Memoire slachemot

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Memoire slachemot

  1. 1. IntroductionDepuis toujours, les plantes ont joué un rôle essentiel dans l’histoire de l’humanité. Non seulementle règne végétal a donné à la médecine certains de ses meilleurs remèdes, mais a aussi occupéune place prépondérante dans la cosmétologie. D’ailleurs le philosophe grec Théophraste (300avant J.-C), élève de Platon et d’Aristote, spécialiste de botanique, décrivait déjà plus de cinqcents espèces de plantes utilisées pour leurs vertus thérapeutiques.L’étymologie du mot cosmétique vient du grec « kosmetikos » qui signifie mettre de l’ordre,harmonisé et de kosmos qui se traduit l’univers, un système qui englobe tout.En revanche, en Egypte, la cosmétologie n’était pas qu’une simple parure et les couleurs des fardsavaient un rôle non seulement esthétique, mais aussi thérapeutique, symbolique, rituel et sacré.D’ailleurs, il semble probable que le mot cosmétique provienne plutôt du grec Kemet qui désignaitla terre noire des bords du Nil. Depuis l’Antiquité, la cosmétologie a ainsi occupé une placeimportante dans la plupart des civilisations. La notion de beauté varie certes avec les époques, lesethnies, les lieux, mais également les pratiques pour embellir le corps ont toujours existé. Lesproduits de cosmétiques font partie des coutumes, en partant de l’époque des romains et desgrecs, en passant par le moyen âge, et jusqu’au XXème siècle. Il est ainsi aisé de faire lerapprochement avec notre siècle.A partir du 3e millénaire avant Jésus Christ, des traces d’objets démontrant l’utilisation de parfumset cosmétiques ont été retrouvées. Des objets ou plutôt des fragments d’objets ont souvent étédécouverts lors de fouilles archéologiques, servant de contenant à des poudres ou des mixtures.Les composants utilisés à cette période se sont révélés provenir d’huiles végétales parfumées quiservaient à hydrater la peau. Des pigments issus de minéraux mélangés avec des substancesgrasses avaient la vertu de servir de collyres contre les irritations et autres infections.Pendant longtemps, la fabrication de ces produits a été artisanale, destinée aux personnes depouvoir et utilisée à des fins religieuses ou sociales. La conservation de ces produits à base devégétaux ou minéraux se faisait grâce à des substances toxiques comme l’arsenic, et leur usageétait critiqué.Quand lorsqu’au Moyen Age, qui a duré près de dix siècles, l’usage des produits de beautésemble avoir été révoqué par l’Eglise, ils réapparaissent de plus belle à la Renaissance. Cetteépoque annonce le retour de la coquetterie, les femmes sont maquillées et attirantes, ellesannoncent le siècle des lumières.A la fin du XVIIIe siècle, il y eut une prise de conscience concernant la toxicité de certainscomposants de cosmétiques tels que le plomb, le mercure et l’arsenic. Une hausse de l’hygièneest à noter et nous voyons apparaître des professionnels du métier de la parfumerie installer leursboutiques dans tout Paris.Puis l’ère du Romantisme ne fut pas très gaie pour les produits de cosmétique, puisque la moderéservée aux gens les plus fortunés consistait à adopter un look de dandy, à savoir un air triste etun teint blafard.En revanche à l’aube de l’industrialisation du XIXe siècle, les nombreuses découvertesscientifiques et techniques comme la chimie de synthèse font prendre un nouveau tournant à lafabrication des parfums et des produits de cosmétiques. Le visage de la cosmétologie change : 1
  2. 2. Parfums de synthèse, dérivés pétroliers, tensioactifs et stabilisateurs d’émulsion font partie desnouveaux composants entrant dans les formulations complexes qui caractérisent les cosmétiquesmodernes. Grâce à l’industrialisation, les coûts de production se réduisent et les produits sont plussûrs. A l’origine de cette industrie française, les grandes maisons de couture sont souventassociées. Les entreprises Chanel ou Dior n’y sont pas inconnues.Le bio, est lun des sujets en vogue, essentiellement dans lagriculture, il sagit dune nouvellefaçon de consommer.En effet les consommateurs de nos jours sont plus responsables vis à vis de leur consommation,de leur santé et de lenvironnement.Ce sujet de mémoire m’a été inspiré des publicités que l’on voit à la télévision mais aussi dans larue, les panneaux publicitaires, dans les magasins, ou encore sur internet.Aujourd’hui nous sommes enfin plus conscients et plus sensibles à notre bien-être, mais pas àn’importe quel prix. Nous sommes des consommateurs avisés et recherchons de plus en plusl’information car celle-ci est devenue plus accessible.Etant moi-même consommatrice, je me suis demandée ce que les industriels des cosmétiquesnous proposaient réellement. Que contiennent les produits ? Que sont les cosmétiques bios ? Dequoi sont-il composés ? Que signifient les labels bio ?Toutes ces questions m’ont orientées à faire mon mémoire sur un sujet d’actualité, en plein boomet en évolution constante.Au-delà des cosmétiques, le bio est aussi dans nos assiettes. Mais que signifie réellement le bio ?Comment la législation arrive-t-elle à contrôler et réglementer un si vaste secteur ? Les législationssont-elles homogènes ?On parle aussi de commerce équitable, les pays en développement sont très investis, je medemandais comment ces producteurs s’inscrivait dans cette démarche de commerce équitable.Qu’apporte le commerce équitable au commerce local, national et aux producteurs à un niveauéconomique et social ? 2
  3. 3. 1. Le Secteur du Bio 1.1. Historique du Bio, ses origines1.1.1 Au niveau internationalL’agriculture biologique s’est progressivement implantée en Europe sous l’influence de troiscourants :Le philosophe Rudolf STEINER jette les premières bases de l’agriculture biodynamique, fort deson courant anthroposophique qui prône d’une part, la voie à une perception et à unecompréhension approfondies des principes régissant l’être humain et la nature et d’autre part, uneaction inspirée de cette perception.C’est en 1924 que R.STEINER effectue sa première démonstration en termes d’agriculturebiodynamique « Le cours aux agriculteurs ». Ce premier événement fut à l’origine d’un mouvementinternational fortement implanté en Allemagne, Autriche, Suisse, Hollande, Etats-Unis et dans lespays scandinaves. Les principes de l’agriculture biodynamique se fondent sur uneapproche « vitaliste ». C’est ainsi qu’il exposait les premiers dangers causés par les engraischimiques qui peuvent tuer la terre et tout organisme vivant. C’est pourquoi il proposa uneapproche et une méthode de culture différente. En composant un compostage basé sur l’emploi desubstances végétales et minérales. Expérimentée par son collaborateur Erhenfried PFEIFFER enEurope, la pratique fut rapidement exportée aux Etats-Unis. Le mouvement prit son essor surtouten Allemagne et en Europe du nord dans les années 30.Le courant anglophone, celui de « l’agriculture organique » s’est développé en Grande-Bretagneaprès la seconde guerre mondiale. C’est sur les bases d’un certain Sir Albert HOWARD, directeurde l’Institut de l’industrie végétale Indore, conseiller agricole des Etats de l’Inde centrale et auteurd’un ouvrage intitulé Le testament agricole, qu’il conteste l’utilisation d’engrais artificiels. De retourde mission en Inde où il était chargé de résoudre les problèmes de pénurie alimentaire, il s’estinspiré des méthodes traditionnelles de cultures indiennes pour mettre au point une techniquesimple d’utilisations des déjections. Au lieu de les transformer en combustible comme avant, ellesétaient compostées, son « procéder Indore », démontra l’action bénéfique sur les rendements etsur la résistance des plantes au parasitisme.La méthode organo-biologique apparaît en Suisse dans les années 30, sous l’influence d’unhomme politique, le Dr MULLER, dont les objectifs socio-économiques sont assez semblables àceux de ses prédécesseurs puis se développe en 1960 sous l’impulsion du médecin autrichienHans Peter RUSH qui publia un ouvrage majeur, « La fécondité du sol ». Ses réflexionspréfiguraient les propositions écologiques sur la protection de l’environnement, l’utilisation desénergies douces, l’influence de l’alimentation sur la santé et le gaspillage des ressources. Cemouvement fit de nombreux adeptes en Allemagne et à l’origine de la création de l’associationBioland, l’une des principales organisations bios outre-Rhin, et du réseau des coopératives Muller,en Suisse. 3
  4. 4. 1.1.2 Au niveau nationalEn France, c’est après la seconde guerre mondiale qu’un groupe de médecins, de consommateurset d’agronomes lança le débat sur l’agriculture biologique, en constatant l’apparition de maladiesnouvelles, et l’augmentation du cancer, qu’il attribuait aux produits chimiques de l’agriculture et àla transformation industrielle des aliments. La première association fut créée en 1950 par ledocteur William BAS (L’Association Française Pour une Alimentation Normale). Composée demédecins et de naturopathes, elle défendait les traditions paysannes.Poussé par la création de cette première association, un premier groupement d’agriculteursbiologique se forme en 1959 dans l’ouest. Il faudra attendre 1962 pour voir l’apparition de l’AFAB(Association Française pour l’Agriculture Biologique) avec des personnalités qui ont réellementmarqué le grand départ de l’AB en France.Depuis les créations de ces associations, des réseaux de distributions et de coopératives se sontorganisés autour des agriculteurs.De nombreux autres domaines se sont mis au bio, notamment celui de la médecine, de l’industriedu textile, des matériaux de construction ou encore récemment celui des cosmétiques. 1.2. Les modes de distribution et de diffusion du bio1.2.1. La distribution et commercialisationLa distribution et commercialisation des produits de la filière bio se fait à plusieurs niveaux :  Le réseau de proximité : vente directe à la ferme ou sur les marchés locaux. Cest sans aucun doute la forme de commercialisation la plus appropriée pour les produits du terroir extra frais. Ce type de point de vente s’accroît de plus en plus. Sans intermédiaire, c’est souvent que les consommateurs sont en liaison directe avec le producteur.  Les magasins spécialisés et coopératives bio : Biocoop, Nature et Progrès, Canal Bio, Côté vert, Dame Nature, La Vie Claire, Rayons verts, Nouveaux Robinson, etc... Ils sont souvent installés en centre ville ; on y trouve des produits alimentaires bios mais aussi des produits cosmétiques naturels.  La grande distribution : les grandes surfaces répondent elles aussi à la demande croissante des consommateurs de produits bio. Alors qu’autrefois les grandes surfaces ne réservaient qu’un misérable espace aux produits bio, maintenant on peut constater l’apparition de rayons entiers consacrés au bio et aux produits naturels. Au top 3 des meilleurs points de vente : Carrefour, Monoprix et Auchan.  La vente par correspondance : Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur Internet pour se rendre compte de l’essor des produits bio. De très nombreux sites proposant toutes sortes de produits bios sont présents sur le net, en majorité de l’alimentation, des herbes et des soins et cosmétiques pour le corps. 4
  5. 5. 1.2.2. La diffusion et promotion La diffusion et la promotion des produits bio s’effectuent par le biais de plusieursmanifestations et évènements étalés tout au long de l’année et sur l’ensemble du territoirefrançais. Chaque année a lieu depuis maintenant sept ans, le printemps Bio. Pendant 15 jours, les22 régions françaises vont ainsi vivre au rythme des actions menées par les acteurs de la bio pourfaire connaître au plus grand nombre les techniques, les pratiques, les principes et les valeurs dece mode de production respectueux de lenvironnement. Comme chaque année, agriculteurs,artisans, transformateurs et distributeurs vont aller à la rencontre du grand public, ouvriront leursfermes, leurs entreprises... L’importance des ces actions est telle que, l’Union européenne finance 50 % du budgettotal de cette campagne. Dans cette optique, lensemble des actionsréalisées, à savoir les supports de communication, lévénement delancement, les publi-reportages ainsi que les actions menées dans toutela France apportent un éclairage particulier sur le logo européen bio. Enlintégrant notamment sur tous les outils réalisés mais aussi enexpliquant au grand public la réglementation européenne.1.2.3. Les arguments du BioDepuis plusieurs années maintenant, on ne cesse de parler et de vanterles mérites du bio. Cette tendance apparaît après les problèmessurvenus au sein de la chaîne alimentaire tel que la crise de la vachefolle ou encore plus récemment l’épidémie de grippe aviaire. On commence donc de plus en plusà remettre en question ce qu’on retrouve dans son assiette. Mais outre le fait que les aliments etproduits issus de l’agriculture ou de l’élevage biologiques sont contrôlés de manière très stricte, lemouvement biologique demeure avant tout un style de vie, qui passe par le respect de la nature etde son environnement.Choisir de consommer des produits biologiques contribue non seulement à encourager lesagriculteurs, les producteurs, mais aussi a fournir au consommateur un mode de vie globalementplus sain. Consommer bio c’est préserver une nature qui devient de plus en plus fragile en partiedû à la pollution créée par l’homme, et chacun d’entre nous sait que les ressources de la nature nesont pas inépuisables. D’où l’importance d’un mode de vie plus sain donc plus bio.1.2.4. Les différents domaines concernés par le bioLEnvironnement La protection de notre environnement est un sujet de préoccupation avec l’augmentationdes perturbations climatiques (exemple : les tsunamis, la fonte des glaces, les canicules, lesinondations,.. ) liées à une croissance de l’effet de serre , l’accumulation des déchets sur notreplanète, les ressources énergétiques qui s’amenuisent , tout cela perturbe notre monde et faitprendre conscience à notre société que notre système est fragile et qu’il est nécessaire de prendredes mesures pour y remédier. 5
  6. 6. Le biologique semble être une solution pour freiner la dégradation de notre environnement etmême le protéger.Quelle est la place du bio dans l’environnement ? Le biologique sert à refuser tout apport chimique dans la production industrielle etalimentaire, et agricole, afin de préserver la nature et garantir une sécurité sanitaire.L’agriculture biologique ne met jamais en péril l’équilibre vital du sol, et même améliore la qualitédes sols puisqu’elle favorise la prolifération de micro-organismes. Puisque des plantes cultivéesbiologiquement sont des produits qui ont poussé sans l’aide d’aucun produit de synthèse (produitchimique, engrais, herbicide, insecticide, fongicide, hormone,…..) et qui ont gardé leur filtrenaturel.Ensuite vient prendre part à la protection de l’environnement toute la production de produits desubstitution entièrement biologiques. L’intérêt de ces produits est qu’ils aboutissent au mêmerésultat que les produits qu’ils remplacent tout en protégeant l’écologie. Les produitsbiodégradables répondent parfaitement à cet objectif.Existe-t-il des labels et réglementations bio en faveur de lenvironnement?Il existe quelques labels existant concernant les labels bios en faveur de lenvironnement  Le label agriculture biologique : Il est attribué aux produits pour certifier les produits issus de l’agriculture biologique, il concerne les produits agricoles et les denrées alimentaires.  Le label nature et progrès : Il concerne les produits alimentaires et depuis 1998 les cométiques, mais également les produits ménagers. Leur but et de faire des produits qui respectent les lois de la nature et utilisent le moins possible d’éléments de synthèse.  Le label Demeter : Organisme certificateur de lagriculture biodynamique. Les produits DEMETER satisfont aux exigences du règlement européen sur lagriculture biologique et répondent, en plus, au cahier des charges spécifiques de la bio-dynamie qui considère le vivant dans son ensemble.  Le label SKAL : Organisme hollandais de contrôle et de certification de la production biologique reconnu sur le plan international. Label "EKO" de Skal : respect de règles très strictes imposées par Skal, de la matière première au produit fini.De même il existe des organismes afin de réglementer le bio en faveur de lenvironnement.  IMO : Organisme dinspection et de certification des matières premières,reconnu sur le plan international.(Inspection, notamment, pour Demeter et lIVN). 6
  7. 7.  NATURTEXTIL / I.V.N : Association Internationale des Textiles Naturels. Les qualités écologiques des articles portant ce sigle sont vérifiées et certifiées à chaque stade de leur production par des organismes indépendants. Label "Better" de lIVN : respect de critères écologiques et sociaux très stricts imposés par lAssociation.L’alimentation LE BIO, TOUT LE MONDE EN PARLE MAIS QU’EST-CE QUE C’EST ?Quest-ce qu’un produit bio ?C’est un produit végétal ou animal, brut ou transformé, élaboré et commercialisé selon des règlesrigoureuses contenues dans un cahier des charges homologué, répondant aux exigences durèglement européen en vigueur, contrôlé et certifié par un organisme agréé, dont les référencesfigurent sur l’étiquette. C’est un produit qui contient au moins 95% d’ingrédients provenant del’agriculture biologique (les 5% restant est la marge nécessaire pour des additifs comme le sel quine sont pas agricoles). Ce produit doit répondre aux attentes des consommateurs pour le respect de l’environnement :il est obtenu par le recyclage des matières organiques naturelles par compostage pour ne pasperturber l’équilibre des organismes vivants qui peuplent le sol. Il est également dépourvud’engrais chimiques et de pesticides de synthèse, de traitements antibiotiques et antiparasitairesaprès récolte et de conservateurs, de colorants et d’additifs divers. C’est pour les consommateursde produits biologiques un produit « sain ». Concernant l’utilisation d’OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) ou de dérivés dans lacomposition de produits biologiques, elle est totalement prohibée depuis le 24 août 1999 dansl’agriculture biologique.Comment reconnaître et choisir un produit biologique ? Un consommateur d’alimentation biologique est très méfiant vis-à-vis de produits biologiquesvendus en grande surface. Néanmoins certains critères permettent de reconnaître un produitbiologique de l’agriculture française sans se tromper :  La mention « Agriculture biologique » ou « Produit de l’agriculture biologique » ou « Produit issu de l’agriculture biologique »  Le logo AB (« Agriculture Biologique ») est le premier signe de reconnaissance. Il doit être apposé sur l’étiquette et être bien visible par le consommateur. Il certifie que le produit est issu au moins à 95% de l’agriculture biologique. Se sont les organismes de contrôle agrées par le ministère de l’agriculture qui délivre ce logo aux préparateurs des produits biologiques une fois que le produit a été vérifié et jugé 7
  8. 8. conforme à la réglementation européenne et au cahier des charges français. Cependant l’utilisation de ce logo étant facultative, on trouve beaucoup de produits biologiques où ce logo ne figure pas.  la mention « agriculture biologique – système de contrôle CEE » suivie du nom ou de la raison sociale du producteur, du préparateur ou du vendeur. Les mentions « produits naturels, produits fermiers », « agriculture raisonnée » ne sont pas fiables car ils ne correspondent pas aux normes de l’agriculture biologique.  Le nom de l’organisme certificateur  Éventuellement un organisme gestionnaire de marques (logo particulier)  Le logo communautaire de l’agriculture biologiqueAujourd’hui le produit issu de l’agriculture biologique est de plus en plus jumelé avec l’étique ducommerce équitable notamment dans les grandes surfaces. Les produits biologiques participantau commerce équitable sont reconnaissables par le logo AB et le sigle « Max Havelaar ». Ils ontdonc un double enjeu : ce sont des produits naturels issus d’une agriculture sans engraischimiques et ils assurent une juste rémunération du travail des producteurs et artisans les plusdéfavorisés leur permettant de satisfaire leurs besoins élémentaires.On remarques ces dernières années une étendue plus importantes dans les hypermarchés desproduits bio. Ceci nous amène à nous demander où pouvons nous acheter des produits bio.1.2.5. Où acheter et consommer du bio?Depuis 1990, différents types de distributeurs nous proposent des produits biologiques. Les magasins indépendants spécialisés et/ou franchisés : proposent d’abord des produits diététiques et naturels .Ces magasins spécialisés se sont reconvertis par la suite en supérettes biologiques. Proposant un large choix de produits, ils sont aujourd’hui plus de 2000 commerçants ou franchisés (Satoriz, La vie Claire, Dame nature, Profil’Bio,…) à proposer des produits biologiques. Le réseau coopératif Biocoop réunit ses magasins et supermarchés offrant exclusivement du produit conforme à l’éthique bio.  Les commerçants indépendants : il sagit des boucheries, des boulangeries ou encore des biscuiteries qui proposent des produits entièrement issus de l’agriculture biologique. Ces commerçants sont de plus en plus nombreux.  Les grandes surfaces : il est possible de s’approvisionner dans les grandes surfaces dans un rayon spécialement réservé « bio ». D’après « Le guide Hachette du bio » la grande distribution approcherait aujourd’hui la moitié du marché des produits 8
  9. 9. biologiques. Il est vrai que la gamme s’accroît considérablement depuis que ces enseignes ont apposé leur marque sur les produits. En se rendant sur le terrain, on peut effectivement constaté une augmentation de la gamme de produits proposés : - Casino, Intermarché et Cora qui ne présentait qu’une 30aine de produits en 2000, en comptabilisent environ une centaine en 2006. - Carrefour, Champion qui présentait une centaine de produits en 2000, comptabilisent, aujourd’hui plus de 3700 produits bio dans leurs hypermarchés. Il faut savoir quaujourdhui Carrefour est leader en terme de fabricant de produits bio, et propose dans ses hypermarchés près de 50% de produits bio en marque propre.  Les marchés biologiques : on y trouve tous les produits frais biologiques : légumes, viande, poisson, pain, pâtisseries, … dans une atmosphère joviale et agréable, ou les arômes naturels vous enivrent les narines ! faire son marché devient un vrai moment de bonheur.  Le commerce biologique en ligne : le bio se met à l’Internet ! de nombreux sites en ligne de commerce biologique proposent un large choix de produits biologiques : - des produits frais : fruits, légumes charcuterie, viande, poisson, traiteur, produits laitiers, boulangerie/pâtisserie - des produits non périssables : chocolats, café, épices, vin,… - des produits non alimentaires : maquillage, soins du corps, soins du visage, soins capillaires, soins pour bébés et enfants,… Tous ces produits sont à retrouver sur Natoora.fr (alimentaire) ou Mondebio.com (non alimentaire), Parmashop.it (site non spécialisé mais proposant du parmesan biologique).  La restauration collective introduit le bio par le biais d’une Association Nationale : « Un Plus Bio » qui accompagne les personnes et les structures souhaitant introduire progressivement une alimentation de qualité en restauration collective, en s’appuyant sur le concept “manger bio” (produits certifiés Agriculture Biologique*, saisonnalité, proximité, actions éducatives).Tous les secteurs de la restauration collective sont concernés : • Scolaire : maternelles, primaires, lycées, collèges • Entreprise : secteurs public et privé • Médico-social : santé, maisons de retraite • Centres de loisirs, de vacancesLa finalité de cette association est de contribuer à changer les comportements alimentaires pardes actions éducatives ancrées sur des valeurs de respect, de partage et de plaisir.Au-delà des aliments bios, les produits bios peuvent se retrouver dans divers domaines tel que lescosmétiques. 9
  10. 10. 2.3. Le bio dans les Cosmétiques.2.3.1. DéfinitionsDéfinition du terme « cosmétique » L’article L.5131-I du code de la santé publique définit un cosmétique par les termessuivants : « On entend par produit cosmétique toute substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain, notamment l’épiderme, les systèmes pileux et capillaires, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes, ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d’en modifier l’aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles ».Pour simplifier cette définition, on peut dire qu’un cosmétique permet de modifier l’apparence et deprotéger la peau en surface. Il ne doit ni pénétrer le corps humain, ni agir comme un médicament,sans quoi il devra faire l’objet d’une autorisation spéciale de mise sur le marché. Ainsi, la familledes cosmétiques regroupe les produits de beauté (maquillages et soins pour le visage), mais aussiles produits d’hygiène, les produits capillaires et la parfumerie au sens strict.Définition du terme «cosmétique bio» Les cosmétiques bios représentent une famille de produits de beauté contenant unmaximum d’ingrédients naturels, issus du règne végétal. Il peut s’agir d’huiles d’olive, d’amande oud’argan, de karité ou d’extraits de fruits, d’huiles essentielles ou d’eaux florales. De plus, cescosmétiques ne contiennent aucune substance dite indésirable comme les silicones synthétiques,les parfums de synthèse, les colorants et pigments de synthèse, les conservateurs trop puissants.Les fabricants s’interdisent ces substances car elles sont non biodégradables, détruisent la florecutanée naturellement protectrice, sont réputées allergisantes, et sont parfois issues de résidus dela pétrochimie comme c’est le cas pour les huiles minérales (paraffinun liquidum). Sont égalementinterdits les ingrédients obtenus par des procédés de fabrication qui ne respectent pasl’environnement et les matières supposant la mort d’un animal.Enfin, les cosmétiques bios sont testés sur des personnes volontaires et non sur des animauxvivants.2.3.2. Principales différences entre un cosmétique « classique » et un cosmétique « «bio »Fabriquer un produit cosmétique relève d’un procédé complexe qui consiste à doser et mélangerharmonieusement des ingrédients. Un cosmétique peut se présenter sous différentes formes(crèmes, émulsions, gels ...) mais la composition reste à peu près identique pour chaque cas.Ainsi, quel que soit son aspect, un produit cosmétique contient principalement quatre types decomposants :  Un excipient (eau + huile) dont le rôle est de moduler la pénétration du principe actif dans 10
  11. 11. l’épiderme. Par exemple, une crème est généralement composée d’environ 80% d’excipients. C’est donc cette substance qui révèle la qualité et l’efficacité d’une crème. Son rôle est en effet double : il doit soigner la peau et prévenir des allergies.  Des principes actifs, substances apportant à un cosmétique toute son efficacité. Dans la cosmétique, les principes actifs les plus couramment utilisés sont par exemple l’argile, l’élastine, les vitamines extraites de fruits et légumes, le zinc etc.  Des additifs qui sont très variés. Il peut s’agir par exemple d’adjuvants permettant de colorer, faire mousser, ou parfumer le produit, de conservateurs ou encore de colorants.  D’autres ingrédients indispensables à la formulation tels que des émulsionnants, des tensio-actifs etc.Exemples dingrédients utilisés en cosmétique classique et bioType de composant Cosmétique classique Cosmétique bioExcipients Huiles et graisses minérales Huiles et graisses végétales (1), sous-produits pétroliers (d’abricot, d’argan, (paraffine, vaseline) et de d’olive…) synthèse (2) (silicone) et/ou des graisses végétales, matières premières d’origine animalePrincipes actifs Molécules isolées par Actifs naturels : extraits extraction ou synthèse d’huiles essentielles, de plantes, etc.Additifs Colorants et parfums Colorants naturels et parfums synthétiques extraits d’huiles essentielles biologiquesAdjuvants Conservateurs de synthèse, Conservateurs naturels, stabilisants etc. stabilisants naturels (dérivés de sucres et de céréales) etc.Emulsionnants et tensioactifs Dérivés pétroliers, synthèses Dérivés de sucres, de chimiques matières premières végétales, transformés par réactions chimiques douces, avec une partie naturelle très importante - (1) Les huiles minérales (dérivées directes du pétrole) sont très avantageuses pourl’industrie cosmétique car elles sont à la fois faciles à travailler et très bon marché.Cependant, ces huiles artificielles ont des conséquences néfastes pour la peau (elles empêchentla peau de respirer) et l’organisme du consommateur (stockées dans l’organisme, elles peuventendommager le foie ou encore le corps). 11
  12. 12. - (2) Les huiles de silicone de bonne qualité sont douces et s’étalent facilement sur la peau.Elles sont préférables aux huiles minérales, mais elles présentent un large inconvénient, elles sonten effet très peu biodégradables et nocives pour l’environnement. Et donc indirectement pour lasanté du consommateur.2.3.3. Exception dans les cosmétiques bioEn France, certaines substances synthétiques sont autorisées dans les cosmétiques bios. En effet,un cosmétique bio, même s’il est quasi exclusivement composé d’ingrédients naturels, peutcontenir une très faible quantité de substances obtenues par synthèse. Par exemple, l’organismecertificateur Ecocert autorise dans son cahier des charges la présence de 5% maximum dematières synthétiques dans les cosmétiques. Il s’agit principalement de conservateurs, quandceux-ci sont trop difficiles à extraire de la nature, comme c’est le cas pour les acides benzoïquesqui permettent d’assurer la conservation du produit, ou encore les oxydes de zinc qui jouent unrôle de protection solaire. Il est alors envisageable de les remplacer par des moléculessynthétiques.Cependant, les recherches sur les matières premières naturelles ne cessent d’évoluer, ce quidonne espoir aux scientifiques de pouvoir un jour remplacer toutes les substances synthétiquespar un équivalent naturel.Il existe cependant une certitude, c’est qu’un cosmétique bio contient au minimum 95%d’ingrédients naturels ou d’origine naturelle. Cela dépend en général du label par lequel il estcertifié, puisqu’il en existe plusieurs en France et que leur degré d’exigence varie. Quoi qu’il ensoit, un cosmétique bio répond à des critères spécifiques. Ces critères permettent d’offrir desbénéfices au consommateur, et ils ont l’avantage d’être certifiés par tous les labels.2.3.4. Bénéfices des Cosmétiques Bio Un cosmétique bio contient des ingrédients principalement issus de l’agriculture biologique qui est un mode de production valorisant la biodiversité et les équilibres naturels. Ainsi, il respecte les critères suivants :  Le respect de l’homme : Outre l’absence de substances chimiques et polluantes (engrais chimiques de synthèse, OGM, pesticides…) qui, à long terme, ont des conséquences néfastes à la fois pour le consommateur et pour l’environnement, le cosmétique bio est d’une grande richesse. Il contient en effet, une grande quantité d’ingrédients actifs et de matières premières vivantes brutes, dont l’efficacité réelle et à long terme est prouvée.  La traçabilité et la sécurité : Il n’est pas toujours facile d’analyser la composition exacte d’un produit cosmétique dit traditionnel et d’identifier la provenance des matières premières présentes dans le produit fini. Au sein de la cosmétique bio, il existe des organismes tels qu’Ecocert ou Qualité France, qui assurent un rôle de contrôle. Ces contrôles permettent d’assurer une traçabilité des ingrédients et des processus de fabrication des produits et de garantir ainsi l’authenticité des cosmétiques bio pour le consommateur.  La sauvegarde de l’environnement : Les ingrédients contenus dans un cosmétique bio sont principalement issus de l’agriculture biologique. En achetant des produits bio, le 12
  13. 13. consommateur agit donc en faveur de l’environnement : reconquête de l’air, de l’eau et des sols.  La richesse des produits bio : Les cosmétiques bios sont riches en ingrédients d’origine végétale ou minérale, dont les propriétés sont multiples et spécifiques. Ainsi ces cosmétiques sont à la fois efficaces et respectueux de l’environnement.  La protection des animaux : En cosmétique bio, les extraits supposant la mort d’un animal ou tests sur animaux vivants sont strictement interdits. Seuls les ingrédients issus de la production animale tels que le lait, le miel, etc., sont autorisés.Catégories de cosmétiques biosParmi les cosmétiques bios, le consommateur peut trouver : • Des crèmes • Des shampoings et gels douches • Des parfums • Des déodorants • Du maquillage • Des colorations végétales • Des produits solaires • Des produits pour bébés : en 2007, les principaux lancements de produits bio pour bébés étaient des crèmes et des produits de douche.Concernant les produits de douche, leur présence dans les circuits de distribution a pratiquementdoublé de 2007 à aujourd’hui. Les lancements de nouveaux produits ont augmenté de 33%1.Parmi ces nouveaux produits figurent notamment les produits solaires pour bébés.De nouvelles gammes sont également apparues avec l’engouement des consommateurs pour lescosmétiques bio telles que : • Des produits pour femmes enceintes • Des produits pour hommes • Des produits bio de luxe : De janvier 2007 à 2008, près de 5%2 des cosmétiques bio lancés coûtaient plus de 40 euros. Durant cette période, le taux de croissance pour ces produits de luxe a été stable. Le cosmétique bio certifié le plus cher est vendu au prix de 170 euros.2.3.5. Taille et comportement du marchéUn marché de niche mais en très forte croissanceLe marché français des produits de beauté bio reste encore un marché marginal comparé à celuide la cosmétique traditionnelle. En 2007, la cosmétique bio ne représentait que 1 à 2%3 dans lesventes de cosmétiques en général. Ce qui est peu quand on sait qu’en Allemagne le marché de la1 Source Mintel 20082 Source Mintel 20083 Source Stratégies Novembre 2008 13
  14. 14. cosmétique bio représente 4%4 du marché global et aux Etats-Unis il atteint les 7%5. En revanche,ce secteur est en pleine explosion en France : 30 à 40% par an, selon l’institut Organic Monitor,alors que le marché des cosmétiques conventionnels affiche une croissance de l’ordre de 4% (Voirannexe 1 : répartition cosmétique bio par catégorie).Cette croissance est portée par la crainte de voir certains ingrédients chimiques présents dans lescosmétiques classiques et l’engouement des consommateurs pour les produits naturels. En 2007,pas moins de 350 références6 de cosmétiques bios ont été lancées en France. Certains analystesprévoient donc que dans cinq ans, les cosmétiques bio pourraient représenter 30%7 du marchéglobal des cosmétiques, et ceci notamment grâce : à la multiplication de l’offre au recrutement de nouveaux consommateurs - à la montée en puissance des GMS (grandes et moyennes surfaces) et des réseaux sélectifs dans la distribution à l’élargissement de la consommation à d’autres segments que les produits de soins qui représentent encore 70% des ventes en valeur aux investissements marketing désormais consentis par les marques qui croient en ce marché.Les produits de soin, vecteurs de croissanceSelon une étude Mintel 2008, ce sont les produits de soin qui détiennent le plus de parts demarché en France. Parmi ces produits de soins, les produits « visage » sont vecteurs decroissance. En effet, en 2007, ces produits touchaient 350.000 femmes, avec des marques tellesque Bioexigence, Phyt’s, Cattier, Sanoflore, Weleda.Depuis 2006, les femmes sont de plus en plus séduites par ce type de produit et en achètent 1,9unité par an avec un budget moyen de 26 euros.2.3.6. Les différents types d’offreursAu sein du marché de la cosmétique bio, c’est avant tout la demande qui structure l’offre.Parmi les offreurs, on distingue :  Les traditionalistes : Natessance, Florame, Melvita, Phyt’s… Ce sont des marques traditionnalistes, « roots », sans effet d’annonce et ayant une faible valeur ajoutée « plaisir ». Ces marques appartiennent à un monde où les puristes se repèrent dans une distribution dédiée.  Les néo-traditionalistes : Sanoflore, Huiles & Baumes…  Les pionniers : Weleda, Logona, Lavera, Dr Hauschka… Ce sont des marques pionnières à4 Source Stratégies, Novembre 20085 Source Stratégies, Novembre 20086 Source Achetons de la cosmétique bio7 Source Achetons de la cosmétique bio 14
  15. 15. forte antériorité, venues d’Allemagne ou de Suisse. Certaines ont depuis évolué dans un code moins artisanal et plus technique.  Les marques « plaisir » : Doux me, Les douces angevines, Suzanne aux bains… Ce sont des marques qui assimilent approche bio et plaisir.  Les marques à revendication : B comme bio, Kibio…  Les marques Bio-Like : Natura, Korrès, L’Occitane en Provence… Ces marques ont conceptualisé leur démarche grâce à une approche globale basée sur la naturalité des ingrédients végétaux.  Le Bio de luxe issu de la mode : Stella Mc Cartney, Anne Fontaine… Ces marques de luxe en viennent au bio parce que c’est pour elles un ultime signe de raffinement.Un tel essor des cosmétiques bio a poussé les entreprises de cosmétiques conventionnels àrepenser leur stratégie. C’est ainsi que de nouveaux acteurs apparaissent :- Les marques associées à de grands groupes de cosmétiques conventionnels :- Les groupes spécialisés dans l’univers du naturel- Les marques de niches indépendantes- Les marques de distributeurs2.3.7. La DistributionLa distribution des cosmétiques bio s’est d’abord concentrée autour de 4 circuits principaux quesont les magasins spécialisés, les pharmacies et parapharmacies, la VPC et les instituts debeauté.Les magasins et les chaînes de magasins spécialisésIls ont été les premiers circuits privilégiés pour la distribution des cosmétiques bio. Leur taille varie,de la simple boutique de quartier au petit supermarché. Au départ, ces points de vente étaientspécialisés en produits épiciers et traiteurs.Puis leur assortiment s’est diversifié avec l’arrivée de produits alimentaires frais, surgelés, produitsd’entretien écologiques, cosmétiques naturels et /ou bio, compléments alimentaires, etc.Aujourd’hui, le gros avantage qu’ils présentent est que l’on peut y trouver tous les produits bio,naturels et écologiques et ceci dans un même lieu.Les magasins bios spécialisés représentent 40%8 du marché de la distribution des produits bio,dont 15%9 sont indépendants. Les chaînes de magasins spécialisés occupent quant à elles,23%10. Leurs atouts sont :  L’offre globale regroupée dans un même point de vente. Le consommateur8 Source www.chacunsonbio.fr9 Source www.chacunsonbio.fr10 Source www.chacunsonbio.fr 15
  16. 16. pourra effectuer toutes ses courses bios en même temps puisque toutes les catégories de produits y sont regroupées.  Les conseils et informations. Le personnel est en effet formé et même passionné, ce qui va permettre au consommateur de bénéficier des connaissances produits d’un professionnel et ainsi d’être correctement renseigné.  L’atmosphère du point de vente. Celle-ci va permettre au consommateur une réelle expérience lors de ses achats. On identifie en effet, une ambiance particulièrement travaillée grâce à la décoration nature, le calme, le personnel aimable et disponible ...Ces lieux de vente sont fréquentés par des consommateurs engagés, fidèles, réguliers et quieffectuent tous leurs achats ou partie de leurs achats en magasins bio.Voici quelques exemples de chaînes de magasins, regroupés sous une même enseigne, et quisont approvisionnés par une centrale d’achat commune :  Biocoop : réseau de magasins créé en 1986 et fonctionnant sur le mode coopératif.Actuellement il compte 305 magasins répartis sur toute la France avec 8.000 produits référencés.  La Vie Claire : réseau de franchisés créé en 1946, comptant 170 magasins implantés partout en France.  Naturalia : enseigne de distribution existant depuis 1973 et qui possède 34 magasins sur Paris et région parisienne proposant 5.000 références.Remarque : Les magasins indépendants ont une offre identique à celle des chaînes de magasins,mais leurs prix sont moins attractifs pour le consommateur. Les centrales d’achats des magasinsen réseaux permettent en effet d’effectuer des achats en masse et donc de négocier de meilleurstarifs avec les fournisseurs, à l’arrivée les prix sont ainsi plus compétitifs.Les pharmacies et parapharmaciesLes marques de cosmétiques bios ont souvent privilégié ces circuits pour commercialiser leursproduits car ils apportent une certaine « caution médicale ».Les ventes de dermocosmétiques en pharmacies et parapharmacies n’ont cessé de progresserdepuis plusieurs années, atteignant une croissance de +8,5% entre 2005 et 2006 et +3,4% entre2006 et 2007. Ces chiffres11 ont convaincu de nombreuses marques de cosmétiques bios derecourir à ces points de ventes pour pénétrer le marché des cosmétiques. Voici les principalesforces des pharmacies et parapharmacies qui leur ont permis de devenir une porte d’entrée aumarché des cosmétiques bio.Les pharmacies :  Réseau originel11 Source Xerfi, Juin 2008 16
  17. 17.  Maillage important du territoire  Caution médicale forte  Référencement de marques à forte notoriété et médicalisées  Appui des groupements pour les adhérents concernant les achats  Elargissement de l’offre cosmétiqueLes parapharmacies :  Largeur de l’offre  Elargissement de la gamme sur les produits de beauté  Conseils d’un professionnel  Positionnement prix plus avantageux qu’en pharmacie  Implantation dans les centres commerciaux (zones à forte fréquentation)Cependant, il existe des limites à distribuer des cosmétiques bio dans ces points de vente.Leurs principales faiblesses sont :Les pharmacies :  Prix élevés  Offre restreinte  Ralentissement de la fréquentation en raison d’un contexte restrictif en matière de santé, institué par l’Assurance Maladie. Généralement la consommation de produits pharmaceutiques est dépendante des besoins en médicaments des ménagesLes parapharmacies :  Faible maillage du territoire, en légère progression  Turn-over important du personnel, qui pose des problèmes de confiance à la clientèle  Baisse du nombre d’enseignes ces dernières années  Offre en pleine restructuration (rachats) et évolution des conceptsLa vente directeDans le domaine des cosmétiques conventionnels, la vente directe a toujours été présente.Celle-ci comprend :  la vente à domicile (exemple Avon)  la vente par correspondance (exemple Yves Rocher)  la vente en ligneEn 2006, malgré une certaine fidélité de la clientèle sur Internet, la croissance du chiffre d’affairesde la vente directe était en repli de 1,5%12, devancée par la grande distribution et la distributionsélective.Aujourd’hui, avec l’apparition des cométiques bio et face à la demande, les sites de vente parInternet se sont multipliés. Il en existe 2 types :  Site marchand d’un fabricant  Boutique en ligne vendant plusieurs marquesCes sites constituent pour les marques de cosmétiques bio, un mode de distribution alternatif voire12 Source FEVAD 17
  18. 18. complémentaire, ce qui leur permet d’accroître leur notoriété et leur visibilité.Les instituts de beautéLe secteur des instituts de beauté est encore majoritairement représenté par des structuresindépendantes (familiales et unipersonnelles). Les instituts spécialisés dans les soins de beauté(soins du visage et de peau, manucure et pédicure) dominent largement le marché, réalisantenviron les trois quart du chiffre d’affaires du secteur (2007). Ces enseignes proposent desprestations de soins, mais aussi la vente de produits de soins et de maquillage sous marquepropre ou en partenariat avec des grands noms de la cosmétique bio.Cette activité n’est pas négligeable face à l’arrivée d’une nouvelle concurrence. Les instituts debeauté indépendants ne sont en effet plus les seuls à proposer des prestations de bien être.Désormais, on compte parmi les acteurs : les franchises, les parfumeries et parapharmacies, lessalons de coiffures, les centres de thalasso, les hôtels. Ces derniers proposent également unestructure pouvant accueillir le consommateur pour des prestations de soins. Pour un institut, lavente de produits de soins et cosmétiques permet donc une diversification des activités et desrevenus. En effet, pour un institut de beauté indépendant, cette activité représente en moyenne 20à 35%13 du chiffre d’affaires global.Selon Valérie Lemaire, Directrice Eco-produit et certification cosmétique chez Ecocert, le marchédu bio commence à être bouché dans certains de ces circuits. C’est notamment le cas pour lespharmacies et surtout les boutiques naturelles. Ce constat offre à d’autres circuits de distributiondes opportunités pour se développer. C’est notamment les secteurs du luxe, de la grandedistribution et du maquillage qui peuvent encore se développer. Ainsi, les GMS et les réseauxsélectifs constituent des circuits émergents sur le marché des cosmétiques bio.Les grandes et moyennes surfaces (GMS)Il y a quelques années, les cosmétiques bios échappaient aux circuits de la grande distribution, carils reflétaient une certaine image de « snobisme anti-mass market » et semblaient être réservés àune clientèle informée. Aujourd’hui, grâce à une médiatisation qui s’est amplifiée, le grand public apris connaissance de l’offre des cosmétiques bio et peut désormais les trouver dans les GMS.L’année 2008 a ainsi marqué l’arrivée de lignes vertes qui cassent les prix en étant référencéesdans les rayons des supermarchés.On peut citer par exemple les gels douches bio de la marque Ushuaïa. Face à l’engouement duconsommateur pour le bio, certains distributeurs se sont lancés sur le marché en proposant leurspropres marques de distributeur (MDD) de produits bio. Prenons l’exemple de l’enseigneMonoprix. Récemment (mars 2009), l’enseigne a lancé une gamme de soins pour le visageappelée « Monoprix Bio ». Ce nouveau lancement marque la poursuite de Monoprix sur le marchédu développement durable, car rappelons-le, l’enseigne a déjà investi l’alimentaire bio et proposédes lignes de vêtements en coton bio.Egalement soucieux de démocratiser le bio, Carrefour a lancé en avril 2008 sa propre gamme decosmétiques écologiques et bio. La gamme « Agir Bio » comprend 16 références d’hygiène et desoins dans les univers de la femme, de la famille et du bébé. Elle est certifiée Cosmebio et Ecocert13 Source Xerfi, Septembre 2008 18
  19. 19. et est commercialisée dans 228 hypermarchés et 70 Carrefour Market. Selon Anne-Marie Ferrari,directrice de la marque Hypermarchés Carrefour, « la cosmétique était la suite logique de notreoffre bio dans l’alimentation et le textile ». « Quatre mois après le lancement de la gamme bio,nous avions atteint nos objectifs de l’année, et notamment la crème hydratante a rencontré un fortsuccès, atteignant les mêmes ventes moyennes hebdomadaires que d’autres produits decosmétique traditionnelle distribués chez Carrefour ».Les réseaux sélectifsUne étude menée par NPD Group en juin 2008 a démontré que les réseaux sélectifs du type :Marionnaud, Sephora, etc., sont fréquentés par des consommateurs fidèles dont 90% sont desfemmes. Les 2/3 d’entre elles n’achètent leurs parfums, soins et maquillages, que dans lesenseignes de parfumerie. Ce constat a amené les marques de cosmétiques bio à s’interroger surla pertinence des réseaux sélectifs comme circuits de distribution et notamment les parfumeries.Face à une demande soutenue, certaines enseignes de parfumerie issues des réseaux sélectifsont même décidé de lancer leur propre marque comme au sein de la grande distribution. C’estnotamment le cas de Marionnaud qui, en novembre 2008, a lancé sa première marque dedistributeur avec une gamme bio « Bio par Marionnaud ». Il s’agit d’une gamme de soins du visageformulée et conditionnée par les laboratoires Phyt’s, spécialisées dans les cosmétiques bio, 100%naturels. Lysa Costa, Directrice marketing et produits de l’enseigne, explique comment l’idée delancer une gamme bio est née : « Un distributeur doit être à l’écoute de ses clients.Les informations recueillies auprès des détenteurs de la carte Marionnaud montraient leursattentes grandissantes en matières de cosmétiques bio ». En lançant « Bio par Marionnaud »,l’enseigne espère ainsi séduire des jeunes femmes déjà clientes de cosmétiques bio et quiapprécieraient le fait de trouver une telle offre dans un circuit où elles achètent déjà du maquillageet du parfum.2.3.8. Profil du consommateurTypologieAujourd’hui, plus d’un Français sur quatre (soit 27% selon le cabinet d’études TMO), achèterégulièrement des produits issus de l’agriculture biologique, et près d’un sur deux en consommede temps à autre. L’amateur de bio est souvent occasionnel, il achète aussi des produits non bios.Une étude réalisée par l’institut CSA auprès d’un échantillon de 1.023 consommateurs,représentatif de la population française, pour la cinquième édition du baromètre de l’AgenceBio14, permet de délimiter le profil des consommateurs. 89% des Français estiment que le bio estune voie d’avenir face aux problèmes environnementaux, et 84% souhaitent que l’agriculturebiologique se développe en France. Quatre Français sur dix déclarent avoir acheté, par eux-mêmes ou par une personne de leur foyer, un produit bio au cours du dernier mois.14 Groupement dintérêt public qui a en charge le développement et la promotion de lagriculture biologique. 19
  20. 20. D’après le baromètre de l’Agence Bio, les consommateurs de produits bios sont davantage desfemmes, cadres, habitant l’Ile-de-France, ce qui correspond aux résultats obtenus par létudemenée par TNS SOFRES pour l’entreprise Yves Rocher.Les produits soins visage bio concernaient en 2007, 350.000 femmes, soit 1,4% de la populationféminine (+ 16% vs 2006). A travers le graphique suivant, nous voyons que les hommes nereprésentaient qu’une part minime dans l’utilisation des soins visage bio en 2007.Comme on peut le remarquer le baromètre de lAgence Bio nous montre quen 2009, 84%souhaitent que lagriculture bio se développe sur un panel dont 92% sont des cadres, 90%Profils Soins Visage Répartition volume selon l’usage – soins visage - WorldPanel BEAUTY–2007Toujours selon la même étude, la consommatrice de cosmétiques bio se définit comme suit : 20
  21. 21. Répartition volume selon l’âge de l’acheteuse – Worldpanel Beauty – 2007− Les 25-49 ans représentent 61% des volumes, avec des 40-49 ans qui pèsent plus lourd en 2007 : 28% des volumes versus 15% en 2006.−Répartition volume selon la classe de l’acheteuse – soins visage - Worldpanel Beauty – 2007Les classes moyennes supérieures et aisées représentent une grosse partie de la consommationdes produits bio : 66% en 2007. Les classes moyennes inférieures sont en net recul : 27% en2007 versus 43% en 2006.Les consommateurs du bio regroupent : - les adeptes, - les sujets allergiques (démangeaisons, rougeurs, irritations…). Les nouveaux consommateurs qui y viennent par effet de mode, par crainte (en souhaitant écarter les risques sanitaires liés aux composants jugés néfastes, tels que les parabènes) ou sans réelle conviction. 21
  22. 22. Ils recherchent un mode de vie plus sain, un besoin de vrai et d’authenticité. Ils ne veulent plusêtre « trompés » par les marques dans leurs discours sur la composition des formules (actifs,additifs, parfums, conservateurs). Ils recherchent un mode de consommation plus éthique. Maiscertains freins subsistent tels que les textures, odeurs, couleurs, présentation, modes d’applicationet d’action…Certaines femmes vont entièrement adopter l’univers du bio (textures, odeurs, huiles…). Ceux etcelles qui viennent au bio par mode, par crainte ou sans conviction vont plutôt s’attacher à desproduits neutres en termes d’odeur et de texture, qui rappellent la cosmétique classique.2.3.9. Evaluation de la DemandeEn moyenne, une consommatrice achète 1,9 unité de produit bio par an en 2007 contre 1,7 en2006. Son budget moyen est de 26€, alors qu’il était de 19€ en 2006. Enfin, les achats de soinsvisage bio, représentent 16,2% de ses achats de soins visage.Une utilisatrice soins bio typée 25-49 ansRépartition volume selon l’âge de l’utilisatrice – WP BEAUTY – 2007On voit que les acheteuses ne sont pas les mêmes qu’il s’agisse de soins visage conventionnelsou de marques bio. Les 25-49 sont les principales consommatrices de cosmétiques bio. Ellesachètent en grande partie sur Internet ou via des magasins spécialisés. Mais elles déplorent aussibien les difficultés à se procurer des cosmétiques bios sans recourir à Internet que leur prix, biensouvent plus élevé que les cosmétiques conventionnels.En termes de cosmétiques bios, les principaux achats effectués sont : • Maquillage, • Soins du visage, • Soins du corps, • Hygiène, • Huiles essentielles, végétales. 22
  23. 23. Lorsqu’une consommatrice est adepte de cosmétiques bio, elle en achète pour l’ensemble de sonfoyer (enfants, conjoints) et n’hésite pas à faire partager ses choix avec sa famille, ses amies etdans son environnement au travail.Avant d’acheter des cosmétiques bios, les consommatrices étaient, pour la plupart, adeptes deproduits bio : alimentation, produits d’entretien pour la maison, etc.Les principales raisons d’achats restent le respect de l’environnement, les labels de certificationbiologique et naturelle qui rassurent la consommatrice, et la qualité des produits.2.3.10. Les LabelsLes organismes certificateurs et leurs labelsUn produit cosmétique bio doit être garanti et reconnu par un LABEL officiel pour être sérieux etpermettre aux consommateurs de le repérer aisément. Il doit répondre à des règles strictes deformulation et de production, visant à donner la priorité aux ingrédients végétaux bio ou naturels età protéger l’environnement.Dans les années 1990, les fabricants européens de cosmétiques naturels mettent en place lacertification afin de répondre aux inquiétudes des consommateurs. L’association Nature et Progrèsest à l’origine de ce mouvement avec l’élaboration d’un premier cahier des charges en 1998. Unedizaine de laboratoires ont participé à la rédaction de ce cahier des charges : Sanoflore, Phyt’s,Coslys, Sicobel, Europ labo, Jacques Paltz …En Allemagne, c’est le BDIH, l’association fédérale allemande des entreprises produisant desmédicaments, produits diététiques, compléments alimentaires et soins corporels, qui a porté etinitié les mises en place des certifications officialisées en 2001.Pour bénéficier d’une certification, un cosmétique bio doit répondre à un cahier des charges quiencadre de manière stricte sa composition.La certification s’effectue par produit et non par marque. Le BDIH et Cosmébio imposent qu’aumoins 60% des produits d’une marque soient conformes au cahier des charges avant que lepremier produit puisse porter le logo (pour éviter les certifications alibis sur quelques produitspilotes où le logo profiterait à l’ensemble de la marque).Il existe plusieurs labels, nés sous l’initiative de groupements ou d’associations privées. Ces labelsvalorisent la présence de matières premières bio dans les différents produits de la beauté bio. Ontrouve : 23
  24. 24. FRANCE ALLEMAGNE ECOCERT BDIH  Organisme de certification  Association de fabricants allemands de  Référentiel déposé au Ministère cosmétiques naturels  Priorité donnée à la promotion de  Décerne le label « kontrollierte de l’origine biologique des des produits. l’Industrie Naturkosmetik »  Priorité donnée à la naturalité AUTRES LABELS ITALIE ANGLETERRE AIAB SOIL AssociationCes principaux organismes collaborent actuellement à la mise en place d’un label européen.Chaque label a sa spécificité, mais dans la plupart des cas ils garantissent tous :  l’exclusion de paraffines et de silicones, des produits issus de la pétrochimie,  l’exclusion de parfum ou de colorant de synthèse,  l’exclusion de matières premières d’origine animale,  l’exclusion de conservateurs de synthèse du type des parabènes, d’émulsifiants ou solvants type PEG, de phénoxyétanol…,  l’exclusion d’OGM,  le refus des tests sur les animaux.Ils imposent :  le recours aux composants végétaux issus de l’agriculture biologique dans la plupart des cas,  le recours à une très forte teneur en ingrédients naturels,  le recours strict à une liste de composants autorisés,  le respect de l’environnement (effort sur les matières premières, les procédés de fabrication, les emballages).Dans le processus de labellisation, ce n’est pas la marque qui est labellisée mais chaque produit.Par exemple, pour Nature et Progrès : + des 2/3 des produits d’une marque doivent être certifiés et 24
  25. 25. l’entreprise doit s’engager à évoluer vers le 100% bio dans les cinq ans à venir.Les organismes certificateurs et labelsEcocert est issu d’une association européenne de conseillers en culture biologique. Il s’agit d’unorganisme de contrôle et de certification reconnu par les pouvoirs publics qui propose lacertification « Cosmétique écologique et biologique ».Son niveau d’exigence permet une garantie du respect de l’environnement tout au long de lachaîne de production. Cet organisme dépose deux sortes de certifications s’appuyant sur desdegrés différents d’exigence en matière de composition des cosmétiques :  Le label Bio : minimum 95% dingrédients naturels ou dorigine naturelle sur le total des ingrédients (y compris leau), minimum 95 % dingrédients certifiés bio sur le total des ingrédients végétaux et minimum 10 % dingrédients certifiés bio sur le total des ingrédients.  Le label Eco : de 50 à 94 % du total des ingrédients issus de lagriculture biologique et 95 % dingrédients végétaux.Qualité France est un organisme certificateur de produits alimentaires et de services, délivrantentre autre le label Rouge et le label Qualité-Syndic.Ces 2 organismes de certification doivent répondre aux normes françaises et européennes, leursfonctions étant de contrôler en garantissant l’indépendance, la transparence et l’impartialité.(Voir tableau annexe 1 : Comparaison entre les labels)Cosmébio est né en 2002, ce label a collaboré avec Ecocert à la création du 1er cahier descharges de « Cosmétique écologique et biologique certifiée ». Il prend en charge depuis 2003 lacertification des cosmétiques.Un référentiel définissant deux labels écologiques spécifiques à la cosmétique a été établi pour lemarché français. Les deux labels Cosmébio garantissent lorigine des ressources par certificationindépendante.Les produits sont prioritairement issus de lagriculture biologique contrôlée.Le pourcentage d’ingrédients naturels et le pourcentage d’ingrédients bio sont indiqués sur tousles packagings des produits certifiés portant les logos « Bio » et « Eco ». Le fabricant est contrôlédeux fois par an par un auditeur Ecocert ou Qualité France. (Voir annexe 2: "Lexplosion du Bio estloin dêtre finie").Le label BDIH « cosmétiques naturels contrôlés ». Ce label est né en 1951 en Allemagne, paysprécurseur du bio. En 2001, Weleda, Wala (Dr Hauschka), Logona et Lavera ont développé desdirectives complètes et très strictes concernant la production de cosmétiques naturels pouvantporter la mention de « cosmétiques naturels contrôlés ». Un organisme indépendant, Imo, veille à 25
  26. 26. examiner la composition des produits et à certifier les méthodes de production.Aujourd’hui le Kontrollierte Naturkosmetik compte 50 membres. Le cahier des charges BDIH estune « liste positive » d’ingrédients autorisés qui contient 690 composants sur les 20.000répertoriés. Un seul ingrédient non autorisé exclut la certification du produit entier.Le logo « cosmétique naturel contrôlé » est attribué pour une durée de quinze mois. 60% desproduits d’une même marque doivent répondre au cahier des charges avant que le premierobtienne la labellisation.Les exigences du BDIH sont nombreuses :  Culture biologique contrôlée ou cueillette sauvage respectueuse de l’environnement,  Pas d’essai sur les animaux,  Pas de colorants ni de parfums chimiques de synthèse, ni dérivés du pétrole.  Conservation à l’aide de substances naturelles ou définies identiques à la nature.  Pas d’emploi de parabènes ni de phénoxyéthanol,  Pas de matières premières végétales ou animales obtenues par manipulation génétique,  Pas de rayons radioactifs pour la stérilisation des matières premières et des produits.De plus le fabricant doit respecter une liste positive d’ingrédients autorisés (environ 690substances sur les dizaines de milliers répertoriées dans les cosmétiques). Parmi eux, certainssont obligatoirement issus de l’agriculture bio (olive, camomille, jojoba…)One Voice est le représentant français de l’ECEAE (Coalition européenne pour mettre fin àl’expérimentation animale) milite pour les droits des animaux de laboratoire, de cirque, d’élevage,de compagnie et à fourrure.Ce label indique qu’aucun test sur les animaux n’a été pratiqué avec le produit fini, ou lesingrédients qui le composent, durant la totalité du processus de fabrication.Testé sous contrôle dermatologique : le fabricant étant responsable de la sécurité de sonproduit, il doit réaliser des tests de toxicité et de tolérance. La loi l’oblige à laisser un dossiertechnique en cas de contrôle à l’AFSSAPS (l’Agence française de sécurité sanitaire des produitsde santé).Nature et Progrès est le label le plus exigeant et le plus transparent sur le marché du bio : il est leseul à exiger dans son cahier des charges 100% de végétaux bio.L’association travaille en faveur d’une agriculture bio diversifiée, respectueuse des hommes, desanimaux, des plantes et de la planète.NaTrue a été lancé par les industriels suisses et allemands, il vise à unifier la réglementation descosmétiques dits naturels à l’échelle européenne. Ce label vise 3 catégories : les cosmétiquesnaturels, les cosmétiques naturels en partie bio qui intègrent au moins 70% d’ingrédientsprovenant de cultures bio contrôlées et les cosmétiques bio en contenant au moins 95%.COSMOS (Cosmétique organic and natural standard), ce label est en cours. Il a été lancé par ungroupe de professionnels européens. Il vise à unifier la réglementation des cosmétiques ditsnaturels.Ce label garantira que 95% du produit fini vient de l’agriculture naturelle (dont 20% bio). 95% des 26
  27. 27. ingrédients naturels transformés mécaniquement doivent venir d’une agriculture bio et 30% desingrédients transformés chimiquement doivent être bio. 5% de produits de synthèse sont autorisés.Cosmétique écologique : créé en 2003, cet organisme certificateur français spécialisé dansl’agriculture biologique contrôle les producteurs deux fois par an. Pour une marque, il suffit deprésenter un seul produit conforme pour obtenir la labellisation.Pour cela au moins 95% du produit doit être d’origine naturelle et au moins 10% sont issus del’agriculture bio. Un maximum de 5% d’ingrédients de synthèse est autorisé, selon une listerestrictive. Sont interdits : les parfums, de synthèse, les colorants, les silicones et glycols.En dehors de ces labels utilisés pour les cosmétiques bios et naturels, nous avons :  AB : « Agriculture Biologique » pour les huiles essentielles,  Demeter pour les produits cultivés en agriculture biodynamique,  Simples : réunit des producteurs de montagne au cahier des charges très strict,  Neuform (allemand) : association de détaillants, regroupant 2 600 points de vente en Allemagne.Il existe d’autres labels : AIAB en Italie et OASIS aux Etats-Unis. 27
  28. 28. 2. LE SOURCING DU BIO 2.1. Quelles matières premières sont utilisées dans les Cosmétiques bio ?Les cosmétiques bio permettent de revenir à des usages plus traditionnels des ingrédientsnaturels, ceci grâce au pouvoir de la science et permet ainsi de garder les savoirs faire ancestraux.Le domaine de a cosmétologie bio est très innovante et permet de découvrir des matièrespremières traitées dans le respect du patrimoine et des écosystèmes environnants.Il sagit de différentes matières premières allant de lhuile dargan du Maroc, du beurre de karitédAfrique de lOuest de laloès du Cap, de lhuile de noix de coco des Philippines...Lagriculture de ces matières permet de préserver un environnement naturel riche, déquilibrer leséchanges commerciaux et de promouvoir les échanges solidaires à travers le monde.Les cosmétiques bios utilisent la nature pour en faire ressortir les bienfaits après traitement. Sontutilisées différentes huiles telles que les huiles végétales, les huiles essentielles, les hydrolats, lesbeurres végétaux, les macéras, les poudres ou extraits de plantes, les résines, les fruits, miels ouautres argiles...Autant dingrédients que nous exposerons en expliquant leurs bienfaits2.1.1. Les HuilesLes huiles essentiellesUtilisées depuis les premières civilisations, les huiles essentielles ont montré leur efficacité et ontsuscitées beaucoup dintérêt et ce dans chaque région du monde. Leur parfum a été lobjet duneutilisation cosmétique mais aussi thérapeutique. On peut se rappeler que le parfum avait été utilisédurant la civilisation égyptienne pour lembaumant des momies.Les essences aromatiques sont difficiles à extraire et nécessitent un véritable savoir-faire. Elles sesituent suivant la plante au niveau de la feuille, de la fleur, de la racine, de lécorce ou encore dufruit. Ces essences sont la base même du parfum.Lessence dun végétal est récupérée après un procédé appelé « distillation », contrairement àlessence dun fruit qui lui sera récupérée à partir du zeste après avoir « briser mécaniquement lespoches à essences »15.Il est important de ne pas confondre essence et huile essentielle qui se récupère après un procédéde distillation utilisant solvants chimiques ou vapeur deau. Les faibles rendements des huilesessentielles expliquent leurs coûts élevés sur le marché. De même pour une seule et même planteon peut avoir différentes huiles selon sa maturité ou alors la partie dont sera puisée lhuile.15 Source, « Biocosmétiques : la puissance de la nature au coeur de la beauté » 28
  29. 29. Le prix et la rareté du produit ont incités certains industriels à falsifier leur rendement en ajoutantdes substances synthétiques au produit naturel pour augmenter leur volume et ainsi réduire leurcoût de production. Il faut savoir que toutes les huiles ne sont pas de qualité équivalente, il fautdonc que le producteur garantisse de son sérieux.La qualité de lhuile dépendra des moyens utilisés durant les différents procédés que sont lacueillette, le séchage, le stockage, lexpérience et le savoir-faire des producteurs et distillateurs…Ces derniers pour garantir un produit dexception doivent garantir la provenance et sassurer decertains critères :  lidentité botanique : la dénomination botanique qui permet de caractériser chaque plante et donc déviter toutes erreurs.  Lorgane producteur : pouvant être la feuille, la fleur, le fruit ou encore lécorce.  Le chémotype ou chimiotype : on parle dhuile essentielle « chémyotypée » car elle présente des propriétés spécifiques selon le pays, la terre, le climat ou encore laltitude de lendroit de pousse de la plante.  Lorigine géographique : ici on parle dun mode de culture ainsi cela permet de savoir si la plante a été cultivée, si elle provient dune culture biologique ou si elle est sauvage.  Le mode dextraction et le soin apporté par le distillateur : il est important de savoir dans quelles conditions le distillateur traite les plantes pour en retirer le meilleur.  Le caractère bio de la plante : ce critère souligne le fait davoir connaissance des produits de traitements utilisés lors de la culture de ses plantes, des dosages, et des éventuelles contaminations de la plante.Les hydrolats16Les hydrolats appelés aussi hydrosol ou encore « eaux florales aromatiques » proviennent de ladistillation des huiles essentielles. Il sagit de la vapeur deau qui a servi à la distillation dans leprocédé les huiles essentielles.Pour avoir un hydrolat de qualité, la durée de distillation de la plante doit être raisonnable selon laplante.Comme pour les huiles essentielles, les hydrolats font lobjet de falsification par certainsproducteurs qui ajoutent eau ou conservateurs pour les couper.Les hydrolats sont utilisés en cosmétiques mais pas seulement, ils sont aussi utilisés en médecinedouce, thérapeutique, ou encore en cuisine.Les huiles végétalesLhuile végétale est récupérée après une première pression à froid. Ce procédé permet de garantirles vertus des grains ou autres fruits de différentes plantes. Les plus connus sont les huiles denoisettes ou damandes.Les huiles sont connues pour leurs bienfaits, dautres produits sont utilisés en cosmétique etprovenant de lagriculture bio16 Source, « Biocosmétiques : la puissance de la nature au coeur de la beauté » 29
  30. 30. 2.1.2. Les Produits Nobles17Pour la plupart ils sont très connus de tous, voici une présentation et définition de quelques uns :Labricot (Prunus Armeniaca)Labricot est cultivé depuis des milliers dannées en Chine. La consommation dabricot apported’éléments minéraux et des vitamines dont la béta carotène. Labricot est essentiellement utilisépour la protection et la beauté de la peau.Lhuile est extraite à partir des amandes contenues dans le noyau du fruit. Elle permet grâce à sarichesse en vitamine et en acide linoléique une véritable hydratation de la peau.Les alguesLes algues sont sources de minéraux (calcium, fer, magnésium, iode...) et de vitamines (A, B, C,E), et dactifs anti-oxydants. Elles sont très utilisées dans les cosmétiques plus précisément dansles préparations de crèmes.L’aloèsLes aloès sont des plantes dorigine dAfrique du Sud, elles comprennent plusieurs espècesdifférentes. Certaines espèces sont utilisées car ont des propriétés médicinales ou cosmétiques.Parmi ces espèces, les plus connues sont laloe vera et laloe ferox.Les vertus de laloès était connu dHippocrate, qui évoquait que laloès était un stimulant à lapousse des cheveux ainsi quun remède aux tumeurs et affections cutanées.Des études scientifiques ont confirmé les bienfaits de laloès, en terme de propriétésthérapeutiques.Les jus daloe vera et daloe ferox contiennent :  des vitamines : A, B1, B2, B6, B12, C, E, choline, bioticine, acide folique et inositol  des substances minérales : fer, calcium, magnésium, manganèse, zinc, citrate de potassium, cuivre...  des enzymes, acides gras essentiels, acides aminés  des polysaccharides qui auraient un rôle dans les effets thérapeutiques de la plante.Laloe vera ou ferox est utilisé en gel pour une application cutanée car il régularise le PH, hydrate,nourrit, cicatrise, raffermit, régénère, atténue les tâches de vieillesse, débarrasse des cellulesmortes. Il contient aussi des agents anti-inflammatoire, antibactérienne et antivirale.Laloe vera ou ferox est donc ainsi régulièrement utilisé pour stimuler la pousse des cheveux, pourlutter contre les pellicules, apaiser les brûlures, soigner lacné, réparer les peaux abîmées, atones,ridées, déshydratées.17 Source, « Biocosmétiques : la puissance de la nature au coeur de la beauté » 30
  31. 31. Landiroba (carapa guianensis)Landiroba ou encore « acajou brésilien » est un arbre très présent dans la forêt amazonienne.Le fruit contient plusieurs noix dont on extrait lhuile connue pour ses bienfaits apaisants, anti-inflammatoires et cicatrisants.Landiroba est utilisé fréquemment pour :  les peaux grasses et acnéiques,  les éruptions cutanées,  les ulcérations,  les dermatoses,  les cheveux ternes et les pellicules.LarganLarganier est un arbre sauvage qui pousse au Maroc dans la vallée du Souss, plus précisémentdans les provinces dEssaouira et dAgadir. Pour les Berbères cet arbre dit on est « béni desDieux », en effet il a différentes vertus aussi bien alimentaires, cosmétiques, ou encorepharmaceutiques.Lhuile dargan est extraite des petits amendons contenu dans le noyau du fruit. Elle est riche enacides gras essentiels, en tocophérols et en stérols connus pour les effets régénérants.La première pression à froid non torréfiée redynamise la peau, relance les fonctions vitales descellules, restaure la barrière cutanée et neutralise les radicaux libres.Lhuile dargan est utilisée contre les traces et cicatrices laissées par lacné, la varicelle, ou par desbrûlures. Aussi utilisée pour le traitement du cheveu et en crème pour les peaux matures, sècheset déshydratées.Les argiles (verte, rouge, boue marine, rhassoul...)Il sagit dune roche sédimentaire composée de roche spécifiques. Largile est utilisé danslAntiquité pour le traitement des maladies, des blessures, il a aussi un effet anti-inflammatoire etcicatrisant.Comme il existe différentes argiles, leurs vertus sont tout aussi différentes  Largile verte : elle est adaptée aux peaux normales et grasses car régule lexcès de sébum. Elle reminéralise et régénère. Utilisée comme masque pour les peaux mixtes et grasses, elle a un effet purifiant et équilibrant.  Largile blanche : très douce et hydratante elle est adaptée aux peaux sèches, fragiles ou irritées.  Largile rouge : sa couleur rouge sexplique par la présence doxydes de fer. Elle convient aux peaux normales et sèches car les rééquilibre. Elle révèle et donne de léclat aux peaux ternes. 31
  32. 32.  Largile jaune : elle est riche en minéraux et a des propriétés oxygénantes et tonifiantes. Elle convient aux peaux sensibles mixtes et à tendance grasse.  Largile rose : douce, elle convient aux peaux délicates et sensibles.  Rhassoul : Il est utilisé depuis de nombreux siècles pour lentretien des cheveux et de la peau. Originaire de latlas marocain, il signifie « matière qui lave ». En effet en y ajoutant de leau de rose ou de fleur doranger, le rhassoul forme une pâte onctueuse, qui, appliquée en cataplasme absorbe les impuretés. Le rhassoul a un effet nettoyant et purifiant, il permet déliminer les cellules mortes, et resserre les pores.  La boue de Manicouagan : il sagit dune argile marine, très riche en minéraux. De plus elle contient une quantité importante de fer, de calcium, de sodium, de potassium, de chrome et de zinc. Le domaine de la dermacosmétique est très demandeur de cette boue, en effet elle contient des algues contenant de précieux pigments. Elle est communément utilisée en soins de peau ou de cheveux, en masque de beauté, enveloppements corporels ou dans des bains de relaxants.Largousier (Hippophäe Rhamnoïdes)Originaire des hauts plateaux du Tibet et des steppes de Mongolie, on lappelle aussi l« olive duNord ».Deux sortes dhuiles peuvent être extraites à partir des baies dargousier :  Lhuile provenant des baies est connue pour sa richesse en nutriments essentiels : vitamine A et E, acides gras oméga-3 et oméga-6, minéraux, acide palmitoléique, stéarine...  Lhuile de graine, elle, contient des acides gras polyinsaturés.Lexpérience du peuple de ces huiles et les recherches démontrent que ces huiles protège etrégénère la peau et les muqueuses.Dautre part lhuile dargousier a des effets protecteurs, émollients, antibactériens, anti-inflammatoires, et cicatrisants. Elle est utilisée pour différents traitements, comme des affectionschroniques de la peau (peaux sensibles, fragilisées, allergies solaires, acné, eczéma psoriasis...)Grâce à sa parfaite tolérance, elle peut être utilisée sur tous types de peaux et peut être destinéeaux bébés et jeunes enfants.LavocatOriginaire dAmérique tropicale, les Aztèques et Amérindiens utilisaient lavocat pour le soin descheveux et de la peau.Lavocat contient différentes vitamines (A, B2, B3, B6, C, D, E) et minéraux (sodium, potassium, 32
  33. 33. magnésium, phosphore, calcium, fer) et des oligoéléments (cuivre, zinc).Lhuile davocat contient des insaponifiables, qui permettent de régénérer, tonifier, assouplir,restructurer lépiderme.Elle est aussi utilisée dans le traitement de leczéma et le psoriasis car apaise et soulage lesirritations de la peau.La camomilleOriginaire dEurope, cette plante était déjà utilisée en Grèce antique. Elle se reconnaît par sonodeur et sa saveur amère.Son huile essentielle est obtenue à partir des fleurs de camomille. Elle a des bienfaits anti-inflammatoires, antiprurigineux, et antibactériens.La camomille est aussi bien utilisée en infusion que dans la préparation de masques, de lotions etbains oculaires. Lhuile de camomille est utilisée dans les cosmétiques destinés aux peauxsensibles essentiellement.Le chanvreOriginaire dAsie depuis des milliers dannées, il est aussi cultivé en Amérique centrale, en Afriqueainsi quen Chine.Lhuile de chanvre a le pouvoir de pénétrer profondément, ainsi elle relance la microcirculation.Elle est aussi utilisée pour certains problèmes de peau (acné, eczéma, dermatites) et apaise lesrougeursLes eaux thermalesElles sont utilisées depuis lAntiquité pour leurs bienfaits thérapeutiques, le plus souvent pour desmaladies de peau.Leau thermale accélère la cicatrisation et assouplit la peau. Certaines contiennent des minérauxet oligoéléments utilisés dans les crèmes pour peaux sensibles et réactives.Il existe des cosmétiques biologiques utilisant les eaux thermales comme base, ayant pourbienfaits de purifier et dassainir la peau (Avène, La Roche Posay...)Le karitéOriginaire dAfrique de louest, de lamande du noyau du fruit on extrait un beurre végétal, quicontient des vitamines (A, E), et des acides gras.Ses bienfaits dans la prévention et du traitement du photo vieillissement sont prouvés. Le beurrede Karité a des effets réparateurs, protecteurs, cicatrisants, adoucissants, raffermissants, anti-inflammatoires et régénérants.Son utilisation est diverse, on peut tout aussi bien lutiliser en masque sur cheveux secs, abîmés et 33
  34. 34. desséchés, ou comme soin pour les gerçures et irritations. Ainsi il est utilisé dans plusieursproduits cosmétiques tels que les shampooings, les après-shampooings, le baume, les masques,les savons, les laits...Le mielLorigine du miel peut être végétale ou animale, il sagit dun produit sain utilisé depuis lAntiquité.Le miel a de nombreux bienfaits sur notre fonctionnement, en effet il renferme des vitamines, selsminéraux et oligoéléments. Provenant dune diversité de fleurs, sa couleur et son goût différent.Il a des effets anti-inflammatoires, analgésiques et cicatrisants. Essentiellement utilisé pour leslésions de peaux, de brûlures, de crevasses, peau sèche...Le miel est utilisé en cosmétique dans de nombreux produits tels que les crèmes, shampooings,après-shampooing, masques, baumes...Le miel devient un ingrédient incontournable pour la célèbre marque Nuxe, qui a lancé une gammede produits ayant pour ingrédient principal le miel.La roseNul ne peut ignorer son odeur, aussi connu pour ses vertus médicinales, la rose a été une musedinspiration pour de nombreux poètes et peintres.Son rendement en huile essentielle est tellement faible quelle en est dautant plus précieuse.La rose a des effets régénérateurs, hémostatiques, cicatrisants et anti-inflammatoires. Elleconvient ainsi à tous types de peaux et particulièrement aux peaux sèches et sensibles.Il existe bien évidement dautres ingrédients utilisés dans les cosmétiques bio, en voici une listeexhaustive : • Bourrache • Calophylle • Carotte • Carotte • Cire dabeille • Copaïba • Elémi • Famonty • Genévrier • Géranium • Grenade • Huile de germe de blé • Huile de noix de coco • Huile de son de riz • Hydrocotyle asiatique • Iary • Immortelle • Jojoba • Lait dânesse • Lavande • manuka • Marula • Nard de lHimalaya • Neem • Néroli • Nigelle • Noix de Macadamia • Oliban • Onagre • Oranger amer • Palmarosa • Patchouli • Périlla • Propolis • Romarin à verbenone • Rose musquée du Chili • Souci • Tepezcohuite • Thé 34
  35. 35. • Thym vulgaire • Vétiver • Vinaigre de cidre• Ylang-Ylang • 35
  36. 36. 2.2. Qui sont ces producteurs de Bio ?2.2.1 Production de bio au niveau mondialÀ l’échelle mondiale, et particulièrement dans les pays développés, la consommation des produitsbiologiques est en hausse constante depuis les dix dernières années, avec une croissance desventes avoisinant 20% annuellement et avec un taux de croissance annuel de la production de 15à 30%.Selon une étude de la fondation Ecologie et agriculture SOEL et l’institut de recherched’agriculture biologique FIBL, plus de 31 millions d’hectares sont exploités de façon biologique auniveau mondial.Le marché de l’agriculture biologique a représenté environ 30 milliards de dollars en 2005, ce quicorrespond à moins de 1% du marché alimentaire mondial, estimé à environ 3 500 milliards dedollars US.Ce marché est très inégalement réparti dans le monde. En effet, l’Amérique du Nord notammentles Etats-Unis, et l’Europe représentent les deux plus importants marchés au monde pour lesproduits biologiques avec des parts respectives d’environ 50% et 45% du marché mondial entermes de vente.L’Amérique du Nord représente les plus grosses ventes de produits biologiques avec 13,7 milliardsde dollars en 2005, soit 50% du total. Elle est suivie par l’Europe avec 13 milliards de dollars cettemême année, soit 45% du total.Les principaux produits biologiques recherchés par le marché mondial sont les produits provenantde climats tropicaux (café, cacao, thé, fruits et légumes tropicaux, épices et herbes, fruits séchéset noix), les produits en vrac destinés à la transformation (céréales, oléagineux, etc.). Dans lespays plus nordiques, les produits frais (fruits et légumes) sont fortement demandés, surtout endehors des saisons de culture. À cela s’ajoutent les produits de boulangerie, les produits laitiers etles viandes.Les surfaces occupées par l’agriculture biologique dans le monde (millions d’ha) : répartition parcontinent, en 2006 36
  37. 37. En 2006, ces surfaces représentaient 31 millions dha, avec un développement particulièrementnotable en Australie (12,2 millions d’ha), mais au contraire faible en Amérique du Nord (1,4 milliond’ha) et en Afrique (1,2 million d’ha).Pays où la population des surfaces en culture biologique est la plus élevée (en % des terres enbiologique dans chaque pays)Si lon recherche les pays cultivant la plus forte part de leurs terres en biologique, on obtient unclassement différent en raison des disparités dans les surfaces des exploitations entre les pays.Ainsi le Liechtenstein, lAutriche et la Suisse sont les pays où la proportion de terres en culturebiologique est la plus forte.Pays ayant le nombre d’exploitations biologiques le plus important (en milliers d’exploitations)Cependant, en termes de nombre dexploitations qui la pratiquent viennent en tête le Mexique,lIndonésie, lItalie, les Philippines et lOuganda. Lagriculture biologique est donc un phénomènemondial, mais inégalement réparti entre pays.Pays ayant les plus grandes surfaces totales en agriculture biologique (en milliers d’ha) 37
  38. 38. 2.2.2. La production de Bio au niveau EuropéenEn 1991, le terme produit biologique a été défini pour les besoins du marché. Cette définition ci-dessous fait consensus au sein des pays membres de lUnion Européenne (UE).« Produit agricole ou denrée alimentaire dont le mode de production vise à respecterlenvironnement et à produire des aliments de qualité, en utilisant des cahiers de charge deproduction. Les cultures sont conduites sans engrais chimique ni pesticides de synthèse. »La précision de ce concept a servi à mieux cibler le marché des produits biologiques en Europe. Ils’agit aujourd’hui d’un marché défini, contrôlé et chiffrable.L’agriculture biologiqueEn 2005, la superficie consacrée à lagriculture biologique représentait 3,9% du total de lasuperficie agricole utilisée (SAU). Pour lEurope au complet, ce sont 5,6 millions d’hectares biosqui sont cultivés par 175 000 entreprisesagricoles. 38
  39. 39. En 2005, les plus fortes proportions de superficies consacrées à lagriculture biologique sesituaient en Autriche (11,0%), en Italie (8,4%), en République tchèque et en Grèce (7,2% chacun).Quant aux plus faibles proportions, elles se situaient à Malte (0,1%), en Pologne (0,6%) et enIrlande (0,8%). 39

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