Lettre économique Japon, Corée, Australie et Nouvelle-Zélande  n°38 (juillet-aout 2012)
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Lettre économique Japon, Corée, Australie et Nouvelle-Zélande n°38 (juillet-aout 2012)

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Lettre économique Japon, Corée, Australie et Nouvelle-Zélande  n°38 (juillet-aout 2012) Lettre économique Japon, Corée, Australie et Nouvelle-Zélande n°38 (juillet-aout 2012) Document Transcript

  • Lettre économique Japon, Corée, Australie et Nouvelle-Zélande n°38© DG Trésor 3 août 2012Sommaire1) Japon : nouvelle étape dans le processus de multilocalisation de la production automobile japonaise ............ 3 La production domestique des constructeurs automobiles japonais se limite progressivement à l’approvisionnement du marché national, dont ils détiennent 95% des parts. La part étrangère de la production et des approvisionnements en pièces a augmenté constamment au cours des deux dernières décennies et s’accélère depuis 2008, essentiellement au profit des pays en développement. Les constructeurs automobiles japonais optimisent ainsi les multiples plateformes de production dans le monde comme le montre la récente décision de Toyota d’exporter le modèle Yaris vers le marché nord- américain à partir de sa plateforme de Valenciennes.2) Japon : face aux difficultés financières, l’opérateur TEPCO augmente ses tarifs d’électricité et réduit ses coûts ..................................................................................................................................................................... 7 Le ministère de l’économie (METI) a donné le 25 juillet 2012, après deux mois de délibération et négociations, son approbation pour une augmentation de 8½% des tarifs fixés par TEPCO aux ménages, applicable à partir du 1er septembre 2012. L’augmentation des tarifs aux entreprises, qui ne requiert pas une approbation du METI, devrait être de 15%. L’opérateur électrique TEPCO, propriétaire de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi, couvre environ 30% de la consommation électrique au Japon. Cette hausse devrait permettre à TEPCO de faire face à ses pertes et à la montée des prix du combustible qui menacent la stabilité financière de la compagnie. TEPCO a aussi obtenu l’accord du gouvernement pour une aide publique de 1 000 Mds de yens fin juillet dans le cadre de son plan de restructuration dévoilé en mai dernier.3) Corée : impact de l’ALE UE-Corée au cours des cinq premiers mois 2012, selon les statistiques coréennes ... 11 AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 1/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 Pour les cinq premiers mois 2012, à l’échelle européenne, le volume des échanges avec la Corée est en légère baisse par rapport à la même période de 2011, au détriment des exportations coréennes, en baisse de 15%, et au profit des exportations européennes, en hausse de 9%. A l’échelle intra- européenne, les résultats des exportations vers la Corée par pays sont contrastés. La France affiche une baisse de 15% de ses exportations, résultat à mettre en parallèle avec la chute spectaculaire des exportations coréennes vers la France (-70%). Même si les évolutions tarifaires profitent à certains produits de grande consommation où la marque France est particulièrement reconnue (vins, fromage), les résultats sont plus mitigés dans d’autres secteurs, notamment industriels. Il est encore tôt pour évaluer l’impact de cet accord, les évolutions tarifaires étant progressives pour de nombreux produits, mais aussi parce que l’impact de la crise économique mondiale est largement plus déterminant pour le dynamisme des échanges commerciaux.4) Corée : décision surprise de la Banque de Corée d’abaisser son taux directeur ............................................... 16 La Banque centrale de Corée a surpris les observateurs et les opérateurs de marché en abaissant son taux directeur de 25 pb à 3% à l’issue de sa réunion mensuelle du 12 juillet. Après avoir drastiquement abaissé son taux au cours de la crise, la banque de Corée avait entamé une politique de remontée progressive de son taux à partir de juillet 2010, pour accompagner la poussée inflationniste. Cette normalisation a été interrompue en juin 2011 à 3,25%, face au regain d’incertitudes économiques et le taux a été laissé inchangé jusqu’en juin 2012. Poussée par la détérioration de la situation économique globale, la Banque de Corée réoriente sa priorité de la lutte contre l’inflation vers le soutien à la crois- sance. Au vu des perspectives de croissance révisées à la baisse pour l’année 2012 et pour le second semestre, les analystes anticipent une nouvelle baisse du taux directeur de 25 pb d’ici septembre.5) Australie : état des lieux de l’industrie minière ................................................................................................ 18 L’industrie minière australienne affiche des résultats remarquables sur le dernier exercice budgétaire. Pourtant, elle est sur la défensive, compte tenu des reproches qui lui sont faits de favoriser l’émergence d’une économie à deux vitesses, ce dont elle se défend. Elle préfère s’attarder sur l’envolée des coûts de production et l’écart de productivité qui se creuse avec des concurrents, au point de menacer des décisions futures d’investissement. Elle prépare un ensemble de propositions pour enrayer la tendance.6) Nouvelle-Zélande : le pays face au problème de l’épargne-retraite ................................................................ 21 La question des retraites surgit à nouveau en Nouvelle-Zélande, alors que les banques et le FMI, dans son rapport annuel (Article IV), relèvent un déficit d’épargne des ménages néo-zélandais notamment pour financer leur retraite, et que la gauche propose de repousser l’âge d’ouverture des droits à pension.7) Papouasie-Nouvelle Guinée : situation économique ........................................................................................ 24 Disposant de ressources naturelles abondantes, la Papouasie-Nouvelle Guinée (PNG) connaît une forte croissance économique. L’enjeu pour les autorités de PNG est de canaliser cette croissance en limitant l’inflation tout en consentant des dépenses de développement.8) Japon, Corée, Australie et Nouvelle-Zélande : indicateurs économiques ........................................................ 26 AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 2/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 Japon : nouvelle étape dans le processus de multilocalisation de la production automobile japonaise La production domestique des constructeurs automobiles japonais se limite progressivement à l’approvisionne- ment du marché national, dont ils détiennent 95% des parts. La part étrangère de la production et des approvisionnements en pièces a augmenté constamment au cours des deux dernières décennies et s’accélère depuis 2008, essentiellement au profit des pays en développement. Les constructeurs automobiles japonais optimisent ainsi les multiples plateformes de production dans le monde comme le montre la récente décision de Toyota d’exporter le modèle Yaris vers le marché nord-américain à partir de sa plateforme de Valenciennes. 1. La production nationale est de plus en plus destinée au seul marché domestique qui reste une chasse gardée des constructeurs japonais 1.1. La production nationale est destinée à part égale entre les ventes au Japon et les exportations. En 2010 (l’année 2011 est atypique suite au séisme du 11 mars), les constructeurs japonais ont produit 9 millions de véhicules au Japon (8,3 millions de voitures ; le solde est composé de camions et bus). Ce chiffre s’inscrit dans la fourchette de production comprise entre 9 et 12 millions de véhicules par an au cours des quinze dernières années. Les constructeurs japonais mettent en avant certains facteurs qui pénalisent la production au Japon : l’appréciation du yen, le retard dans la course aux accords de libre-échange (ALE) ou de partenariat économique (APE) notamment face à la Corée du Sud1, la réglementation contraignante du travail, le niveau élevé de l’impôt sur les sociétés2, les perturbations liées aux économies d’énergie et une réglementation contraignante en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Toyota estime qu’une hausse de 1 yen contre le dollar diminue son bénéfice opérationnel de 30 Mds de yens, du fait de la baisse des marges à l’exportation et de la diminution des bénéfices importés (soit environ 5% du bénéfice opérationnel de l’année fiscale 2010-2011, qui s’élevait à 608 Mds de yens). 1.2. Le marché domestique reste un débouché important pour la production locale. Les constructeurs japonais détiennent une part de marché de 95% au Japon, et 50% des voitures produites au Japon sont destinées à ce marché. A terme, la production au Japon sera majoritairement dédiée à alimenter le marché intérieur. Honda souhaite maintenir la production au niveau actuel en priorisant le marché national (sur 1 million de voitures produites, 600 000 ont été vendues au Japon en 2010 ; l’objectif est de passer à terme à 900 000 voire 800 000 unités produites). Nissan s’est jusqu’alors engagé à conserver une production d’au moins 1 million de véhicules au Japon, dont une plus grande proportion sera destinée au marché intérieur.1 Les pays avec lesquels le Japon a conclu un ALE ou un APE représentent au total des marchés d’environ 5,6 millions de véhiculesautomobiles, contre 21 millions pour la Corée du Sud dont 16 millions avec l’Union européenne.2 Le taux d’imposition des entreprises au Japon, de 40%, est plus élevé qu’en Chine (25%) ou en Corée du Sud (24%). Le budget 2012 aprévu une baisse du taux marginal de cinq points à 35%, mais celle-ci a été en partie compensée par une surtaxe de 3% pour financer lesdépenses de reconstruction, Le taux d’imposition japonais reste aussi élevé par rapport à des pays à structure économique comparable,comme ceux de l’OCDE. Les PME bénéficient d’un taux inférieur de 22% au niveau central et d’un taux réduit au niveau local. Selonl’OCDE, même après prise en compte des différentes déductions fiscales, le taux effectif moyen d’imposition des entreprises est de 32%au Japon contre 24% en moyenne pour les pays de l’OCDE. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 3/30 View slide
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/20122. Les ambitions des constructeurs japonais se portent sur les pays émergents, en particulier en Asie, où se concentre l’augmentation de leur capacité de production2.1. La production à l’étranger des constructeurs japonais n’est pas un phénomène récent mais tend às’accélérer. En 1995, les constructeurs automobiles japonais produisaient 35% de leurs véhicules hors duJapon ; ce ratio a depuis continuellement augmenté avec une accélération depuis 2009 pour atteindre 61% en2011 (Honda, le plus internationalisé par sa production, assemblait 76% de ses voitures à l’étranger en 2011).Toyota, redevenue le premier constructeur automobile mondial au premier semestre 2012 après le reculconsécutif aux effets du séisme du 11 mars 2011 qui avait relégué l’entreprise au 3 ème rang mondial, prévoit deproduire 8,65 millions de véhicules en 2012 dont 5,25 millions hors Japon (soit 61% des voitures produites àl’étranger). En 2015, le constructeur automobile ambitionne de produire 10 millions d’unités, dont 6,8 millionsà l’étranger (68%).2.2. Les implantations sont progressives, les constructeurs japonais ayant tendance à commencer petit et àétendre leurs capacités de production progressivement en fonction des conditions locales. Cette approchegraduelle a pour objectif d’éviter des investissements et stocks excessifs, et d’acquérir de l’expérience et dusavoir-faire local au travers de la production en petite quantité (Honda peut ouvrir de nouvelles usines à partirde 30 000 unités annuelles).2.3. En corollaire, la part d’approvisionnement en pièces de l’étranger augmente en particulier au profit despays en développement voisins. Nissan prévoit d’augmenter la part des pièces en provenance de Corée duSud et de Chine pour son usine du sud du Japon dans le Kyushu, de 20% aujourd’hui à 40% en 2014. Toyota,dans la région du Tohoku, réduit les coûts de production de 30% par rapport à 2009 grâce à desapprovisionnements en pièces hors du Japon.2.4. La production d’automobiles japonaises en Asie, hors Japon, a augmenté chaque année entre 1985 et2011, passant de 208 000 unités (23% de la production à l’étranger d’alors) à 7 546 000 unités (56% de la partaujourd’hui). Une part croissante de ces voitures est destinée aux marchés locaux : en 2010, les constructeursjaponais détenaient 84% du marché automobile dans l’ASEAN, 41% en Inde et 17% en Chine (qui est le premiermarché pour Nissan depuis deux ans).3. L’activité en Europe et en France des constructeurs japonais a été pénalisée par la situation économique actuelle, mais la faiblesse de l’euro favorise aussi la produc- tion en Europe3.1. Les constructeurs japonais ont ajusté leur production à la dégradation du contexte régional. Après avoiratteint un pic de production dans l’Union européenne en 2007 (1,8 million de véhicules), les constructeursjaponais ont produit 1,3 million de véhicules en 2011 (dont 229 000 en France sur une production de voitures,tous constructeurs confondus, de 1,9 million dans l’Hexagone en 2011).3.2. En Europe et en France, les annonces récentes des constructeurs japonais se limitent au développementde certains sites existants et visent à bénéficier de la faiblesse de l’euro par rapport au dollar. L’impact entermes d’emplois sera limité mais confirme la France et l’Europe comme bases de production de véhicules denouvelles générations. Ainsi, la production du modèle Yaris de Toyota, destinée au marché nord-américain AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 4/30 View slide
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012(Etats-Unis, Canada, Porto-Rico), débutera en mai 2013 en France avec un objectif de 25 000 véhiculesexportés pour un investissement dans l’usine de Valenciennes de 8 millions d’euros. *Mécaniquement, compte tenu du vieillissement de la population, le marché japonais va rétrécir ou changer denature (plus de petites voitures légères « Kei cars » mais moins durables). L’autre variable d’ajustement seral’évolution des taux de change et la capacité des constructeurs japonais à exporter à partir de plateformes deproduction ailleurs dans le monde en maîtrisant l’ensemble de la chaîne de valeur. Encadré : principaux chiffres (2010) Production (source JAMA) : 21,4 mo nombre de voitures produites par les constructeurs japonais dans le monde, sur 58,2 millions de voitures pour particuliers tous constructeurs confondus ; 8,3 mo nombre de voitures produites au Japon par les constructeurs japonais ; 13,2 mo nombre de voitures produites à l’étranger par les constructeurs japonais ; 61,7% part de la production des constructeurs japonais faite à l’étranger (35% en 1995) 50% part de la production d’automobiles au Japon destinées au marché japonais (objectif de 90-100% d’ici 10-20 ans. Parts de marché des constructeurs japonais (source : Mitsubishi UFJ Morgan Stanley Securities) : 95% au Japon ; 84% dans l’ASEAN ; 41% en Inde ; 39% aux Etats-Unis ; 17% en Chine ; 12% en Europe ; 31% dans le monde. Composants et pièces 40% parts des composants importés d’ici 2014 pour la production de l’usine Nissan dans la préfecture de Kyushu. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 5/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012Annexes 1. Evolution de la production à l’étranger des constructeurs automobiles japonais (1985-2011) 2. Alliances et partenariats entre constructeurs automobiles japonais et européens (source JAMA) AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 6/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012Japon : face aux difficultés financières, l’opérateur TEPCO augmenteses tarifs d’électricité et réduit ses coûtsLe ministère de l’économie (METI) a donné le 25 juillet 2012, après deux mois de délibération et négociations,son approbation pour une augmentation de 8½% des tarifs fixés par TEPCO aux ménages, applicable à partir du1er septembre 2012. L’augmentation des tarifs aux entreprises, qui ne requiert pas une approbation du METI,devrait être de 15%. L’opérateur électrique TEPCO, propriétaire de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi,couvre environ 30% de la consommation électrique au Japon. Cette hausse devrait permettre à TEPCO de faireface à ses pertes et à la montée des prix du combustible qui menacent la stabilité financière de la compagnie.TEPCO a aussi obtenu l’accord du gouvernement pour une aide publique de 1 000 Mds de yens fin juillet dans lecadre de son plan de restructuration dévoilé en mai dernier.1. L’opérateur électrique TEPCO est dans une situation financière difficile et affiche des pertes depuis deux ans1.1. Plusieurs raisons expliquent les difficultés financières de TEPCO : - les coûts liés à l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ; - l’arrêt des centrales nucléaires gérées par TEPCO et l’utilisation plus importante de l’énergie thermique ; - la hausse des prix des énergies fossiles.1.2. TEPCO a subi des pertes ces deux dernières années et a dû adopter un plan de restructuration enprofondeur, demandé également par le gouvernement en contrepartie de l’aide publique, dans le cadreduquel elle doit revoir ses coûts et son mode de gestion. Le ministère de l’économie, le METI, a fait de ce plande restructuration une condition pour injecter des fonds publics d’un montant de 1 000 Mds de yens fin juilletet pour recevoir des prêts bancaires s’élevant au total à 370 Mds de yens.2. Le METI a recommandé une baisse plus faible des tarifs tant pour les consomma- teurs que pour les entreprises, mais a demandé en contrepartie une compression plus forte des dépenses2.1. Le METI a définitivement approuvé une hausse de 8,46% des tarifs d’électricité pour les ménages le 25juillet 2012. Le 11 mai 2012, TEPCO avait proposé au METI une augmentation des tarifs d’électricité de 10,28%à appliquer aux ménages à compter du 1er juillet, selon des calculs basés sur une estimation des coûts annuelsmoyens à hauteur de 5 720 Mds de yens pour les trois prochaines années. Suite aux recommandationsformulées par le METI le 19 juillet 2012 estimant possible une hausse de seulement 8,47%, TEPCO a recalculéses coûts et l’augmentation des tarifs devra finalement selon l’entreprise atteindre 8,46%.2.2. Par ailleurs, cette décision sera suivie d’une revue à la baisse des tarifs appliqués sur le marché libéralisédes contrats de plus de 50 kW (qui ne demande pas d’autorisation administrative pour fixer les prix),passant d’une hausse déjà appliquée en cours d’année à 16,7% à une hausse de 14,9%. Elle sera applicablerétroactivement à partir d’avril 2012, avec remboursement des paiements excédentaires aux entreprises pardes factures futures comportant des rabais. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 7/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/20123. Pourquoi le débat sur la hausse des tarifs aux ménages a-t-il demandé autant de temps ?3.1. Les concertations se sont prolongées en juillet en raison de désaccords relatifs aux dépenses liées à lacentrale nucléaire de Fukushima et aux coûts de personnel. Outre les premiers échanges entre TEPCO et leMETI au moment où la hausse initiale de 10,28% a été examinée pour être incluse dans le plan derestructuration approuvé en mai dernier par le gouvernement, une deuxième concertation a eu lieu entre lepanel du METI et un groupe d’experts de la Consumer Affairs Agency, qui dépend également dugouvernement. Celle-ci s’est prolongée durant le mois de juillet, les principaux centres de désaccord entre leMETI et la Consumer Affairs Agency concernant en particulier les dépenses liées à la centrale nucléaire deFukushima et les coûts de personnel :▪ Le rapport détaillé du METI, publié le 19 juillet, encourage l’entreprise à revoir à la baisse les charges prisesen compte dans ses calculs, voire à réduire directement ses coûts, dans les domaines suivants : personnel,combustible, investissements, réparations, taxes, « back-end », coûts liés à la stabilisation de FukushimaDaiichi et aux dédommagements, smart meters, etc.▪ En ce qui concerne les coûts de personnel, les panels d’experts ont considéré que TEPCO pouvait et devaitréduire encore plus ces coûts. Au final, les cadres vont voir leur salaire annuel baisser de 31,3% par rapport àmars 2011 ; quant aux employés il s’agira d’une baisse de leur salaire annuel moyen de 23,7%. Cette baisse estla plus forte parmi celles observées dans les entreprises récemment renflouées par l’Etat ; les salariés deTEPCO peuvent cependant espérer un retour à leur rémunération initial d’ici quelques années, une fois lasituation industrielle et financière de TEPCO rétablie. La part d’assurance santé couverte par TEPCO tombe de60% à 50%, à un niveau observé généralement dans les autres entreprises. Les autres frais sociaux payés parTEPCO (loisirs, cantine, primes diverses) seront réduits de 30%.3.2. Le débat a été aussi animé en ce qui concerne les dépenses liées à la centrale de Fukushima à prendreou non en compte pour le calcul de la hausse des prix à appliquer aux ménages. La Consumer Affairs Agencyconsidère en effet que les dépenses liées aux réacteurs intacts de Fukushima ne doivent pas être prises encompte dans ce calcul, car ils ne seront jamais remis en route. Le METI a cependant approuvé l’intégrationdans ces calculs des coûts de maintenance et de dépréciation pour les réacteurs 5 et 6 de Fukushima Daiichi etpour les réacteurs 1 à 4 de Fukushima Daini, estimés à un montant de 90 Mds de yens, précisant qu’il n’existaitpas de réelle alternative. En effet, M. Edano a expliqué que dans le cas où ces coûts n’auraient pas été pris encompte, les dédommagements et le démantèlement des réacteurs, ainsi que la stabilité de la fournitured’électricité, auraient pu être compromis.4. Une décision jugée sévère par TEPCO, une hausse pour les consommateurs qui dépendra du niveau de consommation4.1. La décision du METI va indéniablement entraîner des pertes pour TEPCO. M. Hirose, président de TEPCO,a déclaré une perte annuelle de 80 Mds de yens due au 1,82 point de moins par rapport à l’augmentationinitialement prévue, ainsi qu’un impact négatif de 40 Mds de yens dû à un retard de deux mois dans la mise enapplication de la hausse des tarifs. L’impact financier présenté par M. Hirose semble cependant être un chiffrebrut, la « sévérité » de la décision pourrait donc être relativisée si l’on prend en compte la possibilité de AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 8/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012réaliser certaines réductions de coûts (frais de personnel en particulier) recommandées par le METI.4.2. La hausse appliquée aux ménages sera quant à elle relative et dépendra pour chaque foyer de sonniveau de consommation. Ainsi, selon un modèle de consommation mensuel de 290kWh, avec une intensitéde 30A, la hausse effective sera de 360 yens par mois, soit une hausse de 5,1% sur une facture de 7 000 yens.Si la hausse initialement demandée par TEPCO avait été approuvée, cela aurait représenté une augmentationd’environ 480 yens. A noter que cette hausse est temporaire, TEPCO espérant l’abaisser dès 2015 et réduireses tarifs de 5% d’ici 2018, ce calendrier dépendant des avancées en termes de redémarrage de ses réacteursnucléaires, notamment la centrale de Kashiwazaki-Kariwa. *1. La hausse des tarifs appliqués aux ménages a remis d’actualité le débat sur l’extension de la libéralisation dumarché de l’électricité à tous les consommateurs, débat qui reste ouvert depuis 2007 et dont la conclusion n’esttoujours pas en vue.2. D’autres grands opérateurs électriques tels que Kansai Electric Power et Kyushu Electric Power pourraientêtre amenés à revoir à la hausse leurs propres tarifs. En effet, même si TEPCO fait face à une situationparticulière de restructuration, l’argument principal qui explique la nécessité d’augmenter ses tarifs reste lahausse du prix des combustibles. Or, toutes les entreprises productrices d’électricité doivent faire face à cescoûts et pourraient être tentées de suivre l’exemple donné par TEPCO et, indirectement, par le gouvernement,surtout si le redémarrage de leurs réacteurs nucléaires tardait trop.Annexes – tableaux 1. TEPCO / Evolution de la production d’électricité par source d’énergie et évolution des achats, consommations et coûts du combustible FY2008 FY2009 FY2010 FY2011 FY2011/FY2010 Electricité produite par source dénergie (TWh) Thermique 182,7 161,2 168,9 210,3 +24,5% Nucléaire 66,3 80,9 83,8 28,1 -66,5% Hydraulique 10,7 10,1 11,3 10,8 -4,4% Total 259,7 252,2 264 249,2 -5,6% Volume de combustible  GNL Achat 20,1 19,6 20,8 24,1 +15,9% (millions de tonnes) Consommation 19,0 18,5 19,5 22,9 +117,6%  Pétrole Achat 6,0 3,1 3,0 5,8 +192,3% (millions de kL) Consommation 8,6 4,4 4,8 8,1 +170,1%  Charbon Achat 3,1 3,4 3,1 3,3 +8,5% (millions de tonnes) Consommation 3,1 3,5 3,0 3,2 +16,6% Augmentation des dépenses de combustible en 2011 : impact négatif de performance de - 804,7 Mds JPY Facteurs : - volume : - 412 Mds JPY (due notamment à l’absence de nucléaire) - prix : - 393 Mds JPY (hausse des prix des combustibles après prise en compte de l’appréciation du yen) Sources : TEPCO FY2011 / FY2010 / FY2009 / FY2008 Year-end Earnings Results ; TEPCO Factbook 2012. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 9/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 2. Chiffres financiers de TEPCO (en Mds de yens sauf indications contraires) Restructuration Changements FY2008 FY2009 FY2010 FY2011 TEPCO METI Final proposés 1/ 2012 / 2011Revenus 5951 5089 5444 5401Volume élec. vendu (TWh) 2/ Entreprises … 172,7 177,8 161,3 Ménages … 107,5 115,6 107Hausse de tarifs (%) Entreprises +16,7% -1,8% +14,9% Ménages +10,28% -1,8% +8,46%Dépenses 5 985 4 885 5 127 5 802 … … …Combustible 2 078 1 192 1 482 2 286 2 349 -12 2 337 2,2%Masse salariale 483 481 431 366 349 -9 340 -7,2%Maintenance 381 373 412 278 … … …Service de la dette 134 129 124 127 … … …Investissements 695 641 676 750 … … …dont dépréciation 757 759 702 685 628 -10 618 -9,8%Autres 2 214 2 069 2 002 1 995 … … …Diff. revenus / dépenses -34 204 317 -401 Autres postes (except. etc) 32 51 1546 361 Impôts 18 20 18 19 … … … Revenu net -84 133 -1247 -781 … … …Pour mémoire Dette 7 748 7 384 8 904 8 277 … … … Employés (nombre) 38 030 38 227 38 671 38 701 … … … Capacité dutilisation des centrales nucléaires (%) TEPCO 44 53 55 19 0 0 0 Japon 60 66 67 24 … … …Sources: TEPCO Factbook 2012 ; TEPCO Annual Report 2011.1/ Effort additionnel demandé par rapport aux propositions de TEPCO.2/ Sur la période 2006-2010, en moyenne annuelle (source : Yomiuri Shinbun, 23 mai 2012) :- Volume de 289,6 TWh d’électricité vendue : dont 62% au segment libéralisé des entreprises (180,1 TWh), et 38% au segment réglementé des ménages (109,5 TWh).- Recettes de 4 960 Mds de yens : dont 51% issus des ventes aux entreprises, et 49% issus des ventes aux ménages.- Profits de 153,7 Mds de yens : dont 9% générés par les ventes aux entreprises (14,3 Mds de yens), et 91% générés par les ventes aux ménages (139,4 Mds de yens). AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 10/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012Corée : impact de l’ALE UE-Corée au cours des cinq premiersmois 2012, selon les statistiques coréennesLa première évaluation de l’impact de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et la Corée (ALE UE-Corée) intervient dans le contexte de ralentissement de l’économie mondiale. Pour les cinq premiers mois 2012,à l’échelle européenne, le volume des échanges avec la Corée est en légère baisse par rapport à la mêmepériode de 2011, au détriment des exportations coréennes, en baisse de 15%, et au profit des exportationseuropéennes, en hausse de 9%. La performance européenne est tirée par les ventes de produits pétroliers, entrès forte hausse, avec +349% pour 1,9 Md USD en valeur en mai 2012. Les autres postes en progressionconcernent les équipements mécaniques (pour l’industrie des semi-conducteurs), les médicaments et lescomposants électroniques.A l’échelle intra-européenne, les résultats par pays sont plus contrastés : l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Unisont parmi les gagnants, mais aussi la République tchèque, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie. Avec laSuède, l’Autriche et la Finlande, la France fait partie des perdants, avec -16% pour ses exportations vers laCorée, résultat à mettre tout de même en parallèle avec la chute spectaculaire des exportations coréennes versla France (-71%).1. Les exportations françaises profitent très inégalement de l’ALE UE-Corée1.1. Selon les douanes coréennes, le montant cumulé des exportations de la France à destination de la Coréepour les cinq premiers mois 2012 est en recul de 16%, tandis que les exportations de la Corée vers la Francesont en baisse de 71% par rapport à la même période 2011. Aucune livraison aéronautique ni de matériel demaintenance ferroviaire n’ayant été effectuée depuis le début de l’année 2012, ces postes accusent englissement annuel des baisses de 90% pour l’aérospatial et de 89% pour le ferroviaire. En excluant ces deuxpostes, on obtient une baisse des exportations françaises à destination de la Corée de 10%. Cependant leslivraisons aéronautiques vers la Corée devraient se poursuivre dans les années à venir et ainsi continuer à tirerla croissance globale des exportations françaises vers la Corée. On peut donc anticiper un second semestre2012 beaucoup plus favorable que le premier sur ce poste.1.2. Parmi les principaux postes d’exportations françaises vers la Corée, les reculs les plus significatifsenregistrés au cours des cinq premiers mois 2012 concernent : - Les équipements mécaniques (moteurs à combustion interne, machines diverses, pompes à air ou vide, ventilation) à -17% ; - Les équipements électroniques à -15% (équipements de téléphonie sans fil - 42%) ; - Les huiles essentielles, résines, parfums, cosmétiques à -2,5%, essentiellement pour les « parfums et eaux de toilette » à - 4,7% ; la plupart des catégories douanières pour les cosmétiques ne connaîtront d’évolution tarifaire à 0% que d’ici 3 à 5 ans, et on ne constate pas d’effet clair de l’ALE sur ce poste à l’heure actuelle ; - Les produits pharmaceutiques : en très légère baisse de 0,7%, mais l’agrégat « médicaments » est en recul de 5,9% ; - Les véhicules automobiles et les composants et équipements automobiles, en baisse de 42%. Ce AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 11/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 résultat est principalement dû au poste pièces et accessoires, qui se contracte de 53% et qui s’inscrit par ailleurs dans un recul global du poste (-16%) dans les importations totales de la Corée. Le poste véhicules destinés au transport de passagers est en baisse de 18%. Ce résultat est à mettre dans le contexte d’une contraction du marché domestique coréen, les ventes de véhicules étant en recul de 6,4%, même si ce tassement ne constitue pas un facteur d’explication suffisant puisque les marques allemandes réussissent sur cette même période à augmenter leurs ventes ; - Le plastique (et produits associés), à -7,9% ; - Le fer et l’acier (et produits associés), à -52% ; - Les combustibles et huiles minéraux, substances bitumineuses, à -93%.1.3. Les postes d’exportations en progression au cours des cinq premiers mois 2012 sont : - Les articles en cuir et la bagagerie à +3%, mais l’effet du changement tarifaire ne semble pas être déterminant. L’agrégat bagagerie extérieur plastique, intérieur textile bénéficie par exemple du passage à taux zéro immédiat mais enregistre une baisse de 11% des exportations cumulées en mai 2012, tandis que deux catégories d’accessoires taille poche qui ne seront exemptés de droits que dans trois ans connaissent des hausses de 37% et 27% sur la même période ; - Les produits chimiques divers à +13% ; - Les caoutchoucs et produits associés à +19% ; cet agrégat concerne principalement le caoutchouc à usage industriel, mais aussi les pneus de véhicules automobiles qui ont progressé de 20% ; - Le minerai de nickel et les produits associés à +353%. Dans cet agrégat, la hausse des tubes est la plus importante, passant de 76 000 USD à 23 M USD, et serait clairement liée au passage immédiat du tarif de 8 à 0%. Le minerai brut enregistre un montant de 11 M USD contre quasiment aucune exportation en mai 2011, avec un tarif immédiatement passé de 3 à 0%. Néanmoins, il reste difficile d’attribuer cette forte augmentation au changement tarifaire puisque les douanes coréennes comptabilisent les exportations de nickel brut en provenance de Nouvelle Calédonie dans les exportations françaises, alors que ce territoire n’est pas couvert par l’ALE UE-Corée. - Les produits agroalimentaires enregistrent une hausse des exportations de vins (+11%) avec le passage des droits de douanes à 0% dès l’entrée en vigueur de l’accord. De même, cette évolution tarifaire immédiate profite aux fromages qui connaissent une hausse de 14%. C’est aussi le cas du cacao dont les exportations vers la Corée progressent de 56%. Les exportations de viande de porc, premier poste d’exportation agroalimentaire, sont en progression modeste de 3,6% : ce marché pour lequel la demande locale est forte reste sous-exploité par l’offre française. - Les articles d’habillement progressent de 17%, en particulier la mode femme avec +27%, et profitent pleinement de l’entrée en vigueur des droits de douane à taux zéro.1.4. Du côté coréen, les exportations vers la France sont en forte baisse de 70% sur les cinq premiers mois2012. Même si la croissance des exportations de véhicules automobiles coréennes reste positive à 2%, lerythme de croissance est clairement ralenti par rapport à l’année 2011 où ces exportations avaient cru de 58%.Le deuxième poste d’exportation, l’agrégat machines et équipements électroniques, connait une baisse de11%, ainsi que les produits chimiques (-25%), le caoutchouc (-11%), le fer et l’acier (-21%), et les produits enfer et acier (-6%). Les postes en progression sont les plastiques (+26%), les textiles tissés ou tricotés (+52%) etles produits d’optiques (+28%). AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 12/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 1.5. Le taux d’utilisation de l’ALE par les exportateurs européens est de 33%3, auquel on peut ajouter environ 10% si l’on veut prendre en compte le commerce déjà à zéro de droit NPF, qui na donc pas besoin dutiliser les préférences. En ce qui concerne le taux d’utilisation des préférences tarifaires de l’ALE par les entreprises françaises, ce chiffre n’est pas connu, seule l’origine UE étant désormais certifiée. En revanche, un indicateur factuel à surveiller est le nombre d’entreprises françaises ayant obtenu le statut d’exportateur agréé qui est passé de 1 000 au 30 juin 2011 à 2 500 au 1er janvier 20124. Le taux d’utilisation par les exportateurs coréens serait de 70% sur les six premiers mois, en progression mensuelle constante. Exportations de la Corée vers la France Importations de la Corée depuis la France (en Milliers USD) (en Milliers USD) Exports Imports Month 2011 Exports 2012 Month 2011 Imports 2012 Inc. Inc. Inc. Inc. Value Rate Value Rate Value Rate Value Rate 1 2 278 399 1 143,4 176 483 -92 ,3 1 430 763 36,9 363 815 -15,5 2 2 454 047 431,0 424 682 -82 ,7 2 738 204 16,5 717 751 -2,8 3 2 920 063 359,1 665 849 -77 ,2 3 1 297 171 29,4 1 117 721 -13,8 4 3 463 123 325,7 875 625 -74 ,7 4 1 784 832 33,7 1 487 733 -16,6 5 3 703 493 278,6 1 083 232 -70,8 5 2 236 478 35,5 1 871 908 -16,3 6 4 029 782 249,8 6 2 910 450 40,2 7 4 258 024 185,5 7 3 613 579 49,1 8 4 795 938 165,0 8 4 361 437 57,9 9 5 138 419 139,2 9 4 970 258 60,8 10 5 342 848 110,7 10 5 324 091 53,6 11 5 530 181 99,4 11 5 940 116 53,4 12 5 707 388 90,0 12 6 314 947 47,4 Source : douanes coréennes (KITA) 2. L’impact de la crise économique est plus fort sur le commerce bilatéral franco- coréen que sur celui de l’UE avec la Corée 2.1. Selon les douanes coréennes, les échanges entre la Corée et l’Union européenne sont en légère baisse sur les 5 premiers mois 2012 à 42,3 Mds USD, contre 44,4 Mds sur les 5 premiers mois 2011. ▪ Cette baisse est due à un recul des exportations coréennes vers l’Union européenne à -15% sur le montant cumulé des cinq premiers mois 2012, alors que les importations en provenance de l’Union européenne poursuivent leur croissance à un rythme plus modeste à 9% (contre 26% pour le montant cumulé sur la même période en 2011). La baisse des exportations de la Corée vers l’Union européenne est principalement due au3 Source : statistiques douanières coréennes.4 Une limite est cependant à prendre en compte, car tous les accords de libre-échange conclus par lUE prévoient ce statut ; lorsquelexportateur envisage de réaliser des envois dune valeur excédant 6 000 euros et veut certifier lorigine préférentielle sur son propredocument commercial, il doit être titulaire du statut dEA. A défaut de ce statut, ces exportations devront faire lobjet dun document visépar la douane (EUR.1 par exemple). LALE avec la Corée du Sud est le seul accord à ce jour à prévoir la déclaration dorigine comme seulepreuve de lorigine (au-delà de 6 000 euros) et à ne pas permettre le recours alternatif à un document visé par la douane. Le statutd’exportateur agréé a donc été réactivé par les douanes françaises dès 2010 en lien avec l’entrée en vigueur de l’accord UE-Corée maisles entreprises peuvent en faire la demande pour d’autres destinations que la Corée. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 13/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012recul de ses ventes de navires (-26% ; constituent son premier poste d’exportation en valeur), de produits LCD(-4% ; quatrième poste) et de téléphones et produits de communication sans fil (-28% ; cinquième poste).▪ La croissance des exportations européennes vers la Corée est tirée par les ventes de produits pétroliers, entrès forte hausse, à +349% pour 1,9 Md USD en valeur en mai 2012. Les autres postes en progressionconcernent les équipements mécaniques pour l’industrie des semi-conducteurs (+16%), les médicaments(+11%) et les circuits électroniques (+7%). Importations de la Corée depuis lUE (en Milliers Exportations Corée vers lUE (en Milliers USD) USD) Month 2011 2012 Month 2011 2012 Inc. Inc. Inc. Inc. Value Rate Value Rate Value Rate Value Rate 1 6 282 289 84,1 3 892 398 -38 1 3 572 585 33,4 3 870 059 8,3 2 10 089 659 47 8 454 887 -16,2 2 6 700 122 19,1 8 071 966 20,5 3 15 560 059 34,7 12 807 777 -17,7 3 10 869 119 21,9 12 173 305 12 4 20 891 748 28,5 17 035 724 -18,5 4 14 912 775 25,6 16 138 735 8,2 5 25 499 608 24,1 21 616 478 -15,2 5 18 933 533 26,3 20 692 182 9,3 6 30 614 927 16,7 - - 6 23 030 189 25,3 - - 7 34 829 245 11,6 - - 7 27 443 778 27 - - 8 39 029 113 11,6 - - 8 31 558 742 25,7 - - 9 43 605 728 11,4 - - 9 35 389 300 25,7 - - 10 47 551 063 7,9 - - 10 38 953 696 24,3 - - 11 51 581 421 6,7 - - 11 43 374 603 24 - - 12 55 726 616 4,1 - - 12 47 423 666 22,5 - -2.2. Parmi les partenaires commerciaux européens de la Corée, la France a vu sa position se détériorer.▪ Pour les cinq premiers mois de 2011, la France était le 2ème pays européen d’exportations et d’importationsde la Corée, et pour la même période 2012, elle n’est plus que la 9ème destination des exportations coréenneset le 5ème fournisseur européen de la Corée.▪ L’Allemagne conserve sa première place de pays exportateur européen en Corée et enregistre unecroissance de ses exportations de 2,6%. Les exportations de véhicules automobiles allemands, deuxième posted’exportation derrière les équipements mécaniques, sont en baisse de 5%. Cette baisse n’est pas laconséquence de la contraction du marché domestique de 6,4% au cours de la période janvier-mai 2012,puisque les nouvelles immatriculations de voitures allemandes, très populaires auprès des consommateurscoréens, continuent de progresser. Les exportations allemandes pour les cinq premiers mois 2012 ont ététirées par les ventes d’équipements électroniques (+8%), les produits chimiques organiques (+8%), les produitspharmaceutiques (+8%) et les produits plastiques (+9%). L’agrégat armement a également été multiplié par 10en valeur, à 106 M USD. Les exportateurs allemands profitent aussi, à la différence des exportateurs français,de la demande en viande de porc de la Corée et de la baisse progressive des tarifs douaniers, puisque ce postedes exportations allemandes est en hausse de 334%.▪ La progression du Royaume-Uni dans le classement des pays exportateurs vers la Corée, devant la France,l’Italie et les Pays-Bas, grâce à une hausse de ses exportations de 100%, est liée à d’importantes livraisons deproduits pétroliers, d’une valeur de 1,2 Md USD, alors qu’elles n’en représentaient que 340 M USD pour AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 14/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012l’ensemble de l’année 2011. Pour rappel, il n’y a eu aucune livraison anglaise de produits pétroliers en Coréeentre 2006 et 2010.▪ L’Italie enregistre une progression de 11% de ses exportations vers la Corée, grâce au dynamisme de sesventes d’articles en cuir et bagagerie (+13%), de produits pétroliers (+190%), d’équipements mécaniques(+10%) et de produits en fer et acier (+101%).▪ Les pays d’Europe de l’Est affichent d’importantes progressions de leurs exportations vers la Corée,notamment la Roumanie (+145%), la République Tchèque (+19%), la Pologne (+60%) et la Bulgarie (+79%). Exportations Corée vers lUE par pays Importations de la Corée depuis lUE par pays Country 2011 (1~5) 2012(1~5) Country 2011(1~5) 2012(1~5) Inc. Inc. Inc. Inc. Value Rate Value Rate Value Rate Value Rate Total 25 499 608 24,1 21 616 478 -15,2 Total 18 933 533 26,3 20 692 182 9,3 Germany 4 356 260 5,4 3 322 786 -23,7 Germany 6 969 334 26 7 147 658 2,6 Netherland 1 686 279 -13,3 1 974 268 17,1 U. Kingdom 1 351 653 1,7 2 712 836 100,7 Slovak 1 760 514 8,5 1 832 984 4,1 Netherland 1 899 964 14,5 1 971 668 3,8 U.Kingdom 2 581 947 48,7 1 719 347 -33,4 Italy 1 721 786 12,4 1 907 787 10,8 Malta 1 129 378 107,6 1 588 616 40,7 France 2 236 478 35,5 1 871 908 -16,3 Poland 1 733 153 0,4 1 560 969 -9,9 Sweden 974 672 73,2 610 171 -37,4 Italy 2 099 055 80,6 1 491 263 -29 Belgium 595 721 36,3 609 062 2,2 Belgium 886 299 5,3 1 124 441 26,9 Austria 522 622 52,4 519 702 -0,6 France 3 703 493 278,6 1 083 232 -70,8 Spain 468 316 25,4 493 765 5,4 Greece 568 122 -3,5 1 008 207 77,5 Cyprus 250 922 337,3 450 274 79,4 Spain 833 160 1,6 881 240 5,8 Finland 407 744 21,6 391 982 -3,9 Czech Republic 504 146 20,8 838 174 66,3 Ireland 292 619 9 339 931 16,2 Slovenia 411 425 89,6 601 011 46,1 Romania 124 129 135,1 304 238 145,1 Hungary 683 158 -31,5 456 747 -33,1 Denmark 280 812 21,6 296 636 5,6 Czech Austria 342 177 -17,7 336 855 -1,6 Republic 200 950 50,3 239 852 19,4 Sweden 425 330 83,5 324 656 -23,7 Poland 135 258 40,8 216 013 59,7 Finland 354 514 74,4 312 812 -11,8 Hungary 179 421 42 203 846 13,6 Cyprus 81 428 -57,2 189 552 132,8 Malta 40 753 32,3 85 914 110,8 Ireland 142 372 -45,4 176 094 23,7 Bulgaria 44 491 57,8 79 730 79,2 *Même si les évolutions tarifaires profitent évidemment à certains produits de grande consommation où lamarque France est particulièrement reconnue (vins, fromage), les résultats sont plus mitigés dans d’autressecteurs, notamment industriels. Il est encore tôt pour évaluer l’impact de cet accord, les évolutions tarifairesétant progressives pour de nombreux produits, mais aussi parce que l’impact de la crise économique mondialeest largement plus déterminant pour le dynamisme des échanges commerciaux. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 15/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012Corée : décision surprise de la Banque de Corée d’abaisser sontaux directeurLa Banque centrale de Corée a surpris les observateurs et les opérateurs de marché en abaissant son tauxdirecteur de 25 pb à 3% à l’issue de la réunion mensuelle du Comité de politique monétaire du 12 juillet. Aprèsavoir drastiquement abaissé son taux au cours de la crise, de 5,25% en août 2008 à 2% en février 2009, labanque de Corée avait entamé une politique de remontée progressive de son taux à partir de juillet 2010, pouraccompagner la poussée inflationniste. Cette normalisation a été interrompue en juin 2011 à 3,25%, face auregain d’incertitudes économiques et le taux a été laissé inchangé jusqu’en juin 2012. Poussée par ladétérioration de la situation économique globale, la Banque de Corée réoriente sa priorité de la lutte contrel’inflation vers le soutien à la croissance. Au vu des perspectives de croissance révisées à la baisse pour l’année2012 et pour le second semestre, les analystes anticipent une nouvelle baisse du taux directeur de 25 pb d’iciseptembre.1. L’évaluation de la situation économique domestique et internationale développée par la banque centrale dans son communiqué est plus pessimiste que dans ses précédentes publicationsLa banque s’inquiète de la détérioration des indicateurs économiques aux Etats-Unis et en Europe, et de leurconséquence sur l’économie coréenne. Les économies des pays émergents et en particulier de la Chine sontégalement perçues comme en phase de ralentissement. Face à ce contexte défavorable, les prévisions decroissance de la Corée en 2012 ont été révisées à la baisse : en mai par l’OCDE à 3,3%, en juin par le FMI à3,25% et, au lendemain de sa décision d’abaisser le taux directeur, la Banque de Corée a annoncé une révisionà la baisse de sa prévision à 3% pour 2012. La prévision initiale de 3,7% faite en décembre 2011 avait déjà étéramenée à 3,5% en avril 2012. Cette nouvelle prévision de la Banque de Corée à 3% est inférieure à celle duministère des finances faite en juin à 3,3% et très au-delà des prévisions de certains économistes (2,6%). Aprèsune croissance de 2,7% au premier semestre 2012 par rapport au premier semestre 2011, la BOK tabledésormais sur un taux de croissance de 3,2% au second semestre, prévision qui semble très optimiste, dans lecontexte actuel.2. Les inquiétudes de la banque centrale s’ancrent dans le ralentissement visible des exportations coréennes au premier semestre▪ Même si la balance commerciale affiche un excédent record en juin, les exportations n’ont progressé quede 0,7% au premier semestre 2012 par rapport au premier semestre 2011, tandis que les importations sont enhausse de 2,5%.▪ Le déclin des exportations est évident vis-à-vis des principaux partenaires de la Corée, déclin que nepeuvent compenser les effets encore limités des accords de libre-échange avec les Etats-Unis et l’UnionEuropéenne. Les exportations coréennes vers l’Union Européenne sont en baisse pour le 4ème mois consécutifen juin et ont enregistré une chute de 16% au cours du premier semestre. Vers les Etats-Unis, les exportationscoréennes sont en augmentation de 10%, mais leur forte croissance du début de l’année (+47% en février et AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 16/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012+28% en mars) a été suivie par un déclin en mai (-8%) et juin (-0,3%), ce qui oriente négativement lesperspectives pour le second semestre. Les exportations vers la Chine sont également en baisse au premiersemestre de 1,2%. En revanche, elles ont maintenu leur progression vers le Japon, l’Asie du Sud-est et leMoyen-Orient.▪ Les secteurs en recul sont la construction navale (-20%), les appareils de communication sans fil (-32%) etles semi-conducteurs (-2%), tandis que les exportations automobiles (+15%), de produits pétroliers (+11%),d’acier (+6%) et de machines (+10%) progressent.▪ Les exportations au deuxième trimestre sont restées atones, alors que les stocks accumulés en 2011doivent toujours être écoulés.▪ La demande domestique affichait au premier trimestre un fort dynamisme, tiré principalement par laconsommation publique, dans un contexte pré-électoral propice aux mesures de redistribution. Cettetendance, tout comme son effet d’entraînement sur la consommation privée, est toutefois fragilisée par leresserrement prévisible des finances publiques et le poids de l’endettement des ménages.3. L’inquiétude sur les perspectives de croissance des exportations et de la consom- mation domestique marque un changement dans l’attitude de la Banque de Corée, jusque-là centrée sur la lutte contre l’inflation, vers une politique de soutien plus actif de la croissance▪ Cette évolution a été rendue possible par un retour de l’indice des prix dans la cible d’inflation de la banquecentrale, de 3% à environ 1%. Alors que l’inflation avait dépassé la barre des 4% au cours de l’été 2011 puis fin2011, l’indice des prix à la consommation est en baisse régulière depuis plusieurs mois, jusqu’à descendre à2,2% en glissement mensuel en juin 2012.▪ Le retour à des taux d’intérêts réels positifs a permis à la Banque centrale de retrouver une flexibilitérelative de son taux directeur. Le commentaire sur l’inflation du Comité de politique monétaire est plusmodéré que précédemment. La Banque centrale prévoit que l’inflation se maintiendra sous les 3% pour lemoment (« for the time being »), malgré la pression pour augmenter les prix des services publics.▪ Sur ce point, à l’encontre du souhait de l’électricien public, mais également des opérateurs de transportspublics, il semble évident que les hausses des tarifs des services publics n’interviendront pas avant lesélections présidentielles fin 2012.▪ Les causes de la baisse de la pression inflationniste sont multiples. L’apaisement de la pression sur les prixalimentaires, qui avait été liée durant l’été 2011 à de mauvaises conditions climatiques, en est en grandepartie responsable, mais la politique des pouvoirs publics qui ont bloqué les prix des services publics et exercéd’intenses pressions sur les opérateurs privés, pour soutenir la consommation des ménages, a également joué.▪ Mais c’est surtout le ralentissement de l’activité économique et le ralentissement des importations qui ontcontribué à la baisse mécanique de l’inflation. *Cette baisse du taux directeur traduit un changement d’attitude de la Banque centrale, qui place maintenant sapriorité sur le soutien à la croissance, plutôt que sur la lutte contre l’inflation. Ce changement, même s’il devraitpermettre d’alléger la charge de la dette pour les ménages et les entreprises de près de 1,7 Md USD, va àl’encontre des efforts fournis depuis plusieurs mois pour réduire l’endettement croissant des agents coréens,actuellement de 155% du revenu disponible. L’incitation à s’endetter davantage sera d’autant plus importante AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 17/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012que les agents économiques devraient anticiper une nouvelle baisse des taux. Enfin, l’effet sur la croissance decette baisse du taux directeur n’est pas garanti, alors que les entreprises coréennes semblent davantageconfrontées à des problèmes d’accès au crédit que de coût du crédit, et alors que les poussées inflationnistesdevraient se manifester rapidement en cas de reprise de l’activité.Australie : état des lieux de l’industrie minièreL’industrie minière australienne affiche des résultats remarquables sur le dernier exercice budgétaire. Pourtant,elle est sur la défensive, compte tenu des reproches qui lui sont faits de favoriser l’émergence d’une économie àdeux vitesses, ce dont elle se défend. Elle préfère s’attarder sur l’envolée des coûts de production et l’écart deproductivité qui se creuse avec des concurrents, au point de menacer des décisions futures d’investissement.Elle prépare un ensemble de propositions pour enrayer la tendance.1. Les résultats sont excellents1.1. Sur la dernière année fiscale, en volume, la production de la quasi-totalité des minerais est en haussepar comparaison avec l’année fiscale précédente, qu’il s’agisse du fer (+9%, grâce à la montée en puissancede l’exploitation des gisements du Pilbara, dans le Western Australia), du cuivre (+11% grâce au retour à sapleine capacité du gisement d’Olympic dam), du nickel (+14%) , de l’uranium (+11%), du charbon thermique(+9%) et métallurgique (+7%), du zinc (+7%), du plomb (+2,5%), de l’argent (+7%), de l’or (+3,2%) ou del’aluminium (bauxite, alumina et aluminium). Seule la production de l’étain enregistre une baisse de 50%.1.2. Malgré les intempéries du début de l’année 2011 et les effets du séisme au Japon, les exportations dematières premières (y compris de gaz), tirées par les cours mondiaux, ont augmenté de 29% en 2010-2011pour atteindre 176 Mds AUD. Sur ce total, l’effet prix joue à hauteur de 20%. Les exportations de fer comptentpour 35% du total (augmentation de 13% en volume, 12% en valeur), suivies des exportations de charbon pour28% et celles d’or pour 8%. Les exportations de charbon thermique devraient encore augmenter de 16% envolume en 2012, compte tenu des demandes chinoise et indienne. Les exportations de charbon métallurgiquepourraient augmenter de 7% en volume et de 13% en valeur, compte tenu de la hausse de la demandejaponaise.1.3. Alors que les dépenses d’exploration s’étaient tassées sur les deux derniers exercices, elles ontaugmenté de 32% sur 2011-2012 et atteignent 3 Mds AUD. Plus de la moitié de cette somme a été investiedans le Western Australia et un quart dans le Queensland. Par ordre décroissant, ces dépenses vont dans larecherche de minerai de fer, d’or, de charbon, de cuivre et d’uranium.1.4. Les investissements dans le secteur minier stricto sensu, de 47 Mds AUD en 2010-2011 sont passés à 86Mds AUD en 2011-2012 (4,2% du PIB). Le BREE (Bureau of Resources and Energy Economics) estime que latotalité des investissements dans le secteur minier (projets en cours et programmés) atteindrait désormais 226Mds AUD, dont 100 Mds dans le fer (mise en exploitation de gisements et projets d’infrastructures associés) et80 Mds dans le charbon.1.5. Fin février 2012, le secteur minier seul représentait 250 000 emplois en Australie, soit 2,2% de la AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 18/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012population active. Ce chiffre est en hausse de 22% par rapport à février 2011, alors que le secteur avait déjàconnu une hausse de 16% lors des 12 précédents mois.1.6. Selon le Trésor australien enfin, le secteur minier, y compris la transformation des métaux, compteraiten 2011-2012 pour 12% de la production réelle australienne. L’Australian Bureau of Statistics estime lui quel’extraction minière et les services associés ne représentent « que » 9% du PIB de l’année 2011.2. Mais l’industrie minière australienne est sur la défensive2.1. Paradoxalement, l’industrie minière est aujourd’hui victime de son succès. Elle doit se défendre d’être« le plus gros problème de l’économie australienne » selon un économiste. Il lui est reproché : - de s’opposer à une juste redistribution de la manne minière entre secteurs d’activités, entre Etats aux sous-sols riches et moins bien dotés et entre citoyens ; - de tirer le dollar australien vers le haut, ce qui affecte les exportations de services (tourisme, accueil d’étudiants étrangers) et de produits manufacturés ; - de verser des salaires ridiculement élevés et de braconner la main d’œuvre qualifiée mais moins bien rémunérée de l’armée, de l’industrie manufacturière ou du secteur touristique ; - de disputer au secteur agricole l’eau et la terre (en particulier dans le Queensland) et de polluer (voir le récent rapport de l’UNESCO sur l’impact de l’exploitation du charbon et du gaz du Queensland sur la barrière de corail) ; - de ne pas encourager le « made in Australia ».En résumé, il est reproché à l’industrie minière de faire le lit d’une économie à deux vitesses aux effets de longterme dommageables pour les équilibres macroéconomiques du pays et son tissu social.2.2. Le secteur minier se défend de tous ces griefs, en y répondant point par point.▪ Il fait valoir que depuis 2004-2005, l’Etat fédéral a engrangé 250 Mds AUD de rentrées fiscales, les Etats 30Mds. La vente de ses minerais rapportera à l’Australie en 2010-2011 des recettes fiscales estimées par DeloitteAccess Economics à 23 Mds AUD, dont 15 Mds sont tirés de l’impôt sur les sociétés et 9 Mds des royaltiesversées, essentiellement au titre de l’extraction du minerai de fer et du charbon – en ligne avec la proportionde ces minerais dans la valeur de la production totale. A partir de l’exercice 2012-2013, s’y ajouteront lesrevenus de la taxe sur les superprofits de l’extraction du charbon et du fer (MRRT). Selon le Président duMineral Council of Australia (MCA), la pression fiscale sur l’activité minière australienne serait la plus forte aumonde.▪ Il souligne que la production réelle des services au secteur minier a doublé en moins de dix ans, de 4% en2002-2003 à 8% en 2011-2012, et que cette activité comptera en 2012-2013 pour 9% de l’économieaustralienne, selon le Trésor. Les 122 entreprises australiennes cotées à l’ASX qui offrent des services à la mine(construction, ingénierie, logistique, services,…) ont engrangé un revenu de 86 Mds en 2010-2011, avec unehausse escomptée de 17% en 2011-2012. L’industrie minière ajoute que 88% des appels d’offres passés dansle cadre de projets d’exploitation des ressources minières ont été emportés par des fournisseurs australiens.▪ Il affirme que les disparités régionales en matière d’emploi tendent à s’estomper sous l’effet des créationsd’emplois dans le secteur minier. Il fait valoir ses efforts de formation professionnelle (plus de 11 000 AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 19/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012apprentis en cours de formation, soit 5% de la force de travail dans l’industrie et une hausse de 12% parrapport à l’exercice précédent). Il rappelle qu’il est le premier employeur d’aborigènes.▪ Il indique que l’activité minière occupe 0,02% du territoire australien et consomme 3,6% de l’eau. Chaquegigalitre d’eau consommée a une valeur ajoutée de 226 M AUD dans la mine, 164 M dans le secteurmanufacturier, 4 M pour l’agriculture. Il fait valoir ses efforts de recyclage et de réduction d’émission depolluants et sa contribution aux programmes de végétalisation et de protection de la faune.3. L’industrie minière affute aussi ses arguments pour convaincre Canberra d’adopter des mesures qui permettent d’infléchir la hausse de ses coûts de production et d’améliorer sa compétitivité3.1. L’envolée des coûts de production en Australie est devenue le premier motif de préoccupation del’industrie minière. Tom Albanese, président de Rio Tinto, soutient que les coûts en capital ont augmenté de50% dans le charbon en quatre ans, sans parler du coût du travail, de celui du diésel et de tous les frais liés audéveloppement de projets. Les changements inopinés du cadre de régulation et l’imposition de nouvellestaxes ajoutent à leur frustration, au point qu’Ivan Glasenberg, CEO de Glencore, a comparé au début du moisde juin l’Australie au Congo ou au Kazakhstan, puisqu’il fallait sans cesse s’assurer que les règles du jeu n’yavaient pas été modifiées inopinément.3.2. Une étude menée pour le compte de Deloitte par le broker CSLA fait apparaitre une inflation des coûtsde production dans tous les pays miniers, Indonésie et Chine compris, mais avec une hausse plus rapide enAustralie. Les coûts en cash y ont augmenté de 16% par an pour la production de charbon métallurgique entre2005 et 2011, 13% par an pour le charbon thermique sur la même période. Les coûts de production ducharbon seraient de deux à trois fois inférieurs en Mongolie à ceux de l’Australie.3.3. Selon une seconde étude commandée par le MCA à Port Jackson Partners et publiée le 30 mai, le déclinde compétitivité du secteur minier australien lui a fait perdre des parts de marché sur tous les segments dela production minérale entre 2000 et 2010, en dépit de la forte augmentation des volumes exportés. Prenantl’exemple du fer, la mise en exploitation d’un gisement est 75% plus couteuse en Australie qu’en Afrique del’Ouest, et les coûts d’opération rendent le fer extrait en Australie plus cher à la livraison en Chine que celuiextrait au Brésil, malgré la distance. Seule l’augmentation des volumes exportés et des gains de compétitivitépeuvent renverser la tendance, selon cette étude. Le MCA demande à cet effet les mesures suivantes : - Une remise à plat de toute la fiscalité, « pour mieux redistribuer la ressource », en s’inspirant des recommandations de la Tax system review conduite par Ken Henry en 2010. Le MCA veut une fiscalité stable, prévisible et compétitive internationalement. C’est sa priorité, au moment où les Etats augmentent ou envisagent d’augmenter les royalties prélevées, compte tenu de leurs difficultés budgétaires (New South Wales, Queensland) ; - Une remise à plat de Fair Work Act, la loi sur les relations du travail, pour que les syndicats ne soient plus autorisés à s’immiscer dans les décisions managériales et commerciales (c’est la priorité de BHP- Billiton) ; - Un assouplissement du cadre migratoire, pour combler le déficit de 70 000 emplois sur les cinq prochaines années dans les secteurs minier et énergétique ; AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 20/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 - Une simplification et une rationalisation du cadre d’approbation des mégaprojets, y compris des études d’impact environnemental. Le gouvernement s’est déjà engagé à desserrer les « red tape » et « green tape » dans le cadre d’un accord trouvé au sein du COAG (instance qui réunit l’échelon fédéral et les Premiers ministres de chaque Etat) ; - Un appel à la vigilance pour éviter les risques de montée en puissance du resource nationalism, qui donnerait des pouvoirs disproportionnés aux traditional landowners, et de nationalisme économique, qui oblige à privilégier des entreprises locales dans l’allocation des contrats de mise en exploitation des grands projets, sans considération pour les coûts induits ; - Une politique plus active de R&D dans le secteur minier, au travers de clusters innovants et de déductions fiscales ; - Un soutien à la poursuite de la négociation d’accords de libre-échange si ceux-ci débouchent sur des engagements de réciprocité en matière d’investissement (en particulier en Chine). *Le MCA veut tourner la page d’une politique « redistributive » qu’il juge de court terme et symbolisée par ledernier budget, au profit d’un agenda de compétitivité et de long terme. En attendant que ce gouvernement,ou un autre, fasse droit à leurs requêtes, certaines entreprises minières lancent des plans d’économies, dont RioTinto qui vient de décider une réduction mondiale de 10% de ses services « support », ou Fortescue qui s’équipede véhicules automatisés.Nouvelle-Zélande : le pays face au problème de l’épargne-retraiteLa question des retraites surgit à nouveau en Nouvelle-Zélande, alors que les banques et le FMI, dans sonrapport annuel (Article IV), relèvent un déficit d’épargne des ménages néo-zélandais notamment pour financerleur retraite, et que la gauche propose de relever l’âge d’ouverture des droits à pension.1. Un déséquilibre croissant dans le financement des régimes de retraites1.1. Le vieillissement de la population conduit à un déséquilibre dans le financement des régimes deretraites, même si, comme le rappelle le gouvernement néo-zélandais, la situation n’est pas pire en Nouvelle-Zélande que dans la plupart des pays de l’OCDE. Le pays se voit confronté à la double contrainte : - d’une augmentation du ratio retraités/actifs, qui pèse sur le financement de la caisse nationale de retraite, le NZ Superannuation ; - d’un déficit d’épargne des ménages, qui devra bien se réduire pour tenter de maintenir des niveaux de vie pas trop éloignés entre celui du temps d’activité et celui de la retraite.1.2. Le montant futur des pensions est compromis, alors que le montant actuel n’est pas suffisant pour vivrecorrectement : 8% des personnes âgées (lesquelles représentent 13% de la population totale) connaissent desdifficultés financières, et le ministère des affaires sociales reconnaît que les personnes dont le seul revenuvient du Superannuation sont « particulièrement vulnérables ».1.3. L’opposition néo-zélandaise, de gauche, propose de repousser de deux ans (de 65 à 67 ans) l’âge légalde la retraite, pour rééquilibrer le financement des régimes de retraite. Mais le gouvernement, de centre-droit AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 21/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 (Parti national), n’est pas favorable à cette proposition. 2. Le système des retraites combine répartition et capitalisation 2.1. Les revenus des retraités proviennent de trois sources principales : d’une pension « minimum-vieillesse » du gouvernement (NZ Superannuation), de leurs économies personnelles et, depuis juillet 2007, du KiwiSaver, un plan d’épargne-retraite créé par le Parti travailliste : ▪ Système de retraite universel de base, de régime non-contributif. Le NZ Superannuation joue le rôle d’une caisse de retraite nationale. Il fonctionne comme un « minimum-vieillesse » et assure une pension de retraite standard à tout Néo-Zélandais âgé d’au moins 60 ans (ou résident permanent ayant vécu un certain nombre d’années dans le pays5). Cette pension s’élevait en 1977 à 80% des revenus moyens hebdomadaires pour les couples mariés. En 1979, la base de calcul de la pension est passée du salaire brut au salaire net. Puis, en 1985, une taxe de 20% a été introduite sur les autres revenus des pensionnés. En 1991, le gouvernement a annoncé d’une part l’élévation progressive de l’âge d’éligibilité jusqu’à 65 ans en 2002, et d’autre part l’indexation pour les couples mariés du montant de la pension sur l’inflation pour atteindre 65% du salaire moyen après impôt. Financé par l’impôt, NZ Superannuation coûte de plus en plus cher : de 7,7 Mds NZD (4,8 Mds EUR) en 2009, les besoins devraient s’élever à 9,6 Mds (6 Mds EUR) en 2013 et à 14 Mds (8,8 Mds EUR) en 2050. ▪ Epargne privée. Tout au long d’une vie active, l’épargne privée permet à chacun de s’assurer, à la retraite, un niveau de vie plus proche de celui de sa période d’activité ; ▪ Plan d’épargne-retraite KiwiSaver. Il est financé à la fois par l’employé (sur la base d’un taux optionnel de 2%, 4% ou 8% de son salaire brut) et l’employeur. Ce dernier ne peut pas s’exonérer de sa cotisation si son employé a opté pour ce plan-retraite et qu’il ne cotise pas à d’autres systèmes de retraite approuvés par l’administration fiscale néo-zélandaise (Inland Revenue) et gérés par des acteurs privés, notamment les banques. 2.2. La mise en place du KiwiSaver, assorti d’un traitement fiscal favorable, se justifiait par le souci de hausser le taux d’épargne privée afin de compléter le Superannuation. L’analyse reposait sur le constat que les Néo-Zélandais se constituaient en général un patrimoine immobilier pour assurer leurs retraites, ce qui n’allait pas dans le sens des souhaits du gouvernement. Aujourdhui, tout nouveau salarié de 18 à 65 ans est automatiquement affilié, et les cotisations sont déduites du revenu après impôt au taux par défaut de 2% du salaire brut, puis investies dans des actifs financiers. 2.3. KiwiSaver fonctionne grâce à un système d’intermédiaires de la bancassurance, les scheme providers. Ils sont sélectionnés par l’Inland Revenue, parmi lesquels figurent l’ANZ Bank, la Westpac ou AXA New-Zealand. Le choix est laissé aux membres qui le désirent de placer leur argent de façon plus ou moins risquée. A défaut de choix, l’Etat attribue les comptes des membres à l’un des six fournisseurs par défaut. 3. Manque d’épargne et besoin urgent de modifier les règles de fonctionnement du Superannuation 3.1. Le départ à la retraite de la génération du baby-boom s’est amorcé depuis 2011. Le rapport intitulé5 Les résidents permanents doivent vivre en Nouvelle-Zélande au moment du dépôt de dossier, et avoir vécu au moins deux ans en ème èmeNouvelle-Zélande depuis leur 20 anniversaire, dont cinq années depuis leur 50 anniversaire. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 22/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012« Older New Zealanders - 65 and beyond », de l’équivalent néo-zélandais de l’INSEE, montre que depuis 50ans, le nombre des Néo-Zélandais de plus de 65 ans a doublé et doublera encore dans les 50 prochainesannées pour représenter ¼ de la population soit 1 million de personnes, avec une part des « seniors de 85 anset plus » proche de 22% en 2051. Le ratio des plus de 65 ans par rapport aux 15-64 ans a doublé entre lesannées 1900 et 2000 pour atteindre 20% aujourdhui ; il doublerait à nouveau pour s’élever à 42% en 2050.D’après le Trésor néo-zélandais, le coût du Superannuation et des frais de santé des plus de 65 ans passeraientde 4% du PIB en 2010 à 8% en 2050. Déjà en 1970, le coût du Superannuation avait atteint 7% du PIB, mais unesérie de mesures (élévation de l’âge des droits à pension, diminution des montants…) avaient permis deréduire les dépenses de l’Etat.3.2. Constatant le déficit d’épargne des ménages néo-zélandais, les banques prévoient de sensibiliser leursclients à l’importance de l’épargne-retraite et à la bonne gestion de leurs investissements. En effet, selonplusieurs sondages, l’idéal des ménages néo-zélandais serait de disposer de 40 000 NZD annuel de retraite(2 000 EUR/mois), alors que le Superannuation ne verse que 18 200 NZD par an (910 EUR/mois). Sachant quel’espérance de vie moyenne après cessation d’activité est de 25 ans, les membres de KiwiSaver devraient doncépargner environ 600 000 NZD (360 000 EUR). Or, l’épargne moyenne observée est de 70 000 NZD (42 000EUR), soit un déficit de 530 000 NZD (318 000 EUR) par rapport à l’objectif.4. Le gouvernement refuse la proposition de l’opposition de relever l’âge de la retraite4.1. L’opposition, de gauche, propose de relever l’âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans. Le Partitravailliste justifie cette position par le vieillissement de la population et par le rapport du FMI qui prévoit, àsituation inchangée, que le financement du Superannuation représentera 66% du PIB actuel. Cette propositionrompt avec les politiques sociales traditionnelles de la Nouvelle-Zélande, un des premiers pays à avoir mis enplace le minimum-vieillesse, à la fin du XIXème siècle.4.2. Le gouvernement de Parti national reste sur sa position de maintien de l’âge de la retraite à 65 ans, à unniveau équivalent à deux tiers du salaire moyen. Selon le gouvernement, la Nouvelle-Zélande n’est pas lepays de l’OCDE où les retraites coûtent le plus cher. En outre, même si le gouvernement décidait de releverl’âge de départ à la retraite à 67 ans, il estime que la génération de « baby-boomers » aura déjà atteint les67 ans une fois la mesure effective. *Plusieurs leviers, sur lesquels jouent d’habitude les gouvernements confrontés au problème du financement desretraites, ne peuvent pas être utilisés en Nouvelle-Zélande :1. Le taux d’activité entre 65 et 69 ans a plus que doublé depuis 1986, pour s’établir à 25% aujourd’hui. Detous les groupes ethniques, ce sont les Maoris qui connaissent le taux d’emploi senior le plus élevé : aurecensement de 2001, ils étaient 45% de « 65 ans et plus » à occuper une activité rémunérée. En outre, 25% desfemmes et 20% des hommes Maoris âgés de 65 à 69 ans exercent une activité bénévole (respectivement 22% et19% pour la tranche des 70-74 ans).2. Le New Zealand’s Human Rights Act interdit depuis 1999 aux employeurs d’obliger un employé à prendre saretraite au seul motif de son âge, et cela même au-delà de l’âge d’éligibilité fixé pour les pensions de retraite.3. Le cumul emploi-retraite est déjà développé. Tout Néo-Zélandais de plus de 65 ans, employé ou non, reçoitle même montant de pension ; comme la perception d’une pension peut être combinée à un salaire, ce sont AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 23/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 près de 15% des Néo-Zélandais de 65 ans et plus qui combinent pension de retraite et salaire. 4. Prendre sa retraite avant d’avoir atteint l’âge d’éligibilité n’est pas financièrement incitatif. L’unique allocation financée par l’Etat disponible pour une personne quittant le marché du travail avant 65 ans est soumise à des critères stricts et à une évaluation de ses revenus, et est calculée sur un taux moins avantageux que la pension de retraite. Papouasie-Nouvelle Guinée : situation économique Article rédigé avec l’Ambassade de France en Papouasie-Nouvelle Guinée Disposant de ressources naturelles abondantes, la Papouasie-Nouvelle Guinée (PNG) connaît une forte croissance économique. L’enjeu pour les autorités de PNG est de canaliser cette croissance en limitant l’inflation tout en consentant des dépenses de développement. 1. Une croissance économique soutenue portée par de gros investissements 1.1. L’économie de la PNG est portée depuis 2007 par la hausse du cours des matières premières et les investissements liés à la construction du projet de GNL6. Entre 2007 et 2011, la croissance s’est établie en moyenne à 6,7% avec un pic de 8,9% en 2011. La croissance devrait ralentir en 2012-2013 (7,7% puis 4% selon le FMI) alors que les investissements liés au projet de GNL ont atteint un plafond en 2011, puis rebondir à partir de 2015 (20% selon les projections du FMI), lorsque les exportations de gaz débuteront. 1.2. La situation des finances publiques s’est nettement améliorée en 2010 et 2011 grâce à une politique budgétaire prudente. Le budget de l’Etat a ainsi connu un excédent de 3,6% du PIB en 2010 et de 0,5% en 2011. La dette publique ne représente plus que 25% du PIB contre 70% en 2002. Toutefois, dans un contexte pré-électoral, la dynamique de la dépense publique est importante en 2012, si bien que le déficit budgétaire devrait s’établir à 2,5% du PIB cette année selon les estimations du FMI. 2. Des déséquilibres importants 2.1. Le compte courant dégage un important déficit depuis 2009 et cette tendance s’est accrue en 2011 (36% du PIB). L’excédent commercial est en baisse et la balance des services est largement déficitaire en raison des importations massives liées aux projets dans le secteur minier et le GNL. Le besoin en financement externe est plus que couvert par les IDE et les entrées nettes de capitaux privés, tant que les grands projets d’infrastruc- ture soutiennent l’activité. 2.2. L’inflation a été de 7,7% en 2011. Elle est alimentée par les rentrées de devises générées par les investissements gaziers, qui provoquent une expansion de la masse monétaire en circulation, et par une consommation intérieure soutenue. La baisse des cours des produits alimentaires et un resserrement de la politique monétaire devrait permettre à la PNG d’enregistrer une légère décélération de l’inflation à 6,8%.6 Développé depuis 2009 par ExxonMobil pour un montant global estimé à plus de 16 Mds €, le projet de GNL est un projet d’extractionde gaz naturel (estimé à 6,6 Mtpa) et de construction d’un gazoduc de 700 km reliant le site à une usine de liquéfaction située à Port-Moresby. La production de gaz devrait officiellement débuter en 2015. SpieCapag, filiale de Vinci, est contractante pour la constructiondu gazoduc terrestre. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 24/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/20122.3. Le niveau de pauvreté reste élevé. La PNG a l’un des PIB par habitant les plus faibles de la zone Pacifique :il s’élevait nominalement à environ 1 500 $ par an en 2010. En termes d’indicateurs de développementhumain, la PNG est particulièrement mal classée (153ème sur 169 pays selon le Programme des Nations Uniespour le développement – PNUD) notamment en raison d’un niveau d’éducation très faible et d’une très forteinégalité hommes/femmes. *Les autorités de PNG sont soumises à un triple défi :1. Assurer la stabilité institutionnelle du pays et améliorer le mode de gouvernance des deniers publics, quelleque soit l’issue du scrutin engagé en juin. La PNG a été classée 154ème sur 172 en 2011 en termes de perceptionde la corruption par Transparency International. Le pays reste le principal bénéficiaire de l’aide publique des îlesdu Pacifique (premier récipiendaire de l’aide australienne), mais sa capacité d’absorption est faible. Parailleurs, les obstacles au développement des affaires sont toujours là, en particulier le respect des contrats (laPNG est 163ème sur 182 selon la Banque Mondiale).2. Contrôler l’inflation. La Banque centrale n’est pas inerte. Elle a relevé à trois reprises en 2011 son tauxdirecteur (à 7,75%) et mis en place des instruments pour absorber l’excès de liquidité. Mais cette politique,conjuguée à une politique budgétaire rigoureuse, ne permet que d’atténuer le choc inflationniste, largementalimenté par des phénomènes externes (hausse du coût des produits importés liés aux grands projetsénergétiques).3. Profiter des devises générées par les grands projets pour moderniser le pays et réduire la pauvreté. Lapoursuite d’un policy-mix rigoureux doit être compatible avec l’objectif de réduction de la pauvreté etd’amélioration des infrastructures du pays. A ce titre, la mise en place programmée d’un Sovereign WealthFund (SWF), appelé à gérer les revenus issus de l’exploitation du GNL, est encourageante. Une loi organiquevotée en février prévoit de séparer les actifs en un « Fonds de stabilisation » et un « Fonds de développement ».Gérés de la même manière, ces deux fonds devraient être investis à l’étranger. AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 25/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012Annexes – graphiquesCopyright : Rédacteurs en chef :Tous droits de reproduction réservés, sauf autorisa-tion expresse des Services économiques. Florence Jeanblanc-Risler Chef du service économique régional de TokyoContact : tokyo@dgtresor.gouv.fr / seoul@dgtresor.gouv.fr Ambassade de France au Japoncanberra@dgtresor.gouv.fr / wellington@dgtresor.gouv.fr Benoît GauthierClause de non-responsabilité : Chef du service économique de SéoulLes Services économiques s’efforcent de diffuser des Ambassade de France en Coréeinformations exactes et à jour, et corrigeront, dans la Agnès Espagnemesure du possible, les erreurs qui leur seront signa- Chef du service économique de Canberralées. Toutefois, ils ne peuvent en aucun cas être tenus Ambassade de France en Australieresponsables de l’utilisation et de l’interprétation del’information contenue dans cette lettre. Monique Amigues Chef du service économique de WellingtonDate de parution : 3 août 2012 Ambassade de France en Nouvelle-Zélande AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 26/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 Japon : indicateurs économiques PIB : +1,2% en g.t. (1T2012) Exportations : -1,4% en g.m. (juin) 3 (Valeur, CVS, 000 Mds de yens) 8 2 Source : douanes japonaises. 7 1 6 0 1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T 5 -1 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 4 -2 3 -3 2 -4 1 -5 0 -6 Source : Cabinet Office. -1 Demande extérieure (pt) Demande int. publique (pt) 05 06 07 08 09 10 11 12 Demande int. privée (pt) Croissance du PIB (%) Solde Exportations Importations Production : -0,1% en g.m. (juin) Inflation core : -0,2% en g.a. ; Chômage : 4,3% (juin) (Indice, base 100 = 2005) (Inflation hors produits frais, %) (Taux de chômage, %)150 3,0 6,0140130 2,0 5,5120 1,0 5,0110100 0,0 4,5 90 05 06 07 08 09 10 11 12 80 -1,0 4,0 70 -2,0 3,5 Sources : MHLW, MIC. 60 50 -3,0 3,0 40 Source : METI. 05 06 07 08 09 10 11 12 Total Automobile Electronique Inflation hors produits frais Taux de chômage Change Indice boursier Nikkei 70 20 000 80 18 000 90 JPY/USD Appréciation du yen 100 16 000 110 14 000 120 130 12 000 JPY/EUR 140 150 10 000 160 8 000 170 180 6 000 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 27/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 Corée : indicateurs économiques PIB : +0,9% en g.t. (1T2012) Exportations : +0,6% en g.m (juin) 55 10 (Valeur, non CVS, Mds USD) 8 45 6 4 35 2 0 25 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 -2 2009 2010 2011 2012 -4 15 Source : douanes coréennes. -6 Importations Exportations 5 Stock FBCF Consommation publique Consommation privée 2007 2008 2009 2010 2011 2012 PIB -5 Balance Exportations Importations Production : +1,1% en g.m. (mai) Inflation : +2,2% ; Chômage : 3,2% (juin) (Indice, base 100 = 2005) 8 5,5 240 IPC (% y.o.y.) Source : Banque de Corée. 7 Taux de chômage (% cvs) 5,0 220 200 6 4,5 180 5 4,0 160 4 3,5 140 3 3,0 120 2 2,5 100 2008 2009 2010 2011 2012 1 2,0 80 2008/06 2010/12 2008/01 2008/11 2009/04 2009/09 2010/02 2010/07 2011/05 2011/10 2012/03 60 Total Electronique Automobile Change Indice boursier Kospi 600 2 200 800 WON/100JPY WON/USD 2 0001 000 1 8001 200 1 6001 400 1 4001 600 1 2001 800 WON/EUR2 000 1 0002 200 800 2008/01/02 2008/08/11 2009/03/18 2009/10/19 2010/05/25 2010/12/27 2011/08/03 2012/03/09 2007/01/02 2007/05/28 2007/10/24 2008/03/21 2008/08/18 2009/01/12 2009/06/05 2009/10/26 2010/03/22 2010/08/12 2011/01/05 2011/06/02 2011/10/27 2012/03/21 AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 28/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 Australie : indicateurs économiques PIB : +1,3% en g.t. (1T2012) Exportations : -0,5% en g.m. (juin) (Croissance, %) (Valeur, CVS, Mds AUD) 2,0 25 Source : ABS. 1,5 20 1,0 15 0,5 10 0,0 5 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 0-0,5 05 06 07 08 09 10 11 12 -5-1,0 05 06 07 08 09 10 11 12-1,5 Source : ABS. Solde Exportations Importations Production : +0,8% en g.t. (1T2012) Inflation : +1,2% en g.a. (2T) ; Chômage : 5,2% (1T) (Croissance, %, CVS) (Inflation, %) (Taux de chômage, %) 4 5,0 6,0 Source : OCDE. Sources : ABS, OCDE. 3 4,0 5,5 2 1 3,0 5,0 0 1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T 2,0 4,5 -1 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 -2 1,0 4,0 3T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 2T -3 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 -4 Inflation Taux de chômage Change Indice boursier S&P/ASX 50 0,9 7 000 1,0 Appréciation du dollar australien 6 500 1,1 AUD/USD 1,2 6 000 1,3 1,4 5 500 1,5 5 000 1,6 1,7 4 500 1,8 1,9 AUD/EUR 4 000 2,0 3 500 2,1 2,2 3 000 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 29/30
  • L E TTR E E CO N OM IQ U E J AP O N, CO R EE, AU S TR AL I E ET N O U V EL LE -Z E L AN D E N °38 ©DG TRESOR-03/08/2012 Nouvelle-Zélande : indicateurs économiques PIB : +0,3% en g.t. (4T2011) Exportations : +13,6% en g.m. (juin) (Croissance, %) (Valeur, CVS, Mds NZD) 2,0 5 Source : Statistics NZ. 1,5 4 1,0 3 0,5 2 0,0 1 1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T-0,5 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 0-1,0 -1 05 06 07 08 09 10 11 12-1,5 Source : Statistics NZ. Solde Exportations Importations Production : +1,6% en g.t. (1T2012) Inflation : +1,0% en g.a. (2T); Chômage : 6,7% (1T) (Croissance, %, CVS) (Inflation, %) (Taux de chômage, %) 4 6 8 Source : OCDE. Sources : Statistics NZ. 2 5 7 0 4 6 1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 3 5 -2 2 4 -4 1 3 -6 1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T3T4T1T2T 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 -8 Inflation Taux de chômage Change Indice boursier NZX 50 1,1 4 500 Appréciation du dollar néo-zélandais 1,2 NZD/USD 4 250 1,3 1,4 4 000 1,5 1,6 3 750 1,7 3 500 1,8 1,9 3 250 2,0 2,1 3 000 2,2 2 750 2,3 NZD/EUR 2,4 2 500 2,5 2,6 2 250 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 AMBASSADES DE FRANCE AU JAPON, EN COREE, EN AUSTRALIE ET EN NOUVELLE-ZELANDE SERVICES ECONOMIQUES DE TOKYO, DE SEOUL, DE CANBERRA ET DE WELLINGTON PAGE 30/30