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Synthèse philo morale et politique damien theillier
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  • 1. MORALE ET POLITIQUE Synthèse du cours en terminale Damien Theillier Mai 2014
  • 2. LA LIBERTÉ Liberté Métaphysique Possible/impo ssible Morale Bien/mal Politique Légal/illégal
  • 3. 1° LA LIBERTÉ MÉTAPHYSIQUE Tout est-il déterminé ? Peut-on échapper à la fatalité ?
  • 4. Pas d'effet sans cause. Le déterminisme permet de « prédire » la trajectoire d'une balle de golf ou d'un ballon de basket quand ils sont soumis à une force de vecteur V selon un certaine direction. LE DÉTERMINISME
  • 5. Tout comme n’importe quel autre phénomène, les actions humaines devraient pouvoir être prévisibles et s’expliquer à partir d’une série de causes déterminantes qu’il suffirait de mettre à jour. LE DÉTERMINISME S’APPLIQUE-T- IL À L’HOMME ?
  • 6. L’action humaine semble être soumise à de multiples déterminismes qui en conditionnent la réalisation : Physique , biologique génétique Psychologi- que Sociologi- que
  • 7. La thèse déterministe pose le problème suivant : Si tout est déterminé, sommes-nous alors encore responsables de nos actes ? On n’est responsable d’un acte que dans la mesure où l’on a choisi de l’accomplir. Or si l’homme était entièrement soumis à la causalité naturelle, cela signifierait que ses actions seraient déterminées tout aussi mécaniquement que le mouvement d’une pierre quand on la lance.
  • 8. « Les hommes se croient libres et s’en vantent parce qu’ils sont conscients de leurs actes et de leurs désirs, mais ignorants des causes qui les déterminent ». Baruch Spinoza « Etre libre, c’est s’accorder à l’enchaînement nécessaire de toutes choses ».
  • 9. OBJECTIONS AU DÉTERMINISME 1° Le déterminisme universel n’est qu’un postulat métaphysique qui ne peut être prouvé et qui est remis en cause aujourd’hui par la physique quantique et la théorie du chaos 2° Les sciences humaines ne mettent pas en valeur des liens de causalité nécessaires entre conditions et phénomènes, mais des liens de probabilité. Exemple : la reproduction sociale n’est qu’un fait statistique, pas une loi de la nature humaine
  • 10. DÉTERMINISME N’EST PAS FATALISME Nécessité Conditionnelle = déterminisme Si A alors B « si je prends le médicament, alors je guéris » Inconditionnelle = fatalisme Quel que soit A alors B « Même si je prends le médoc je mourrai »
  • 11. Il est nécessaire qu’un organisme meurt, mais il n’est pas nécessaire qu’un fils d’ouvrier soit ouvrier C’est seulement probable. De plus, les probabilités restent faibles. Il ne s’agit que de lois statistiques, des tendances.
  • 12. Il faut distinguer cause et motif : Cause : fait objectif qui produit un autre fait objectif nécessairement, et qui explique ce dernier. Motif : élément mental, subjectif, qui permet de rendre compte et de justifier une action.
  • 13. EXPLIQUER ET COMPRENDRE SELON MAX WEBER Pour expliquer l’activité sociale, il faut comprendre le sens que les individus assignent à leurs actions Action rationnelle en finalité Action rationnelle en valeur
  • 14. KARL POPPER « Aucun physicien ou physiologue qui étudierait minutieusement le corps de Mozart, et tout particulièrement son cerveau, ne serait capable de prédire sa Symphonie en sol mineur d’une manière détaillée »
  • 15. « Il n’est pas rationnel de croire que les choix sont déterminés et, simultanément de considérer que les hommes méritent d’être blâmés ou loués pour leurs actes » Isaiah Berlin
  • 16. PAS DE MORALITÉ SANS LIBERTÉ Délibération Choix Responsabilité morale
  • 17. Comme le note Sartre, l’homme pourrait arguer du caractère nécessaire de tout ce qui arrive pour ne pas assumer la responsabilité de ses actions. L’EXISTENTIALISME Incons- cient Classes sociale Mauvaise foi = se chercher des excuses
  • 18. JE SUIS CE QUE J’AI CHOISI D’ÊTRE Le déterminisme est une position confortable qui permettrait d’échapper au sentiment de culpabilité et d’angoisse que peut faire naître la liberté, qui pour Sartre, confronte l’homme à une responsabilité absolue.
  • 19. « Nous sommes seuls, sans excuse. C'est ce que j'exprimerais en disant que l'homme est condamné à être libre. Condamné, parce qu'il ne s'est pas créé lui- même, et par ailleurs cependant libre, parce qu'une fois jeté dans le monde, il est responsable de tout ce qu'il fait. »
  • 20. « Une action véritablement libre est une action qui résulte d’une délibération et d’une prise de décision » ARISTOTE
  • 21. Délibération : Capacité d’examiner et d’évaluer les motifs entrant en concurrence et de choisir d’agir en fonction de l’un d’entre eux, à l’exclusion des autres. Livre III de l’Ethique à Nicomaque : PAS DE LIBERTÉ SANS DÉLIBÉRATION
  • 22. 2° LA LIBERTÉ MORALE Peut-on être libre et obéir aux lois ? Quel est le fondement de l’obligation morale ?
  • 23. MORALE ETHIQUE Visée déontologique Visée téléologique Impérative (le devoir) et absolue Evaluative (les valeurs) et relative Quelles sont les règles à respecter ? Comment bien vivre ? 1ère réponse : l’exigence d’universalisation (Kant) 1ère réponse : critère de l’épanouissement humain. Excellence conforme à la nature de l’homme (Socrate) 2ème réponse : la personne humaine comme fin en soi 2ème réponse : choix personnel de valeurs, ou choix collectif (éthique professionnelle)
  • 24. LA LIBERTÉ MORALE Morale Déontologie Droits et devoirs Interdit de la violence Éthique Téléologie Quête du bonheur Hiérarchie des valeurs
  • 25. MORALE Le raisonnement en morale est prescriptif et porte sur les moyens Comment agir pour se comporter humainement ? Étant donnée la nature même de l’homme, il y a des actes qui sont en eux-mêmes justes ou injustes
  • 26. MORALE Les principes moraux ne sont jamais relatifs à une société donnée ou à un individu. Ils sont universels « La personne est une fin en soi, elle n’est jamais un simple moyen » Kant
  • 27. UN EXEMPLE DE JUSTIFICATION La violence est irrationnelle par nature car elle détruit le principe même de la raison : la discussion argumentée Principe de non- agression : toute initiative de la force contre autrui ou contre ses biens est immorale
  • 28. LA DOUBLE PRESCRIPTION DE LA MORALE SELON SCHOPENHAUER « Neminem laed imo omnes quantum potes, juva »
  • 29. Précepte négatif Règle d’argent ou principe de non- malfaisance « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’on te fit » Précepte positif Rège d’or ou principe de bienveillance « Ce que tu voudrais qu’on te fit, fais-le à autrui »
  • 30. ÉTHIQUE Le raisonnement éthique porte sur les fins Quelles sont les fins que je me propose d’atteindre ? Hiérarchisation en fonction de mes préférences (relativité)
  • 31. ÉTHIQUE Elle offre des recommandations pour la vie bonne La hiérarchisation des valeurs est toujours très incertaine et discutable
  • 32. UNE CONTROVERSE : LA FIN DE VIE Euthanasie : éthique ou morale ?
  • 33. CONFLIT ENTRE : Devoir de respect de la vie Désir de mourir dans la dignité
  • 34. AVONS- NOUS DES DEVOIRS ENVERS NOUS- MÊMES ? L’homme, étant libre, s’appartient. Ce qui est le plus à moi, c’est moi- même. Or, l’essence de la propriété n’est-elle pas d’être à la libre disposition du propriétaire, et par conséquent, ne puis-je faire de moi ce qu’il me plaît ? Si j’ai des devoirs envers moi-même, ce n’est pas envers moi comme individu, c’est envers la liberté et la raison qui font de moi une personne morale. Kant
  • 35. SWITCH DILEMNA
  • 36. FOOTBRIDGE DILEMNA
  • 37. GUN DILEMNA
  • 38. DOCTRINE DU DOUBLE EFFETSelon S. Thomas, il est permis de commettre une action ayant à la fois de bonnes et de mauvaises conséquences (c'est-à-dire un double effet). 2 conditions sont nécessaires : le mauvais effet ne doit pas être directement voulu mais doit être un effet secondaire, non voulu. le bon effet doit être plus fort que le mauvais effet, ou bien les deux doivent être égaux. DOCTRINE DU DOUBLE EFFET
  • 39. 2 TYPES DE MORALES Morale de l’intention : agir par devoir Morale conséquentialiste : agir en prévision du résultat
  • 40. Déontologisme : le devoir Met l’accent sur les notions de devoir, d’obligation, d’impératif moral. Une action sera morale si l’intention de l’agent est morale. Il s’agit d’agir selon sa conscience morale – les conséquences ne sont pas prioritaires
  • 41. Conséquentialisme : l’utilité Les décisions se prennent en fonction des conséquences estimées de l’action. Une action est moralement bonne si ses conséquences sont utiles au plus grand nombre.
  • 42. 2 TYPES D’UTILITARISME • Bentham • Plaisir/douleurHédonisme • Mill • « Mieux vaut un Socrate insatisfait qu’un porc satisfait » Eudémonisme
  • 43. Éthique de la vertu Disposition à agir bien, adaptée à chaque situation Aristote Déontologi- sme Agir uniquement par devoir Kant Conséquen- tialisme Agir en tenant compte des conséquences Bentham
  • 44. Ethique = perfectionnement de soi qui s’acquiert par expérience et exercice. Trouver le « juste milieu », entre l’excès et le défaut. •Ex. le courage. •Vertus du soignant ? Apprendre à décider : •Délibération. •Choix. •Action. Éthique d’Aristote : le « juste milieu »
  • 45. 3° LA LIBERTÉ POLITIQUE Qui doit gouverner ? Dans quelles limites ?
  • 46. État Société THÉORIES POLITIQUES
  • 47. État Société Société Société Société État État État 1 2 Étatisme Anarchisme
  • 48. Doctrine politique qui prône la suppression de l’État.
  • 49. État Société 3 A
  • 50. Société État 3 B
  • 51. 3 Modèle mixte 2° Modèle anarchiste 1° Modèle étatiste B Nozick A Rawls
  • 52. JustificationA/BControverse Inégalités A Rawls « Nul ne doit être avantagé ou désavantagé par l’intervention du hasard de la nature. » Puisque les différences de talents ne sont pas méritées, il faut y apporter des compensations Les biens doivent être redistribués de telle manière que cette distribution soit à l’avantage des moins bien nantis B Nozick L’inégalité n’est pas nécessairement immorale ni socialement dommageable Ce qui compte, c’est la manière dont les biens sont acquis Les critères de justice de Rawls violent le droit de propriété, et sont donc en réalité immoraux
  • 53. Le terme égalité a au moins trois significations L'égalité juridique ou formelle : Tout le monde est égal devant la loi, indépendamment de sa naissance ou de sa position sociale. L'égalité des chances : Tout le monde a droit aux mêmes chances de réaliser ses propres projets par ses propres mérites (méritocratie). L'égalité des résultats ou égalité matérielle Tout le monde a droit aux mêmes ressources et au même statut, indépendamment de ses talents, ses efforts et ses capacités.
  • 54. Négative Positive LIBERTÉ Ne pas être entravé dans ses choix « Freedom from » Avoir la capacité de faire des bons choix « Freedom to » POLITIQUE Ne pas nuire Mill/Constant Promouvoir la vie bonne Helvetius/Rousseau ARGUMENT Les droits fondamentaux sont inviolables et inaliénables Il faut protéger les gens d’eux-mêmes
  • 55. Elle se contente de définir les limites d’un espace à l’intérieur duquel il n’y a ni obligation, ni interdiction. Pouvoir de faire ce que l’on veut sans rencontrer d’obstacle. Se libérer c’est s’affranchir de ces obstacles quand ils existent Liberté négative
  • 56. « La seule raison légitime pour laquelle un Etat peut user de la force contre un de ses membres, contre sa volonté, est d’empêcher que du mal soit fait à autrui. » J. S. MILL
  • 57. Liberté d’expressionLiberté de conscience ou d’opinion Liberté de mener sa vie comme on l’entend avec les risques que cela comporte et la possibilité de choquer autrui LES TROIS LIBERTÉS SELON MILL
  • 58. « Mais ce qu'il y a de particulièrement néfaste à imposer silence à l'expression d'une opinion, c'est que cela revient à voler l'humanité : tant la postérité que la génération présente, les détracteurs de cette opinion davantage encore que ses détenteurs. Si l'opinion est juste, on les prive de l'occasion d'échanger l'erreur pour la vérité ; si elle est fausse, ils perdent un bénéfice presque aussi considérable : une perception plus claire et une impression plus vive de la vérité que produit sa confrontation avec l'erreur. »
  • 59. C’est la capacité d’agir selon la raison, selon son moi authentique. Question : l’Etat ne doit-il pas promouvoir la liberté positive ? C’est-à-dire agir de telle sorte que les hommes soient des citoyens raisonnables ? Problème : La liberté positive justifie des politiques paternalistes et autoritaires qui déresponsabilisent Liberté positive
  • 60. « La seule liberté qui mérite ce nom est celle de poursuivre notre propre bien comme nous l’entendons », disait le plus célèbre de ses champions. Si tel est le cas, est-il possible de justifier la contrainte ? Mill en était convaincu. Puisque la justice exige que chaque individu dispose d’un minimum de liberté, il s’ensuit que les autres doivent être empêchés, par la force si nécessaire, d’en priver quiconque.
  • 61. Autrement dit, les devoirs de bienveillance, la morale positive , ne sont pas du ressort de l’État mais de l’initiative privée, de la vertu morale. « On ne peut imposer aux gens rien qui ne soit négatif » Schopenhauer
  • 62. Liberté négative Liberté positive Avantages Pluralisme Responsabilité Autonomie Protection Égalité Participation Inconvénients Relativisme Individualisme Inégalités Monisme Paternalisme Déresponsabilisation
  • 63. La liberté en ce sens n’est pas, du moins logiquement, liée à la démocratie. Certes, celle-ci constitue sans doute le plus sûr garant des libertés civiles et c’est pourquoi les libéraux l’ont toujours défendue. Mais il n’existe pas de lien néces- saire entre liberté individuelle et régime démocratique. La réponse à la question : « Qui me gouverne ? » est logiquement distincte de la question: « Jusqu’où le gouvernement s’ingère-t-il dans mes affaires? » I. Berlin DÉMOCRATIE ET LIBERTÉ
  • 64. C’est dans cet écart que réside finalement l’opposition entre ces deux conceptions de la liberté, la négative et la positive. En effet, le concept de liberté « positive » surgit lorsque nous nous efforçons de répondre, non pas à la question : « Que suis-je libre de faire ou d’être ? », mais : « Par qui suis-je gouverné ? », ou encore : « Qui est habilité à dire ce que je dois -ou ne dois pas – être ou faire ? »
  • 65. Négatif(s) Positif(s) DROITS Politiques Interdisent certaines actions = « droits de » (vie/liberté/propriété) Sociaux Commandent certaines actions = « droits à » (éducation/santé/emploi/ logement/revenu) CONTRACTUALISME Locke/Nozick Libéralisme Rousseau/Rawls Républicanisme
  • 66. DROITS NÉGATIFS Droit de vivre et de défendre sa vie Droit de travailler et d’échanger Droit de propriété Liberté de s’exprimer « Les droits de l’homme sont faciles à définir : chacun a le droit de faire tout ce qui ne nuit pas à un autre. » (Schopenhauer)
  • 67. L’ÉTAT ET LE DROIT Ce n’est pas l’égoïsme que l’État doit combattre, mais seulement les conséquences funestes de l’égoïsme, selon Schopenhauer. « la science de l’État, la science de la législation n’a en vue que la victime de l’injustice (…). Si l’on pouvait concevoir une injustice commise qui n’eût pas pour corrélatif une injustice soufferte, l’État n’aurait logiquement pas à l’interdire. »