Paré à innover n°58

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Paré à innover n°58

  1. 1. Paréà innover# 58Juin 2014 le journal de l’innovation réseau p 5 entreprises libérées Le management participatif en pratique innovation sociale P 4 transformeurs & partenaires patrick lahaye groupe montmur L'invité de marque p 12 L’entreprise libérée : un espace d’expression, d’initiative et d’innovation parole (S) d’innovateurs p 3 groupe poult
  2. 2. Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr2 Jeune pousse Innovez…etaccédezàdenouveauxmarchés Good Spot, le trait d’union entre voyageurs et locaux en bref Deux outils pour les PME bretonnes : le programme SIDE et le programme EEN. La start-up dinannaise met en relation des voyageurs en recherche d’authenticité avec des locaux passionnés par leur activité ou leur région. C’est innovant, pratique et gratuit ! Aller pêcher en mer à Pléneuf- Val-André avec Philippe, explorer les friperies rennaises avec Alice, apprendre à surfer avec Alexis à Perros-Guirec, découvrir Barcelone avec Meritxell ou encore Lisbonne avec Ana Paula, c’est désormais possible grâce à la plate-forme de tourisme collaboratif Good Spot. D’un côté des guides locaux, profes- sionnels ou particuliers, déposent sur le site leurs offres d’activités originales. De l’autre des voyageurs, en quête d’un tourisme différent et de contact humain, optent pour l’activité qui les séduit et paient en ligne en toute sécurité. L’équipe de Good Spot agit comme un trait d’union entre les deux et vérifie la qualité et la pertinence des offres tout en proposant ses conseils aux guides (tarifs, profil, activité). Ceux- ci bénéficient également d’outils spécifiques comme l’agenda, la messagerie ou la traduction mul- tilingue des textes. « Ce sont tous ces services gratuits qui rendent la plate-forme innovante et qui font de nous des précurseurs en Europe. » explique David Rouxel, globe-trot- ter et co-fondateur de Good Spot. La société se rémunère en préle- vant une commission de 15 % sur les réservations. Forte des 850 activités référencées dans plus de 50 pays et de ses 3 500 membres, la société créée en 2013 entend « continuer à créer de l’emploi en Bretagne, travailler avec des par- tenaires privés et institutionnels du tourisme qui voient en Good Spot une nouvelle façon de promouvoir la richesse des territoires et des habi- tants, et étoffer le réseau d’ambas- sadeurs ». Relais essentiel dans le développement et la promotion de Good Spot, ces personnes adeptes du tourisme alternatif ont pour mission de rechercher de nouveaux guides et des activités originales dans leurs régions respectives qu’elles connaissent très bien. good-spot.com Good Spot est lauréate Start West 2014 et a reçu un « Travel d’or » en mars. Egalement lauréate du dispositif d’accompagnement PHAR, l’entreprise recherche des capitaux pour se développer. À noter EEN Europe Enterprise Network • Trouver des partenaires pour innover ou vendre, • Accéder à des financements européens pour vos projets innovants, • Maîtriser la législation européenne en relation avec votre activité. L’Europe à votre portée ! Pour trouver des partenaires, EEN vous donne rendez-vous à la Sea Tech Week, en octobre 2014 à Brest – Conventions d’affaires pour les entreprises de la filière mer. Pour rappel, la convention d’affaires organisée sur le salon Thétis-EMR, en avril 2014 à Cherbourg avait généré 760 rendez-vous et mobilisé 200 entreprises dont ¼ européennes. entreprise-europe-ouest.fr SIDE Structurer l’Innovation pour le Développement de l’Entreprise • Savoir commercialiser vos innovations, • Adapter votre organisation pour faciliter l’émergence de l’innovation ou pérenniser votre capacité à innover, • Intégrer l’innovation dans votre stratégie. L’innovation à votre portée ! 39 entreprises sont en cours d’accompagnement pour valider des pistes d’innovation, installer une veille, des modes de fonctionnement collaboratif, une commercialisation efficace… Plus que quelques mois pour profiter pleinement de l’accompagnement à la structuration d’innovation dans votre entreprise. bretagne-innovation.tm.fr David Rouxel (au centre) avec l’équipe Good Spot
  3. 3. entreprises 3Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr Parole(S) d’innovateurs PAI : Le mode de management participatif, un atout pour innover ? Mehdi Berrada, directeur général adjoint [Après une carrière de directeur financier chez Rothschild, Mehdi Berrada rejoint le groupe en 2007. Partageant la vision entrepreneuriale du PDG Carlos Verkaeren, il participe à la transformation de la culture de l’entreprise] : Par essence, l’entreprise libérée donne un espace d’expression et d’initiative à chaque collaborateur. Chaque humain a une capacité créative et inventive. Malheureusement, par peur du ridicule, et aussi parce que la France a une certaine culture du dénigrement, les gens n’osent pas formuler leurs idées. C’est un vrai frein à l’innovation ! Notre défi est de créer un environnement de confiance et de bienveillance pour que chacun retrouve la capacité à inventer son quotidien. Chez Poult, les outils classiques de management ont disparu : plus de comité de direction, plus de budget… Nous avons supprimé tous les postes dont la seule justification est le contrôle des autres. Comme Xavier Brault à Briec, les animateurs de sites sont au service de leurs équipes et du développement de leurs collaborateurs. Dans une entreprise libérée, la chaîne de responsabilité est complètement bouleversée. Changer d’organisation ? Oui, mais ensemble ! Dominique Le Guillou et Béatrice Duplat-Cascaro [membres chez Poult du collectif Stergann – rêve étoilé en breton –, un groupe de travail composé de 14 salariés de l’usine de Briec, visant à accompagner les salariés du site dans le processus de changement de culture et d’organisation] : Dans le groupe Stergann, créé en octobre 2013, tous les profils sont représentés avec une majorité d’opérateurs. Avant d’entamer le processus de changement, nous nous sommes d’abord ouverts à l’extérieur et acculturé à ce qu’était une entreprise libérée. Ensuite, nous avons organisé des séances de créativité avec les équipes et travaillé sur des pistes d’organisation nouvelles. L’objectif est de maintenir le lien avec les salariés et de faire en sorte que l’interaction soit permanente. Je suis passée d’ouvrière à responsable de magasin ! Sabrina Le Bourhis, animatrice du magasin d’usine à Briec [Après 16 ans passés en production L’entreprise libérée : un espace d’expression, d’initiative et d’innovation Groupe Poult Le 12 mai 2014, le Groupe Poult, leader des biscuits à marque distributeur, réunissait les 200 salariés de son site de Briec de l’Odet (Biscuits Panier). Thème de la journée : l’entreprise libérée. Plus qu’un atelier de travail d’un jour, un vrai projet d’entreprise chez ce groupe qui dissémine l’idée d’une entreprise enthousiasmante au sein de ses 5 usines, suscitant adhésion, émulation, innovation. Rencontre avec des collaborateurs animés par l’envie de faire bouger les lignes. chez Biscuits Panier, Sabrina Le Bourhis saisit l’opportunité d’un recrutement pour prendre la responsabilité du magasin d’usine] : J’ai présenté mon projet à un collectif. Ensuite, on m’a laissé toute latitude pour le concrétiser : permis de construire, gestion des stocks, communication, comptabilité... J’ai tout appris ! Je suis allée voir tous les sites Poult, toutes les lignes de production, tous ceux qui pouvaient m’aider à enrichir mon projet. J’ai toujours eu la confiance des dirigeants. Aujourd’hui, le magasin s’est agrandi et je continue à développer l’activité avec mon équipe. Poult une entreprise vivante qui donne sa chance à chacun Céline Laval, porteuse du projet Au rendez-vous des biscuits. Le sourire en plus [Après un bilan de compétences Céline Laval, ouvrière chez Biscuits Panier et déjà impliquée dans plusieurs groupes de réflexion de l’entreprise, propose un projet à la direction visant à mettre en service un commerce de biscuits ambulant en territoire rural. L’entreprise valide le projet et lui donne les moyens de ses ambitions] : D’octobre 2012 à mai 2013, l’entreprise m’a libéré une semaine par mois pour produire mon business plan, lancer mes études de marché, me former à la comptabilité, à la communication... J’ai été soutenue par le groupe incubateur et j’ai gagné en contact au sein de l’entreprise. Depuis janvier 2014, je suis à 100 % sur le projet tout en restant salariée de l’entreprise qui voit dans cette initiative une occasion de faire connaître les produits. Le camion de vente sera très prochainement en circulation. Les membres du groupe de travail Stergann à Briec de l’Odet
  4. 4. Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr4 À Morlaix, la menuiserie TransformeursPartenaires s’est spécialisée dans l’aménagement de boutiques de luxe et d’hôtels. Positionnée sur un marché haut de gamme, l’entreprise, constituée en société coopérative ouvrière de production (Scop), travaille avec des designers et architectes d’intérieur de renom qui reconnaissent son savoir-faire. Pour Transformeurs Partenaires, qui se situe entre l’artisanat et l’industrie, le statut de Scop est une marque de fabrique. « Tous nos salariés permanents sont associés, donc totalement impliqués dans la réussite de notre projet d’entreprise. Chacun est garant de la qualité des produits et des services que nous proposons à nos clients », lance Annette Plas- sart, responsable administrative et financière. Avant de devenir asso- cié, chaque salarié est informé sur le fonctionnement de la Scop. Le management participatif se décline à travers un plan de forma- tion musclé, tant sur la partie métier pour améliorer les compétences de chacun, que sur l’évolution techno- logique pour préparer les salariés aux outils et matériaux de demain. « Nous disposons d’un personnel qualifié et d’une force d’innova- tion permanente. », explique Jean- Pierre Kergoat, menuisier et gérant fondateur. Partage d’expériences, force de propositions, respect des idées de chacun... C’est dans cet état d’esprit qu’a été pensé le nouveau centre d’usinage dont les aménagements intègrent les contraintes des sala- riés en termes d’environnement de travail. « Aujourd’hui, ces locaux nous permettent d’usiner le bois en 3D et de plaquer les chants des panneaux », commente Jean Pierre Kergoat. Responsable, l’entreprise utilise du vernis à eau pour préser- ver la santé de ses salariés et l’envi- ronnement et a investi dans une technique de séchage et de réduc- tion de déchets uniques en France. transformeurs-agencement.fr entreprises innovation sociale Etsilarechercheétaituneopportu- nité pour les entreprises ? Direc- teur adjoint du laboratoire de mathématique de Bretagne Atlan- tique* (LMBA), Emmanuel Frenod veut en convaincre les dirigeants. La structure, qui regroupe la majorité des mathématiciens de l’Ouest-Bretagne, peut analy- ser la structure d’une clientèle, mener un calcul de mécanique ou construire des modèles de crois- sance… Elle travaille ainsi, par exemple, en partenariat avec un transporteur, une société éditrice de logiciels et une entreprise de travaux publics. « Nous partons des besoins des entreprises, de leur existant, pour bâtir ensemble des solutions sur des bases scien- tifiques solides, explique le cher- cheur. Ce type d’offre n’existe pas dans le privé pour les PME, seuls les grands groupes peuvent s’of- frir les services d’un laboratoire de mathématiques appliquées en interne. » Le LMBA peut égale- ment être un point d’entrée pour monter des projets de l’Agence nationale de la Recherche (ANR), des pôles de compétitivité ou européens, et obtenir des finan- cements. Emmanuel Frenod a un souhait : « il faut qu’on recrute des chercheurs experts en mathéma- tiques appliquées aux probléma- tiques des entreprises. Des spécia- listes ayant une bonne expérience, embauchés de façon pérenne. Le LMBA pourrait alors devenir un acteur du territoire important et incontournable. » * Unité mixte de recherche entre le CNRS, l’UBO (Université de Bretagne Occidentale, à Brest) et l’UBS (Université de Bretagne Sud, à Lorient et Vannes). collaboration recherche entreprises Transformeurs Partenaires : l’humain au service du beau LMBA : un laboratoire universitaire au service des PME Contact : Emmanuel Frénod emmanuel.frenod@univ-ubs.fr 06 89 33 74 81 Emmanuel Frenod, le directeur du laboratoire LMBA Avec l’aide du Conseil régional de Bretagne, Transformeurs Partenaires a investi dans un nouveau centre d’usinage de 2 000 m2.
  5. 5. 5Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr réseau Entreprises libérées Le management participatif en pratique Elles parlent de confiance, de bien- veillance, de responsabilisation, ou encore de partage voire, parfois, de perte de pouvoir… Ces entreprises qui ont abandonné la hiérarchie et la bureaucratie, ces entreprises dites « libérées », quelles sont-elles ? Isaac Getz, professeur à l’ESCP Europe et co-auteur de Liberté Cie, rappelle que « la libéra- tion de l’entreprise vise à créer l’environnement organisationnel dans lequel tous les salariés sont complétement libres et respon- sables d’entreprendre toute action qu’eux-mêmes — pas leurs chefs ou les procédures — esti- ment comme la meilleure pour leur entreprise. » Et d’ajouter, « Ce qui ne veut pas dire qu’il faut virer tous les chefs ! Ces managers, qui ont de précieuses compétences et une expérience de l’entreprise, deviennent des leaders au service des équipes autodirigées. » Comme l’explique Isaac Getz, qui s’est intéressé au sujet et a étudié une cinquantaine d’entreprises à travers le monde, ce mouvement est une « révolution », une quête, « un rêve de liberté et de bonheur ». Selon lui, « Abandonner le pouvoir de décision est un acte révolution- naire. Il l’est d’autant plus que, pour beaucoup de patrons, cet acte implique l’abandon de l’égo, peut- être la chose la plus essentielle et la plus difficile à accomplir dans la libération de l’entreprise […] : écouter sans parler, s’autocen- surer en permanence, laisser les collaborateurs faire des erreurs pour qu’ils puissent apprendre, ne pas venir dans l’entreprise… Un tel changement du comportement n’est rien d’autre qu’une révolu- tion, une révolution interne, dans la tête et le cœur du patron. C’est aussi le prix pour la liberté et le bonheur de tous dans l’entreprise, y compris de ce dernier. » Isaac Getz, professeur à l’ESCP Europe En flashant ce code avec votre smart- phone, retrouvez l’intégralité de cet article signé par Isaac Getz sur le portail de l’innovation.
  6. 6. Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr6 ressources humaines Spécialiste du cloud marketing, la société rennaise Digitaleo donne la parole à ses collaborateurs pour faire vivre son projet d’entreprise grâce au management participatif. De la décoration de leurs nouveaux locaux au recrutement de leurs futurs collègues, les salariés de Digitaleo ont le droit de choisir. Plus qu’un droit, c’est même un état d’esprit. Créée il y a dix ans, l’entre- prise rennaise a gravé le manage- ment participatif dans son ADN. Àsesclients,Digitaleovenddessolu- tions cloud pour booster leurs cam- pagnes de marketing digital. À ses cinquante collaborateurs, l’entre- prise professe les vertus de l’autono- mie, de l’échange et de l’intelligence collective. « On part du principe que chacun peut apporter sa pierre à l’édifice au-delà des compétences au poste pour lequel il a été recruté », pose Elena Mañeru, sa directrice des ressources humaines (DRH). Les sujets transverses sont au cœur de la participation corporate. De la déco… À l’heure de déménager dans l’éco- quartier de la Courrouze, les sala- riés de Digitaleo ont participé aux discussions sur l’agencement, le mobilier et la décoration de leurs nouveaux espaces de vie et de tra- vail. Un baby foot, une balancelle et des graffiti ont surgi. Le réseau social d’entreprise ? Les salariés ont suivi les réunions organisées pour en définir le fond et la forme. En gardant toujours en tête l’idée de fluidifier la communication interne, de valoriser les com- pétences personnelles et les communautés métiers. Ils seront bientôt associés à l’élaboration d’un nouvel outil de gestion de la relation clients. … à l’évaluation L’entreprise a dupliqué sa méthode au recrutement. Les candidats sont mis en situation de travail avec des collaborateurs déjà en poste. Ils rencontrent aussi leurs futurs homologues, appelés à donner leur avis. Le feeling doit passer sinon… « Quand nos nouveaux équipiers prennent leurs fonctions, ils ont déjà rencontré sept ou huit de leurs collègues. L’intégration se fait donc plus vite ». Idem pour l’évaluation annuelle. Chaque salarié est évalué par son manager mais aussi ses pairs, voire ses collaborateurs n-1 pour réaliser une « évaluation 360 » qui confrontent tous les points de vue pour approcher au mieux la vérité de chaque situation. « J’ai été évaluée notamment par les délégués du personnel, cite en exemple Elena Mañeru. Notre cre- do, c’est grandir ensemble. Il faut faire confiance, partager... ». Une question de génération ? De profil geek ? « C’est d’abord une affaire de mentalité. Pas d’âge ni de CV ». digitaleo.fr La société Écomiam commercialise des produits surgelés locaux. Elle décongèle aussi les relations dans l’entreprise. « L’entreprise était organisée en structure pyramidale classique. Je lui ai substituée la pyramide inversée car les meilleures réponses appartiennent souvent aux équipes sur le terrain et aux clients. Ce qui suppose que l’infor- mation circule vite et bien. Ce qui implique aussi que les salariés ne se cantonnent pas aux tâches fixées par leur fiche de poste. Nous organisons trois fois par an des « remue-méninges » avec les responsables magasin pour définir ensemble les priorités stratégiques. Cette année, ils ont planché sur le site web. Nous avons aussi créé un outil de reporting - un simple fichier Excel - qui permet aux salariés en caisse de faire remonter toutes les remarques de nos clients. Ce partage d’informations crée un sentiment de responsabilité qui nous fait avancer. C’est une affaire de bons sens, pas de théorie ». Digitaleo se facilite l’avis Écomiam nourrit le dialogue en circuit court Contact : Antoine Sauvaget Directeur général d’Écomiam Tro Guic 29650 Guerlesquin 02 98 72 91 57 - http://ecomiam.com Chez Digitaleo, même les locaux facilitent le mode collaboratif parole libérée Pour Écomiam, le partage d’information, c’est capital !
  7. 7. Réseau | entreprises libérées 7 process agilité L’atelier de métallerie industrielle de Torcé (35) s’est converti au management participatif pour gagner en agilité. La liberté retrouvée des ouvriers booste la réussite de l’entreprise. L’entreprise de tôlerie fine et de ther- mo-laquage a fonctionné comme une autre pendant douze ans. « Avec une organisation du travail à sens unique, faite de consignes et de contrôle », résume David Calvez, son directeur. Tout a changé il y a deux ans avec sa conversion radicale au management participatif. « Je donne la direction, pas des ordres. Je dis pour qui et pourquoi on travaille, en laissant chacun libre du comment. Car il faut considérer que l’homme est bon ». À toutes les étapes de la chaîne de production, l’autonomie est désor- mais la règle, sans contrôle ni signa- ture. La fonction « chef d’atelier » n’existe plus. La PME de trente sala- riés ne possède ni service RH, ni ser- vice qualité, ni service commercial. Les ouvriers achètent eux-mêmes les outils dont ils ont besoin pour travailler. Ils formulent leurs propres demandes d’intervention sur les machines. Ils se déplacent chez le client pour effectuer un contrôle qualité des pièces qu’ils ont eux-mêmes façonnées. Ils appellent directement l’agence d’intérim pour recruter des collaborateurs au salaire de leur choix. En mai, les ouvriers se sont auto-organisés pour poser leurs congés, en veillant à maintenir une équipe en produc- tion pendant les ponts. Engagement et bien-être Les résultats de la « libération » ne se sont pas fait attendre. Les conflits internes ont diminué. Le taux de service client a fait un bond. « Plus de responsabilité, c’est plus de bien-être au travail. C’est plus de motivation et d’engagement de la part des salariés, complète David Calvez. Notre carnet de commandes est très fluctuant. Le management collaboratif nous permet d’être plus réactifs et de mieux accepter la flexibilité quand elle est nécessaire ». Les collabora- teurs d’AMI ne travaillent plus pour leur patron : ils servent leurs clients. En contrepartie de la délégation de ses pouvoirs, David Calvez a fixé quelquesrèglesintangibles.Cesont les valeurs de l’entreprise, définies collectivement : la fraternité, le res- pect, l’équité et l’esprit d’équipe. Il a aussi multiplié les temps d’infor- mation. « Pour prendre les bonnes décisions, il faut que l’information circule ». Il a également confié des responsabilités sociétales à ses employés, volontaires pour appor- ter des améliorations à leur quoti- dien en matière d’environnement et de sécurité. « Il faut faire confiance de manière absolue ». Sans faire semblant. toleriefine-metallerie.com L’entreprise Ty Gwer cultive des tomates sous serre près de Cléder (29). Elle implique ses salariés pour fertiliser leur motivation. « Le monde agricole offre peu de postes à responsabilité. Entre la taille et la manutention, nous employons 95 % d’ouvriers en pro- duction.Ilssontaffectésàdestâches répétitives - que certains pourraient même juger ennuyeuses. Mais nous travaillons un matériau vivant, for- cément fragile. Ce qui suppose un grand sens des responsabilités. Nous sensibilisons sans cesse nos salariés au respect de la qualité. Trois pucerons sur une feuille ? Un tuteur mal attaché ? Tout incident doit être signalé. Ils sont respon- sables de leur matériel. Ils s’orga- nisent en équipe pour remplacer un collègue absent. Ils décident eux-mêmes de rester un peu plus tard pour finir le travail si besoin. C’est une affaire de confiance. Nos salariés bichonnent leurs tomates comme leur bébé ». parole libérée AMI délègue le pouvoir à la production Ty Gwer cultive le sens des responsabilités Contact : Bernard Caroff Codirigeant de Ti Gwer Lieu-dit Kerveyer - 29233 Cléder 02 98 69 34 69 Chez Ty Gwer, on prend soin des végétaux et des hommes AMI : une équipe auto-organisée, engagée et motivée
  8. 8. Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr8 Réseau | entreprises libérées 360 possibles Les 2 et 3 octobre à Rennes, Halle Martenot. Après 7 éditions de la Semaine de l’innovation, Bretagne Dévelop- pement Innovation imagine « 360 Possibles : l’innovation en mode BZH », un nouvel événement régio- nal pour diffuser l’innovation autre- ment, susciter l’envie de changer les choses et ouvrir le champ des possibles ! Deux jours de conférences, tables-rondes et ateliers pour diffuser la philosophie et les méthodes du « Design thinking »*, pour échanger sur des bonnes pratiques (« Master Class - Paré à Innover ») et entendre le témoi- gnage de dirigeants sur leurs manières d’innover. 360 Possibles proposera de nombreuses conférences, courtes et passionnantes pour découvrir la diversité des expertises et des compétences bretonnes en innovation. Information et programme sur http://360possibles.fr * Le Design thinking est un processus structuré qui permet d’innover en mettant le client ou l’utilisateur au centre de la réflexion. Il n’y a pas de lien avec le Design esthétique ou l’ergonomie des produits ou services. conseil formation Le cabinet de conseil rennais Sensco anime un réseau de performance sur l’amélioration continue et le management participatif. Sa méthode innovante de formation mise sur l’apprentissage collectif en situation de travail. On voit la paille dans l’œil de son voisin mais pas la poutre dans le sien. Le proverbe est connu. Chez Sensco, il fait sens. Il résume la méthode de travail de la jeune entreprise de Bruz (35), créée il y a un an. « On voit toujours mieux les problèmes des autres que les siens. Accepter d’être regardé, voire critiqué, nous aide à pro- gresser », résume Xavier Médard, l’un de ses trois cofondateurs. À la fois cabinet de conseil et orga- nisme de formation, la société accompagne les dirigeants dans leurs démarches de performance en leur donnant les clés du ma- nagement participatif. « Le ma- nagement-contrôle freine l’agi- lité. Redonner de l’autonomie, des capacités d’initiative et le sens des responsabilités à ses collabora- teurs est un formidable levier de productivité, de réactivité, d’inno- vation et de bien-être au travail, confirme Xavier Médard. Mais changer de logiciel se fait à dose homéopathique et de manière structurée. Sinon l’entreprise libé- rée se sent surtout abandonnée… ». Rendez-vous sur le terrain Le cabinet de conseil fixe le cadre et les conditions du succès. Tous les six mois, elle réunit dans une mini-promotion six à huit entre- prises curieuses de management collaboratif. Ses formateurs briefent des lean managers qui en seront les ambassadeurs dans leur propre entreprise. Aux traditionnelles sessions de formation théorique, Sensco ajoute des séances de travaux pra- tiques en situation de production - les Gemba walk. Les managers se rendent visite sur leur lieu de travail pour observer, écouter, analyser… Et se conseiller mutuel- lement. Le parcours de formation empirique dure un an et demi en moyenne. « Ces rencontres de terrain suscitent des échanges concrets, des astuces pratiques… Elles font naître de la confiance et de l’expertise. De l’intelligence collective en somme ». Une quinzaine d’entreprises bre- tonnes de 3 à 900 salariés ont déjà intégré le réseau de performance Sensco, en particulier des entre- prises industrielles et manufac- turières mais aussi des exploi- tations agricoles et des sociétés du BTP. « Peu importe la taille de l’entreprise. Ce qui compte, c’est l’implication du dirigeant. Les entreprises ont tout à gagner à partager ». Sensco redonne un peu de sens à la performance. sensandco.fr Sensco manage le « co-apprentissage » Un événement pour innover autrement Xavier Médard, Marc Bergeon et Vincent Loevenbruck, les 3 fondateurs de Sensco
  9. 9. en bref 9Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr pro net pro net Lesprofessionnelsdel’agroalimentaireontaujourd’hui leur plate-forme collaborative : Îliaa. Véritable réseau social, l’outil offre un espace d’échange unique pour accompagner l’innovation et la mise en relation des entreprises. Sécurisée, Îliaa permet aux membres de la communauté de communiquer (publication d’articles, de documents collaboratifs…), de partager leurs expé- riences, leurs savoir-faire et leur veille, de créer des groupes d’intérêt et d’envisager des partenariats. Gratuite pour les salariés de l’agroalimentaire, les experts au service des IAA, les réseaux d’étudiants, Îliaa offre la possibilité aux fournisseurs de souscrire un abonnement à l’année. Adaptée aux nouveaux usages, la plate-forme, déve- loppée par le centre technique Adria et financée par le Conseil régional de Bretagne et Quimper Communauté, est aussi disponible sur smartphone ou tablette. iliaa.fr Les 17 et 18 juillet prochains, rencontre de la musique et du numérique sur le site des Vieilles Charrues à Carhaix. C’est, selon ses organisateurs, l’événement web le plus cool du moment. Le West Web Festival, lancé par West Web Valley, structure bretonne d’accélération et d’investissement dans le numérique, propose de combiner web, business et musique sur le célèbre site de Kerampuilh à Carhaix. Le thème de cette première édition : « Digital Detox Re-start » ou comment créer les conditions idéales pour décupler la créativité. Tables-rondes en présence de Laurent Solly de Facebook France, Frédéric Mazzella de BlaBlaCar…, espaces de networking, accès aux concerts, telles seront les activi- tés proposées aux 300 participants attendus. Un start-up contest* s’ouvrira aux porteurs de projets et start-ups de moins de 5 ans. Bretagne Développe- ment Innovation s’associe à l’événement et offre au lauréat du concours un billet pour la Silicon Valley (Californie), à l’occasion d’un voyage d’affaires orga- nisé par Bretagne Commerce International. west-web-valley.fr/west-web-festival * Concours de projets d’entreprises innovantes. Vegenov, spécialiste du végétal a ouvert son blog. Dédié aux obtenteurs, agrochimistes, producteurs et tous les professionnels (et passionnés) des domaines de la création variétale, de l’agrochimie, de la santé des plantes, ou encore de la qualité des produits végé- taux, Vegenov y publie l’actualité scientifique et tech- nique, les ressorts de l’innovation en France comme en Europe, ainsi que les outils et services d’accompa- gnement tout au long de la chaine de la valeur. http://blog.vegenov.com Îliaa : l’industrie agroalimentaire connectée West web festival Nouveau dispositif : les Master Class PI Vegenov ouvre son blog RENDEZ-VOUS DE L’éTé ET DE LA RENTRéE Pour la rentrée 2014, l’INPI* lance un nouveau programme d’accompagnement pour les entreprises engagées dans un cycle d’innovation. Destiné aux cadres dirigeants, l’accompagnement pro- posé permet la mise en œuvre de diagnostics et de coa- chings personnalisés. L’objectif est d’assurer une pleine maîtrise des outils de propriété industrielle au service de la stratégie de l’entreprise. Après analyse des besoins, un accompagnement précis sera proposé sur mesure. Le programme devrait notamment permettre d’aborder des thématiques telles que la fiscalité, l’évaluation des actifs PI, la protection sur des zones géographiques pré- cises, la gestion de la PI en mode collaboratif, etc. Pour le Grand Ouest, la 1re session débutera par des ateliers collectifs et un diagnostic personnalisé les 16 et 17 octobre 2014 à Nantes. Pour s’inscrire, contacter : Isabelle Fages, INPI Délégation Bretagne - Tél. 0 820 213 213 (choix 4). ifages@inpi.fr * Institut national de la propriété industrielle
  10. 10. Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr10 Voxygen ouvre la voix au numérique Si l’entreprise Digital Décoration, basée à Allaire (56) et spécialisée dans l’impression digitale, n’a vu le jour qu’en février dernier, Thierry Garo, son créateur, travaille sur le sujet depuis près de trois ans. Également dirigeant de la société Roppen’s, une entreprise de méca- nique et d’assemblage de précision (stylos…), il souhaitait se diversifier en s’orientant vers les systèmes d’impression numérique, procédé industriel utilisant la technologie « jet d’encre ». « L’idée m’est venue grâce à un stylo dont le décor, chic et féminin avec quatre couleurs, avait séduit mon épouse », explique Thierry Garo. « La technique uti- lisée pour obtenir ce décor avait ses limites et ses contraintes, du fait des couleurs. Si beaucoup de machines permettent l’impression d’un décor à plat, la possibilité d’imprimer une qualité photo en direct sur un objet déjà en volume, qu’il soit souple, rigide ou plein, cylindrique ou circulaire, n’existait pas. » C’est en cela que l’activité développée par Digital Décoration est innovante, la seule limite rési- dant dans la taille de l’objet, dont le diamètre doit mesurer entre six et cent millimètres. Peuvent donc être concernés, désormais, toutes sortes de matières (plas- tique, bois, métal, verre) et d’ob- jets (flacons, pots, tubes, tubes souples, manches de pinceaux, capsules de vins ou spiritueux...) et intéresser tous les domaines d’activités comme la cosmétique, l’agroalimentaire, les spiritueux, les jouets... Seule entreprise en Bretagne à utiliser et développer de manière commerciale cette technique, Digital Décoration pourrait rapide- ment rayonner sur le plan national. « Pour le moment, personne ne propose, comme je le fais, de la sous-traitance, poursuit le chef d’entreprise. De fait, la concur- rence est relativement limitée. » digital-decoration.fr Digital Décoration : l’impression sans limite Vous connaissez Simone ? La voix off de la SNCF informe les voyageurs en gare depuis trente ans. Ses messages enregistrés ont été numérisés chez Voxygen. La société technologique de Pleumeur-Bodou a rendu sa voix « éternelle », transformant son capital sympathie en atout marketing durable. Peu d’entreprises au monde maî- trisent comme Voxygen la syn- thèse vocale dernière génération. Formée à l’école d’Orange, issue d’un essaimage en 2011, la start- up tire son épingle du jeu grâce à l’expressivité de ses productions. « On retranscrit les intonations, les intentions, les émotions… Nos voix ont de la personnalité. Ce qui les rend crédibles », résume Thierry Moudenc, président fon- dateur de l’entreprise. Le principe est simple : vous enregistrez des mots par milliers, ensuite numé- risés pour assembler un nombre infini de conversations plus vraies que nature. Voxygen fait parler les machines - et surtout pas avec une voix de robot. Embarquées sur des applications dédiées, ses solutions technolo- giques donnent du relief aux ser- veurs vocaux des terminaux usuels (mobiles, tablettes, PC, GPS…). La technologie intéresse le secteur de la santé. Des prothèses de voix sont à l’étude pour permettre aux patients atteints de pathologies entraînant la perte de la voix (can- cer ORL, maladie de Charcot...) de continuer à communiquer avec leur propre voix. L’éducation est un autre domaine d’application. « Notre technologie peut rendre vivant des livres numériques pour apprendre à lire, à écrire et à compter ». Voxygen emploie à ce jour trente salariés. En phase de développe- ment commercial, la PME est déjà implantée à Pleumeur-Bodou, Rennes et Paris. Elle possède aussi des antennes au Sénégal, au Japon et au Liban. La numérisation des voix étrangères s’annonce comme un marché porteur. http://voxygen.fr culture Numérique industrie graphique numérique Thierry Moudenc, le dirigeant de Voxygen
  11. 11. à la croisée des filières 11Paré à innover I juin 2014 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur bretagne-innovation.fr ng biotech délocalise l’analyse Une goutte de sang, quelques larmes, un peu d’urine suffisent : le diagnostic est rapide, fiable, précis et détaillé. Le test sort des labora- toires d’analyses médicales pour investirlescabinetsdesmédecins,la chambre des patients ou les régions du monde en proie aux épidémies. Les résultats de ces consommables lus via un lecteur mobile connecté à un smartphone sont disponibles en quelques minutes et transmissibles instantanément. « Nos tests de diagnostic de nou- velle génération sont les outils de demain des professionnels de santé et donnent un nouveau souffle à la technologie classique » explique Milovan Stankov-Pugès, PDG de NG Biotech. On utilise les TROD (Test rapide d’orientation diagnostic) pour diagnostiquerlepaludisme,leVIHou des pathologies cardiovasculaires, dépister des stupéfiants, confirmer ou pas une grossesse – en affichant les semaines d’aménorrhée – assu- rer le suivi optimal d’un patient en fonction des informations données sur son état de santé... Les TROD servent encore à valider à moindre coût des médicaments lors d’essais cliniques sans passer par un envoi à un laboratoire. Les secteurs de la santé animale et de l’agroalimen- taire s’y intéressent aussi. Créée par Milovan Stankov-Pugès et son père immunologiste, NG Bio- tech vient de lever 1 million d’euros auprès du fonds Kreizig d’Alain Le Roch, ex-PDG d’AES. « Cet inves- tissement, qui va permettre de lancer la commercialisation de nos produits, est plus qu’un sou- tien financier, estime le dirigeant. C’est la reconnaissance de notre technologie innovante protégée par plusieurs brevets, et l’ouverture sur un réseau autre que celui du secteur médical. » Soutenue notamment par Rennes Atalante, le Conseil général d’Ille et Vilaine, la Région Bretagne, Idea 35 et le réseau Entreprendre Bretagne, la start-up installée à Gui- pry (35) emploie 10 personnes. Dix à quinze embauches supplémentaires sont prévues d’ici deux ans. ngbiotech.com Du kitefurf au kitefoil, il n’y a qu’un aileron que Jérôme Courtois, fon- dateur de SoCarbon en 2013 va développer sans hésiter. Passionné de kitesurf, il fait évoluer sa société pour entrer dans une niche marke- ting en plein développement. « La demande a évolué de la planche de course, moins typée surf et très physique, vers une planche plus performante et plus ludique munie d’un grand aileron : le kitefoil. Nous sommes entrés sur le marché de la compétition et nous nous orien- tons vers le grand public » explique Jérôme Courtois. Voler 1 m au-dessus de l’eau, sau- ter à 15 m de haut… Le kitefoil per- met de faire davantage de sauts acrobatiques qu’une planche de course. Il est aussi plus facile à manipuler tout en réalisant des pointes à 65 kms/h. Si le produit se développe sur un marché international encore nais- sant, SoCarbon s’impose rapide- ment auprès des compétiteurs de haut niveau grâce à son expertise et le caractère innovant du produit : design ciselé, technologie de pré- cision pour les ailerons travaillés comme ceux des avions… Le Breton bâtit sa renommée sur des tech- nologies high tech déjà reconnues. « Nous veillons à un maximum de fiabilité. Hydrodynamique, maté- riaux composites… tout est étudié pour offrir des produits performants. Lemarchéévoluetrèsvite,ilfautêtre réactif et innover en permanence. » Entre deux compétitions internatio- nales, dont la dernière au Mexique, où son champion s’est classé 3e du classement, Socarbon dépose des brevets et poursuit son dévelop- pement 100 % made in Bretagne. Trois embauches sont prévues en 2014 à Lannilis. Jérôme Courtois imagine déjà d’autres développements basés sur son expertise dans les matériaux composites, avec des collaborations dans d’autres secteurs d’activités. SoCarbon : entre passion et high-tech tic santé matériaux sports nautiques NG Biotech propose des solutions innovantes de diagnostic à distance   De gauche à droite : Bastien Arnauts le mouleur, Nathalie Thach l’assistante de direction, Tangi Toudic le ponceur, Nicolas Parlier notre coureur, Jérôme Courtois le gérant.
  12. 12. L'invité de marque En 1953, Joseph Lahaye achetait son premier camion. Soixante-et-un ans plus tard, le groupe dirigé par son fils aîné Patrick, compte 600 véhi- cules, emploie près de 1 100 sala- riés sur 15 sites et plates-formes et génère un chiffre d’affaires de 125 millions d’euros. En six décennies, la famille Lahaye a transformé une petite entreprise en un des leaders bretons du transport routier. « Elle s’est bâtie petit à petit, en trans- mettant l’envie de faire et surtout de bien faire tout en restant simple et réaliste », estime Patrick Lahaye. En élargissant son activité à la logis- tique, en 1991, le groupe peut offrir à ses clients un service clé en main, de la préparation des commandes à la livraison : « La logistique prend de plus en plus de place, et on a su anti- ciper, dit le PDG. Mais le plus impor- tant reste toujours le dernier kilo- mètre : votre commande aura beau avoir été parfaitement préparée, si elle n’est pas livrée, ça ne sert à rien. Là est notre force : nous trans- portons des marchandises depuis 60 ans et nous sommes reconnus pour notre « savoir-frêt ». C’est ce plus qui fait la différence quand nous sommes en concurrence sur un dossier logistique. » Présent dans plusieurs régions françaises via ses enseignes*, Montmur a son siège en Bretagne, près de Rennes : « Nous sommes fiers d’être Bretons, fiers d’ap- partenir à une région qui a une identité, une vraie spécificité, et qui est une des plus connues, en France comme à l’étranger, affirme Patrick Lahaye. C’est ce sentiment d’appartenance qui nous a incités à candidater à la marque Bretagne. J’ai été séduit par ses valeurs, son logo... ». Vincent Blayau, en charge de la communication de la hol- ding, s’est lui aussi réjoui de voir l’entreprise rejoindre le réseau des partenaires de la marque Bretagne « C’est pour nous la preuve que nous partageons avec les partenaires une même et belle idée de la Bretagne. Je trouve très bien que notre région soit dotée d’une marque de terri- toire, à l’instar de capitales ou de métropoles comme Berlin ou Lyon. Cela apporte une vraie visibilité. » Quand innovation rime avec anticipation, réduction, formation… Chez le groupe Montmur, l’innova- tion est au service d’un développe- ment responsable. « L’innovation, on va la chercher ! Nous n’avons pas attendu qu’Euro6** devienne obli- gatoire pour acheter des camions aux normes, explique le PDG. Nous renouvelons notre parc tous les 3 ans, pour faire rouler des véhicules de moins en moins polluants. Plu- tôt que de penser à taxer les poids lourds au kilomètre parcouru, on devrait d’ailleurs faire payer les émissions de CO2 : ça inciterait les transporteurs à optimiser les char- gements, à s’équiper en véhicules peu polluants, et ça serait vraiment bénéfique à l’air que nous respi- rons. » C’est dans cette optique que le groupe, signataire en 2009 de la charte Objectif CO2, propose à ses clients, depuis 2011, une solution multimodale, baptisée Trans-fer, qui combine un transport rail-route sur l’axe Rennes-Lyon : « Avec 16 000 transports effectués, via l’opérateur privé Combiwest, cette solution a déjà permis d’économiser plus de 10 millions de kms de route, plus de 9 millions de kg de CO2 et près de 3,5 millions de litres de gasoil, explique Vincent Blayau. Tout en participant au désenclavement de la Bretagne. ». Et la démarche res- ponsable va même plus loin : Jean- Claude Lahaye, frère de Patrick et dirigeant de l’entreprise Forma- tion Transport Ouest (FTO), forme les chauffeurs du groupe à l’éco- conduite « afin de réduire encore un peu plus nos émissions de CO2, poursuit le dirigeant de Montmur. On se bat pour économiser 0,5 litre au 100 kms ; ça peut paraître anodin, mais rapporté aux 300 000 km parcourus chaque jour par nos camions, c’est considérable. » montmur.fr * Montmur regroupe les Transports Lahaye, Lahaye logistique, Lahaye location, Transports Prodhomme, Transports Bergère, LDF, Trans-Fer. ** Normes fixant depuis le 31 décembre 2013 les taux maximum d’émission des oxydes d’azote (NOx), monoxyde de carbone (CO), hydrocarbures (HC) et la valeur limite pour les particules. Principale filiale de la holding Montmur, les transports Lahaye se sont construits sur des valeurs comme le respect et le travail bien fait. Rencontre avec Patrick Lahaye aux commandes de la société. Directeur de la Publication : Frédéric Rode I Rédaction : Chrystèle Guy, Olivier Brovelli, Béatrice Ercksen, Dominique Quintin, Matthieu Huet I Crédits photos : Emmanuel Pain I Création et réalisation : hippocampe.com - 800029 I Bretagne Développement Innovation, 1 bis, route de Fougères - 35510 Cesson Sévigné I 02 99 84 53 00 I redaction@bdi.fr I Tirage : 7 000 exemplaires Patrick Lahaye Groupe Montmur Tout savoir sur la marque BRETAGNE : marque-bretagne.fr Avec le soutien de Ce projet est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage en Bretagne avec le Fonds européen de développement régional Trans-fer, la solution multimodale rail-route Contact : Vern-sur-Seiche (35) 02 99 00 44 66 - montmur.fr v.blayau@montmur.fr

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