Vocabulario de artes plásticas

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Vocabulario de artes plásticas

  1. 1. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Vocabulaire des arts plastiques A Abstrait / Abstraction(n. f.) Désigne une tendance artistique qui ne cherche pas à représenter la réalité visible. Art non figuratif. En peinture, l’abstraction date du début du siècle. En 1910, Kandinsky peint la première aquarelle abstraite. L’oeuvre abstraite met en relation des éléments plastiques (point, ligne, valeur, couleur, matière) dans un espace, sans faire référence à une réalité extérieure à l’oeuvre. On peut distinguer une abstraction géométrique qui utilise des formes d’apparence géométrique (Mondrian, Malevitch, Barnett Newman par exemple) et une abstraction lyrique qui privilégie le geste spontané et la tache (Pollock, Mathieu, Hartung). Acrylique(adj. ou n. f. ) (peinture acrylique) - Peinture-émulsion inventée dans les années 1950 obtenue par dispersion de pigments dans un latex (résine thermoplastique). L’acrylique se travaille à l’eau et sèche rapidement. Se dit d’une oeuvre réalisée à partir de cette peinture. Allégorie(n. f.) Représentation d’une idée abstraite par une image, une scène, un personnage, un tableau, une sculpture, etc. Dès l’Antiquité, les sculpteurs ont représenté des idées abstraites sous formes de figures humaines ou animales, ou d’objets symboliques. Au Moyen Âge, l’art roman puis l’art gothique utilisent l’allégorie dans la représentation des Vices et des Vertus, par exemple la Justice avec son glaive et sa balance, représentations qui connaîtront une longue popularité. La vogue de l’allégorie dans les beaux arts se développe aux xvie et xviie siècles avec celle des livres d’emblèmes, et connaît son apogée dans l’art baroque. All over (mot anglais) (n. m.) Technique picturale apparue dans la peinture abstraite américaine (Pollock), qui consiste à asperger la totalité de la surface d’une toile posée à plat sur le sol avec de la couleur coulant d’un bidon au fond percé ou d’un pinceau (dripping). Procédé qui conduit à une répartition plus ou moins uniforme des éléments picturaux sur la totalité de la surface du tableau qui semble se prolonger au-delà des bords, éliminant ainsi le problème du champ. Cette technique est celle de L’ACTION PAINTING (Ecole de New-York. 1951). Anamorphose (n. f.) C’est une image volontairement déformée de manière à ce qu’elle ne soit comprise que lorsqu’on la regarde sous un angle particulier ou à l’aide d’un miroir. L’anamorphose la plus célèbre est celle qui apparaît dans le tableau d’Hans Holbein (1497-1543), les ambassadeurs, 1533, (National Gallery, Londres) Aplat (n. m.)( Couleur en aplat ) Couleur opaque et sans nuance appliquée uniformément sur une surface délimitée. Un aplat de rouge, un aplat de jaune …. Angle de vue : Terme photographique ( utilisé au cinéma , dans la bande dessinée …) qui correspond à la hauteur et à la direction de notre regard. - L’angle de vue est qualifié de normal lorsque I’on se trouve au même niveau que le sujet regarde. - La vue en plongée : Le personnage est vu de dessus, il est dominé par le spectateur. Cela permet d’évoquer l’idée d’infériorité, d’accablement, et parfois de solitude, de danger, etc. - La vue en contre-plongée. Le personnage est vu de dessous, il domine le spectateur. Cela évoque l’idée de supériorité, de puissance, de mépris, etc. Anthropomorphe : Se dit d’une forme qui rappelle celle de I’humain ou de I’homme. Giuseppe Arcimboldo, « Portrait anthropomorphe composé de fruits », Huile sur toile. © New York, French & Company LLC http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 3
  2. 2. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Aquarelle (n. f.) L’aquarelle est, comme la gouache, une peinture à l’eau, dont la matière colorante, qui peut être très diluée, garde une grande transparence sur le papier. De ce fait, une couleur claire ne peut pas recouvrir (cacher) une couleur foncée. Par contre, il est possible d’obtenir un mélange coloré par superposition Arts plastiques (m. pluriel): L’Art relève de l’artifice parce qu’il fabrique des objets qui ne sont pas naturels, mais artificiels (art et artifice ont la même racine).Un art est appelé plastique: a) lorsqu’il est modelable dans une matière; b) lorsqu’il s’attache essentiellement aux problèmes de la construction des formes. Ainsi le dessin, la peinture, la sculpture et l’architecture partagent la dénomination d’arts plastiques. On y inclut aussi la photographie, le cinéma, la vidéo et l’infographie et toute sorte de pratiques mixtes mélangeant ces différentes pratiques et qui empruntent aussi à d’autres domaines artistique comme la danse et au théâtre (performance , scénographie. ) Assemblage : L’assemblage consiste à réunir de manière solidaire différents éléments pour former un tout. Une oeuvre créé par assemblage peut être composée de différents matériaux bruts ou d’objets de récupération. Les artistes cubistes ou dadaïstes ont popularisé ce mode de création. D’autres en ont fait le principe même de leur mode de création. Kurt Schwitters invente le terme de Merz pour désigner ses assemblages. Robert Rauschenberg qualifie ses assemblages de Combine-painting et Daniel Spoerri crée ses tableaux-pièges. Dans chacun des cas, ces assemblages très différents obéissent à une démarche artistique précise. Daniel Spoerri – « Tableau piège » Kurt Schwitters. Assemblage au miroir 1920-1922 Autoportrait (n. m.) ( voir Portrait / voir « Genre ») : Portrait d’un artiste par lui-même. 4 B Baroque (adj. et n. m.) ( voir classique , classicisme) Tendance artistique qui s’est développée du XVI ème siècle au XVII ème siècle d’abord en Italie puis dans les pays catholiques d’Europe. A l’opposé du mouvement classique plus fidèle aux rythmes statiques, le mouvement baroque préfère les rythmes dynamiques et utilise surtout les courbes et de très nombreux ornements. Le style baroque est décoratif et théâtral. Il a été répandu par l’église catholique pour attirer les fidèles au moment de la crise du protestantisme. (Le Bernin, Rubens). Le Bernin , « l’extase de sainte Thérèse. Chapelle Cornaro Bas-relief (n. m.) ( / haut relief Sculpture restant attachées à leur support Bas rellief : dont les figures se détachent légèrement du support. Haut relief : de façon plus importante Brosse (n. f.) A la différence du pinceau, qui est rond, souple et pointu, la brosse est plate, avec des poils relativement rigides. Il en exite de toutes les taillesd Bestiaire: Représentations d’animaux réels ou imaginaires dans une oeuvre ou un groupe d’oeuvres d’un même auteur ou d’une même époque. Les bestiaires étaient très courants au Moyen Age. Bidimensionnelle : Qui ne possède que deux dimensions, qui se déploie sur un plan. C’est le cas de la peinture ou de la photographie, par exemple. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86
  3. 3. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas C Cadrage (n. m.) ( voir plan ) Terme cinématographique et photographique qui désigne l’action de cadrer, de choisir avec précision ce qui sera ou ne sera pas présenté au regard du public. Le cadrage a une conséquence directe sur le plan de I’image (gros plan, plan d’ensemble, etc.). On dit que tout ce qui se trouve à l’intérieur du cadre se trouve dans le champ, que tout ce qui n’est pas dans le cadre est hors champ. Par extension , ce terme peut être utilisé pour la peinture. Cadre (n. m.) Objet qui isole le champ de l’oeuvre d’art de l’espace environnant. Parallèlement au cadre qui isole le tableau du mur, le socle (le piédestal) isole la statue du sol. En tant que bordure ou que clôture, le cadre délimite la surface du tableau , de l’image. Il peut être de forme variable (surtout en BD). Calligramme (n. m.) Texte le plus souvent poétique dont les lettres ou les mots forment aussi un dessin. Ce dessin est une illustration du texte. L’écrivain Guillaume Apollinaire (1880-1918) est I’un des grands spécialistes du genre. Calligraphie (n. f.) Qui concerne l’écriture, la manière de bien former les lettres ou les signes (idéogrammes). Camaïeu (n. m) de couleur Différents ton d’une même couleur (Camaîeu de bleu ) Canon (n. m.) Dans les arts, le canon est la règle qui, à un moment donné et dans un champ artistique limité, va être retenue comme critère de beauté (de qualité). En sculpture ou en peinture par exemple, le canon désigne l’ensemble des principes qui va servir de règles à l’artiste pour déterminer les proportions idéales d’une statue ou d’un nu. On peut ainsi parier du canon des Egyptiens, du canon de Polyclète (dans le Doryphore) avec son module, la largeur de la main, ou encore, du canon des ateliers au XIX ème siècle qui prenait comme référence la hauteur d’une tête. Le canon est à la fois la règle de l’idéal de beauté et cet idéal. Cariatide / Caryatide (n. f.) Support / Colonne en forme de statue féminine (Erechthéion d’Athènes, statues colonnes de Jean Goujon au Louvre). Caricature (n. f.) Déformation grotesque des traits d’une personne. Cinéma (n. m.) Procédé technique s’appuyant sur le principe de la persistance des impressions rétiniennes, permettant l’enregistrement et la projection d’images dont le défilement au nombre de 24 par seconde permet une bonne restitution du mouvement. Il fut inventé par les frères Lumière à la fin du XIX ème siècle. Champ (n. m) Espace limite (du tableau). C’est ce que Kandinsky appelle le « plan originel ». On parle aussi de : - champ visuel : point de vue) / hors champ : qui est en dehors du champ visuel …. - champ (au sens de domaine) artistique ou plastique - profondeur de champ en photographie - champ et de contre-champ en cinéma. Champ/ contre champ (n. m.) Expression d’origine cinématographique (utilisée également en BD) pour désigner l’alternance entre un point de vue et le point de vue opposé. Technique utilisée dans le compte-rendu filmé d’un dialogue par exemple. Chapiteau (n. m.) Partie élargie et sculptée au sommet d’une colonne. On distingue des chapiteaux à décor géométrique ou végétal (chapiteaux antiques) ou illustrant des scènes religieuses (chapiteaux des églises, des cloîtres). Châssis (n. m.) Cadre de bois sur lequel on tend une toile (au théâtre, support de décor). Céramique (n. f.) Technique de fabrication d’objets en terre cuite, faïence, grès, porcelaine. Clair-obscur (n. m.) Distribution alternée des ombres et des lumières faisant saillir plus ou moins violemment les formes du tableau (Vinci, Le Caravage, De la Tour, Rembrandt). Citation : Dans une oeuvre plastique, une citation est une référence directe à une autre oeuvre, dans sa totalité ou pour partie. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 5
  4. 4. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Classicisme (n. m.) Tendance artistique qui s’est développée dans l’antiquité gréco-latine et à partir du XVIle siècle en France (sous Louis XIV). A l’opposé du mouvement baroque, le mouvement classique refuse tout ce qui est excessif dans le rythme et l’ornementation. L’organisation classique recherche la mesure et non l’effet théâtral. Le rythme statique domine sur le rythme dynamique. La raison domine sur le sentiment (Mansart, Velasquez, Le Brun). Le néoclassisme désigne un courant artistique de la deuxième moitié du XVII ème siècle qui s’oppose à l’esthétique baroque et recherche des racines antiques et classiques sous l’influence des philosophes. Clair-obscur : Procédé technique qui consiste à jouer sur la diffusion de la lumière dans une peinture représentant le plus souvent des scènes d’intérieurs nocturnes. Les effets de lumière sont très puissants à certains endroits du tableau et inexistants à d’autres. C’est une peinture de contraste dans laquelle excelle Caravage (1571-1610) Georges de La Tour (1593-1652).et REMBRANDT Code (n. m.) Ensemble des signes ayant chacun une signification précise (exemple: Code de la route). Cohérence d’une oeuvre : C’est la logique qui se dégage de l’ensemble d’une oeuvre, même si les éléments qui la composent sont hétérogènes. Une oeuvre est cohérente lorsque les relations entre les différentes parties entretiennent entre elles un lien particulier et concourent aussi à créer un tout. Collage (n. m.) Technique utilisée successivement par les Cubistes (papiers collés) et les Dadaïstes (photomontage) dans les premières décennies du XX ème siècle. L’artiste utilise des morceaux de papier divers, des photographies et des Petits objets. L’un des premiers en collages est une oeuvre de Pablo Picasso, Nature morte à la chaise cannée, l9l2. Il colle un morceau de toile cirée imprimée d’un motif de cannage pour figurer le dessus d’une chaise. Combine-Painting : Mot américain qui désigne des objets divers et inattendus incorporés dans la peinture de certains artistes. C’est le cas de Robert Rauschenberg à qui I’on doit I’utilisation du mot. Colonne (n. f.) Pilier cylindrique avec base et chapiteau, soutenant un édifice. Il existe des colonnes cannelées (colonnes antiques) torsadées (colonnes baroques). Pilier érigé verticalement (Brancusi, Buren, Pagès). Composition (n. f.) /Structure (n. f.) Une composition est l’organisation hiérarchisée d’un espace à deux ou trois dimensions, qui tient compte du format dans lequel elle s’inscrit et dont l’unité d’ensemble dépasse l’addition (la juxtaposition) des éléments qui la constituent (Voir. Gestalt). Une composition peut être organisée à partir d’une dominante (généralement centrée) ou comporter un ou plusieurs foyers (pôles d’intérêt décentrés). Cette organisation finie, « individuelle » (Klee), où rien ne peut être ajouté ni retranché, se différencie de la structure. Structure: organisation qui combine un ou plusieurs éléments, sans se préoccuper de format, dans laquelle le mode de combinaison (de conjugaison) est plus important que l’élément lui-même. Dans cette organisation ‘dividuelle’ (Klee), il est possible d’ajouter ou de retrancher des éléments’, de modifier le champ sans détruire la structure initiale. En privilégiant un élément (ou plusieurs) d’une structure, il est possible d’obtenir une composition (Voir. Klee.). Compression : Désigne une oeuvre obtenue grâce à celte technique. Le terme est le plus souvent associé au travail du sculpteur César. Conceptuel (art) (adj.) Démarche artistique des années 60 issue de l’art minimal. L’objet d’art n’est pas considéré pour sa forme mais pour ce qu’il signifie. Le discours se substitue à la pratique. L’oeuvre prend l’apparence d’un texte, d’un happening, d’une installation (Kossuth, Beuys). Constructivisme (n. m.) Mouvement artistique russe du début du siècle privilégiant l’idée de structure à l’idée de forme: chaque élément plastique est considéré pour ses propriétés propres et en relation avec les propriétés des éléments auquels il est assemblé. Le résultat, plus abstrait que concret, est érigé en modèle qui sert une idéologie socialiste, avec transparence de la fonction dans la structure sociale (Tatlin). Ce mouvement aura une influence sur le néoplasticisme hollandais et le Bauhaus allemand. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 6
  5. 5. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Contour : C’est la ligne qui marque le tour d’un corps, d’un objet ou d’une figure. Le contour est une limite. Contraste (n. m.) Opposition de deux termes à l’intérieur d’un même système; par exemple, contraste entre des éléments plastiques, contraste de couleurs, de dimensions, de formes, de matières, de valeurs, etc. Couleur (n. f.) Impression que fait sur l’oeil la lumière diffusée par les corps. Lorsque nous disons qu’un objet est bleu, cela signifie en réalité que la surface de cet objet absorbe tout le rayonnement lumineux à l’exception du bleu. Ainsi, un objet a besoin de lumière pour paraître coloré. C’est en 1676 que le physicien Isaac Newton montre expérimentalement que la lumière blanche (lumière solaire) contient toutes les couleurs du rouge au violet (couleurs du spectre). Les couleurs du peintre sont des pigments, c’est-à-dire des substances (des matières)colorées. Il existe des symboliques de couleurs variables selon les cultures. (Voir. cercle chromatique, gris coloré, ton, nuance). Croquis (n. m.) Graphisme exécuté très rapidement. Cubisme (n. m.) Mouvement artistique du début du XX ème siècle qui décompose les formes visibles en éléments géométriques et les rend perceptibles de plusieurs points de vue à la fois. Le cubisme a remis eh question la perspective conique de la Renaissance italienne à un seul point de vue (Picasso, Braque). D Dadaïsme (n. m.) Mouvement artistique faisant suite à la première guerre mondiale et dénonçant la raison humaine et toute idée debeau en art avec une provocation souvent humoristique. A produit de nombreux collages et objets appelés ready-made (Duchamp). Déambulatoire (n. m.) Galerie de circulation autour du choeur d’une église et reliant les bas-côtés. Décoration (n. f.) Action d’agrémenter un espace pouvant aller jusqu’à transformer cet espace. Action de pourvoir d’éléments, d’accessoires constituant un embellissement. Résultat de cette action. Découpage (filmique) (n. m.) Terme cinématographique désignant la séparation de l’action en phases successives, plan par plan, séquence par séquence. Le découpage technique d’un film comporte, par colonnes, toutes les indications concernant la prise de vue de chaque plan (éléments visuels et sonores). Dégradé (n. m.) Modification progressive d’une couleur ou d’une valeur. Un dégradé peut être continu ou discontinu (suivant des bandes horizontales par exemple) (Voir. valeur). Démarche : C’est une manière de conduire un raisonnement, une méthode. La démarche artistique est la manière dont un artiste effectue son itinéraire de création par rapport à des choix (thème, engagement, support, format, technique, etc. .. ) voire même en travaillant avec le hasard. La démarche est très importante, elle détermine et singularise l’oeuvre, elle caractérise I’artiste. Design (n. m.) Terme anglais concernant le dessin des formes industrielles. Le dessinateur est appelé designer. Discipline artistique tournée vers la conception d’objets usuels. Outre I’aspect esthétique de ces objets, le design doit respecter des contraintes fonctionnelles et des impératifs de production. Dessin (n. m.) Indépendamment de ses moyens matériels (support, outils, médium) et du geste qui l’engendre, le dessin se caractérise par la ligne (qui est un élément plastique). Ensemble de traits ou de lignes qui représentent. Le dessin est une technique et un art. C’est également le contour d’un objet, d’une personne, etc. Le dessin préparatoire est exécuté pour étudier la composition, Ia construction de l’espace et les traits d’un personnage, avant la réalisation d’une oeuvre. Le dessin technique est un dessin dont la destination est essentiellement fonctionnelle. Il doit être d’une exécution précise, porter des dimensions (des cotes) ou une échelle de grandeur. Il sert de base à la réalisation de toutes sortes d’objets. Détourner : En arts plastiques, c’est utiliser une oeuvre ou un objet existant en modifiant son sens original ou sa fonction. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 7
  6. 6. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Détrempe : Technique de peinture qui utilise des pigments additionnés d’une matière coagulante (oeuf, colle, etc.). Désigne aussi l’oeuvre réalisée avec cette technique. Diptyque : Oeuvre composée de deux parties pouvant éventuellement se refermer I’une sur I’autre. Dripping (n. m.) Terme anglais signifiant l’acte de projeter de la peinture liquide sur une surface (Pollock). Dynamique (adj. ou n. f.) Qui traduit le mouvement. (Voir. statisme). E Ebauche : C’est le premier stade d’exécution d’une oeuvre picturale ou sculpturale. A ce moment, la structure générale ou la composition est déjà visible. Echelle (n. f.) Rapport entre la mesure réelle d’un objet (paysage, architecture … ) et celle de sa représentation. S’exprime par un rapport: 1 /1 00, par exemple. Dans ce cas, 1 cm sur la maquette représente 1 m en réalité. Le hors-échelle peut provoquer des effets fantastiques. Au cinéma, l’échelle des plans est la grandeur d’un élément (personnage, objet) dans l’image par rapport à la taille de l’image. Elément plastique (n. m.)Forme plastique élémentaire dont dispose un plasticien pour créer une oeuvre (point, ligne, valeur, couleur, effet de matière … ).Ce que Juan Gris appelle la ‘technique » et André Lhote les « invariants plastiques ». Empâtement (n. m.) (typographie) Dans une peinture, endroit où la matière colorée s’épaissit pour obtenir quelquefois un relief visible. Empreinte (n. f.) Marque en creux ou en relief, ou encore trace laissée par le passage d’un corps sur un matériau plus ou moins dur. Trace obtenue par frottage sur un support souple épousant les aspérités du relief. Enduit : Couche de mortier ou préparation appliquée sur un support. Enluminure (n. f.) Décoration très minutieuse et colorée d’anciens livres religieux: scènes illustratives en miniature ou décoration des lettres majuscules. Enveloppe : Désigne ce qui habille une structure, une armature. C’est I’aspect extérieur. Espace (n. m.) Lieu d’intervention du plasticien; l’espace bidimensionnel est assimilé au plan, l’espace tridimensionnel se définit par la profondeur de son volume. Espace en deux dimensions ou bidimensionnel. Sur un support en deux dimensions (espace littéral), il est possible de représenter la profondeur et l’espace (espace suggéré). L’artiste peut donner I’illusion que ce qu’il représente est en volume. Il peut également donner l’illusion que des volumes (des corps ou des objets) se trouvent à différents endroits dans cet espace suggéré, et cela sur une feuille de papier ou un autre support. L’espace littéral est, quant à lui, I’espace physique (réel) offert par le support brut. On parle de l’espace littéral d’une feuille de papier ou d’espace plan. Cet espace limité possède des dimensions et une matérialité propre qui dépendent totalement du support. Espace en trois dimensions ou tridimensionnel. L’espace en trois dimensions est physiquement bien réel et les sculpteurs sont confrontés aux rapports de leurs oeuvres avec cet espace. Il en est de même pour les architectes. L’espace suggéré est la profondeur représentée sur un support (papier, carton, toile, etc.) par différents moyens comme la perspective, la succession des plans,etc. Esquisse : Dessin exécuté au crayon, au fusain, l’esquisse donne l’impression d’être inachevée. Elle est le point de départ de la réalisation d’une oeuvre et n’est pas un aboutissement. Elle sert à guider I’artiste jusqu’au travail final, sur un autre support. Estampe (n. f.) Image imprimée à partir d’une matrice gravée sur cuivre ou sur bois ou dessinée sur pierre. Les techniques de l’estampe permettent d’obtenir autant d’empreintes qu’on le désire et, si on modifie la matrice, un grand nombre d’états ou variations (Voir monotype). Estomper : Estomper consiste à dégrader, à adoucir, à atténuer les contours d’un dessin ou toutes autres parties. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 8
  7. 7. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Expressionnisme (n. m.) Tendance artistique valorisant l’intensité de l’expression jusqu’à la déformation du sujet représenté (formes éclatées, couleurs contrastées, violence de la touche). Elle se développe à partir du début du XX e siècle en Allemagne. Dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres, l’Expressionnisme traduit l’angoisse de l’homme face à la guerre, à la société, et sa révolte. Ce mouvement s’exprime en peinture et en sculpture: mouvement « Die Brücke » (le pont) et «Der Blaue Reiter» (le cavalier bleu). Il existe un expressionnisme abstrait à partir de l’après-guerre en France et aux Etats-Unis (Pollock). L’importance est donnée à l’acte de peindre et à l’ouverture du champ pictural qui ne possède plus de centre. F Façade (n. f.) Face extérieure d’un bâtiment, importante pour sa fonction et son ordonnance Fauvisme (n. m.) Mouvement artistique du début de XX e siècle utilisant de larges aplats de couleurs pures pour construire un espace moins morcelé et plus structuré par la couleur que l’espace impressionniste. Le tableau devient une réalité en soi qui n’a plus de rapport avec la réalité extérieure: c’est une création de l’esprit (Matisse). Figuratif : Se dit des arts qui représentent tout sujet reconnaissable comme la peinture d’un objet, d’un Paysage… Figuration : Tendance artistique qui consiste à figurer, à représenter le réel (monde sensible) de manière plus ou moins réaliste. Lorsqu’une peinture ou une sculpture n’est pas figurative, qu’elle ne représente rien d’identifiable, de reconnaissable, on dit qu’elle est non-figurative. Figuration libre (n. f.) Mouvement artistique français des années 80 réagissant contre un art trop intellectuel et utilisant une figuration très expressionniste inspirée de la BD, du rock, des feuilletons TV et que l’on peut rattacher à une forme d’art brut (Combas, Di Rosa). Figure : Ce mot à plusieurs sens. Il désigne le visage d’un homme, d’une femme ou d’un enfant. On parle par exemple de figure humaine. C’est également la représentation de quelque chose ou quelqu’un, ou simplement sa forme extérieure. C’est aussi un dessin utilisé en géométrie pour étudier l’espace et les formes Flash-back (n. m.) Terme anglais. Procédé d’écriture cinématographique permettant un retour dans le temps pour éclairer l’action présente. Quelquefois tout le film est un flash-back. Flou : Adjectif qui désigne le manque de netteté volontaire ou accidentel dans la prise de vue d’une photographie ou la réalisation d’une image. En photographie, on parle de flou artistique pour désigner un effet de flou volontaire. Fond : Partie représentée en arrière-plan et étant considérée comme la plus lointaine dans une oeuvre bidimensionnelle. Le fond est également I’espace figuré ou la surface qui permet au sujet,à la forme de se détacher. Exemple : personnage sur un fond de ciel bleu ou carré noir sur fond blanc. Format (n. m.) Un format se caractérise par une forme (rectangle, carré, cercle … ), des dimensions (une taille), des proportions (rapport entre les dimensions) et une orientation (un axe dominant: par exemple, rectangle en hauteur ou en largeur) (Voir. champ). Forme (n. f.) Figure constituée par les contours d’un objet; s’oppose à la matière de cet objet. Structure d’une configuration, c’est-à-dire ensemble des relations entre les parties d’un tout. Fresque (n. f.) Peinture murale utilisant des couleurs délayées à l’eau de chaux sur une muraille fraîchement enduite. Frise (n. f.) Ornement en forme de bandeau continu. A l’origine, élément décoratif du temple grec. Une frise a toujours un sens de lecture, tandis que, généralement, une bordure n’en possède pas. Frottage (n. m.) Technique employée par Max Ernst, notamment, pour relever et utiliser des empreintes dans un but artistique. Fuyantes (ligne de fuite ; point de fuite ) (n. f.) En perspective conique, toutes les lignes qui ne sont pas situées dans un plan parallèle au plan du regard ou au tableau sont des lignes de fuite. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 9
  8. 8. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Lorsqu’elles sont parallèles, elles se rejoignent en un point situé sur la ligne d’horizon et appelé point de fuite. Le point de fuite principal est le point de convergence des lignes perpendiculaires au plan du tableau. Fusain (n. m.) Charbon fait avec le bois de fusain (arbrisseau) et servant à dessiner. Dessin réalisé au fusain. Futurisme (n. m.) Mouvement artistique italien et russe du début du siècle, contemporain du Cubisme, qui glorifie la vie moderne, le progrès industriel en créant des oeuvres traduisant le mouvement et dont la lecture est parfois séquentielle (Boccioni, Larionov). G Galerie : Lieu où l’on commercialise les oeuvres d’arts. Elles y sont présentées en permanence ou lors d’expositions temporaires. Genre : En arts plastiques, il désigne les grandes familles d’oeuvres, par exemple,les portraits, Ies paysages ou les natures mortes. Selon I’Académie au XVIIème siècle, les genres majeurs sont la peinture d’histoire, la peinture religieuse et I’allégorie. Les genres mineurs sont : le portrait,la nature morte,le paysage, la peinture de genre. Cette classification a eu pour conséquence de contraindre les artistes à être des spécialistes de tel ou tel genre, majeur ou mineur, et de déterminer aussi le format du support: très grand pour les genres majeurs, beaucoup plus modeste pour les genres mineurs’ Le XIXème siècle, puis le XXème siècle, mettent un terme à cette hiérarchie des genres, à cette classification rigoureuse. On appelle scène de genre ou peinture de genre une oeuvre qui représente des sujets populaires, ordinaires ou intimes, tel qu’un repas ou une réunion familiale. Gestes : Dans certaines oeuvres, il est possible d’observer les traces laissées par le geste du créateur. Ces traces sont de deux ordres et sont interdépendantes. On distingue les traces laissées par les gestes et celles laissées par les instruments. Les traces des instruments donnent une indication sur la gestuelle de I’artiste. Ces traces peuvent traduire des gestes amples, précis, rapides, saccadés, nerveux violents, etc. Ce sont autant de qualificatifs qui vont préciser leur nature. Les traces d’instruments donnent quant à elles des indications sur la manière dont les matériaux ont été utilisés. Glacis : Peinture dont les pigments sont très dilués et qui donne un effet de transparence Pour laisser voir ce qu’il y a dessous. Léonard de vinci a inventé cette technique permettant d’imiter le modelé du visage. Gothique (architecture) (adj. et n. m.) Mouvement d’architecture qui s’est répandu en Europe du XII e siècle à la Renaissance (à partir de la France). Il est caractérisé par la découverte de la croisée d’ogives et de l’arc-boutant, ces systèmes permettant de pratiquer des ouvertures de plus en plus grandes dans les murs et d’élever des cathédrales de plus en plus hautes. Le style gothique est très linéaire. Les rythmes verticaux dominent et symbolisent la recherche spirituelle. La cathédrale est richement décorée de sculptures et de vitraux. Gouache : Pigments de couleur sous forme de pâte contenue dans un tube, de poudre ou de pastille solide, elle se dilue avec de I’eau. Graffiti : Initialement, le graffiti est un dessin gravé dans la pierre dont la gravure est remplie de graphite. Il désigne aujourd’hui un tracé instinctif et spontané. Le tag réalisé dans la rue ou les lieux publics à I’aide de bombes de couleurs est la forme la plus répandue. Graphisme (n. m.) Ecriture au sens général. Dessin. Gravure (n. f.) Entaille dans une matière : métal, bois, pierre, etc. On peut graver en creux (tracer le sillon qui recevra l’encre) ou en relief (épargner les parties qui recevront l’encre). Le métal peut être recouvert d’un vernis gravé. L’acide creuse les endroits gravés: c’est la technique de l’eau – forte. La gravure permet d’obtenir de nombreuses épreuves. C’est un procédé de reproduction (Voir estampe). Gris (gris neutre, gris coloré) (adj. et n. m.) Le mélange matériel (celui de la peinture sur la palette) de deux couleurs complémentaires-selon des proportions déterminées-donne un GRIS. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 10
  9. 9. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas - Un gris neutre s’obtient en mélangeant deux couleurs complémentaires en quantités pratiquement égales (il est souvent nécessaire d’ajouter du blanc). Cette solution est préférable à celle qui consiste à utiliser du noir et du blanc (car dans ce dernier mélange, le gris obtenu est souvent légèrement bleuté). - Un gris coloré s’obtient en mélangeant deux couleurs complémentaires en quantités inégales (en pratique il faut souvent ajouter du blanc). Par sa qualité, ce mélange est préférable à celui qui consiste à ajouter un peu de couleur à un mélange de noir et de blanc (Voir. cercle chromatique). Exemples: gris coloré rouge = vert + rouge (en grande quantité) + blanc. gris neutre = bleu orangé (dans certaines proportions) + blanc (en pratique). ou noir + blanc A noter: - qu’un mélange optique (de lumière) de deux complémentaires donne du blanc. - qu’en superposant deux couleurs complémentaires transparentes (par exemple, encres), on obtient du noir (il est possible aussi de superposer du jaune, du rouge et du bleu). H Hachures : Traits, parallèles ou entrecroisés. Ils permettent de donner I’impression de volume, de modelé, ou d’ombrer certaines parties d’un dessin ou d’une gravure. Happening (n. m.) Evénement artistique. Issu des mouvements futuristes, constructivistes ou dadaïstes, le happening désigne des actions publiques d’artistes qui ont lieu dans les années 60 avec le Pop’art américain. Il s’agit d’une action plastique plutôt théâtrale et symbolique utilisant le corps et pouvant transformer l’environnement. De nombreux artistes contemporains ont utilisé le happening pour s’exprimer en démocratisant l’art ou en lui donnant une dimension rituelle (groupe Fluxus). Harmonie (n. f.) Recherche d’équilibre entre les différentes parties d’une création plastique. Pour réaliser cet équilibre, il existe des règles d’harmonie dans l’art antique et classique: canon de proportions, nombre d’or. Homogène (adj.) Qui possède une unité, une composante unificatrice, une uniformité selon un point de vue: une surface de couleur homogène est unie, en aplat. Horizon (ligne d’) (n. m.) Dans la perspective conique, ligne matérialisant la hauteur du regard du spectateur et conditionnant la vision de la scène. (vue supérieure, à hauteur humaine, au ras du sol). Hors champs : C’est Ie contexte qui entoure le champ. Le hors champ se trouve en dehors des limites du cadre ou en dehors de ce qui s’offre à notre regard. Sur une photographie d’identité (portrait, le corps n’apparaît pas alors qu’il existe en dehors des limites du cadre de la photographie. Le corps est hors champ, on ne le voit pas mais I’on sait qu’il existe. Hyperréalisme (n. m.) Mouvement artistique des années 70 traduisant avec une fidélité quasi photographique la réalité quotidienne et niant toute forme d’interprétation (Close, De Andrea, Hanson, Moday, Schlosser). I Icône : C’est une représentation religieuse, sacrée, de petites dimensions, que I’on trouve dans les lieux de culte. Par extension, le mot icône est devenu synonyme d’image. C’est aussi un symbole graphique qui apparaît sur l’écran d’un ordinateur et qui correspond à I’exécution d’une fonction. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 11
  10. 10. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Image : Limage est une représentation de quelque chose ou de quelqu’un par un procédé manuel (le crayon, la peinture, etc.) ou mécanique (l’appareil photographique). C’est aussi une représentation imprimée ou ce qui est reproduit ou imite, évoque, quelque chose ou quelqu’un. On distingue deux grandes familles d’images: I’image fixe (un dessin, une peinture, etc.) et l’image animée ou mobile (films cinématographiques, vidéos ou de synthèses). L’image virtuelle est une image qui n’a pas d’existence propre, issue d’une projection lumineuse ou d’un reflet. L’image numérique est une image scannée, stockée, diffusée ou imprimée par un ordinateur. L’image de synthèse est une image numérique qui est totalement créée par des calculs informatiques. Infographie : C’est une technique de production d’images fixes ou animées grâce à I’ordinateur. On l’appelle également D.A.O (dessin assisté par ordinateur) mais dans ce cas, la destination du travail n’est pas nécessairement artistique. Impressionnisme (n. m.) Mouvement artistique de la fin du XIXe siècle valorisant l’impression visuelle et réalisant les premières interprétations picturales de la réalité: le tableau devient une réalité plastique en soi. Les Impressionnistes sont les premiers peintres modernes. Ils mettent à l’honneur le paysage et les scènes de la vie quotidienne dans de petits tableaux réalisés devant le motif. Ils n’utilisent que des couleurs claires, lumineuses, posées par touches, et se libèrent de la forme des contours en dissociant les formes engendrées par la lumière et les limites des objets (Monet, Renoir). Trois grands peintres, d’abord impressionnistes, sont les précurseurs de trois grands courants d’art moderne - Cézanne (le Cubisme) - Gauguin (le Fauvisme) - Van Gogh (I’Expressionnisme) Néo-impressionnisme (n. m.) Mouvement de peinture néo et post-impressionniste qui construit le tableau par petites touches de couleurs pures juxtaposées. Les couleurs se fondent par un mélange optique: des touches jaunes juxtaposées à des touches rouges donnent une surface orangée (Seurat, Signac). Informel (art) (adj. et n. m.) Expression artistique qui refuse de représenter des formes identifiables, comme des formes géométriques. C’est donc un art abstrait non géométrique (Fautrier). « In situ » (loc. adv. d’origine latine) Expression proposée par Buren. Terme passe-partout englobant l’art du décor, « etc. Installation (n. f.)Disposition de matériaux et d’éléments divers dans un espace donné que l’on peut parcourir. In situ : Expression latine qui indique qu’une oeuvre est réalisée uniquement pour le lieu qu’elle occupe. Actuellement, les oeuvres contemporaines in situ sont essentiellement des installations. Beaucoup d’oeuvres d’art plus anciennes ont été déplacées pour être exposées dans les musées. Cela peut en modifier la signification si à l’origine elles étaient conçues pour un lieu précis. Installation : C’est une forme d’expression artistique assez récente. L’installation est généralement un agencement d’objets et d’éléments indépendants Ies uns des autres, mais constituant un tout. Proche de la sculpture ou de I’architecture, I’installation peut être in situ, c’est à dire construite en relation avec un espace architectural ou naturel et uniquement celui ci. Instruments : D’une manière générale, les instruments sont des objets servant dans l’exercice d’une activité ou ayant une fonction particulière. En arts plastiques, ils sont aussi variés que dans les autres domaines et leur énumération serait longue. Chaque instrument a des propriétés propres, des avantages et parfois des inconvénients. Le choix d’un instrument doit se faire en fonction du résultat que I’on souhaite obtenir. En peinture, les trois instruments les plus courants sont : Ie pinceau, la brosse et le couteau. Le pinceau possède des poils souples permettant de supprimer toutes traces de I’instrument. La brosse possède des poils plus rigides qui peuvent laisser des traces. Elle permet de travailler sur des supports de grandes dimensions. Le couteau sert essentiellement à travailler par empâtement. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 12
  11. 11. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Internet : Pour les artistes et plasticiens, Internet, outil de communication et de recherche informatique, est à la fois un médium, un matériau, un support et un environnement spécifique. Il permet d’impliquer totalement le public dans les créations ou de lui faire parcourir un univers où se mettent en place de nouvelles pratiques artistiques. Intervention : En arts plastiques, action de l’artiste ou du plasticien considérée comme déterminante. K Kitsch ou kitch : Mot allemand qui désigne un objet, un décor ou une oeuvre d’art d’un style désuet (de pacotille) ou de mauvais goût. Si le mot est originellement péjoratif, il peut aussi caractériser un choix délibéré et donc perdre cette première connotation. L Lavis : Technique proche de l’aquarelle. On utilise une même encre plus ou moins diluée avec de l’eau et, par le jeu des valeurs, on obtient un camaïeu. Lithographie : C’est est un procédé, distinct de la gravure, qui permet de réaliser plus aisément des estampes. On dessine directement sur une pierre calcaire avec un crayon gras qui repousse l’encre aux endroits choisis. La pierre est ensuite pressée fortement sur du papier préalablement humidifié pour qu’il soit imprimé. Logo (ou logotype) : C’est une représentation graphique simple, d’une marque, d’une entreprise, d’une organisation, etc. Lumière : C’est ce qui éclaire et rend visible. On considère deux sortes de sources lumineuses: la lumière naturelle due au soleil, appelée aussi lumière blanche, et la lumière artificielle due à toutes les sources lumineuses destinées à remplacer ou renforcer la lumière naturelle: l’éclairage électrique, une bougie, un flash d’appareil photographique, etc. M Mail art : art postal Malléabilité : Propriété physique d’un matériau qui peut prendre facilement la forme voulue. Maniérisme (n. m.) Mouvement artistique italien du XVIe siècle entre la période de la Renaissance et la période baroque caractérisé par un style maniéré, visant à produire un effet trop recherché (Le Primatice, Pontormo). Manifeste : Livre, théorie ou oeuvre que l’on considère comme à l’origine d’un mouvement. Maquette (n. f.) Modèle réduit et proportionné d’une sculpture, d’un objet quelconque, d’un bâtiment, ou d’un décor. En imprimerie, c’est la représentation précise ou schématique d’une affiche ou d’une mise en page réalisée par un graphiste. Marine : Par ce terme, on désigne un sujet qui représente la mer et l’univers marin: bateaux, installations portuaires, etc. Marouflage : Le marouflage consiste à coller un support en deux dimensions et généralement fragile (photographie ou toile peinte ancienne par exemple) sur un support plus solide (carton, toile neuve, etc.). C’est souvent une mesure conservatoire. On peut également maroufler une toile peinte sur un mur. Matérialité : La matérialité désigne l’ensemble des caractéristiques de la matière ou des matériaux qui constituent une oeuvre, la texture, la couleur, la forme etc. Matière (n. f.)/ Matériau (n. m.) Le matériau est la matière à l’état brut. La matière est le matériau mis en forme. Par exemple, le marbre de la carrière (matériau) devient la matière de la statue. L’aspect de surface (affleurement de la matière) est souvent appelé matière ou effet de matière (Voir. empâtement). Mécène : Personne (physique ou morale) qui soutient un artiste par un apport financier, ou par des commandes. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 13
  12. 12. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Médium : Média est le pluriel de médium. En peinture, et dans le sens premier du terme, le médium désigne le liant qui sert à mélanger et étaler les pigments de couleur (l’ eau. I’huile, I’ essence, etc. ). Média a pris un sens second dans la communication et désigne un mode de diffusion d’informations (la télévision, les journaux, les livres, etc.). Miniature : Art très répandu jusqu’au XIXème siècle, la miniature est une peinture de petite taille réalisée sur un support rigide tel que le bois ou l’ivoire (qui donne un aspect nacré). En Europe, les miniatures sont essentiellement des portraits, des scènes de genre ou des sujets érotiques. Minimal (art) (adj.) Mouvement artistique des années 60 utilisant les formes les plus élémentaires du langage plastique, en particulier les formes géométriques, et renvoyant le spectateur à l’expérience de sa vision (aucune projection affective n’étant possible) (Judd, Morris, Smith). Mise en abîme : Se dit, par exemple, lorsque deux miroirs, face à face, se reflètent à l’infini. On parle également de mise en abyme pour désigner une oeuvre citée ou visible à I’intérieure d’une autre. Mobile : Objet d’art en métal léger dont les éléments entrent en mouvement sous I’action de I’air. L’artiste américain Alexander Calder ( 1898- 1976) travaillera beaucoup sur ce type d’objet à mi-chemin entre la sculpture et I’installation. Modelage : C’est I’action de former un matériau malléable, facile à mettre en oeuvre (la terre, la cire, le papier mâché, etc.). Modelé : Le modelé est le relief des formes, des objets, des personnages ou des matières représentées. Une couleur utilisée en aplat ne donne aucun modelé contrairement au dégradé qui donne I’impression de relief. Modèle : En arts plastiques, on appelle modèle une personne qui pose pour un photographe, un peintre ou tout autre artiste qui va reprendre les lignes, l’image ou I’attitude du corps dans son oeuvre. Module (n. m.) Composant élémentaire permettant d’organiser un ensemble par juxtaposition ou combinaison. Monochrome : L’adjectif monochrome désigne I’aspect d’un objet ou d’une oeuvre dans laquelle n’intervient qu’une seule couleur. Un monochrome désigne une oeuvre non figurative qui se réduit à une surface ou un relief peint d’une seule couleur. Yves Klein réalisera des monochromes sur différents supports, papier, toile, éponge, bronze, etc. Monotype (n. m.) Procédé de peinture ou de gravure permettant d’obtenir une impression en un seul exemplaire. Mosaïque : Juxtaposition de petites pierres de couleurs naturelles ou artificielles formant un dessin et recouvrant les murs ou les sols de certains édifices. Les différents morceaux appelés « tesselles » sont assemblés par du ciment. Mosaïque de Pompéi avec Alexandre le Grand Motifs : En arts plastiques le motif désigne le thème d’une oeuvre alors qu’en arts appliqués il désigne un thème ou ornement qui, le plus souvent, se répète. Mouvement artistique : Tendance artistique, culturelle, intellectuelle, regroupant un certain nombre d’individus dont les travaux et recherches vont dans la même direction. (Généralement, les mouvements artistiques aspirent à un changement ou une évolution.) Multiples : Oeuvre ou objet d’art créé à plusieurs exemplaires. Cette notion s’oppose à celle d’oeuvre ou d’objet unique. Musée : C’est le lieu de conservation et de présentation des vraies oeuvres d’art. La création des musées publics remonte pour I’essentiel à la fin du XVIIIème siècle. En France, I’un des plus connus est certainement le musée du Louvre, à Paris. Son ouverture date de 1793.Le musée a considérablement évolué depuis son origine jusqu’à nos jours. Il concentre de plus en plus salles de conférences, bibliothèques et autres services destinés à mettre en valeur les oeuvres et apporter le maximum d’informations aux visiteurs. Il est le lieu irremplaçable où I’on peut voir et revoir les collections permanentes. Il est aussi le lieu où I’on peut découvrir des expositions temporaires provenant d’autres musées ou de collections privées. Mythologie : Mythes et légendes propres à un peuple ou une civilisation. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 14
  13. 13. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas N Naïf (art) (adj.) Expression d’art populaire représentant approximativement les formes de la réalité et rappelant certains travaux d’enfants. Nature morte : Se dit d’une oeuvre qui représente des objets inanimés, par exemple, une corbeille de fruits, les vestiges d’un repas ou le gibier tué à la chasse. Non-figuratif : L’art non-figuratif ne représente rien que l’on puisse reconnaître, contrairement aux représentations de la réalité. On emploie également le mot abstrait. (voir art absrtait) Narration (n. f.) Succession d’événements, articulés dans le temps, comportant un début et une fin, et des ellipses qui font que le temps de la narration est différent de celui de la chose narrée. S’il n’y a pas de flash-back, la narration est chronologique. Nombre d’or (Le) (exp. m.) Le nombre d’or (1,618 … ) ou section d’or, ou section dorée, caractérise la proportion (divine proportion) qui existe entre deux dimensions, par exemple entre la largeur et la longueur d’un rectangle appelé « Rectangle d’or ». Dans un carré ABCD, on prend M tel que DM=MC. Le cercle de centre M et de rayon MB permet d’obtenir le rectangle AEFD qui est un « Rectangle d’or » (de même que BEFC). AB/BE=AE/AB=AE/EF=1,618. Nouveau réalisme (n. m.) Mouvement d’art contemporain des années 60 utilisant les objets ou les déchets de la société de consommation pour la création d’oeuvres. Le geste d’appropriation prend une valeur symbolique plus importante que la production de l’oeuvre (comme dans le Dadiiisme). Les artistes assemblent, compriment, déchirent, accumulent, emballent les objets… (César, Arman). Nouvelle figuration (n. f.) Mouvement néo-figuratif européen des années 60 inspiré du pop’art, utilisant les images de l’art populaire et des mass media. Peinture de facture froide sans empâtement et utilisant la fragmentation du sujet. L’image produite est sur-codée, elle établit un réseau de significations (Adami). Nuances : C’est ainsi que l’on appelle les variations, parfois très légères, d’une même couleur. La nuance d’une couleur résulte du mélange de cette couleur avec une faible quantité de ses voisines du cercle chromatique. Ainsi, les nuances d’un bleu pourront varier du bleu-vert (bleu+un peu de vert) au bleu violacé (bleu+un peu de violet). On obtient des nuances chaudes ou froides d’une couleur (Voir. cercle chromatique). O Objet (n. m.) Produit de l’activité humaine ayant une certaine fonction ou destination (il n’y a pas d’objet sans sujet qui le considère). Depuis les premiers objets réels introduits dans les tableaux du Cubisme analytique, puis les ready-made de Marcel Duchamp, l’objet a un statut particulier dans l’art du XXe siècle: objets détournés de Merret Oppenheim, « Objets de mon affection » de Man Ray, « Nouvel objet plastique » du lettriste Isou, etc Op art (n. m.) Abréviation d’optical art: art optique. Mouvement d’art abstrait géométrique des années 60 utilisant l’illusion optique (mouvement virtuel ou rétinien) comme principe d’animation et de construction de l’espace de l’oeuvre (Vasarely, Cruz-Diez). (Voir dynamisme, mouvement). Organisation : C’est la manière de structurer, d’agencer, d’assembler, d’organiser les différents éléments d’une oeuvre les uns par rapport aux autres. Dans certaines oeuvres de Hans Arp, on peut même parler d’organisation aléatoire car l’artiste jette en l’air des morceaux de papier qu’il colle sur le support à l’endroit où ils retombent. Outil (n. m.) Objet qui prolonge l’action de la main. P http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 15
  14. 14. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Palette : La palette, ou gamme chromatique, désigne l’ensemble des couleurs utilisées pour réaliser une oeuvre. Elle désigne aussi l’instrument de bois ou de plastique sur lequel l’artiste dépose et mélange ses couleurs. Passage : Élément plastique ou graphique qui permet une articulation, une transition entre plusieurs parties d’une oeuvre. Pastel : Le pastel est un bâtonnet de pigments secs ou gras (à l’huile). C’est aussi une oeuvre réalisée avec cette technique. Enfin, une couleur pastel est une couleur très claire obtenue en mélangeant du blanc avec très peu de pigments de couleur. Pastiche : En littérature comme dans les arts plastiques, c’est un art qui consiste à s’inspirer d’une oeuvre qui existe déjà, pour obtenir une nouvelle réalisation artistique. La référence à l’oeuvre originale reste évidente, tout comme est parfaitement identifiable l’intervention du pasticheur. Le sens de l’oeuvre originale est ainsi détourné. Le ton du pastiche est souvent celui de l’humour ou de la dérision. Paysage : C’est l’étendue de terre qui s’offre à la vue d’un quelqu’un. C’est aussi un genre pictural majeur à partir du XIXème siècle dans l’art occidental. Avant cette époque, il n’est que très peu représenté pour lui-même. Il existe plusieurs sortes de paysages, ruraux, urbains, industriels, historiques, etc. Peinture : Matière colorante liquide avec laquelle on peut recouvrir certaines surfaces. Elle est constituée de pigments (poudre de couleur) et d’un liquide appelé liant (l’huile pour la peinture à l’huile, I’eau pour Ia gouache…). Le temps de séchage de la peinture à l’huile est long, ce qui permet de retravailler son tableau jusqu’à totale satisfaction. La peinture acrylique (pigments de synthèse apparus vers 1950 dans Ie domaine industriel) a la particularité de se diluer dans l’eau, de sécher très rapidement. L’aquarelle est une technique de peinture à I’eau où les pigments, abondamment dilués, sont étalés le plus souvent sur une feuille mouillée. La couleur, légère et transparente, se diffuse en fonction de I’humidité du support. Perspective (n. f.) Ensemble des règles de représentation des objets et des êtres plus ou moins éloignés sur une surface plane perpendiculaire à l’axe du regard. On distingue notamment la perspective axonométrique dont les lignes de fuite sont parallèles (perspective utilisée en architecture, dessin industriel et dans l’art oriental) et la perspective conique dont les lignes de fuite convergent en un point de fuite situé sur la ligne d’horizon (perspective utilisée dans l’art européen depuis la Renaissance). Photogramme : C’est une image photographique obtenue sans appareil. Il suffit de placer n’importe quel objet sur du papier photographique et de l’insoler à I’aide d’un agrandisseur ou d’une lumière que I’on contrôle. Le papier sera ensuite révélé et fixé comme toute photographie. La forme de I’objet apparaîtra en blanc sur fond noir. Cette technique sera très utilisée par Man Ray. Photographie (n. f.) Technique permettant de fixer l’image des objets par l’action de la lumière sur une surface sensible, la pellicule. Procédé découvert vers 1839. Reproduction par cette technique. L’appareil photographique est composé: - d’une boîte close ou noire; - d’un objectif à l’avant (système de lentilles permettant de prendre une vision plus ou moins large du sujet) - d’un obturateur (système qui ouvre et ferme la boîte, à vitesse réglable); -d’un diaphragme (système qui règle la quantité de lumière entrant dans la boîte); - d’un dispositif permettant d’introduire la pellicule qui est impressionnée par la lumière à l’arrière de la boîte noire et donne une image inversée. Cette pellicule est le négatif photographique qui permettra de tirer des épreuves positives sur papier photographique, ou le support de la diapositive. Photomontage : C’est un assemblage de plusieurs photographies qui peuvent être découpées et collées. C’est aussi un assemblage de plusieurs photographies qui est photographié à nouveau pour ne rien laisser paraître du montage. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 16
  15. 15. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Pictogramme : C’est un dessin très simple, identifiable par tous et donnant des indications diverses comme I’interdiction de fumet I’emplacement des toilettes hommes ou femmes, Ia présence d’escaliers mécaniques, le port du casque obligatoire… Piédestal : Socle qui permet de surélever une statue ou une colonne et en constitue la base. Le piédestal peut être plus ou moins haut. Pigments : Le pigment est un colorant minéral, végétal, animal ou synthétique qui constitue Ia base de la peinture. Se présentant comme une poudre de couleur,il peut être mélangé à des produits différents qui donneront à la peinture certaines particularités. Pixel : L’image d’un écran de télévision ou d’un moniteur d’ordinateur est composée d’un certain nombre de petits carrés, les pixels, qui correspondent aux toutes petites surfaces qui composent les images. Ces pixels sont visibles lorsque l’on regarde un écran de très près. Planéité : Désigne le caractère plan d’un support. La planéité du support de I’artiste est pour lui une préoccupation importante. L’histoire de I’art nous montre comme certains artistes sont parvenus à montrer, affirmer ou revendiquer cette planéité, surtout à partir de la seconde moitié du XXème siècle, alors qu’ils cherchaient au contraire à la nier auparavant, ou n’avaient simplement aucune considération pour cette notion. Plans : Ils correspondent aux dimensions du sujet à I’intérieur du cadre. Un gros plan est un plan où Ie sujet principal est vu de très près, comme pour les natures mortes. Un plan rapproché est un plan qui présente le sujet et une partie du contexte, c’est souvent le cas pour les portraits. Un plan moyen présente le sujet et son entourage immédiat, on retrouve ce type de plan pour les scènes de genre ou les scènes galantes. Un plan général présente le sujet principal dans son entourage plus ou moins proche. Le plan d’ensemble présente un paysage, une foule importante ou une architecture dans un cadre très large. Plan (n. m.)/ Surface (n. f.) Un plan est une étendue plane (plate, unie), illimitée, sur laquelle s’inscrit le travail du dessinateur ou du peintre (par exemple l’exécution d’un tracé, la recherche d’une organisation colorée. En perspective, on parle aussi du tableau-plan). Sur un plan, on peut donner l’illusion de la profondeur. Le plan n’implique pas la matière dont ce plan est fait (sa matérialité). Le plan concerne le sens de la vue. Une surface est la superficie d’une matière. Selon sa matière, une surface peut se casser, se froisser, onduler, etc. Il peut y avoir des aspects de surface mats, brillants, lisses, rugueux… La surface s’oppose à la profondeur (comme l’aspect de surface se différencie de la matière dont il n’est que l’affleurement). La surface concerne le sens du toucher. Plasticien : Le plasticien comme le peintre, le sculpteur ou l’architecte est celui qui crée des formes par des moyens plastiques. Pochoir : Technique qui consiste à déposer de la peinture à l’intérieur d’une forme prédécoupée dans une feuille de carton ou de métal. L’image ainsi obtenue peut être reproduit à un grand nombre d’exemplaires. Point de vue : Il correspond à la position physique de I’artiste ou de l’observateur avant un travail bidimensionnel. Polychromie : Par opposition à la monochromie, un objet polychrome est un objet peint de plusieurs couleurs. Certains objets archéologiques portent des traces de polychromie, des traces de différentes couleurs. Portrait : C’est l’image d’une personne réalisée en deux ou trois dimensions. On ne voit généralement que le buste. On peut parler de portrait de groupes ou de portrait de familles lorsque plusieurs personnes sont représentées. Lorsque I’on réalise son propre portrait, on parle d’autoportrait. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 17
  16. 16. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Postures : La posture choisie par I’artiste, c’est à dire la position de son corps face à ce qui deviendra une oeuvre et à I’espace qui I’entoure, a une conséquence directe sur cette dernière. Jusqu’au XIXème siècle, les artistes peignirent sur des toiles posées sur des chevalets. Depuis, avec l’évolution du statut de l’oeuvre, de son aspect et de sa destination, le dispositif de création utilise s’est transformé. Certains peintres accrochent leurs toiles vierges sur des murs pour les recouper ensuite, d’autres les posent directement sur le sol. Dans ce cas, il est possible de tourner autour, de peindre ou d’intervenir sur plusieurs côtés. Il n’y a pas une méthode ou une posture mais un grand nombre qui ont leurs raisons d’être, leurs particularités plastiques. C’est aussi devenu un terme qui désigne un attitude vis à vis du monde en général et parfois du monde artistique tout particulièrement. Prise de vue : Désigne la réalisation d’une image photographique et l’ensemble des paramètres qui interviennent à ce moment : l’éclairage, le cadre, la profondeur de champ, etc Profondeur de champ : Terme essentiellement photographique ou cinématographique. La profondeur de champ est déterminée par la distance hypothétique entre les plans. Plus on a l’impression que la distance entre le premier plan et l’arrière-plan est grande, plus le champ est profond. Lorsque le champ est peu profond, on dit qu’il y a peu de profondeur de champ ou que la profondeur de champ est faible. C’est également un terme qui désigne I’importance de la zone nette, volontairement définie par le photographe. Lorsque tous les sujets d’une même image sont nets, malgré les différences de plans, c’est que la profondeur de champ est grande. Lorsque certaines parties sont floues parce qu’elles sont trop près ou trop éloignées, on dit que la profondeur de champ est faible. L’objectif d’un appareil photographique dont on peut contrôler les paramètres, présente la particularité de pouvoir modifier à volonté la profondeur de champ, sans danger de position. Proportions : Ce sont les dimensions de différents éléments comparés les uns aux autres selon une échelle identique. R Ready-made : Terme inventé par Marcel Duchamp et qui désigne un objet simplement détourné de sa fonction et valeur d’usage dans la réalité, voire même une oeuvre d’art créée par assemblage d’objets ou de morceaux d’objets de récupération. Réalisme : Au sens commun, caractère de ce qui tend à ressembler à la réalité. Ne pas confondre avec le Réalisme en histoire de I’Art. Ce dernier correspond à un mouvement artistique né vers 1830 et qui se prolonge jusqu’à la fin du XIXème siècle. Référent : Choses, objet ou être, réel ou imaginaire, auquel renvoie un signe ou une représentation. Relief : On appelle relief ce qui dépasse légèrement d’une surface (pièce de monnaie ou médaille par exemple) par opposition à la ronde-bosse. Reliquaire : Boîte, coffre ou objet creux destiné à contenir des reliques, c’est à dire les restes d’un saint ou d’un martyr, ou un objet relatif à sa vie. Le reliquaire et son contenu sont le plus souvent associés à un culte et vénérés. Renaissance (n. f.) Mouvement artistique européen des XVe et XVIe siècles né en Italie et fondé sur l’imitation de l’art gréco-latin. La Renaissance recherche des règles de proportions idéales. L’architecture utilise le plan d’église à croix grecque, image de la symétrie parfaite, la coupole avec lanternon, le plafond à caissons, l’arcade, la colonne, le pilastre, le fronton, la niche, l’oculus, la balustrade, l’ornementation en frise avec arabesques ou les sujets sculptés dans les médaillons (Palladio) et les sculptures. Les peintres étudient l’anatomie du corps humain et découvrent les lois de la perspective. Leurs sujets sont religieux ou mythologiques (Mantegna, Vinci , Titien, Michel Ange). Repentir : Partie d’une oeuvre modifiée durant son exécution à la suite d’un changement d’aspiration ou de motivation de I’artiste. Représentation : On désigne ainsi la manière de faire apparaître certaines choses qui existent dans la réalité ou appartiennent au domaine de I’imaginaire, de les reproduire, de faire figurer, de donner à voir par le dessin,la peinture,la sculpture ou un autre moyen d’expression. Cette représentation peut être bidimensionnelle, c’est le cas par exemple de la peinture ou de la photographie.Elle peut aussi être tridimensionnelle comme la sculpture. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 18
  17. 17. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Réserve : On appelle réserve une partie de support qui n’est pas peinte ou qui ne comporte pas de traces d’instruments dans une oeuvre finie. Réserver : Consiste à préserver, à protéger une partie du support pour qu’il reste vierge de toute intervention. Il peut y avoir plusieurs raisons pour réserver une ou plusieurs parties d’une oeuvre, soit pour utiliser la couleur naturelle du support, soit pour donner un aspect inachevé, soit pour dévoiler une partie du processus de création, etc. Retable : Élément peint ou sculpté et ornant le dessus d’un autel à l’intérieur d’une église. Roman (art)(adj.) Mouvement d’art religieux qui s’est répandu en Europe aux XIe et XIIe siècles. En architecture il est caractérisé par l’utilisation du plan cruciforme, de la voûte en berceau, berceau brisé ou voûte d’arêtes, de la coupole et du système des contreforts pour soutenir les murs de la nef. Les ouvertures romanes sont assez étroites car les poussées de la voûte s’exercent contre les murs. La sculpture décore tympans, voussures et chapiteaux. Elle est géométrique, réaliste ou fantastique. Les mosaïques décorent les sols. Les fresques décorent les murs et les voûtes. L’église romane est plus modeste en dimensions que l’église gothique mais elle est plus proche de l’échelle humaine. Romantisme (n. m.) Mouvement artistique et littéraire du début du XIXe siècle qui refuse les règles classiques et revendique le droit à l’expression libre des sentiments et de l’imagination. En peinture le Romantisme est une forme d’expression parfois baroque. Il utilise les contrastes de couleurs, de lumière, les rythmes courbes ou dynamiques et une touche qui témoigne de la rapidité de l’exécution (Delacroix, Goya, Rude, Carpeaux). Ronde-bosse : La ronde-bosse est une sculpture totalement réalisée, en trois dimensions, observable sous n’importe quel angle. Rythme : Il désigne certains éléments d’une composition qui semblent marquer une répétition’ une succession ou un enchaînement. Cela peut être des éléments figuratifs comme des arbres, des cheminées, des formes géométriques ou des éléments plus abstraits, comme des taches, des traces, des effets de matière, etc. S Sanguine (n. f.) Craie de couleur rouge brique à grains très fins (oxyde ferreux). Connue dès l’Antiquité égyptienne, elle fut très en vogue du XVIe au XVIIIe siècle. (Léonard de Vinci a utilisé cette technique). Scénario (n. m.) Histoire écrite pour être mise en images (imaginée ou adaptée à partir d’un roman par exemple). Au cinéma: histoire rédigée et programmée en diverses scènes de manière détaillée, afin d’être filmée. Schéma (n. m.) Dernière étape de simplification d’une forme qui est une représentation plus fonctionnelle que formelle. Figure plus ou moins géométrique. Sculpture (n. f.) C’est une oeuvre tridimensionnelle. Elle peut être créée par retraits de matière, par modelage ou par assemblage. Lorsqu’elle est créée par assemblage, tous les matériaux imaginables peuvent être utilisés pour sa réalisation. Lorsqu’elle est créée en taille directe, c’est à dire en taillant directement dans un bloc de matière brute, c’est le plus souvent la pierre ou le bois qui est utilisé. Le modelage se fait essentiellement avec de la terre qui sera cuite par la suite. Pour obtenir des sculptures de bronze, on doit réaliser un moulage de la sculpture originale. Le bronze est ensuite coulé à f intérieur du moule. Ce procédé mécanique permet de réaliser autant de sculptures que l’on veut. Au-delà de huit exemplaires, nous ne sommes plus en présence d’un tirage original (sculpture originale réalisée par moulage) mais d’un tirage d’édition (sculpture de série). Forme à trois dimensions utilisant toutes sortes de matières ou matériaux. Il faut distinguer les formes modelées (en glaise), les formes taillées directement (sur pierre, marbre, bois), les formes moulées (en plastique, en bronze) et les formes réalisées par assemblage de matériaux (d’éléments métalliques par exemple). Il existe des oeuvres sculptées en bas-relief, haut-relief et ronde-bosse. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 19
  18. 18. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas La sculpture contemporaine produit des installations (disposition de matériaux dans un espace donné). Séquence (n. f.)/ série. Succession de plans filmiques formant une unité autonome. Le plan-séquence est le filmage d’une prise unique comprenant des variations de plans et de profondeur de champ, des entrées et sorties de personnages et leurs déplacements, etc. Les éléments d’une séquence constituent un ensemble ordonné, tandis que l’ordre des éléments d’une série peut être modifié. Séquence Narrative (f.) Suite ordonnée d’images (dessins, photographies, peintures, etc.) qui réalise une narration (qui raconte une histoire). Sérigraphie (n. f.) Technique d’impression utilisant des écrans de soie sur lesquels sont dessinées les formes à reproduire. Sfumato : Technique particulière de la peinture à l’huile qui consiste à adoucir formes et contours, le plus souvent dans la perspective aérienne. Signe / signe graphique : Marque ou repère, le signe possède généralement une signification propre que l’on distingue de son aspect. Il permet de connaître, de prévoir, d’indiquer, de communiquer, etc. Socle : Base d’une statue ou d’une sculpture qui sert à la stabilité et à la présentation de l’ensemble. Statisme (n. m.)/ Dynamisme (n. m.)/ Mouvement (n. m.) Dans une image fixe : - Le statisme naît de l’équilibre entre deux éléments plastiques, équilibre dans un champ par rapport à un ou plusieurs axes (vertical, horizontal en général). Pour s’équilibrer, deux éléments plastiques ne sont pas nécessairement identiques, mais ils doivent être de poids équivalent, par exemple: sur un support blanc, un grand cercle jaune et un petit carré bleu. - Le dynamisme, à la différence du statisme, est engendré par un déséquilibre: déséquilibre entre des éléments, déséquilibre par rapport à un ou plusieurs axes. - Dans une organisation plastique, le déséquilibre produit une direction, un mouvement. Mais il peut y avoir mouvement sans déséquilibre, par exemple, des mouvements d’ondulation ou, dans l’Art Optique, les effets de pulsation, de vibration de la surface (Agam, Vasarely, mais aussi les derniers tableaux de Mondrian). Ce mouvement virtuel se différencie du mouvement réel de l’art cinétique (Soto, Schaeffer). - Ainsi, l’effet de mouvement est indépendant de la représentation d’un mouvement, par exemple: le double appui des figures égyptiennes est statique.(Voir Art Optique, Art Cinétique). Statue : On appelle statue une représentation grandeur nature d’un homme ou d’une femme, ou une représentation au moins égale ou supérieure à la moitié des dimensions réelles du sujet. Story board (mot anglais n. m.) Découpage plan par plan du film. Décrit schématiquement les plans, les mouvements de caméra, et indique les dialogues et les sons. Structure: La structure d’une oeuvre bidimensionnelle correspond aux grandes lignes de Ia composition et à la manière dont elles sont organisées, articulées entre elles. La structure d’une oeuvre tridimensionnelle correspond à l’armature mais aussi à la manière dont les différents éléments sont assemblés les uns aux autres. Style: Manière propre à chacun de s’exprimer et de créer mais aussi ensemble des caractéristiques d’un type artistique ou décoratif en fonction d’un pays, d’une région, d’une époque. Sujet : Il s’agit de ce qui est représenté dans une oeuvre. Pourtant, comme le dit Jean-Pierre Raynaud (né en 1939) : « Le sujet est un prétexte. Je crois que le sujet n’a jamais été une oeuvre » . Support (n. m.) Surface limitée ou non sur laquelle s’inscrit la trace d’un outil (crayon, pinceau) et du matériau (médium)déposé par cet outil (mine de plomb, peinture … ). On dit aussi subjectile. Un support peut être passif lorsqu’il laisse oublier sa matière (c’est souvent le cas s’il est lisse). Il est actif lorsque sa matière est capable de modifier l’inscription de l’outil. Il est productif lorsqu’il produit lui-même la trace (exemple: une feuille de papier pliée produit un trait). http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 20
  19. 19. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Support-surface (n. propre.) Mouvement artistique français des années 70 de tendance abstraite faisant valoir la matérialité du support, de la toile au détriment d’un message. La peinture ne représente pas un sujet: elle est elle-même sujet. Exemple: La toile est tendue, pliée, imprimée, libérée de son cadre, le cadre est libéré de la toile, etc. (Viallat). Suprématisme (n. m.) Mouvement artistique russe du début du siècle, pratiquant une forme d’art abstrait et géométrique, très dépouillée, reliée à une conception mystique de lapeinture: le peintre est le médium d’une réalité suprême (Malevitch). Surface : C’est la partie extérieure d’un support (une feuille de papier, une toile de lin, un bloc de marbre). Le peintre dépose sa peinture sur Ia surface de la toile tout comme le sculpteur sculpte la surface de la pierre. Il ne faut pas confondre la surface et l’étendue. Support/surface : mouvement artistique français Surréalisme (n. m.) Mouvement artistique des années 20, issu du Dadaïsme, qui lutte contre tout acte de création raisonné et fait prévaloir la part de l’inconscient, du rêve. Le surréalisme a privilégié l’écriture automatique et les associations formelles les plus étranges et les plus dérangeantes (allusions érotiques). Il utilise le langage plastique de la déformation, du hors-échelle, de l’association fortuite (Dali, Ernst). Symbole (n. m.): Il s’agit d’un personnage ou d’un objet qui représente une idée, un concept ou une image abstraite. Cette idée ou cette notion est plus importante que I’aspect du personnage ou de I’objet. Exemples : la balance symbolise la justice, la colombe symbolise la paix. Symbolisme (n. m.) Mouvement littéraire et pictural post-réaliste, de la fin du XIXe siècle, qui fonde l’expression artistique sur une vision significative, symbolique et spirituelle du monde en réaction contre la vision réaliste. Le Symbolisme est un mouvement issu du Romantisme et annonçant le Surréalisme (Redon). Symétrie (n. f.) Organisation formelle dans laquelle les parties de l’ensemble se correspondent selon un point, un axe ou un plan. Dans une symétrie axiale, les formes symétriques sont superposables. Symétrique (adj.) Désigne une organisation formelle équivalente de part et d’autre d’un axe dit de symétrie. Par opposition, on parle d’une organisation dissymétrique ou asymétrique. Synagogue (n. f.) « Edifice consacré au culte israélite » (Dictionnaire Robert). Synopsis (n. m.) Ebauche du scénario qui présente le sujet du film. T Tachisme (n. m.) Forme de peinture abstraite utilisant la tache comme élément de structure du tableau. Tag (n. m.) (mot américain) Forme sophistiquée du graffiti apparue à New-York (métro) et qui a essaimé dans toutes les grandes métropoles avec une remarquable constance des formes. Uniformisés et codifiés, les signes deviennent de plus en plus illisibles pour les non initiés. Le Tag se pose comme un nouvel art populaire, contestataire et universel. Tagger ou tagueur: celui qui pratique le Tag (Voir graffiti). Technique (n. f. et adj.) - Techniques matérielles: Ensemble des moyens matériels spécifiques d’un matériau ou d’un procédé (exemples: la technique du pastel, de la gouache, de la peinture acrylique ou de la sérigraphie). Une technique donnée peut varier selon les époques et les utilisateurs. Elle dépend d’un projet personnalisé (la technique du pastel chez Degas). Une technique mixte utilise plusieurs techniques pour une même oeuvre. - Techniques intellectuelles: Procédures de mise en oeuvre des connaissances (exemples: technique de composition, de mise en perspective…). - Enfin, le terme « technique » sert à qualifier une création qui prend en compte son application industrielle (ou artisanale), à la différence de celle qui ne se soucie ni de finalité, ni de programmation (par exemple les Arts appliqués à l’industrie par rapport aux Arts plastiques). Ce terme recouvre parfois la technique comme ensemble de savoirs et de savoir-faire spécifiques d’une pratique artistique et la technique en tant qu’ ensemble des technologies particulières à une industrie. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 21
  20. 20. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Tempera : Pigments de couleur mélangés à une résine naturelle ou chimique, du blanc d’oeuf, du lait, du latex, de la colle, de la cire, etc. La tempera a des propriétés assez proches de l’acrylique mais I’aspect est moins terne. Aujourd’hui, le liant de la tempera est le plus souvent un produit de synthèse. Teinte (n. f.) Synonyme de couleur, la teinte résulte plutôt d’un mélange de plusieurs couleurs (par exemple d’une couleur mélangée à une de ses nuances).(Voir nuance, couleur). Texture : C’est I’aspect visuel et tactile de toute matière. Les textures naturelles ou artificielles sont innombrables. Il existe par exemple des textures lisses comme le marbre ou le verre polis, des textures rugueuses comme l’écorce d’arbre ou le béton armé, etc. Tirage : Désigne I’action d’imprimer, de réaliser une photographie ou même de fondre une sculpture. Le tirage est associé à la notion multiple. Il peut se faire en un nombre plus ou moins limité. Titre : Nom donné à une oeuvre et qui précise souvent ce qu’elle représente ou ce à quoi elle fait référence. Le titre n’est pas toujours donné par I’artiste car il n’a rien d’une obligation. Il arrive parfois que certaines oeuvres célèbres portent un nom donné par les critiques d’art, les journalistes ou encore le public. Toile : Désigne une peinture réalisée sur une toile généralement tendue sur un châssis. Ton : Couleur considérée pour son éclat. Ton vif, ton froid, ton chaud, ton clair, etc. Ton local : Il désigne la couleur propre de l’objet. Dans une peinture, on parle également de ton local, voire de teinte locale, pour désigner une couleur qui ne tient pas compte de l’influence de la lumière (ou de l’ombre) ainsi que des couleurs voisines. Tonalité : Désigne l’impression générale qui se dégage des couleurs d’un tableau. Touche : C’est le nom donné à la manière de déposer la peinture sur un support. Tantôt les touches sont subtiles, délicates, pleines de finesse ou inversement, en pâte épaisse, suivant des gestes amples, nerveux, agressifs, expressifs. La touche est l’écriture du peintre. Trait : Le trait est une ligne tracée. Il permet de faire apparaître des formes ou des signes, sur une feuille de papier ou sur un autre support. Les traits sont également ce qui caractérisent un visage; on parle de traits fins, de traits tirés, de traits grossiers, etc. Transition : Dans une oeuvre, c’est un élément graphique ou plastique qui permet au regard de l’observateur de passer d’une partie à une autre. Transparence : Propriété physique de certains matériaux comme le verre ou le plexiglas. Ils se laissent traverser par la lumière et permettent de voir ce qui se trouve derrière. Transparent(e) : se dit d’une couleur qui laisse apparaitre la couche précédente ( voir glacis) Translucide : Propriété physique de certains matériaux comme le verre dépoli. La lumière traverse la matière mais l’on ne peut pas voir à travers. Travelling (n. m.) De l’Anglais: to travel = voyager. Désigne le déplacement horizontal ou vertical de la caméra (avant, arrière, vers le haut, vers le bas). Accompagne le mouvement du sujet (travelling d’accompagnement), prend la place de la vision du sujet (travelling subjectif ). Le Zoom permet d’obtenir un travelling optique (rétrécissement ou élargissement du champ de vision avec ce type d’objectif à focale variable). Tridimensionnelle : Qui possède trois dimensions. Trompe l’oeil (n. m.) Technique de peinture baroque utilisant les lois de la perspective pour créer à distance l’illusion de la réalité (illusion d’une forme ou d’un volume qui n’existe pas). Tympan (n. m.) Espace triangulaire d’un fronton ou compris dans l’arc d’un portail. Typographie (n. f.) Technique d’impression de caractères en relief formant un texte. L’imprimerie typographique diffère des types d’impressions par report (lithographie par exemple). La composition typographique désigne l’organisation des textes avec les différents caractères. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 22
  21. 21. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas V Valeurs : Désigne l’intensité lumineuse d’une couleur en fonction de l’ombre et de la lumière. Une meme couleur peut avoir des valeurs différentes ; Plus on ajoute de noir dans une couleur, plus sa valeur devient sombre. Au contraire, plus on ajoute de blanc, plus elle devient claire. Les valeurs permettent de modeler les volumes (selon l’éclairage), de marquer les différences de plans, de distances, de délimiter les objets. ATTENTION / DEUX COULEURS DIFF2RENTES PEUVENT AVOIR LA M¨ME VALEUR 5 Vide : En opposition au plein, terme qui désigne un évidement, un espace vide, pour une sculpture ou dans une architecture. Vidéo (n.f.) Technique de production d’images filmées fondée sur lat ranscription électrique des variations lumineuses (en réseau de points et de lignes en une fraction de seconde). Le support de mémorisation est magnétique (magnétoscope) ou gravé (vidéodisque). Le montage ne peut pas se faire par coupe mais par report. Le matériel vidéo comprend : - une caméra électronique - un magnétoscope - un bloc d’alimentation ou une batterie - un moniteur (poste de télévision) pour restituer l’image en direct ou en différé. Vignette (n. f.) Chacune des images d’une bande dessinée. Vision frontale : Désigne un point de vue qui fait totalement face au sujet. Vitrail (n. m.) Panneau constitué de morceaux de verre généralement colorés placés sur les fenêtre des édifices religieux ou fenetres de maison privées Virtuel (image virtuelle) : Désigne une image qui n’a pas de réalité matérielle (image cinématographique par exemple). Volume : C’est un corps en trois dimensions ou un espace limité celui d’une pièce d’un appartement ou d’une maison par exemple. Voûte (n. f.) Ouvrage de maçonnerie cintré (voûte en plein cintre) couvrant un espace et s’appuyant sur des murs ou des piliers. Vue (n. f.) L’un des cinq sens. Panorama, paysage, photographie, dessin ou tableau les représentant. Aspect sous lequel est perçu ou représenté un objet. Vue de dessus, de profil, vue (ou perspective) cavalière, etc. Prise de vue: enregistrement d’images avec un appareil-photo ou une caméra. Angles de vue: Voir « Point de vue ». X Xylographie : Technique liée à l’art de l’estampe obtenue grâce à une planche de bois gravée. Z Zoom (n. m.) Travelling optique, dont l’effet résulte de la variation continue de la focale de l’objectif (avant ou arrière). Zoomorphe : Dont la forme est celle d’un animal, même stylisée. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86 23
  22. 22. UNAM MEDIATECA Glosario de Artes plásticas Zootrope (n. m.) Appareil conçu au XIXe siècle par E. J. Marey, pour réaliser la synthèse de mouvements décomposés en un certain nombre de phases, par exemple grâce au procédé de la chronophotographie, ou créées de toutes pièces: le zootrope permet de fabriquer des animations 24 http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86
  23. 23. http://arts.college-sainthelier.fr/?page_id=86

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