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  • Maintenance d'une ressource sur le long terme Accès équitable et bénéfique pour un usage individuel (et non marchand) des commonners Transparence et responsabilité au sein des commoners Capacité à identifier et à punir les passagers clandestins, le vandalisme et les appropriations Capacité à déterminer si la ressource doit être aliénée en vue d'un usage marchand ou non
  • Les res communis (ou choses communes) (Kiss, 1989) . Ce terme juridique désigne des choses qui appartiennent à tous (ou à personne), ne sont susceptibles d'aucune appropriation mais dont chacun peut user à sa convenance. C'est par exemple le cas de l'air ou de l'eau, sous réserve qu’ils soient en surquantité par rapport aux besoins ou qu’il n’y ait pas de problèmes d’accès. Cette catégorie peut être rapprochée, même si elle ne la recouvre pas totalement, du concept de « bien public » en économie, que Samuelson a théorisé en 1954. Les biens publics sont non rivaux dans la consommation (leur consommation par une personne ne diminue pas leur utilité pour une autre personne). Ils sont également non exclusifs, puisque leur usage ne peut être réservé à certains, au détriment des autres, qu’à un coût très élevé. Ces deux propriétés font du bien public un bien spécifique, et impliquent une gestion particulière de ce bien. En effet la non-rivalité et la non-exclusion ne permettent pas aux producteurs de réaliser directement des profits. En outre les biens publics constituent des cas particuliers d’externalités, positives ou négatives. Cependant les deux critères de non rivalité et de non exclusion sont, dans les faits, rarement réunis. On parle alors de biens publics impurs (ou mixtes) pour désigner des biens dont l’une des deux caractéristiques de bien public n’est pas complètement vérifiée.
  • l’économiste Herbert Simon ( Wikipédia ) datant de 1971 :  “Ce que l’information consomme est assez évident : l’information consomme l’attention de ceux qui la reçoivent. Du même coup, une grande quantité d’information créée une pauvreté de l’attention et le besoin de répartir efficacement cette attention entre des sources très nombreuses au milieu desquelles elle pourrait se dissoudre.” biens public rivaux et non rivaux
  • Au XIIe siècle, un droit d’usage voulait que dans les forêts et sur les terres communales, les villageois soient autorisés à laisser paître leurs bêtes, ramasser du bois mort, récolter du miel ou des champignons. Ces droits n’avaient nul besoin d’être inscrits dans des lois puisqu’il s’agissait de biens communs (en anglais, commons). Mais au XIIIe siècle, en Angleterre, le roi Jean et les Barons lancent un mouvement d’enclosure des Communs et provoquent une révolte populaire
  • The Huffington Post est un journal d'information américain publié exclusivement sur Internet fondé par Arianna Huffington et Kenneth Lerer et faisant appel à de nombreuses collaborations et sources externes. Le Huffington Post couvre un large éventail de domaines : actualité, politique, culture, divertissement, médias, religion, vie quotidienne, affaires, etc. Il a été lancé le 9 mai 2005 , pour offrir une réponse « libérale » (au sens anglo-saxon, c'est-à-dire non-conservateur) à d'autres sites comme Drudge Report . Le site est racheté en 2011 par AOL pour 315 millions d'euros [1] . Le Huffington Post, site d’information  pure player , a construit une partie de sa réussite autour de la reprise de billets de blogs, qui venaient enrichir les contenus produits par les journalistes professionnels travaillant pour la plateforme. Il s’agit également d’un site qui génère énormément d’interactions, avec plus  d’un million de commentaires par mois ! Or en février 2011,  le rachat du “Huffpo” par AOL  pour un montant de 315 millions de dollars a provoqué une vive remise en cause de la manière dont la plateforme exploitait ces apports. Des blogueurs du HuffPo, réunis au sein du Huffington Post Union of Bloggers (HPUB) et soutenus par la National Writers Union ont revendiqué une part sur la somme mirobolante versée par AOL,  en appelant au boycott du site et à la grève d’écriture . Peu après, le Huffington Post a fait l’objet d’une attaque en justice, avec le lancement d’un recours collectif ( class action ) mené par  Jonathan Tasini . Ce personnage, auteur et activiste, lui-même  contributeur au Huffington Post , a déjà fait parler de lui en 2001 en conduisant et remportant  un recours collectif contre le New York Times , pour défendre les droits des journalistes à toucher une rémunération supplémentaire en cas de publication sous forme électronique de leurs articles (18 millions de dollars obtenus). Cette fois-ci,  il demande pas moins de 105 millions de dollars  au Huffington Post au profit des blogueurs ayant contribué à son contenu avant le rachat par AOL. Arianna Huffington  a répondu à ces prétentions  en déclarant que ce recours était “sans aucun fondement”. Elle insiste notamment sur le fait que la situation des blogueurs, apportant leurs contenus sans aucune obligation, est différente de celles des journalistes, travaillant sous l’autorité de leur employeur. Face à cela, il faut bien reconnaître que Tasini s’appuie sur des arguments juridiquement fragiles. Il invoque notamment une “ promesse implicite ” de compensation, faite par Ariana Huffington aux blogueurs au cas où le site serait racheté, dont il sera bien difficile d’établir la réalité. Par ailleurs, Tasini invoquerait  la théorie de l’ unjust enrichment  (chez nous, enrichissement sans cause ) qui implique que nul ne peut s’enrichir aux dépens d’autrui, même dans le cas où celui qui s’enrichit ne commet aucune faute. Mais il y a fort peu de chances que cet argument soit retenu par les juges, car les blogueurs en contribuant au site acceptaient tacitement  ses conditions d’utilisations  et entraient donc dans un rapport contractuel avec le Huffington Post. Or c’est à ce niveau qu’il existe une différence essentielle avec les contributeurs de Wikipedia.
  • c'est le moyen d'accès et le travail d'ergonomie qui est payant pas les données!
  • Maintenance d'une ressource sur le long terme Accès équitable et bénéfique pour un usage individuel (et non marchand) des commonners Transparence et responsabilité au sein des commoners Capacité à identifier et à punir les passagers clandestins, le vandalisme et les appropriations Capacité à déterminer si la ressource doit être aliénée en vue d'un usage marchand ou non
  • Toutefois, la loi de 1978, à son article 11 , indique que “ Par dérogation au présent chapitre, les conditions dans lesquelles les informations peuvent être réutilisées sont fixées par les administrations [...] lorsqu’elles figurent dans des documents produits ou reçus par a) des établissements, des institutions d’enseignement et de recherche ; b) des établissements, organismes ou services culturels. “ Et tout le problème des données culturelles réside ici… Cet article (qui est loin d’être aisé à interpréter) signifie que les données culturelles – tout comme celles de la recherche – échappent aux principes posés à l’article 10 et 12, à savoir le droit à la réutilisation, assortie de certaines conditions. Il revient dès lors aux établissements culturels de fixer eux-mêmes les conditions de réutilisation des données qu’ils produisent.
  • Le sociologue urbain Ray Oldenburg, aujourd’hui professeur émérite de l’université de Pensacola en Floride, a forgé le concept de « third place » ou « troisième lieu » en français au début des années 1980 pour décrire des endroits où les gens peuvent se réunir et entrer en interaction. Le concept de troisième lieu se nourrit de ces différentes approches. Son appellation indique sa démarcation d’avec le premier lieu, correspondant au foyer et le second lieu, domaine réservé au travail. Ces endroits se distinguent les uns des autres de par leur localisation et leurs fonctions. Les troisièmes lieux, quant à eux permettent à une vie communautaire informelle de s’épanouir (voir mémoire de DCB 17 Mathilde Servet : http://www.bibliobsession.net/2009/05/19/a-lire-les-bibliotheques-troisieme-lieu-par-mathilde-servet/) Ces lieux ont les caractéristiques d’êtres simples, accessibles, accueillants avec un fort potentiel social et de pouvoir accueillir des activités non nécessairement prévues = home away from home . Autrement dit ce troisième lieu est celui qui va accueillir des supports, mais aussi des flux : au sens des potentialités que la bibliothèque détient en terme de rencontres et de découvertes. Ici exemple d’un lieu de découverte où l’on doit se sentir bien. Notez aussi les rayonnages sur roulette. La bibliothèque doit pouvoir se reconfigurer.
  • Transcript

    • 1. Renouveler la réflexion et l’actionen bibliothèque autour de la notion de « biens communs » Par P. Bradshaw. CC-BY-NC-ND/ Par Lionel Maurel, Silvère Mercier et les membres du collectif SavoirsCom1
    • 2. Biens communs et bibliothèques ?
    • 3. Biens communs et bibliothèques ? Little Free Library. Par Litlnemo. CC-BY-NC-SAA lire : De toronto à Montréalen passant par Berlin,les micro-bibliothèques de rue.
    • 4. Définir le bien commun, les biens communs ? Projet Remix Biens Communs « On parle de « bien commun » chaque fois quune communauté de personnes est animée par le même désir de prendre en charge une ressource dont elle hérite ou quelle crée et quelle sauto-organise de manière démocratique, conviviale et responsable pour en assurer laccès, lusage et la pérennitéA lire : le bien commun est dans lintérêt général et le souci du bien vivre ensemble et dusur toutes les lèvres . bien vivre des générations à venir » - Alain Ambrosi
    • 5. Les leçons de l’histoire… Par Chris Wimbush. CC-BY-SAEn Angleterre, la charte des forêts (13ème siècle),le mouvement des enclosures (16ème, 17ème siècle)
    • 6. Une notion longtemps en crise Destempsanciens. CC-BY-NCGarret Hardin –The Tragedy Of The Commons, Science, 1968.
    • 7. Un renouveau récent Elinor Ostrom. Prix Nobel d’Economie 2009 « Elinor Ostrom a mis en place un cadre d’analyse et de développement institutionnel destiné à l’observation des communs. De ses observations concrètes elle a tiré huit principes d’agencement que l’on retrouve dans les situations qui assurent réellement la protection des communs dont ces communautés d’acteurs ont la charge : — des groupes aux frontières définies ; — des règles régissant l’usage des biens collectifs qui Par Holger Motzkau. CC-BY-SA répondent aux spécificités et besoins locaux ; — la capacité des individus concernés à les modifier ; — le respect de ces règles par les autorités extérieures ; — le contrôle du respect des règles par la communauté qui dispose d’un système de sanctions graduées ; — l’accès à des mécanismes de résolution des conflits peu coûteux ; — la résolution des conflits et activités de gouvernance organisées en strates différentes et imbriquées. »A lire :Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs – Hervé Le Crosnier
    • 8. La connaissance envisagée comme bien commun ? Paulo Brandao. CC-BY-SA.Elinor Ostrom – Charlotte Hesse :Understanding Knowledge As A Commons
    • 9. La connaissance et le second mouvement des enclosuresÉvolution de la duréedes droits d’auteurs en France
    • 10. La connaissance et le second mouvement des enclosuresÉvolution des coûts d’abonnement aux revues scientifiques
    • 11. La connaissance et le second mouvement des enclosuresLa biopiraterie et l’appropriation du vivant
    • 12. La connaissance et le second mouvement des enclosuresLa guerre des brevets entre constructeurs de harware
    • 13. La connaissance et le second mouvement des enclosuresCopyright Madness !!!
    • 14. Pourtant… « Si la nature a rendu moins susceptible que toute autre chose l’appropriation exclusive, c’est bien l’action du pouvoir de la pensée que l’on appelle une idée, qu’un individu peut posséder de façon exclusive aussi longtemps qu’il la garde pour lui ; mais au moment où elle est divulguée, elle devient la possession de tous, et celui qui la reçoit ne peut pas en être dépossédé. Sa propriété particulière, aussi, est que personne ne la possède moins parce que tout le monde la possède. Celui qui reçoit une idée de moi reçoit un savoir sans diminuer le mien ; tout comme celui qui allume saPar echiner1. CC-BY-SA. bougie à la mienne reçoit la lumière sans me plonger dans la pénombre. Que les idées circulent librement de l’un à l’autre partout sur la planète. » Thomas Jefferson
    • 15. Septembre 2012 : Création du collectif SavoirsCom1SavoirsCom1, Politiques des biens communs de la connaissance
    • 16. Un ouvrage de référence sur les biens communs de la connaissanceEt un déclencheur pour beaucoup…
    • 17. Biens communs informationnels Bien communs qui peuvent être créés, échangés et manipulés sous forme dinformation, et dont les outils de création et le traitement sont souvent eux-mêmes informationnels (logiciels). Il peut sagir de données, de connaissances, de créations dans tous les médias, didées, de logiciels. Les biens communs informationnels sont des biens publics parfaits au sens économique, contrairement aux biens communs physiques, qui gardent toujours une part de rivalité ou dexcluabilité.
    • 18. Biens communs informationnelsIl s’agit de considérer linformation dansune triple dynamique :•la ressource informationnelle•la communauté qui lui est associée (lescommonners)•les règles de fonctionnement quelle sepropose de suivre.
    • 19. Un engagement clair etprécis : le Manifeste 1/21. La neutralité de l’Internet est vitale2. La protection des données personnelles doit être un élément delutte contre des enclosures3. Dans la perspective d’une science ouverte au-delà du cercleacadémique, l’accès libre aux publications scientifiques doit primerface aux phénomènes d’appropriation de la recherche publique.4. Les ressources éducatives libres sont autant de biens communsinformationnels dont il faut encourager le développement.5. L’ouverture des données publiques dans des conditions qui évitentles enclosures doit favoriser des cercles vertueux.
    • 20. Un engagement clair et précis : le Manifeste 2/26. L’usage des logiciels libres est de nature à garantir auxutilisateurs la possibilité d’expérimenter, d’innover, de créer du codeinformatique ouvert et de qualité.7. Le partage non marchand d’œuvres protégées doit être possible, etdes mécanismes de rémunération alternatifs pour les auteursdoivent être explorés.8. Le domaine public et les savoirs partagés doivent être encouragés,préservés et soutenus par les politiques publiques.9. Placer les biens communs au cœur des modèles économiques del’information.10. Favoriser la création et le développement des biens communsinformationnels sur les territoires.
    • 21. Un collectif surles bienscommuns est luimême un biencommun...
    • 22. Des outils et une gouvernance claire • Un collectif accessible librement après acceptation sans réserve du Manifeste • Des campagnes, des actions des publications sur les thèmes du Manifeste • Pour chaque proposition, un principe : qui ne dit mot consent • Pas de chef : chacun se prend en main à partir du consentement des membres du collectif • Des priorités définies par le vote des membres • 3 outils : un site, une liste de diffusion et un tableau de bord : TrelloUn Manifeste qui rassemble sur des thèmes clairs et précis
    • 23. Matrix Core. Par Pixelsior. CC-BY-NC-SAPourquoi les biens communs de la connaissance ? Et qu’est-ce que change le numérique ?
    • 24. Lère du copier coller
    • 25. La rareté du XXIe siècle c’est l’attention
    • 26. L’ère du REMIX
    • 27. Un objectif : éviter les clôtures(enclosures), éviter lesmonopoles, éviter les silosdinformations source : Valentina_A
    • 28. Le collaboratif à grande échelle : rachatpar AOL pour 315 Millions dEuros en2011... au profit de qui ? Nous avons tous les droits sur notre site et sur son contenu et lorsque vous nous soumettez un contenu vous nous accordez certains droits . Tout article, blog, vidéo, contenu et autre élément composant notre site est également une œuvre protégée par le droit d’auteur, et nous (sous réserve des droits de nos concédants et titulaires de licence en vertu des contrats, accords et arrangements applicables) jouissons de tous les droits s’y rapportant.
    • 29. Enclosure! Last Meal. Par Lottery Monkey. CC-BY-NC-ND. Source : Flickr
    • 30. Pour éviter les clôtures et lesappropriations indues : la garantiesappelle"partage à lidentique" Sortir de lopposition marchand vs non marchand ! Limportant est de reverser dans le pot des biens communs informationnels !
    • 31. On peut vendre un application, sansvendre les données qui vont avec :usage commercial qui améliore laccès àWikipédia
    • 32. Le partage à lidentique est au fondement de leffetviral du logiciel libre Un logiciel est libre selon la Free Software Foundation sil confère à son utilisateur quatre libertés : •la liberté dexécuter le programme, pour tous les usages, •la liberté détudier le fonctionnement du programme et de ladapter à ses besoins, •la liberté de redistribuer des copies du programme (ce qui implique la possibilité aussi bien de donner que de vendre des copies), •la liberté daméliorer le programme et de distribuer ces améliorations au public, pour en faire profiter toute la communauté.
    • 33. Wikipédia et Les logiciels libres sont des bienscommuns informationnels Selon David Bollier : •Pérennité •Accès équitable pour usage non marchand •Punir les passagers clandestins •Définition de lusage marchand ou pas
    • 34. Exemple des licencesLe mode de fonctionnement Creative Commons des licences libres « Tout ce qui n’est pas interdit est permis » Pen3. Par Merlinprincesse. CC-BY-NC-ND Pas d’autorisation à demander tant qu’on reste dans le cadre de la licence 4 conditions et Il faut conclure un contrat pour lever une restriction posée par la licence 6 contrats 37
    • 35. Les licences CreativeCommons • Un système de licences modulables Des libertés de base Une condition permanente 3 conditions optionnelles ENSSIB. 19/05/10 38
    • 36. Exemple d’utilisations Plus de 12 millions de fichiers sous licence libre sur Wikimedia Commons 238 millions d’images sous CDéjà plus de 100 000 photos pour le concours Wiki Loves Monuments
    • 37. Bibliothèques et biens communs, quelles connexions ? Bibliothèques et Archives ouvertes  Bibliothèques, domaine public et Open Data  Bibliothèques et ressources numériques  Bibliothèques, usages collectifs et tiers lieux Flying Books. Par graymalkn. CC-BY.
    • 38. Bibliothèques et archives ouvertes HAL- Hyper Articles en Ligne (CNRS- - Appel de Budapest (2002), Appel CCSD, depuis 2000) de Berlin (2003) ; -Principes : favoriser l’accès en autoarchivant ses publications et en publiant dans des revues en libre accès ; - Accès ouvert par le biais de pré- publications ou de post-publications d’articles dans des archives ouvertes. - Développements de revues électroniques en Open AccessUn rôle de pédagogie et de soutien des Revues.orgbibliothèques en faveur de l’Open Access (CNRS-CLEO) 41
    • 39. Archives ouvertes, une situation de crisePétition anti-elsevier et désabonnement de la bibliothèque d’Harvard
    • 40. Open Access, interrogations… Par hto2008. CC-BY-NCInterrogation sur le modèle auteur/payeur etquestions sur la soutenabilité à long terme de l’Open Access
    • 41. Nouveaux modèles etNouvelles relations avec les bibliothèques Troisième voir pour l’Open Access : Modèle de Freemium d’OpenEditionModèle économique de vente de services aux bibliothèques,sous forme d’abonnements
    • 42. Enclosure publique : Refdoc,composante du CNRS vend desarticles cher à lacte alors quils sontsouvent en libre accès
    • 43. Enclosure ? = Action !
    • 44. Rendre lisible lacommunautéproductrice debiens communs dela connaissance etles enjeux du libreaccès : plus de 600signataires se sontreconnus!
    • 45. Bibliothèques et domaine public Source : SketchLex.
    • 46. Dans les musées… Par Marion Boucharlat pour OWNI. CC-BY-NC-SA. Site du LouvreLe domaine public copyrighté… 49
    • 47. Bibliothèques et domaine public  Les pratiques des bibliothèques françaises sont confuses et plutôt fermées ◦ Un tiers des bibliothèques numériques n’ont pas de mention légale ◦ 59 % placent leurs collections sous copyright (= tous droits réservés) ◦ Seulement 25 % autorisent les usages pédagogiques et de recherche ◦ Plus de 80 % ont une mention légale incompatible avec la réutilisation en ligne, y compris à des fins commerciales ◦ Plus des deux tiers des établissements français ont une mention légale plus restrictive que celle de Google Books. Pour en savoir plus, «  Bibliothèques numériques et mentions légales : un  » 04/06/09 50
    • 48. Le contenu de Rosalis est constitué soit de documents qui sont tombésdans le domaine public soit de documents pour lesquels la Bibliothèquemunicipale de Toulouse a reçu une autorisation de diffusion pour lesite de sa bibliothèque numérique.Dans le cas d’un usage privé des documents de Rosalis, vousavez la possibilité de télécharger et d’imprimer cette image.Dans le cas d’un usage public ou commercial, pour touteforme de publication (papier ou électronique, à des finscommerciales ou non), vous devez vous adresser à laBibliothèque municipale de Toulouse pour obtenir unedemande d’autorisation. Les services publics qui doivent représenter lintérêt général créent des enclosures !
    • 49. Parfois une semi-ouverture Gallica, Bibliothèque numérique de la BnF Archives départementales du Pas de Calais Utilisation de la distinction usage Réunion des Musées Nationaux commercial / usage non- commercial 52
    • 50. A voir également, la Licence Ouverte àla Bibliothèque numérique du Limousin
    • 51. Respecter l’intégrité du domaine publicet le diffuser comme bien commun • Merci de respecter les créateurs – assurez-vous en cas de réutilisation de ces documents de respecter les principes éthiques généralement admis et de faire en sorte que les informations relatives aux créateurs soient aussi claires et précises que possibles. Veuillez noter que les adaptations faites à partir des œuvres ne doivent pas à être attribuées aux auteurs originaux et ne devraient pas heurter les communautés ou les cultures dont elles sont issues. • Merci d’indiquer la source des documents – faire un lien hypertexte vers les images sur le site de la British Library encouragera d’autres visiteurs à explorer et à utiliser nos collections. • Merci de partager la connaissance autant que possible – merci d’annoter, de tagger, de partager vos oeuvres dérivées avec les autres comme le fait la British Library chaque fois que c’est possible. • Soutenez le domaine public – les utilisateurs du domaine public sont incités à soutenir les efforts déployés par la bibliothèque pour conserver, numériser et rendre disponible le domaine public. Ce soutien peut se concrétiser par des dons en argent, notamment lorsque les documents sont utilisés à des fins commerciales. • Merci de maintenir la Public Domain Mark et toutes les notices attachées aux oeuvres – cela permettra d’indiquer aux autres utilisateurs que ces oeuvres ne sont plus soumise à la protection du droit d’auteur et d’encourager les réutilisations de la collection. Ces consignes d’utilisation sont basées sur la bonne volonté. Elles n’ont pas de valeur contractuelle. Nous vousPublic Domain Mark à la British Library demandons simplement de les respecter.
    • 52. Pour une loi sur le domaine public en FranceFace à la menace grandissante d’un « domaine public payant »
    • 53. SavoirsCom1 - Calendrier de l’Avent du domaine public
    • 54. Bibliothèque et Open Data Par Thomas Rockstar. CC-BY-NC-SAImportance de la problématique de la réutilisationdes données publiques et de l’Open Data
    • 55. Progression de l’Open Data en France Data.gouv.fr Carte de l’Open Data en France
    • 56. Des exemples étrangers convaincants en bibliothèque Europeana D Harvard Library : 12 millions de notices bibliog Par hellolapomme. CC-BY Catalogue collectif suédois Libris / CC0Par stevecadman. CC-BY-SA British Library : 3 millions de notices bibliographiques libérées sous licence CC0 Bibliothèque nationale d’Australie. Donné 59
    • 57. Sauf quil y a une exception culturelleen France = risques denclosures ! Risques denclosures Useless. Par laverrue. CC-BY. Source : Flickr
    • 58. Néanmoins, des réalisations parles bibliothèques françaisesConcerne aussi des bibliothèques territoriales(Ex : BDP – Saône et Loire)
    • 59. A méditer, la situation complexe des services d’archives Victoire en juillet 2011 devant le juge adm A lire : Entre ouverture et enclosure, les bien
    • 60. Bibliothèque et ressources numériques http://www.flickr.com/photos/8781729@N04/3289260179/Depuis 10 ans, de nombreuses expérimentations autour des ressources numériques en bibliothèque, mais desrésultats souvent décevants :A lire :-CAREL/BPI. Enquête sur les abonnements aux ressources numériques payantes dans les bibliothèque de lecture- Bibliobsession. Ressources numériques : des trésors derrière des forteresses .
    • 61. Le problème majeur des DRM en bibliothèque Notion problématique « d’exemplaire numérique » Maintien artificiel de la rareté dans l’environnement numérique
    • 62. Des ressources coupées de l’écosystème du web ? « Editeur (100%) numérique, La souris qui raconte, a très vite voulu marquer son adhésion à ces problématiques en proposant aux bibliothécaires qui en font la demande, un abonnement à ses ressources, en mode sur place. Je vous en parlais, non sans fierté, ici. Depuis, 7 nouvelles bibliothèques ont souscrit un abonnement, dont la très célèbre Cité des Sciences, et l’exotique Institut Français de Tunisie… Comme la question posée comporte deux options, il fallait bien essayer de résoudre celle de la distance ! C’est chose faite depuis quelques jours avec la société CVS. Je ne peux malheureusement pas vous diriger vers le lien de cette ressource, il faut être abonné pour cela… »Blog de la Souris qui raconte.Sur place ou à emporter ?
    • 63. La peur de la« cannibalisation » Un prêt annule unehttp://www.flickr.com/photos/nunorodriguesnet/3160597401/ vente ?
    • 64. Le précédent de la musique etle risque d’une marginalisation Manifeste de l’ACIM, 03/11/11A lire :-La bibliothèque musicale peut-elle jouer sa partition à l’heure du MP3 ? Laurent Marty, BB- Pourquoi je ne vais pas en médiathèque ? Gilles Rettel, 17/05/10.- La musique ne veut pas mourir en bibliothèque : 15 propositions pour l’avenir.
    • 65. Un risque hypothétique en ce quiconcerne les livres numériques ? Par chidorian. CC-BY-SA "Ces lieux ont pour vocation de doffrir à des gens qui nont pas les moyens financiers, un accès subventionné par la collectivité, au livre. Nous sommes très attachés aux bibliothèques qui sont des clients importants pour nos éditeurs, particulièrement en littérature. Alors, il faut retourner la question : est-ce que les acheteurs diPad ont besoin quon les aide à se procurer des livres gratuitement ? Je ne suis pas certain que cela corresponde à la mission des bibliothèques. Par définition, les gens qui ont acheté un Kindle ou iPad ont un pouvoir dachat, là où les gens qui sont les usagers de ces lieux en manquent. La position de Hachette aujourdhui, cest quon en vend pas aux bibliothèques [...]".Arnaud Noury, PDG du groupe HachetteLivres au Salon du Livre de Paris, 2012
    • 66. Mais pourtant au Etats-Unis… Depuis Avril 2011, partenariat Amazon/O Succès de la plateforme d’OverDrive pour le prêt de livres numériques, qui a su développer une offre en B to B à destination des bibliothèques (plus de 15 000 clients…)  2/3 des bibliothèques prêtent des eBooks et 28% des liseuses 
    • 67. Refuser les DRM, dispositifs toxiques contre le partage ? Aujourd’hui, des bibliothèques publiques sont en train d’accompagner la mise en place sous forme de prêts publics de livres numériques biodégradables. Des auteurs, pour préserver leur droit de rémunération, en sont donc venus à admettre comme légitime qu’on puisse brûler numériquement leur livre pour en empêcher le partage […] De tout temps, le mouvement qui va de la copie à la transformation de la copie a influé l’histoire « de l’Art » et de « la Connaissance ». Empêcher la transformation d’une œuvre, et crèer artificiellement une frontière au sein « des espace communs de la connaissance » est un acte propre à une société totalitaire.A lire : la disparition des biens communscognitifs annonce une société totalitaire.
    • 68. Accepter les DRM pour reconstituer une « aubaine empêchée » ?La bibliothèque représente un effet d’aubaine. Pouvoirdisposer d’un choix plus ou moins large et ne paspayer, ou du moins payer un forfait, en voilà une bonneaffaire !Oui mais… La bibliothèque contrarie l’aubaine qu’ellereprésente par une collection impressionnante decontraintes [horaires et collections limitées]Reste que, désormais, le web peut globalement êtreconsidéré comme une bibliothèque globale, répondantaux fonctions de base que sont la recherche,l’identification et la fourniture […]Mais si les ressources sont plus ou moins accessiblessuivant la logique d’usage (accès illimité, réutilisation, Dominique Lahary. Penser la bibliothèqueportabilité, gratuité ou faible coût de préférenceforfaitaire plutôt qu’à l’unité), que deviendrait laspécificité de la bibliothèque ? En quoi représenterait-elle une aubaine, qui permettrait au service public des’appuyer sur un avantage concurrentiel pour exister L’auteur de ces lignes, qui a naguère esquissé cedans le paysage ? Et en quoi cette aubaine pourrait- thème, a conscience d’aboutir ici à une aporie  :elle être empêtrée, garantissant ainsi la coexistence après l’aubaine empêchée, quoi ?pacifique qui cahin-caha perdure dans le domaine desbiens physiques rivaux ?
    • 69. Jusqu’où peut-on accepter d’aller pour reconstituer une « friction » et s’insérer dans la chaîne du livre? Nous avons choisi de nous appuyer sur le numérique pour ce faire, en proposant de découvrir en streaming un chapitre, pour susciter lenvie de découvrir louvrage en papier. Le traitement du PDF en image le rend difficile à copier, sauf à réaliser des captures décran et en parallèle, un outil de watermarking indique qui est en train de lire. Dès lors que lon dépasse les deux connexions depuis des IP différentes, le compte est bloqué. Bien entendu, il est possible dadapter cela pour que les employés puissent accéder via dautres appareils, ou en fonction dautres adresses IP. Offre Premier Chapitre = 3000 euros par an.A lire : eBooks, livres augmentés ou livres diminués ?
    • 70. Un lieu stratégique pour l’avenir…
    • 71. Changer de stratégie, face à l’Océan du Web ? « Les bibliothécaires sont-il les médiateurs exclusifs duPar Captain Kimo. CC-BY-NC-ND monde marchand ? Le mythe fondateur du bibliothécaire dénicheur ou découvreur d’éditeurs ou de talents improbables est-il réservé aux objets tangibles de l’offre commerciale ? En 2012, ce rôle peut-il se résumer à celui de passeur autorisé par l’édition officielle à faire exister des objets sélectionnés dans une offre commerciale ? Est-on capable de prolonger ce rôle dans l’espace ouvert du web, celui des amateurs au sens noble du terme ? Est-on capable de faire connaître des biens communs de la connaissance, des pépites sous licences libres comme on a « valorisé » l’édition commerciale de qualité ? La focalisation exclusive d’une partie de la profession sur les ressources numériques payantes indique une profonde tendance à légitimer des contenus par l’existence commerciale, alors même que les obstacles d’accès en rendent toute médiation problém A lire : Les bibliothécaires, médiateurs dans l’Océan du web.
    • 72. Et si on se tournait vers d’autres types de contenus ? A lire : Ziklibrenbibou la symbiose entre contenus libres et médiation numérique en bibliothèque
    • 73. Et si ça, c’était le fond du problème ?http://www.flickr.com/photos/delicakes/5574342003/
    • 74. Et si les bibliothèques se positionnaientsur la légalisation du partage non-marchand ?La Quadrature du Net
    • 75. Comment financer la culture, récompenser les contenus amateurs, légaliser les échanges non-marchands ?Et si les bibliothèques se positionnaientsur des financements alternatifs pour la création ?
    • 76. Audition de SavoirsCom1 par la Mission« Acte II exception culturelle »Ce que nous avons dit à la mission Lescure.
    • 77. Bibliothèques, usages collectifs et tiers lieux Pow Wow. Par stephanie.says. CC-BY-NC-NDLes bibliothèques comme lieu d’usage collectif des biens culturels.A lire : Usage collectif et usage privé en bibliothèque.
    • 78. Mais les usages collectifs peuventêtre juridiquement problématiques…L’exemple de la Fête de la musique…
    • 79. Blocages autour des usages pédagogiques et de recherche « Si un professeur veut faire des supports pédagogiques numériques il a le droit d’utiliser pas plus de 4 pages consécutives pour une partition, 3 pages pour un ouvrage de formation musicale, mais pour un livre 5 pages qui, dans le nouvel accord, peuvent ne plus être consécutives. En outre, Par Sh4rp_1. CC-BY. l’extrait ne doit pas représenter plus de 20 % de la pagination totale pour un ouvrage, pas plus de 10 % pour un périodique, pas plus de 5 % pour un OCFP (un manuel, NDLR)… Les enseignants ne sont pas formés, c’est impossible à appliquer. Cette loi coûte plusieurs millions d’euros à l’État qui sont versés aux éditeurs de manuels, de livres ou de musique. »A lire : Droit d’auteur et enseignement en France, état d’urgence !
    • 80. Des frictions également en bibliothèque ? En Belgique, tarificationProblématique traditionnelle de la sonorisation, des projections,des animations, des expositions, etc.
    • 81. Des tiers lieux ? Oui mais... Bibliothèque dHeerhugowaard - Canapé bleu géant et étagères à roulettes (dernier étage) Source Mémoire ENSSIB Mathilde Servet : la bibliothèque troisième lieu
    • 82. Surfer librement ? "Ni la loi anti-terroriste, ni la loi Hadopi n’obligent ces établissements à identifier les utilisateurs des ordinateurs mis à leur disposition, ni à conserver des informations nominatives pour les remettre lors d’une enquête diligentée par un juge au titre de la loi Hadopi, ou d’une personnalité qualifiée placée auprès du ministre de l’Intérieur au titre de la loi anti-terroriste, ni même à filtrer à titre préventif les accès à l’internet." Analyse juridique complète sur le site d
    • 83. A condition dylibérer lesusages, parexemple :la copie privée!
    • 84. Favoriser les usages collectifs Ateliers de mashup à la BPI
    • 85. Favoriser les usages collectifs grâce aux licences libres ? Concours collaboratif Part[im Mash Up ]ages, utilisant les licences Festival Film – Forum des Images Creative Commons
    • 86. Favoriser le partageExpérience « Le plugnumérique de Lezoux » /LibraryBox

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