Your SlideShare is downloading. ×
Etude economique pays du sud de la zone euro  une croissance bridée par l'austérité budgétaire
Etude economique pays du sud de la zone euro  une croissance bridée par l'austérité budgétaire
Etude economique pays du sud de la zone euro  une croissance bridée par l'austérité budgétaire
Etude economique pays du sud de la zone euro  une croissance bridée par l'austérité budgétaire
Etude economique pays du sud de la zone euro  une croissance bridée par l'austérité budgétaire
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Thanks for flagging this SlideShare!

Oops! An error has occurred.

×
Saving this for later? Get the SlideShare app to save on your phone or tablet. Read anywhere, anytime – even offline.
Text the download link to your phone
Standard text messaging rates apply

Etude economique pays du sud de la zone euro une croissance bridée par l'austérité budgétaire

1,071

Published on

Published in: Education
0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total Views
1,071
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
0
Actions
Shares
0
Downloads
5
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

Report content
Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
No notes for slide

Transcript

  • 1. N° 144 – 15 avril 2010 Pays du Sud de la zone euro : une croissance bridée par l’austérité budgétaire  La pression des marchés financiers a n’est pas comparable aux difficultés que rencontrent les contraint les pays du Sud de la zone euro (SZE) autres pays de la périphérie, en particulier l’Italie. à mettre en œuvre des mesures d’austérité budgétaire pour résorber des déficits publics Zone euro: les soldes publics dans le rouge exorbitants. On s’interroge, donc, aujourd’hui 2 % du PIB sur l’impact que ces mesures auront sur la 0 croissance économique. -2  Compte tenu de la fragilité de la demande -4 intérieure à l’issue de la crise, du manque de -6 compétitivité de ces pays, et donc de leur incapacité à tirer parti du moteur traditionnel -8 du redressement des exportations, on peut se -10 demander si l’austérité budgétaire ne serait pas -12 à ce stade un remède pire que le mal. -14 08 09 10 11  Nos prévisions économiques pour les pays Source: Prévisions CA Italie Espagne Grèce Portugal Zone euro du SZE sont moroses. Nous prévoyons une récession prolongée en Grèce et une reprise lente et hésitante dans les autres pays du SZE. Toutefois, malgré certaines différences, tous les pays du Sud de la zone euro ont été contraints par les marchés financiers à mettre en œuvre, plus vite L’austérité… déjà ? que prévu, des programmes d’austérité budgétaire. Le défi qui se pose à ces pays est la mise en œuvre de Il y a seulement un an, alors que la crise financière politiques budgétaires restrictives dans le contexte d’une faisait rage, les finances publiques étaient fort croissance économique fragile et d’ajustements éloignées des préoccupations des marchés. La structurels profonds. Le risque est que ces mesures priorité allait au contraire au soutien de la croissance brident la croissance et créent un cercle vicieux économique à travers différents dispositifs de relance. associant austérité budgétaire, chute de l’activité et Résultat, les finances publiques se sont détériorées à un baisse des recettes fiscales. rythme spectaculaire dans l’ensemble de la zone euro (cf. graphique). Cependant, à l’automne 2009, les Les pays du SZE vont par conséquent être marchés financiers ont replacé les finances publiques au confrontés à divers obstacles qui vont retarder leur centre de leurs préoccupations en exerçant des redressement. Notre scénario central prévoit pour ces pressions sur certains pays de la zone euro dont les pays une croissance économique inférieure à celle du finances publiques étaient désormais considérées reste de la zone euro en 2010 et 2011, ce que comme fragiles. Ces pays, situés dans la périphérie confirment déjà les enquêtes de conjoncture du premier sud de l’Europe,1 ne sont pas tous touchés de la trimestre 2010. Les pays du Sud de la zone euro 2 même façon. La situation très dégradée de la Grèce connaîtront des niveaux de croissance différents, en fonction de l’urgence de la situation de leurs finances 1 publiques et des autres enjeux structurels qui altèrent Dans cet article, l’expression « pays du Sud de la zone euro » leur capacité économique (cf. graphique). désigne la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne. L’Irlande est aussi considérée comme un pays de la périphérie, mais cet article porte principalement sur les pays situés dans la périphérie sud de la zone euro. 2 Cf. Eco News 141, janvier 2010.
  • 2. Olivier BIZIMANA Bénédicte KUKLA olivier.bizimana@credit-agricole-sa.fr benedicte.kukla@credit-agricole-sa.fr Zone euro : la croissance du SZE bridée par l'austérité limiter l’accès au crédit. Les perspectives de budgétaire croissance de la Grèce sont donc moroses : nous 102 PIB réel (données trimestrielles) 100 = T1 2008 anticipons une contraction du PIB de 3,4 % en 2010 100 et de 1,2 % en 2011. 98 96 Espagne : croissance atone 94 L’Espagne paie aujourd’hui ses excès passés : un 92 recours excessif au crédit et une bulle immobilière à 90 grande échelle. Elle doit en plus s’employer 07 08 09 10 11 désormais à mettre de l’ordre dans ses finances Centre: Allemagne, France, Pays-Bas & Belgique Périphérie: Italie, Espagne, Grèce & Portugal publiques. Même si l’Espagne n’est pas dans une Source : Eurostat, CASA Zone euro situation comparable à celle de la Grèce, elle doit relever de nombreux défis. La croissance économique restera atone en 2010 (contraction du PIB de 0,4 %) avant de se redresser très Grèce : fermement ancrée dans la progressivement en 2011 (progression du PIB de récession 0,6 %). La Grèce est peut-être entrée en récession après les L’Espagne est restée en récession au dernier trimestre autres pays de la zone euro, mais la dégradation 2009. Toutefois, la composition du PIB du quatrième actuelle de sa situation financière permet de penser trimestre révèle certaines évolutions encourageantes, que la croissance restera fermement ancrée en tant du point de vue de la demande intérieure territoire négatif au cours des deux prochaines qu’extérieure. Cependant, ces signes de reprise restent années. Nous tablons sur une contraction du PIB de très fragiles, compte tenu des problèmes structurels liés 3,4 % en 2010 et de 1,2 % en 2011. La situation des à la poursuite de l’ajustement du secteur résidentiel et la finances publiques restera critique (cf. graphique). nécessité impérieuse de rééquilibrer les finances publiques. L’investissement dans le secteur clef du Dette publique: le niveau de la Grèce continue de bâtiment continue de s’effondrer et la récente nécessité % du PIB monter de rééquilibrer les finances publiques a privé la 140 demande intérieure de l’essentiel des mesures de 120 relance, les remplaçant par un relèvement de la fiscalité. L’augmentation du taux de la TVA à partir de juillet 100 devrait stimuler légèrement la consommation au début 80 de l’année 2010, mais aura l’effet inverse sur la seconde partie de l’année. La réduction des pensions de retraite 60 et des salaires du secteur public et la disparition des 40 avantages fiscaux sur les revenus, associées à un taux de chômage vertigineux (18,8 % en janvier), vont peser 20 sur la confiance et le revenu disponible des ménages, 0 les incitant à accroître davantage leur épargne de 08 09 10 11 précaution. Ainsi, la faiblesse de la demande intérieure Italie Espagne Grèce Portugal Zone euro Source: CA forecasts devrait peser lourdement sur l'investissement. Les exportations, à présent le seul moteur réel de la Après le dispositif du Pacte de stabilité et de croissance, croissance en Espagne, devraient augmenter sous en janvier 2010, la Grèce a adopté d’autres mesures l’impact du redressement de la demande mondiale. À d’austérité au début du mois de mars, pour un total de court terme, toutefois, les perspectives de 4,8 MdEUR. Ces mesures supplémentaires ont été l’économie espagnole restent atones : le PIB devrait adoptées pour rassurer les marchés quant à la capacité se contracter de 0,4 % en 2010, avant de croître de des pouvoirs publics à réduire le déficit public de 0,6 % en 2011. De façon plus fondamentale, l’Espagne 4 points de PIB en 2010, à 8,7 % du PIB. La situation va devoir repenser son modèle de croissance et mettre des finances publiques va peut-être s’améliorer en œuvre des réformes structurelles. Elle doit améliorer légèrement, mais les perspectives de croissance de sa compétitivité et trouver de nouveaux moteurs de la Grèce s’en trouvent fortement détériorées. Les croissance intérieure ailleurs que dans le secteur du revenus des ménages vont être gravement amputés par bâtiment (cf. graphique). Enfin, l’Espagne va également un cocktail explosif d’alourdissement de la fiscalité, de être confrontée à un processus de désendettement dans limitation des transferts sociaux et de dégradation des le secteur privé. perspectives d’emploi. Les perspectives mixtes en matière de demande pèseront sur l’investissement privé, tandis que la réduction des dépenses budgétaires bloquera les programmes d’investissement public. Le commerce extérieur commence à se redresser et devrait contribuer positivement à la croissance du PIB, mais ne devrait que compenser légèrement la forte contraction de la demande intérieure. En outre, la Grèce restera affectée par des coûts de financement élevés, dont le poids se répercutera sur le secteur financier, risquant de 2 N° 144 –15 avril 2010
  • 3. Olivier BIZIMANA Bénédicte KUKLA olivier.bizimana@credit-agricole-sa.fr benedicte.kukla@credit-agricole-sa.fr L'emploi espagnol dépend du secteur Portugal : une croissance potentielle faible a/a, % a/a, % 20 de la construction CA prévisions 8,0 %, a/a 6 15 6,0 5 10 4,0 4 5 2,0 3 0 -5 0,0 2 -10 -2,0 1 -15 0 -4,0 -20 -1 -25 -6,0 -2 -30 -8,0 -3 96 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 PIB réel (ech. dr.) industrie construction services -4 Source : INE, Credit Agricole S.A. 96 98 00 02 04 06 08 10 Source : OECD, Credit Agricole SA PIB réel PIB Potentiel Portugal : petits pas vers la consolidation budgétaire Italie : à cheval entre le centre Malgré un déficit structurel important, le Portugal et la périphérie n’est pas confronté aux mêmes besoins de financement que l’Espagne ou la Grèce. Le pays L’Italie n’est pas vraiment un pays de la périphérie. dispose par conséquent d’un peu plus de temps La situation des finances publiques de l’Italie n’a pour faire face à ses enjeux budgétaires. rien à voir avec celle des autres pays de la L’endettement élevé du secteur privé et un écart de périphérie de la zone euro. Toutefois, les autres compétitivité massif pèseront cependant sur la enjeux structurels auxquels est confrontée croissance au cours des prochaines années. l’économie italienne nous incitent à anticiper une reprise tardive par rapport aux pays centraux de la La récession a été moins marquée au Portugal en 2009, zone euro, avec une progression du PIB limitée à mais à partir d’une base déjà faible. La croissance du 0,4 % en 2010 et 0,7 % en 2011. PIB portugais accusait déjà un retard par rapport au reste de la zone euro avant la crise. Le potentiel de La rechute de l’économie au quatrième trimestre a croissance du Portugal a en outre considérablement douché la confiance des entreprises et des ménages, diminué depuis le début de la décennie (cf. graphique). repoussant les espoirs d’un redressement de la Des réformes ont été mises en œuvre pour restaurer la demande intérieure. Les dispositifs de relance ne compétitivité et lutter contre le déficit public structurel du produiront plus longtemps leurs effets et les perspectives Portugal, mais les progrès ont été lents. La persistance de l’emploi sont peu encourageantes. On ne peut donc du déficit structurel et la détérioration cyclique apportée espérer qu’une contribution limitée de la consommation par la crise se sont traduites par une dégradation privée à la croissance. significative des finances publiques, annulant en partie Avec une demande intérieure en berne, le les progrès accomplis dans la voie de la consolidation redressement de l’économie italienne dépendra budgétaire. Les pouvoirs publics ont choisi de limiter largement du degré de dynamisme des exportations. les mesures d’austérité afin de ne pas étouffer dans La reprise économique chez les principaux partenaires l’œuf une reprise économique déjà fragile. commerciaux de l’Italie devrait permettre un L’élimination progressive de certains dispositifs de redressement des exportations, mais le pays reste relance mis en œuvre durant la crise et le gel des handicapé par sa faible compétitivité.3 Les coûts salaires nominaux en 2010 auront néanmoins un impact salariaux unitaires ont commencé à diminuer fin 2009, négatif sur la demande intérieure. La consommation mais restent nettement plus élevés que la moyenne de privée, autrefois alimentée par la croissance dynamique la zone euro (cf. graphique). La productivité du travail est du crédit, devrait rester médiocre avec la contrainte de entravée par le retard d’ajustement du marché du travail. réduction de l’endettement. Le chômage s’est envolé et Les salaires restent rigides et l’emploi ne s’est pas devrait poursuivre son ascension, les perspectives autant ajusté que ne le suggère le fort recul de l’activité atones de la demande n’incitant pas les entreprises à (-1,4 % en moyenne durant les trois premiers trimestres investir. Dans l’ensemble, le resserrement budgétaire de 2009, contre -5,1 % pour le PIB en 2009). De ne devrait pas avoir un impact aussi brutal sur la nouveaux ajustements sur les marchés du travail et des croissance du Portugal. Nous anticipons une biens seront essentiels pour restaurer la compétitivité croissance économique très molle en 2010 et 2011, des entreprises italiennes et stimuler les exportations. Le avec une progression du PIB de 0,6 % cette année et recul du PIB au dernier trimestre ne remet pas en 0,7 % l’année prochaine. cause notre scénario central de reprise, même si son rythme s’annonce plus ralenti que dans les autres grands pays de la zone euro : nous tablons sur une croissance du PIB de 0,4 % en 2010 et 0,7 % en 2011. 3 Cf. Eco Italie n°7, avril 2010. 3 N° 144 –15 avril 2010
  • 4. Olivier BIZIMANA Bénédicte KUKLA olivier.bizimana@credit-agricole-sa.fr benedicte.kukla@credit-agricole-sa.fr Compétitivité: Italie une anomalie de l'UEM désinflationnistes potentielles dans les pays de la T1 2008= 100 (Coûts Salariaux Unitaires) périphérie sud menacent la dynamique d’inflation de 125 l’ensemble de la zone euro. Les primes de risques souverains devraient en outre demeurer élevées tant 120 que les problèmes budgétaires de la zone euro n’auront 115 =Perte de compétitivité pas été résolus. En conséquence, le coût réel du capital restera onéreux et constituera un frein supplémentaire à 110 la croissance économique. 105 Zone euro - périphérie*: règle de Taylor et taux directeur 100 Cible: inflation headline ; taux neutre: 2% 95 *Italie, Espagne, Grèce, Portugal 12 % 90 10 janv.-08 avr.-08 juil.-08 oct.-08 janv.-09 avr.-09 juil.-09 oct.-09 janv.-10 8 Source : OECD, CA Allemagne France Italie Espagne 6 4 Les difficultés des pays 2 de la périphérie sud auront un impact 0 sur l’ensemble de la zone euro -2 -4 La consolidation des finances publiques des pays 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 11 de la périphérie sud en 2010 et 2011 aura des Source : Datastream, CASA Taux Refi Règle: inflation gap =0,5; ouput gap=0,5 incidences négatives sur l’ensemble de la zone euro. Arithmétiquement, le freinage de la croissance dans ces pays affectera l’ensemble de la zone euro, l’Espagne, la Grèce et le Portugal représentant 16 % du PIB de la Conclusion : tous perdants… zone euro. Si l’on ajoute l’Irlande, qui se trouve dans une situation similaire, ce pourcentage atteint presque 18 %. • Les pays du SZE émergeront de la crise après les La contagion se fera forcément aux autres économies de autres pays de la zone euro et pourraient ne pas la zone euro, via les échanges commerciaux intra- retrouver avant longtemps leur taux de croissance régionaux. En outre, même si les programmes de antérieur à la crise. stabilité pour 2010-2013 des autres économies de la zone euro (Allemagne, France et Italie notamment) • L’impact de la consolidation budgétaire sur la indiquent un assainissement des finances publiques plus croissance sera ressenti différemment en fonction de progressif à partir de l’année prochaine, les coupes dans l’urgence et de l’ampleur des difficultés, ainsi que des les dépenses publiques sont inévitables. Ainsi, avec le réformes structurelles restant à accomplir par ces pays. freinage marqué de la demande intérieure de leurs principaux partenaires commerciaux, les pays du • Le risque est clairement que les mesures SZE subiront un ralentissement de leurs d’austérité budgétaire non seulement freinent la exportations, fragilisant une situation économique croissance, mais aggravent encore l’état des déjà précaire. finances publiques, en particulier en Espagne et en Grèce. En obligeant ces pays à adopter prématurément Le décalage croissant entre les pays de la zone euro des mesures budgétaires correctrices, les marchés devrait en outre compliquer considérablement la financiers auront enclenché un cercle vicieux, entraînant politique monétaire de la BCE. Si l’on applique la règle le résultat même qu’ils redoutaient : prime de risque de Taylor (calculée à partir de l’output gap et de élevée  mesures d’austérité prématurées  l’écart d’inflation des pays périphériques et de nos ralentissement économique marqué  impact négatif sur prévisions actuelles de PIB et d’inflation), on l’équilibre budgétaire  incertitudes croissantes sur la observe pour la première fois depuis la création de viabilité du programme d’austérité… l’UEM la nécessité d’une politique monétaire fortement accommodante pour les pays de la • De façon paradoxale, les marchés financiers périphérie (cf. graphique). La comparaison de cette auront amplifié le risque d’un nouveau creusement « règle de Taylor périphérique » avec nos prévisions des déficits publics, attisant l’incendie qu’ils actuelles pour le taux directeur de la BCE, à savoir, un essayaient d’éteindre. taux refi à 1,25 % à fin 2010 et 2,75 % à fin 2011, montre que la politique monétaire de la zone euro va Nos prévisions économiques pour les pays du Sud de devenir restrictive pour ces pays pour la première fois la zone euro sont par conséquent assez pessimistes. depuis 1999. En termes réels, les taux courts seront Nous prévoyons une récession prolongée en Grèce et même encore plus restrictifs dans ces pays. En fait, une reprise lente et hésitante dans les autres pays du compte tenu de l’ampleur des ressources inemployées SZE.  dans l’économie, des tensions baissières pourraient s’exercer sur les prix, entraînant une désinflation prononcée, voire une déflation. Ces pressions 4 N° 144 –15 avril 2010
  • 5. Olivier BIZIMANA Bénédicte KUKLA olivier.bizimana@credit-agricole-sa.fr benedicte.kukla@credit-agricole-sa.fr Prévisions des soldes et dettes publics en zone euro (% du PIB) PIB réel (en %) Solde public Dette publique 2008 2009 2010 2011 2008 2009 2010 2011 2008 2009 2010 2011 UEM 0,5 -4,0 0,9 1,2 -2,0 -6,4 -6,9 -6,1 69,4 78,5 84,4 88,9 Allemagne 1,0 -4,9 1,6 1,6 0,0 -3,3 -5,5 -4,9 66,0 72,7 77,0 80,4 France 0,3 -2,2 1,1 1,3 -3,3 -7,6 -8,1 -7,3 67,5 77,5 84,4 90,1 Italie -1,0 -5,1 0,4 0,7 -2,7 -5,3 -5,2 -4,7 106,1 115,6 119,1 121,8 Espagne 0,9 -3,6 -0,4 0,6 -4,1 -11,4 -10,3 -8,3 39,7 55,2 66,6 75,0 Pays-Bas 2,0 -4,0 0,9 1,5 0,7 -4,9 -6,3 -5,3 58,2 62,8 68,3 72,1 Belgique 0,8 -3,0 1,1 1,4 -1,2 -5,9 -4,8 -4,3 90,0 97,9 100,8 102,9 Irlande -3,0 -7,1 -1,3 2,0 -7,2 -11,7 -11,8 -11,1 44,1 64,8 78,4 87,4 Grèce 2,0 -2,0 -3,4 -1,2 -7,8 -12,8 -8,9 -5,9 99,2 113,4 123,4 128,3 Portugal 0,0 -2,7 0,6 0,7 -2,8 -9,3 -8,8 -8,2 66,3 76,6 84,7 91,5 Source: Calculs, CA Crédit Agricole S.A. — Direction des Études Économiques 75710 PARIS Cedex 15 — Fax: +33 1 43 23 58 60 Directeur de la Publication : Jean-Paul Betbèze Secrétariat de rédaction :Véronique Champion-Faure Contact: publication.eco@credit-agricole-sa.fr Internet : http://www.credit-agricole.com - Etudes Economiques Abonnez-vous gratuitement à nos publications électroniques Cette publication reflète l’opinion de Crédit Agricole S.A. à la date de sa publication, sauf mention contraire (contributeurs extérieurs). Cette opinion est susceptible d’être modifiée à tout moment sans notification. Elle est réalisée à titre purement informatif. Ni l’information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne constituent en aucune façon une offre de vente ou une sollicitation commerciale et ne sauraient engager la responsabilité du Crédit Agricole S.A. ou de l’une de ses filiales ou d’une Caisse Régionale. Le Crédit Agricole S.A. ne garantit ni l’exactitude, ni l’exhaustivité de ces opinions comme des sources d’informations à partir desquelles elles ont été obtenues, bien que ces sources d’informations soient réputées fiables. Ni Crédit Agricole S.A., ni une de ses filiales ou une Caisse Régionale, ne sauraient donc engager sa responsabilité au titre de la divulgation ou de l’utilisation des informations contenues dans cette publication. N°144 – 15 avril 2010

×