Sommaire
1 - [C&S] Thème du débat (1 p.)
2 - [DIOCÈSE DE LYON] L'Eglise et le sida : propos exacts de Benoît XVI (1 p.)
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Eglise catholique à Lyon http://lyon.catholique.fr/./?L-Eglise-et-le-sida-des-outils
L’Eglise et le sida : des outils pour...
Quelques éléments de compréhension
Le Pape évoque l'engagement de l'Eglise dans la lutte contre le sida : Comment s'impliq...
l'abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues et, avec leur promotion, nous contribuons à la
prévent...
P. Timothy Radcliffe : Pourquoi rester ?
Alors que l’Église traverse une crise aux multiples symptômes (levée des
excommun...
et la communauté était dispersée. À chaque Eucharistie, nous rappelons comment Jésus en a fait le moment d’une
intimité pl...
De : Jacques Bancal <jbancal@wanadoo.fr>
Objet : Rép : La Belgique condamne les propos du Pape...
Date : 9 avril 2009 09:0...
En tout cas, on n'a jamais autant parlé du sida et de l'Eglise, ce qui fait de cette tempête médiatique un "bienheureux
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Eglise catholique à Lyon http://lyon.catholique.fr/./?Que-personne-ne-soit-juge-que-tous
« Que personne ne soit jugé, que ...
sait que le cœur de la Bible se trouve dans ces simples mots : « Dieu est amour ». A ceux qui
veulent bien entendre cette ...
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De : anita devroye <adevroye@gmail.com>
Date : 2 avril 2009 18:45:10 HAEC
Objet : Réexp : Votre communique de presse de Ch...
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The Catholic Bishops and Condoms: Statements and
Actions Supporting Condom Use as Part of an HIV
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april 2007
Bishop Kevin Dowling, South Africa
Bishop Dowling, in an interview about HIV/AIDS prevention and treatment in S...
Bishop Antonio Moreira, Portugal
Speaking at a meeting of Portuguese bishops held in the town of Fatima, about 85 miles fr...
INTERVENTIONS PRIORITAIRES
Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA
dans le secteur de la santé
Organisation mondiale d...
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1.2.1 Prévention de la transmission sexuelle du VIH
1.2.1.1 Promotion et soutien de l’utilisation du préservatif
L’util...
18 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé
Les programmes de ...
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34. Periodic presumptive treatment for sexually transmitted infections: Experience from the field and
recommendations f...
20 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé
soutien des femmes...
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40. Male circumcision: Global trends and determinants of prevalence, safety and acceptability
[Circoncision : tendances...
22 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé
avec le VIH en sit...
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! promouvoir et soutenir l’utilisation du préservatif avec des lubrifiants à base d’eau pour les
professionnels masculi...
24 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé
rapports homosexue...
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53. Policy brief: HIV and sex between men
[Politique générale : VIH et sexualité entre hommes]
Anglais : http://data.un...
26 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé
! un diagnostic et...
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compris des minorités ethniques qui peuvent requérir des informations et une éducation dans leur
propre langue ;
l’accè...
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238. HIV prevention, treatment, care and support: a training package of 8 modules for community volunteers
[Prévention...
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  1. 1. Sommaire 1 - [C&S] Thème du débat (1 p.) 2 - [DIOCÈSE DE LYON] L'Eglise et le sida : propos exacts de Benoît XVI (1 p.) 3 - [CEF] Quelques éléments de compréhension (2 p.) 4 - [LA VIE] Benoît XVI : conduite à risques (3 p.) 5 - [LA VIE] Le préservatif, nouveau sujet de discorde (1 p.) 6 - [LA VIE] « Évitons les discours tranchés », Emmanuel Lafont (1 p.) 7 - [LA VIE] 5 points clés pour décrypter une lettre (1 p.) 8 - [LA CROIX] P. Timothy Radcliffe : pourquoi rester ? (2 p.) 9 - [GOLIAS] Les paroles de Mgr Rouet (2 p.) 10 - [GOLIAS] La colère de Hans Küng (2 p.) 11 - [MAIL] Réactions de Jacques Bancal et Dominique Goblet (2 p.) 12 - [LALIBRE.BE] Mgr Danneels : "le Pape n'est pas diplomate" (1 p.) 13 - [DIOCÈSE DE LYON] « Que personne ne soit jugé, que tous soient aimés » (2 p.) 14 - [FRANCE-GUYANE] Réaction d'Emmanuel Lafont (1 p.) 15 - [MAIL] Réaction de Laïla Cassubie (1 p.) 16 - [CATHOLICS FOR CHOICE] Paroles d'hommes d'Eglise en faveur du préservatif (3 p.) 17 - [OMS] Rapport d'avril 2009 (13 p.)
  2. 2. Eglise catholique à Lyon http://lyon.catholique.fr/./?L-Eglise-et-le-sida-des-outils L’Eglise et le sida : des outils pour comprendre vendredi, 20 mars 2009 Alors que la question du préservatif et du sida a été posée à nouveau par le pape Benoît XVI à l’occasion de son voyage en Afrique, nous vous proposons de trouver ci-dessous quelques outils pour replacer le propos dans son contexte, comprendre et avancer. - Qu’a dit le pape exactement ? Voici le texte complet de sa réponse, traduite en français, et ci-dessous la vidéo originale en italien. Question de Philippe Visseyrias de France 2 Saint Père, parmi les multiples maux dont souffre l’Afrique, il y a aussi en particulier celui de l’épidémie du sida. La position de l’Eglise catholique quant aux moyens de lutter contre ce fléau est souvent considérée comme irréaliste et inefficace. Aborderez-vous ce thème durant le voyage ? Réponse de Benoît XVI [traduit de l’italien par l’Agence i.media] Je dirais le contraire. Il me semble que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre le sida est vraiment l’Eglise catholique, avec ses mouvements et ses diverses structures. Je pense à la Communauté Saint Egidio qui fait tant, de manière visible et aussi de manière invisible pour lutter contre le sida, aux religieux Camilliens, à toutes les religieuses qui sont au service des malades... Je dirais que l’on ne peut pas dépasser ce problème du Sida avec seulement de l’argent, qui est nécessaire, mais s’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut pas dépasser le fléau avec la distribution de préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème. La solution ne peut venir que d’un double engagement : en premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui permette une nouvelle manière de se comporter les uns avec les autres, et deuxièmement une vraie attention particulièrement à l’égard des personnes qui souffrent, la disponibilité, les sacrifices aussi, les renoncement personnels pour être avec les personnes souffrantes. Ce sont les moyens qui aident et permettent des progrès visibles. C’est pourquoi, je dirais que c’est là notre double force : renouveler l’homme intérieur, donner une force spirituelle et morale pour un comportement juste dans la manière de considérer son propre corps et celui d’autrui, et d’autre part cette capacité à souffrir avec ceux qui souffrent, d’être présents aux cotés de ceux qui traversent des épreuves. Je crois que c’est là la juste réponse, que l’Eglise la met en œuvre et offre ainsi une aide très grande et importante. Nous remercions tous ceux qui y participent. 1
  3. 3. Quelques éléments de compréhension Le Pape évoque l'engagement de l'Eglise dans la lutte contre le sida : Comment s'implique-t-elle concrètement dans la prévention et le soin ? Dans ses réflexions sur la prévention contre le sida, Benoît XVI a d'abord voulu souligner l'engagement de l'Église - qui reste largement méconnu - dans l'accueil, les soins médicaux et l'accompagnement social et spirituel des personnes touchées par le sida. Parmi les institutions dans le monde qui s'occupent des personnes ainsi atteintes, l'Église est le plus important prestataire privé de soins aux malades du sida (44% sont des institutions d'État, 26,70% sont des institutions catholiques, 18,30% sont des ONG et 11% d'autres religions). L'Église est également engagée dans la prévention contre la transmission du virus HIV par l'intermédiaire de ses réseaux d'écoles, de mouvements de jeunesse et d'associations familiales. Le Saint-Siège a créé en 2004, sous l'impulsion du Pape Jean-Paul II, la Fondation du Bon Samaritain afin de financer de projets de soins et d'éducation en direction des personnes concernées et de la prévention. C'est dire combien l'Église est active dans ces domaines. A l'occasion de sa visite du Centre national de réhabilitation des handicapés de Yaoundé (Cameroun), le 19 mars 2009, Benoît XVI a redit sa proximité avec les malades. "Je pense aussi, a-t-il déclaré, à tous les malades et, spécialement ici, en Afrique, à ceux qui sont victimes de maladies comme le sida, le paludisme et la tuberculose". Les évêques de l'Eglise en France ne cessent de rappeler leur soutien à toutes les personnes engagés auprès des malades et pour la prévention. Ils expriment également leur solidarité avec tous ceux qui souffrent. Qu'a voulu dire le Pape au sujet du préservatif ? Il considère que le préservatif ne peut être "la" solution au problème du sida. On voit bien d'ailleurs, depuis des dizaines d'années, que la pandémie est loin d'être enrayée, au contraire. Mercredi 18 mars, lors d'un point presse à Yaoundé, le Père Federico Lombardi, Porte-parole du Pape, est revenu sur ce sujet : il a expliqué que, pour l'Eglise, « développer une idéologie de confiance dans le préservatif » n'est « pas une position correcte » car elle ne met pas l'accent sur « le sens des responsabilités ». Il a également indiqué « qu'il ne faut pas attendre de ce voyage un changement de position de l'Eglise catholique envers le problème du sida ». Le Père Lombardi a aussi rappelé « les lignes essentielles de l'engagement de l'Eglise catholique dans le combat contre ce terrible fléau qu'est le sida : en premier, par l'éducation à la responsabilité des personnes dans la pratique de la sexualité et en réaffirmant le rôle essentiel du mariage et de la famille. Deuxièmement : par la recherche et l'utilisation des thérapies efficaces contre le sida et dans leur mise à disposition au plus grand nombre possible de malades grâce à de nombreuses initiatives et instances sanitaires. Troisièmement, par l'assistance humaine et spirituelle des malades du sida comme de tous ceux qui souffrent et qui demeurent au cœur de l'Eglise ». Dans sa réflexion sur la question que pose l'épidémie du sida, le Pape s'appuie sur la manière dont l'Eglise envisage l'amour et la sexualité. C'est pourquoi il considère que la sexualité humaine ne peut pas s'élaborer psychologiquement et se signifier moralement en fonction d'une maladie. Ce n'est pas à partir du sida qu'on définit la sexualité humaine, mais à partir du sens de l'amour, de l'amour qui est un engagement entre un homme et une femme dans une relation et dans la responsabilité. L'Église témoigne d'un amour de vie. Comment les évêques africains réagissent-ils aux propos du Saint-Père ? D'après l'agence de presse I-Média, « plusieurs haut prélats africains ont salué les propos tenus par Benoît XVI dans l'avion qui le menait à Yaoundé (Cameroun) le 17 mars 2009 sur le fait que la distribution de préservatifs aggraverait le problème du Sida ». Interrogés par la chaîne catholique française KTO et I.MEDIA le 18 mars dans la capitale camerounaise, ils ont aussi invité les Occidentaux à ne pas imposer leur façon de voir les choses en la matière. "Je demande aux Occidentaux de ne pas nous imposer leur unique et seule façon de voir", a ainsi martelé le cardinal sénégalais Théodore-Adrien Sarr. "Dans des pays comme les nôtres, a alors expliqué l'archevêque de Dakar, 2
  4. 4. l'abstinence et la fidélité sont des valeurs qui sont encore vécues et, avec leur promotion, nous contribuons à la prévention contre le sida". "Nous ne pouvons pas promouvoir l'utilisation du préservatif, a encore souligné le cardinal sénégalais, mais prêcher les valeurs morales qui, pour nous, demeurent valables, afin d'aider nos populations à se prémunir du sida : l'abstinence et la fidélité". Ces valeurs, a enfin expliqué le cardinal Sarr, sont "des réalités" pour les Africains et "il ne faut vraiment pas nous dire que nous n'avons pas à prêcher ces valeurs". Dans le même sens, Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Gitega au Burundi, a dénoncé "le glissement de pensée" de l'Occident, et son "hédonisme sexuel devenu comme un chemin incontournable". "Ce n'est pas le préservatif, a-t-il soutenu, qui va diminuer le nombre d'infections du Sida, mais certainement une discipline que chacun doit s'imposer pour pouvoir changer d'attitude, une attitude qui va l'aider à échapper à un hédonisme qu'il ne peut plus contrôler". "Pour moi, la façon la plus sûre (de lutter contre le Sida, ndlr), c'est ma volonté", a encore expliqué Mgr Simon Ntamwana. "Vous démissionnez de votre volonté, de l'engagement de l'effort, et je ne sais pas vers où vous allez", a enfin prévenu l'évêque burundais à l'intention des Occidentaux. Le préservatif "aggrave le problème car il donne une fausse sécurité, une sécurité qui n'en est pas toujours une", a expliqué pour sa part Mgr Laurent Monsengwo Pasinya en reprenant les propos de Benoît XVI dans l'avion qui le menait au Cameroun. Ainsi, pour l'archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo), "le préservatif n'est pas le moyen le plus sûr car il peut être de mauvaise qualité". Que propose l'Eglise aux hommes d'aujourd'hui ? L'Église ne cesse de rappeler la dignité de la personne humaine et la signification de l'amour. Elle affirme qu'il n'y a de remède ultime au sida que grâce à un comportement digne de l'homme, c'est-à-dire capable de respect, de fidélité et de maîtrise de soi qui sont les conditions même de l'amour. Interrogé sur les propos du Pape, Mgr di Falco a répondu sur RTL, mercredi 18 mars, que, d'après lui, le Pape a voulu dire que le préservatif « n'était pas suffisant mais qu'il devait y avoir derrière de l'éducation, de la responsabilisation (...) Ce qu'a dit le pape, c'est l'idéal de la fidélité proposé aux chrétiens (...) Le plus haut responsable exprime l'idéal. Il n'entre pas dans les situations concrètes". Mgr di Falco a également estimé que « si on n'arrive pas à vivre la situation telle qu'il la propose on ne doit être ni criminel, ni suicidaire et on doit utiliser le préservatif. Il a précisé que, sur le terrain, les religieux incitent, si nécessaire, à utiliser le préservatif pour ne pas se mettre en danger ou mettre en danger des partenaires ». « 0n n'a jamais dit autre chose depuis dix ans" a-t-il ajouté. Dans une interview parue dans Le Parisien-Aujourd'hui en France le 19 mars, Mgr Michel Dubost, évêque d'Evry- Corbeil-Essonnes, a commenté : "Vouloir lutter contre le sida avec le seul préservatif, c'est aussi intelligent que penser éradiquer les accidents de moto en faisant campagne pour le port du casque". En décembre 1988, déjà, le cardinal Lustiger avait répondu sur ce sujet à l'Express : « Il faut aider la nouvelle génération : elle désire découvrir la dignité de l'amour. La fidélité est possible. Tout véritable amour doit apprendre la chasteté. Des malades du sida sont appelés, comme chacun de nous, à vivre la chasteté non dans la frustration, mais dans la liberté. Ceux qui n'y parviennent pas doivent, en utilisant d'autres moyens, éviter le pire : ne donnez pas la mort. ». A la remarque du journaliste : « Un pis-aller, le préservatif ? », il avait répondu : « Un moyen de ne pas ajouter au mal un autre mal... » Autrement dit, il ne s'agit pas d'exclure le recours au préservatif dans certaines situations. Le discours sanitaire peut être nécessaire mais reste largement insuffisant quand il s'arrête à des mesures purement techniques. Voir aussi... Actualités Benoît XVI invite les jeunes à témoigner de la foi sur la Toile : 20/05/2009 Cinq nouveaux saints pour l'Eglise : 28/04/2009 Benoît XVI auprès des sinistrés des Abbruzes : 28/04/2009 114 autres actualités Dossiers Assises de la Pastorale de la santé : Témoignages Mgr Guyard : « La santé concerne toute la vie de l'homme » Assises de la Pastorale de la Santé à Lourdes 3
  5. 5. P. Timothy Radcliffe : Pourquoi rester ? Alors que l’Église traverse une crise aux multiples symptômes (levée des excommunications et scandale Williamson, affaire de Recife, propos du pape sur le préservatif…), « La Croix » donne la parole chaque jour à une personnalité qui témoigne de ses raisons d’espérer Lettres aux catholiques troublés 2/P. Timothy Radcliffe, ancien maître de l’ordre dominicain C’est un moment embarrassant pour qui est catholique. Au Vatican, il y a eu des erreurs de communication, un manque de consultation et des déclarations aux mots mal choisis qui ont provoqué de violentes réactions dans la presse et de vigoureuses interventions de dirigeants internationaux. Cela a suscité affliction et scandale chez beaucoup de catholiques, y compris des évêques, et endommagé la réputation de l’Église. Des personnes se sont même demandé comment elles pouvaient continuer à appartenir à l’Église. Nous restons parce que nous sommes des disciples de Jésus. Croire en Jésus, ce n’est pas adopter une spiritualité privée ou un code moral. C’est accepter d’appartenir à sa communauté. Ceux qu’il a appelés à le suivre marchent ensemble. Selon un vieil adage latin, Unus christianus, nullus christianus : un chrétien isolé n’est pas un chrétien. Mais pourquoi devrais-je rester membre de cette Église-là ? Pourquoi ne pourrais-je rejoindre une autre communauté chrétienne dont les positions officielles ou les manières d’agir seraient moins embarrassantes ? Nous touchons là au cœur même d’une compréhension catholique de l’Église. Dès l’origine, Jésus a appelé dans sa communauté les saints et les pécheurs, les sages et les fous. Il a dit : « Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs » (Matthieu 9, 13). Et il continue à le faire, sinon il n’y aurait pas de place pour quelqu’un comme moi. Une communauté admirable de personnes merveilleuses et vertueuses, qui ne ferait jamais d’erreurs, ne serait pas un signe du Royaume de Dieu. Une vague unité spirituelle ne suffit pas Je ne pourrai jamais quitter l’Église catholique car je crois que Jésus nous appelle à vivre ensemble comme un seul Corps. Dans l’Évangile de Jean, peu de temps avant sa mort, Jésus a prié son père pour ses disciples « afin que tous soient un » (Jean 17, 21). Une vague unité spirituelle ne suffit pas. Nous croyons en l’Incarnation, la Parole de Dieu qui se fait chair. L’Église catholique est le signe visible, incarné, de l’unité à laquelle Jésus nous appelle. J’ai une immense admiration pour beaucoup de chrétiens qui appartiennent à d’autres Églises, leur exemple m’inspire, leur théologie m’instruit. Mais, pour moi, quitter l’Église catholique serait renier l’appel radical de Jésus à réunir les saints et les pécheurs, les vivants et les morts. Au cœur de notre vie chrétienne, il y a l’immense vulnérabilité du Dernier repas. Jésus se met dans les mains de ses disciples : « Prenez, ceci est mon corps donné pour vous. » L’un d’entre eux l’a trahi, un autre l’a renié, la plupart se sont enfuis. Appartenir à l’Église, c’est accepter un tout petit peu de cette vulnérabilité. Nous acceptons d’être impliqués dans les échecs de l’Église comme dans son héroïsme, dans sa folie comme dans sa sagesse, dans ses péchés comme dans sa sainteté. Et l’Église m’accepte moi aussi avec mes péchés et ma stupidité. C’est pour cela qu’elle est « signe et sacrement de l’unité de tout le genre humain » (Vatican II, Lumen gentium n. 1, 1). Une crise modeste comparée à celles subies par nos ancêtres Cependant, nous sommes bien dans un moment de crise de l’Église. Mais les crises peuvent être fructueuses. Le Dernier repas fut la crise la plus profonde que l’Église ait connue : Jésus était sur le point de subir une mort humiliante 9
  6. 6. et la communauté était dispersée. À chaque Eucharistie, nous rappelons comment Jésus en a fait le moment d’une intimité plus profonde, le don de son corps et de son sang. Après la Résurrection, l’Église était déchirée. Les Gentils seraient-ils acceptés dans l’Église et seraient-ils forcés d’accepter la Loi ? La communauté était sur le point de s’effondrer mais elle a survécu pour s’ouvrir aussi à nous, les Gentils. Après le martyre de Pierre et Paul, beaucoup croyaient que Jésus était sur le point de revenir. Mais ce ne fut pas le cas. Ce fut une crise inimaginable de l’espérance mais elle a conduit à rédiger les Évangiles. Toute crise, si elle est vécue dans la foi, conduit à un renouveau et à une nouvelle vie. La crise que nous endurons en ce moment est vraiment modeste, comparée à celles subies par nos ancêtres. La crise moderniste, il y a un siècle, fut ainsi beaucoup plus sévère. Cependant, notre petite crise peut être fructueuse si nous la vivons dans la foi. Ses fruits ? Quels pourraient être ces fruits ? Tout d’abord, d’encourager un débat plus ouvert à l’intérieur de l’Église. Depuis les traumatismes de la Réforme, chaque confession chrétienne s’est montrée nerveuse lorsqu’il s’agit de débattre de sujets de dissensions, craignant que cela ne mette en péril l’unité. Mais c’est seulement par un débat rationnel et charitable que nous pouvons témoigner de notre foi. Le pape lui-même a essayé d’introduire davantage de débat dans l’Église, par exemple au Synode des évêques. Mais nous restons nerveux à l’idée d’échanger avec ceux qui ont des idées différentes. C’est un manque de confiance dans l’intelligence que nous avons reçue de Dieu. N’ayons pas peur du débat. L’Église, par ailleurs, a résisté aux tentatives de domination de gouvernements autoritaires : les empereurs romains, les monarques absolus des Lumières, les grands empires du XIXe siècle, le Parti communiste en Europe orientale… Ces batailles, nécessaires pour défendre la liberté de l’Église, ont conduit à une structure de gouvernement trop centralisée et éloignée du collège des évêques. Le moment est venu de les intégrer davantage dans le processus de décision. La réaction vigoureuse de certains évêques à la situation présente laisse espérer un rééquilibrage en ce sens. La lettre, humble et émouvante, de Benoît XVI aux évêques sur la question intégriste montre son attention à leurs préoccupations et son souhait d’être en dialogue avec eux. Donc, n’ayons pas peur, ayons espoir. 10
  7. 7. De : Jacques Bancal <jbancal@wanadoo.fr> Objet : Rép : La Belgique condamne les propos du Pape... Date : 9 avril 2009 09:03:42 HAEC À : Dominique GOBLET <dominique@abbaye-de-leffe.be> Cc : Bonjour Dominique Merci d'avoir attirer l'attention sur cette nouvelle "histoire belge" Les "lettres aux catholiques troublés" publiées par La Croix ces derniers jours permettent de mieux prendre conscience que nous avons été bernés par les média sans prendre le recul nécessaire : tout n'est pas blanc ou noir. Personnellement j'ai vécu la même chose avec la guerre d'Algérie (en 1956 et 1957), quand j'y faisais mon service militaire. J'étais parmi les rares à m'élever sur l'utilisation de tous les "moyens nécessaires" pour faire avouer les fellagahs (le mot "torture" était censuré dans les journaux, sous le gouvernement socialiste de l'époque), afin d'éviter l'éclatement de bombes tuant aveuglément femmes et enfants. Cinquante ans après, seuls de rares partisans de Le Pen soutiennent que ces "moyens" étaient nécessaires ! "Ne pas se tromper de conflit" titre la lettre du 6/4 "Passion pour le temps présent" écrit Véronique Margron le 7/4 en citant Pierre Claverie (mort pour cette Algérie) : "La croix, c'est l'écartèlement de celui (Jésus) qui ne choisit pas un côté ou un autre, parce que s'il est entré en humanité, ce n'est pas pour rejeter une partie de l'humanité." "L'Eglise que j'aime. J'aime Benoît XVI..." ose écrire Jean Vanier (que tu dois porter dans ton coeur) le 8/4. Il explicite : "Une des façons de réduire cette tension entre principes et personnes est la formation de bons accompagnateurs comprenant les questions des personnes, leur désarroi, et les aidant à faire un pas vers la lumière des principes. Il y a très peu de tels accompagnateurs disposés à faire cette oeuvre de compétence, d'intelligence et d'unité". En France on manque d'hommes formés par des associations agréées par l'Education nationale pour aider les jeunes à grandir sexuellement grâce aux séances demandées par la loi de 2001. C'est fort regrettable comme le montre le récent livre de Géraldine Levasseur "Ados: la fin de l'innocence". Cela ne rejoint-il pas ce dont parle Mgr Piat dans le texte ci-joint? Celui-ci ne mériterait-il pas de figurer dans la prochaine "Esperluette", la dernière ayant été trop composé "à chaud" alors que nous étions tous offusqués par le texte tronqué par l'AFP, et aussi, au Vatican, par le manque de réactivité de certains services, et par l'incompétence technique de certains "experts" mélangeant le vrai et le faux sur le préservatif (voir l'énormité des déclarations de l'évêque d'Orléans)? 15
  8. 8. En tout cas, on n'a jamais autant parlé du sida et de l'Eglise, ce qui fait de cette tempête médiatique un "bienheureux malheur", dirait Boris Cyrulnik, le vulgarisateur de la résilience. La hiérarchie de notre Eglise en France et peut-être au Vatican semble, avec lenteur, vouloir énoncer une parole plus claire sur la nécessité du préservatif dans la lutte contre le sida (voir récents Emails retransmis à Gérard Guérin...). Par ailleurs je souhaiterais que les "experts" français en prévention (ci-joint lettre à l'INPES de mars 2008) insistent enfin sur le manque d'efficacité de l'utilisateur du préservatif sous l'effet de l'alcool et autres drogues : Relire dans "Esperluette" n° 5 (hivers 2007) ce qu'en disait Didier Lestrade, le fondateur d'Act-Up... Joyeuses Pâques Jacques Bancal Dominique GOBLET a écrit : http://www.lesoir.be/actualite/belgique/preservatif-la-belgique-2009-04-02-699187.shtml La Belgique condamne les propos du Pape, petit pays mais.... Dominique --------------------------------------------------------------------------------------- Monseigneur…oc (34,5 Ko) INPES.doc (28,5 Ko) 16
  9. 9. 17
  10. 10. Eglise catholique à Lyon http://lyon.catholique.fr/./?Que-personne-ne-soit-juge-que-tous « Que personne ne soit jugé, que tous soient aimés » dimanche, 29 mars 2009 C’est une rencontre rare et constructive qui s’est déroulée à Fourvière, dimanche 29 mars 2009. La matinée s’était pourtant ouverte sur les cris de « Benoît XVI, assassin », lors d’une manifestation organisée par des associations lyonnaises gaies, lesbiennes et transsexuelles ainsi que des associations de lutte contre le sida pour protester contre les propos du pape au sujet du préservatif. Quelques minutes avant le début de la Messe de 11h, une soixantaine de personnes étaient réunies autour d’une banderole proclamant : « La capote, c’est la vie, l’Eglise l’interdit ». En face, quelques dizaines de jeunes catholiques redisaient, quant à eux, leur amour et leur attachement pour le pape. En sortant de l’archevêché pour se rendre à la basilique, le cardinal Philippe Barbarin a proposé de rencontrer une délégation des manifestants à l’issue de la Messe, convaincu que le dialogue est toujours possible. [1] Les sept manifestants reçus à l’archevêché ont reconnu l’importance de se rencontrer et ont exprimé le besoin de comprendre la position de l’Eglise en matière de prévention contre le sida. Face à leur demande, le cardinal Barbarin a d’abord écouté leurs positions : l’un d’eux par exemple, homosexuel et catholique, a dit combien son cœur était aujourd’hui déchiré. L’archevêque de Lyon a voulu relire avec eux la phrase du pape en son entier. En effet, trop souvent les médias n’en ont pas rapporté l’intégralité, occultant son début : « s’il n’y a pas l’âme, si les Africains ne s’aident pas, on ne peut pas dépasser le fléau avec la distribution de préservatifs. Au contraire, ils augmentent le problème. » Le cardinal les a remercié d’avoir accepté cette rencontre, précisant : « vous venez m’interroger et vous savez ce que vous allez entendre ». Il a ainsi rappelé que l’Eglise veut être la servante de l’amour humain, par l’éducation, ce qui suppose « une humanisation de la sexualité » comme l’avait indiqué Benoît XVI. Si le dialogue entre les représentants de ces associations et l’archevêque de Lyon n’a pas levé tous les désaccords, certaines incompréhensions s’estompaient progressivement au fil de la rencontre. Le cardinal a pu expliquer la position de l’Eglise qui présente l’amour humain à la lumière de l’Alliance entre Dieu et les hommes. Il a ajouté aussi : « Si l’on n’est pas d’accord avec le chemin proposé par Dieu, que l’on ne se donne pas la mort et qu’on ne la donne pas aux autres ». Le cardinal a rappelé le caractère premier et non négociable de ce commandement : « Tu ne tueras pas ». Les manifestants sont aussi tombés d’accord pour affirmer le besoin d’éducation en matière sexuelle : il ne suffit pas de distribuer des préservatifs, une véritable démarche éducative est nécessaire. A l’issue de cet entretien, deux propositions de rencontres ont été faites : les représentants de la manifestation ont invité le cardinal à une formation donnée par l’association « Etudiants contre le sida », qui milite pour une prévention accompagnée et éducative ; d’autre part, un représentant de RCF Lyon Fourvière a proposé une rencontre-débat sur les ondes. PS : Ce texte a été relu et accepté par les protagonistes de la rencontre. [1] Avant de se rendre à la Messe, le cardinal Philippe Barbarin avait fait la déclaration suivante : Les paroles du pape Benoît XVI suscitent de graves incompréhensions. Beaucoup ne sont pas d’accord avec lui, et n’acceptent pas l’enseignement que l’Eglise catholique, nourrie de l’Evangile, donne sur l’amour humain. Je suis convaincu que tout cri exprime une souffrance et mérite d’être écouté. Il est toujours possible et souhaitable d’établir un dialogue, dans le respect. L’Eglise n’est pas la seule à croire à l’amour, à en montrer la beauté, la grandeur et les exigences. Elle transmet un message qui indique aux hommes où se trouve la source de leur bonheur. Elle 18
  11. 11. sait que le cœur de la Bible se trouve dans ces simples mots : « Dieu est amour ». A ceux qui veulent bien entendre cette Parole, l’Eglise dit : « Voici le chemin de votre liberté. Vivez votre amour dans la fidélité. N’ayez pas peur ! Le Seigneur ne vous demande rien d’impossible. Il veille sur chacun de ses enfants, et son amour nous accompagne. » A tous les autres, doit-elle dire quelque chose ? Je ne sais pas. Mais s’il faut parler, je dirais avec douceur à ceux qui ne veulent pas suivre l’enseignement de Jésus : « Et si vous écoutiez cette voix, pour une fois ? Etes-vous sûr qu’elle ne vous apporterait pas la lumière que nous cherchons tous ? » Puis j’ajouterais : « En tout cas, pour votre bien et pour celui des autres, s’il vous plaît, respectez la vie. C’est notre trésor ! » A écouter : le reportage diffusé sur RCF - Lyon Fourvière lundi 30 mars en cliquant sur l’icône ci-dessous : la réaction de Denis Horvath, de l’association ARIS (Association de Gais et de Lesbiennes à Lyon) à l’issue de la rencontre : © Sedicom Lyon 19
  12. 12. 20
  13. 13. De : anita devroye <adevroye@gmail.com> Date : 2 avril 2009 18:45:10 HAEC Objet : Réexp : Votre communique de presse de Chrétiens & sida Je vous transmets la réaction d'un membre de notre groupe Guadeloupe ... Anita ---------- Forwarded message ---------- From: anita devroye <adevroye@gmail.com> Date: 2 avr. 2009 12:41 Subject: Re: Votre communique de presse de Chrétiens & sida To: CASSUBIE LAILA <cassubielaila@wanadoo.fr> Merci Laila pour cet avis que je transmets aux membres de Ch§ S de métropole , auteurs du communiqué de presse. Bien à toi, Anita Le 01/04/09, CASSUBIE LAILA <cassubielaila@wanadoo.fr> a écrit : Bonjour, En tant que catholique, je suis très choquée de votre communiqué de presse que vous semblez publier pour faire bonne figure, un communiqué fait par Paris... Il est en effet difficile de marcher sur les pas du Seigneur et tout ce qu'Il a toujours dit a été objet de scandale pour les pharisiens. Il est aussi difficile de faire voeux d'obéissance aux autorités religieuses qui nous représentent. Personnellement j'ai lu le texte qu'a prononcé Benoit XVI repris par d'autres prélats Africains et il n'a rien de choquant. On veut que les Africains utilisent le présa or nous savons que seulement 30 % y ont accès. Que dites vous aux autres 70 % concrêtement... Le présa ne réglera pas le problème du SIDA ni autres maladies sexuelles si rien ne change dans les relations sexuelles, dans le couple, dans ce que doit représenter une famille. Et là notre Eglise a toute sa place pour agir concrétement... Malheureusement ce n'est pas toujours le cas. D'ailleurs en Guadeloupe, une majorité de jeunes filles ne l'utilisent pas parce qu'elles disent avoir confiance en leur partenaire. Elles tombent souvent enceinte et je crois que nous battons les records d'IVG. Ci-après les textes officielles de l'Eglise à ce sujet et l'interview de Benoit XVI Quand on sort une réponse de son contexte... Alors pour en savoir plus sur la position de l'Eglise Catholique et sur ce qu'à dit Benoit XVI sur le préservatif... Extrait du site de l'Eglise Catholique de France. Laïla CASSUBIE 21
  14. 14. Print | Close Window The Catholic Bishops and Condoms: Statements and Actions Supporting Condom Use as Part of an HIV Prevention Strategy march 2009 Bishop Januário Torgal Ferreira, Portugal In response to Pope Benedict’s comments denouncing condom use as a means to prevent the transmission of HIV, the bishop of the armed forces of Portgual, Januário Torgal Ferreira, stated that “from a medical point of view, I have no doubt that there are obviously circumstances where prohibiting condoms is to consent to the death of many people.” He went on to note that “the people who are advising the pope should be more cultured.” Mario de Queiroz, " Africa: Pope on Condoms – Out in the Cold." IPS, March 24, 2009. march 2009 Bishop Manuel Clemente, Porto, Portugal In response to Pope Benedict’s statement condemning the use of condoms to prevent the transmission of HIV, Bishop Clemente of Portugal denounced the pope’s remarks stating that in the case of HIV, condoms are “not only recommended, they can be ethically obligatory.” He went on to say that "the great solution to the AIDS problem, like any other problem, has to be behavioral," but those living with HIV/AIDS "have a moral obligation to prevent and not provoke the illness." Finally, he added that the pope’s advisors “should be more learned.” “Bishop Says Condoms Sometimes Needed.” Associated Press, March 29, 2009. March 2009 Bishop Hans-Jochen Jaschke, Hamburg, Germany Pope Benedict’s deplorable comments, on a flight to Cameroon, opposing condom use to stop the spread of HIV/AIDS rightfully sparked a lot of opposition, including some from within the church hierarchy itself. Hans-Jochen Jaschke, a Catholic auxiliary bishop of Hamburg, Germany, spoke of the need for “no taboo on the condom issue.” He wisely declared that "anyone who has AIDS and is sexually active, anyone who seeks multiple partners, must protect others and themselves." Philip Pullella, "Vatican Defends Pope Condoms Stand, Criticism Mounts." Reuters, March 18, 2009. october 2007 Cardinal Peter Turkson, Cape Coast, Ghana Cardinal Peter Turkson of the Cape Coast in Ghana has advocated that priests take on more of a counseling role in discussing condom use with married couples in which one of the partners is HIV positive. Acknowledging the hierarchy’s teachings on conscience, he suggested “help[ing] the client to take the decision which [he or she] will be at peace with.” According to Turkson, the issue is being seriously debated by bishops’ conferences in Africa, but he has been slow to publicly support condom use from the pulpit, indicating that he “will only speak in person-to-person counseling, allowing those who can, to choose for love of their partner to abstain, and those who also for love of their partner may want to use this way [condoms].” James Roberts, “African church leader advocates pastoral approach on condom use.” The Tablet, October 20, 2007. 22
  15. 15. april 2007 Bishop Kevin Dowling, South Africa Bishop Dowling, in an interview about HIV/AIDS prevention and treatment in South Africa said, "Abstinence before marriage and faithfulness in a marriage is beyond the realm of possibility here. The issue is to protect life. That must be our fundamental goal." Drawing attention to the especially difficult plight of women in the traditionally male-dominated societies of his diocese he continued, "My passion is for the women. I'm in that corner." About the African people, he says, "They must use condoms," maintaining his stance despite the Vatican’s continued opposition to such a policy. “Bishop promotes condoms use; In South Africa town, issue is protecting life, not preventing pregnancy,” Grand Rapid Press (Michigan), April 15, 2007. august 2006 Archbishop Boniface Lele, Kenya Following the release of a report showing that among all religious people, Catholics are the most supportive of the use of condoms for contraception and preventing sexually transmitted diseases, Mombassa Archbishop Boniface Lele said, “With some counseling—and this is something we don’t tell everyone—you can ask couples to use condoms, so that the rate of reinfection goes down.” Topi Lyambila & Agencies, “Kenyan Catholics Support Condoms More Than Other Faith Groups,” Kenya London News, August 25, 2006. may 2006 Cardinal Christian Wiyghan Tumi, Cameroon In an interview with Deutsche Presse-Agentur, the archbishop of Douala, Cardinal Christian Wiyghan Tumi, defended the decision to use condoms to prevent the transmission of HIV/AIDS between married couples, saying, “If a partner in a marriage is infected with HIV, the use of condoms makes sense.” “Cardinal Endorses Condoms for Married Couples,” The Tablet, May 11, 2006. may 2006 Archbishop Mario Conti, Scotland In an interview with a Scottish newspaper, Mario Conti, the Archbishop of Glasgow, pledges his support for the Pontifical Council for Health Care Workers' recent decision to conduct and release a study on condom use to fight AIDS and contends that using condoms to stop transmission of the disease from one spouse to another is "common sense." He acknowledges that this position is not in line with church teaching, but asks, "Should we really be saying that it is in the benefit of the couple to refuse one another…and [live] as brother and sister when the whole nature of their marriage pushes them towards sacramentalising their marriage?" Stephen McGinty, "Archbishop believes condoms are 'commonsense' in the war on AIDS," The Scotsman, May 5, 2006. april 2006 Bishop Kevin Dowling, South Africa South African Bishop Kevin Dowling addresses a forum sponsored by Physicians for Human Rights about the use of condoms in preventing the spread of AIDS. While he reiterates the important place that fidelity and abstinence before marriage can have in stopping the deadly virus, he maintains that this approach alone is not a pragmatic solution based in the realities of people's lives around the world. He insists, "Abstinence is fine as an ideal, but it does not work in all circumstances.... We have to try a more holistic approach, a theology and possibility for people to encounter God right within their situation." Nora Boustany, "AIDS Crisis Shapes Bishop's Stance," Washington Post, April 26, 2006. april 2006 23
  16. 16. Bishop Antonio Moreira, Portugal Speaking at a meeting of Portuguese bishops held in the town of Fatima, about 85 miles from Lisbon, Bishop Antonio Moreira, vice president of the Portuguese episcopal conference, says, "In a context of marriage where one or both are infected, the use of a condom is a clear case of a lesser evil." Agence France-Presse, "Portuguese Catholic bishop backs call to ease ban on condoms," April 28, 2006. april 2006 Cardinal Carlo Maria Martini, Italy In an interview with the Italian magazine L'espresso, Cardinal Carlo Maria Martini, the retired Archbishop of Milan, says, "Certainly the use of prophylactics can, in some situations, constitute a lesser evil. There is the particular situation of spouses, one of whom is affected by AIDS. It is the obligation of this spouse to protect the other partner and they must be able to protect themselves." Peter Popham, "Pope John Paul II Seen by Many as Main Obstacle for Change," Independent (UK), May 3, 2006. march 2006 Bishop Gilles Cote, Papua New Guinea In recognition of a growing AIDS problem in Papua New Guinea, Bishop Gilles Cote, the head of the Daru-Kiunga Diocese in Western Province, conceded that it may be wise for the government to provide condoms. Speaking to the Vatican’s ban on contraception, he argued, “We also have a law—you should not kill…so there is a moral responsibility that [those with a partner who is infected] are protected.” Lloyd Jones, “PNG: Facing AIDS epidemic, bishop says condoms okay for some,” AAP Newsfeed, March 29, 2006. november 2005 Bishop Kevin Dowling, South Africa Bishop Kevin Dowling, in an interview in the Chicago Tribune, returns to the issue of condoms. While he says he has "no problem" with abstinence and faithfulness in marriage as the church's answer to the AIDS epidemic, he considers using condoms to be "a pro-life option in the widest sense." "For me, the issue is simply this: How do you preserve and protect life?" In a diocese like his, he says, "The only solution we have at the moment is condoms." He believes that in much of AIDS-afflicted Africa the primary effect of using condoms would not be contraception but "to stop transmission of a death- dealing virus." Under church doctrine, that is "not only allowable, it's a moral imperative," he says. "The principle is to protect life. I'm fighting for the principle here." He concludes that he would like to see a "humble attitude" from the Vatican and a recognition that "we have to develop a theology for the HIV-AIDS pandemic that [recognizes] the poor and the suffering and the marginalized and the vulnerable" and is based on an ethic of "human dignity and justice and human rights instead of just on an ethic of sexuality." Laurie Goering, "A two-front fight: AIDS, the church; South African bishop bucks the Vatican, argues condoms are pro-life in HIV battle," Chicago Tribune, November 4, 2005. may 2005 Bishop Franz Kamphaus, Germany In an address given on May 6, 2005, in Limburg, Germany, Franz Kamphaus, Bishop of Limburg, discusses German Catholic relief agencies' comprehensive and integrative approach to AIDS. He claims that "today, Catholic institutions usually provide information on all paths of infection and possible ways of protection. It is up to individuals to decide whether they use condoms or not. Not referring to condoms would be withholding information." Franz Kamphaus, "The church's response to AIDS," Furrow (Ireland), July/August 2005. april 2005 Bishop Kevin Dowling, South Africa 24
  17. 17. INTERVENTIONS PRIORITAIRES Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé Organisation mondiale de la santé Département VIH/SIDA Version 1.2 – avril 2009 25
  18. 18. 17 1.2.1 Prévention de la transmission sexuelle du VIH 1.2.1.1 Promotion et soutien de l’utilisation du préservatif L’utilisation correcte et systématique du préservatif masculin réduit le risque de transmission sexuelle du VIH de 80-90%. D’après les données disponibles, le préservatif féminin offrirait des niveaux semblables de protection. Distribuer des préservatifs gratuits aux personnes les plus nécessiteuses et veiller à ce que les préservatifs soient disponibles pour toutes les personnes sexuellement actives sont des interventions essentielles de prévention du VIH. Le marketing social combine les stratégies de commercialisation qui accroissent la demande et l’approvisionnement de préservatifs à un prix subventionné. Résumé des recommandations : La promotion de l’utilisation du préservatif masculin et féminin sera étendue dans le cadre de programmes globaux de prévention du VIH. Ces programmes garantiront la disponibilité de préservatifs de qualité pour tous ceux qui en ont besoin, quand ils en ont besoin, et ils veilleront à ce que les individus possèdent les connaissances et les compétences requises pour les utiliser correctement et de manière systématique. Les préservatifs masculins et féminins seront disponibles partout, gratuitement ou à un coût modique, et préconisés avec des moyens propres à lever les obstacles personnels et sociaux à leur utilisation. Pour certaines populations à haut risque, comme les hommes qui se prostituent ou ceux qui ont des rapports sexuels avec des hommes, il est absolument essentiel de fournir des lubrifiants à base d’eau. Les préservatifs masculins et féminins seront achetés conformément aux normes et aux procédures d’assurance de la qualité établies par l’OMS, le FNUAP et l’ONUSIDA et seront stockés et distribués conformément aux règles internationales. Le secteur de la santé, dans le cadre d’une riposte multisectorielle, apportera ses conseils à l’éducation sexuelle, l’éducation scolaire sur le VIH, les communications dans les médias et les messages éducatifs, et d’autres interventions de changement des comportements destinées à accroître la demande et améliorer l’utilisation de préservatifs par les jeunes et les groupes à haut risque. Ressources clés : 26. Position statement on condoms and HIV prevention [Déclaration de politique sur le préservatif et la prévention du VIH] Anglais : http://www.who.int/hiv/pub/prev_care/en/Condom_statement.pdf 27. The male latex condom: Specification and guidelines for condom procurement [Le préservatif masculin en latex : caractéristiques et directives pour l'achat] Anglais : http://www.who.int/reproductive-health/publications/m_condom/who_specification_04.pdf 28. The female condom: a guide for planning and programming [Le préservatif féminin : guide de planification et de programmation] http://www.who.int/reproductive-health/publications/RHR_00_8/index.html Anglais : http://www.who.int/reproductive- health/publications/RHR_00_8/PDF/female_condom_guide_planning_programming.pdf Français : http://www.who.int/reproductive- health/publications/rhr_00_08_fr/female_condom_guide_planning_programming.fr.pdf 29. Sexual and reproductive health of women living with HIV/AIDS: Guidelines on care, treatment and support for women living with HIV/AIDS and their children in resource-constrained settings [Santé génésique des femmes vivant avec le VIH/sida : directives sur les soins, le traitement et le soutien des femmes vivant avec le VIH/sida et leurs enfants en situation de ressources limitées] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/publications/2006/924159425X_eng.pdf 1.2.1.2 Détection et prise en charge des infections sexuellement transmissibles Les mêmes comportements font courir le risque de contracter aussi bien des infections sexuellement transmissibles (IST) que le VIH. Les personnes qui présentent des IST peuvent être plus exposées au risque de contracter ou de transmettre l’infection à VIH. 26
  19. 19. 18 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé Les programmes de prévention et de traitement des IST, en particulier auprès des populations les plus exposées à la transmission sexuelle du VIH, demeurent des éléments importants des programmes de prévention du VIH. Les services de prévention des IST, de prise en charge des cas et de traitement des partenaires contribuent également à la prévention du VIH en préconisant une utilisation correcte et systématique du préservatif, et en soutenant l’éducation sanitaire et le changement comportemental. Un éventail de modèles pour prêter des services de lutte contre les IST est nécessaire pour garantir l’accès des populations les plus vulnérables et les plus exposées à ces services. Les services de lutte contre les IST ouvrent la porte au conseil et au dépistage du VIH. Résumé des recommandations : L’OMS recommande aux pays d’étendre la prestation de soins de bonne qualité des IST dans les soins de santé primaires, les services de santé génésique et de prise en charge du VIH. Des services complets de prise en charge des IST comprennent : ! un diagnostic correct par approche syndromique ou par test de laboratoire ; ! l’administration d’un traitement efficace lors de la première consultation ; ! la réduction des comportements à risque par une éducation et des conseils appropriés à l’âge du patient ; ! la promotion et la distribution de préservatifs, avec des indications claires sur leur utilisation correcte et systématique ; ! la notification et le traitement des IST chez les partenaires sexuels, le cas échéant ; ! le dépistage et le traitement de la syphilis chez les femmes enceintes ; ! la vaccination contre l’hépatite et le papillomavirus humain (PVH) pour prévenir les cancers du foie et du col de l’utérus ; ! le conseil et le dépistage du VIH dans tous les établissements qui soignent les IST. Dans les sites de soins primaires des pays à revenu faible ou intermédiaire, l’OMS recommande une prise en charge syndromique des IST chez les patients présentant des signes et symptômes évocateurs d’une infection. Le traitement de chaque syndrome doit être dirigé contre les principaux organismes responsables du syndrome dans cette situation géographique. Des directives nationales fondées sur les modes identifiés d’infection et de maladie seront préparées et diffusées à tous les prestataires de soins des IST. Chaque pays veillera à ce que les interventions de prévention et de soins des IST soient intégrées ou étroitement coordonnées avec les programmes nationaux de lutte contre le sida. Ressources clés : 30. Global strategy for the prevention and control of sexually transmitted infections, 2006 - 2015: Breaking the chain of transmission [Stratégie mondiale de lutte contre les infections sexuellement transmissibles, 2006-2015 : Rompre la chaîne de transmission] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/publications/2007/9789241563475_eng.pdf Français : http://www.who.int/reproductive-health/publications/fr/stisstrategy/stis_strategy_fr.pdf Arabe: http://whqlibdoc.who.int/publications/2007/9789246563470_ara.pdf Chinois : http://whqlibdoc.who.int/publications/2007/9789245563471_chi.pdf Russe : http://whqlibdoc.who.int/publications/2007/9789244563472_rus.pdf 31. Guidelines for the management of sexually transmitted infections [Guide pour la prise en charge des infections sexuellement transmissibles] Anglais : http://www.who.int/entity/hiv/pub/sti/en/STIGuidelines2003.pdf Français : http://www.who.int/entity/hiv/pub/sti/STIguidelines2003_fr.pdf Portugais : http://www.who.int/entity/hiv/pub/sti/STIguidelines2003_pt.pdf Espagnol : http://www.who.int/entity/hiv/pub/sti/STIguidelines2003_es.pdf 32. STI interventions for preventing HIV: Appraisal of the evidence [Interventions en matière d'IST pour prévenir le VIH : évaluation des données] (projet) Disponible prochainement. 33. IMAI acute care STI/genitourinary problem training course participant's manual (part of IMAI acute care guideline module) [Cours de formation sur les problèmes génito-urinaires PCIMAA/IST (sur la base du module de soins aigus PCIMAA)] http://www.who.int/hiv/capacity/imai/sharepoint/en 27
  20. 20. 19 34. Periodic presumptive treatment for sexually transmitted infections: Experience from the field and recommendations for research [Traitement périodique présomptif des infections sexuellement transmissibles : expériences du terrain et recommandations pour la recherche] To be available in early 2009 at the following web link: http://www.who.int/reproductive-health/publications/ppt/ 35. WHO regional strategy for the prevention and control of sexually transmitted infections 2007-2015 [Stratégie régionale de l'OMS pour la lutte contre les infections sexuellement transmissibles] Anglais : http://www.searo.who.int/LinkFiles/Publications_WHO_Regional_Strategy_STI.pdf 1.2.1.3 Rapports sexuels à moindre risque et conseil sur la réduction des risques Les interventions comportementales à un niveau individuel, de groupe ou communautaire peuvent induire un comportement sexuel à moindre risque. Il est néanmoins essentiel de maintenir ces interventions sur de longues périodes et de les accompagner de la distribution de fournitures de prévention. Le conseil, c’est-à-dire un dialogue confidentiel entre un patient et un conseiller, peut permettre au patient de prendre des décisions personnelles liées au VIH et d’adopter des comportements sexuels qui réduiront le risque personnel de transmettre ou de contracter le VIH. Le processus de consultation devra inclure l’évaluation du risque personnel de transmission, les moyens de prévenir l’infection tout en aidant à identifier et à surmonter les obstacles à un comportement à moindre risque. Résumé des recommandations : Le dialogue individuel ou en petit groupe entre prestataires de services et patients dans des établissements de santé est une précieuse occasion de donner des informations et des conseils sur des rapports sexuels à moindre risque et sur la prévention des risques. Les soignants évalueront systématiquement si leurs patients courent un risque de contracter une IST ou en présentent des symptômes. Les personnes à risque permanent peuvent nécessiter un conseil et un soutien plus intensifs pour réduire le comportement risqué, avec notamment une diminution du nombre de partenaires. Le conseil sur la réduction des risques inclut, par exemple, une information sur la prévention de la transmission des IST et du VIH par l’utilisation du préservatif, y compris pour les populations les plus exposées. Le conseil sur le report des premiers rapports sexuels, la diminution du nombre de partenaires sexuels, y compris les visites aux professionnel(le)s du sexe, et la réduction des relations concomitantes avec plusieurs partenaires, est recommandé pour prévenir la transmission sexuelle parmi les partenaires hétérosexuels, mais ses avantages pour les hommes qui ont des rapports homosexuels n’ont pas été établis. Des mesures spéciales peuvent se révéler nécessaires pour soutenir et conseiller les couples sérodiscordants et les individus engagés dans des relations concomitantes avec plusieurs partenaires et parmi les hommes ayant des rapports homosexuels. Le conseil sur les rapports sexuels à moindre risque pour la prévention de la transmission du VIH et d’autres IST doit être intégré aux services de santé génésique, en particulier ceux de planification familiale, et dans les services de prise en charge des IST. Les interventions comportementales communautaires complètent les interactions soignant-patient dans les établissements. Ces interventions incluront les services de proximité par les pairs pour des populations difficiles à atteindre avec la diffusion d’informations sur le VIH et d’autres IST, des conseils sur la réduction des risques et la distribution de fournitures de prévention comme des préservatifs, des seringues et des aiguilles stériles. Ressources clés : 36. SEX-RAR guide: The rapid assessment and response guide on psychoactive substance use and sexual risk behaviour [Guide d'évaluation et de réponse rapides en matière de consommation de substances psychoactives et de comportements sexuels à risque] Anglais : http://www.who.int/mental_health/media/en/686.pdf 29. Sexual and reproductive health of women living with HIV/AIDS: Guidelines on care, treatment and support for women living with HIV/AIDS and their children in resource-constrained settings [Santé génésique des femmes vivant avec le VIH/sida : directives sur les soins, le traitement et le 28
  21. 21. 20 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé soutien des femmes vivant avec le VIH/sida et leurs enfants en situation de ressources limitées] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/publications/2006/924159425X_eng.pdf 37. Youth-centered counseling for HIV/STI prevention and promotion of sexual and reproductive health: a guide for front-line providers [Conseils aux jeunes pour la prévention du VIH/des IST et promotion de la santé génésique : guide pour les prestataires de première ligne] Anglais : http://www.paho.org/Anglais/ad/fch/ca/sa-youth.pdf 1.2.1.4 Circoncision Les essais randomisés dans des régions de forte prévalence du VIH ont démontré que la circoncision réduit d’environ 60% le risque d’infection par le VIH chez l’homme hétérosexuel. Ces données appuient les conclusions de plusieurs études observationnelles. Il n’y a pas de données probantes sur une éventuelle réduction de la transmission sexuelle du VIH à la femme ou entre hommes. Résumé des recommandations : L’OMS recommande que la circoncision pratiquée par des soignants formés soit considérée comme un élément d’un ensemble global de prévention du VIH. Les services devraient être élargis pour des zones géographiques précises, en donnant la priorité aux hommes qui vivent dans des régions où la prévalence du VIH dépasse 15% dans la population générale. La circoncision ne protège pas complètement contre le VIH. Par conséquent, les hommes et les femmes qui envisagent la circoncision comme méthode de prévention du VIH doivent continuer à utiliser d’autres méthodes de prévention telles que : utiliser le préservatif masculin ou féminin, différer les premiers rapports sexuels et réduire le nombre de partenaires sexuels. Le conseil et le dépistage du VIH seront recommandés à tous les hommes demandant à être circoncis, mais ne seront pas obligatoires. L’intervention chirurgicale sera pratiquée par des soignants formés, dans un site clinique adapté. Lorsque l’accès aux services de circoncision est limité, la priorité pourra être donnée aux hommes séronégatifs qui ont des indications les mettant à risque élevé de VIH, par exemple les hommes présentant une IST. Le conseil soulignera que la reprise des rapports sexuels avant la cicatrisation complète de la plaie peut accroître le risque des hommes récemment circoncis de contracter l’infection à VIH. Les hommes qui se font circoncire s’abstiendront de toute activité sexuelle pendant au moins six semaines ou jusqu’à ce que la plaie soit totalement cicatrisée. La communauté dans son ensemble s’engagera pour introduire ou élargir l’accès aux services de circoncision. Un tel engagement servira aussi de moyen de communiquer des informations exactes sur l’intervention, aux hommes comme aux femmes. Il convient de surveiller et d’évaluer soigneusement l’impact de la circoncision sur la prévention du VIH afin de déceler les possibles répercussions négatives sur les relations entre hommes et femmes et de les minimiser. Ressources clés : 38. Male circumcision information package [Dossier d'information sur la circoncision] Anglais : http://www.who.int/hiv/mediacentre/infopack_en_1.pdf http://www.who.int/hiv/mediacentre/infopack_en_2.pdf http://www.who.int/hiv/mediacentre/infopack_en_3.pdf http://www.who.int/hiv/mediacentre/infopack_en_4.pdf 39. New data on male circumcision and HIV prevention: policy and programme implications: WHO/UNAIDS technical consultation male circumcision and HIV prevention: Research implications for policy and programming, Montreux, 6-8 March 2007: conclusions and recommendations [Nouvelles données sur la circoncision et la prévention du VIH : conséquences sur les politiques et les programmes : Consultation technique de l'OMS et de l’ONUSIDA : Circoncision et prévention du VIH : conséquences des recherches sur les politiques et les programmes, Montreux, 6-8 mars 2007 : conclusions et recommandations] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/unaids/2007/male_circumcision_eng.pdf Français : http://www.who.int/entity/hiv/mediacentre/MCrecommendations_fr.pdf 29
  22. 22. 21 40. Male circumcision: Global trends and determinants of prevalence, safety and acceptability [Circoncision : tendances et facteurs déterminants de prévalence, de sécurité et d'acceptabilité] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/publications/2007/9789241596169_eng.pdf 41. Manual for male circumcision under local anaesthesia [Manuel de circoncision sous anesthésie locale] Anglais : http://www.who.int/hiv/pub/malecircumcision/who_mc_local_anaesthesia.pdf 42. Male circumcision quality assurance: A guide to enhancing the safety and quality of services [Assurance qualité en matière de circoncision : Guide pour renforcer la sécurité et la qualité des services] Anglais : http://www.who.int/hiv/pub/malecircumcision/qa_guide/ 43. Male circumcision quality assurance toolkit http://www.who.int/hiv/pub/malecircumcision/qa_toolkit/ 44. Safe, voluntary, informed male circumcision and comprehensive HIV prevention programming: Guidance for decision-makers on human rights, ethical and legal considerations [La circoncision sûre, volontaire et bien informée et la programmation globale de la prévention du VIH : guide pour les décideurs sur les considérations éthiques, juridiques et des droits de l'homme] Anglais : http://data.unaids.org/pub/Manual/2007/070613_humanrightsethicallegalguidance_en.pdf 45. Male circumcision and HIV prevention in Eastern and Southern Africa communications guidance [Guide de communication sur la circoncision et la prévention du VIH en Afrique orientale et australe] Anglais : http://data.unaids.org/pub/Manual/2008/20080515_mc_hivprevention_eastern_southern_africa_en.pdf 46. Operational guidance for scaling up male circumcision services for HIV prevention [Guide opérationnel pour étendre les services de circoncision dans l'optique de la prévention du VIH] Anglais : http://www.who.int/hiv/pub/malecircumcision/op_guidance/ 1.2.1.5 Prévention auprès des personnes vivant avec le VIH Répondre aux besoins de prévention des personnes vivant avec le VIH est un défi capital pour le secteur de la santé. Élargir l’accès au dépistage du VIH et au traitement antirétroviral augmentera le nombre de porteurs du virus qui peuvent bénéficier de services complets de prévention, de traitement et de soins du VIH dans le secteur de la santé. La plupart des personnes vivant avec le VIH demeurent sexuellement actives et les soignants doivent respecter leur droit à agir ainsi et les aider, ainsi que leurs partenaires, à prévenir de nouvelles infections par le VIH, notamment en leur remettant des préservatifs. Pour certaines personnes, la connaissance de leur infection à VIH ne suffira pas à déclencher un changement de comportement visant à réduire les nouvelles infections et un soutien supplémentaire sera peut-être nécessaire. Une forte proportion des infections par le VIH se produit dans les couples stables sérodiscordants. Les partenaires séronégatifs dans les couples sérodiscordants (lorsqu’un partenaire est séropositif et l’autre séronégatif) courent un risque élevé d’infection par le VIH et représentent un groupe important pour les activités de prévention. Les données d’études auprès de l’un des partenaires et des deux partenaires dans les couples sérodiscordants montrent que le conseil, joint à la distribution de préservatifs, est efficace pour prévenir la transmission du VIH. Les recommandations pour prévenir les maladies associées au VIH sont décrites à la section 1.3.1. Résumé des recommandations : Les personnes vivant avec le VIH seront conseillées sur les rapports sexuels à moindre risque pour prévenir la transmission du VIH à d’autres personnes et sur la manière d’éviter de contracter des infections sexuellement transmissibles et elles recevront des préservatifs. Des consultations de couples et des groupes d’appui apporteront en permanence des conseils comportementaux et un soutien psychosocial aux couples sérodiscordants sur des points tels que la réduction du risque de transmission du VIH, les questions de santé génésique, la communication au sein du couple et la distribution de préservatifs. Ressources clés : 23. Essential prevention and care interventions for adults and adolescents living with HIV in resource- limited settings [Interventions essentielles de prévention et de soins pour les adultes et les adolescents vivant 30
  23. 23. 22 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé avec le VIH en situation de ressources limitées] Anglais : http://www.who.int/hiv/pub/prev_care/OMS_EPP_AFF_en.pdf 47. IMAI-IMCI chronic HIV care with ARV therapy and prevention: Interim guidelines for health workers at health centre or district hospital outpatient clinic [Soins chroniques du VIH avec traitement antirétroviral et prévention, PCIMAA-PCIME] Anglais : http://www.who.int/hiv/pub/imai/Chronic_HIV_Care7.05.07.pdf Français : http://www.who.int/hiv/pub/imai/imai_chronic_fr.pdf 1.2.1.6 Interventions visant les populations les plus exposées Il incombe au secteur de la santé de concevoir et de soutenir des programmes complets et des modèles de prestation de services capables de répondre aux besoins des populations les plus exposées au VIH et de garantir l’accessibilité, l’acceptabilité et l’équité de ces services. Dans beaucoup de pays, les professionnel(le)s du sexe et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes sont pénalisés et stigmatisés, ce qui accroît les comportements à haut risque et les décourage d’avoir recours aux services de santé. Face à ces obstacles à l’application des interventions prioritaires, il faut activement créer un environnement politique, juridique et social qui facilite l’accès équitable à la prévention, au traitement et aux soins. Les organisations à assise communautaire avec des services de proximité ou dans les centres de santé sont souvent le mieux à même de réaliser les interventions dont la liste figure ci-dessous. Ressource clé : 22. Practical guidelines for intensifying HIV prevention: towards universal access [Directives pratiques pour intensifier la prévention du VIH : vers l'accès universel] Anglais : http://data.unaids.org/pub/Manual/2007/20070306_prevention_guidelines_towards_universal_access_en. pdf 1.2.1.6.1 Interventions visant les professionnel(le)s du sexe Les professionnel(le)s du sexe sont parmi les groupes les plus vulnérables au VIH et aussi les plus touchés par le virus. Des comportements particuliers peuvent faire courir des risques aux prostitués, à leurs clients et à leurs partenaires réguliers, et des facteurs contextuels exacerbent encore leur vulnérabilité au VIH. On dispose désormais d’une base factuelle solide pour soutenir un éventail d’interventions destinées à enrayer la transmission du VIH et d’autres IST dans les lieux de prostitution et pour dispenser des services de soins et de soutien, et donner aux professionnel(le)s du sexe les moyens d’améliorer leur santé et leur bien-être. Les interventions peuvent être adaptées aux maisons closes et autres lieux de plaisir, aux sites plus informels de la rue ou à domicile. Dans le monde, rares sont les pays à avoir appliqué à une échelle suffisamment vaste des programmes de prévention de la transmission du VIH et d’autres IST qui visent les professionnel(le)s du sexe. En dépit de données solides de santé publique démontrant l’efficacité de programmes globaux d’utilisation du préservatif à l’intention des professionnel(le)s du sexe ou des personnes qui travaillent dans des lieux de plaisir, la plupart des pays se heurtent encore à des obstacles structurels qui doivent être levés pour faciliter un accès équitable aux services. Un ensemble complet d’interventions sont recommandées, afin d’accroître l’utilisation du préservatif et les rapports sexuels à moindre risque, de réduire la morbidité des IST et d’améliorer la participation des professionnel(le)s du sexe et la maîtrise de leurs conditions sociales et de travail. Résumé des recommandations : Il faut recueillir systématiquement des informations stratégiques sur le VIH et d’autres IST chez les professionnel(le)s du sexe et leurs clients afin de guider la mise en œuvre de programmes globaux. La planification des programmes inclura des évaluations formatives pour déterminer les besoins et les vulnérabilités des professionnel(le)s du sexe qui doivent être activement associé(e)s à la conception et à la mise en œuvre des programmes. Le secteur de la santé doit aussi promouvoir des cadres juridiques et sociaux fondés sur les droits et qui correspondent aux objectifs de santé publique et de prévention du VIH. Les interventions prioritaires visant les professionnel(le)s du sexe pour la prévention de la transmission sexuelle du VIH et d’autres IST sont notamment les suivantes : 31
  24. 24. 23 ! promouvoir et soutenir l’utilisation du préservatif avec des lubrifiants à base d’eau pour les professionnels masculins (voir 1.2.1.1) ; ! déceler et prendre en charge les infections sexuellement transmissibles (voir 1.2.1.2) ; ! information, éducation et communication par les services de proximité assurés par les pairs ; ! permettre aux individus de connaître leur statut sérologique (1.1) ; D’autres interventions du secteur de la santé pour la prévention, le traitement et les soins du VIH chez les professionnel(le)s du sexe sont décrites aux sections suivantes : ! planification familiale, conseil et contraception (1.2.3.1) ; ! traitement et soins du VIH (1.3) ; ! prévention du VIH chez le nourrisson et le jeune enfant (1.2.3) ; ! prévention de l’hépatite virale (voir 1.3.2.2.51.3.2.2.5) ; ! prévention de la transmission du VIH par la consommation de drogues (1.2.2) ; ! appui social, notamment à la création de revenus, et services juridiques. Les activités de prévention du VIH et des IST pour les professionnel(le)s du sexe peuvent être réalisées dans les établissements de santé, dans des sites communautaires et par les services de proximité assurés par des pairs. Ressources clés : 48. Toolkit for targeted HIV/AIDS prevention and care in sex work settings [Boîte d'outils pour la prévention et les soins du VIH/sida dans les lieux de prostitution] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/publications/2005/9241592966.pdf 49. Guidelines for the management of sexually transmitted infections in female sex workers [Directives pour la prise en charge des infections sexuellement transmissibles chez les professionnelles du sexe] Anglais : http://www.wpro.who.int/NR/rdonlyres/90F80401-5EA0-4638-95C6- 6EFF28213D34/0/Guidelines_for_the_Mgt_of_STI_in_female_sex_workers.pdf 35. WHO regional strategy for the prevention and control of sexually transmitted infections 2007-2015 [Stratégie régionale de l'OMS pour la lutte contre les infections sexuellement transmissibles] Anglais : http://www.searo.who.int/LinkFiles/Publications_WHO_Regional_Strategy_STI.pdf 50. 100% condom use programme in entertainment establishments [Guide sur le programme d'utilisation à 100% du préservatif dans les lieux de plaisir] Anglais : http://www.wpro.who.int/NR/rdonlyres/5F1C719B-4457-4714-ACB1- 192FFCA195B1/0/condom.pdf 34. Periodic presumptive treatment for sexually transmitted infections: Experience from the field and recommendations for research [Traitement périodique présomptif des infections sexuellement transmissibles : expériences du terrain et recommandations pour la recherche] To be available in early 2009 at the following web link: http://www.who.int/reproductive-health/publications/ppt/ 51. HIV and sexually transmitted infection prevention among sex workers in Eastern Europe and Central Asia [Prévention du VIH et des infections sexuellement transmissibles chez les professionnel(le)s du sexe en Europe orientale et Asie centrale] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/unaids/2006/9291734942_eng.pdf Russe : http://whqlibdoc.who.int/unaids/2006/9291734950_rus.pdf 1.2.1.6.2 Interventions visant les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles Si l’on connaît bien l’épidémie de VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles dans les pays à revenu élevé, dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, les informations sont limitées sur la prévalence du VIH dans ces groupes de populations et sur leur accès aux services de prévention, de traitement et de soins. Dans l’ensemble, la transmission du VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes dans les pays à revenu faible ou intermédiaire semble nettement sous-notifiée. Des données récentes indiquent néanmoins que la transmission sexuelle du VIH et d’autres IST chez les hommes ayant des 32
  25. 25. 24 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé rapports homosexuels redevient problématique dans les grandes villes d’Asie, d’Europe, d’Amérique latine et d’Amérique du Nord. Les rapports anaux non protégés entre hommes deviennent une source de préoccupation aussi en Afrique subsaharienne. Les rapports anaux non protégés sont fréquents et les enquêtes montrent que certains hommes qui ont des rapports homosexuels ont des partenaires féminines ; beaucoup sont mariés, certains s’adonnent au commerce du sexe et d’autres consomment des drogues. Les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles souffrent encore de stigmatisation ou sont obligés de se cacher en raison de lois ou de politiques qui pénalisent les relations homosexuelles dans de nombreux pays. Adopter une approche fondée sur les droits garantira l’accès des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes, des personnes transsexuelles et de leurs partenaires masculins et féminins à l’information et aux articles de prévention du VIH et d’autres IST, et leur permettra d’être informés des endroits où ils peuvent trouver des soins appropriés pour ces infections. Point important, cette approche garantit aussi leur droit à avoir accès à des services adaptés et efficaces de prévention et de soins de la plus haute qualité possible, dispensés sans discrimination. Résumé des recommandations : Le secteur de la santé a un rôle important à jouer en incluant les services à l’intention des hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et des personnes transsexuelles dans les priorités de programmation du secteur de la santé et en plaidant en faveur de la dépénalisation d’actes sexuels entre personnes du même sexe et d’une législation qui interdira la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. La planification des programmes inclura des évaluations formatives pour déterminer les risques et les besoins de ces catégories de population qui participeront pleinement à la conception et l’application des interventions. Les interventions prioritaires visant les hommes qui ont des rapports sexuels avec d’autres hommes et les personnes transsexuelles pour la prévention de la transmission sexuelle du VIH et d’autres IST incluent les mesures suivantes : promouvoir et soutenir l’utilisation du préservatif, y compris de lubrifiants à base d’eau (voir 1.2.1.1) ; ! détecter et prendre en charge les infections sexuellement transmissibles (voir 1.2.1.2) ; ! prévenir et traiter l’hépatite virale (1.3.2.2.3) ; ! permettre aux individus de connaître leur statut sérologique (voir 1.1) ; ! assurer des services de proximité en faisant appel à des pairs, à Internet, à des services fixes ou mobiles pour élargir leur accès à l’information, à l’éducation et à la communication, aux préservatifs et aux lubrifiants à base d’eau, aux interventions de prévention y compris les soins des IST et au conseil et à l’orientation. D’autres interventions du secteur de la santé pour la prévention, le traitement et les soins du VIH pour les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes et les personnes transsexuelles sont décrites aux sections suivantes : ! traitement et soins du VIH (voir 1.3) ; ! prévention de l’hépatite virale (1.3.2.2.3) ; ! prévention de la transmission du VIH par la consommation de drogues (voir 1.2.2) ; ! communication à assise communautaire sur le changement de comportement (par exemple des affiches et des brochures dans des lieux fréquentés par les homosexuels et les personnes transsexuelles) ; ! services juridiques et de soutien social. Ressources clés : 52. Rapid assessment and response: Adaptation guide on HIV and men who have sex with men (MSM- RAR) [Évaluation et réponse rapides : guide d'adaptation sur le VIH et les hommes qui ont des rapports sexuels avec d'autres hommes] Anglais : http://www.who.int/entity/hiv/pub/prev_care/en/msmrar.pdf 33
  26. 26. 25 53. Policy brief: HIV and sex between men [Politique générale : VIH et sexualité entre hommes] Anglais : http://data.unaids.org/Publications/IRC-pub07/jc1269-policybrief-msm_en.pdf Français : http://data.unaids.org/Publications/IRC-pub07/jc1269-policybrief-msm_fr.pdf 54. Between men: HIV STI prevention for MSM [Entre hommes : prévention du VIH et des IST pour les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes] Anglais : http://www.aidsalliance.org/graphics/secretariat/publications/msm0803_between_men_Eng.pdf 55. AIDS and men who have sex with men [Le sida et les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/unaids/2000/a62375_eng.pdf 56. 2007 European guideline (IUSTI/WHO )on the management of proctitis, proctocolitis and enteritis caused by sexually transmissible pathogens [2007 Guide européen sur la proctite] Anglais : http://www.iusti.org/sti-information/pdf/proctitis-guideline-v7.pdf 1.2.1.7 Considérations particulières pour la prévention du VIH chez les jeunes14 Pour que les jeunes bénéficient de la prévention du VIH, les services de santé doivent tenir compte de leurs préoccupations particulières et de leurs besoins propres. Le contenu de l’ensemble essentiel d’interventions pour prévenir le VIH est à peu près le même pour les jeunes que pour les adultes. Néanmoins, il est peu probable que les jeunes utilisent les services disponibles sauf si : ! le personnel a été formé à comprendre les jeunes et leurs préoccupations et à répondre à leurs besoins en ce qui concerne le consentement et la confidentialité ; ! les centres et les services ont été conçus ou modifiés pour être centrés autour de l’adolescent/du jeune, avec des horaires adaptés, un coût abordable et le respect de l’intimité ; ! des activités s’efforcent de promouvoir le soutien des parents et des communautés aux services centrés sur les jeunes et à attirer les jeunes vers ces espaces. S’il est possible de modifier les services de prévention pour adultes afin qu’ils soient aussi adaptés aux jeunes, des mesures de prévention doivent viser les jeunes dans des endroits qu’ils fréquentent, par exemple les écoles, les universités, les clubs de jeunes, les lieux de rencontre populaires, les lieux de travail et les pharmacies. Le secteur de la santé doit soutenir les services communautaires de proximité pour les jeunes en donnant des conseils et en faisant le lien entre les services du secteur de la santé et d’autres domaines. Certains jeunes appartiennent aux groupes les plus exposés et les services destinés à ces groupes doivent aussi être conçus ou modifiés pour être conviviaux ou être complétés par des services spécialement orientés vers les plus jeunes membres de ces groupes à risque. Le secteur de la santé est aussi chargé d’assurer une surveillance sérologique et comportementale pour donner des informations stratégiques sur les jeunes et le VIH (voir section 3.2). Il faut pour cela recueillir des données ventilées par âge et par sexe, les analyser et les utiliser pour guider les politiques et la programmation. De surcroît, le secteur de la santé doit jouer un rôle d’animateur et d’avocat au nom des jeunes (voir section 2.5) et instaurer un environnement politique, juridique et social propice qui réponde aux besoins particuliers de cette catégorie de population. Résumé des recommandations : La prévention pour les jeunes assurée par le secteur de la santé inclura : ! une information et des conseils pour aider les jeunes à acquérir les connaissances et les compétences qui leur permettront de retarder les premiers rapports sexuels, de limiter le nombre de partenaires sexuels, d’utiliser correctement et systématiquement le préservatif, d’éviter l’usage de stupéfiants et, s’ils s’injectent malgré tout des drogues, d’utiliser un équipement stérile ; ! des préservatifs pour les jeunes sexuellement actifs ; ! des programmes de réduction des risques pour les jeunes qui consomment des drogues injectables ; 14 Cette notion inclut les adolescents et les jeunes 10 à 24 ans 34
  27. 27. 26 INTERVENTIONS PRIORITAIRES : Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé ! un diagnostic et un traitement des IST ; ! la circoncision dans les situations à forte prévalence ; ! le conseil et le dépistage du VIH ; ! l’accès aux services de traitement et de soins du VIH ; ! la possibilité de vacciner les jeunes filles contre le PVH. Ressources clés : 57. Preventing HIV/AIDS in young people: a systematic review of the evidence from developing countries [Prévenir le VIH/sida chez les jeunes : étude systématique des données provenant des pays en développement] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/trs/WHO_TRS_938_eng.pdf 58. Global consultation on the health services response to the prevention and care of HIV/AIDS among young people [Consultation mondiale sur la riposte des services de santé en matière de prévention et de soins du VIH/sida chez les jeunes] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/publications/2004/9241591323.pdf 59. Adolescent friendly health services: An agenda for change [Services de santé adaptés aux adolescents : un ordre du jour pour le changement] Anglais : http://whqlibdoc.who.int/hq/2003/WHO_FCH_CAH_02.14.pdf 1.2.1.8 Considérations particulières pour les populations vulnérables 1.2.1.8.1 Populations déplacées, mobiles et migrantes En 2007, des 67 millions de personnes forcées de fuir de chez elles, 26 millions étaient déplacées à l’intérieur de leur pays en raison d’un conflit armé et 25 millions en raison de catastrophes naturelles, alors que 16 millions étaient réfugiées. Une vulnérabilité accrue au VIH, associée au déplacement, à l’éclatement des familles et des structures sociales et communautaires, et à la violence sexuelle sont manifestes dans certaines urgences complexes. Dans ces situations, l’accès aux services de prise en charge du VIH est souvent limité par l’effondrement des systèmes de santé. Néanmoins, la recherche a montré que, quelquefois, les réfugiés ou les populations placées dans des situations de conflit semblent moins exposés que les populations environnantes au risque de transmission du VIH quand ils sont protégés dans des camps et soutenus par des organisations internationales ou quand ils vivent dans l’isolement. Des millions de personnes émigrent chaque année à l’intérieur des pays ou à travers les frontières. Une vulnérabilité accrue au VIH, associée au déplacement ainsi qu’à l’éclatement des familles et des structures communautaires et sociales est évidente dans de nombreux cas de populations migrantes ou mobiles. Les professionnel(le)s du sexe sont parmi les populations très mobiles et les travailleurs migrants et les routiers forment une grande partie de leur clientèle. Leur travail est souvent illégal et leur présence est fréquemment clandestine, ce qui limite leur accès aux soins du VIH et aux services de traitement antirétroviral. Il est difficile de véhiculer les communications de changement comportemental et d’autres mesures préventives, en partie parce que leurs mouvements les placent en situation de minorité ethnique ou les font se heurter à des barrières culturelles et linguistiques. Puisque les urgences se produisent souvent dans des zones éloignées où les populations ont peu d’accès aux services liés au VIH, elles peuvent donner l’occasion de desservir ces populations, puis de maintenir les services après la fin de la crise. Résumé des recommandations : l’accès aux services de santé sera fondé sur le principe de l’équité, c’est-à-dire que l’accès sera garanti sur un pied d’égalité selon les besoins, sans aucune discrimination qui pourrait aboutir à exclure les personnes déplacées, migrantes ou mobiles ; les populations déplacées, migrantes et mobiles auront accès à des services et des niveaux de soins équivalents à ceux qui sont fournis aux populations environnantes ; les interventions pour fournir des informations et une éducation sur la prévention du VIH et d’autres IST se dérouleront aux points de départ et d’arrivée des migrants et des populations mobiles, y 35
  28. 28. 27 compris des minorités ethniques qui peuvent requérir des informations et une éducation dans leur propre langue ; l’accès universel au traitement antirétroviral pour tous ceux qui en ont besoin est maintenant considéré comme une norme minimale de soins ; les populations déplacées, mobiles et migrantes doivent recevoir ce traitement en vertu des droits de l’homme. Ressources clés : 60. Consensus statement: delivering antiretroviral drugs in emergencies: neglected but feasible [Déclaration par consensus : distribuer des médicaments antirétroviraux dans les urgences : une intervention négligée, mais faisable] Anglais : http://www.who.int/hac/techguidance/pht/HIV_AIDS_101106_arvemergencies.pdf 61. Guidelines for HIV/AIDS interventions in emergency settings [Directives concernant les interventions relatives au VIH/SIDA dans les situations d’urgence] Anglais : http://www.who.int/3by5/publications/documents/iasc/en/index.html Français : http://data.unaids.org/pub/Guidelines/2003/iascguidelines_fr.pdf Russe: http://data.unaids.org/pub/Guidelines/2003/iascguidelines_ru.pdf 62. Antiretroviral medication policy for refugees [Politique sur les médicaments antirétroviraux pour les réfugiés] Anglais : http://data.unaids.org/pub/Report/2007/20070326_unhcr_art_en.pdf 1.2.1.8.2 Prisonniers et personnes dans d’autres centres fermés Les prisons et d’autres centres fermés sont des points de contact essentiels avec des millions de personnes vivant avec le VIH ou qui courent des risques élevées d’être infectées par le virus. C’est dans l’intérêt de la santé publique que toutes aient accès à la prévention, au traitement et aux soins du VIH. Elles aussi ont droit aux mêmes normes de soins de santé que tous les autres membres de la société. Un large éventail de services sont requis pour les personnes en milieu carcéral et dans des environnements semblables, notamment la distribution de préservatifs, de seringues et d’aiguilles stériles, un traitement de substitution aux opiacés, le conseil et dépistage du VIH, la distribution d’antirétroviraux et un traitement des infections sexuellement transmissibles. Les autorités pénitentiaires travailleront avec les personnes dans d’autres départements du système de justice pénale et avec les autorités sanitaires et les ONG pour garantir la continuité des soins, y compris du traitement antirétroviral, de la communauté vers la prison et de retour dans la communauté, et également entre différentes prisons. Résumé des recommandations : Les prisons et autres centres fermés offriront un éventail complet de services et de fournitures de prévention, de traitement et de soins du VIH, y compris le conseil et le dépistage du VIH et le traitement antirétroviral. Ressources clés : 63. Effectiveness of interventions to address HIV in prisons (Evidence for action series website) [Documents techniques de données pour l'action : Efficacité des interventions pour s'attaquer au VIH en prison] http://www.who.int/hiv/pub/idu/idupolicybriefs/en/index.html Effectiveness of interventions to address HIV in prisons (Evidence for action technical papers) http://www.who.int/hiv/idu/OMS_E4Acomprehensive_WEB.pdf 64. Policy brief: Reduction of HIV transmission in prisons (Evidence for action on HIV/AIDS and injecting drug use) [Réduction de la transmission du VIH dans les prisons] Anglais : http://www.who.int/hiv/pub/advocacy/en/transmissionprisonen.pdf 65. Status paper on prisons, drugs and harm reduction [Rapport de situation sur les prisons, les drogues et la réduction des risques] Anglais : http://www.euro.who.int/document/e85877.pdf 36
  29. 29. 155 238. HIV prevention, treatment, care and support: a training package of 8 modules for community volunteers [Prévention, traitement, soins et soutien en matière de VIH]. SAFAIDS, OMS and IFRC. Anglais. Type de document: Dossier de formation pour les bénévoles communautaires : renforcement des capacités. Focalisation de la mise en oeuvre: régional, national, district. This is a WHO series of eight modules that are aimed at different levels of the district clinical team, and that deal with antiretroviral programmes. The modules make the case that HIV and mental disorders frequently coexist, and that good counselling on adherence is essential for treatment. They cover organization and systems support; basic counselling; psychiatric care; psychotherapeutic interventions. Disponible ici: http://www.ifrc.org/what/health/tools/hiv-training.asp Facilitators guide: http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Facilitators-guide.pdf Introduction to training http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Intro-to-Training.pdf Module 1: Basic facts on HIV and AIDS http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Module-1.pdf Module 2: Treatment literacy http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Module-2.pdf Module 3: Treatment preparedness http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Module-3.pdf Module 4: Adherence http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Module-4.pdf Module 5: Community-based counselling http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Module-5.pdf Module 6: Nutrition http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Module-6.pdf Module 7: Palliative care - symptom management and end-of-life care http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Module- 7.pdf Module 8: Caring for careers http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Module-8.pdf Evaluation tool http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Evaluation-Tool.pdf Participants handbook http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/Particpants-handbook-full.pdf Flipchart for client education http://www.ifrc.org/Docs/pubs/health/hivaids/hiv-training-package/hiv-flipchart1.pdf 37

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