Your SlideShare is downloading. ×
0
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Biennale
Upcoming SlideShare
Loading in...5
×

Thanks for flagging this SlideShare!

Oops! An error has occurred.

×
Saving this for later? Get the SlideShare app to save on your phone or tablet. Read anywhere, anytime – even offline.
Text the download link to your phone
Standard text messaging rates apply

Biennale

315

Published on

0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total Views
315
On Slideshare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
3
Actions
Shares
0
Downloads
4
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

Report content
Flagged as inappropriate Flag as inappropriate
Flag as inappropriate

Select your reason for flagging this presentation as inappropriate.

Cancel
No notes for slide

Transcript

  • 1. « Les connus connus, lesconnus inconnus et lesinconnus inconnus »par Arthur Charpentier, Université de Rennes 1 & Ecole Polytechnique http://blogperso.univ-rennes1.fr/arthur.charpentier
  • 2. Risque, subst. masc.I. − [Le risque est subi] A. − Danger éventuel, plus ou moins prévisible, inhérent àune situation ou à une activité. Risque objectif, subjectif; comporter des risques;explorer le risque; tenir compte des risques; les risques du métier. Un rebord (...) moffritune banquette, doù je pus à mon aise et sans risque jouir dun spectacle vraiment neuf(Dusaulx, Voy. Barège, t. 1, 1796, p. 223)B. − Spécialement 1. DR. ,,Éventualité dun événement futur, incertain ou dun termeindéterminé, ne dépendant pas exclusivement de la volonté des parties et pouvantcauser la perte dun objet ou tout autre dommage`` (Cap. 1936).II. − [Le risque est affronté] Possibilité hasardeuse dencourir un mal, avec lespoirdobtenir un bien. Risque financier; risque du jeu; accepter le risque. Andermatt avaitdû lui représenter alors [au père Oriol] que les risques doivent être proportionnels auxgains possibles, et le terroriser par la peur de la perte (Maupass., Mt-Oriol, 1887, p.124)Prononc. et Orth.: [ʀisk]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1578 fém. «danger, inconvénient plus ou moins prévisible » (H. Estienne, Deux dialogues dunouveau lang. fr., éd. P.-M. Smith, p. 145); 1663 masc. (Molière, LImpromptu deVersailles, III, éd. R. Bray, p. 363: Ton argent court grand risque); 1690 jur. (Fur.: Undépositaire ne court point de risque, il nest point tenu de la perte de la chosedéposée: lemprunteur est au contraire); 1694 loc. au risque de (Ac.). Empr. à la. ital.risco « risque », att. du xive au xviie s. (dapr. DEI), ital. mod. rischio (dep. ca 1260,Guittone da Bologna ds Cor.-Pasc., s.v. riesgo), issu, comme la. prov. resegue «risque encouru par une marchandise sur mer » (dep. 1300, v. Wartburg ds R. Ling.rom. t. 24, pp. 288-289)
  • 3. Risque, subst. masc.I. − [Le risque est subi] A. − Danger éventuel, plus ou moins prévisible, inhérentà une situation ou à une activité. Risque objectif, subjectif; comporter des risques;explorer le risque; tenir compte des risques; les risques du métier. Un rebord (...) moffritune banquette, doù je pus à mon aise et sans risque jouir dun spectacle vraiment neuf(Dusaulx, Voy. Barège, t. 1, 1796, p. 223)B. − Spécialement 1. DR. ,,Éventualité dun événement futur, incertain ou dunterme indéterminé, ne dépendant pas exclusivement de la volonté des partieset pouvant causer la perte dun objet ou tout autre dommage`` (Cap. 1936).II. − [Le risque est affronté] Possibilité hasardeuse dencourir un mal, aveclespoir dobtenir un bien. Risque financier; risque du jeu; accepter le risque.Andermatt avait dû lui représenter alors [au père Oriol] que les risques doivent êtreproportionnels aux gains possibles, et le terroriser par la peur de la perte (Maupass.,Mt-Oriol, 1887, p. 124)Prononc. et Orth.: [ʀisk]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1578 fém. «danger, inconvénient plus ou moins prévisible » (H. Estienne, Deux dialogues dunouveau lang. fr., éd. P.-M. Smith, p. 145); 1663 masc. (Molière, LImpromptu deVersailles, III, éd. R. Bray, p. 363: Ton argent court grand risque); 1690 jur. (Fur.: Undépositaire ne court point de risque, il nest point tenu de la perte de la chosedéposée: lemprunteur est au contraire); 1694 loc. au risque de (Ac.). Empr. à la.ital. risco « risque », att. du xive au xviie s. (d ital. mod. rischio (dep. ca 1260,Guittone da Bologna ds Cor.-Pasc., s.v. riesgo), issu, comme la. prov. resegue «risque encouru par une marchandise sur mer » (dep. 1300, v. Wartburg ds R. Ling.rom. t. 24, pp. 288-289)
  • 4. Hasard, subst. masc.I. A. − Cause, jugée objectivement non nécessaire et imprévisible, dévénements quipeuvent cependant être subjectivement ressentis comme intentionnels. Le hasard faitbien, mal les choses; la part qui revient au hasard; cest le hasard; les fantaisies,lintervention du hasard. Trois fois le hasard sinterposa fatalement entre lenfer duPalais-Royal et le paradis de ma jeunesse (Balzac, Lys, 1836, p. 18)1. Dans le domaine philosophique. Il ny en aurait pas moins, dans lévolution desphénomènes, une part faite à des lois permanentes et régulières, susceptibles parconséquent de coordination systématique, et une part laissée à linfluence des faitsantérieurs, produits du hasard ou des combinaisons accidentelles entre diverses sériesde causes indépendantes les unes des autres (Cournot, Fond. connaiss., 1851, p.460).2. Dans le domaine religieux Le hasard reste donc ici lintersection accidentelle de deuxséries de causes dont aucune fin ne détermine la rencontre. Aucune fin humaine; maisque dire des fins divines? (Gilson, Espr. philos. médiév., 1932, p. 166).3. Dans le domaine scientifique. Science, loi du hasard. Étude des probabilitésmathématiques ayant pour but de déterminer lapparition dun événement ou lacoïncidence de plusieurs facteurs dans une série donnée. Cest parce que lesmolécules sont très nombreuses quelles tendent à se mélanger et à ne plus obéirquaux lois du hasard (H. Poincaré, Hyp. cosmogon., 1911, p. lxvi).Prononc. et Orth. : [aza:ʀ] init. asp. Par hasard, cependant, se dit [paʀaza:ʀ], sansattaque dure de linitiale de hasard. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. Ca1150 hasart « jeu de dés » (Everard de Kirkham, Distiques de Caton, éd. E. Stengel, p.115, no 23
  • 5. Hasard, subst. masc.I. A. − Cause, jugée objectivement non nécessaire et imprévisible, dévénementsqui peuvent cependant être subjectivement ressentis comme intentionnels. Lehasard fait bien, mal les choses; la part qui revient au hasard; cest le hasard; lesfantaisies, lintervention du hasard. Trois fois le hasard sinterposa fatalement entrelenfer du Palais-Royal et le paradis de ma jeunesse (Balzac, Lys, 1836, p. 18)1. Dans le domaine philosophique. Il ny en aurait pas moins, dans lévolution desphénomènes, une part faite à des lois permanentes et régulières, susceptiblespar conséquent de coordination systématique, et une part laissée à linfluencedes faits antérieurs, produits du hasard ou des combinaisons accidentellesentre diverses séries de causes indépendantes les unes des autres (Cournot,Fond. connaiss., 1851, p. 460).2. Dans le domaine religieux Le hasard reste donc ici lintersection accidentelle dedeux séries de causes dont aucune fin ne détermine la rencontre. Aucune finhumaine; mais que dire des fins divines? (Gilson, Espr. philos. médiév., 1932, p.).3. Dans le domaine scientifique. Science, loi du hasard. Étude des probabilitésmathématiques ayant pour but de déterminer lapparition dun événement ou lacoïncidence de plusieurs facteurs dans une série donnée. Cest parce que lesmolécules sont très nombreuses quelles tendent à se mélanger et à ne plus obéirquaux lois du hasard (H. Poincaré, Hyp. cosmogon., 1911, p. lxvi).Prononc. et Orth. : [aza:ʀ] init. asp. Par hasard, cependant, se dit [paʀaza:ʀ], sansattaque dure de linitiale de hasard. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. A. 1. Ca1150 hasart « jeu de dés » (Everard de Kirkham, Distiques de Caton, éd. E. Stengel,p. 115, no 23
  • 6. 2. a) 1200 hasart « un certain coup au jeu de hasard » (J. Bodel, Jeu de Saint Nicolas,éd. A. Henry, 1110 et v. note pp. 241-243); b) 1er quart du xiiie s. fig. « mauvais coup »(Reclus de Molliens, Miserere, CCXXI, 3 ds T.-L. : Mors au pekeour hasart fait). B. 1.xve s. hazard « risque, danger » (Songe doré de la pucelle ds Anc. poésies fr., t. 3, p.213); C. Av. 1573 hasard « cause attribuée aux faits dont on ignore la cause réelle »(E. Jodelle, Didon ds Œuvres, éd. Ch. Marty-Laveaux, t. 1, p. 191 : le butin que lehasard nous donne). Empr. à lar. pop. az-zahr « le dé à jouer » (az est la formeassimilée de lart. al devant z) par lintermédiaire de lesp. azar « coup défavorable aujeu de dés; sorte de jeu de dés » (1283 dapr. Cor. et FEW t. 19, p. 205b), avec un h-dû au fait quau Moy. Âge, les mots à initiale vocalique, et particulièrement les motsétrangers, étaient souvent écrits avec un h- (FEW). À létymon ar. az-zahr, on peutobjecter que le sens de « dé à jouer », non attesté en ar. class., est « relativementmoderne » (Lammens; v. aussi Devic, Klein Étymol. et Lok.)
  • 7. 2. a) 1200 hasart « un certain coup au jeu de hasard » (J. Bodel, Jeu de SaintNicolas, éd. A. Henry, 1110 et v. note pp. 1er quart du xiiie s. fig. « mauvais coup »(Reclus de Molliens, Miserere, CCXXI, 3 ds T.-L. : Mors au pekeour hasart fait). B. 1.xve s. hazard « risque, danger » (Songe doré de la pucelle ds Anc. poésies fr., t. 3, p.213); C. Av. 1573 hasard « cause attribuée aux faits dont on ignore la causeréelle » (E. Jodelle, Didon ds Œuvres, éd. Ch. Marty-Laveaux, t. 1, p. 191 : le butinque le hasard nous donne). Empr. à lar. pop. az-zahr « le dé à jouer » (az est laforme assimilée de lart. al devant z) par lintermédiaire de lesp. azar « coupdéfavorable au jeu de dés; sorte de jeu de dés » (1283 dapr. Cor. et FEW t. 19, p.205b), avec un h- dû au fait quau Moy. Âge, les mots à initiale vocalique, etparticulièrement les mots étrangers, étaient souvent écrits avec un h- (FEW). Àlétymon ar. az-zahr, on peut objecter que le sens de « dé à jouer », non attesté en ar.class., est « relativement moderne » (Lammens; v. aussi Devic, Klein Étymol. et Lok.)
  • 8. On lance 3 pièces de monnaie, quelle est la probabilité que deuxpièces - et seulement deux - tombent sur « face » ?Espace probabilisé univers ou champs des possibles
  • 9. On lance 3 pièces de monnaie, quelle est la probabilité que deuxpièces - et seulement deux - tombent sur « face » ?Espace probabilisé univers ou champs des possibles nombre de cas favorables (deux pièces tombent sur « face ») = nombre de cas total
  • 10. What we call here a Black Swan (and capitalizeit) is an event with the following threeattributes. First, it is an outlier, as it liesoutside the realm of regular expectations,because nothing in the past can convincinglypoint to its possibility. Second, it carries anextreme impact. Third, in spite of its outlierstatus, human nature makes us concoctexplanations for its occurrence after the fact,making it explainable and predictable. I stopand summarize the triplet: rarity, extremeimpact, and retrospective (though notprospective) predictability. A small number ofBlack Swans explain almost everything in ourworld, from the success of ideas and religions,to the dynamics of historical events, toelements of our own personal lives.
  • 11. "There are known knowns. These are things we know that we know.There are known unknowns. That is to say, there are things that wenow know we don’t know. But there are also unknown unknowns.These are things we do not know we don’t know", Donald Rumfeld, 2002.
  • 12. Principe de précaution: « labsence de certitudes, compte tenu desconnaissances scientifiques et techniques du moment, ne doitpas retarder ladoption de mesures effectives et proportionnéesvisant à prévenir un risque de dommages graves et irréversiblesà lenvironnement à un coût économiquement acceptable »« la prophétie de malheur est faite pour éviter qu’elle ne se réalise;et se gausser ultérieurement d’éventuels sonneurs d’alarme en leurrappelant que le pire ne s’est pas réalisé serait le comble del’injustice: il se peut que leur impair soit leur mérite »,Hans Jonas Le principe responsabilité,
  • 13. 1906: Rapport de Denis Auribault, inspecteur dutravail à Caen sur la surmortalité des ouvriers duneusine de textile utilisant lamiante dans le Calvados.1927: Découverte du lien entre amiante asbestose1935: Découverte par Klemperer et Rabin, dumésothéliome (cancer de la plèvre lié à lamiante).1945: Lasbestose est reconnue comme une maladieprofessionnelle.1952: Etude de lépidémiologiste Richard Dollprouvant le lien entre amiante et cancer du poumon.1973: Début des procès contre lindustrie delamiante aux Etats-Unis.La décision de désamiantage du Campus de Jussieuest un « phénomène de psychose collective »,Claude Allègre, 19 octobre 19961997: Interdiction de toute fabrication, importation oucommercialisation de lamiante.
  • 14. « Les connus connus, lesconnus inconnus et lesinconnus inconnus »par Arthur Charpentier, Université de Rennes 1 & Ecole Polytechnique http://blogperso.univ-rennes1.fr/arthur.charpentier

×