B08 A55s 84 Diapo Sissao Fr
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B08 A55s 84 Diapo Sissao Fr Presentation Transcript

  • 1. DIAGNOSTIC DE TERRITOIRE DE LA COMMUNE RURALE DE DOUROULA Jean-Jacques Girardot caENTI scientific coordinator Université de Franche-Comté International Conference of Territorial Intelligence, Besançon 2008 15-17 October 2008
  • 2. Objectif du rapport Le rapport propose des orientations générales pour l'élaboration du Plan Communal de Développement de Douroula aux acteurs de la coopération. C'est une présentation synthétique d'objectifs stratégiques et d'orientations générales, élaboré par des universitaires burkinabé et français suite à deux visites prospectives et à un séminaire de synthèse. Cette présentation reprend l’essentiel du rapport détaillé qui présente des objectifs et des propositions opérationnels suite à la confrontation des nombreux rapports d'évaluations disponibles et d'interviews de l'ensemble des acteurs impliqués. Le rapport vise à engager la discussion et à préparer l'élaboration du PCD par le Comité Villageois de Développement, puis son approbation par le Conseil Municipal de Douroula.
  • 3. La Commune Rurale de Douroula 12 villages dont le bourg de Douroula 12 000 habitants environ Accès par la piste du Mali depuis Koudougou Pas de réseau électrique, ni téléphonique Délimitée par la rivière Mouhoun (pont)
  • 4. Origine de la coopération Douroula-Besançon
    • La coopération entre la Commune Rurale de Douroula et la Ville de Besançon trouve son origine dans des actions décentralisées menées depuis 1982 par des associations locales et franc comtoises.
    • - Association de Développement de Douroula
    • - Association Besançon-Douroula
    •   Association Française des Volontaires pour le Progrès
    • - Association Afriq'énergies du Lycée professionnel du bâtiment et des travaux publics Pierre Adrien Pâris.
    • - Association de la Ville d'Arbois
    •   Centre Ecologique Albert Schweitzer de Ouagadougou
  • 5. Jumelage de Douroula et Besançon Depuis 1987, cette coopération a été institutionnalisée par un jumelage entre le Département de Douroula et la Ville de Besançon. Dans ce cadre, les collectivités ont soutenu : - la réalisation de groupes scolaires, de bâtiments sanitaires et sociaux, de forages, du module central du marché et d'un musée - des activités artisanales et maraîchères ; avec assistance technique des associations, des groupements locaux et du Comité Local de Jumelage Groupe scolaire de Douroula
  • 6. Coopération décentralisée à Douroula Plus récemment, comme de nombreuses collectivités françaises impliquées dans la coopération, la Ville de Besançon a fait de l’appui à la décentralisation l’un des axes prioritaires de son action, en contribuant : - à la formation des nouveaux élus : état civil et notions budgétaires - à l’information de la population, notamment par une action pilote de théâtre forum présentant les enjeux de la décentralisation. Besançon agit conjointement avec la commune de Douroula, la Ville de Neuchâtel et la Ville d'Arbois. Une coordinatrice locale assure le suivi des projets pour Besançon et Neuchatel.
  • 7. Implication de la recherche universitaire à Douroula L’université de Ouagadougou est associée à cette coopération depuis 1995, dans le cadre de fouilles archéologiques. Le Professeur Lassina KOTE, archéologue "fils de Douroula", a mené des fouilles d’intérêt international qui ont révélé sur la commune de Douroula des sites parmi les plus anciens d’Afrique de l’Ouest. Les nouvelles connaissances acquises durant ces fouilles et les objets découverts méritant d’être présentés à la population et à un large public, un travail de sauvegarde et un musée ont été effectués avec l’assistance technique de l'association Afriq’Energies, du Lycée PARIS, et le soutien financier de la Ville de Besançon.
  • 8. Implication de l'Université de Franche-Comté En 2004, l’université de Franche-Comté (UFC) a été sollicitée par l’Association Afriq’Energies pour réfléchir à un plan de développement intégrant à partir de ce patrimoine archéologique, l'ensemble des besoins de la communauté, notamment les besoins économiques, sociaux et culturels. L’UFC a proposé une démarche participative basée sur la prise en compte des besoins exprimés par les habitants et sur la coopération avec l’Université de Ouagadougou. Plusieurs missions prospectives, ont été organisées en octobre 2006, juin 2007 et novembre 2007 pour définir un protocole de recherche cohérent avec l'élaboration du plan de développement durable de la Commune Rurale de Douroula dans le contexte nouveau de la communalisation.
  • 9. Actions de recherche communes Des recherches conjointes associent depuis 2006 l'Université de Franche-Comté et l'Université de Ouagadougou dans le cadre de projets internationaux et dans des domaines qui intéressent le développement de Douroula : 1. La dimension culturelle du développement communautaire. 2. La mise en œuvre d'une gouvernance démocratique dans le contexte de la décentralisation et de la communalisation 3. L'accompagnement scientifique du diagnostic territorial et la réalisation d'un système d'informations géoréférencées.
  • 10. La communalisation intégrale Dans le cadre de sa politique de décentralisation, l’État burkinabè a mis en place la « communalisation intégrale » du territoire en décidant de créer, à côté des 49 communes urbaines déjà existantes, 350 communes rurales. Les élections municipales qui ont eu lieu en avril 2006, puis l’installation officielle des maires et des conseils municipaux au cours du dernier trimestre de l’année 2006, ont concrétisé cette décision.
  • 11. Communalisation et gouvernance
    • La communalisation définit le cadre d'une nouvelle gouvernance :
    • - Le Conseil Communal devient l'instance décisionnelle territoriale et l'interlocuteur local de l'État burkinabé et des coopérants étrangers ;
    • - Le cadre décisionnel du Conseil Communal est défini par l'État et par les autorités déconcentrées de la Région en fonction de la délégation de compétences liée à la décentralisation ;
    • - Le Préfet exerce une tutelle administrative de proximité auprès du nouveau conseil communal ;
    • - La gouvernance repose sur la mobilisation conjointe des services publics, des associations, des entreprises, des habitants et des communautés villageoises, via le comité Villageois de Développement ;
    •   L'adoption d'un Plan Communal de Développement fixera le cadre pluriannuel d'intervention :
      • - Des acteurs locaux privés, associatifs et communautaires ;
      • - Des collectivités territoriales et des associations du "Nord" dans le cadre de la coopération décentralisée.
  • 12. Plan Communal de Développement Chaque commune rurale doit être en mesure de fournir, fin décembre 2007, un Plan Communal de Développement (PCD). Ce document doit mettre en exergue les forces et les faiblesses des communes sur le plan économique, social, culturel et permettre de dégager les perspectives et les priorités d’actions pour les années à venir. Il doit être articulé avec le Plan Régional de Développement (PRD) et être compatible avec les Schémas Régionaux et Provinciaux d'Aménagement du Territoire (SRAT/SPAT). Il est élaboré par un Comité Villageois de Développement (CVD), sur la base d'une analyse des besoins, village par village. La mise en place des CVD, prévue pour le 1er octobre 2007, a été repoussée à une date ultérieure non précisée.
  • 13. Diagnostic de territoire La commune de Douroula n’est pas en mesure de réaliser seule son Plan Communal de Développement, en raison de la faiblesse de ses moyens et du manque d’expérience du Conseil Municipal. La Ville de Besançon a donc proposé au Maire de Douroula, qui en a accepté le principe, d’apporter son appui à cette démarche essentielle pour le devenir des communes rurales du Burkina Faso, en confiant la réalisation d'un diagnostic de territoire indispensable à la mise en œuvre du plan de développement local à la Maison des Sciences de l'Homme (MSH) de l'Université de Franche-Comté (UFC). La MSH a proposé de travailler avec l'Université de Ouagadougou afin d'approfondir les échanges en cours et de proposer une approche transposable à d'autres communes.
  • 14. Partenariat universitaire
    • Il associe d'une part, la Maison des Sciences de l’Homme Claude Nicolas Ledoux (MSH) , UMS 2913 du CNRS et de l'UFC, le laboratoire de géographie ThéMA “ Théoriser et Modéliser pour Aménager ”, UMR 6049 du CNRS et de l'UFC, et de l'autre Le Laboratoire des Arts et Sciences Humaines (LASH) de l'Université de Ouagadougou.
      • Jean - Jacques GIRARDOT, Coordinateur scientifique du projet européen CAENTI
      • Serge ORMAUX , Professeur de Géographie , directeur de ThéMA
      • Cyril MASSELOT , Maître de Conférences en Sciences de l’Information et de la Communication
      • Amélie BICHET-MIÑARO , Doctorante en gouvernance territoriale
      • Guillaume POULET, historien
      • Lassina KOTE , Maître Assistant en Archéologie
      • Jean-Célestin KY, Maître Assistant en Histoire de l'Art
      • Claude Etienne SISSAO, Maître Assistant en Histoire Economique
      • Dya Christophe SANOU, Maître Assistant en Géographie
      • Pierre ZOUNGRANA, Maître de Conférences en Géographie
  • 15. Objectifs généraux du diagnostic
    • Le diagnostic de territoire de Douroula doit :
    • Servir de base à la définition du Plan Communal de Développement de la nouvelle Commune de Douroula :
    • Définir de nouvelles bases pour les échanges entre les villes de Douroula, de Besançon  et de Neuchâtel ;
    • Relever les nouveaux défis de la gouvernance locale , de l'environnement et du développement socio - économique avec plus d'efficacité et d'efficience ;
    • Faire des échanges entre les deux collectivités un véritable outil de développement local.
    • Renforcer le partenariat entre les universités de Ouagadougou et de Franche-Comté.
  • 16. Objectifs opérationnels du diagnostic Le diagnostic de territoire doit aborder : -  Les principaux axes définis, prévus et/ou déjà mis en œuvre (état des lieux de l’existant) ; -  L’articulation entre les problématiques de développement du territoire et le choix des axes de coopération ; -  Les attentes et motivations à coopérer des élus, des fonctionnaires, des acteurs sociaux, économiques, culturels. Cela suppose un travail d’identification des différents acteurs pouvant s’impliquer dans la coopération ; - La manière dont la collectivité organise ou non le débat sur son territoire autour de ces motivations.
  • 17. Méthodologie Le diagnostic de territoire a fait l’objet : - D'une séance de travail lors d’une rencontre des deux universités les 30 et 31 mai 2007, puis d'une mission commune du 1er au 6 juin 2007 avec la Ville de Besançon. Elle a permis de rencontrer le Conseil Municipal, le Préfet, les fonctionnaires, les notables et des acteurs de Douroula. Un premier diagnostic a concerné les villages de Douroula, Kankono, Bladi, Toroba, Sa, Souna, Kerebe et Tora. - L'équipe de l'Université de Ouagadougou a réalisé une mission prospective du 1er au 15 août concernant l'espace géographique et l'ensemble des villages. - Un séminaire a réuni les deux équipes universitaires à Ouagadougou, puis à Douroula les 31 octobre et 4 novembre, à l'occasion de l'inauguration du Musée Communal de Douroula, le 3 novembre avec la Ville de Besançon. Il a permis d'arrêter conjointement les objectifs et les principales orientations du Plan Communal de Développement de Douroula.
  • 18. Constats scientifiques Nous avons progressivement découvert les références de nombreux rapports et diagnostics, à Douroula et à Besançon, dispersés et peu accessibles. Beaucoup ne semblent pas avoir été suivis d'effet. Nous avons commencé leur inventaire afin de capitaliser leurs enseignements dans une base de connaissance. Toutefois ces études se fondent plus sur des impressions et des déclarations que sur des faits établis de façon fiable. Elles possèdent peu de références scientifiques établies. Afin que le diagnostic de territoire puisse être un «état des lieux qui recense […] les problèmes , les forces et les faiblesses, les attentes des personnes, les enjeux économiques, environnementaux, sociaux [… et qu'il fournisse ] des appréciations sur l’évolution future » [ DATAR , 2002 ] il est indispensable qu'il s'appuie sur des études scientifiques de l'espace géographique physique et sur un référencement géographique incontestable.
  • 19. Constats de gouvernance La solution des besoins des habitants dépend principalement des ressources apportées par les acteurs du Nord. Un million d'euros a été dépensé par le Nord à Douroula en vingt ans, sans que l'on note une amélioration conséquente du niveau de vie des habitants, faute de pertinence, d'accompagnement et d'évaluation. Certains investissements constitueront un coût pour la nouvelle commune. Il faut évoluer d'une logique d'assistance, le plus souvent fondée sur les objectifs des acteurs du Nord, vers une logique de participation et d'échanges, fondée sur les besoins des habitants et favorisant - l'initiative locale privée et publique et - une véritable gestion économique des ressources. Le partenariat entre acteurs de Nord et de Douroula, ou burkinabés, doit permettre d'améliorer l'appréciation des besoins, la pertinence et l'équité des solutions, ainsi que le suivi des actions. Les problèmes de gouvernance concernent également des acteurs du Nord. Il faut harmoniser les actions de coopération, sans décourager la solidarité, en favorisant la concertation.
  • 20. OBJECTIFS du Plan de Développement 1. Procurer des ressources et des services aux habitants de DOUROULA de façon équitable 2. Procurer des ressources à la nouvelle commune de DOUROULA 3. Equilibrer les relations entre le bourg de Douroula et les autres villages de la Commune Rurale 4. Proposer un cadre d'action pluriannuel durable rapprochant les projets des acteurs de DOUROULA et des acteurs du "Nord" des besoins des habitants.
  • 21. 1. Ressources et services aux habitants De façon générale nous proposons de dissocier les actions privées et les interventions publiques. Au delà du soutien aux activités agricoles traditionnelles, cultures céréalières et élevage, les habitants suggèrent des activités complémentaires pendant la saison sèche, pour endiguer l'émigration des jeunes. La territorialisation du diagnostic montre que les demandes varient d'un village à l'autre. Il existe des complémentarités. La principale concerne le textile, de la culture du coton à sa transformation artisanale. Il existe certainement d'autres complémentarités. L'augmentation des revenus des habitants contribuera à celle des ressources de la commune.
  • 22. Actions privées Pour les actions privées, la réponse est le micro-crédit, qui favorise l'initiative, l'implication et la responsabilité Il doit être : - mis en œuvre de façon professionnelle par une banque - adapté à la capacité de remboursement des usagers, en évitant les taux usuraire s et en adaptant la durée de remboursement en fonction du retour sur inve s tissement. Les acteurs du Nord peuvent apporter un fond de garantie temporaire permettant de négocier le taux et la durée. La mutualisation des risques peut renforcer la garantie. La mutuelle pourrait progressivement relayer le fonds de garantie. Afin d'éviter l'endettement, le micro - crédit doit être renforcé par un accompagnement local, avant, pendant et après le projet financé. Le conseil municipal pourrait examiner les projets.
  • 23. Interventions publiques Elles concernent le développement des filières d'activités, celui des services publics et l'assistance pour les plus démunis, notamment face aux situations d'urgence. Elles se situent dans l e cadre de la nouvelle gouvernance fondée sur : - La participation des habitants ou des usagers - Le partenariat public / privé - Le partenariat Nord / Sud - La validation des projets par le Conseil Communal Il convient que ce dernier définisse des priorités vis-à-vis des acteurs.
  • 24. 2. Ressources de la Commune La commune se trouve d'emblée face à de nombreux besoins et dans un e situation budgétaire déficitaire. Le budget annuel de la commune s'élève à 11 millions CFA. Il n'est pas couvert par la dotation de l'État. Il manque au moins 5 millions CFA. Il faut donc instituer des taxes nouvelle s . Par exemple, une taxe de 415 CFA par personne rapporterait les 5 millions manquant. Diverses taxes sont envisageables, il faut les instituer. Un appui peut être apporté à la commune de Douroula au niveau de la gestion budgétaire et de la gestion du territoire. Nous devons veiller à limiter la charge que le patrimoine de la coopération va constituer pour la commune, ce qui limiterait sa capacité d'intervention. L'écotourisme pourrait devenir une activité rémunératrice pour la commune. Les activités touristiques peuvent alimenter le budget communal grâce à une régie communale, une taxe de séjour, etc.
  • 25. 3. Equilibre entre les villages La croissance du bourg de Douroula, qui ira dans le sens de l'urbanisation, doit ê tre compatible avec le développement des villages et renforcer l'unité de la commune. Les liaisons entre les villages sont difficiles. Les voies de communication manquent d'entretien et se dégradent. Une mobilisation bénévole des habitants pour les entretenir périodiquement améliorerait la situation. Bladi est isolé de la commune pendant la saison des pluies. Il faut territorialiser le diagnostic. Les chercheurs de l'UO et des observateurs locaux peuvent améliorer la co l lecte territoriale des besoins et la mobilisation des acteurs. Il convient de limiter la concurence entre villages par un développement approprié des activités spécifiques et en favorisant les activités complémentaire s .
  • 26. 4. Interventions Nord Ces interventions sont appréciées car elles apportent une capacité de financement, voire d'actions, qui n'existe pas localement. Elles doivent à présent respecter la gouvernance locale. La communalisation crée un cadre spécifique d'échange entre les collectivités territoriales du Nord et du "Sud". Les interventions au Sud doivent être mieux coordonnées au "Nord". Il faut veiller à ce que l'investissement des "amis" du Nord ne se traduise pas par un désinvestissement de l'État et de la Région.
  • 27. ORIENTATIONS du Plan de Développement Nous proposons des orientations transversales à ces objectifs. Nous dissocions : - Les filières d'activité qui peuvent ê tre l'objet d'initiatives privées ou associatives et/ou de soutiens publics - Les services publics qui dépendent principalement de la com m une, des collectivités publiques et de l'État, en fonction de la décentralisation des compétences. L'ordre proposé correspond à l'appréciation des besoins des habitants par notre équipe. Il est validé par nos collègues burkinabés. Il s'agit d'une première proposition qui n'est pas immuable. Elle peut notamment être modifié e en fonction de la capacité d'intervention des acteurs. A terme, il conviendra de valider les priorités et d'orienter les interventions en fonction des besoins prioritaires.
  • 28. Filières d'activité En fonction des enquêtes conduites actuellement dans les villages, nous proposons le soutien aux filières suivantes : - Élevage - Cultures céréalières - Marché et activités commerciales - Cultures maraîchères - Pêche - Culture et transformation du coton biologique - Écotourisme - Artisanat - Gestion de l'eau
  • 29. Élevage Il s'agit d'un secteur où les habitants, en l'occurrence les él e veurs , se sont organisés localement avec succès pour développer des équipements correspondant à leurs besoins. Il existe cependant à présent une urgence dans ce secteur : la remise en état de l'enclos de vaccination vétérinaire de Douroula, qui peut être chiffrée à deux millions de francs CFA. Il y a ensuite des problèmes d'embouche et de commercialisation, liés à aux possibilités locales d'abattage des animaux. Il existe seulement un abattoir “sauvage” à Douroula. Les chambres froides de l'abattoir de Dedougou ne fonctionnent pas, ce qui entrave la commercialisation. Le vétérinaire doit recourir au congélateur des services de santé humaine pour conserver les vaccins vivants.
  • 30. Cultures céréalières C'est l'activité la plus importante dans une commune essentiellement agricole. En r è gle générale les villages sont plutôt en excédent de céréales, malgré une fertilité apparemment faible des sols. Il existe cependant des disparités entre les villages liée s à l'accès à l'eau. Les paysans les plus pauvres vendent souvent leurs céréales à prix réduit mais s'endettent (sur la récolte à venir) en période de disette lorsque le prix des céréales double. Ce phénomène touche d'autant plus de paysan s que la période de disette est importante. Ce problème pourrait être résolu par le développement de banques de céréales. Il faut évaluer celles qui existent ou ont existé.
  • 31. Marché et activités commerciales Pratiquement toutes les filières rencontrent un problème de commercialisation. Il faut développer les possibilités de commercialisation au sein de la commune et à l'extérieur. Un module a été construit dans le marché traditionnel au sein du bourg de Douroula. Le projet de modules complémentaires est bien engagé car il correspond à une forte demande. Sa localisation, à l'intérieur du village ou en bordure de la route reste à déterminer. La proximité de la route est propice au dévelopement d'activités commerciales sans contradiction avec le marché traditionnel. Les produits agricoles et artisanaux de Douroula se commercialisent très peu à l'extérieur de la commune. Les marchés existent . Ils seront accessibles si on sait résoudre des problèmes de conservation et à condition de développer la pr é sence (inexistante) des producteurs et des produits de Douroula sur les marchés extérieurs.
  • 32. Maraîchage De nombreux observateurs notent le très faible développement des cultures mara î chères qui est possible à proximité de la rivière et qui peut devenir une activité importante pour certains villages à condition d'améliorer l'irrigation. Des initiatives ont été conduites concernant l'arachide et le sésame. Il existe une très forte demande concernant les patates douces, les bananes, les mangues, les papayes, les oignons et le manioc. Le maraîchage constitue donc une filière importante pour les initiatives privées et associatives à condition d'améliorer la gestion de l'eau.
  • 33. Pêche La pêche est une activité complémentaire importante pour les habitant s des villages situés à proximité de la rivière Mouhoun. Son importance a cependant diminué avec la construction du barrage du Sourou en amont de la rivière Mouhoun et elle est à présent conditionnée par l'importance des précipitations annuelles De ce fait , l'activité du marché aux poissons situé à proximité de la rivière Mouhoun et le commerce du poisson s é ché au sein des villages a fortement diminué.
  • 34. Coton biologique La culture et la transformation du coton constitue une filière traditonnelle dans de nombreux villages de la commune. Les tissus marka sont réputés pour leur beauté et pour leur qualité. Il existait d'ailleurs une complémentarité des villages du fait de la spéci a lisation des activités de transformation. La commercialisation directe du coton, contrôlée par l'entreprise SOFITEX, a progressivement réduit les activités de transformation et les compétences risquent de disparaître. Une évolution intéressante consisterait à introduire le coton biologique, qui fait l'objet d'un marché distinct et nettement plus rémunérateur que le coton. Il faut également redynamiser la transformation locale du coton pour lesquelles les compétences existent, car la vente des produits dérivés est plus rentable, surtout en coton biologique. Cela suppose l'accès au marché international qui peut se réaliser à travers un partenariat Nord/Sud.
  • 35. Écotourisme La commune de Douroula poss è de un patrimoine naturel, paysager (savanne arborée), architectural et culturel important. Le patrimoine archéologique et le Musée sont des atouts importants. Ils doivent être complétés par des possibilités d'hébergement et par une mise en valeur du patrimoine naturel et culturel. Un inventaire et une carte sont engagés. Il faudrait documenter le patrimoine naturel, mettre en place une signalétique, compléter la plaquette existante par des brochure s et des visites guidées, etc. Douroula est situé sur la rout e du Mali et peut attirer un public en recherche d'autenticité, des jeunes “sac au dos” et des personnes plus â gées en mesure d’assumer un coût plus important que celui de destinations clé en main. Au niveau des possibilités d'hébergement, le confort de la Maison de la Coopération pourrait ê tre amélioré en développant une possibil i té de restauration. Toutefois , les touristes préféreront la possibilité d'immersion au sein du village, en aménageant une concession par exemple. Cette évolution suppose à la fois une appropriation de leur patrimoine par les habitants et une visibilité internationale, propice à une coopération Nord/Sud.
  • 36. Artisanat Il existe un artisanat diversifié dans les villages de Douroula (tissus, poterie, tressage, bois, fer, etc.) et dans les communes voisines, mais il disparait progressivement et ne peut pas se développer sans débouchés externes. Il est possible de redynamiser cet artisanat pendant que les compétences existent encore. Cela nécessitera des actions de formation et le développement de débouchés locaux, externes et dans les pays du Nord. Il existe donc à ce niveau de nombreuses opportunités de coopération.
  • 37. Gestion de l'Eau La gestion de l'eau ne constitue pas en soi une filière, mais elle conditionne de nombreuses filières dans une économie essentiellement agricole. Avec une rivière, deux nappes phréatiques et un puit naturel, Douroula bénéficie d'un atout important dans ce domaine. Toutefois le barrage du Sourou, la faible durée de la saison des pluies et l'irrégularité du régime pluvial sont les facteurs qui compliquent sa gestion. Les possibilités d'irrigation exi s tent, surtout si on privégie les techniques économiques en eau et si on limite les déperditions d'eau, à condition de procéder à des études et à des mesures scientifiques. La distribution des points d'eau potable peut être améliorée. Il faut également réfléchir aux risques épidémiologiques liés à l'eau, certains villages se dépla ç ant en fonction de ces risques.
  • 38. Services publics et communautaires Il existe plus de services publics à Douroula que dans d'autres communes rurales du Burkina Faso, grace à la coopération en particulier : - Une mairie - Une préfecture - Un groupe scolaire complet à Douroula qui héberge une 6e de collège d'enseignement général depuis cette année, et trois groupes scolaires de villages - Des centres d'a l phabétisation dans des villages - Un centre de santé (CSPS), une maternité et une ambulance dans le bourg de Douroula. Des postes de santé primaire (PSP) dans de nombreux villages - Le musée communal de Douroula (archéologie et ethnologie) - U ne troupe théâtrale qui a notamment sensibilisé la population au problème de la décentralisation - Un service vétérinaire - Un service de l'environnement Les besoins restent cependant importants et difficiles à hiérarchiser. A priori : Éducation, Formation, Santé et assainissement, environnement, Aménagement et Infrastructures, Soutien au développement des activités, sans oublier les besoins primordiaux de la commune.
  • 39. Éducation et alphabétisme De nombreux villages, qui n'ont pas d'école, demandent une décentralisation au moins des premières classes. Le manque de classes pour les plus jeunes est un facteur de non scolarisation , car pour fréquenter l'école d'un autre village les enfants doivent trouver un hébergement. Il faut prévoir que le Collège se développera, avec une demande d'équipement informatique et documentaire, qui relève en principe de l'État. La lutte contre l'analphabétisme est organisée avec un objectif de 100%. Elle est organisée à l'échelle de certains villages. Il reste beaucoup à faire toutefois car les personnes formées oublient leurs acquis faute de pratique. Cet illetrisme est négligé en raison de l'importa n ce de l'analphabétisme. La question de la langue d'alphabétisation est souvent posée.
  • 40. Formation professionnelle La formation professionnelle est insuffisante. Il y a eu des formations financées par les Villes de Besançon et de Neuch â tel pour les conseillers municipaux (état civil, agriculture et pour la troupe de thé â tre). Le CEAS est intervenu dans le domaine de l'agriculture, ainsi que les associations du Nord. Il n'y a pas de centre de formation professionnel local susceptible de délivrer une formation qualifiante. Il serait souhaitable, par exemple de compléter le CEG par un Collège d'enseignement Professionnel. La formation doit répondre à des besoins locaux, s'appuyer sur des programmes et être évaluée.
  • 41. Santé, assainissement et environnement Les postes de santé primaire (PSP) construit dans les villages ne fonctionnent pas ou très peu , faute de personnel. Les services de santé (CSPS, maternité, ambulance) qui se développent dans le bourg de Douroula sont appréciés, mais posent des problèmes d'accessibilité qui renvoient aux problèmes de liaison entre les villages. Nous avons évoqué avec la filière élevage les difficultés du service vétérinaire. L'approche des activités sportives reste à compléter. La propreté de la commune est irrégulière et de nombreux problèmes d'assainissement se posent, notamment ceux liés aux eaux stagnantes précédemment évoqués. Le service de l'environnement donne satisfaction, mais le patrimoine naturel de la commune reste à protéger (feux de brousse, utilisation du bois) et à valoriser. Un inventaire scientifique du patrimoine naturel est indispensable.
  • 42. Services culturels Au plan culturel , Douroula possède avec son patrimoine archéologique et culturel et son musée, un outil important pour l'appropriation des richesses culturelles par les habitants. C'est un facteur d'attraction pour l'écotourisme. La formation de guides, indispensables pour accueillir la population (problèmes de langue) et les visiteurs étrangers, a été engagée. Il serait intéressant d'étendre leurs compétences dans le cadre de l'accueil touristique. Un inventaire du patrimoine culturel, physique et immatériel, a été engagé par le Laboratoire Arts et Sciences Humaines. La troupe de théâtre, à présent reconnue au delà de la commune, s'est révélée être un vecteur original et attrayant de communication. Une politique reste à définir pour intégrer les activités culturelles, à la fois en direction de la population et du tourisme. Elle impliquera à la fois l'appropriation du patrimoine culturel par les habitants et un marketing touristique au Nord, avec un site Internet, ce qui offre de nombreux objets de collaboration Nord/Sud.
  • 43. Aménagement territorial et infrastructures Le plan communal de développement pose le problème général de l'aménagement et de la gestion territoriale. Il implique l'élaboration de documents d'aménagement, notamment un plan d'occupation des sols, et il doit s'articuler avec les schémas régionaux et nationaux d'aménagement. Tout reste à faire à ce niveau, à commencer par des études scientifiques permettant une localisation précise. Douroula est seulement desservie par une piste de latérite. Les liaisons entre les villages sont des pistes dont l'état et l'entretien sont très irréguliers. Les réseaux (électricité, téléphone, assainissement, déchets …) sont pratiquement inexistants. Les dates auxquelles Douroula sera desservi par une route goudronnée, l'électricité ou le téléphone restent l'objet de discussion, ce qui entrave la planification locale.
  • 44. Perspectives L'inventaire du patrimoine physique et culturel de Douroula est en cours. Il est indispensable de s'appuyer sur des études scientifiques de l'espace géographique et du territoire. Des études sont nécessaires pour fonder le long terme dans les domaines de l’occupation des sols et de l'hydraulique. Un SIG fondé sur un repérage GPS avec une base de connaissance et de mémorisation est indispensable. Ces premières propositions seront confrontées et enrichies avec l'ensemble des rapports, diagnostics et études dont nous avons engagé le regroupement. Une série d'interviews des acteurs du Nord permettra également d'affiner nos propositions. L'intervention des Comités Villageois de Développement, indispensables pour valider les orientations, reste à préciser. Ainsi que le rôle du bureau d'étude, indispensable pour opérationnaliser le Plan de Développement Communal.
  • 45. Merci pour votre attention