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Le progressiste n° 2143
 

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    Le progressiste n° 2143 Le progressiste n° 2143 Document Transcript

    • Le Progressiste 1 euro Mercredi 15 septembre 2010 - N° 2143 “La chance de la Martinique c’est le travail des Martiniquais” Hebdomadaire du PPM - Fondateur : Aimé Césaire - Aimé CESAIRE HOMMAGES À UNE GRANDE DAME, JENNY ALPHA (J. DARSIÈRES, J-C. DUVERGER, E. PÉPIN…) (PAGES CENTRALES) PLATEFORME ITINÉRANTE DE L’ENTREPRISE (PAGE 8)AU SOMMAIRE- DELANOË : UNE VISITE QUI MARQUERA (PP. 3-4)- VIE DU PARTI : NOUVEAU BALISIER À STE-MARIE/ DUCOS (p.9)- L’ÉPIDÉMIE DE DENGUE POUVAIT ÊTRE ÉVITÉE (P. 10)« LES MEILLEURS SPÉCIALISTES DES AFFAIRES MARTINIQUAISES SONT LESMARTINIQUAIS EUX-MÊMES » (DR ALIKER)
    • EDITORIAL EN GUISE DEDITO: LE PROGRAMME DHISTOIRE DE 5E EN QUESTIONLE COMBAT POUR L’AFFIRMATION DES IDENTITÉS EST UN COMBATD’ACTUALITÉ sur cette refonte du programme dʼHis- à développer la connaissance et lʼesprit toire en collège. critique. Il vise à construire des ci- toyens libres et vigilants. La seule fonc- Selon eux, il sʼagit « dʼassurer un socle tion identitaire et mémorielle attribuée élémentaire pour tous les collégiens de à cet enseignement que dʼaucuns ré- France et de permettre à chacun dʼeux clament conduit inévitablement au dé- dʼavoir les bases pour comprendre et veloppement des discriminations, de la vivre la France que nos ancêtres nous xénophobie et du racisme et aux ont transmise ». crimes de sinistre mémoire. En fait cʼest à chaque fois la même Depuis quelques années, lʼhistoire en- chose. seignée est instrumentalisée par les te- Elisabeth LANDI nants du culte de la mémoire et dʼuneElle a été relayée par de nombreux édi- Les concepteurs des programmes conception close et repliée de lʼidentitétoriaux de journaux nationaux français dʼenseignement (universitaires, inspec- nationale. Nous ne pouvons rester in-et sur Tempo par lʼémission « C dans teurs et professeurs) par cette nou- différents à cette polémique car elle il-lʼair ». Vu dʼici cela pourrait paraître veauté tentent de corriger les clichés lustre la difficulté de certains Français,anecdotique et lointain et pourtant cela (on se souvient du discours du Prési- souvent au plus haut niveau de respon-nous concerne à plus dʼun titre. dent de la République à Dakar) qui cir- sabilité, à comprendre que la France culent sur lʼabsence dʼhistoire africaine nʼest plus à lʼépoque de lʼépopée colo-Tout dʼabord parce que les pro- avant lʼarrivée des colonisateurs, sur le niale. vide civilisationnel de lʼAfrique.grammes sont nationaux et quʼils sont Elle illustre la difficulté que nous avons,appliqués dans les collèges martini- Les mêmes réactions nauséabondes Français des DOM, à travers nos parle-quais. de la part de groupes réactionnaires mentaires, à obtenir que nos faits font à nouveau surface, la bête im- dʼarmes, que nos héros fassent partieEnsuite parce quʼil sʼagit de lʼintroduc- monde du racisme sort du trou, à peine de lʼhistoire de la France. Souvenons-tion dʼéléments de lʼhistoire africaine et tapie. nous du retrait des œuvres dʼAimé Cé-que cela est assez important pour que saire du programme des Terminalescela soit souligné par nous. A les entendre, seule lʼhistoire de littéraires sous la pression de lobbies France (et non de la France !) est digne de parents dʼélèves qui jugeaient leEnfin, parce que cette polémique ré- dʼêtre enseignée, seule lʼhistoire de « Discours sur le colonialisme » violentvèle encore une fois comment certains lʼHexagone existe en France. Systéma- et incitateur à la haine raciale.Français ont encore beaucoup de mal tiquement, il est opposé lʼargument deà intégrer la réalité dʼune France multi- la « transmission culpabilisatrice de Nous devons exiger par la voie de nosculturelle que le vivre ensemble notre passé commun ». parlementaires que cette introductioncondamne à prendre à compte. dʼéléments de lʼhistoire des civilisations Comme si lʼAfrique nʼavait pas dʼhis- africaines soit maintenue dans les pro-De quoi sʼagit-il exactement ? toire. grammes de 5ème.Les nouveaux programmes dʼHistoire- Comme si tous les Français étaient des Nous devons faire entendre notre voixGéographie de la classe de 5ème intro- caucasiens et que la citoyenneté fran- et notre exigence que soit prise enduisent une partie III appelée çaise était réservée à une catégorie compte lʼhistoire des civilisations amé-« Regards sur lʼAfrique ». Elle invite à dʼhabitants, blancs, catholiques et origi- rindiennes, africaines, lʼhistoire desenseigner lʼétude au choix dʼune civili- naires du seul hexagone. traites négrières et des sociétés colo-sation de lʼAfrique subsaharienne (le niales antillaises dans les programmesGhana, lʼempire du Mali, lʼempire Son- Comme si lʼenseignement de lʼexis- français.ghaï, lʼEtat du Monomotapa) et une tence de brillantes et originales civilisa-première étude des traites négrières tions africaines pouvait remettre en Cʼest cette posture qui fondera le lienavant le XVIe siècle. cause lʼidentité nationale, la cohésion social dʼune France réelle et multicultu- nationale, la culture et le socle com- relle, dʼune France républicaine fidèleCette partie est contestée par un muns, etc., etc. à ses idéaux de partage, dʼégalité etgroupe (constitué en juillet) intitulé dʼuniversalité.« Notre Histoire forge notre Avenir » qui Cʼest dire si le combat pour lʼaffirmationrecueille aujourdʼhui 6157 membres des identités au sein de la République Aller dans le sens du repli frileux et desur le site Facebook (au 8 septembre) est un combat dʼactualité et que nous lʼexclusion du roman national donneraitet dont le slogan est « Louis XIV, Na- ne devons pas faillir à lʼinstar de ceux raison aux communautarismes et auxpoléon, cʼest notre Histoire, pas Son- qui nous ont appris à redresser la tête intégrismes de tout bord.ghaï ou Monomotapa ». et à ne jamais courber lʼéchine. La culture républicaine commune àLeur objectif affiché est de promouvoir O mon corps, fais de moi toujours fonder est celle qui rassemble les ci-et de défendre lʼHistoire de France et un homme qui interroge ! nous ap- toyens français dʼaujourdʼhui dansson enseignement dans lʼInstruction prenait Frantz Fanon dans « Peau toute leur diversité dʼorigine et leur ri-Publique. Pour ce faire, ils font circuler noire, masques blancs ». chesse culturelle.une e-pétition et demandent au Minis-tre de lʼEducation Nationale de revenir Lʼenseignement de lʼhistoire a vocation Elisabeth Landi Le Progressiste - Page 2 - Mercredi 15 septembre 2010
    • POLITIQUE BERTRAND DELANOE, UNE VISITE QUI MARQUERA… 8 septembre 2010 - La signature officielle ardi 7 septembre, le maire donc, quʼil saluait par sa visite le sur la Savane, en compagnie duM de Paris (près de 12 mil- lions dʼhabitantscomptant la communauté extra- en PPM à travers son président Serge LETCHIMY quʼil estime fort de cet héritage et sur la maire, de Frantz THODIARD, Elisabeth LANDI, Eliane CHA- LONO et dʼautres lui a fait tou-muros !) a tenu à visiter notre île, bonne voie dans ses choix insti- cher du doigt les projets, lesquʼil connaissait déjà, notre Ville- tutionnels. travaux, les ambitions et les ré-Capitale et surtout la Région novations voulus par lʼédilité :Martinique, car Serge LET- enrichissement pour tous et sur-CHIMY nʼest pas étranger à tout pour nous qui pouvions ainsicette venue et à cette collabora- Après ce devoir sacré au cime- confronter nos projets avec lʼex-tion. tière, il a voulu revoir le bureau périence et le savoir-faire dʼun de Césaire à lʼHôtel de Ville, les élu majeur du Parti Socialiste, à souvenirs, les photos, les livres, la tête de la plus grande ville de les objets qui étaient familiers à France.Ayant eu lʼoccasion de dialoguer Césaire durant ces dernières an-avec Aimé CESAIRE avant nées. La mémoire est sans2008, il a dʼabord eu le geste aucun doute un signe fort du res-émouvant de saluer la mémoire pect et de lʼadmiration. Et rien Mardi 7 septembre, jour dedu grand disparu en déposant dʼétonnant à la décision de Ber- grève, ce fut lʼoccasion pour B.une gerbe, simplement, en com- trand DELANOE, maire de DELANOE de prendre contactpagnie de Jacques CESAIRE et Paris, dʼhonorer notre leader en avec les grévistes, les leadersdu maire Raymond SAINT- donnant son nom à une biblio- syndicaux, singulièrement à pro-LOUIS-AUGUSTIN, accompa- thèque et une école de la capi- pos des retraites ; le militant so-gnés de quelques élus. Cʼest tale française. cialiste, habitué des cortèges dehommage nʼest nullement for- protestation a, ce jour-là, fait cemel, car il appréciait la stature, quʼil nʼaurait pas manqué deles idées, le parcours intellectuel faire sur le pavé parisien.et politique de notre leader fon- La promenade qui sʼensuivitdamental. Et cʼest avec aisance, dans les rues du Centre-Ville, Mais cʼest sans aucun doute à la Le Progressiste - Page 3 - Mercredi 15 septembre 2010
    • POLITIQUE TETEB. DELANOE fleurit la tombe dA. Césaire- A ses côtés, E. LANDI, R. ST-LOUIS, Jacques CESAIRE, Firmine RICHARD, actrice,conseillère municipale de ParisRégion Martinique, en présence de mettre en œuvre une action 200.000 martiniquais qui viventde S. LETCHIMY, que B. DELA- politique, sociale et culturelle qui là-bas ont besoin dʼêtre aidés etNOE allait frapper les esprits par aura sans doute un bel impact protégés face à toutes les tra-le but de sa visite : la signature sur la vie et le bien –être de casseries que font naître ra-dʼun partenariat entre la Ville de beaucoup de nos compatriotesParis et notre Région. Entouré résidant et travaillant à Paris et cisme, discrimination, chômage,de collaborateurs (élus et admi- sa banlieue. Soulignons que S. misère et autre incurie sociale ànistratifs), le maire de Paris a LETCHIMY, avec conscience et 8.000 kilomètres de leur petitemontré une grande cordialité en responsabilité, a voulu ce parte- patrie.même temps quʼune grande nariat et cette collaborationsimplicité, alors quʼil était en train parce que conscient que les J.D. Pour bien comprendre lʼesprit et les buts de cette convention, nous citons un extrait de son préambule qui pourra mieux nous éclairer. EXTRAITS DU PREAMBULE DE LA CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE LA VILLE DE PARIS ET LA REGION MARTINIQUE « La Ville de Paris et la Région Martinique constatent (…) que les flux de populations entre leurs deux collectivités sont de plus en plus importants. La Ville compte parmi les effectifs de son personnel plusieurs milliers dʼoriginaires de la Martinique (…) Lʼune des motivations premières des Martiniquais venant à Paris réside dans lʼespoir de trouver un emploi et bien souvent les modalités de leur accueil sur place sont insuffisamment développées. De même, des Parisiens dʼorigine martiniquaise peuvent se sentir en situation dʼexclusion en Martinique après avoir vainement tenté dʼy trouver un emploi. Certaines situations sociales méritent donc une attention conjointe des collectivités ». Le Progressiste - Page 4 - Mercredi 15 septembre 2010
    • HOMMAGE JENNY ALPHA NOUS A QUITTES :EIA POUR UNE GRANDE DAME DE LA CULTURE ET DEL’IDENTITE lle a eu 100 elle nʼoubliera jamais « [s]es origines » Le salon de Paulette NARDAL près de E ans le 22 avril 2010, mais jamais son qui ont façonné sa fibre culturelle et son talent. A 19 ans, elle va à la conquête du monde, à Paris, et prend Paris, qui regroupait nombre dʼintellec- tuels nègres (Afrique, Antilles, Amé- rique) lʼenthousiasme, bien sûr. âge, la fatigue, les conscience rapidement que cʼest le Militante anticolonialiste, résistante, tracasseries de la théâtre qui lʼintéresse. Elle veut se for- elle est aussi militante antinazis et, maladie nʼont eu mer, apprendre au mieux, mais très vite sans bruit mais avec fermeté, elle per- raison de sa force elle comprend que la France des an- de caractère et de met avec son époux à une famille juive nées 30 (mais cela a très peu changé !) son désir dʼinven- ne permet pas à une petite négresse, dʼéchapper au massacre en la recueil-Jenny-Alpha ter, dʼimaginer, de mal dégrossie selon les autorités, dʼen- lant et la cachant héroïquement.(village15) donner un peu de trer au Conservatoire pour viser plussoi à lʼimmense aventure de la Culture. Refusant de jouer les rôles subal- haut. Cela ne lʼempêcha pas de cher- ternes qui étaient réservés à la né- cher à se faire sa place, pour vivreHier encore, elle a enregistré un album, graille (servante, femme de mauvaise dʼabord et ensuite pour « percer » dans« La sérénade du muguet », avec le vie, pâles seconds rôles), elle parvient le milieu artistique : la musique est à sapianiste David Fackeure, et elle ba- portée, le music-hall lʼattire, le chant lui pourtant à sʼépanouir au cinéma etlayait dʼune chiquenaude de malice offre des perspectives, elle travaille tout surtout au théâtre qui était la vocationceux qui sʼétonnaient de cette étrangevitalité. et partout. Son énergie toujours renou- de sa vie. Elle a joué Brecht, Courte- velée est communicative, elle se fait line, Césaire… et Shakespeare, Tchek-Car elle y croyait, à la vie, à la création des amis dans les milieux artistiques, hov, Roumain… Sur les planches, elleartistique, aux valeurs de la culture, à fréquente « La Canne à Sucre », les donne toute la mesure de son talent aulʼéchange des connaissances ; cʼétait cabarets, se fait connaître. Et en même point que dernièrement, le Festivalsa vie et son credo ; elle sʼest donnée temps, elle prend conscience de sa né- dʼAvignon lui a rendu un hommage mé-jusquʼau bout, sans se plaindre, avec gritude, se jure de se battre pour elle : rité.naturel et spontanéité, parce quʼelle sa curiosité et son talent, ce sont sesétait convaincue que la beauté de lʼArt armes ! Il est vraiment dommage que ses com-(poésie, théâtre, musique, danse, Elle fréquente les militants de la Cul- patriotes, le public martiniquais, nʼaitchant) était nécessaire au mieux-vivreet au mieux-penser. Et elle a voulu sʼy ture, en particulier un certain Aimé CE- pas eu suffisamment à mesurer la co-consacrer parce que, pensait-elle, SAIRE, DAMAS et les habitués de la médienne extraordinaire quʼelle était.cʼétait sa manière à elle, unique, puis- négro-renaissance ; elle est fière du Sa dignité, sa noblesse dʼesprit, sonsante, de porter son obole, dʼagir. Rassemblement dʼEcrivains Noirs en humour, mais aussi sa rigueur profes- 1956 et prend toute sa part dans les sionnelle, comme sa volonté géné-Les Antillais, les Noirs, et le monde cul- idées de la résistance culturelle et de reuse dʼaider les autres, font dʼelle uneturel tout entier ne peuvent imaginer lʼidentité noire. Cʼest à cette époque Grande Dame dont nous devons êtrecombien elle a été guidée de cette vo- quʼelle côtoie les plus grands : Louis fiers, comme aimait à le dire son amilonté de participer et dʼoffrir ce quʼelle AMSTRONG, Duke ELLINGTON, Jo- Aimé Césaire qui lʼestimait et lʼadmirait.sentait en elle. séphine BAKER, Salvador DALI, leNée en 1910, elle a passé son enfance poète Robert DESNOS, happé par laà Fort-de-France, à la Martinique, et guerre et le nazisme, lʼethnologue Mi- chel LEIRIS. Jeannie DARSIERES COMMUNIQUÉ DE PRESSE Jʼapprends avec tristesse le décès ce matin de Jenny ALPHA. Je mʼincline devant la mémoire de Jenny ALPHA que je considère être un monument et une pièce maîtresse de notre pa- trimoine culturel. Cʼest tout un pan de lʼexpression et de la défense de notre théâtre qui sʼéteint. Jʼadresse à sa famille mes sincères condoléances dans cette douloureuse épreuve. Serge LETCHIMY Le Progressiste - Page 5 - Mercredi 15 septembre 2010
    • HOMMAGE ADIEU JENNY tante progressiste qui a su dʼindéfinissable, qui nous faisait pro- faire avancer les idées, gresser dans nos rôles respectifs. sans tout bousculer. Tu écoutais chacun, demandais conseil Ta devise : un pas, un ici et là ou sollicitais nos appréciations autre pas et tenir gagné sur une idée proposée et pourtant…le chaque pas. rôle nʼétait pas simple : il te fallait en peu de temps apprendre à manipuler Tu disais avec modestie, un fauteuil roulant à moteur, malgré ton avoir rencontré les trois appréhension tu nous avoues ta peur chantres de la négritude, sous un sourire en disant : « jʼai fait je suis certain quʼeux aussi beaucoup de choses dans ma vie,Jenny Alpha et lʼéquipe de la pièce “Les plumes de tʼont rencontrée, toi et tes mais celle là cʼest une première ».lʼAnge” de Jean-manuel Florenza - mise en scène combats étaient fonda- mentalement en symbiose Néanmoins, les spectateurs en tepar José Alpha -Atrium 1999 avec les leurs. La négri- voyant évoluer sur scène, jureraient e corps de Jenny sʼen va, il nous tude était inscrite et incar- que tu as fait cela toute ta vie. Tu nousL laisse, voilà ce qui nous rend mal- heureux, mais son esprit nous née dans ta pratique.reste, cʼest le flambeau dont il nous Tu as été une mère, une sœur, un mentor, un exemple pour tous ceux qui as bluffés par ton professionnalisme et ta persévérance !faut entretenir la flamme. Ton humilité et ton respect de lʼautre ont eu la chance de partager un mo- étaient innés chez toi, je vois défiler de-Notre « génie » sʼen va après un siècle ment dʼéchange voire de silence avec vant moi le film des répétitions : José,de présence riche de confrontations, toi, singulièrement les gens de scène, ton neveu, rigoureux et sévère lorsquʼilde bonheur, de pénibilité et de choix « les saltimbanques » (musiciens, écri- dirige a bénéficié de ton écoute, de toncourageux. vains, comédiens, réalisateurs, met- attention comme tous les autres. Toi, la teurs en scène…) grande tante, tu as sans rechigner ac-La vie est faite dʼexpériences, elle est cepté les remarques, te rendant dispo-chargée dʼémotions, de sacrifices, no- nible à ses exigences de scénariste.tamment celle dʼun artiste, tu le savaismieux que nous et tu lʼassumais Et moi, en silence je tʼobservais, je tʼécou- tais, je tʼadmirais et je me formais. Mais au- delà de cette réalité, il y acelle portée uniquement par des noirs, A celui qui me demanderait si jʼai prisdes « gens de couleur » comme ils di- des cours de théâtre, je répondrais oui !sent. Pour preuve, cet échange que tu au contact des autres et surtout auas eu avec un metteur en scène qui se contact de Jenny Alpha.montrait trop frileux pour te confier unrôle et qui tʼa répondu, lorsque tu as Jenny, je te remercie pour tes motsvoulu comprendre : « mon Dieu, Jenny, gentils lors de la sortie du film SI-un rôle de Célimène ou de Phèdre, le MEON, réalisé par une autre femme depublic éclaterait de rire, sʼil voyait une talent, EUZHAN PALCY, engagée ellefemme noire incarner ces person- aussi dans dʼautres luttes pour la re-nages.. » connaissance des différences. JENNY ALPHA ”LaSerenade” (antilles-« Je refuse de croire que le public soit mizik) Ton départ nous attriste, il laisse unaussi borné quʼon le croit. Il ferait lʼeffort grand vide. Tu as cependant tracé dessi on le lui demandait » lui as-tu alors Ce nʼest pas un hasard si les mots qui sillons, tu as semé les premièresrétorqué. te définissent sont toujours le mêmes : graines, il nous reste à poursuivre ton sagesse, douceur, bonté, attentionnée, combat avec lucidité et patience, pourTa richesse est dans ce que tu nous as humilité. que le théâtre vive et progresse.dit et mille fois conseillé : refuser debaisser la tête, de courber lʼéchine, de Je ne peux passer sous silence ma Je veux ici te rassurer, nombreux sontperdre espoir, dʼêtre des sous capables part de bonheur partagé avec notre les militants culturels qui sauront sau-comme ils disent. petit groupe de travail sur la pièce inti- vegarder ton héritage, qui veilleront à tulée LES PLUMES DE LʼANGE. Je ce quʼil ne soit pas dilapidé.Devant ta simplicité on se demandait si nous revois autour de toi, chacun avectu étais consciente de ce que tu repré- nos forces et nos faiblesses : José A DIEU, adieu petit bout de femme ausentes, pour nous pour le pays, pour le Alpha, metteur en scène, Aurélie as- grand cœur, au grand talent, de voixthéâtre. sistante, Célia, Aline, TOI et moi-même fine et forte, femme présence, femme comme comédiens. dʼintelligence au service de notreTu étais « an tou piti madanm épi ti cause.mouvman mé gwan koutʼ baton », tu Ta présence était un cours, pas unrestes profondément une boussole, un cours magistral, car tu refusais de don- A DIEU, nous te confions, militante durepère ; une femme militante, une mili- ner des leçons, mais quelque chose progrès. Le Progressiste - Page 6 - Mercredi 15 septembre 2010
    • HOMMAGECes derniers temps, vous avez été Jenny, repose en paix, je suis fier amour de la scène vient de là sansnombreux à nous tirer votre révérence, dʼavoir partagé les planches avec toi. doute… » . Peut être, pour notre plus grande fierté en tous cas.pour dʼautres voyages, dʼautres aven-tures, de Mona jusquʼà toi sans oublier Je remercie ton père qui tʼa emmenéPaco, et notre CESAIRE tant AIME. au théâtre dès lʼâge de 7 ans. Jean Claude Duverger Tu le dis toi-même : « jʼétais ravie et àJe suis sur que la création se poursui- mon retour à la maison, je répétais lesvra la haut, et nous serons les grands chansons que jʼavais entendues, je re-bénéficiaires. jouais les scènes que jʼavais vues, mon HOMMAGE À JENNY ALPHA Imaginons ce besoin dʼexister sans sie sincère. Orphelins dʼun talent (cer- quémander le droit à lʼexistence, cette tainement contrarié). Orphelins dʼune nécessité de prendre place sans y être posture. invitée, ce devoir de sʼexprimer en de- hors du convenu et en même temps la Jenny ALPHA est pour moi, un roseau simple exigence de durer. inspiré par la force dʼhabiter le champ miné dʼun siècle de luttes. Ces guerres Alors, jʼimagine des combats, des ré- dʼIndochine. Ces guerres dʼAlgérie. voltes, des affirmations et peut-être Ces guerres où les femmes payaient le même des conciliations. prix de leur condition. Que lʼon me per- mette de dire quʼelle fut toujours du Nous ne mesurons pas assez ce que côté de la liberté. Que lʼon me permette nous devons à ces aînés là ! Cʼest de penser quʼelle avait, avant tout, le grande faiblesse ! Nous pontifions sur souci de lʼhumain. ce quʼils auraient du faire. Nous excom- jenny-alpha- (People bokay) Lʼartiste est toujours une postulation de munions du haut de notre présent. Nous nous faisons juges. lʼimpossible. La femme-artiste est tou- enny est morte dit-on. Nous sa- jours une irruption de lʼinsolence.J vons tous quʼelle fait partie de nos immortelles. Ces plantes indéraci-nables qui bornent nos propriétés et Moi, je vois une génération confrontée à lʼinnommable, à lʼimpensable, à lʼinhumain tout simplement. Je la vois, Jenny ALPHA était une déclinaison fas- cinée et fascinante dʼune artiste créole.circonscrivent nos héritages. cette génération, cherchant à inventer Que nous gardions en mémoire cette pour nous, au risque de se tromper, amitié totale dont elle gratifiait tout leIl importe que nous fassions devant ce des chemins de lumière. Cherchant à monde.siècle de créativité, dʼexpression et de nous hisser parmi celles et ceux qui ontdon de soi, de flamboyance et de bonté droit de cité. Grimpant, rusant, esqui- Que nous gardions en mémoire sonétincelante, dʼun peu dʼimagination. vant, faisant face, faisant front, mais chatoiement dʼombres et de lumières. toujours combattant, à leur manière, leImaginons dans la France, meurtrie par mur rigide des malentendus historiques Que nous gardions en mémoire cettedeux guerres, un bout de femme antil- et des décrets impitoyables. traversée dʼun siècle intranquille.laise prenant à bras le corps son destindʼartiste. Cʼest-à-dire, affrontant sans Alors pour moi, Jenny ALPHA, Ma- Que nous gardions en mémoire ce re-sourciller les préjugés de lʼexotisme et dame Jenny ALPHA, a porté sa pierre gard de chaltouné lucide et fervent.du racisme. à la cathédrale inachevée de nos Que nous gardions en mémoire… émancipations.Imaginons dans une France à lʼimagi- Femme discrète et digne !naire étroit, la persévérante trouée Quʼon la regarde jouer ! Quʼon lʼécoutedʼune visibilité empêchée. chanter ! Que lʼon prenne ce quʼelle a Femme-mémoire ! donné sans jamais sʼériger en statueImaginons dans une France machiste, du commandeur. Femme douée !ce brûlot de féminité inattendue et nonconformiste. Elle fut tout simplement, avec cette pré- Femme martiniquaise mais aussi sence magnétique qui est en soi un femme-monde, je te salue !Imaginons à lʼépoque où grondait Aimé beau défi. Elle fut tout simplement avecCésaire, où Frantz Fanon et tant dʼau- cette conscience des précurseurs. Elle Nous te saluons et quʼil soit écrit que tutres faisaient le procès des colonisa- fut tout uniment artiste, femme, mère, fus le sillage dʼune vocation et la forcetions, ce poids de certitude tranquille, citoyenne, créole, portant son pays (et dʼun lendemain.acharnée à être soi, rien que soi, dans nous avec) au haut de son imaginaire.un espace exclusivement dévoué aux HONNEUR ET RESPECT !étoiles dʼune France érigée en ciel Et nous voilà orphelins ! Orphelins deunique de lʼhumanité. tant de grâce. Orphelins dʼune courtoi- Ernest Pépin Le Progressiste - Page 7 - Mercredi 15 septembre 2010
    • ECONOMIE INNOVATION : LA PLATEFORME ITINERANTE DE L’ENTREPRISE LES PUBLICS VISES Jeudi 9 septembre à Saint-Pierre Mardi 21 septembre à Sainte-Marie Les porteurs de projets qui ne savent Jeudi 30 septembre au François pas comment les concrétiser Les chefs dʼentreprises en difficulté qui Mardi 12 octobre à Rivière-Salée souhaitent relancer leur affaire Jeudi 21 octobre aux Trois-Ilets Jeudi 28 octobre à Sainte-Anne La Plateforme est conçue pour les ren- seigner et les conseiller et leur éviter toute perte de temps inutile dans leurs démarches de constitution de dos- Jeudi 4 novembre au Saint-Esprit siers. Les experts doivent apporter des réponses concrètes aux entrepreneurs Mardi 16 novembre à Sainte-Luce et porteurs de projets qui se posent des questions sur Mardi 23 novembre au Gros-Morne lʼaide à la création, au développement,A été mise en place par le Conseil Ré- à la transmission ou la sortie de crisegional pour dynamiser, revitaliser et re- Jeudi 2 décembre à Basse-Pointevivifier les entreprises martiniquaises. les dispositifs dʼaccompagnementCʼest une sorte de « guichet unique » Mardi 14 décembre à Fort-de-Francequi va à la rencontre des entrepre- les aides financièresneurs, sur les lieux dʼexercice de leur les outils disponibles pour renforcer la Jeudi 23 décembre au Marinactivité. Grâce à un groupe dʼune ving- formation et soutenir lʼemploitaine dʼexperts en tous genres dédiésà la création, au soutien et au dévelop- le contexte réglementaire (social,pement des entreprises (experts comp- comptable, législatif…) La situation est urgente, nombre dʼen-tables, spécialistes de treprises se retrouvant dans le rougelʼaccompagnement de projets, acteurs parce que leurs dirigeants nʼont pas pu,de lʼemploi et du social, financeurs,Chambres consulaires- telles la CCIM, 12 LIEUX, 12 DATES ou pas su, allier leur savoir-faire tech-la Chambre des Métiers et de lʼArtisa- nique à une parfaite connaissance desnat, la Chambre dʼAgriculture- syndi- rouages administratifs et financierscats professionnels –MEDEF, CGPME, auxquels ils sont confrontés.MPI- organismes publics : Direction du Les rendez-vous sʼéchelonnent du 9 septembre au 23 décembre 2010 selonTravail, de lʼEmploi et de la Formation le calendrier suivant :Professionnelle, Conseil Régional,RSI…). Daniel COMPERE Le Progressiste - Page 8 - Mercredi 15 septembre 2010
    • VIE DU PARTI QUEL AVENIR POUR SAINTE-MARIE ?Pour la mise en place dʼun cadre financier maitrisé. Profondément attachés à notre région, pour être plus efficaces et plus proches de vous, nous avons le plai-Pour construire une ville « apaisée et solidaire ». sir de vous inviter à notre réunion constitutive du BA-Pour préserver notre ruralité et la qualité de son environne- LISIER de Sainte-Marie qui se tiendra le 17 septembrement. 2010 au :Pour favoriser le lien social, préserver et créer des emplois. RESTAURANT « LA TABLE CREOLE » À FONDS SAINTPour une stratégie de préservation de la biodiversité. JACQUES à 18H, Direction Pain de SucrePour analyser, développer le discours politique et idéolo-gique de CESAIRE. Préparons lʼavenir, construisons-le ensemble. KOUTT ZEPON : A Sainte-Marie, le débat est ouvert ! ville ne le permet pas. Faire miroiter à le budget fêtes en faisant un dimanche la population la construction dʼun stade de fête patronale au lieu de deux, en comme à LE MANS (épi ki lajan ?), se laissant lʼusine organiser sa fête de fin rendre en Guadeloupe (marie galante) de récolte comme par le passé, en fai- pour voir une machine à éplucher des sant moins de voyages, en supprimant pois dʼangoles !!!(ba ki moune,kombien ces histoires dʼorchestre le vendredi hecta planté kini sainte marie?) visite à soir devant le tombolo. La Maison du la Barbade pour copier le « Crope Bèlè est-elle en train de mourir ? over » et en faire un carnaval samari- Quʼadviendra-t-il des 17 salariés deDU REVE A LA REALITE tain de fin de récolte de coupe de la lʼOsatourc ? canne !Ce que nous redoutions se produit : le Depuis, le bouleversement du fonction-petit clan qui dirige la municipalité est nement de la Mairie est passé avec sesdans le mur. Les grandes promesses chaos et ses K.O. Ses primes, ses no-sont oubliées. Ce groupuscule munici- minations, ses copinages, ses proprespal vend du rêve à la place dʼune véri- désenchantements, ses compromis-table politique publique. Les SOTI AN SANN, TOMBE AN DIFE sions, ses accommodements minablesSamaritains(es) sont en train de sʼaper- qui ne sont pas les nôtres. En janviercevoir que le petit clan municipal va A Sainte-Marie, 52 salariés avaient été 2010, 8.858 samaritains désavouaientleur coûter très cher : Forte augmenta- licenciés aujourdʼhui, ce Maire ne re- le choix du Maire qui demandait detion des impôts sans contrepartie tangi- nouvellera pas le contrat dʼune cen- voter lʼarticle 74 ! Nous ne sommes pasble, ni services à la population. Le clan taine de personnes. Quʼimportent les des observateurs féroces des illusionsa pu faire illusion au début de son pou- diverses estimations du moment (déjà perdues grattant sous le vernis lissevoir, mais très vite, il a démontré que la 30 remerciés), le pire est devant nous. des apparences dʼune comédie descommune lui servait de tremplin pour Le prix à payer par les familles fait froid gestionnaires municipaux dans un der-des ambitions de carrière politique, de dans le dos. Le clan va-t-il sombrer nier acte où les déceptions, les échecs,carrière personnelle. Coté dilapidation dans une vertigineuse comptabilité et les dettes sʼamoncellent. Triste réalité.des deniers publics on ne peut mieux dans la non-transparence des chif-dans le contexte actuel. Budget fête en fres ? Une bulle de protection ? A Le moins que lʼon puisse dire, cʼest quehausse avec des cachets mirobolants quand la publication de lʼaudit ? le fossé sʼest creusé et la cruauté dupour des groupes de lʼextérieur. Cette temps qui passe et à venir (4ans)année la fête a couté un peu plus de risque dʼinscrire la ville dans les ca-90 000 euros. Pas un orchestre Marti- rences, les errances dʼune gestion in-niquais nʼa profité de cette manne. Ce formelle archaïque et non maitrisée.ne fut pourtant pas une réussite Silence on meurt, clap de fin ! Nous espérions une expertise perti-puisque le chef de clan a jugé néces- nente de la gestion de nos impôts,saire de présenter des excuses pour Souvenez-vous de lʼélection du chef de nous récoltons le manque de savoir-sʼêtre fait trompé par une certaine « gé- clan. Grand « pinteing » à Morne des faire.nération Shleu-Shleu ». Nous vous fai- Esses avec deux orchestres haïtiens.sons grâce des nombreux voyages au Coût de lʼopération : près de 40 000 Kountakintéfrais de la princesse pour des visites in- euros. Aussi on peut se demander sʼilcongrues dʼautant que le budget de la ne serait pas plus judicieux de réduire Le Progressiste - Page 9 - Mercredi 15 septembre 2010
    • SANTÉ A PROPOS DE L’EPIDEMIE DE DENGUE ès le décès dramatique de la pe- anti-vectorielle, à savoir : de la dengue. Il porte plainte contre X.D tite Audrey, lʼune des premières victimes, et le témoignage poi-gnant de sa mère, inconsolable, à la té- 1) la réduction des sources (les gîtes) ; les moyens actuels restant toujours dé- Dès lors, plusieurs questions se po- sent :lévision, nous avons adressé un article risoiresau quotidien « France-Antilles » intitulé« Politique mortelle de démoustica- 2) lʼéducation du public, qui est à la 1) cette épidémie mortelle aurait-elle pution », dans lequel nous dénoncions lʼir- base même dʼune mobilisation être évitée ?responsabilité des décideurs en la consciente et qui implique un contenumatière et qui nous a été refusé par la des acteurs formés et une intervention 2) a-ton en Martinique les moyens deRédaction au motif quʼil était trop viru- dans la durée faire baisser la pression des mous-lent à lʼencontre des responsables dela démoustication en Martinique. 3) la lutte biologique dont lʼétude a tou- tiques, quʼils soient vecteurs de mala- jours été refusée par le Conseil Géné- die ou de nuisance ? A ces deux ral dont le vice-président G. MALSA est questions, la réponse est OUI ! un adepte de la préservation de lʼenvi-Dans cet article, nous disions ce que ronnement et du développement dura- Même en tenant compte du fait que lane cesse de répéter Rodolphe DES- ble dengue augmente dans le monde, ilIRE, à savoir que les services duConseil Général et de lʼEtat sont totale- 4) la lutte chimique dont on connaît les faut remarquer que ce sont en généralment dépassés par lʼampleur de cette difficultés dʼapplication, mais dont la des pays tropicaux le plus souvent pau-épidémie de dengue ; et nous affir- population a pu constater un emploi vres (Sud-Est asiatique, Amérique la-mions quʼaprès plus de 30 ans dʼune inadapté. tine, Caraïbes) qui manquent depolitique de démoustication, lesmoyens mis en œuvre tant en hommes moyens ; des régions comme la Loui-quʼen matériels sont dérisoires, ce qui siane ou la Floride, qui sont des paysempêche la mise en place de pro- dʼeau, sont menacées mais pas at-grammes dʼaction efficaces, au préala- teintes.ble validés, ainsi que lʼélaborationdʼoutils dʼévaluation des actions effec-tuées. Une partie des millions dʼeuros qui ont servi à des œuvres de prestige comme le quai du Diamant ou la Jetée de Grand-Rivière aurait pu contribuer àRodolphe DESIRE a bien raison, que une bonne politique de démoustication.cela plaise ou non à Mme CHANTEURderrière laquelle se profile lʼombre du Les 120 emplois créés ne sont-ils pasDocteur Claude LISE, de poser les des emplois précaires, sans formationvrais problèmes justement en pleine véritable, garantie dʼun échec prévisi-crise. Ce quʼelle devrait savoir, cʼest ble ?quʼaujourdʼhui la compétence de la dé-moustication est partagée entre lʼEtatet le Conseil Général. Si une conven-tion a été signée entre ces deux res- Nous rappelons à Mme Chanteur queponsables pour mieux prendre en lʼaffaire est plus grave quʼelle ne le dit Au 21e siècle, tous les moyens existentcharge dans sa globalité le problème sʼagissant des responsabilités : lʼarticle 70 de la Loi du 13 août 2004 relative pour éliminer ce fléau dans un pays dede la démoustication en Martinique, 1100 km2 protégé par la mer ; cʼest la aux libertés et responsabilités des col-cʼest par la volonté affirmée de conseil- lectivités locales prévoyait le transfertlers généraux comme E. AN-ELIE et le conjonction des moyens physiques, des services de lutte anti-vectorielle chimiques et biologiques qui devraitDr MONTEZUME qui, après avoir visité vers les Conseil Généraux. Le 13 sep-lʼentente interdépartementale pour la tembre 2007, les organisations syndi- nous permettre dʼy parvenir dans desdémoustication dans le Languedoc- cales de la CGT-DSDS de Martinique, programmes concertés pluriannuels. IlRoussillon ainsi que le New Orleans Guadeloupe et Réunion ont obtenu au- est à souhaiter quʼà lʼavenir la dengueMosquito Control à la Nouvelle-Orléans dience au cabinet de Roselyne BA-–et sous la pression du sénateur DES- fasse moins de victimes en Martinique CHELOT pour faire annuler cette loi que le SIDA et que la mort de la petiteIRE, présent également à la Nouvelle- concernant les DOM. Car pour la CGT,Orléans- ont mis en place une des moyens en nombre suffisant doi- Audrey et de Mélissa, sans responsa-sous-commission « démoustication » vent être dégagés pour faire face aux ble ni coupable, nous donne la déter-pour suppléer les carences de lʼEtat enjeux sanitaires ; ce qui selon ellequi, à lʼépoque, ne sʼoccupait que de lʼ mination dʼaller plus loin dans une nʼest pas le cas de la part des conseil- politique volontariste de santé pu-aedes (compétence en santé pu- lers généraux qui ont souvent une po-blique), le Conseil Général sʼoccupant, litique à courte vue fondée sur des blique !lui, des moustiques de nuisances. considérations dʼordre économique, voire clientéliste. Aujourdʼhui, cʼest Luc BERNABE, bien Docteur Maurice MONTEZUME-Forts des acquisitions de nos voyages connu pour son combat syndical, quidʼétude, nous nʼavons cessé de rappe- Edouard JEAN-ELIE assiste chez lui, impuissant, à lʼagonieler ce que sont les principes dʼun pro- de sa fille Mélissa atteinte par le virusgramme de lutte intégrée Anciens Conseillers Généraux Le Progressiste - Page 10 - Mercredi 15 septembre 2010
    • K5F RENDEZ-VOUS A LA MAISON DES SYNDICATS Collectif du 5 Février 2009 MERCREDI 15 SEPTEMBRE A 18 Contre la vie chère, pour le pouvoir dʼachat, et lʼemploi HEURES ! vini an mass ! Rencontre débat et décisions à prendreRENDEZ-VOUS DʼINFORMATION, sur le dossier des salaires jeudi 16 sep- DʼECHANGES tembre. Les 200 euros sont menacés: LʼEtat prétend transformer sa participation ET DE MOBILISATION AVEC en R.S.A. Cʼest du vol ! La part des collec- LE K5F tivités pose problème:trop de salarié(e)s exclus; paiement incomplet; part du conseil général non versée. Multiples truandagesAction pour la baisse du prix des pièces patronaux.détachées : vendredi 10 septembre.Les concessionnaires ka fè la fet épi nou. Sa nou ka fè ? Pas question de resterDans une rencontre le 5 août, ils voulaient inertes !nous faire signer pour une baisse de 15 % RENDEZ-VOUS A LA MAISON DES SYNDICATSsur “une liste de pièces” décidées par euxseuls en refusant toute discussion ! Quand JEUDI 16 SEPTEMBRE A 18 HEURES.on pense aux 100, 200, 300 % et plus que vini an mass !ces messieurs font sur nos têtes, il y a dequoi se mobiliser plus fort. RENDEZ-VOUS SUR LE PONT DE LA ZONE DE LA LEZARDE JEUDI 23 SEPTEMBRE 2010 - VENDREDI 10 SEPTEMBRE A 9 GRAND MEETING DU K5F HEURES PRECISES ! vini an mass ! LES PERSPECTIVESRencontre débat et décisions à prendre sur ledossier de la vie chère (pièces détachées, pro- DU MOUVEMENTduits de première nécessité,...), mercredi 15 vini an mass (Maison des syndicats)septembre.Quel bilan tirer de nos actions sur ces su-jets ? Où en est le rapport de forces ?Quelles négociations ? Faut-il modifier Fort-de-France,notre orientation ? notre tactique ? Nou pé le 06 septembre 2010ké moli ba yo, mais comment avancer ? Le Progressiste - Page 11 - Mercredi 15 septembre 2010
    • CARICATURE Le Pdt du C.Général posant la 1e pierre dun (futur??) ConservatoireVous souhaitez adhérer au Parti Progressiste Martiniquais ?1. Téléchargez le bulletin d’adhésion :http://www.ppm-martinique.fr/wp-content/uploads/2009/09/Bulletin-dadhésion-2006.pdf2. Complétez-le3. Renvoyez-le à : PPM – Ancien réservoir de Trénelle – 97200 Fort-de-Franceou par Mail à contact@ppm-martinique.frVisitez le site du PPM :http://www.ppm-martinique.fr Appel du « Progressiste » aux Militants, aux sympathisants, à tous les Démocrates qui luiCOMITÉ DE RÉDACTION : ont toujours fait confiance. Daniel COMPERE « Le Progressiste », organe du Parti Progressiste Martiniquais, a besoin de l’aide matérielle, imp. TONIPRINT 0596 57 37 37 intellectuelle de tous les militants, démocrates et sympathisants. Nous les remercions d’en- Jeannie DARSIERES voyer leurs dons (à l’ordre du PPM), leurs articles et leurs suggestions au siège du PPM : Didier LAGUERRE - Ancien Réservoir de Trénelle - Fort-de-France. Directeur de la Publication : Daniel COMPERE Laurence LEBEAU Email : d.compere@ool.fr Serge SOUFFLEUR Téléléphone du siège du PPM : 0596 71 88 01 Site Internet : www.ppm-martinique.fr Victor TISSERAND N° de CPPAP : 0511 P 11495 Le Progressiste - Page 12 - Mercredi 15 septembre 2010