Panorama CinemaTice

6,334 views

Published on

Histoire du cinéma français

Published in: Technology
0 Comments
3 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

No Downloads
Views
Total views
6,334
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
3,829
Actions
Shares
0
Downloads
0
Comments
0
Likes
3
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

Panorama CinemaTice

  1. 1. CinémaTICE
  2. 2. SOMMAIRE <ul><li>1895 – 1905 : début de la cinématographie </li></ul><ul><ul><li>Premiers films </li></ul></ul><ul><ul><li>Réalité ou spectacle ? </li></ul></ul><ul><li>1905 – 1920 : les années folles </li></ul><ul><ul><li>Le cinématographe invente </li></ul></ul><ul><ul><li>Cinéma muet mais non silencieux </li></ul></ul><ul><li>1921 – 1939 : réalisme poétique </li></ul><ul><ul><li>Invention du parlant </li></ul></ul><ul><li>1940 – 1959 : maîtrise du langage </li></ul><ul><ul><li>Narration et récit </li></ul></ul><ul><li>1959 – 1968 : Nouvelle Vague </li></ul><ul><ul><li>Triple rupture </li></ul></ul><ul><ul><ul><li>esthétique </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>critique </li></ul></ul></ul><ul><ul><ul><li>économique </li></ul></ul></ul><ul><ul><li>Limites </li></ul></ul><ul><li>1968 – 1981 : « La terre tremble » </li></ul><ul><ul><li>Libération des m œurs </li></ul></ul><ul><ul><li>Notion d’auteur </li></ul></ul><ul><ul><li>Vidéo , cinéma “X”, Art et Essai </li></ul></ul><ul><li>1981 – 1992 : mondialisation </li></ul><ul><ul><li>Prise de contrôle </li></ul></ul><ul><ul><li>Conséquences </li></ul></ul><ul><ul><li>Cinéma populaire ou d’auteur </li></ul></ul><ul><ul><li>La « vieille » Nouvelle Vague </li></ul></ul><ul><ul><li>Néo-réalisme / classicisme </li></ul></ul><ul><li>Années 90 : produit ou œuvre </li></ul><ul><ul><li>Nouvelle Nouvelle Vague ? </li></ul></ul><ul><li>Début du XXIème siècle </li></ul><ul><ul><li>L’avenir </li></ul></ul><ul><ul><li>WEBO GRAPHIE </li></ul></ul>
  3. 3. 1895 – 1905 : début de la cinématographie le cinéma passe d’une invention à une industrie
  4. 4. Premiers films <ul><li>A l’époque industrielle, beaucoup d’inventions voient le jour, notamment l’automobile. La photographie naît en 1825 avec Nicéphore Niepce, puis le Kinétographe première tentative d’images animées en 1893 par Thomas Edison. </li></ul><ul><li>Mais les véritables inventeurs du cinématoscope sont deux industriels français, les frères Louis et Auguste Lumière qui mettent au point en 1895 le cinématographe et qui montrent leurs films au public dans une salle le 28 décembre 1895 : « première » projection publique et payante de plusieurs films au boulevard des Capucines, au Grand Café. </li></ul><ul><li>Les premiers films seront : </li></ul><ul><li>la sortie des usines Lumière (premier film de l’histoire du cinéma, en plan fixe). </li></ul><ul><li>l’arrivée en gare de La Ciotat (choc du public qui croit voir arriver sur lui un train). </li></ul><ul><li>l’ arroseur arrosé (premier film burlesque). </li></ul>
  5. 5. Réalité ou spectacle ? <ul><li>Mais les deux frères ne filment que la réalité et de toute façon ne croient pas en l’avenir du cinéma. </li></ul><ul><li>En 1895, Georges Méliès, forain et homme de théâtre, veut acheter un cinématographe aux Lumière qui refuse de lui vendre un appareil auquel ils ne croient pas. Il doit alors bricoler le bioscope de l’Anglais W. Paul avec lequel il filme de petites histoires. Il inventera les premières mises en scène, les premiers acteurs, les premiers décors et les premiers trucages. En tout il filmera environ 1500 films. Dont : </li></ul><ul><li>une partie de cartes [1896] </li></ul><ul><li>(son premier film). </li></ul><ul><li>le voyage dans la lune [1903] </li></ul><ul><li>(son film le plus connu). </li></ul><ul><li>Cependant, le cinéma reste un spectacle de fête foraine. </li></ul>
  6. 6. 1905 – 1920 : les années folles dès 1910, de nombreuses innovations font du cinéma un spectacle populaire
  7. 7. Le cinématographe invente <ul><li>Louis Feuillade filment les premiers feuilletons (= serials aux USA) en 1915 de Fantômas et les Vampires qui donnent la première « star » du cinéma avec Musidora , l’héroine sexy, en collant noir. </li></ul><ul><li>Pendant les trente premières années du cinéma, que l’on nomme le « cinéma muet », les projections sont loin d’être silencieuses ; il y a dans la salle un bonimenteur, une musique d’accompagnement, ou même parfois des essais de « synchronisation vivante » avec des acteurs ou des chanteurs cachés derrière l’écran, éventuellement en liaison avec un système de bruitage. </li></ul><ul><li>Apparaissent les premières véritables salles de cinéma avec Charles Pathé en 1906 ( l’Omnia-Pathé , 300 places) puis 2 ans plus tard avec Léon Gaumont ( le Cinéma-Palace ) . </li></ul>
  8. 8. Cinéma muet mais non silencieux <ul><li>Les bonimenteurs racontent et commentent l’action, la situent dans l’espace et le temps, prêtent leur voix aux acteurs avec leurs pensées, leurs sentiments. Ils lisent les intertitres à un public majoritairement analphabète et les traduisent aussi pour les films étrangers. </li></ul><ul><li>La musique est le plus souvent jouée en « direct » dans la salle au cours de la projection par un pianiste ou un orchestre qui interprètent une partition constituée d’un enchaînement de morceaux existants et arrangés pour l’occasion ou, parfois, une partition originale. </li></ul><ul><li>On utilise un matériel de bruitage, du plus improvisé au plus perfectionné. Un article de Ciné-journal du 17 mai 1909, présente le « cinémultiphone », meuble électrique à clavier capable de produire soixante bruits pour accompagner les films. </li></ul>
  9. 9. 1921 – 1939 : réalisme poétique fin des années folles et début des grandes crises mondiales avec le Krach boursier de 1929, la révolution communiste et la montée du fascisme et du nazisme en Europe.
  10. 10. Invention du parlant <ul><li>1927 : invention du parlant. La voix, les bruits ou la musique permettent de nouvelles possibilités de montage qui rendent meilleure l’illusion de la continuité temporelle, notamment avec les répétitions de mots à de brefs intervalles </li></ul><ul><li>On filme alors de grands moments historiques et de grands spectacles sombres. C'est le réalisme poétique . </li></ul><ul><li>Napoléon [1927] d’Abel Gance. </li></ul><ul><li>L’Atalante [1934] de Jean Vigo. </li></ul><ul><li>La règle du jeu [1939] de Jean Renoir. </li></ul>Le Gaumont-Palace
  11. 11. 1940 – 1959 : maîtrise du langage Deuxième Guerre mondiale et après-guerre : pendant les jours sombres, le cinéma montre la Résistance mais aussi la collaboration
  12. 12. Narration et récit <ul><li>Les films reprennent directement quelques épisodes de la guerre (la collaboration), montrent des aspects de la société française (les congés payés) ou bien inventent des histoires. </li></ul><ul><li>Dans la plupart des films, avec la maîtrise du langage cinématographique, la narration s’accélère. L’illusion de réalité est atteinte et met le spectateur en situation de croire aux images, de se laisser porter par elles. </li></ul><ul><li>Grands acteurs mondialement connus : Michel Simon, Arletty, Jean Gabin, Yves Montand et Simone Signoret. </li></ul><ul><li>le Corbeau [1943] d’Henri-Georges Clouzot. </li></ul><ul><li>les Enfants du Paradis [1945] de Marcel Carné. </li></ul><ul><li>la Belle et la Bête [1946] de Jean Cocteau. </li></ul><ul><li>le Silence de la mer [1948] de Jean-Pierre Melville. </li></ul><ul><li>Casque d’or [1952] de Jacques Becker. </li></ul><ul><li>Un cas à part, Jacques Tati, filme la rencontre de plusieurs mondes au travers des yeux de son propre personnage, dans Les vacances de M. Hulot [1953] ou Mon oncle [1957]. </li></ul>
  13. 13. rupture totale qui accompagne un bouleversement des moyens techniques et des structures de financement. Ce mouvement esthétique sera très novateur, libérant des possibilités qui ont permis de nombreuses formes de cinéma. 1959 – 1968 : Nouvelle Vague
  14. 14. Triple rupture : <ul><li>Lorsque le festival de Cannes de 1959 récompense Les Quatre Cents Coups de François Truffaut et Hiroshima Mon Amour d’Alain Resnais, c’est non seulement l’arrivée d’un nouveau cinéma mais aussi celle d’une nouvelle génération. En quelques années, autour de 1958-1962, c’est environ une trentaine de jeunes réalisateurs (qui ont moins de trente ans) qui sont révélés, et dont la plupart sont toujours présents aujourd’hui. </li></ul><ul><li>1958 : Les Amants de Louis Malle ; 1959 : Le Beau Serge de Claude Chabrol, Les Dragueurs de Jean-Pierre Mocky ; </li></ul><ul><li>1960 : A Bout de Souffle de Jean-Luc Godard ; 1961 : Lola de Jacques Demy, Paris Nous Appartient de Jacques Rivette ; 1962 : Le Signe du Lion d’Eric Rohmer, Cléo de Cinq à Sept d’Agnès Varda ; 1964 : Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy. </li></ul>esthétique , critique , et économique
  15. 15. esthétique d’abord, <ul><li>car la Nouvelle Vague propose une façon de raconter (= narration) qui n’est plus toujours linéaire (cause - conséquence, passé - présent - futur, entrée - sortie) mais un travail qui porte à la fois sur le plan-séquence, les jeux de la littéralité, les cassures du montage, le jeu déphasé des acteurs, de sorte que l’action n’est plus le principal moteur de l’histoire. </li></ul><ul><li>Pour préciser ce renouvellement esthétique, on peut repérer trois voies : </li></ul><ul><li>Le recours au direct, avec Le joli Mai [1962] de Chris Marker (des commentaires subjectifs qui questionnent les images qu’il rapporte de ses voyages). </li></ul><ul><li>La littérature saisie au pied de la lettre, avec La Musica [1967] de Marguerite Duras. </li></ul><ul><li>Entre ces deux tendances, des noms que l’on associe communément à la Nouvelle Vague, pour la plupart issus de la revue « les Cahiers du Cinéma » : Jules et Jim [1961] de F. Truffaut (utilisation de la voix off) ou Vivre sa Vie [1962] de J.-L. Godard (dispositif de reportage). </li></ul>
  16. 16. critique ensuite, <ul><li>car la Nouvelle Vague est aussi le résultat d’une réflexion sur le cinéma par des journalistes des Cahiers du Cinéma, comme F. Truffaut, J.-L. Godard, C. Chabrol, J. Rivette, E. Rohmer et surtout André Bazin. </li></ul><ul><li>Deux notions clés se détachent : celles d’auteur et de regard. </li></ul><ul><li>En référence à la littérature, la notion d’auteur permet de remettre la responsabilité artistique du film entre les mains du metteur en scène (plutôt qu’au scénariste ou au producteur) tel que le font les gens de l’écriture ou de la peinture ; donc de permettre un style . </li></ul><ul><li>Puis le regard (Que voit-on du monde ? Quel regard porter sur lui ? Quelle façon de voir peut se construire ? Quelle est la forme du regard ?) plutôt que l’apprentissage technique : il faut changer les codes et les habitudes traditionnelles du cinéma. </li></ul>
  17. 17. économique enfin : <ul><li>car les budgets sont plus petits, </li></ul><ul><li>les équipes plus réduites, </li></ul><ul><li>le matériel est plus léger et plus performant (invention de la caméra à l ’épaule , du « Nagra ») ; </li></ul><ul><li>les temps de tournage sont écourtés, </li></ul><ul><li>les comédiens non professionnels, </li></ul><ul><li>les décors naturels et souvent en extérieurs (les rues de Paris), </li></ul><ul><li>les éclairages sont neutres comme une « lumière d’aquarium » . </li></ul>&quot; A BOUT DE SOUFFLE &quot; Jean-Luc Godard tourne ce drame en 1959 avec Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo (mais aussi Roger Hanin, Daniel Boulanger, Jean-Pierre Melville...). “Breathless” (1982), de Jim McBride, reprend l'histoire avec pour interprètes Richard Gere et Valérie Kaprisky.
  18. 18. Limites <ul><li>Les films de la Nouvelle Vague sont bien accueillis par le public. De sorte, qu’en ce début des années soixante, les jeunes cinéastes deviennent aussi importants que des cinéastes célèbres mais vieillissants tels Jean Renoir, Robert Bresson, Jean Cocteau, Jacques Tati ou bien plus vieux encore tels René Clément ou Jean Delannoy. </li></ul><ul><li>Toutefois, aux alentours de 1965, l’intérêt pour la Nouvelle Vague s’essouffle tandis qu’il y a une chute de la fréquentation des salles de cinéma, la généralisation de la couleur, la télévision dans beaucoup de foyers et l’arrivée d’une nouvelle qualité française contemporaine de la société française, moderne mais qui reste dans les limites du travail bien fait : Les Grandes Gueules [1965] de Robert Enrico. C’est à cette époque que perce Claude Lelouch qui, avec Un Homme et une Femme [1966], occupe la place ambivalente qu’il conservera toujours. Mais le film qui fait courir tous les Français c’est La Grande Vadrouille de Gérard Oury [1966], le plus grand succès de ces trente dernières années avec plus de dix-sept millions d’entrées. </li></ul>
  19. 19. 1968 – 1981 : « La terre tremble »   avec les révolutions de mai 68 en France et d’août 68 du Printemps de Prague  en Europe. C’est le temps de la libération des mœurs.
  20. 20. Libération des mœurs <ul><li>Avec les événements de mai 1968, le cinéma a aussi cherché à reformuler ses modes d’intervention tout en entendant assurer un rôle d’observateur des mutations sociales et politiques, ce en quoi réside son originalité. Toutefois, si la fréquentation demeure constante autour des 180 millions d’entrées au long des années soixante-dix, si même le nombre de films produits va en augmentant (avec une pointe à 200 en 1973, compte tenu des coproductions), le cinéma français paraît dépourvu de grandes ambitions esthétiques en dépit de l’apparition de quelques nouveaux auteurs qui feront carrière, mais chacun de leur côté. </li></ul><ul><li>Parmi les conséquences qui suivent les résolutions du printemps 1968, les plus immédiates et profondes sont sans doute la création de la Société des réalisateurs de films (SRF) qui reconnaît la notion d’auteur et la Quinzaine des réalisateurs en 1969 au festival de Cannes qui assure encore aujourd’hui un rôle de découverte de jeunes talents. </li></ul>
  21. 21. Notion d’auteur <ul><li>Dans ce renouvellement de la pensée politique, le début des années soixante-dix offre des expériences cinématographiques originales : </li></ul><ul><li>Ainsi, tout un cinéma d’auteur, inscrit de façon plus ou moins solide dans la profession, se penche à travers des fictions qui mettent en scène des personnages de la France de 1970 ( Les Valseuses [1974] de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu et Patrick Dewaere, film très provocateur ; Le Charme Discret de la Bourgeoisie [1972] de Luis Buñuel) ou bien des personnages de l’Histoire, d’un point de vue critique ( Lacombe Lucien [1974] de Louis Malle qui fit scandale, Z [1969] de Constantin Costa-Gavras). </li></ul><ul><li>D’une manière générale, ces films parlent d’une société qui hésitent entre pouvoir et exclusion. </li></ul><ul><li>Cependant, un grand succès aussi avec un cinéma dont on trouve les symboles dans quelques comédies bourgeoises (sans parler des séries des gendarmes avec Louis de Funès) comme César et Rosalie [1975] de Claude Sautet, La Gifle [1973] de Claude Pinoteau. </li></ul>
  22. 22. Vidéo, cinéma “X”, Art et Essai <ul><li>La libéralisation des mœurs conduit également à la grande invention de ces années 70 : le cinéma à caractère pornographique avec Emmanuelle [1974] de Just Jaekin.Le développement de ce cinéma conduit en 1975 à une nouvelle réglementation définissant la catégorie X. Mais ce phénomène retombera à cause du développement du marché de la vidéo. </li></ul><ul><li>Les auteurs de la Nouvelle Vague, eux, tournent de moins en moins de films, à part François Truffaut qui parvient à faire un film par an ( Le Dernier Métro [1980], 10 Césars) et Claude Chabrol. Eric Rohmer, malgré quelques beaux films dont Ma Nuit Chez Maud [1969], tourne peu ; quant à Jean-Luc Godard, il se consacre à un travail de réflexion à partir de la vidéo. </li></ul><ul><li>Les nouveaux auteurs cherchant à faire une œuvre personnelle se font rares et deviennent vite des symboles d’un cinéma qualifié d’intellectuel qui ne peut être vu que dans le réseau de l’Art et Essai. C’est une situation paradoxale, car le parc de ces salles passe de 50 en 1962 à 800 en 1976 . En fait cet accroissement a pour effet de créer un marché réservé avec un public ciblé, contribuant à séparer tout à fait le cinéma d’auteur et le cinéma grand public. </li></ul>
  23. 23. 1981 – 1992 : la mondialisation investissements des circuits financiers par les télévisions / politique d’aides au cinéma ; le cinéma comme principe de l’exception culturelle française défendu par les gouvernements socialistes successifs.
  24. 24. Prise de contrôle <ul><li>Le cinéma des années quatre-vingts va profondément changer, surtout à partir de 1985 avec l’arrivée de nouvelles chaînes de télévision (Canal +, la Cinq et M6), suivie en 1987 de la privatisation de TF1. </li></ul><ul><li>Cette nouvelle situation va obliger les chaînes à être rentables ; la publicité devient une source unique de financement, ce qui les engagent dans une concurrence pour la domination de ce qui n’est plus qu’un « marché de spectateurs ». Or, la télévision a besoin de films pour maintenir ses audiences (ce sont les émissions au plus fort indice d’écoute). Donc elle va investir dans le cinéma. En 1990, la moitié des films produits (60 sur 120) le sont en coproduction avec la télévision. C’est elle qui décide désormais si tel ou tel film doit être réalisé. </li></ul><ul><li>Dans le même temps, à cause de la baisse de la fréquentation des salles, on assiste à une concentration de la diffusion : à partir de 1985, trois diffuseurs (UGC, Pathé, Gaumont) contrôlent plus de la moitié des films. </li></ul>
  25. 25. Conséquences <ul><li>La France socialiste met en place une véritable politique d’aide à son cinéma. </li></ul><ul><li>Des films tous semblables, où seul le scénario (= histoire reposant sur des situations fortes et se développant en suivant une intrigue serrée) est important. </li></ul><ul><li>Beaucoup de policiers et de comédies : La Balance de Bob Swaim [1982], Les Ripoux de Claude Zidi [1984], Trois Hommes et un Couffin de Coline Serreau [1985], La Vie est un Long Fleuve Tranquille d’Etienne Chatiliez [1989], Marche à l’Ombre de Michel Blanc [1984]. </li></ul><ul><li>À partir de 1983 on observe une nouvelle baisse de la fréquentation. Alors que celle-ci s’était stabilisée aux alentours de 200 millions d’entrées pendant les années soixante-dix, elle recule encore jusqu’aux alentours des 120 millions en 1990. </li></ul>
  26. 26. Cinéma populaire ou d’auteur <ul><li>La profession va réagir en produisant des films qui ont d’énormes budgets avec de grandes campagnes publicitaires. </li></ul><ul><li>Ce genre de films adapte souvent des romans populaires ; Tchao Pantin [1984], Jean de Florette [1986] de Claude Berri, Le Nom de la Rose [1986], L’ours [1988] de Jean-Jacques Annaud, Camille Claudel [1988] de Bruno Nuytten, Cyrano de Bergerac [1990] de Jean-Paul Rappeneau. </li></ul><ul><li>Face à ce cinéma de grand spectacle populaire qui cherche à retrouver ce grand public du samedi soir des années cinquante, le cinéma d’auteur semble bien fragile. Moins spectaculaire, c’est pourtant celui-ci qui tente d’être le plus proche de son époque ; ainsi, jamais on n’avait vu autant d’adolescents et de jeunes sur les écrans : L’Effrontée [1985] de Claude Miller, De bruit et de Fureur [1986] de Jean-Claude Brisseau, La Fille de Quinze Ans [1989] de Jacques Doillon. </li></ul>
  27. 27. La « vieille » Nouvelle Vague <ul><li>Mais il y a aussi les auteurs de la Nouvelle Vague qui reviennent pour offrir les films les plus rigoureux de leur carrière : Mon Oncle d’Amérique [1980] d’Alain Resnais, A Nos Amours [1983] de Maurice Pialat, Je vous Salue Marie [1983] de Jean-Luc Godard, Les Nuits de la Pleine Lune [1984] d’Eric Rohmer, Sans Toit ni Loi [1985] Agnès Varda, Au Revoir les Enfants [1987] de Louis Malle, Une Affaire de Femmes [1988] de Claude Chabrol, La Belle Noiseuse [1991] de Jacques Rivette. </li></ul>http:// www.affichescinema.com /
  28. 28. Néo-réalisme et classicisme <ul><li>Entre ces différents types de cinéma, on assiste également au retour des belles images, contre quoi avait précisément combattu la Nouvelle Vague et qui présente un néo réalisme-poétique. Ce genre a un grand succès auprès d’un jeune public : 37°2 le matin [1986] de Jean-Jacques Beineix, Subway [1985] et Le Grand Bleu [1988] de Luc Besson. Ce dernier deviendra un des rares films-cultes du cinéma français avec 9 millions d’entrées. Mais aussi les films de Leos Carax comme Les Amants du Pont-Neuf [1991] et ceux de Jean-Jacques Annaud. </li></ul><ul><li>D’autres réalisateurs tenteront, dans la fin des années 90, de faire des films dans une sorte de classicisme qui semble être la voie moyenne de tout un cinéma français : Monsieur Hire [1989] de Patrice Leconte, La Discrète [1990] de Christian Vincent, Un cœur en Hiver [1992] de Claude Sautet. La tendance générale allant vers la peinture naturaliste du quotidien, beaucoup de films de ces années montrent des réalités de violence, chômage, misère, sida : Les nuits fauves [1992] de Cyril Collard . C’est un cinéma qui fait fuir le spectateur qui se réfugie sur les « grosses productions » américaines. </li></ul>
  29. 29. Fin des années 90, produit ou œuvre désormais « diversité culturelle », le cinéma dans la mondialisation grandissante d’aujourd’hui.
  30. 30. Une nouvelle Nouvelle vague ? <ul><li>On a parlé d'une « Nouvelle Nouvelle Vague », parce qu’il existe un jeune cinéma français : depuis le début des années 90, les premiers films représentent un tiers de la production cinématographique française. Tous ont des styles et des propos différents mais on retrouve chez les jeunes réalisateurs et réalisatrices des correspondances, des dialogues. Certains montrent leurs attachements aux problèmes de l’immigration, de vie en banlieue, du chômage : La Haine de Mathieu Kassovitz [1995] ; d'autres s'attachent à peindre l'adolescence, la famille, les sentiments. C’est le cas de Arnaud Desplechin avec Comment je me suis disputé [1996] ou Olivier Assayas avec Irma Vep [1996]. </li></ul><ul><li>Mais l’originalité de ces années, c’est grâce aux femmes qu’elle est en marche, avec des réalisatrices comme Sandrine Veysset pour Y aura-t-il de la neige à Noël [1996], Tonie Marshall pour Vénus Beauté [1999], des actrices telles Élodie Bouchez et Natacha Régnier dans La Vie rêvée des Anges [1999] d’Éric Zonca ou Agnès Jaoui actrice, mais aussi réalisatrice et scénariste Le goût des autres [2000]. </li></ul>
  31. 31. Début du XXIème siècle le cinéma français s’internationalise et s’exporte .
  32. 32. L’avenir du cinéma français <ul><li>On revient au « film de genre », un cinéma de fiction qui s’éloigne profondément du courant naturaliste et qui respecte les codes du genre auquel il se réfère. Ainsi le Pacte des loups [2001] de Christophe Gans ou Belphégor [2001] de Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau ou bien Vidocq [2001] de Pitof (premier film entièrement en images numériques) ; films d’aventures gothique, policier fantastique ou conte onirique, ils mêlent l’action, le côté sombre des choses aidés par des effets spéciaux parfaits. </li></ul><ul><li>Par ailleurs, deux réalisateurs dominent ces années tant par une grande qualité technique que scénaristique : Jean-Pierre Jeunet avec Le fabuleux destin d’Amélie Poulain [2001] et François Ozon avec 8 femmes [2002]. </li></ul><ul><li>Ainsi le cinéma français reprend de la vigueur et s’internationalise, avec de jeunes ou moins jeunes stars françaises qui n’hésitent plus à tourner en anglais, ni à s’expatrier (Juliette Binoche, Julie Delpy, Andrey Tatou pour les femmes ; Romain Duris, Mathieu Almaric, Gaspard Ulliel pour les hommes). D’autres vedettes, un peu plus âgées s’exportent particulièrement bien telles Jean Reno au Japon, Gérard Depardieu aux Etats-Unis et Daniel Auteuil en Grande-Bretagne. </li></ul>
  33. 33. Bibliographie <ul><li>« Dictionnaire des films » de Bernard Rapp et Jean-Claude Lamy – édition Larousse 1990 </li></ul><ul><li>« Une histoire du cinéma français » sous la direction de Claude Beylie – édition Larousse 2000 </li></ul><ul><li>« 80 grands succès du cinéma français » sous la direction de Pierre Tchernia – édition Casterman </li></ul><ul><li>« 100 films pour l’an 2000 » Bureau du Film – ministère des Affaires étrangères </li></ul><ul><li>« Dictionnaire théorique et critique du cinéma » de Jacques Aumont et Michel Marie – édition Larousse 2001 </li></ul><ul><li>« 900 cinéastes français d'aujourd'hui » collection Septième Art – édition cerf - Télérama 1988 </li></ul><ul><li>« Le cinéma, 100 ans, 100 films » Hors série n° 1 – L’Express 1989 </li></ul><ul><li>«  Cent ans de cinéma français – brève histoire du cinéma français 1960 – 1990 » ministère des Affaires étrangères </li></ul><ul><li>« Essais sur la signification au cinéma » réédition des tomes I (1968) et II (1972), Christian Metz – édition Klincksieck 2003 </li></ul><ul><li>« Dictionnaire des cinéastes » de Georges Sadoul – édition Microcosme 1990 </li></ul><ul><li>« Ecoles, genres et mouvements au cinéma » de Vincent Pinel – collection Comprendre et reconnaître – édition Larousse 2000 </li></ul>
  34. 34. Webographie <ul><li>http://french.imdb.com/ </li></ul><ul><li>http://www.lefilmfrancais.com </li></ul><ul><li>http://www.lumiere.org/films </li></ul><ul><li>http://www.pyramidefilms.com/home.asp </li></ul><ul><li>http://www.unifrance.org </li></ul><ul><li>http://www.fnsbf.com/ </li></ul><ul><li>http://www.6nop6.com/ </li></ul><ul><li>http://www.horschamp.qc.ca/ </li></ul><ul><li>http://www.cadrage.net/ </li></ul><ul><li>http://www.premiere.fr/ </li></ul><ul><li>http://www.chez.com/cinealan/index.htm </li></ul><ul><li>http://www.filmsdefrance.com/ </li></ul><ul><li>http://www.france.diplomatie.fr/culture/france/cinema/filmotheque.html </li></ul><ul><li>http://www.ina.fr/ </li></ul><ul><li>http://www.bifi.fr/ </li></ul><ul><li>http://www.objectif-cinema.com/ </li></ul><ul><li>http://www.monsieurcinema.tiscali.fr/ </li></ul>

×