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Lyon

  1. 1. Lyon, ville éclaireur de l’éclairageRENCONTRES – La fête des Lumières, ce n’est pas que la fête. C’est aussi l’occasion pourles professionnels de l’éclairage urbain de se rencontrer et d’échanger au travers des« rencontres annuelles de la Lumière » qui accueillent chaque année durant le festival desreprésentants des collectivités du monde entier, des chercheurs et des entreprises privées.L’édition 2010 s’est penchée sur le thème de la lumière et de l’eau, et plus particulièrement del’éclairage des berges. Ou comment promouvoir à la fois le savoir-faire lyonnais en matièrede lumière et les réalisations urbaines de la mandature…« Lyon se présente comme un modèle pour toutes les villes qui s’intéressent à l’éclairageurbain. La fête des lumières sert aujourd’hui avant tout à affirmer sur la scène internationalela primauté de Lyon comme capitale de l’éclairage urbain », explique Jean-Michel Deleuil,professeur à l’INSA et intervenant aux rencontres de la Lumière. Historiquement, c’est un peusur ce principe qu’avait été créé le festival lumière. A la vocation touristique et culturelle,s’est greffée immédiatement la vocation promotionnelle. Promotion de la ville, mise en valeurpar l’éclairage. Promotion de l’éclairage, devenu à la fois matière d’art et savoir-fairetechnique. Et, aujourd’hui, promotion de toute la filière lumière, recherche et indistrie, quis’est développée derrière.Très tôt, la ville de Lyon s’est imposée comme pionnière dans l’éclairage urbain. AlexandreColombani, directeur du réseau des villes lumières LUCI, résume ainsi ce savoir-faire : « Il nes’agit plus juste d’éclairer mais d’éclairer juste ». Alors que, pendant longtemps (et c’estencore le cas dans de nombreuses collectivités), l’éclairage urbain s’est résumé à ses fonctionsprimaires : permettre la circulation et assurer la sécurité. A la fin des années 80, Michel Noiret son équipe ont élargi la gamme des possibles de la lumière en s’en servant pour mettre envaleur le patrimoine et les réalisations urbaines. Exemples avec les éclairages de façades debâtiments et les ponts de la ville. La lumière maquille et redessine le paysage urbain nocturne.Avec le second plan Lumière, lancé en 2004 sous Gérard Collomb, la réflexion sur la lumièrepasse encore un cap. Il s’agit désormais de travailler sur les ambiances lumineuses, sur latemporalité, en consommant moins et en réduisant les pollutions lumineuses. La réflexionactuelle, explique aujourd’hui Jean-Michel Deleuil, porte principalement sur « l’adaptation del’éclairage aux différents usages de la ville ». Exemple : baisser les intensités lumineuses enfonction des heures de la nuit. Mais, surtout, l’éclairage ne sert plus qu’à éclairer. Il permet decréer des ambiances. Ainsi, le parc de Gerland, au sud de Lyon, et ses arbres colorés. Ainsi letout nouveau quartier de la gare Jean-Macé dans le 7è arrondissement où la lumière habillelittéralement les lieux. Et, bien sûr, les berges du Rhône réaménagées.A.Gd.
  2. 2. Lyon-Turin, ça sent le sapin !Quelques jours après la décision des commissaires enquêteurs, et la déclaration duministre du budget concernant les grands projets ferroviaires, la situation s’est encoredégradée pour le projet LGV-fret Lyon Turin, pour RFF et pour la SNCF.En effet, récemment Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, se basant sur le récent rapport dela cour des comptes, à déclaré sur France 2 : « il faudra élaguer dans les projets prévus (…)l’Etat, ceux qui le dirigeaient en son nom, ont prévu une multitude de projets sans avoir ledébut du commencement du moindre financement. Il y a eu effet d’affichage (…) il faudra,je crois que la Cour des comptes a raison, élaguer dans les projets qui ont été proposés (…)le gouvernement n’aura pas d’autre choix que de renoncer à certaines des options qui ontété privilégiées ».En effet la cour des comptes s’inquiétait entre autres du lancement prochain de la liaisonLyon-Turin, qui d’après elle, devrait coûter 11 milliards pour la partie française, rappelantavoir déjà recommandé en 2011 d’accorder la priorité à la modernisation et à l’entretien duréseau ferroviaire existant.Du coup, le Lyon Turin est dans le viseur du ministre, d’autant qu’il est largement l’un desplus chers retenus sur les 14 projets envisagés. lienOr, lorsqu’elle évoque 11 milliards d’euros pour la partie française, la cour des comptes estencore loin du compte, puisque la plupart des experts estiment qu’il faudra plutôt tabler sur 25milliards minimum.En effet, le tunnel de base à lui seul était estimé à 9 milliards d’euros au moins, et il estprobable que ce prix soit lui aussi sous-estimé, (lien) si l’on se base sur l’estimation du prixdu tunnel sous la Manche, (12 milliards € pour 50 km) qui au final a été plus que doublé.lienAujourd’hui, un calcul plus fin permet d’assurer que le seul tunnel de base dépasserait les 11milliards d’euros.En ces temps de crise, et de déficit, le choix du ministre du Budget est facilementcompréhensible, d’autant que pour ce projet, l’état serait à contribution pour 33%, et lescollectivités territoriales pour 38%, (lien) alors que l’Europe ne s’est engagée que pour letunnel de base, à hauteur de 2,1 milliards. lienOn sait que la région Rhône-Alpes, tout comme beaucoup d’autres régions, a de la peine àfinir ses fins de mois, et un tel projet plomberait encore un peu plus ses finances. lienFatal dès lors que la SNCF et RFF ait vu leur note dégradée par l’agence de notation S&P,puisque son endettement augmente régulièrement depuis 2007, plombée par une dette à longterme de près de 30 milliards d’euros. lienFaut-il voir dans le départ de Bernadette Laclaix, devenue députée, quittant donc sa place deresponsable des transports à la Région Rhône-Alpes, ardente prometteuse du Lyon
  3. 3. Turin, remplacée par Eliane Giraud, laquelle est très impliquée dans la défense des parcsrégionaux, un signe avant-coureur encourageant ? lienOn se souvient que l’autorité environnementale, dépendant du ministère de l’environnementavait donné en février 2012 un sévère avertissement sur le projet, dénonçant ses carences, lesnombreux dommages à l’environnement, regrettant l’absence de solutions alternatives,remarquant les prévisions de trafic largement surestimées. lienSur ce lien, on peut découvrir la présentation du projet, proposée par le promoteur de celui-ci.Quand au résultat de l’enquête d’utilité publique, son résultat communiqué au préfet le 2juillet 2012 n’a été rendue public qu’une quinzaine de jours après. lienLa commission donne un avis favorable au projet, mais avec tant de réserves, et derecommandations, que le coût du projet va s’en trouver considérablement plombé.Elle rappelle que si les réserves ne sont pas levées par le Maître d’ouvrage, l’avis sera réputédéfavorable.En 22 points détaillés, la commission d’enquête pointe toutes les faiblesses du projet etréclame des aménagements : diminution de la hauteur des viaducs, ce qui va être difficile,puisqu’il faut enjamber l’autoroute, et qu’une ligne THT est aussi présente, améliorer laprotection acoustique, ce qui est un challenge puisqu’en de nombreux endroits la ligneemprunte justement des viaducs et que la topographie des vallées traversées rendra impossibleune réelle protection acoustique, obligeant le promoteur à racheter les habitations pourlesquelles la protection phonique sera illusoire, proposant de nouvelles tranchées couvertes,alors que le projet est déjà enterré sur près des 2/3 de sa longueur.Concernant les remblais, lesquels représentent l’équivalent de 7 pyramides de Khéops(lien) les commissaires enquêteurs demandent à ce qu’ils soient le moins dommageablepossible, quitte à les transporter largement au-delà du secteur du chantier.De plus, pour les secteurs les plus sensibles, elle recommande plus de tranchées couvertes,voire de tunnels, ce qui va augmenter d’autant le prix du projet.La DUP a porté une attention particulière au monde agricole en recommandant de limiter aumaximum l’utilisation des bonnes terres, ce qui parait une opération complexe.Les verts français ont finalement rejoint la position des verts italiens, faisant valoir lastagnation depuis 20 ans du trafic de marchandises, la relocalisation de l’économie, et laconcurrence des autres tunnels (Brenner, St Gothard, Lötschberg) préférant unemodernisation de l’existant dans le respect des accords des grenelle de l’environnement. lienEn effet celui-ci déclarait dans son article 1 validé par décret du 3 aout 2009 : « pour lesdécisions publiques susceptibles d’avoir une incidence significative sur l’environnement,les procédures de décision seront révisées pour privilégier les solutions respectueuses del’environnement en apportant la preuve qu’une décision alternative à l’environnement estimpossible à un coût raisonnable ».
  4. 4. On a vu aussi que l’argument des emplois qui seraient crées par ce projet à volé en éclat : les30 000 promesses du début (lien) se sont finalement réduites comme peau de chagrin à 3000,puis 2300, dont on sait déjà qu’une bonne partie viendrait de pays européens connus pourleurs bas salaires : en Bulgarie le salaire moyen est de 302€ et une famille sur 5 gagne moinsde 100€ mensuels. lienNe parlons pas des estimations de report de trafic de la route vers le rail, qui sont largementillusoires : le projet alternatif utilisant conjointement une modernisation de l’existant, et latechnique R-shift-R, permettrait d’écouler autant de marchandises que celles estimées sur leprojet.R-shift-R, qui vient de recevoir la récompense du meilleur projet européen, (lien) permet defranchir des pentes de plus de 3%, de rouler à 130 km/h, et de charger/décharger lesmarchandises en moins de 6 minutes, alors que la technique Modalohr prend plus d’uneheure pour chaque chargement.De plus, R-Shift-R transporte indifféremment des containers, remorques, voire poids lourdsentiers, ce que ne permet pas Modalohr.

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