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Film La jeunesse du fleuve dossier associatif

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La jeunesse du fleuve: mémoire et rêve Wayana …

La jeunesse du fleuve: mémoire et rêve Wayana


Il y a maintenant trois années que le projet du film "La jeunesse du fleuve" a commencé. C'est sur le fleuve du Haut-Maroni, au village Taluen auprès de la famille Opoya, que les auteurs ont écrits ce projet.
Du point de vue d'un petit garçon du village, ce documentaire/fiction s'interroge sur les différents mondes qui se conjuguent sur le territoire Wayana. C'est en reliant les rêves des adolescents et les histoires des anciens que le film se tisse et dévoile les paradoxes d'un monde en transformation.
Depuis l'écriture, le film se construit en collaboration avec les habitants du village. Durant le tournage, prévu pour Juillet/Aout 2013, quatre jeunes du fleuve seront employés en tant qu'assistants aux techniciens de l'équipe. Immergés dans les préparatifs et dans la construction du film, ils confirmeront leur connaissance de la caméra, du son et réaliseront leur making-off du film. En 2014, avec ces mêmes jeunes, ces deux films seront projetés dans tous les villages du Haut Maroni du fleuve, sur le littoral guyanais et dans d'autres régions de France. Une tournée d'ateliers pédagogique et de débats utilisera le film pour poser des questions sur le rôle de l'image dans notre nouvelle société.
Dans ce projet, l'aspect technique de la réalisation est portée par une coproduction Hexagone-Guyane: "Les films du sud" (Toulouse) et "TicTac Prod" (Cayenne).
La partie sociale et humaine, le caractère associatif du projet, comprenant l'embauche des jeunes, la dynamisation du réseau associatif local et l'implication des populations est portés par l'association "Chercheurs d'Autres" et le réseau "Triangle des Cultures". Ce projet se veut être plus qu'un simple documentaire, il se veut un projet qui rassemble, interroge et insuffle un vent de création.


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  • 1. La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 1
  • 2. A Talwen, village Wayana reculé de la Guyane française, Derrick un petitAmérindien fait ses premiers pas dans le système scolaire.Pendant les vacances, il côtoie Stéphane, un adolescent de la famille voisine et Malilou, sonarrière grand-mère.La découverte de lécole, les espérances du jeune Stéphane et les histoires delAncienne dévoilent au petit Derrick un monde plein de richesses et de promesses.Une coproduction :Les Films du Sud13 rue André Mercadier31000 Toulouselesfilmsdusud@9business.fretTic-Tac Prod19 rue Vermont Polycarpe97300 Cayenneinfo@tictacprod.fren collaboration avec lassociation :Chercheurs dAutres38 rue Roquelaine31000 Toulousechercheursdautres@gmail.comLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 2Résumé
  • 3. SommaireRésumé .........................................................................................................................2Sommaire.......................................................................................................................3Note de lassociation......................................................................................................4Note du producteur........................................................................................................5Historique du projet ......................................................................................................6– Naissance du projet– Déroulement du projetLa dynamique associative............................................................................................10– La démarche du projet– Un film participatif– La vie du filmPlanning et besoins opérationnels................................................................................14– Échéancier de réalisation 2013– Budget prévisionnel et plan de financement 2013– Perspectives pour 2014Note dintention...........................................................................................................17– Lenfant et les métamorphoses– La quête dune identité– La mise en scène de la mémoire et des fantasmesSynopsis développé ....................................................................................................23Annexes.......................................................................................................................31– Témoignages et citations– Lettres de soutien– Glossaire– CV des auteurs– Présentation de la société de production « Les films du Sud »La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 3
  • 4. Note de lassociationLassociation « Chercheurs dAutres » :Lassociation travaille depuis 2008 sur la région Guyane. Une exposition sur les culturesmusicales traditionnelles et les différences de culture a été réalisée et présentée dans lHexagone,notamment à Toulouse et Paris depuis 2009 et en Guyane depuis 2010 :« Guyane(s) : Voyage au Centre des Cultures ».Tous les protagonistes du documentaire ont pu voir lexposition et étaient même étonnés quedes métropolitains reviennent pour rapporter leur travail. De nombreux ateliers déducation àlaltérité autour de lexposition ont impliqué plus de 500 scolaires sur cette région doutre-mer.Notre volonté est de continuer à travailler sans cesse sur les liens entre métropole et régionspériphériques. Cest dans cette optique que nous avons créé, avec des partenaires guyanais etsénégalais, le programme « Triangle des Cultures » qui a pour but de créer des échanges culturelsentre Métropole, Guyane et Sénégal.La rencontre entre les auteurs et lassociation :Nicolas Pradal et Pierre Selvini ont rencontré lassociation « Chercheurs dAutres » en 2009,juste après leur premier séjour en immersion en territoire Wayana. L’association avait déjà, àlépoque, entamé des actions sur la région Guyane en vue de lexposition. Il est vite apparu que nosactions et nos valeurs se croisaient. Cest ainsi que Nicolas Pradal est devenu le vice président delassociation dès janvier 2011. Les croisements se sont vite transformés en actions.David Crochet, un membre du conseil dadministration de « Chercheurs dAutres »,sociologue de formation, a aussi travaillé pour lassociation « ADER » (Action pour leDéveloppement lEducation et la Recherche) de mai 2011 à mai 2012 à Maripasoula. Il a étécoordinateur sur le programme communautaire de prévention du suicide mis en place sur la régiondu Haut-Maroni par cette association basée à Cayenne.Il a donc proposé à Nicolas et Pierre de venir travailler sur un projet datelier de formationaudiovisuelle dans le cadre de ce programme. Lobjectif de cette action était de recruter de jeunesamérindiens sans emploi ni qualification dans les villages et de leur faire appréhender les techniquesde création dun film. Les deux auteurs ont, pour cela, travaillé avec un formateur brésiliendexpérience, Pedro Portella Macedo (de lassociation Nas Aldeias), spécialisé dans les contenusadaptés aux peuples autochtones. La présence de Nicolas et Pierre a été décisive. Le peu dedifférence dâge entre eux et les jeunes, leur intégration à la communauté, furent des facteursdéterminants dans la réussite de ce stage.Déjà lors du stage, Véronique Malikouman, la petite fille du grand man de Twenké,proposait de filmer les anciens quils soient dorigine Wayana – Téko, ou Bushinengé. Ce genredinitiative semble primordial et dautant plus sil est mené avec des scolaires.Il est alors apparu évident que de placer le projet de film « La jeunesse du fleuve » dans lacontinuité de cette action par le biais dun travail commun pourrait créer un véritable élan positif ausein de la communauté Wayana. De nombreux films sont réalisés sur cette zone, le plus souvent desdocumentaires, sans que le réseau social et économique ne bénéficie du travail, si ce nest pour leguide et le piroguier qui accompagnent les équipes de tournage.En nous engageant sur ce projet, nous montrerons quil est aussi important de réaliser le filmpour le sujet quil traite que de le faire dans une collaboration réelle avec la communauté danslaquelle il se déroule.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 4
  • 5. Note du producteurSi l’on parle de la Guyane française, le plus souvent c’est autour deproblématiques liées à la nature, à l’écologie, à l’immigration clandestine, auxchercheurs d’or, voire aux fusées spatiales lancées depuis Kourou.Les auteurs Nicolas Pradal et Pierre Selvini nous proposent de partager la vie toutesimple d’un village amérindien, Talwen, où sont établis les Wayana, un peupledescendant des indiens caraïbes.L’angle qu’ils ont choisi d’aborder, l’éducation, nous permet de mieux mesurerle décalage entre la culture d’origine et la culture française, représentée ici à desmilliers de kilomètres de la mère patrie, par une école primaire de village et le lycéedu gros bourg de Maripasoula.Le déracinement des enfants wayana, qui doivent continuer leur scolarisation dans la grandeville la plus proche, contribue à amplifier le conflit entre tradition et modernité, rendant plusprégnante la deuxième, au détriment des racines profondes de ce peuple.Les auteurs ont également choisi d’évoquer les multiples changements vécus par lesWayana : conflits de voisinage autour de l’orpaillage, occidentalisation rapide desmœurs mais aussi regain d’intérêt pour leur culture originelle, afin sans doute de se protégeret d’assurer la survie des mythes fondateurs.Nous sommes sensibles à la thématique proposée par le documentaire, celle dela vie de Français d’outre-mer. Et même s’il ne reste que 1 500 Indiens wayana aujourd’hui,quel est leur avenir et par extension, le futur de ce territoire lointain ?La jeunesse du fleuve, mémoire et rêve wayana entre véritablement dans la lignéedes films que nous aimons produire, une interrogation sur l’état de notre société,certainement des pistes pour avancer ensemble, dans le respect des uns et des autres.Nous avons obtenu une aide à l’écriture et une aide au développement de la RégionMidi- Pyrénées, nous envisageons la production de ce film documentaire à l’horizon 2013.Pascal Bonnet, producteurLes Films du SudLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 5
  • 6. Naissance du projet:A le suite de mes études audiovisuelles (ESAV-Toulouse), j’ai (Nicolas Pradal) réalisé monpremier projet personnel. Les phénomènes de transformation culturelle m’ayant toujours passionné,je décidais de travailler cette thématique dans un documentaire interrogeant le regard que certainsAborigènes australiens portaient sur leur propre situation. Cette première expérience a confirmémon intérêt grandissant pour les cultures en mutation, que je décidais alors dapprofondir à traversun nouveau projet au cœur de la population Wayana.Durant lannée 2009, un ami instituteur attira mon attention sur le village de Twenke-Talwen* en Guyane française dans lequel il effectuait un stage. A mon arrivée cet ami avait étémuté dans un village Boni* en aval du territoire Amérindien. C’est donc seul que j’allais vivre cettepremière expérience.- Novembre / Décembre 2009 / Janvier 2010Nétant ni instituteur, ni médecin, ni scientifique, je fut rapidement remarqué par lapopulation, qui sinterrogeait en silence sur les motivations de ma présence.Face à la timidité, ou méfiance des Wayanas, je pris le parti de me faire discret, je meplongeais alors dans leur quotidien, effectuant les mêmes gestes, suivant leur rythme de vie. Jecommençais à écrire et à dessiner ce qui deviendrait un projet documentaire. Quelques semainesplus tard, une jeune femme, Kindy, minvita à vivre chez elle, avec sa famille.Kindy fait partie de la grande famille Opoya*, dont les ancêtres sont les fondateurs duvillage. Laccueil au sein de cette famille rassemblant trois générations, me permis de partager avecla population locale les fêtes de fin dannée.Je fut alors rapidement intégré, partageant le quotidien de Kindy, de son mari Josselin et deleurs enfants Derrick et Laura : soirées familiales, pêches nocturnes, jeux au fleuve, chasse, aide à lapréparation du manioc, etc. La curiosité mutuelle permit de construire une véritable relation deconfiance.Plus tard, je fis la rencontre des adolescents qui rentraient au village pour les vacances*.Cest à leur contact que jai réellement pris conscience de la force de la transformation en cours chezla population locale. Cest cette transition, ce "passage" qui allait nourrir lécriture du projet.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 6Historique du projet
  • 7. La confiance naissante et lidée dundocumentaire se clarifiant, je commençaisà évoquer une éventuelle réalisationcinématographique.Les réactions furent souvent négatives,parfois violentes : "Trop déquipe sontvenues voler nos images sans que nousnayons jamais eu de retour. Vous faites desfilms, gagnez de largent sur notre compteet les jeunes nont pas de travail."Kindy et sa fille Laura, décembre 2009Ce sentiment général conforta mon envie dimpliquer la population locale dans la mise enœuvre de ce projet, et de créer une dynamique commune autour du récit de leur propre histoire.À mon retour en France, je construisais un premier scénario que je présentais à PierreSelvini, qui avait suivit la même formation que moi et avec qui javais déjà collaboré dans le passé.Notre complémentarité et son intérêt grandissant pour le projet nous amena rapidement à envisagerun second voyage en commun.Déroulement du projet :– Octobre / Novembre 2010Lors de ce second séjour, notre butpremier était dexpérimenter les aspectstechniques et relationnels du projet, de mettre àl’épreuve ce premier scénario et enfin, deprésenter aux personnes intéressées le processusde tournage.Ce travail commun questionnant laspect Derrick, novembre 2010technique et relationnel dun tel tournage,cest avéré riche en enseignements pour nous comme pour les participants.Nous avons donc tourné un pré-film avec un groupe dadolescents du village. Certains ontparticipé à la préparation des scènes, ont été acteurs, et dautres, curieux, sont restés plus à lécartpour observer.En filmant lintimité de la famille Opoya au sein du village, nous avons montré ce quimpliquait laprésence de la caméra dans le quotidien.Cette expérience a aussi permis de cerner les personnages principaux du documentaire. Lepetit Derrick vivait le tournage avec beaucoup de naturel, le considérant comme un grand jeu, saspontanéité sest rapidement avérée être le liant idéal pour aller à la rencontre des différentesgénérations. Sa grand-mère Malilou sest montrée très ouverte et intéressée, prenant toutnaturellement sa place au sein du projet. Enfin, Stéphane, un adolescent de la famille voisine sestinvesti dans le tournage avec beaucoup denthousiasme et une authenticité étonnante.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 7
  • 8. Images du film-test de 2010Nous avons ensuite monté le pré-film sur place, avec ceux qui souhaitaient participer. Pourclôturer laventure, nous avons présenté la réalisation à lensemble du village.Les anciens, intrigués, commentaient les images, les adolescents étaient très enthousiastes etexcités, les enfants eux, étaient à la fois amusés et apeurés. La grand-mère de la famille Opoya,Malilou, a été particulièrement touchée par la projection et a insisté sur limportance de notre retour,voyant dans ce projet la possibilité pour la population Wayana de créer une relation pérenne etconstructive avec le monde extérieur.Nous avons profité de la projection pour exprimer clairement notre souhait de revenir pourtravailler avec les habitants du village sur un film plus long et plus abouti. Les réactions positives etenthousiastes nous ont encouragé à poursuivre le projet.De retour en métropole, nous nous sommes appuyés sur cette expérience pour écrire unnouveau scénario. Il nous a semblé essentiel à ce stade dengager le dialogue avec les instancesGuyanaises au cours dun troisième voyage, qui permettrait par la même occasion dinformer leshabitants de Twenke-Talwen sur les avancées du projet en terme décriture et de production.- Octobre/Novembre 2011À notre arrivée au village, Kindy, Josselin et leurs deux enfants avaient organisé une grandefête. La présence de lensemble des habitants du village a confirmé encore une fois que les relationstissées lors de nos précédents séjours se voulaient fortes et durables.Nous avons été réintégré au sein de la famille et dans la vie du village dès les premiers jours,comme si notre présence était désormais naturelle, particulièrement pour Derrick, le fils de Kindy etJosselin.Les observations et critiques des villageois à la lecture du scénario, nous ont permis derevoir le sens et la faisabilité de certaines scènes. Cétait aussi loccasion dorganiser un dernierrepérage, afin de mieux appréhender les difficultés techniques ou daccès aux différents lieux detournage.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 8
  • 9. Nous sommes ensuite allés à la rencontre des institutions guyanaises :– M. Benoit, responsable adjoints aux antennes de la délégation territoriale Maroniet M. Montoute, chef du service communication de la délégation territoriale Maroni au ParcAmazonien de Guyane.– Mme Elisabeth Lama, chef du service culture de la Région Guyane.– Mme Marie-Françoise Bahloul, responsable relation presse et production audiovisuelle duCentre Spatial de Guyane.– Mme Aurore Walkselman, conseillère spectacle vivant, cinéma et audiovisuel du pôlecréation, diffusion et transmission des savoirs de la Direction des Affaires Culturelles deGuyane.– Mme Catherine Albertini, chef du cabinet daide au pilotage de la Direction de la Jeunesse,des Sports et de la Cohésion Sociale de Guyane.– M. Edouard Roy, élu à la culture à la Mairie de Maripasoula.– M. Pierre-Olivier Pradinaud, président de lassociation G-CAM* et membre de Tic-TacProd.– M. Aïmawaile Opoya, président de lassociation Kawai*– M. Roberto Toineike, de lassociation DoubleT*Lenthousiasme témoigné lors de ces diverses rencontres a renforcé notre détermination àpoursuivre le projet, particulièrement pour sa dimension relationnelle.Par ailleurs, à la suite de notre rencontre, lassociation ADER* a fait appel à nous pourencadrer une formation audiovisuelle pour adolescents / jeunes adultes à Maripasoula. Cetteassociation travaille sur la prévention suicides chez les jeunes Amérindiens du Haut-Maroni.Latelier cinéma proposait aux participants de découvrir le processus de création dun film,de son écriture à son montage. Nous avons donc accompagné durant le mois de novembre 2011 ungroupe de 11 jeunes, avec laide de David Crochet, coordinateur ADER à Maripasoula et de PedroPortella, réalisateur brésilien.Nous étions chargés en premier lieu de la constitution du groupe et de la gestion de la viequotidienne et relationnelle, étant donné notre connaissance du terrain et de la population.Nous avons donc parcouru les différents villages afin de proposer cette activité. Aidés par lesadolescents ayant participé à notre premier tournage-test de 2010, nous avons rassemblé 11 jeunesqui ont pu participer au stage.Durant un mois, ils ont vécuensemble. Logé à Maripasoula enpremier lieu, ils ont pu apprendre lathéorie de la prise de vue, de la prise deson ainsi que de lécriture documentaire.En parallèle, ils étaient poussés chaquejour à aller mettre leur savoir en pratiquedans le village. Ensuite ils ont été dansles différents villages Wayanas afin decommencer un film commun.En 2011, pour la seconde phasede ce stage, ils ont pu allé au Brésil,invité par lassociation Video NasAldeias, dont fait partie Perdo Portella, Le groupe du stage ADERafin de sinitier à la postproduction et de finir leur film.Nous avons gardé contact avec certains dentre eux, à qui nous faisons part des avancées duprojet.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 9
  • 10. La démarche du projetLes trois séjours dans le village Wayana nous ont plongés dans une réalité complexe et dansune véritable réflexion sur la manière délaborer ce projet en collaboration avec la population.Le scénario et les relations avec les villageois se sont développés simultanément, ce qui nousa permis de percevoir leurs motivations, sentiments et les réactions que le projet faisait naitre chezcertains dentre eux.La réalisation du film test avec les volontaires du village, de son écriture à sa projection,nous a permis de clarifier nos intentions : réaliser un film qui soit fidèle au ressenti de la populationWayana*.Cette volonté de faire participer les villageois à laréalisation du film est aussi une manière pour nous de créer desréactions et des réflexions sur la situation des Wayanas deGuyane française autant chez un public occidentalquamérindien.La mise en image du quotidien de la famille Opoya àtravers le regard du petit Derrick et la rencontre avec les 5personnages principaux, plus ou moins représentatifs de lapopulation Wayana, nous permet dexprimer une actualité, etdentrer dans une intimité auxquelles la communauté peutsidentifier.Dautre part, en invitant un groupe dhabitants, toutesgénérations confondues, à travailler collectivement auxdifférentes étapes de création du film, nous espérons créerune dynamique au sein même du village.Yolanda et SoupouLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 10La dynamique associative
  • 11. Un film participatif« Le partage dune vision pour un développement culturel :Lenjeu est d’élaborer, de faire vivre les projets au niveau local et deconcrétiser les attentes des habitants autour de projets au travers desquels ilsseront fiers de voir vivre leur culture.Un parc national nest pas un conservatoire, les cultures et les patrimoinessont en perpétuelle recomposition. Il sagit pour nous de mieux cerner cesrichesse culturelles, daccompagner ces dynamiques, de faire connaître etreconnaître ce potentiel, de soutenir linnovation en rapprochant savoir fairetraditionnel et moderne. »Charte du Parc Amazonien Guyanais 2011Cest dans cette dynamique que le film sest construit et continuera de se construire.Au cours de nos premiers séjours, nous nous sommes plongés dans les récits recueillis par JeanChapuis sur les "histoires / légendes" Wayanas. Nous avons ensuite interrogé les habitants sur leurculture, notamment Malilou. Notre scénario sest construit ainsi, entre connaissancesbibliographiques ou ethnologiques et discussions de hamacs.Derrière les récits de légendes, dhistoires, quelles soient orales ou écrites, se cache la véritableidentité du peuple Wayana.Les anciens ont aujourdhui de moins en moins loccasion de transmettre leur savoir aux plus jeunes,et pourtant, les jeunes, passionnés de hip-hop, restent fascinés par cette mémoire.Ce film est aussi une ouverture vers un dialogue inter-générationnel, un moyen pour les habitantsde renouer avec leur propre histoire.Lors de la réalisation du film test en 2010, nous avions privilégié limplication des jeunes, laproposition étant de reconstituer une petite histoire Wayana, les participants se sont très vite tournésvers les adultes et les anciens. Chacun a apporté de son savoir, comment fabriquer un arc, un casse-tête, une coiffe en plume, etc… afin de recréer avec le plus dauthenticité possible les éléments durécit, allant parfois jusquà en débattre.La dynamique participative sest alors mise en marche.Jeunes guerriersLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 11
  • 12. Nous nous sommes liés avec Aïmawale, le président de lassociation Kawaï (artisanatWayana), fils de Malilou . Intéressé par le projet, il nous a traduit les histoires de sa mère et nous aproposé de prendre en charge la fabrication des costumes et de la construction des décors pour lesdeux séquences fictives. Ces histoires se déroulent à des périodes différentes, nous travailleronsdonc aussi avec les ethnologues et historiens David Redon et Gérard Collomb afin davoir unevision plus universitaire de la mythologie Wayana.Le vice-président de lassociation DoubleT, Roberto, soccupera de la partie logistique duprojet, il prendra en charge avec les membres de son association la gestion des déplacements et eshébergements sur le fleuve.Par ailleurs, suite à notre expérience avec lassociation ADER, située à Maripasoula, noussouhaitons engager 4 jeunes ayant participé au stage audio-visuel doctobre 2011. Ils seront alorsassistant sur des postes techniques, lidée étant de les aider à poursuivre leur formation et à affirmerleur savoir-faire.Enfin, afin de participer à la dynamique régionale, nous impliquons un maximum dacteur dutissu socio-économique Wayana et Guyanais, autour du projet selon leur compétences et les besoinsdu projet, par le biais des associations rencontrées lors de notre dernier séjour.Tous les participants au stage ADERCest dans une optique relationnelle que nous voulons construire ce film, afin quelexpérience commune soit une trace qui puisse à la fois parler aux villageois du Haut-Maroni et auxspectateurs des grandes villes.La vie du filmLe montage final sera terminé fin 2013, cest donc au cours de lannée 2014 que nous lediffuserons le plus largement possible.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 12
  • 13. La diffusion télévisuelle (TLT, Epinal et ATG sous réserve) nest pas une fin en soi, saprésentation en territoire guyanais est primordiale dans notre démarche. Un parcours de diffusionest envisagé en pays Wayana dans les villages dElabé, de Cayodé, de Talwen-Twenke, dAntecumePata et dans le bourg de Maripasoula. Nous accompagnerons le film à cette occasion et souhaitonsinviter les jeunes qui auront participé à animer des discussions autour de la réalisation.À Saint-Laurent du Maroni nous proposerons le film au cinéma "Le Toucan" et au festival"America Molo Man" en collaboration avec lassociation AVM.À Cayenne nous souhaitons le diffuser par le biais de "lalliance française", de lassociation"Cica", et le proposer au festival "La Toile des Palmistes" en collaboration avec les associations G-CAM et Amazone(s) amis dEncrage.Lassociation "Amecam" nous permettrait daller jusquà Camopi.Pour finaliser notre collaboration avec le Centre spatial à Kourou, nous proposerons unediffusion dans les locaux du CNES.Nous proposerons enfin le film à tous les festivals du documentaire en métropole afinque la vie du film sétende un maximum.En parallèle des diffusions sur le territoire Guyanais eten métropole, nous exposerons le film à des classes decollégiens et de lycéens en proposant des ateliers qui seconcentreraient autour de discussions, sur la construction dufilm. Cette action pédagogique permettrait dabord de favoriserla clairvoyance de la jeunesse face à l’image, de développerleur sens critique face aux médias audiovisuels. Ensuite, par lebiais de notre aventure, nous souhaitons éveiller la consciencedes jeunes sur les possibilités qu’offre le monde de l’image.Leur montrer que l’aventure d’un film est à la fois humaine,sociale et économique.Nous travaillons à lélaboration de ces ateliers avecDavid Crochet de lassociation « Chercheurs dautres » et noussommes en lien étroit avec David Redon, professeur dhistoire-géographie au lycée Lama-prévot à Cayenne.Tournage durant le stage ADERLe film “La jeunesse du fleuve” veut être un projet sur, mais aussi pour la jeunesse. Il estimportant pour nous que le film devienne un objet que la jeunesse s’approprie et qu’il permette demettre en lumière des motivations.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 13
  • 14. Planning 2013 : réalisation du film– Juillet: tournage de la partie documentaire, préparation des fictions– Août: tournage des parties fiction– Septembre : fin de tournage du documentaire et bilan de laction auprès des jeunes– Octobre à décembre: montage et post-production du film.– Décembre : diffusion TV du filmA noter, la partie technique des tournages et de la post-production du film est assurée par laco-production « Les Films du Sud » / « TicTac Prod ».Préparation des fictions :(en collaboration avec lassociation Kawaï)– création de 10 costumes traditionnels Wayana de lépoque mythologique– création darmes et daccessoires traditionnels de lépoque mythologique– création de 10 costumes traditionnels Wayana du début du 20ème siècle– réalisation de petites constructions traditionnelles Wayana du début du 20ème siècle(en collaboration avec lassociation DoubleT)– préparation des déplacements et de la logistique humaine sur le Haut-Maroni– préparation de la logistique à MaripasoulaTournage des parties fiction :– présence dun coordinateur de « Chercheurs dAutres » pour le lien avec les associationslocales et la gestion au quotidien : David CrochetLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 14Planning et besoins opérationnels
  • 15. (en collaboration avec lassociation DoubleT) :– gestion des déplacements sur le Haut-Maroni (avec Aloike Transport)– gestion des besoins journaliers de léquipe (10 techniciens, 15 participants)(en collaboration avec lassociation ADER) :– embauche de 4 jeunes Wayana, formés aux techniques cinématographiques durant lestage de 2011, aux postes dassistants techniques(en collaboration avec lassociation BigBoss à Maripasoula)– présence dun pick-up et dune sono– présence de danseurs(en collaboration avec le CNES à Kourou)– déplacements et tournage dans la base aérospastiale– utilisation de certains locauxBudget prévisionnel et plan de financement 2013 pour lassociationCHARGES PRODUITSI SALAIRES 8180 I AIDES PUBLIQUES 28900Assistants techniqueCoordinateur62321948Union Européenne PEJARégion GuyaneDépartement GuyaneDAC GuyaneMairie de MaripasoulaMairie de Toulouse720064006300300040002000II CHARGES SOCIALES 2320III PRESTATIONS DE SERVICE 4100 I AIDES PRIVEES 7430Association KawaïAssociation BigBossLocation materiel200011001000Parc amazonien de GuyaneCollecte de fond privés450014150IV REGIE 20000TransportsHébergementsRepasFourniture fabrication costumes/décorsCommunicationComptabilitéAchats informatiqueDivers75001500720015004005004001000V MATERIEL TECHNIQUE 10690Sous-total 45290Frais généraux (5%) 2260TOTAL 47550 47550La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 15
  • 16. Toutes les partenaires seront mis en avant tout au long du projet et apparaitront au génériquedu film.Les perspectives de diffusion et ateliers en 2014 :En Guyane :Haut-Maroni (en collaboration avec les associations DoubleT, Cinémaripa, Ader) :– Maripasoula Mairie– Place publique de Maripasoula– Village Taluen-Twenké– Village Elahé– Village Antécume Pata– Village CayodéSt Laurent du Maroni (en collaboration avec lassociation AVM) :– Festival America Molo Man– Cinéma Le ToucanCayenne (en collaboration avec les associations G-Cam et Amazone(s) Amis dEncrage) :– L’alliance française– Association CICA– Médiathèque de Matoury– Festival Cinemazonia– Festival La toile des palmistesOiapoque (en collaboration avec lassociation Amecam) :– CamopiKourou (en collaboration avec le CNES) :– CSG– KourouTVEn France métropolitaine :– Toulouse (Festival « Terre dAilleurs » au Museum de Toulouse)– Paris– Lyon– MarseilleA linternationnal :(En fonction de lavancement de la traduction)– Surinam– Brésil (en collaboration avec lassociation Video nas Aldeias)– Québec (Festival « Présence Autochtone » à Montréal, en collaboration avec le labelTransportation)La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 16
  • 17. Lenfant et les métamorphoses :Nous pénétrons dans un simple moment de vie. Celui dun village, dans lequel un enfant, unadolescent, et une vieille dame évoluent, pris dans les transformations de leur temps.Nous voulons ce film comme le carrefour de différentes facettes du contexte actuel en paysWayana*. Cependant face à cette situation sociale complexe, il nous semble primordial de créer uneœuvre à lanalyse modeste, à distance dune position critique, afin de ne pas condamner la situationet de favoriser un certain optimisme.La société Wayana* vit actuellement une mutation. Cest à lintérieur de celle-ci que lenfantDerrick, dans son quotidien, se trouve au contact avec lHistoire et les espérances de son peuple.Nous donnons le grand rôle à la jeunesse, car cest elle qui a les clés de lavenir et de sespossibles. Cest elle qui vit avec le plus dintensité les changements en cours. En imaginant deuxépisodes futurs vécus par le jeune Stéphane, nous faisons part des espoirs de la jeune génération.Ces projections dans lavenir sont les reflets de la volonté dune génération à dépasser le malaiseactuel. Elles apparaissent comme un véritable souffle vital qui alimentera en puissance ledocumentaire.Pour parler du passé, nous distinguons la mythologie de lHistoire. Elles viennent renforcerune appartenance, une identité. Il nous semble important de montrer ces deux aspects. En abordantlHistoire et le mythe, en les reconstituantspartiellement nous mettons en avant le sentimentdes anciens et limportance qu’ils donnent à laconservation de cette mémoire. Nous la montronsvivante, nous la mettons en acte.Le croisement de ces deux temporalitésdans le présent, permet au petit Derrick et auspectateur, d’observer les différentes évolutionsqui sont en cours.Certaines réalités ont changés. La luttepour la survie nest plus dirigée contre une jungleDerrick et sa sœur Laura hostile, mais vers diverses problématiquesapportées par le rapport au monde extérieur.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 17Note dintention
  • 18. Lenfant face à cette agitation, sadapte avec ce qui est à la portée de ses mains.Sans jugement ni ressentiment, il nous présente les nouvelles donnes. Il est la passerelle qui nouspermet de passer dune problématique à une autre.Dans son environnement proche, il est d’abordconfronté aux mutations des relations hommes/femmes, quitransforment avec elles l’ensemble des rapports familiaux. Lemariage, était jusqu’à présent pratiqué comme un don-échangepermettant de créer des liens pacifiques et de rassembler lesdifférents peuples. Les unions servaient alors de fondementsaux accords entre les tribus et les familles.Larrivée de la culture occidentale a introduit lidée duchoix amoureux. Aujourdhui, la jeunesse revendique lapossibilité du mariage damour, ce qui désempare les anciennesgénérations. Le petit Derrick encore loin de cesquestionnements se construit déjà une identité. Il est imprégnéedes expériences des adolescents qui l’entourent, notammentcelles du jeune Stéphane, partagé entrelancien et le nouveau modèle.Le capitaine Talwen*De même la transmission du savoir sest transformée. Les veillées, auparavant momentprivilégié de partage entre générations ne sont maintenant plus qu’un souvenir. Les familles serassemblent dorénavant dans les fêtes, et plus fréquemment devant la télévision. L’école estprépondérante dans lapprentissage, et la transmission écrite vient se substituer à la transmissionorale traditionnelle. Derrick est pris dans cette transformation majeure, il apprend à lire et à écrire lalangue française le matin puis laprès-midi, il écoute et parle dans sa langue maternelle.Le rapport au mystique a lui aussi considérablement changé. Par le passé, les esprits étaientdes puissances à prendre en compte chaque jour et le chamanisme avait un véritable rôle. Lamythologie enseignait le pouvoir des transformations, la puissancedes héros mythiques et leurs actions sur le monde réel. Denombreux rituels ont maintenant disparus, ils étaient pourtant lelien majeur entre les Wayana* et leur culture traditionnelle.Stéphane, lui est habité par une toute autre culture introduitepar le monde moderne : la culture hip-hop et R’n’B, qui met enavant la chanson, la danse et la mode vestimentaire. On y retrouvecertaines thématiques de la culture ancestrale, tel que les figureshéroïques, l’esthétisme dans les parures vestimentaires ainsi que lecoté festif des rassemblements. Le petit Derrick, au contact decette nouvelle mode, regarde intrigué et fasciné les plus grands.Aujourdhui, la fête autour du Kachiri* reste un rassemblementfréquemment organisé. Son utilisation était autrefois ritualisée,elle était réservé pour certaines fêtes importantes comme leMaraké*.Stéphane au villageLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 18
  • 19. Aujourdhui, la présence de cet alcool est récurrente et montre que certains éléments de laculture persistent, en prenant cependant une nouvelle place. Cela symbolise bien la situation danslaquelle se trouve la jeunesse, partagée entre tradition et modernité. Dans sa quête d’identité, elle ades difficultés à rester fière de sa culture et accueille, fascinée, les nouveautés du monde extérieur.Nous nous concentrons dans ce documentaire sur la force héroïque que lon peut rencontrerdans le peuple Wayana* (héros mythologique, danseurs hip-hop et traditionnel, astronaute,chasseurs), pour valoriser à la fois la culture traditionnelle, mais aussi le nouveau potentiel de lajeunesse.Derrick, de son point de vue d’enfant passe de lapprentissage de lécole Française, aux récits deson peuple, aux nouvelles manières dêtres des adolescents. Il nous apparaît comme le lien idéalpour découvrir ce contexte changeant.La quête dune identité :« Des quelques adolescents qui ont pu suivre des filières techniques à Cayenne,aucun na encore obtenu de diplôme.Les conditions de leur séjour ne sont pas optimales, plongés quils sont dans ununivers inconnu plein dinterférences, sans soutien réel, livrés à eux-mêmes et démunisdargent.Certains parents en viennent à désirer que leurs enfants, grâce à une bourse,sexpatrient en métropole où, placés dans un milieu stimulant, ils acquerraientvéritablement une culture occidentale. »Jean ChapuisLes jeunes amérindiens se trouvent au cœur du mariage de deux cultures particulièrementdifférentes. Dans le quotidien au village, une existence traditionnelle se mélange à unescolarisation, qui les amènent à quitter leurs villages pour poursuivre les études. Ils quittent leurfamille et se retrouvent à la ville où ilsapprennent à manipuler dautres langues que laleur (aluku, portugais, français, anglais, taki-taki), à maîtriser dautres structures (poste,mairie, commerce...), dautres pratiquessociales ( fêtes inter-culturelle, drogues,débrouillardise...). Ils apprennent donc à situerces nouveaux savoirs et à vivre avec.Ne trouvant généralement pas dedébouchés après le lycée, ils reviennent auvillage. Leur identité est devenu ambigu, fruitdune tradition meurtrie et dune nouvelleculture occidentale réellement éloigné. Des adolescentes lors dun Kachiri*Cest cette mise à lépreuve que nous filmons quand nous prenons Stéphane comme sujet. Ilsest déjà confronté au collège de Maripasoula, au lycée de Cayenne, et se retrouve maintenant à lachercher de formations qui puissent donner suite à ses espérances. Il ne veut pas vivrequotidiennement au village mais cest là quil revient et quil a ses repères.Le petit enfant Derrick est en plein développement de sa personnalité, il est la parfaiteillustration de la prise de conscience et du choix identitaire de la communauté. Cest par saLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 19
  • 20. spontanéité face à ce monde tumultueux, quil nous embarque dans un ressenti sans retenue où nousdécouvrons un quotidien en transformation.Cest ce regard candide, neutre et ouvert qui nous est nécessaire pour faire état dunesituation sans la juger. Cest par ce regard que nous évitons la vision alarmiste, culpabilisante et quenous nous concentrons sur les difficultés, les doutes et les envies de la nouvelle génération.De plus, le fait de diriger principalement la caméra sur cet enfant, allège les autresprotagonistes de la pression quelle exerce. Le tournage est de ce fait ressenti par tous comme ungrand jeu. Dans cette optique les adolescents timides en règle générale trouvent facilement leursplaces.Pour traduire au mieux cette quête identitaire difficile, nous nous appuyons sur cinqpersonnes phares :Le petit Derrick Opoya* a 5 ans. Il vient de rentrer à lécole et découvre ébahile monde qui lentoure. Toujours enclin au jeu, il suit souvent ses cousins avecplein dénergie. Son père étant souvent absent, il témoigne beaucoup daffectionenvers sa mère et sa petite sœur. Sa mère Wayana*, son père Kalina*, et sascolarité française le situent au centre dun important métissage.Stéphane Toïneke va avoir 20 ans. Il est limage de ladolescence, de lajeunesse dans toute son énergie. Il se montre toujours confiant et fier, mais cestpour mieux cacher une sensibilité à fleur de peau. On peut le voir souvent enhabits Hip-hop, un baladeur sur les oreilles, jouant au foot avec ses amis. Il a finises études et vie actuellement une période de doute et de recherche.Aïmawale Opoya* est un père de famille de la quarantaine. Il mène une viepaisible entre la pêche, la construction de maisons pour sa famille et léducationquil donne à ses enfants. Sa curiosité à légard du monde extérieur la déjàpoussé à voyager à plusieurs reprises. Il est instruit, responsable et conscient dela situation de son peuple. Il lutte pour la préservation de sa culture au travers deson association et il est particulièrement affecté par une certaine perdition qui acours au village.Pido est de la même génération que Aïmawale, mais na plus de famille. Il estdonc un électron libre dans le village, connaissant toutes les histoires du lieu.Malgré un caractère changeant, il est toujours disposé à aider les gens du village.Il sest perdu dans lalcool il y a longtemps mais il est resté accroché à unephilosophie en lien avec le monde des esprits.Malilou Opoya* est larrière-grand-mère de la famille. Elle a connu lexodedepuis le Brésil et a participé à la création du village. Elle y vit pleinement enfabricant des poteries et en travaillant quotidiennement à labatti*. Sa sagesse estreconnue et elle est pour nous le lien parfait entre la jeune génération et sonhistoire.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 20
  • 21. Arbre généalogique de la famille Opoya :Paranam + Malilou___|________________________| | | | |Soupou + Yolanda Aïmawalé Akama Linia Twuité__|_________________________| | | | |Joselin + Kindy Carlos Sylvana Baptiste Patricia___|____| |Derrick LauraLa mise en scène de la mémoire et des fantasmes :Nous voulons appuyer le documentaire avec la mise en scène de petites séquences. Deuxhistoires tirées de la mémoire de lancienne Malilou seront partiellement reconstituées, ainsi quedeux rêves de ladolescent Stéphane.Pour ne pas trahir et déformer la mémoire de ce peuple, il sagit en premier lieu délaborer untravail de re-mémorisation.Quen est-il de la mythologie Wayana*,quen est-il de leur Histoire ? Si nous voulonsraconter des épisodes de cette histoire, quels en sontles détails cruciaux ?Ces questions nous les avons posées à certainsanciens du village et nous avons demandé aux plusjeunes de traduire. Ce que nous avons recueillidurant ces entretiens, en parallèle de la lecture destextes de Jean Chapuis*, est devenu la base desdeux histoires reconstituées.Il sagit ensuite dengager avec lesassociations et les personnes du village, Un ciel de casetout un travail de création de costumes, darmes,de coiffes en suivant les méthodes dantan, en repensant le quotidien des ancêtres.En ce qui concerne les histoires de Stéphane, cest lui qui à plusieurs reprises nous a dévoiléles rêves quil sétait construit : une activité quil fantasme depuis son plus jeune age (astronaute) etune forte envie de connaître lexpérience de lamour avec une fille dune autre ethnie. Ce sont là deshistoires qui touchent la grande majorité de la jeunesse Wayana*. Il nous est donc apparu essentielde prendre en compte ces nouveaux élans. En les mettant en mots et en images, cela permet de lesactualiser, de matérialiser un possible.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 21
  • 22. Les deux situations extraordinaires mises en scène : un duel de danse Hip-hop àMaripasoula* et une scène onirique dun Amérindien au centre spatial, créeront un lien qui enrichiracertainement les relations entre le fleuve du Haut-Maroni, Maripasoula et le littoral par le biais duCSG.Porter à lécran les anciennes histoires de la communauté, cest donner une reconnaissance àun passé et à une culture chargés de force. Concentrer les esprits et les énergies dans un regardrespectueux vers lhistoire favorise un sentiment dappartenance.Cela pourrait renforcer une fierté qui a tendance à se dissimuler derrière les nouvellesmodes. Cest au contact de celles-ci que la jeunesse inscrit son avenir. En mettant en image leursdésirs et espoirs nous donnons du poids à ces nouveaux élans quils affirment difficilement.Le fantastique du quotidien« La société nexiste pas comme un donné, comme déjà-là, elle est quelquechose vers quoi lon tend. Cest une sorte dhorizon qui séloigne dès quoncroit sen rapprocher... Cest le lieu dun travail continuel de mise en forme, demise en significations, de mise en institutions... Dans toute société, lordre et ledésordre se conjuguent, linachèvement est de sa nature... Il est le moteur dumouvement historique. »Georges Balandier, 2003La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 22
  • 23. Dans une nuit sombre, le foisonnement des sons de la jungle empli lespace. Les lueurs dequelques lucioles sortent de la forêt. Le jour se lève sur le petit village de Talwen* pris dans labrume.Dans une des maisons, une vieille femme, Malilou, se lève de son hamac. Elle sort dansune brume réchauffée par les premières lueurs du jour. En voix-off, elle se présente ainsiquune partie de ses descendants. Le petit Derrick (5 ans) se lève au côté de sa petite sœurLaura (3 ans), il se prépare pour aller à l’école, il est 6h30. Son père Joselin s’habille en tenuekaki, il est piroguier pour l’armée française. Kindy, sa mère, fait à manger.Derrick, habillé de son kalimbé*, est prêt pour aller à l’école. Kindy y est médiatrice*. Ilspartent ensemble.Le soleil commence à éclairer le village. Les maisons sur pilotis* font face aux parabolesusées, les hamacs se balancent au-dessus d’une pelouse fraîchement tondue et les perroquetshurlent agrippés aux panneaux solaires.Derrick est dans sa classe. Il est en petite section de maternelle. Les enfants jouent,échangent, dessinent les lettres, passent au tableau, chantent, se chamaillent pour unecasquette de Hip-hop, rient, s’isolent et rêvent. Derrick, au milieu de toute cette vie, observel’institutrice qui décrit la situation géographique des Wayanas* en Guyane et au Brésil. Unegrande carte permet de situer le village de Talwen.Nous nous retrouvons face à Aïmawale, l’érudit du village. Il apparaît dansun décor épuré, lumineux. Derrière lui trônent différents objets traditionnels etdes livres. Il est affairé à la confection d’un ciel de case*.Tout en continuant sa minutieuse peinture, il nous parle des nouveauxmoyens de transmission, des changements qu’a apporté l’école dans le village etde l’importance de la scolarisation dans la nouvelle société. Il évoque lesLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 23Synopsis développé
  • 24. anciennes veillées où sa mère, Malilou, écoutait les anciens lui transmettre leshistoires de leur peuple.Aujourdhui, ce n’est pas un cours habituel, l’institutrice de l’école primaire a invitéMalilou. Elle veut raconter lhistoire de sa jeunesse. Derrick écoute tout en regardant le fleuve.Histoire de Malilou.Malilou décrit le village dUluwani, que son père avait créé après êtrearrivé du Brésil. Les petites constructions surplombent le fleuve du Maroni.Elle est une petite fille joyeuse dans ce village, la rivière et la forêtnourrissent aisément sa famille.Malilou parle de linvitation faite à son père, qui était reconnu pour sagrande connaissance des fêtes, par le Grand-man* du village Twenke*.Durant plusieurs nuits, les feux brûlants pour loccasion illuminent le fleuve.La grande fête organisée réunit les Wayana* des deux familles ainsi queles Bushinengés* qui vivent sur lîle de Twenke*. A lissue de cette fête, lepère de Malilou promet sa fille a Paranam, le fils du Grand-man*, commeremerciement.Malilou explique que à son époque, les mariages étaient arrangés pour quedeux familles puissent sallier, créer des liens.Nous la retrouvons jeune adolescente. On lamène jusquà Twenke* pourcélébrer lunion entre les deux familles. Durant lévénement les deux jeunessont timides, lambiance générale est à la joie.Malilou raconte quelle et Paranam sinstallèrent sur la rive que lonappelle maintenant Talwen* afin de fonder leur nouvelle famille. Il y avait àlépoque peu de maison et tout restait à faire pour créer le grand village quelon connaît aujourdhui.Les enfants font face à Malilou. Nous voyons au cours du récit leurs réactions, lesémotions de l’ancienne, mais aussi de vieilles photos prises par des missionnaires du Surinamaffichées au tableau. Derrick sest endormi sur son bureau. Linstitutrice le réveille.Malilou finit son histoire avec beaucoup d’émotion. La pluie sest mise à tomber.L’arrière-grand-mère regarde Derrick avec affection.Derrick rentre chez sa grand-mère (Yolanda). L’enfant aide cette dernière à éplucher lesracines de manioc tandis que dans une grande marmite, sa mère Kindy remue un liquideblanc. Soupou, le grand-père en tenue militaire, invite au travers dune cibi les habitants duvillage voisin pour une fête Kaichiri*. La pluie est violente mais des raies de lumièreilluminent déjà les brumes naissantes.Sous un autre carbet* du village, une autre famille prépare du Kachiri*. La scène estponctuée dun musique criarde provenant dun téléphone. C’est le portable de l’adolescentStéphane. Il se recoiffe, se fait beau, un morceau de miroir à la main.Il mange un peu de poisson, déambule dans le village, se baigne, dessine des visages deguerriers indiens. Sa voix-off exprime ses motivations, son parcours et sa vision. Il est en finde cursus scolaire. Il ne voit que deux issues pour son avenir : un retour au village où ilLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 24
  • 25. retrouvera la pêche, la chasse et la possibilité de trouver une femme, ou un départ à la villepour une vie précaire. Il fait ressentir sa hargne de vie débordante qu’il ne sait maîtriser. Il sedirige vers le terrain de foot où ses amis revenus du collège pour les vacances sontrassemblés.Nous retrouvons Aïmawale qui évoque les nombreusesproblématiques que rencontre la nouvelle génération. L’éloignement ducollège, les familles d’accueil, l’apprentissage de plusieurs langues etdialectes, le retour au village difficile.Il parle aussi des nouvelles motivations, des nouveaux espoirs, desnouveaux centres d’intérêt vers lequel la jeunesse est en train de se diriger.Dans sa déambulation Stéphane croise Marcel, un ami, et Carlos, loncle de Derrick.Celui-ci lui propose daller à la chasse avec son père Soupou et le petit Derrick pour ramenerde la nourriture en quantité pour la fête. Stéphane jette un regard sur le calme du village etacquiesce. Ils partent.Les moments forts de la chasse et de la pêche se succèdent. La jungle est omniprésentepar les sons, par les couleurs. Les prises se succèdent. Les glacières disposées dans lespirogues se remplissent de corps animaux ensanglantés. Le soleil se couche.Dans le noir apparaît un visage, éclairé d’une lueur verte, derrièrelui un feu. Cet homme vient contraster la présence d’Aïmawale par un discoursmystique, centré sur le monde des esprits.Il parle de cet endroit, de la jungle comme son territoire, sonorigine. Il crie à qui veut lentendre que cest son tour de parler, son tour deraconter, comme s’il ne pouvait être entendu par personne. Il dit qu’il ny aurajamais tout ça chez les Blancs. Les Indiens font partie de cette jungle, c’est dansla forêt que réside la tradition, celle emplie par les esprits.Léquipe de chasseurs installe leur campement. C’est autour d’un feu puis d’un poissongrillé qu’ils passent la soirée.A la fin du repas, une discussion sur lamour prend naissance. Le père se dirige, fatigué,vers son hamac. Les trois jeunes hommes parlent de leurs expériences avec certaines filles dulittoral. Carlos qui a 20 ans a déjà une femme au village. Stéphane rêve de pouvoir choisir safemme, de tomber amoureux, d’expérimenter quelque chose hors du village. Il affirme que lesanciens ne comprennent pas ce qu’est l’amour.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 25
  • 26. Stéphane profite de la discussion pour raconter une histoire. Les deux jeunes, au bord dufeu, sont attentifs. Derrick écoute, intrigué puis dodeline de la tête et sendort dans les bras deCarlos. Au loin, on entend une musique Hip-hop venant d’un téléphone portable.Rêve de Stéphane :Au pied d’un manguier, deux amoureux s’embrassent, Stéphane et unejeune fille Boni*. Au loin, quelques adolescents amérindiens enchainent despasses de danses en rigolant.Soudain, un pick-up apparaît bombardant latmosphère dune musique Hip-hop. A son bord, plusieurs jeunes bonis et deux grosses enceintes.Un des passagers bondi hors du véhicule et attrape la jeune fille dumanguier par le bras. Entre Stéphane et lui, les regards saffrontent. Sur cetteaire de terre rouge jonchée de débris insalubres le pick-up vient s’immobiliserdans un nuage de poussière.Les jeunes se rassemblent, d’un coté les Bonis en t-shirts rouges et del’autre les Amérindiens en t-shirts violets. Il se font face en cercle.Sur le rythme effréné de la musique, plusieurs jeunes s’affrontent tour àtour à la danse. Dans une ambiance tendue, les mouvements senchaînentavec dextérité.C’est au tour de Stéphane dentrer dans la ronde. L’accélération de soncœur se rythme sur la musique. Son amoureuse entre dans le cercle, lesregards des danseurs se dirigent vers lui. Il ferme les yeux.Quand il les ré-ouvre, il est seul, il se voit danser avec son amoureuse. Lamusique est sourde et sur les enceintes, Derrick observe tendrement la scène.Ce rêve est ponctué par les propos de Stéphane qui raconte au coin du feu et par le visageendormi de Derrick.On retrouve les chasseurs sur la pirogue. Ils sont fatigués, mais la satisfaction se lit surleurs visages. De retour au village, Derrick voit son grand-père Soupou vider les caïmans*,singes et agoutis*. Lui et ses cousins jouent avec les boyaux des animaux morts. Sa grand-mère Yolanda rassemble la nourriture pour la cuire.Au petit matin, Derrick, Laura et Kindy prennent un taxi pirogue.Dans le grand village de Maripasoula*, Kindy retrouve Joselin son mari. La soirée deretrouvailles est intime et les sentiments sont discrets. La joie du petit Derrick face à son pèreen habit militaire marque la fin de journée. La petite famille s’endort sur le bord du fleuvesous le carbet*.Nous retrouvons Aïmawale qui évoque les rapports entre Talwen* etMaripasoula*. Malgrès léloignement, les déplacements quotidien se multiplient,facilité par lapparition des taxi-pirogues. Sur la rive française de la ville, lesAmérindiens peuvent trouver le collège, l’hôpital et les locaux de l’armée. Sur larive du Suriname, les commerces chinois et le réseau de l’orpaillage sontomniprésent. Il décrit les paradoxes quamènent ces deux univers.Le matin, Kindy va chercher sa petite sœur Sylvana. La jeune fille sort de linternatLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 26
  • 27. catholique entourée de toutes ses amies. Une femme en habits de none les regarde seloigner.Toute la famille va faire les courses sur la rive surinamaise. Ils achètent en quantité pourla fête, tandis que Derrick vagabonde au milieu des Chinois, des Brésiliens et Bushinengés*.Il observe les pirogues dans leurs allées venues incessantes.Après avoir acheté un baril d’essence, Joselin reconduit sa famille au village.Une fois revenus au village, les derniers préparatifs du Kachiri* se terminent. L’herbe esttondue, le lieu nettoyé et décoré. La sono est en place et les touques de Kachiri* semultiplient. Demain la fête pourra commencer.Les membres de différentes familles se sont regroupés sous la maison de la familleOpoya*.De petits groupes se sont formés. Lambiance est très calme malgré le fait quils absorbentle Kachiri* par louches entières et que la musique soit très forte. Il y a beaucoup de monde,nous apercevons Malilou qui boit tout en fabriquant une ceinture en perles. Stéphane, vaparler avec les jeunes filles prenant un air séducteur.Doucement, la musique fait son effet, certains dansent, d’autres racontent des histoires engesticulant. Puis, le Kachiri* est accompagné de canettes de bières. Derrick regarde tout celaavec attention, lui aussi goûte le liquide blanc. Il voit les grands vomir tout ce quils ont buafin de pouvoir continuer à boire. Les discussions sont pleines de vie. Lambiance est bonne,un ancien entonne un vieux chant.De loin, le tumulte de la fête résonne jusque dans la forêt où le chant du vieillardsamplifie.Pido intervient sur limportance et la signification des fêtes et du Kachiri*dans le passé. Les rituels étaient importants dans les anciennes croyances. Ilnous parle de la place que pouvaient avoir les chamanes dans la société, et deleurs pouvoirs liés aux esprits.Il décrit brièvement la vision atemporelle de lunivers des Kuyuli* etcomment ces entités divines pouvaient interagir avec le monde réel pourprovoquer des changements importants.La soirée continue. Les enfants vont et viennent, jouent à la balle. Beaucoupd’adolescents dansent sur la musique RnB qui sort des grosses baffles.Derrick rentre dans les bras de Carlos qui marche en zig-zag.Ils croisent, un peu en retrait, un groupe de jeunes adolescents qui fument des cigaretteset discutent. Stéphane est au milieu du groupe et raconte à ses amis, en montrant le ciel, qu’ilLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 27
  • 28. a toujours voulu aller là-haut, devenir astronaute.Rêve de Stéphane : (en cours de modification)Stéphane est en costume et entre dans un bureau. Par la fenêtre, ilaperçoit le site de lancement dAriane. Un homme important lattend, assis surson siège en cuir.Le directeur lui explique que tous les tests sont réussis, que son expérienceet sa relation avec le reste de léquipe sont idéales. Il peut donc commencer lesentraînements pour le prochain vol spatial du nouveau projet Hermès*.Suite à cette nouvelle, Stéphane a le sommeil agité, il rêve.Il est perdu sur les longues routes de la base de Kourou, il marche sansbut. Il est uniquement vêtu dun Calimbé*. Il erre dans ces espaces vides. Il seretrouve devant la rampe de lancement dAriane. La masse imposante ledomine. Un Ara* se pose sur son épaule et crit.Stéphane, le visage blanc, habillé de son costume, se dirige vers sonvillage dans une pirogue pilotée par le petit Derrick.Sous un vieux carbet*, ladolescent est allongé, sa tête est dans les mainsdun vieil homme qui psalmodie. Tour à tour, ils boivent dans une calebasse*.La potion les fait transpirer. Sous la répétition des chants du vieil homme,Stéphane finit par simmobiliser complètement puis par sendormir.A son réveil, le soleil éclaire son visage qui semble détendu.Il rentre à la base de Kourou serein.Une fusée est propulsée dans le ciel, Stéphane le jeune Amérindien estsûrement à l’intérieur.Retour à la fête, Stéphane conclut son histoire mais il ne reste plus que Carlos et le petitDerrick qui dort. Une jeune fille apporte une grosse louche de Kachiri* qu’ils absorbent enune gorgée.Puis tout s’éteint d’un coup, plus de lumière, plus de musique. Le groupe éléctrogène naplus de carburant. Il ne reste plus que la nuit noire et les discussions qui s’éloignent, sedispersent puis disparaissent.Au petit matin, la rivière est calme.Certains villageois se regroupent sur les rochers à la lisière du cours deau. Les uns selavent, les autres sont affairés à laver leurs habits. Les déboires de la veille alimentent lesdiscussions. Derrick observe l’adolescent Stéphane qui se baigne, exténué par les excès de lafête. Ce dernier plonge dans l’eau et disparaît. Intrigué et amusé par la vision, Derrick sautedans leau pour rejoindre ladolescent.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 28
  • 29. Derrick rentre chez lui. Il est au milieu des ruines de la fête, lentement sa famille tente deremettre les choses en ordre. Yolanda balaie, Soupou rassemble les touques*, Sylvana, lacousine, regarde son appareil photo allongée dans un hamac. En pleine forme, Derrick vientprendre l’appareil des mains de la jeune fille.Il prend des photos de sa famille, puis à travers le village, les jeunes jouant au foot, lesfilles au volley, les professeurs qui discutent, le Tukushipan*.Les clichés de lenfant apparaissent, accompagnés de sa voix qui les commentent.Il présente ses photos, parle avec ses mots denfant, du départ proche de sa cousine pourMaripasoula*, pour le lycée et enfin il parle de ce grand carbet* quil croise tout les jours pouraller à lécole, le Tukushipan*.Nous retrouvons Malilou sous le Tukushipan*, assise dans l’ombre. Des visagesd’enfants l’écoutent raconter une des histoires des héros mythologiques.Des images viennent rendre compte de certaines situations du récit.Histoire de Kaïlawa :Malilou décrit rapidement Kaïlawa et sa quête. Il est celui qui, en faisantla guerre à de nombreuses tribus, a libéré le peuple Wayana dune périodede vendettas incessantes.L’homme est puissant, il se passe des onguents sur le corps, se bat,marche suivi de jeunes guerriers. Il apparaît comme un homme puissant aucharisme brutal. Il exprime à la fois de la crainte et du respect.Elle décrit ensuite Sikëpuli* et son casse-tête magique. Un homme chétif,usé, malade mais au pouvoir redoutable.Elle raconte alors comment Kaïlawa fit appel à lui lorsqu’il fut trop vieuxpour achever sa mission.Le siège de la dernière tribu hostile se termine dans un déluge d’éclairslancés par Sikëpuli*. Il a éliminé la dernière tribu de guerrier. A la suite dequoi, le fameux casse-tete tombe dans le fleuve et se transforme en anguilleélectrique*. Atteint au plus profond par cette perte, il meurt. Ainsi sachèvela période des guerres, l’ère de paix peu enfin commencer.Quand Malilou achève son histoire, la nuit est totale.Dans le noir à l’arrière du Tukushipan*, un groupe de jeunes discute. Sylvana et Derrickles rejoignent. Des portables crachent de la musique. Nous suivons les appareils dansl’obscurité, ils se déplacent avec les discussions des jeunes qui errent en direction du fleuve.La nuit est claire, la lune tranche les ombres des arbres et se découpe sur la surface deleau.Un léger bruit attire lattention de Derrick. Il lâche la main de sa cousine et séloigne ensautant de pierre en pierre.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 29
  • 30. Sur un rocher, il aperçoit Pido qui lui fait signe dapprocher.La lueur verte sur son visage est moins marquée. Au loin, un feu glisse surleau. « Ton arrière grand-mère ta raconté lhistoire de Kaïlawa* et de Sikepuli*,tu sais maintenant que le monde des transformations existe toujours, cest la basede toute notre mythologie. Ce monde englobe le temps passé, le temps présent etle temps à venir. Beaucoup de personnes ont disparu dans cette forêt, dans cefleuve. Ce soir, ce feu brûle pour eux. »Il jette en regard vers le fleuve.« En chaque être vivant réside une volonté, une résistance qui nous permetde persister. Il faut à chaque époque la réaffirmer. Retourne auprès des tiens, etdis-leur que cest leur tour.»Derrick séloigne sur les rochers.Il aperçoit les lueurs des portables au loin, sen rapproche. A son arrivée, aucunadolescent mais ses mouvements font senvoler des lucioles posées sur le rocher. Ellesséloignent doucement et Derrick se prend au jeu de les suivre. Au bord du fleuve, il saute depierre en pierre pour essayer de les attraper. Le cours deau, trop proche de lui, apparaîtcomme un danger.Soudain la voix de sa mère retentit au loin, elle lappelle, paniquée par sa disparition. Il seretourne soudainement vers la voix et court vers elle.Dans les bras de sa mère qui séloigne, il contemple les lucioles qui sagitent, le reflet dela lune sur le fleuve et le feu à sa surface.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 30
  • 31. Témoignage et Citations :« Je veux parler Français mieux que tout les amérindiens ! Je veux réussir à bien parlervotre langue. Je ne veux pas être comme mon frère, je ne veux pas une vie comme la sienne. Il boitbeaucoup ; il ne sait pas ce quil dit.Je veux bien parler le français. Jai beaucoup de devoirs mais je narrive pas à les faire. Lesprofesseurs posent de questions et je narrive pas à répondre.Jai un autre problème, il faut que tu comprennes, je suis amoureux. Cest que je narrive pasà me concentrer, je pense toujours à la fille. Elle est toujours dans ma tête, je suis amoureux de lafille quoi ! Mais le problème cest que je narrive pas à faire mes devoirs.Le problème cest lalcool, tu vois ici cest pas bon. Il faut que tu comprennes, il y a toujoursdu Kachiri*. Quand je rentre chez moi, on parle toujours Wayana et je ne peux pas progresser enfrançais. Je veux parler français pour comprendre tout ce que tu dis. »Témoignage dun jeune adolescent« « Il y a un langage de rêve que je connaissais... qui est le même pour tous... . Ce langagede rêve commun à tous, cest le « chant du paon », musique fusionnelle qui saura seule lestransporter au delà de la mémoire des mots. » [Wilson Harris]Cest sur lautel de la communion des langues, des races, des religions et des éléments, queHarris accepte de sacrifier la trame classique de son récit, de renoncer à la forme intelligible duroman européen pour tenter de réconcilier dans une poétique les graphies scientifiques de la côte,héroïque du fleuve et mythique de l’intérieur. »Emmanuel Lezy, Guyane Guyanes« Ceux qui bâtissent sur la désintégration, cherchent - sciemment ou non - à enterrer lepassé dans des forteresses qui se font illusion à elles-mêmes. En revanche, ceux qui articulent unecertaine sensibilité aux masses et aux structures à travers une désintégration recherchent la lumièrede la compensation dans tout ce quil font : un équilibre idéal qui, dans la nature des choses, estlesprit de lart le plus frêle mais le plus durable, dans la mesure où il évolue à la fois à notre portéeet hors de notre portée, où il équilibre la perte avec le gain, lobjet conquis avec le conquérant,lobjet détruit avec le destructeur, le non-créé avec le créé. »Wilson Harris, Ascent to Omai (cité dans le prologue du palais du paon)La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 31
  • 32. Lettres de soutienLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 32
  • 33. La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 33
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  • 39. La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 39
  • 40. Annexes:Glossaire :Abattis. Terme qui vient du verbe français abattre et qui désigne un terrain cultivé où se pratique lapolyculture vivrière. Labattis se gagne sur la forêt par un défrichage sommaire, complété par le feu.Il nest utilisé que quelques années durant, à la fois pour ne pas épuiser la terre et pour échapper àlinvasion de fourmis-manioc. Cette méthode de culture semi-itinérante, amérindienne à lorigine,fut ensuite adopté par les Bushinengés* et les Créoles, les autres techniques ayant toutes échoué.ADER. L’association ADER Guyane a été fondée en 2009 avec comme objet le développementsocial, culturel, économique, sanitaire et scientifique de la Guyane.Agouti. Petit mammifère rongeur dAmérique du Sud.Anguille électrique. Poison deau douce, qui présente la particularité de posséder des organesélectriques, dans la partie postérieure de son corps. Les décharges électriques quil envoie peuventtuer un être humain.Ara. Grand perroquet dAmérique du Sud au plumage coloré.Boni. Nom dun célèbre chef de tribu de Bushinengé*. Par extension, ce nom désigne aujourdhuitous les membres de cette tribu établie sur les rives du Maroni.Bushinengé. Signifiant littéralement « hommes des bois », il désigne les anciens esclaves deGuyane Hollandaise ayant fuit les plantations où ils étaient employés. A la fin du XVIIIème siècle,après des années de lutte, ils obtiennent le droit de sinstaller en forêt où ils recréent le style de viedes régions africaines dont ils sont originaires. Leurs descendants perpétuent encore, et avec fierté,une vie traditionnelle.Calebasse. Récipient fait à partir dune courge vidée et séchée.Calimbé. Vêtement traditionnel amérindienconstitué dune pièce de tissu passant entre lesjambes pour former une sorte de pagne. Il est portépar les enfants durant lécole.Capitaine Talwen. Il est le capitaine du village deTalwen. Par tradition le village porte le nom de chef.Casse-tête. Cétait une arme redoutable, utilisée lorsdes attaques nocturnes. Il en est souvent fait mentiondans les récits légendaires.La maison de DerrickLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 40
  • 41. Carbet. Sorte de case bâtie sur pilotis et construite uniquement à laide de végétaux. A loriginedépourvue de portes, de fenêtres et de cloisons, le carbet tend à devenir plus confortable.Caïman. Reptile semblable à lalligator.Chapuis Jean. Docteur en anthropologie et docteur en médecine. Entre 1992 et 1998, il a passétrente mois chez les Wayana, auxquels il a consacré plusieurs articles et ouvrages sur des thèmesvariés.Ciel de case. Pièce de bois ronde, découpée dans les contreforts dun arbre de la forêt guyanaise, lefromager. Les surfaces sont aplanies au rabot. Lune delle est noircie au feu, grattée au couteau pouréliminer la pellicule calcinée puis enduite dapulukum. Des animaux mythiques sont ensuite tracés àla pointe du canif puis mis en peinture.CSG. Centre Spatial Guyanais.DoubleT. Jeune association postée à Talwen sur le fleuve du Haut-Maroni. Elle travaille pour laideaux villageois et pour lorganisation de manifestations diverses.Son président est actuellement Roberto Toïneke, le frère de Stéphane.DRJSCS. Direction Régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion Sociale.Grand-man. Chef coutumier dune ethnie.G-CAM. Association qui a la volonté de contribuer au développement et au rayonnement de laculture Guyanaise à travers ses secteurs de compétences : Le Cinéma, l’audiovisuel et lemultimédia.Hermès (projet). En 1977, le CNES lance une étude prospectivede faisabilité dune navette spatiale habité. Le projet ne parviendrapas à son terme.Kachiri. Sorte de bière de manioc fabriquée artisanalement par lesfemmes du village. Le kachiri ne tire que 2 à 4 degré dalcool maislors des fêtes traditionnelles, chacun en boit de grandes quantités,régurgitant le trop-plein avec naturel.Par analogie, on nomme aujourdhui une fête, un Kachiri.Kaïlawa. Héros mythique, reconnu comme le plus grand chef de lapériode des guerres. Il entreprit la création dune nouvelle sociétéamérindienne, en éliminant toutes les tribus assoiffées par lavengeance. Il est à lorigine dune ère de paix qui perdure encoreaujourdhui entre les peuples de la région.Kalina. Ethnie amérindienne que lon retrouve dans plusieurs paysde la côte caraïbe dAmérique du Sud.Différents KachirisKAWAÏ. Cette association a pour but depuis quinze ans de promouvoir la culture et l’artisanat desLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 41
  • 42. peuples amérindiens du haut Maroni (Wayanas, Tilio, Melejo, Apalai). Basée au village de Talwensur le Maroni. L’association apporte toute sa connaissance sur l’Histoire encore méconnue despeuples qui vivent à l’intérieur de la Guyane.Son président est actuellement Aïmawale Opoya.Kuyuli. Entités divines polymorphes dans la mythologie Wayana. Ils interviennent en démiurge àtravers les temps pour modifier lhistoire.Manioc. Le manioc est à lAmérindien ce quest le riz pour lAsiatique ou le blé aux paysansfrançais du siècle dernier : tout à la fois la culture principale et la nourriture de base.Maraké. Rite dinitiation chez les Wayana. Entre autres étapes du rituels, lépreuve de force consisteà appliquer des fourmis rouges sur le thorax des jeunes gens. Celui qui subit les morsures, doitsupporter la douleur sans extérioriser le moindre signe de souffrance. Une fois cette épreuvefranchie, les jeunes gens sont considérés comme adultes.Maripasoula. Commune française, située dans le département de la Guyane. La commune, la plusétendue de France, ainsi quune des moins densément peuplée, est frontalière du Suriname et duBrésil. La ville est peuplé majoritairement de personnes issues de lethnie Boni. On y trouveégalement des amérindiens, des créoles, des brésiliens et des haïtiens.Médiatrice. Assistance de vie scolaire faisant le lien entre linstituteur et les écoliers.Nivrée. Méthode de pêche utilisé par les amérindiens. Elle consiste à endormir les poissons grâce àune pâte somnifère dont les composants sont tirés de la sève dune liane.Noirs Marrons. Lexpression désigne les anciens esclaves de la Guyane Hollandaise ayant fuit lesplantations où ils étaient employés.Sikepuli. Héros mythique qui achève la quête de Kaïlawa, en éliminant la dernière tribu de guerrier.Il est représentatif de la place des anti-héros dans la mythologie Wayana.Opoya. Grande famille appartenant à lethnie Wayana.Touque. Récipient servant au transport et àla conservation de boisson et de produitsdivers.Twenke-Talwen. Village Wayana situé surle fleuve du Haut-Maroni, sur la rivefrançaise.Wayana. Tribu amérindienne appartenantau groupe ethnique kalib et résidant enforêt, dans de petits villages répartis le longdes rives du Haut-Maroni.Le Tukushipan au centre de TalwenLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 42
  • 43. Nicolas PRADAL 62, boulevard de StrasbourgPermis B - véhiculé 31000 Toulouse27 ans Tel : 06 71 90 52 17Nationalité française Mail : nicolaspradal@live.frREALISATEURFORMATION2006 – 2009 : Master 2 audiovisuel - spécialité réalisation - École Supérieure d’Audiovisuel - Toulouse (31)2004 – 2006 : DEUG sociologie - mineures philisophie / ethnologie - Université Toulouse II - Le Mirail (31)2004 : BAFA - approfondissement «construction de cabane en forêt» - CÉMÉA - Toulouse (31)2002 – 2003 : Baccalauréat STI - spécialité menuiserie - Lycée Vincent Auriol - Revel (31)2000 – 2002 : BEP / CAP menuiserie - Lycée des mé􀆟 ers du bâtiment Bayard - Toulouse (31)EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE2012 :– Régie projection vidéo - L’Usine, lieu conventionné dédié aux arts de la rue – Tournefeuille(31)– Inauguration de l’Escale (salle de spectacle) - Tournefeuille (31)– Captation / Montage - Festival «L’art de rue» - Graulhet (81)– Spectacle Citizen B - Cie La Mandale– Captation / Montage / Création DVD - MJC de Gaillac (81)Gala de danse de fin d’année des établissements scolaire de Gaillac (81)– Animateur spécialisé - Ligue de l’enseignement - Toulouse (31)Classe découverte - Thématique astronomie, environnement, mathéma􀆟 ques– Captation / Montage - Cie Anna Fayard - Toulouse (31) Spectacle de danse contemporaine2011 :– Capta􀆟 on / Montage - Cie Le Phun Théâtre - Tournefeuille (31) Spectacle en rue Père Courage– Capta􀆟 on / Montage - Association Chercheurs d’autres - Toulouse (31)La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 43
  • 44. – Spectacle de danse d’une classe de 1ère du Lycée Berthelot - Toulouse (31)– Encadrement forma􀆟 on technique - Association ADER - Maripasoula (Guyane - 97)Jeunes amérindiens Wayana de Guyane Française - Maripasoula (Guyane – 97)– Repérage documentaire «L’enfant du mythe et du rêve» - Guyane FrançaiseÉcriture et réalisation : NicolasPradal et Pierre SelviniProduction «Les films du Sud»– Photographe / vendeur - Photon - Cénac (24)– Capta􀆟 on / Montage - Cie Les Chiennes Na􀆟 onales - Le Faget (31)– Atelier vidéo avec une classe de BEP sur le thème de l’adolescence au Lycée agricole– Assistant réalisateur - Fiction «Lambda» de Pierre Selvini - Corse2010 :– Réalisation d’un pré-film test pour le documentaire «L’enfant du mythe et du rêve» - GuyaneFrançaiseÉcriture et réalisation : Nicolas Pradal et Pierre SelviniProduction «Les films du Sud»– Photographe / vendeur - Photon - Cénac (24)– Rencontre / Repérage documentaire «L’enfant du mythe et du rêve» - Guyane FrançaiseÉcriture et réalisa􀆟 on : Nicolas Pradal et Pierre SelviniProduc􀆟 on «Les films du Sud»2009 – 2010 : Écriture / Recherches documentaire «L’enfant du mythe et du rêve» - Guyane Française2009 :– Montage film de fin d’étude «Les rêves et la loi»Documentaire sur les Aborigènes d’Australie– Photographe / vendeur - Photon - Cénac (24)– Réalisa􀆟 on film de fin d’étude «Les rêves et la loi» - AustralieDocumentaire sur les Aborigènes d’Asutralie– Réalisation / Montage - CNRS - Toulouse (31)Film éducatif sur le Pic du Midi2006 :– Animateur atelier audiovisuel - Le Mont Joyeux - Tence (43)Enfants âgés de 10 à 14 ans2005 :– Animateur atelier audiovisuel - Le Mont Joyeux - Tence (43)Enfants âgés de 10 à 14 ansCENTRES D’INTÉRÊTSCinéma; lecture, musique, guitare flamenca, ethnologie, philosophie, voyages, sports, randonnée, peinture.Vice président de l’Association Chercheurs d’autres (échanges culturels internationnaux).La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 44
  • 45. Pierre SELVINI 25 rue des petits hôtelsPermis A et B – Mobilité internationale 75010 Paris28 ans Tel : 06 16 91 50 85Nationalité française Mail : pierre.selvini@gmail.comREALISATEUR / ASSISTANT PRODFORMATION2006/2009: M2 Audiovisuel Spécialité Son / École Supérieure de lAudioVisuel de Toulouse (31)2005/2006: L3 Électronique, Électrotechnique et Automatisme / L1 Musicologie / Université de Montpellier (34)2003/2005: Classes Préparatoires aux Grandes Écoles, Filière PCSI / PSI / Lycée Joffre de Montpellier (34)2002/2003: Baccalauréat scientifique, mention Bien / Lycée Paul Vincensini Bastia (2B)EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLESRéalisation:Année 2011:– LM documentaire/fiction Wayana (préparation repérage), production «les films du sud»1er assistant réalisateur, 1 mois, Guyane– CM fiction « Caresse dÂmes » 9, production « 1000 visages »1er assistant réalisateur, 3 semaines, ParisAnnée 2010:– CM documentaire « Enfants entre terre et mer » 20, production « Les films du Sud »Réalisateur, film de préparation à un LM, 2 mois, Amazonie Guyane FrançaiseAnnée 2009:– CM fiction expérimentale « Lambda » 30, autoproductionRéalisateur, 2 ans, film de fin détude, Toulouse et CorseAnnée 2008:– CMs fiction « La plus grande Pente » 15 et « Lope et Irene » 19, autoproduction1er assistant réalisateur, 2 mois, HauteGaronneLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 45
  • 46. Réa, image, son:Année 2010:– Atelier audiovisuel à destination de la jeunesse Wayana, « ADER » Maripasoula GuyaneIntervenant, traducteur, 1 mois– Dispositif « Héritage Expérience », production Dédale et Cité Internationale Universitaire de ParisCréateur de contenu, indexation de média, 3 mois, stage– Film de présentation du festival « Zoom Arrière » 10, Cinémathèque de ToulouseRéalisation, prise de vue et mixage, 3 mois, stageAnnée 2008:– CM documentaire « La Nuit des Chercheurs » 2x4, production CNRSRéalisation, prises de vue, montage et mixage, 1 mois, stage, Toulouse– MM documentaire « Derrière la fumée » 49, production Usine Tembec Saint GaudensRéalisation, prise de son, 4 mois, stage, SaintGaudens (31)Ingénieur son:Année 2012:– Emission culinaire « QooQ », production « Sycomore »Ingénieur son, Record et mixage, version anglaise– Pub « Bouille de doudou » 2x40, production « HappyTrout »Chef opérateur son, montage Sounddesign, mixage– CM « Maman » 25, production « HappyTrout »Chef opérateur son, montage sounddesign mixage– One Man Show « Shirley Souagnon à la Cigale» 100, production « Jive Squad Entertainment »Ingénieur son, montage/mixage son– Spot pub département de lAube, production « Shoot the Boss »Chef opérateur son, prise de son– Sujet Quiz « Le News Show », production « ADLTV »Chef opérateur son, prise de son– BookTrailer « Traum » 2, production « HappyTrout »Ingénieur son, montage/mixage son, Sounddesign/Musique– « Shirley Souagnon au théâtre de dix heures» 65, production « Jive Squad Entertainment »ingénieur son, montage/mixage son– Emission pilote « Planete Qwartz » 26, production « Qwartz »– Ingénieur son, montage/mixage sonAnnée 2011:– BookTrailer « Oussama » 2, production « HappyTrout »Ingénieur son, montage/mixage son, Sounddesign– LM fiction « Les voix immobiles » 100, production « HappyTrout »Ingénieur son, montage et mixage,– CM fiction « Le petit Prince » 20, production « WelkinLights »Chef opérateur son, prise de son et mixage,Année 2010:– « Rencontre du public de Maggie Cheung », festival Zoom Arrière Cinémathèque ToulouseRégisseur son, 1 semaine, UGC Toulouse, stage– CM fiction « Quand tu reviendras » 25, autoproductionIngénieur son, Doublage, Toulouse– Spectacle « Coulisse » 52, Cie Sacekripa,La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 46
  • 47. Ingenieur son, Montage et mixage, Toulouse– CM fiction « Dencre et de poussière » 24, autoproductionChef opérateur son, prise de son et mixage,Année 2009:– Enregistrement studio « MKZ » (groupe) 10 titres, autoproductionIngénieur son, enregistrement et mixage, AvignonAnnée 2008:– CM fiction « Étoiles Errantes » 17, autoproductionChef opérateur son, prise de son et mixage– Enregistrements musique studio « Raymond », (groupe) 5 titres, autoproductionassistant, enregistrement et mixage– CM fiction « Motus » 12, autoproductionChef opérateur son, prise de son, 2 semaines, stageINFORMATIQUE, LANGUEInformatique:PostProd : Protools / Cubase / FinalCut / Premiere Pro / Photoshop / Compressor / DVD Studio proGénéral : OS: Windows Mac Ubuntu / Développement (Notion) / Réseau (Notion)Bureautique : Pack office, CMSAnglais CourantLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 47
  • 48. La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 48
  • 49. LES FILMS DU SUDPRODUCTIONS AUDIOVISUELLES 1995-2013Aussi consultable et téléchargeable sur : www.apiamp.comFILMS EN COURS« Transit » de Philippe LIGNIERESDocumentaire de création. 52. Vidéo. 2012Une coproduction Les Films du Sud / Télé Bocal – TLTAvec le soutien du CNC, de la région Midi PyrénéesRésumé: Une ville : Sète, son port, et le ferry « Le Marrakech », qui relie la France auMaroc. Des quais, des rues, un immense bateau, et la mer.Des portraits de migrants, Français, Marocains, Italiens, Espagnols, Algériens… Une« Babel » réduite à un territoire à la fois circonscrit, Sète, et ouvert sur laMéditerranée.Voyageurs, marins, habitants de la ville témoignent à quai et sur le bateau.Des histoires de vie, de racines, de mémoire, d’immigration.« Le temps des châtaignes » de Jean SAMOUILLANDocumentaire de création. 52. Vidéo. 2012Une coproduction Les Films du Sud/TLTAvec le soutien du CNC, de la région Midi PyrénéesRésumé : Ce documentaire sera tourné en Ariège, dans le Volvestre, et traitera dela reprise des châtaigneraies par les néo-ruraux, alors que ces espaces furent pourla plupart abandonnés lors de lexode rural par les agriculteurs locaux.Cette revitalisation sopère aujourdhui sur des bases communautaires etécologiques, et sappuie paradoxalement sur certaines valeurs qui furent celle dela société traditionnelle paysanne en déclin dans les années 1960 et qui renaissentaujourdhui.FILMS EN PROJET« La jeunesse du fleuve » de Nicolas PRADALDocumentaire de création. 52. Vidéo. 2012/13Une coproduction Les Films du Sud / Image Plus / TLTAide à l’écriture et au développement de la Région Midi-Pyrénées.Résumé: Dans un petit village situé en Guyane française, de jeunes amérindiensvivent en conciliant leur culture ancestrale et un certain modèle occidental. Àtravers le quotidien de quelques enfants et une réflexion construite avec lesanciens, nous essayerons de comprendre comment est-il possible pour ces jeunesde construire un avenir en prenant en compte les différentes voies qui s’ouvrent àeux.« Passeurs de mémoire » auteur Marie-Hélène ROQUES, réalisation Isabelle MILLÉ.Documentaire de création. 52. Vidéo. 2012/2013Une coproduction Les Films du Sud/TLTAide au développement de la Région Midi-Pyrénées.Résumé: Par delà le temps, les passeurs de mémoire sont là pour écouter la voixdes déportés, des exilés, des anciens appelés d’Algérie, les voix meurtries tentéespar le silence.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 49
  • 50. « Tiroirs-caisses, tontines et solidarité » de Gilbert KELNERDocumentaire de création. 52. Vidéo. 2012/13Une production Les Films du Sud.Aide à l’écriture de la Région Midi-Pyrénées.Résumé: Il s’agit, dans une banlieue de Dakar au Sénégal, qui vit quasiment anautarcie, de saisir comment fonctionne l’économie informelle dans le réseaud’une famille ordinaire africaine, d’une centaine d’individus. De quellemanière l’argent se dépense, s’échange, se place.« Mes parents sont gais ! » de Johanna TURPEAU & Alice BARBADocumentaire de création. 52. Vidéo. 2012/13Une coproduction Les Films du Sud / France TVRésumé: Les familles homoparentales sont là, elles existent, et des nouvellescellules familiales émergent tous les jours. La vraie question aujourd’hui n’estpas d’être pour ou contre. Si nous pouvions simplement réfléchir à la façon dontla société peut les accueillir et les intégrer.« Le dernier maître de marionnettes » de Christian PASSUELLODocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2013.Une production Les Films du SudRésumé : Yeung Faï, incarne la cinquième et dernière génération d’une grandedynastie de marionnettistes chinois. Nous dresserons un portrait de cet artiste auparcours tourmenté, qui, au prix de multiples épreuves, a su affirmer sadétermination, sa ténacité et sa singularité.Il réside aujourdhui en France, à Charleville-Mézières, capitale de la marionnette,et cest là quil doit renouveler régulièrement sa carte de séjour au titre de "réfugiéculturel".Très impliqué avec lÉcole Nationale Supérieure des Arts de la Marionnette deCharleville-Mézières, il enseigne et accompagne les étudiants de la 9èmepromotionjusquà leur spectacle de fin détudes.FILMS RÉALISÉS« Le royaume de Nadia » de Isabelle MILLÉDocumentaire de création. 52. Vidéo. 2012Une coproduction Les Films du Sud-TLT.Avec le soutien du CNC et de la Région Midi-PyrénéesRésumé : Nadia, une Française handicapée de naissance, habite au Maroc.De Lannemezan à Marrakech, elle a enfin trouvé le pays où elle se sent chezelle. Ce nouveau départ dans une culture si différente ne fut possiblequ’avec la rencontre de vrais amis marocains. Son handicap, loin del’affaiblir, devient la force qui lui permet de vivre plus intensément.Sélection : Festival Résistances 2012.« René Gouzenne, fragments de vie » de Emmanuelle SCHIESDocumentaire de création. 52’. 2011Une coproduction Les Films du Sud-TLT.Aide au développement et à la production de la Région Midi-PyrénéesAvec le soutien du CNC, et de la Procirep et l’Angoa, du Département du GersRésumé: A travers litinéraire de René Gouzenne, comédien toulousain, fondateurde la Cave Poésie à Toulouse, il sagira de revisiter notre histoire théâtrale depuisles années 1945 à aujourdhui. Dans sa dimension régionale, comme nationale,avec sa participation au TNP de Jean Vilar et l’émergence du festival dAvignonqu’il a beaucoup fréquenté.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 50
  • 51. « Les quatre saisons du chemin de fer de Provence » de Christian PASSUELLODocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2011Une coproduction Les Films du Sud – France Télévisions (Pôle Méditerranée)-TLP.Avec le soutien du CNC, du département des Alpes-Maritimes et du départementdes Alpes de Haute-Provence.Résumé : Le train des Pignes relie la ville de Nice à Digne, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Par son histoire et les paysages somptueux quelle traverse, cette ligneferroviaire est à la fois une curiosité pour les visiteurs et une voie de communicationindispensable aux habitants du Haut Pays.Trait dunion entre la Méditerranée et les Alpes, indissociable de la croissanceéconomique et touristique de la région, ce train doit cependant son existenceactuelle à la mobilisation des élus locaux et des résidents des vallées quil dessert.Diffusion : 07 mai 2011« Au nom du Père, de tous, du ciel » de Marie V. BRINCARDDocumentaire de création. 52. Vidéo. 2010. Visa n° 128919.Aide à l’écriture et au développement de la Région Midi-PyrénéesUne coproduction Les Films du Sud – RFO. Distributeur M for Média.Diffusion : 04/04/2010 sur RFO. 26/11/2011 sur TV5 (Afrique).Avec le soutien du CNC, de la région Midi-Pyrénées, de la Procirep et l’AngoaRésumé: Au Rwanda, en plein génocide, quelques Hutus ont sauvé des Tutsis dumassacre. Ces « Justes » ont œuvré par idéal, par amitié, par humanité, parreligion, s’opposant à la folie ambiante. Certains ont payé de leur vie cet actehéroïque. Aujourd’hui, ils peinent à être reconnus, en plein processus deréconciliation, leur place reste à trouver.Sélection : Cinéma du Réel, Paris, 2010. Doc Outlook 2010, Nyon (Suisse). FestivalRésistances 2010. Etats généraux du Documentaire, Lussas 2010. Festival « Lumièresd’Afrique » Besançon 2010 Prix spécial du jury. Festival « Aux écrans du réel » LeMans 2010, Prix du Long. Festival du film déducation dEvreux 2010. FestivalCorsicadoc 2010. Sélection documentaire sur Grand Ecran 2011. Fipatel Biarritz2011. Mention spéciale du jury à « Quintessence » Festival International du Film deOuidah, Bénin. 26eme Black International Cinéma Berlin, Germany & Usa 2011.DocLisboa 2011.« Les gens de la mer » de François BERNADIDocumentaire de création. 26. Vidéo. 2010.Une coproduction Les Films du Sud / France Télévisions. Distribution M for Média.Résumé: Ce film dresse le portrait de gens dont la vie est liée à la mer, plusparticulièrement de quelques pêcheurs professionnels en Méditerranée, sur la CôteVermeille. Leur avenir est incertain, car la Méditerranée connaît chaque annéeune diminution de ses ressources halieutiques. Comment affrontent-ils ce déclin ?Diffusion 18/06/2011 sur France 3 Sud, 09/09/2011 sur France 3 Limousin Poitou-Charentes.« Vade Retro Spermato » de Philippe LIGNIERESDocumentaire de création. 58. Vidéo. 2010. Visa n° 130727.Aide à l’écriture Région Languedoc-Roussillon,Avec le soutien du CNC et de la région Midi PyrénéesUne coproduction Les Films du Sud – Télé Bocal. Distributeur M for Média.Résumé : A la fin des années 1970, dans plusieurs villes de France, des hommesréagissent aux questions soulevées par le féminisme quant au rôle respectif dessexes dans la société, dans la famille, dans le couple. Constitués en groupe deparoles, ils en viennent à s’interroger sur la contraception masculine. Au delà decette réflexion, ces hommes ont connu là une expérience unique de liberté deparole par rapport à eux mêmes, brisant le silence spécifique de leur genre sur laLa jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 51
  • 52. sexualité, contribuant ainsi à changer leur rapport aux femmes et aux autreshommes.Une découverte en paroles et en acte de la question de l’autonomie, et uneremise en cause des rapports de pouvoir, de domination et d’agressivité.Sélection : Festival Résistances 2010. Festival Résistances et Alternatives Paris 2011.Bobines Rebelles Paris 2011. ImagéSanté 2012, Liège Belgique. RencontreInternationale de l’Anarchisme, Saint-Imier, Suisse, 2012.Diffusion : 29 septembre 2010 Télé Bocal. Cinéma Utopia 04/04 et 09/06/2011.« Juin 40, la bataille oubliée » de Fred DAUDIER & Thierry MARIADocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2010. Distributeur M for Média.Une coproduction Les Films du Sud – Arcanae - France 3 MéditerranéeAvec le soutien du CNC et du département des Alpes-MaritimesRésumé : Ce film retrace les événements de juin 1940 sur la frontière franco-italienne. Alors que larmistice était sur le point dêtre signée avec les allemands,Mussolini engageait son pays dans une bataille incertaine contre larmée desAlpes.Diffusion : 12 juin 2010« Le potier des villes et le potier des champs » de Philippe LIGNIERESDocumentaire de création. 60’. Vidéo. 2009Une production Les Films du SudAvec le soutien des Ateliers d’Art de France.« Garibaldi , made in Nissa » de Christian PASSUELLODocumentaire de création. 52. Vidéo. 2008Une coproduction Les Films du Sud -Télé Locale ProvenceAvec le soutien du CNC, de la région PACA, du département des Alpes Maritimes.Diffusion : 13 décembre 2008« Flash black, un conte d’été malien » de Patrick LE GALLDocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2008Une coproduction Les Films du Sud/France 3 P.I.C. / RFO. Avec l’aide de l’ORTM(Mali).Diffusion sur RFO le 15/12/2008, à l’ORTM (Mali) le 15/04/2009. sur France 3 Ile deFrance : 15/05/2010Avec le soutien du CNC et de l’ACSESélection :Cimade/Mois du Doc Toulouse 2010.« Tous ensemble au collège ! » de Isabelle MILLÉDocumentaire de création en 5 parties, destiné à une édition DVD. 28’. 2008Une production Les Films du Sud / EsperluetteRésumé : Portraits de la vie au collège d’enfants porteurs de handicap.2 séquences acquises pour diffusion par France 5 / Curiosphère TVSélection : Festival Image Santé, Liège (Belgique), Mention Spéciale.« Les voix du stade » de Hélène MORSLYDocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2007Une coproduction Les Films du Sud/TLTAvec le soutien de la Région Midi-Pyrénées et Languedoc Roussillon, et du CNC.Diffusion le 12/05/2008 et le 20/01/2010 sur TLT.Sélection : Mois du Doc, Montpellier 2012« Remember Spain, Spanish Refugee Aid » d’Isabelle MILLÉAuteurs Isabelle MILLÉ et Patricia SALICDocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2006La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 52
  • 53. Une Coproduction Les Films du Sud./France 3 SudAvec le soutien de Région Midi-Pyrénées / CNC / PROCIREP-ANGOA / MédiaDéveloppement.Diffusion le 02/12/2006 sur France 3 Sud, diffusion été 2007 sur France 3.Sélection : Festival Résistances 2007. Festival Mémorimage, Reus, Espagne 2007.Festival Mujeres en direccion, Cuenca (Espagne) 2007. Festival Echos d’ici etd’ailleurs 2008. Mois du doc, Valence 2008. Mois du Doc Biarritz 2009, 10emeFestival Attac Bruxelles 2009.Marchés : Médimed 2007, Sitges (Espagne), Docs for sale 2007, Amsterdam(Hollande), Vidéothèque Sheffield (UK) 2007. Fipatel 2008.« Jacques Bertin, le chant d’un homme » de Philippe LIGNIERES et Hélène MORSLYAuteur : Philippe LIGNIERESDocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2006Une coproduction Les Films du Sud / TV Rennes / TV 10. Distribution M for Média.Partenaire : Région Midi-Pyrénées / Région Pays de la Loire / FAMDiffusion le 23 juin 2006 sur TV 10, et à le16/11/2006 sur TV Rennes.Sélection : Festival Chansons de paroles, Barjac 2006. Mois du doc., Toulouse 2008.« Les Passeurs de Joutes » de Hélène MORSLYAuteurs : Philippe LIGNIERES, Hélène MORSLYDocumentaire de création. 52. 2006.Une coproduction Les Films du Sud / TLTPartenaire : CNC / Région Languedoc RoussillonDiffusion le 2 juillet 2006 sur TLT.Sélection : Mois du Doc, Montpellier 2012" Plaine de vies " de Patrick LE GALLDocumentaire de création. 52. Vidéo. 2005.Une coproduction Les Films du Sud / France 3 Ile de France / Public SénatPartenaire : CNC / Public Sénat / SEM / Plaine CommuneDiffusions le 03/12/05 et le 10/02/2007 sur France 3 Paris – Ile de France et le14/11/05 sur Public Sénat, en 2007 sur RFO.Sélection : Festival International du film sur l’Environnement, Paris 2006. Mois duDoc, Toulouse 2012.« Une communauté Emmaüs, Je est un autre » de Laurent THIVOLLEDocumentaire de création. 52’. 2005.Une coproduction Les Films du Sud / France 3 Sud / France 3Partenaire : CNC / FASILDDiffusion le 26/11/05 sur France 3 Sud et le 29/11/05 sur France 3, KTO TV le 26/01/07,CFI fin 2007.Sélection : Festival première œuvre Le Mans, 2005. Festival Résistances, 2006.Festival Le réel en vue Thionville 2006.« Tous les enfants sont différents » de Isabelle MILLÉDocumentaire de création. 52’. 2005Une coproduction Les Films du Sud / TLTPartenaire : CNCDiffusion : le 27/03/2005 sur TLT.Sélection : Festival Vidéo Psy Lorquin 2005.« La piscine » de Philippe LIGNIERESCourt-Métrage de fiction. 6’30’’. 35 mm. 2004. visa n° 105731Une production Les Films du Sud.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 53
  • 54. « Enfant’sillages avec André Minvielle », de Isabelle MILLÉDocumentaire de création. 26’. Vidéo. 2003Une coproduction Les Films du Sud / TLT.Partenaires : CNC / Région Midi-PyrénéesDiffusion : 29/11/2003 sur TLT.« Parfum de roses, paroles de femmes », de Emmanuelle SCHIESDocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2003Une coproduction Les Films du Sud / TV 10 Angers.Partenaires : CNC / Région Midi-PyrénéesDiffusion : 09/12/2003 TV 10 Angers, TV 5 Afrique mars 2005, ARTE 07/03/2007. RFO27/09/2009.Sélection : Festival International Cinéma des Quartiers, Dakar, Sénégal 2003.Semaine Méditerranéenne Lunel 2004. Arrimage, Paris 2004.Résistances Foix 2004.Festival du cinéma Méditerranéen Montpellier 2004. Festival Itinérances, Arles 2005.Caméra des Champs, PNR Lorraine 2005. Festival Méditerranéen Faro, Portugal2006.« Manitas de Plata » de Christian PASSUELLOAuteurs : Jacques DURAND et Christian PASSUELLODocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2003Une coproduction Les Films du Sud / France 3 Sud / France 3 Méditerranée.Distribution M for MédiaPartenaires : CNC / PROCIREP-ANGOA / Région Midi-PyrénéesDiffusion : 22/11/2003 France 3 Sud, 6 et 7/12/2003 France 3 Méditerranée, 4 juin2004 France 3, SVT 2 2004.Sélection : Fipatel Biarritz 2004. Semaine Méditerranéenne, Lunel 2004. Festival ducinéma Méditerranéen Montpellier 2004. Festival Cinéfrancia Saragosse 2005.Festival Méditerranéen Faro, Portugal 2006."Pas lieu d’être » de Philippe LIGNIERESDocumentaire de création 52’. Vidéo. 2003Une coproduction Les Films du Sud / France 3 Sud.Partenaires : CNC / Région Midi-Pyrénées / Ministère de la Culture DAPADiffusion : 29/11/2003 France 3 Sud, 4 mai 2004 France 3.Sélection : Images mouvementées, Paris 2004. Champs, Contrechamps, Vic Bigorre2004. Résistances, 2004. Images mouvementées, Aix 2005. Programme "Habiter",Comptoir du Doc, Rennes 2005. Image de ville, Aix 2005. Image et Cité, Avignon2005. Résistances 2008. 10 ans d’ATTAC, Toulouse 2008. Festival échos d’ici,échos d’ailleurs 2011. Image de ville, Aix 2011.« Les enfants du conte » / « Los enfants del conte » de Isabelle MILLÉDocumentaire de création 26’. Vidéo. 2002Une coproduction Les Films du Sud / France 3 Sud.Partenaires : CNC / Région Midi-PyrénéesDiffusion : 15/12/2002 sur France 3 Sud« La Ginga, dieux et demi-dieux du foot brésilien », de Germana CRUXENDocumentaire de création. 46’. Vidéo. 2002Une coproduction Les Films du Sud / TLT /Jorge Neves Producão Audiovisual Lda.2002Partenaires : CNCDiffusion : 29/06/2002 sur TLT"Rhapsodie de Nuit" de Helmut-Ulrich WEISSDocumentaire de création. 52’. Vidéo. 2002La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 54
  • 55. Une coproduction Les Films du Sud / France 3 SudPartenaires CNC / Région Midi-PyrénéesDiffusion : 25/05/2002 France 3 SudSélection : Festival cinéma de Montauban 2002.« Les Faiseurs de violettes » de Thierry ROLLANDDocumentaire de création. 26’. Vidéo. 2001Une coproduction Les Films du Sud / TLTPartenaires : CNC / Région Midi-PyrénéesDiffusion : 1 novembre 2001 sur TLT"Des dames comme tout le monde" de Maïté DEBATS et Carol PRESTATDocumentaire de création. Vidéo. 58 minutes. 2000Une coproduction Les Films du Sud / France 3 Sud / A.P.I.A.F.Partenaires : CNC / Région Midi-Pyrénées / DRACDiffusion : France 3 Sud : 24 février 2001 - France 3 : 5 mars 2001 – RFO 23/06/2008.Sélection : Festival « traces de vie » 2001 Vic le Comte, festival « Des femmesbougent » 2002 Marseille, Festival de Gindou 2002."Péril en la bastide" de Patrick LE GALLDocumentaire de création. Vidéo. 60 minutes. 2000.Une coproduction Les Films du Sud / France 3 SudPartenaires : CNC / PROCIREP / Région Midi-Pyrénées / Département du GersDiffusion : France 3 Sud : 24 mars 2001, France 3 : 30 avril 2001, CFI 2007.Sélection : Festival « Résistances » Foix 2001. Festival « Caméra des champs », PNRLorraine 2004. « La France en Docs », Cinémathèque de Toulouse, 2010."Chronique dune fin d’été" de Patrick LE GALLDocumentaire de création. Vidéo. 60 minutes. 1999.Une coproduction Les Films du Sud / France 3 Sud.Partenaires : CNC / Région Midi-Pyrénées / Secrétariat d Etat Anciens CombattantsDiffusion : Chaîne histoire 1999 / France 3 Sud et France 3 1999 / CFI 2003.Sélection : Festival "Résistances" 2000. Festival internacional de cinema deCatalunya, Sitges, 2000."La rue de la solidarité" de Béatrice AMIELDocumentaire de création. Vidéo. 28 minutes. 1999Une coproduction Les Films du Sud / France 3 SudPartenaires : CNC / PROCIREP / Région Midi-PyrénéesDiffusion : France 3 Sud 1999, Planète Câble 2001Sélection : Festival Traces de Vies 1999."Dix" de Charles-Antoine ROCHEBEUF (Visa n° 94894)Fiction. Court métrage cinéma 16 mm.. 8 minutes 30". 1998.Une coproduction Les Films du Sud / DigivisionPartenaires : Région Midi-PyrénéesSélection : Festivals d’Albi, d’Aigues Mortes"Cinq femmes et des mariages" de Carol PRESTAT et Maïté DEBATSDocumentaire de création. Vidéo. 22 minutes. 1998.Une coproduction France 3 / Les Films du Sud / APIAF.Partenaires : CNC / Région Midi-Pyrénées / FAS / DRAC / Préfecture 31 et Ville deToulouseDiffusion : France 3 (« Saga-Cités ») 1998, France 3 Méditerranée 2000, PlanèteCâble 2001.Sélectionné aux Etats généraux du documentaire à Lussas (France), août 1998.La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 55
  • 56. Festival "Traces de Vie" de Vic-le-Comte, novembre 1998. Festival "Résistances"juillet 1999. Festival « Images du corps », Rezé (44) 1999. "Medfilm festival" Rome(Italie) 2000. Festival « Des femmes bougent, le monde change » GRAIF, Marseille2001. Festival Kulturaftener Copenhague (Danemark) 2001. Festival de Gindou2002. Festival "Cine Muestra de Africa " Tarifa (Espagne) 2004. Mois dudocumentaire, Toulouse 2008."C’est fini" de Philippe RAGEL (Visa n° 88159)Fiction. Court métrage cinéma 16 mm. 24 minutes. 1997.Une production Les Films du SudPartenaires : Région Midi-Pyrénées / Ville dAuteriveDiffusion : Cinéma ABC Toulouse : mars 1997 et cinémas de région (circuitSéquence Court)"La Traction Avant - Une histoire d’amour" de Helmut-Ulrich WEISSDocumentaire de création. Vidéo 16/9. 63 minutes. 1997.Une coproduction France 3 Sud / Les Films du Sud / Antéa / Anagram.Partenaires : CNC / Région Midi-Pyrénées / France Supervision / CommunautéEuropéenne Plan d’action 16/9Diffusions : France Supervision 1997, France 3 Sud 1997, RTV Slovénia 1998Sélectionné au MediaNet Award 98, Munich (Allemagne)."Philippe Assalit, photographe" de Bruno FILIPPIDocumentaire de création. Vidéo. 13 minutes. 1995.Une coproduction France 3 Sud / Les Films du Sud / Antéa.Partenaires : CNC / Ville de ToulouseDiffusion : France 3 Sud et France 3 Méditerranée 1995"Les Montreurs d’Images" de Florence LLORETDocumentaire de création. Vidéo. 52 minutes. 1995.Une coproduction France 3 Sud / Les Films du Sud.Partenaires : CNC / PROCIREP / Région Midi-Pyrénées / Département du Gers / Villede ToulouseDiffusion : Planète Câble : du 21 au 26 novembre 1995, France 3 Sud : 17 septembre1996"La Tournée" de Florence LLORETDocumentaire de création. Vidéo. 13 minutes. 1995.Une coproduction France 3 Sud / Les Films du Sud.Diffusion : France 3 Sud : 6 juin 1995La jeunesse du fleuve : mémoire et rêve wayana 56