELL 8.8 % 21-01-05 100 0.6 1018 1760013 VONTI DEF SCHERING 7.9 % 21-01-05 99.2 -1.9 692 1828833 ZKB RUNNER DT BANK 14 % 06-07-05 98.6 -1.2 715 1507328 ZÜBLIN IMMO LTD 3.55 % 19-12-08 106.2 3.6 1468 Industrie 1343187 AKADEMISKA GÖTEBORG 2.75 % 25-01-05 101.54 -0.6 14890 1371752 ALTRIA GROUP 4 % 20-08-07 102.45 2.1 14165 1239352 ALTRIA GROUP 4 % 31-05-06 102.45 1.2 15315 1706045 ASFINAG WIEN 2 % 28-11-08 100.55 0.5 1930 1578123 BMW FIN. 2 % 22-04-08 100.2 0.3 785 588245 BP AMOCO PLC 2.5 % 10-05-06 102.45 -0.5 1600 1452499 DEUTSCHE BAHN 3 % 16-12-08 103.8 0.1 585 1408414 DEUTSCHE BAHN 3.25 % 21-05-07 104.3 -0.5 910 1268048 DEUTSCHE BAHN 3.375 % 24-08-06 104.2 -0.7 1185 1099639 ENERGIE BEH. NL 4.25 % 09-08-05 104.22 -1.2 1530 988018 EDF 2.25 % 11-02-05 101.08 -0.4 1090 1186174 FRANCE TELECOM 5.5 % 22-02-06 106.6 -1.0 1850 877500 GOODYEAR 5.375 % 17-03-06 102.85 2.9 780 917981 KANSAI AIRPORT 3.25 % 07-07-05 102.65 -0.7 1300 1251811 LA POSTE 3.375 % 10-07-07 105.2 -0.3 1795 1037431 PROCTER&GAMBLE 3.5 % 24-02-06 103.95 -0.6 645 1710302 RFF 2.125 % 08-12-08 100.8 0.3 660 1614132 RWE FIN. 2 % 18-12-08 99.15 -0.0 4680 1189721 SIEMENS FIN. 2.5 % 28-02-07 102.45 -0.0 1615 651297 STÉ ELF AQUITAINE 2.25 % 14-05-04 100.07 -0.6 640 1070732 STATKRAFT SF 4.5 % 10-05-10 111.85 -0.4 600 956346 STATOIL 2.75 % 19-10-04 101 -0.6 1980 970320 STATOIL 4 % 20-10-09 108.1 0.7 1550 138297 STEIR W&EL 4.375 % 21-01-09 108.45 -0.5 950 1045941 TELENOR AS 3.625 % 15-06-05 102.79 -0.7 600 1591319 TOTAL 2 % 16-05-08 100.3 -0.1 860 1669302 TOTAL 2.375 % 01-10-09 100.65 0.1 2995 1726716 TOTAL 2.375 % 23-06-10 99.95 0.5 13500 1477610 TOTAL 2.5 % 01-10-07 102.65 -0.2 4640 1353511 TOTAL 3 % 15-02-07 103.85 -0.2 3715 1003519 TOTAL 3.25 % 29-04-05 102.36 -0.7 5970 1037879 TOTAL 3.5 % 24-02-06 104.2 -0.4 1500 1542893 TOYOTA 2 % 18-12-08 100.35 0.4 2025 1500341 TOYOTA 2 % 13-11-07 101 -0.1 4465 1652329 TOYOTA 2.25 % 28-08-09 100.4 0.4 3365 1356064 TOYOTA 3 % 21-02-06 103.2 -0.5 3605 1254463 UNILEVER 3.375 % 11-07-05 102.77 -0.7 1305
  • 23. A vançant dans les eaux brunes du ca- nal de Panama, le MSC Arizona, bar- dé de 4000 conteneurs, pénètre dans les écluses de Miraflores. Ce navire de type «Panamax» est guidé par des locomotives jusqu’à remplir presque complètement «la chambre», longue de 294 mètres et large de 33 mètres: seuls 60 centi- mètres séparent alors la coque de la terre ferme. C’est ici que les cargos en- treprennent leur ascen- sion – ou leur descente – vers le lac Gatun, à 26 mètres au-dessus du niveau de la mer, afin de traverser la cordillère Panaméenne. C’est ici, aussi, que la course au gigantisme entre le canal et les navires qui l’empruntent pourrait franchir une étape majeure avec la construction d’un troisième jeu d’écluses, «c’est-à-dire une troisième voie de circula- tion, permettant d’accueillir des bateaux deux fois plus volumineux», explique Jorge Quijano,directeurdesopérationsmaritimes de l’Administration du canal de Panama (ACP). Un chantier gigantesque, étalé sur une décennie, qui impliquerait notamment de creuser l’isthme centre-américain sur 14kilomètressupplémentaires. Cetinvestissementsansprécédentdepuis 1914,datedelamiseenservicedel’ouvrage, est la figure de proue d’un «maître plan» de développement de 5 à 8 milliards de dollars, dont les principales recommandations se- ront transmises à l’assemblée directive du canal dans les semaines qui viennent. Son objectif: adapter Panama aux nouveaux «post-Panamax», trop larges pour passer les éclusesactuelles,ettoujoursplusnombreux. Les premiers porte-conteneurs de ce type, d’une capacité de 4500 unités (TEUs), sont apparus à la fin des années 1980… Aujour- d’hui, ce sont des super-cargos de 8000 TEUs à 10000 TEUs qui relient l’Asie et l’Europe,viaSuez. La décision imminente de l’ACP, qui de- vraêtreavaliséeparunréférendum,estdonc attendue par tous les acteurs du commerce maritime.Entre20et25%desmarchandises transportées par mer (hors pétrole) transi- tent par le canal de Panama, avec les Etats- Unis, le Japon et la Chine comme princi- pales destinations ou origines. Pour la premièrepuissancemondiale,l’enjeuestim- portant: 60% des trente-cinq bateaux qui empruntent quotidiennement le canal vont aux Etats-Unis ou en viennent, assurant 12% de leur commerce. Pour le Panama, il est vital: le canal représente indirectement 18% du PIB panaméen, et 20% des emplois locaux. Un entretien parfait Un moteur essentiel de l’économie na- tionale que ce petit pays de trois millions d’habitants, contrairement à ce que prédi- saient les experts en 1999 lors de la rétro- cession du canal par les Etats-Unis, entre- tient à merveille. Les entrées Pacifique et Atlantique, ainsi que le lit de navigation ont été approfondis. La «tranchée Gaillard», goulet sinueux qui marque le passage du canal à travers la cordillère Panaméenne, a étéélargie,permettantdepuis2002àlaplu- part des «Panamax» de s’y croiser, et rédui- sant le temps moyen de transit de 32,9 heuresen1999à22,7heuresaujourd’hui. Les résultats financiers, enfin, ont de quoi faire pâlir toute autre entreprise pu- blique: en quatre ans d’administration pa- naméenne,lesversementsducanaldansles caissesdel’Etatsesontélevésà978millions de dollars… soit la moitié du tribut reçu au cours des 85 ans d’administration améri- caine! «Le canal de Panama est aujourd’hui une affaire très rentable, se félicite Ricaurte Vasquez, ancien ministre de l’Economie devenu sous-administrateur du canal. Le but du maître plan est qu’il le reste… pour les90prochainesannées.» Frédéric Faux, Panama Jean-Louis Richard E n échouant dans ses projets de fusion avec Aventis, No- vartis a vraisemblablement participé à la sauvegarde d’une es- pèce en voie de disparition: les so- ciétés dont la dette est estampillée du label AAA, le meilleur que dé- cernentStandard&Poor’setMoo- dy’s, les deux principales agences américaines de notation qui font la pluieetlebeautempssurlemarché obligataire. Aventis, notée quatre crans plus bas dans l’échelle des débiteurs (A+selonStandard&Poor’setA1 selon Moody’s), n’est pas financiè- rement aussi solide que la multina- tionalesuisse.Parailleurs,Novartis aurait payé une partie de l’acquisi- tion en liquide, c’est-à-dire par un emprunt supplémentaire. «Je suis à peu près certaine que les agences auraient procédé à une dégrada- tion», commente une spécialiste à Paris. Du coup, il ne serait resté en Europe que deux spécimens de AAA: les banques coopératives Rabobank aux Pays-Bas, proprié- taires de la Banque Sarasin à Bâle, et le suisse Nestlé. Et encore, ce dernier a été mis sous observation pour une possible rétrogradation depuissonrachatdelasociétéd’ali- mentation pour animaux Ralston PurinaauxEtats-Unisen2001. Début avril, le club restreint des sociétés presque aussi sûres que les Etats avait déjà perdu l’un de ses membres: Shell. Cette fois, aucune acquisition n’était en cause, mais un nouveau rebondissement dans le scandale des réserves exagérées depétrole. Derrière ces cas se dessine une tendance observée depuis un quart de siècle: la disparition des entre- prises AAA. De 25 aux Etats-Unis en1981,leurnombreestprogressi- vement tombé à 7 aujourd’hui (so- ciétés non financières unique- ment), selon une étude de Stan- dard & Poor’s. Il s’agit de Automatic Data Processing (haute technologie),Exxon(pétrole),Ge- neral Electric (industrie), Johnson & Johnson (biens de consomma- tion),Merck(santé),Pfizer(santé) et United Parcel Services (trans- port). Outre les deux groupes suisses,ToyotaauJaponetlasocié- tégérantleportdeSingapourcom- plètentletableau. Un avantage théorique «Pour l’essentiel, cette raréfac- tion s’explique par la tolérance ac- crue des investisseurs pour le risque et par la priorité donnée à la création de valeur pour les action- naires», explique Diane Vazza, di- rectrice de Standard & Poor’s. En d’autrestermes,lafragilisationdes bilans de ces sociétés est un acte volontaire dicté par l’optimisation financière. Lorsque le capital propre, ré- munéré par le dividende, est moins coûteux que la dette rému- nérée par l’intérêt, la substitution du premier par la seconde amélio- relarentabilité.Cechoixs’estsou- vent posé à l’occasion d’acquisi- tions,commel’illustrelamisesous observation de Nestlé. Sans sur- prise, les rétrogradations ont été très nombreuses dans la seconde partie des années 1990, période particulièrement riche en fusions etacquisitions. Une note AAA devrait per- mettre de réduire le coût de la dette. Mais cet avantage paraît presque théorique tant l’écart avec l’échelon inférieur AA est minime. La moindre disponibilité d’obliga- tionsdetrèsbonnequalitéamême conduit à ce paradoxe: la semaine passée, le taux de refinancement des sociétés AAA en dollars était sensiblement supérieur à celui de sociétés AA! Elles pouvaient em- prunter à 5,23% contre 5,21% pour les sociétés AAA réputées moins risquées. La différence ne commence à se creuser qu’aux échelons inférieurs. Une entre- prise A, par exemple empruntait à 5,39%. ■ Le Temps P Date N CMJ 5e 27 03.05 ✶✶✶ EconomieLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •27 T A B L E A U D E B O R D Changes Bourses: performances hebdomadaires Source: Bloomberg A.Si Plus haut: Plus bas: 5819,95 5774,4 2004 5880 5860 5820 5840 5800 5780 23 26 27 28 3029 avril 5774,4 PERFORMANCE HEBDOMADAIRE: –0,75% SMI Suisse Source: Bloomberg A.Si Plus haut: Plus bas: 274,07 239,05 243 245 241 239 23 26 27 28 3029 avril 2004 239,05 PERFORMANCE HEBDOMADAIRE: –2,9% DJ STOXX 600 Europe Source: Bloomberg A.Si Plus haut: Plus bas: 1140,60 1113,89 1135 1125 1130 1120 1115 23 26 27 28 3029 avril 2004 1114,9 PERFORMANCE HEBDOMADAIRE: –2,27% S&P 500 Etats-Unis Source: Bloomberg A.Si Plus haut: Plus bas: 12 163,89 11 761,79 12 150 12 050 11 950 11 850 10 750 23 26 27 28 3029 avril 2004 11 761,79 PERFORMANCE HEBDOMADAIRE: –1,82% NIKKEI Japon L ’ É C O N O M I E E N B R E F Euro EUR/CHF 1,5521 Euro-Dollar EUR/USD 1,1980 Dollar USD/CHF 1,2956 *cours billet vente ➡➡➡ Source: Standard & Poor's A.Si 1950-59 1960-69 1970-79 1980-89 1990-99 2000-02 15 20 10 5 0 NOMBRE D'ENTREPRISES NON FINANCIÈRES NOTÉES «AAA» AUX ÉTATS-UNIS LA RÉGRESSION EST RÉGULIÈRE DEPUIS LES ANNÉES 90 REPORTAGE FINANCEMENT • Parmi les groupes non financiers, seules deux sociétés européennes restent récompensées par la meilleure note de l’agence Standard & Poor’s • Une évolution du rapport au risque chez les investisseurs et la priorité donnée à la création de valeur pour les actionnaires sont les causes principales de la fragilisation des bilans NovartisetNestlérestentlesseulesentreprises d’EuropenotéesAAApourlaqualitédeleurdette INFRASTRUCTURE•Moteuressentieldel’économienationaled’unpetitpaysdetroismillionsd’habitants,lepassageentrelePacifique etl’Atlantiquedoitêtreagrandipourpermettreàunnombrecroissantdeporte-conteneursdel’emprunter.Ladécisionpasseraparlesurnes Panamafaitleparidel’élargissementdesoncanal FAILLITE • KarlWüthrich reproche à l’agence d’avoir exercé des pressions pour se faire payer ses honoraires LeliquidateurdeSwissair adéposéplaintecontreKPMG K arl Wüthrich a déposé une première plainte dans le cadre de la liquidation de Swissair.Elleviselasociétéderévi- sion comptable KPMG, à laquelle le liquidateur réclame le rembour- sementde45millionsdefrancsque SAirGroup avait versés peu avant sadébâcle. La plainte vise les sociétés KPMG en Suisse et en Angleterre, aprécisédimancheStefanMathys, porte-parole du cabinet de révision comptable, confirmant une infor- mation de la presse dominicale alé- manique. Il s’agit d’une action ci- vile portée devant le Tribunal de commerce. Avec le dépôt de cette plainte, Karl Wüthrich entend ramener dans la masse en faillite les hono- raires que le groupe de transport aérien avait payés à KPMG avant le sursis concordataire. KPMG avait commencé son activité de ré- viseur de SAirGroup le 24 avril 2001 et avait ainsi audité les comptesdu1ersemestre2001. Karl Wüthrich reproche à KPMG, qui connaissait alors la si- tuation financière du groupe, d’avoir exercé des pressions afin que SAirGroup paie ses hono- raires. En janvier 2003, dressant la liste des manquements, négli- gencesetinexactitudescomptables des ex-responsables de SAir- Group, le rapport de Ernst & Young avait fait part de flux finan- ciers inhabituels peu avant le grounding. Lecabinetd’auditn’avaittoute- fois pas pu expliquer les raisons qui avaient alors conduit la cheffe des finances de SAirGroup, Jac- qualyn Fouse, à payer les hono- raires de KPMG. Toutefois, selon le rapport, ce montant aurait «très probablement» permis d’éviter l’immobilisation de la flotte de la compagnie le 2 octobre 2001, au moins. Dans son rapport, Ernst & Youngavaitnotammentcritiquéles montagesopaquesmisenplacepar le groupe pour dissimuler la réalité de ses diverses participations. Les comptes 1999 et 2000 en particu- lierdonnaientunaperçutronquéde l’étatdelatrésorerie. ATS DEVISES • Dollars livrés à plusieurs pays UBSreconnaît avoirenfreint unembargo U BSavioléunaccordavecla Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américai- ne.L’affaireconcerneundépôten dollarsquegèrelenumérounban- caire suisse à Zurich. Celui-ci a li- vré des billets verts à des pays sou- misàunembargodeWashington. La Fed dispose de dépôts en dollars dans de nombreux pays afin de faciliter l’émission de la monnaie américaine. Le compte auprès de UBS a servi à écouler des billets verts dans des pays, no- tamment arabes, à l’encontre des- quels Washington a décrété un embargo, a indiqué Christoph Meier, porte-parole de UBS, confirmantuneinformationdiffu- séesurDRS. UBS a lancé une enquête inter- ne qui a conduit au licenciement de plusieurs employés. Les mon- tants liés à cette affaire sont «relati- vement modestes», tout comme le bénéfice réalisé. Toutefois, selon Christoph Meier, la législation suissen’apasétéviolée. ATS AUTO • Le patron est confronté à une chute de sa crédibilité après l’échec de l’alliance avec Mitsubishi JürgenSchremppaétéconfirmé àlatêtedeDaimlerChrysler L e patron de DaimlerChrys- ler, Jürgen Schrempp, reste ensursisàlatêteduconstruc- teur. Il doit impérativement rebon- dir après l’échec de l’expansion au Japon. Dans le même temps, la stra- tégiedugroupegermano-américain donne une image de «mécano per- manent»depuisdesannées. Jürgen Schrempp a été confirmé danssesfonctionscettesemainepar son conseil de surveillance en dépit desratésdesongrandprojetdepar- tenariat avec le numéro quatre du secteur automobile au Japon, Mit- subishi Motors, qu’il a brutalement privédesoutienfinancier.Poursau- ver sa peau, le manager de 59 ans a été toutefois contraint de faire des concessions. Iladûd’unepartaccepterlamar- ginalisation de celui dont il voulait fairesondauphinauseindelafirme, le numéro deux de Chrysler, Wolf- gang Bernhard, 43 ans. Ce dernier se voit retirer la présidence de la prestigieuse filiale Mercedes, sous pressionenparticulierdesreprésen- tants du personnel, mécontents de sonstyledegestionsansétatsd’âme. Le patron du quatrième constructeur mondial sait désor- maisqu’iln’aplusdroitàl’erreur.Sa stratégie d’«entreprise mondiale» présente sur tous les grands mar- chés internationaux est en déshé- rence, particulièrement sur le pro- metteurcontinentasiatique.Enplus de la débâcle Mitsubishi, Daimler- Chrysler envisage de vendre à pré- sent la part de 10% (valorisée à quelque 850 millions d’euros) qu’il détient dans le principal construc- teur sud-coréen Hyundai. Jürgen Schremppespèrerepartirdel’avant en signant bientôt de nouvelles al- liancesenChine,lemarchéenregis- trant la plus forte croissance du monde. Mais le lâchage de Mitsubishi Motorsasérieusementternilarépu- tation de fiabilité de DaimlerChrys- ler en Asie. Le changement de cap vers l’Empire du Milieu représente une nouvelle étape dans le chantier permanent qu’est devenu Daimler- Chryslerdepuisl’arrivéeàsatêteen 1995 de Jürgen Schrempp. Un manquedecontinuitéquiluiestau- jourd’huivivementreproché. ATS BLANCHIMENT • La Suisse a ouvert une enquête dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent, a indiqué Andrea Sadecky, porte-parole du Ministère public de la Confédération (MPC). Statoi, détenue à 80% par l’Etat norvégien, se serait payé les services d’une société de conseil à hauteur de 6,75 millions de francs en vue de pouvoir s’établir en Iran. (AFP) DÉPENSES PUBLIQUES •Les gouvernements allemand et français veulent autoriser provisoirement le dépassement du seuil de déficit public fixé à 3% du produit intérieur brut par le Pacte européen de stabilité, affirme l’hebdomadaire allemand Focus à paraître lundi. (AFP) AVIATION • Le trafic aérien mondial a augmenté de près de 10% au 1er trimestre de l’année 2004 par rapport à la même période de 2003, dépassant ainsi les prévisions d’une croissance de 6,9%, a annoncé le directeur général de l’IATA Giovanni Bisignani, lors du Sommet international du tourisme et du voyage à Doha. (AFP)
  • 24. MultimédiaLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •29 Le Temps P Date N CMJ 5e 29 03.05 ✶✶✶ P U B L I C I T É Offre valable jusqu’au 06 Mai 2004 INSPIRON™ 8600c ESSENTIAL • Intel® Centrino Mobile Technology Processeur Intel® Pentium® M 1.40GHz Intel® Pro/Wireless Network Connection 802.11b • Microsoft® Windows® XP Home Edition (OEM) • 768 Mo au lieu de 512 Mo DDR-SDRAM, 333MHz; vous économisez 226.- • Disque dur 40 Go Ultra ATA-100 • Ecran 15.4" UltraSharp™ 16:10 Wide Aspect WXGA • Carte Graphique nVidia® GeForce™ 5200 32 Mo • Lecteur combiné CD-RW/DVD modulaire • Modem 56K, Ethernet 10/100, USB 2.0, Bluetooth et S-Video • 1 an de service (enlèvement-réparation-retour) • Microsoft® Works 7.0 et Logiciel Anti-Virus™ Veuillez contacter notre département des ventes pour obtenir une offre de financement INSPIRON™ 1150 X-PERT • Processeur Intel® Celeron® 2.40GHz • Microsoft® Windows® XP Home Edition (OEM) • 512 Mo au lieu de 256 Mo DDR-SDRAM, 266MHz; vous économisez 312.- • Disque dur 40 Go Ultra ATA-100 • Ecran 15.0" XGA TFT (1024x768) • Carte graphique intégrée Intel® 3D AGP jusqu'à 64 Mo • Lecteur combiné CD-RW/DVD • Modem 56K, Ethernet 10/100, USB 2.0 • 1 an de service (enlèvement-réparation-retour) • Microsoft® Works 7.0 et Logiciel Anti-Virus™ Veuillez contacter notre département des ventes pour obtenir une offre de financement DIMENSION™ 8300 GOLD • Processeur Intel® Pentium® 4 3.00GHz avec Hyper-Threading Technology (800MHz FSB) • Microsoft® Windows® XP Home Edition (OEM) • 1024 Mo au lieu de 512 Mo Dual Channel DDR-SDRAM, 400MHz; vous économisez 215.- • Disque dur SATA 120 Go • Ecran plat Dell™ 172FP 17" LCD TFT • Carte réseau intégrée Intel® Pro 100 • Graphique ATi® Radeon™ 9800 Pro 128 Mo, 8x AGP • Creative Labs SoundBlaster® Live! • DVD+R/+RW 8x/4x et DVD 16x lecteurs séparés • 1 an de service (enlèvement- réparation-retour) • Microsoft® Works 7.0 et Logiciel Anti-Virus™ • Dell™ A425 Haut-parleurs Veuillez contacter notre département des ventes pour obtenir une offre de financement www.dell.ch Particuliers 0848 335 553Jours ouvrables: lu-ve 8:00-18:00 h, sa 9:00-16:00 h Enterprises 0848 335 555Jours ouvrables: lu-ve 8:30-17:30 h Les toutes dernières offres sont toujours sur www.dell.chSAVE ONLINE NPCH5-D0519 NPCH5-N0518 NPCH5-N0512 2099.- 2199.-Prix valable par Internet Prix valable par téléphone Prix avec TVA et livraison, hors taxe SWICO (16.-) 1999.- 2099.-Prix valable par Internet Prix valable par téléphone Prix avec TVA et livraison, hors taxe SWICO (10.-) 1499.- 1549.-Prix valable par Internet Prix valable par téléphone Prix avec TVA et livraison, hors taxe SWICO (10.-) Prix avec rabais internet, TVA et transport inclus, hors taxe Swico. Sous réserve de modifications techniques, de fautes et d’erreurs d’impression. Dell™ , les logos Dell™ et E-Value™ , Dimension™ , Inspiron™ et Latitude™ sont des marques déposées de Dell Corporation. Intel, le logo Intel Inside, Intel Centrino, le logo Intel Centrino, Pentium, Pentium III Xeon, Intel Xeon, Itanium, Intel SpeedStep et Celeron sont des marques déposées ou enregistrées d'Intel Corporation ou de ses filiales, aux Etats-Unis et dans d'autres pays. Les autres noms et désignations peuvent être revendiqués comme marques par des tiers. Les logiciels OEM de Microsoft® sont préinstallés et optimisés par Dell™ . Dell SA, Route de l’Aéroport, 1215 Genève Profitez de plus de mémoire pour le même prix!! 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Apple a mis à jour son logiciel mercredi, ajoutant de nouvelles fonctions, comme le «iMix» qui permet aux clients de son magasin de disques en ligne d’échanger des listes de diffusion de titres. «Apple a eu connaissance de cas isolés indiquant que iTunes 4.5 ne reconnaissait pas certains iPod et nous y travaillons», a indiqué l’entreprise dans un communiqué. Mercredi, Apple a aussi mis à jour un logiciel dont les iPod ont besoin pour utiliser les nouvelles fonctions d’iTunes 4.5 et pour se connecter au magasin en ligne. (Agences) COURRIER ÉLECTRONIQUE • DesAméricains viennent d’être poursuivis en justice. Une mesure sans doute insuffisante pour diminuer le nombre de messages publicitaires, qui représentent aujourd’hui 67% des e-mails L’arrestationdequatre«roisduspam»,un pasversl’assainissementdelamessagerie? Anouch Seydtaghia I ls s’appellent Daniel J. Lin, James J. Lin, Mark M. Sadek et Christopher Chung. Quatre Américains jusqu’à pré- sent totalement inconnus du grandpublic.Etpourtant,chaque internaute a reçu durant ces der- nières années plusieurs dizaines, voire centaines de courriers élec- troniques non sollicités (spams) de leur part. Ces criminels du Net, faisant partie du cercle très fermédes200«roisduspam»,res- ponsables de 80% des messages publicitaires expédiés sur le Ré- seau, sont désormais hors d’état de nuire. C’est une grande pre- mière: quatre mandats d’arrêt viennent d’être délivrés à leur en- contre, Mark M. Sadek et Chris- topher Chung ayant même été ar- rêtés, avant d’être libérés après versement d’une caution de 10000 dollars. Mais ce premier coup d’éclat de la police américai- nesera-t-ilvraimentefficace? Les chiffres révélés par l’agen- ce américaine de régulation du commerce, la Federal Trade Commission (FTC), sont im- pressionnants. De janvier à avril, celle-ci a reçu de la part d’inter- nautes en colère pas moins de 490000 spams expédiés par les quatre individus. Ceux-ci sont suspectés d’avoir envoyé depuis de nombreuses années plusieurs centaines de millions d’e-mails publicitaires, sans jusque-là être le moins du monde inquiétés. La donne a légèrement changé le 1er janvier dernier, avec l’entrée en vigueur d’une législation amé- ricaine contre le spam. Celle-ci, soutenue par le lobby des sociétés actives dans le marketing, avait été fortement décriée par les asso- ciations de lutte contre le spam. La loi oblige en effet les inter- nautes à demander à chaque ex- péditeur de spams de ne plus leur envoyer de messages, alors que la future législation européenne obligera d’abord les expéditeurs de messages publicitaires à de- mander le consentement des in- ternautes. Submergée par ces 490000 plaintes, la FTC a finalement dé- cidé d’agir. Pour identifier les ex- péditeurs de messages vantant les vertus de produits amaigrissants vendus par des sociétés écrans, telles que AIT Herbal, Avatar Nutrition ou encore Phoenix Avatar, la FTC a tout simplement commandé un patch amaigris- sant à 59,95 dollars, réglés par carte de crédit. Il lui a suffi d’exa- miner qui encaissait cette somme. Car identifier les expéditeurs de spams en retraçant le parcours des e-mails est aujourd’hui quasi- ment impossible, les spammers piratant des messageries de socié- tés ou d’administrations. Dans ce cas précis, les spammers ont ainsi utilisé les messageries de Ford, d’Unisys, du Centre d’informa- tion de l’armée américaine, et même de services administratifs de plusieurs tribunaux améri- cains. Les avoirs des quatre spam- mers ont bien entendu été immé- diatement gelés. Leurs profits étaient gigantesques, la FTC par- lant d’un bénéfice de 100000 dol- lars par mois pour les quatre hommes. Ceux-ci risquent 5 ans de prison en vertu de la loi anti- spam, plus au maximum 20 ans en raison de tromperie sur la mar- chandise, les produits amaigris- sants vendus étant bien sûr d’une efficaciténulle. Saluées par les associations de lutte contre le spam, ces arresta- tions risquent de n’avoir qu’un ef- fet très limité sur les boîtes de messagerie des internautes. Selon les dernières statistiques de la so- ciété MessageLabs, le pourcenta- ge de spams dans l’ensemble des e-mails envoyés atteignait la pro- portion record de 67% en avril, contre 52,8% en mars et 59,9% en février. Le spam poursuit donc sa croissance malgré l’entrée en vi- gueur de la loi américaine. Selon de nombreux experts, celle-ci pourrait pousser de plus en plus de spammers à émigrer à l’étran- ger pour se prémunir de toute ac- tion de la justice. Certes, la FTC vient d’attaquer une société aus- tralienne accusée d’envoyer du spam. Mais comment agir face à des spammers qui se trouvent en ChineouenRussie? Certains spammers basés aux Etats-Unis ne manquent d’ail- leurs pas d’audace. Scott Richter, responsable de la société d’envoi de spams OptInRealBig.com, vient d’attaquer en justice la firme SpamCop, qui édite un logiciel permettant aux internautes de notifier très facilement les cas de spam aux autorités compétentes. Scott Richter, lui-même sous le coup d’une plainte de Microsoft, affirme que le logiciel de Spam- Cop lui fait perdre des clients, et lui réclame 150000 dollars de ré- paration. ■ La vente de produits soi-disant amaigrissants leur rapportait un bénéfice de 100000 dollars par mois Nokia7200: uncoquillagecarré C hez Nokia, on trouve des téléphones pour tous les goûts. Des tout petits faits pour les poches de chemise à la console de jeux vidéo, en passant par celui qui se présente comme un mini-clavier autour del’écran. Il manquait celui dit en «co- quillage» (clamshell) parce qu’il dispose d’un rabat. Avec le 7200, qui fait aussi office d’appareil photo, Nokia comble ce vide et tente de rattraper ses concur- rents qui l’ont distancé sur ce segment très dynamique du marché. Première prise en main et première surprise: il est tout carré alors que les Motorola, Sam- sung et autres Sony Ericsson font dans les formes arron- dies. De plus, sa coque est en partie recou- verte de tissu, une autre ori- ginalité dans le monde tout plastique des téléphones. La prise en main y gagne en confort, mais l’esthétisme reste très discutable: les motifs rap- pellent les tapisseries des années 70. En outre, le guide d’utilisa- tion recommande de nettoyer «chaque jour» ces façades. Une indication pas facile à suivre, et pourtant importante car l’étoffe retient vite tous les grains de poussièrepassantàsaportée. Ouvrir le téléphone peut se faire d’une seule main, mais le mouvement manque de fluidité. Pour être sûr de ne pas manquer un appel, mieux vaut répondre en l’ouvrant à deux mains. L’écran frappe par sa petite taille, seulement 27,3 mm par 27,3 mm. Heureusement, sa lu- minosité est satisfaisante. L’avantage des Nokia en termes de fonctionnement est de per- mettre d’utiliser très facilement les fonctions de base… à com- mencer par téléphoner ou en- voyer SMS et autres MMS. Mais à force de pianoter sur les touches, les bords anguleux fi- nissent par blesser la paume de lamain! L’appareil photo (résolution maximum de 640 x 480 pixels) ne permet pas de faire de bonnes images. La lenteur du déclencheur interdit en outre tout instantané. La qualité se dé- grade encore lors de la réali- sation de c o u r t e s séquences vi- déo. A quand un zoom et le million de pixels com- melepropose déjàSharp? La radio constitue en revanche une innovation de Nokia, car les autres «clamshells» n’en propo- sentgénéralementpas.Unhaut- parleur offre en outre la possibi- lité d’écouter la radio dans des conditions plutôt bonnes. Un re- gret cependant: le kit oreillette doit être branché pour que le haut-parleurfonctionne. Enfin, si la transmission de photos vers un PDA via le port infrarouge relève du jeu d’en- fant, on peut relever la regret- tableabsencedeBluetooth. Frédéric Lelièvre Nokia 7200, 699 francs sans abonnement. Bancd’essai DVD • Cdiscount, le cybermarchand du groupe Casino, commercialisera le 7 mai une cinquantaine de films sur DVD à durée de vie limitée (8 heures pour 2,5 euros pièce). Complémentaires de la location selon Cdiscount, ils dévalorisent le produit selon ses détracteurs. «Nous allons lancer un premier catalogue d’une cinquantaine de titres avec un volume de départ de 20000 disques», a expliqué à ZDNet Antoine Lamarche, son directeur de la communication. «Nous pensons qu’il s’agit d’une activité complémentaire aux vidéoclubs, avec l’avantage de ne plus avoir de durée de location», poursuit le responsable. (ZDNet/LT)
  • 25. PhonakveutfairerêverlesSuisses En engageantTyler Hamilton, la formation cycliste zurichoise a eu la main heureuse. L’Américain, qui a remporté hier son deuxièmeTour de Romandie consécutif, tire toute l’équipe vers les sommets. Son prochain objectif: leTour de France Simon Meier T yler Hamilton a annoncé la couleur: jaune. Jaune com- me le maillot de leader d’un TourdeRomandiequ’ilarempor- té pour la deuxième année consé- cutive, hier à Lausanne, au terme d’un contre-la-montre final parfai- tement maîtrisé. Jaune comme la tunique dont se parera, en juillet prochain, le vainqueur de la sacro- sainte Grande Boucle. «Mentale- ment et physiquement, je me sens prêt à gagner le Tour de France, prévientlechefdefileaméricainde la formation Phonak. Toute mon énergie, toutes mes pensées sont accaparées par cet objectif et je pense que mon équipe sera à la hauteurpourmepermettrederiva- liser avec Lance Armstrong, Jan UllrichouAlexandreVinokourov.» Quatrième de l’épreuve reine l’an dernier, malgré une clavicule fissurée, le coureur du Massachu- settsnedoutederien.Etcommesa froideassurance,sontempérament de«winner»etsonsensaiguduper- fectionnisme s’avèrent contagieux, tout Phonak en profite. En s’adju- geant le classement général et celui par équipes, deux victoires d’étape – Alexandre Moos vendredi à Morgins et Tyler Hamilton hier –, etleclassementauxpoints(Hamil- ton toujours), l’écurie zurichoise a effectuéunerazziaattendueetlibé- ratrice sur l’épreuve romande. «Ce succès est très important pour moi, il revêt davantage de signification que celui de l’an passé, explique Tyler Hamilton. Je suis très heu- reux d’avoir assumé mon rôle de favori, car j’avais de lourdes res- ponsabilités vis-à-vis de mon em- ployeur, qui tenait à faire briller les couleursdePhonaksursesterres.» Ledit employeur, Andreas Rihs, peut fanfaronner à loisir. Après avoir injecté un certain nombre de millions pour atteindre le haut du pavé, après avoir avalé un nombre certain de couleuvres, suite aux contre-performances récurrentes de son équipe, le chef d’entreprise zurichois voit enfin poindre un sympathique retour sur investisse- ment. «Il est logique que les choses netombentpasduciel,affirme-t-il, comme pour s’excuser du caractè- re tardif de la récolte. Depuis trois ans, nous avons procédé par étapes, acquis de l’expérience, ef- fectué des ajustements et affiné notre stratégie. Jusqu’ici, nous n’avions réalisé que quelques per- formances isolées. Ce succès est capital dans le sens où il confère à tous les membres de l’équipe une grandeconfiancepourl’avenir.» Longtemps raillée pour ses al- lures de micheline luxueuse mais poussive, l’équipe Phonak a fran- chi un cap en engageant l’exem- plaireTylerHamilton,sourceinta- rissable de respect et d’inspiration pour tous ses coéquipiers. Peut- elle désormais se métamorphoser en locomotive vrombissante pour le sport suisse? Elle semble en tout cas sur les bons rails. Casquettes et maillots aux couleurs de la forma- tion helvétique ont fleuri en nombre, ces derniers jours, au bord des routes romandes. «J’ai le sentiment que les gens sont fiers, en Suisse, de pouvoir à nouveau compter sur une équipe cycliste de renomméeinternationale,poursuit Andreas Rihs, qui a le verbe géné- reux lorsqu’il s’agit de commenter la réussite des siens. En continuant sur cette voie, Phonak pourrait de- venir une espèce d’institution pour lesportdecepays.Toutespropor- tions gardées, nous pourrions en- gendrer un phénomène du type Alinghi. Nous nous appuyons sur un label suisse, que nous perfec- tionnons grâce à des compétences venuesdel’étranger.» Afin de rejoindre Ernesto Berta- relli, Russell Coutts et les autres dans l’imaginaire populaire, Pho- nak et Tyler Hamilton connaissent le chemin. Il passe par une presta- tion de premier ordre lors du pro- chain Tour de France. L’Améri- cain vient de se parer d’un joli maillot jaune sur le Tour de Ro- mandie. Jusqu’au départ de la Grande Boucle, le 3 juillet pro- chain à Liège, il ne rêvera que d’une chose: en enfiler un second, fait d’une étoffe autrement plus prestigieuse, sur les routes de l’Hexagone. ■ SurlesroutesduTourdeRomandie. L’équipe Phonak a franchi un cap en engageant l’exemplaire Tyler Hamilton. GENÈVE, 27 AVRIL 2004 EDDYMOTTAZ Le Temps P Date N CMJ 5e 30 03.05 Sports30 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 ✶✶✶ DOMINATION • Le club rhénan, qui n’a jamais été sérieusement menacé, a obtenu hier son 10e titre national avant la fin de la saison LacoursesolitaireduFCBâle,championsuisse L e FC Bâle a obtenu son 10e titre national à quatre jour- nées du terme de la saison. Cette consécration annoncée ne faisait depuis longtemps plus l’ombre d’un doute, tant les Bâ- lois ont écrasé une concurrence bien pâle dès le début du Cham- pionnat. Le FC Bâle n’a jamais été me- nacé sérieusement durant toute la saison, qui était la première de- puis l’abandon de la barre. Après six journées, la formation de Christian Gross possédait déjà six points d’avance, puis quator- ze après douze journées. Au printemps, les Rhénans ont été moins irrésistibles, mais l’in- constance de leurs poursuivants n’a pas permis à ceux-ci de mettre la moindre pression sur le leader. A part Young Boys et Ser- vette, toutes les autres équipes de Super League ont été à un mo- ment ou un autre en danger de re- légation. Et le champion sortant, Grasshoppers, a connu une sai- son catastrophique, naviguant momentanément à quelque 40 points derrière le FCB. La course solitaire des Bâlois a aussi été facilitée par leur échec rapide sur la scène européenne, contre Newcastle au 2e tour de la Coupe de l’UEFA. Ceci a permis à l’équipe de se concentrer uni- quement sur les compétitions na- tionales, au contraire de la saison précédente, où le parcours en Ligue des champions lui avait sans doute coûté le titre. Après l’élimination en Coupe de Suisse, Christian Gross a sans doute par- fois dû se demander comment motiver ses hommes. L’objectif de rester invaincu toute la saison a finalement été raté, le FCB s’in- clinant à Zurich, puis à Aarau. Par rapport à la saison 2002/03, le cadre des Bâlois était moins étoffé, après le départ de Bernt Haas, puis ceux en cours de saison de Marco Streller et Hakan Yakin. De plus, Ivan Ergic a été blessé durant toute la saison, alors que Murat Yakin et Chris- tian Gimenez ont eux aussi raté beaucoup de matches en raison de problèmes physiques. Si le club veut se qualifier pour la Ligue des champions, il devra impérativement se renforcer. Gigi Oeri, vice-présidente et mé- cène, a déjà indiqué que des moyens financiers – 7 millions de francs au minimum – seraient mis à la disposition de Christian Gross. L’entraîneur recherche un attaquant, deux joueurs de couloir et un demi défensif. La part de Christian Gross dans ce nouveau titre est très importante. Gigi Oeri est prête à tout pour conserver son entraîneur fétiche, qui a d’ailleurs refusé des offres en provenance de Bundesliga. SI DENISBALIBOUSE TylerHamilton. Objectif: Tour de France. MOTO • Début de saison difficile pour le Suisse, qui est à nouveau tombé au Grand Prix de Jerez EnEspagne,SeteGibernau s’impose,ThomasLüthidérape T homas Lüthi connaît un début de saison difficile. Pour la 2e fois consécutive, le Suisse a chuté et n’a toujours pas inscrit le moindre point au Championnat du monde des 125cc. Après des essais difficiles (28e place sur la grille), le jeune Bernois a effectué une belle re- montée en course, sous la pluie. Au fil des tours, il est parvenu à gagner des places. Dans l’avant- dernier tour, il figurait au 13e rang, ce qui lui aurait permis de marquer des points. Hélas pour lui, Lüthi a perdu le contrôle de sa Honda et chuté, anéantissant ain- si tous ses espoirs. «Merde», lâ- chait-il, très déçu. «Je n’avais pas le droit de tomber à cet endroit. J’avais déjà glissé à ce passage lors desdeuxtoursprécédents,etj’au- rais dû être plus prudent.» Daniel Epp, son team manager, se mon- trait un tantinet fâché: «Thomas est coupable. Dans sa position, avec dix secondes d’avance sur le 14e, il aurait dû assurer.» La cour- se des 125cc a été remportée par l’Italien Marco Simoncelli (17 ans), qui a signé sur Aprilia le pre- miersuccèsdesacarrière. DanslacatégoriereinedesMo- toGP, l’Espagnol Sete Gibernau s’est imposé sous la pluie, prenant la tête du Championnat. Au gui- don de sa Honda, il a précédé l’Italien Max Biaggi, lui aussi sur Honda. Le troisième rang est re- venu au Brésilien Alex Barros, en- core sur Honda. L’Italien Valenti- no Rossi, sur Yamaha, a pris la 4e place et a ainsi raté le podium pour la première fois depuis août 2002. Sa machine s’est mon- trée moins à l’aise que les Honda surunrevêtementmouillé. SI FOOTBALL • Rumeurs sur son départ du Real DavidBeckham seraittenté parChelsea D avid Beckham, qui a fêté hier ses 29 ans, quitterait le Real Madrid pour un club anglais. Les rumeurs évoquent un départ pour Chelsea. Selon les quotidiensbritanniquesTheSunet Daily Mirror, le transfert se ferait pour une somme comprise entre 46,5 et 155 millions de francs. Le Daily Mirror, qui parle du retour de la star au pays comme d’une «certitude»,précisequeBeckhama déjà fait part de sa décision au pré- sident du Real, Florentino Perez. OrlequotidienespagnolMarcaré- vèle, lui, que les deux hommes se- raienttombésd’accordpourquele milieu offensif de l’équipe d’An- gleterre, sous contrat jusqu’en 2007, reste au moins une saison de plusàMadrid.Asuivre. LT avec les agences Q U E S T I O N S À «Uneréussiteàtouspointsdevue» Le Temps: Quel bilan tirez- vous au terme de ce 58e Tour de Romandie? Yves Mittaz: Cette édition est une réussite à tous points de vue. Cette fois, nous n’avons eu aucun accident à déplorer (ndlr: mort d’un motard en 2003) et le spec- tacle a été au rendez-vous tous les jours. Les attaques n’ont cessé de fuser et les victoires d’étape de deux Suisses, Alexandre Moos à MorginsetFabianJekeràSion,de même que la prestation d’en- semble de l’équipe Phonak auront marqué les esprits du grand pu- blic. Tout cela me permet, une fois encore, de répondre à ceux qui ont émis des critiques à pro- pos du plateau des participants. Je répète qu’il est préférable pour le spectacle de compter sur des cou- reurs moins connus mais motivés, plutôt que d’accueillir un Jan Ull- richhorsdeforme. – Le concept d’étapes en boucle sera-t-ilreconduitpour2005? – Nous n’aurons sans doute pas le choix. Ce système convient par- faitement à une épreuve de cette dimension. Il a fait une telle unani- mité auprès des coureurs, des di- recteurssportifs,dessponsors,des médiasetdupublicqueplusaucu- ne ville ne souhaitera endosser l’organisation d’une étape dans d’autres conditions. La journée passée autour de Romont notam- ment, où toute une région s’est mobilisée, où tous les villages étaient en fête, est l’exemple type de la voie à suivre pour le Tour de Romandie. Le fait que tous les co- mités d’organisation aient pu bou- clerleurbudgetoupresqueconsti- tueaussiunebellesatisfaction. – A propos de budget, celui du Tour de Romandie 2004 sera-t- iléquilibré? – Pas tout à fait. Nous accuserons un léger déficit, comparable à ce- lui des deux années précédentes (ndlr:environ200000francs). – Cela ne vous inquiète-t-il pas, alors que l’admission de votre épreuve dans le prochain UCI Pro Tour occasionnera des coûtssupplémentaires? – Il est vrai que nous devrons dé- bourser 110000 francs de plus pour faire partie de ce nouveau circuit international, notamment en raison de l’augmentation du nombre d’équipes (ndlr: 18 ou 20, contre 15 cette année suite au retrait de Cofidis). Mais nous avons absolument besoin de cette vitrine. Ce sera peut-être pénible la première année, mais à plus long terme, je suis persuadé que cette nouvelle donne nous sera fa- vorable. Propos recueillis par S.M. «Nous pourrions engendrer un phénomène du type Alinghi» Yves Mittaz, directeur duTour de Romandie, à l’heure du bilan
  • 26. FOOTBALL Super League 32e journée: Samedi: Aarau-YoungBoys .........................0-1(0-0) NeuchâtelXamax-St-Gall ...................0-1(0-0) Wil-Servette ................................0-2(0-1) Thoune-Bâle ...............................0-2(0-2) Zurich-Grasshopper .............................0-0 Classement: 1. Bâle 32 24 6 2 81-28 *78 2. YoungBoys 32 20 5 7 67-42 +65 3. Servette 32 15 6 11 57-54 51 4. St-Gall 32 12 7 13 49-54 43 5. Grasshopper 32 12 5 15 58-65 41 6. Zurich 32 11 7 14 48-47 40 7. Thoune 32 9 10 13 42-53 37 8. Aarau 32 8 10 14 50-62 34 9. NEXamax 32 8 6 18 40-55 30 10. Wil 32 6 8 18 34-66 26 *ChampiondeSuisse2003/2004 +Qualifiépourletourpréliminaire delaLiguedesChampions Challenge League 13e tour: Winterthour-Lucerne....................5-1(1-0)3-1 Delémont-Bellinzone ...................1-2(1-1)0-4 Meyrin-Bulle ............................1-2(1-1)5-2 Wohlen-LaChaux-de-Fonds ...........2-0(2-0)1-1 MalcantoneAgno-Vaduz.....................0-01-2 Sion-Chiasso ...........................1-0(0-0)1-2 Yverdon-Baden.........................2-0(1-0)1-3 FCSchaffhouse-Kriens .....................3-2(0-1) Classement: 1. Chiasso 28 15 5 8 39-24 72 (22)* 2. FCSchaff. 27 14 9 4 42-27 71 (20) 3. Mal.Agno 29 15 7 7 46-34 70 (18) 4. Vaduz 28 13 9 6 47-30 66 (18) 5. Wohlen 29 11 13 5 42-35 66 (20) 6. Sion 27 12 9 6 43-27 63 (18) 7. Conc.Bâle 28 13 5 10 47-43 56 (12) 8. Lucerne 28 10 9 9 39-39 55 (16) 9. Kriens 27 11 7 9 33-32 54 (14) 10. Yverdon 27 9 8 10 43-34 53 (18) 11. Bellinzone 28 12 2 14 40-48 52 (14) 12. Meyrin 28 7 10 11 38-47 39 (8) 13. Bulle 28 7 8 13 32-48 37 (8) 14. Baden 28 8 4 16 34-49 36 (8) 15. Winterthour 28 7 5 16 33-42 34 (8) 16. Chx-de-Fds 28 6 6 16 21-39 32 (8) 17. Delémont 28 6 6 16 32-53 28 (4) France 43e journée: LeMans- Auxerre2-1.Nantes-Lil- le2-0.Rennes-Bastia4-0.ACAjaccio- Guingamp 0-0. Lens- Toulouse 1-1. Sochaux - Montpellier 3- 1. Strasbourg-PSG0-0.Marseille-Metz0-1. Classement: 1. Olympique Lyonnais 33/69. 2. Monaco 34/68. 3. Paris St-Germain 34/67. 4. So- chaux 34/60. 5. Auxerre 34/57. 6. Nantes 34/53 (43-32). 7. Marseille 34/53 (47-40). 8. Lens 34/47. 9. Bordeaux 33/46. 10. Rennes 34/45. 11. Nice 34/44 (36-34). 12. Lille 34/44 (36-36). 13. Metz 34/38 (29- 36). 14. Bastia 34/38 (33-45). 15. Strasbourg 34/37 (41-49). 16. Guingamp 34/37 (32-50). 17. Toulouse 34/34. 18. AC Ajaccio 34/33. 19. Le Mans 34/31. 20.Montpellier 34/29. Angleterre 36e journée: Arsenal - Birmingham City 0-0. Blackburn Rovers - Manchester United 1-0. Charl- ton Athletic - Leicester 2-2. Chelsea - Southamp- ton 4-0. Manchester City - Newcastle United 1-0. Portsmouth - Fulham 1-1. Wolverhampton - Ever- ton 2-1. Aston Villa - Tottenham Hotspur 1-0. Bol- ton Wanderers - Leeds United 4-1. Liverpool - Middlesbrough2-0. Classement: 1. Arsenal 35/83. 2. Chelsea 36/75. 3. Manchester United 36/71. 4. Liverpool 36/56. 5. Aston Villa 36/55. 6. Newcastle United 35/53. 7. Bolton Wanderers 36/50. 8. Fulham 36/49 (50-45). 9. Charlton Athletic 36/49 (46-47). 10. Birmingham City 36/49 (42-44). 11. Southampton 35/45. 12. Middlesbrough 36/45. 13. Blackburn Rovers 36/43. 14. Portsmouth 35/41. 15. Everton 36/39 (43-50). 16. Tottenham Hotspur 36/39 (44-57). 17. Manchester City 36/38. 18. Wolverhampton 36/32 (37-74). 19. Leeds United 36/32 (37- 75). 20. Lei- cester36/30. Allemagne 31e journée: Wolfsbourg - Eintracht Francfort 1- 0. Kaiserslautern - Borussia Mönchengladbach 2- 2. Cologne - Bayern Munich 1-2. Fribourg - Ha- novre 96 4-1. Borussia Dortmund - Hansa Rostock 4-1. Werder Brême - Hambourg 6-0. TSV Munich 1860 - Bayer Leverkusen 1-1. Schalke 04 - Hertha Berlin3-0. VfBStuttgart-Bochum1-1. Classement: 1.WerderBrême71.2.Bayern Mu- nich 65. 3. VfB Stuttgart 61. 4. Bayer Leverkusen 56. 5. Borussia Dortmund 51. 6. Bochum 50. 7. Schalke 04 46. 8. Hambourg 42. 9. Wolfsbourg 40. 10. Hansa Rostock 38. 11. Fribourg 37. 12. Borus- sia Mönchengladbach 33 (34-45). 13. Hanovre 96 33 (45-60). 14. Kaiserslautern 32 (34-55). 15. Her- tha Berlin 32 (32-55). 16. TSV Munich 1860 31. 17. EintrachtFrancfort29.18.Cologne20. Italie 32e journée: AC Milan - AS Roma 1-0. Chievo Vérone-Modène2-0.Empoli-Bologna2-0.Lazio- Reggina 1-1. Lecce - Inter Milan 2-1. Parma - An- cône 3-1. Perugia- Juventus 1-0. Sampdoria - Udi- nese1-3.Sienne-Brescia0-1. Classement: 1. AC Milan 79*. 2. AS Roma 70. 3. Juventus 63. 4. Parma 55. 5. Inter Milan 53 (55-35). 6. Lazio 53 (49-35). 7. Udinese 49. 8. Sampdoria 45. 9. Chievo Vérone 40. 10. Bologna 38. 11. Bres- cia 37 (48-52). 12. Lecce 37 (40-54). 13. Sienne 31 (37-50).14.Reggina31(26-42).15.Modène30(25- 41). 16. Empoli 30 (23-49). 17. Perugia 26. 18. An- cône10+. *=championd’Italie+=reléguéenSerieB Espagne 35e journée: Atletico Madrid - Celta Vigo 3-2. DeportivoLaCorogne-RealMadrid2-0. Classement: 1. Valence 34/71. 2. Real Madrid 35/70. 3. Barcelone 34/66. 4. Deportivo La Co- rogne 35/65. 5. Athletic Bilbao 34/52. 6. Atletico Madrid 35/51. 7. Osasuna 34/48. 8. Villareal 34/47 (42- 43). 9. Malaga 34/47 (45-49). 10. FC Séville 34/46 (49-42). 11. Betis Séville 34/46 (42-38). 12. Real Sociedad 34/40 (40-47). 13. Albacete 34/40 (34-42). 14. Real Saragosse 34/39 (40-50). 15. Ra- cing Santander 34/39 (44-58). 16. Majorque 34/39 (43-60). 17. Valladolid 34/37 (40-51). 18. Espanyol Barcelone 34/37 (41-56). 19. Celta Vigo 35/36. 20. Murcie34/20. HOCKEY SUR GLACE Championnats du monde République Tchèque. Groupe E: Suisse-Républiquetchèque .........1-3(0-01-20-1) Lettonie-Suisse .....................1-1(0-00-01-1) Autriche-Allemagne .................1-3(0-10-11-1) Groupe F: Danemark-Slovaquie ...............0-8(0-30-40-1) Russie-Etats-Unis ..................2-3(0-12-00-2) Finlande-Danemark .................6-0(2-02-02-0) Tour contre la relégation Ukraine-France .....................6-2(2-10-04-1) Japon-Kazakhstan ..................3-5(2-10-31-1) CYCLISME Tour de Romandie 4e étape, Sion - Sion, 127,7 km: 1. Jeker (S/Saunier Duval - Prodir) 3h40’54’’ (34,685 km/h), 12’’ de bonification (10’’ à l’arrivée, 2’’ dans un sprint intermédiaire). 2. Cioni (It), bon. 6’’. 3. Valja- vec (Sln), bon 5’’. 4. Hamilton (EU), bon. 3’’, tous même temps. 5. Piepoli (It) à 3’’. 6. Moos (S) à 1’18’’. 7. Mancebo (Esp) m.t. 8. Totschnig (It) à 1’57’’. 9. Basso (It) m.t. 10. Zampieri (S) à 2’08’’. 11. McGee (Aus) à 3’39’’. 12. Szmyd (Pol). 13. Zaugg (S). 14.Pinotti (It). 15. Montgomery (S) m.t. Puis: 19. Loosli (S). 30. Zülle (S) à 9’12’’. 38. Beuchat (S) à 14’14’’. 42. Schnider (S) à 15’27’’. 46. Bertogliati (S) m.t. 53. Camenzind (S) à 19’57’’. 81. Calcagni (S) à 28’36’’. 85. Bourquenoud (S) m.t. 106 par- tants,90classés.Abandons: Elmiger(S). Dimanche. 5e et dernière étape, Lausan- ne-Lausanne, 20,4 km c-la-m: 1. Hamilton (EU/Phonak) 26’29’’ (46,215 km/h). 2. McGee (Aus) à 35’’. 3.Scholz (All) à 53’’. 4. Basso (It) à 57’’. 5. Garzelli (It) à 1’00’’. 6. Bertogliati (S) à 1’06’’. 7. Sastre (Esp) à 1’07’’. 8.Pinotti (It) à 1’09’’. 9. Jeker (S) à 1’13’’. 10. Jaksche (All) à 1’15’’. 11. Krivtsov (Ukr) à 1’21’’. 12. Moos (S) à 1’22’’. 13. Duma (Ukr) à 1’27’’. 14. Valjavec (Sln) à 1’28’’. 15. Totschnig (Aut) à 1’33’’. Puis: 19. Montgomery (S) m.t. 20. Camenzind (S) à 1’38’’. 22. Schnider (S) m.t. 30. Zampieri (S) à 1’55’’. 32. Piepoli (It) à 1’59’’. 39. Loosli (S) à 2’15’’. 56. Zaugg (S) à 2’45’’. 57. Calca- gni (S) à 2’47’’. 75. Bourquenoud (S) à 3’33’’. 80. Beuchat (S) à 3’45’’. 86 classés. Non-partants: Peschel(All),Piccoli(It),Strazzer(It),Zülle(S). Classement général final: 1. Hamilton (EU/Phonak) 15h45’44’’. 2. Jeker (S) à 1’43’’. 3. Piepoli (It) à 2’18’’. 4. Valjavec (Sln) à 2’19’’. 5. Cioni (It)à2’33’’.6.Moos(S)à2’39’’.7.Basso(It)à3’31’’. 8. Mancebo (Esp) à 4’32’’. 9. McGee (Aus) à 5’08’’. 10. Zampieri (S) à 5’53’’. 11. Totschnig (Aut) à 6’00’’. 12. Pinotti (It) à 7’38’’. 13. Szmyd (Pol) à 8’27’’. 14. Jaksche (All) à 9’00’’. 15. De Waele (Be) à 10’17’’. Puis: 20. Loosli (S) à 13’06’’. 30. Montgo- mery (S) à 20’41’’. 32. Zaugg (S) à 21’57’’. 33. Schnider(S)à22’55’’.36. Beuchat(S)à25’42’’.52. Camenzind (S) à 36’54’’. 62. Bourquenoud (S) à 36’54’’. 71. Calcagni (S) à 58’30’’. 117 partants à Genève,86classés. Classements annexes. Aux points: 1. Hamil- ton (EU) 50. 2. McGee (Aus) 47. 3. Basso (It) 40. 4. Moos (S) 38. 5. Garzelli (It) 33. 6. Jeker (S) 31. Meilleur grimpeur: 1. Montgomery (S) 20. 2. Zampieri (S) 19. 3. Hamilton (EU) 19. 4. Jeker (S) 16. 5.Calvente(Esp)16.6.Camenzind(S)15. Sprints: 1. Hamilton (EU) 9. 2.McGee (Aus) 9. 3. Landaluze (Esp) 7. 4. Svorada (Tch) 6. 5. Totschnig (Aut) 6. Par équipes: 1. Phonak Hearing Systems (S) 47h22’11’’. 2. Saunier Duval-Prodir (Esp) à 7’25’’. 3. Team CSC (Dan) à 17’41’’. 4. Saeco (It) à 30’07’’.5.FSJeux.com(Fr)à30’09’’. Souvenir Magali Pache Dames. Disputé en prologue de la dernière étape du Tour de Romandie. Lausanne. Contre-la-montre sur 20,4 km): 1. Wood (Aus) 30’28’’ (40,174 km/h). 2. Bessette (Can) à 0’31’’. 3. Hemsley (Aus) à 0’57’’. 4. Carrigan (Aus) à 0’59’’. 5. Putchinskaite (Lit) à 1’17’’. Puis: 11. Rast à3’58’’.12. Schnider,m.t.15 TENNIS Barcelone Tournoi ATP (990000 euros/terre battue). Demi- finales: Tommy Robredo (Esp/8) bat Kris- tofVliegen(Be)6-46-3.GastonGaudio(Arg/13)bat Albert Montanes (Esp) 6-3 6-4. Finale: Robredo batGaudio6-34-66-23-66-3. Munich. Tournoi ATP (380000 euros/terre battue). Demi-finales: Verkerk (PB/4) bat Rochus (Be) 7- 6 (7/2) 6-3. Davydenko (Rus) bat Horna (Per) 6-4 6- 1.Finale:DavydenkobatVerkerk6-47-5. Rome Masters-Series (2,42 millions euro/terre battue). Qualification. 1er tour: Andreiev (Rus)batRosset(S)6-46-2. Aix-en-Provence (Fr) Tournoi Challenger (125000 dollars/terre battue). Demi-finale: Clément (Fr/1) bat Heu- berger(S)7-6(7/5)6-4.Finale: Varsovie Tournoi WTA (495000 euros/terre battue). Demi- finales: Williams (EU/2) bat Zvonareva (Rus/3)6-36-2. Kuznetsova(Rus/4)bat Schiavone (It) 6-3 6-2. Finale: Williams bat Kuznetsova 6-1 6- 4. Berlin Tournoi WTA (1,3 million dollars/terre bat- tue). Qualification. 1er tour: Gagliardi (S) bat Rittner(All)7-6(7/0)6-4.2e tour: GagliardibatRo- bertaVinci(It)2-66-46-1. MOTOCYCLISME Grand Prix d’Espagne Jerez. 125 ccm (23 tours de 4,423 km = 101,729 km): 1. Simoncelli (It), Aprilia, 47’45’’700 (127,795 km/h). 2. Jenkner (All), Aprilia, à 0’’760. 3. Barbera (Esp), Aprilia, à 7’’195. 4. Dovi- zioso (It), Honda, à 8’’042. 5. Stoner (Aus), KTM, à 14’’612. 6. Ballerini (It), Aprilia, à 15’’096. Puis: 15. Giuseppetti (All), Honda, à 1’16’’661. Tour le plus rapide: Jenkner (7e) en 2’00’’510 (132,128 km/h). 39 pilotes au départ, 26 classés. Eliminés: no- tammentLüthi(S),Honda(chute). Championnat du monde (2/16): 1. Dovizioso 38. 2. Jenkner et Roberto Locatelli (It), Aprilia, 28. 4. Stoner 27. 5. Simoncelli 25. 6. Barbera 22. Puis: 20. Giuseppetti1. 250 ccm (26 tours = 114,998 km): 1. Rolfo (It), Honda, 52’20’’145 (131,838 km/h). 2. De Pu- niet (Fr), Aprilia, à 8’’740. 3. Nieto (Esp), Aprilia, à 32’’623. 4. West (Aus), Aprilia, à 32’’844. 5. De- bon (Esp), Honda, à 58’’884. 6. De Angelis (SM), Aprilia, à 1’03’’950. Tour le plus rapide: Rolfo (16e) en 1’58’’815 (134,013 km/h). 32 pilotes au départ, 21 classés. Eliminés: notamment Pog- giali (SM), Aprilia, et Pedrosa (Esp), Honda (les deux sur chute). Championnat du monde (2/16): 1. De Puniet 40. 2. Rolfo 32. 3. Pedrosa 25. 4. Nieto et Porto, 25. 6.DebonetDeAngelis,21. MotoGP (27 tours = 119,421 km): 1. Giber- nau (Esp), Honda, 52’01’’293 (137,736 km/h). 2. Biaggi (It), Honda, à 5’’452. 3. Barros (Br), Honda, à 52’’570.4. Rossi(It),Yamaha,à58’’556.5.Hayden (EU), Honda, à 59’’283. 6. Checa (Esp), Yamaha, à 1’07’’184. Tour le plus rapide: Gibernau (11e) en 1’53’’508 (140,279 km/h). 23 pilotes au départ, 15 classés. Eliminés: notamment Melandri (It), Ya- maha(chute). Championnat du monde (2/16): 1. Gibernau 41. 2. Biaggi 40. 3. Rossi 38. 4. Barros 29. 5. Hay- den22.6.ColinEdwards(EU),Honda,18. AUTOMOBILISME Formule 3 Euro-Series Estoril (Por)Samedi (19 tours à 4,183 km): 1. Prémat (Fr), Dallara-Mercedes. 2. Green (GB), Dallara-Mercedes, à 3’’436. 3. Lapierre (Fr), Dalla- ra-Opel, à 15’’122. 4. Furchheim (All), Dallara-Opel (Swiss Racing Team), à 21’’939. Puis: 6. Margari- tis (Gr), Dallara-Opel (Kaufmann Motorsport). 18. Kath(All), Dallara-Opel(KMS). Dimanche (19 tours): 1. Salignon (Fr), Dallara- Mercedes. 2. Green à 6’’587. 3. Lapierre à 7’’217. 4. Rosberg (Fin), Dallara-Opel, à 7’’824. Puis: 15. Margaritis.24.Kath. Classement (4/20): 1. Green 30. 2. Prémat 27. 3.Rosberg25.4. Salignon18.5.Lapierre14.Puis: 8.Furchheim5.12.Margaritis4. BOXE Championnats du monde Miami Lourds-Légers IBF: Davis (EU) bat Sel- lers (EU) par arrêt de l’arbitre à la 8e reprise. Moyens WBA (titre vacant): Masoe (NZ) bat Ashira (Ken)pararrêtdel’arbitreàla2ereprise. Loterie à numéros Tiragedusamedi: .........3/19/34/36/40/42 Numérocomplémentaire: ....................17 Joker: ..................................560120 Extrajoker: .............................783735 Sport-Toto ......................222/2x1/21x/x1x/1 Toto-X .........................9-10-12-17-30-37 J E U X BRÈVES Le Temps P Date N CMJ 5e 31 03.05 SportsLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •31 ✶✶✶ MONDIAUX •Même s’ils se sont bien défendus hier contre lesTchèques (1-3), les hommes de Ralph Krueger peinent à déployer un jeu à la hauteur de leur potentiel. S’ils ne veulent pas rater le rendez-vous des quarts de finale, ils devront s’imposer mardi face à l’Allemagne Incapabledejoueràsonmeilleurniveau,l’équipe suissedehockeysurglacesouffred’inconstance Jean-Jacques Besseaud L e phénomène est patent. Depuis toujours, et plus en- core lors de ces dernières décennies, l’équipe de Suisse sou- met ses partisans au régime de la douche écossaise. La chronique fourmille, en effet, d’exemples de trajectoires d’une formation à même notamment de battre la grande Russie à domicile, moins de 48 heures après avoir subi la loi demodestesFrançais. L’expédition helvétique en ter- ritoire tchèque épouse parfaite- ment le mouvement du yo-yo. Sur la glace de la splendide Saska Are- na (un stade ultramoderne et convivial à souhait, aux antipodes des «Frigodom» et autres «Palais Sparadrap» abritant les rencontres de notre championnat), les hoc- keyeurs suisses alternent jusqu’à satiété le pire et le meilleur. Et ce à l’intérieur du même match. Ainsi le capitaine Mark Streit et ses équipiers ont-ils encaissé la baga- telle de 4 buts en 15 minutes face à l’Autriche. Avant de réduire cet adversaire à un rôle de simple fai- re-valoir lors du dernier tiers- temps. Sans conséquence néfaste face à des équipes de calibre mé- diocre, ces sautes d’humeur, en revanche, ne pardonnent pas de- vant les ténors du hockey planétai- re. A l’image du match contre les Canadiens; en l’occurrence, des Nord-Américains pourtant guère enclins à distribuer, devant les buts et le long des bandes, des ky- rielles de horions dont ils savent userjusqu’àprofusion. Lacune dans l’engagement indi- viduel; compétition nationale trop peu relevée; absence dans l’équipe de véritables leaders; ou embour- geoisement de vedettes trop payées. Sans parler des notoires in- suffisances du coaching. Voilà, ci- tées pêle-mêle, les raisons avancées ici par les observateurs plus ou moins avisés pour expliquer ce fla- grant manque de constance. Pour- quoi le cacher, Ralph Krueger, l’entraîneur national le plus grasse- ment rétribué de toute la planète, n’est guère ménagé. Surtout pas par ses propres coreligionnaires. Au demeurant, le contraire eût été surprenant, à l’intérieur d’une cor- poration où domine plutôt le prin- cipedechacunpoursoi. Reste qu’à Prague, le banc hel- vétique n’est pas exempt de re- proches. L’utilisation des compé- tences de chaque élément est beaucoup sujette à caution. L’ab- sence de joueurs créatifs au sein du premier bloc de jeu de puissan- ce a été maintes fois relevée par les experts. Avec, en corollaire, le spectacle de cinq Suisses, sta- tiques à l’extrême, se passant et se repassant le palet en d’intermi- nables séquences de jeu, sans ris- quer la moindre des initiatives, face à un trio d’Autrichiens ou de Lettons trop heureux de l’aubai- ne. «La présence de Peat Forster dans ce bloc est une hérésie», a été jusqu’à déclarer Larry Huras, l’entraîneur du Lugano qui officie ici en qualité de consultant de la TSR. De surcroît, tous les spécia- listes ont également déploré la ti- tularisation en attaque – contre son gré – d’un Goran Bezina au- trement plus efficace en défense. Et que dire de la décision du men- tor helvétique d’«affubler» Jeannin ou Pluss d’un Patrick Fischer tota- lementàcôtédesespatins. «La star, c’est l’équipe», a pris pour habitude d’asséner un Krue- ger pour lequel cette tirade tient toujours lieu de profession de foi. Quoique, bien qu’il s’en défende, l’extraverti Germano-Canadien, fervent amateur de théâtre, aime occuper le devant de la scène. Ainsi a-t-il écarté de ses sélections, et ceci de façon presque systématique, toutes les personnalités ou fortes têtes (comme Reto Von Arx) sus- ceptibles de porter atteinte à sa phi- losophie de groupe. Or, depuis le début de ces joutes, on ne peut que déplorer l’absence sur la glace d’un leader digne de ce nom; d’un hom- me capable de galvaniser ses cama- rades et d’introduire dans le jeu suisse cette dose d’intensité, ce mo- mentum qui fait si cruellement dé- faut. A la décharge de Krueger, on se doit de préciser que son collectif subit le contrecoup de la méforme de certains de ses internationaux. Outre Fischer ou Forster déjà ci- tés, Paterlini ou Luca Cereda sont incapables d’enclencher ne serait- cequeladeuxièmevitesse. Iln’empêchequ’avantledernier match du tour intermédiaire contre l’Allemagne, le bilan de la délégation helvétique à Prague est tout sauf reluisant. Malgré l’excel- lent baroud d’honneur d’hier contre les Tchèques (1-3). Tou- jours davantage empêtré dans d’aléatoires certitudes, comme drapé dans le mythe de son infailli- bilité, Ralph Ier et ses deux substi- tuts – dont certaines mauvaises langues n’hésitent pas à affirmer qu’ils sont surtout voués à dépla- cer les cônes lors des séances d’en- traînement –, sont sur le point de rater le rendez-vous des quarts de finale. Un objectif assigné cette an- née compte tenu du potentiel de l’équipe de suisse. Et surtout d’un tirage au sort on ne peut plus favo- rable. ■ LeSuisseAndersAmbuhlfaceauTchèqueJaroslavSpacek.Devant son public, la Tchéquie a confirmé son statut de favorite en s’imposant 3-1 face aux Helvètes. PRAGUE, 2 MAI 2004 REUTERS/PETRJOSEK Depuis le début de ces joutes, on ne peut que déplorer l’absence sur la glace d’un leader digne de ce nom R É S U L T A T S VOILE •L’équipage suisse formé de Flavio Marazzi et Enrico De Maria (ndlr: membre du Team Alinghi) a causé une grosse sur- prise en Italie en prenant la 2e place des championnats du monde de la catégorie Star. Ils ont du même coup obtenu leur billet pour les Jeux olympiques d’Athènes. (SI) CYCLISME • La Française Jeannie Longo a signé à 45 ans le 850e succès de sa carrière en s’imposant, détachée, dans le Trophée des grimpeurs. La 4e manche de la Coupe de France s’est disputée sur un circuit de 8,3 km entre Argenteuil et San- nois. (SI) • Fabian Jeker, Leonardo Piepoli et Oliver Zaugg, les meilleurs coureurs de l’équipe Saunier Duval-Prodir au Tour de Romandie, ne participeront pas au Tour d’Italie. En revanche, le Tessinois Rubens Bertogliati fera partie du groupe. (SI) FOOTBALL •La police a in- vesti la tribune des suppor- ters parisiens. Des incidents avaient préalablement opposé ces derniers lors du match Stras- bourg-PSG faisant une trentaine de blessés. (SI) • L’attaquant Jean-Pierre Papin, 40 ans, a joué son der- nier match officiel avec son der- nier club, Le Cap-Ferret (ama- teur) pour lequel il a encore marqué deux buts. Papin a ins- crit 180 buts en première division dans les rangs de Valenciennes, Marseille, Bordeaux et Guin- gamp. Le Français a également joué à Bruges, à Milan et au Bayern Munich. Il a marqué à 30 reprises en 54 matches en équi- pe de France. (SI) • Didier Deschamps (Mona- co) a été élu hier meilleur entraî- neur du Championnat de France de football pour la saison 2003- 04 et a reçu le trophée de l’Union nationale des footballeurs pro- fessionnels (UNFP) lors de la cé- rémonie annuelle à Disneyland Paris. (AFP) • Milan a mathématiquement remporté son 17e titre de cham- pion national. Victorieux 1-0 de la Roma lors de la 32e journée de la Serie A. A deux journées du ter- me, en effet, les «Rossoneri» comptent neuf points d’avance sur leur dauphin romain. (SI)
  • 27. Le Temps P Date N CMJ 5e 32 03.05 Société32 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 ✶✶✶ P U B L I C I T É 3 > 9 mai 2004 à Genève semaine de l’architectureApprendre à voir l’architecture conférences visites urbaines films expositions séminaire Entrée libre à toutes les manifestations Uni Mail Uni Dufour Uni Bastions Arditi-Wilsdorf Ecole d’ingénieurs Centre d’art en l’Ile Librairie Archigraphy renseignements programme complet 022 - 379 07 99 www.archi.unige.ch Institut d’Architecture de l’Université de Genève Département municipal de l’aménagement des constructions et de la voirie - Forum d’Architecture Fédération des associations d’architectes et ingénieurs de Genève - Ecole d’ingénieurs de Genève Fondation Braillard Architectes de Genève - Centre d’art en l’Ile - Librairie Achigraphy - Eternit SA CréationdeRannaGill. NahidMerchant. VikhiSinghania. TarunTahiliani. LalitetSunitaJalan. TarunTahiliani. GURINDEROSAN/AP HARISHTYAGI/KEYSTONE HARISHTYAGI/KEYSTONE HARISHTYAGI/KEYSTONE MANISHSWARUP/AP HARISHTYAGI/KEYSTONE BIKERS • Le chef de la police fédérale se montre satisfait de l’action menée en fin de semaine dernière dans toute la Suisse contre le gang de motards LadescentedepolicechezlesHellsAngels aatteintsonbut:desarmesetdeladrogue L ors de son intervention de cette semaine contre les Hells Angels, la police a confisqué des armes et de la drogue. Les buts fixés ont été at- teints, estime Kurt Blöchlinger, chef de la Police criminelle fédé- rale. La police a découvert chez les Hells Angels plusieurs armes à feu de poing, des fusils à pompe ainsi que des munitions et des gi- lets pare-balles, a dit M. Blöchlin- ger dans une interview publiée par la NZZ am Sonntag. Une grande quantité de drogue, prin- cipalement de la drogue douce, a enoutreétésaisie. Les actions menées dans les cantons de Zurich, Argovie, So- leure et Vaud se sont étendues de mercredi soir jusqu’à vendredi après-midi, a précisé Kurt Blö- chlinger. «Comme nous avons pu confisquer plusieurs clés auprès des personnes arrêtées, nous avons mené d’autres perquisi- tions jeudi et vendredi.» Les prin- cipales personnes visées ont été arrêtéesaucoursdecetteaction. Documents comptables La procédure de détention est en cours depuis vendredi. D’autres personnes ont été libé- rées après un contrôle policier. Le Ministère public de la Confédéra- tion n’a pas voulu s’exprimer sur lenombredepersonnesarrêtées. Presque toutes les personnes visées se trouvaient à une séance mercredi soir dans le local des Hells Angels à Zurich. Les quelques-unes qui manquaient ont été arrêtées dans le canton de Vaud. Des perquisitions ont été menées dans les cantons d’Argo- vieetdeSoleure. Le chef de la police criminelle fédérale estime que la procédure va se prolonger: une grande quantité de matériel saisi, par exemple des documents comp- tables, devra être soigneusement examinée. Cela pourrait durer très longtemps. L’intervention menée n’était pas une action in- ternationale, a dit Kurt Blöchlin- ger. Des informations ont toute- fois été échangées préalablement avecdespolicesétrangères. ATS L’IndeàlamodeLa cinquième «Fashion week» de New Delhi montre la maturité croissante des créateurs indiens. Lesquels tirent parti du sens de la couleur, de l’art de la broderie et de la richesse des textiles pour explorer de nouvelles voies stylistiques. Reportage Isabelle Faure, New Delhi T andis qu’une grande par- tie de l’Inde vit encore dans la fièvre des élec- tions législatives, loin des cam- pagnes et des bidonvilles, l’élite mondaine est plongée à New Delhi dans un tourbillon bien différent: la capitale accueille jusqu’à aujourd’hui la «semaine de la mode», la cinquième de- puis sa création en l’an 2000. Le monde de la mode indien- ne, encore jeune et modeste, a longtemps été associé à des vête- ments clinquants – couleurs vio- lentes, broderies lourdes et om- niprésentes – tout droits sortis d’un film de Bollywood. Même si des grands noms venaient en Inde pour faire faire leurs brode- ries, les créateurs locaux étaient prisonniers de la richesse de leurs traditions. Mais les visi- teurs étrangers en témoignent, tout cela a changé. «J’avais déjà été surprise par le nombre de créateurs il y a quelques années. Cette fois, je suis impressionnée par leur travail, beaucoup plus sophistiqué qu’avant, moins ethnique, plus mûr, notamment dans l’utilisation des technolo- gies et des textiles» remarque El- len Mallis, la responsable de la «fashion week» de New York. «C’est un pays qui est en train de trouver son style», conclut-elle. Certains, comme Tarun Ta- hiliani, se sont déjà fait une peti- te place dans les capitales occi- dentales. Ses imprimés de figures mogholes ornés de cris- taux Swarovski ou de perles avaient fait fureur à Milan et à New York. Cette année, le créa- teur préféré de la haute société indienne a choisi d’explorer les drapés, sous les applaudisse- ments de ses fervents admira- teurs: stars de cinéma, femmes mondaines, et mannequins. Une autre grande star locale de la mode, Rohit Bal, a réussi à im- pressionner le spécialiste anglais Colin MacDowell, auteur de nombreux livres sur la mode, et plume influente et crainte du Sunday Times, qui a admiré la maîtrise du créateur, et l’inter- prétation très personnelle et mo- derne de sa collection pour homme, laquelle sait tirer partie du savoir-faire indien dans la ri- chesse des broderies. Toute la difficulté, mais aussi le potentiel de la mode indienne tiennent dans cette tension entre traditions et marchés locaux, et occidentaux. Pour l’heure, la va- riété domine, les saris côtoient les minijupes, les vêtements épurés l’excès d’ornementa- tions. «Les couturiers semblent cependant capables de convertir la richesse incroyable des tex- tiles, des broderies, du travail des perles, de toutes ces très riches traditions, et de dépasser le folklore, le costume national», explique Michael Fink, de la prestigieuse boutique Sacks à New York, qui a été envoyé là avec un budget ouvert. Son ob- jectif est pourtant clair: «Je suis là pour chercher un talent, quelque chose de nouveau. Pas pour le côté ethnique ou pour trouver des vêtements moins chers. Je cherche quelqu’un qui porte en lui un concept. Et je ne suis pas déçu.» Si le côté ethnique n’est réso- lument pas d’actualité, «l’élé- ment indien» est pourtant essen- tiel. Mais en quoi consiste-t-il? «Les broderies, bien entendu, un art perdu en Europe, et que les Etats-Unis n’ont jamais eu, car ils ont tout de suite plongé dans l’industrialisation», selon Colin MacDowell. Mais aussi «le sens exceptionnel des cou- leurs», ajoute-t-il immédiate- ment. Un point de vue unanime. «Il y a ici un sens inhérent de la couleur et du textile. On ne peut pas être né ici et ne pas en avoir été imprégné», affirme Michael Fink. Un jeune créateur, Sabyasa- chi Mukherjee, a particulière- ment attiré l’attention, une fois de plus, par la forte individualité de sa collection et son métissage. «A quoi bon faire ce que font les autres, sans doute mieux?», jus- tifie le couturier. «Toute mon inspiration me vient de ce qui m’entoure, de la façon dont une femme porte un bracelet à la cheville, de sa démarche. Les formes sont occidentales, mais les broderies utilisent des tech- niques traditionnelles, la dou- blure est inspirée d’un motif de sari, les détails sont typiquement indiens», explique Sabyasachi. Pour Colin MacDowell, si certains, comme Sabyasachi, ont l’étoffe des grands, les créa- teurs indiens ne doivent pas abandonner les vêtements tradi- tionnels, et doivent se concen- trer sur le marché local, poten- tiellement l’un des plus grands au monde. «La compétition en Occident est tellement forte et puissante», insiste-t-il, «mais l’Inde peut devenir un leader en Asie». ■ UnecréationdeNahidMerchant.Elle a été présentée vendredi dernier lors de la «Fashion week» de New Delhi. Les jeunes stylistes du pays tirent profit des traditions du pays , dont la broderie. NEW DELHI, 30 AVRIL 2004 MANISHSWARUP/AP «Les formes sont occidentales, mais les broderies utilisent des techniques traditionnelles» BOATPEOPLE• Des secou- ristes vietnamienss’effor- çaientdimanchederetrouverles passagersd’unbateauportés disparusausuddupays.Lebilan dusinistres’établissaitensoiréeà 39morts.Cebateaudepêche, quitransportaitdespassagers illégalement,aprisl’eauvendredi alorsqu’ilsedirigeaitversl’îlede HonKhoai,à17kmaulargedu capdeCaMau.Selonlapolice, desadolescents,unenfantde 5anset22femmessontau nombredesvictimes.(ATS) JUSTICE• La Cour d’assises d’Arlon,quijugeMarcDutroux, devraitentendrelundiàl’ouvertu- redutroisièmemoisd’audiences letémoignagedeCarineRusso,la mèredeMelissa,l’unedesdeux plusjeunesvictimesdupédophi- le.CarineRussoaétécitéecom- metémoincarelleaassistéaudé- partdeMelissaetdesonamie Juliedelamaison,justeavantleur enlèvementle24juin1995.(AFP) BRÈVES
  • 28. Le Temps P Date N CMJ 5e 33 03.05 SociétéLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •33 ✶✶✶ François Curiel Président Christie’s Suisse & Europe «Paris, New York, Londres, y a-t-il un avenir pour les maisons de vente aux enchères en Suisse?» Mardi 18 mai de 11h45 à 14h Hôtel Métropole, quai Général-Guisan 34, Genève Le BUSINESS CLUB GENÈVE, organisé par Swisscom SA, la Banque Sarasin & Cie SA et LE TEMPS entend proposer quatre à six événements par an avec des intervenants de renommée issus des milieux économique, politique et culturel. Il s’adresse à la communauté des décideurs et entend promouvoir un échange d’idées approfondi sur différents thèmes. Sur inscription uniquement. Le nombre d’inscriptions est limité. Informations E-mail susanna.vinet@sarasin.ch ou fax 022 322 98 01 Prix: le montant s’élève à Fr. 90.– par déjeuner, TTC TV-RÉALITÉ • La Confédération paysanne française s’insurge contre l’image «navrante» que l’émission phare de la chaîne privée donne des professions de la terre. Elle exige l’arrêt du feuilleton et menace de recourir à des actions violentes Frondepaysannecontre«LaFermeCélébrités», l’émissionvacheàlaitdeTF1 Antoine Menusier, Paris A lors que l’audimat affiche desscoresderêve,lesennuis commencent à pleuvoir sur l’émission vache à lait de TF1. Les «célébrités» recluses dans la ferme de Visan, dans le département pro- vençal du Vaucluse, agacent à la ronde, voire au-delà. La Confédé- ration paysanne, le syndicat alter- mondialiste cher à José Bové, a lan- cé jeudi dernier un ultimatum aux dirigeants de la première chaîne française. Le tout assorti d’une plainte en préparation pour non- respect du plan d’occupation des sols. Les termes de l’ultimatum sont clairs: si la justice ne met pas fin à l’émissionousiTF1nerenoncepas d’elle-même à sa diffusion dans les dix jours, la Confédération s’en chargera. Souvenez-vous du «McDo» de Millau, tonne le porte- parolesyndicalJean-EmileSanchez enguisedemenace.En1999,200à 300 militants du syndicat avaient démoli le fast-food McDonald’s de cette localité de l’Aveyron. José Bové, en seigneur retiré sur ses terresaveyronnaises,avertitqu’ilre- mettra ça: «Evidemment, a-t-il dé- claré au Journal du Dimanche, com- me militant de la Confédération, j’iraiàVisansimescamaradesmele demandent.» «Nous devons intervenir pour fairecessercejeustupidequidonne uneimagenavrantedel’agriculture. C’est insultant pour notre profes- sion», a indiqué le porte-parole Jean-Emile Sanchez. La Confédé- ration n’a pas que des arguments moraux à faire valoir. Il y aurait se- lon elle deux poids, deux mesures. Aucune disposition légale, selon le syndicat,n’auraitétérespectéepour l’édification de La Ferme Célébrités, alors que, pendant ce temps, des paysans attendent depuis des mois des autorisations d’exploitation. A Visan, le permis de construire a semble-t-il été accordé par la mairie le jour même de la demande adres- sée par TF1. Le maire de Visan es- pèreeneffettransformersonvillage en«Saint-TropezduVaucluse». L’uniqueeffet,dansl’immédiat, des menaces proférées par la Confédération paysanne sera peut-être une augmentation de l’audience. Les six millions et demi de téléspectateurs (un tiers de part du marché) de vendredi dernier, lors du «prime» animé par Chris- tophe Dechavanne et Patrice Car- mouze, assisteront-ils en direct au sac de la pseudo-ferme? Les lieux sont protégés par les forces de l’ordre. Vendredi, vers 22 heures, – les téléspectateurs n’en ont rien vu –, une cinquantaine d’étudiants en sciences et techniques des acti- vités physiques et sportives (STAPS) ont manifesté tran- quillement devant les portes closes de la ferme, où sont retranchées les «célébrités», parmi lesquelles l’ex- présentatrice Danièle Gilbert, le gardien de football Pascal Olmetta et l’élue régionale Elodie Gossuin, Miss France 2001. Selon la gen- darmerie, leur but «était peut-être de pénétrer sur le plateau de télé, mais ils n’ont pas forcé le passage et ont commencé à se disperser», rapporte l’Agence France Presse. Une autre version de l’incident fait état d’une dizaine de manifestants qui auraient réussi à s’introduire dans la ferme, certains côtoyant mêmelesvedettes. A la colère de la Confédération paysanne et des étudiants du STAPS s’ajoutent les récrimina- tions de la Société protectrice des animaux (SPA), qui se plaint du mauvaistraitementinfligéauxbêtes (vaches, cochons, moutons, etc.). Déjà, en février, la SPA avait de- mandé au président du Conseil su- périeur de l’audiovisuel, Domi- nique Baudis, et au directeur des programmes de TF1, Etienne Mougeotte, que les animaux soient exclusdeLaFermeCélébrités. On peut voir dans ces reproches un moyen facile, pour toutes sortes de mécontents, de faire entendre leurvoix.SurlaToile,uninternaute «anonyme»s’emportecontrelesou- tragés de la Confédération paysan- ne:«JoséBovétrouvecetteémission ridicule. Moi, c’est lui que je trouve ri-di-cu-le, peste-t-il. Manifester contre les OGM, la mondialisation, McDonald’s, etc., passe encore! Mais là… Il y a des choses plus gravesqueLaFerme.» Vendredi, c’est Titia, une pin- up,quiestpasséeàlatrappeduvote du public – La Ferme Célébrités, comme toutes les émissions de télé- réalité,fonctionneselonunprincipe éliminatoire. La semaine précéden- te, le jet-setteur Massimo Gargia s’en était allé de son plein gré, invo- quantdesraisonsdesanté… ■ «C’est insultant pour notre profession» DesmilitantsdelaConfédérationpaysanneduVaucluse.Ils protestaient jeudi dernier contre l’émission de TF1. VISAN, 29 AVRIL 2004 GERARDJULIEN/AFP INFORMATIQUE • Une faille deWindows facilite sa propagation Lesméfaits duvirusSasser U ne nouvelle version du vi- rus informatique Internet Sasser s’est propagée du- rantleweek-enddu1ermaienpro- fitantd’unefaillesignaléele14avril par Microsoft dans plusieurs ver- sionsdeWindows,maisneconnaît encorequ’unediffusionlimitée,se- lonunresponsabledeMicrosoft. «Il me paraît exagéré de dire que des millions d’ordinateurs ont été infectés», a indiqué le directeur technique de Microsoft France, Bernard Ourghanlian. Il a cepen- dant reconnu qu’après un début assez lent samedi, le virus, qui peut infecter un ordinateur simplement s’il est branché sur Internet, et non pas par le biais d’un courrier élec- tronique, est monté en puissance dimanche. Millions d’ordinateurs La firme finlandaise F-Secure met en garde, depuis samedi soir, sur la rapidité de propagation de ce virus, qui pourrait, selon elle, déjà avoir infecté des millions d’ordina- teurs à travers le monde. «Nous ne savons pas quelle sera l’ampleur de cela,maisnousnousattendonsàce que les choses deviennent bien pires lundi, quand les gens vien- drontavecleurordinateurportable au bureau, après le week-end», a déclaréMikkoHyppoenen,chefde larechercheantiviruschezF-Secu- re. «Nous enregistrons actuelle- mentplusieursattaquesparminute sur les «pots de miel», c’est-à-dire les machines non protégées mises surleréseaupoursurveillerl’activi- té virale», a de son côté indiqué le responsable de Microsoft, qui a ajouté que la France, ainsi que plu- sieurs pays d’Asie du Sud-Est, semblait avoir été particulièrement touchée. Il a cependant indiqué que les correctifs mis en ligne par Microsoft («MS 04/011») ont été téléchargés à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, ce qui avait d’ailleursentraînéàlami-avrillasa- turation momentanée des serveurs Microsoft. Parmi les pays les plus touchés figurent le Canada (400), la Suède (70), l’Australie (50), l’Espagne (30), et la région Asie (34). Les Etats-Unis semblaient épargnésparlevirus. AFP RELIGION • Une discussion féconde a abordé dimanche la religion selon sa compatibilité, ou son incompatibilité avec la démocratie, y compris en Suisse L’islamfaitdébatsurlestanddu«Temps» auSalondulivreetdelapresse L’ islam est-il dangereux pourladémocratie?Cedé- bat, au titre à dessein pro- vocateur, a réuni une foule dense sur le stand du Temps au Salon du livre, dimanche après-midi. Proxi- mité de la polémique qui a surgi en France au sujet du voile islamique, spectre d’une dangereuse ligne de fracture à la suite de la guerre en Irak et des attentats qui l’ont précé- dée aux Etats-Unis: les interve- nants n’ont pas esquivé ces aspects mêmes’ilsnes’ensontpasmontrés prisonniers, abordant également les problèmes plus spécifiques à la Suisseetlesmoyensdelessurmon- ter. Acetégard,RobertCuénod,dé- légué à l’intégration dans le canton de Genève, a rappelé les données de ce cas très particulier, qui se ré- sume en ce simple fait: deux tiers des habitants de Genève ont au moins un géniteur d’origine étran- gère. L’intégration, ici, est une sor- te de mouvement de va-et-vient dans lequel les nouveaux arrivants etlasociétéquilesaccueillesontles uns et l’autre amenés à s’adapter progressivement aux nouvelles si- tuations. L’enseignant Ahmed Benani a vivifié davantage encore le débat, s’en prenant notamment au fait que bon nombre de mosquées, à GenèvecommeailleursenEurope, bénéficient ou ont bénéficié de fonds saoudiens pour assurer leur fonctionnement. Accusations hâtives La Fondation culturelle isla- mique de Genève, a répondu son porte-parole Hafid Ouardiri, ne partage pas les options politiques decepaysduGolfe.Souhaitantre- centrer le débat sur une confronta- tion entre démocrates et non dé- mocrates plutôt qu’entre la démocratie et un islam qui, par es- sence, lui serait étranger, Hafid Ouardiri a souligné que, lors de la naissance de la Fondation, les au- torités suisses n’ont rien eu à redire sur l’origine de ces fonds. «Aujour- d’hui,onnousaccuseàtortetàtra- vers d’être des wahhabites ou des salafistes», s’est-il plaint en rappe- lant, lui aussi, le long travail qui consiste à intégrer, génération après génération, des musulmans qui ne connaissent pas ou peu les traditions démocratiques de la Suisse. De manière nuancée, Roger de Diesbach, rédacteur en chef de La Liberté de Fribourg, s’est fait le dé- fenseurducaractèrelaïquedesins- titutions suisses, se disant alarmé devant une éventuelle «reculade» des défenseurs des valeurs démo- cratiques. Roger de Diesbach a rappelé l’avalanche de courrier qu’avait provoquée, dans son jour- nal, la parution d’une caricature de Mahomet, qui avait été jugée of- fensanteparuneminoritéactivede musulmans. «En tant que journa- liste,jerevendiqueledroitdeparler de la même manière de toutes les religions. C’est lorsque nous com- mençons à faire des distinctions entrelesunesetlesautresqu’appa- raîtleracisme»,a-t-ilaffirmé. Le respect d’une laïcité stricte comme remède ultime? Pas aux yeux d’Ahmed Benani qui, dans le même mouvement, a très vive- ment critiqué les propos de Hani Ramadan – cet enseignant gene- vois qui a justifié la lapidation – et s’enestfrontalementprisàlalaïcité danssaversionfrançaise,qu’ilaas- similée à «une nouvelle religion». Comment expliquer, sinon, les termes du débat français, s’est de- mandéleprofesseur.«Fairepareille affaire pour deux cas de foulard is- lamique, c’est tout simplement de lastupidité»,a-t-ilestimé. Luis Lema P U B L I C I T É
  • 29. V ingt-trois ans après leur séparation, les membres du groupe pop Abba continuent à faire couler beau- coup d’encre. Les rumeurs d’une reconstitution du quartette ont été ravivées récemment par le quotidien Aftonbladet. Citant une «source sûre», le journal le plus lu par les Suédois croyait pouvoir le clamer: Agnetha (la blonde), Anni-Frid (la brune), Björn et Benny avaient décidé de revêtir leurs tenues à paillettes pour ap- paraître ensemble à l’occasion de la finale du concours de l’Eurovi- sion,le15maiàIstanbul. N’était-ce pas à l’occasion de cette compétition que le groupe avaitpercé,trenteansplustôt,sur la scène internationale, avec sa chanson «Waterloo»? A moins que, tempérait Aftonbladet, les quatre Scandinaves ne se conten- tent de tourner une vidéo qui se- rait diffusée dans le cadre de la fi- nale. La rumeur n’a pas tardé à être démentie. C’est Björn (Ul- vaeus), l’ex-mari d’Agnetha (Fãltskog), qui s’en est chargé personnellement. Non, il n’y au- rait pas de reformation du grou- pe, qui aurait, selon lui, refusé, quatre ans plus tôt, «une offre d’un milliard de dollars» pour re- chanter ensemble sur scène les «Dancing Queen», «Money Mo- ney Money» et autres tubes ayant assuré leur notoriété. «On se sou- vient de nous comme des per- sonnes énergiques et joyeuses, mais au moment où le rideau se serait levé nous serions apparus comme quatre petits vieux sur scène…» Abba ne s’est donc pas reconstitué «pour raisons huma- nitaires»,résumaitAftonbladet. Spéculations Le journal a ensuite spéculé sur un retour du groupe sur la scène du théâtre Prince-Edward deLondres,le6avril,àl’occasion du cinquième anniversaire de Mamma Mia, la comédie musi- cale composée par Björn Ulvaeus etBennyAndersson.Sicesdeux- là montèrent sur scène à la fin de la représentation pour saluer la foule, accompagnés d’Anni-Frid Lyngstad, Agnetha Fãltskog, elle, manquait à l’appel. «Il est évident qu’on aurait tous souhai- té qu’elle fût là», a confié Björn. Se pourrait-il que la chanteuse ait renoncé au voyage britannique pour mieux concentrer l’atten- tion médiatique sur le disque qu’elle publiait quelques jours plus tard, le 21 avril, après dix- sept ans de silence? Ronny Olovsson, le chef de la rubrique loisirs d’Aftonbladet, a une autre théorie: «Agnetha a tellement peur de prendre l’avion qu’elle n’a pas réussi à se rendre à Londres.» L’«Abbamania» ne s’étant pas démentie depuis leur séparation en 1981, leurs vieux jours sont pour le moins assurés. Benny est à la tête d’un petit empire très rentable. Björn gagne nettement moins que son compère, ayant vendu, comme Anni-Frid, ses droits sur les chansons d’Abba, mais, à en croire Aftonbladet, ni l’unnil’autrenesontàplaindre. Antoine Jacob, Le Monde Le Temps P Date N CMJ 5e 34 03.05 Culture34 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 ✶✶✶ Desprixlittérairesquiconsolentjurésetauteurs ■ Suite de la page Une Les prix littéraires sont une spécialité romande: une étude de Jérôme Meizoz, qu’on peut lire sur le site www.culturactif.ch, en recense plus de 40 qui fleurissent surtout depuis les années 1970. Une densité 1,4 fois supérieure à celle de la France! Il y en a trois types: de découverte, d’encoura- gement et de consécration. Quatre, avec le «plébiscitaire»: Prix des auditeurs ou de la Biblio- thèquepourtous. Le Prix Georges Nicole est le plus connu des prix de découver- te. Il est attribué par un jury d’écrivains au manuscrit d’un au- teur qui n’a pas encore été publié. Le texte est alors édité par Ber- nard Campiche. En 2004, le lau- réat est un Haïtien résidant en Suisse, Jean-Euphèle Milcé. Fait étonnant: L’Alphabet des nuits a emporté l’enthousiasme unanime du jury. «Nous nous sommes dit tout de suite: il est des nôtres», se féliciteBertilGalland. ■ ■ ■ Charisme Sur le stand de l’éditeur, il y a foule autour du lauréat qui attire immédiatement intérêt et sympa- thie. «Les prix ont un effet très va- riable sur les ventes, remarque Bernard Campiche. Leur succès dépend beaucoup du charisme de l’auteur.»MichelMoret,directeur de l’Aire, le dit aussi: «Les auteurs romands ne savent pas se vendre, communiquer avec le public. Les éditeurs non plus d’ailleurs. Et les prix viennent trop tard dans la vie d’un livre: souvent plus d’un an après sa parution, alors qu’il est déjà oublié.» Mais pour l’auteur tout neuf qu’est Jean-Euphèle Milcé, l’affaire paraît bien em- manchée. Et Anne Cunéo a battu tous les records quand Le Trajet d’une rivière, paru en 1993, a reçu le Prix Dentan. «Mais le livre avait déjà du succès auparavant», re- connaîtBernardCampiche. Le Prix Dentan est du type «en- couragement», il désigne donc un auteur qui a déjà publié plusieurs livres. En 2004, c’est Jean-Michel Olivier qui l’a reçu pour L’Enfant secret. «C’est bien pour Jean-Mi- chel, dit son éditeur à l’Age d’Homme, Slobodan Despot. Mais l’effet sur les ventes sera faible, ce n’est pas le Goncourt!» D’autres distinctions, comme le Prix Lipp, sont aussi supposées «encourager». Mais en désignant cette année un ouvrage d’Yvette Z’graggen, romancière connue et très populaire, le jury a plutôt dé- cerné ce qu’on appelle un prix de consécration. C’estaussicequ’afaitlejurydu Prix Edouard-Rod, à Ropraz, en couronnant Georges Haldas. Dans ces deux cas, la consécra- tion est plus symbolique que ma- térielle! En général, la dotation d’un prix romand oscille entre3000et5000francsavecdes pointes au-dessus de 10000 francs (Prix Veillon de l’essai, Grand Prix C.-F. Ramuz). Ce n’est pas négligeable, d’autant plus que le plus faiblement doté dépasse encore tout ce qu’un écri- vain peut espérer recevoir en droitsd’auteur.Rares,cependant, sont les prix qui permettent au lauréat de dégager un long temps libre. C’est le cas du grand Prix de laFondationvaudoisepourlacul- ture,dotéde100000francs. ■ ■ ■ Reconnaissancepublique A quoi servent donc les prix? A vendre, rarement, à part toujours le Prix des auditeurs, supposé re- fléter le goût des gens et dégagé de tout soupçon de copinage et autres compromissions qui ont discrédité des prix français com- me le Goncourt. Le Prix des télé- spectateurs, qui vient d’être lancé par la nouvelle émission littéraire de la TSR, Sang d’encre, sera du mêmetype. Leur fonction est-elle alors de sélectionner dans la masse des pa- rutions? Difficilement: la visibilité de la plupart de ces distinctions est trop faible pour aider le public à s’orienter. On peut donc penser que les autorités qui les décernent – Etat, fondations, sociétés d’écri- vains, d’étudiants, revues, radios – compensent par ces consola- tions symboliques, décernées souventdanslehuisclosdelapro- fession, le manque de reconnais- sance publique dans un petit pays. Isabelle Rüf L E S A L O N D U L I V R E A U J O U R L E J O U R D A N S L A F O C A L E D U « T E M P S » AustanddesEditionsTaschen. Un visiteur bien atypique du Salon du livre. GENÈVE, 2 MAI 2004 THIERRYPAREL/REZO www.6heures5.ch sensoTM ristorante & bar 56 rue du rhône genève tel 022 310 39 90 info@senso-living.ch www.senso-living.ch after work party tous les mardis de 18.05 h à 01.00 h au sensoTM ristorante & bar SuccèsinespérépourleSalonafricain Mauvaise ou bonne cuvée? Le Salon international du livre et de la presse de Genève se porte bien. Envi- ron 110000 visiteurs se sont déplacés à cette 18e édi- tion. Malgré un léger fléchissement l’an dernier, le taux de fréquentation reste stable. «Les trois premiers jours ont été assez calmes, note le directeur Pierre- Marcel Favre, mais à partir de vendredi soir, c’était le délire.» Le Salon africain, inauguré cette année et qui sera reconduit les deux suivantes, a connu un succès ines- péré. «Michel Levenez, qui a organisé la librairie afri- caine,avenduquatrefoisplusdelivresqu’auSalonde Paris», se félicite Pierre-Marcel Favre. Les débats ont étésuivisavecpassion,particulièrementceluiorganisé parlejournalisteStephenSmith.Sonouvrage,Négro- logie, pourquoi l’Afrique meurt (Ed. Calmann-Lévy) a donné lieu à des échanges à la limite du pugilat. Si la trèsbelleexpositionJulesVerneetlestandconsacréau Chili,invitéd’honneurcetteannée,onteuxaussiattiré un public enthousiaste, la proximité temporelle de la Foire du livre à Bâle (BuchBasel), agendée le week- endprochain,tendàjouerendéfaveurdusalongene- vois.«Lenord,c’est-à-direl’éditionsuissealémanique, nousaabandonnés,constatePierre-MarcelFavre.En revanche,lesud–grâceauSalonafricainetauChili–a été un énorme succès.» Autre bémol: les nuisances dues au bruit, dommageables aux débats. «C’est un problème que nous n’avons pas encore pu résoudre. Nous essayons d’interdire les orchestres et de faire baisserlessonosmais,aprèsnotrepassage,lesgensre- mettentlevolumeàplein.» Du côté des éditeurs, Cabédita affirme que les ventes ont dépassé leurs résultats pourtant record en 2002.MarlysePietri,chezZoé,estmoinstriomphalis- te: «Les gens ont moins d’argent et achètent des livres moins chers. En revanche, pour l’édition romande, le Salon est devenu un rendez-vous indispensable et bienétabli.» LT Le18eSalondulivreetdelapresse aconnuunefréquentationstable. MUSIQUE • Vingt-trois ans après sa séparation, la formation pop des années 1970 alimente les spéculations tout en refusant de monter à nouveau sur scène LefauxretourdesSuédoisd’Abba P U B L I C I T É
  • 30. Le Temps P Date N CMJ 5e 35 03.05 CultureLE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 •35 ✶✶✶ EXPOSITION • «Montagnes célestes, trésors des musées de Chine» présente des chefs-d’œuvre de la peinture chinoise du XIIe au XIXe siècle et des objets antiques fabuleux, qui montrent la densité et la cohérence d’une perception du monde qui ne doit rien à la nôtre LeGrandPalaisdePariséclairelavisiondu mondechinoise,làoùlecieletlaterres’enlacent Laurent Wolf, Paris L a peinture permet parfois d’apercevoir, mieux que les textes souvent énigma- tiques, l’existence d’une vision du monde et de l’homme dans ce monde qui ne doit rien à la nôtre et n’a avec elle qu’une parenté hu- maine. Ainsi, l’exposition Mon- tagnes célestes, trésors des musées de Chine,auGrandPalaisàParis,pré- sente une centaine de chefs- d’œuvre de la peinture chinoise du XIIe au XIXe siècle avec quelques peintures plus anciennes (depuis le VIIIe siècle) et des objets fabuleux qui datent de bien avant Jésus- Christ, d’avant notre ère pour em- ployer une expression qui ignore superbementlesèresdel’Extrême- Orient. Ces peintures proviennent pour la plupart du patrimoine des grandsmuséesdeChinepopulaire. Devant ces peintures étroites de plus de deux mètres de haut, de- vant les rouleaux déployés dans les vitrines, devant ces paysages de ciel, de terre et d’eau, dont les per- sonnages minuscules révèlent l’im- mensitédel’univers,onpenseàces questions que posent les enfants de chez nous. Où commence donc le ciel? Là, tout près du sol? Plus haut? Faut-il que je saute pour le toucher? Si ma tête est au ciel, où sont mes pieds? Dans la peinture occidentale, la terre et le ciel sont toujours soigneusement séparés, même quand ils se combattent dans les tempêtes. Il existe à l’autre boutdumonde,desenfantsquiont grandi là où le ciel et la terre s’enla- cent, car ils ne commencent et ne finissentjamais. Les commentaires sur la peintu- re chinoise destinés aux Occiden- taux insistent toujours sur les liens qui l’unissent aux religions et aux mythes de la Chine ancienne. Nous nous livrons plus rarement à des rapprochements analogues en cequiconcernelapeintured’Occi- dent. Or les principes qui fondent notre peinture sont énoncés dès les premières lignes de la Genèse: «Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l’abîme, un vent de Dieu tour- noyait sur les eaux. Dieu dit: «Que la lumière soit» et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière et les té- nèbres. Dieu dit: «Qu’il y ait un fir- mament au milieu des eaux et qu’il sépare les eaux d’avec les eaux» et il en fut ainsi. Dieu fit le firmament, qui sépara les eaux qui sont sous le firmament d’avec les eaux qui sont au-dessus du firmament, et Dieu appela le firmament «ciel». Dieu dit: «Que les eaux qui sont sous le ciel s’amassent en une seule masse et qu’apparaisse le continent» et il en fut ainsi. Dieu appela le conti- nent «terre» et la masse des eaux «mers», et Dieu vit que cela était bon.» (la Bible de Jérusalem, Cerf- DescléedeBrouwer,1979). La peinture occidentale du MoyenAgeauXXesiècleséparele haut et le bas, la lumière et les té- nèbres, le ciel et terre… Elle fixe une ligne d’horizon, un point idéal àpartirduquellepaysageestvuàla fois par le peintre et par le specta- teur. Elle permet de trouver, de- vant l’œuvre, la meilleure place pourlavoir,uneplacequiestdéter- minée par la construction du ta- bleau. Avec la peinture chinoise, rien de tout cela. Le ciel envahit tout l’espace, il se reflète dans l’eau im- mobile, le regard traverse les mon- tagnes; les éléments du paysage, qui sont autant de signes gra- phiques, paraissent flotter dans un univers homogène qui n’a ni début ni fin, qui ne définit rien par son contraire, et qui n’oppose pas les matières. La place de celui qui voit n’est pas quelque part, à un endroit précis, comme dans la peinture oc- cidentale, elle est partout, ou nulle part, car le monde est trop grand pour qu’il soit possible d’y trouver sa place simplement en le regar- dant. On sent que regarder est un long travail, à commencer par un travail sur soi-même, pour savoir oùl’onest,oùl’onveutaller,etquel est le sens de cette volonté. Cette exposition vaut mieux qu’un long voyage. L’esprit n’y est pas disper- séparlesimpressionschaotiqueset l’étourdissementdudépaysement. Pourquoi les organisateurs de Montagnes célestes n’ont-il rien trouvédemieuxquedeconclurece périple au pays des merveilles par quelques photographies (su- perbes) prises par Marc Riboud danslesmontagnessacréesdeChi- ne, des clichés qui «prouvent» aux visiteurs que les peintures qu’ils viennent de voir sont extraordinai- rement «ressemblantes». De quelle ressemblance s’agit-il? D’une res- semblance qui balaie d’un coup tout ce qu’est l’art de Chine, qui le ramène avec brutalité à nos proprescatégories,quidétruitd’un coup la signification de cette pein- ture et de la nôtre, et qui referme cetteporteentrouvertesurunautre ciel, sur une représentation du mondeirréductibleàlanôtre. ■ MONTAGNES CÉLESTES, TRÉSORS DES MUSÉES DE CHINE. Galeriesna- tionalesduGrandPalais.Av.duGéné- ral-Eisenhower, Paris.Rens.:00331 44131717ouwww.rmn.fr/montagnes- celestes.Jusqu’au28juin. Pendentifenformedetigre.Cette plaque de jade blanc percée, à décor gravé, date de la dynastie des Han de l’Ouest (206 avant notre ère – an 9 de notre ère). ARCHIVES MUSÉENATIONALDESARTSASIATIQUES-GUIMET, BRÈVES DÉCÈS • L’écrivain français Paul Guimard s’est éteint di- manche matin, à l’âge de 83 ans, des suites de problèmes car- diaques. Né le 3 mars 1921, il est l’auteur de «Rue du Havre», ré- compensé en 1957 par le Prix In- terallié, et d’une comédie écrite en collaboration avec Antoine Blondin, «Un garçon d’honneur» (1960). Son roman «Les choses de la vie» (1967) lui a valu une adaptation cinématographique par Claude Sautet. (ATS) NOMINATION • Le biolo- giste Denis Vallan, 39 ans, remplacera dès le 1er octobre Peter Herger à la direction du Musée naturel de Lucerne. (ATS) Le ciel envahit l’espace, il se reflète dans l’eau immobile, le regard traverse les montagnes BEAUX-ARTS • Une exposition au Palais Strozzi de Florence met en regard les œuvres du peintre avec celles de son illustre maître FilippinoLippo,élèvesortidel’ombredeBotticelli O n ne présente plus Botti- celli. Son seul nom évoque des images – Vénus, Le Printemps – qui font désormais partie de l’imaginaire collectif. On connaît moins, en revanche, voire peut-être pas du tout Filip- pino Lippi, qui fut son élève, et qu’un Berenson devait rabaisser au rang de «vulgarisateur» des for- mules botticelliennes. Injuste- ment.C’estcequemontrel’expo- sition Botticelli et Filippino, l’inquiétude et la grâce dans la pein- ture florentine du Quattrocento, au PalaisStrozzi,àFlorence. Une bonne idée, donc, que cet- te confrontation du maître et de l’élève sous les auspices du plus «populaire» des peintres de la Re- naissance pour permettre à Filip- pino Lippi de sortir de l’ombre de Botticelli, qui fit ses classes chez son père, Fra Filippo Lippi. Filip- pino, né en 1457, est le fruit du péché. Des amours de son carme de père et de sœur Lucrezia Buti, son modèle au couvent de Sainte- Marguerite de Prato. Leur fugue scandalisa probablement moins qu’elle ne l’eût fait aujourd’hui, puisquetoutrentradansl’ordre. L’exposition rassemble une cinquantaine d’œuvres des deux artistes. Elle est bien plus riche que celle présentée cet hiver au Musée du Luxembourg à Paris, puisqu’on peut y admirer des œuvres jamais vues de Botticelli, dont le quatrième épisode de l’Histoire de Nastagio degli Onesti, propriété de la marquise Cristina Pucci, qui a toujours refusé de le montrer. La présence nombreuse de Filippino, véritable surprise de l’exposition du palais Strozzi, lui donne aussi une autre significa- tion, les deux artistes étant mis en parallèle, de la «grâce» des fastes médicéens aux «inquiétudes» de la fin du Quattrocento, marqué par les prédications apocalyptiques de Savonarole, dont Botticelli, au contraire de son élève, fut un piangnone(pleureur),unpartisan. Après l’exécution de Savona- role, l’auteur du Printemps cessera de peindre, traînant son désespoir jusqu’à sa mort en 1510. Tout autre est l’évolution de Filippino. Il suffit d’aller voir, à Santa Maria Novella, les délirantes Vies de saint Jean l’Evangéliste et saint Philippe, une fresque terminée en 1502, deux ans avant la mort de Filippino, et qui préfigure le ma- niérisme. Jeanclaude Berger, Florence BOTTICELLI E FILIPPINO, L’INQUIETUDINE E LA GRAZIA NELLA PITTURA FIORENTINA DEL QUATTROCENTO. PalaisStrozzi,piazzaStrozzi,Florence (I).Lu-je9-21h,ve-di9-23h,jusqu’au 11juillet.Rens.0039/055264 51 55 ouwww.botticellipalazzostrozzi.it P U B L I C I T É L’Orchestre de la Suisse Romande bénéficie du soutien du Canton et de la Ville de Genève Orchestre de la Suisse Romande Pinchas STEINBERG direction Kuba JAKOWICZ violon Bedrich Smetana La Fiancée vendue, Ouverture et Trois Danses Max Bruch, Concerto pour violon N° 1 en sol mineur op. 26 Hector Berlioz, Symphonie fantastique op. 14 Mercredi 5 mai 2004, à 20h, Victoria Hall Location : 022 807 00 00 / www.osr.ch Partenaire de saison : Partenaire principaux: ˘ P U B L I C I T É Eglise Saint-Laurent, Lausanne Vendredi, le 14 mai 2004, 19.00 Uhr BEATOCELLO interprète des œuvres au violoncelle de J. S. Bach et des chansons de Beatocello Dr. Beat Richner informe sur les activités des trois hôpitaux pour enfants Kantha Bopha et la maternité au Cambodge. Entrée gratuite. Collecte au profit de Kantha Bopha, CP 80-60 699-1 www.beat-richner.ch MUSIQUE • Le virtuose palestinien joue en Suisse romande avec son frère SamirJoubran, lesconfidences d’unoud O nditrégulièrement,dansla presse française qui l’en- cense, qu’il y a de la rage dans son jeu, que les ombres pas- sent sur son visage et qu’il porte la douleur d’un peuple. Le fait qu’il soit Palestinien, qu’il ait laissé un temps à Ramallah femme et en- fant facilite en partie les écoutes compatissantes et les raccourcis. Mais heureusement, il y a surtout de la musique, une respiration ex- traordinaire, une forme de poésie du mystère dans l’oud délié de Sa- mir Joubran. Et dans le son, la sé- rénité d’une musique arabe ances- trale faite pour accompagner la douceurdesnuits. Né à Nazareth en 1973, fils d’un grand luthier, Hatem Jou- bran, c’est à l’âge de cinq ans que le jeune Samir découvre l’oud avec son père. Il poursuit sa for- mation à l’institut musical de Na- zareth, passe par le Conservatoire du Caire, avant de s’installer en Europe. Après son passage sur la scène des très curieuses «Nuits Atypiques» en 2002 (Langon, France),ilsortTamaas(2003),al- bum méditatif et envoûtant où le rejoint Wissam Joubran, son frère de dix ans son cadet, lui aussi joueurd’oudetluthier. Loin du bruit et de la fureur Manière de revisiter à deux voix la musique savante arabe, de rythmer à leur manière nouvelle les airs traditionnels. Les deux frères de Nazareth effleurent les traditions flamencas voire la mu- sique byzantine, qu’ils soumet- tent à des improvisations au ton de confidence magnifique. A écouter très loin du bruit et de la fureur, lors de leur passage pour troisdatesenSuisseromande. Florence Gaillard TAMAAS. SamirJoubran(Daquí 332015/RecRec) SAMIR ET WISSAM JOUBRAN EN CONCERT. Théâtredel’Echandole, Yverdon,je6maià20h30. Loc.024/4236584. Usineàgaz,Nyon,ve7maià21h.Loc. 022/3614404etwww.usineagaz.ch Centreculturelneuchâtelois,Neuchâtel, di9maià19h.Loc.032/7250505
  • 31. Le Temps P Date N CMJ 5e 36 03.05 Le temps36 •LE TEMPS •LUNDI 3 MAI 2004 T T T H 1015 1015 1030 1005 1000 995 995 985 980 1025 -5 à 0°moins de -5° 35° et plus0 à 5° 5 à 10° 10 à 15° 15 à 20° 20 à 25° 25 à 30° 30 à 35° Haute pression Basse pression Front froid Front chaud Front occlus Isobares (hectopascals) H T LES PRÉVISIONS Londres Luxembourg Lyon Madrid Malaga Marseille Milan Moscou Munich Nantes Nice Oslo Palma de Majorque Paris Prague Reykjavik Rome Séville Sofia Strasbourg St-Pétersbourg Stockholm Toulouse Tromsö Turin Varsovie Venise Vienne 1000 m 2000 m 3000 m 4000 m km/h km/h km/h EUROPE Ajaccio Amsterdam Ankara Athènes Barcelone Belgrade Berlin Bordeaux Bruxelles Bucarest Budapest Corfou Copenhague Dublin Florence Francfort Glasgow Grenoble Hambourg Helsinki Innsbruck Istanbul Kiev Larnaca Las Palmas La Valette Lisbonne AMÉRIQUE DU NORD Chicago Los Angeles Miami Mexico Montréal New York San Francisco Toronto Vancouver Washington AMÉRIQUE CENTRALE ET CARAÏBES La Havane Pointe-à-Pitre Nassau AMÉRIQUE DU SUD Buenos Aires Caracas Quito Lima Rio de Janeiro Santiago du Chili AFRIQUE Agadir Alger Dakar Johannesburg Kinshasa Le Caire Marrakech Nairobi Tunis PROCHE-ORIENT Beyrouth Damas Dubaï Jérusalem ASIE Bangkok Bombay Djakarta Hongkong Irkoutsk Katmandou New Delhi Karachi Pékin Séoul Singapour Téhéran Tokyo OCÉANIE Auckland Melbourne Sydney Delém ont Tavannes Chasseral Avenches Mont-Gibloux BulleMoléson Mont-Blanc Cham onix Em osson Dents-du-Midi Lac Lém an Montreux Lac de Neuchâtel TEMPÉRATURES À 16 HEURES PROFIL NORD-SUD ÉPHÉMÉRIDE VITESSE ET DIRECTION LES VENTS AU SUD DES ALPES AU NORD DES ALPES TEMPÉRATURES MAXIMALES ET TEMPS DANS LE MONDE AUJOURD'HUI Températures à l'aube / l'après-midi Graphisme: Joël Sutter, Le Temps Prévisions personnalisées par téléphone: 0900 575 775 Fr. 2.80/min Soleil Lune Phase de la lune: lever: coucher:lever: coucher: Réalisation, textes: Ensoleillé et chaud sur le sud-est du continent 2 minutes de soleil en plus croissante124e jour de l'année, Jacques Lundi 3 mai 2004 Limite du 0 degré: 2400 m 20 10 5 S SE Var Florent Locatelli, MeteoNews Nuages par le sud 6 h 19 20 h 47 19 h 15 5 h 39 Lundi3mai,14h La dépression présente sur l'ouest de la Méditerranée provoquera des précipitations, parfois orageuses et abondantes, sur une moitié sud-est de l'Espagne, le sud de la France et plus particulièrement le nord de l’Italie. Une perturbation concernera par ailleurs la région allant du sud-ouest de la Finlande à la frontière russo-ukrainienne avec là aussi des averses fréquentes par endroit. Une dépression sur l'ouest de la Méditerranée dirigera dans un flux de sud de l'air doux et humide en direction de la Suisse. Après une matinée assez ensoleillée sur une moitié nord du pays, les nombreux nuages déjà présents ailleurs gagneront tout le territoire l'après-midi. Quelques averses se déclencheront d'abord au Tessin en matinée puis dans les Alpes vers la mi-journée et pourront s'étendre à l'ouest d'ici à la fin de journée. Les averses se feront plus nombreuses en cours d'après-midi outre-Gothard. Hormis quelques éclaircies de fœhn à l'est et dans les Alpes au début mardi, le ciel demeurera très nuageux et quelques pluies gagneront le pays depuis l'ouest. Celles-ci deviendront plus fréquentes à partir de mercredi avec de la fraîcheur en prime. La neige tombera alors dès 1300 à 1500 m. Il pleuvra abondamment au Tessin mardi et mercredi. Fraîcheur et humidité 6°/ 12°7°/ 12°8°/ 12°10°/ 14° 7°/ 15°8°/ 14°11°/ 13°11°/ 13° 16° 13° 5° 17° 9° 11° 3° 16° -5° 4° 11° -14° 8 / 18° 4 / 11° 10 / 16° 9 / 15° 9 / 13° 7 / 17° 8 / 17° 9 / 16° Mardi Mercredi Jeudi Vendredi 7 / 17° Bâle La Chaux-de-Fonds Lausanne Sion Lugano Zurich Coire Berne Genève 19° 20° 23° 23° 15° 26° 22° 18° 21° 26° 24° 22° 13° 14° 23° 22° 13° 18° 18° 20° 20° 21° 26° 26° 20° 21° 20° 16° 19° 16° 15° 13° 18° 14° 19° 22° 19° 14° 17° 21° 20° 20° 2° 21° 18° 25° 22° 22° 14° 14° 8° 14° 21° 21° 23° 9° 32° 29° 19° 15° 22° 28° 8° 14° 19° 28° 28° 28° 13° 32° 14° 23° 28° 23° 18° 20° 27° 20° 33° 29° 17° 24° 29° 24° 26° 38° 24° 33° 38° 31° 31° 8° 30° 37° 36° 21° 15° 32° 25° 20° 17° 14° 20° 12°/ 26° SERBIE- MONTÉNÉGRO Belgrade Journée de la liberté de la presse Soleil et chaleur seront au rendez-vous de la Journée mondiale de la liberté de la presse que l'Unesco célèbre cette année à Belgrade. V oyons, ai-je des «centi- mètres» en trop sur les cuisses? Ben oui, quelques-uns.Maisjeluiretour- ne une question, au fabricant de crème réductrice à «haute bio- compatibilité»: pourquoi ces guillemetsà«centimètres»? C’est donc le printemps, les peaux chantent le matin au ré- veil leur envie de sortir toutes nues. Innocemment, leur pro- priétaire se regarde dans le mi- roir et – glubs – se sent tout à coup sévèrement concernée par la problématique de l’élargisse- ment. C’est normal, ça fait par- tie du cycle – oh combien bio- compatible et multi-actif – des saisons de la vie. D’où, phéno- mènetoutaussinaturel,lebour- geonnement, dans les maga- zines, de pages publicitaires vantant les mérites de ces crèmes qui vont vous sculpter, c’est promis, un corps de saute- relleveloutée. Je n’ai encore jamais acheté un de ces sérums aux perfor- mances «spectaculaires», prin- cipalement parce qu’il y en a trop, et que – je me connais, je prends tout trop au sérieux – en choisir un serait trop doulou- reux. Comment, en effet, être sûre de ne pas manquer le pro- duit LE PLUS spectaculaire- ment efficace? Alors je m’abs- tiens, mais chaque année, je me faisdubienaveccesbaumesaux textures si fluides rien qu’en li- sant le descriptif de leurs mer- veilleuxeffets. J’admire avec quel mélange de rigueur et de délicatesse les promesses sont formulées. La performance de ce concentré lipo-réducteur, par exemple, est une perte centimétrique al- lant «jusqu’à» 2,9 centimètres de tour de cuisses. «Jusqu’à» veut dire que le résultat moyen est en dessous, c’est clair. Une note précise même la valeur de ce dernier: 0,65 cm, sur 70% des femmes testées. C’est pré- cis, honnête, scientifique, mais en même temps, on évite de vous accabler sous les détails techniques. La note et le «jus- qu’à» sont écrits en tout petits caractères. C’est ça, le classi- cisme. Et ce remodelant minceur, que me dit-il? Que mes adipo- cytes vont fondre de 28% et que mon tour de taille va perdre 2 centimètres. Mais que pour cela, je dois me mettre au régi- me. Cette cruelle précision n’est pas formulée, crac boum, avec une machiste brutalité. Elle est simplement suggérée dans le sous-titre du produit: «Complé- ment nutritionnel». C’est ça, l’élégance. Je lis, donc, et les mots sont comme un baume bienfaisant. Y compris dans leur part irré- ductible de mystère. Une essen- ce minceur brûle-graisse testée «in vitro», vous croyez que c’est quoi? Un truc pour faire maigrir lesembryons? Mais en réalité, ce qui m’apaise le plus, ce n’est pas tant la description des perfor- mances de ces onguents que les précautions que l’on prend pour nommer le problème qu’ils sont appelés à résoudre. Je n’ai pas d’horripilants bourrelets dou- blés d’une couche de cellulite «dégueu». J’ai des «rondeurs re- belles». Vues sous cet angle, j’ai presqueenviedelesgarder. ■ Candide PAR ANNA LIETTI Elargissement TSR 1 TSR 2 TF1 FRANCE 2 FRANCE 3ARTE M6 SF1 TSI 1 TV5 Télévision 16.40 JAG. La dernière mission. Série. 17.35 7 à la maison. Série. 18.25 Top Models. Feuilleton. 18.55 Le 19.00 des régions. 19.10 Télé la question! 19.30 Le 19.30. 20.05 Classe éco. 20.40 Box office: Le journal de Bridget Jones 6 Comédie romantique (Grande- Bretagne, 2001). DeSharonMaguire. Avec Renée Zellweger et Hugh Grant et Colin Firth. 22.25 Sex and the City A la folie! Série (10/20). Avec Sarah Jessica Parker et David Duchovny. 23.00 New York Police Blues Aimer fait souffrir. Série (15/20). Avec Michele Maika. 23.45 Sopranos Préservez-nous de la puissance du diable. Série (10/13). Avec James Gandolfini et Lorraine Bracco. 0.30 Programmes de la nuit en boucle. 14.05 Telescoop. 14.30 Spécial vota- tions fédérales: Paquet fiscal: un cadeau pour qui? 15.45 A.R.C. Appel- lation Romande Contrôlée. 16.05 Les Zap. 18.25 Kelif et Deutsch, à la recherche d’un emploi. Boxeur. 18.35 Garage. Présenté par Gaëlle, David Cunado. 19.30 Tagesschau. 20.00 Banco Jass. 20.05 Eurogoals. Football. 20.30 Le doc du lundi: Le tueur de la rivière verte Documentaire (USA, 2003). 21.20 Le doc: Patricia Cornwell: la femme qui fait parler les morts Documentaire de Stéphane Renouil. 22.20 Images suisses 22.30 Le 22.30 22.55 Zig Zag café Zig Zag café au Bhoutan (1/2). 23.45 Réception par câble et par satellite 16.25 Le protecteur. 17.15 7 à la mai- son. 18.05 Le bigdil. 19.05 La Ferme Célébrités. 19.50 Laverie de famille. 20.00 Journal. 20.40 Et vous demain. 20.55 Alice Nevers, le juge est une femme 6 Mort d’une fille modèle. Téléfilm policier (France, 2003). De Patrick Poubel. Avec Marine Delterme, Arnaud Binard et Andréa Ferréol. Lors de l’enquête sur l’assassinat d’une jeune femme, un ancien mannequin, la juge Alice Nevers met à jour un très lucratif trafic d’ovocytes. 22.45 Y a que la vérité qui compte! Présenté par Pascal Bataille, Laurent Fontaine. 0.45 La Ferme Célébrités. 1.30 Sept à huit. 2.20 The Dancer. Film (France, 2000). De Fred Garson. Avec Mia Frye. 16.45 Des chiffres et des lettres. 17.20 Tout vu, tout lu. 18.00 Urgences. 18.55 On a tout essayé. 19.50 Un gars, une fille. Série. 20.00 Journal. 20.55 Maigret 6 Maigret et le clochard. Téléfilm policier (France - Belgique, 2003). De Laurent Heynemann. Avec Bruno Cremer et Georges Gilbert-Cazeneuve. Un homme est sauvé d’une noyade dans la Seine par un marinier. Maigret découvre que le rescapé a été frappé à la tête, mais ne veut pas en dire plus. 22.25 D’art d’art «Portrait d’Adolf de Wignancourt» (Le Caravage). 22.30 Complément d’enquête Mort subite, dopage, des cham- pions en danger. Présenté par Be- noît Duquesne. 0.10 Expression directe. FSU. 16.35 TO3. 17.30 Foot 3. 18.05 Ques- tions pour un champion. 18.30 La santé d’abord. 18.35 Le 19-20. 20.05 Le fabuleux destin de... 20.35 Loto foot. 20.55 Le fabuleux destin de... 6 Présenté par Isabelle Giordano. Invités: Jane Birkin, Sylvie Vartan, Isabelle Boulay et Jean-Pierre Papin. Jane Birkin revient avec un nouvel album, Sylvie Vartan effectue aussi son grand retour avec une autobio- graphie, Isabelle Boulay est actuel- lement en tournée en France et Jean-Pierre Papin s'occupe toujours de son association «Neuf de cœur». 23.30 Soir 3 23.55 Alice ou la dernière fugue 6 Film fantastique (France, 1977). De Claude Chabrol. Avec Sylvia Kristel et Charles Vanel. 1.30 Libre court. 2.10 Ombre et lumière. 19.00 Arte découverte. 19.45 Arte info. 20.00 Le journal de la culture. 20.15 Le feuilleton documentaire: Allez l’OM! Le rêve retrouvé. Docu- mentaire (1/5). 20.40 Cet amour-là Drame (France, 2001). De Josée Dayan. Avec Jeanne Moreau, Aymeric Demarigny et Christiane Rorato. 16/9. Seize années d’une histoire d’amour passionnelle, hors normes et bouleversante, entre un tout jeune homme et une femme d’âge mûr, célèbre romancière. 22.20 Grand format: Cinéma nostalgie DocumentairedeDouglasWolfsperger. 23.55 Arte info 0.10 Le clown braqueur. Téléfilm (Allemagne, 2001). De Tim Trageser. 16.15 Dock 13. Le grand saut. Série. 17.15 80 à l’heure. 17.54 S comme Son. 17.55 Les Colocataires. 18.50 Charmed. 19.45 Caméra café. Série.19.50 Six’-Météo. 20.05 Une nounou d’enfer. 20.40 Les Colocataires- Décrochages info. 20.50 Le chantier! Présenté par Véronique Mounier. Retaper et aménager une maison du Sud-Ouest de la France, c'est le défi que vont relever neuf couples. Toutes les décisions devront être prises en commun et dans le cadre du budget limité mis à leur dispo- sition. 23.35 Lundi cinéma: La secte sans nom O Thriller (Espagne, 1999). De Jaume Balagueró. Avec Emma Vilarasau et Karra Elejalde. 1.20 Les Colocataires. 16.00 Telescoop. 16.25 Wuschel Kinderprogramm: Benjamin Blümchen - Jim Knopf - Papa Löwe und seine glücklichen Kinder. 17.30 Gutenacht- geschichte. 17.45 Tagesschau. 17.55 Girlfriends, Freundschaft mit Herz. 18.45 Telesguard. 19.00 Schweiz aktuell. 19.30 Tagesschau. 19.50 Meteo. 20.00 Eiger, Mönch & Kunz. 21.05 PULS. 21.50 10 vor 10. 22.20 Nahtod-Erlebnisse. Was sagt die Wissenschaft? 23.25 The Virgin Sui- cides. Film. Avec Kirsten Dunst. 1.00 Tagesschau. 1.05 Meteo. 16.00 Telegiornale flash. 16.05 Walker, Texas Ranger. Avec Chuck Norris, Clarence Gilyard, Sheree J. Wilson, Noble Willingham. 16.50 Tesori del mondo. 17.10 La signora in giallo. 18.00 Telegiornale flash. 18.10 Spaccatredici. 19.00 Il Quotidiano Uno. 19.30 Il Quotidiano Due. 20.00 Telegiornale sera. 20.30 Meteo. 20.40 Uno, nessuno, centomila. 21.00 Il Lunedì. 22.40 Micromacro. 23.05 Telegiornale notte. 23.20 Meteo. 23.25 Me Doc. 1.10 Repliche conti- nuate. 16.00 TV5, le journal. 16.15 Le journal de l’éco. 16.20 TV5, l’invité. 16.30 Questions pour un champion. 17.00 Face à l’image. 18.00 TV5, le journal. 18.25 Vivement dimanche. 20.00 TV5 infos. 20.05 Vivement dimanche prochain. 20.35 Journal (France 2). 21.00 Les années belges. 22.00 TV5, le journal. 22.25 Caméra sans visa: Jeanne et le garçon formidable. Film. Avec Virginie Ledoyen. 0.05 Journal (TSR). 0.35 TV5, le journal Afrique. 0.45 TV5, l’invité. 1.00 Mozart, l’énigme. 2.00 TV5, le journal. Radio RSR-LA PREMIÈRE RSR-ESPACE 2 FRANCE-INTER FRANCE-CULTURE FRANCE-MUSIQUES 5.00 Le journal du matin. 8.35 On en parle. Magazine. 9.30 Mordicus. Magazine. 11.04 Les dicodeurs. Diver- tissement. 12.08 Chacun pour tous. Magazine. 12.11 Salut les p’tits zèbres. Magazine. Enfants et familles. 12.30 Le journal de la mi-journée. Le journal complet de la mi-journée, avec des dossiers, des magazines et des repor- tages. 13.00 Tombouctou, 52 jours. Magazine. 14.04 Journal infime. Magazine. 15.04 Histoire vivante. Magazine. Les grands épisodes de l’histoire contemporaine. 16.04 Aqua concert. Magazine. Un clin d’œil à la musique classique et un regard caustique sur l’actualité. 17.09 Recto Verso. Magazine. 18.00 Forums. Débat. 19.05 Radio paradiso. 20.04 Drôles d’histoires. Divertissement. 21.04 Train bleu. 22.04 La ligne de cœur. Magazine. 22.30 Le journal de nuit. 0.03 Aqua concert. Magazine. 8.30 Les temps qui courent. 9.04 Musique en mémoire. 10.04 Courant d’air. 11.03 Entre les lignes. 11.30 Méridienne. Dumitru Tsepeneag, nouvelles: «Un air de trompette». 12.03 Dare-dare. Traverses. 13.00 Le journal de la mi-journée. 13.30 Concert. Donné le 12 novembre 2002, en la Salle de concerts Vatroslav Lisinski, à Zagreb, par l’Orchestre symphonique de la Radio de Croatie, dir. Niksa Bareza: œuvres de Veress, Janácek, Chostakovitch. 15.00 L’échappée belle. Magazine. 17.03 L’horloge de sable. Rwanda, un génocide oublié: Ce génocide qui nous habite. 18.03 JazzZ. 19.03 Entre les lignes. 19.30 Les temps qui courent. Europe: Le défi du gigantisme (1/5). Magazine. 20.00 Disques en lice. Mahler: 9e Symphonie. 22.30 Le journal de nuit. 22.42 A vue d’esprit. Magazine. 23.00 Musique en mémoire. 0.04 Notturno. 9.00 Journal. 9.05 Tam Tam, etc... 10.05 Alter ego.11.00 Flash. 11.05 Le fou du roi. 12.00 Flash. 12.40 TTC (Tous Talents Confondus). Mary L. 12.45 Le jeu des mille euros. Jeu. 13.00 Le treize-quatorze. 14.00 Flash. 14.05 2000 ans d’Histoire. Les prison- niers pendant la Grande Guerre. 14.30 Portraits sensibles. 15.00 Flash. 15.05 Dépaysage. Le Moyen-Orient. Invité: Adnan Azam. 16.00 Flash. 16.05 Carrefour de Lodéon. 17.00 Flash. 17.05 Là-bas si j’y suis. 18.00 Journal. 18.16 Charivari. 19.00 Inter soir. 19.20 Le téléphone sonne. 20.00 Journal- Météo marine. 20.10 L’humeur vagabonde. Magazine. 21.00 Flash. 21.05 C’est Lenoir. Magazine. Black Session. 22.00 Inter soir. 22.10 Le pop club. 23.00 Flash. 23.10 Le pop club. Magazine. 23.30 Ondes de choc. Invités: Dolly. 0.00 Inter minuit. 0.05 Ondes de choc. Invités: Dolly. 6.00 L’éloge du savoir. Magazine. 7.00 Les matins de France culture. Maga- zine. 7.30 Journal de l’Europe. 8.00 Journal. 9.10 Les lundis de l’Histoire: Le grand entretien. 10.10 Les lundis de l’Histoire: L’Histoire autrement. 10.30 Les chemins de la musique. 11.02 Feuilleton. Magazine. 11.22 Animation. 11.25 Le livre du jour. Magazine. 11.30 Mémorables. Georges Séguy: La naissance du syndicalisme et son contexte. 12.00 Les titres. 12.02 Tout arrive. Magazine. 12.30 Journal. 12.45 Tout arrive. Magazine. 13.30 Les décraqués. Magazine. 13.38 Les chemins de la connaissance. 14.00 Les cinglés du music-hall. La légende de Betty Boop. Magazine. 14.55 Poésie sur parole. Jean-Claude Pirotte. 15.00 La fabrique de l’Histoire. 16.30 Un poco agitato. Magazine. 17.02 A voix nue. Magazine. 17.27 Animation. 17.30 Les pieds sur Terre. Magazine. 17.55 Le regard d’Albert Jacquard. Magazine. 18.00 Journal. 18.20 Travaux publics. Magazine. En public depuis le studio 168 de la Maison de Radio France. 19.30 L’économie en questions. 20.25 Poésie sur parole. Jean-Claude Pirotte. 20.30 Décibels. 22.00 Journal. 22.12 Multipistes. 22.30 Surpris par la nuit. Reconnaissances à Danielle Collobert. Magazine. 0.00 Du jour au lendemain. Magazine. 0.40 Les chemins de la connaissance. 7.00 Journal. 7.07 Les chants de l’aube. 8.00 Journal. 8.50 La revue de presse. 9.00 Journal. 9.09 Si j’ose dire. 10.27 Alla breve. 10.30 Concert des Nations. 12.25 Alla breve. 12.30 Journal. 12.35 C’était hier. 14.00 Tout un programme. Jean-Marc Fabiano, David Zambon et Patrick Zygmanowski. 15.30 Concert. 17.00 Ottocento. 1895. Concerto pour piano et orchestre n°5 op. 103, de Saint-Saëns, Thème et variations pour piano seul op. 73, de Fauré, œuvres de Ravel: Sites auricu- laires pour deux pianos, Menuet an- tique pour orchestre. 18.00 Le jazz est un roman. Kansas City. Musiques de Jackie McLean. 19.00 Journal. 19.05 Tutti or not tutti. Orchestre Colonne: Colonne (1873-1910). Marche hon- groise «La Damnation de Faust» (ex- trait), de Berlioz, dir. Edouard Colonne, Danse macabre (extrait), de Saint- Saëns, dir. Pierre Dervaux, Rhapsodie espagnole (extrait), de Ravel, dir. Pierre Dervaux, Rhapsodie roumaine n°1 (ex- trait), de Enesco, dir. Georges Enesco. 20.00 Alla breve. Predella pour orgue, de Lanza. 20.03 Concert. 22.00 En at- tendant la nuit. Invité: Olivier Cullin. 23.00 Jazz poursuite. 0.00 Le cabinet de curiosités. La Naissance de Vénus pour chœur mixte et piano op. 29, de Fauré, par les Solistes de Lyon, Ber- nard Têtu, chef de chœur, Sonate pour alto et piano op. 53, de Koechlin. 1.00 Programme Hector: Concert.

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