Parcours des mondes 2013 - Articles
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  • 1. Relations publiques & Relations presse Parcours des mondes 2013 du 10 au 15 septembre Revue de presse SUPPORTS DATES DIFFUSION LES ARTICLES DE FOND ET LES BRÈVES AGENCES Agence France Presse Mondiales 13 septembre 2013 NC MENSUELS Beaux-Arts Magazine Septembre 2013 63 491 Arts Magazine Septembre 2013 28 213 AD Septembre 2013 95549 L’Œil Septembre 2013 NC Connaissance des Arts Septembre 2013 45 907 Connaissance des Arts Septembre 2013 45 907 Aladin Septembre 2013 NC L’Estampille - l’Objet d’Art Septembre 2013 NC HEBDOMADAIRES Le Figaro Magazine 30/ 31 Août 2013 449 914 Pariscope 4 / 10 septembre 2013 55 890 La Gazette Drouot (couverture) 6 septembre 2013 34 145 La Gazette Drouot 6 septembre 2013 34 145 Valeurs Actuelles 5 / 11 septembre 2013 90 434 Challenges 5 / 11 septembre 2013 229211 Figaroscope 11 septembre 2013 NC Point de vue 11 / 17 septembre 2013 182587 QUOTIDIENS Le Quotidien de l’Art 30 Août 2013 NC Les Petites Affiches – La Loi 2 septembre 2013 NC Le Quotidien de l’Art 10 septembre 2013 NC Le Quotidien de l’Art 10 septembre 2013 NC Le Quotidien de l’Art 11 septembre 2013 NC Les Echos 11 septembre 2013 122744
  • 2. Le Quotidien de l’Art 16 septembre 2013 NC Le Monde 13 septembre 2013 288113 Le Figaro 12 septembre 2013 321101 TRIMESTRIELS Art Absolument Septembre 2013 NC BIMENSUELS Le Journal des Arts 6 / 9 septembre 2013 NC INTERNET Artabsolument.com 24 juin 2013 Enviedailleursmagazine.com Juin 2013 Artmediaagency.com 1 juillet 2013 Artmediaagency.com 2 août 2013 Artmediaagency.com 4 juillet 2013 Artistikrezo.com 26 juillet 2013 Lessourcesdelinfo.info 5 septembre 2013 Aboveluxe.com 1 septembre 2013 Connaissancedesarts.com 9 septembre 2013 Robin des Arts 10 septembre 2013 Worldguide.com 10 septembre 2013 Challenges.fr 9 septembre2013 PRESSE ÉTRANGÈRE MENSUELS Il Giornale dell’arte (Italie) Mai 2013 15 000 Collect Arts Antiques Auctions (Belgique) Septembre 2013 NC Collect Arts Antiques Auctions Septembre 2013 NC (version française) Arts Passions (Suisse) Septembre 2013 NC Apollo (UK) Septembre 2013 35 000 Where Local Guides, Worldwide (UK) Septembre 2013 NC Tendencias del Mercado (Espagne) Septembre 2013 40 000 Die Zeit (Allemagne) Août 2013 NC Art + Auction (US) Septembre 2013 NC Antiquariato (Italie) Septembre2013 40 000 L’Éventail (Belgique) Septembre 2013 NC Kunst und Auktionen - Couverture (All) Août 2013 NC Kunst und Auktionen (All) Août 2013 NC The Art Newspaper (US) Septembre 2013 NC TRIMESTRIELS Origine (Pays-Bas) Juillet / août / septembre 2013 NC BIMENSUELS Gazette Drouot International (Chine) juillet - août 2013 NC Gazette Drouot International (UK) juillet - août 2013 NC HEBDOMADAIRES Antiques Trade Gazette (UK) 2 septembre 2013 18 000
  • 3. QUOTIDIENS Mad (Belgique) 28 août 2013 NC Mad (Belgique) 4 septembre 2013 NC The Times (UK) 7 septembre 2013 398 000 NRC Handelsblatt 6 septembre 2013 NC LES AGENDAS QUOTIDIENS 20 Minutes (Paris) 10 septembre 2013 486296 Direct Matin 10 septembre 2013 534380
  • 4. AGENCE FRANCE PRESSE MONDIALES 11/15 PLACE DE LA BOURSE 75061 PARIS CEDEX 02 - 01 40 41 46 46 13 SEPT 13 Quotidien Paris Surface approx. (cm²) : 260 Page 1/1 TRIBALART 6900747300507/GNK/AMR/4 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations 13/09/2013 18:21:00 Parcours des mondes à Saint-Germain-des-Prés: l'Océanie à l'honneur PARIS, 13 sept 2013 (AFP) - La 12e édition de "Parcours des Mondes", salon international des arts premiers réunissant jusqu'à dimanche soixante galeries françaises et étrangères à Paris, fait la part belle à l'Océanie, de plus en plus prisée par les collectionneurs. Venus d'Australie, des Etats-Unis, des Pays-Bas, d'Italie, de Belgique ou d'Espagne, les galeristes étrangers présenteront également leurs plus belles oeuvres des arts premiers d'Afrique, d'Asie et des Amériques, rejoignant leurs confrères parisiens installés à demeure dans le quartier des Beaux-arts de Saint-Germain-des-Prés, transformé le temps d'un week-end. Ce salon en libre accès est devenu d'année en année un rendez-vous incontournable pour les amateurs et les collectionneurs d'arts premiers qui, selon les organisateurs, connaissent un engouement croissant. Cinquante pour cent des participants sont étrangers. "Dans un monde trop souvent déconnecté de ses racines, le regain d'intérêt pour des objets qui racontent l'origine de notre civilisation, se fait de plus en plus intense. Cet attrait pour l'étrange et le mystérieux ne se dément pas", dit dans le dossier de presse Pierre Noos, directeur de Parcours du Monde, dont la présidente d'honneur est la galeriste Hélène Leloup, spécialiste de l'art dogon. "Depuis quèlques temps, on note un déplacement de l'intérêt des collectionneurs vers l'art océanien, même si l'art africain intéresse encore 60% des acheteurs", selon M. Noos. "L'art océanien qui, il y a encore quèlques années, n'intéressait qu'un petit 10% de collectionneurs, passe maintenant à 30%. Le goût change et il est certain que la rareté est plus présente en art océanien qu'en art africain", affirme Pierre Noos. (www.parcours-des-mondes.com) jfg/pcm/fa/DS
  • 5. SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD : 58081 Surface approx. (cm²) : 540 N° de page : 134 Page 1/1 TRIBALART 1966527300506/GVB/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations MARCHÉ Foires & salons PAR LLTIE DELI BAC •PARCOURS DES MONDES1 Du 10 au 15 septembre Unebrillante12e édition Parcouis des mondes le rendez vous international des amateurs d art tribal revient pour une 12e edition Au fil des quelque 60 galènes installées dans les rues de Saint Germain des Pres de nombreuses expositions annoncent une programmation alléchante Place aux objets de coiffure et parures bijoux et ornements d Afrique à Asie et d Oceanie dans le Salon de beaute» de la galerie Ma ne Durieu ou s illustre un prestigieux pendentif Baoule en or representant un poisson chat [ill e contre] Spécialisée en art ocean en la galerie Voyageurs et Curieux presente un important crochet porte crane de Papouasie Nouvelle Gu nee qui n est pas sans rappeler I art brut de Chaissac Pour un choix de cranes d ancêtres surmodeles du Sepik voir avec Renaud Vanuxem Direction les archipels phil ppm et indonésien chez Alain Bovis qui a reuni des objets Ifugao et Kankanai de lile de Luçon de I art des Batak de Sumatra et des Dayak de Borneo et de la statuaire des les de Nias Sumba etSulawesi Lin beau bulul (statue d ancêtre protecteur du nz Ifugao) est aussi a decouvrir a la galerie Schoffel Valluet Pour Afr que Alain Lecomte fait partager sa passion pour I art des Bakongo land s qu Olivier Larroque s est interesse a ix Pende Notons encore la toute premiere participation du New Yorkais Donald Dlis eminemspecialiste de I art de la Colombie Britannique wwwparcoursdesmondescom Pendentif Baoule XIXe siecle Cote d Ivoire or fondu a la cire perdue 5 x 7 cm Cjale ie Ma r e Durieu Pa s Prix autour oe lj 00( ( PARCOURS PARIS DESIGN WEEK Les Puces fêtent le design A Saint Ouen 22 galères des marches Paul Bert & Serpette participent au Parcours Paris Design Week Gui hem Faget presente la salle a manger de Rene Jean Caillette éditée par Charron en 1961 Des meubles danois en palissandre de Rio des annees 1960 aux lignes sobres sont a saisir chez Gammes & Fortune Special se dans le des gn belge Olivier Hutzemakers propose des créations d Emile Veranneman Depos to A est ancre sur le design italien des annees 1950 a 1980 de Cio Ponti leo Pansi Paolo Buffa ou encore Fornasetti Le stand d Alexandre Court est ded e aux luminaires des annees 1950 a 1980 signes Gino Sarfati Pierre Guanche Robert Math eu et Boris Lacroix www paulbert serpette com SALON REVELATIONS Floraison de talents Du ll au 15 septembre JEAN SERNESI Sculpture murale 1972 acier brosse et inox 100 x 200 cm ï! e r n B de o pt p ort or o ria che Serpe^e Pr x 8 500C En alternance avec la B enna e des antqua res un nouveau salon dedie aux metiers d art et de la creation prend p ace sous la coupole du Grand Pala s Lance parAteliers d Art de France ce rendez vous baptise Révélât ens promet de belles decouvertes et peut etre des vocations ll réunit pres de IOU créateurs et artisans d art détenteurs d un savoir faire unique a 70 % français (nous sommes plutôt tres bons dans ce domaine) dont des lissiers lumigraphes (créateurs de sculptures lumineuses) maroquiniers tapissers brodeuis créateurs de textiles ou de pap ers peints ou encore des artistes fibre telle Miki Nakamura Japonaise installée en France, trava liant I ecorce de muner blanch e qu elle étire et transforme en véritables dentelles aerennes prenant la forme de vegetaux ou de MIKINAKAMURA Anémone de mer papillons Pour cette premiere edit on la Norvege mv tee dans sa boite d honneur a ete conviée, avec une douza ne de céramistes orfèvres verriers et designers confirmes ou prometteurs de ™ wwwrévélations grandpalais com is x 15 x 15 cm
  • 6. sept 13 Mensuel OJD : 23500 Surface approx. (cm²) : 516 N° de page : 29 Page 1/1 TRIBALART 3107137300502/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations UNPARCOURS À LA POINTE DES ARTS PREMIERS Dominique Zinkpe, Silhouettes 2013, bois et pigments 158 x 40 x 22 cm galerie Valois Le XXIe siècle sera «tribal" ou ne sera pas. Fort de cette intuition, « Le Parcours dcs mondes » fête, cette année, sa dou- zième edition dans la capitale, en accueillant 60 exposants d'Arts premiers dont la moitié viennent de Belgique et des États-Unis Au cœur du quartier historique de Saint-Germain-des-Prés, le Salon s'articule autour de plusieurs expositions thématiques. Amateurs de bijoux? La galerie Maine Durieu propose un veritable « Salon dc beaute » constitue de parures d'Afrique, d'Asie et d'Oceame Pour les collectionneurs de photographies, rendez-vous che^ Michael Evans Tribal Art pour admirer les portraits du XIXe siècle d'aborigènes d'Australie et de Maori de Nouvelle-Zélande Et pour la premiere fois, dans ce « Parcours des mondes », deux exposants d'art contemporain, Fine Art Studio (Belgique) et la galerie Vallon (Paris) ont été sélectionnés. Une decision strategique car « aujourd'hui, de nombreux collectionneurs d'art tribal sont aussi collectionneurs d'art contemporain, révèle Pierre Moos, le directeur du Salon. Ce pont entre ces deux univers peut nous amener de nouveaux collectionneurs » Le signe que l'engouement pour les Arts premiers n'est pas pret de s'éteindre. ^^^H^^^^M A. R. Parcours des mondes 2013. Du 10 au 15 septembre 11h-19h les mer, ven et sam 15h21hmar 11 h 21 h jeu 11h-17hdim Quartier des Beaux- Arts a Saint-Germam-des-Pres, Paris 6 www parcours-des-mondes com
  • 7. 56 A RUE DU FAUBOURG SAINT HONORE 75008 PARIS - 01 53 43 60 68 SEPT/OCT 13 Mensuel OJD : 95549 Surface approx. (cm²) : 2034 N° de page : 106 Page 1/4 TRIBALART 8966037300501/GJD/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations LE MARCHE DE L'ART AD A ne w f«ft pAR LAURENCE MoUIlLEf»" QUELQUESCHEFS-D'ŒUVRE... I Figure d'ancêtre dite byeri, Gabon/Cameroun, XIXe siecle Galerie Bernard Dulon 2 Grand u'u ou massue de cérémonie, Polynesie, XVIIIe ou XIXe siecle Galerie Meyer. 3 Statuette Teke, Congo, début du XXe siecle. Lucas Ratton. 4. Corne a medecines, Balak, Sumatra Galerie Alain Bovis 5. Statue Bulul, gardien de riz, Philippines, XVIIe ou xvine siecle Galerie Schoffel-Valluet 6 Jaguar, pierre basaltique culture Diquis, Costa Rica, vers 8OO-12OO, Galerie 1492 L'ÉVÉNEMENT Le Parcours des artspremiers Comment explorerl'Afrique, l'Amérique, IAsie, I Oceanie en quèlques enjambées ' t,n visitant le Parcours des mondes qui s'organise a Saint Germam-des Pres Pour la 12e fois, les épeciahsles des arts premiers accueillent leurs confrères étrangers dans les galeries du quartier Soixante participants, dont les plus grands marchands internationaux On annonce même cette annee le fameux Donald Ellis, expert ame ncain de la Colombie britannique Partout se montent des expositions thema tiques, et cette grand messe de l'art tribal attire collectionneurs et conservateurs de musees du monde entier En 2012, on a croise deux Australiennes qui avaient entrepris l'aller retour Paris Svdne)' en trois jours, pour cette seule occasion L.M. PARCOURS DES MONDES, du TO au 1§ septembre www parcours des mondes com LA PERSONNALITE Hélène Greiner, le goût défricheur Bienvenue dans le Carre Rive Gauche Helene Greiner y ouvre sa deuxieme galerie parisienne, tout en conservant celle du boulevard Raspail Si elle défend sculpteurs, designers, créateurs de bijoux contemporains ou de la fin du xxc siecle, la belle Helene a un faible pour les œuvres exubérantes Témoins, ce lustre en resine de Roselme Granet ou cette table a pietement de bronze dore de Fred Brouard L M GALERIE MARTEL-GREINER, 6 ruecle Beaune 75007Paris, tel OI 42 6O 24 6l
  • 8. SEPT 13 Mensuel Surface approx. (cm²) : 689 Page 1/2 TRIBALART 3283727300524/GPP/ALZ/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations MARCHANDS D'ART TRIBAL UN MÉLANGE DE CŒUR ET D'ÉRUDITION Au moment où le Quai Branly rend hommage à Charles Ratton, Parcours des mondes transforme Saint-Germain- des-Prés en un immense Salon mettant à l'honneur une profession en mutation. Béréntce Geoffroy-Schneiter C ombien de néophytes n'osent pas pénétrer dans ces lieux par- fois intimidants que sont les galeries d'art tribal ' II estvrai qu'il y a encore peu, certains marchands affi- chaient une réelle suffisance, mépri- sant ouvertement « l'apprenti collec- tionneur » qui hasardait une question sur la datation d un ob]et ou les condi- tions de son utilisation Les temps ont heureusement change ' Cars'ilexistetoujours « l'aris- tocratie » de la profession qui ne vend qu'a un tout petit nombre et dédaigne communiquer sur ses pieces d'excep- tion, une nouvelle generation de mar- chands se fait plus volontiers péda- gogue, soucieuse de transmettre passion et érudition II suffit ainsi de pousserlaportedelagaleriedeRenaud Vanuxem au 52, rue Mazanne, pour partager la passion commumcative de ce quadragénaire pour les objets qu'il sélectionne pour leur rareté et leur beaute intrinsèque Point de hasard si sa clientele éclectique va du collection- neur d'art contemporain pointu au jeune medecintombeen extasedevant l'une de ses installations au pouvoir « hypnotique » ' Pour cette prochaine edition du Par- cours, le jeune marchand a encore choisi l'audace en confrontant des crânesreliquaires provenant d'Oceame a un ensemble de fétiches du Congo, du CamerounetduNigeria soitunefaçon de bousculer le regard, d explorer d'autres pistes L'on songe immanqua- blement aYves Le Furprésentantpour lapremierefois, côteacôte, reliquaires du monde tribal et du monde occiden- tal dans sa mémorable exposition « La mort n'en saura rien » (1999) Une soif de savoir Maîs lom de se contenter d'epmgler quèlques pieces remarquables comme autantde«trophees»offertsaladélec- tation les marchands d'arts primitifs fontparfoismontred'unevertigineuse érudition et d'une passion sans egale Installesau 14, rueGuenegaud,Judith Schoffel et son epoux, Christophe de Fabry, n'hésitent pas a se lancer dans des expositions et des publications extrêmement sophistiquées Pour preuve, le remarquable ouvrage qu ils ont consacre en 2012 a la statuaire de la Côte d'Ivoire (Côte d'Ivoire Premiers regards sur la sculpture 1850-1935) a ete sélectionne pour la derniere edition du Filaf (le Festival international du livre d'art et du film) S'il n'a pas obtenu de prix, le jeune couple était cependant tres fier de concourir a cette presti- gieuse manifestation, aux côtes des
  • 9. SEPT 13 Mensuel Surface approx. (cm²) : 689 Page 2/2 TRIBALART 3283727300524/GPP/ALZ/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations plus grands éditeurs... La prochaine édition du Parcoursleuroffriral'occa- sion de présenter une sculpture asexuée de Bornéo dépassant les deux mètres, dont la typologie et la qualité sonttoutàfaitextraordinaires. Toujours fidèles à leur esprit d'exi- gence, lesdeuxjeunesmarchandsn'ont pashésitéà poussertrèslom lesanalyses scientifiques pourdémontrerl'extrême anciennetédelapièce(entreleXV1 etle XVIIe siècle)etsaprovenanceexacte(le centredel'île).«Àl'heureoùlesœuvres exceptionnelles se font de plus en plus raresetoùlesprixpeuventatteindredes sommets, il est normal que les collec- tionneurs aient cette soif de savoir », résume pertinemment Christophe de Fabry.Judith Schoffel, de son côté, est allée à bonne école, elle dont les deux parents sont des marchands réputés pour leur « oeil » (Christine Valluet et Alain Schoffel) qui lui ont inoculé ce « virus » incurable : l'amour des arts premiers... Nombreux sont d'ailleurs les gale- ristes à marcher dans les pas de leurs illustresaïeuls!AlbertLoebn'estautre que le fils de Pierre Loeb, l'ami et pro- tecteur dantonin Artaud, dont la célèbre galerie « Pierre » exposait la fine fleurdesartistesd'avant-gardeaux côtésdepiècesd'Afrique ou d'Océanie. Philippe Ratton eut pour oncle Charles Ratton, marchand de rentre-deux- guerresauquelleMusée du quaiBranly rend hommage à travers une exposi- tion aux allures d'hagiographie... Coups de foudre Mais bien souvent, la rencontre avecles arts premiers a pris des allures de coup defoudre, commepourEdithetRoland Flak, deux pharmaciens initiés parla lecture d'André Breton aux arts « sau- vages».DepuisledécèsdeRoland,c'est Julien qui reprend le flambeau aux côtés de sa mère : si prisées des surréa- listes, les poupées kachina des Indiens Hopi font toujours partie des objets de prédilection de leur galerie et séduisent une large clientèle, touchée par leur grâce enfantine et leur poésie... Chez Stéphane Jacob, c'est un voyage initiatique en Australie en 1991 qui allait décider de sa passion pour la peinture aborigène. Un art dont il est devenu un expert incontournable et un passeur infatigable à travers des expositions et des publications d'une grande pédagogie. L'un des moments les plus magiques du Parcours fut incontestablement la rencontre qu'il organisa, en 2010, avec deux peintres aborigènes dont il suit toujours le tra- vail : {Cathleen Petyarre et Abie Loy Kemarre. On ne pouvait rêver plus belle empathie entre des artistes, leur marchand et un public manifestement sous le charme. Une émotion palpable, bien au-delà de l'érudition... • ->Parcoursdesmondes,LeSalon international des arts premiers, se tient du 10 au 15 septembre 2013, dansLequartierdeSaint-Germam- des-Prés, à Paris Y seront présentes 60 gaLenes, dont 29 sont françaises, 12 belges et 8 américaines. Une vingtaine d'expositions thématiques seront proposées au visiteur. www.parcours-paris.eu
  • 10. SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD : 40055 Surface approx. (cm²) : 961 N° de page : 108 Page 1/2 TRIBALART 8194527300506/GPP/MFG/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations MARCHE DE L'ART Parcours des mondes SERGE SCHOFFEL DU CONGO AUX PHILIPPINES De son pere collectionneur et marchand Serge Schoffel a hérite la passion de I art tribal Maîs «ie me suis fait tout seul» insiste t-il en se souvenant de son voyage aux Philippines «Je suis parti il y a vingt cinq ans sac au dos ae village en village et i ai rapporte des objets de qualite » Pour lui le Parcours est devenu le principal evenement de I art tribal « I y expose aussi bien un fétiche du Congo de la collection Arman qu une piece rare des Philippines qui était au musee du Quai Branly a / exposition Philippines archipel des échanges au printemps » MAINE DURIEUX. LE GOÛT DE LA PARURE Après avoir vécu longtemps en Afrique Mame Durieux a ouvert sa premiere galerie quai des Grands Augustins a Paris ou elle a presente la sculpture Lobi Désormais elle a choisi de sortir des grandes oeuvres classiques «Je voyage de plus en plus en Afrique en Indonesie en Chine dou/e rapporte cles objets pour creer des ensembles » Pour le Parcours cette découvreuse organise une exposition sur les parures en coquillages metal textiles bois Par exemple un pectoral en ivoire et coquillages de Nouvelle Guinée de grandes boucles d oreilles Peuhl en or ou un collier des Fidji en dents de cachalot JOHN WATERS STUDIO GUERRIER FIDIIEN vers 1890 Republique des Fidji Polynesie tirage original sur papier albumine 19 7 x 13 Sem Michael Evans Tribal Art Dijon Lorsque dans les annees 1880 Evans ouvre son studio photo a Suva la capitale des iles Fidji e climat guerrier qui a règne tout au long du xixc siecle s est stabilise Jusqu alors les guerriers se livraient a dincessantes et violentes luttes pour le pouvoir Evans peut alors prendre en photo un de ces combattants habille en costume traditionnel vêtu d une ceinture et d une jupe en ecorce et tenant son arme a deux mains ASIE Lur rvtnnKKt, BIO/I LEAF-OOPTIC 2013 acrylique sur toile 122 x 122 cm Arts d'Austrolie-Stephane Jacob Paris =HOTDCLAVTON GLEN) Sur les conseils de sa grand mere la célèbre Kathleen Petyarre Abie Loy Kemarre a commence a peindre en 1994 Dans cette oeuvre elle évoque une plante qui pousse dans les regions marécageuses et dont les feuilles ont des vertus curatives Elle peint minutieusement chaque feuille provoquant un mouvement fluide captivant Des effets d optique des spirales troublent le spectateur tout comme les produits pharmacologiques issus des plantes peuvent provoquer des hallucinations
  • 11. SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD : 40055 Surface approx. (cm²) : 961 N° de page : 108 Page 2/2 TRIBALART 8194527300506/GPP/MFG/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations DOMINIQUE ZINKÈ, SILHOUETTES, bois et pigments, 158 x 40 x 22 cm, galerie Vallois Sculptures, Paris. Dominique Zinkè, artiste contemporain béninois suivi depuis trois ans par la galerie de Bob Vallois, travaille quasi exclusivement le bois. I sculpte une par une des statuettes minuscules, fendues ensuite en deux pour symboliser « les jumeaux », puisassembléesencolonne Cet artiste positif souhaite transmettre un message heureux, comme ici, car les jumeaux ont toujours été une source de bonheur en Afrique PATRICKMESTDAGH, LAPOLYNESIEAPARIS Lemarchandbruxellois déguste le plaisir d'être installe dons sa nouvelle et grande galerie, « ce qui permet d avoir un recul sur des objets forts qui cohabitent parfois difficilement » (lire « Connaissance des Arts » n° 703, p ll 4) Après une exposition sur les boucliers en 2012, il se régale de présenterau Parcours une sélection de rares objets de Polynésie .^Mj^^ K ^ sera un ^ ensemble d'œuvres venant de Hawai ^B^^^l, ae Polynésie française et anglaise, de Nouvelle- ^^Bfcjgfcte. k Zelande de nie tie Pâques » Et déjà il annonce ^B^T**™™"* * pour novembre une exposition sur les sphères BHV - J et les boules en général, parce que «quoi ^E& "Jjiijf qu on dise, la terre tourne bien rond I ». EFFIGIE DE CHAMAN, ESKIMO, Alaska, début de la culture Thule, I DOO à 1400, défense de morse fossilisé, 9,2 x 3 cm, galerie Meyer, Oceanic& Eskimo Art. Dans cette effigie de chaman representant un être humain a la morphologie imposante on peut voir la représentation d'un « Strongman » (homme fort) ou dune femme plantureuse D ailleurs souvent baptisée « homme fort » ce genre de sculpture suggère plus concrètement la femme génitrice Elle tient son ventre à deux mains, comme pour protéger la matrice féconde et attirer les regards sur cette partie du corps dont nous sommes issus. YANNICK uunH,-u L.I •.•.Di-jiiHmt r-htLunJhditn « 2Q}Z-ZQ]3, une année folle », s'amuse Yannick Durand, spécialiste en art précolombien Apres la Biennale des antiquaires à Paris en septembre, ii a enchaîné lu Brafa à Bruxelles la Foire de Maastricht au printemps sans oublier l'ouverture de son nouvel espace la Galerie 1492. Le voilà maintenant au Parcours, « un evénement parisien incontournable et international dans le domaine de l'art tribal » Et pour cette manifestation, il a sélectionné une quarantaine de pièces, « un panorama de l'art animalier précolombien » L'année se poursuivra en novembre par The Salon à New York Une année folle '
  • 12. SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD : 40055 Surface approx. (cm²) : 469 N° de page : 106 Page 1/1 TRIBALART 6194527300508/GPP/MFG/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations RECIPIENT POUR GRAISSE Hiada Gwan vers 1820 Colombie Britannique bois 0165 cm Donald Elhs Gallery New York (PHCTO OHNTAYLOR) MONOLITHE EKOI (OU EJAGHAM) Nigeria xe -xie siecle pierre H 160cm détail Didier Cines Gallery Bruxelles EFFIGIE COMMEMORATIVE D UN Fût Bamileke region de Bangwa Batoufam Cameroun bois erode H 100cm galerie Bernard Dulon Paris (PHOTO HUGHES DUBUS) Avec sa soixantaine de galeries parti cipantes et ses dix mille visiteurs esti mes, le Parcours des mondes na plus rien a prouver Au point que quèlques grands marchands comme Bernard Dulon prêtèrent ce « salon » des arts primitifs organise a Paris dans les ga lencs de Saint Germain des Pres a son modele bruxellois, auquel ils ne participent plus Que peut desirer de plus Pierre Moos le directeur du Parcours ? « Améliorer encore le niveau des galeries et la qualite des objets », repond il Comment? En faisant < la chasse aux parasites », c'est a dire aux marchands qui s intallent dans le quartier aux dates du Parcours, sans co tiser ni prendre le risque que les experts du vetting enlèvent leurs objets moyens ou douteux Les organisateurs ont egale ment refuse plus de vingt candidatures AU PARCOURS, LA QUALITÉ S'IMPOSE Pour sa douzième edition, le Parcours des mondes mise sur la qualite des objets et s'ouvre a l'art contemporain non occidental pour garantir un bon niveau de galeries Maîs ils ont ac cueilli avec joie I un des plus grands marchands au monde specialiste dart de la Colombie Britannique I Americain Donald Elhs Autre priorité de I annee le renforcement de ce fa meux vetting, constitue de cinq spécialistes de haut vol Selon les organisa teurs, les marchands qui remettront en galerie les objets écartes par les ex perts seront exclus du Par cours Qu on se le dise Encore plus de rigueur donc, maîs quoi de neuf pour ledition 2013, dont la présidence d honneur est confiée a Helene Leloup, grande prêtresse de lart Dogon? Louverture de la manifes tation a Fart contemporain non occidental, défendu par quatre galeries dont Vallois Sculptures (Pans) Et a ete annoncee la nais sance des I an prochain, d un Parcours de printemps Maîs le projet semble faire debat chez les marchands eux mêmes Certains venus de lom, se demandent s'ils pour ront faire le deplacement Notamment les Belges qui constatent que la version hiver nale de Bruneaf na pas véritablement pris et doutent qu il soit pertinent de doubler la manifestation parisienne Maîs « tant que Ion nessaiera pas, on ne saura pas si cest une bonne idée >, conclut Pierre Moos CELINE LEFRANC ET FRANÇOISE CHAUVIN PARCOURSDESMONDES quartierdesBeaux- Arts et de Samt-Germain-des-Pres 75006 Paris 32 67 877 277, du 10 au 15 septembre + d infos http//bit ly/7181 parcours
  • 13. SEPT 13 Mensuel Surface approx. (cm²) : 530 Page 1/1 TRIBALART 4044137300509/CLA/MAG/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations LESRENDEZ-VOUSF O I R E S , S A L O N S E T M A R C H E S MANIFESTATIONS SPÉCIALISÉES Paris 6e Le Parcours des mondes Cette rencontre de prestige réunit les plus grands spécialistes mondiaux des arts i tribaux. Attirant 60 participants des Vlj^ cinq continents, en majorité des étrangers, le Parcours des mondes est la plus importante manifestation mondiale de ce type, loin devant Tribal Arts de Londres. On y trouve des pièces d'Afrique noire, de Papouasie-Nouvelle- Guinée, des Iles du Pacifique, des "*"!?"à> Indiens d'Amazonie... L'événement Jp se présente sous la forme d'un , • parcours entre des galeries ' '* rn Pan 's 'ennes accueillant pour la ' -i; m circonstance des Belges, des Américaines, des Italiennes, des j Anglaises... En 2012, plus de ' IO 000 visiteurs s'étaient déplacés. ' un chiffre remarquable pour un thème pointu, mais un marché <ç prospère. Du 10 ou 15 septembre, rues de Seine, Jacques Colhot, Mazan'ne, Visconti, "> Bonaparte... Des brochures avec l'itinéraire se trouvent auprès des antiquaires. www.parcoun-dei-mondei.com Questions à Pierre Moos, directeur du Parcours des mondes Avez-vous trouvé votre place parmi les salons du marché de l'art ? Oui, indéniablement. On ne compte qu'une soixantaine de véritables galeries sérieuses spécialiséesdans notredomaine et 95 % d'entre elles participent à Parcoursdes mondes. La crise économique a-t-elle un impact survotre domaine ? Dire que l'art tribal a été épargne serait faire preuve d'un grand optimisme. Cependant, nos clients sont de véritables collectionneurs, pas des investisseurs L'arttribal estun marché de niche et c'est bien ce quifaitsaforce.Lessallesde .PierreWoos/àdroite. ventes prennent leur part de ce marché, mais rien ne remplace le lien collectionneur-marchand vécu par les acheteurs comme une garantie d'authenticité. Cetteannée,vous ouvrezParcours des mondesàquèlques exposants d'art contemporain. Pourquoi ? Le lien est simple. L'art tribal ne produit plus de pièces, et d'une certaine façon, c'est l'art contemporain qui prend le relais de l'expression de cet art universel. Selon moi, de nombreux artistes contemporains puisent leur inspiration dans cet art des origines.
  • 14. 25 RUE BERBISEY 21000 DIJON - 03 80 40 41 06 SEPT 13 Mensuel Surface approx. (cm²) : 1031 N° de page : 72-73 Page 1/2 TRIBALART 1428337300508/CLA/MAG/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations SALONS ET GALERIES Ci dessus Bulul statue d ancêtre protecteur du riz Philippines Bois incrustations dans les yeux et pour les dents H 45 cm Paris galerie Schoffe ftValluet Photo service de presse O Photo Jean François Chavanne O Galerie Schoffel Valluet A droite Effigie commemorative d un fon Bamileke region de Bangwa Batoufam Cameroun Bois erode a patine de terre rouge H 100 cm Paris galerie Bernard Dulon Photo service de presse Q Photo Hughes Dubois © Galerie Bernard Dulon LE PARCOURS DES MONDES : UN CABINET DE CURIOSITÉS À CIEL OUVERT Du 10 au 15 septembre prochain, les petites rues de Samt-Germain-des-Prés accueillent la fine fleur des marchands d'arts primitifs Devenu le rendez-vous incontournable des collectionneurs, le Parcours des mondes qui réunit cette annee soixante galeries [dont vingt-neuf françaises, douze belges et huit américaines] est aussi une fête de l'oeil et de l'esprit Des le premier jour la fièvre est palpable On devine les gale nstes s affairer derrière les vitrines occultées de noir Les col lectionneurs arrivent de toutes parts la prunelle brillant d exel tation Le néophyte comprend bien vite les codes repere déjà les expositions alléchantes Point de doute ' En ce début sep tembre ou les esprits pe nent parfois a rentrer de vacances le Parcours des mondes prolonge les souvenirs de voyages lom tains donne a Paris un air de capitale exotique Maîs derrière cette fete joliment orchestrée par Pierre Noos et son equipe et placée sous la présidence d honneur de la célèbre marchande Helene Leloup commissaire de I exposition Dogon au musee du quai Branly en 2011 (voir EOA n° 468 p 60) se cache une selection drastique seules les galeries les plus pointues ont gagne leurs galons pour participer a ce qui est devenu au fil des annees le plus mportant salon dart tribal de la planete Avec une soixantaine d exposants (dont la moitié dorigine étrangère), le Parcours des mondes offre ainsi une formidable occasion de rencontrer des marchands de tous horizons (de la Belgique a I Espagne en passant par le Canada et les Etats Unis) tout en reflétant letat du marche dans un secteur qui semble encore relativement epargne par la crise Nos clients sont de véritables collectionneurs pas des mves tisseurs Ils sont guides par leur passion , se réjouit Pierre Moos, visiblement satisfait de la frequentation en hausse de son salon dont il tient a conserver le haut degré dexigence C est donc apres avoir ete examinées par un college d experts que les pieces ont le droit de faire partie de la selection effi cielle, soit un gage indispensable d authenticité qui rassure le collectionneur aguerri comme le néophyte Car en ces temps de frilosité economique tout achat se doit d etre un tant soit peu raisonnable Maîs lom detre seulement une foire a vocation commerciale (même si certains galenstes avouent faire I essentiel de leur chiffre annuel durant ces quèlques jours ') le Parcours prend des allures de cabinet des merveilles aussi somptueux qu éphémère ll n est d ailleurs pas rare d y croiser des conser valeurs de musee a I affût de quelque oiseau rare pour leurs propres collections '
  • 15. 25 RUE BERBISEY 21000 DIJON - 03 80 40 41 06 SEPT 13 Mensuel Surface approx. (cm²) : 1031 N° de page : 72-73 Page 2/2 TRIBALART 1428337300508/CLA/MAG/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Cl dessus Pendentif Baoule Cote d Ivoire XIXe s ecie Or fondu a la cire perdue 5 x ? cm Paris galer e Ma ne Durieu Photo service de presse O Photo Frank Verdier @GalerieMameDurieu Adroite Effigie de shaman Eskimo Alaska, début de la culture Thule, 1000 a 1400 apres J C Ivoire de morse fossilise 9 2x3 cm Paris galerie Meyer Photo service de presse (cl Photo M Gurfinkel 0 Galerie Meyer OceanicArt Ledition 2013 devrait, la encore, reserver des surprises visuelles et des chocs esthétiques de tout premier ordre Dans la lignée de la somptueuse exposition du musee du quai Branly consacrée a l'art des Philippines (voir £0/4 n° 489, p 12), la galerie Schoffel Valluet presente ainsi une statue d ancêtre protecteur des rizières (Bulul] dune intensité spirituelle tout a fait exceptionnelle ll y a en effet chez les sculpteurs ifugao du Nord de I ile de Luçon une economie de moyens au service du sacre qui est la marque des plus grands artistes Precieux et effrayant tout a la fois I art des Batak de Sumatra et des Dayak de Borneo a aussi les honneurs de ces autres amoureux des Philippines et de I Indonesie que sont Alain Bovis et Veronique du Lac On retrouvera dans leur galerie le gout des grands explorateurs du XIXe siecle pour ces objets encore imprègnes de charges magiques comme cette corne a medecine grouil lant de personnages mythologiques aux vertus protectrices Décidément tres en vogue' la statuaire de Borneo fera ega lement lobjet d'une exposition tres pointue chez Pascassio Manfredi aux cotes de pieces du sacre ou du quotidien sa sissantes Citons ainsi ce gardien de tombeau a I epiderme ronge conserve plus de quarante ans dans une collection française ou bien encore ce versoir 'cha ma nique associant crane de singe et serpent dont le caractère onirique et maca bre devrait séduire les amateurs de beaute convulsive' N oublions pas que les Dayak passaient pour de redoutables chasseurs de têtes Cest une ambiance forte et chargée que distillera aussi lexposition conçue par Renaud Vanuxem, qui a choisi de pre senter cote a cote un ensemble de cranes reliquaires d Oceanie et des'fétiches du Congo, du Cameroun et du Nigeria Lin face a face qui n aurait point déplu a Andre Breton Maîs que I amateur d epure d élégance et de dépouillement se rassure ' D autres propositions esthétiques s offriront a lui, tel ce magnifique masque Dan de Cote d Ivoire propose par Yann Ferrandm (un jeune marchand élisant toujours des pieces d excellence) ou bien encore cette statue Baoule exposée chez Olivier Castellane, petit miracle de grace et de féminité Et que dire de ces bijoux rassembles pour I harmo nie de leurs formes et la finesse de leur decor, par la galerie Mame Durieu le temps d'un "Salon de Beaute aussi sophisti- que que precieux ? Une célébration de la parure que l'on retrouvera dans cette exposition de coiffes du bassin du Congo dont certains exemplaires semblent échappes de quelque défile de mode Autre belle surprise de ledition 2013 si le continent africain semble toujours se tailler la part du lion, d autres parties du monde seront représentées avec faste Ainsi, la galerie Flak continue de révéler au public la grace mystérieuse et fausse ment enfantine des poupées katsmam des Indiens Hopi et Zuni de l'Anzona La Bruce Frank Primitive Art Gallery de NewYorkjet tera quant a elle son dévolu sur les amulettes de la region du fleuve Sepik, en Papouasie Nouvelle Guinée au delà de leur petite taille, ces objets fascinent par la force plas tique et la sacralite qui s'en dégagent Enfin grand specialiste de l'Oceame, le galenste Anthony Meyer na pas moins ete séduit par I extraordi naire simplicité formelle d'effigies eskimos dont la perfection stylis tique est digne d un Brancusi Derniere innovation d un parcours décidément riche en révélations, I art contemporain continue de creuser discrètement son sillon Certes, Stephane Jacob invite depuis des annees les visiteurs a s immerger dans les reves labyrmthiques et stellaires des peintures aborigènes - on retrouvera ainsi quèlques uns de ses plus grands artistes, comme Kathleen Petyarre, la doyenne et Abie Loy Kemarre, qui marche avec talent sur les pas de son illustre grand mere -, maîs a quèlques encablures, ce sont les sculpteurs béni nois qui seront célèbres a la galerie Vallois En retissant le fil avec lart sacre de leurs ance tres, leurs oeuvres devraient réconcilier, voire séduire anna teurs d'art tribal et collectionneurs d art contemporain B G S Parcours des Mondes , du 10 au 15 septembre 2013 dans le quartier de Samt-Germain-des-Pres, 75006 Paris Toutes les informations sur www parcours-paris eu
  • 16. 30/08/2013 Hebdomadaire OJD : 431865 Surface approx. (cm²) : 1375 N° de page : 76-78 Page 1/3 TRIBALART 9849137300505/XCB/MMS/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Pour tout GRAND-ANGLE Du W au 15 septembre, Paris accueille la IT édi- tion du Salon international des arts premiers, « Parcours des mondes ». doccasion d'admirer - et d'acheter - des piècesexceptionnellesenprovenancedetous lescontinents. Bulul, statue en bois patine datant au moins du XVIII8 siècle (Philippines, Galerie Schoffel- Valluet) Page de droite : statue du Pende oriental (R D Congo, bois et pigments), qui inspira en 1936 une peinture sur toile au Flamand Armand Vanderhck (Galerie OlivierLarroque). E PAR LAURENCE MOUILLEFARINE n matière d'arttribal, nous sommes les meilleurs », s'en- thousiasme Pierre Moos, directeur du « Parcours des mondes ». Certes, ce Saloninternationaldes arts premiers, qui se dé- ploie depuis douze ans dans le q u a r t i e r des Beaux-Arts à Paris, a pris une belle ampleur. Parmi les 6O spécialistes d'Afri- que, d'Amérique, d'Asie, d'Océanie, à s'installer dans des gale- ries germanopratines durant six jours, la moitié vient de l'étranger. Osons le dire, dans ce domaine, Paris est le cen- tre du monde ! L'ouverture du musée du Quai Branly et l'effervescence des ventes aux enchères y ont magnifique- mentcontribué.Silesorganisateursdu « Parcours des mondes » se vantaient d'attirer les dix plus grands marchands delaplanète, cette année ils disentvrai. Donald Ellis, défenseur de l'art des In- diens d'Amérique de Nord, rejoint, en- fin, la manifestation. Jusque-là, ce New-Yorkais se contentait d'y faire ses emplettes (n'a-t-il pas déniché, dans l'arrière-boutique d'un confrère pari- sien, le plus splendide masque yup'ik de sa carrière ?), mais il n'exposait pas, participant plus volontiers aux gran- des foires d'arts plastiques. Son revire- ment est un signe. « J'ai toujours été im- pressionnépar le public du Parcours, tant pour la quantité que la qualité, explique- t-il. Bien que tous les visiteurs ne soientpas des acheteurs potentiels, loin s'enfaut, ils sont cultivés, posent des questions intelli- gentes et, croyez-moi, ce n'estpas toujoursle cas ! » Aujourd'hui, on y croise des têtes qu'on ne voyait pas auparavant : des clientsfortunes,quiassocientàleursta- bleaux modernes et contemporains re- liquaires du Gabon oustatuettes de l'île dePâques. Un mélangeesthétiquecher aux Occidentaux dans les années 1930. On y revient. Pour faire la conquête de ces nouveaux amateurs, en septembre, c'est à Paris qu'il faut être. L'an dernier, on a même remarqué deux Chinois à l'affût... Huit rues de Saint-Germain
  • 17. 30/08/2013 Hebdomadaire OJD : 431865 Surface approx. (cm²) : 1375 N° de page : 76-78 Page 2/3 TRIBALART 9849137300505/XCB/MMS/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations
  • 18. 30/08/2013 Hebdomadaire OJD : 431865 Surface approx. (cm²) : 1375 N° de page : 76-78 Page 3/3 TRIBALART 9849137300505/XCB/MMS/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations -dès-Prés verront donc affluer quel- que 2O DOO ou 30 OOO curieux. Ba- dauds et initiés. Collectionneurs débu- tants ou chevronnés qui trouvent là d'innombrables fétiches, armes, mas- ques, bijoux, objets rituels, objets usuels à tous les prix (de I 000 euros à... l'infini). De toutes les tailles. Le plus minuscule ? Cette figurine es- kimod'Alaska,enivoiredemorsefossi- lisé, haute de 9,2 centimètres : l'effigie d'un chaman sur laquelle veille amou- reusement Anthony J.-P. Meyer, anti- quaire corpulent à la moustache d'Her- cule Poirot. Le plus monumental ? Un monolithe ekoi du Nigeria, qu'apporté le Belge Didier Claes, mystérieux bloc de pierre dl,60 mètre dans lequel un sculpteur a modelé, au Xe -XP siècle, un visage... et un nombril. Les marchands réservant volontiers les meilleures trouvailles pour cette grand-messe automnale, des chefs- d'œuvre sont an- nonces. Dc l'art contemporain an pays ile l'tir! tribal Ainsi, un bouclier mengen de Nouvel- le-Bretagne (Océanie), en bois, rotin, pigments naturels et plumes, d'autant plus émouvant qu'il est accompagné du récit pittoresque de l'explorateur, membre d'une expédition allemande vers le cap Bechey en 1909, qui le col- lecta. On s'arrêtera, également, à la ga- lerie Schoffel-Valluet pour découvrir une statue Bulul des Philippines, gar- dien du riz que la patine sacrificielle permet de situer vers le XVIIP siècle ; les yeux et les dents, formes de co- quillages ou bouts d'os, en disent long sur sa valeur à l'époque. D'autres pro- fessionnels mettent sur pied des expo- sitions thématiques. Lesquelles exi- gent l'effort de conserver un certain temps les pièces qui puissent illustrer leur sujet. Ainsi, dans son « Salon de beauté », Maine Durieu célèbre les bi- joux et autres ornements du corps à travers divers continents. L'ensemble d'appuie-têtedeNouvelle-Guinéequ'a glané l'Espagnol Antonio Casanovas, Crochet porte-crâne agiba, Papouasie Nouvelle-Guinée (chez Voyageurs et Curieux) Effigie de chaman en ivoire, Eskimo, Alaska, 1000 a 1400 ap J-C, Gaiane Meyer (en hautadroite) Bouclier mengen, Nouvelle-Bretagne, fm XVIII'-debut XIXe (presente par Michel Thieme Tribal Art) l'une des figures de proue du marché, ne passe pas inaperçu. Quant à la gale- rie Vallois, elle réunit cinq sculpteurs béninois actuels. De l'art contempo- rain au pays de l'art tribal, voilà qui est inattendu ! « Cependant, ily a une filia- tion,sedéfendPierreMoos-.jeressensla même âme, la même sensibilité entre l'ar- tiste africain d'aujourd'hui et ses ancê- tres. » Autre evolution, la présence croissante des arts océaniens. Les piè- ces d'Afrique exceptionnelles deve- nues inaccessibles, l'intérêt des collec- tionneurssedéplace.«Laproductionde Mélanésie ou de Polynésie, souligne en- core Pierre Moos, estséduisanteparsa diversité, par sa polychromie. Comme les marchands qui explorent ces terrains sont peu nombreux, les objets s'avèrent rares. » Et qui dit rare, dit désirable... • LAURENCE MOUILLEFARINE Du10auISseptembre,wwwparcours-des-mondescom Deschefs-d'œuvresontannonces
  • 19. 04/10 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 49282 Surface approx. (cm²) : 261 N° de page : 10 Page 1/2 TRIBALART 2808537300505/GLB/MCF/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations itParce qu'il fascine autant qu'il raconte notre civilisation, l'art premier parle à tous, amateurs d'art et néophytes. Ses plus gros marchands au monde sont réunis à Saint-Germain-des-Prés du 10 au 15 septembre dans différentes galeries. Animée par diverses expos, la manifestation présentera notamment une thématique « Salon de beauté », avec des objets de coiffure, bijoux et ornements d'Afrique, d'Asie et d'Océanie. Un « parcours du monde » pour découvrir d'autres cultures. . . moins éloignées qu'on ne le croyait! •
  • 20. 04/10 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 49282 Surface approx. (cm²) : 261 N° de page : 10 Page 2/2 TRIBALART 2808537300505/GLB/MCF/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Paysages de banlieue Cette exposition permet de decouvrir les pay sages de banlieue du XVM" siecle a nos jours a travers gravures dessins peintures photos et cartes Jusqu au 15 decembre Fresnes (94) Ecomusee du Val-de-Bievre Penone versailles Pour son rendez vous annuel avec la creation contemporaine le chateau de Versailles accueille Giuseppe Penone Lartiste chef de Ille de I arte povera rythme les jardins de Le Notre avec ses sculptures d arbres dans les quelles vegetal et mineral se mêlent pour devoi ler leur essence Jusqu au 31 octobre Versailles (78) Musee national du château de Versailles Jardins Pierre Henry, autoportrait en 53 tableaux Inventeur avec Pierre fachaetter de la musique concrète au début des annees 1950 le compo siteur français Pierre Henry (ne en 1927 a Pans) a développe une œuvre plastique parallèlement a son travail sonore Jusqu au 1e decembre Musee d art moderne de la Ville de Paris Piacid & MUZO: encore un peu de sexe! Dessins Jusquau 10 octobre Musee de I Erotisme Planete Grenouille - Photographies de Cyril Ruoso Lexposition montre cette Planete Grenouille dans tous ses etats naturels comme culturels scientifiques et societaux spectaculaires et poe tiques Jusqu au 1e decembre Muséum natio nal d histoire naturelle Jardin des Plantes Portrait(s) de cellule Le jardin du Musee Curie lieu hautement lus torique représente un lien de transition entre le musee et I Institut Curie entre son histoire et son actualite Jusqu au 31 octobre Musee Cuno Pots a pharmacie Une selection de cinq cents pots a pharmacie des collections de la Cite Jusqu au 7 octobre Sevres (92) Sevres - Cite de la céramique Le Principe Galapagos Avec entre autres Atlantic Alain Bedos et Christian Moncel Maxime Bondu Simon Boudvm Rene Daumal Arnaud des Pallieras Simon Faithfull Joseph Grigely Gael Gnvet Jusqu au 9 septembre Palais de Tokyo Pub mania - Ils collectionnent la publicitè Cette exposition réalisée a partir du tonds Publicite des Arts Decoratifs explore le pheno mené de la collection d objets publicitaires et la psychologie des collectionneurs dont les profils ne sont finalement pas si différents de ceux des collectionneurs d art Jusqu au 6 octobre Les Arts decoratifs Redécouvrir Jean Moulin (1899-1943) - Collections inédites Le 70e anniversaire de la disparition de Jean Moulin unificateur de la Resistance gloire du corps préfectoral Compagnon de la Liberation est I occasion de valoriser les collections du musee Jean Moulin qui s enrichit du legs de I une de ses petites cousines Jusqu au 29 decembre Musee du General Leclerc-de- Hauteclocque et musee Jean-Moulin Regards persans Le musee offre ses salles au jeune artiste ira men Morteza Ahmadvand qui ponctue le par cours de visite de trois de ses videos tour a tour raffinées menaçantes et poétiques Jusqu au 29 septembre Musee de la Chasse et de la Nature Regards sur l'abstraction - Montparnasse- Samt-Germain-des-Prés 195O-199O Cette exposition un ensemble de trente six oeuvres de grand format {peintures et dessins) produites par Olivier Debre Jean Le Moal Alfred Manessier Andre Marfamg Gerard Schneider Geer van Velde entre tes annees 1950 et la fm des annees 1980 Jusquau 29 septembre Rambouillet (78) Palais du roi de Rome La Regle et le compas - Ou de quèlques sources operatives dè la tradition maçonnique Le musee de la Franc Maçonnerie invite a decouvrir les liens et I histoire qui unissent la franc maçonnerie moderne dite spéculative a la maçonnerie de metier celle qui se consacre a la taille de pierre et a I art de bâtir que I on qualifie doperative Jusqu au 12 octobre Musee de la Franc-Maçonnerie Rêhabilitation des grands magasins de la Samaritaine Installée au coeur de I exposition permanente du Pavillon de (Arsenal cette presentation mise en scene par I agence SANAA permet de decouvrir I ensemble de ce projet et ses enjeux de maquettes plans et coupes et détails Jusquau 9 septembre Pavillon de I Arsenal Ricciotti arcnitecte Cette rétrospective presente pour la premiere fois le travail de Rudy Ricciotti acteur majeur de la nouvelle vague architecturale française Grand Prix dArchitecture en 2006 Jusqu au 8 septembre Cite de I architecture et du patri- moine Palais de Chariot Ron MuecK La Fondation Cartier pour I art contemporain organise une nouvelle exposition personnelle de I artiste Ron Mueck apres le grand succes de 2005 SptiL dieu fc puui fcxpubit on Ron Mueck réalise trois nouvelles sculptures Jusqu au 27 octobre Fondation Cartier pour I art contemporain Roy Lichtenstem A travers une selection exceptionnelle de cent trente tableaux eî sculptures de Roy Lchtenstem I exposition proposée au Centre Pompidou retra ce tout I œuvre de cette figure emblématique du mouvement pop americain et de I art de la seconde moitié du XXe siecle Jusquau 4 novembre Centre Pompidou Rubens-Van Dyck, gravures La visite de I exposition Jordaens 159J Ib78 la gloire dAnvers est prolongee au rez de chaussee par un accrochage dans les collée lions permanentes d une selection d estampes de Rubens et de Van Dyck provenant du fond Dutuit lègue au Petit Palais en 1902 Jusquau 26 janvier 2014 Petit Palais Rue des Rosiers - Le Marais juif, 1974-1975 - Photographies d'Alécio dè Andrade Le photographe Aiecio oe Andrade nê en 1938 au Bresil est arrive a Paris en 1964 ou il vécut jusqu a sa disparition en 2003 Jusqu au 6 octobre Musee d Art et d Histoire du judaisme Ruptures, les materiaux roulent des mécaniques Le parcours en visite libre repose sur une cm quantaine de manipulations reparties en seize thématiques Jusquau 10 novembre Palais dè la decouverte Salon international des arts premiers Une soixantaine de galeries spécialisées dans es arts dAfnque dAsie dOceanie et des Amériques se reunissent lors de ce salon qui est le plus mportant consacre aux arts premiers Du 10 au 15 septembre Quartier de Saint- Germain des Pres Sensualité et spiritualité - A la recherche de l'absolu Composee de 114 œuvres peintures et dessins cette exposition renouvelle le regard porte sur la peinture religieuse de Jean Jacques Henner (1829 1905) Jusquau 16 septembre 2013 Musee Jean-Jacques-Henner Sous les meules, le grain - Nourrir la ville de l'Antiquité a nos jours A travers la géographie et i economie i exposi lion renseigne sur la vocation agricole du terri- toire qui s affirme a I epoque gallo romaine Sont évoques les différentes céréales les outils agri coles ainsi que les voies commerciales romaines Jusqu au 19 janvier 2014 Louvres (95) Arches - archeologie en Pays de France La Spoliation des Juifs : une politique d'Etat (194O-1944) La spoliation systématique des entreprises et des biens appartenant aux Juifs est engagée des 1941 sur lensemble du territoire français Jusqu au 29 septembre Mémorial de la Shoah Studio Beineix Le cinéaste français Jean Jacques Beineix est mis a I honneur dans une exposition conçue comme un voyage a travers un film Jusqu au 29 septembre Boulogne-Billancourt (92) Musee des Annees 30 Espace Landowski Tableaux d'Hubert Robert du musée dè Valence bn avant premiere de la reouverture en decembre prochain du musee de Valence (Drome) quatre des plus beaux tableaux d Hubert Robert (1733 1808) sont présentes au Petit Palais aux cotes des dix tableaux de I ar liste present dans les collections permanentes du musee Jusquau 1e octobre Petit Palais Ta-Da! - Une proposition interactive de Navid Nuur Pour comprendre ce qui inspire les artistes et les conduit de I idée a la réalisation I artiste Navid Nuur conçoit une serie de dispositifs mge nieux et poétiques qui invitent petits et grands a se laisser embarquer sur les chemins de la crea lion Jusqu au 23 septembre Centre Pompidou
  • 21. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 667 N° de page : 1 Page 1/1 TRIBALART 1598937300502/CLA/ARN/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations LAGAZETTE PROUOTL'HEB110 DESVLNito AUX ENCHÈRES N°29 DU VENDREDI 6 SEPTEMBRE 2013 1BHHHHMH M 01676 1329 F. 3,50 €
  • 22. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 1/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations MR MARIE C. AUBERT AUBERT@GAZETTE DROUOTCOM EVENEMENTParcours des mondes. Le Salon international des arts premiers à «ciel ouvert» se tient à Paris du 10 au 15 septembre, dans le quartier historique de Samt-Germain-des-Prés. Euloge Gide Zemidjan 2013 38 x 29 x 13 cm galerie Vallo s CS PHOTO CHARLES P AC OE fâ GALER VALLOIS n juin dernier La Gazette est allee a la rencontre des professionnels repre sentant l'élite dans le domaine des arts premiers afin de les interroger sur I evenement de la rentree qu est le Parcours des mondes et sur les pieces phares qu ils presente raient En avant premiere, ils nous ont pour la plupart - dévoile quelques-uns de leurs tresors que vous pourrez decouvrir a votre tour lors du vernissage germanopratin du 10 septembre Que ces marchands soient remercies pour leur disponibilité et leur gentillesse même si nous ne disposons pas d une place extensible pour parler de tous i Pendant une petite semaine, Paris, capitale mcon testée de la spécialité concentre entre les rues Bonaparte des Beaux Arts de I Echaude Guene gaud Jacques Callot, Mazarme de Seine Saint Benoit et Visconti les meilleurs professionnels et les plus grands collectionneurs Cette annee, la galerie américaine Donald Elhs vient grossir les rangs du Parcours une premiere participation a une foire d art tribal pour cette specialiste mondiale de la Colombie Britannique (voir inter view page 143) Nul autre salon, de Bruxelles a New York ne peut s enorgueillir d une telle repu tation Les raisons7 Elles sont multiples maîs tien nent surtout a I excellence des objets a la diver site des aires géographiques proposées - on note d ailleurs cette annee une forte ouverture aux artsocéaniens Onajouteraaussi Iexperience car cela fait maintenant douze ans que le salon s est impose dans le paysage des arts premiers La soixantaine de participants qui se soumettent a un veetmg rigoureux travaillent parfois plusieurs annees pour préparer une edition Chaque nouveau Parcours est ainsi I occasion de présenter le fruit de longues recherches dans le cadre d expositions thématiques UNE GALERIE, UN THÈME Apres les calebasses de medecine proposées en 2012 Alain Lecomte installe rue Guenegaud chez lequel nous aurions pu rester des heures tant sa passion est contagieuse s attache aux sifflets sculptes des Bakongo auxquels il a consacre un ouvrage - tire a cinq cents exem plaires - avec I historien Raoul Lehuard publie a I occasion du Parcours Objets associes au culte du <nkisi ) les sifflets bakongo sont utilises dans certaines cérémonies et uniquement par des hommes inities - homme-médecine grand chas- seur et chef de village - pour les rites de fertilite ou la chasse Ces sculptures sont généralement accompagnées de petites cornes d antilope qui font office de sifflet N étant pas portes par le peuple ils sont naturellement peu nombreux, y compris dans les musees Fidèle a cette ethnie et lui vouant un veritable culte le galenste a égale- ment déniche un fétiche a clous epoustouflant, ayant I aspect d un chien impressionnant par sa taille et sa qualite ainsi qu un masque poly chrome provenant de I ancienne collection
  • 23. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 2/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations République démocratique du Congo, XIX siecle bois pigments h 31,5cm fr arrière plan une huile sur toile d Arrrand VdriJerlick bignte et datée 1936, galerie Olivier Larrcque Nimes ©PHOTO SYLVIA BATAILLE © GALERIE OLIVILR LARhIOQUL NIMES
  • 24. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 3/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Sifflet nsiba, de I ethnie bayombe du Bas Congo rm XIXe siecle, h 27 cm Ancienne collection mard et Bertrand Botte! Sa particularité1 assez rare est que le sifflet qui pst habituellement une corne d antilope naine, est ici Lne tres fine pointp d ivoire Galerie Mam Lecomte
  • 25. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 4/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Bottet, collecte dans les annees 1930 pres de Lambarene, au Gabon Autre exposition thema tique, celle dédiée a la beaute chez Mame Durieu, ou I on découvrira rue Visconti l'art de la parure chez les Baoule, les Samoas, les Gueres De cette ethnie de Côte d'Ivoire, qui excella dans le travail de la fonte, la galenste propose un collier entierement en bronze orne de dents de panthère, insigne de puissance et de dignite ou des boucles d'oreilles en feuilles d'or caractens tiques de I orfèvrerie peule de la region de Mopti etde Djenneau Mali Ces paruressont réalisées a partir d un seul lingot d or, martelé avec virtuosité pour obtenir cette forme extraordinaire sans soudure Les femmes peules sont réputées pour leur beaute et leur majesté Ces grandes boucles d oreilles quadrilobees, ornées de motifs geome triques simples évoquent les cornes des vaches et rappellent I activite pastorale des Peuls La préciosité de la matiere et la majesté de la forme font de ces bijoux des signes de prestige reserves aux femmes les plus riches Autre objet remarquable lie au pouvoir d un chef baoule, un pendentif en forme de silure illustre, par sa finesse et son raffinement, la qualite du travail de I orfèvrerie chez les peuples akans L or occupe ainsi une place symbolique prépondérante pour cette ethnie emblème par excellence de la puis sance politique ce metal constitue aussi un heri tage sacre empreint de la force spirituelle des ancêtres Quanta lafinessedutravaild'orfèvrerie, elle atteste de son ancienneté Le jeune galenste Lucas Ration, ayant fait sensa lion lors de la derniere Tefaf a Maastricht, dans la section Show Case, a quant a lui mit I accent sur le Congo Deux statuettes, I une iwena, liee a des rites de fertilite ou de divination et qui se distingue par sa grande taille et la qualite d'execu lion de ses détails, et I autre teke a double charge et provenant d une ancienne collection française, liee au monde medical magique et religieux que personnifieledevinguérisseur«nganga»,seront montrées Presque toujours masculines, ces sculptures représententselon les cas des ance tres, des esprits protecteurs ou des médiateurs On retrouve dans la seconde les attributs caracte ristiques des Teke scarifications rituelles appo sees symétriquement sur le visage, barbe trape zoidale Ses jambes fléchies montrent que I indi vidu évoque exécute la danse sacrée appelée « nkibi » ou « nikibi», exclusivement réservée aux hommes La statuette masculine estdeconsacree sonabdomen conservantdestracesde la charge magique dentelle a ete rituellement dépossédée Ce fétiche a d ailleurs la particularité d avoir une double charge ventrale, phénomène particulière ment rare pour ce type d objet ll est également inhabituel de trouver des statuettes teke tenant a la main une canne dont le pommeau a ete fine ment sculpte d un visage, ce qui marque I impor tance rituelle de cette statuette Didier Claes dedie sa presentation a Ngwadi, le dieu du tonnerre, comme il I explique dans la preface de son catalogue «Rêve de collectionneur, de musee, d antiquaire, le fétiche a clous suscite toutes les convoitises » Celui qu il propose fut collecte en 1950 et a intègre la collection du docteur Thion Haute de 88 cm, cette statuette est bien entendu une piece médite, que le marchand est fier de faire decouvrir En outre, un incroyable monolithe ekoi (ou ejagham) en pierre, provenant du Nigeria, date probablement du X Xl" siecle - maîs que nous n avons pu encore voir pour des raisons évidentes de transport -, est l'une des curiosités a signaler Cette piece particu lierement imposante provient d une collection privee d Europe Les monolithes du nord est du Nigeria étaient dresses isoles ou par groupe - souvent en cercle - en des lieux reserves aux abords des villages et ou se tenaient les activites Abie Loy Kemarre Bush Leaf - Optic Utopia 2013 acrylique sur toile 122 x 122 cm galerie Arts d Australie Stephane Jacob © PHOTO CLAYTON GLEN © ARTS D AUSTRALIE STÊPHANE JACOB
  • 26. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 5/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Pendentif baoule Cote d Ivoire XIXe siecle or fondu a la cire perdue h 5 I 7 cm galerie Mame Durieu O PHOTP FRANK VFRD FR ffl CAI ER F MAINE DUR FH communautaires appelant la protection des ancêtres notamment les cérémonies d initiation des jeunes gens En effet tout individu attei gnant 10a 15 ansfaisait partied uneassociation de classe d age dont il pouvait attendre de I aide dans ses activites economiques ou lors des moments difficiles de sa vie Les jeunes gens de ces associations faisaient la démonstration de leur force en hissant les rochers hors de I eau - les sources d approvisionnement en pierres étaient IPS affluents de la Cross River et en les transportant au village ou ils recevaient de la mam du sculpteur des traits humains Enterrée jusque sous le nombril, chaque pierre sculptée est supposée représenter un ancêtre une fiqure légendaire historique ou I emblème d une societe secrete On peut observer une piece similaireau museedu Louvre La galerie Frederic Moisan rue Mazanne associée pour le Parcours a Herve Perdriolle présentera Peintures sur bouse de vache de la tribu warli Jivya Soma Mashe et autres peintres de la tribu warin On vous le concède le titre n est pas tres glamour Sachez cependant que cette tribu dans leThane District situe a approximativement 150 km au nord de Mumbai compte encore aujourd hui plus de 300 000 membres Les Warli n ont rien a voir avec I hindouisme Ils ont leur propre mode de croyance de vie et de coutume Les corps des êtres humains comme ceux de nombreux animaux sont représentes a I aide de deux triangles inverses qui se rejoignent en leurs pointes respectives I e tr angle superieurfigure le torse le triangle inférieur évoque le bassin I equi libre precaire de ces triangles symbolise I equi libre de I univers du couple Jusqu a la fin des annees 1960 I art pictural de cette tribu était le fait exclusifdesfemmes Cette expression rituelle ancestrale allait au cours des annees 1970 subir un changement radical Un homme livya Soma Mashe se mit a peindre non pas a la seule occa sion des rituels maîs quotidiennement On a notamment pu voir ses peintures lors de I exposi lion Autres maîtres de I Inde au musee du quai Branlyen 2010 et a la fondation Cartier en 201 ? explique Herve Pednolle auteur de I Art rontem pardin indien ouvrage publieen 701 ? par 5 Conti nentsEditions Alain Bovis héberge pour I occasion che? Helene Bailly rue de Seine propose une exposition thématique consacrée aux Archipels Philip pines et Indonesie > Seront présentes des objets ifugao et kankanaide de I ile de I uçon (Philip pines) la ou s enracinent les cultures les plus anciennes et ou s expriment pleinement puis sance du style et traitement en volumes I art des Batak (Sumatra) et des Dayak (Borneo Kalimatan) sera également a I honneur avec des objets emblématiques ou du quotidien provenant pour certains d entre eux de collectes réalisées au XIXe siecle par des voyageurs tel Flic Modigliani (1860 193?) Une escale est prévue dans les iles Nias et Sumba pour évoquer le travail sculptural de la pierre et che? les Toradjades des iles Sula wesi pour leurs grandes statues d ancêtres Une exposit on dans laquelle au delà de la qualite des objets s exprimera la variete des styles de I ice nographie avec ces représentations de person nages ou d animaux mythologiques des mate riaux ou se mêlent bois cornes dents d animaux coquillages metal fibres A I occasion du Parcours la galerie Vallois rue de Seine (41) proposera lexposition intitulée Le choix de Valentino Plismer I r primitisme dans la photographie mettant ainsi pn lumiere a travers jne trentaine de tirages originaux réalises entre 1930 et nos jours I importance historique des arts extra européens dans la photoqraphie maîs auss leur presence toujours preqnante dans I imaginaire des artistes Paralle lement elle présentera au 35 de la même rue Sculpteurs béninois contemporains de la tradi tion a la modernite sous I eqide d Andre lolly commissaire general ancien directeur du centre culturel français de Cotonou I e travail de six jeunes artistes béninois EulogeGlele Remy Samu? Cerard Ouenum Niko Marius Dansou et Dominique Zinkpe sera ainsi mis a I honneur I a galerie Flak rue des Beaux Arts présentera une selection d œuvres d art ancien d Afrique d Oceanie et d Amerique du Nord ainsi que sa nouvelleexposition <Katsmam Poupées kachina
  • 27. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 6/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations
  • 28. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 7/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations Masqje bekom en bois recouvert de plaqu de cuivre cheveux cauns pigments Cameroun h 48 cm galerie Bernard Dulon
  • 29. 06 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 29335 Surface approx. (cm²) : 4524 N° de page : 136-143 Page 8/8 TRIBALART 2998937300509/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : TRIBAL ART : magazine, toutes citations des Indiens hopi et zuni d'Amérique du Nord » Pour cette edition 2013 du Parcours, la galerie Meyer n'a pas souhaite d'exposition thématique Les œuvres présentées mêleront acquisitions récentes et pieces choisies dans le stock de la galerie, qui retrouveront ainsi la lumière On citera un bouclier d'archer d'une grande rareté, du XIX' XXe siecle, orne d'une représenta- tion stylisée d'une figure humaine arborant un ornement de poitrine en coquillage kina, ainsi qu'une peinture corporelle ou un « tatouage» keloide Lobjet a ete collecte lors d'une expédi- tion dans les annees 1950-1960 et avait intègre la collection de Belfond, a Limoges Autre « petite» - par la taille - piece, une figure chamanique representant un ancêtre dans une pose hiéra- tique L'objet provient de l'île Saint Laurence, dans le détroit de Bering, en Alaska Autre effigie de chamane, une statuette representant un être humain a la puissante morphologie Celle-là date de 1000 a 1400 de notre ere, du début de la culture thule en Alaska Gageons que d'autres trésors sauront vous surprendre. On s'attardera également chez Voyageurs et Curieux, rue Visconti, pour admirer un crochet porte-crâne agiba de Papouasie Nouvelle-Guinéeainsi qu'a la galerie Bernard Dulon, rue Jacquot-Callot, pour ses chefs d'oeuvre du Cameroun, parmi une selec- tion en images et en avant premiere Quèlques exemples choisis deux effigies commemoratives - d'un fon et d une makouo kam - provenant toutes deux des Bamileke, peuple de la region de Bangwa-Batoufam, au Cameroun, en bois erode a patine de terre rouge et dont la provenance collections Arman et Jacques Kerchache - ne laisse aucun doute sur leur valeur Un masque de danse du peuple batcham (Cameroun) du XVIIIe siècle (carbone 14), collecte par E Mesle en avril 1949, et un masque en bois recouvert de plaques de cuivre, de cheveux, de cauns et pigments, également du Cameroun, compléte- ront la selection Sans etre exhaustif, signalons également cet étonnant fragment de pilier qui, plus que certainement, appartiendrait au palais de Bali Nyonga, au royaume de Bali Sachez d'ail- leurs que les deux autres fragments qui compo- saient ce pilier ont ete collectes par le docteur Pierre Marier avant d'être offerts au musee du quai Branly A bon entendeur La galerie Schoffel Valluet, rue Guénegaud, presente une œuvre d'art de Borneo avec l'aide de la science L'investigation scientifique poussée est encore peu voire jamais utilisée pour les objets d'arts premiers La galerie a choisi cette voie pour explorer et dévoiler la face cachée de cette grande et unique sculpture de Borneo, datée du XVe XVII0 siecle Une selection d'autres objetsseraproposée ll n'est pas question de vous donner ici les cles des portes a pousser lors de votre deambulation A chacun de questionner les professionnels qui ont a cœur de transmettre leur savoir, d'éprouver un coup de coeur (voire plusieurs, ce n'est pas reprehensible), de nouer des liens, de se faire plaisir pour constituer ou enrichir une collection digne de ce nom • Parcours des mondes 2013 Saint-Germain des Pres www parcours des mondes com Du 10 au 15 septembre, vernissage le 10 septembre a partir de 17 h TROIS QUESTIONS À DONALD ELUS Vous êtes l'un des invités vedettes de la prochaine édition du Parcours des mondes. Pourquoi avoir choisi l'événement parisien plutôt que la Bruneaf ou d'autres grandes foires dédiées à Tait tribal ? C'est la premiere fois que la galerie participe a unefoire d'arts premiers Nous ne le souhaitions pas dans le passe, préférant exposer dans un cadre plus contem- porain J'ai visite presquechaqueannee le Parcours des mondesdepuissa crea- tion, etj'ai etefrappe par le nombre devisiteurs etlesconnaissancesdes spécia- listesfrançaisconcernant les oeuvres d'art que nous proposons En tant que spécialiste de la Colombie-Britannique, que pouvez-vous nous dire sur les objets que vous allez présenter et leur fourchette de prix ? Nous allons exposer un ensemble d'oeuvres provenant aussi bien du Sud- ouest americain que de la côte du Nord Ouest et de I Alaska Par exemple, nous avons inclus des poupées kachmas, un panorama de l'art de la côte du Nord-Ouest, avec en particulier un superbe hochet rond de chamane, ainsi que des objets d'art yupik dont un masque provenant de la collection Robert Lebel Les estimations s'échelonnent entre 3 500 et 400 DOO € Vous êtes considéré comme l'un des plus grands marchands sur la scène internationale. Que représente la scène parisienne à vos yeux ? Paris est devenu la place incontournable du marche de l'art tribal A mon avis, le niveau de sophistication des Français au regard des arts premiers ne se retrouve nulle part ailleurs Quel est le plus bel objet - ou la plus belle collection - dans votre spécia- lité qui ait fait les beauxjours des ventes aux enchères ? Le haut de gamme du marche nord-américain est encore tres majoritaire- ment assure par les marchands Notre galerie détient presque tous les records de prix en termes d'achats aux encheres ou obtenus dans des ventes privées L'événement marquant a ete la collection Dundas, vendue a New York en 2007 Le produit a totalise environ 7 millions de dollars un record non egale a ce jour dans ce domaine Notre galerie d'art a acquis un peu plus de 6 millions de ce total pour des musees canadiens et des collec- tionneurs prives
  • 30. 05/11 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 84864 Surface approx. (cm²) : 56 N° de page : 66 Page 1/1 TRIBALART 6388637300507/GTG/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Parcoursdesmondes *** Puissant. Également connu souslenomdeSaloninternatio- naldes artspremiers, cepar- cours rassemble les meilleurs marchandsmondiaux, lesétran- gers "squattant" les galeries d'art moderne. Desobjetsdeparure d'Afrique,d'Asieetd'Océanie (ici,pendentifbaoulé,galerie MaineDurieu) auxportraits pho- tographiques du XIXe siècle (MichaelEvansTribalArt)ouà l'art contemporain béninois (chezBobVallois), cesaccro- chages sont hauts en couleur. Ànoter, laparticipation, cette année,del'AméricainDonald Ellis,grandspécialistedela Colombie-Britannique. V.Ct Quartier desBeaux-Arts à Saint-Germain-des-Prés, Paris VF, du10auISseptembre, www.parcours-des-mondes.com
  • 31. 05/11 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 229211 Surface approx. (cm²) : 968 N° de page : 72-74 Page 1/3 H_CHAL_20130905_0355_N_001 TRIBALART 4010737300508/XCB/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Affaires privées pour le plaisir Expositions d'arts primitifs Paris tombe le masque Parcours des mondes, le plus coté des salons de l'art tribal, se tient dans la capitale du 10 au 15 septembre. D'où vient, à quoi tient cette suprématie parisienne. A la nuit tombante, ha- billés de branchages et armés de machettes, ils surgissaient dans les vil- lages en poussant des cris. On les reconnais- sait à leurs masques blancs, couleur de mort Dans l'ouest de l'Afrique, chez les Fang, les membres de la société se- crète Ngil étaient appelés pour ef- frayer, faire avouer - et exécuter parfois - les sorciers et les voleurs PAS BERTRAND FRAYSSE Interdits vers 1910, les masques ngil authentiques sont d'une insigne ra- reté Avecleurfrontbombé,leurnez allongé, leure traits stylisés, ils sont aussi d'une grande beauté. Ils ont d'ailleurs inspire Les Demoiselles d'Avignon de Picasso (1907) et contribué à la révolution du cubisme Le plus exceptionnel de ces masques se trouve che^ Fian- çois-ManeBanier,romancieretpho- tographe.Inutiledesedemanderqui le lui a offert Acquis par Liliane Daniel Hourde, artiste et marchand, dans son atelier, à Paris. « Dans l'art tribal, il est bien plus facile dc trouver un client que de trouver un objet. » Bettencourt à Drouot enjuin 2006 pour 5,9 millions d'euros, pièce phare delacollection dumarchand PierreVenté,cemasqueestl'objetle plus cher de toute l'histoire des arts primitifs. Ayanttotalisé44millions d'euros,la vente Venté demeure inégalée. Dé- trôné par New Yorkpour l'art mo- derne et contemporain, Paris est resté la capitale mondiale dc l'art tribal (et non « des arts premiers », expressionquepersonnedanslemi- lieun'utilise). Pourdénicherdessta- tuettes baoulé ou des crochets sculptesdufleuveSepik,mutiled'al- ler à Abidjan ou à Port Moiesby. C'estàParisqu'ontlieulesplusgran- desventespubliques,quel'ontrouve leplusgrandnombre demarchands spécialisés etque setientchaque an- née,depuis2002 leplusgrandsalon,
  • 32. 05/11 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 229211 Surface approx. (cm²) : 968 N° de page : 72-74 Page 2/3 H_CHAL_20130905_0355_N_001 TRIBALART 4010737300508/XCB/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Parcours desmondes. « Tous les col- lectionneurs et les responsables de musée y sont présents, explique Pierre Moos, son directeur. Les marchands réservent souvent leurs plus bettes pièces pour les montrer à ce moment-là. » Du 10 au 15 sep- Vlaminck, forgeant sa légende, s'estposé en «père de Vart nègre». tembre, du côté de Saint-Germain- des-Prés, des galeristes du monde entier - parmi lesquels une quin- zaine de marchands parisiens - ac- cueilleront près de 20000 visiteurs venus admirer des chefs-d'œuvre des arts traditionnels d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et desAmériques. L a suprématie de laplace pari- sienne ne date pas d'hier comme le montre l'exposi- tion Charles Ration, l'inven- tion des arts « primitifs », qui se tient au musée du quai Branly jusqu'au 22 septembre. Sans doute le plus grand marchand de sa spéciali- té au xxe siècle, Ratton fut dès les années 1930 le promoteur infati- gable de ce qu'on appelait encore « l'art nègre ». L'exposition retrace l'histoire des manifestations qui fi- rent connaître au grand public sa valeur universelle, African Negro Art au MoMA de New York en 1935, ou ^Exposition surréaliste d'objets dans la galerie parisienne de Ratton en 1936. Onpeutyadmirerquèlques pièces légendaires, comme l'ef- frayante statue en métal de guerrier rapportée suite aupillage de lacapi- tale du royaume du Dahomey (ac- tuel Bénin) : pour ne pas choquer le bourgeois, lors de sapremière expo- sition à la Galerie Pigalle, en 1930, Ratton avait fait rabattre son sexe, initialement en érection ! C'est à ses artistes que Paris doit sa position dominante. Proche des sur- réalistes - Breton et Eluard étaient de grands collectionneurs -, Charles Ratton n'a fait que populariser un art découvert un quart de siècle plus tôt. Selon la légende qu'il a lui-même for- gée,Vlaminckseraitle«pèredel'art nègre ». En 1905, dans un café d'Ar- genteuil, le peintre aurait aperçu, entre deux bouteilles de Pernod, troisstatuettesafricainesqu'ilaurait extorquées au cafetier pour le prix de quèlques absinthes. Un peu plus tard, il f era l'acquisition d'un « grand masque » blanc - un masque fang - que lui achètera Derain. Picasso s'extasiera en l'apercevant dans l'atelier du peintre. Matisse à son tour découvrira fébrilement les « statuettes nègres » de Pi- casso dans son atelier de la rue Schœlcher, provoquant l'ébahisse- ment de sa bonne : « Venez vite, ve- nez vite, Hy a là un vieux mon- sieur qui embrasse les seins de vos négresses » ! Dès lors, la « chasse à l'artnègre » étaitlancée. Ellenes'ar- rêtera plus et transformera en pro- fondeur l'art occidental, de Modi- gliani àHenryMoore enpassantpar Brancusi, Giacometti, Dubuffet et tant d'autres. « L'art primitifajoué un rôle déter- minant dans l'histoire de l'art mo- derne, observe Daniel Hourdé, peintre, sculpteuretmarchand.Par- fois, il a influence directement les artistes. Le plus souvent, ils y ont retrouvél'écho de leursproprespré- occupations, Picasso dans la sculp- ture de la Côte d'Ivoire, les surréa- listes dans les arts "sauvages" de l'Océanie ou de l'Amérique du Nord. » Dans son atelier, sous une verrière, au fond d'une cour du Vieux Paris, un reliquaire korwar à tête de mort de Nouvelle-Guinée ou un fétiche à clous africain voisinent MERVEILLES DUMODE Cinq pièces présentées au salonParcours des mondes, Paris, du 10 au 15 septembre. Statuette téké. Congo, début du xxe siècle. (Galerie Lucas Ration.) Masque dè danse batcham. Cameroun, xvm8 siècle (Galerie BernardDulon.) Crochet porte-crâne kerewa. Papouasie-Nouvelle- Gumée. (Voyageurs et curieux.) Come à médecine toba-batak. Sumatra, première moitié du xixe siècle. (Galerie Alain Bovis.) La Keiiie Baiigna, photographiée par Man Ray. Exposée quai Branlyjusqu'au 22 septembre. Statue d'ancêtre protecteur(buu). Philippines.(Galerie Schoffel Valluet.) avecunChristmédiéval, unemomie inca ou ses propres sculptures, des corps en bronze torturés pareils à des écorchés sortis d'un musée d'anatomie. Longtemps associé à Philippe Ration, neveu de Charles, Daniel Hourdé se consacre désor- mais surtout à son art, se contentant d'être marchand en chambre pour « trois ou quatre collectionneurs » lorsque l'occasion s'en présente : « Dans les arts primitifs, il est beaucoup plusfacile de trouver un client que dè trouver un objet. » "^•"^k epuis des décennies, le ^1 A stock ne se renouvelle ^1 ^1 plus. « Les objets au- H H thentiques - faits par H H les autochtones pour les H H autochtones et qui ont H V servi - ont cessé d'être _^L^^ produits dès la fin du premier tiers du XXe siècle », estime Bernard Dulon, marchand réputé. « Dans les régions les plus reculées - au fin fond du Nigeria ou du Zaïre -, la production de qualité s'arrête au plus tard au début des années 1960 », précise Alain de Monbrison, fameux galeriste de la rue des Beaux-Arts. Les dernières belles pièces ont été rapportées par des coloniaux lors de la décolonisa- tion. Depuis, plusrien: onnetrouve plus qu'un vulgaire « art d'aéro- port ». Et seule une petite minorité des objets authentiques provoque l'enthousiasme des experts. « Au moins 90% de l'art africain a dis- paru et, sur les 10% qui restent, 80% des objets sont sans intérêt, résume Alain de Monbrison. Selon sa plus ou moins grandeperfection, une antilope bambara peut valoir de 2000 à 100000 euros. Mais, pourfaire la différence, il faut en avoir vu un certain nombre, et pas simplement dans des livres. » L'art tribal est une affaire d'initiés. Les spéculateurs ne misent guère sur des œuvres non signées et non datées, à moins qu'elles n'aient un « pedigree » (un historique des pro- venances) exceptionnel. Peu de noms connus figurent parmi les grands collectionneurs actuels : le cheikh qatarien Saoud al-Thani, « un passionné au goût extraordi- naire », selon Pierre Moos ; le Suisse Jean Paul Barbier-Mueller d ' ' collection, réunie dans le mu
  • 33. 05/11 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 229211 Surface approx. (cm²) : 968 N° de page : 72-74 Page 3/3 H_CHAL_20130905_0355_N_001 TRIBALART 4010737300508/XCB/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'ART v TRIBALA L'HONNEUR A oir Parcours des mondes, 12- édition du Salon international des arts premiers (60 exposants). Pans, quartier des Beaux-Arts àSaint-Germam- des-Prés (W), du 10 au 15 septembre. Vernissage le mardi 10 de 15 à 21 heures. Du mercredi au samedi, de 11 à 19 heures. Le dimanche jusqu'à 17 heures Nocturne le jeudi 12 septembre jusqu'à 21 heures. Exposition Charles Ratton, l'Inventiondes arts«primitifs» Plus de 200 œuvres et documents retraçant le parcours du plus célèbre marchand et collectionneur du xxe siècle (1895-1986), proche des surréalistes. Musée du quai Branly. 37, quai Branly, Paris VIIe , jusqu'au 22 septembre. Informations • www.quaibranly.fr. Catalogue de l'exposition, coédition musée du quai Branly/ Skira Flammarion, 184 pages, 150 illustrations, 35 euros. séc du même nom de Genève, est considérée comme la plus belle du monde; plus modestement, le Français Bruno Roger, associé de la banqueLazardetprésidentdelafon- dation créée en hommage à son épouse disparue, Martine Aublet, naguère responsable du départe- ment mécénat du musée du quai Branly. Même Jacques Chirac, connu pour son amour sincère des arts premiers, ne possède pas grand- chose. Quant à Dominique de Ville- pin, son nom n'évoque chez les connaisseurs qu'un sourire dédai- gneux. Sa collection de masques africains? « Rien n'est authen- tique », tranche unmarchand, cruel. O n trouve sur le marché beau- coup de mauvaises copies et quèlques excellents faux. « Tous les collectionneurs s'y sont unjour laissés prendre, reconnaît Daniel Hourdé. Mais il y a un test qui ne trompe pas, c'est lorsquel'oninstallelemasqueouln statuette dans sa collection. On s'aperçoit vite qu'il y a quelque chose qui ne va pas. » Ce que confirmeAlaindeMonbrison:«Les objets authentiques ont une âme, lesfaux n'en ontpas. Et les collec- tionneurs le sentent. Ils s'aperçoi- vent que l'objet est vide, qu'il est impossiblededialogueraveclui. » Sans forcément l'avouer, la plupart des amateurs d'art tribal sont un peu animistes. Les pièces gardent une part de leur force magique initiale. Commentnepasêtreintimidéparce masque ekoi (Nigeria) de la collec- tion de Hubert Goldet au musée du quai Branly, un crâne humain tendu de peau d'antilope et recouvert de vrais cheveux, avec la bouche grande ouverte qui semble pousser un cri? Et comment ne pas sentir la bonté protectrice de cette statuette bembé (Congo), en vente à la Gale- rieLucasRatton, auvisageanguleux etauxyeuxsertis d'éclats defaïence, fétiche médical supposé protéger des accidents et des maladies ? Les puissances celées dans ces objets inanimés semblent prêtes à se ré- veiller. Face au masque offert par Liliane Bettencourt, François-Marie Baniera-t-ilressenti son impitoyable pouvoirjudiciaire et entendu les vo- ciférations crépusculaires des in- quiétants inquisiteurs? •
  • 34. 14 BOULEVARD HAUSSMANN 75438 PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00 11 SEPT 13 Hebdomadaire Surface approx. (cm²) : 121 N° de page : 21 Page 1/1 TRIBALART 5310347300509/GCP/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations ADJUGÉVENDU PARBEATRICEDE ROCHEBOUET BDEROCHEBOUETi3>LEF/GAROFR LeBénin à portée de main A Saint-Germain, le « Parcours des mondes» est devenu un evenement incontournable pour les arts premiers. Veritable contrepoint aux enchères, cette 12e édition réunit 60 des meilleurs marchands internationaux dont 50 % sont étrangers. Pour la pre- miere fois, il s'ouvre a l'art contemporain d'Afrique. La galerie Vallois est la pre- miere a se lancer dans l'exploration des nouveaux talents de ces contrées loin- taines en ouvrant son petit ecrin de la rue de Seine aux sculpteurs béninois. Ancien directeur du Centre culturel français de Cotonou, Andre Jolly a repe- re six jeunes artistes prometteurs. Ils sont encore inconnus mais peu importe. Tous sont autodidactes car il n'y a pas d'école des Beaux-Arts la-bas. Pour- tant, les traditions sont toujours aussi vives sur ces terres de feu. Elles sont l'expression de la spiritualité tres riche qui caractérise les cultes et rythme la vie quotidienne, Le visiteur sera surpris de trouver des pieces chargées d'émo- tions et souvent pleines d'humour L'en- semble est frais, plein d'esprit. On aime les personnages en fil de fer de Remy Samuz, les anges gardiens hiératiques de Nike, les coiffures extravagantes de « Attin », de Marius Dansou, 2012. Marius Dansu, les totems de Domini- que Zinkpe. Les prix vont de 2 000 a 8 000 euros Lin pari encore accessi- ble. • DELATRADITION ALAMODERNITÉ Jusqu'au 28 sep- tembre, Galène Vallois sculptures 35, rue de Seine (Vie), www vallois.com
  • 35. 11/17 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 182587 Surface approx. (cm²) : 2296 N° de page : 5 Page 1/4 TRIBALART 0230347300505/XME/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Sommaire"I 3399 du 11 au 17 SEPTEMBRE 2013 EN COUVERTURE Gotha : la rentrée sous le signe du bonheur ie 3 L'édito 6 Quelle semaine! 15 Adélaïde's l'actu 28 Philippe etMathilde à Louvain . joyeuse entrée le mag 32 Cinéma Forest Whitaker) « Nous sommes passés des champs de coton au président des États-Unis 36 Exposition Sous la verrière du Grand Palais à Paris Defi artisans venus du froid 40 SaonArts Premiers Ethnique chic 44 Exposition Elizabeth Eure de Lanux L'attrapeuse d'âme 48 Univers À Paris, chez Thierry Lemaire « Glamour seventies» QUELLE CULTURE I 54 Les états d'art de Pierre Yovanovitch SG Le guide 58 Quelles plumes ! Spécial «Le livre SUT la place» Nancy (13-15 septembre 2013) 60 Quelles enchères! QUELLE HISTOIRE! 62 Mahendraparvata La cité perdue del'empirekhmer QUELLE BEAUTÉ I 66 CafeBlanehett«Ouiàlavie» 68 À l'hôtel Berkeley de Londres Lezen sur le toit 69 Plaisirs & tentations QUELLE SOIRÉE ! 70 Douceurs chez Ralph Lauren 72 Zoute Approaeh trophy 74 Courrier Votre Point de Vue 76 Horoscope 78 Jeux Anagrammes, sudoku, bridge et mots croisés 82 L'élu Vincent Barre Les bons d abonnement se trouvent p 73 et p 77 Ce numero comporte un encart Pierre Ricaud sur une diffusion partielle abonnes
  • 36. 11/17 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 182587 Surface approx. (cm²) : 2296 N° de page : 5 Page 2/4 TRIBALART 0230347300505/XME/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations salon À PARIS, LE SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS EthniquecMeParcours des mondes, qui fête cette année sa 12e édition, demeure en matière d'art tribal I un des rendez-vous les plus prises Du 10 au 15 septembre, 60 marchands français et internationaux exposent leurs plus belles pièces Parmi eux, notre sélection de galenstes parmi les plus réputes de la place de Pans. ParAnne Regler Photos Marie ciénn F isages grimaçants, fesses lebondies, raffinement ou brutalité des lignes, douceur rugosité les œuvresd art primitifnecessentdenousséduire, apres avoir ete redécouverts par les artistes, Andre Breton, Man Rav, Miro, Antonio Segui, jusqu'à Miquel Barcelo. puis par les décorateurs «Maîs des le début du XVII1 siecle, les arts premiers ont fait une entree discrète dans les cabinets de curiosités», raconte Anthony Meyer, l'un dcs grands marchands et expert parisien Aujour- d'hui, la beaute, l'élégance, l'exotisme, l'expression artistique de l'art tribal, qu il soit africain, océanien, americain ou asia- tique, lui ont ouvert grand les portes de la haute decoration, comme celles de notre quotidien esthetique • VOIR Parcours des mandes, Quartier des Beaux Arts a Saint Germain dès-Près 75006 Paris Jusqu au 15 septembre De 11 h a 19 h Nocturne le 12|usqua21h Alain de Monbrison «LESMASQUES MEPARLENT» Cet illustre marchand est spécialise depuis 1971 dans les arts primitifs d Afrique et d Oceanie Dans son appartement parisien, les oeuvres cohabitent dans une harmonie feutrée, bercée par la lumiere tamisée des hautes baies vitrées. Autour de ce collectionneur passionne qui nous reçoit dans sa salle a manger, une sculpture de Madagascar de la fin du XVIIe une statue d'ancêtre karovari de Nouvelle-Guinée, un plat des iles Fidji en forme de feuille et une impressionnante cuillère ceremomelle dan de Côte d Ivoire. « Representant l'image de la femme, e est I une des plus belles pieces de ce type que je connaisse » Pour le Parcours des mondes, Alain de Monbrison montrera une selection remarquable de masques rituels, utilises lors de cérémonies funéraires, agricoles ou d'initiation Lin ensemble de pieces du XIX° siecle, collectées ces dernieres annees, et dont le célèbre marchand assure qu'elles ne sont plus aujourd hui fabriquées ( 2, SUE DES BEA UX-ARTS, 75006PARIA. TÉL.: 0146340520. WWW.MONBRJSON.COM
  • 37. 11/17 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 182587 Surface approx. (cm²) : 2296 N° de page : 5 Page 3/4 TRIBALART 0230347300505/XME/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Anton» J.-P. Meyer SECRETS D'OCEANIE Élevé dans le sérail auprès d'un père et d'une mère antiquaires à Paris et à Los Angeles, spécialisés dans les très beaux objets d'art, Anthony est devenu à son tour l'une des plus éminentes figures de la profession. «À mon heure, précise cet homme brillant. Pendant des années, je me suis contraint à fuir cette hérédité, allant même jusqu'à m'engager dans l'armée à 17 ans !» Un jour, alors qu'il « fouille » dans les collections maternelles, il découvre trois massues de Nouvelle-Calédonie. Lin coup de foudre pour un nouveau départ. De rencontres en coups de cœur, de voyages en découvertes, Anthony trouve sa voie. Marchand il sera, avec sa propre démarche esthétique dénuée de toute obligation commerciale. Et de façon très instinctive, il se tourne vers l'art océanien. « ll était encore méconnu dans les années 1970. La liberté, l'émotion, la force très corporelle, qui s'en dégageait m'ont happé et ouvert l'appétit.» Dans son antre, où il n'invite personne, des masques en fibre des îles Tami, une herminette de sculpteur a lame en serpentine de Nouvelle-Calédonie, tomrçasqjes de la Nouvelle-Irlande, un de yanualu. et des dizaines d'autres trésors.
  • 38. 11/17 SEPT 13 Hebdomadaire OJD : 182587 Surface approx. (cm²) : 2296 N° de page : 5 Page 4/4 TRIBALART 0230347300505/XME/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations CAP SUR L'AFRIQUE DE LOUEST Ce jeune galeriste de 26 ans ira loin. Après son grand-oncle Charles Ratton, considéré comme « l'inventeur » des arts primitifs, après son pere Philippe, Lucas, representant la troisieme generation de cette célèbre dynastie, entre à son tour dans la cour des grands. Désormais installe rue de Seine, après un premier stop aux Puces, le voici à la tête d'une sélection très pointue d'art africain, surtout des oeuvres originaires de la Côte divoire, du Congo, du Nigeria et du Mali. « J'ai commencé ma collection très jeune et ces trois pays sont un vivier d'objets rituels de grande qualité. Ainsi cette statuette hemba de la fin du XIXe ou ce fétiche téke représentant un chef arborant sa canne royale. « Sur son ventre subsiste l'empreinte de l'emplacement destine à recueillir la charge magique reçue soit d'un sorcier soit d'un devin. » 29, RUE DE SEINE, 75006 PARIS. TÉL., 0146330624/0616801311. WWW.LUCASRATTON.COM . USI* GNIAL PLE-MLE Sur la table basse contemporaine, au milieu d'une collection de casse-tête des îles Fidji, de Vanuatu ou d'Angola, elle trône. Elle, c'est une grande statue bulul des Philippines, la représentation d'un ancêtre, gardien des greniers à riz. « Rare, tres rare, cette piece date de la fin du XVIP», précise Judith Schoffel de Fabry. C'est l'une des pièces magistrales que cette galeriste, en digne héritière elle aussi de ses parents, présentera au Parcours des mondes. Dans son appartement perche au sommet d'un immeuble XVIIe , Judith et son mari Christophe vivent entourés de leurs collections. Un bric-à-brac génial et hautement esthétique, où se côtoie pêle-mêle le meilleur de l'art primitif, des reliquaires du Gabon, une harpe du Congo, des statuettes baoule de Côte d'Ivoire, des masques de Bornéo, auxquels se marient un bouclier moi du Viêtnam, une céramique de Michel Gouéry, une gouache de Leroy Maddox, une autre de Doucet, des encres japonaises, une console coloniale... Une multitude de chefs-d'œuvre à contempler au quotidien. Talentueuse Judith ! 14, RUE GUÊNÉGAUD, 75006 PARIS. TÉL.: 0143268338. WWW.SCHOFFLELVALLUET.COM
  • 39. LE QUOTIDIEN DE L'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 30 AOUT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 44 N° de page : 3 Page 1/1 TRIBALART 1437237300501/GTA/MAG/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Un dîner au Quai Branly lors du Parcours des Mondes Le 9 septembre, veille de l'ouverture du Parcours des Mondes, la société des Amis du musée du quai Branly, présidée par Louis Schweitzer, organisera son premier dîner de gala au profit des collections du musée. L'événement devrait accueillir les ministres de tutelle de l'établissement public, Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, et Geneviève Fioraso, ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, ainsi que de nombreux collectionneurs. RENSEIGNEMENTS celme.cassoudesalle@orange fr
  • 40. 2 RUE MONTESQUIEU 75041 PARIS CEDEX 01 - 01 42 61 56 14 02 SEPT 13 Tri-hebdomadaire Surface approx. (cm²) : 60 N° de page : 23 Page 1/1 TRIBALART 6914537300509/GTA/ATF/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'information du jour UN PARCOURS DES ARTS PREMIERS Parcours des mondes, (e salon international d arts premiers se déroulera du 10 au 15 sep- tembre prochains (1] Depuis 2002, cette manifestation rassemble chaque année à Paris une soixantaine de galenstes spécialisés dans les arts d Afrique, d Océanie et des Améri- ques La moitié des participants seront, cette année, étrangers des galeries belges, amé- ricaines, anglaises, australiennes, canadiennes, espagnoles, italiennes, néerlandaises, suis- ses ou de province rejoignent leurs consœurs françaises Cette 12e édition est installée à demeure dans le quartier des Beaux-arts de Saint-Germain dès-Prés Ce salon est ouvert en accès libre et les visiteurs pourront parcourir les rues de ce quartier historique, devenu l'écrm des arts premiers Chaque galerie offrira des chefs d œuvre inconnus d Afrique ou d Océanie, des pièces ethnographiques plus aborda bles et des œuvres recherchées par les collectionneurs Cette année, Hélène Leloup, collectionneuse et commissaire de I exposition Dogon au musée du quai Branly présidera le « Parcours des mondes »
  • 41. LE QUOTIDIEN DE L'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 10 SEPT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 560 N° de page : 8 Page 1/1 TRIBALART 6985247300509/CLA/MDP/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations FOIRE PARCOURS DES MONDES QLOTIDIEN DE L MiT / NUMERO 435 MARDI 10 SEPTEMBRE 2013 PARCOURS DES MONDES , PAS A PAS ALEXANDRE CROCHET Masque elephant style du Royaume de Babanki Cameroun bois a patine noire pigment rouge H HO cm Galerie Bernard Dulon Paris © Galerie Bernard Dulon Une paire de chevillera Igbo laiton grave Nigeria D 35 cm Galerie Jean Baptiste Bacquart Pans © Galerie Jean Baptiste Bacquart Masque Heiltsuk Region Hella Sella North West Coast H 33 cm Ex collection A Smitherrnan Canada Galerie Alain de Monbnson Paris © Galerie Alain de Monbnson Masque armer Nigeria region du Sud Est Ibibio Ogoni XXe siecle bois fibres, ancienne matiere crouteuse H 62cm Galerie Jacques Germain Montreal © Galerie Jacques Germain Masque de maladie abstracte des Igbo, Nigeria début XXe siecle Galerie Jo De Buck, Bruxelles © Galerie Jo De Buck Remy Samui La Conference 2012 (3 pieces vendues séparément) meta) 180 a 190 x 50 x 30 cm Galerie Vallois Paris © Galerie Vallon
  • 42. LE QUOTIDIEN DE L'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 10 SEPT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 609 N° de page : 6-7 Page 1/2 TRIBALART 4985247300501/CLA/OTO/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'AFRIQUE, C'ETAIT L'AVENTURE - HELENE LELOUP, PRESIDENTE D'HONNEUR DU PARCOURS DES MONDES Ancienne marchande à Paris et à New York, collectionneuse, éminente spécialiste des Dogons, Hélène Leloup succède à Lionel Zinsou comme présidente d'honneur du Parcours des Mondes, dont le vernissage a lieu aujourd'hui mardi. Membre du comité d'acquisition du musée du quai Branly, mais aussi conseillère d'un grand financier français, elle revient ici sur son parcours et sur le marché. A. G. Qu'est ce qui vous a motivée quand vous avez commencé dans le domaine de l'art africain ? Le goût de l'aventure ? H. L. C'est exactement pour cela que nous nous sommes mariés, Henri Kamer et moi. J'étais jeune journaliste, dans une agence de presse. Et puis, dans un cocktail de mariage, j'ai fait sa connaissance. « II fait chaud », m'a- Helene Leloup Photo Tanguy de Montesson. t-il dit. « Moins qu'en Afrique », ai- je répliqué. Nous y avions chacun été une fois, moi lors d'un voyage d'étudiants dont faisait partie un futur médecin qui allait devenir un grand spécialiste de l'art du Cameroun : Pierre Harter. Si le musée du quai Branly a quelque chose de bien sur ce pays, c'est sans doute grâce au legs de sa collection. A. G. Comment est née votre attirance pour les Dogons, passion qui a abouti entre autres à l'exposition phare du musée du quai Branly en 2011 ? H. L. Avec mon premier mari, nous sommes partis à l'aventure vers le Mali. L'Afrique, alors, représentait un voyage long et compliqué sur des pistes parfois sans cartes... Arrivés à Bamako, nous avons poursuivi en pays dogon que j'ai trouvé fabuleux, avec des gens gentils, pas voleurs, et des objets formidables à cette époque. Nous avons vu les principaux responsables des villages,
  • 43. LE QUOTIDIEN DE L'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 10 SEPT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 609 N° de page : 6-7 Page 2/2 TRIBALART 4985247300501/CLA/OTO/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations ENTRETIEN AVEC HÉLÈNE LELOUP SUITE DE LA PAGE 6 qui ont envoyé des gamins ramasser des objets. Nous habitions alors la baraque construite pour l'ethnologue Marcel Gnaule, éclairée a la lampe a huile Hormis le livre sur les masques de ce dernier, et ceux de Genevieve Calame Gnaule [sa fille, directrice de recherches au CNRS, decedee le 23 août dernier, ndlr], il existait tres peu d'ouvrages, nous avions peu de connaissances sur le sujet II fallait apprendre par soi-même, et avoir du goût Quand j'ai découvert les pieces dogons, tres nettes, tres tranchées, j'y ai retrouve un peu de ma propre personnalité je suis une personne franche qui n'aime pas les froufrous, ni au dedans, ni a l'extérieur Plus tard j ai descendu a la suite de Paul Morand la fameuse falaise de Bandiagara A. C. Comme vous le racontez dans le hors-série « Collectionner » de la Revue des Deux Mondes en 2011, c'est un peu grâce au réalisateur John Huston que vous êtes partie aux États-Unis ? H L_ Un jour, au Burkina Paso, nous cassons notre Jeep américaine elle était irréparable Alors, nous nous sommes dit « pourquoi pas l'Amérique ? » Nous ne connaissions pas, maîs deux clients s'y trouvaient les grands marchands John J Klejman et Julius Carlebach, a New York John Huston nous avait propose de venir pour Noel, alors nous sommes partis pour Manhattan, puis pour la Californie A. C. Les musées américains vous doiventbeaucoup... H. L. À Pans, un jour entre un homme dans ma premiere petite galerie du boulevard Raspail II s'intéressait a un beau masque Kifwebe (Congo) II me l'achète, et m'annonce qu'il va m'envoyer son directeur C'était Nelson Rockefeller [gouverneur de l'État de New York, ndlr] II me conseille de venir aux Etats-Unis, où l'on s'intéressait beaucoup, avec une certaine avance, aux arts primitifs II avait crée le MoMA et le Muséum of Primitive Art [sa collection, transférée ensuite au Metropolitan Muséum of Art (Met)] Le directeur de ce dernier musee, Robert Goldwater, est venu et c'est comme cela que j'ai vite sympathise avec lui et avec son épouse, Louise Bourgeois Parmi d'autres exemples, j'ai sorti toutes les belles figures Bamana du Mali pour le Met, qui n'en avait jamais vues - j'en ai aussi gardées pour moi A. C En juin dernier, chez Chnsbe's à Paris, vous avez tenté de racheter deux chefs-d'œuvre passés entre vos mains.. H L Pour un grand collectionneur, j'ai essaye d'acheter le célèbre serpent Saga (Guinée), peut être le plus beau du genre, et dote d'un tres bon pedigree Maîs il n'a pas voulu dépasser 1,5 million d'euros, et la piece a atteint 2 millions d'euros au marteau L'autre œuvre que j'avais également vendue aux Bartos - l'architecte de ma galerie de Madison Avenue à New York - est un petit Dogon accroupi, mal estime Les prix ont monte, monte Quand j'ai vu qui j'affrontais, cheikh Saud Bin Mohammed Bin Ali Al Tham, un prince du Qatar, j'ai laisse tomber. Comme je ne veux pas vendre mes plus belles pieces, je n'ai pas d'énormes moyens pour collectionner Heureusement, très peu d'objets me font envie, il passe en ventes assez peu de pieces exceptionnelles A. C. Quelles différences voyez-vous entre les marchés français et americain ' H L C'est une question d'argent En France, il n'existe aujourd'hui qu'a peine une poignee de tres gros collectionneurs François Pinault s'est arrête a cause des prétentions exagérées de Jacques Kerchache pour céder sa collection Bernard Arnault, a ma connaissance, ne s'intéresse pas a l'art tribal Parmi les gens qui ont bon goût, on trouveJean-Claude Weill, des vêtements eponymes Faute de temps pour s'y consacrer, les grosses fortunes ne sont qu'exceptionnellement des collectionneurs passionnes A. C Que pensez-vous de l'idée de Pierre Moos, president du Parcours des Mondes, de lancer un second Parcours au printemps ? H. L. Deux fois par an, je ne sais pas C'est une grosse depense pour tous ceux qui viennent de l'étranger, en particulier des Etats-Unis, et doivent transporter des objets, a l'instar du Canadien Jacques Germain, qui fait un travail de qualite Y aura-t-il assez d'amateurs pour deux manifestations ? Attendons de voir comment marche cette edition I PROPOS RECUEILLI'; P4fi ALEXANDRE CROCHEÏ PARCOURS DES MONDES, du ll au 15 septembre, quartier de Saint Germain dès-Près, 75006 Paris tel +32 67 877 277, www parcours dès-mondes com
  • 44. foire parcours des mondes le quotidien de l’art / numéro 440 / mercredi 11 septembre 2013 page 09 Une partie des exposants du Parcours des Mondes, dont le vernissage a eu lieu hier à Paris, avait choisi de surprendre par des pièces étonnantes, insolites ou par un angle original. L’une des œuvres qui intriguait le plus les visiteurs, et suscitait un vif intérêt muséal notamment, occupe une salle exclusive en sous-sol à la galerie Schoffel Valluet. Sorti d’un cours d’eau, conservé dans une collection française depuis les années 2000, jamais montré, selon la galerie, ce poteau de rivière sculpté de Bornéo était destiné à éloigner démons et maladies. Pour la galeriste Judith Schoffel, il s’agit d’un chef-d’œuvre du genre, daté au carbone 14 du XVe  siècle. Cette longue figure torturée, l’une des trois connues de ce type - d’où son prix, entre 1 et 1,5 million d’euros - a fait l’objet d’une longue analyse scientifique. Alors que le débat sur les faux agite fréquemment le marché, les responsables de la galerie veulent montrer que la jeune génération de marchands, dont ils font partie, prend très au sérieux l’authentification des œuvres. Cette pièce est l’une des plus importantes en valeur de cette édition du Parcours des Mondes. Parmi les autres, figurent une partie d’un pilier du palais de Bali Nyonga dont les deux autres se trouvent au musée du quai Branly (au prix de plusieurs centaines de milliers d’euros), et un surprenant masque Batcham (plus de 1 million d’euros) à la galerie Bernard Dulon qui se focalise ici sur le Cameroun. Riche en expositions thématiques - une trentaine -, le Parcours oscille cette année entre séduction devant des coiffes (galerie S.L.) et des parures (galerie Maine Durieu), et effroi - les visages de guingois chargés de faire guérir chez Jo De Buck, ou les crânes sur-modelés à valeur magique d’Océanie confrontés aux objets rituels de fécondité et de pouvoir africains (galerie Vanuxem). La fascination reste leur dénominateur commun. Plus que l’art contemporain tribal ou africain - très inégal - mis en exergue par quatre galeries, Fine Art Studio (Bruxelles), Frédéric Moisan & Hervé Perdriolle (Paris), Vallois Sculpture moderne et contemporaine, c’est l’Océanie qui a la part belle cette année, avec un nombre croissant de galeries d’art africain se consacrant aussi à cette région du globe. Les affaires ont bien démarré pour bon nombre de participants. Le belge Didier Claes a cédé une importante sculpture Suku du Gabon de grande taille, complète (autour de 100 000 euros), et cinq autres pièces. Nouveau venu au Parcours, l’Américain Donald Ellis, qui propose un très bel ensemble de poupées Kachinas, mais aussi entre autres une superbe figurine en ivoire Okvik d’Alaska restée dans la même collection depuis les années 1970 (dont il demande environ 200 000 euros), a cédé au moins « 7 ou 8 pièces ». « C’est la première fois que je participe à une foire d’art tribal, confie le galeriste qui expose aussi à Frieze Masters. Le Parcours s’est imposé tout de suite, c’est le meilleur salon dans sa catégorie ». Son compatriote Bruce Frank a fait mouche avec son exposition de sculptures miniatures de la région du fleuve Sepik (Papouasie-Nouvelle Guinée) proposées entre 6 000 et 50 000 euros environ. Une bonne dizaine de points rouges étaient affichés hier après-midi. Pour découvrir l’une des petites pépites de cette foire, une statue Baoulé de Côte d’ivoire (180 000 euros), qui a tapé dans l’œil de la collectionneuse et conseillère Hélène Leloup, il faut aller tout au fond de la galerie Jean-Baptiste Bacquart. Cette dernière a par ailleurs cédé une dizaine de pièces, dont deux importantes à des Européens. Le dîner de gala organisé au bénéfice des Amis du Quai Branly lundi soir - 300 personnes, 1 000 euros le couvert - a-t-il apporté une moisson de nouveaux clients au Parcours des Mondes ? « J’ai pu y rencontrer un collectionneur français que je voulais voir depuis longtemps, témoigne le marchand Didier Claes. Ce dîner est une très bonne idée, mais il faudrait sans doute inviter aussi des personnalités politiques africaines : ce serait plus équilibré ». ❚ Parcours des Mondes, du 11 au 15 septembre, quartier de Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris, tél. +32 67 877 277, www.parcours-des-mondes.com Le Parcours des Mondes démarre en beauté P a r A l e x a n d r e C r o c h e t Statue attribué au peuple Dayak sur le Haut-Mahakam, XVe siècle, h. 205 cm. Galerie Schoffel Valluet. Photo : JF Chavanne.
  • 45. 16 RUE DU QUATRE SEPTEMBRE 75112 PARIS CEDEX 02 - 01 49 53 65 65 11 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 122744 Surface approx. (cm²) : 177 N° de page : 18 Page 1/1 TRIBALART 6869247300502/XMB/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Les artisans d'art ont leur Salon au Grand Palais ART A l'occasion de la Paris Design Week, Révéla- tions se veut une vitrine internationale du secteur. Quelque 35.000 visi- teurs sont attendus. Martine Robert mrobert@lesechos.fr SergeNicole,présidentdesAteliers d'artdefrance,enrêvait...Cestfait! Lesartisansd'artontleurSalon,qui plusestdanslecadreprestigieuxdu GrandPalais.Révélations,quis'ins- crit dans le parcours de la Paris Design Week, réunit à partir de d'aujourd'hui, etjusqu'au 15 sep- tembre, 300 artisans, manufactu- resd'excellence etgaleries spéciali- sées. La manifestation seveut à la fois un Salon grand public et une expositiondes plus belles créations issues de savoir-faire ancestraux ayant su profondément évoluer. Complémentaire de Maison & Objet, axé sur l'art de vivre, et du Salon du patrimoine -deux événe- ments dont les Ateliers d'art de France sont partie prenante -, Révélations met en effet l'accent sur l'innovation artistique. « C'est un acte fondateur : les métiers d'an sont unprojetpour la France. Ils font par- tie de notre identitéetde notre image internationale», noteSergeNicole. « Nous savions qu'ily avait différents Salons de ce type en gestation en Europe, mais Paris était légitime pour l'organiser », ajoute-t-il. Révé- lations accueille aussi des galeries étrangères, avecun «focus » surla Norvège. Un rythme de biennale L'objectif est d'attirer environ 35.000 visiteurs. La scénographie originale, en forme de banquet géant,aétéréaliséeparAdrienCar- rière (muséographe et designer du Louvre-Lens) pour mettre en valeurdespiècesdequalité,dontles prix s'étalent de moins de 1.000 euros jusqu'à 100.000 euros. ReedExpositions,leaderdesSalons en France, assure les prestations Parcours des mondes, le plus important Salon des arts premiers Paris reste une place forte pour le marché de l'art, sur le segment des arts premiers, et la manifestationParcours des mondes, qui s'est ouverte hierdans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, représente le plus important Sa- lon international dans ce domaine. Sa forme est particu- lière puisqu'il s'agit, comme son nom l'indique, d'un par- cours itinérant àtravers une soixantaine de galeries, dont la moitié sont étrangères etoccupent pourl'occasion l'es- pace chez des confrères français. Les dix plus grands mar- chandsde laplanète onttousrépondu àl'appel. Le nom- bre de collectionneurs d'art tribal (entre 8.000 et 10.000) tend à croître alors que les chefs-d'œuvre se raréfient, ce qui dynamise ce marché de niche. Si 60 % de ces collec- tionneurs privilégient encore l'art africain, l'intérêt semble se déplacer de plus en plus vers l'art océanien. logistiques ettechniques pour Ate- liersd'artdeFrance.L'organisation professionnelle, qui fédère 6.000 artisans, artistes etmanufac- tures, s'est finalementlancée seule pour cet événement. L'enjeu n'est pas mince : selon le ministère de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, les métiers d'art, un sec- teur à haute valeur ajoutée, repré- sentent un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros, voire même 22 milliards si l'on y ajoute les métiers connexes du luxe. Alors que Maison & Objet va s'exporter en 2014 à Singapour et que le Salon du patrimoine est en développement,SergeNicoletable pour Révélations sur un rythme de biennale. •
  • 46. LE QUOTIDIEN DE L'ART 61, rue du Faubourg Saint-Denis 75010 PARIS - 01 42 46 69 41 16 SEPT 13 Quotidien Surface approx. (cm²) : 407 N° de page : 9 Page 1/1 TRIBALART 6222847300509/CLA/MSK/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations LE PARCOURS DES MONDES AGRANDIT SON CERCLE PAR ALEXANDRE CROCHET __ Malgré un temps souvent maussade, les affaires se sont montrées soutenues dans l'ensemble au Parcours des Mondes, qui a fermé ses portes hier soir dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris. « Après cinq ans de calme dû à la récession, ça repart », glisse un marchand. Ce dernier n'a pas hésité à baisser un peu ses prix pour les pièces inférieures à 20 000 euros, afin de profiterdeladynamique.«L'ambiance était plus agréable qu'il y a un an, j'ai senti plus d'envie », confie Julien Flak, qui escomptait vite vendre à un grand musée ses exceptionnelles lunettes chamaniques eskimos en dent de morse (proposées à 260 DOO euros), excavées du permafrost d'Alaska et dont il existe, selon lui, seulement « deux ou trois comparables exemplaires au monde ». Du Cheikh Saud Al-Thani passé vendredi visiter quèlques galeries présélectionnées par ses émissaires, au représentant du Cleveland Muséum of Art, en passant par Alisa LaGamma, la conservatrice du département des arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques au Metropolitan Muséum of Art (New York), les plus grands noms ont répondu présents. Certains marchands ont toutefois jugé qu'il y avait moins d'Américains que de coutume, mais plus d'Européens parmi les visiteurs. Quelques-uns ont fait de nouvelles rencontres. Parmi eux, Bernard Dulon a vu arriver « des gens nouveaux prêts à beaucoup débourser, tandis que la crise se ressent plus sur les pièces moins importantes, plus lentes à se vendre ». Dopé par l'exposition sur son grand-oncle Charles Ratton au musée du quai Branly (lire Le Quotidien de l'Art du 4 juillet 2013) qui lui a apporté « un respect et une confiance d'office de la part des visiteurs », Lucas Ratton se réjouit d'avoir cédé une dizaine de pièces dont une statue Lwena d'Angola (en-dessous de 50DOOeuros). Lejeunemarchandrelève« la venue de personnes motivées, en demande de conseils ». Toutefois, cette année, même si un collectionneur jugeait le salon « plus qualitatif que l'an dernier », les chefs-d'œuvre classiques n'étaient pas légion, pour une manifestation considérée comme la meilleure dans sa catégorie. « Jl est devenu plus difficile de trouver un objet qu'un client », confie Jacques Germain (Montréal), qui montrait entre autres un beau reliquaire Kota (« à un prix à six Masque Batcham, Ouest Cameroun, H. 88 cm. Vendu par la galerie Bernard Dulon, Paris. © D. R. chiffres ») et a vendu une importante œuvre du Gabon et une autre de Côte d'Ivoire, ainsi qu'« un grand nombre de pièces à tous niveaux de prix ». « Depuis îa vente historique Hubert Goldet, les prix des grandes oeuvres ont quintuplé. Cela a certes ennobli ladiscipline, maisaussiverrouilléles pièces,poursuit-il.Lesgenssontmoins vendeurs ». Cette raréfaction profite au backdoor business : les grandes galeries n'exposent pas certaines pièces maîtresses, et les réservent aux happy few, pour éviter de les « griller ». Au risque d'appauvrir leur accrochage... Les arts premiers restent un marché relativement étroit. Pour l'ouvrir, une partie des galeries tente d'attirer l'amateur d'art contemporain. Une des tendances de cette édition, les sculptures en bois ayant subi l'action des intempéries ou un séjour sous l'eau pouvaient séduire le collectionneur pur et dur comme le féru d'art actuel par leur aspect esthétique puissant. Telles les Hampatong, ces figures de Bornéo destinées à effrayer les démons, parfois antérieures au XIe siècle. On en voyait par exemple chez l'Américain Thomas Murray, à la galerie Schoffel-Valluet (avec un impressionnant modèle qui a retenu l'attention du musée du Quai Branly, lire Le Quotidien de l'Art du ll septembre), ou à la galerie Alain Bovis. Celle-ci proposait pour la première fois une exposition sur les Philippines et l'Indonésie, dont un superbe ensemble de sculptures Dayak à visage humain ou félin, qui a remporté un franc succès commercial, selon la directrice des lieux, Véronique du Lac. Autre tendance à un niveau de prix nettement inférieur (une dizaine de milliers d'euros) : les crânes sur-modelés de Papouasie-Nouvelle-Guinée (entre autres chez Renaud Vanuxem ou Flak, reflets de la mode des mémento mon'). Après un démarrage un peu lent d'après plusieurs marchands, tel le Bruxellois Bernard de Grunne, le sourire est revenu chez nombre d'entreeux, avec l'espoir devoir de grosses transactions se conclure. Ainsi d'un très beau bouchon Sepik peint de Papouasie-Nouvelle-Guinée chez Bernard de Grunne. Bernard Dulon avait la joie d'avoir cédé un masque Batcham du Cameroun du XVIIIe siècle, disputé à plus de I million d'euros par un Américain et un Européen. Face à la vague d'art océanien, l'Afrique noire maintient son rang. I
  • 47. 80 BOULEVARD AUGUSTE-BLANQUI 75707 PARIS CEDEX 13 - 01 57 28 20 00 13 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 288113 Surface approx. (cm²) : 298 N° de page : 13 Page 1/2 TRIBALART 1973547300508/GCD/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Crochet porte-crâne « agiba » (bois, fibres et pigments). VOYAGEURS &CURIEUX Masques,statues etamulettesàvoir etàvendreàParis Lesmarchands dumondeentierseretrouvent cinqjourspourle12e Parcoursdesmondes
  • 48. 80 BOULEVARD AUGUSTE-BLANQUI 75707 PARIS CEDEX 13 - 01 57 28 20 00 13 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 288113 Surface approx. (cm²) : 298 N° de page : 13 Page 2/2 TRIBALART 1973547300508/GCD/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Arts S il est un domaine dans lequel Paris est le premier marche mondial, c'est celui des arts jadis dits «primitifs» ceux d'Afrique, d'Oceame, d'Aus- tralie,despeuplesindiens etesqui- maux Christie'setSotheby'syrea- lisent leurs ventes les plus brillan- tes les galeries y sont nombreu- ses, et e est a Samt-Germam-des- Pres (6e arrondissement de Paris) que se tient la foire Parcours des mondes Pourladouzièmefois,les marchands du monde entier s'y retrouventcinq]ours Ils occupent des espacesqui,lerestedel'année, sont dévolus a I art contemporain et se trouvent ainsi a proximite de leurs confrères parisiens, dont c'est icile quartier Celui ci tient en quèlques rues Mazarme Guenegaud,Jacques-Cal- lot,deSeine,ViscontietdesBeaux- Arts Danscepérimètresontreunis plus de soixante marchands Ils viennentdeNewYork, deLosAnge- les, de Paies Verdes de Bruxelles, de Londres, de Sydneyou de Mon- treal Les collectionneurs viennent aussi souventde lom,carils savent que les galenstes reservent leurs meilleurespiecespourl'occasion II en est donc de Parcours des mondescommedelaFoiredeBâle les acquéreurs aux moyens finan- ciers importants s'y rendent des que possible, pourne pas manquer lararetéoulechef-d œuvre Lejour du vernissage, on y croise les conservateurs et le directeur du Musee du quai Branly, de même que leurs collègues des musees européens Les visiteurs plus modestes profitent du plaisir d'al- ler et venir, en passant d une gale- rie a une autre, d'un continent a un autre, d'une culture a une autre Deuxgenres se côtoient l'expo- sition thématique facon musee et I accumulation d objets divers facon brocante - brocante de grand luxe La premiere de ces conceptions est celle de Bernard Dulon, qui se consacre aux chefferies du Came- rounavec quèlques statues et mas- ques remarquables, de Renaud Vanuxem, qui rassemble une suite de reliquaires dont deux ou trois hallucinants, du New-Yorkais Bru- ce Franket de ses amulettes minia- turesduSepik(Nouvelle-Guinée), ou de Donald Ellis, specialiste des arts indiensd'Amérique duNord Plus présents que dans les edi- tions précédentes, les arts esqui- maux se trouvent chez Michael Evans, Moreau SkMontagut et AnthonyMeyer Laseconde concep- tionexigepatience,resistance,vigi- lance et, parfois, méfiance II faut fureter,regarderdepres,lirelescar- telsquandilyenaetquandilspréci- sent sérieusement la provenance de la piece - ce n'est pas la regle -, s interroger sur I étonnante frai- cheur de quèlques pieces - peu nombreuses heureusement - et n'oublier aucun recoin C'est tout au fond de la galerie Voyageurs &Curieux que Jean- EdouardCarlierexposeuncrochet porte-crâne du golfe de Papouasie d'une decoupe et d'une couleur admirables Plus immédiatement visibles sont un masque gourounsi (Burkina Paso) digne de Paul Klee, chez Dandneu-Giovagnoni, ou un masquebambara(Mali)d'unegéo- métrieparfaite,chezDavidSerra II faut a chaque edition une œuvre qui attire curiosités et rumeurs Elle se trouve, cette annee, dans la cave de la galerie Schoffel-ValluetIIs'agitd'unetres haute sculpture-plus de 2metres- venuedeBorneo,ouellefutdecou- verte a l'occasion d'une crue Lesgaleristes réservent leurs meilleures pièces pourl'occasion L'eaua erode etrenduplus impres sionnante encore cette effigie pro- tectrice Les membres semblent des os, la tête moins humaine que démoniaque L apparition d une telle rareté ne pouvant qu'mtn- guer, elle a ete soumise a des exa- mens scientifiques dans plusieurs laboratoires datation au carbo- ne14,etudexylologique II en ressort que la sculpture a ete taillée dans la cime d'un arbre nomme Shorea Lebois daterait du XVsiecle,cequine signifiepasque la sculpture aurait ete créée alors -de quoi faire parler marchands et amateurs Combien coûte-t-elle' 600DOOeuros,dit-onQuil'achète- ra? Le Musee du quai Branly, com- meonl'aentendu? Ilsemble que ce soit aller un peu vite que de I affir- mer Quoi qu'il en soit il faut aller voircedieuterriblesurgidelaforét etdulimon* PHILIPPE DAGIN Parcours des mondes, Paris 6 Entree libre Jusqu au 15 septembre de ll heu rasa19heures le12septembrejusqua 21 heures Parcours-des-mondes com
  • 49. 14 BOULEVARD HAUSSMANN 75438 PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00 12 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 323303 Surface approx. (cm²) : 600 N° de page : 33 Page 1/2 TRIBALART 9203447300509/XVR/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'art primitifn'est plus un monde à part SALONLe12e ParcoursdesmondesfaitdeParislacapitaleinternationaledesartspremiers. VALÉRIE SASPORTAS vsasportas@ilefigaro.fr harles Ratton (1895- 1986) n'est jamais loin. Son souvenir hante la mémoire des collectionneurs et marchands qui arpentent, l'enthousias- me triomphant au fil des découvertes, le 12e Parcours des mondes. Ce salon in- ternational des arts premiers est une foire à ciel ouvert, dans neuf rues pitto- resques du quartier des Beaux-Arts, à Saint-Germain-des-Prés, à Paris. Les amateurs d'aujourd'hui ont fait leur la conviction de Ratton : les arts d'Afri- que, d'Amérique et d'Océanie se ran- gent « parmi les grandes traditions ar- tistiques mondiales ». Évidemment, il est bienplus facile de le dire aujourd'hui qu'en 1937, quand Charles Ratton l'af- firma à une époque où l'on qualifiait en- core de « sauvage » les peuples indigè- nes de ces contrées lointaines. Hasard du calendrier - ou pas -, cette édition du Parcours se déroule au mo- ment même où le Musée du quai Branly consacre une exposition inédite à Charles Ratton, pionnier formé à l'École duLouvre, amides surréalis- tes Breton et Éluard, artisan infati- gable de la reconnaissance de ce qu'il appelait les « arts primitifs ». D'ailleurs, que doit-on dire : art pri- mitif, premier, nègre, tribal ? « Aucun ne convient vraiment, affirme le galeriste et expert parisien Anthony Meyer. Les Américains parlent d'art d'Afrique, d'Océanie, d'Amé- rique latine et d'Asie. Mais pour être juste, il faudrait encore faire des subdivi- sions. Aufinal, tout le monde se contente d'un étiquetage. L'artprimitif n'a plus besoin de missionnaires. » L'édition 2013 consacre Paris comme capitale mondiale des arts premiers, devant la Bruneaf de Bruxelles. Soixante galeries, dont la moitié étrangères, ont été triées sur le volet. « Pour éviter les galeries pirates, qui,chaqueannée,s'installentpendantle salon pour vendre des copies, nous avons instauré cette année le système du "vet- ting", avec un comité d'experts non marchands qui a inspecté les 50 000piè- ces présentées », souligne Pierre Moos, directeur de l'événement parisien. Sept galeries ont échoué à l'examen. Les or- ganisateurs misent en outre sur les visi- tes inopinées d'huissiers pour rassurer les collectionneurs. Cinquante chefs-d'œuvre Les amateurs non éclairés sont des proies faciles, comme le rappelle la ga- leriste Hélène Leloup, quarante ans de passion, spécialiste de l'art Dogon, pré- sidente d'honneur du Parcours des mondes. Hélène Leloup prône les vertus du carbone 14 pour dater l'âge du bois dont on fait les statues. Elle aussi milite pour sortir l'art premier de sa « niche ». L'ex-antiquaire rappelle que Charles Ratton vouait aussi une passion à l'art du Moyen Âge et à celui d'Egypte. Elle- même s'est tournée vers l'art pré- colombien, avant que le zèle politique des États actuels (Colombie, Mexique) ne la dissuade. Pierre Moos, lui, a choisi une autre voie de décloison- nement : inviter des artistes contemporains africains. Àlagale- rie Vallois, de jeunes Béninois ex- posent ainsi leurs sculptures, dont certaines seront pré- sentes à la Fiac, en octobre. Les dix plus grandes galeries du monde sont là dont, pour la première fois, la star new- yorkaise Donald Ellis, spécia- liste de la Colombie-Britanni- Akouété lll (2012), une scupture du Béninois de Marius Dansou, à la galerie Vallois. Estimation : de 3 DOO à 3 500 €.
  • 50. 14 BOULEVARD HAUSSMANN 75438 PARIS CEDEX 09 - 01 57 08 50 00 12 SEPT 13 Quotidien Paris OJD : 323303 Surface approx. (cm²) : 600 N° de page : 33 Page 2/2 TRIBALART 9203447300509/XVR/OTO/1 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations Masque de danse du XIXe , chez Donald Ellis, expose a la galerie Marcel Strouk. Estimation : de 175 DOO a 230 000 €. que « Quand j'étais petit, ma vision des Indiens était celle de John Wayne, les nie- chants indiens contre les bons cov- boys», raconte ce Canadien, yeux re- volvers sous sa casquette A la galerie Marcel Strouk ou il est héberge, ce col- lectionneur expose cinquante pieces, soit 90 % de sa collection « Ce sont cin- quante chefs-d'œuvre Je ne sais pas si on reverra de tels objets ailleurs que dans un musee », affirme Pierre Moos Masques d'Alaska de la fin XIXe aux plumes et pigments remarquablement conserves magnétisent le regard (estime chacun entre 175 000 et 230 000 euros) « Ces masques semblent plus réalistes que nous-mêmes, n'est-ce pas ? » interroge Donald Ellis L'Alaska, l'Oceanie avec les Fidji, la Papouasie-Nouvelle-Gui- nee, Hawai Une quête inavouée de paradis perdu emplit l'air germanopra- tin De quoi pousser les amateurs au voyage 7 Pas sûr Charles Ratton, crai- gnant les faux, n'a jamais mis les pieds en Afrique Et puis, arguent certains, il n'y aurait plus rien « la-bas », ni d'art ancien, ni de societes qui l'ont vu naître Aux voyages exotiques beaucoup préfè- rent désormais l'aventure esthetique • Quartier des beaux-arts, Saint Germain- dés-Pres, Paris VIe . Jusqu'au 15 septembre, www.parcours-paris.eu Unmarché en pleine ascension Le marche de l'art premier stimule les encheres. En juin, Christie's a realise sa meilleure vente d'art africain et océanien a Paris, totalisant 7,89 millions d'euros. « Ce marche permet d'acheter des pieces de qualite musealeavecunedisponibilitéd'objets qui n'existe pas dans d'autres domaines. Wyo une acceptation de ces arts qui sont a la source de l'art moderne », analyse Charles Hourde, specialiste chez Christie's. A l'occasion du Parcours des mondes, la maison de François Pinault expose les pieces phares de sa vente du 10 decembre. Est notamment montre le buste d'une statue des Fidji ayant appartenu au révérend Thomas Baker, dernier homme dévore par des cannibales dans l'archipel océanien au XIXe siecle (estime 200 000 a 250 DOO euros). « Je suis fascinée par le retour des grandes collections de la fin XIXe - debut XXe », affirme Marguerite de Sabran, chez Sotheby's. Elle observe aussi l'arrivée sur le marche d'artistes contemporains africains, dont les frémissements se font sentir a Paris et a Londres. Actuellement, la galerie Charpentier expose les lots phares de la collection Allan Stone, proposée a New York le 15 novembre. Prochaine vacation a Paris le 11 decembre. v. s. -H SUR LE WEB » 13 septembre Hotel des ventes de Monte Carlo Monaco Art de vivre la mer » 14 septembre Encheres Maisons- Laffitte tableaux mobilier objets d art » 15 septembre Eric Pillon EncheresVersailles 300 tableaux XIXe et modernes encheres.lefigaro.fr
  • 51. ART ABSOLUMENT SEPT 13 Trimestriel Surface approx. (cm²) : 369 Page 1/1 TRIBALART 9629937300505/CLA/ALA/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations BREVES •SALONS CTUALITES Art Élysées Avenue des Champs-Elysées, Paris Du24au28octobie2013 A la croisee de diverses figures de la scene artistique actuelle - collée tumeurs artistes amateurs, etc -.Art Elysees rassemble une selection d exposants spécialises en art moderne etcontemporain Yserontaccrochées des œuvres représentatives des grands mouvements de I histoire de I art du XX' siecle, a I instar de I abstraction géométrique de I art cinétique et de I op art, ainsi que de I Ecole de Paris Des pieces signees Victor Vasarely Eduardo Arroyo et Julio Le Parc figurent parmi les créations présentées lors de cette foire visant, en outre, a mettre en perspective nombre de productinns d artistes européens et non européens Salond'automne Avenue des Champs-Elysées, Paris Du 31 octobre au 4 novergie 2013 Le Salon d automne célèbre son 11 D'anniversaire et se distingue cette annee encore par sa pluridisciplinante Des peintures, sculptures, livres maîs aussi de la danse et de la musique offrent un riche panel de la creation contem poraine mettant en avant de nouveaux talents En sus des hommages aux peintres Emile Sabouraud, Abdelkader Guermaz et Henry de Groux, on peut y trouver des nouveautes, comme les chapitres Convergences ou Happy Art. mettant en scene des univers imaginaires Alors que les sections Picasso et cinema introduisent le septième art le manga fait son apparition pour la toute premiere fois, côtoyant le Printemps da s poètes Salon Réalités Nouvelles Parc Floral, Paris Du 22 au 29 septembre 2013 Manifestation historique dont I abstraction est au cœur du projet, quelque soit le médium - peinture, dessin sculpture dessin photographie instal lations, etc - le salon Réalités Nouvelles est organise par des artistes afin d operer des interactions entre les créateurs, leurs œuvres, le public et les collectionneurs Pres de 400 artistes francais maîs également chinois serbes ou encore américains exposent I une de leurs œuvres Les visiteurs pourront ainsi decouvrir les tableaux de Hanne Sie, Ralph Cutillo ou encore Genevieve Pedeau Said maîs aussi les installations de Mira Brtka et Remi Favier Parcours des mondes 2QÎ3 Salon international des arts premiers Divers lieux dans le quartier de Saint-Germain-des-Pres, Paris Du 10 au I b septembre 2013 AI occasion de sa 12' edition ce parcours rassemble une soixantaine dè galeries françaises et international ayant pour ambition d offrir au public parisien de nombreuses expositions thématiques d arts premiers de tous les continents, notamment océanien et africain La manifestation presente egale ment des travaux gui fontdialoguer art contemporain et heritage culturel Ce faisant I œuvre intitulée Virgin portrait réalise par Ingrid Baars visible chez Fine Art Studio constitue un exemple idoine de la maniere dont les artistes actuels s emparent de ces traditions
  • 52. 06/19 SEPT 13 Bimensuel Surface approx. (cm²) : 603 N° de page : 29 Page 1/3 TRIBALART 2529837300506/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations VENTES PUBLIQUES En France et dans le monde, les maisons de ventes affichent un bon premier semestre 2013 ê SALON Le nouveau salon Révélations veut ancrer les métiers d'art dans le contemporain ARTADVISORS La distinction entre courtier et conseiller en art de collections est encore bien floue Arts premiers La qualité au prix de la rigueur Le Parcours des mondes multiplie ses exigences pour devenir un rendez-vous incontournable PARIS • Depuis sa creation en 2002, puis surtout avec sa re prise en main en 2008 par Pierre Moos, le Parcours des mondes a pris de l'am pleur, prenant même le pas sur Bruneaf, moins international et hétéroclite confortant Paris en tant que ca pitale des arts premiers Maîs ce succes impli que une rigueur, danslaselection tant des partiel pants que des œuvres presen tees Alors cette annee, les orga msateurs serrent les boulons Cette rigueur suppose d'abord que la qualite des objets présentes soit ga rantie « Un effort a ete fait sur le vetting avec la mise en place d'un vrai comite, compose de six Statue Baoule, Côte d'Ivoire, fin XIXe - début XXe siecle, bois, « cm, galerie Olivier Castellane), Paris © Photo Olivier Castellono specialiste*; independants», ex plique Pierre Moos Ils étaient trois seulement les annees prece dentés et n'étaient pas vraiment pris au sérieux Désormais, les marchands mettront en jeu leur participation de l'année suivante si les decisions du comite ne sont pas respectées « Le vetting doit multiplier ses passages pour ef fectuer des vérification', C'est le problème des foires ouvertes il est tresfacile pour un marchand peu scrupuleux de remplacer un objet écarte, pur un autre Le plus gros challenge de ces foires est d'être intraitable sur les faux », commente le galenste Olivier Castellane Les organisateurs ont bien pense retirer les objets litigieux, maîs la logistique serait trop complexe « Les galeries qui n'étaient pas au niveau ont ete refusées, tout comme les galeries piratesseront traquées », affirme Pierre Moos Toujours soucieux d'animer ce marche, il a an nonce la creation en 2014 d'un Parcours en mai « les galeries souffrent du mangue de passage hors evenement » Ce a quoi re pondent les marchands, comme Alain Lecomte, « deux evene ments paran, c'est trop Comment trouver de la marchandise en si peu de temps ? La qualite risque ile baisser », s'insurge t il Honneur aux spécialisations La rigueur requiert aussi la qua hte des expositions thématiques proposées par une vingtaine de participants (60 en tout), une façon de dépasser la sphère com merciale pour donner plus de contenu La galerie parisienne Pascassio Manfredi, spécialisée en art indonésien, presente une se laction d'objets de l'île dc Borneo, dont un Tucan cérémonie! ke nyalang, du XIX' siecle Olivier Castellane réunit d'importants objets de Cote d'Ivoire parmi lesquels une rare et élégante statue Baoule Alain Lecomte se concentre sur des objets Bakongo (Congo), tel un fétiche a clous, chien Bavih (aux alentours de 45 DOO euros) Jean Edouard Carlier montre une quinzaine d'objets du Golf de Papouasie dont un beau crochetporte crane agiba MameDurieuxs'intéresse a la parure et propose « Salon de beaute », ou l'onpeut admirer un pendentif en orbaoule represen tant un poisson silure (8 DOO a 10 DOO euros). Si les organisateurs se font plus sévères, c'est aussi pour coller a la situation actuelle du marche « //esttres sélectifLes marchands doivent etre plus pointus car dans cespériodesdecrise, lesclientsne s'autorisent que des achats tmpe ratifi ll n'y a pas de place pour le superflu », souligne Renaud Vanuxem Marie Potard
  • 53. 06/19 SEPT 13 Bimensuel Surface approx. (cm²) : 603 N° de page : 29 Page 2/3 TRIBALART 2529837300506/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations VENTES PUBLIQUES FrancePremier bilan de la loi de juillet 2011 ll faut encore attendre un peu pour mesurer tous les effets de la loi de libéralisation PARIS • Deux ans apres l'entrée en vigueur dc la loi de juillet 2011 qui a introduit plusieurs mno valions dani la pratique dcs Operateursdeventesvolontaires (OW, les maisons de ventes), le rapport annuel du Conseil des ventes volontaires (CW) permet de dresser un premier bilan por tant sur l'année iO2 Au plan commercial, qu'en est il des deux dispositions qui agacent tant les antiquaires et galeries la suppression de l'agrément préalable et la possibilité de rea User des ventes de gré en gré ? S'il y a bien eu 29 nouveaux in tervenants contre une dizaine en moyenne les annees prête dentés, ce n'est pas l'explosion attendue et redoutée Certes quèlques commissaires poseurs frappes d'interdiction tempo raire (Claude Aguttcs, Georges Delettrez) ont voulu profiter de la souplesse introduite par Ic systeme déclaratif de creation d'une OVV pour transférer en hâte les ventes interdites a leurs fils, maîs le Conseil s'est montre vigilant et a pu le plus souvent interdire ces vacations L'impact de la liberalisation des ventes de gré a gré est en revanche plus difficile d mesurer Le CVV qui dispose maintenant de ces chif fres ne communique que le nom bre d'operateurs ayant profite de cette liberalisation, en l'occur rence une quarantaine (sur 412) pour un chiffre d'affaires repre sentant 14 % du chiffre d'affaires total de ces maisons 14 % c'est déjà beaucoup, sachantque 16 % Catherine Chadelat © Photo cw des ventes de Sotheby's interna tional sont des ventes privées et que ce canal progresse tres vite Pour I instant peu d'operateurs a l'instar de l'étude Kohn ont véritablement mis en place une activite de ventes privées avec catalogues et expositions, maîs le sillon est trace et rien n'empêche les OW de le creuser davantage Ventes aux enchères contre courtage electronique Sur le plan juridique, la loi de 2011 n'a pas regle le pro blême de la distinction entre les ventes aux encheres qui relèvent du secteur régule et le courtage electronique qui entre dans Ic droit commun. Pour Catherine Chdileldt, la présidente du CW, cet imbroglio vient de ce que Tex pression « ventes aux encheres » n'est pas protégée et que tout un chacun peut l'utiliser II revient donc au CW, dont l'autorité a ete renforcée par la lm, de s'assurer que les operateurs non régules (eBay, Artprice) ne laissent pas croire aux consommateurs dans leur communication que ces derniers bénéficient des mêmes protections que les clients des ventes régulées Le problème prend tout son sens quand on saitque lesadjudications enligne ont augmente de 86 % en 2012 « C'est une bonne loi », affirme Catherine Chadelat, maîsellene cessite un petit toilettage Maîs comme on ne peut pas dire que la ministre de tutelle et son cabinet se passionnent pour le marche de l'art, le CW organise une journee d'étude parlementaire surle sujet le 16 octobre prochain Jean-Christophe Castelain
  • 54. 06/19 SEPT 13 Bimensuel Surface approx. (cm²) : 603 N° de page : 29 Page 3/3 TRIBALART 2529837300506/CLA/OTO/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations EN BREF En France il y aurait 2 200 galeries Une nouvelle étude réalisée par le ministère de la Culture permet de confirmer ce que l'on supposait du profil moyen des galeries, sans pour autant apporter de chiffres précis ou données évolutives. Si un croisement plus large des fichiers que les enquêtes précédentes permet de repérer près de 2 200 galeries, soit un peu plus que ce que l'on pensait, la méthodologie par échantillonnage (300 répondants) entraîne une large marge d'appréciation sur le chiffre d'affaires global en 2011 qui se situerait entre i milliard et i,4 milliard d'euros. Sans surprise, l'essentiel du chiffre d'affaires (86 %) est réalisé par les quelque i ooo galeries parisiennes. Sans surprise également, 12 % des galeries concentrent 72 % de l'activité, ce qui veut dire que 60 % des galeries ont un chiffre d'affaires inférieur à 300 ooo euros qui permet tout juste (compte tenu d'une commission de 50 %) de payer un bail, un salaire et des stagiaires. François Rouet, l'auteur de l'enquête, estime ainsi que le nombre de contrats de travail ne dépasse pas 1 800, ce qui est très faible en regard des enjeux économiques du secteur. L'enquête, au demeurant passionnante, confirme l'étroitesse du marché : pour itd % des galeries interrogées, leurs cinq plus grands collectionneurs pèsent plus de 50 % de leurs ventes. i*6 édition de Docks Art Pair Adosséeauxjournées d'ouverture de la Biennale de Lyon, l'édition 2013 de Docks Art Pair (12 au 15septembre)quittesa grande tente pour s'installer dans les nouveaux locaux de GL Events, à proximité de la Sucrière. Tournée vers la création des vingt dernières années, dans un format Solo Show la foire accueille 31 galeries internationales dont les galeries Bernard Ceysson (Pierre Buraglio), UPS N Vallois (Adam Janes) et Laurent Godin (Vincent Olinet).
  • 55. www.aboveluxe.fr Évaluation du site Ce site diffuse des articles concernant l'actualité des produits de luxe. Cible Spécialisée Dynamisme* : 1 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12260726 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 01/09/13 L’art premier est-il le premier des arts ? Bien d’autres « arts » sont passés… ils furent même à un moment autre chose qu’un « art » au sens actuel et occidental; peut-être même n’étaient ils pas différenciés de la vie, des hommes, du temps et de la nature. Rendez-vous du 10 au 15 septembre 2013 pour la 12e édition du Parcours des mondes , le salon international des arts premiers.
  • 56. www.artmediaagency.com Évaluation du site Art Media Agency est une agence de presse spécialisée dans la production de contenus sur le marché de l'art. Son site internet présente les services de l'entreprise ainsi qu'une sélection d'articles. Cible Professionnelle Dynamisme* : 24 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12145747 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 02/08/13 La photographie et le primitivisme : « Le choix de Valentine Plisnier » Art Media Agency (AMA). Du 10 au 30 septembre 2013, la galerie Vallois propose une exposition intitulée « Le choix de Valentine Plisnier ». La manifestation est également visible du 10 au 15 septembre 2013, à l’occasion du Parcours des Mondes . Cette exposition a pour but de mettre en avant l’apport des arts extra-européens dans la photographie. En effet, s’il est admis que les arts dits « primitifs » ont exercé une influence sur la peinture et la sculpture, cette question n’a pas été soulevée pour la photographie. Aussi, pour apporter des éléments de réponse à cette interrogation, près de trente photographies réalisées depuis 1930 jusqu’à nos jours sont proposées aux visiteurs. L’exposition est organisée suite à la parution du livre de Valentine Plisnier, Le primitivisme dans la photographie – L’impact des arts extra-européens sur la modernité photographique de 1918 à nos jours (Éditions Trocadéro, 2012). Ce dernier démontre l’impact de ces arts, dans le domaine de la photographie. De plus, le 14 septembre 2013, Valentine Plisnier et Christophe Flubacher donnent une conférence au Salon VIP de l’Alcazar, situé au 62 rue Mazarine, dans le sixième arrondissement de Paris.
  • 57. www.artistikrezo.com Évaluation du site Ce webzine diffuse une actualité culturelle large (cinéma, musique, théâtre...). Le site diffuse en outre des chroniques et des annonces des événements à venir. Cible Grand Public Dynamisme* : 17 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12105460 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 26/07/13 Parcours des mondes 2013 - salon international des arts premiers Du 10 au 15 septembre 2013 Fesses rebondies, visage grimaçant ou stoïque, rigueur dans la posture ou silhouettes déliées, les oeuvres d’art primitif impressionnent, séduisent ou effraient parfois mais elles ne laissent pas indifférents. Dans un monde trop souvent déconnecté de ses racines, le regain d’intérêt pour des objets qui racontent l’origine de notre civilisation se fait de plus en plus intense. Un attrait pour le complexe, l’étrange, le mystérieux qui ne se dément pas. Véritable point fort de l’événement 2013, les exposants de Parcours des mondes mettent, cette année encore, un point d’honneur à présenter des expositions thématiques qui sont bien souvent l’occasion d’approfondir les connaissances des collectionneurs. Pour n’en citer que quelques-unes, notons l’exposition Salon de beauté de la Galerie Maine Durieu consacrée aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d’Afrique, d’Asie et d’Océanie qui illustre cette volonté ancestrale de sublimer les corps. L’exposition Portraits d’Océanie par Michael Evans Tribal Art propose un bel ensemble de photographies du XIXe siècle sur la vie quotidienne et les traditions des aborigènes d’Australie et des Maori de Nouvelle-Zélande. Ou encore l’exposition de la galerie Laurent Dodier qui, après avoir remporté un grand succès en 2011 avec ses cuillères provenant de Colombie Britannique, boucle aujourd’hui sa trilogie avec une exposition de 40 objets de Mélanésie et de Polynésie qui s’annonce prometteuse.
  • 58. TRIBALART / 12105460 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Au-delà des expositions, plusieurs pièces d’exception sont annoncées comme un fétiche Nkisi, Congo, XIXe siècle à la Galerie Serge Schoffel, une effigie commémorative d’un fon (ou roi), peuple Bamiléké provenant de la collection Arman et présentée par la galerie Bernard Dulon ou encore un bouclier Mengen, Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe-début XIXe chez Michel Thieme Tribal Art, célébrant ainsi l’incroyable histoire de la collecte. Enfin, Parcours des mondes comptait parmi ses exposants neuf des dix plus grands marchands au monde. Le dixième vient de le rejoindre cette année : la galerie Donald Ellis (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique. Exposants 60 galeries d’arts premiers : France (29) // Belgique (12) // USA (8) // Espagne(3) // Italie (2) // UK (2) // Canada (1) // Australie (1) // Pays-Bas (1) et Suisse (1) + 3 galeries d’art contemporain + 2 libraires Parcours des mondes 2013 Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013 Le mardi 10, vernissage à partir de 15h jusqu’à 21h Du mercredi au samedi, de 11h à 19h, le dimanche jusqu’à 17h Nocturne le jeudi 12 septembre jusqu’à 21h Quartier des Beaux-Arts à Saint -Germain-des-Prés Le long des rues des Beaux-Arts, Bonaparte, de Seine, Jacques Callot, Mazarine, Guénégaud, Visconti, Jacob, de l’Echaudé et St-Benoît. 75006 Paris
  • 59. AMA NEWSLETTER 267 RUE LECOURBE 75015 PARIS - 06 76 28 82 46 04 JUIL 13 Hebdomadaire Paris Surface approx. (cm²) : 90 Page 1/1 TRIBALART 1364296300503/FCC/ALR/3 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations U 12e édition du Salon international des arts premiers à Paris Du 10 au 15 septembre 2013, le quartier de Saint-Germam-des-Prés à Paris accueille Parcours des mondes, le Salon international des arts premiers La 12e édition, tournée vers l'international, mettra en avant les arts d'Afrique, d'Océanie et des Amériques soixante galeries d'arts premiers, originaires de France (29), Belgique (12), États-Unis (8), Espagne (3), Italie (2), Grande-Bretagne (2), et également une galerie canadienne, australienne, hollandaise et suisse présenteront leurs oeuvres Parmi les grands marchands internationaux rejoignant la manifestation cette an- née, la galerie Donald Elhs (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique Parmi les expositions proposées, le « Salon de beauté » de la Galerie Maine Duneu sera dédié aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d'Afrique, d'Asie et d'Océanie qui illustrent cette volonté ancestrale de sublimer les corps « Portraits d'Océanie » par Mi- chael Evans Tribal Art propose un ensemble de photographies du XIXe siècle sur la vie quotidienne et les traditions des aborigènes d'Australie et des Maori de Nouvelle-Zé- lande Lexposition de la galerie Laurent Dodier presente quant à elle quarante objets de Mélanésie et de Polynésie Cette manifestation sera l'occasion de découvrir plusieurs pièces d'exception, dont un fétiche Nkisi, Congo, XIXe siecle a la Galerie Serge Schoffel, une effigie commemorative d'un fon (ou roi), peuple Bamiléké provenant de la collec- tion Arman et présentée par la galerie Bernard Dulon, ou encore un boucher Mengen, Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe -début XIXe chez Michel Thieme Tribal Art, célébrant ainsi l'incroyable histoire de la collecte L'édition 2012 avait accueilli 10 DOO visiteurs, et avait permis à 87 % des galeries de rencontrer et de vendre à de nouveaux clients
  • 60. www.artmediaagency.com Évaluation du site Art Media Agency est une agence de presse spécialisée dans la production de contenus sur le marché de l'art. Son site internet présente les services de l'entreprise ainsi qu'une sélection d'articles. Cible Professionnelle Dynamisme* : 23 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 11957414 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 01/07/13 12e édition du Salon international des arts premiers à Paris « AMA Paris, le 1er juillet 2013, Art Media Agency (AMA). Du 10 au 15 septembre 2013, le quartier de Saint-Germain-des-Prés à Paris accueille Parcours des mondes, le Salon international des arts premiers. La 12e édition, tournée vers l’international, mettra en avant les arts d’Afrique, d’Océanie et des Amériques. 60 galeries d’arts premiers, originaires de France (29), Belgique (12), États- Unis (8), Espagne (3), Italie (2), Grande-Bretagne (2), et également une galerie canadienne, australienne, hollandaise et suisse présenteront leurs œuvres. Parmi les grands marchands internationaux rejoignant la manifestation cette année, la galerie Donald Ellis (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique. Parmi les expositions proposées, le « Salon de beauté » de la Galerie Maine Durieu sera dédié aux objets de coiffure et parure, bijoux et ornements d’Afrique, d’Asie et d’Océanie qui illustrent cette volonté ancestrale de sublimer les corps. « Portraits d’Océanie » par Michael Evans Tribal Art propose un ensemble de photographies du XIXe siècle sur la vie quotidienne et les traditions des aborigènes d’Australie et des Maori de Nouvelle-Zélande. L’exposition de la galerie Laurent Dodier présente quant à elle 40 objets de Mélanésie et de Polynésie. Cette manifestation sera l’occasion de découvrir plusieurs pièces d’exception, dont un fétiche Nkisi, Congo, XIXe siècle à la Galerie Serge Schoffel, une effigie commémorative d’un fon (ou roi), peuple Bamiléké provenant de la collection Arman et présentée par la galerie Bernard Dulon, ou encore un bouclier Mengen, Nouvelle-Bretagne, fin XVIIIe-début XIXe chez Michel Thieme Tribal Art, célébrant ainsi l’incroyable histoire de la collecte. L’édition 2012 avait accueilli 10.000 visiteurs, et avait permis à 87 % des galeries de rencontrer et de vendre à de nouveaux clients.
  • 61. www.lessourcesdelinfo.info Évaluation du site Ce site est un agrégateur de contenu diffusant des articles concernant l'actualité de l'environnement, de l'humanitaire et des associations. Cible Grand Public Dynamisme* : 1 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12283028 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 05/09/13 Parcours des mondes, le plus important salon international d'arts premiers Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013 à Paris À ce jour Parcours des mondes est le plus important salon international d’ arts premiers par le nombre, la qualité et la diversité de ses participants. Depuis 2002, il rassemble chaque année à Paris une soixantaine de galeristes spécialisés dans les arts d’ Afrique , d’Océanie et des Amériques. Signe du succès de l’évènement 50% des participants seront étrangers cette année. Parcours des mondes comptait parmi ses exposants neuf des dix plus grands marchands au monde. Le dixième vient de le rejoindre cette année : la galerie Donald Ellis (USA), spécialiste mondiale de la Colombie britannique LE LIEU Quartier des Beaux-Arts à Saint -Germain-des-Prés, Paris, VIe. Occupation des galeries situées le long des rues des Beaux- Arts, Bonaparte, de Seine, Jacques Callot, Mazarine, Guénégaud, Visconti, Jacob, de l’Echaudé et St-Benoît. LES HORAIRES Du mardi 10 au dimanche 15 septembre 2013 - Le mardi 10, vernissage à partir de 15h jusqu’à 21h - Du mercredi au samedi, de 11h à 19h, le dimanche jusqu’à 17h - Nocturne le jeudi 12 septembre jusqu’à 21h -> Parcours des mondes
  • 62. www.aboveluxe.fr Évaluation du site Ce site diffuse des articles concernant l'actualité des produits de luxe. Cible Spécialisée Dynamisme* : 1 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12260726 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 01/09/13 L’art premier est-il le premier des arts ? Bien d’autres « arts » sont passés… ils furent même à un moment autre chose qu’un « art » au sens actuel et occidental; peut-être même n’étaient ils pas différenciés de la vie, des hommes, du temps et de la nature. Rendez-vous du 10 au 15 septembre 2013 pour la 12e édition du Parcours des mondes , le salon international des arts premiers.
  • 63. www.connaissancedesarts.com Évaluation du site Le site de la revue Connaissance des Arts diffuse l'actualité artistique en général (musées, artistes, expositions, musique, etc.) Cible Spécialisée Dynamisme* : 23 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12306587 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 09/09/13 Au Parcours, la qualité s’impose Signature : Céline Lefranc et Françoise Chauvin - 9 septembre 2013 Hiada Gwaii, vers 1820, Colombie- Britannique, bois, Ø16,5 cm, Donald Ellis Gallery, New York (PHOTO JOHN TAYLOR). Pour sa douzième é dition , le Parcours des mondes mise sur la qualité des objets et s’ouvre à l’art contemporain non-occidental. Avec sa soixantaine de galeries participantes et ses dix mille visiteurs estimés, le Parcours des mondes n'a plus rien à prouver. Au point que quelques grands marchands, comme Bernard Dulon, préfèrent ce « salon » des arts primitifs organisé à Paris dans les galeries de Saint -Germain-des-Prés à son modèle bruxellois, auquel ils ne participent plus. Que peut désirer de plus Pierre Moos , le directeur du Parcours ? « Améliorer encore le niveau des galeries et la qualité des objets », répond-il. Comment ? En faisant « la chasse aux parasites », c'est à- dire aux marchands qui s'intallent dans le quartier aux dates du Parcours, sans cotiser ni prendre le risque que les experts du vetting enlèvent leurs objets moyens ou douteux. Les organisateurs ont également refusé plus de vingt candidatures, pour garantir un bon niveau de galeries. Mais ils ont accueilli avec joie l'un des plus grands marchands au monde, spécialiste d'art de la Colombie-Britannique, l'Américain Donald Ellis. Autre priorité de l'année : le renforcement de ce fameux vetting, constitué de cinq spécialistes de haut vol. Selon les
  • 64. TRIBALART / 12306587 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés organisateurs, les marchands qui remettront en galerie les objets écartés par les experts seront exclus du Parcours. Qu'on se le dise... Encore plus de rigueur, donc, mais quoi de neuf pour l'édition 2013, dont la présidence d'honneur est confiée à Hélène Leloup, grande prêtresse de l'art Dogon? L'ouverture de la manifestation à l'art contemporain non-occidental, défendu par quatre galeries dont Vallois Sculptures (Paris). Et a été annoncée la naissance, dès l'an prochain, d'un Parcours de printemps. Mais le projet semble faire débat chez les marchands eux-mêmes. Certains, venus de loin, se demandent s'ils pourront faire le déplacement. Notamment les Belges, qui constatent que la version hivernale de Bruneaf n'a pas véritablement pris et doutent qu'il soit pertinent de doubler la manifestation parisienne. Mais « tant que l'on n'essaiera pas, on ne saura pas si c'est une bonne idée », conclut Pierre Moos. Infos pratiques Parcours des mondes 2013 Du 10 septembre 2013 au 15 septembre 2013 lieu : Paris - Galerie Kamel Mennour (Mazarine) Pour cette édition 2013, les exposants de Parcours des mondes (salon d’arts premier international) présentent une vingtaine d’expositions thématiques, du 10 au 15 septembre, au cœur du quartier de Saint-Germain-des Prés à Paris.
  • 65. www.challenges.fr Évaluation du site Le site du magazine économique Challenges diffuse quelques articles, brèves et dossiers, concernant l'actualité économique principalement. Le site aborde également la plupart des autres thèmes de l'actualité générale. Cible Grand Public Dynamisme* : 130 * pages nouvelles en moyenne sur une semaine TRIBALART / 12305526 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Date : 09/09/13 Paris tombe le masque Par Bertrand Fraysse Parcours des mondes , le plus coté des salons de l'art tribal, se tient dans la capitale du 10 au 15 septembre . D'où vient, à quoi tient cette suprématie parisienne. A la nuit tombante, habillés de branchages et armés de machettes, ils surgissaient dans les villages en poussant des cris. On les reconnaissait à leurs masques blancs, couleur de mort.
  • 66. TRIBALART / 12305526 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Dans l'ouest de l'Afrique, chez les Fang, les membres de la société secrète Ngil étaient appelés pour effrayer, faire avouer – et exécuter parfois – les sorciers et les voleurs. Interdits vers 1910, les masques ngil authentiques sont d'une insigne rareté. Avec leur front bombé, leur nez allongé, leurs traits stylisés, ils sont aussi d'une grande beauté. Ils ont d'ailleurs inspiré Les Demoiselles d'Avignon de Picasso (1907) et contribué à la révolution du cubisme. Le plus exceptionnel de ces masques se trouve chez François-Marie Banier, romancier et photographe. Inutile de se demander qui le lui a offert. Acquis par Liliane Bettencourt à Drouot en juin 2006 pour 5,9 millions d'euros, pièce phare de la collection du marchand Pierre Vérité, ce masque est l'objet le plus cher de toute l'histoire des arts primitifs. Ayant totalisé 44 millions d'euros, la vente Vérité demeure inégalée. Détrôné par New York pour l'art moderne et contemporain, Paris est resté la capitale mondiale de l'art tribal (et non "des arts premiers", expression que personne dans le milieu n'utilise). Pour dénicher des statuettes baoulé ou des crochets sculptés du fleuve Sepik, inutile d'aller à Abidjan ou à Port Moresby. C'est à Paris qu'ont lieu les plus grandes ventes publiques, que l'on trouve le plus grand nombre de marchands spécialisés et que se tient chaque année, depuis 2002, le plus grand salon, Parcours des mondes . "Tous les collectionneurs et les responsables de musée y sont présents, explique Pierre Moos , son directeur. Les marchands réservent souvent leurs plus belles pièces pour les montrer à ce moment-là." Du 10 au 15 septembre , du côté de Saint -Germain-des-Prés, des galeristes du monde entier – parmi lesquels une quinzaine de marchands parisiens – accueilleront près de 20.000 visiteurs venus admirer des chefs-d'œuvre des arts traditionnels d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques. La suprématie de la place parisienne ne date pas d'hier comme le montre l'exposition Charles Ratton, l'invention des arts "primitifs", qui se tient au musée du quai Branly jusqu'au 22 septembre. Sans doute le plus grand marchand de sa spécialité au xxe siècle, Ratton fut dès les années 1930 le promoteur infatigable de ce qu'on appelait encore "l'art nègre". L'exposition retrace l'histoire des manifestations qui firent connaître au grand public sa valeur universelle, African Negro Art au MoMA de New York en 1935, ou l'Exposition surréaliste d'objets dans la galerie parisienne de Ratton en 1936. On peut y admirer quelques pièces légendaires, comme l'effrayante statue en métal de guerrier rapportée suite au pillage de la capitale du royaume du Dahomey (actuel Bénin) : pour ne pas choquer le bourgeois, lors de sa première exposition à la Galerie Pigalle, en 1930, Ratton avait fait rabattre son sexe, initialement en érection ! C'est à ses artistes que Paris doit sa position dominante. Proche des surréalistes – Breton et Eluard étaient de grands collectionneurs –, Charles Ratton n'a fait que populariser un art découvert un quart de siècle plus tôt. Selon la légende qu'il a lui-même forgée, Vlaminck serait le "père de l'art nègre". En 1905, dans un café d'Argenteuil, le peintre aurait aperçu, entre deux bouteilles de Pernod, trois statuettes africaines qu'il aurait extorquées au cafetier pour le prix de quelques absinthes. Un peu plus tard, il fera l'acquisition d'un "grand masque" blanc – un masque fang – que lui achètera Derain. Picasso s'extasiera en l'apercevant dans l'atelier du peintre. Matisse à son tour découvrira fébrilement les "statuettes nègres" de Picasso dans son atelier de la rue Schœlcher, provoquant l'ébahissement de sa bonne : "Venez vite, venez vite, il y a là un vieux monsieur qui embrasse les seins de vos négresses" ! Dès lors, la "chasse à l'art nègre" était lancée. Elle ne s'arrêtera plus et transformera en profondeur l'art occidental, de Modigliani à Henry Moore en passant par Brancusi, Giacometti, Dubuffet et tant d'autres.
  • 67. TRIBALART / 12305526 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés "L'art primitif a joué un rôle déterminant dans l'histoire de l'art moderne, observe Daniel Hourdé, peintre, sculpteur et marchand. Parfois, il a influencé directement les artistes. Le plus souvent, ils y ont retrouvé l'écho de leurs propres préoccupations, Picasso dans la sculpture de la Côte d'Ivoire, les surréalistes dans les arts "sauvages" de l'Océanie ou de l'Amérique du Nord." Dans son atelier, sous une verrière, au fond d'une cour du Vieux Paris, un reliquaire korwar à tête de mort de Nouvelle-Guinée ou un fétiche à clous africain voisinent avec un Christ médiéval, une momie inca ou ses propres sculptures, des corps en bronze torturés pareils à des écorchés sortis d'un musée d'anatomie. Longtemps associé à Philippe Ratton, neveu de Charles, Daniel Hourdé se consacre désormais surtout à son art, se contentant d'être marchand en chambre pour "trois ou quatre collectionneurs" lorsque l'occasion s'en présente : "Dans les arts primitifs, il est beaucoup plus facile de trouver un client que de trouver un objet." Depuis des décennies, le stock ne se renouvelle plus. "Les objets authentiques – faits par les autochtones pour les autochtones et qui ont servi – ont cessé d'être produits dès la fin du premier tiers du XXe siècle", estime Bernard Dulon, marchand réputé. "Dans les régions les plus reculées – au fin fond du Nigeria ou du Zaïre –, la production de qualité s'arrête au plus tard au début des années 1960", précise Alain de Monbrison, fameux galeriste de la rue des Beaux-Arts. Les dernières belles pièces ont été rapportées par des coloniaux lors de la décolonisation. Depuis, plus rien : on ne trouve plus qu'un vulgaire "art d'aéroport". Et seule une petite minorité des objets authentiques provoque l'enthousiasme des experts. "Au moins 90% de l'art africain a disparu et, sur les 10% qui restent, 80% des objets sont sans intérêt, résume Alain de Monbrison. Selon sa plus ou moins grande perfection, une antilope bambara peut valoir de 2.000 à 100.000 euros. Mais, pour faire la différence, il faut en avoir vu un certain nombre, et pas simplement dans des livres." L'art tribal est une affaire d'initiés. Les spéculateurs ne misent guère sur des œuvres non signées et non datées, à moins qu'elles n'aient un "pedigree" (un historique des provenances) exceptionnel. Peu de noms connus figurent parmi les grands collectionneurs actuels : le cheikh qatarien Saoud al-Thani, "un passionné au goût extraordinaire", selon Pierre Moos ; le Suisse Jean Paul Barbier-Mueller dont la collection, réunie dans le musée du même nom de Genève, est considérée comme la plus belle du monde ; plus modestement, le Français Bruno Roger, associé de la banque Lazard et président de la fondation créée en hommage à son épouse disparue, Martine Aublet, naguère responsable du département mécénat du musée du quai Branly. Même Jacques Chirac, connu pour son amour sincère des arts premiers, ne possède pas grand-chose. Quant à Dominique de Villepin, son nom n'évoque chez les connaisseurs qu'un sourire dédaigneux. Sa collection de masques africains ? "Rien n'est authentique", tranche un marchand, cruel. On trouve sur le marché beaucoup de mauvaises copies et quelques excellents faux. "Tous les collectionneurs s'y sont un jour laissés prendre, reconnaît Daniel Hourdé. Mais il y a un test qui ne trompe pas, c'est lorsque l'on installe le masque ou la statuette dans sa collection. On s'aperçoit vite qu'il y a quelque chose qui ne va pas." Ce que confirme Alain de Monbrison : "Les objets authentiques ont une âme, les faux n'en ont pas. Et les collectionneurs le sentent. Ils s'aperçoivent que l'objet est vide, qu'il est impossible de dialoguer avec lui."
  • 68. TRIBALART / 12305526 copyright © 2013, Argus de la presse Tous droits réservés Sans forcément l'avouer, la plupart des amateurs d'art tribal sont un peu animistes. Les pièces gardent une part de leur force magique initiale. Comment ne pas être intimidé par ce masque ekoi (Nigeria) de la collection de Hubert Goldet au musée du quai Branly, un crâne humain tendu de peau d'antilope et recouvert de vrais cheveux, avec la bouche grande ouverte qui semble pousser un cri? Et comment ne pas sentir la bonté protectrice de cette statuette bembé (Congo), en vente à la Galerie Lucas Ratton, au visage anguleux et aux yeux sertis d'éclats de faïence, fétiche médical supposé protéger des accidents et des maladies? Les puissances celées dans ces objets inanimés semblent prêtes à se réveiller. Face au masque offert par Liliane Bettencourt, François-Marie Banier a-t-il ressenti son impitoyable pouvoir judiciaire et entendu les vociférations crépusculaires des inquiétants inquisiteurs?
  • 69. 56 il giornale dell’arte Numero 331, maggio 2013 Antiquari Londra Tu presta un padiglione a me, io presto una sezione a te Masterpiece ospita Fine Art Asia e la fiera di Hong Kong a ottobre ricambia Londra. La fiera Masterpiece, che ter- rà la sua quarta edizione quest’estate (26 giugno-3 luglio), creerà un colle- gamento con la fiera Fine Art Asia di Hong Kong (4-7 ottobre). L’edizione di quest’anno dell’evento londinese inclu- derà un padiglione di Hong Kong, con pezzi rilevanti forniti dalle gallerie del- la fiera asiatica e la fiera di Hong Kong presenterà a sua volta opere europee dal circuito di Masterpiece. La partnership è l’ultima di una serie di importanti nuove iniziative in Asia, un continente la cui crescita economica Il Royal Hospital Chelsea, sede di Masterpiece ©ChrisAllerton (sebbene in fase di raffreddamento) si sta dimostrando trainante per il merca- to dell’arte. Nazy Vassegh, incaricata direttore generale di Masterpiece Londra agli inizi di quest’anno, dice che «emerge sempre nuova ricchezza; è importante seguire la propria base di collezionisti». Calvin Hui, direttore della fiera di Hong Kong, dice che il suo Padiglione Europeo aiuterà a sua volta «a far evolvere il collezionismo in Asia a un livello superiore». A fine marzo, Tefaf a Maastricht ha an- nunciato il progetto di estendersi a Pe- chino, nell’ambito di una collaborazione con la casa d’aste Sotheby’s. All’inizio di aprile invece Christie’s ha mosso i suoi primi passi importanti in Asia assicuran- dosi l’ambita licenza di gestire una «socie- tà a totale capitale straniero» a Shanghai, il che significa che non sarà obbligata ad avvalersi di un partner cinese. La rivale Sotheby’s aveva in precedenza annun- ciato una collaborazione con la società statale di Pechino GeHua Cultural De- velopment Group. Entrambe le compa- gnie si sono impegnate a tenere le loro prime aste in Cina continentale nella se- conda metà dell’anno. Intanto, Art Basel inaugura la sua prima fiera a Hong Kong il mese prossimo (23-26 maggio). Masterpiece Londra spera di avvan- taggiarsi dall’apporto di visitatori in- ternazionali nella capitale in occasione del torneo tennistico di Wimbledon, oltre a collezionisti provenienti dalla stagione di antichi maestri all’inizio di luglio. La curatissima fiera multidisci- plinare è divenuta nota per l’inclusione di beni di lusso oltre all’arte (i marchi di quest’anno comprendono Maserati, Riva e Montblanc), sebbene questi rappresen- tino solo una piccola porzione del suo elenco completo di espositori. Fine Art Asia è un evento rispettato, ma più eterogeneo, con un’ampia gamma di settori tra i quali arti asiatiche, antichi maestri, gioielleria, orologi, argenti e li- bri rari. n Melanie Gerlis Parigi I musei sono degli accaparratori Al Salon du Dessin (sempre più Otto e Novecento) Metropolitan e Getty comprano Cassas e Friedrich Parigi. La tendenza che da qualche anno si nota sul mercato dei disegni sembra trovare conferma all’ultima edizione, la numero 22, del Salon du Dessin (10-15 aprile): le opere antiche, e soprattutto quelle dei grandi maestri del Cinque- cento e del Seicento, si fanno rare; e anche l’offerta relativa al Settecento è meno ampia. Non c’è da stupirsi quindi se pezzi eccezionali di questi periodi ancora in circolazione trovino subito un acquirente. È stato così per il dise- gno del porto di Messina realizzato da Louis-François Cassas nel 1783, l’anno del terremoto che devastò la città. La galleria de Bayser l’ha venduto il gior- no dell’inaugurazione al Metropolitan Museum di New York. Da segnalare an- che uno studio di falchi a sanguigna del Parmigianino (1503-40) e un raro dise- gno allegorico di Francesco del Cairo (1607-65) alla galleria Pandora Old Ma- ster. Né c’è da meravigliarsi allora per la fortuna di alcune aste, che come ogni anno si tengono durante la Settimana del disegno: Christie’s ha venduto a un col- lezionista europeo due vedute ad acque- rello della piazza parigina della Concor- de, firmate Jean-Thomas Thibault, per 187.500 euro, quasi dieci volte le stime iniziali. L’offerta della fiera, tradizional- mente dominata dal segmento classico, si apre dunque sempre di più agli artisti del XIX e XX secolo. La galleria Bellin- ger-Colnaghi ha venduto uno studio di alberi di Caspar David Friedrich del 1812, che volerà al Getty di Los Angeles, e uno schizzo di Cézanne. Una gouache del 1940 di Yves Tanguy presentata dal- la Galerie Zlotowski è stata acquistata da un privato per una somma vicina ai 350mila euro. I collezionisti si sono fatti tentare da «Abstraction» di Paul Rebeyrolle (da Éric Coatalem, 75mila euro) e da una delle rare gouache di Jean Dubuffet della serie L’Hourloupe, «Per- sonnage XXX, 13 décembre 1964» (David Lévy, 68mila euro). Anche quest’anno la rassegna ha accolto 39 gallerie, 20 fran- cesi e 19 internazionali. Due gli italiani, Il disegno raffigurante il porto di Messina di Louis-François Cassas acquistato dal Metropolitan Museum l’antiquario di Firenze Damiano Lapic- cirella, in collaborazione con Francesca Antonacci di Roma e, per la prima volta, la Galleria Continua di San Gimignano. Tra i fastosi stucchi stile Impero del Pa- lais Brongniart è stata esposta anche una selezione di disegni del museo Bon- nat-Helleu di Bayonne. Un’occasione più unica che rara (il museo è chiuso fino al 2018) di scoprire alcune opere, in parte inedite, del Fondo Helleu: una collezione di circa 300 pezzi donata al museo dai di- scendenti del pittore bretone Paul César Helleu, che fu tra i più popolari nell’alta società parigina di fine Ottocento. n Luana De Micco Parcours più selettivo e una settimana asiatica nel 2014 Parigi. Il XII salone della arti «altre» Parcours des mondes si terrà quest’anno nel Quartier des Beaux- Arts a Saint-Germain-des-Près dal 10 al 15 settembre. Quest’edizione del Parcours si annuncia più selettiva con 58 partecipanti contro i 62 del 2012, metà dei quali non francesi. Verrà anche istituito un comitato per il vetting. Il direttore del Parcours, Pierre Moos, è intenzionato a dare la caccia ad alcune gallerie «parassite» che ogni anno si insinuano nella manifestazione con opere a volte di dubbia origine o attribuzione. Moos progetta inoltre di istituire nella primavera del 2014, con il medesimo concept che ha ispirato il Parcours, una settimana delle arti asiatiche. n Ken Yeh, già presidente di Christie’s Asia, sarà direttore delle Acquavella Galleries di New York. François Curiel è rimasto così l’unico presidente di Christie’s Asia. Nel frattempo, Elaine Holt, già in forze alla casa d’aste Ravenel, è entrata da Christie’s a Hong Kong come direttore di impressionisti e moderni per l’Asia. ©Riproduzioneriservata ©Riproduzioneriservata Giuseppe Eskenazi, connoisseur da 40 anni Ha sempre scovato gli studiosi e i curatori migliori e questi, a loro volta, si rivolgono a lui per scambiare esperienze. La biblioteca con 10mila volumi nel suo quartier generale di Clifford Street nel centro di Londra ha potuto contare su un bibliotecario cinese, Wang Yuansheng, dal 1995 e Laura Eskenazi ha imparato il cinese per poter leggere i periodici di archeologia provenienti dalla Cina. Dal 1987 i suoi cataloghi hanno didascalie in cinese, e dal 1996 testi completi in quella lingua. Dove la scienza può essere di aiuto agli intenditori, Eskenazi la impiega. È stato uno dei primi ad avvalersi del test di termoluminescenza messo a punto a Oxford dallo scienziato e collezionista di ceramiche cinesi «Teddy» Hall per stabilire quali sculture della dinastia Tang fossero originali e quali copie assai verosimili, realizzate da stampi antichi. Quando Eskenazi aprì la sua prima importante sede a Piccadilly nel 1973, quasi tutte le sculture del periodo Tang erano state autenticate con questo metodo, ora talmente dato per acquisito che praticamente non esiste mercato per una figura di quel periodo che non sia stata sottoposta al test. Lo stesso metodo può essere anche applicato ai bronzi per accertarne la data. Quell’inaugurazione del 1973 fu un evento tale nel mondo dei collezionisti d’arte cinese che un diligente mercante giapponese attese giorni fuori dalla galleria per essere sicuro di essere il primo a entrarvi; perché il periodo che va dagli anni Sessanta alla fine degli Ottanta fu dominato dai compratori giapponesi che desideravano acquistare quell’arte che aveva giocato un ruolo così determinante nella formazione della loro arte, dei loro costumi e della loro religione. n Anna Somers Cocks A Dealer’s Hand: The Chinese Art World Through the Eyes of Giuseppe Eskenazi, di Hajni Elias e Giuseppe Eskenazi, 352 pp., ill. col. b/n, Scala Publishers, Londra, 2012, £ 60,00 / $ 100
  • 70. 88 l collect collect l 89 beurzenbeurzen Glasliefhebbers hebben al lang de volgende afspraak op de Glaskunstbeurs te Leerdam in hun agenda staan. Of zij nu houden van klassiek of modern, gebruiksobjecten of louter decoratieve stukken, kleine fragiele tot grote robuuste voorwerpen, Frans, Tsjechisch, Engels, Hongaars of Neder- lands glas, alle vinden zij hun gading bij de meer dan 100 exposanten. Extra in het oog te houden, is het beursobject van 2013. Elk jaar wordt een bekend glaskunstenaar opgedragen een speciaal object te creëren. In gelimiteerde versie wordt dit te koop aangeboden voor een aantrekkelijk bedrag. Het object dit jaar is van de hand van Mieke Pontier. Zij is dit jaar precies vijf- entwintig jaar glaskunstenares, wat exact overeenkomt met het aantal jaar dat de glasbeurs zelf gehouden wordt! Internationale Glaskunstbeurs Leerdam Cultureel Centrum Het Dak Tiendweg 9 Leerdam www.glaskunstbeurs.nl 13-09 t/m 15-09 Glaskunstbeurs Leerdam Mieke Pontier, ‘Stromend water’. Tijdens de Glaskunstbeurs van Leerdam is in een aparte expositieruimte een selectie uit het werk van Mieke Pontier te zien. Mede dankzij de expositie over Boudewijn Büch, ontving de Oude Kunst- en Antiekbeurs Delft vorig jaar een recordaantal bezoekers. De tentoonstelling die dit jaar op de beurs centraal staat, ‘Een Keizer gaat, een Koning komt’, staat in het teken van de viering 200 jaar Koninkrijk der Nederlanden. De expositie brengt de laatste jaren van Nederland onder Frans bewind (1810-1813) in beeld en zoomt in op Napoleon Bonaparte. Zeldzame objecten, waaronder een reliekenkis- tje met overblijfselen van en rond het graf van Napoleon en een haar- lokje van hem uit 1819 zijn hierbij regelrechte blikvangers. Van 18 tot en met 22 september zijn zowel de tentoonstelling als de antiekbeurs in Museum Het Prinsenhof te bezoeken. Maar ook daarna kan men terecht op de gloednieuwe online Antiekbeurs Delft, te bezoeken via onderstaande site. Hierop presenteren deelnemers 365 dagen per jaar hun objecten, welke geregeld aangevuld zullen worden met nieuwe. Oude Kunst- en Antiekbeurs Delft Museum Het Prinsenhof Delft www.antiekbeursdelft.nl 18-09 t/m 22-09 Oude Kunst- en Antiekbeurs Vier Amsterdamse zilveren gegraveerde kandelaars met bobèches en mahoniehouten klossen, meesterteken Wed. Stellingwerf & van Grastek, 1854, hoogte 28 cm. Te zien bij De Gouden Eeuw. “In de hele wereld zijn er slechts een zestigtal galeries werkelijk gespecialiseerd in de tribale kunsten, en 95% daarvan neemt deel aan Parcours des Mondes”. Met deze woorden illustreert directeur Pierre Moos het belang van zijn evenement, dat ondertussen aan diens 12e jaargang toe is. Ongeveer de helft van de exposanten komt uit Frankrijk, met een tweede en derde plaats voor België (Mestdagh, Didier Claes, Dartevelle, Jo De Buck, Bernard de Grun- ne, Indigènes, Philippe Laeremans en Joaquin Pecci) en de VS. Velen tonen hun stukken in een thematische tentoonstelling, waarbij de grote aanwezigheid van Oceanische kunst opvalt. “Hoewel nog steeds 60% van de verzamelaars naar de Afrikaanse kunst neigt, is er inderdaad een verschuiving merkbaar van de interesse voor Oceanië”, verklaart Pierre Moos het feno- meen. “Niet alleen verandert de smaak, maar ook zijn er bij Oceanische kunst meer zeldzame stukken te vinden dan bij de Afrikaanse.” Parcours des Mondes Saint-Germain-des-Prés Parijs www.parcours-des-mondes.com 10-09 t/m 15-09 Parcours des Mondes Voor de editie van 2013 vroeg artistiek directeur Thierre Raspail de IJslandse Gunnar B. Kvaran (directeur van het Astrup Fearnleymuseum, Oslo) als commissaris voor de 12e Biënnale van Lyon. Deze gaf hij de titel ‘Entre-temps… Brusquement, Et ensuite’ mee, waarbij de gedachte aan een spannend verhaal meteen opduikt. Want Kvaran ziet in de kunstenaar iemand die verhalen vertelt en experimen- teert met de mechanismen en de modaliteiten van de vertelkunst. Om dit te staven, brengt hij Erró, Yoko Ono, Alain Robbe-Grillet, Robert Gober, Jeff Koons, Matthew Barney, Fabrice Hyber, Tom Sachs, Paul Chan, Zhang Ding, Roe Ethridge en vele anderen naar Lyon. Verspreid over vijf verschillende sites in de stad, zullen zij nieuw en speciaal voor de biënnale ontworpen werk tonen. Uiteraard strekt de biënnale zich met diverse andere evenementen verder uit over de stad. Biennale de Lyon Lyon www.labiennaledelyon.com 12-09 t/m 05-01 Biennale de Lyon Tom Sachs, Bronze Collection, Trocadero Install, 2008. © Charles Duprat. Te zien op de Biennale de Lyon. Mengen schild. Kaap Beechey, Nieuw Brit- tannië, eind 18e-begin 19e eeuw. Hout, rotan, natuurlijke pigmenten, veren. 130 x 26 cm. © Foto: Jan van Esch. Te zien bij Michel Thieme Tribal Art tijdens Par- cours des Mondes. Mieke Pontier, ‘Royal, twenty-five’. 11 x 19 cm. Oplage 250 stuks. Dit is het beursobject van 2013, dat te koop aangeboden wordt op de Glaskunstbeurs Leerdam. Prijs € 195. Karl Haendel, ‘Cowgirl Dildo Perhaps’, 2012. Potlood op papier. 133 cm x 51 cm. © de kun- stenaar. Te zien op de Biennale de Lyon. OPLEIDING ANTIEKHANDELAAR Start: 16 september 2013 - campus Tongeren SURF NAAR WWW.SYNTRA-LIMBURG.BE EN ONTDEK AL ONZE OPLEIDINGEN
  • 71. 88 l collect collect l 89 foiresfoires Les amateurs de verrerie ont, depuis longtemps déjà, noté le rendez-vous au salon de l’art verrier de Leerdam. Qu’ils soient friands de classique ou de moderne, d’objets de tous les jours ou de pièces purement décora- tives, de petites pièces fragiles ou d’imposantes pièces robustes, de verre français, tchèque, anglais, hongrois ou néerlandais, ils y trouvent tous leur compte auprès d’une centaine d’exposants. De plus, à ne pas perdre de vue, l’objet du salon de 2013. Chaque année, un artiste-verrier connu est invité à créer un objet spécial pour l’occasion. Il est alors proposé à la vente en édition limitée pour un montant des plus attractifs. Cette année, l’objet en question est une création de Mieke Pontier. Celle-ci fête en effet ses vingt-cinq ans de pratique de l’art de la verrerie, ce qui correspond exactement au nombre d’années que fête le salon de l’art verrier ! Salon international de l’art verrier Cultureel Centrum Het Dak Leerdam www.glaskunstbeurs.nl du 13 au 15-09 Salon de l’art verrier de Leerdam Mieke Pontier, Stromend water. Lors du salon de l’art verrier de Leerdam, une sélection d’œuvres de Mieke Pontier est à découvrir dans un hall d’exposition séparé. Grâce à l’exposition sur Boudewijn Büch, Patrick M.A. Buch, président du salon des arts anciens et des antiquités de Delft, enregistrait l’an dernier un nombre record de visiteurs. L’exposition qui, cette année, complète le salon est placée sous le signe des 200 ans du Royaume des Pays-Bas. Elle illustre les dernières années d’occupation du pays par les Français (1810-1813) et se concentre sur Napoléon Bonaparte. De rares objets, dont une châsse contenant des vestiges de la tombe de Napoléon et une mèche de ses cheveux, datant de 1819, valent particulièrement le détour. Au terme de cinq jours, l’exposition et les exposants du salon déserteront le musée Het Prinsenhof. Mais l’on pourra encore parcourir en ligne les allées du salon des antiquités de Delft, flambant neuf, en surfant sur le site ci-dessous. Les participants y présentent leurs pièces 365 jours par an et complètent régulière- ment leurs propositions. Salon des arts anciens et des antiquités Musée Het Prinsenhof Delft www.antiekbeursdelft.nl du 18 au 22-09 Salon des arts anciens et des antiquités Quatre chandeliers gravés avec bobèches et bobines en acajou, Amsterdam, ateliers de Wed. Stellingwerf & van Grastek, 1854, H. 28 cm. A voir chez De Gouden Eeuw. « Dans le monde entier, on ne compte qu’une soixantsaine de véritables galeries sérieuses, spécialisées en arts premiers et 95 % d’entre elles participent au Parcours des Mondes ». Par ces mots, le directeur Pierre Moos illustre l’impor- tance de son événement qui en est déjà à sa 12e édition. Près de la moitié des exposants viennent de France. Les deuxième et troisième places sont respectivement occupées par les Belges (Mestdagh, Didier Claes, Dartevelle, Jo De Buck, Bernard de Grunne, Indigènes, Philippe Laeremans et Joaquin Pecci) et les Américains. Beaucoup présentent leurs pièces en une exposition thématique dont se dégage une forte présence de l’art océanien. « On note un déplacement de l’intérêt des collectionneurs vers l’art océanien, même si l’art africain intéresse encore 60 % des collectionneurs », commente Pierre Moos, expliquant le phénomène. « Le goût change et il est certain que la rareté est plus présente en art océanien qu’en art africain. » Parcours des Mondes Saint-Germain-des-Prés Paris www.parcours-des-mondes.com du 10 au 15-09 Parcours des Mondes Pour cette édition 2013, le directeur artistique Thierre Raspail a demandé à l’Islandais Gunnar B. Kvaran (directeur de l’Astrup Fearnleymuseum d’Oslo) de coiffer la casquette le commissaire de la 12e Biennale de Lyon. Il l’a baptisée Entre-temps… Brusquement, Et ensuite, ce qui évoque instantanément une histoire passionnante. En effet, Kvaran considère l’artiste comme quelqu’un qui raconte des histoires et expérimente les mécanismes et les moda- lités de l’art de la narration. Et pour étayer son point de vue, il invite Erró, Yoko Ono, Alain Robbe-Grillet, Robert Gober, Jeff Koons, Matthew Barney, Fabrice Hyber, Tom Sachs, Paul Chan, Zhang Ding, Roe Ethridge et bien d’autres artistes à Lyon. Répartis sur cinq sites différents à travers la ville, ils exposeront des œuvres récentes et spécialement conçues pour la biennale. Bien entendu, celle-ci s’étend dans toute la ville par le biais d’un important programme off. Biennale de Lyon www.labiennaledelyon.com du 12-09 au 05-01 Biennale de Lyon Bouclier Mengen, Cap Beechey, Nouvelle- Bretagne, fin XVIIIe- début XIXe siècle, bois, rotin, pigments naturels, plumes, 130 x 26 cm. © photo : Jan van Eyck. Courtesy Michel Thieme Tribal Art / Parcours des Mondes. Karl Haendel, Cowgirl Dildo Perhaps, 2012, crayon sur papier, 133 x 51 cm. © l’artiste. Courtesy Biennale de Lyon. Mieke Pontier, Royal, twenty-five, 11 x 19 cm. Tirage à 250 exemplaires. Il s’agit de l’objet du salon de 2013 proposé à la vente au salon de l’art verrier de Leerdam. Prix : 195 €. Tom Sachs, Bronze Collection, Trocadero Install, 2008. © Charles Duprat / Biennale de Lyon. OPLEIDING ANTIEKHANDELAAR Start: 16 september 2013 - campus Tongeren SURF NAAR WWW.SYNTRA-LIMBURG.BE EN ONTDEK AL ONZE OPLEIDINGEN
  • 72. ARTPASSIONS 34/1382 STÉPHANE JACOB, UN PASSEUR DE «RÊVES» Rien ne prédisposait le jeune étudiant de l’École du Louvre spécialisé en architecture et décor des grandes demeures à devenir l’un des plus ardents défenseurs de la peinture aborigène. Et pourtant, depuis son premier voyage «initiatique» en Australie en 1991 et la découverte de communautés d’artistes viscéra- lement attachés à la terre de leurs ancêtres et à leur cosmogonie, Stéphane Jacob n’a eu de cesse de faire découvrir à un public de plus en plus large leur poésie onirique. Il propose ces toiles zébrées d’éclairs et ponctuées de trous d’eau, véritables cartographies mystiques des Temps primordiaux qui virent naître les premiers êtres surnaturels, mais aussi se former les premiers paysages tels qu’ils existent encore. Célébrés, pour certains d’entre eux, dans les plus grandes biennales d’art contemporain, les peintres aborigènes n’en continuent pas moins à perpétuer leur corpus d’images et à réactiver ce «Temps du Rêve» à tra- vers leurs œuvres. Une façon magique et spirituelle de le rendre éternellement vivant. Démonstration éblouissante au Parcours des Mondes avec ces deux artistes inspirées présentées par Stéphane Jacob: l’illustre doyenne Kathleen Petyarre (née en 1930) et Abie Loy Kemarre, sa petite fille, qui reprend avec maestria la tradition picturale du Désert central australien. AU PARCOURS DES MONDES LE FRISSON DES ARTS LOINTAINS C’est devenu le rendez-vous incontournable des amateurs d’arts premiers. Lors de la prochaine édition du Parcours des Mondes du 10 au 15 septembre prochain, amateurs, collectionneurs et même conservateurs de musée se presseront dans les galeries du mythique quartier de Saint-Germain-des-Prés, à Paris, pour dénicher l’oiseau rare qui manque encore à leur collection: masques Dan de Côte d’Ivoire, fétiche nkisi du Congo dardé de clous, poupée kachina des Indiens Hopi ou Zuni, bouclier d’Afrique ou d’Océanie… En ces temps de morosité ambiante, les marchands constatent d’ailleurs un engouement croissant pour les arts venus d’ailleurs imprégnés de spiritualité. Mais des peintures aborigènes d’Australie aux ivoires eskimos en passant par les sculptures des Philippines ou de l’Indonésie, de nouveaux «territoires» restent encore à conquérir, promesses de chocs intellectuels et esthétiques. Bérénice Geoffroy-Schneiter
  • 73. ARTPASSIONS 34/13 83 Kathleen Petyarre (c. 1930-), Mountain Devil Lizard Dreaming, 2010, Utopia, Désert cen- tral, Territoire du Nord, acrylique sur toile, 122 x 122 cm. Télescopant passé et présent, souvenirs mythiques et claniques, lignée masculine et féminine, cette magnifique toile est représentative du style pictu- ral de Kathleen Petyarre. On y décèle en effet la maîtrise exceptionnelle du dot painting ou «poin- tillisme», technique expérimentée dès les années soixante-dix par les premières communautés de peintres aborigènes pour retranscrire leurs terri- toires mystiques. Vivant désormais à Adélaïde, l’artiste n’en demeure pas moins la gardienne d’un motif hérité du «Temps du Rêve»: celui de la Femme-Lézard Arnkerrth dont les lézards du désert (baptisés «Moutain Devils» à cause de leurs piquants semblables à des cornes) sont considérés comme les incarnations actuelles. Mais au-delà du décryptage «ésotérique», s’impose la force plas- tique de cette toile, d’un chromatisme et d’un dépouillement «métaphysiques». Abie Loy Kemarre (1972-), Bush Leaf – Optic, 2013, Utopia, Désert central, Territoire du Nord, acrylique sur toile, 122 x 122 cm. C’est sur les conseils de sa grand-mère, la grande Kathleen Petyarre, qu’Abie Loy Kemarre a pris le pinceau à son tour et est devenue l’une des artistes les mieux représentées dans les collections privées et publiques australiennes. Sur cette immense toile, hypnotique à souhait, vibrent les feuilles d’une plante bien connue des Aborigènes pour ses vertus thérapeutiques et hallucinogènes: l’ipomoea muelleri, bénéfique et maléfique tout à la fois. Mais – ne l’oublions pas – ce que notre œil occidental perçoit comme une œuvre d’art d’un modernisme abouti revêt une importance considérable pour les membres de la communauté d’Abie Loy Kemarre. Aussi séduisante soit-elle, cette peinture est un rappel des origines en même temps qu’un acte de foi. Au Parcours des Mondes, le frisson des arts lointains D.R.D.R.
  • 74. ARTPASSIONS 34/1384 ANTONY JP MEYER, ARPENTEUR DE TERRITOIRES NOUVEAUX «Le propre du marchand est d’être toujours en avance sur sa clientèle», affirme d’emblée Antony Meyer qui s’est spécialisé dans l’art océanien depuis 33 ans. Œil qui frise, moustache triomphante, le galeriste avoue être mû par le désir de résister aux effets de mode et de montrer avant tout des objets d’exception. Acquisitions récentes ou «vieilles amies qui ont l’honneur d’être à nouveau sous les spots», les pièces exposées au Parcours ont donc été choisies pour des raisons totalement subjec- tives. En témoignent ces ivoires eskimos dont la dimension magico-religieuse n’exclut pas l’inten- tion esthétique de haute volée. Petite figure chamanique représentant un an- cêtre, culture Okvik, Île Saint Laurence, détroit de Béring, Alaska, 250 av. J.-C., 100 apr. J.-C., défense de morse fossilisée, 5,2 cm. «Devant ces objets, on est à l’époque de la plus haute antiquité de l’homme», s’émeut le mar- chand en contemplant cette figurine excédant à peine cinq centimètres. Le visage et le corps ornés de tatouages, ce personnage représente-t-il un ancêtre de la communauté, ou bien un chaman ? On ne saurait trancher. Il se dégage cependant de cette statuette hiératique aux accents «brancu- siens» une «absolue vérité», une esthétique rude et austère comme le mode de vie de ces hommes, aux confins de terres sublimes et désolées. Effigie de chaman, début de la Culture de Thulé, Alaska, 1 000 à 1 400 apr. J.-C., défense de morse fossilisée, 9,2 x 3 cm. D’une sensualité extrême – que renforce cette chaude patine – cette statuette représenterait, se- lon les uns, un «strong man» (homme fort), selon d’autres une femme aux formes plantureuses ! Au- delà de toute interprétation, c’est une preuve indé- niable du degré de perfection atteint par les sculp- teurs eskimos. Il est en outre très rare de trouver ce type d’effigies aussi bien conservées. D’usage cha- manique, la plupart de ces ivoires étaient en effet brisés rituellement lors de cérémonies religieuses. Au Parcours des Mondes, le frisson des arts lointains D.R. D.R.
  • 75. ARTPASSIONS 34/13 85 ALAIN BOVIS ET VÉRONIQUE DU LAC, L’APPEL DE L’ASIE Connue pour ses remarquables expositions d’art africain, la galerie Alain Bovis affirme cependant de plus en plus son inclination pour l’Asie tribale. Outre les masques hima- layens et leur beauté «convulsive», son dévolu se porte désormais sur les archipels de l’Indonésie et des Philippines, ces entre-deux fascinants à mi-chemin de l’Asie et de l’Océanie. Un seul mot d’ordre guide cependant leur sélection pour cette nouvelle édi- tion du Parcours: le «supplément d’âme» distillé par chacun de leurs objets. Corne à médecine, Toba-Batak, naga morsarang, Sumatra, première moitié du XIXe siècle, corne de buffle, bois, crin, longueur 47 cm. Quoi de plus élégant que cette corne à médecine chevauchée par cette multitude de petits personnages venus apporter leurs offrandes et cette représentation onirique et fabuleuse du Singa, sorte de «Gorgone» apotropaïque des Bataks de Sumatra ? Comme échappée d’un cabinet de curiosités, cette pièce datée du début du XIXe siècle est sans doute l’un des plus anciens exemplaires connus sur le marché. Boîte rituelle ifugao, Ile de Luçon, Philippines, fin du XIXe - début du XXe siècle, bois à patine croûteuse, hauteur 35,5 cm, longueur 67 cm. Dans le sillage de la grande exposition du musée du quai Branly consacrée à l’art des Philippines – une vraie révélation pour le public ! – la galerie Alain Bovis a sélectionné cette très belle boîte rituelle dans laquelle s’exprime avec force la pureté des lignes de la statuaire ifugao. On retrouve l’anatomie robuste propre à ces habitants des rizières du Nord de Luçon (si bien magnifiée dans leurs effigies baptisées «bulul») et ce sens d’une stylisation aux accents quasi cubistes. Du grand art ! INFORMATIONS PRATIQUES Parcours des Mondes, le Salon international des Arts Premiers dirigé par Pierre Moos, du 10 au 15 septembre 2013, quartier de Saint- Germain-des-Prés, Paris. Y seront présentes 60 galeries d’arts premiers, dont 29 françaises, 12 belges et 8 américaines. Une vingtaine d’expositions thématiques sera proposée au visiteur. La Présidente d’honneur du Parcours 2013 est la célèbre Hélène Leloup, qui a été commissaire de l’exposition Dogon au musée du quai Branly en 2011. ©PHOTOS:MATHIEUFERRIER
  • 76. 86 apollo september 2013 art market art market september 2013 apollo 87 the art market Australian art comes to the block in London this month, and Parcours des Mondes opens for business in Paris. In June, London’s Impressionist and modern sales saw records fall, but the combined total was down on past seasons.Susan Moore MARKET PREVIEW A t first glance, John Glover’s view of Ben Lomond might seem a typical idealised Claudian landscape (Fig. 1). A second look will reveal that the immense trees framing the elegant, gently winding river are in fact eucalyptus, and that climbing one of them is one of four Aboriginal Australians engaged in an opossum hunt. The distant mountains are not the Scottish Highlands. What we see unfolding before us is the majestic virgin landscape of colonial Tasmania. John Glover (1767–1849) was considered by many of his contemporaries as Turner’s chief rival (a claim that not unreasonably irritated Constable). In 1829, at the ripe old age of 62, Glover and his wife and sons emigrated to Australia, settling in Tasmania in a farm named after his home in the Lake District, Patterdale, in 1832. Within days of arriving in Van Diemen’s Land he had begun to explore, sketch and paint this ‘new Beautiful World’, his sketches accurately observing the native vegetation and people. Here he records the Aborigine practice of climbing trees by cutting progressively higher hand- and footholds in the tree trunk. A landscape sketch for this painting, one of his earliest, inscribed ‘Ben Lomond from the Barracks near Mr Talbot’s’ is in a sketchbook dated 1832. Glover now abandoned his favourite medium of watercolour in favour of a hybrid technique using thinned oil (the oil mixed with copal varnish or megilp to enhance its translucence) painted on to a bright double-primed white lead ground. This allowed him to convey the clear, strong light and strangely clear hues of the near and distant land- scape. By 1865 he had completed the 63 paintings shipped back for exhibition in Bond Street that year, works that represent the first accurate observations of the Antipodean landscape. It seems likely that it was here that his ‘neigh- bour’ the Hon. William Talbot, returning home briefly, purchased the canvas and took it back to the family home of Malahide Castle in Co. Dublin, rather than commissioning the view directly from Glover. Ben Lomond from Mr Talbot’s property – four Men catching Opossums is now being offered from the estate of the 7th Baron Talbot de Malahide at York dealer Bruce Frank presents Sepik amulets, exceptionally sculpted miniature figures from Papua New Guinea. The oldest exhibit will almost certainly prove to be a fossilised walrus ivory effigy of a shaman, dating some time between 1000–1400 and from the Eskimo Early Thule Culture (Galerie Meyer). For the first time, related contemporary art will be offered, too. Stéphane Jacob, for instance, offers Aboriginal painting while Galerie Valois is showing sculpture by six artists from Benin. New York, meanwhile, plays host to Fall Asia Week (9–21 September). This year’s event seems strong on archaic Chinese ritual bronzes, with Christie’s presenting works from a ‘distinguished’ private collection on 19 September, and Sotheby’s Property from the Collection of Julius Eberhardt on 17 September. Many of this latter $5m group of 10 bronzes were acquired through the Shanghai dealer T.Y. King, and came from the collection of the Greek Ambassador to China after the Second World War. In pride of place is the Zuo Bao Yi Gui (Fig. 3), a striking food vessel from the Early Western Zhou dynasty, dated 11th–10th century BC. Each side of this finely cast conical vessel is decorated with a large taotie mask in high relief (estimate $2m–$3m). Galerie Fischer in Lucerne, meanwhile, offers a strong sale of antique arms and armour on 12 and 13 September. Highlights here include an imperial Austrian wheel-lock rifle of around 1650, the mag- nificent stock carved by the Master of the Animal- Head Scrolls (CHF 80,000–CHF 90,000). A set of German joust armour (c. 1490) is also offered, part of the collection of Lord Waldorf Astor at Hever Castle until 1983 (CHF 400,000–CHF 600,000). July saw strong prices and several records for the likes of Barbara Hepworth, Elisabeth Frink and Gwen John. This month, the growing number of buyers of modern, post-war and contemporary British painting, sculpture and works on paper are ably served by the 20/21 British Art Fair (Royal College of Art; 11–15 September). The 57 exhibitors promise everything from bronzes by Epstein, Moore and Chadwick to Banksy prints and a Grayson Perry tapestry embroidery of 2011. Keith Chapman is offering a 31cm-high bronze crab by Bernard Meadows, probably a maquette for the piece in Tate of 1951–52. Meadows, a former studio assistant to Henry Moore, derived this motif while serving in the RAF on the Cocos Islands off Costa Rica. o Beechey, New Britain. This impressive late 18th- or early 19th-century piece, confected of painted wood, rattan and feathers, was collected by Dr Wilhelm Müller during the 1908–10 Hamburg South Seas Expedition (Michel Thieme Tribal Art). Another is a commemorative wooden effigy of a fon or chief from the Bamileke people of Cameroon, hailing from the collection amassed over 40 years by the French painter and sculptor Arman (1928–2005), courtesy of Bernard Dulon. This year’s curated shows range from Maine Durieu’s ‘Salon de Beauté’, which illustrates the passion for enhancing the body with hair access- ories, jewellery and other ornaments, to Michael Evans’ presentation of a fine collection of 19th- century photographs of the daily life and traditions of the Aboriginal and Maori people (Fig. 2). Alain Lecomte focuses on the Bakongo, his show including an impressive ‘nail fetish’ in the form of a dog. New Christie’s London’s Australian Art sale on 26 September, timed to coincide with the Royal Academy’s autumn ‘Australia’ show (21 September– 8 December). Glover’s sketches and paintings bear witness to an ethnographic interest in the appearance and customs of indigenous peoples. How ethnography turned into ‘art’ is the subject of ‘Charles Ratton: The Invention of the “Primitive” Arts’ at the Musée du quai Branly in Paris (until 22 September). The exhibition coincides with Parcours des Mondes (10–15 September), one of the participants in which, incidentally, is Ratton’s nephew Philippe. Now in its 12th edition, this vetted ‘open house’ of local and visiting dealers exhibiting in galleries around Saint-Germain-des-Prés in Paris has become in effect the greatest tribal art fair in the world, drawing around 10,000 visitors. Some 60 serious specialist tribal art galleries exist, and the lion’s share of them are here. With the inclusion of the Donald Ellis Gallery from New York this year, the participants now include the 10 leading lights. It would appear to be a growing sector in the market: last year, 87 per cent of exhibitors said they had met and sold to new clients. The best of the exhibitors tend to show either a single masterpiece or a thematic offering. Among the tours de force is a Mengen shield from Cape 1 2 3 1 Ben Lomond from Mr Talbot’s property – four Men catching Opossums c. 1832–34 John Glover (1767–1849) Oil on canvas, 76.8114.9cm Christie’s London, Australian Art (26 September) Estimate: £1.8m–£2.5m Enquiries: +44 (0)20 7839 9060 2 Fijian warrior, Republic of Fiji, Polynesia, c. 1890 John Waters Studio, Suva, Fiji Original albumen print, 19.713.5cm Michael Evans Tribal Art at Parcours des Mondes, Paris 3 Zuo Bao Yi Gui, 11th–10th century BC Early Western Zhou dynasty Bronze, ht 25cm Sotheby’s New York, Magnificent Ritual Bronzes – Property from the Collection of Julius Eberhardt (17 September) Estimate: $2m–$3m Enquiries: +1 212 606 7000
  • 77. 88 apollo september 2013 art market MARKET REVIEW I t was Sotheby’s that claimed the cream of the estate sales in London this month although, ironically, the two best performing lots at Christie’s and Sotheby’s were consigned from the Nahmad family. Dealers and collectors with galleries in London and New York, the Nahmads are renowned for their huge wealth, vast holdings of Impressionist and modern art, and their penchant for buying low, sitting tight and waiting until the market rises. At Sotheby’s London’s Impressionist and Modern Art evening sale, five bidders fought for Monet’s Le Palais Contarini (1908), one of the artist’s sublime studies of palaces observed from the balcony of Palazzo Barberini whose real subject is the luminous Venetian haze (Fig. 1). Here Monet’s motif is rendered in a palette of purply blues. The family paid just $4m for the canvas in 1996, and the work was displayed recently in both the Monet show at the Helly Nahmad Gallery in London, and in an exhibition of highlights from the Nahmad collection at the Kunsthaus, Zurich. On 19 June, the price for this sublime painting soared to £19.7m. Among the five bidders, one had placed an ‘irrevocable bid’ to buy it if there were no takers. Two of the bidders, I am told, are relatively new to the market. There were fewer but more committed, and informed, contenders for Mondrian’s Composition with Red, Yellow and Blue (1927; Fig. 2). While the Monet sold on target, this market rarity doubled expectations to change hands for £9.3m. Strong prices were achieved for works on paper too, with records found for Kandinsky’s Ineinander (£1.65m) and for a rare edition of Picasso’s Suite Vollard which was secured for £2.66m – a new record for this set of etchings. The great success of the sale, however, was the sculpture. 1 Le Palais Contarini, 1908 Claude Monet (1840–1926) Oil on canvas, 7392cm Sotheby’s London, Impressionist and Modern Art Evening Sale (19 June) £19.7m 2 Composition with Red, Yellow and Blue, 1927 Piet Mondrian (1872–1944) Oil on canvas in the artist’s original frame, 39.737cm Sotheby’s London, Impressionist and Modern Art Evening Sale (19 June) £9.3m 1 2
  • 78. 90 apollo september 2013 art market The first lot of the evening, Barbara Hepworth’s Serene Head (Thea) of 1959, for instance, soared five times over estimate to sell for £386,500, the least expensive of the three Hepworths sold. The big ticket, however, was the only cast of the first version of Camille Claudel’s La Valse (1892–93; Fig. 5), depicting two figures enveloped in a delicate and passionate dance. Claudel, once an art historical footnote as the pupil and lover of Rodin, is now acclaimed by critics and, it seems, by collectors. The 1905 bronze of the second version of La Valse fetched $1.86m in New York this May; now the unique cast of the first version sold to a private Asian collector for £5.1m. Bidders from 30 countries participated in this sale. Overall, Sotheby’s London’s slim £106m evening sale was a sound 90 per cent sold by value and 81 per cent by lot. Christie’s London’s top lot, meanwhile, was another guaranteed Nahmad consignment: Kandinsky’s expressionist Studie zu Improvisation 3 of 1909. Consigned on the back of a record price found last November for a work in the same series ($23m), this oil on card, which cost $16.9m in 2008, now went to a private European collector for £13.5m ($21.1m). Revealingly, the combined total of both evening sales was just £179m, meagre in terms of past seasons and half the current contemporary art totals. The month had begun with Russian sales in London. On 5 June Bonhams presented a long-lost masterpiece by Nikolai Roerich discovered in an American private collection. Madonna Laboris (1931) depicts an apocryphal gospel story that captured the imagination of an artist who sought to represent a universal spiritual Mother of the World, a synthesis of female divine images from both East and West (Fig. 3). This tale – as he wrote in an essay in 1931 – has the Apostle Peter saying to the Lord God: ‘“All day long I watch the gates of Paradise; I do not let anyone in, yet in the morning there are newcomers in Paradise.” And the Lord said: “Let us make the rounds at night, Peter.” So they went in the night and they saw the Holy Virgin lowering along the wall Her snow-white scarf, up which souls were climbing…’ Large in scale and executed in rich and saturated tones of turquoise, cerulean blues and sea-foam greens with fiery red accents, this remark- able work was expected to fetch around £1m. Unsurprisingly, perhaps, it fetched £7.9m, a record for the artist and for any Russian picture sold at auction. In New York on the same day, historic carpets from the William A. Clark collection, controversially deaccessioned by the Corcoran Gallery of Art in Washington, also soared. The 17th-century Clark Sickle-Leaf Carpet, illustrated in these pages in the June issue, shot way past its estimate of $5m–$7m to change hands for a mighty $33.76m – more than three times the previous auction record for any carpet, and a new auction high for an Islamic work of art. Strikingly, most of the other 24 carpets also sold four or five times over estimate. Perhaps the greatest surprise came with the sale in the Loire Valley of a black and gold lacquer commode, offered by Rouillac at the Château de Cheverny on 9 June. This was one of the great 17th-century Japanese chests acquired in Amsterdam by Cardinal Mazarin in 1658, and ‘lost’ after its sale in London in 1941 (Fig. 4). This long clothes chest (nagabitsu) of around 1640 combines all the main techniques of lacquer and depicts, among other things, scenes from the Japanese literary classic, The Tale of Genji. Its illustrious provenance continued through the likes of William Beckford at Fonthill and the 10th Duke of Hamilton at Hamilton Palace. Now it belongs to the Rijksmuseum, which fought off severe competition to buy it for €7.3m. o 3 Madonna Laboris, 1931 Nikolai Roerich (1874–1947) Tempera on canvas, 84124cm Bonhams, The Russian Sale (5 June), £7.9m 4 Long clothes trunk, c. 1640 Japanese, early Edo period Lacquer work attributed to the workshop of Kôami Nagashige (1599–1651), Kyoto 63.5144.573cm Rouillac, 25ème Ventre aux Enchères à Cheverny (9 June), €7.3m 5 La Valse (first version), 1892–93 Camille Claudel (1864–1943) Bronze, ht 96cm Sotheby’s London, Impressionist and Modern Art Evening Sale (19 June), £5.1m 3 4 5
  • 79. 35 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS - 01 43 12 56 56 SEPTEMBRE 13 Mensuel OJD : 53674 Surface approx. (cm²) : 143 N° de page : 19 Page 1/1 TRIBALART 5199827300501/GMA/MSK/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations i I I LU TRIBAL Objects that heal, masterpieces fram the Cameroon magical reliquanes and extravagant headdresses fram the Congo Basm are among the outstanding art works converging on the Left Bank for the Parcours des Mondes the world's leadmg tribal art fair Highlights include daily objects of the Dayak people of the island of Borneo linked to cérémonies, fertihty nghts and the right agamst evil forces, presented by the Pascassio Manfredi gallery The Galerie Patrick and Ondme Mestdagh offers a journey into Polynesie through 20 rare pieces fram Oceania, while an exhibition entitled Beauty Salon by the Galerie Maine Duneu is devoted to exquisite ornaments and jewels fram Africa used to adorn the body and hair This journey into the diversity of the tribal arts of Africa, the Amencas, Asia and Oceania showcases exceptional pieces from some 60 carefully selected galeries from around the world and are hosted in art galeries throughout the Beaux Arts quarter ofthe Saint Germain des Pres neighbourhood from September 10 through to September 15 Visit www parcours-des-mondes.com for a map and a list of participatmg galeries
  • 80. 28 U sted empezó coleccionando arte moderno, especialmente dibujos cubistas y surrealistas, ¿cree que fueron el cubismo y el su- rrealismo lo que le llevaron al arte afri- cano? Sí, así, es. Empecé a coleccionar muy pronto, en 1962. Al principio compraba pequeñas figuras de barro porque no te- nía dinero para hacerme con piezas im- portantes [dice sonriendo]. De hecho, he seguido el camino inverso al de los artis- tas: he partido de la pintura moderna para llegar al arte africano y oceánico mientras que los artistas partieron del arte africano para llegar al cubismo. En mis primeros viajes a África me regalaron algunos obje- tos, que todavía conservo; en realidad son “souvenirs” pero me impulsaron a visitar museos y a comprar libros para ampliar mis conocimientos sobre las artes prime- ras. Me he pasado la vida yendo a museos y galerías, mirando imágenes y coleccio- nando. Soy coleccionista también de arte moderno, de objetos de bakelita y de mu- chas otras cosas. ¡Éste es mi universo!. Y he transmitido esta afición a mis hijos y mis nietos. Mi hija es una reconocida marchante de arte moderno, y mi nieto, que tiene ahora 18 años, empezó a colec- cionar a los 11, y ya ha reunido una bonita colección de pequeñas máscaras africa- nas… [dice divertido]. ¿Sigue usted coleccionando? Sí, ¡demasiado! [sonríe con aire satisfecho] ayer mismo adquirí un cuadro. Me inte- resa mucho la Escuela de París, especial- mente los años de La Ruche, la residencia en la que se instalaban los artistas que llegaban a París con escasos recursos eco- nómicos, como en aquel momento Modi- gliani, Chagall, Soutine, Archipenko… Tengo muchas piezas, y sigo comprando arte tribal oceánico, particularmente de Nueva Irlanda. Hará unos diez años que mi curiosidad por Oceanía empezó a cre- cer, porque había llegado un momento en El embajador del arte tribalLas pintorescas calles del ba- rrio parisino de Saint-Germain- des-Prés,cuyo espíritu bohemio sedujo a filósofos, artistas, políti- cos y escritores que se citaban en los afamados cafés Les Deux Magots y Flore, acogen cada año la gran fiesta del arte tribal. Cerca de 60 prestigiosos comerciantes especializados en las artes de África, Asia, Oceanía y las Américas muestran sus propues- tas más exquisitas durante la feria Parcours des Mon- des. Detrás de esta gran cita con las artes primeras está el savoir faire de Pierre Moos, un apasionado coleccionista que hace cinco años tuvo la visión de tomar las riendas de este certamen para convertir París en la capital mundial del arte tribal. Entusias- mado con el proyecto, Moos –dueño también de la influyente Tribal Art Magazine- asegura que, aunque cada vez hay menos piezas en el mercado, quedan todavía muchas por descubrir, y afortunadamente existen grandes marchantes. Tres galerías españo- las (Arte y Ritual, Galería Guilhem Montagut y David Serra-Art Tribal) participan en este esperado evento que congrega a más de 10.000 visitantes. entrevista
  • 81. 29 que tenía la impresión, equivocada, por cierto, de que lo sabía todo sobre el arte africano, y me centré en Oceanía, que es la colección que hago ahora. Mi colec- ción, sin embargo, tiene un espectro muy abierto, porque incluye también piezas de la cultura nazca y precolombina en gene- ral. ¿Qué visión tuvo de Parcours des Mondes cuando decidió comprarlo? Ya era un apasionado de la revista Tribal Art Magazine y, como ésta tenía dificul- tades, la compré. Ahora es la más pres- tigiosa del mundo en su especialidad. Y luego adquirí Parcours des Mondes para dinamizarlo. No puede compararse con las ferias de arte contemporáneo más in- fluyentes, como la de Basilea, pero en arte tribal es la más importante del mundo. ¡Es apasionante!. Participan las galerías más afamadas y los mejores marchantes del mundo, que son los españoles Antonio y Ana Casanovas, con galería en Madrid [Arte y Ritual]. Reflexioné mucho antes de comprar esta feria, pero tras la aper- tura en París de un museo de arte tribal, el Musée du Quai Branly, el mejor del mundo, pensé que Parcours des Mondes representaría a los mejores marchantes, convirtiendo a París en la capital interna- cional del arte tribal. De esto hace cinco años y vistos los resultados podemos afir- mar que hemos superado el reto. No hay ninguna feria comparable a ésta. Nuestro certamen es como una gran fiesta porque todos los coleccionistas vienen a París, los más reputados y los que no lo son tanto, los que tienen muy buen gusto y no demasiado dinero, y también los que tienen mucho dinero y encuentran piezas excepcionales. Los marchantes reservan sus mejores piezas para esta cita. Hay 60 galerías de arte tribal en el mundo, y tres de ellas en España. No son muchas si lo comparamos con las de arte contemporá- neo que pueden existir en un solo edificio de Chelsea, o en Nueva York. ¿Cómo ha evolucionado el interés de los co- leccionistas? De forma espectacular. Pienso que gra- cias a nuestros esfuerzos hemos estimula- do la aparición de nuevos coleccionistas de arte tribal. Son compradores de cua- dros de arte moderno y contemporáneo que acaban vinculándose al arte africano. Estos coleccionistas que no tienen pro- blemas económicos han contribuido a la subida de los precios del arte tribal, a pesar de la crisis económica generalizada. En mi opinión, esta tendencia continuará, ya que la demanda de piezas tribales es Un paseo por el mundo Uno de los atractivos de Parcours des Mondes son sus cuidadas exposiciones temáticas. La oferta este año es muy sugerente e incluye Salón de belleza, una muestra organizada por la Galería Maine Durieu, sobre adornos para el cabello, joyas y ornamentos de África, Asia y Oceanía, que ilustran la pasión ancestral por embellecer el cuerpo a través de formas armoniosas, virtuosismo técnico y materiales preciosos. Retratos de Oceanía es la propuesta de Michael Evans Tribal Art: una colección de fotografías del siglo XIX que retratan la vida diaria y las tradiciones de los aborígenes australianos y los maoríes de Nueva Zelanda. La galería de Laurent Dodier reúne, por su lado, un excitante conjunto de 40 objetos de Melanesia y Polinesia. La Galería Pascassio Manfredi, ha recopilado objetos de diferentes regiones de la lejana isla de Borneo. Estas obras del pueblo Dayak hablan del mito de la creación, la fertilidad o la lucha contra las fuerzas enemigas. La Galería SL da a conocer los extravagantes tocados del Congo. Destaca un tocado Pende llamado Mukotte, hecho de fibra vegetal y decorado con arcilla y clavos de cobre. Durante el periodo colonial lucirlo era considerado un acto de resistencia contra el ocupante belga. En las profundidades de la antigua tierra de Papúa Nueva Guinea las tribus que habitaban la ribera del río Sepik crearon unos singulares amuletos que pese a su pequeño tamaño desprenden el poderío de las figuras de tamaño natural y expresan el alma genuina de sus escultores anónimos. Podrán descubrirse en la galería Bruce Frank Primitive Art.. “Hay sesenta galerías de arte tribal en el mundo” Indigènes, Apoyo-flecha de un jefe Luba, Congo, S.XIX- XX. Foto : F. Dehaen - Studio R. Asselberghs © Indigènes
  • 82. 30 superior a la oferta y el diferencial conti- nuará acrecentándose, porque ya no hay producción de arte tribal, y actualmente es muy difícil encontrar obras. Como co- leccionista, pienso que algunas de las pie- zas realizadas hasta los años 50 pueden considerarse arte tribal, pero a partir de ese momento ya no hablamos de arte tri- bal, sino de decoración. ¿Con qué criterio elige una pieza?, ¿ha comprado alguna por un enamoramiento, o es algo más racional? Lo primero es el enamoramiento, que siempre es una cuestión estética, después se atiende a los detalles, como la técnica, la pátina, la fabricación, si ha sido con- feccionado y utilizado realmente por las tribus… Para esto hace falta mucha experiencia por eso hay que comprar a los marchantes. Pero a veces, el precio ¡puede hacer que el enamoramiento se desvanezca!. Hay que estudiar también la procedencia, de quién es, quién lo ha coleccionado, dónde… Una vez supera- da la fase de enamoramiento, se pasa a analizar la técnica, incluso, si son piezas relevantes, con análisis científicos, como el Carbono 14 y la termoluminiscencia, que pueden determinar un período, y aunque no pueden dar una fecha, ofre- cen una escala posible, nunca cierta, Los refinados Kulango La galería David Serra- Art Tribal presenta dos exposiciones. La primera, Kulango, agrupa obras realizadas mayoritariamente en aleación de cobre por los artistas-fundidores del grupo étnico Kulango-Loron. Establecidos a finales del siglo XVII y principios del XVIII entre los ríos Comoe y Volta Negro, en las regiones del norte de Costa de Marfil y del sudoeste de Burkina Faso, dominaban la técnica de la cera perdida, y crearon unas obras refinadas de estilo peculiar que solían emplearse como amuletos protectores y como medida para pesar el oro. Algunas de estas joyas se venderán desde 1.000 a 5.000 euros [en imagen]. La otra propuesta, Formes Rituelles se argumenta con obras que evocan diversos estilos del arte primitivo africano, entre ellas una figura de ancestro Tellem con los brazos levantados expuesta en Africa, colecciones privadas de Barcelona de La Fundación Godia, dos máscaras Bambara de Mali –una máscara sogo expuesta en el Museo Rietberg y una máscara koré ex colección P. Morigi-, y un taburete Lobi, de sorprendente finura. Los refinados Kulango La galería David Serra- Art Tribal presenta dos exposiciones. La primera, Kulango, agrupa obras realizadas mayoritariamente en aleación de cobre por los artistas-fundidores del grupo étnico Kulango-Loron. Establecidos a finales del siglo XVII y principios del XVIII entre los ríos Comoe y Volta Negro, en las regiones del norte de Costa de Marfil y del sudoeste de Burkina Faso, dominaban la técnica de la cera perdida, y crearon unas obras refinadas de estilo peculiar que solían emplearse como amuletos protectores y como medida para pesar el oro. Algunas de estas joyas se venderán desde 1.000 a 5.000 euros [en imagen]. La otra propuesta, Formes Rituelles se argumenta con obras que evocan diversos estilos del arte primitivo africano, entre ellas una figura de ancestro Tellem con los brazos levantados expuesta en Africa, colecciones privadas de Barcelona de La Fundación Godia, dos máscaras Bambara de Mali –una máscara sogo expuesta en el Museo Rietberg y una máscara koré ex colección P. Morigi-, y un taburete Lobi, de sorprendente finura. David Serra- Tribal Art, Estatuilla Kulango. Foto: Guillem F-H © David Serra - Art Tribal Galerie Alain Bovis, Cuerno medicinal, Toba-Batak, Sumatra, S. XIX. Foto: Mathieu Ferrier © Alain Bovis
  • 83. 31 pero es preciso hacerlo. En un buen enamoramiento está todo: la forma, la pátina, el color… es lo mismo que ocu- rre con un cuadro, de entrada, gusta o no gusta… y también sucede cuando un hombre mira a una mujer, o una mujer a un hombre: al principio se trata de en- contrarse atractivos, después es el mo- mento de fijarse en los detalles [sonríe]. Existen también los flechazos, pero son más raros. Algunos coleccionistas “hablan” con sus piezas y establecen un diálogo… Es cierto… para dialogar con las piezas es más fácil el arte tribal porque es figura- tivo. Con una máscara siempre se puede empezar un diálogo; con un Rothko, por mucho que te gustara, no sé si se podría… pero eso es la continuación del flechazo: se acaricia la pieza, se le habla… es como una locura. ¿Ha hecho algún “descubrimiento”? Todos los días… pero llegó un momento en que ya no hacía descubrimientos en arte africano, y ésta es la razón por la que empecé a coleccionar arte oceánico. ¿Qué piensa del arte aborigen australia- no? Creo que es decorativo, pero no es tri- bal porque se conoce desde los años 60, y el arte tribal oceánico es más antiguo. El arte aborigen australiano es contem- poráneo, está muy mediatizado y se en- cuentran cuadros porque todavía hay producción, puede coleccionarse pero no es arte tribal, y aunque sea muy bonito y pueda darse una explicación de su sim- bolismo, no es tribal. Por otra parte, yo estoy habituado al volumen y los cuadros son planos… el arte tribal tiene tres di- mensiones. Usted vendió su colección de vanguardia rusa para empezar a coleccionar arte de Oceanía. ¿Recuerda cuál fue la primera pieza que compró de arte oceánico? La primera… [dice pensativo]… ¡sí, sí! fue un “crochet”, una figura-gancho; ge- neralmente son piezas ceremoniales con uno o dos ganchos de suspensión. Estos ganchos tenían dos funciones diferentes. Una de ellas era la de colgar los alimentos para protegerlos de los roedores, como los ganchos de los carniceros. Otra era la de colgar los cráneos de los enemigos ya que ellos creían que conservando el cráneo también conservaban el vigor del contrincante. ¿Cómo han evolucionado el valor y el pre- cio de las artes primeras en los últimos años? Están en constante evolución. Los pre- cios siguen aumentando porque cada vez hay menos piezas en el mercado. “Vendí mi colección de vanguardia rusa para adquirir arte de Oceanía” Galerie Jacques Germain, Máscara zoomorfa, Bamana, Mali, S.XX. Foto: Hugues Dubois © Galerie Jacques Germain
  • 84. 32 ¿Cree que las subastas han contribuido al aumento de precios? Sí y eso es bueno porque da credibilidad. Afortunadamente existen grandes mar- chantes que ofrecen piezas de excelente calidad a muy buenos precios… y expo- nen en Parcours des Mondes. En los últimos años, el interés por el arte oceánico ha crecido entre los coleccionistas de artes primeras… En los últimos quince años había pocas galerías especializadas en arte oceánico. En cuanto al arte africano, había muchas piezas importantes pero también muchos marchantes; entonces, la gente, por gus- to y por necesidad, empezó a fijarse en el arte oceánico, era distinto, colorista, y ahora suscita gran interés. Existen islas habitadas que producían objetos para sus habitantes y hay piezas de cuando llega- ron los primeros exploradores en el siglo XIX, pero son rarezas. En los catálogos de subastas, así como en Parcours des Mon- des, el 10% de las piezas de artes primeras son de Oceanía, y el resto de África. Hay regiones tribales poco conocidas por los coleccionistas, como el Sudeste asiático (Tíbet y Nepal) y Filipinas en donde hay piezas extraordinarias, como por ejemplo las que exhiben la Galerie Bovis y la Gale- ria Manfredi. Actualmente hay una bella exposición en el Museo del Quai Branly sobre arte filipino, que aconsejo visitar. Afortunadamente aún quedan objetos por descubrir [dice con entusiasmo]. ¿A qué precio puede encontrarse una pieza interesante de Filipinas?, ¿de qué tierras o culturas son las piezas más asequibles?¿A partir de qué precios se pueden encontrar piezas en Parcours des Mondes? Aparte de Alain Schoffel y Alex Arthur, quienes en los años 1970 y 1980 coleccio- naron este tipo de piezas, no existen otros coleccionistas de arte tribal filipino. Apenas haypiezasdisponiblesenelmercadoactual. Solo hay dos o tres marchantes que ofrecen esporádicamente algunos objetos. Por eso es prácticamente imposible determinar los precios. Pero a priori las obras presentadas son accesibles. Lo que es bello y antiguo es siempre accesible. En Parcours des Mondes se pueden encontrar piezas a partir de dos mil euros y con la garantía de recibir un conse- jo profesional acertado. ¿Ha llegado a los coleccionistas chinos el interés por el arte tribal? Existen coleccionistas chinos atraídos por el arte tribal, pero en general se interesan por su propia civilización y su propio arte. M. Perera Del 10 al 15 de septiembre Varias sedes. Saint-Germain-des-Prés. París www.parcours-des-mondes.com Joyas tribales El joven anticuario Guilhem Montagut, con galerías en Barcelona y Nueva York, ofrece una de las obras más valiosas: una mascara zoomorfa del pueblo Mama (sur de Nigeria) de mediados del siglo XIX [en imagen]. Esta pieza de madera con una bella pátina perteneció al guionista y director de cine estadounidense Robert Douglas Benton, autor de éxitos como Kramer contra Kramer. Su precio: 100.000 euros. Otras ‘perlas’ son un fetiche Nkisi, del siglo XIX, que ofrece Serge Schoffel; una efigie conmemorativa de un fon (rey) del pueblo de Bamileke de la colección Arman que presentará la galería de Bernard Dulon, o un escudo de Mengen originario de Nueva Bretaña (XVIII-XIX) presentado por Michel Thieme Tribal Art. Galeria Guilhem Montagut, Máscara zoomorfa Mama, Nigeria, S. XIX. “La demanda de arte tribal crece pero la oferta escasea”
  • 85. 22. August 2013 DIE ZEIT No 3546 Kunstmarkt S eit dem Frühjahr regt sich der Protest. Als im April in Paris siebzig Masken der Hopi-Indianer versteigert werden soll- ten, versuchte der Stamm aus Arizona die Auktion zu verhindern. Unterstützt wurden die Indianer auch vom amerikanischen Botschafter und Prominenten wie Robert Red- ford, ein international agierender Verein zur Un- terstützung indigener Völker rief sogar das zu- ständige Gericht an – die Masken wurden trotz- dem versteigert. Einen Monat zuvor hatten bereits die Regierungen von Peru, Mexiko und Venezuela versucht, eine Auktion mit präkolumbianischer Kunst aus der berühmten Sammlung Barbier- Mueller zu verhindern – auch diese Stücke wurden schließlich in der Pariser Filiale von Sotheby’s ver- steigert. Allerdings gab es herbe Verluste, für gut die Hälfte der Objekte fanden sich keine Käufer. Angeblich war den US-Museen das Mitbieten in Paris untersagt worden, weswegen dann auch die privaten Sammler aus den USA zögerlich geblie- ben sein sollen. Neuerdings verlangen einige Ur- sprungsländer oder Stämme ihre im Handel auf- tauchenden Ritual- oder Kultobjekte systematisch zurück. Diese seien gestohlene Heiligtümer, lautet das Argument der Kulturgut-Verteidiger. Die Ob- jekte seien in den meisten Fällen einst von den Stämmen selbst verkauft worden, entgegnen die Befürworter, die sich sowohl unter den Museums- Kuratoren wie unter den Händlern finden. Die heutige Marktsituation entstand aus der kolonialen Sammelkultur Obwohl sich in Paris auf dem Feld der soge- nannten Tribal Art also gerade eine Restitutions- debatte entspinnt, die Sammler und Museen noch fundamental beschäftigen könnte, zeigen sich die Händler der Stadt davon recht unbeeindruckt. Dass Paris die Welthauptstadt für Stammeskunst ist, will man auch vom 10. bis 15. September wieder unter Beweis stellen, wenn in den Geschäf- ten des Viertels Saint-Germain-des-Près zum zwölften Mal der Parcours des mondes stattfindet. Der »Weltenspaziergang« ist eine Art Messe, bei der nicht nur die hier ansässigen Tribal-Art-Gale- rien ihre Kostbarkeiten präsentieren, sondern sich temporär auch Händler aus dem Ausland in den Gemäldegalerien des Viertels einmieten. Organi- siert wird die Veranstaltung von einer der wich- tigsten Figuren dieses Nischenmarkts, dem Händ- ler Pierre Moos, der auch das internationale Tribal Art Magazine leitet. Laut Pierre Moos zählt der Markt für Tribal Art weltweit nur 8 000 bis 10 000 Sammler und nur »rund sechzig seriöse« Händler. Von diesen »seriösen« Galeristen neh- men aber, so Moos, 95 Prozent am kommenden Parcours des mondes teil. Der preisliche Rahmen der Stammeskunst- Objekte, die diese Händler in Paris zeigen werden, ist dabei sehr weit gesteckt: man findet kleine Ge- brauchsgegenstände, Waffen, Schmuck oder Feti- sche aus Afrika, Ozeanien, dem präkolumbischen Zentralamerika oder Alaska für vierstellige Beträ- ge, und Masken im fünf- bis sechsstelligen Eur- obereich, wobei die Spitzenstücke leicht die Mil- lionengrenze überschreiten. Paris gehört neben Brüssel traditionell zu den führenden Städten für Stammeskunst, die heutige Marktsituation entstand aus der Sammelkultur in den ehemaligen Kolonialländern Frankreich und Belgien. Auch in Deutschland hatte es wichtige Händler für die Stammeskunst gegeben, doch die besten von ihnen flüchteten vor den Nazis nach New York – wo sich seither das dritte große Tri- bal-Art-Zentrum befindet. Auf dem Auktions- markt hält Paris jedoch eindeutig die Spitzenposi- tion. Hier wurde im Jahr 2006 im Hôtel Drouot vom Auktionshaus Enchères Rive Gauche der Weltrekordpreis von 5,9 Millionen Euro für eine afrikanische Ngil-Fang Maske erzielt – das Ge- samtergebnis für die Auktion der Händlersamm- lung Pierre und Claude Vérité, aus der diese Mas- ke stammte, betrug 44,1 Millionen Euro. Die höchsten New Yorker Einzelergebnisse für Tribal Art liegen unter drei Millionen Dollar, eines der höchsten Gesamtergebnisse der letzten Jahre fuhr die Sammlung Robert Rubin bei Sotheby’s mit 11,7 Millionen Dollar im Mai 2011 ein. Sot- heby’s Paris wartet dagegen zwei Mal pro Jahr mit Ergebnissen von 12 bis 16 Millionen Euro auf. Christie’s gab sich bis vor zwei Jahren mit geringe- ren Umsätzen zufrieden, holt aber inzwischen grössere Marktanteile in die Pariser Filiale. Einen Rekordpreis von 2,3 Millionen Euro verbuchte Christie’s diesen Juni für eine knapp zwei Meter hohe afrikanische Schlangen-Skulptur des Stam- mes Baga aus der Republik Guinea. Die französi- sche Händlerin Hélène Leloup hatte dieses impo- sante Objekt 1957 nach Paris transportiert. Heute ist Hélène Leloup die Ehrenpräsidentin des Parcours des mondes. Sie erzählt, dass es Mitte der fünfziger Jahre, als sie mit ihrem ersten Mann Henri Kamer in Paris eine Galerie öffnete, noch »wenige Leute gab, die sich um die ›Negerkunst‹ kümmerten«. Die Situation änderte sich mit dem Biafra-Krieg (1967 bis 1970) so Leloup: »Plötz- lich kamen ganze Lieferwagen voll mit für uns seltenen Stücken: die Vertreter der Stämme Igbo, Mumuye usw. verkauften sie, weil sie Geld zum Ankauf von Waffen brauchten«. Besonders begehrt sind Objekte aus der Sammlung von André Breton Hélène Leloup war 2011 Kuratorin der Aus- stellung mit Exponaten des Stammes Dogon aus Mali im Pariser Stammeskunstmuseum Musée du Quai Branly (MQB), ein Museum, das auf Drän- gen des Pariser Tribal Art Händlers Jacques Kercha- che gegründet wurde und am Aufschwung des Marktes in den vergangenen Jahren durchaus betei- ligt ist. Die Verbindung des MQB zum Handel durchzieht das Ausstellungsprogramm wie ein ro- ter Faden: derzeit zeigt der auf die Philippinen spezialisierte Händler Pariser Alain Schoffel dort Teile seiner Privatsammlung. Zusätzlich beauftrag- te das MQB den Kunstgeschichtsprofessor und »Le Monde«-Kritiker Philippe Dagen mit der Ausrich- tung einer didaktischen Ausstellung über den Tri- bal-Art-Händler Charles Ratton (1895 bis 1986). Das absolute Auge von Charles Ratton gilt auch heute noch als Authentizität-Garantie für die Tri- bal-Art-Stücke, die durch seine Hände gingen. Ähnlich begehrt wie die Provenienz Charles Ratton sind die Objekte des Surrealisten André Breton. Breton und sein Dichterfreund Paul Eluard, die beide an chronischer Geldnot litten, stöberten überall Stammeskunst-Objekte auf und belieferten damit 1931 eine Auktion im Hôtel Drouot, deren Experten Charles Ratton und der Galerist Louis Carré waren. Die zweiwöchige Nachlass-Auktion von André Breton im Jahr 2003 im Hôtel Drouot endete mit seinen Stammeskunst-Objekten und gilt als ein Meilenstein der Auktionsgeschichte. Während des Parcours des mondes wird man jetzt in Paris auch eine Auswahl von Objekten aus jener Auktion begutachten können, die Sotheby’s als kommenden Meilenstein dieses Marktsektors feiern will. Am 15. November wird das Auktions- haus rund 300 Tribal-Art-Objekte aus der Samm- lung des Juristen und Galeristen Allan Stone (1932 bis 2006) versteigern – allerdings in New York, der Heimatstadt von Stone. Ob die Auktion der Sammlung zur Legende wird, bleibt abzuwar- ten. Stones Geschmack galt kraftvollen rituellen afrikanischen und ozeanischen Skulpturen, deren Ästhetik selten konform geht mit der im Westen so begehrten minimalistischen oder kubistischen Anmutung von Stammeskunst-Objekten. Da sind etwa die magischen Nagel-Fetische aus dem Kongo, gespickt mit Metallsplittern. Je- der Metallteil steht für einen Wunsch, oder hat die Aufgabe, zur Heilung von physischen und psychischen Krankheiten beizutragen. Einer die- ser furchterregenden Nagel-Fetische (Schätzpreis: 400 000 bis 600 000 Dollar) stammt vom Schweizer Supersammler Josef Mueller, Stone er- warb ihn vermutlich 1978. Ein anderer Schwer- punkt der Stone-Sammlung gilt den Songye- Menschenfiguren aus dem Kongo: Eine Songye- Gestalt mit Halsringen und einem fast quadrati- schen Torso befand sich zeitweilig in den Bestän- den des Pariser Händlers Charles Ratton und wurde 1953 vom deutschen Kunsthistoriker Wer- ner Schmalenbach in sein Werk »Die Kunst Afri- kas« aufgenommen. Ihre Taxe beträgt 600 000 bis 800 000 Dollar. Besonders dekorativ ist der stili- sierte Ejagham Kopfschmuck aus Nigeria mit eingerollten Zöpfen aus Tierhaut, den hochge- stellte Mitglieder der Ejagham-Gesellschaft an- lässlich grosser Feierlichkeiten wie Beerdigungen oder Initiationsriten trugen. Seine relativ beschei- dene Schätzung von 100 000 bis 150 000 Dollar könnte rasch überboten werden. Diesen Spätherbst wird in New York allerdings nur der erste Teil der Allan-Stone-Sammlung mit afrikanischer, ozeanischer und indonesischer Kunst versteigert werden. Die Fortsetzung mit präkolum- bischer und der sogenannten amerikanischen Ein- geborenen-Kunst ist erst für November 2014 vor- gesehen. Womöglich hat diese Verzögerung mit den Protesten und dem Misserfolg der Versteige- rung der präkolumbischen Sammlung Barbier- Mueller in Paris zu tun. Man hofft wohl, dass im kommenden Jahr der Widerstand erlahmt. Hauptstadt der Stammeskunst In Paris finden nicht nur die weltweit wichtigsten Auktionen für Tribal Art statt, hier trifft sich auch alljährlich die Elite der Händler zum Parcours des mondes. Werden Restitutionsdebatten nun für einen Abschwung des Geschäfts sorgen?  Von Olga Grimm-Weissert Feuilleton 36 429... Dollar erzielten Baupläne von Oskar Schindler auf einer Online-Versteige- rung von RR Auction in New Hamp- shire. Die Lichtpausen aus dem Jahr 1943 dokumentieren, wie der deutsche Unternehmer seine Krakauer Fabrik er- weiterte und eigene Arbeiterquartiere baute. Damit rettete er das Leben von rund 1200 Juden im besetzten Polen. Zahl der Woche Drei Stücke aus der Sammlung Allan Stone, die Sotheby’s im Herbst verstei- gern wird: Ein Nagel-Fetisch der Kongo-Yombe, eine Songye-Figur und eine Skulptur der Dayak aus Borneo (von links). Der Schätzpreis des Nagel-Fetisch: 400 000 Dollar Eine Frau, die Rätsel aufgibt. Sie stützt die Hände in die Seiten, sie sieht leicht ungehal- ten aus, vielleicht auch nur sehr konzentriert oder ein bisschen abwesend. Wen oder was sie anblickt, bleibt offen. Im Hintergrund ein Küchenregal, Gläser und Gewürzdosen, vielleicht ein Salzstreuer-Figürchen. Und dann dieses e: knallorange. Es hat einen gewissen Retro-Swing, wie es da auf dem Kopf der Frau hängt. Die Farbe passt so gut in die Siebziger-Jahre-Szene, dass man sich für den Raum, in dem die Frau steht, sofort eine Tapete im selben Farbton vorstel- len muss. Vowel E ist ein Werk von Ed Ru- scha, es stammt aus einer Serie aus dem Jahr 1996, die Ruscha für eine Benefizausstellung in der New Yorker Gagosian Gallery anfer- tigte. Gemalte Vokale auf Büchern, auf allen möglichen Büchern. Notizheften, Auktions- katalogen. Für Vowel E verwendete Ruscha eines seiner eigenen Künstlerbücher, Hard Light aus dem Jahr 1978. Selbstverständlich hat Ruscha das e auch nicht einfach irgendwie auf das Buchcover gemalt. Der Buchstabe spielt mit den Linien des Frauenprofils, ist so präzise auf den Kopf montiert wie ein avantgardistischer Hut. Sei- ne gebogene Linie zeichnet das Halbrund des Hinterkopfes nach, zwei Kanten laufen paral- lel zum Kragen der Bluse. Das e ist bedeu- tungslos, es steht für nichts. Was zählt, ist al- lein seine typografische Gestalt. Das hat etwas Pop-Art-Ironisches, erlaubt sich aber auch eine ganz verwegene Eleganz. Vowel E wird am 13. Oktober bei Los Angeles Modern Auctions versteigert (Schätzpreis: 15 000 bis 20 000 Dollar). Gemalter Vokal Ed Ruschas Gespür für typografi- sche Eleganz  von Eva Mackensen Retro-Swing: Das e als avant- gardistischer Hut (1996) TRaumstück Foto: Foto:
  • 86. 50 ART+AUCTION SEPTEMBER 2013 | BLOUINARTINFO.COM DATEBOOK Berlin Art Week is gathering steam for its sophomore outing, pulling together exhibitions at 10 of the city’s top institutions, two fairs, and a bevy of collateral programming September 17 through 22. For the sixth edition of the dealer- run Art Berlin Contemporary (ABC), Maike Cruse, as the fair’s first-ever artistic director, is unveiling a biennial-like format that takes its cue from Art Basel’s Unlimited sector, with 130 single-artist propositions installed at Station Berlin. “Many of the works also have a performance or sound component, so there will almost be a festival feeling,” says Cruse. The party atmosphere will spill over to the galleries in openings from Mitte to Charlottenburg: John Baldessari at Sprüth Magers, Francesco Clemente at Blain|Southern, and Jo Baer at Barbara Thumm. Eerie new paintings by Marianna Gartner, like White Noise, 2013, shown at right, will debut at Galerie Michael Haas. —ALEXANDER FORBES BERLIN CriticalMass At a time when convention-center mega-fairs have become the dominant point of sale for art, the Parcours des Mondes in Paris—the preeminent showcase for African, Oceanic, and pre-Columbian artifacts—is keeping the focus on galleries. This year, 60 international dealers are setting up in their colleagues’ shops in Saint Germain September 10 through 15. Longtime participant Serge Schoffel, of Brussels, is bringing a Congolese Nkisi fetish of a Bamileke king, with provenance from the Arman Collection. Newcomer Donald Ellis, of New York, arrives with rarities from British Columbia, including a Haida Gwaii grease bowl. In a contemporary twist, Galerie Vallois will stage a show of six emerging sculptors from Benin, among them Dominique Zinkpé and Marius Dansou. Michel Thieme has one of the event’s most sizably impressive pieces, a 50-inch carved Mengen shield from late 18th- or early 19th-century New Britain. That piece is rivaled at Voyageurs & Curieux by the 40-inch Kerewa skull rack from Papua New Guinea, left, designed to hold the cranial remains— and the spirit—of the deceased. —NICOLAI HARTVIG Worlds Within Worlds PARIS CLOCKWISEFROMTOP:JENSKUNATH;MARTINOMASCHERPA;VOYAGEURS&CURIEUX,PARIS Fausto Melotti’s glazed ceramic, nylon, and brass Circles (Cerchi), 1950–60. DALL AS Well Clayed I n the ashes to ashes, dust to dust aftermath of World War II, is it any wonder artists turned to a medium they could physically plunge their hands into? “Return to Earth,” a new exhibition at the Nasher Sculpture Center, examines the lesser-known ceramic contribu- tions of five midcentury masters: Lucio Fontana, Fausto Melotti, Joan Miró, Isamu Noguchi, and Pablo Picasso. On view September 21 through January 19, 2014, the 70-some ceramic pieces dating from 1943 to 1963 demonstrate how each artist used clay sculpture to push his practice forward. For instance, explains curator Jed Morse, after the war, Fontana “reengaged with clay but in a very different way,” attacking 30-inch balls of the stuff with sticks the same way he’d later attack his “Concetto spaziale” canvases; whereas the more mystically inclined Miró saw clay as a way to join “the earth beneath our feet with the sun and the stars.” And while these pieces were overshadowed by their creators’ works in paint or metal, “a number of artists—Peter Voulkos, Ken Price—who came immediately after them point to the ceramics as influential,” Morse notes. The market is finally taking notice, too. Last year, a Picasso vase hit pay dirt at Christie’s London, cracking $1 million. —SPH
  • 87. Antiquariato ● 15 sopra: testa di giovane Bacco in marmo, probabilmente Firenze, prima metà del XVI secolo (Galerie Sismann). RInascimento e arte primitiva Scultura italiana del XV e XVI secolo da Sismann. E importanti gallerie internazionali alla XII edizione di Parcours des Mondes. Di Vilma Sarchi La tradizione rinasci- mentale italiana eser- cita un grande fascino, cui la Galerie Sismann, sulla Rive Gauche, non è riuscita a sottrarsi. Specializzata in scultura europea dal Medio Evo al XVIII secolo, la gal- leria rende infatti omaggio all’Italia con una rassegna dedicata alla scultura del Rinascimento, in corso dal 24 settembre fino all’8 ot- tobre. Nell’impostazione della mostra, che include una quarantina di pezzi, la galleria ha seguito un ordi- ne cronologico per un per- corso espositivo articolato in tre grandi periodi, tre te- mi chiave per mettere in evidenza la forza motrice della scultura italiana. La prima parte è dedicata al Quattrocento e in questa sezione spicca un busto di L’operadelveroneseGiu- seppedeLevissiinserisce stilisticamentenelconte- stovenetopadovanodel- lasecondametàdel’500. Le sue opere sono con- servate in diversi musei italianiestranieri. santa in terracotta dipinta dell’Italia del Nord, esegui- to attorno alla fine del XV secolo. La seconda sezione, riservata al Cinquecento, è centrata sul periodo in cui gli artisti italiani mirano in particolare a trovare uno stile personale ispirandosi alle opere classiche dell’an- tichità, ma anche a due im- portanti punti di riferimen- to come Michelangelo e Raffaello. Ecco allora una testa di giovane Bacco, in marmo bianco, Attrazione esotica. Fra i tanti appuntamenti della rentrée autunnale, merita una segnalazione particolare la XII edizione di Parcours des Mondes, evento che nel corso degli anni è arrivato a occupare un posto di rilievo sulla scacchiera internazio- nale del mercato dell’arte primaria. Snodandosi tra una sessantina di gallerie specializzate di tutto il mon- do, con sedi nel quartiere di Saint-Germain-des-Prés (rue des Beaux Arts, Bona- parte, de Seine, Jacques Cal- lot, Mazarine, Guénégaud, Visconti, Jacob, de l’Echau- dé e St-Benoit), Parcours des Mondes si tiene dal 10 al 15 settembre. In questa incre- dibile ricchezza di pezzi eso- tici e rari, tutti rigorosamen- te controllati da un severo vetting, ci si perde tra ma- schere policrome dalle espressioni terrificanti, tra sculture rigide o disarticola- te nella postura, con fianchi probabilmente eseguita a Firenze nella prima metà del XVI secolo, di autore anoni- mo. Bacco è rappresentato come un giovane imberbe, dai tratti disegnati e succes- sivamente scolpiti con pre- cisione e delicatezza (in vendita a 18.000 euro). La terza sezione riguar- da invece il Manieri- smo, e qui si segnala una scultura in bronzo raffigurante un drago eseguita nella bottega di Giuseppe de Levis (1552- 1611-14) a Verona (in ven- dita a 20.000 euro). (7 rue de Beaune; www. galerie-sismann.com). Drago di bronzo della bottega di Giuseppe de Levis (Galerie Sismann). Da Parigi
  • 88. 16 ● Antiquariato sopra, da sinistra: scultura zoomorfa, Bamana, Mali, primo ’900 (da Galerie Jacques Germain); poggia-cranio agiba, popolazione Kerewa, Papua Nuova Guinea (da Galerie Voyageurs et Curieux). Al Parcours des Mondes. ceramiche sulle due rive della senna Dal 24 al 28 settembre, in occasione della sesta edizione del Parcours de la Céramique (per informazioni: www.franceantiq.fr/siccaf), convergono a Parigi alcuni tra i maggiori specialisti europei di ceramica, ospiti delle gallerie partecipanti all’evento e dislocate in parte nel Carré Rive Gauche, in parte al Louvre des Antiquaires (2, place du Palais Royale). I partecipanti propongono le più pregiate nuove acquisizioni: archeologia, maioliche, porcellane di Meissen, di Sèvres e di Vincennes, ceramiche del XVII e del XVIII secolo, ma anche vetri smaltati. Tra gli highlights da non perdere la Coupe trompeuse, una coppa in maiolica policroma su piedistallo realizzata a Urbino verso il 1570-80. In vendita da Pierre-Richard Royer a 45.000 euro. esuberanti. Le opere di arte primaria impressionano, seducono o addirittura cre- ano disagio, ma mai lascia- no indifferenti. È il caso della maschera zoomorfa del primo ’900, etnia Ba- mana, nel Mali, che veniva indossata dagli iniziati, con- siderati detentori di saggez- za (dalla galleria canadese Jacques Germain che espo- ne presso la Galerie Aittou- arès al 2 di rue des Beaux- Arts ). Quest’anno gli espo- sitori si sono ancora più impegnati in mostre tema- tiche per offrire ai collezio- nisti maggiori approfondi- menti: la Galerie Maine Durieu (7, rue Visconti), per esempio, ha allestito Salon de Beauté, un’espo- sizione dedicata agli oggetti destinati all’ornamento del- la persona, per mettere in luce la volontà ancestrale di sublimare il corpo nelle cul- ture d’Africa, Asia e Ocea- nia. Altra mostra da non perdere è Ritratti d’Ocea- nia, presentata da Michael EvansTribal Art di Digione (ospite della Galerie Coute- ron, 16, rue Guénégaud): è proposto un nucleo di foto- grafie del XIX secolo sulla vita quotidiana e le tradi- zioni degli aborigeni d’Au- stralia e dei Maori della Nuova Zelanda. Da segna- lare anche la galleria Lau- rent Dodier, che ha orga- nizzato una mostra con una quarantina di pezzi rari pro- venienti da Melanesia e Po- linesia. Al di là delle rasse- gne, sono molti i pezzi d’ec- cezione che vale la pena andare a scoprire.Tra questi un crochet-crâne (letteral- mente un reggi-cranio) agi- ba della popolazione Kere- wa (Golfo di Papua, Nuova Guinea), presentato dalla galleria Voyageurs et Cu- rieux (al numero 2 di rue Visconti). (www.parcours-des-mondes. com). “Coupe trompeuse” in maiolica di Urbino, realizzata nel 1570-80 (da Pierre-Richard Royer). Da Parigi
  • 89. THE ART NEWSPAPER SECTION 2 Number 249, September 201330 ART MARKET Fairs & Auctions International fairs Brazil ArtRio 5-8 SEPTEMBER Avenida Rodrigues Alves, 10 Praça Mauá, Rio de Janeiro www.artrio.art.br Founded: 2011 Genre: Modern and contemporary Who’s coming? Around 100 exhibitors from 14 countries Chile Chaco 13 26-30 SEPTEMBER Centro Cultural Estación Mapocho, Santiago www.feriachaco.cl Founded: 2009 Genre: Contemporary Who’s coming? Around 31 galleries from Latin America, the US and Europe France Parcours des Mondes 10-15 SEPTEMBER Beaux-Arts district, Saint-Germain- des-Prés, Paris www.parcours-des-mondes.com Founded: 2002 Genre: Tribal art Who’s coming? Around 60 galleries including Entwistle and Jo De Buck What’s new? Three contemporary art galleries will exhibit this year, including Fine Art Studio, Brussels, and Galerie Vallois, Paris Germany Art Berlin Contemporary 19-22 SEPTEMBER Station Berlin, Luckenwalder Strasse 4-6, Berlin www.artberlincontemporary.com/en Founded: 2008 Genre: Contemporary Who’s coming? Around 130 galleries, such as Sprüth Magers, London and Berlin, and Rio de Janeiro’s A Gentil Carioca Japan Geisai 19 22 SEPTEMBER Tokyo Metropolitan Industrial Trade Center, fifth floor, Tokyo www.geisai.net Founded: 2002 Genre: Contemporary Who’s coming? Young artists sell directly to the public at this fair, which was founded by the Japanese artist Takashi Murakami Turkey ArtInternational Istanbul 16-18 SEPTEMBER Haliç Congress Center, Karaağaç Caddesi, Beyoğlu, İstanbul www.istanbulartinternational.com Founded: 2013 Genre: Contemporary Who’s coming? Around 62 galleries from Europe, the US and South America are due to take part in the inaugural edition (see left) United Kingdom 20/21 British Art Fair 11-15 SEPTEMBER Royal College of Art, Kensington Gore, London www.britishartfair.co.uk Founded: 1988 Genre: Modern and contemporary British art Who’s coming? Around 56 galleries. Newcomers include London’s Court Gallery and Charles Beetle Fine Photographs LAPADA Art and Antiques 25-29 SEPTEMBER Berkeley Square, Mayfair, London www.lapadalondon.com Founded: 1974 Genre: Art and antiques Who’s coming? Around 100 dealers, including Clerkenwell Fine Art, London, and H.C. Baxter & Sons, Eastbourne What’s new? The British interior designer Guy Goodfellow has designed the entrance United States EXPO Chicago 19-22 SEPTEMBER Navy Pier’s Festival Hall at 600 E. Grand Avenue, Chicago www.expochicago.com Founded: 2012 Genre: Modern and contemporary Who’s coming? Around 120 galleries, including Matthew Marks of NY and LA What’s new? Participating restaurants will reserve seating and offer special menus to fair attendees Fountain Chicago 20-22 SEPTEMBER Mana Contemporary at 2233 South Throop Street, Chicago www.fountainartfair.com Founded: 2006 Genre: Contemporary Who’s coming? Approximately 25 exhibitors What’s new? The fair returns after a five-year break Houston Fine Art Fair 19-22 SEPTEMBER George R. Brown Convention Centre, 1001 Avenida de Las Americas, Houston www.houstonfineartfair.com Founded: 2011 Genre: Postwar and contemporary Who’s coming? Around 86 galleries, 75% of which are from outside Texas What’s new? Houston native Robert Pruitt will be honoured as the artist of the year Gateway to the Middle East Istanbul’s new fair organisers are undeterred by recent protests NEW FAIR Istanbul. The galleries taking part in the inaugural edition of ArtInternational Istanbul, a contemporary and Modern art fair based at the heart of the Turkish art hub, are bullish about the event’s prospects. “It offers the perfect oppor- tunity to serve our loyal Turkish col- lectors while at the same time, [helping us to] bridge the gap between Europe, Russia and the Middle East. In this re- spect, it stands out on the international circuit,” claims Mollie Dent-Brockle- hurst, the president of Pace London. The gallery will show works by 19 artists, such as George Condo, Zhang Xiaogang and Yto Barrada.  Sixty-two dealers are testing the waters in Turkey: ten local galleries, including Rampa, four dealers from the US and a mixture of mid-market, emerging and established European dealers, from Yvon Lambert in Paris to Rome’s Galleria Sales. “It’s a complete mix of galleries, from younger dealers to mid-range galleries with friendly price points. Pace Gallery and Lisson Gallery [of London] are also showing in Istanbul for the first time,” says Dyala Nusseibeh, the fair’s director. The event should provide an op- portunity to meet new collectors, par- ticularly from the Middle East, which is especially useful for the participating Turkish galleries, Nusseibeh says. She adds: “It also helps that there are various bilateral trade agreements be- tween Turkey and the countries in the Gulf.” A selection of dealers view Is- tanbul as a key location for capitalising on lucrative emerging markets. “The Middle East and Asia are the fastest growing markets for contemporary art right now,” says Dianne Dec, a partner at San Francisco’s Hosfelt Gallery, which will show works by Shahzia Sikander, Rina Banerjee, Jim Campbell and Driss Ouadahi; prices range from $7,000 to $40,000. Recent anti-government protests across the country have not deterred dealers—but whether collectors will be put off remains to be seen. “One can take the view that the recently expressed will for change is a creative one,” says Darragh Hogan, the director of Dublin’s Kerlin Gallery. He will present works by five artists, including paintings by Sean Scully (Cut Ground Green Magenta, 2011, $300,000) and Callum Innes (Untitled No.6, 2013, £45,000). “The political tension has heightened the interest in engaged, politically ex- pressive art in the Turkish art scene,” says Pierre d’Alancaisez, the director of London’s Waterside Contemporary gallery, which will show George Barber’s video installation The Freestone Drone, 2013 (the piece, and associated works, are priced between £5,000 and £15,000). The fair’s organisers also hope that visitors to the 13th Istanbul Biennial will overcome their art fatigue and head to the fair as well. “A precedent for us is the combination of Art Dubai with the Sharjah Biennial,” Nusseibeh says. Like most other fairs today, Art- International Istanbul is a hybrid of cultural and commercial concerns; its non-profit artistic projects programme, for instance, includes specially com- missioned works by David Claerbout, Camila Rocha and Ahmet Ogut.  A talks forum, now obligatory at fairs, features speakers such as Vasif Kortun, the director of research and programmes at the non-profit Salt space in Istanbul, and Aaron Cezar of London’s Delfina Foundation. A VIP programme is also a staple of the 21st- century fair. VIP guests will visit col- lectors’ residences, attend breakfasts hosted by Sotheby’s Turkey and the privately run Elgiz Museum. Studio vis- its are also in the programme, including a stop at the workspace of Kezban Arca Batibeki, who makes short films and installations. She is represented by the New York-based Leila Heller Gallery. Heller is on the gallery selection com- mittee along with Ursula Krinzinger of the eponymous Austrian gallery. The co-founder of ArtInternational Istanbul is the fair veteran Sandy Angus of the company Angus Montgomery Ltd. Angus co-founded Art HK, the Hong Kong International Art Fair, along with Tim Etchells in 2008. Here, he teamed up with the Turkish and Italian firm Fiera Milano Interteks to launch the new event. The fair’s board of patrons reflects Angus’s influence; high-profile mem- bers include Roxane Zand, the deputy chairman of Sotheby’s Middle East, and Hanan Sayed Worrell, the senior representative and adviser for the Solomon R. Guggenheim Foundation in Abu Dhabi. Gareth Harris • ArtInternational Istanbul, Haliç Congress Centre, Istanbul, 16-18 September • For more on the 13th Istanbul Biennial, see main paper p27 “The political tension has heightened interest in engaged, politically expressive art ” Mark Francis’s Pyxis, 2013, is being shown at the booth of Kerlin Gallery, Dublin; Pace Gallery is showing Yto Barrada’s Restaurant-Villa Harris, Fig. 3, 2010 FRANCIS:COURTESYOFTHEARTISTANDKERLINGALLERY,DUBLIN.PHOTOGRAPH:FXPLONDON2013.BARRADA:©YTOBARRADA,COURTESYPACEGALLERY lhL E S L I E H I N D M A N A U C T I O N E E R S AMERICAN AND EUROPEAN AR MODERN AND C lhL E AMERICAN AND EUROPEAN AR ONTEMPORARMODERN AND C hGO | DENVECHICAGO | DENVECHICA D M A N T | SEPTEMBER 2AMERICAN AND EUROPEAN AR T | SEPTEMBER 25Y ARONTEMPORAR UKEE | NAPLEER | DETROIT | MILWAUKEE | NAPLEAWER | DETROIT | MIL U C T I O N E E R SAL E S L I E H I N D M A N 4T | SEPTEMBER 2 T | SEPTEMBER 25 CHES | PALM BEACHALM BEAES | P U C T I O N E E R S INQUIRIES 312.280 vid HockneDa tlerhisMcNeill W obert Henri, ErnesR ed) Earl Hansen, Sonia DelaunaAlfrAl ( orks bIncluding w TER NO1212 | REGIS.INQUIRIES 312.280 , Wsoablo Picas, Alphonse Mucha, Pyy,vid Hockne ador Dali, Maralvein, Stensty Licho, Rtler t, Fed Bufft Martin Hennings, Bernarobert Henri, Ernes sen, Harry Berterteoland P, Ryed) Earl Hansen, Sonia Delauna , Amedeo Modigliani, Falderander Cxy Aleorks b S | SEPTEMBER 26FINE PRINT T LESLIEHINDMAN.W ATER NO arhol and otherooning, Andy Willem de K, W an Rijn, Henri Maandt vembrc Chagall, Rador Dali, Mar signeul, James Abbotase C, Jean-Pierrwhaulorits Tt, F ardw, Eooia, Joan Mirsen, Harry Bert oleman, E, Joe Canz Kliner, Amedeo Modigliani, F S | SEPTEMBER 26 OMCT LESLIEHINDMAN. s.arhol and other ,setisan Rijn, Henri Ma tsigneul, James Abbot ,ertynod John P ,easchkd Poleman, E 030-031 TAN2 F&A 21/08/2013 16:48 Page 2
  • 90. 29Origine 2013 nummer 3 EvenementParcours des Mondes Reis om de wereld langs zestig handelaren In Parijs wordt van 10 tot 15 september voor de twaalfde keer het Parcours des Mondes georganiseerd. In het zesde arrondissement op de linkeroever komen jaarlijks uit de gehele wereld de beste handelaren op het gebied van Tribale kunst bijeen. Niet in een speciaal daarvoor ingerichte ruimte, maar in zestig winkels verdeeld over tien straten zoals die op de hierbij geplaatste plattegrond staan aangegeven. W at de antiquairs en kunst- en designhandelaren betreft valt, enigszins generaliserend, dit gedeelte van de Rive Gauche in twee parten uiteen. Links van de Rue des Saints Pères richting Musée d’Orsay is het ge- deelte waar met name de antiquairs zich bevinden, maar ook enige handelaren in oude kunst. In het rechter gedeelte, Saint-Germain-des-Prés waar ook de kunst- academie is, liggen de winkels van de handelaren in moderne en hedendaagse kunst en design en in tribale kunst. Wat de tribale kunst betreft werken in dit gebied zo’n twintig handelaren, maar tijdens het Parcours des Mondes komen er zo’n veertig bij, die gedurende de desbetreffende week – overigens tegen een be- hoorlijke vergoeding – in de winkels trekken van de kunst- en designhandelaren. Oceanië Deze circa zestig handelaren afkomstig uit Frankrijk, België, de Verenigde Staten, Groot-Brittannië, Australië, Canada, Spanje, Italië, Zwitserland – en een uit Nederland – tonen hun collecties tribale kunst, kunst die oorspronkelijk afkomstig is van volkeren uit Afrika, Oceanië en Amerika. Oceanië, met name Nieuw- Guinea, komt steeds meer in de belangstelling te staan. Volgens de organisator van de beurs, Pierre Moos, zijn er wereldwijd zo’n acht- tot tienduizend verzamelaars van tribale kunst. De groep die Afrikaanse tribale kunst verzamelt is het grootst met ongeveer zo’n vijftig tot zestig procent van het totaal. Circa dertig procent van de verzamelaars verzamelt kunst uit Oceanië. Amerika en in het bijzonder de Inuït-kunst moet het met nog geen tien procent doen. Er zijn weinig verzamelgebieden die wereldwijd zoveel belangstelling genieten als de tribale kunst, er bestaat zelfs belangstelling voor vanuit China. Verleden jaar zijn er door Chinese kopers enige belangrijke stukken aangeschaft. Kaf van het koren Wat ook voor het merendeel van de andere verzamelgebieden geldt: er komt ook op het gebied van de tribale kunst niets meer bij. Kennis om het kaf van het koren te scheiden is dan ook juist binnen deze sector van groot belang, te meer omdat wij verzamelaars te maken hebben met niet-Westerse culturen die we slechts met moeite kunnen interpreteren vanuit onze Westerse manier van kijken. Om de verzamelaar of incidentele koper zo veel mogelijk te behoeden voor miskopen zijn de deelnemers aan het Parcours allemaal duidelijk herkenbaar, door middel van hun bijdrage aan de catalogus en de vlaggen met het logo van het Parcours die buiten aan de winkels hangen. Helaas zijn er altijd weer handelaren (zogenaamde ‘pirate galleries’), die zich buiten de officiële deelnemers aan het Parcours om manifesteren. Verder zorgt de organisatie voor een keuring van de tentoongestelde objecten. Pierre Moos stelt dat alle objecten die in de catalogus staan afgebeeld iedere toets der kritiek kunnen doorstaan. Op de maandag voor de opening worden bovendien alle winkels door de keuringscommissie bezocht om alle te koop aangeboden objecten ter plaatse te beoordelen. Bij gerede twijfel worden de desbetreffende objecten verwijderd. Tentoonstellingen Het Parcours wordt zeker voor ons westerlingen niet alleen gekenmerkt door de grote verscheidenheid aan bijzondere objecten, maar ook door de vele tentoonstellingen die door de deelnemers in hun al of niet tijdelijk verblijf worden georganiseerd. Het zijn er circa twintig, waaronder een tentoonstelling over sieraden en ornamenten die op of aan het hoofd geplaatst worden; een tentoonstelling met negentiende-eeuwse foto’s gewijd aan het dagelijks leven en tradities van de Australische Aboriginals en de Maori’s van Nieuw Zeeland; een tentoonstelling met veertig objecten geheel en al afkomstig uit Melanesië; een tentoonstelling met als onderwerp de Pende – een volk uit Congo – en een tentoonstelling met schitterende gesneden fluiten van de Bakongo, eveneens afkomstig uit Congo. Nieuw is de deelname aan het Parcours van een tweetal galeriehouders met hedendaagse tribale kunst, waaronder sculpturen van zes hedendaagse kunstenaars uit het Afrikaanse Benin. Voor de liefhebber van tribale kunst is Parijs onontkoombaar. Voor alle aanvullende informatie: www.parcours-des-mondes.com. De tien straten in Saint-Germain- des-Prés, Parijs Monoliet, Ekoi, Nigeria, 10e/11e eeuw, steen, h. 160 cm. (coll.: Didier Claes Gallery) Masker, Dan Diomande, Ivoorkust, laat 19e eeuw, h. 22 cm. (coll.: Yann Ferrandin) Afsluiter/stop, Biwat, Yuat River, Nieuw Guinea, h. 42,5 cm. (coll.: Michael Hamson Oceanic Art) Masker, Koreduga, Bamana, Mali, h. 37 cm. (coll.: Galerie Jacques Germain) Schild, Mengen, Kaap Beechey, Nieuw Brittannië, h. 130 cm., br. 26 cm. (coll.: Michel Thieme Tribal Art) EvenementParcours des Mondes 28 Origine 2013 nummer 3
  • 91. 新一届世界艺术之旅 推荐大洋洲部族艺术品。此外,凭借十二年的成功 办展经验,该会展已经在各类原始部族艺术展中占 据主导地位。六十多家参展者有时要花数年时筹备 参展。每届展会的主题展也是他们介绍各自长期工 作成果的机会。阿兰·拉孔特(Alain Lecomte)画廊位 于盖内戈(Guénégaud)街,2012年他在艺术展上推出 了古代部落行医用的葫芦,今年他将介绍非洲巴刚 果(Bakongo)部落的木雕口哨,为此他还与历史学家 劳尔·勒华尔(Raoul Lehuard)合作撰写专著,并借艺 术展之机出版面世。阿兰·勒孔特对这个非洲部落情 有独钟,他收藏的一个布满钉子的犬状部落偶像 令人惊叹不已,还有一个博代(Bottet)旧藏的彩绘面 具,后者于1930年从加蓬的朗巴赫内觅到此物。在 位于维斯孔蒂(Visconti)街的曼·杜里约(Maine Durieu) 画廊举办的另一个主题展上,我们可以看到 巴乌雷 (Baoulé)、萨莫阿斯(Samoas)、盖黑(Guérés)等部落 的首饰艺术。这个科特迪瓦部族擅长于铸造工艺, 画廊主人将展示出自该部族的一款纯青铜项链,上 面还妆点着象征威力的豹齿。年轻的画廊主人鲁卡 ·哈东(Lucas Ratton)曾在上届荷兰马斯特里赫特欧洲 古董艺术品展(TEFAF)上一鸣惊人,这次在巴黎原始 部族艺术展中他将借助两尊人像特别展示刚果的艺 术,一尊是卢维纳(Lwena)部族,另一尊是特戈 (téké)部族,两件艺术品均源自法国私人旧藏。随 后可以参观维斯孔蒂(Visconti)街另一家画廊Voya- geurs et Curieux,观赏他们的巴布亚新几内亚原始 部族用来悬挂猎获人头的木雕像架;然后再去雅克 ·卡卢(Jacquot Callot)街的贝尔纳·杜隆(Bernard Dulon) 画廊参观来自喀麦隆的原始部族艺术品。以上就是 我们为在艺术展举办之前您精心挑选介绍的部分艺 术品…… StéphaniePerrisDelmas I 2013年世界艺术之旅展,9月10日-15日,Saint- Germain-des-près。www.parcours-des-mondes.com 原 始部族艺术品的爱好者们都知道,在国际 大型艺术会展中,每年九月举办的世界艺 术之旅(Parcours des mondes)展览是不容错 过的重要活动。巴黎是原始部族艺术品收藏与展览 的核心都市,整整一个星期内,著名的历史街区 Saint-Germain-des-Près(位于Beaux-Arts街,Mazarine 街和塞纳河之间)将汇集最优秀的专家和最知名的收 藏家。今年将有美国唐纳德·艾利斯(DonaldEllis)画廊 加盟参展,作为加拿大卑诗省原始部族艺术的专家 (参见95页采访),这是他们首次参加此次原始部族 艺术展。从布鲁塞尔到纽约的任何其他艺术展都无 法享有如此的声誉。原因何在呢?原因有很 多,最主要的是展览上展品艺术档次上乘,有着丰 富多样的地域和时代特征,今年的艺术展还将特别 W 耳环,泼勒(Peul)部族,马里,金质,15厘米宽。曼·杜 里约(MaineDurieu)画廊。 照片: Frank Verdier @Galerie Main Durieu THE MAGAZINE ART FAIR 90 GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL I 2013年07/08月
  • 92. HD 兽纹面具korèdougaso,巴马那(Bamana),马里 二十世纪初。硬质木料,表面为老包浆。 长37厘米。 雅克·热尔曼(JacquesGermain)画廊。 照片 : Hugues Dubois © Galerie Jacques Germain, 蒙特利尔 ART FAIR THE MAGAZINE 912013年07/08月 I GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL
  • 93. 猛根(Mengen)部族的盾牌, capBeechey,加 拿大新不列颠,十八世纪末-十九世纪 初。木质,藤条,自然色泽,羽毛。 130x26厘米。1909年3月9日维莱姆·穆勒 博士(WilhelmMüller)随 HamburgerSüdsee探险队 时收集。米歇尔·迪耶姆(MichelThieme)部 族艺术画廊 照片: Jan van Esch © Michel Thieme Tribal Art 面具,当迪奥芒戴(Dan Diomandé)部族,科特迪瓦, 十九世纪末。木质,深褐 色自然包浆。高22厘米。 亚安·费朗丁(YannFerrandin)画 廊 照片: Hughes Dubois © Yann Ferrandin 舞蹈面具,巴查姆(Batcham)部族, 喀麦隆,十八世纪(碳14法测定) 木质,高78厘米。1949年4月由 E.Mesle收藏。贝尔纳·杜隆(Bernard Dullon)画廊。 照片: Hugues Dubois @ Galerie Bernard Dulon THE MAGAZINE ART FAIR
  • 94. 用于悬挂展示猎获人头的木雕 像架,盖黑瓦(Kerewa)部族,巴布 亚湾,巴布亚新几内亚,源于 1910年之前的得海(Derai)村庄。木 质,纤维和彩绘。高103,5厘米。 VoyageursetCurieux画廊。 照片 © Voyageurs et Curieux画廊 ART FAIR THE MAGAZINE
  • 95. 盛放油脂的容器,海达·戈 瓦伊(HaidaGwaii)部族,加拿 大卑诗省 约1820年。木质。直径16,5 厘米。唐纳德·艾利斯画廊 (DonaldEllisGallery) 照片: John Taylor © Donald Ellis Gallery 托巴-巴塔克(Toba-batak)部族行医用的兽角,nagamorsarang, 印度尼西亚苏门答腊,水牛角,木头,鬃毛。 高33厘米,宽47厘米,十九世纪上半叶。 阿兰·波维斯 (AlainBovis)画廊。 照片:Mathieu Ferrier THE MAGAZINE ART FAIR
  • 96. 爱科瓦(Ekoi)(或 Ejagham)部 族石雕,尼日利亚,石 质,高160厘米。推定为 10世纪-11世纪。迪迪·克 拉艾茨(DidierClaez)画廊。 @ 迪迪·克拉艾茨(Didier Claez)画廊 采访唐纳德·艾利斯 (DonaldEllis)的四个问题 您是这次新一届“世界艺术之旅”展览的特邀嘉 宾,为什么您选择参展这次盛会,而不是布鲁塞 尔非欧洲艺术展览会(Bruneaf)或其他原始部族 艺术专业展会? 这是我们画廊首次参加部落艺术展览会。我们以 前曾确定不参加展会,而倾向于在更现代的场合 展示这些艺术品。自“世界之旅”展会首次举办以 来,我几乎每年都来参观,参观者人数之众和 法国人对我们这些艺术品的了解给我留下了深 刻印象。 作为加拿大卑诗省部落艺术的专家,您能告诉我 们在这届展会上你们将展示什么艺术品?您能告 诉我们展出的艺术品大致的价位吗? 我们将展示众多来自西南、西北海岸和阿拉斯加 的艺术品。其中包括一组霍皮人的卡其那娃娃, 以及从西北海岸部落艺术品中挑选出来的大量精 品,其中有一个精美的萨满教巫师的球形摇铃、 一组来自阿拉斯加的尤皮克面具,其中有一个来 自罗伯特·勒拜尔(Robert Lebel)的收藏。这些艺术品 的价格在3500欧元到400000欧元之间。 您是公认的原始部族艺术品领域最重要的国际艺 术商之一,巴黎对您意味着什么? 巴黎已经成为原始部落艺术品市场的首都。在我 看来,法国人对部落艺术品方面的了解可以说无 人能及。 在这一领域中,拍卖会上拍得的最漂亮的艺术品 或藏品是什么? 北美高端市场主要有由艺术商控制。我们画廊保 持着几乎所有在拍卖会上最高拍价或私人销售上 实现的最高价记录。最独一无二的拍卖会是2007 年纽约的一次Dundas藏品拍卖会,那次拍卖成交总 额约7百万美元,是该领域内的最高纪录。我们 画廊代表多家加拿大博物馆和私人收藏家,共拍 得其中价值6百多万的艺术品…… ART FAIR THE MAGAZINE 雕像,雷嘎(Lega)部族,刚果 民主共和国,象牙材质,高 11,8厘米。贝尔纳·德·格鲁内 (BernarddeGrunne)画廊 照片:F. Dehaen - Studio R. Asselberghs © Galerie Bernard de Grunne
  • 97. THE MAGAZINE ART FAIR NeweditionofParcours des Mondes has been firmly established in the primitive art landscape fortwelveyears.Thesixty-oddparticipants(subjectedtoa rigorous weeding process) sometimes take several years toprepareforafair.EachnewParcoursisthusanopportu- nity to present the results of lengthy research through thematic exhibitions. This year, after the medicine cala- bashes exhibited in 2012, Alain Lecomte, with a gallery in Rue Guénégaud, is focusing on the carved whistles of the Bakongo,towhichhehasdedicatedabookwithhistorian RaoulLehuard(beingpublishedfortheParcours).Loyalto this ethnic group, the gallery owner has also gathered togetheranastonishingdog-shapednailfetishandapoly- chrome mask from the former Bottet collection, found near Lambaréné, Gabon, during the Thirties. Another thematic exhibition is the one dedicated to beauty at Maine Durieu in Rue Visconti, where you will discover the art of jewellery sets with tribes like the Baoulé, Samoa and Guéré.AlsobythisIvoryCoastethnicgroup,whoexcelled incasting,thegalleryownerisexhibitinganecklacemade entirelyofbronzeornamentedwithleopardteeth:signsof power. Meanwhile the young gallery owner Lucas Ratton, who caused a sensation at the last TEFAF in Maastricht in theShowcasesection,isputtingtheaccentontheCongo with two statuettes, one Lwena, the other Teke with a doublefunction,fromaformerFrenchcollection.Youmay alsobetemptedtostopoffatVoyageursetCurieux,inRue Visconti, to admire an agiba skull hook from Papua New Guinea, and at the Bernard Dulon gallery in Rue Jacquot Callot with its masterpieces from the Cameroon of which we present a preview selection… StéphaniePerrisDelmas T ribal art fans will tell you that if there is one dateyoureallyshouldnotmissinthecalendar of major international fairs, it's the Parcours des Mondes – which, we remind you, is held every year in September. In just under a week, Paris, the uncontested capital of the speciality, packs all the top professionals and collectors into the historic Saint- Germain-des-Près district (between the Rue des Beaux- Arts,RueMazarineandRuedeSeine).Thisyear,theDonald Ellis gallery from America will be swelling the ranks of the Parcoursteam:thefirsttimethisworldspecialistonBritish Colombia is taking part in a tribal art fair (see interview, page 139). From Brussels to New York, no other fair can boast a reputation of this kind. And though there are many reasons for it, its chief asset is the excellence of the objects exhibited, and their wide variety of periods and regions - this year, there is a distinct spotlight on the Oceanicarts.Wecanalsoaddexperience,becausethefair I Parcours des Mondes 2013, 10 to 15 September, Saint- Germain-des-Près. www.parcours-des-mondes.com W Earrings,Fulapeople,Mali,gold,15cmwide.MaineDurieuGallery. Frank Verdier © Main Durieu Gallery 134 GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL I N° 27
  • 98. ART FAIR THE MAGAZINE 135N° 27 I GAZETTE DROUOT INTERNATIONAL HD Zoomorphickoredugasomask,Bamana,Mali Early20thcentury.Semi-heavywood,ancientpatina fromuse.L.37cm. JacquesGermainGallery. Hugues Dubois © Jacques Germain Gallery, Montréal
  • 99. THE MAGAZINE ART FAIR 136 Mengenshield,CapBeechey,NewBritain,late 18th/early19thcentury.Wood,rattan,natural pigments,feathers.130x26cm.Collectedby DrWilhelmMüller,memberoftheHamburger Südseeexpedition,mostprobablyon9March 1909.MichelThiemeTribalArtGallery. Jan van Esch © Michel Thieme Tribal Art Mask,DanDiomandé,Ivory Coast,late19thcentury. Wood,darkbrownage patinawithdifferent shades.H.22cm.Yann FerrandinGallery. Hughes Dubois © Yann Ferrandin Dancemask,Batchampeople,Cameroon, 18thcentury(TestC14) Wood,H.78cm.CollectedbyE.Meslein April1949.BernardDullonGallery. Hugues Dubois © Galerie Bernard Dulon
  • 100. ART FAIR THE MAGAZINE Agibaskullhook,Kerewapeople,Gulf ofPapua,PapuaNewGuinea,collected before1910inthevillageofDerai. Wood,fibresandpigments.H.103.5 cm.VoyageursetCurieuxGallery. © Voyageurs et Curieux
  • 101. Vesselforfat,HaidaGwaii,British Colombia,c.1820.Wood. D.16.5cm.DonaldEllisGallery. John Taylor © Donald Ellis Gallery Toba-batakmedicinehorn(nagamorsarang) Sumatra,Indonesia,Buffalohorn,wood,horsehair. H.33,l.47cm,firsthalfof19thcentury.lainBovisGallery. Mathieu Ferrier THE MAGAZINE ART FAIR
  • 102. ART FAIR THE MAGAZINE Ekoi(orEjagham) monolith.Nigeria, stone,H.160cm. presumedtodatefrom the10th/11thcentury. DidierClaezGallery. © Galerie Didier Claez Statuette,Lega,R.D.Congo,ivory, H.11.8cm.BernarddeGrunne Gallery. Photo: F. Dehaen - Studio R. Asselberghs © Bernard de Grunne Gallery 4questionsforDonaldEllis You are one of the star guests of this next "Parcours des mondes". Why have you chosen this show rather than BRUNEAF or the other big fairs dedicatedtotribalart? Thisisthefirsttimethegalleryhaseverparticipatedina tribalartfair.Wehavemadeapointofnotdoingsointhe past,preferringtoexhibitworksinamorecontemporary setting. I have visited the Parcours des Mondes almost every year from the beginning, and I've been impressed by the number of visitors and how informed the French areingeneralabouttheworksofartwehandle. As a British Colombia specialist, can you tell us what there will be at the fair this year? Can you indicate a price range for the objects you will be showing? We will be exhibiting a large group of objects from the South-west, the North-west Coast and Alaska. This will include a group of kachina dolls, a large selection of worksfromtheNorth-westCoast-forexample,asuperb globularshaman'srattle-andaveryimportantgroupof Yup'ik pieces from Alaska, including a mask from the Robert Lebel Collection. Prices will range from €3,500 to €400,000. You are considered one of the most important international dealers. What does the Paris scene representforyou? Parishasbecomethecapitalofthetribalartmarket.The French have a level of sophistication as regards tribal art thatisunmatchedanywhereelsethatIamawareof. What is the most beautiful object or collection in yourspecialitytohavebeensuccessfulatauction? The high end of the North American market is still predominately handled by dealers. Our gallery holds almosteverypricerecordintermsofbuyingatauctionor prices realised in private sales. One really outstanding event at auction was the landmark Dundas collection soldinNewYorkin2007.Thesalerealisedapproximately $7 million, which is still a record in this field. Our gallery acquired a little over $6 million of this total, on behalf of agroupofCanadianmuseumsandprivatecollectors… interviewbyS.P.-D
  • 103. international events Use anti 42 7th September 2013 User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED: antiques trade gazette EVERY other year when Paris holds its Biennale des Antiquaires at the Grand Palais, the French capital makes an early start on the autumn season and the art and collecting world make a detour to attend. But even in Biennale years the fair doesn’t hog all the limelight. Numerous satellite events, from dealers’ shows to alternative fairs, are also staged to capitalise on the international influx of visitors and some of these are annual events. So while non-Biennale years are less frenetic, September still makes a bit of a splash on the international scene. Every year during the first half of the month Paris stages its annual tribal trail in the specialist Left Bank galleries around the Saint-Germain-des-Prés area. There is also a smaller ceramics trail and various dealers’ exhibitions to see. Here is a small taste of what next month has to offer. Tribal Trail: Parcours des mondes Always a harbinger of the new autumn season, Parcours des mondes, Paris’ annual tribal trail, runs from September 10-15 in the network of specialist shops and galleries sited in the Saint-Germain- des-Prés neighbourhood. The event is a mix of resident Parisian dealers plus invited guest dealers from other countries who set up in the local galleries for the duration of the show. This year there are 60 participants, half drawn from France, a dozen from Belgium, eight from the US, three from Spain, plus one or two representatives from Italy, the UK, Canada, Australia, the Netherlands and Switzerland. Together this selection offers a rich tapestry of African, Oceanic and American artefacts spanning several centuries. Many dealers will present specialist themed shows, like Alain Lecomte’s selection of works from Bakongo including various carved whistles or Michael Evans’ – a new exhibitor – display of 19th century photographic portraits from Oceania, which will Time to beat a path across P ■ Tribal art, ceramics and design rub shoulders in an autumnal feast of art Anne Crane r e p o r t s include images featuring life among the Australian Aborigines, Maoris, the Solomon Islands and other native peoples of the South Seas. A new addition this year to Parcours is the inclusion of galleries showing Contemporary art: Galerie Vallois from Paris showing the work of six Benin sculptors and Fine Art Studio from Brussels, while Stephane Jacob will show contemporary paintings by Aboriginal Australians. Parcours director Pierre Moos feels there is a synergy given that much western art was inspired by primitive art and many contemporary artists derive their inspiration from it. Further information www.parcours-des-mondes.com The Stone Collection Sotheby’s are capitalising on the numbers of people in town for the Parcours du Monde as an opportunity to promote their November sale in New York of the first part of the Allan Stone collection. They are bringing a selection of the best works from the Stone sale to Paris for a six-day view during the run of Parcours from September 10-15. One piece they will be showing is this Songye community power figure, right, part of a group of Songye Power and Kongo Nail figures from the Democratic Republic of the Congo which are among the highlights of the collection. Stone, a New York art dealer, amassed his wide-ranging collection over 40 years, buying pieces at auction and from several of the foremost dealers in the field such as Alain de Montbrison and Merton Simpson, and acquiring works from highly regarded collections like that of Helena Rubenstein. One of the key attractions of Stone’s collection is that he left the works untouched and unrestored so that many retain their now much-revered original patina and incrustations. Running to over 300 works, the collection is expected to realise over $20m. The first instalment features African, Oceanic and Indonesian art with more African plus Native American and Pre-Columbian work to follow next year. www.sothebys.com Right 7in (7 Songy figure at $60 900,0 the Al collect sold b on No in New on vie Septem Left: among the works that Patrick Mesdagh is taking to Parcours des Mondes from Brussels to show at the Pascal Landsberg Gallery in the rue de Seine is this early 19th century necklace from the Hawaiian islands of Lei Niho Palaoa. It is made from human hair, coconut fibre and sperm whale ivory and is priced in the region of €40,000. Left: this 5ft 2in (1.6m) high stone monolith from Ekoi in Nigeria dates from the 10th-11th century and will be shown by Didier Claes from Brussels, who is exhibiting his selection of black African art at Pascal Lansberg Gallery on the rue de Seine. It is priced at €150,000. Right: Anthony Meyer, whose gallery of Oceanic and Eskimo art is in the rue des Beaux Arts, is a longstanding exhibitor at Parcours. One of his prize exhibits is this little 3½in (9cm) high carved fossilised walrus ivory shaman figure from Alaska from the early Thule culture 1000-1400 AD. It has a mid five- figure price tag in euros. Ceramic TOWAR Gauche Parcour Ther of stree antique There will on sale on highlights edge of th style, who antique v Left: the Apulian v one of the Beaune.T House, En Right: th birds pain his gallery Below: the eight exhibitors from the United States at Parcours include Donald Ellis from New York, specialising in Native American art showing at Rive Gauche Marcel Strouk on the rue de Seine. He will be taking this carved Haida grease bowl of c.1820 from British Columbia for which he is asking around €100,000. 2106IE01-03finp42-44.indd 22106IE01-03finp42-44.indd 2 9/2/2013 10:31:28 AM9/2/2013 10:31:28 AM
  • 104. Antiques Trade Gazette 43 User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED: antiques trade gazette ss Paris mbers u e he n. e ris e gye of a Nail c ssed ears, veral uch of e’s any al with nd ear. Right: a 2ft 7in (79cm) high Songye Power figure estimated at $600,000- 900,000 from the Allan Stone collection to be sold by Sotheby’s on November 15 in New York and on view in Paris in September. Ceramics: Parcours de la Céramique TOWARDS the end of the month a second trail opens up around the Carré Rive Gauche, this time devoted to a broad range of ceramics and glass as the 6th Parcours de la Céramique is staged over four days from September 24-28. There are 23 participants this year spread over two sites: the network of streets round the Carré Rive Gauche and in the Louvre des Antiquaires antiques centre opposite the eponymous museum. Visitors can expect to see a wide range of European pottery and porcelain as well as near and far eastern ceramics and glassware in these specialist shops. The majority of the exhibitors are Parisian but foreign dealers come from Italy, the UK and Belgium to show as guests in Paris galleries. As with previous parcours, each day will feature guided tours conducted by museum curators and specialists. For more detailed information including a map showing the gallery locations there is a detailed website www.franceantiq.fr/siccaf There will be a wealth of different styles of Oriental and Occidental pottery and porcelain on sale on the Paris ceramics trail, but it is easy to understand why it might feature plenty of highlights from Sèvres, France’s premier porcelain factory, that has always been based on the edge of the city. Pictured here are two examples of the late 18th/early 19th century Etruscan style, whose form and decoration was inspired by the recently discovered excavations of antique vases. Left: the 10in (25.5cm) high, green-ground gilt ewer of 1816, whose shape is based on a Apulian vase form known as oinochoe, is being brought to the Parcours by Errol Manners, one of the two English guest exhibitors, who is showing at Galerie Artesepia on the rue de Beaune.The ewer has a provenance to the The Earls of Mount Edgcumbe, Mount Edgcumbe House, England and will be priced in the region of £9500. Right: this cup and saucer of c.1793-95 comes from a yellow ground service decorated with birds painted by Georges Buffon. It is one of the pieces that Christian Béalu is showing at his gallery on the rue du Bac during Parcours de la Céramique, where it is priced at €7500. Eyre de Lanux exhibition Tribal art and ceramics are not the only disciples on show in the antique shops and art galleries packed in to the Carré Rive Gauche/ Saint-Germain-des-Prés area – 20th century design has its place in the spotlight as well. American-born, Paris-based designer Elizabeth Eyre de Lanux (1894-1996) was a contemporary of Eileen Gray, producing similar avant garde Art Deco furnishings using a wealth of unusual materials. She is less well known than Gray, however, and her small body of work doesn’t come to market that often. All this could be about to change courtesy of a major retrospective at Willy Huybrechts’ Left Bank gallery on the rue Bonaparte which opens on September 19 and runs to October 19. The show is the result of over four years of research that has also resulted in a new book on the designer, who was a friend of Picasso, Man Ray, Brancusi and other major names in the Paris art world. Using documents from the artist’s family and the Smithsonian institute, Willy Huybrechts and Louis Géraud Castor have collected together some 30 pieces of furniture and drawings from various private collections. Together they demonstrate the breadth of de Lanux’s talent: her use of materials like lacquer, parchment, cork, and lino, and the varied sources that inspired her designs such as Cubism and tribal art. Prices range from a lamp at €15,000 up to €200,000 for the most important pieces. See www.willy-huybrechts.com Above: this pair of 2ft 9in (85cm) high walnut drum seats are among 30 pieces on show at the Eyre de Lanux retrospective at Galerie Willy Huybrechts. Left: Elizabeth Eyre de Lanux photographed by Man Ray. Drouot During renovation work at the Hôtel Drouot auction centre in Paris, sales in September are being held in two alternative locations: Drouot-Montmartre, 64, rue Doudeauville and 12, rue Drouot. For more detailed information see the Drouot website at www.drouot.com ©manyraytrustadagp 2106IE01-03finp42-44.indd 32106IE01-03finp42-44.indd 3 9/2/2013 10:31:38 AM9/2/2013 10:31:38 AM
  • 105. international events 44 7th September 2013 User: IVAN Issue No: 2106 Issue Date: 07/09/13 File Name: IE01-03 PROOFED: antiques trade gazette Above: this hitherto unpublished painting, The Loves of the Gods by the Antwerp-born artist Pauwels Franck, better known as Paolo Fiammingo (1540-96), will feature in Koller’s auction series later this month as part of their September 20 sale of Old Master paintings. The 3ft 11in x 5ft 5in (1.2 x 1.67m) oil on canvas, which was discovered in 2001 in a Swiss private collection and is dated to c.1585, is stylistically similar to a series of paintings representing the five senses commissioned from the artist by the Augsburg Imperial banker Hans Fugger. Koller’s painting depicts a gathering of the gods, showing Jupiter, Neptune,Vulcan, Cupid and Venus in a riverscape setting. Restoration work has also revealed another figure group in the background.The work is estimated to fetch SFr200,000-300,000. www.kollerauktionen.ch Above: antiques and personal memorabilia from the estate of entertainer Bob Hope and his wife Dolores are to be offered by Julien’s of Beverly Hills in a two-day auction on September 20-21.The material on offer comes from the couple’s homes in Toluca Lake and Palm Springs. Bob Hope was also a celebrated golfer and there are many golfing souvenirs in the auction, including his personal golf cart, while personal memorabilia includes signed presidential books and photographs, award plaques and trophies, plus gifts from celebrities and politicians. The furnishings include antique and modern pieces, among them 18th and 19th century Chinese export porcelain as well as this 7ft 6in (2.3m) high, George I green parcel-gilt chinoiserie-decorated bureau cabinet, with a provenance to Mallett, London, which is billed as one of the highlights with an estimate of $75,000-85,000. www.juliensauctions.com Koller to offer Old Master discoveryHigh Hopes in Beverly Hills 2106IE01-03finp42-44.indd 42106IE01-03finp42-44.indd 4 9/2/2013 10:31:40 AM9/2/2013 10:31:40 AM
  • 106. O rganisé par Tribal Art Ma- nagement avec à sa direc- tion Pierre Moos, ce Par- cours 2013 offre une présidence d’honneur à la spécialiste de l’art Dogonet commissairede l’exposi- tion « Dogon » au musée du quai Branly en 2011, Hélène Leloup. L’un des premiers marchands français à se préoccuper, début des années cin- quante, de l’art nègre et à ou- vrir sa galerie à Pa- ris… For- te de sonsuc- cès en 2012 – unnom- bredevi- siteurs estimé à 10.000 et, côté mar- chands, le chiffre d’affaires le plus intéressant depuis 2008 –, cette nouvelle édition regroupe pas moins de soixante exposants en arts premiers dont la moitié vient de l’étranger (Espagne, Ita- lie, Grande-Bretagne et même Australie et Canada) sans oublier dix de nos compatriotes et une forte participation américaine. Maisen quoi 2013 se distingue- t-il de 2012 ? Pierre Moss fait d’abord remar- quer que « l’art tribal passionne non les investisseurs mais les vé- ritables collectionneurs et que ces arts premiers suscitent un intérêt croissant. Toutefois, si l’art afri- cain intéresse encore la majorité descollectionneurs, on note un dé- placement vers l’art océanien. Le goût change et il est certain que la rareté est plus présente en art océanien qu’en art africain. Et la rareté, l’exceptionnel, c’est la rai- son de vivre de tout collectionneur ! » De souligner en- suite le soin appor- té à la sélection des objets présentée. Pas moins de deux expertises pour ga- rantir leur authenti- cité. Dernières caracté- ristiques enfin, l’ou- verture à quelques exposants d’art con- temporain non occi- dental car « si l’art tribal ne produit plus de pièces, d’une certaine fa- çon, l’art contempo- rain prend le relais de l’expression de cet art universel ». Et l’organisation d’expositions thé- matiques par une vingtaine de galeries. L’occasion de plonger dans les bijoux et orne- ments d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, de découvrir les amulettes Sepik recueillies dans la profondeur de la terre ancienne de Papouasie- Nouvelle-Guinée,lessif- flets sculptés des Bakon- go ou les signes de la féconditéauNord-Came- roun. Le parcours sera magi- que. CLAIRE COLJON arts arts A la fin du mois de juin der- nier, la maison de ventes aux enchères parisienne Pierre Bergé & Associés a réalisé une excellente opération en pro- posant un portrait dit « du Fayoum » d’une qualité excep- tionnelle. Surnommé « la dame en bleu », d’après la couleur du manteau recouvrant les épaules de la jeune femme représentée, ce petit panneau de bois peint à l’encaustique, mesurant 38 sur 22,3 centimètres, s’est en effet vendu bienau-delà de son estima- tion provisoire. Alors que l’on en attendait aux alentours de 800.000 euros, les enchères se sont littéralement envolées, jus- qu’à atteindre la somme record pour une œuvre de ce type de 1.467.324 euros (frais inclus) ! À côté de cela, les 688.068 eu- ros dépensés en juin 2007 chez Sotheby’s à New York pour un portraitd’homme un peuplus tar- dif sembleraient presque dérisoi- res… En effet, aux yeux des spécialis- tes des portraits gréco-romains d’Egypte, comme l’éminent ar- chéologueallemand Klaus Parlas- ca, la « dame en bleu » méritait bel et bien un tel investissement. Les portraits du Fayoum sont ef- fectivement des témoignages inestimables de l’histoire de l’art puisqu’ils sont considérés com- me les plus anciens portraits peints parvenus jusqu’à nous. Tombés dans l’oubli jusqu’à la fin du XIXe siècle, leur redécouverte par le grand public fut l’œuvre d’un antiquaire viennois, Theo- dor Ritter von Graf, qui organisa de grandes expositions interna- tionales pour faire connaître ses récentes acquisitions. En 1887, celui-ci en avait en ef- fet acheté plusieurs exemplaires à des agriculteurs qui venaient de les découvrir, un peu par ha- sard, à er-Rubayat, dans la ré- gion de l’oasis du Fayoum. L’an- née suivante, le grand égyptolo- gue anglais Flinders Petrie mit à son tour la main sur 146 nou- veaux portraits, lors de fouilles menées sur le site d’Hawara, con- firmant au passage l’authenticité de ceux acquis par Theodor Rit- ter von Graf. La légende des por- traits du Fayoum (presque un millier au total) était née ! AU CROISEMENT DE L’EGYPTE, DE LA GRÈCE ET DE LA ROME ANTIQUE Pour trouver l’origine de ces portraits peints sur chevalet, il fautremonter 2.000 ans enarriè- re. En 31 av. J.-C, soit au lende- main de la fameuse bataille d’Ac- tium, marquée par la victoire d’Octave sur les forces de Marc Antoine et de Cléopâtre, l’Egypte passesous contrôle romain. Rapi- dement, de nombreux Romains traversent la Méditerranée pour s’y installer et adoptent un nou- veau mode de vie, fortement in- fluencé par les coutumes locales. Cela fut particulièrement fla- grant dans le domaine funérai- re : ceux-ci prirent en effet l’habi- tude égyptienne de se faire em- baumer, tout en introduisant au rite un élément gréco-romain, à savoir la pratique du portrait. De leur vivant, un artiste itinérant venait à leur domicile pour pein- dre les traits de leur visage, soit à la cire ou à la détrempe sur pan- neaux de bois (du tilleul générale- ment) ou bien sur des suaires de toile. Accrochés aux murs de leurs demeures, ces portraits étaient ensuite disposés sur les vi- sages momifiés de leurs proprié- taires décédés pour garantir le bon déroulement de leur long voyage vers le monde des Morts et la survie de leur apparence dans l’au-delà. Dans le cas de notre « dame en bleu », le portrait dévoile une jeu- ne femme issue de la haute socié- té romaine locale, représentée de face, légèrement tournée vers la droite. Outre les traits assez durs de son visage et les brillants bi- joux en or qui pendent à son cou et à ses oreilles, c’est surtout sa coiffure qui intrigue le specta- teurdu XXIe siècle.Constitué no- tamment de petites bouclettes fi- nement disposées en rangs serrés et de deux longues tresses, cet ar- rangement capillaire est en réali- té copié des coiffures officielles d’Agrippine la Jeune, la mère de Néron, et de Claudia Octavia, sa première épouse. Des détails qui ont leur importance puisqu’ils permettent de dater avec préci- sion la création de ce portrait du règne de Néron, c’est-à-dire vers 54-68 ap. J.-C. Portrait auréolé par certains du titre de «Joconde du Fa- youm», il semble en effet évident qu’il doive trouver sa place parmi les plus beaux exemples d’une production qui s’est tout de mê- me étalée sur plus de quatre siè- cles ! Outre l’extrême rareté de la couleur bleu clair de son vête- ment, c’est surtout la précision dans le rendu des traits du modè- le qui étonne. Loin du portrait standardisé, tel qu’on peut le voir dans la plupart des exemples par- venus jusqu’à nous, la « dame en bleu » appartient bel et bien aux rares chefs-d’œuvre du genre. De quoi justifier la somme de pres- que 1,5 million d’euros qui a été dépensée par son nouveau pro- priétaire pour l’acquérir ! JEAN VOUET Des Maoris de Nouvelle-Zélande au peuple bamiléké du Cameroun, des Dayaks de l’île de Bornéo aux Eskimos d’Alaska, c’est à la découverte de tous ces arts qu’invite la douzième édition du « Parcours des mondes ». Etrange et magnifique, ce crochet porte-crâne « agiba » de la popula- tion kerewa (golfe de Papouasie, Papouasie- Nouvelle-Guinée). Col- lecté avant 1910 dans le village de Derai, il est en bois, fibres et pig- ments et exposé par Voyageurs et Curieux. © VOYAGEURS ET CURIEUX. Dans la galerie Olivier Castella- no, cette statue Baoulé de Côte d’Ivoire. En bois, haute de 43 cm, elle est datée fin XIXe - début XXe siècle. © OLIVIER CASTELLANO. Pour ce portrait auréolé par certains du ti- tre de « Joconde du Fayoum », il semble en effet évident qu’il doive trouver sa place parmi les plus beaux exemples. La dame en bleu Quand Paris parcourt le monde MARCHÉDEL’ART De la première moitié du XIXe siècle, en corne de buffle, bois et crin, cette corne à médecine du peuple Toba-Batak (« naga morsarang », Sumatra) est présentée dans la Galerie Alain Bovis. © ALAIN BOVIS. MARCHÉDEL’ART Créées en 2013, ces « Silhouettes » en bois et pigments de l’artiste béninois Dominique Zinkpè, sont à voir dans la Galerie Vallois. © CHARLES PLACIDE. La vente d’un portrait du Fayoum de cette qualité est en soi un événe- ment exceptionnel. © D.R. Page 52 Mercredi 28 août 2013 Mad Mad Mercredi 28 août 2013 Page 53
  • 107. C14 Cultuur THEATER Stipendium voor toneelschrijvers Het Prins Bernhard Cultuurfonds gaat jaarlijks een stipendium uitreiken aan toneelschrijvers voor het schrijven van een nieuw stuk. Dat maakte juryvoorzitter Arthur Japin gisteren bekend bij de opening van het Nederlands Theaterfestival. Het Theater- TekstTalent-stipendium bestaat uit een bedrag van 12.500 euro, plus een bijdrage van 22.500 euro om het nieuwe stuk te realise- ren. Een jury met onder meer Maria Goos zal kandidaten selec- teren op basis van synopsis, één scène en een eerdere tekst. THEATER Bussemaker richt denktank op Minister van Cultuur Jet Bussemaker zal met de Koninklijke Aka- demie van Wetenschap een denktank oprichten van kunste- naars en wetenschappers, om het contact tussen kunst en sa- menleving te versterken. Dat zei Bussemaker in ‘De Staat van het Theater’, de jaarlijkse State of the Union van de theatersector, bij de opening van het Theaterfestival. De politiek moet luisteren naar kunstenaars, zei Bussemaker, maar die moeten ook beter hun eigen waarde bepleiten, in de vorm van ‘ambassadeurs’. ‘Ik ben een visuele activist’ Interview Zanele Muholi De Zuid-Afrikaanse fotografe registreert het leven van lesbische vrouwen. Vrouwenportretten, vaak in zwart-wit, van Zanele Muholi, te zien in Prins Claus Fonds Galerie in Amsterdam. Delpeut wordt nieuwe artistiek leider DUS Door onze redacteur Herien Wensink AMSTERDAM. Regisseur Thibaud Del- peut wordt de nieuwe artistiek leider van De Utrechtse Spelen (DUS). Jac- ques van Veen (voorheen Ro Theater, Holland Festival) treedt aan als alge- meen directeur. Dat heeft de organisa- tie gisteren bekendgemaakt. DUS is een van de acht rijksgesubsidieerde gezelschappen met 1,5 miljoen euro subsidie per jaar. Vorig jaar ging het gezelschap bijna failliet nadat het te grootschalige producties had ge- maakt. Gemeente en provincie Utrecht moesten financieel bijsprin- gen. Artistiek leider Jos Thie, zakelijk leider Jelle Snijder en de raad van toe- zicht stapten op. Sindsdien is een reor- ganisatie afgerond, waarbij het gezel- schap is teruggebracht tot een romp- organisatie. Met de ervaren bestuur- der Van Veen en de jonge, maar veel- geprezen Delpeut kan begonnen wor- den aan de ontwikkeling van een nieuw, financieel solide en artistiek in- teressant profiel. Delpeuts eerste gro- te zaalregie wordt in seizoen ’14-’15 verwacht. In seizoen ’13-’14 maakt hij nog Caligula (Toneelschuur Produc- ties) en Ajax bij Schauspiel Frankfurt. Delpeut (1978) rondde in 2006 de regieopleiding in Amsterdam af. Daar- na kon hij direct aan de slag bij het Na- tionale Toneel en Toneelgroep Am- sterdam. Daar ontwikkelde Delpeut een herkenbare, consequente stijl met strak gecomponeerde voorstellingen en een frisse kijk op toneelklassiekers. In zijn regies laveert hij tussen experi- menteel en conventioneel. Binnen opleidingstraject TA-2 maakte Delpeut de voorstellingen Bri- tannicus (2007), Antigone-Kreon-Oidi- pous (2009) en Al mijn Zonen (2010). Met het bejubelde Al mijn Zonen plaatste Delpeut zich in de traditie- Van Hove: een kaal, esthetisch toneel- beeld, een indrukwekkende sound- track, heldere tekstbehandeling en stemmig spel. Die stijlkenmerken lij- ken ook geschikt voor de grote zaal van de Utrechtse stadsschouwburg. Delpeuts eerste grotezaalvoorstel- ling bij TA (Ibsens Nora) werd afgelo- pen seizoen wisselend ontvangen. Maar hoofdrolspeelster Halina Reijn werd voor haar prestatie wel genomi- neerd voor toneelprijs de Theo d’Or. LUDION Het nieuwe cultuur- seizoen is begonnen. Lees nu Rudi Fuchs Kijken 2 Een leesboek over kunst Advertentie Door onze cultuurredactie AMSTERDAM. De 84-jarige Egyptische volksdichter Ahmed Fouad Negm heeft de Grote Prins Claus Prijs gewon- nen voor zijn in Egyptische spreektaal geschreven poëzie. De prijs bestaat uit 100.000 euro. 11 december van dit jaar zal prins Constantijn de prijs uit- reiken in het Koninklijk Paleis in Am- sterdam. Het fonds dat met de prijs vrijheid van culturele expressie wil stimule- ren, roemt Negms „uitgesproken, kri- tische en originele poëzie” die volgens het fonds „een weerslag is van zijn on- afhankelijkheid, integriteit, moed en voortdurende inzet in de strijd voor vrijheid en sociale rechtvaardigheid”. Daarbij komt dat zijn gedichten dage- lijks in de straten en op tv en radio in Egypte ten gehore worden gebracht. „Vele jonge Egyptenaren kennen zijn gedichten uit hun hoofd, declameren ze op straat, citeren ze in graffiti en ge- ven er in moderne muziek een nieuwe interpretatie aan.” Als jonge man ontmoette hij de zanger en componist Sheikh Imam in de arme Kosh Adam buurt. Ze vorm- den een zangduo en hun muziek ver- gaarde grote nationale roem. Negm belandde in zijn leven verscheidene keren in de gevangenis, vanwege zijn kritiek op de elkaar opvolgende auto- ritaire regimes van Nasser, Sadat en Mubarak. Zes jaar geleden werd Negm door de Verenigde Naties uitge- roepen tot een ‘ambassadeur van de armen’. Het zeventien jaar oude Prins Claus Fonds heeft tot doel de uitwisseling tussen cultuur en ontwikkeling te be- vorderen. De elf jaarlijkse prijswin- naars worden geëerd omdat ze „door hun culturele en artistieke uitingen een positieve impact hebben op de ontwikkeling van hun land”. Sinds de dood van prins Friso is zijn broer Con- stantijn erevoorzitter. Grote Prins Claus Prijs: Egyptische dichter Door onze redacteur Wim Brummelman AMSTERDAM. Er is niets vrijblijvends aan het werk van de Zuid-Afrikaanse fotografe Zanele Muholi. Prachtige portretten maakt ze, meestal van vrouwen, meestal van lesbische vrou- wen. Ze is zelf lesbisch. Indringende kunstwerken zijn het, maar Muholi maakt geen foto’s om de mooiigheid. ‘Een visuele activist’, zo betitelt ze zichzelf. Muholi, 41 jaar geleden geboren in de township Umlazi bij Durban, werkte na haar schooltijd een jaar in een textielfabriek. Rond haar negen- tiende ging ze op zoek naar een beter bestaan, ze vertrok naar Johannes- burg. Tien jaar lang werkte ze als kapster, daarna werd fotograferen en documentaires maken haar leven. En ze helpt vrouwen zich te organise- ren. In zeker opzicht is Zuid-Afrika het ideale land voor homo’s en lesbien- nes. In geen enkel ander land ter we- reld zijn hun rechten grondwettelijk vastgelegd én bestaat er aparte wetge- ving voor gelijke behandeling. Maar met wetten alleen verander je de hou- ding van mensen niet, weet Muholi. Daarvoor is educatie nodig, de men- sen laten zien, laten begrijpen. Daarom maakt ze haar portretten. En maakt ze gefilmde documentaires over vrouwen die het slachtoffer zijn geworden van ‘correctieve’ verkrach- ting en over begrafenissen van vrou- wen die het slachtoffer zijn geworden van dodelijk geweld. Koel registreert ze de feiten: ‘April: Patricia ‘Pat’ Mashigo (36), murdered in Daveyton Ekurhuleni, her naked body found near a local primary school’. Maar ze blijft altijd genuan- ceerd. Het beeld van de zwarte Zuid- Afrikaanse man als machogewelde- naar wil ze niet bevestigen. „Dan zou ik alle zwarte broeders die mij steu- nen tekortdoen. Ik moet bedacht- zaam zijn, niet generaliseren. Ik kijk alleen naar de feiten.” Veel vrouwenportretten zijn in zwart-wit. „Het hangt af van mijn stemming”, zegt ze. Het is ook een be- wuste keuze. Zwart-witfoto’s roepen de herinnering op van vroeger. „Ik creëer de sfeer van: wij zijn hier eer- der geweest. Misschien hadden we toen nog geen naam, maar we zijn hier altijd geweest.” Op haar schouder draagt ze een tat- too. Van een baarmoeder. De moeder- schoot. Een eerbewijs aan de vrouw die het leven ter wereld brengt, een herinnering aan het feit dat we alle- maal als mensen zijn geboren. Expositie foto’s Muholi t/m 22 nov in de Prins Claus Fonds Galerie, Herengracht 603, Amsterdam. PRINS CLAUS PRIJS 2013 De tien winnaars Deze kunstenaars krijgen de Prins Claus Prijs, groot 25.000 euro: 1. Zanele Muholi, fotografe, Zuid-Afrika (1972). (Zie ook interview hieronder.) 2. Naiza Khan, beeldend kunstenares, Pakistan (1968). 3. Carla Fernández, mode- ontwerpster en cultureel erfgoed (weefsels), Mexico (1973). 4. Alejandro Zambra, schrijver, dichter, criticus, Chili (1975). 5. Lu Guang, fotojournalist, China (1961). 6. Oscar Muñoz, beeldend kunstenaar, Colombia (1951). 7. Christopher Cozier, beeldend kunst, Trinidad & Tobago (1959). 8. Idrissou Mora-Kpaï, filmer, Benin (1967). 9. Theatre Garasi/Garasi Performance Institute, perfor- mance kunst/ theaterlab in Yogjakarta (1993), Indonesië. 10. Orquesta de Instrumentos Reciclados Cateura, jeugdorkest van dorp op vuilnisbelt Cateur, met muziekinstrumenten gemaakt van afval, opgericht 2006, Paraguay. VRIJDAG 6 SEPTEMBER 2013 C15NRCHANDELSBLAD CULTUUR Een krijgsschild als een tijdmachine Interview Michel Thieme Kunsthandelaar Michel Thieme is de enige Nederlandse deelnemer aan Parcours des Mondes in Parijs, de grootste etnograficabeurs ter wereld. Door onze redacteur Arjen Ribbens AMSTERDAM. Van opwinding kon Mi- chel Thieme niet slapen. De hande- laar in etnografica kwam onlangs de fascinerende herkomstgeschiedenis op het spoor van een houten krijgs- schild uit Nieuw-Brittannië, een ei- land in de Stille Zuidzee nabij Nieuw- Guinea. Na detectiveachtig speur- werk kon hij aantonen dat het schild, afkomstig uit de collectie van schrij- ver en kunstenaar Jan Wolkers, in 1909 is verzameld door de Duitse et- nograaf en antropoloog Dr. Wilhelm Müller. In een reisverslag staat be- schreven hoe Müller het ruilde met schichtige inboorlingen die nog nooit een blanke hadden gezien. Dat is waar serieuze verzamelaars van dansmaskers, voorouderbeelden en andere tribale kunst van dromen: aantoonbaar oude voorwerpen, die binnen een stam voor eigen cultureel gebruik zijn vervaardigd op een mo- ment dat een cultuur nog viriel was, dat wil zeggen, nog niet ‘bedorven’ door contact met het Westen. Thie- me: „Het voelt alsof ik plotseling kan aantonen in welke kist Hugo de Groot uit slot Loevestein is ontsnapt.” Volgende week staat hij met onder meer het schild op Parcours des Mon- des in Parijs, de belangrijkste beurs voor etnografica ter wereld. Dankzij de kleurrijke herkomstgeschiedenis is het schild daar een van de topstukken. Toen Thieme het schild overnam van Karina Wolkers, de weduwe van de schrijver, wist hij alleen dat Jan Wolkers het in 1967 had gekocht bij Louis Lemaire, een gerenommeerd handelaar uit Amsterdam. Het schild stamde vermoedelijk uit een museale collectie, want naast het handvat stond een met rode verf geschilderd inventarisnummer. Van antiquair Le- maire is bekend dat hij vaak voorwer- pen ruilde met Duitse musea. Maar met welk museum ruilde hij het schild? Het archief van Lemaire, dat een paar jaar geleden aangekocht is door het Metropolitan Museum of Art in New York, geeft daarover geen uit- sluitsel. In de catalogus van een Zweeds vei- linghuis vond Thieme een speer met een inventarisnummer in hetzelfde handschrift als dat op zijn schild. „Ik heb een goed geheugen voor dat soort dingen”, zegt hij. Die speer stamde uit een bekende Duitse koloniale verza- meling, waarvan de eigenaar banden had met verschillende Duitse musea. Al deducerend kwam Thieme uit bij het Museum für Völkerkunde in Ham- burg. Een mailtje aan dat museum werd na een week beantwoord door een conservator: „Uw schild is onder- deel van de collectie van de Hambur- ger Südsee-Expedition van Dr. Wil- helm Müller.” Het bericht ging verge- zeld met opmerkelijk pünktliche infor- matie: verzameld op 9 maart 1909, ten westen van Kaap Beechey. In de bibliotheek van het Instituut voor Taal-, Land- en Volkenkunde in Leiden vond Thieme een kopie van het originele reisverslag van de expe- ditie naar Nieuw-Brittannië. Een deel- nemer aan de onderzoekingstocht be- schrijft daarin de ruilhandel met de inheemse bevolking. Het expeditie- schip was geland bij een riviermon- ding. Ongewapende matrozen brach- ten al wadend door het ondiepe water ruilgiften naar de inboorlingen aan de overkant van de rivier, die op hun beurt voorouderschedels, dansmas- kers, speren, schilden en knotsen voor de matrozen op de grond neer- legden. Het wantrouwen aan beide kanten was groot: op de ene oever stonden de expeditieleden met gela- den geweren in de aanslag en op de andere oever hielden mannen met speren en knotsen het handelsver- keer in de gaten. Thieme: „Dat ver- haal is nu onlosmakelijk aan het schild verbonden. Als ik ernaar kijk, is het alsof ik in een tijdmachine stap.” Thieme (42) handelt in tribale kunst sinds 2000. Zijn passie voor et- nografica ontstond toen hij zich in dienst van de bekende Amsterdamse tatoeëerder Henk Schiffmacher speci- aliseerde in tribale tattoos. Hij reisde naar Samoa, Borneo en andere exoti- sche oorden om ter plekke onderzoek te doen naar de originele tatoeages van inheemse culturen. Toen bleek dat hij de etnografische voorwerpen die hij op Borneo kocht in Amsterdam met aantrekkelijke winst kon verko- pen, opende hij een galerie op de Spiegelgracht. Thieme: „Voor mijn ge- voel ben ik via de keuken de etnografi- cawereld binnengekomen. Mijn eigen tattoos hebben daar zeker bij gehol- pen. Daardoor ontmoette ik mensen die de geheimen van hun cultuur met me wilden delen.” In tien jaar tijd heeft Thieme een naam opgebouwd als antiquair met een bijzondere interesse in histori- sche etnografica. Hij stond al eens op Tefaf in Maastricht en als enige hande- laar uit Nederland is hij volgende week uitgenodigd voor Parcours des Mondes in Parijs. Zestig van de beste etnograficahandelaren uit de wereld staan dan zes dagen in galeries in en rond de Rue de Seine. Er zijn meer goede handelaren in Nederland, zegt Thieme bescheiden. „Wat heeft geholpen is dat ik me heb gespecialiseerd in Oceanië en Indone- sië en daar is behoefte aan in Parijs.” Een uitgebreid artikel over de ontdek- king van de herkomst van het schild van Wolkers staat in kunst- en antiekmaga- zine Vind nr. 11. Parcours des Mondes, 10 t/m 15 sept. in Parijs. Inl: www.parcours-des-mondes.com Antiquair Michel Thieme met een krijgsschild uit Nieuw-Brittannië, dat stamt uit de collectie van schrijver Jan Wolkers. Kunst markt Winterlandschap van Fredrik Marinus Kruseman olieverfschilderij uit 1846 met een formaat van 25,3×30,5 cm. Op 12 september te koop op een veiling van negentiende-eeuwse schilderkunst bij Christie’s in Londen. Richtprijs 8.000-12.000 pond (9.400-14.000 euro). Bijzonderheid Fredrik Marinus Kruseman komt uit een kunste- naarsgeslacht. Hij is vooral bekend van zijn romantische landschappen: ijstaferelen, molens, veel struweel. Zijn oeuvre is naar schatting 300 tot 350 schilderijen groot. Een groter formaat wintertafereel bracht vier geleden bij Sotheby’s in Amster- dam 516.000 euro op. Goedekoop?FrankBuunk,eige- naarvanSimonis&BuunkKunst- handelinEde:„Ikgaerzelfop bieden.Dus:ja,goedekoop.Het iseenvroegeKruseman,diezijn mindergeliefd.Maarikbengeen fanvanzijnlaterebonbondoos- achtigelandschappen. Mijtezoet. Watikmooivindaan ditdoek? Kijknaardiemolen.Nogeenpaar nachtjesvorstenhijvaltom.” Door mijn tattoos ontmoette ik mensen die de geheimen van hun cultuur met me wilden delen Uitnodiging voor taxatiedagen voor onze herfstveilingen oude meesters en meesters van de 19e eeuw, sierkunsten, zilver, moderne kunst, hedendaagse kunst, fotografie, Aziatische kunst Contact: +31-(0)649 318 660 of vanpruissen@lempertz.com Brussel tel. +32-2-514 05 86 www.lempertz.com Advertentie FOTOMERLIJNDOOMERNIK
  • 108. 10 SEPT 13 Quotidien OJD : 486296 Surface approx. (cm²) : 225 Page 1/1 0b78b5425500d903e2684014350135d12a957b39514b3f5 TRIBALART 0566147300507/GLB/AJR/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations L'AGENDA Par Fabien Randanne IQ n La halte parisienne dè France Lymphome Espoir Le lymphome est le premier cancer chez les adolescents et les jeunes adultes Chaque annee, 14000 nouveaux patients sont diagnostiqués Parce que le dépistage de cette maladie n'est pas possible, il est nécessaire de repérer des symptômes qui doivent inciter à consulter un spécialiste C'est donc pour informer et sensibiliser le public que le bus de I association France Lymphome Espoir fait halte aujourd'hui à Paris Entrée libre. Le bus est installe de 10 h à 18 h, sur la place de l'Hôtel- de-ville, esplanade de la Libération, Parisx. M°Hôtel-de-Ville. 15 M Un salon dédié aux arts premiers Une soixantaine de galenstes, venus du monde entier et spécialisés dans les arts d'Afrique, d Asie, des Amériques et d'Océanie sont réunis à partir d aujourd nui, et jusqu'à dimanche au salon Parcours des mondes Une occasion rêvée pour les amateurs d arts premiers de profiter de cette concentration d œuvres et de spécialistes dans le quartier des Beaux-arts de Saint- Germain-des-Prés Accès libre. De 15 h à 21 h (de ll h à 19 h de mercredi à samedi et de 11 h à 17 h dimanche), dans le quartier de Samt-Germam-des-Prés, Paris b". M° Odéon, www.parcours-paris.eu. 18 h Un cours de tricot géant et gratuit Une maille a I endroit, une maille a I envers. Le site Internet Knit Spirit anime ce mardi soir durant deux heures, un cours de tricot géant gratuit (il faut cependant payer une conso). Il vous suffit d amener vos aiguilles, crochets et pelotes de laine Les tricoteurs et tricoteuses débutants sont les bienvenus Entree libre. De 18 h à 20 h, à La Penderie Restaurant, 17, rue Etienne- Marcel, Paris 1". M° Etienne-Marcel. 18 M La jeunesse d'Egypte au-delà des clichés Comment la révolution a-t-elle changé lavie des jeunes Egyptiens9 C'est I une des questions abordées par le travail de la photojournaliste belge Pauline Beugnies, dont une partie est exposée à I Institut de recherches et d'études Méditerranée Moyen-Orient, jusqu au 23 novembre Les cliches ont été pris entre novembre 2010 et février 2012, e est-à-dire avant, pendant et après le soulèvement du peuple égyptien Accès libre, vernissage à 18 h, à l'iReMMO 7, rue Basse-des-Carmes, Paris 5*. M° Maubert-Mutualité. 19 h 3O Le FestivBal Folk rythme lesquais de Seine Entrez dans la danse! Lassociation Quais de Seine vous invite a rejoindre son bal au bord de l'eau et à esquisser quèlques pas de danses traditionnelles de diverses époques Un rendez-vous qui rassemble toutes les générations Entrée libre. De 19h30 a 23h30, quai Saint-Bernard, Paris 5°. M°Jussieu ou Gare-d'Austerlitz 2O H 3O Kaspar Hauser sur une plage électro A I issue de la projection en avant- première de La Legende de Kaspar Hauser, variation (très] libre autour de l'histoire de celui qui fut surnommé « I orphelin de I Europe » au XIXe siècle, le public pourra poser ses questions au réalisateur Davide Manuli, a I actrice Silva Calderoni et à I artiste électro Vitalic, qui signe la bande originale Tarif : 10,70€ (hors réduction ou carte d'abonnement]. A 20 h 30, au MK2 Bibliothèque, 129-162 avenue de France, Paris 13e . M° Bibliothèque-François-Mitterrand.
  • 109. DIRECT MATIN 10 SEPT 13 Quotidien OJD : 534380 Surface approx. (cm²) : 12 N° de page : 16 Page 1/1 997765465530c709d2d14be4130ee5852da5953581eb303 TRIBALART 5336147300501/XTT/MAG/2 Eléments de recherche : PARCOURS DES MONDES ou SALON INTERNATIONAL DES ARTS PREMIERS : du 10 au 15/09/13 à Paris 6ème, toutes citations LESARTSPREMIERS S'AFFICHENTÀSAINT- GERMAIN-DES-PRÉS Pendant six jours, le Salon international des arts premiers va s'emparer du quartier des Beaux- Arts de Saint-Germain-des-Prés. Parcours des Mondes présente différents espaces dédiés aux cultures tribales avec le concours d'une soixantaine de galeries d'arts premiers. Au menu : expositions photographiques et présentations de statues, parures et de bijoux.