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LA COMPÉTITIVITÉ                             en question13 E-COMMERCE   15 DÉVELOPPEMENT         16 CRÉATION              ...
EN RÉGION CENTRE           LE 14 MARS 2013           AU ZENITH D’ORLÉANS                            DE 9H À 18H           ...
édito                      Jeunesse et compétitivité                      C                                 ompétitivité. ...
TABLEAU DE BORD    INDICATEURS ÉCONOMIQUES DU LOIRET    Taux de chômage                                                   ...
sommaire                        	      n° 52février - mars 2013Magazine de la cci du Loiret                               ...
ACTUALITÉS    #Ecommerce45 :    petit mouvement deviendra grand ?    I       l aura suffi de quatre heures et de        oc...
Le LABO, entreprise créative«        Bienvenue en no man’s land » .              de les porter vers leur propre style ». P...
ACTUALITÉS    Reporting RSE : transformer    la contrainte en opportunité                                                 ...
14 mars 2013 - 9h/18hObjectif « 2000 emplois, 2000 sourires » :les entreprises de la région Centres’engagent pour l’emploi...
MADE IN LOIRET     La crème du CORNICHON     Faire des cornichons de véritables gourmandises ? C’est possible, et l’entrep...
PAROLE DEXPERTRubrique réalisée en partenariat avec le Conseil régional de l’Ordre des Experts-comptablesLOI DE FINANCES 2...
INDUSTRIE     DECHAMBRE,     la rentabilité à l’épreuve de la crise     L’entreprise de BTP de Douchy, spécialisée dans le...
E-COMMERCEQUAND L’E-COMMERCE fait recetteD’ici quelques semaines, Julien Nguyen, promotion Masterchef 2012 et ancien salar...
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DÉVELOPPEMENT DURABLECACL, la construction durable a de l’avenirLe bâtiment du Crédit Agricole Centre Loire de Saint-Jean-...
CRÉATION     LA MICRO-CRÈCHE,     solution pour la petite enfance     Première micro-crèche du Loiret, La Compagnie des P’...
À TABLEJANE A., la crêperie aux accents britanniquesLa crêperie Jane A., qui se niche dans une petite rue ducentre ville o...
Loiret eco fevrier-mars-2013-52
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  1. 1. LA COMPÉTITIVITÉ en question13 E-COMMERCE 15 DÉVELOPPEMENT 16 CRÉATION CCI LOIRETQuand DURABLE La micro-crèche,l’e-commerce CACL : la construction solution pourfait recette durable a de l’avenir la petite enfance
  2. 2. EN RÉGION CENTRE LE 14 MARS 2013 AU ZENITH D’ORLÉANS DE 9H À 18H ALLEZ-Y EN TER 4€ A/R* SO BE Design graphique : * DANS LA JOURNÉE Conseil régional du Centre - Février 2013Pré-inscription 2000Emplois2000SouriresLA JEUNESSE DE NOTRE RÉGION, NOTRE + BEL ATOUT 1ER EMPLOI a STAGE a ALTERNANCE PARTENAIRES MÉDIAS www.jeunesocentre.fr
  3. 3. édito Jeunesse et compétitivité C ompétitivité. Voilà un vocable que le (fugace) rapport Gallois aura eu au moins le mérite de réhabiliter. S’attaquer aux sources pour tenter d’enrayer le chômage et encourager l’activité des entreprises, l’intention était pertinente. Même si, au final, l’efficacité des mesures mises en œuvre par le gouvernement reste à vérifier sur le moyen terme. On peut néanmoins se réjouir de voir figurer dans le pacte national pour la croissance certaines préconi- sations du rapport. C’est le cas de dispositifs fiscaux d’investissement comme le Crédit Impôt Recher- che (CIR), outil très performant quand on l’utilise à bon escient. Relativement accessible, son spectre s’avère d’ailleurs plus large que ne l’imaginent un grand nombre de PME. Le renforcement du financement des exportations françaises est à saluer également. Plus que jamais lorsque la croissance est en berne en France, il faut aller la chercher hors de nos frontières en ayant les moyens de partir à la conquête des marchés émergents. et innovant (speed tables, ateliers speed coaching et job style…), mais les jeunes en repartiront avec Autre levier préconisé pour agir sur la compétitivité : des CDI, CDD, contrats de professionnalisation ou l’accent sur des formations tournées vers l’emploi encore des contrats d’apprentissage. et l’avenir pour les jeunes, et les salariés. Je reste convaincu que le meilleur investissement pour un De nombreux partenaires - y compris la CCI du pays reste sa jeunesse, et que son avenir repose Loiret - soutiennent cette initiative privée émanant pour beaucoup sur le développement de la forma- d’industriels et de chefs d’entreprise. Il s’agit bien là tion en alternance. d’une illustration concrète de l’engagement citoyen d’entrepreneurs du département et de la région. Un Je me réjouis à ce titre du succès que devrait rem- bel exemple de ce que peut être la responsabilité porter la manifestation « 2 000 emplois, 2 000 sou- sociétale d’une entreprise. rires » le 14 mars prochain*. Née du constat que l’accès au premier emploi relève souvent du par- Merci à toutes les entreprises qui se mobilisent pour cours du combattant, l’initiative a pour ambition de le succès de cet événement. donner un coup de pouce aux jeunes, à l’échelon régional. Non seulement son format sera attractif *Lire article p9. Daniel Guillermin Président de la CCI du Loiretfévrier - mars 2013 52 3
  4. 4. TABLEAU DE BORD INDICATEURS ÉCONOMIQUES DU LOIRET Taux de chômage Créations d’entreprises par bassin demploi Source > Insee (estimations provisoires) Source > CCIL – décembre 2012 3e trimestre Variation sur Variation sur Gien 11 2012 un trimestre un an Montargis 10 Loiret 9,7 % 0 pt 0,1 pt Orléans 68 Centre 9,4 % 0,1 pt 0,9 pt Pithiviers 3 France 9,9 % 0,1 pt 1,2 pt Total 92 Occupation et fréquentation hôtelière Source > Comité régional du Tourisme du Centre Centre Loiret Variation Créations et radiations d’entreprises sur un an Source > CCIL – décembre 2012 Taux d’occupation 38,5 % 43,8 % + 0,4 pt 500 décembre 2012 Radiations 450 Fréquentation hôtelière 291 601 81 641 + 1,4 % 400 décembre 2012 - nuitées 350 300 250 200 Permis de construire commencés 150 140 Créations Source > Direction Régionale de l’Équipement 100 92 4T 2012 3T 2012 Évolution 50 Logements (nbr) 789 749 +5% 0 déc. jan. 12 fév. mars avril mai juin juillet août sept. oct. nov. déc. Locaux d’activités (m²) 65 314 77 712 - 16 % Un chiffre à retenir… Commerce extérieur dans la région Source > Douanes Source > INPI, Brevets publiés par domaine technologique en milliers d’euros Région Centre Loiret Part 105 4T2012 4T2012 Loiret C’est le nombre de brevet publiés dans le Loiret en 2011. Exportations 4 823 022 1 701 922 35,29 % Le Loiret totalise ainsi près d’un tiers des dépôts de brevets de la région Centre. Le Centre étant la 8e région Importations 4 686 672 1 685 259 35,96 % française en dépôts de brevets. Solde 136 350 16 663 Vous avez besoin de données chiffrées et illustrées sur l’économie du Loiret ? Nous vous proposons d’accéder à une base actualisée de plus de 130 indicateurs caractérisant 10 thèmes sur la zone d’étude de votre choix. Retrouvez également toute l’information économique et juridique ! Rendez vous sur www.id.loiret.cci.fr Téléphone : 02 38 77 77 77 - Email : id@loiret.cci.fr4 52 février - mars 2013
  5. 5. sommaire n° 52février - mars 2013Magazine de la cci du Loiret 03 édito 18 dossierADMINISTRATIONHôtel consulaire 04 tableau de bord La compétitivité23, place du Martroi45000 Orléans Les chiffres du mois en questionTél. 02 38 77 77 77Fax 02 38 53 09 78DIRECTEUR DE LA PUBLICATION 06 actualités Le magazine économique de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Loiret n°52 févier mars 2013Daniel GuillerminDIRECTEUR DE LA rédactionSébastien Doron 10 made in loiret 11RÉDACTRICE EN CHEF LA COMPÉTITIVITÉGaëlle Lepetit parole d’expert en questionRÉDACTION 12Estelle Boutheloup (Dossier)Gaëlle Lepetit industrie 13 E-COMMERCE Quand l’e-commerce fait recette 15 DÉVELOPPEMENT DURABLE CACL : la construction durable a de l’avenir 16 CRÉATION La micro-crèche, solution pour la petite enfance CCI LOIRETDIFFUSION Dechambre, la rentabilitéChantal Legris à l’épreuve de la crise Le rapport Gallois a marqué les esprits.CONCEPTION Son diagnostic est clair : il faut agir, etwww.enola-creation.frPhotos 13 e-commerce vite. La compétitivité des entreprises peut et doit être développée. Pour y parvenir,Didier Depoorter Quand l’e-commerce fait recette un certain nombre d’actions concrètesImpression et de leviers ont été identifiés. Même siImprimerie NouvellePUBLICITÉ 14 services la période actuelle se caractérise par une certaine morosité, pour autant il Olivier Maupin, chirurgienSylvia Fromenteaud existe des marges de manœuvre. En de la mémoireTél. 02 38 77 77 22 témoigne l’enquête récemment réalisée par la CCI, qui prouve que, de la mise en 15TIRAGE17 800 exemplairesN° ISSN : 1955-0642 développement durable œuvre d’actions au service d’une gestion CACL, la construction durable vertueuse, à l’export, les entreprisesCONTACT CCI - RÉDACTION a de l’avenir du Loiret ont su relever le défi de laTél. 02 38 77 77 77 compétitivité, même si tout est encoregaelle.lepetit@loiret.cci.fr loin d’être gagné.LA CCI SUR INTERNETwww.loiret.cci.fr 16 création La micro-crèche, solution pour la petite enfance 25 passés composés Le sucre, c’est bon pour 17 à table la compétitivité Jane A., la crêperie aux accents britanniques 26 CCI infos CCI LOIRET www.air-pme.com 300 destinations France en moins de 2h au départ d’Orléans - St Denis de l’Hôtel - Au service de votre entreprise -février - mars 2013 52 5
  6. 6. ACTUALITÉS #Ecommerce45 : petit mouvement deviendra grand ? I l aura suffi de quatre heures et de occupations communes : logistique, for- en passant par les spécialités italiennes quelque 200 tweets sur le fil Twitter mation, financement, visibilité, échange ou la location de matériel pour réception) dédié* à la rencontre Ecommerce45 du de bonnes pratiques… L’objectif final ? et des degrés de maturité différents, les 29 janvier dernier, pour dessiner les prio- Fédérer une communauté, structurer un e-commerçants présents ont confronté rités des acteurs locaux du secteur. Au écosystème indépendant, lui donner de la leurs problématiques quotidiennes : total, une cinquantaine d’entrepreneurs lisibilité tout en s’appuyant sur des sou- comment attirer des talents - formation réunis à la CCI du Loiret à Orléans, à son tiens institutionnels. Le réseau en marche initiale ou continue - dont les compéten- initiative et celle de Fabien Prêtre, diri- ambitionne également de devenir le ter- ces sont en phase avec leurs attentes ? geant de l’imprimerie en ligne Easyflyer. reau propice à l’éclosion de « champions Quelles solutions pour réduire les coûts E-commerçants, prestataires de services du e-commerce », capacités financières de logistique et d’emballage ? Auprès (agences web, stratégie digitale…) mais et compétences métier à l’appui. Avec des de qui lever des fonds ? Comment être aussi l’Aritt Centre ou encore l’ESTACOM, activités en ligne hétérogènes (de la vente aussi compétitif sur son site marchand ont donc « brainstormé » autour de pré- de trajets aux sous-vêtements masculins que dans son point de vente physique (et vice versa) ? Quelles contraintes liées à l’hébergement de données ? Certaines réponses pourraient passer par la mise en œuvre de synergies par filières, par la mutualisation de commandes ou encore par la réalisation d’un annuaire. Les autres restent à imaginer. Les e-commer- çants s’attèlent dans l’immédiat à estimer le chiffre d’affaires et le potentiel d’em- plois générés cette année, pour évaluer précisément leur poids. * #Ecommerce45 E-commerçants du Loiret, rejoignez le groupe E-COMMERCE LOIRET ! Pas encore sur Facebook ? Écrivez à ecommerceloiret@gmail.com (en précisant vos coordonnées, activité et attentes) Beaugency : le village d’entreprises continue son expansion cien (11 m2) jusqu’au stockeur (plus de S itué à l’entrée Est de Beaugency (à éclairages extérieurs, signalétique opti- 10 mn de l’A10 et 30 mn de l’A85), 6 000 m2). Parmi les projets de son ges- misée) doit contribuer à l’attractivité du le village d’entreprises Beauval tionnaire, privé, celui d’accueillir plu- site : artisans, commerçants mais aussi continue son développement. Construit sieurs commerçants au sein du village transporteurs et logisticiens font partie sur une ancienne friche industrielle (trois arrivées programmées d’ici sep- des profils bienvenus. de 14 000 m 2, le site compte à ce jour tembre 2013). La toute récente mise en 15 entreprises locataires, de l’électri- valeur du site (enrobés refaits, nouveaux www.village-entreprises.beaugency.fr6 52 février - mars 2013
  7. 7. Le LABO, entreprise créative« Bienvenue en no man’s land » . de les porter vers leur propre style ». Plus L’inscription, sur la porte d’entrée, de 200 m2 rue Porte Madeleine à Orléans, pourrait dérouter. Le LABO (pour façon loft d’artiste, qui sont égalementLocal A But Original), lancé début 2013 ouverts aux entreprises pour des presta-par Cécile Louyot, architecte d’intérieur, tions de team building. « Tous les labosa justement été pensé comme une « zone proposés aux particuliers d’adressentd’expérimentation intergénérationnelle ». aussi aux professionnels pour fédérer lesL’idée ? Vivre une expérience ludique, ins- équipes autour d’un moment unique. Unetinctive, grâce à l’apprentissage de techni- option traiteur peut être incluse » expliqueques liées à l’art. Assurés par des profes- la dirigeante. Un prestataire de servicessionnels, les ateliers sont conçus comme a ainsi récemment fait phosphorer sesune plateforme d’échanges artistiques. On salariés sur le thème de la communicationpeut ainsi s’initier, au gré des cours et/ou positive et négative, à travers la peinture eten passant de l’un à l’autre (30 € l’heure la photographie. Au 2e trimestre, le LABOou packs avec différents forfaits), à la proposera en outre un service de restau-photographie, à l’écriture, au théâtre, aux ration à ses adhérents. Des partenariatsvolumes, ou encore à la danse. Si les plus avec des établissements d’enseignementassidus pourront bénéficier d’un accompa- secondaire sont aussi programmés.gnement spécifique, l’ambition reste avant Ouverture du mardi au vendredi, de 15h www.lelabo45.frtout « d’aiguiller, de soutenir les élèves, à 20 h. E MARQUAG C A R TUE INDUSTR E PLASTIQ IEL US FORM ATS FABRICATION TO EMENT ’ABONN CA R T E D ITÉ E FIDÉL CA R T E D IÈCES NT R SUR P ARTE D’A DHÉRE GRAVU RE LASE C S-AVANT DE FACE ’ACCÈS U SINAGE CA R T E D ICATION RS ’IDENTIF RUCTEU CA R T E D S CONST PLAQUE S EPRISE LÉTIQUE D’ENTR S SIGNA V COMITÉ PLAQUE UADRI U SSION Q UX D’IMPRE PANNEA ATION DENTIFIC 0001 ÉTIQUE TTES D’I PLUS D’INFOS : 02 38 70 53 44 cartoflex@cartoflex.fr www.cartoflex.frfévrier - mars 2013 52 7
  8. 8. ACTUALITÉS Reporting RSE : transformer la contrainte en opportunité n’est pas forcément très lourd, il suffit de P ublier un rapport de Responsabilité 2 11 2e édition sociétale de l’entreprise d’ici 2014 : choisir les indicateurs pertinents, ceux du rapport l’injonction, issue du Grenelle de utiles pour suivre la démarche de progrès RAPPORT Développement DÉVELOPPEMENT DURABLE l’environnement*, ne concerne pour l’ins- que s’est fixée l’entreprise » insiste-t-elle. CHRYSO FRANCE durable pour tant que les entreprises de plus de 500 Et de préciser : « le terme développement Chryso, salariés et dont le chiffre d’affaires excède durable a été si galvaudé qu’il est souvent accompagnée 100 M€. Pour Corinne Turpin, dirigeante réduit à sa seule dimension environne- par Osmoze du cabinet-conseil en RSE Osmoze, l’en- mentale. Or, avec la RSE, c’est l’humain jeu de communication et de transparence le cœur du sujet ! ». Globalement, le futur des entreprises en matière sociale et rapport - dont Corinne Turpin souligne la mique et social de l’activité de la société, environnementale dépasse le cadre légal. parfaite complémentarité avec le rapport les relations entretenues avec les person- « De plus en plus d’entreprises vont pro- d’activité - devra présenter trois grandes nes ou les organisations intéressées par duire ce document et le valoriser. Dans typologies d’information : des données l’activité de la société (associations d’in- un contexte concurrentiel, c’est un atout sociales (emploi, organisation du tra- sertion, de défense de l’environnement, à ne pas négliger. Sans compter le grand vail, santé, sécurité, formation, parité…), établissements d’enseignement, popu- nombre de PME déjà inscrites dans une environnementales (gestion des déchets, lations riveraines…) ou encore la prise démarche RSE et qui pourraient simple- gestion durable des ressources…) et enfin en compte dans la politique d’achat des ment la structurer et en faire un projet relatives aux engagements sociétaux de enjeux sociaux et environnementaux. d’entreprise ». Démarche qu’elle s’em- l’entreprise. Sur ce dernier volet, seront *Décret n° 2012-557 du 24.04.2012 presse d’ailleurs de démystifier : « Ce pris en compte l’impact territorial, écono- www.osmoze-conseil.fr Référent CCI du Loiret po em pe.t ou gr Développement personnel ge pa Management opérationnel e tr Logistique / Hygiène sécurité no z ne joig Re Bilan de compétences Langues / International Ressources Humaines Marketing action commerciale Bureautique / Compabilité-gestion ations.net contact@2rform ntinue-loiret.fr www.formation-co 000 Orléans 2 rue Girodet - 458 52 février - mars 2013
  9. 9. 14 mars 2013 - 9h/18hObjectif « 2000 emplois, 2000 sourires » :les entreprises de la région Centres’engagent pour l’emploi des jeunesFaciliter l’accès des jeunes de la région à leur premier emploi lors d’une opération au formatinédit : c’est le pari que veulent relever ensemble plus de 80 entreprises, emmenées parl’association « 2 000 emplois, 2 000 sourires ». OBJECTIFD ’un côté, cet affligeant Cette idée originale d’Alex Parfums), Jacques-Alex Dorliat 2000 EMPLOIS constat : 35 000 jeunes Vagner, directeur général de (directeur régional adjoint Pôle 2000 SOURIRES de moins de 26 ans sont Sud Radio Groupe, à laquelle Emploi Centre), Jacques Mar- en régiOn centre le 14 Mars 2013à la recherche d’un emploi en Daniel Guillermin, PDG de tinet (Président de la Mission au Zenith d’Orléans de 9h à 18hrégion Centre, une catégorie Shiseido International France, locale), Marie-Madeleine Mia-particulièrement touchée par s’est associé sans hésiter, lot (Vice-présidente de la région alleZ-y en ter 4€ a/r* SO BE Design graphique : * dans la jOurnéele chômage*. De l’autre : envi- a très vite emporté l’adhé- Centre) et Olivier Renaudeau Conseil régional du Centre - Février 2013ron 80 entreprises mues par sion de ceux qui constituent (Président du MEDEF Centre). Pré-inscription 2000Emplois2000Sourires la jeunesse de nOtre régiOn, nOtre + bel atOutla même volonté de prendre aujourd’hui le comité stratégi- « En facilitant l’accès des jeu- 1er eMplOi stage alternance a a Partenaires médiasla question à bras-le-corps que de l’association : Nathalie nes à leur premier emploi, nous www.jeunesocentre.fret de défier les statistiques. Bongibault (DRH Christian Dior voulons donner de l’optimisme, de l’énergie, les encourager à çois Bonneau, Président de la réaliser leurs projets, en leur région Centre (partenaire prin- disant d’y croire fort ! » expli- cipal de l’opération), « il s’agit que Alex Vagner, co-président de rebooster la confiance des de l’association. Concrète- jeunes en eux-mêmes et de ment, l’opération organisée dire halte à la morosité ! ». Un au Zénith d’Orléans le 14 mars optimisme volontariste que prochain vise l’efficacité (offres rejoint Alex Vagner. «  Nous de recrutement en CDI, CDD, aurions pu rebaptiser l’opéra- contrats de professionnalisa- tion 2 000 emplois, 6 000 souri- tion, stages…) tout en cassant res. Lorsqu’un jeune décroche les codes, comme le confirme un contrat, ce sont aussi ses Daniel Guillermin, également parents qui renouent avec la co-président : « La manifesta- confiance ». Les entreprises, les tion sera à la fois ludique et très hommes et les femmes enga- professionnelle ». gés dans l’opération fournissent quant à eux un bel exemple de Entreprises responsables ce que peut-être la responsabi- Le format se veut innovant et lité sociétale. Une manière de adapté à son public : rencon- se positionner sur ce qui fonde tres directes avec les entre- leur identité, et d’affirmer leur prises (speed talks) et avec utilité sociale. de très nombreux acteurs de la formation, de l’orientation *À 17,7 %, le chômage des jeunes en ainsi que les branches pro- région Centre est plus élevé de deux fessionnelles ; animations et points que la moyenne nationale (15,8 %). ateliers pratiques comme le Une situation qui s’est plus fortement speed coaching (améliorer son dégradée pour cette population : +10,9 % CV, mettre en avant ses atouts entre décembre 2011 et décembre 2012, et compétences…) ou le job contre 9,4 % pour les plus de 25 ans. style (soigner son look avant Source : Pôle emploi. l’entretien, comment avoir la job attitude…). Pour Fran- www.jeunesocentre.frfévrier - mars 2013 52 9
  10. 10. MADE IN LOIRET La crème du CORNICHON Faire des cornichons de véritables gourmandises ? C’est possible, et l’entreprise Martin Pouret le prouve. Pour être admis dans ses bocaux, les cornichons français doivent remplir plusieurs critères très sélectifs : être fins, extra-frais et récoltés en Bourgogne. La célèbre Maison orléanaise les prépare au sel de Guérande, puis les met en pot avec du vinaigre de vin à l’ancienne, des épices et des aromates (oignons blancs, coriandre, graines de moutarde, estragon, sel de Guérande). 350 grammes de croquant (tout égouttés), vendus en GMS au prix de 6,80 € environ. Les inconditionnels pourront doubler le plaisir en optant pour la moutarde avec morceaux de cornichons. Un must have qui accompagne à merveille viandes froides, terrines, pâtés, grillades, ou qui garantira le succès des sauces ravigote, charcutière ou piquante. www.martin-pouret.com LAIT citoyen Les producteurs locaux s’affichent désormais sur les briques de lait et de crème : un nom, un témoignage, pour traduire leur engagement sur la qualité du lait, expliquer leur métier, dire leur passion. L’initiative, inscrite dans une démarche éco-responsable, revient à la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel qui a créé le lait Centre Val de Loire courant 2011. Objectif : mettre en avant les producteurs locaux et asseoir une identité régionale forte chère à l’entreprise. LSDH pointe la chance « d’être dans une région saine et non polluée, avec des bassins de population importants ». Consommer local, c’est donc soutenir la production et l’industrie de sa région, tout en limitant les dépenses de transport et les émissions de CO2. Un acte à la fois économique et écologique. www.lsdh.fr Bertrand PIOUX 3, avenue de Paris - 45000 Orléans 02 38 62 35 54 - Fax 02 38 8111 57 orléans.gare@thelem-assurances.fr Spécialiste de l’Assurance des Professionnels et de la LOI MADELIN 4 générations à votre service depuis 1920 Votre entreprise, située dans le Loiret, crée, développe, vend ou distribue un produit ou un N° Orias : 10 057 894. ©Photo : Didier Depoorter. service innovant, original, particulier ? Adressez une photo haute définition du produit/service ainsi que toute documentation relative (catalogue, communiqué de presse…) par courrier électronique à communication@loiret.cci.fr – Objet : Made in Loiret.10 52 février - mars 2013
  11. 11. PAROLE DEXPERTRubrique réalisée en partenariat avec le Conseil régional de l’Ordre des Experts-comptablesLOI DE FINANCES 2013 :CE QU’IL FAUT RETENIREntreprises IS : plus-value sur titres de participation La quote-part de frais et charges passe à 12 % et est déterminéeCréation du crédit d’impôt pour l’emploi et la compétitivité désormais à partir du montant brut (et non plus net) des plus-Un crédit d’impôt est créé. Il s’élève à 4 % (6 % à compter de 2014) values de cession.du montant des rémunérations n’excédant pas 2,5 Smic verséesen 2013. Il n’est pas plafonné et est imputable sur l’impôt sur Taux de TVAle revenu ou sur l’impôt sur les sociétés dues par l’entreprise À compter du 1er janvier 2014, les taux de 7 % et de 19,6 % serontau titre de l’année au cours de laquelle les rémunérations ont respectivement relevés à 10 % et 20 %, et le taux de 5,5 % seraété versées. Les PME bénéficient toutefois du remboursement abaissé à 5 %.immédiat de la créance.Création du crédit innovation ParticuliersLes PME exposant des dépenses au titre de la réalisation d’opé-rations de conception de prototypes ou installations pilotes de Barème de l’impôt sur le revenu (IR)nouveaux produits peuvent bénéficier du crédit d’impôt plafonné Est créée une tranche d’imposition supplémentaire au taux deà 80 000 €. 45 % frappant la fraction des revenus supérieure à 150 000 € par part. Traitements et salaires Pour les contribuables pratiquant la déduction des frais réels, les frais de véhicule sont limités à l’application du barème kilo- métrique dont la progressivité cesse au-delà d’une puissance de 7 CV. Dividendes et intérêts Ceux perçus à compter de 2013 sont obligatoirement soumis au barème progressif de l’IR (après abattement de 40 % pour les divi- dendes). Ils doivent supporter un prélèvement opéré à la source au taux de 21 % (dividendes) ou 24 % (intérêt) à titre d’acompte (exception pour certains contribuables pouvant en obtenir la dis- pense). Plus-values immobilières À compter de 2013, les plus-values d’un montant supérieur à 50 000 € sont soumises en plus des 19 % à une nouvelle taxe suivant un barème s’échelonnant de 2 % à 6 %. 02 38 68 16 40 Plus-values mobilières En 2012, elles sont soumises au taux de 24 % (au lieu de 19 %). À compter de 2013, elles sont soumises au barème progressif de l’IR, après application d’un abattement pour durée de détention (20 % entre 2 et 4 ans de détention des titres, 30 % entre 4 et 6 ans, 40 % au-delà). L’imposition au taux proportionnel de 19 % est toutefois maintenue au bénéfice de certains « créateurs d’en- treprise ». ISF L’ISF dû à compter de 2013 est calculé par application d’un barème progressif par tranches allant de 0,5 % à 1,5 %. Il est plafonné à 75 % des revenus.février - mars 2013 52 11
  12. 12. INDUSTRIE DECHAMBRE, la rentabilité à l’épreuve de la crise L’entreprise de BTP de Douchy, spécialisée dans le génie climatique, a reçu fin 2012 le prix Moniteur de la Construction, secteur équipement technique, pour la région Ouest Centre. Sont ainsi récompensées la belle performance de l’entreprise et la gestion prudente de son dirigeant. aussi compétents sur de la tuyauterie inox pour l’industrie pharmaceutique ou agroa- limentaire, que pour des interventions sur Florent Dechambre des réseaux de chaleur ou encore sur des chantiers du Conseil général, régional, dans des collèges ou encore des cliniques ». Virage énergétique Autre atout de l’entreprise : avoir anticipé en intégrant les énergies nouvelles comme levier de croissance. Très investie sur le poste formation de ses salariés, l’entreprise a obtenu la certification Qualisol relative à l’installation d’équipements solaires ther- miques dès 2009. Un virage primordial alors que figure, parmi les actions prioritaires de la transition énergétique menée par le gouvernement, l’engagement des « réseaux d’entreprises et fédérations du bâtiment dans une logique de formation et de quali- fication aux enjeux de la transition écologi- que dans le bâtiment ». Même si l’entreprise C onserver une rentabilité de 10 %, 150 km dans le Loiret, l’Yonne et la région de Douchy a comme mérite commun aux maintenir l’emploi de sa trentaine parisienne), l’entreprise les emporte grâce à 28 lauréats « d’avoir su profiter du dernier de salariés, pouvoir continuer la compétitivité de ses réponses aux appels rebond de croissance pour mettre en place à financer des formations, du d’offres en lots publics séparés et dans le des procédures de gestion rigoureuse »*, matériel adéquat, des véhicules récents cadre de partenariats publics/privés. Avec elle ne contrôle pas tous les paramètres. et une prime d’intéressement en plus d’un 70 % de sa clientèle dans le secteur ter- Il en va ainsi de « la concurrence de main- treizième mois : les prochaines priorités tiaire et 30 % dans secteur industriel, d’œuvre low cost », qui lui a déjà valu de ne de Florent Dechambre, président depuis Florent Dechambre peut répondre avec pouvoir rivaliser sur certains dossiers. 2006 de la SAS éponyme, sont clairement réactivité à des commandes très diverses, *Le Moniteur - 21.12.2012 énoncées. Dans un contexte particulière- y compris pour des majors du BTP. « On est www.dechambre.fr ment tendu pour les entreprises du BTP, le dirigeant sait qu’il faudra jouer serré. Si le chiffre d’affaires marque un repli en 2012, à 6 M€, les trois dernières années consé- cutives ont affiché une progression (4,5 M€ Aquateam, l’agriculture durable pour en 2009, 6 M€ en 2010 puis 8 M€ en 2011). la nappe de Beauce « Je ne refuse jamais du travail » assure l’entrepreneur dont l’arrière-grand-père a PME, groupes industriels, organismes de conseil agricole et instituts de recherche fondé l’entreprise en 1919. Le spécialiste du récoltent les premiers fruits de leurs travaux de R D après la première année d’existence génie climatique s’appuie pour cela chaque d’Aquateam. Le projet labellisé par les pôles de compétitivité Dream et Systematic a fois que nécessaire sur des sous-traitants notamment assuré en 2012 le suivi de parcelles agricoles expérimentales et développé des et du personnel intérimaire. Pourtant, cette modèles mathématiques. Objectif final : fournir des outils d’aide à la décision innovants stratégie volontariste n’explique pas à elle pour optimiser l’utilisation de la ressource en eau par l’irrigation. Tout en limitant les seule la pérennité de l’entreprise. Ses prin- impacts liés à l’usage des fertilisants et pesticides sur la nappe de Beauce. cipaux chantiers (situés dans un rayon de www.projet-aquateam.org12 52 février - mars 2013
  13. 13. E-COMMERCEQUAND L’E-COMMERCE fait recetteD’ici quelques semaines, Julien Nguyen, promotion Masterchef 2012 et ancien salarié d’Oxynéo,va lancer une plateforme de réservation en ligne de chefs à domicile. Du web aux fourneaux,la stratégie s’appuie sur une vertu commune : celle du partage.R éserver un chef à domicile en de téléréalité Masterchef en septembre cyber-acheteurs. Autre transaction pré- quelques clics seulement, qua- dernier, Julien Nguyen maîtrise bien son vue : l’achat de cartes cadeaux, envoyées lité des mets garantie, table sujet. Objectif des développements en au destinataire par e-mail ou voie pos- dressée, service assuré et cui- cours : que l’internaute puisse effectuer tale, utilisables ensuite sous forme desine rendue aussi propre que trouvée : le sa réservation en ligne avec le moins coupons. Côté business model, Julienconcept d’invite1chef.com devrait séduire d’étapes possible, sans changer de page. Nguyen a basé sa rémunération sur unun large public. « L’idée, c’est de démocra- Trois gammes de menus avec plusieurs pourcentage des affaires apportées auxtiser le chef à domicile, s’enthousiasme choix d’entrées, plats et desserts (33, 55 chefs à domicile. La déclinaison du siteJulien Nguyen, tout en fédérant des pro- et 75 €) sont prévues. Les cartes change- en Applis I-Phone et I-Pad suivra dansfessionnels qui travaillent de manière ront au rythme des saisons. la foulée. Quant à la présence de l’entre-plutôt isolée. Le site s’adresse aux jeunes prise sur les réseaux sociaux (Facebook,cadres, aux couples avec enfants. Faire Agendas bien synchronisés Twitter) et à l’animation de sa futurevenir un chef à domicile permet d’invi- Le lancement, progressif, prévoit une communauté (jeux-concours, matérielter facilement des amis en semaine, le couverture des villes d’Orléans et de à gagner…), Julien Nguyen s’en réjouit àweek-end, et résout les questions d’orga- Paris dans un premier temps. « Une pop l’avance. « La cuisine, c’est avant tout dunisation liées au baby-sitting ». Et, avec la up permettra de visualiser une carte, partage ! ».rigueur qu’il s’est imposée dans la sélec- avec la liste des villes disponibles dépar- www.invite1chef.comtion des chefs répertoriés (une quaran- tement par département » illustre-t-il.taine aujourd’hui), le jeune entrepreneur Spécificité de la plateforme, son sys-promet aux futurs clients une soirée aussi tème de réservation très atypique, dontqualitative - et pas forcément plus oné- le chef d’entreprise dit qu’il permettrareuse - qu’au restaurant. À 29 ans, après « de se plugger sur le Google agenda deun job de concepteur de sites Internet au chaque chef ». Un système de cumul desein de l’agence web orléanaise Oxynéo et points, échangeables contre différents Chasser en ligneun détour par les plateaux de l’émission cadeaux, récompensera l’assiduité des St Hubert Equipement, entreprise de Saint-Denis-de-l’Hôtel à la fois spécialisée dans la distribution de produits de chasse, d’élevage et Julien Nguyen agricoles, et régie de territoires auprès des propriétaires et exploitants, a lancé en janvier un site e-commerce rénové. Plus de 1500 références disponibles en ligne, avec remises spécifiques pour clients fidèles, associations ou encore fédérations. L’entreprise a également lancé un blog : actualité cynégétique et du monde rural, ainsi que vidéos d’essais des produits y sont publiées régulièrement. Une communication aussi déclinée sur les réseaux sociaux : St Hubert Equipement compte, fin février, plus de 2000 amis sur son profil Facebook. www.sthubertequipement.com http://sthubertequipement.comfévrier - mars 2013 52 13
  14. 14. SERVICES OLIVIER MAUPIN, chirurgien de la mémoire Depuis 24 ans, Olivier Maupin allie deux passions : la restauration de livres anciens et la transmission de son savoir. Lauréat du prix régional des métiers d’arts, il ouvre au public les portes de son centre de formation les 6 et 7 avril prochains. Maupin, trois prérequis. « Bien connaître S ’il prend volontiers l’IPad pour grand chantier - la restauration, suite à montrer quelques-unes de ses l’archéologie du livre, une reliure se date une inondation, des 23 volumes de La rénovations de livres anciens, par exemple à dix années près ». Ensuite, description de l’Égypte publiée sous les c’est surtout muni d’un scalpel, maîtriser les processus de dégradation ordres de Napoléon Le Grand - lui aura de compresses, couteaux et ciseaux, physique et chimique. « Certains papiers pris 1 500 heures. Prochain défi : l’Encyclo- qu’Olivier Maupin est dans son élément. deviennent acides, d’autres s’oxydent… pédie de Diderot et d’Alembert, confiée par Également créateur de méthodes de res- Il faut pouvoir les reconnaître pour stop- la bibliothèque du Château de Versailles. tauration, le chef d’entreprise a fondé en per le processus ». Enfin, et c’est toute la Mais son grand challenge des années 2009, après 20 années de professorat, le valeur ajoutée de l’entrepreneur-artisan, à venir, c’est la migration du CFRPE de Centre de formation et de restauration du il faut avoir développé des techniques pour Châteauneuf vers Tours. Rien de moins patrimoine écrit (CFRPE) à Châteauneuf/ trouver des greffons de cuir ou de papier. que les 30 000 m2 laissés par la maison Loire (labellisé Entreprise du Patrimoine « Un livre, ça connaît des souffrances » d’édition Mame, à partager entre autres Vivant). 80 élèves viennent chaque année affirme-t-il. Manipulations répétées ou avec les Beaux-Arts. De quoi dispenser y suivre un cursus diplômant - y com- encore sinistres figurent en effet parmi les dans des conditions optimales les quatre pris de l’étranger - en formation initiale deux principaux fléaux qui endommagent à six années de formation continue qui ou continue. Ce qui fait le plus vibrer le les livres anciens, antérieurs à 1870. composent le cursus. « Et qui assurent restaurateur, c’est « de se replonger, à aux élèves, et à notre patrimoine, un bel travers leur façon de travailler les cuirs, Livres anciens, métiers d’avenir avenir ». les cartons, dans la mémoire de nos De sa première école à Ascona en Suisse, www.coeur-de-france.com/maupin.html ancêtres. C’est avant tout l’histoire de il aura retenu que « tous les livres avaient l’homme qui me fascine ». Faute d’avoir une valeur patrimoniale, sans notion consigné leurs secrets de fabrication par de noble ou de moins noble ». Seul mot écrit, seule l’analyse de la structure des d’ordre : que son intervention soit la plus livres anciens permet de les percer. Ce discrète possible et sauvegarde un maxi- qui suppose, comme l’explique Olivier mum d’éléments originaux. Son dernier 4e anniversaire du Club Emploi et Handicap Début février, le Club Emploi et Handicap, Olivier Maupin présidé par Christophe Gemmo, a célébré son 4e anniversaire dans les ateliers de la Couronnerie (Saint-Pryvé Saint- Mesmin) en présence de nombreuses entreprises adhérentes*. Si, comme il l’a précisé, l’objectif est à la fois « de changer les regards et les mentalités autour du handicap », l’association a aussi pour vocation « de relayer la politique de l’emploi ». Parmi les actions phares du club : un Salon du recrutement organisé en partenariat avec Pôle Emploi et la mairie d’Orléans, pour favoriser l’insertion des personnes en situation de handicap, mais aussi un challenge interentreprises, dont la 2e édition, au second semestre 2013, devrait réunir 120 équipes (contre 52 en 2012). *80 à ce jour. Contact : cgemmo@consulthandi.fr14 52 février - mars 2013
  15. 15. DÉVELOPPEMENT DURABLECACL, la construction durable a de l’avenirLe bâtiment du Crédit Agricole Centre Loire de Saint-Jean-de-Braye, livré fin 2011, s’impose comme un véritable concentréde technologie. Un site que les adhérents des RencontresPerformances, organisées par la CCI du Loiret, ont pu visiter. Nouvelle destination pour séminaires atypiques et éco- responsables Un esprit « maison de famille » avec des services d’hébergements nature et confort haut de gamme, une restauration axée bio et produits locaux mais aussi des salles de réunions entièrement équipées : tel est le concept de « L’Esprit du Lodge » développé à Batilly-en-Pusaye par Blandine et Eric Ozanne. Privatisé pour chaque séminaire, le lieu accueille de petites équipes (moins de 25 personnes) autour d’activités fédératrices sur la thématique de la Franck Dubois et Patrick Auger nature et du développement durable. De grandes marques - Accor Hôtels, Ikea, Greenpeace, Greiner Bio-one – l’ont déjà testé, et approuvé.« C’est avant tout une histoire aussi nos partenaires. Pour concevoir un www.esprit-du-lodge.com d’hommes ! » pose en préam- tel bâtiment, il faut vraiment être impré- bule Patrick Auger, responsable gné ». Seule contrainte de départ : lier - immobilier, sécurité et moyens sans le copier toutefois - le bâtiment HQEgénéraux du site du Crédit Agricole Cen- à celui existant, datant des années 70,tre Loire (CACL) à Saint-Jean-de-Braye. caractérisé par ses briques. À l’arrivée en Les 700 m2 de panneaux photovoltaïquesCertes, il y a la prouesse architecturale et octobre 2011 : 4 400 m2 sur deux niveaux, ont finalement été retirés au profit d’untechnologique qui a permis la livraison (et d’une capacité maximale de 220 person- système de gestion d’occupation du bâti-dans l’enveloppe budgétaire impartie de nes, gratifiés d’une mention excellente par ment destiné à faire chuter la consomma-10,5 M€), d’un bâtiment labellisé HQE* et l’organisme certificateur. tion d’énergie. Quant au puits franciliencertifié BBC**, mais il y a aussi « une vraie (c’est la seule déception), « le rendementfierté » d’avoir co-piloté un projet tertiaire L’intelligence au service du confort n’est pas au rendez-vous » concède le res-innovant. De l’architecte Patrice Debaque « C’est un bâtiment béton à forte inertie ponsable technique. Côté éco-confort desaux entreprises de BTP parties prenantes avec un bardage brique extérieur ven- utilisateurs, qui figure parmi les critèressur le chantier, tous sont clients du CACL. tilé, un vrai concentré de technologie ! » de certification, le retour est plutôt positif.La commande initiale ? Démanteler des résume Franck Dubois. Capteurs de « Ce type de bâtiment fonctionne grâce aubâtiments de type Pailleron qui abritaient détection de présence, stores aluminium respect de règles de vie importantes pourla filiale informatique et la plateforme qui suivent la courbe du soleil, récupéra- ne pas le déséquilibrer et cela a néces-téléphonique du CACL, et en construire un teurs d’eaux de pluie, ascenseurs à accu- sité une phase d’adaptation » expliquenouveau. « Nous nous sommes très vite mulation d’énergie cinétique, terrasses Patrick Auger. Également intégrées danspris au jeu et sommes allés au-delà de végétalisées, 100 % des espaces acces- la démarche globale certification, la des-nos ambitions » confie Patrick Auger. Une sibles à la lumière extérieure, capacités truction et la valorisation des bâtimentsimplication totale que confirme Franck acoustiques exceptionnelles… : l’ensem- vides, obéiront à leur tour à un cahier desDubois, responsable technique des sites ble, piloté par un système de gestion tech- charges drastique.du CACL : « nous avons tous suivi une for- nique très performant, consomme dix fois *Haute Qualité Environnementalemation HQE, à laquelle nous avons associé moins que le bâtiment auquel il fait écho. **Bâtiment Basse Consommationfévrier - mars 2013 52 15
  16. 16. CRÉATION LA MICRO-CRÈCHE, solution pour la petite enfance Première micro-crèche du Loiret, La Compagnie des P’tits Clous a ouvert ses portes début février à Semoy, à proximité du parc d’activités des Châtelliers. Une autre ouverture suivra dès avril, juste à côté. Le chemin des Stéphane Ridet et Isabelle Gautier Léglise délices : en route vers l’autonomie Claudine Nicolas quittera en juin prochain la couveuse d’entreprise PES45 qu’elle a intégré un an avant. Son concept d’ateliers culinaires de qualité, « avec une touche haut de gamme à des prix raisonnables », remporte déjà un franc succès à Neuville-aux-Bois et Mardié. Si les associations constituent son premier public, elle a élargi ses interventions aux particuliers et aux entreprises. Au gré de ses ateliers itinérants ou à son domicile (« Saveurs d’ailleurs », « ateliers de saison », « enfants/parents »…), Claudine Nicolas allie sa passion avec ce qu’elle aime avant tout : « aller vers les gens ». Notamment en milieu rural, où ce type d’ateliers reste peu développé. Elle s’est – de son propre aveu – par 1 0 places maximum : tel est l’impé- souligne Stéphane Ridet), un architecte a ratif à respecter pour revendiquer validé tous les aménagements. Espace de ailleurs révélée sur les ondes de France le statut de micro-crèche. Isabelle 3 m2 par enfant accueilli, portes avec ocu- Bleu où on la retrouve régulièrement Gautier Léglise et Stéphane Ridet, lus, anti-pinces-doigts… Tout a été minu- dans « Tous en cuisine ». collègues dans le domaine de la forma- tieusement passé au crible pour obtenir www.lechemindesdelices.fr tion pendant 10 ans, ont donc opté pour l’indispensable agrément délivré par le le secteur de la petite enfance - et ce Conseil général du Loiret et le médecin format particulier - pour bâtir leur pro- référent de PMI. Au total, les gérants ont encore grâce au soutien du groupement jet de création d’entreprise. À la faveur consacré une enveloppe de 70 000 € aux d’entreprises comme le GEZI**, les deux d’un décret datant de 2007*, qui vise à travaux de mise aux normes, auxquels se structures affichent déjà presque complet augmenter l’offre d’accueil des moins de sont greffés 25 000 € en achat de mobilier, pour la rentrée de septembre. La Compa- six ans grâce à un assouplissement de la matériel et jeux. gnie des P’tits Clous ouvrira en effet, dès réglementation, ce sont deux structures le deux avril, une seconde micro-crèche, de 10 places chacune (pour les 0-4 ans) Un modèle à dupliquer sur le même site. Conscients de répondre qui seront ouvertes à Semoy, à quelques Pour les parents, le coût horaire sera à un manque cruel de places d’accueil, semaines d’intervalle. « L’environnement équivalent à celui d’une assistante mater- les dirigeants projettent deux ouvertures réglementaire n’en est pas moins rigou- nelle. « Ils pourront bénéficier d’une prise ultérieures fin 2013, début 2014. Ils se reux, souligne Isabelle Gautier Léglise, en charge variable auprès de la Caisse déclarent aussi - avec leur compétence tant sur le plan des normes de sécurité d’Allocations familiales » confirme la de gestionnaires de crèche - à l’écoute que de l’encadrement des enfants ». Côté gérante. Si aucun critère géographique des entreprises qui souhaiteraient étudier ressources humaines, sept auxiliaires de n’est requis pour l’admission des enfants, toute forme de partenariat. puéricultures, encadrées par une éduca- la micro-crèche réserve en priorité ses * Décret 2007-230 pour l’accueil des moins de 6 ans trice de jeunes enfants, ont été recrutées. places à ceux dont les deux parents tra- **Groupement des Entreprises de la Zone Intercommunale Dans l’ancien bâtiment de bureaux, qui vaillent. Grâce au bouche-à-oreille dans de Saint Jean de Braye - Semoy. date de 2005 (« bien isolé, très lumineux » les maternités, auprès des médecins ou www.la-compagnie-des-p-tits-clous.fr16 52 février - mars 2013
  17. 17. À TABLEJANE A., la crêperie aux accents britanniquesLa crêperie Jane A., qui se niche dans une petite rue ducentre ville orléanais, casse les codes avec succès. Typé, cosy,l’établissement affiche presque systématiquement complet. TOURISME Léo Parc AventureD e la crêperie bretonne tradition- les clients ne se lassent pas de la Crêpe nelle, Sophie Bracquemond et des Demoiselles. Ses pommes caramé- accroît son offre Jean-Marie Adam, associés, lisées au beurre salé y sont sans doute n’ont souhaité garder que pour beaucoup. « 90 % des produits sont À l’origine de la création du parcl’authentique farine de blé noir faite à la faits maison, assure Jean-Marie Adam, acrobatique dans les arbres de la basemeule de pierre*, et une carte de cidres des oignons confits à la sauce tomate en de loisirs de l’Ile Charlemagne à Saint-sélectionnés avec amour. Pour le reste, passant par le chocolat et le caramel ». Jean-le-Blanc en 2010, Cyril Neveuamateurs de filets de pêche au mur, tris- Le couple cherche, chaque fois que possi- lance cette année, sur le même site,kels, bolées et autres symboles, devront ble, à promouvoir des produits de qualité l’Aquaparc. Des structures gonflablespasser leur chemin. Du nom de l’ensei- et des fournisseurs locaux, comme le thé (trampoline, toboggan, catapulte…)gne - comme une signature manuscrite ou le café achetés aux Cafés d’Eric. L’éta- qui viennent étoffer l’offre de Léoblanche sur fond noir - à la décoration blissement ouvre ses portes du mardi au Parc Aventure pour la saison estivale.moderne et vintage - un mélange années vendredi midi, et les vendredi et samedi La TPE de trois salariés annonce par60, entre mobilier chiné et luminaires soirs. Ses 28 couverts sont presque sys- ailleurs avoir accru la sécurité de sessuédois, l’univers est décalé. Quelques tématiquement pris d’assaut. Et comme parcours dans les arbres dédiés auxéléments forts dominent le décor : le bar les gérants n’ont pas l’intention de faire 3/6 ans et imaginé neuf parcourscirculaire peint en noir, très pub anglais, varier cette mécanique bien huilée, un inédits pour adultes et adolescents.les murs bleu pétrole, et les reproductions seul conseil : réserver ! L’an passé, c’est l’ouverture de l’activitéau mur. L’une d’entre elles - une photo *www.moulin-fatigue.fr paintball qui avait marqué l’actualiténoir et blanc de Gainsbourg et Birkin que jane-a.com du parc d’activités de loisirs.la gérante affectionne particulièrement 15 rue Croix de Malte - 45000 Orléans www.leo-parc-aventure- a été le point de départ de l’ambiance Tél. : 02.38.42.75.89de la crêperie, ouverte en juillet dernier.« Jane A. » étant finalement un doux clind’œil à l’actrice anglaise et à… Jeanned’Arc. Parce qu’une ambiance bien pen-sée ne suffit pas à générer du business,et encore moins à dépasser le chiffred’affaires prévisionnel, comme c’est lecas, la recette du succès se trouve aussien cuisine. Un vrai défi, au départ, pourJean-Marie Adam qu’on entraperçoità travers le mur vitré. S’il a comme sacompagne fait toute sa carrière dans ledomaine de la restauration, il a du se for-mer au métier de crêpier : acquisition desbases à Nantes, au Conquet, puis touchefinale dans la crêperie d’une belle-sœurà Quimper.Petite carte, maxi plaisirAu final, la carte est resserrée, et le choixassumé. Plus que pour les classiques, onvient pour les galettes de blé noir spécia-les, servies avec leur petit bol de saladeverte. La Jane A. (Saint-Jacques, cham-pignons, lard fumé, sauce crème) et laGalette du fromager (chèvre, lard fumé, Sophie Bracquemond et Jean-Marie Adammiel et noix) font un tabac. Côté dessert,février - mars 2013 52 17

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