Présentation
Le Moulin à paroles est un jeu de lecture et de mémorisation.
Le but: reconstituer à l’oral des textes proposés à l’écrit.
Grâce à quoi chacun peut:
Exercer sa mémoire.
Améliorer (ou entretenir) ses compétences linguistiques
en français.
Enrichir (ou raviver) sa culture littéraire.
2
Recommandation
Lisez à mi-voix, en vous
servant de vos yeux, quand le
texte est écrit, et de votre
mémoire, quand il est effacé.
3
2 indications et 4 photos
Ce poème a été composé à
l’automne 1870. Il évoque les
promenades que l’auteur a faites au
mois de septembre de la même année
aux alentours de Charleville-Mézières
dans les Ardennes. Il fuyait le
domicile familial. Précisons qu'il était
né le 20 octobre 1854.
Le mot «bohème» désigne ici le
style d’existence que les artistes
pauvres mènent à Paris à la fin du 19e
siècle. Le jeune poète provincial les
envie et ne tardera pas à les rejoindre.
4
2 indications et 4 photos
Ce poème a été composé à
l’automne 1870. Il évoque les
promenades que l’auteur a faites au
mois de septembre de la même année
aux alentours de Charleville-Mézières
dans les Ardennes. Il fuyait le
domicile familial. Précisons qu'il était
né le 20 octobre 1854.
Le mot «bohème» désigne ici le
style d’existence que les artistes
pauvres mènent à Paris à la fin du 19e
siècle. Le jeune poète provincial les
envie et ne tardera pas à les rejoindre.
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2 indications et 4 photos
Ce poème a été composé à
l’automne 1870. Il évoque les
promenades que l’auteur a faites au
mois de septembre de la même année
aux alentours de Charleville-Mézières
dans les Ardennes. Il fuyait le
domicile familial. Précisons qu'il était
né le 20 octobre 1854.
Le mot «bohème» désigne ici le
style d’existence que les artistes
pauvres mènent à Paris à la fin du 19e
siècle. Le jeune poète provincial les
envie et ne tardera pas à les rejoindre.
4
2 indications et 4 photos
Ce poème a été composé à
l’automne 1870. Il évoque les
promenades que l’auteur a faites au
mois de septembre de la même année
aux alentours de Charleville-Mézières
dans les Ardennes. Il fuyait le
domicile familial. Précisons qu'il était
né le 20 octobre 1854.
Le mot «bohème» désigne ici le
style d’existence que les artistes
pauvres mènent à Paris à la fin du 19e
siècle. Le jeune poète provincial les
envie et ne tardera pas à les rejoindre.
4
Le texte et des mots soulignés
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
5
«paletot»: veste ou court manteau. Celui du jeune homme devient «idéal» sans doute parce
qu’il se découd et ainsi ne le serre plus du tout aux épaules.
«féal»: ami dévoué, fidèle.
«amours»: nom masculin, que l’on trouve quelquefois au féminin dans les textes littéraires.
«Petit-Poucet»: celui de Ch. Perrault égrène des petits cailloux blancs pour retrouver son
chemin dans la forêt. Rimbaud égrène des rimes, c’est-à-dire qu’il compose des poèmes en
marchant dans la nuit.
«frou-frou»: c’est le bruit que produit le frôlement d’une belle et longue robe.
«un pied près de mon cœur»: à l’époque du cinéma muet, un célèbre personnage de
vagabond se montre dans la même attitude à la fois comique et attendrissante. Qui est-ce?
6
Quatorze mots à retrouver, 1.1
Je m’en allais, les poings dans mes poches ( crevées );
Mon ( paletot ) aussi devenait idéal; amours
J’allais sous le ( ciel ), Muse! et j’étais ton féal; assis
Oh! là! là! que d’( amours ) splendides j’ai rêvées! ciel
course
Mon ( unique ) culotte avait un large trou. crevées
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma ( course ) doux
Des ( rimes ). Mon auberge était à la Grande-Ourse. ombres
- Mes étoiles au ciel avaient un ( doux ) frou-frou paletot
rimes
Et je les écoutais, ( assis ) au bord des routes, septembre
Ces bons soirs de ( septembre ) où je sentais des gouttes souliers
De rosée à mon front, comme un ( vin ) de vigueur; tirais
unique
Où, rimant au milieu des ( ombres ) fantastiques, vin
Comme des lyres, je ( tirais ) les élastiques
De mes ( souliers ) blessés, un pied près de mon cœur.
7
Quatorze mots à retrouver, 1.2
Je m’en allais, les poings dans mes poches ( crevées ); amours
Mon ( paletot ) aussi devenait idéal; assis
J’allais sous le ( ciel ), Muse! et j’étais ton féal; ciel
Oh! là! là! que d’( amours ) splendides j’ai rêvées! couchés
course
Mon ( unique ) culotte avait un large trou. crevaient
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma ( course ) crevées
Des ( rimes ). Mon auberge était à la Grande-Ourse. doux
- Mes étoiles au ciel avaient un ( doux ) frou-frou ombres
paletot
Et je les écoutais, ( assis ) au bord des routes, rimes
Ces bons soirs de ( septembre ) où je sentais des gouttes septembre
De rosée à mon front, comme un ( vin ) de vigueur; souliers
tirais
Où, rimant au milieu des ( ombres ) fantastiques, unique
Comme des lyres, je ( tirais ) les élastiques vin
De mes ( souliers ) blessés, un pied près de mon cœur.
8
Jeu de rimes
Observe
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
9
Jeu de rimes
Rétablis l’ordre des vers
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Mon unique culotte avait un large trou.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
10
Quatorze mots à retrouver, 2.1
Je m’en allais, les ( poings ) dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait ( idéal );
auberge
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton ( féal );
blessés
Oh! là! là! que d’amours ( splendides ) j’ai rêvées!
culotte
écoutais
Mon unique ( culotte ) avait un large trou.
égrenais
- Petit-Poucet rêveur, j’( égrenais ) dans ma course
étoiles
Des rimes. Mon ( auberge ) était à la Grande-Ourse.
fantastiques
- Mes ( étoiles ) au ciel avaient un doux frou-frou
féal
front
Et je les ( écoutais ), assis au bord des routes,
idéal
Ces bons soirs de septembre où je ( sentais ) des gouttes
lyres
De rosée à mon ( front ), comme un vin de vigueur;
poings
sentais
Où, rimant au milieu des ombres ( fantastiques ),
splendides
Comme des ( lyres ), je tirais les élastiques
De mes souliers ( blessés ), un pied près de mon cœur.
11
Quatorze mots à retrouver, 2.2
Je m’en allais, les ( poings ) dans mes poches crevées; auberge
Mon paletot aussi devenait ( idéal ); blessés
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton ( féal ); culotte
Oh! là! là! que d’amours ( splendides ) j’ai rêvées! écoutais
égrenais
Mon unique ( culotte ) avait un large trou. étoiles
- Petit-Poucet rêveur, j’( égrenais ) dans ma course fantastiques
Des rimes. Mon ( auberge ) était à la Grande-Ourse. féal
- Mes ( étoiles ) au ciel avaient un doux frou-frou front
idéal
Et je les ( écoutais ), assis au bord des routes, lire
Ces bons soirs de septembre où je ( sentais ) des gouttes lyres
De rosée à mon ( front ), comme un vin de vigueur; poings
points
Où, rimant au milieu des ombres ( fantastiques ), sentais
Comme des ( lyres ), je tirais les élastiques splendides
De mes souliers ( blessés ), un pied près de mon cœur.
12
L’homme aux semelles de vent
13
L’homme aux semelles de vent
13
L’homme aux semelles de vent
13
L’homme aux semelles de vent
13
De l’un à l’autre, 1
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
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De l’un à l’autre, 2
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
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Points d’appui, 1
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
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Points d’appui, 2
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
17
Vise juste, 1
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
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Vise juste, 2
Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon cœur.
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Quatuor
1 Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées;
2 Mon paletot aussi devenait idéal;
3 J’allais sous le ciel, Muse! et j’étais ton féal;
4 Oh! là! là! que d’amours splendides j’ai rêvées!
1 Mon unique culotte avait un large trou.
2 - Petit-Poucet rêveur, j’égrenais dans ma course
Des rimes. 3 Mon auberge était à la Grande-Ourse.
4 - Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou
1 Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;
2 Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
3 Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, 4 un pied près de mon cœur.
20
À bientôt...
Retrouver le catalogue complet des
Moulins à paroles (M@P)
sur le site voixhaute.fr
21
Photos de Baptiste Jacomino
Conçu et réalisé par Christian Jacomino
Août 2009
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