Les Jeunes Au CofTeN
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    Les Jeunes Au CofTeN Les Jeunes Au CofTeN Document Transcript

    • Formation CEFORA « Chômage des Jeunes » du 24/06/2010 1. Quels services le COFTeN propose-t-il aux jeunes chercheurs d’emploi ? Le COFTeN est un centre de formation professionnelle qui s’adresse à des chercheurs d’emploi peu qualifiés (maximum CESS). Nous accueillons, en parallèle, 4 groupes de 14 stagiaires (parfois subdivisés en 2 ou 3 sous- groupes pour certains cours/activités) par cycle de 13 mois : 2 groupes de techniciens de maintenance PC FR/NL, 1 groupe d’employés aides-comptables et 1 groupe en bureautique- réseau (employé polyvalent). En moyenne, chaque groupe comporte 1 à 2 jeunes 18-25. Nous proposons aux stagiaires en formation, en plus des cours à proprement parler, une guidance psychosociale et un accompagnement pédagogique ainsi qu’un accompagnement dans la recherche de stage et d’emploi. Nous ne nous adressons donc pas au public « jeunes » en particulier (et ne menons donc aucune action spécifique pour les attirer vers nos formations) mais accueillons un public mixte, composé d’adultes de tout âge et de toute nationalité, hommes ou femmes. 2. Description du groupe des jeunes en formation (formations 2010-2011) a. Age : Pour les 4 groupes actuellement en formation (soit 56 stagiaires), 399 personnes sont venues s’inscrire aux séances d’information et de tests de sélection. La séance d’info dure ± 3 heures : la moitié pour décrire le mieux possible profil professionnel visé et l’autre pour expliquer le fonctionnement de la formation (conditions d’accès, programme, horaires, règlement…) ; après celle-ci, les candidats passent nos tests écrits. 76 de ces 399 personnes, soit 19%, avaient moins de 25 ans. Sur les 56 stagiaires que nous avons sélectionnés, 8 ont entre 18 et 25 ans, soit ± 15% de nos stagiaires. Certaines années, nous en avons plus : pour le cycle précédent (2009-2010), le taux de moins de 25 ans était de 29%. En tout cas, le groupe « jeunes » n’est pas la tranche la plus représentée au COFTeN : ce sont les 25-35 ans qui représentent la majorité (autour des 50%). La plupart des jeunes que nous retenons pour la formation ont entre 23 et 25 ans. Actuellement, par exemple, une seule des 8 personnes mentionnées est plus jeune (19 ans). b. Niveau de formation : Tous les jeunes actuellement inscrits au COFTeN ont effectué leurs études en Belgique, excepté la jeune allemande qui a effectué ses études en Allemagne et a obtenu un bac mais sans équivalence. Pour les 7 ayant fait leurs études en Belgique : • 1 jeune a un CEB. Elle a suivi différentes orientations dans le secondaire sans succès, puis des cours par correspondance et n’a jamais travaillé.
    • • 4 jeunes ont un CESI. Après des études secondaires inférieures, ils entament un parcours dans le secondaire supérieur technique ou professionnel mais sans succès. • 2 jeunes ont un CESS. Une fois ce CESS en poche soit ils ont fait des tentatives d’études universitaires ou supérieures (parfois les 2) non réussies soit ils ont exercé de petits boulots. c. Origine : La grande majorité de notre public, quel que soit leur âge, est constitué de personnes immigrées ou d’origine immigrée. • Ainsi, 6 jeunes sur les 8 sont de nationalité belge mais pas « de souche » : o trois sont nés à l’étranger (Maroc, Algérie et ex-Yougoslavie) o trois sont nés en Belgique de famille immigrée. • 1 jeune a la nationalité allemande et un autre la nationalité marocaine. d. Complexité des problèmes de vie : • Garde d’enfants : Parmi nos 8 stagiaires « jeunes », 2 jeunes femmes ont un enfant en bas âge, ce qui suppose de trouver des solutions de garde (crèche, école maternelle) et de trouver soutien dans son entourage en cas de maladie de l’enfant ou de congés scolaires. • Logement : Les jeunes qui ont quitté le domicile parental sont également confrontés à des difficultés de logement lorsqu’ils se retrouvent sans revenu (ou de faibles revenus). Les stagiaires qui sont confrontés à ce genre de problèmes sont accompagnés dans toutes leurs démarches par notre service de guidance. e. Antécédents professionnels : Sur les 8 jeunes accueillis pour l’instant, 5 ont une expérience professionnelle. Il s’agit souvent d’emplois peu stables de courte durée (intérim, CDD, saisonnier, titres-services). A titre d’exemple, les fonctions exercées vont de l’aide- ménagère à l’employé administratif en passant par le vendeur et le caissier/réassortisseur en grande surface ou l’ouvrier. Ces caractéristiques semblent correspondre aux caractéristiques habituelles des jeunes rencontrés au COFTeN.
    • f. Connaissance du marché de l’emploi. Nous sommes convaincus qu’un projet professionnel clair est le facteur de motivation premier qui aide le stagiaire à tenir jusqu’au bout d’une formation longue et exigeante telle que la nôtre. Pour être acceptés en formation au COFTeN, les candidats doivent donc déjà avoir un projet professionnel relativement clair, élément dont nous tenons compte lors de l’entretien de motivation lors de la procédure de sélection (ils ne sont invités à l’entretien que s’ils ont réussi nos tests écrits de sélection). Et c’est donc souvent là où le bât blesse pour les jeunes : beaucoup de jeunes sont refusés (environ ¾ des candidats ayant réussi les tests de sélection cette année) suite à l’entretien de sélection parce qu’ils ont une mauvaise représentation (ou une image fausse ou incomplète) du métier et donc des compétences à développer pour réussir la formation et atteindre l’objectif visé, l’insertion socio-professionnelle, et ceci malgré le fait que beaucoup d’informations leur aient pourtant été données lors de nos séances d’information. En effet, les personnes qui n’ont pas les idées claires à ce sujet risquent de perdre leur motivation au cours de la formation et donc de décrocher en cours de route. Et même pour les candidats retenus, il n’est généralement pas inutile de travailler leur perception du métier visé et de l’environnement professionnel tout au long de la formation. A cette fin, nous organisons donc, par exemple, des rencontres avec nos anciens stagiaires ou avec des employeurs, des visites en entreprise, ou encore des mises en situation aussi proches que possible de la réalité. Situé en fin de formation, le stage est le dernier élément de cet ensemble d’activités destinées à intégrer le mieux possible le stagiaire dans son nouveau milieu professionnel. g. Par quels métiers sont-ils attirés ? Nos formations mènent à des métiers en bureautique (employé polyvalent, accueil et secrétariat, aide-comptable) et dans le secteur ICT (technicien PC/réseaux et helpdesk), tous nos candidats sont donc realtivement intéressés par ces secteurs, sans pour cela avoir une représentation bien réelle du métier (voir point précédent). Nous avons plus de demande pour les formations bureautiques que pour les formations techniques, et les premières attirent plus de femmes que d’hommes, l’inverse étant vrai pour nos formations techniques. 3. Motivations et blocages. Les jeunes qui viennent participer à nos séances d’information viennent généralement avec le désir de trouver une formation qui les mènera à une nouvelle qualification (peut-être la
    • première de leur vie) qui leur permettra de trouver un emploi plus stable et plus valorisant que ce qu’ils ont peut-être connu jusqu’alors (pour ceux qui ont déjà travaillé). Lors des entretiens de motivation, les candidats les plus convaincants sont donc souvent ceux qui ont participé à un cycle d’orientation/détermination chez un autre opérateur ou qui ont déjà eu un ou plusieurs petits boulots dans le secteur visé (ou un contact avec le monde professionnel pendant leurs études, un stage par exemple), ce qui n’est généralement pas le cas des candidats les plus jeunes et qui explique probablement en partie pourquoi nous avons assez peu de jeunes, et plus particulièrement les plus jeunes, de 18 à 22-23 ans. Pour ce genre de public, nous pensons donc qu’il serait peut-être possible d’augmenter leur perception du métier visé et des compétences à développer en organisant plus d’actions d’orientation professionnelle (ou de détermination) ciblée comportant des stages d’observation et des rencontres avec des « anciens » du métier, actions qui ne sont pas du tout faciles à organiser vu le manque de coopération du monde des entreprises. Encore faut-il, une fois ces actions mises sur pied, pouvoir atteindre le public ciblé car ces personnes (quelles que soit leur âge) ne sont pas toujours bien informées des différents dispositifs dont ils pourraient tirer profit (p.ex. les nombreux primo-arrivants qui sont souvent laissés pour compte par manque de structures d’accueil). Remarque : Les candidats les plus convaincants sont également souvent ceux qui ont déjà des enfants (ou des projets de famille) qui les poussent à mieux gagner leur vie et à s’insérer (ou se réinsérer) sur le marché de l’emploi de façon plus stable et plus valorisante …à condition de ne pas être trop submergés par des problèmes urgents à résoudre. Ils voient donc dans la formation professionnelle un moyen d’atteindre cet objectif tout en rattrapant les lacunes accumulées lors de leur parcours scolaire. Il est clair que les candidats les plus jeunes ne sont pas forcément tous dans ces conditions. 4. Que faisons-nous pour motiver/garder les jeunes ? Une des caractéristiques de la jeunesse est son besoin d’appartenance à un groupe. Or, ce besoin est d’autant mieux rencontré que la dynamique de groupe est positive. Nous pensons que le fait d’accueillir dans un même groupe des jeunes et des adultes plus mûrs favorise cette dynamique. En effet, les jeunes amènent fraîcheur et dynamisme tandis que les personnes avec une certaine expérience de la vie tempèrent l’impulsivité propre à la jeunesse. Ainsi, les personnes les plus âgées prennent souvent le rôle de « sages » dans le groupe et ont une influence positive lorsque des conflits éclatent.
    • De plus, le travail d’accompagnement pédagogique (méthodologie, aide ) l’étude) et la guidance psychosociale (suivi en cas de problèmes de santé, revenus, logement, contacts avec les administrations, syndicats, CPAS…) soutiennent le jeune dans son projet professionnel et encouragent la motivation par un rappel constant des objectifs visés et des démarches pour y arriver. L’ensemble de l’équipe pédagogique veille également à travailler les attitudes professionnelles et les compétences sociales tout au long de la formation. Cependant, malgré tous ces dispositifs de soutien, nous devons constater que nous avions souvent un taux de décrochage nettement plus important parmi les 18-25 que parmi les plus âgés. Ainsi, parmi les 8 jeunes sélectionnés pour le cycle actuel, 3 (jusqu’ici) ont interrompu leur formation en cours de route (soit 37% des jeunes, contre 6% seulement pour les 25+), par manque de motivation et/ou la préférence donnée à opportunités d’emploi qui se sont offerts à eux en cours de route (emplois précaires et/ou peu valorisants tels que métiers du bâtiment ou taximan). Et le cycle 2009-2010 n’est pas une exception à la règle : les plus jeunes ont souvent plus de difficultés à « tenir le coup » jusqu’au bout de la formation, ce qui pose un gros problème, pour nous, il s’agit bien d’un groupe « à risque ». Que faire pour les motiver jusqu’à la fin ??? 5. Comment se déroule la recherche d’emploi ? L’emploi est l’aboutissement de la formation et, comme énoncé plus haut, l’objectif visé dès l’entrée en formation. Dès lors, les jeunes qui arrivent au bout de leur formation professionnelle au COFTeN ne rencontrent pas plus de difficultés à trouver un stage et un emploi que nos autres stagiaires. Au contraire, ils sont parfois plus flexibles car n’ont pas toujours charge de famille et offrent des avantages à l’embauche pour l’employeur. Mais, répétons-le, la difficulté majeure pour eux est d’arriver bout de la formation. En effet, celle-ci dure 15 mois et demande un investissement important de la part du jeune : il doit s’intégrer dans un groupe d’adultes plus âgés et doit s’adapter aux attentes des adultes en terme de comportement. De plus, son temps de loisirs est fortement entamé par le temps d’étude nécessaire au bon suivi de la formation. Il n’a pas encore toujours dit adieu à son adolescence et aux comportements qui vont souvent de pair avec celle-ci. Dès lors, le jeune est vite tenté par les petits boulots qui lui permettent de rentrer rapidement de l’argent à dépenser en sorties et vêtements à la mode. Il n’a peut-être pas encore trouvé sa place dans la société non plus. Bref, pour beaucoup de jeunes, le chemin de la réussite est souvent parsemé de plus d’embûches que pour les plus âgés.
    • 6. Success stories #1 Une jeune belge d’origine marocaine de 21 ans, qui avait interrompu ses études en début de 6e secondaire pour se marier, a repris une formation en bureautique-réseau au COFTeN. Elle regrettait amèrement d’avoir renoncé à ses études, qui se passaient pourtant plutôt bien, et enviait sa sœur qui, elle, les avait poursuivies et décroché un boulot d’assistante sociale. Au cours de la formation, cette jeune stagiaire a dû s’accrocher : son esprit était sans cesse préoccupé par la procédure de divorce en cours, ce qui entraînait absences et démotivation. Nous avons mis en place un suivi plus personnalisé en vue de la soutenir dans son projet et lui rappeler les raisons pour lesquelles elle s’était elle-même inscrite au COFTeN. Cette personne a maintenant un contrat à durée indéterminée en tant qu’employée administrative. #2 Un autre jeune belge d’origine marocaine de 25 ans, en possession d’un CESI a entamé une formation de technicien de maintenance PC et réseau FR/NL au COFTeN. A la fin de sa formation, il a décroché un contrat à durée indéterminée en tant que technicien de maintenance PC pour une entreprise d’informatique située à Meise. Dans la foulée, il s’est marié et nous a annoncé, peu de temps après son mariage, qu’il était papa. Sylvie Reynaerts & Guy Kerckhoven COFTeN www.coften.be sylvie.reynaerts@coften.be guy.kerckhoven@coften.be