Eléments d'économie générale III
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Eléments d'économie générale III

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Eléments d'économie générale III Presentation Transcript

  • 1. Monnaie, Crédit et crises monétaires et financières Daniel Dufourt Professeur de Sciences Economiques IEP Lyon Eléments d’économie générale Séance du 3 septembre 2010
  • 2. INTRODUCTION
    • Dès l’origine la monnaie est une monnaie de crédit c’est-à-dire de confiance; il faut que la société admette qu’un bien soit accepté par tous comme instrument de règlement et que la communauté dans laquelle elle circule ne doute pas de la stabilité de sa valeur.
    • C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la monnaie revêt les caractère d’un bien public dont l’émission ne saurait être laissé à la discrétion des acteurs privés. L’émission de monnaie ( le pouvoir de battre monnaie ) est d’ailleurs historiquement l’un des attributs de la souveraineté.
  • 3.
    • §1 - Monnaie et masse monétaire
    • 1-1 La notion de monnaie
    • Définition
    • La monnaie est un bien en lequel on exprime les prix de tous les autres et constitue un moyen de règlement indéterminé, général et immédiat.
    • Cette définition distingue la monnaie, des actifs financiers à court terme par exemple un effet de commerce (titre de créance négociable et cessible par endossement) ou un bon du Trésor.
    • Fonctions
    • 4 fonctions: unité de compte, moyen de paiement, réserve de valeur ( de ce fait la monnaie est le support de choix dans le temps et dans l’espace) et instrument de direction de l’économie (cf. politique monétaire)
    • Formes actuelles de la monnaie
    • La monnaie est composée de créances à vue sur les banques. Ces créances à vue prennent essentiellement 3 formes:
    1ère Partie Nature de la monnaie et circulation monétaire
  • 4.
    • La monnaie fiduciaire : billets de banque, créances à vue sur l’Institut d’émission garanties par une couverture métallique ou des devises convertibles.
    • La monnaie scripturale : ensemble des dépôts effectués dans les banques et les centres de chèques postaux (« Banque postale »). Ces dépôts résultent d’une inscription en crédit au compte d’un client quelle que soit l’origine de la provision.
    • Les cartes bancaires comme les chèques, à la différence des billets de banque, ne sont que des instruments permettant la circulation de la monnaie scripturale.
    • La monnaie divisionnaire ou pièces, émise par le Trésor Public
  • 5.
    • Les rapports entre monnaie et prix sont au cœur de l’économie politique: ce sont souvent les mouvements des prix qui conduisent aux dépréciations monétaires.
    • Mais en sens inverse, les variations de la quantité de monnaie en circulation retentissent sur les prix: une trop grande quantité de monnaie incite à vouloir trouver des biens-refuge susceptibles de permettre de se protéger contre les fluctuations monétaires.
    • Au final, il ne faut pas confondre l’étalon monétaire avec la valeur de
    • la monnaie elle-même. La dématérialisation de la monnaie est un
    • indicateur du développement économique. Encore faut-il que l’instabilité
    • politique ou les crises économiques et sociales ne remettent pas en avant
    • une représentation de la monnaie comme valeur-refuge: ce qui provoque
    • périodiquement la réapparition de cette « relique barbare »: l’or.
  • 6.
    • Propriétés de la monnaie:
    • La liquidité: les actifs monétaires sont utilisables immédiatement, et sans conversion, pour se libérer d’une dette ou pour acquitter le règlement des biens acquis à l’issue de transactions portant sur des actifs matériels, immatériels ou financiers.
    • La fongibilité, fait référence au pouvoir libératoire de la monnaie au regard des dettes contractées.
    • L’universalité, c’est-à-dire le fait d’être acceptée pour toute opération d’échange.
    • 1.2. La masse monétaire
    • Elle est composée de l’ensemble des moyens de paiement détenus par les différents secteurs institutionnels à une date donnée. Voir définitions des agrégats monétaires
  • 7.
    • Définition de la masse monétaire:
    • Ensemble des moyens de paiement en circulation à une date donnée.
    • C’est généralement l’institut d’émission qui est chargé de tenir les statistiques monétaires. La Banque de France ventile les moyens de paiement en différents agrégats classés par ordre décroissant de liquidité : - M1 comprend la monnaie fiduciaire (billets et pièces) et les dépôts à vue auprès des banques, de la Poste, du Trésor public et de la Caisse des dépôts et consignations (C.D.C.) ; - M2 englobe M1 et les placements à vue, c’est-à-dire le montant des livrets et comptes d’épargne ; - M3 ajoute à M2 les placements à terme (bons d’épargne et de caisse...), les avoirs en devises, les titres du marché monétaire émis par les établissements de crédit (certificats de dépôt, bons), les actions des Sicav de court terme et les parts des fonds communs de placement de court terme ; dans la terminologie de la Banque de France, M3 désigne la masse monétaire ; - M4 additionne M3 et les titres du marché monétaire émis par les agents non financiers (billets de trésorerie des entreprises, bons de Trésor...) et l’épargne contractuelle (livrets d’épargne-logement…). Pour apprécier la liquidité de l’économie, il convient évidemment de rapporter les agrégats monétaires au P.I.B.
  • 8.
    • 2 §- Création monétaire et contreparties de la masse monétaire
    • Principes généraux de la création de monnaie
    • La création de monnaie s’effectue à l’heure actuelle en liaison avec des mécanismes de crédit à court et à moyen terme, et elle est le fait de toutes les banques.
    • Les banques transforment des créances non transférables (exemple pour le constructeur automobile la valeur d’automobiles acquises en leasing) non susceptibles de jouer le rôle de monnaie, en monnaie.
    • La création de monnaie est un phénomène de flux dans le cadre d’un circuit. La monnaie créé disparaît avec le remboursement du crédit. La masse monétaire s’accroît du fait de l’excédent des crédits nouveaux sur les remboursements et suit le volume des transactions. Le flux monétaire est donc lié à la demande de crédit et à la demande de monnaie: l’initiative de la création de monnaie revient aux agents non bancaires.
  • 9.
    • La création de monnaie scripturale bancaire
    • Au passif d’une banque figure la monnaie scripturale qu’elle a émise (en créditant
    • le compte d’un client par exemple au terme de l’octroi d’un prêt). A son actif
    • figurent la contrepartie de cette création de monnaie: il s’agit d’actifs financiers
    • représentant des crédits aux entreprises, aux ménages, au Trésor public.
    • En fait les principales ressources des banques qui ne les obligent pas à vendre à la banque centrale une partie de leurs actifs ( c’est à la faveur de ces cessions d’actifs que la banque centrale crée de la monnaie ) afin de se procurer des liquidités c’est à dire de la « monnaie centrale » sont constitués des dépôts de leurs clients.
    • La capacité de prêt des banques est donc limitée par les liquidités qu’elles doivent conserver pour faire face aux retraits de leurs clients. Mais chaque banque peut bénéficier indirectement de liquidités additionnelles liées à l’activité d’autres banques: c’est ce qu’exprime l’adage « les prêts font les dépôts ».
  • 10.
    • Schématiquement, on retiendra que la monnaie est émise par les banques commerciales lorsqu’elles consentent des crédits aux entreprises qui en créeront la contre-valeur en biens et services et, grâce à leurs ventes, pourront rembourser leurs emprunts (on parle de "monnaie banques de second rang").
    • Ceci justifie l’adage "les crédits font les dépôts", inverse de la conception naïve selon laquelle les banquiers prêteraient les fonds reçus. En fait, les crédits, qui sont premiers, autorisent les bénéficiaires à établir des chèques reçus par leurs créanciers qui les remettront à d’autres guichets. Pour faire face aux retraits d’espèces de leurs clients, honorer les soldes de compensation et nourrir leurs réserves obligatoires, les établissements de crédit se refinancent auprès de la banque centrale qui, en émettant sa propre monnaie ("monnaie banque centrale" ou "monnaie centrale", c’est-à-dire les billets), occupe une situation déterminante dans le contrôle de la liquidité de l’économie.
  • 11.
    • Le multiplicateur monétaire mesure le pouvoir de création monétaire des banques. Le banquier doit toujours faire face aux retraits. Si l’expérience lui montre qu’à chaque nouveau prêt il lui revient un quart sous forme de nouveaux dépôts , on peut montrer par un raisonnement simple que s’il dispose de 100 millions d’euros à prêter il pourra dans les faits porter ce montant à 133 millions puisqu’il pourra faire face à chaque instant aux retraits en monnaie centrale grâce aux dépôts nouveaux induits par ces prêts.
    • On appelle multiplicateur de crédit le coefficient m:
    • 1
    • m = ------ où x est la part du prêt récupérée en dépôts (ici x= ¼ d’où m = 4/3
    • 1- x
  • 12.
    • Aperçus sur le métier de banquier
    • On pourrait banalement dire que les banques font le commerce de l’argent puisque l’essentiel de leurs revenus (hors plus-values d’origines diverses) est constitué de la différence entre les taux d’intérêts (loyer de l’argent) consentis à la clientèle (taux d’intérêts créditeurs) et les taux d’intérêts ( taux d’intérêts débiteurs) auxquels elles peuvent se refinancer (c’est-à-dire se procurer des liquidités en monnaie centrale) auprès de la Banque centrale (institut d’émission).
    • On l’a vu, en octroyant des crédits à l’économie les banque procèdent à la monétisation des créances. Ce faisant elles prennent des risques multiples liés:
    • - aux variations des taux d’intérêts, des taux de changes,
    • - aux possibles défaillances des débiteurs (risque de contrepartie),
    • - aux effets d’une crise de confiance ( risque de liquidités) ,
    • - à ceux liés à la contagion d’une crise dans un compartiment du marché sur lequel elles se trouvent indirectement exposées (crise de solvabilité à l’exemple de la crise des crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis, dite crise des subprimes).
  • 13. 2 ème Partie : Le financement de l’économie : de l’économie d’endettement à l’économie de marchés de capitaux
    • A – L’économie d’endettement
    • Jusqu’au milieu des années 1980 la structure financière des économies de la Triade était caractérisée par les éléments suivants:
    • Le financement des investissements des entreprises dans le cadre d’un faible développement des marchés de capitaux (Bourse, marché obligataire) s’effectuait soit par autofinancement* (une faible part, en raison de la faiblesse des fonds propres), soit par emprunts auprès des banques.
    • Les ménages ne disposaient que d’une très faible épargne financière (épargne investie en actions et obligations) et détenaient leur épargne sous forme liquide (essentiellement des dépôts auprès des caisses d’épargne et des banques).
    • La problématique centrale du financement de l’économie résidait donc dans la capacité du système bancaire à transformer l’épargne liquide (à très court terme) des ménages en prêts à long terme aux entreprises.
    • On qualifie la fonction ainsi exercée par les banques d’ intermédiation bancaire
    • * rappel: l’autofinancement est le fait d’utiliser une part des profits non distribués pour financer les investissements de l’entreprise.
  • 14. 2 ème Partie : Le financement de l’économie : de l’économie d’endettement à l’économie de marchés de capitaux
    • L’activité financière a toujours été réglementée étroitement. Réglementation et surveillance visaient à assurer la stabilité du système financier, considéré comme l’élément vital du fonctionnement d’une économie moderne, en protégeant l’épargnant et l’investisseur. Cette protection débouchait de facto sur la protection des banques et des marchés financiers, qui se retrouvaient ainsi peu concurrentiels, cartellisés et cloisonnés. Des dizaines de milliers de firmes de toute taille, banques, caisses d’épargne, compagnies d’assurance, n’avaient qu’une activité spécialisée et locale. Quant aux grandes banques, elles dominaient leur marché national mais jouaient les seconds rôles à l’étranger. Il n’existait point de leaders mondiaux dominant plusieurs marchés nationaux, comme dans l’automobile, l’informatique ou l’électronique grand public.
  • 15. 2 ème Partie : Le financement de l’économie : de l’économie d’endettement à l’économie de marchés de capitaux
    • Pour de multiples raisons (spécialisation des banques en banques de dépôt et banques d’affaires, fort cloisonnement des marchés de capitaux, taux d’intérêt administrés, privilèges accordés à certaines professions comme les agents de change) l’économie d’endettement est apparue à la fin des années 70 comme un mode de financement coûteux (coût élevé du crédit bancaire) et peu efficace (rareté des fonds prêtables en partie due à la faible rentabilité des placements financiers justifiant une préférence pour la liquidité de la part des ménages qui se contentaient de la rémunération du livret A des Caisses d’Epargne).
    • B – L’économie de marché de capitaux
    • Afin de mettre en œuvre une réforme structurelle qui conduise à substituer
    • au crédit bancaire jugé trop onéreux un financement par les marchés de capitaux les pouvoirs publics décident d’unifier le marché des capitaux (décloisonnement) et de le dérèglementer afin de permettre aux entreprises et au Trésor public d’emettre des titres négociables sur des compartiments du marché auxquels ils n’étaient pas jusque là autorisés à accéder.
  • 16.
    • Ces deux pratiques (dérèglementation et décloisonnement) conduisent à ce qu’on appelle la désintermédiation qui recouvre deux phénomènes distincts : la perte, par les banques , de parts de marché au profit de nouveaux intermédiaires financiers ( General Electric, Carrefour créent leurs banques, les sociétés d’assurances inventent la bancassurance); et le remplacement du crédit bancaire comme moyen privilégié de financement par des produits et instruments négociables .
    - épargne financière développée, - prépondérance des fonds de pension, - prépondérance du financement externe par appel aux marchés de capitaux, - marché unifié des capitaux - étroitesse des marchés de capitaux, - prépondérance du financement intermédié, - prépondérance d'une épargne liquide à court terme, - cloisonnement des marchés financiers Economie de marchés de capitaux Économie d’endettement
  • 17. 2 ème Partie : Le financement de l’économie : de l’économie d’endettement à l’économie de marchés de capitaux
    • . Le cloisonnement entre les différentes catégories d’intermédiaires a été réduit ou même éliminé —si bien que des catégories entières d’institutions financières ont perdu leur raison d’être, tels que les caisses d’épargne aux États-Unis ou les agents de change en France .
    • Certains observateurs pensent même que la déréglementation a privé le secteur bancaire de son rôle privilégié de collecteur d’épargne et de fournisseur de financement aux ménages et aux entreprises. D’où le fait que les banques ont recherché à reconquérir leur part des marché par des innovations financières telles que les produits dérivés (dérivés de crédit notamment et la titrisation .
  • 18. Un développement sans précédents du marché des capitaux
  • 19. 3 ème partie Crises financières et vulnérabilité des marchés de capitaux émergents.
    • A – La crise financière contemporaine
  • 20. 3 ème partie Crises financières et vulnérabilité des marchés de capitaux émergents.
  • 21. 3 ème partie Crises financières et vulnérabilité des marchés de capitaux émergents. A la page suivante, les effets de la crise financière d’un pays développé sur l’économie mondiale, crise en partie liée au vieillissement démographique.
  • 22.  
  • 23. 3 ème partie Crises financières et vulnérabilité des marchés de capitaux émergents.
    • La source des crises: les déséquilibres financiers internationaux
  • 24. 3 ème partie : Crises financières et vulnérabilité des marchés de capitaux émergents.
  • 25. 3 ème partie : Crises financières et vulnérabilité des marchés de capitaux émergents.