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  • N°15/10 – Du 12 au 16 avril 2010 L’actualité de la semaine Marchés : La saga grecque ne connaît pas encore de plus solide, mais pendant combien de temps encore si la dénouement. Sa dette devrait, une fois n’est pas coutume, bonne tenue de la consommation s’essouffle, ce qui serait s’inviter dans les débats lors de la réunion EcoFin qui se logique étant donné le faible niveau de confiance des tient aujourd’hui et demain à Madrid. Les négociations ménages. En revanche, s’il y a une tendance de fond qui, entre le FMI, la Commission européenne et l’agence du elle, n’est pas masquée et qui, de plus, devrait se Trésor grec commenceront quant à elles lundi. En poursuivre, c’est celle du ralentissement sensible de attendant, les marchés restent nerveux et les titres grecs l’inflation sous-jacente, à seulement 1,1 % en glissement sont toujours malmenés en raison des doutes persistants annuel en mars. Les données d’activité attendues la sur le processus d’enclenchement du dispositif d’aide semaine prochaine devraient également délivrer un d’urgence et sur le rythme de déblocage des fonds message positif, avec une hausse attendue des ventes de (cf. page 2). L’euro pâtit de ces atermoiements sur le dossier logements dans l’ancien et le neuf, des nouvelles grec et reste orienté à la baisse (autour de 1,3540 ce commandes de biens durables et de l’indicateur composite vendredi), tandis que les rendements allemands ont eu avancé du Conference Board. tendance à se détendre (3,1 % pour le dix ans). A en juger UEM : Rebond des prix ne signifie pas forcément retour par les premières publications, la saison des résultats de l’inflation. Et pour preuve… Que ce soit en France, en s’annonce prometteuse, ce qui a dopé les marchés actions Espagne ou plus globalement en zone euro, les prix ont (cf. page 2). Après six séances consécutives de hausse, rebondi au mois de mars (cf. page 4). Et pourtant, cette l’orientation des bourses se fait plus hésitante et pourrait poussée à la hausse ne devrait être que de courte durée, être emportée ce vendredi par une vague de prises de puisque majoritairement expliquée par des facteurs bénéfices. temporaires. En France, la hausse des prix à la Etats-Unis : Les principaux indicateurs d’activité publiés consommation, à +1,6 % en g.a. en mars (après +1,3 % cette semaine ont tous surpris à la hausse. Les ventes de en février), s’explique, d’une part, par l’augmentation des détail ont bondi de 1,6 % sur le mois de mars, la prix des produits pétroliers et, d’autre part, par des effets production manufacturière de 0,9 %, et les permis de saisonniers marqués (fin des soldes et vague de froid). En construire de 7,5 % (cf. page 3). Ces chiffres donnent Espagne, les prix augmentent de +1,5 % sur un an au mois l’impression d’un franchissement facile des obstacles qui se de mars (contre +0,9 % en février), portés par le rebond dressent sur le chemin d’une reprise vigoureuse. des prix dans le secteur des transports. En ligne avec ces Cependant, ils résultent pour partie de facteurs dopants précédentes observations, l’inflation en zone euro est en temporaires (météo, Pâques, promotions chez les hausse à +1,4 % en g.a. en mars, après +0,9 % en février. constructeurs automobiles, crédit d’impôt pour Elle devrait ralentir à compter d’avril. La semaine l’immobilier), qui masquent une tendance de fond prochaine, les indices allemands ZEW et IFO ainsi que les vraisemblablement moins dynamique, en particulier côté enquêtes PMI pour le mois d’avril seront les informations consommation et immobilier. La reprise industrielle paraît conjoncturelles clés à analyser pour la zone euro. Thème vidéo de la semaine : L’inflation européenne tiraillée a/a, % Inflation sous-jacente au sein de la Zone Euro : Sud versus Nord 4,5 Pays du "Sud" Inversion de la tendance 4,0 au T2 2009 = 40% de l'IPCH 3,5 3,0 2,5 2,0 1,5 1,0 Pays du "Nord" 0,5 = 60% de l'IPCH 0,0 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 Pays du Nord (60% de l'IPCH) Pays du Sud (40% de l'IPCH) Source : Eurostat, CASA Internet : http://www.credit-agricole.com - Etudes Economiques
  • Marchés Perspectives Hebdo Fed : Bernanke tient à sa ligne Lors de son audition devant le Joint Economic Committee du Congrès, Ben Bernanke a dit s’attendre à une reprise écono- US : politique monétaire et taux de chômage mique modérée et à une inflation sous contrôle. Il a néanmoins % % 16 11 répété que des contraintes significatives pesaient sur cette 14 10 reprise, dont la fragilité du secteur de la construction et la 12 9 situation budgétaire difficile des Etats et collectivités locales. Il est également préoccupé par le nombre très élevé de chômeurs 10 8 de longue durée et qu’il faudra beaucoup de temps avant de 8 7 récupérer les 8,5 millions d’emplois détruits pendant la 6 6 récession. La tonalité de ce discours n’est pas différente des 4 5 précédents : Bernanke reconnaît les signes de mieux mais reste 2 4 prudent. Il a également alerté sur la nécessité d’un plan crédible pour remettre rapidement les finances publiques sur une trajec- 0 3 toire soutenable. Il n’a parlé de politique monétaire que lors de 82 84 86 88 90 92 94 96 98 00 02 04 06 08 10 Fed funds taux de chômage (dr.) la session des questions et réponses et a réitéré à cette occasion Source : Réserve fédérale, BLS, CA. zone grisée : récession la formule consacrée de « période prolongée ». Il a également précisé que la Fed suivrait un grand nombre d’outils pour fixer sa Hélène BAUDCHON politique monétaire. Nous ne pouvons être plus d’accord. helene.baudchon@credit-agricole-sa.fr Bourses : au rythme des trimestriels Lundi, la saison des résultats a débuté sur une note mitigée avec Alcoa, le géant de aluminium américain, qui a annoncé R ebond bours ier une progression décevante de son chiffre d'affaires et des 1/01/1992 =1000 1941-43 =10 comptes toujours dans le rouge pour cause de charges 3 100 1 250 3 000 1 200 exceptionnelles. Les jours suivants, les bons résultats d’Intel, le 2 900 1 150 fabricant américain de micro-processeurs, et ceux de JP 2 800 1 100 2 700 Morgan, le premier établissement financier à publier ses 2 600 1 050 trimestriels, ont ragaillardi les marchés. Les résultats tombés en 2 500 1 000 2 400 950 fin de semaine ont confirmé cette tendance. Bank of America 2 300 900 est redevenu profitable au premier trimestre et la baisse 2 200 850 2 100 modérée des bénéfices de General Electric, qui est un bon 2 000 800 indicateur de santé de l’économie américaine, est jugé rassu- 1 900 750 1 800 700 rante. Au final le début de la saison s’annonce plutôt promet- 1 700 650 teur avec des annonces qui dépassent majoritairement (à janvier- avril-09 juillet-09 octobre- janvier- avril-10 75 % environ) les attentes des analystes, ce qui a profité aux 09 09 10 marchés actions. Néanmoins, le potentiel haussier est resté S ource : IHS Global Ins ight, CA. Euros toxx 50 S &P 500 (dr.) bridé un peu partout par une conjoncture toujours hésitante et, Isabelle JOB en Europe, en particulier, par les atermoiements autour du isabelle.job@credit-agricole-sa.fr dossier grec. Grèce : à la croisée des chemins Pour son premier retour sur les marchés depuis l’annonce du plan d’aide européen, la Grèce a lancé une émission de bons de Trésor sur six mois et un an mardi, pour un montant total Pays de la périphérie Spreads versus Bund 450 de 1,56 milliard €. Cette émission a suscité une forte demande. 400 Le ratio de couverture a atteint 6,5 pour l’opération à un an (contre 3,05 pour la précédente opération en janvier) et 7,7 350 pour celle à six mois. Au départ, le Trésor grec avait annoncé 300 vouloir émettre seulement 1,2 milliard €. Mais, étant donné la 250 très forte demande des investisseurs, un supplément de 200 360 millions € de titres a pu être levé. Ce faible montant, la 150 courte maturité et le rendement élevé (4,85 % pour le un an et 100 4,55 % pour le six mois) expliquent l’appétit des investisseurs. 50 Le vrai test pour la Grèce aura lieu en mai avec la nécessité de 0 lever 11,6 milliards d’euros sur les marchés pour refinancer la déc.-09 janv.-10 févr.-10 mars-10 avr.-10 dette arrivant à maturité. Soit la Grèce arrive à placer son pa- Portugal Irlande Italie pier à un coût raisonnable, soit elle pourrait demander l’acti- Grèce Espagne Source : Bloomberg, CA vation du plan d’aide pour faire face à ses échéances. La question est de savoir si les membres de la zone euro seront prêts sur un plan opérationnel et à temps, compte tenu de la Bénédicte KUKLA nécessité pour certains pays de faire ratifier leur aide par les benedicte.kukla@credit-agricole-sa.fr organes législatifs nationaux. Semaine du 12 au 16 avril 2010 2
  • Hélène BAUDCHON Cécile DUQUESNAY Amériques helene.baudchon@credit- cecile.duquesnay@credit- Perspectives Hebdo agricole-sa.fr agricole-sa.fr États-Unis : saut d’obstacles • Les ventes de détail ont rebondi en mars (1,6 %) portées par un effet Pâques et les ventes de voitures. • La chute de la production de gaz et d’électricité en mars masque la solidité de la reprise manufacturière (0,9 %). • Mises en chantier comme permis de construire progressent vite en mars (de, respectivement, 1,6 et 7,5 % sur le mois). • Les prix à la consommation progressent de 0,1 % sur le mois de mars, avec un indice sous-jacent inchangé. Les ventes de détail ont progressé de 1,6 % sur le mois de mars, portées par la hausse de 7 % des ventes de voitures, dopées par les nouvelles promotions des constructeurs (le signe que les consommateurs réagissent a/a, % US : Ventes de détail et production a/a, % 15 15 au moins aux bonnes affaires). Hors autos, les ventes augmentent de 0,6 %, un bon chiffre tiré vers le haut par 10 10 un effet Pâques. En rythme annualisé, les ventes de détail 5 5 ont crû de 7,8 % au premier trimestre 2010, une perfor- mance meilleure encore que les deux trimestres précé- 0 0 dents. Nous doutons néanmoins du maintien de ce rythme -5 -5 à court terme étant donné la faible confiance des ménages. -10 -10 La reprise industrielle semble, elle, plus solide. La production ne progresse que de 0,1 % sur le mois de mars. -15 -15 Mais c’est dû à la chute de 6,4 % de la production de gaz -20 -20 et d’électricité, en ligne avec une météo « chaude » après le 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 froid de février. Hors utilities, les chiffres sont robustes prod. manuf. ventes de détail (dr.) Source : Réserve fédérale, Census Bureau, CA. zone grisée : récession (hausse de 0,9 % de la production manufacturière). Et, contrairement aux consommateurs, le signal du climat des affaires est très bon. Mais pour que ce dynamisme industriel ne s’essouffle pas, il va falloir que la bonne tenue de la consommation US : l'immobilier côté offre millliers, r.a. (tous logements) perdure. Ce qui est loin d’être sûr. Sur le marché immo- 2 400 75 bilier résidentiel du neuf, l’offre et la demande sont plus en 2 200 65 ligne, dans l’atonie. La reprise sur ce marché s’apparente 2 000 plus à une simple stabilisation de l’activité, après une chute 1 800 55 historique. Les chiffres de mars des mises en chantier et 1 600 45 surtout des permis de construire sont néanmoins plutôt 1 400 1 200 35 bons, en hausse respective de 1,6 et 7,5 % sur le mois. Ils 1 000 bénéficient d’un double effet favorable météo et demande 25 800 anticipée en hausse (à l’approche de l’expiration du crédit 15 600 d’impôt fin avril pour la signature de la promesse de vente). 400 5 Les permis de construire, indicateur avancé réputé, retrou- 2005 2006 2007 2008 2009 2010 vent, péniblement, leur plus haut niveau depuis octobre permis mises en chantier moral constructeurs (dr.) Source : Census Bureau, NAHB, CA. zone grisée = récession 2008. L’indice des prix à la consommation a progressé margi- nalement en mars (0,1 % sur le mois), la baisse de l’essen- ce ayant contrebalancé la hausse de l’alimentaire. a/a, % Etats-Unis : inflation (CPI) L’inflation totale passe de 2,1 à 2,3 % sur un an. L’indice 6 6 hors énergie et alimentation est resté inchangé sur le mois, 5 5 faisant ralentir l’inflation sous-jacente de 1,3 à 1,1 % en 4 4 glissement annuel, soit son plus faible rythme depuis fin 3 3 2003 (année où la Fed s’est ouvertement inquiétée du 2 2 risque de déflation). Ce ralentissement de l’inflation sous- 1 1 jacente n’est pas un mirage et il devrait se poursuivre. La modération de la composante « logement » est un facteur 0 0 important de cette décélération, mais pas le seul. Le -1 -1 ralentissement observé et à venir des salaires horaires -2 -2 nominaux fait peser un réel risque de déflation. Et compte 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 totale sous-jacente tenu du caractère retardé de l’inflation, il ne faut pas comp- zone grisée : récession Source : BLS, CA. ter sur les récents signes d’amélioration de l’économie pour inverser la tendance à court terme. Semaine du 12 au 16 avril 2010 3
  • Cécile DUQUESNAY Bénédicte KUKLA Axelle LACAN Europe cecile.duquesnay@credit- benedicte.kukla@credit- axelle.lacan@credit-agricole- Perspectives Hebdo agricole-sa.fr agricole-sa.fr sa.fr UEM : rebond des prix ne signifie pas forcément retour de l’inflation • En zone euro, l’accélération de l’inflation se confirme en mars avec 1,4 % en glissement annuel. • En France, des effets temporaires poussent l’inflation à la hausse au mois de mars (+1,6 % en g.a.). • En Espagne, l’augmentation des prix de l’énergie entraîne une hausse temporaire des prix (+1,5 % en g.a.). En zone euro, l’accélération de l’inflation se confirme en mars dans quasiment tous les pays membres, avec a/a % UEM : prévisions d'inflation 1,4 % en moyenne en g.a (contre 0,9 % en février). Ce 5 rebond est essentiellement dû à la hausse des prix de prévisions l’énergie et des transports (respectivement 7,2 % et 6,1 % 4 a/a). Avec une progression de 15 % sur les deux derniers 3 mois, les prix de pétrole ont donc poussé les prix à la hausse. Toutefois, l’accélération est légèrement moindre 2 qu’initialement prévu (-0,1 % par rapport à l’estimation 1 flash). L’inflation sous-jacente, elle, reste stable à 1 % a/a (contre 0,9 % en février). La progression des prix des 0 matières premières étant vouée à se poursuivre, il est -1 légitime de se demander si le rebond observé en mars est 05 06 07 08 09 10 11 temporaire ou pas. A court terme, les surcapacités et la HICP hausse du chômage devraient limiter la remontée de Source : Eurostat, CA HICP ex Energy & Unproc. Food l’inflation. A moyen terme, en revanche, les pressions à la hausse pourraient se concrétiser. L’inflation française augmente à nouveau en mars, à France : inflation des prix à la +1,6 % en g.a (après +1,3 % en février). La hausse des a/a, % consommation prix à la consommation sur le mois (+0,5 % m/m) 4,0 s’explique d’une part par le rebond des prix des produits 3,5 pétroliers (+3,5 % m/m) et d’autre part par des effets 3,0 saisonniers marqués. En effet, les prix des produits 2,5 manufacturés se sont tendus (+0,8 % m/m), conséquence 2,0 de la fin des soldes d’hiver mi-février. Les produits frais 1,5 ont vu leur prix grimper (+3,7 % m/m), les conditions 1,0 climatiques ayant été difficiles. Toutefois, il n’existe pas 0,5 de tensions inflationnistes profondes. En témoigne 0,0 l’inflation sous-jacente en léger freinage, à +1,7 % en g.a. -0,5 en mars (après +1,9 % en février). Dans un contexte de -1,0 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 faible demande interne, de taux de chômage élevé et de Source : Insee, CA IPC Indice sous-jacent fortes surcapacités de production, l’inflation devrait rester modérée ces prochains mois. Selon l’estimation finale de l’inflation en Espagne, les a/a % prix ont augmenté de +1,5 % en g.a. en mars (contre Espagne : HICP inflation +0,9 % en février). Cette accélération des prix est 6 supérieure aux attentes (consensus : 1,1 %). Sur le mois, 5 les prix ont progressé de 0,7 % (après -0,2 % en février). 4 Les prix ont en particulier progressé dans le secteur du 3 transport, ce qui est lié principalement aux effets de base 2 importants des prix de l’énergie. L’inflation sous-jacente 1 (hors énergie et alimentation) a légèrement augmenté de 0 0,1 point (à 0,3 % en g.a.). Néanmoins, la remontée de l’inflation en Espagne sera temporaire. L’Espagne, tout -1 comme les autres pays de l’Europe du sud, devrait -2 traverser une période de nette désinflation courant 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 2010. Cependant, la hausse prévue des taxes indirectes et IPCH IPCH sous-jacente des prix administrés pourrait en partie venir masquer cette Source : Eurostat, CA tendance de fond. Semaine du 12 au 16 avril 2010 4
  • Scénarii économique et financier Perspectives Hebdo Central Bank Watch Actuel Dernier Prochain mouvement 16 avr mouvement en 2010 Amérique États-Unis Federal Funds 0-0,25 -75 pdb Statu quo jusqu'à fin 2010 (prochain FOMC, 27-28 avril 2010) 16 déc 08 A l'issue du FOMC du 16 mars 2010, la Fed a réitéré sa formule consacrée selon laquelle les conditions économiques (taux d'utilisation des ressources bas, inflation contenue, stabilité des anticipations d'inflation) justifient de laisser les Fed funds à un niveau exceptionnellement bas une période de temps prolongée (sachant que, depuis décembre 2008, les Fed funds oscillent dans une fourchette cible de 0-0,25 %). La Fed signale également la fermeture de nombre de ses facilités de financement (AMLF, CPFF, PDCF, TSLF), la seule restant opérationnelle étant la TALF qui, selon la nature des prêts, court encore jusqu'au 31 mars ou au 30 juin 2010. La Fed confirme que, d'ici la fin du premier trimestre 2010, elle aura achevé son programme d'achats de 1,25 trillion de dollars de RMBS garantis par les agences gouvernementales et de environ 175 milliards de dollars de titres de dette émis par ces agences. Le programme d'achat des 300 milliards de dollars de titres longs du Trésor américain a, lui, pris fin le 31 octobre 2009. La Fed continue néanmoins de préciser qu'elle emploiera les outils à sa disposition si nécessaire pour promouvoir reprise et stabilité des prix. Une hausse de 25 pdb du taux d'escompte a été décidée le 18 février. Les étapes de la stratégie de sortie sont encore en discussion et ce FOMC n'a donc procédé à aucune annonce. B. Bernanke est favorable à une mise en place des mesures de drainage actif des réserves excédentaires (reverse repos , comptes à terme) conjointement ou précédant de peu les hausses de taux (taux de rémunération des réserves excédentaires et Fed funds ). La vente définitive d'actifs interviendrait en tout dernier, une fois le resserrement de la politique monétaire en route et la croissance bien établie. Europe UEM Taux refi 1,00 -25 pdb Première hausse de taux au T4 2010 13 mai 09 Le 8 avril, la BCE a maintenu le taux refi à 1% en répétant que ce niveau était jugé "approprié". En décembre dernier, puis en mars, elle a par ailleurs poursuivi la normalisation graduelle de sa politique non-conventionnelle de gestion de la liquidité. Les appels d'offres principaux à la semaine et les opérations spéciales à un mois resteront illimitées et à taux fixe aussi longtemps que nécessaire, et au minimum jusqu'en octobre 2010. Le dernier appel d'offres à 6 mois conduit le 31 mars a donné lieu à une demande plus faible qu'attendu (17 mds d'euros). En revanche, les appels d'offres à trois mois seront conduits à taux variable et en quantités fixes dès le 28 avril. Toutes ces mesures visent à fournir les outils aux banques afin d'assurer une transition sans heurt vers des conditions de marché normales au deuxième semestre. Enfin, Trichet a confirmé l'extension du seuil minimum d'éligibilité des collatéraux de BBB- après 2010 (contre un retour au rating A- envisagé jusque là), assorti d'un système de décôtes graduelles plus contraignant. La BCE devrait continuer de distinguer clairement gestion de la liquidité et politique monétaire. A ce stade, les prévisions du staff de la BCE continuent de plaider pour une politique monétaire accommodante. Nous tablons toujours sur une première hausse de taux en décembre 2010. Royaume-Uni Taux de base 0,50 -50 pdb Statu quo en 2010 5 mars 09 Le taux directeur de la BoE a été abaissé à 0,5% lors de la réunion du 5 mars 2009. Nous pensons qu'il a atteint son plancher et qu'il devrait se maintenir à ce niveau en 2010. Le programme d’achats de titres (Asset Purchase Facility) de la BoE, porté à 200 Mds de livres le 5 novembre 2009, a été finalisé au mois de janvier 2010. La BoE a, depuis, maintenu le statu quo sur son taux et sur la taille du programme d'achats de titres dont elle continue d'évaluer l'impact sur l'activité, la monnaie et le crédit. Le Royaume-Uni est sorti de récession au T4 2009 (progression du PIB de 0,4% t/t) et les indicateurs de conjoncture pointent en direction d’une poursuite de cette amélioration. Dans ce contexte, la BoE devrait privilégier le statu quo en 2010. Asie-Pacifique Japon Taux directeur 0,10 -20 pdb Statu quo en 2010 19 déc 08 Le principal taux d'intérêt directeur reste à 0,10%. Le jugement de la BOJ suivant lequel la reprise économique japonaise suit son cours reste inchangé depuis fin 2009. Confrontée à une situation de déflation avérée, la BoJ continue de mettre en oeuvre des mesures de politique monétaire non conventionnelles. Elle vient de doubler le montant alloué à la facilité de refinancement à 3 mois, au taux de 0,1%, avec une enveloppe globale de 20 Trn JPY. Le fonds special dédié au financement des entreprises reste en place jusque fin mars 2010 et l'élargissement de la gamme des collatéraux acceptés en gage pour les opérations de Repo court jusque fin 2010. Vous pouvez consulter nos prévisions économiques et financières sur notre site Internet, Rubrique Etudes économiques, page Perspectives prévisions. Semaine du 12 au 16 avril 2010 5
  • Indicateurs à suivre Perspectives Hebdo Semaine du 19 au 23 avril 2010 Lundi 19 en termes de rythmes d’activité à attendre en Allemagne. US - Indicateur composite avancé du Conference Board Les autres enquêtes nationales (IFO, PMI) seront vraisem- janv févr mars blablement davantage suivies. m/m, % 0,3 0,1 0,9 a/a, % 8,8 9,5 10,7 Royaume-Uni - prix à la consommation (ncvs) Nous tablons sur une hausse de 0,9 % sur le mois de mars Jan Fev Mar de l’indicateur composite avancé du Conference Board CPI (m/m, %) -0.2 0.4 0.2 (consensus : +1 %), confortant les bonnes perspectives de (a/a, %) 3.4 3.0 3.1 CPI - sous-jacent (m/m, %) -0.6 0.4 0.2 croissance à court terme. Cette forte progression serait (a/a, %) 3.2 2.9 2.7 largement alimentée par l’augmentation de la durée hebdo- madaire du travail dans le secteur manufacturier, des ten- L’inflation est attendue en légère hausse en mars en raison sions sur les délais de livraison, du S&P 500, et des permis de la hausse des prix de l’énergie (augmentation de 7,8% de construire, et par la baisse des inscriptions au chômage. du cours du pétrole sur le mois). Ce rebond ne devrait être Le chiffre pourrait être meilleur encore sans la baisse de la que temporaire car lié aux mauvaises conditions confiance des ménages et de l’agrégat monétaire M2. Nous météorologiques hivernales. L’inflation devrait fléchir au supposons une contribution neutre des nouvelles comman- cours des prochains mois sous l’effet conjugué des capacités des et de l’écart de taux. A noter que le comité de datation non utilisées, des perspectives quasi-inexistantes de hausse du NBER s’est réuni le 8 avril dernier pour conclure qu’il des salaires et de la poursuite du désendettement des était encore trop tôt pour se prononcer sur une date de fin ménages affectant la consommation. L’inflation sous-jacente de la récession compte tenu du risque de rechute en 2010. demeure ainsi orientée à la baisse, après le pic atteint en Ce risque est réduit (à en juger par exemple la dynamique janvier suite à la hausse de la TVA. A noter que l’évolution de l’indicateur composite avancé). Mais si d’aventure il se de l’inflation à moyen terme dépendra en partie de concrétisait peu de temps après l’officialisation du creux l’ampleur des baisses des dépenses publiques et d’activité un quelconque mois de 2009, cela nuirait à la éventuellement des hausses des taxes, dont la TVA, que le crédibilité du comité. D’après l’évolution des quatre futur gouvernement devra décider. Une volatilité accrue de composantes de l’indicateur composite coïncident du l’inflation est toujours à prévoir à horizon 2011. Conference Board (emploi, production, ventes, revenu des £/tonne R-U : prix du pétrole importé et a/a, % ménages) et celle du PIB, la récession semble avoir pris fin 550 inflation 6 en juin 2009. 500 450 5 2004 = 100 US : Indicateurs composites 400 120 350 4 115 300 110 3 250 105 200 100 2 150 95 100 1 90 50 85 0 0 80 75 93 95 97 99 01 03 05 07 09 70 "Prix du pétrole importé au R-U, CVS" HICP (éch.dr.) 65 60 Source : ONS, Crédit Agricole S.A. 55 1990 1992 1994 1996 1998 2000 2002 2004 2006 2008 2010 Taux directeur de la BoC avancé coïncident retardé févr mars avr Source : The Conference Board, CA. zone grisée : récession taux cible de financement à 1 jour 0,25 0,25 0,25 La Banque du Canada devrait laisser inchangé à 0,25 % son taux directeur et réitérer sa propre formule consacrée, à Mardi 20 savoir son engagement, conditionné à son scénario sur l’in- Allemagne- enquête ZEW flation, à le maintenir à ce niveau jusqu’à la fin du deuxiè- févr mars avr anticipations 45.1 44.5 44.0 me trimestre 2010. Cependant, les données économiques affaires en cours -54.8 -51.9 -45.0 récentes ont été favorables, illustrant un moindre impact de Le moral des investisseurs et analystes allemands mesuré la crise sur l’économie canadienne, et rendent probable une par l’indice de confiance ZEW devrait rester stable, à 44 en hausse de 25 pdb à l’issue de la réunion du 20 juillet. Et si avril (consensus : 45,2). La baisse graduelle des anticipa- d’aventure, la BoC adopte, dès sa réunion du 20 avril, un tions depuis octobre 2009 est typique d’une phase de ton plus hawkish, le CAD va continuer de s’envoler contre reprise de l’activité, surtout dans la configuration actuelle l’USD, alors même que son appréciation est un des plus marquée par de fortes incertitudes à moyen terme. L’apaise- importants risques baissiers sur la croissance. La BoC se ment relatif des inquiétudes liées à la Grèce, après les retrouve confrontée, comme par exemple la Norges bank précisions apportées par l’UE sur les modalités de prêts ou la RBA, à un arbitrage entre une situation économique bilatéraux, pourrait contribuer à limiter toute baisse supplé- intérieure qui s’améliore et qui finit par justifier des hausses mentaire ce mois-ci, d’autant que l’évolution des marchés de taux et une compétitivité qui se dégrade. actions est restée globalement favorable. Le jugement sur Mercredi 21 les conditions courantes du ZEW devrait toutefois continuer Minutes de la BoE de s’améliorer dans les mois à venir. Au total, sauf grosse La dernière réunion de la BoE (du 4 avril) s’est soldée par un surprise dans les mois qui viennent, le niveau de l’indice statu quo généralisé et le communiqué n’a, une fois de plus, ZEW ne devrait pas contenir d’information supplémentaire donné aucun commentaire sur les arguments de cette Semaine du 12 au 16 avril 2010 6
  • Indicateurs à suivre Perspectives Hebdo décision. Raison de plus pour scruter les minutes qui vont probablement affectée par l’incertitude autour du résultat être publiées mercredi pour connaître les détails du débat des futures élections parlementaires. au sein du comité de politique monétaire et sa propension à mettre une fin au QE. Cependant, les minutes ne devraient US - Ventes de logements anciens (cvs) janv févr mars pas réserver de surprise particulière et une unanimité des millions d'unités (taux annuel) 5,05 5,02 5,27 votes aussi bien sur le taux directeur que sur le QE nous (m/m, %) -7,2 -0,6 5,0 paraît l’issue la plus probable. Pour l’instant, nous pensons (a/a, %) 11,5 7,0 14,3 qu’il est encore trop tôt pour la BoE d’aborder ouvertement Les ventes de logements dans l’ancien sont attendues en la question du timing d’un début de normalisation de la hausse de 5 % sur le mois de mars (consensus : +5,6 %), politique monétaire. Les perspectives de pressions désinfla- sur la base de la progression de l’indice des promesses de tionnistes à moyen terme nous semblent inchangées et la ventes en février. Les ventes de logements dans le neuf soutenabilité de la croissance dans les pays développées devraient également s’inscrire en hausse, après leur recul de toujours incertaine au-delà du support fiscal et monétaire. février (+2,6 % sur le mois ; consensus : +4,5 %). Avec des La tonalité des minutes devrait par conséquent rester conditions météorologiques favorables relativement à globalement favorable à une politique accommodante. Les février plus l’effet dopant du nouveau crédit d’impôt pour niveaux actuellement élevés de l’inflation sont en ligne avec l’accession à la propriété, il y a de bonnes chances que les les prévisions de la BoE. Les anticipations d’inflation restent chiffres soient bons (comme l’illustre par exemple ceux des compatibles avec la cible de la BoE ce qui devrait calmer la mises en chantier et des permis de construire). Cependant, nervosité des membres les plus « hawkish » du MPC. le moindre optimisme de nos prévisions par rapport à celles du consensus est dû à la fragilité fondamentale de la reprise Jeudi 22 du marché immobilier résidentiel, elle-même liée à l’accès UEM - enquête dans l'industrie PMI difficile au crédit et au niveau élevé des saisies. févr mars avr US : Promesses de ventes et ventes de maisons indice PMI 54.2 56.6 57.0 individuelles dans l'ancien 2001 = 100 milliers UEM - enquête dans les services PMI 135 6800 févr mars avr 130 6400 indice PMI 51.8 54.1 54.0 125 120 6000 Les indices PMI des directeurs d’achats en zone euro 115 devraient rester globalement stables à des niveaux élevés en 5600 110 avril, voire s’améliorer légèrement dans l’industrie (consen- 105 5200 100 sus : 56,7 dans l’industrie et 54,4 dans les services). Le fort 95 4800 rebond des sous-composantes « production » et « comman- 90 4400 des » en mars n’est probablement pas extrapolable, mais il 85 4000 80 suggère une amélioration des perspectives de court terme. 75 3600 La confiance dans le secteur des services reste encore péna- 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 lisée par une demande domestique contrainte, en particulier pending home sales index (av. d'1 mois) ventes (dr.) pour les dépenses des ménages. Au total, les indices PMI Source : NAR, CA. renforceraient l’hypothèse d’une accélération de la croissan- ce en zone euro au 2e trimestre après les aléas climatiques Vendredi 23 du début d’année. En revanche, les enquêtes devraient en- Allemagne - enquête Ifo dans l'industrie suite plafonner dans le courant du trimestre. févr mars avr indice Ifo 95.2 98.1 99.5 std dev UEM : indices PMI des directeurs situation actuelle 89.8 94.4 97.5 situation future 100.9 101.9 101.5 2 d'achats centrés-réduits 1 L’indice IFO de confiance des chefs d’entreprises allemands a surpris à la hausse en mars, et il pourrait bien réitérer cette 0 performance ce mois-ci. Nous tablons sur une hausse de -1 près de 1,5 point à 99,5 (consensus : 98,6). Les perspectives -2 d’activité, en particulier pour les entreprises exportatrices de -3 biens d’équipement Made in Germany, restent très favora- bles à court terme, et la baisse de l’euro ne peut qu’aider. -4 points -5 Allemagne : indice IFO -6 115 janv.-07 juil.-07 janv.-08 juil.-08 janv.-09 juil.-09 janv.-10 110 PMI manuf. PMI services 105 Source : Markit, CA 100 Royaume-Uni - Ventes de détail (cvs) 95 Jan Fev Mar 90 total (m/m, %) -3.0 2.1 0.5 85 (a/a, %) -0.8 3.5 2.2 80 Les ventes de détail ne devraient remonter que très légè- 75 rement en mars, en ligne avec les enquêtes de la Confédé- 97 98 99 00 01 02 03 04 05 06 07 08 09 10 ration de l’Industrie Britannique qui suggèrent un rebond en indice IFO situation actuelle situation future mars mais moins prononcé qu’en février. En outre, les immatriculations ont baissé de 5,9 % CVS m/m sur le mois Source : Destatis, Cesifo, CA et la confiance du consommateur s’est nettement dégradée, Semaine du 12 au 16 avril 2010 7
  • Indicateurs à suivre Perspectives Hebdo L’IFO futur est amené à stagner dans les mois qui viennent, Les données nationales suggèrent une croissance modeste mais la normalisation de la composante courante ne fait que des commandes à l’industrie en zone euro pour le mois de commencer. L’enquête FO a donc encore de la marge à la février, mais une correction statistiques opérée par Eurostat hausse, même si l’amplitude des variations mensuelles lors de la consolidation des données est probable, comme devrait aller en se modérant. lors du rapport sur la production industrielle. Celle-ci pourrait déboucher sur une révision à la hausse du chiffre France - consommation en prod. manuf. janv févr mars de janvier ou sur une surprise à la hausse sur celui de consommation (m/m,%) -2.5 -1.2 2.0 février (ou les deux). La consommation des ménages français a toutes les chances US - Nouvelles commandes de biens durables (cvs) de rebondir fortement en mars, même si la hausse attendue janv févr mars constituerait avant tout une correction après deux mois de commandes (m/m, %) 3,8 0,9 0,1 baisse marquée. La consommation totale en produits (a/a, %) 10,9 11,1 13,1 manufacturés devrait notamment bénéficier d’un rebond hors transports (m/m, %) -0,8 1,4 0,4 (a/a, %) 8,3 8,2 10,6 des ventes de véhicules en mars. La tendance de fond reste cependant à la modération, non seulement dans le secteur Nous tablons sur une augmentation des nouvelles automobile après la baisse du montant des primes à la commandes de biens durables de 0,1 % sur le mois de mars casse, mais aussi dans les autres secteurs en raison d’un (consensus : +0,1 %), un chiffre modeste dû à la baisse des pouvoir d’achat réduit et de perspectives défavorables sur le commandes dans le transport civil aérien. Hors transports, front de l’emploi. un gain de 0,4 % est prévu, soutenu par les nouvelles commandes dans l’électronique et l’informatique. En Royaume-Uni - estimation préliminaire du PIB au T1 variation sur un an, les nouvelles commandes totales s’ins- 09 T3 09 T4 10 T1 criraient en hausse de 13,1 % si notre prévision mensuelle PIB (t/t, %) -0.3 0.4 0.5 est exacte, une progression vigoureuse, en ligne avec l’o- (a/a, %) -5.3 -3.1 -0.1 rientation haussière de la composante « nouvelles comman- L’estimation préliminaire du PIB au T1 2010 ne nous fourni- des » de l’enquête ISM sur le climat des affaires dans le ra pas la décomposition en termes de dépenses mais une secteur manufacturier. Cependant les commandes sont décomposition sectorielle de la production. Après un début encore bien en deçà de leur niveau d’avant crise (d’environ d’année difficile, les données dures ont renoué avec le 20 %). Les rythmes de croissance sont certes dynamiques chemin de la reprise. En février, la production industrielle a mais les niveaux restent déprimés et cette remarque vaut plus qu’effacé la baisse du mois de janvier, grâce au fort pour tous les indicateurs d’activité. rebond du secteur manufacturier tandis que l’exploration a/a, % pétrolière et minière a continué de souffrir. Ceci suggère US : ISM et nouvelles commandes 25 80 une contribution positive de la production industrielle à la 20 croissance du PIB au T1 2010. Sous l’hypothèse pessimiste 15 70 d’une variation nulle au mois de mars, la production indus- 10 60 trielle aurait crû de 0,6 % t/t au T1 2010 ce qui pose un 5 0 risque haussier à notre prévision de 0,5% t/t de la croissan- 50 -5 ce du PIB. -10 40 -15 R-U : Contributions à la croissance -20 30 points de %, variation trimestrielle 2 1 -25 -30 20 1 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 0 nouvelles commandes manuf. de biens durables 0 ISM - nvlles commandes (dr., av. de 6 mois) -1 Source : Census Bureau, ISM, CA. -1 -2 US - Ventes de logements neufs (cvs) -2 janv févr mars milliers d'unités 315 308 316 -3 -3 (m/m, %) -8,7 -2,2 2,6 Mar07 Dec07 Sep08 Jun09 Mar10 Dec10 (a/a, %) -4,3 -13,0 -4,8 FBCF commerce ext. conso des ménages var. stocks conso publique Cf. supra. Source : ONS, CA. Néanmoins, les services sont de loin le secteur US : Ventes de maisons individuelles milliers milliers prépondérant dans la composition du PIB, à hauteur de 6 500 1 400 1 300 76%. L’indice des services a baissé de 0,7% m/m en janvier 1 200 6 000 en raison de l’effet négatif sur les ventes de la hausse de la 1 100 TVA et du mauvais temps. Si un rebond technique au mois 1 000 5 500 900 de février est tout à fait envisageable, une augmentation 800 significative sur le trimestre nous paraît peu probable, 5 000 700 l’indice PMI des services ayant enregistré un repli en mars. 600 Enfin, le secteur de la construction et celui de l’agriculture 500 4 500 400 ont certainement porté les lourdes conséquences des 300 conditions météorologiques peu clémentes. 4 000 200 2005 2006 2007 2008 2009 2010 UEM - nouvelles commandes ancien neuf (dr.) déc janv févr Source : NAR, Census Bureau, CA. zone grisée = récession nvelles commandes (m/m, % 3.1 0.7 0.5 -2.0 -1.6 0.8 (a/a, %) -3.0 9.6 9.6 9.8 10.2 11.2 Semaine du 12 au 16 avril 2010 8
  • Calendrier des statistiques économiques Perspectives Hebdo Indicateurs à suivre – semaine du 19 au 23 avril 2010 Lundi 19 avril Etats-Unis févr mars 16:00 indicateur avancé 0,1 0,9 Mardi 20 avril Allemagne févr mars Canada mars avr 08:00 prix à la production, m/m 0,0 0,4 15:00 réunion de la BdC 0,25% 0,25% Royaume-Uni févr mars 10:30 CPI m/m 0,4 0,2 10:30 CPI a/a 3,0 3,1 Royaume-Uni févr mars 10:30 RPI m/m 0,6 0,5 10:30 RPI a/a 3,7 4,2 Allemagne mars avr 11:00 indice ZEW 44,5 44,0 Mercredi 21 avril Royaume-Uni mars avr 10:30 minutes BoE Royaume-Uni janv févr 10:30 ILO taux de chômage 7,8 7,8 Jeudi 22 avril Allemagne mars avr Etats-Unis févr mars 10:00 PMI Flash - services 54,9 55,0 14:30 prix à la production, m/m -0,6 0,4 10:00 PMI Flash- industrie 60,2 60,5 févr mars France mars avr 16:00 ventes de logements anciens, mln t.a. 5,02 5,27 08:45 enquête dans l’industrie 94,0 94,0 16:00 prix de vente médian, '000 $ 164,3 ___ 10:00 PMI Flash - industrie 56,5 56,0 10:00 PMIFlash - services 53,8 54,0 UEM mars avr 10:00 PMI - composite 55,9 56,1 10:00 PMI - industrie 56,6 57,0 10:00 PMI - services 54,1 54,0 Royaume-Uni févr mars 10:30 ventes de détail m/m 2,1 0,5 10:30 ventes de détail a/a 3,5 2,2 Vendredi 23 avril Allemagne mars avr Etats-Unis févr mars 10:00 indice IFO 98,1 99,5 14:30 commandes de biens durables, m/m 0,9 0,1 UEM janv févr 16:00 ventes de logements neufs, '000 308 316 11:00 nvelles commandes (m/m, %) -2,0 0,8 Royaume-Uni T4-09 T1-10 10:30 première estimation PIB m/m 2,1 0,5 10:30 première estimation PIB a/a 3,5 2,2 Direction des études économiques de Crédit Agricole S.A. 75710 Paris cedex 15 - Fax : +33 (0)1 43 23 58 60 Directeur de la publication et Rédacteur en chef : Jean-Paul Betbèze Réalisation et Secrétariat de rédaction : Fabienne Pesty - Contact : publication.eco@credit-agricole-sa.fr Internet : http://www.credit-agricole.com - Etudes Economiques Abonnez-vous gratuitement à nos publications électroniques Cette publication reflète l’opinion de Crédit Agricole S.A. à la date de sa publication, sauf mention contraire (contributeurs extérieurs). Cette opinion est susceptible d’être modifiée à tout moment sans notification. Elle est réalisée à titre purement informatif. Ni l’information contenue, ni les analyses qui y sont exprimées ne constituent en aucune façon une offre de vente ou une sollicitation commerciale et ne sauraient engager la responsabilité du Crédit Agricole S.A. ou de l’une de ses filiales ou d’une Caisse Régionale. Le Crédit Agricole S.A. ne garantit ni l’exactitude, ni l’exhaustivité de ces opinions comme des sources d’informations à partir desquelles elles ont été obtenues, bien que ces sources d’informations soient réputées fiables. Ni Crédit Agricole S.A., ni une de ses filiales ou une Caisse Régionale, ne sauraient donc engager sa responsabilité au titre de la divulgation ou de l’utilisation des informations contenues dans cette publication. Semaine du 12 au 16 avril 2010 9