Flow – la psychologie del’expérience optimale
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1. Les conditions du flow1. Equilibre entre défi et habilité        « Knowing the activity is doable -                    ...
Dans sa théorisation originelle (Csikszentmihalyi, 1990), l’expérienceoptimale apparaît, entre l’inquiétude (l’anxiété) et...
2. Schéma de l’expérience optimaleLorsque qu’une personne est capable d’affronter la vie avec unenthousiasme tel qu’elle s...
3. Quelques applications1.   Le Flow dans le domaine sportifLes premiers travaux de Csikszentmihalyi concernaient les émot...
2.    Time flies when you’re having funDe longue date, la plupart des tentatives dexplications du comportementindividuel d...
• le sentiment de contrôle de linteraction ;• la curiosité sensorielle et cognitive.Ces épisodes dattention totale qui « a...
L’absorption fait ici référence à un état de concentration total dans lequelse trouvent les personnes durant leur travail....
4. Notes[1] « Paradoxalement, donc, l’ego est dilaté par un type d’action où l’ons’oublie soi-même » (Csikszentmihalyi, 20...
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Congrès ma 27 avril 2012 technique du flow

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  1. 1. Flow – la psychologie del’expérience optimale
  2. 2. Contenu0. Le flow – l’expérience optimale1. Les conditions du flow2. Schéma de l’expérience optimale3. Quelques applications4. Notes5. Mes idées
  3. 3. 0. Le flow – l’expérience optimaleDans le souci didentifier les conditions qui caractérisent les momentsdécrits par les gens comme étant parmi les meilleurs moments de leur vie,Csikszentmihalyii (1975) a interrogé des alpinistes, des joueurs d’échec, descompositeurs de musique et bien d’autres personnes qui consacrentbeaucoup de temps et d’énergie à des activités pour le simple plaisir de lesfaire sans recherche de gratifications conventionnelles comme l’argent ou lareconnaissance sociale. Les résultats de ces recherches lui ont permis dedéfinir le concept de l’expérience optimale, qu’il appelle "Flow"(Csikszentmihalyi, 1990), et qui réfère à l’état subjectif de se sentir bien(Csikszentmihalyi & Patton, 1997). Le Flow peut être ressenti dans diversdomaines tels l’art, l’enseignement, le sport... Le Flow se manifeste souventquand il y a perception d’un équilibre entre ses compétences personnelleset la demande de la tâche (Csikszentmihalyi, 1975).« Voilà ce que nous entendons par expérience optimale. C’est ce queressent le navigateur quand le vent fouette son visage… C’est le sentimentd’un parent au premier sourire de son enfant. Pareilles expériences intensesne surviennent pas seulement lorsque les conditions externes sontfavorables. Des survivants de camp de concentration se rappellent avoirvécu de riches et intenses expériences intérieures en réaction à desévènements aussi simples que le chant d’un oiseau [...]. Ces grandsmoments de la vie surviennent quand le corps ou l’esprit sont utilisésjusqu’à leurs limites dans un effort volontaire en vue de réaliser quelquechose de difficile et d’important. L’expérience optimale est donc quelquechose que l’on peut provoquer... Pour chacun, il y a des milliers depossibilités ou de défis susceptibles de favoriser le développement de soi(par l’expérience optimale). »(Csikszentmihalyi, 2004, p24).
  4. 4. 1. Les conditions du flow1. Equilibre entre défi et habilité « Knowing the activity is doable - that the skills are adequate, and neither anxious or bored - We confront a task we have a chance of completing »Concentration sur la tâche « We must be able to concentrate on what we are doing »Cible claire « Great inner clarity - knowing what needs to be done and how well it is going - The task has clear goals »Rétroaction, feedback clair et « The task provides immediateprécis feedback »Absence de distraction « Completely involved, focused, concentrating - with this either due to innate curiosity or as the result of training »Contrôle de laction « People can exercise a sense of control over their actions »Absence de préoccupation à « Sense of serenity - no worriespropos du soi – dilatation de about self, feeling of growingl’ego[1] beyond the boundaries of ego - afterwards feeling of transcending(mais paradoxalement, le sens de ego in ways not thought possible »soi se trouve renforcé)Altération de la perception du « The sense of the duration of timetemps is altered ; hours pass by in minutes, and minutes can stretch out to seem like hours »Expérience autotélique – bien être « Sense of ecstasy - of being outside everyday reality - Intrinsic motivation - whatever produces "Flow" becomes its own reward »Dans sa définition originale (Csikszentmihalyi, 1990), l’expérience optimalecomporte neuf caractéristiques majeures.
  5. 5. Dans sa théorisation originelle (Csikszentmihalyi, 1990), l’expérienceoptimale apparaît, entre l’inquiétude (l’anxiété) et l’ennui lorsqu’il y a unecorrespondance adéquate entre le défi (les exigences de la tâche) et lescapacités de l’individu. L’expérience optimale rend l’individu capabled’oublier les aspects déplaisants de la vie, les frustrations ou lespréoccupations. La nature de l’expérience optimale exige uneconcentration totale de l’attention sur la tâche en cours, de sorte qu’il n’y aplus de place pour la distraction. L’expérience optimale entraîne desconséquences très importantes : meilleure performance (Jackson &Csikszentmihalyi, 1999 ; Demontrond-Begr & Fournier, 2003), créativité,développement des capacités, estime de soi et réduction du stress(Csikszentmihalyi, 2006). Un ensemble d’études (e.g., Moneta, 2004 ;Gaggioli, 2004 ; Carli, Delle Fave & Massimini, 1988 ; Csikszentmihalyi &Larson, 1984) utilisant l’Experience Sampling Method (ESM) apportentdes résultats concourants et montrent l’importance d’autres concepts dansl’expérience du Flow. Par exemple, Asakawa (2004) met en évidence desliens positifs entre la motivation, la satisfaction de la vie et le Flow, ainsique des liens négatifs entre le Flow et l’anxiété ou le désengagement.Il s’agit d’un état dynamique de bien-être, de plénitude, de joie,d’implication totale. « La combinaison de ces éléments se traduit par un sigratifiant sentiment de profond bien-être que le seul fait de pouvoir leressentir justifie une grande dépense d’énergie » (Barth, 1993). Cesentiment crée un ordre – harmonie – dans notre état de conscience etrenforce la structure de soi.
  6. 6. 2. Schéma de l’expérience optimaleLorsque qu’une personne est capable d’affronter la vie avec unenthousiasme tel qu’elle s’implique dans ce qu’elle fait avec une grandeferveur, on peut dire d’elle que c’est une personnalité autotélique.« Autotélique » est un mot composé de deux racines grecques : autos (soi-même) et telos (but). Une activité est autotélique lorsqu’elle est entreprisesans autre but qu’elle-même. Bien sûr, personne n’est à cent pour centautotélique car nous sommes tous obligés, par nécessité ou par devoir, defaire des choses qui ne nous plaisent pas. Mais on peut établir unegradation entre les gens qui n’ont presque jamais l’impression de se faireplaisir et ceux qui considèrent presque tout ce qu’ils font comme importantet valable en soi. C’est à ces derniers que s’applique le terme autotélique(Csikszentmihalyi, 2005).
  7. 7. 3. Quelques applications1. Le Flow dans le domaine sportifLes premiers travaux de Csikszentmihalyi concernaient les émotionsressenties par des sportifs quand la victoire ou l’atteinte du but qu’ils se sontfixés semblent ne plus pouvoir leur échapper. Il n’est donc pas surprenantque depuis une trentaine d’années, les études concernant le Flow dans cecontexte soient particulièrement nombreuses. Selon Demontrond etGaudreau (2008, p. 14), le Flow y serait plus particulièrement ressenti lorsde trois situations principales.Premièrement, cet état psychologique optimal survient lorsque l’athlèteperçoit ses compétences personnelles comme égales au défi fixé, etsimultanément élevées pour être motivantes (Jackson & Csikszentmihalyi,1999). Cet équilibre peut par exemple être ressenti lors d’une compétitionoù les adversaires sont jugés comme étant de niveau égal ou légèrementsupérieur, ou lorsqu’une compétition s’avère décisive pour une qualification.Le Flow peut être ressenti quel que soit le niveau sportif et n’est pas réservéaux sportifs de haut niveau (Csikszentmihalyi, 1992 ; Stein, Kimiecik,Daniels & Jackson, 1995).Deuxièmement, le Flow est ressenti lorsqu’un athlète est complètementimmergé dans la réalisation de sa performance (Jackson & Roberts, 1992).Troisièmement, en compétition il semble plus probable de ressentir le Flowlorsque les mouvements se déclenchent de manière automatique et à unniveau exceptionnel (en référence au niveau personnel de l’athlète)(Ericsson, 1996). Le sportif vit alors un état de fonctionnement optimal.Qu’il soit appelé Flow ou pic de performance[2], cet état de fonctionnementoptimal survient immédiatement avant et pendant l’action (Singer, 2002).C’est donc un état vers lequel tendent les athlètes de haut niveau car ilsemble que la recherche de l’atteinte de l’état de Flow de manière régulièresoit un élément favorisant la maîtrise d’une action complexe (Jackson,1992) . En effet, en état de Flow, le sportif semble pouvoir réaliser saperformance dans des conditions extrêmement favorables regroupant parexemple la concentration, l’automatisation des gestes, le plaisir, la sensationd’équilibre entre le défi et ses habiletés. Jackson et Csikszentmihalyi (1999)montrent que l’expérience du Flow est très enrichissante et que certainsathlètes cherchent à la prolonger afin de rester à un niveau de performancetrès élevé.
  8. 8. 2. Time flies when you’re having funDe longue date, la plupart des tentatives dexplications du comportementindividuel des utilisateurs de technologies de linformation et de lacommunication (TIC) ont tendance à se concentrer essentiellement sur lescroyances de maîtrise instrumentale, pour comprendre leurs intentionsdusage des TIC. Cependant, des travaux récents dans le champ de lapsychologie positive (Seligman, 1998 ; Seligman & Csikszentmihalyi, 2000)suggèrent que dans lexpérience globale avec la technologie, des conceptscomme lenjouement et le Flow sont des variables explicativespotentiellement importantes dans les théories d’acceptation de lusage destechnologies (Agarwal & Karahanna, 2000). Choi, Kim et Kim (2007) ainsique Pearce, Ainley et Howard (2005) font état du grand intérêt et ducaractère prometteur des recherches concernant le Flow dans lesenvironnements numériques. En effet, le Flow est une variable évoquéepour comprendre les expériences positives avec ordinateurs (Ghani, 1995 ;Ghani & Deshpande, 1994 ; Ghani, Supnick & Rooney, 1991 ; Trevino &Webster, 1992 ; Webster, Trevino & Ryan, 1993), et plus récemment, pource qui concerne lusage dinternet (Chen, 2000 ; Chen, Wigand & Nilan,2000, 1999 ; Hoffman & Novak, 1996 ; Novak, Hoffman & Yung, 2000) .Cette théorie a notamment été utilisée, afin de mieux appréhenderlabsorption cognitive (Agarwal & Karahanna, 2000) pendant les activitésdexploration (Ghani, 1995 ; Ghani & Deshpande, 1994 ; Webster & al.,1993), de communication (Trevino & Webster, 1992), et dapprentissage(Ghani, 1995).La majorité des recherches (Chen, 2000 ; Chen & al., 1999 ; Ghani &Deshpande, 1994a ; Ghani & al., 1991 ; Hoffman & Novak, 1996 ; Koufaris,2003 ; Novak & Hoffman, 1997 ; Novak & al., 2000, 2000 ; Senecal, Nantel& Gharbi, 2002 ; Siekpe, 2005 ; Trevino & Webster, 1992 ; Webster & al.,1993a) adoptent une vision multidimensionnelle du concept de Flow. Lesconstruits communément cités comme reliés à l’état de Flow sont l’euphorie,la concentration, le contrôle, les enjeux et la curiosité (Ettis, 2005).Cependant, la modélisation du Flow dans les environnements numériquesnest pas stabilisée.Agarwal et Karahanna (2000) proposent le concept dabsorption cognitive(AC) qu’ils définissent comme un profond état dengagement à travers cinqdimensions :• la dissociation temporelle ou la perte de la notion du temps ;• limmersion ou la concentration totale dans une tâche ;• lintensité du plaisir ;
  9. 9. • le sentiment de contrôle de linteraction ;• la curiosité sensorielle et cognitive.Ces épisodes dattention totale qui « absorbent » entièrement lesressources cognitives au point que plus rien dautre n’importe sont desexpériences optimales, des états de Flow (Agarwal & Karahanna, 2000).L’AC et ses cinq dimensions sont des antécédents significatifs de laperception dutilité et celle de la convivialité. Deux dimensions empruntéesau Technology Acceptance Model (TAM) de Davis (1986) et sa versionactualisée TAM2 (Venkatesh & Davis, 2000). Selon Agarwal et Karahanna(2000), lAC est donc un état spécifique qui résulte, à la fois, de facteursindividuels et situationnels. L’AC renforce l’intention d’utiliser lestechnologies numériques, elle serait de plus particulièrement bénéfique ausentiment de réalisation dun individu dans le cadre de son travail et, parconséquent, influencerait sa motivation.3. Le Flow au travailPoursuivant les recherches de Csikszentmihalyi et LeFevre (1989)concernant le « paradoxe du travail[3] », Bakker (2005) définit le Flow autravail (« Flow at Work ») comme étant une succession de courtespériodes d’expériences optimales caractérisées par :• l’absorption ;• le plaisir dans le travail ;• une motivation intrinsèque dans le travail.
  10. 10. L’absorption fait ici référence à un état de concentration total dans lequelse trouvent les personnes durant leur travail. Pendant ces périodes, letemps suspend son vol, ils oublient totalement tout ce qui peut se trouverautour d’eux si cela qui n’a pas de relation étroite et directe avec l’actionen cours (Salanova, Bakker & Llorens, 2006).4. Le Flow dans les étudesUn nombre grandissant de recherches s’intéressent à l’étude du Flow encontexte éducatif, par exemple pour étudier le soutien à l’autonomie et àla motivation intrinsèque dans l’enseignement primaire (Turner, Taylor,Bennett & Fitzgerald, 1998), la motivation des élèves de collèges(Rathunde & Csikszentmihalyi, 2005) ou encore l’impact des pédagogiesactives (basées sur des activités collectives) dans des lycées (Peterson& Miller, 2004) ou dans des universités (Shernoff, Csikszentmihalyi,Schneider & Shernoff, 2003). Turner et Meyer (2004) ont notammentétudié l’impact du soutien et de l’étayage des étudiants par lesenseignants sur le Flow. Pour notre part, nous avons souvent été trèsimpressionnés d’observer dans des espaces virtuels de formationformels comme informels, des hyperconnectants enthousiastes capablesde catalyser une dynamique collective positive (Heutte & Casteignau,2006) en nous donnant l’impression qu’ils le faisaient sans revendicationou attente de gratification particulière : comme s’il le faisait juste pour leplaisir (Heutte, 2010) ! Nous nous sommes bien souvent interrogés surce qui pouvait être le « carburant » de ces personnes, notamment dansle dessein de pouvoir valoriser pédagogiquement cette énergie gratuitedans des dispositifs d’accompagnement et de formation (Heutte, 2009).L’idée que l’envie de vivre des temps forts collectifs pour « apprendre »et « connaître » pouvait être l’une de leurs motivations intrinsèques, nousa progressivement traversé l’esprit et se trouve être en grande partie à labase de nos travaux de recherche (Heutte, 2005).
  11. 11. 4. Notes[1] « Paradoxalement, donc, l’ego est dilaté par un type d’action où l’ons’oublie soi-même » (Csikszentmihalyi, 2006, p. 112) dans la traductionfrançaise par Claude-Christine Farny de l’ouvrage original « Creativity »,paru en 1996.[2] Parfois les sportifs disent aussi qu’ils sont dans « la zone ».[3] Après les premières études initialement réalisées aux USA, desrecherches menées en Suisse (Schallberger & Pfister, 2001) et enAllemagne (Rheinberg, Manig, Kliegl, Engeser & Vollmeyer, 2007)confirment que les personnes ressentent plus souvent (et d’une manièreplus élevée) le Flow au travail, mais que par contre, le bonheur ou lessatisfactions sont plus élevés pendant les loisirs.i Pour « Csikszentmihalyi », prononcer « chic-sainte-mi-aïe » ou pour lesanglophones « Chick-SENT-me-high »
  12. 12. 5. Mes idées

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