Les logos des collectivités - enquête

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Les logos des collectivités - enquête

  1. 1. LES LOGOS DE COLLECTIVITES Réalisée par Didier Rigaud (avec l’aide de Cap’Com) Janvier 2009 Préambule : seul le masculin est utilisé sans aucune discrimination mais uniquement pour alléger la rédaction de ce document. Fiche d’identité de l’enquête : Cette enquête a été réalisée par questionnaire mis à disposition sur le site de Cap’Com entre les mois de novembre 2008 et janvier 2009. 108 questionnaires ont été complétés par des directeurs et chargés de communication de villes de plus de 10 000 habitants. En complément de cette enquête par questionnaire, une analyse de 134 logos de communes, structures intercommunales et conseils généraux a été réalisée en janvier 2009. © Rigaud Didier 1
  2. 2. Q1 : Votre ville possède-t-elle ? des armoiries ou blason OUI 74% NON 26% un logotype OUI 96% NON 4% Les 3/4 des collectivités disposent à la fois d’un blason traditionnel et d’un logotype Q2 : Lequel de ces deux éléments visuels utilisez-vous quotidiennement ? le blason 4% le logo 93% les deux 3% Même si la grande majorité des villes possèdent un blason et un logo, c’est ce dernier qui est utilisé quotidiennement comme signature visuelle. Pour les communes ayant répondu « les deux », l’utilisation n’est pas vraiment encadrée par une charte précise. Le blason peut se retrouver sur certains types de documents ou de signalétique, par tradition ou pour évoquer un caractère plus institutionnel. Q3 : Si vous utilisez un logotype, quelle est la date de création de celui-ci ? durant les années 2000 33% durant les années 90 26% durant les années 80 22% ne sait pas 4% Sur l’échantillon étudié, un tiers des logos ont moins de 10 ans. En moyenne ils ont une quinzaine d’années d’existence. © Rigaud Didier 2
  3. 3. © Rigaud Didier 3 Q4 : Disposiez-vous avant le logotype actuel, d’un autre logo ? OUI 52% NON 48% Si oui, de quand datait-il ? Ne sait pas : 56% Les autres réponses à cette question ne sont pas significatives mais il est intéressant de noter que pour la plupart des collectivités et leurs communicants la mémoire de leur signature visuelle n’a pas été conservée, transmise ou qu’ils s’en soucient peu. Il n’y avait peut être pas de service communication à la création de ce précédent logo mais des traces ont certainement dues être conservées ne serait-ce au niveau des archives et des engagements financiers. Ce sont pourtant des éléments importants et utiles pour par exemple la conception d’une nouvelle identité visuelle. Q5 : Avez-vous en projet de changer votre logo actuel dans les 3 ans à venir ? OUI 30% NON 70% Si oui, pourquoi ? - 25 % ont répondu que ce projet de changement de logo était lié à l’arrivée d’une nouvelle équipe d’élus à la majorité - 25 % ont répondu que le logo actuel était « démodé » - 37 % ont répondu que cela était lié à l’évolution de la ville, démographique et urbanistique, le logo devant s’adapter à cette nouvelle réalité Les autres réponses représentaient des pourcentages non significatifs, certaines méritent toutefois d’être citées : - volonté du maire - utilisation contraignante du logo actuel - etc.
  4. 4. Dans la majorité des cas l’argumentation pour le changement de logo est d’ordre technique et professionnel, inadéquation entre la réalité du territoire et sa signature, effet de mode et contraintes techniques. Mais il est regrettable de constater que certains élus s’approprient le logo du territoire et imposent avec leur arrivée au pouvoir le changement de ce logo. Outre le fait que cela soit perturbant pour les habitants et le personnel, remettre en question le travail d’identification et la stratégie de communication liée, le logo demeure la signature du territoire et de son administration pas celle d’un groupe majoritaire, ce type de pratique relève du féodalisme. Q6 : Qui a réalisé votre logo actuel ? - une agence de communication 63% - un habitant 22% - un graphiste indépendant 11% - une agence spécialisée en création de logo 4% Près d’un quart des logos ont été créés par un habitant de la ville non établi comme professionnel de la communication. Voici, quelques réponses complémentaires - « le logo a été fait par un élu qui se débrouillait en dessin » - « le logo a été réalisé par le fils du directeur de cabinet » - « nous avons lancé un concours dans les écoles de la ville » - « nous avons demandé à la population de nous proposer des logos » - etc. © Rigaud Didier 4
  5. 5. Sans préjuger du résultat du travail de ces personnes ou méthodes, nous pouvons affirmer que la création d’un logo est une mission qui doit être confiée à des professionnels de la communication et du graphisme. Un logo ne se juge pas sur le seul critère esthétique. Il est à noter que la création d’un logo est confiée majoritairement à des agences généralistes de communication, très souvent dans le cadre d’une stratégie globale de communication. Q7 : Avez-vous lancé un appel d’offre pour la réalisation de ce logo ? OUI 41% NON 59% Les raisons invoquées sont : - ancienneté du logo - conception du logo en interne - montant inférieur au seuil des marchés publics - etc. Q8 : Avez-vous demandé avec la création du logo la création d’une charte graphique ? OUI 78% NON 22% Un peu plus 3/4 ont commandé avec leur logo une charte graphique, véritable mode d’emploi pour l’utilisation et la déclinaison de la signature visuelle. Cette charte décline de façon plus ou moins exhaustive les différents supports sur lesquels sera apposé le logo. - 90% des chartes contiennent la papeterie - 71% la signalétique - 67% les véhicules - 57% les objets promotionnels - 48% tous les supports de communication, affiches, publications, Internet, etc. © Rigaud Didier 5
  6. 6. Q9 : Qui a été destinataire de la charte ? (réponses multiples) - 67% des prestataires de service et/ou des fournisseurs - 57% tous les services de la collectivité - 40% le maire ou président de la collectivité - 38% d’autres collectivités partenaires - 29% tous les élus - 24% les associations - 19% certains services de la collectivité - 15% à la disposition du public Sans surprise ce sont les services de la collectivité (57% tous les services + 19% certains services = 76%) les premiers destinataires de la charte graphique car premiers utilisateurs et garants d’une bonne application, viennent ensuite les prestataires et fournisseurs, essentiellement dans le secteur de la communication, imprimeurs, graphistes, etc. Les autres collectivités et les associations sont également destinataires de la charte graphique dans le cadre de partenariats pour des actions événementielles mais aussi dans le cadre de la communication supra communale au sein des EPCI. Les élus reçoivent la charte graphique plus à titre d’information que pour un usage régulier. Q10 : Sous quelle forme la charte graphique est-elle diffusée ? (plusieurs réponses possibles) - 48% sous forme papier dans son intégralité - 48% sous forme papier en une version allégée - 33% sous forme de CD - 24% consultable sur le site Internet de la ville - 15% consultable sur l’Intranet de la ville © Rigaud Didier 6
  7. 7. Le « papier » est encore très utilisé comme support de diffusion de la charte graphique, à peine un tiers la diffuse sous une forme électronique. Il est à noter que très peu de collectivités mettent en ligne en interne sur l’outil Intranet la charte graphique, pourtant il s’agit d’un document de référence en matière de communication qui devrait être largement partagé et diffusé au sein des services. Q11 : Qui a validé le choix de votre logo actuel ? (réponses multiples) - un groupe d’élus 56% - le maire ou le président seul 37% - la commission communication 26% - le directeur de cabinet 22% - le directeur de la communication 22% - le directeur général des services 19% - par consultation du personnel de la collectivité 4% - par consultation de la population 0% La validation du choix du logo est du ressort politique, pour plus d’un tiers des collectivités la décision revient au seul président ou maire et dans la grande majorité des cas à un groupe d’élus, commission communication ou groupe informel. Les « techniciens » sont rarement associés à la décision finale, nous pouvons espérer que leur avis, argumentation et expertise soient pris en compte, la question parlant de « validation ». Par contre nous pouvons regretter que le logo ne soit pas « testé » auprès du personnel ou de la population, même si la décision finale est réservée aux légitimes détenteurs du pouvoir exécutif local, une consultation présentant les 2 ou 3 projets de logo « finalistes » pourrait apporter des éléments pertinents d’information sur la compréhension, la mémorisation, le « coup de cœur » véhiculé par le logo. Ce d’autant que le personnel sera porteur au sens physique du terme du logo (apposé sur des vêtements de travail des véhicules, etc.) quand à la population elle vit sur le territoire représenté par le logo. © Rigaud Didier 7
  8. 8. Q12 : Votre logo est-il accompagné d’une signature ou base line? OUI 33% NON 67% Le logo est considéré indépendamment de la signature du territoire, ces deux éléments s’ils existent sont indépendants pour les 2/3 des collectivités. Q13 : De combien de couleurs est constitué votre logo ? - 1 couleur : 11% - 2 couleurs : 26% - 3 couleurs : 22% - 4 couleurs : 26% - plus de 4 couleurs : 15% Q14 : Avez-vous organisé un évènement pour la présentation « officielle » de votre logo ? OUI 30% NON 70% Très peu de collectivités organisent un évènement pour la présentation de leur logo. Dans la grande majorité des cas pour les villes organisatrices d’une présentation officielle celle-ci se greffe sur une manifestation existante comme la cérémonie des vœux du maire ou du président. © Rigaud Didier 8
  9. 9. Q15 : L’apposition du logo sur les différents supports (signalétique, véhicules, etc.) s’est effectuée sur combien de temps? - 1 an : 26% - 2 ans : 19% - 3 ans : 11% - plus de 3 ans : 22% - plus de 5 ans : 22% Le logo d’un territoire est apposé sur de très nombreux supports, papeterie, signalétique, véhicules, vêtements, plaques de rue, etc. L’apposition d’une nouvelle signature visuelle sur l’ensemble de ces supports prendra du temps et nécessitera une planification sur plusieurs exercices budgétaires. Pour près de la moitié des collectivités de l’échantillon étudié ce délai nécessaire au changement exhaustif du logo sur l’ensemble des supports a pris plus de 3 ans (une ville a même répondu 15 années au moins !!). Q16 : Est-ce qu’actuellement différents logos apparaissent sur des supports officiels de votre collectivité (signalétique, véhicules, etc.) ? OUI 56% NON 44% La question est corrélative à la précédente outre la durée nécessaire au changement de logo sur l’ensemble des supports, il est fréquent que des associations voire même des commerçants ou artisans se soient appropriés et utilisent l’ancien logo du territoire. Une diffusion et un contrôle de la charte graphique perfectibles peuvent également être à l’origine de la cohabitation de l’ancien et du nouveau logo. Dans tous les cas cet état de fait handicapera l’identification et la mémorisation du nouveau logo. © Rigaud Didier 9
  10. 10. Q17 : Avez-vous prévu une évaluation de votre logo ? OUI 11% NON 89% La mémorisation, l’image, les valeurs véhiculées par un logo, etc. sont évaluables (reconnaissance spontanée, assistée, etc.). Pourtant à peine plus de 10 % des collectivités évaluent leur logo. Les enjeux d’un logo institutionnel sont peut être moindres que dans le secteur marchand mais la réalisation d’une signature visuelle est un acte de communication qui s’inscrit dans une stratégie globale et à ce titre peut et doit être évaluée comme n’importe quel autre outil de communication. Q18 : Quel logo (de marque ou de collectivité) citeriez-vous spontanément comme étant un très bon logo ? et pourquoi ? Le logo le plus cité est celui d’une entreprise : Nike par 20 % des personnes ayant complété le questionnaire. Le Swoosh de Nike est l’exemple type du logo associant simplicité et efficacité, sa mémorisation est telle que l’élément visuel a pu se départir du nom de l’entreprise. Autres logos cités plusieurs fois, ceux de Mac Donald, la Fnac, Orange, Ikea, etc. NB : Aucun logo de marques automobiles (le losange, les chevrons, le bibendum de Michelin, etc.) n’a été cité. Ni même Coca-Cola avec sa typographie si caractéristique… Pour les collectivités, la plupart des personnes ont cités des logos de territoires proches du leur. Toutefois le logo de la ville de Lyon a été cité par 10%, il est comme nous le verrons plus loin tout à fait représentatif de la tendance actuelle, la reprise d’éléments visuels héraldiques. Les qualificatifs utilisés pour justifier le choix du logo considéré comme étant « bon » sont intéressants : 37% ont mis en avant la simplicité, la sobriété, la clarté du logo 28% ont évoqué la facilité d’identification, de mémorisation, « reconnaissable », « facile à retenir » © Rigaud Didier 10
  11. 11. Autres termes cités : distinctif, esthétique, dynamique, facilité d’utilisation, chaleureux, moderne, a su s’imposer, etc. Nous avons complété cette première enquête par questionnaire d’une étude sur 234 logos de territoires : 172 logos de communes 37 logos de structures intercommunales 25 logos de conseils généraux Nous avons défini la typologie suivante comme proposition de classement des logos étudiés : 1/ Logos « blason » : utilisation du blason traditionnel et logos inspirés du blason traditionnel, modernisation du blason, reprise d’un élément figuratif du blason, etc. Exemple : commune de Saint-Germain-en-Laye © Rigaud Didier 11
  12. 12. 2/ Logos « typographiques » : Signature visuelle constitué essentiellement d’une police de caractère pour le nom du territoire et d’un code couleur. Exemple :ville de Linas 3/ Logos « figuratifs » : Logos reprenant des éléments figuratifs non extraits du blason. Exemple: conseil général de Charente-Maritime © Rigaud Didier 12
  13. 13. 4/ Logos « géographiques et topographiques » : Présentent des éléments géographiques ou topographiques permettant de « situer » le territoire Exemple: communauté de communes de l’Ile d’Oléron 5/ Logos « abstraits » : Exercices de style, ils sont constitués d’éléments graphiques non figuratifs, en complément ou non du nom de la collectivités. ( exemple communauté de communes du Pays de Quimperlé) © Rigaud Didier 13
  14. 14. À partir de cette typologie nous avons classé les logos en croisant avec le type de collectivité et nous obtenons les résultats du tableau ci-dessous : COMMUNES EPCI CONSEILS GENERAUX Logos « blason » 37% O% 16% Logos « typographiques » 28% 35% 28% Logos « Abstraits » 16% 38% 20% Logos « géographiques » 5% 13% 8% Logos « figuratifs » 14% 14% 28% 100% 100% 100% Ces résultats montrent le net retour du « blason ». La période des années 80, 90 avait été marquée par la réalisation de logos abstraits utilisant souvent des couleurs primaires. Les territoires voulaient posséder des signatures visuelles identiques à celles des entreprises, les blasons symbolisaient une image surannée. La tendance s’est inversée, les collectivités territoriales reviennent à des éléments identitaires forts contenus dans leurs blasons. Certaines villes les utilisent tel que mais la grande majorité les ont stylisés, modernisés et adaptés aux codes graphiques actuels. © Rigaud Didier 14
  15. 15. Les structures intercommunales ne bénéficient pas de cet héritage héraldique et naturellement nous ne retrouvons aucun logo du type « blason ». Les noms de ces EPCI sont très souvent longs et complexes, d’où des logos en majorité du type « abstrait » et typographiques sur la base des acronymes. Ces nouveaux territoires sont confrontés au problème de l’identification, certains privilégient les logos géographiques favorisant leur localisation. Pour les conseils généraux, tendance identique à celle des villes, les logos abstraits sont moins usités, les exercices de style sont utilisés pour les typographiques, la majorité des départements ont développé des signatures visuelles identitaires reprenant des éléments figuratifs, géographiques ou héraldiques. Pour les couleurs les plus utilisées, sans surprise plus de 60% des logos contiennent du bleu (couleur préférée des français à forte valeur identitaire). Vient ensuite le vert, présent dans un peu plus de 50% des logos. Enfin suivent le rouge et le jaune, l’orange étant de plus en plus présent dans les logos de territoires. Les structures intercommunales sont celles qui osent le plus utiliser des couleurs spécifiques et originales, elles doivent « faire leur place » dans le millefeuille territorial français et développer une nouvelle identité. © Rigaud Didier 15

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