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Exposé sur l'agriculture par le WWF France

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Expose wwf agriculture Expose wwf agriculture Presentation Transcript

  •   L’agriculture confrontée aux risques     Réussir ensemble, agriculteurs, citoyens, ONG les mutations vers l ’ agriculture durable.     Splendid Hôtel 63 140 Chatel Guyon 17 septembre 2009
  • Le WWF : une organisation de conservation  de la biodiversité, au service des hommes, ONG internationale de conservation de la nature, donc de la capacité des sociétés humaines à durer.   4000 personnes, une centaine de pays. 12 000 programmes de conservation, lien étroit avec populations, autorités publiques, acteurs économiques.   Popularise un indicateur, l’empreinte écologique : nos modes de production et de consommation ne sont pas durables.   40 % de l’empreinte écologique Français : alimentation, avec production, transformation, emballages, transports.     Sociétés humaines vivent avec deux grandes menaces : les changements climatiques , qui ont commencé ; l’érosion de la biodiversité , qui a elle aussi débuté.  
  • à la recherche de solutions. ONG pragmatique, recherche de solutions .   Rapports de force . Lutte contre barrages prévus sur la Loire années 90 ou pour effacement du barrage EDF de Poutès, Allier.   D’abord rapports d’intelligence . capacité des hommes à faire face, ensemble , à la crise écologique largement amorcée.   Coopération avec des grandes entreprises : Lafarge, Caisse d’Epargne, Lafuma, Tétra Pak . Coopération avec exploitants des ressources naturelles : forestiers, pêcheurs, agriculteurs pour pratiques durables : emplois sur long terme et capacités des écosystèmes à offrir services écologiques autres que fourniture de matières premières. Label FSC. Certifie 115 millions d’hectares, 900 certificats. Label MSC certifie une trentaine de pêcheries durables, 1400 produits. Partenariat avec CIVAM, 8000 adhérents dans 15 régions et RAD. 3000 agriculteurs : « Renforcer la culture écologique des agriculteurs et la culture agricole des écologistes ».
  • Première partie. Des risques pour l ’ agriculture, mais aussi un modèle agricole  qui génère des risques. Un bref constat : pas une agriculture, mais des agricultures . Disparités immenses. Des succès  : agriculture européenne a rempli sa mission . Sécurité approvisionnements, niveau de vie agriculteurs correct, prix raisonnables.   Des échecs  : Prix à payer élevé. Dégradations environnementales majeures, crises sanitaires, gaspillages de ressources naturelles, dépendance énergies fossiles, implosion monde rural, déséquilibres entre agricultures nord performantes et sud, très dépendantes avec agricultures vivrières déstabilisées. Malnutrition  : Une personne sur 6 souffre toujours de malnutrition chronique. En 8 mois, passés de 923 millions à 1 milliards, selon le Comité Français de Solidarité Internationale et FAO. Emeutes de la faim 2008 avec augmentation prix du riz, blé, maïs. Trois risques environnementaux déjà bien installés : changements climatiques, eau et atteintes à la biodiversité .    
  • Le risque n° 1 : les changements climatiques. « L ’ ennemi est connu, il s ’ appelle le carbone. Il faut combattre cet ennemi en lui imposant un prix élevé » Angel Gurria, Secrétaire général de l’OCDE   Changements climatiques certitude. Depuis 1900 : hausse moyenne 0,8° C. Très grande rapidité . Déjà élévation de niveau des océans de 20 cm, fonte glaciers continentaux, perte de 40 % de la banquise arctique, moussons détraquées en Asie, 9 ans de sécheresse en Afrique, 7 ans Australie... Augmentation des températures dépassant 2 ° pourrait entraîner des bouleversements ingérables dans le fonctionnement de nos sociétés . Risque accru de famines, désordres sociaux, émigrations incontrôlables.     Forum Humanitaire Mondial, 2009  : déjà sans doute 300 000 morts par an , l ’ équivalent du tsunami de 2004, principalement liées à la faim.   90 milliards d ’ euros de pertes annuelles liés à sécheresses, inondations , catastrophes diverses liées aux changements climatiques.   325 millions de personnes affectées par dégradation très sévère de leur environnement.  
  • Une vulnérabilité inquiétante de l ’ agriculture aux changements climatiques. Constat d’une vulnérabilité grandissante des agricultures, surtout celle des pays du Sud.   Ouganda  : café, augmentation de température de 2° entraînerait une forte réduction de la superficie totale cultivée. Bouleversements pour petits producteurs et économie pays.     France  : GIEC, fourchette de réchauffement entre 2° et 5°. Une canicule tous les 3 à 5 ans. Déjà + 1,2 ° dans Sud Ouest depuis années 60.   Marseille  :5 ° de plus, climat du Caire. Auvergne  : ressemblance avec Sierra ibériques.   Agriculture française, très étroitement liée à climats spécifiques régionaux, premiers effets déjà là. Floraison de l ’ abricotier a avancé de 20 jours dans Sud est ces 20 dernières années. Vignes, excédent de sucre dans vin. Dates des vendanges avancées de 3 semaines à Chateauneuf du Pape.
  • Une agriculture qui alimente les changements climatiques. Agriculture, comme les autres secteurs, a responsabilité dans les changements climatiques. Consomme peu d ’ énergie, 2 % total mondial, avec disparités entre riziculture de subsistance Asie et feed lots des USA. Emet 14 % des Gaz à Effet de Serre , (avec la destruction de la forêt pour soja pour élevages européens et huile de palme pour agrocarburants ). Part équivalente au résidentiel tertiaire (26 % transports, 21 % industrie et 13 % pour la production d ’ énergie). Un ménage français émet en moyenne 16,4 tonnes de CO2 par an, dont 4,1 tonnes pour l ’ agriculture . Il faudrait arriver à 2 tonnes par habitant et par an.   Un lisier de plus en plus encombrant. Différents gaz. Importance de plus en plus reconnue dioxyde d ’ azote, très puissant GES. Lisier première cause d ’ augmentation de la concentration atmosphérique de N20, passé de 270 ppb au niveau pré-industriel à 319 ppb en 2005.
  • Le risque n° 2 : l ’ accès à la ressource en eau. Accès plus difficile à la ressource , évènements climatiques extrêmes (sécheresses, pluies diluviennes). Augmentation du stress hydrique pour les cultures, baisse des rendements.   L ’ eau douce ? Un bien rare ! Eau douce renouvelable, 0,01 % de l ’ eau totale. 9000 km3 « facilement » accessibles, 3500 km3 stockés dans les barrages ( autant d ’ eau que la mer du nord ). 1 km3 = 635 000 piscines olympiques !   Grandes inégalités de répartition. 76 % de la population dispose de moins de 5000 m3 d ’ eau par an. Asie, 60 % des habitants, détient seulement 1/3 des ressources.   54 % de cette eau accessible (rivières, lacs, nappes phréatiques) utilisée pour divers usages de l ’ Humanité. Pour l ’ agriculture : 3300 km3.   70 % de l ’ eau utilisée pour les cultures irriguées, avec 250 millions d ’ ha irrigués monde (2,5 millions France, 59 000 ha de plus par an dans les années 90 ! ).   France, 15 %, moitié sans retour milieux, avec pic été, jusqu ’ à 80 % !  
  • Une explosion des cultures irriguées. Ecosystèmes aquatiques transformés pour les cultures il y a 5000 ans, impacts négatifs sur écosystèmes inconnus : effondrement Mésopotamie.   XX éme : développement «  l ’ agriculture industrielle irriguée  », grands barrages et systèmes hydrauliques. 96 M ha irrigués 1950, plus de 250 M ha 1990 et 40 % des récoltes mondiales dépendent irrigation.     2004  : Campagne WWF Thirsty Crops , trois grandes cultures qui «  assoiffent la planète  » : coton, riz, sucre. En France, la question du maïs. France : 700 000 ha maïs irrigués, (sur 3,1M ha en 2003), 1500 à 3000 m3 par hectare. Problèmes considérables dans régions, Centre Ouest et Sud ouest.   « Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à gérer l ’ eau comme nous l ’ avons fait par le passé, ou la sphère économique s ’ effondrera. Les ressources de plusieurs régions du monde sont au bord de la faillite. Les perspectives des deux prochaines décennies, si rien ne change, donnent la chair de poule. La rareté de l ’ eau aura des conséquences sur la croissance économique, la sécurité humaine et la stabilité géopolitique ». Davos, 28 janvier au 1 er février 2009. 1600 dirigeants d ’ entreprises, 40 chefs d ’ Etat, 300 chercheurs et responsables d ’ ONG.
  • Vers un « pic de l ’ eau », comme un « pic de pétrole » ? L ’ intérêt de « l ’ empreinte de l ’ eau ». « Le niveau des nappes baisse, le stock s ’ épuise, comme le pétrole » Peter Gleick Pacific Institute. World ’ s Water, 2008     Manque d ’ eau se fait déjà sentir Moyen-Orient, pourtour méditerranéen, parties Chine, Inde, Etats-Unis : Californie, Centre ouest (soja et maïs).   Projection d ’ augmentation globale des consommations de 40 % d ’ ici 2020 ? Pas durable. Indicateur pour changement : Water Footprint Network , réseau Unesco, entreprise, ONG, chercheurs. Volume d ’ eau nécessaire pour produire biens et services pour individu, entreprise, pays.   85 % de l ’ empreinte de l ’ eau est liée à l ’ agriculture. 500 litres d ’ eau pour produire 1 kg de viande de bœuf. Hamburger : 3000 à 15 000 litres. Une tasse de café au comptoir : 140 litres d ’ eau. Un verre de coca, 208 litres ! Tous concernés !   Etude WWF Royaume Uni :  pays dépend pour 62 % de eau « virtuellement importée ».    www.waterfootprint.org
  •  
  • Des atteintes quantitatives et qualitatives aux écosystèmes liés à des usages non durables. Planète : Fleuves qui n ’ atteignent plus la mer. Plus d ’ eau estuaires Colorado , Gange , Rio Grande , Indus , Fleuve jaune saison sèche ! Inde  : millions de puits asséchés, 25 % surexploitation.   Californie, Kansas, Géorgie, Libye  : plus de 100 % de l ’ eau disponible mobilisée.   Mississipi  : 10 millions de tonnes fleuve, zone morte de 6000 km2 golfe du Mexique. Perte de 221 000 tonnes de captures pour pêcheurs par an (industrie de 2,8 milliards de dollars).   France : Poitou Charentes  : 2005, arrêtés de restriction dans 7 départements ; 3800 km de cours d ’ eau mis à sec ; 3000 personnes sans eau potable. Problèmes sévères des ostréiculteurs de Marennes-Oléron avec raréfaction eau de Seudre et Charente, où surface irriguée décuplée entre 1961 et 1996.    
  • Le risque n° 3 : l ’ érosion de la biodiversité. 1,75 millions d ’ espèces dénombrées, dont 1,3 d ’ animaux. Entre 10 à 100 millions d ’ espèces ? Biologie : «  cela sert à quelque chose  » …     Depuis 1600, 485 espèces animales éteintes, 600 plantes, 61 insectes. Emballement  : taux annuel d ’ extinction : entre 23 000 et 25 000, voir 100 000 ?   « Un mammifère sur 4, un oiseau sur 8, un tiers de tous les amphibiens et 70 % de toutes les plantes évaluées sont en péril ». UICN     60 millions de bisons début XIX éme siècle, quelques centaines début du XX éme siècle. 98 % de la prairie américaine a disparu.      France 5e rang mondial des pays hébergeant les espèces menacées de disparition, possède 4 des 25 «  points chauds  » de la biodiversité mondiale.    
  • L’érosion de la biodiversité : un risque majeur pour l’agriculture Biodiversité : auxiliaire de l’agriculture. Risque majeur de perte de biodiversité sauvage, ordinaire / cultivée . FAO : 75 % de la diversité en semences (biodiversité cultivée) et races a disparu. 300 000 à 500 000 espèces de plantes supérieures, 30 000 comestibles . Humanité en a cueilli et cultivé 7000 . Aujourd’hui, 30 espèces végétales 90 % des calories consommées dans le monde. Importance de biodiversité cultivée et sauvage pour moitié de paysannerie du monde qui pratique agriculture de subsistance et fournit 15 % de la production mondiale. Institut International pour l’Environnement et le Développement : Mali : un hectare d’une graminée, Inshiban, meilleur rendement que millet. Maïs américain sauvé années 70 par maïs sauvage du Mexique, aujourd’hui partiellement contaminé par OGM, risque majeur pour biodiversité en général 5 compagnies semencières contrôlent 75 % de la semence potagère au niveau mondial.  
  • Les atteintes portées par l ’ agriculture industrielle à la biodiversité. Agriculture a créé milieux, créé biodiversité. Couverture forêts Europe entre 900 et 1900 réduite de 90 % à 10 % pour créer terres cultivables, perte certaine de biodiversité (grands carnivores) mais ouverture nouveaux milieux, biodiversité changée. Coteaux calcaires, étangs, forêt maillée, prairies humides.   Milieux intelligemment perturbés par l ’ homme riches en espèces.   Aujourd ’ hui, changement : agriculture industrielle appauvrit milieux. Suppression de 3 millions de kilomètres de haies, talus , drainage de 2,7 M ha zones humides. Plaines céréalières : certains sols de 2 m de profondeur à 30 cm ( Claude Bourguignon).   Marais Poitevin  : perte, entre 1979 et 1994, 55 % prairies humides, 55 000 hectares, avec arrivée du maïs irrigué. Effondrement pastoralisme.   Inventaire STOC du Muséum National d ’ Histoire Naturelle. Depuis 1989. 65 espèces suivies, 28 % régression pour espèces agricoles. Responsabilité agriculture baisse oiseaux communs.    
  • La disparition des pollinisateurs Abeilles domestiques. Assurent la pollinisation de 84 % des plantes cultivées en Europe. 35 % de la production mondiale de nourriture. 153 milliards de dollars, 10 % de la valeur de la production alimentaire mondiale. Production miel : de 33 000 T à moins de 20 000 T. 2009  : France : abeilles plus productrices dans villes que dans campagnes, moins vulnérables … Etats-Unis : Disparition massives des pollinisateurs. 1947 : 5,9 millions de colonies d ’ abeilles. 2000 : 2,63 millions. Pas que disparition abeilles, disparition des apiculteurs. 100 000 apiculteurs France en 1990. 70 000 aujourd ’ hui. Responsabilité forte (pas unique) des pesticides. Cruiser : retiré par Allemagne à la fin du printemps, perte 11 000 ruches le long du Rhin. Interdiction Italie , perte de 50 000 ruches 2008. France  : ministère de l ’ agriculture a renouvelé l ’ autorisation pour 2009 …  
  • Des risques sanitaires : la troublante histoire des algues vertes. Une inertie étonnante depuis 40 ans . 1970  : premiers constats préoccupants Bretagne nord. Développement massif élevages de porcs et volailles hors sol . (bovins également) 14 millions de porcs, 140 millions de poulets sur 4 départements … Démonstration dès 1970 que les algues vertes liées aux nitrates des déjections (Jean Claude Lefeuvre). Inertie des pouvoirs publics.   Atteinte qualité eau, écosystèmes marins, ressources pêche, tourisme. Refus de la profession de l ’ évolution des pratiques (porc sur paille, bio, labels, diversification, etc). Condamnation de l ’ Etat en 2007. Infraction directive Européenne, amende 28M euros évitée de justesse, Progrès récents totalement insuffisants.   2009  : crise sanitaire. St Michel en Grèves, Côtes d ’ Armor  : mort de Sir Glitter, évanouissement de son cavalier. Algues vertes “inoffensives” mais envahissantes, devient algue “tueuse suite” à accumulation . Tragique incapacité collective à construire du changement. L’avenir ?
  • Deuxième partie. Quelle adaptation ? Aller vers la durabilité : revoir nos modèles agricoles et nos modes de consommation. Longtemps, seules solutions technologiques. Plus de machines, d ’ engrais, de barrages, d ’ investissements, de pesticides, d ’ argent, etc.   Nord  : agriculture du nord très performante, agriculteur nourrit 90 personnes, contre 7 en 1960. Mais coût environnemental démesuré. Et coût social, humain avec disparition petite agriculture, désertification, déséquilibre aménagement territoire.   Sud  : dégâts de la destruction de l ’ agriculture vivrière, limites d ’ une agriculture fournisseuse de matières premières pour l ’ exportation. Ratés de la Révolution Verte.   Crise du modèle agricole national et mondial très globale.   Problèmes insolubles ? Pas d ’ espoir ? Si. Adaptation. Travail à tous niveaux, global, local entre tous les acteurs.  
  • Réduire gaz à effet de serre, énergies renouvelables : contribuer au décarbonage. Taxes sur fossiles. Actualité. Agriculture diversifiée stocke le carbone.   « La quantité de gaz carbonique absorbée par les communautés, la quantité de biomasse qu’elles produisent et la fertilité du sol et la quantité d’eau qu’il contiennent varient : plus il y a d’espèce, plus grande est la quantité de CO 2 absorbée ». Lessons FromThe Reverse Engine Engineering of Nature - Shahid Naeem Miller MacCune - Mai Juin 2009    Des fermes qui produisent de l’énergie. Toits solaires, méthanisation (3000 fermes Allemagne, entre 5 et 10 en France), éolien. Huiles végétales sous certaines conditions.  
  • Alerte au rouge !   Plan climat : d ’ ici 2020, réduire GES de 20 %, en faire autant en économies d ’ eau, énergie et augmenter de 20 % énergies renouvelables.   Utiliser mer. Sarments de vigne biomasse pour chauffer chais, biocarburants dans tracteurs. Bouteilles plus légères, etc. Greenpeace.fr/alerte-au-rouge L’exemple du vin bordelais : « réduire l’empreinte carbone à petits pas ». CIVB : Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, janvier 2008, bilan carbone de la filière de production. 10 000 viticulteurs sur 120 000 hectares. Emissions de 203 000 tonnes GES / an = ville 85 000 habitants.   Verre, carton, pesticides et autres : 43%. Transport : surtout routier : 37 000 tonnes.
  • Une urgence : économiser l ’ eau, “réduire la vulnérabilité”. Grands barrages, coûts astronomique, les remplir. Puiser toujours plus nappes, limites. Dessalement trop cher, pas valable pour la plupart des usages agricoles.   Aller vers amélioration techniques, règlements, mécanismes de marchés de droits d’usages de l’eau.     Techniques d’irrigation moins consommatrices d’eau indispensables. Globalement, possibilités d’économies de 50 à 70 %.   Dans monde, micro irrigation utilisée que sur 3,2 M ha, soit 1 % des terres irriguées. Services écologiques fourniture et régulation de l’eau par écosystèmes bon état : 2807 MIL $   « Dans le passé, on croyait qu’il suffisait de construire un nouveau barrage, de creuser un nouveau forage ou de construire un nouvel aqueduc pour amener plus d’eau aux populations. Ce système ne fonctionne plus. Nous devons maintenant utiliser l’eau plus intelligemment. Il n’y a pas de réponse unique, mais une palette de solutions ; il faut utiliser les meilleurs techniques disponibles, faire des économies, améliorer la gouvernance et le partage de l’eau, adapter la tarification ». Forum de Davos, 2009
  • Réduire la vulnérabilité de la ressource en eau : des exemples. 1996 : Plafonnement des prélèvements. Création du «  Central Irrigation Trust  », 16 000 membres. Doublement prix de l’eau en 10 ans . Création d ’ un marché d ’ allocations de droits d ’ eau, au bénéfice de cultures à forte valeur ajoutée .   2003  : Obtenir des irrigants un rendement de 85 %. Milliers d ’ irrigants ont stoppé ou transformé activité pour restituer eau rivière.   2006  : 10 milliards de dollars australiens investis pour améliorer irrigation, rachat de droits d ’ allocations. Diversification, changements cultures : vigne a remplacé maïs ou riz . Coton, céréales, bœuf, riz ne sont plus des cultures viables !  
    • Murray Darling, Australie.
    • « Nous devons changer notre mode de vie. Le coton ou le riz, par exemple, ne sont pas des cultures viables dans un pays comme l ’ Australie. L ’ irrigation par inondation est un gâchis ici, étant donné la rareté de l ’ eau ».
      • Dia Al-Bakri Spécialiste de la gestion de l ’ eau, Université de Sydney
    • 1 million de km2, 72 % de l ’ agriculture irriguée d ’ Australie, 40 % produits agricoles du pays. 60 000
    • exploitants.
    • Débit Murray chuté de 80 %.
  • D ’ autres succès ailleurs. Les échanges d’allocation d’eau en Californie. XXe siècle : transfert d’eau depuis nord de l’Etat et Colorado. Interconnections des fleuves, « le plus grand bassin artificiel de la planète ». Première agriculture au monde mais passé de situation de sécheresse à situation de pénurie ((Bernard Barraqué).   Watershed Patrnerships , organiser flexibilisation des répartitions de la ressource. Transferts d’eau entre ayants-droits de façon équitable. Surface en micro-irrigation a doublé en 10 ans, de 300 000 à 760 000 ha. Objectif de 2,5 millions d’hectares . Calcul que l’efficacité hydrique pourrait permettre d’économiser 880 Mm3 / an. Suppression certaines cultures. Inde, Burkina Faso, Sénégal, etc.    
  • Des succès en France. Clermont-Ferrand, STEP, 50 agriculteurs se partagent 1M m3.   Nappe de Beauce. Plus vaste région céréalière française, 10 000 km2. 1999 : Système de gestion volumétrique. Concertation avec les 3300 irrigants. Entre 200 et 300 millions de m3, contre 450 dans les années 90. Loire Nature. 1993 / 2006 : pilote . 60 agriculteurs, 1100 hectares, partenariats avec Chambres d ’ Agriculture.   Val d ’ Allier Bourbonnais  : 170 hectares acquis par Conservatoire des Sites de l ’ Allier entre Varennes sur Allier et Moulins. Retour progressif du pâturage. Terrains mis à disposition avec loyer modéré, voire gratuitement. 6 éleveurs en contrat avec Conservatoire des Sites de l’Allier . Sur deux sites, passage du maïs irrigué à la prairie.   Marais Poitevin : Années 80, programme sauvegarde marais communaux. 2004 : Life LPO, WWF, Parc . 16 communes Vendée, Charentes-Maritimes. Elevage extensif, économies d ’ eau / maïs irrigué. Lons le Saulnier  : 1993, conventions avec agriculteurs sur bassin captage d ’ eau potable . Arrêt maïs, aides directes pour production bio, 200 ha sur les 920. Restauration collective, blé bio.  
  • Une agriculture qui restaure la biodiversité cultivée et sauvage. Réseau de semences paysannes . Plusieurs milliers de variétés de blé début du XXe siècle. 250 au catalogue officiel des semences, seules quelque unes cultivées pour gros rendements. Changer : avoir blés qui répondent à diversités sols, climats, cultures . Conservatoire blés anciens avec INRA. 50 variétés anciennes mises à disposition, et 23 variétés issues de collections privées. Morlaix : Travail 270 variétés de choux fleurs / choux pommés, 11 sites, 40 agriculteurs, programme «  sélection participative  » INRA.   Loire Nature. Loiret  : Création “Association pour le pastoralisme dans le Loiret”, Chambre d’Agriculture. Brebis solognote. Nièvre  : plantation de 10 km de haies avec céréaliers. Succès. Campagne Osons la biodiversité avec agriculteurs / Chambre d’Agriculture. « Si l ’ humanité voulait remplacer les services gratuits de l ’ économie naturelle par des substituts de son propre cru, il faudrait augmenter le produit mondial brut d ’ au moins 33 000 milliards de dollars. » E. O. Wilson
  • Conclusion : réussir les mutations en France, ensemble ? Impératif de réduction de notre empreinte écologique à tous.   Changer ? Pas facile : Taxe carbone… Vers quoi aller pour l’agriculture ?   Réponse institutionnelle : une PAC 2013 plus équitable. Continuer soutiens publics à l’agriculture, PAC. Aides fondamentales pour stabilité des sociétés. Mais rééquilibrer. Pas normal que plus de la moitié des aides aillent 20 % des exploitations en France. 1. Strict respect du principe pollueur payeur (DCE, Directive Nitrates) 2. Argent public doit aller au financements de biens publics  : liens entre attribution des aides et rémunération des services rendus par agriculture : aménagement territoire, paysage, alimentation saine, campagnes vivantes, maintien de la biodiversité, etc.   Un exemple : Aide certaines filières : Michel Barnier ovationné par éleveurs de moutons 16 avril 2009, annonce légère redistribution des aides PAC en faveur des éleveurs au “détriment” des céréaliers. Concret.
  • Aller vers l ’ agriculture durable. Changer, progressivement, de modèle global . Aller vers agriculture plus agronomique (Marc Dufumier) : plus économe en intrants (énergie, eau, pesticides, engrais), qui valorise d’abord les ressources de l’exploitation et le savoir-faire de l’agriculteur, qui favorise l’ aménagement équilibré territoires , (accès au foncier, créer des emplois locaux, viabilité économique, qui respecte les ressources naturelles . qui améliore qualité alimentation (gustative, quelquefois sanitaire). Ca marche ! Bilan exploitations, RAD,   agriculteur tout pâturage a revenu 3 fois supérieur en consommant 8 fois moins de consommations intermédiaires.     La réponse dans les fermes : la durabilité. Aller vers systèmes plus économes, autonomes, agronomes, avec agriculteurs plus maîtres de leurs choix. Faire évoluer pratiques qui ont favorisé exploitations à finalités strictement productives, filières intégrées, course aux agrandissements en oubliant autres rôles agriculture .
  • Un essor prometteur : l ’ agriculture biologique.   Les espoirs du bio en France. Grenelle  : passer de 2 à 6 % en 2012, Plan Objectif Terres 2020. France, retard Europe. 2,12 % SAU en 2008. Hausse de 4,8 % sur un an, dont 11,6 % pour céréales, 25 % pour le vignoble. Croissance de 15 % des exploitations 2008, de 13 200 à 15 200. 2008  : 46 % des cantines scolaires ont intégré ponctuellement bio dans menus. Objectif : 77 % en 2012   CA 2,6 MIL euros. 5600 entreprises de transformation. Croissance CA 25 % 2008. Importations élevées à 30 %, contre 20 % en 2005 (Agence Bio). Manque lait bio, céréales, fruits, légumes… Lait bio  : 3 ans, pas preneur. Tendance inversée. Demande : 50 M litres pour 40 M. Importation Royaume Uni ( … ) pour satisfaire demande, chez Biolait ! Danone  : Les 2 Vaches, Calvados, conseil technique aux éleveurs. Sécuriser croissance des approvisionnements. Candia  : soutien aux petits producteurs, haut bassin Furan, Loire.       Coton bio. 2007 : 31 000 tonnes (100 millions de T shirts), 0,15 % de la production globale. Croissance de 40 % chaque année. Demande explosé en 2005, malgré fait que coton bio coûte 20 % plus cher.
  • Coopérer pour une agriculture durable. Solutions pas “simples et faciles”, mais à notre portée. Tous intérêt à adaptation en amont plutôt qu’assurance en aval . Atouts : Connaissances sont là. Société plus décentralisée, Grenelle de l’environnement , réponse positive des Français, prêts à payer plus pour meilleurs produits, pour bien manger . WWF contribue à transformer les comportements des consommateurs : filière fruits et légumes, faire comprendre intérêt fraise française, saisonnée / fraise espagnole en hiver, dégoulinante de carbone.   Succès du “ Consoguide pêche durable” :        Pour vous, transmettre fermes, sols, paysages, eau, capital en biodiversité en bon état générations futures, à vos enfants.   Pour nous, souvent trop urbains, retrouver lien perdu avec le monde agricole.         Merci de votre invitation et de votre attention.