2004 aout protegez vous

1,077 views

Published on

0 Comments
0 Likes
Statistics
Notes
  • Be the first to comment

  • Be the first to like this

No Downloads
Views
Total views
1,077
On SlideShare
0
From Embeds
0
Number of Embeds
2
Actions
Shares
0
Downloads
6
Comments
0
Likes
0
Embeds 0
No embeds

No notes for slide

2004 aout protegez vous

  1. 1. I l y a 10 ans, c’était une nouvelle mode. Aujourd’hui, c’est la norma- lité: on dirait que tout le monde se promène avec sa petite bouteille transparente à la main. Nous nous sommes habitués à payer l’eau... assez cher merci. «L’eau embouteillée est un produit de luxe, croit Martine Ouellet, de la coalition Eau Secours! Elle coûte au moins 1 000 fois plus cher que celle du robinet et, pourtant, sa qualité est équivalente.» Qualité sanitaire, on s’en- tend, parce qu’à certains endroits, l’odeur de soufre ou le goût de chlore en répugnent plus d’un. Si l’eau embouteillée est chère, c’est parce qu’on paye le service. «Ce qui coûte cher à un producteur, ce n’est pas l’eau, c’est l’usine d’embouteillage, les camions- citernes, les bouteilles, les étiquettes, les bouchons, les frais de distribution et de transport, la main-d’œuvre, etc.», résume Daniel Colpron, de l’Association des embouteilleurs d’eau du Québec. Les petits formats sont les moins bon marché, à cause de leurs coûts de produc- tion et de commercialisation élevés. Celui de 330 ml se détaille entre 1 et 1,50 $, le même prix que les formats de 500 ml à 1,5 L et que les 4 L de plusieurs marques. La caisse de 24 petites bouteilles s’avère toutefois économique (environ 25 ¢ les 500 ml). Le bouchon «sport» hausse géné- ralement le prix de quelques sous, mais c’est le «bouchon-poignée» d’Evian Nomad qui remporte la palme: la bouteille de 750 ml se vend plus de 2,50 $! Alors, que faire devant l’étalage sur- chargé du dépanneur ou du supermarché? Comme les embouteilleurs rivalisent d’imagination pour vanter les mérites de leurs précieux liquides, le prix n’est plus tout à fait le seul critère à considérer. Voici comment départager le vrai de l’exagéré, et l’exagéré du faux. 8 › www.pv.qc.ca ENCOUVERTURE GUIDE D’ACHAT›Eau embouteillée UN P’TIT VERRE D’EAU D’ICEBERG, ÇA VOUS DIRAIT? SINON, ON PEUT VOUS SERVIR DE L’EAU ARTÉSIENNE OU OZONISÉE. À MOINS QUE VOUS PRÉFÉRIEZ L’H2 O LA MOINS CHÈRE SUR LE MARCHÉ? par Stéphanie Côté, nutritionniste Photos:RéjeanPoudrette Entre deux eaux
  2. 2. 2L’eau minérale facilite-t-elle vraiment la digestion? On consomme l’eau minérale pour son goût particulier et pour son pétillant. Peut-être aussi pour ses bienfaits sur la digestion: «bicarbonée» et «facilite la digestion» sont deux mentions accep- tables si l’eau contient plus de 600 ppm de bicarbonates (H2 CO3 ). C’est notamment le cas de Apollinaris, Lete et Vichy Célestins. Pendant un repas, on avale des aliments, des liquides et de l’air. L’estomac se distend, d’où les lourdeurs parfois ressenties quand on sort de table. C’est ici que les bicarbonates entrent en jeu: ils se combinent avec l’acide chlorhydrique pour former du CO2 , ce qui entraîne les bruit qu’on sait... et le retour à un certain confort. Ils peuvent aussi apaiser les brûlures d’estomac grâce à leur pouvoir tampon sur l’acide. En très grande quantité, ils peu- vent toutefois causer des gaz et des ballonnements, mais selon André Gougoux, du Département de physiologie de l’Université de Montréal, les eaux minérales n’en renferment pas assez pour cela. Par contre, les bicarbonates de l’eau (comme ceux des bois- sons gazeuses) pourraient augmenter les reflux gastriques chez les gens prédisposés. 4De l’eau minérale pour un beau teint? Si l’étiquette de l’eau Vichy Célestins dit vrai, ce produit devrait avoir un quelconque effet sur «l’éclat du teint». Bien sûr, boire contribue à éviter la déshy- dratation, qui assècherait la peau. Il ne faut toutefois pas s’attendre à ce qu’un verre d’eau fasse des miracles: «L’eau ne change rien au teint et à l’éclat de la peau. Minérale ou pas, ça n’a rien à voir», tranche le Dr Pierre Ricard, dermatologue et président de l’Association des dermatologistes du Québec. Par ailleurs, le Dr Ricard fait remarquer que la compagnie Vichy ne vend pas seulement de l’eau; elle gère des spas, vend des crèmes pour la peau et réalise elle- même les études qui font l’éloge de l’eau minérale Vichy Célestins! L’eau minérale Protégez-Vous Août 2004 ‹ 9 1L’eau minérale, en trop grande quantité, peut-elle causer des problèmes de santé? Il n’y a pas de contre-indication pour la plupart des gens, mais si le médecin vous a prescrit un régime à faible teneur en certains minéraux (comme le sodium), continuez de lire les éti- quettes! L’eau minérale est déconseillée aux nourrissons parce qu’elle est souvent gazéifiée et parce qu’elle contient trop de minéraux pour leur système rénal immature. Une exception: sur recommandation du pédiatre, certaines eaux minérales peuvent aider à la réhydratation en période de diarrhée. 3Quelle eau minérale garde son pétillant le plus longtemps? Avis aux amateurs de bulles: les bouteilles en verre les conservent mieux que les versions en plas- tique, car elles sont plus étanches. Et comme certains minéraux retiennent le gaz carbonique, les eaux for- tement minéralisées pétillent plus longtemps que les autres. La teneur totale en matières dissoutes est généralement supérieure à 500 parties par million (ou ppm, mesure qui équivaut à des mg/L) et peut même excéder 3 000 ppm. Si la composition varie d’une marque à l’autre, c’est qu’elle reflète celle du sol où l’eau circule. L’eau minérale renferme, entre autres, du calcium, du magnésium et du potassium, mais plusieurs aliments en sont des sources beau- coup plus concentrées.
  3. 3. Naturellement potable, l’eau qui provient d’une source souterraine n’a subi aucun traitement modifiant sa composition chimique d’origine. Selon le Règlement sur les eaux embouteillées du Québec, sa concentration en sels minéraux n’excède pas 1 000 ppm, mais en pratique, elle demeure le plus souvent sous la barre des 500 ppm. La teneur maximale en chacun des éléments est aussi réglementée: si un seul élément dépasse le maximum prévu, l’eau sera considérée comme «minérale» (voyez page 9). De toute façon, à plus de 500 ppm, le produit commencerait à avoir un goût perceptible par la plupart des gens, contrairement à l’eau de source typique, qui est insipide. Lorsqu’on présente l’eau comme étant «embouteillée à la source», c’est que l’usine est située sur place, plutôt qu’en ville. Donc, nul besoin de long voyage en camion-citerne. Bien que l’hygiène soit au cœur des préoccupations, ce second proces- sus «augmente la manipulation et le délai avant l’embouteillage, ce qui peut déplaire aux puristes», dit Daniel Colpron, de l’Association des embouteilleurs d’eau du Québec. 10 › www.pv.qc.ca 3Eau artésienne, eau de pluie, eau de glacier: mieux que l’eau de source? Non. Ces appellations sont même illégales! N’empêche, on en trouve plusieurs sur le marché. Voici deux cas: • L’eau de glacier Ice Age ne contient presque pas de sels minéraux, car elle est embouteillée au point de fonte, sans avoir cheminé dans le sol. Comme l’eau traitée déminéralisée (Aquafina, par exemple), elle ne présente pas de réels avan- tages pour la santé, mis à part le fait d’être sans sodium (comme plusieurs autres types d’eau d’ailleurs). Pourtant, son fabricant ne tarit pas d’éloges à son égard, affirmant d’une part qu’elle est «de qualité» (toutes les eaux embouteillées le sont, puisqu’elles respectent des normes sévères) et, d’autre part, qu’elle a remporté le «2003 Gold Taste Award» de l’American Tasting Institute. Cet organisme étasunien, qui s’appelle maintenant l’American Culinary Institute, est com- posé d’un groupe de chefs cuisiniers qui jugent annuellement des milliers de produits alimentaires offerts sur leur territoire. Avec ou sans médaille d’or, Ice Age ne devrait pas être vendue ici, car le Centre québécois d’ins- pection des aliments et de santé animale (CQIASA) n’en connaissait pas l’existence: «Si cette eau n’est pas connue du CQIASA, alors elle est certai- nement distribuée illégalement au Québec», dit Michel Lavallée, du MAPAQ. • L’eau artésienne Fiji «provient de l’eau de pluie s’infiltrant dans les aquifères sous les massifs volcaniques et les forêts tropi- cales humides». Un aquifère est une nappe d’eau souterraine. Une source aussi. La forêt tropicale vend sans doute mieux que la forêt boréale… Sur son site web, Fiji affirme que la silice (SiO2 ) que contient le produit est «essentielle pour une bonne santé»; il s’agit pourtant d’un des minéraux les plus communs de l’eau. Sa présence dans les bouteilles Fiji ne relève donc pas de l’exploit. Le fabricant lui confère des propriétés salvatrices, pourtant, il s’agit d’un oligo-élément très peu étudié, pour lequel aucune recommandation officielle n’est formulée. 1Vaut-il mieux choisir une eau qui contient beaucoup de minéraux? Les minéraux que contient l’eau de source aident très peu à atteindre les apports nutri- tionnels recommandés. Toutefois, ils contribuent au goût et à la perception en bouche de l’eau, et ce sont davantage ces critères qui devraient orienter les choix. Toutefois, dans le cas d’un régime à faible teneur en sodium, Santé Canada recommande de s’en tenir aux eaux dont la teneur en sodium et en potassium est inférieure à 50 mg/L (ou ppm). Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) conseille, quant à lui, un maximum de 20 mg/L (la différence n’est pas significa- tive). La plupart des eaux embouteillées qui satisfont à ces critères affichent la mention «sans sodium». Même une eau minérale peut être «sans sodium», car certaines ont une très faible teneur en sodium et en potassium, tout en renfer- mant beaucoup d’autres minéraux. L’eau de source 8 verres d’eau par jour? C ela correspond à peu près à la quantité de liquide qu’un adulte en santé perd en moyenne chaque jour sous forme d’urine et de transpiration, soit de 1,5 à 2 litres. «De toute façon, si on buvait moins que cela, on aurait soif», note André Gougoux, professeur titulaire au Département de physiologie de l’Université de Montréal. Bien sûr, l’eau est le meilleur liquide pour remplacer ces pertes, car elle ne contient aucune calorie. Mais le jus, le lait et la soupe, ça compte aussi! Il n’est donc pas nécessaire de se forcer à boire systématiquement huit verres d’eau chaque jour. Bien sûr, une canicule ou une activité intense peut faci- lement doubler les besoins en hydratation, et donc en eau. GUIDE D’ACHAT›Eau embouteillée 2Une eau «ozonisée» est-elle plus pure qu’une autre? Ce traitement vise à détruire les bactéries et les matières orga- niques non désirables. Mais puisque l’eau est potable à la source, il s’agit en quelque sorte d’une assurance supplé- mentaire contre la contamination qui aurait pu avoir lieu lors du transport. L’ozone (O3 ) est ajouté à l’eau, mais n’y reste pas, car c’est un gaz très instable qui se transforme en O2 après quelques minutes. Quelques marques, comme Life et Impact, mentionnent l’ozone dans la liste des ingrédients, ce qui est trompeur pour les consommateurs: «Ce n’est pas un ingrédient, c’est un traitement. Il n’y a pas d’ozone dans l’eau qu’on achète», souligne Michel Lavallée, du MAPAQ.
  4. 4. Protégez-Vous Août 2004 ‹ 11 4Aquafina et Dasani sont-elles des eaux de source? Non. Ne vous méprenez pas, ces marques omniprésentes — ainsi que d’autres souvent vendues en format de 4 L — correspondent plutôt à une bonne bouteille de Saint-Laurent frappé! Du point de vue chimique et microbiologique, elles respectent les mêmes normes que l’eau de source. Mais il s’agit, ni plus ni moins, d’eau du robinet: voici votre chance de goûter l’eau de Philadelphie, de Détroit ou encore de Wayne County au Michigan! À quelques différences près, car les fabri- cants modifient la teneur en minéraux de ces eaux pour en «modeler» le goût. Dans le fond, cette eau est gra- tuite; ce sont les traitements qu’elle subit qu’on paie... relativement cher! Dasani s’annonce comme minéra- lisée parce qu’après lui avoir enlevé ses minéraux, on lui a rajouté un peu de magnésium, de potassium et de sel. À l’opposé, si Aquafina se pré- sente comme déminéralisée, c’est que son fabricant en a retiré les sels minéraux à l’aide d’une technique nommée «osmose inversée»; elle en contient moins de 10 ppm. Selon Santé Canada, l’eau déminéralisée n’est ni bénéfique ni néfaste pour la majorité des gens. Par contre, elle est décon- seillée aux «personnes qui souffrent de diarrhée et à celles qui font une activité physique intense», note Michel Lavallée. Et puisque l’eau renferme naturellement plusieurs minéraux essentiels, dont le calcium, le magnésium et le potassium, il n’est pas justifié de préférer l’eau déminéralisée, du moins comme eau de consommation quoti- dienne. De plus, la quasi-absence de minéraux la rend très fade. Bref, son principal avantage est de ne pas entraîner la formation de dépôts de cal- caire dans les fers à repasser, les humidificateurs et les aquariums! 5«L’Eau mince» Impact peut-elle vraiment aider à perdre du poids? Non. Cette eau contient des ingrédients qui ne sont pas très utiles pour maigrir. Le Garcinia cambodgia est une plante asiatique sou- vent utilisée dans les produits amaigrissants; or, son efficacité n’a jamais été prouvée. Quant aux fructo-oligosaccharides, il s’agit de substances qui favorisent la multiplication des bonnes bactéries dans l’intestin. Les recherches à leur sujet sont encourageantes, mais il est peu probable que cette eau en contienne assez pour être bénéfique. De plus, le fabricant des eaux Impact fait de nombreuses entorses aux règlements... et au bon sens. Par exemple: • Impossible de savoir s’il s’agit d’eau de source ou d’eau traitée. • La provenance n’est pas indiquée. • L’étiquette de l’Eau mince annonce des vertus thérapeutiques («supprimer l’appétit, promouvoir un corps musclé et la bonne digestion»), comme s’il s’agissait d’un médicament plutôt que d’un aliment. • Le texte français est bourré de fautes. • L’étiquette de l’Eau de calcium corail (un autre produit Impact) annonce 72 oligo-minéraux, mais n’en nomme aucun. Les tableaux d’analyse des minéraux, quel charabia! Pour le com- mun des mortels, c’est le total (affiché sur le devant de l’étiquette) qui fait la différence: à plus de 500 ppm, l’eau «goûte quelque chose» pour la plupart des gens. Mais pour ceux qui suivent un régime à faible teneur en sodium (Na), en potassium (K) ou en cal- cium (Ca), les informations détaillées ont un sens. Des tonnes de plastique L es contenants de bière et de boissons gazeuses sont consignés, mais pas les bou- teilles d’eau. Étonnant, surtout quand on pense à tout le plastique qui finit ainsi au dépotoir ou dans les bacs de recyclage. C’est que la consignation est née en 1984, une époque où les bouteilles d’eau étaient plus rares. Or, le ministre de l’Environ- nement Thomas Mulcair entend changer cette situtation et présentera un projet de règlement d’ici la fin de l’année. Mais pour André Martel, président-directeur général de Collecte Sélective Québec, la multiplication des consignes n’est pas la panacée qu’on croit, car «la collecte sélective est déjà implantée et elle n’exige pas de rapporter quoi que ce soit au magasin.» Édouard Darche, président de Boissons Gazeuses Environnement, qui gère la consignation des boissons gazeuses, estime quant à lui qu’il s’agit d’un système coûteux pour l’industrie. Une histoire à suivre. par Julie Gobeil
  5. 5. 3Les eaux pétillantes aromatisées représentent-elles de bons choix? Avec le sucre (ou les édulco- rants) et les autres additifs qu’ils contiennent, ces liquides aromati- sés ne sont guère mieux que des boissons gazeuses. Optez plutôt pour l’eau avec des arômes natu- rels (gazéifiée ou non), qui ne contient ni sucre ni additifs. On trouve, par exemple, du Perrier au citron ou du Montclair à l’orange.‹ 12 › www.pv.qc.ca L’eau «à valeur ajoutée» Quelques hérésies Si vous lisez ces allégations sur une bouteille d’eau, prenez-les avec un grain de sel. «Pur rafraîchisse- ment». Comme toute eau fraîche! «Pure» ou «purifiée». Ces termes sont interdits par le Règlement sur les eaux embouteillées, car ils laissent entendre que les autres eaux pour- raient être dangereuses pour la santé, ce qui est faux. «Sans goût». Voilà un argu- ment peu utilisé en marke- ting! Le fabricant veut sans doute dire que cette eau ne goûte rien parce qu’elle ne contient pas de minéraux, mais il ne le précise pas sur l’étiquette. «Bien assortie avec les repas». Toute eau effervescente contient des gaz qui aideront à atténuer l’incon- fort ressenti quand l’estomac se distend pen- dant la digestion. Pas seulement cette marque-ci. De plus en plus, l’eau se transforme. On y ajoute des vitamines et des minéraux, des arômes, du sucre, de la caféine, des herbes et même de l’oxygène. C’est une véritable vague de produits qui déferle sur le marché, mais il n’y a pas de quoi se laisser emporter... 1Quels sont les bienfaits de l’eau oxygénée? Une étude menée en septembre 2001 à l’Université du Wisconsin a montré que l’eau oxygénée ne permet pas d’accroître la concentration sanguine d’oxygène et que le consommateur ne retire aucun bienfait de ce petit supplément. «Petit», car même si l’eau oxygénée renferme deux ou trois fois plus de ce gaz que l’eau de source, ce n’est seulement qu’une fraction de celui que contient l’air. En effet, les 4 à 6 litres d’air par minute que nous respirons au repos fournissent 240 fois plus d’oxygène qu’une bouteille de 500 ml d’eau de source (donc environ 80 fois plus que l’eau oxygénée). Et pendant l’exercice physique, nos pou- mons reçoivent 2 400 fois plus d’oxygène que notre estomac en accueillerait avec une bouteille d’eau oxy- génée. Conclusion: respirer est toujours la meilleure façon de s’oxygéner! 2L’eau Reebok: boisson ou médicament? Ce produit enrichi en quatre vitamines et deux minéraux est considéré comme un «supplé- ment» au sens de la loi. Il porte donc une identification numé- rique de médicament (drug iden- tification number ou DIN). Le fabricant propose même une posologie: de une à trois bou- teilles par jour! Or, malgré son calcium, son magnésium et sa vitamine C, l’eau Reebok n’arrive pas à la cheville du jus d’orange ou du lait. À 2 $ la bouteille de 710 ml, ça ne vaut pas le coup. «Diurétique». C’est l’évidence... Boire n’im- porte quel liquide entraîne la formation d’urine. Par ailleurs, il est faux de croire que l’eau aide les reins d’une personne bien hydratée. Au contraire, «il ne faut jamais exagérer avec les liquides, même avec l’eau», note André Gougoux, professeur titulaire au Département de physiolo- gie de l’Université de Montréal. Les personnes en santé ont besoin d’environ 1,5 à 2 L d’eau par jour. GUIDE D’ACHAT›Eau embouteillée

×