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Paré à Innover n°56
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Paré à Innover n°56

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Journal de l'innovation en Bretagne

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  • 1. Paré à innover # 56 le journal de l’innovation Décembre 2013 international P 4 channel mor : s’allier pour structurer la filière emr dans l’espace manche réseau p 5 le numérique au service de l’agriculture et de l’agroalimentaire L'invité de marque p 12 bertier luyt, le fabshop serge kergoat krampouz Pour réussir, la curiosité est essentielle parole (S) d’innovateur p 3
  • 2. Jeune pousse Pressi-mobile s'installe au pied du pommier Une drôle de machine sillonne depuis septembre les routes du grand Ouest : Pressi-Mobile est un outil industriel de pressage de jus, itinérant et autonome, mis au point par la société Evalys Agro. Il arrive chez vous, aux pieds de vos fruitiers ou dans votre entreprise. Il suffit de regarder les dates de tournée et de s’inscrire en ligne. « Nous intervenons au domicile des particuliers à partir de 2 tonnes de fruits à presser et chez les professionnels à partir de 4 tonnes, explique Olivier Clerc, dirigeant d’Evalys Agro et concepteur du projet. Nous tournons également le week-end chez nos partenaires Gamm’Vert pour proposer nos services aux personnes qui n’ont que quelques fruitiers. Plu- tôt que laisser pourrir les pommes qu’on ne mange pas, pourquoi ne pas en faire du jus ? Une belle façon de réduire le gâchis, de consommer local et de retisser des liens intergénérationnels autour du pressoir. » La ligne de production et de conditionnement, certifiée Ecocert, est utilisable en agriculture biologique. Elle permet également de réduire l’empreinte carbone de l’activité pressage des professionnels : « les producteurs transportent leurs fruits sur des dizaines de kilomètres jusqu’aux lieux de pressage, et retournent chercher les jus conditionnés, déplore le dirigeant. En proposant le lavage, le broyage, le pressage, la pasteurisation et le remplissage de contenants Bag in Box® ou Pouch-Up®, Pressi-Mobile leur permet d’économiser du temps et de l’argent. » Sa capacité de pressage de 16 tonnes/jour, soit 12 000 litres de jus, intéresse les professionnels. L’outil, qui presse n’importe quel fruit, peut aussi être utilisé pour pasteuriser tout liquide, alimentaire ou non, réaliser des essais de compatibilité, des échantillons ou du prototypage, et limiter ainsi les investissements des acteurs de l’agroalimentaire. Accompagné par la CCI de Morlaix, subventionné par la Région Bretagne et suivi par NEVE’O, le projet fait des petits : une seconde machine sillonnera les routes en 2014, et Olivier Clerc souhaite développer un réseau de franchisés pour sortir du grand Ouest. www.pressi-mobile.fr en bref Anticiper les mutations du monde économique de demain Des représentants d’entreprises réunis en avril 2013… à l’heure de la co-construction de la SRDEII. La stratégie régionale de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) a été votée par le Conseil régional de Bretagne réuni en séance plénière le 13 décembre dernier. Ce vote intervient au terme d’une année de concertation que BDI (1) a organisée au fil des mois avec les acteurs de la sphère de l’économie et de l’innovation (2). 2 Sur la base de diagnostics autour des atouts et des faiblesses de chaque filière économique, et après avoir identifié les opportunités de mutation qu’elles pouvaient opérer, les acteurs ont ensemble proposé des leviers de développement ainsi que des domaines d’innovation prioritaires pour la Bretagne. Cette stratégie, ce cap pour l’avenir, signe son ancrage au territoire et porte un nom : la Glaz Économie. En breton, « Glaz » est une couleur faite de bleu, de vert et de gris. Elle symbolise les trois piliers de notre stratégie : économie verte de la terre, de la transition énergétique, économie bleue de la mer, de l’économie circulaire, des biotechnologies et du biomimétisme, économie de la matière grise, axée sur le numérique, les nouveaux modes collaboratifs et la Silver économie. Profondément renouvelée, cette stratégie guidera la politique régionale pour l’économie et l’innovation sur la période 2014-2020. Elle est la feuille de route pour relever les défis de la transition économique, énergétique et écologique. (1) Le Conseil régional de Bretagne a confié le pilotage de la SRDEII à BDI (2) Entreprises, acteurs publics de soutien au développement économique, de la recherche et de l’innovation… Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr
  • 3. entreprises Parole (S) d’innovateur "Pour réussir, la curiosité est essentielle" Référence mondiale de la crêpière professionnelle, Krampouz affiche une belle santé. Renommée, l'entreprise finistérienne aurait pu être tentée de vivre sur son produit phare, créé en 1949. « Surtout pas », réagit son président Serge Kergoat, à la tête de l'entreprise depuis 2006. Krampouz innove, imagine de nouveaux produits, conquiert de nouveaux marchés. Ancrée dans son territoire, bâtie sur des valeurs qu'elle entretient, l'entreprise cultive une curiosité qui, selon son président, est une des sources de son succès. PAI : Votre crêpière est toujours une référence mondiale pour les professionnels ; vous auriez pu vous contenter de ce leadership… Serge Kergoat : Si Krampouz se porte bien malgré la crise, c’est justement parce que nous ne nous sommes pas reposés sur nos lauriers. Aucune entreprise ne peut faire ça aujourd’hui. On doit bouger en permanence : il faut réfléchir à de nouveaux produits, de nouveaux marchés, de nouveaux territoires. Pour réussir, la curiosité est essentielle, tout comme la volonté. Nous avons sans cesse les yeux et les oreilles ouverts pour ne rien laisser passer de ce qui se passe non seulement autour de nous, mais dans le monde entier. On bouge, on voyage pour observer et comprendre les modes de consommation, déceler les nouveaux usages, les besoins, anticiper les attentes de nos clients. Notre politique d’innovation découle de cette curiosité. C’est une volonté forte de notre part, presque une philosophie. C’est à l’écoute de nos distributeurs qu’on a compris qu’il nous fallait proposer une gamme élargie : les planchas, les gaufriers, les grils créent un effet de gamme qui ouvre de nouveaux marchés. Notre Contact Grill (pour le snack, les panini…) s’adresse à la terre entière ! PAI : Vous observez ce qui se passe… et ensuite ? S.K. : Nous avons une démarche très structurée, rien n’est laissé au hasard. Les idées « captées » sont traitées en interne, par notre bureau d’étude puis nos équipes projet. Il y a 5 ou 6 ans, nous ne pouvions gérer qu’un projet à la fois. Aujourd’hui, nous pouvons en mener plusieurs de front. Nous avons un plan de développement à 3 ans : notre stratégie de développement de nouveaux produits n’est pas figée, et peut être remise en cause en permanence. La sortie d’un produit peut être annulée si le marché, les matériaux, les besoins des consommateurs changent. Innover, c’est aussi avoir cette capacité d’adaptation, d’ouverture d’esprit, de remise en cause qui implique des discussions et du consensus en interne. Cela exige une grande rigueur et énormément de boulot, mais c’est payant. Et c’est excellent pour les relations au sein de l’entreprise. PAI : L’ancrage en Bretagne, le développement durable, la fabrication française, les fournisseurs de proximité, c’est important ? S.K. : Pour les clients, c’est un plus. Ils sont avant tout sensibles à la qualité, la fiabilité, le confort de nos produits. Pour la société, c’est primordial. Krampouz est membre de Produit en Bretagne depuis 2012. Aller chercher des pièces à 10 km de chez nous, c’est mieux que les faire venir de Chine, et ça nous rassure sur nos approvisionnements. Il faut bien sûr qu’on s’y retrouve économiquement. PAI : vous vous développez énormément à l’international… S.K. : Nous réalisons aujourd’hui 33 % de notre CA à l’export, et sommes présents, à travers nos distributeurs dans plus de 140 pays sur les 5 continents. Krampouz exporte depuis les années 60, l’international n’est pas une nouveauté pour nous. Nous pouvons aussi compter sur des partenaires pour nous épauler, comme Bretagne Commerce International : la structure est un levier pour nos démarches. Lorsque nous nous posions des questions sur l’opportunité d’aborder le marché russe, elle a su nous accompagner. Nous avons également bien travaillé ensemble au Mexique : BCI nous a proposé d’embaucher à plusieurs un VIE (Volontaire International à l’Étranger) pour démarcher de nouveaux distributeurs. Cette formule nous a séduits. Serge Kergoat www.krampouz.com À noter Chouette ! Krampouz n’est pas réservée aux seuls professionnels : l’entreprise propose une gamme familiale de crêpières, planchas et grils. Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr 3
  • 4. entreprises international Channel Mor : s’allier pour structurer la filière EMR dans l’Espace Manche Potentiel énergétique naturel d’exception, dynamique industrielle reconnue et capacités de recherche et d’ingénierie (1), la Bretagne réunit certes les meilleures conditions pour développer les énergies marines renouvelables mais elle ne pourra pas travailler seule sur cette thématique tant les enjeux sont colossaux. Pour structurer une véritable filière, composée de tous les maillons de la chaîne de valeur, les stratégies d’alliance avec d’autres régions européennes s’avèrent le meilleur moyen d’augmenter la force de frappe et d’être visible à l’échelle internationale. C’est dans ce contexte, et en s’associant à 12 partenaires issus de 4 autres régions (2) trans-Manche, que la Bretagne a répondu à l’appel à projets Interreg Manche. Le projet de cluster, dont le leadership a été confié à la Bretagne (3), a été retenu par la Commission européenne le 23 novembre dernier. D’une durée d’un an, et démarrant dès 2014, le projet, financé à 100 % par l’Europe, servira d’étude de faisabilité dans le développement de la filière. Les résultats constitueront alors une aide à la décision pour les politiques et les entreprises de poursuivre ou pas la démarche de structuration européenne. Le projet prévoit deux axes : l’un autour de la collecte de données dans chaque région (offre de compétences académiques et industrielles, offre de formation, ingénierie financière, réglementation…) et l’identification de coopérations ; l’autre autour de la valorisation des compétences de ce cluster (identité commune, participation à des événements internationaux…). Les entreprises bretonnes intéressées peuvent d’ores et déjà faire remonter aux partenaires impliqués (3) leurs besoins (formation, conseil technologique, juridique, financier). Ce projet pourrait bien leur ouvrir des possibilités de coopération, notamment dans le montage de réponses communes à des appels d’offres européen. (1) 200 entreprises bretonnes en lien avec le développement des énergies marines renouvelables ; 10 unités de recherche ; siège de France Énergie Marine à Brest ; présence d’Ifremer sur le territoire ; incubateur DCNS dédié aux EMR ; pôle de compétitivité Mer Bretagne ; cluster industriel Bretagne Pôle Naval. (2) Haute Normandie, Basse Normandie et 2 régions britanniques (de la Cornouaille à Southampton). (3) Bretagne Développement Innovation (coordination et communication), Pôle Mer Bretagne, Technopôle Brest Iroise, MEFP. Contact : Hélène Morin – BDI – h.morin@bdi. innovation sociale SCIC ENR : innovation dans la filière bois Revaloriser la filière bois au niveau local, c’est l’ambition de la Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) énergies renouvelables du Pays de Rance. Dès 2008, la coopérative a réuni 45 acteurs de la filière bois pour développer les énergies renouvelables. Elle compte aujourd’hui 100 sociétaires salariés, agriculteurs et propriétaires forestiers, collectivités locales et particuliers, professionnels. « Ensemble, nous avons développé une dynamique forte de revalorisation de la filière bois et pouvons approvisionner des chaudières au niveau local : bâtiments d’élevage ou équipements publics de proximité », explique Emily Duthion, co-gérante. Le processus démarre au bocage avec la récupération de bois. 4 Salariés ou entreprise d’insertion interviennent sur le terrain. Le bois est ensuite broyé, puis stocké pour être séché dans une friche agricole. Le transport vers la chaudière est assuré par des agriculteurs dans le respect d’un circuit court (pas plus de 30 km). « Cette dynamique locale nous a permis de créer des emplois aussi bien au sein de la coopérative (10  postes) qu’auprès des partenaires extérieurs. De plus, nous avons développé le conseil technique en nous associant à un bureau d’études expert », poursuit Emily Duthion. Si de nombreuses collectivités ont déjà franchi le pas, le marché reste à renforcer et à se faire connaître. Ce sera sûrement le cas, avec le Trophée Développement durable (1) 2013 que vient de recevoir la coopérative. La gérante se félicite de cette distinction et des partenariats noués : « la Région nous a fait confiance. Avec 1 euro de subvention, nous produisons 12 euros de chiffre d’affaires sur le territoire, c’est déjà une belle victoire ! » www.scic-energiesrenouvelables.fr (1) Organisé par l’État, l’Ademe et la Région Bretagne. Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr
  • 5. réseau Le numérique au service de l’agriculture et de l’agroalimentaire Édito Jean-Paul Simier, Directeur des filières alimentaires à BDI Agriculture, pêche, aquaculture et agroalimentaire, constituent un ensemble de filières de production alimentaire, premier secteur de production marchande en Bretagne, avec un chiffre d’affaires cumulé de plus de 20 milliards d’euros par an et plus de 170 000 emplois. barres du champ à l’assiette pour assurer la traçabilité alimentaire… Les usines agroalimentaires sont engagées dans un vaste effort d’automatisation, voire de robotique associée à la vision pour à la fois augmenter la productivité, mais aussi améliorer les conditions de travail… Ces secteurs d’activités évoluent très rapidement : forte compétition sur les prix, internationalisation, concentration des entreprises… Dans ce contexte, les deux mots-clés sont sans doute compétitivité et qualité. Deux exigences, auxquelles le numérique ou les TIC présentes dans les filières alimentaires depuis longtemps, répondent parfaitement. Mais attention ! La Bretagne est riche d’entreprises d’application industrielle du numérique : logiciels, capteurs de mesure et contrôle, code-barres et RFID, automatisme, robotique, électronique embarquée, système de supervision… fournisseurs des équipementiers ou assembleurs industriels. Mais elle ne peut pas laisser ces marchés en développement de l’agroalimentaire breton et de l’Ouest français à des entreprises européennes (Allemagne, Pays-Bas, Italie), voire mondiales, déjà bien organisées à l’exportation, y compris sur le territoire breton ! Ainsi l’agriculture voit se développer très rapidement les matériels de culture automatisés et dotés de capteurs, les bâtiments d’élevage ou les serres « intelligentes » sur le modèle de la domotique, les robots de traite ou d’assistance aux tâches d’élevage, les codes- Le volet agricole et agroalimentaire du Pacte d’Avenir pour la Bretagne et la Stratégie régionale de développement économique (SRDEII) insistent fortement sur ces défis, à travers les notions des « nouveaux modèles agricoles » ou « d’usine du futur ». Plusieurs centres techniques et de recherche (IRSTEA, Zoopôle, Meito, Maupertuis, Photonics…), les pôles de compétitivité (Valorial mais aussi Images et Réseaux), et enfin le programme AgrEtic (croisement de filières entre agro et TIC), animé par la Meito, concourent à renforcer la Bretagne dans ces domaines. Pour la troisième année consécutive, l’événement « Usine du futur » au CFIA de Rennes (février 2014), piloté par BDI en partenariat avec Valorial et les organisateurs du salon, vous donne rendez-vous, pour découvrir « la réalité virtuelle au service de l’excellence agroalimentaire ». C’est l’une des nombreuses applications des nouvelles technologies au service des filières alimentaires bretonnes. Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr 5
  • 6. FORMATION E-learning Touch’ enseigne à la chaîne Une salle de réunion, un grand tableau, des Power Point en file indienne… Tous les salariés ne sont pas réceptifs aux formations classiques en présentiel. Où priment le texte et la parole. Plus interactif, voire ludique, l’enseignement en ligne (e-learning) rompt avec la tradition pour encourager l’autonomie devant l’écran, sans contrainte de temps ni d’espace. Guidées par la scop finistérienne E-learning Touch’, chef de file du projet TransmedIAA (voir cicontre), l’entreprise Moulin de la Marche en fera bientôt l’expérience pour un test grandeur nature de six mois. Ses ouvriers se formeront sur tablette devant leur ligne de production. En immersion totale. Avec autant d’images, de vidéos et de sons que nécessaire pour rendre vivant le message. Au plus près du terrain lin (29), la formation portera sur les bons gestes à adopter lors du filetage. Une affaire de sécurité et de santé, en particulier pour les intérimaires qui découvrent le métier. « Nos recommandations passeront mieux si les opérateurs se forment en situation. Les quizz et les vidéos apportent de la convivialité. La technologie donne une image moderne de notre activité », explique Murielle Gasser, responsable qualité sécurité environnement. « L’e-learning implique les salariés. Ils se forment trois fois plus vite, estime Jean-François Le Cloarec, cofondateur d’E-learning Touch’. L’évaluation des connaissances est aussi plus fine. On mesure mieux la performance de la formation ». La biscuiterie Panier et l’entreprise Ceva Santé Animale prendront part à l’expérimentation qui débutera en janvier 2014. www.elearningtouch.com Chez le producteur de saumon et de truite fumée, basé à Château- Le saviez-vous ? TransmedIAA est un projet retenu dans le cadre du programme régional AgrEtic. Ce dispositif en faveur du croisement de filière a été lancé par BDI et est piloté par la Meito, avec le soutien du conseil régional. Plus d’infos : www.bdi.fr PROCESS Guelt tend la main aux robots secteurs aussi variés que la fromagerie, les plats cuisinés, la salaison… Les robots ne font plus peur. Bien au contraire. Marché de niche il y a encore dix ans, la robotique fait sa place dans les process industriels des entreprises agroalimentaires. Expert en conception de lignes de production, l’entreprise Guelt les acclimate en milieu humide, réputé agressif pour le matériel. Intégrateur de solutions robotisées sur mesure, l’entreprise les assaisonne à des 6 À chaque fonction répond une solution - qu’il s’agisse de mouler du pâté ou de remplir des petits pots pour bébé. Même la conserverie traditionnelle s’y met. « La compétitivité est en jeu, justifie Gwenvael Peres, en charge du secteur robotique chez Guelt. La robotique fait baisser les coûts de production, au service de la croissance de l’entreprise. Des emplois sont à la clé, plus qualifiés et donc plus attractifs ». Les équipements de manutention déchargent les opérateurs des tâches les plus pénibles. « La robotique est aussi une assurance qualité, complète Bruno Laurent, directeur général de l’entreprise. Un robot bien réglé ne se trompe jamais ». La baisse du prix des machines et l’amélioration de la formation des techniciens de maintenance achèvent de convaincre les dirigeants de PME de sauter le pas. « Notre activité robotique progresse de + 30 % par an depuis dix ans », souligne Gwenvael Peres. Avec 150 salariés et 13 M€ de chiffre d’affaires, l’entreprise Guelt envisage l’avenir sereinement. Sa récente prise de participation majoritaire dans la société rhodanienne PicPacSystems, spécialisée dans l’intégration robotique et la vision de pointe, lui ouvre de nouvelles perspectives de développement. www.guelt.com Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr En chiffres 213 équipementiers en Bretagne 8200 emplois Agriculture matériel de culture ou d’élevage Agroalimentaire équipement de process, de gestion des flux, d’automatisation, d’emballage, de stockage, de contrôle, de traçabilité… Source : Repères économiques Bretagne (CCI Bretagne – février 2013).
  • 7. Réseau | Le numérique et l’agroalimentaire RECHERCHE EN ÉLEVAGE Domopig, la domotique en tire-bouchon nouvelles solutions TIC aux bâtiments d’élevage afin d’optimiser le travail des éleveurs et les performances technico-économiques des exploitations. Vers davantage de confort, de sécurité et de qualité. Car les besoins sont nombreux. Tout est bon pour le cochon. Au service de la compétitivité, l’électronique et les systèmes automatisés pointent le bout de leur groin dans les élevages. Imaginé par la chambre d’agriculture Bretagne, soutenue par la MEITO, le projet de recherche appliquée Domopig en fait la synthèse. Mis en mouvement avec huit entreprises technologiques locales, il consiste à tester l’intégration de Une alerte SMS en cas de baisse inopinée de la température des installations ou un dispositif vidéo pour surveiller la mise bas des truies rendraient des services précieux aux exploitants. Domopig testera le pilotage à distance des équipements (ventilation, chauffage, éclairage…). Il testera les systèmes de distribution intelligents qui calculent la quantité de nourriture ad hoc au nourrissage quotidien des animaux. « L’alimentation représente 60 % du coût de production d’un porc. La domotique peut aider à limiter le gaspillage et à réduire les tâches de maintenance », commente Frédéric Kergourlay, ingénieur d’études au pôle Porc. Le défi du projet consistera aussi à inventer un langage commun aux différentes applications pour concevoir une solution globale et intuitive, disponible d’un simple clic sur tablette ou smartphone. Courant février, les premières technologies seront implantées dans les nouvelles salles de maternité de la station expérimentale de Guernévez (29). L’expérimentation durera trois ans a minima. Contact : Frédéric Kergourlay, Chambre d’agriculture du Finistère frederic.kergourlay@bretagne.chambagri.fr LABEL Éco-épandage, fertilise le machinisme agricole La première certification environnementale de machines agricoles s’appelle Éco-épandage. La station des Cormiers y a consacré quinze années de recherche patiente, main dans la main avec des industriels et des agriculteurs. Parce que l’épandage demeure une pratique un rien empirique, le laboratoire a élaboré un guide d’éco-conception de machines plus respectueuse des dosages et des sols, aidé par l’ANR 1. Avec d’autres partenaires 2, un label a germé dans son sillon, validé par un référentiel et des méthodes d’évaluation partagés par la profession. Image et performance Gage de performance environnementale et agronomique, la certification Eco-épandage garan- tira les capacités des machines à appliquer une consigne de dose précise, à répartir de manière homogène les effluents sur la parcelle et à limiter les déperditions d’ammoniac par volatilité. Ce qui profitera aux cultures – et au porte-monnaie. « Les industriels certifiés s’engagent à proposer une formation in situ aux agriculteurs lors de l’achat », complète Pierre Havard, responsable de la station des Cormiers. Ultérieurement, le label s’enrichira d’une exigence de traçabilité de l’épandage par géolocalisation. Trois constructeurs français, dont les entreprises bretonnes Pichon et Rolland, ont suivi les recommandations à la lettre pour revisiter leur gamme d’outils. « Il était temps de revaloriser notre image, de montrer que le monde agricole sait aussi innover pour protéger l’environnement », se réjouit Patrick Anquetin, en charge du projet chez Pichon Industries. Les premières machines sont en cours de certification. Sept autres industriels rejoindront bientôt le mouvement. www.cormiers.synagri.com 1. Agence nationale pour la recherche. 2. Les chambres d’agriculture de Bretagne, Irstea, VetAgro Sup ainsi que les ministères de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. 7
  • 8. Réseau | Le numérique et l’agroalimentaire les échos du réseau Votre rendez-vous au CFIA L’usine agroalimentaire du futur Liens et contacts utiles www.meito.com Cellule de diffusion technologique, à l’interface entre les technologies et les usages, en charge notamment des appels à projets AgreTIC ; www.institutmaupertuis.fr Centre de ressources technologiques en productique et mécatronique ; www.adria.tm.fr Institut technique agroindustriel en R&D ; www.zoopole.com Sécurité sanitaire des aliments, santé animale et nutrition humaine ; www.pole-cristal.tm.fr Centre technique en génie frigorifique et génie climatique ; www.vegenov.com Centre de ressources technologiques en création variétale et protection des plantes ; www.breizpack.net Réseau des industriels de l’emballage en Bretagne ; www.bretagne.synagri.com Portail des chambres d’agriculture de Bretagne ; www.pole-valorial.fr Pôle de compétitivité agroalimentaire – animation d’une commission process ; www.arsoe-bretagne.com Ingénierie informatique dans les domaines des productions animales et productions végétales ; www.bdi.fr Agence régionale de développement économique et d’innovation. 8 Quelles solutions, quels process les entreprises de l’agroalimentaire utiliseront-elles demain ? On en aura un petit aperçu au Carrefour des fournisseurs des industries agroalimentaires (CFIA), avec l’Usine agroalimentaire du futur, installée du 11 au 13 février au parc expo de Rennes Saint-Jacques. Pilotée depuis 3 ans par Bretagne Développement Innovation et Valorial, en partenariat avec les organisateurs du salon, cet espace d’animation collectif* aura pour thème « La réalité virtuelle au service de l’excellence industrielle agroalimentaire ». Machines, logiciels, procédés, chaînes de production, logistique, usage des produits… à l’heure du tout numérique, l’interconnexion est partout, même en IAA ! Simuler une opération de maintenance, évaluer des procédés ou encore tester des logiciels avant d’investir… autant de possibilités qui ouvrent de nouvelles perspectives de croissance à exploiter. Grâce à la réalité virtuelle et l’exploitation des modèles 3D, les visiteurs du CFIA pourront vivre une immersion totale au cœur des process industriels, dans un espace de réflexion permettant d’ouvrir de nouveaux horizons pour l’agroalimentaire de demain. La réalité virtuelle répond aux enjeux de compétitivité de la filière agroalimentaire en permettant des projets maîtrisés, en coûts et en délais. Cette technologie, qui ne laisse pas de place à l’imprévu, permet d’optimiser les lignes de production, de concevoir des agrandissements ainsi que de nouveaux sites industriels, d’aménager les postes de travail de façon plus ergonomique. Muni de lunettes 3D, le visiteur rentrera dans un cube immersif de 3 m3 et se déplacera virtuellement dans l’usine agroalimentaire et pourra jouer le rôle d’un opérateur sur une ligne de production. Un stand dédié aux acteurs du numérique Face à l’usine agroalimentaire du futur, le plateau des « Acteurs du numérique » regroupera des PME bretonnes innovantes qui présenteront leurs offres numériques destinées à la réalisation de cette usine agroalimentaire du futur. La MEITO, qui organise ce plateau collectif, propose aux industriels de l’agroalimentaire de rencontrer les entrepreneurs bretons ayant des solutions technologiques de simulation, d’optimisation des flux de production et d’amélioration des conditions de travail pouvant contribuer à l’excellence industrielle de leur filière. * En partenariat avec les organisateurs du CFIA, BDI et Valorial associent la MEITO, ADRIA Développement, Breizpack, l’Institut Maupertuis, Bretagne Commerce international… Rendez-vous au CFIA 11-13 fév. 2014, parc expositions Rennes - Saint-Jacques « Usine agroalimentaire du futur » Hall 10 - Stand A29/B32 « Acteurs du Numérique » Hall 10 - Stand B29-C32 Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr
  • 9. Innovation SIDE : testé et approuvé ! Encore un an pour en profiter… Le programme SIDE, piloté par Bretagne Développement Innovation, se poursuit en 2014 pour les PME qui souhaitent intégrer la dynamique. Quatre entreprises témoignent de leur expérience. Dispositif d’accompagnement personnalisé des PME, le programme SIDE* permet d’activer l’innovation comme levier de développement. Un an après son démarrage, SIDE a attiré près de 40 entreprises de l’industrie, des services ou du négoce ; 2/3 d’entre elles sont entrées en phase de mise en œuvre de leur plan d’actions. Pour démarrer, toutes ces entreprises ont bénéficié d’un diagnostic exploratoire, dispensé par un conseiller-référent du programme. Ce point de départ permet de jalonner la structuration de leur processus d’innovation et d’optimiser l’émergence de projets. Et après ? Les entreprises sollicitent ensuite des prestations de conseil individualisées, aidées à 75 % pour mettre en œuvre leur démarche d’innovation. Travail en mode projet, formalisation d’une stratégie commerciale adaptée, organisation des ressources humaines ou encore mise en place d’une démarche de veille structurée… Autant d’outils ou de modes de fonctionnement qui permettent de conduire l’innovation de façon optimisée… Contact : Claire Sourget – Programme SIDE c.sourget@bdi.fr Plus d’infos : www.bretagne-innovation.fr (rubrique Un réseau à votre service) * Co-financé par la Région Bretagne, l’État (Direccte) et l’Europe (Feder). Faites comme elles ! Le dispositif SIDE se poursuit en 2014. Il est donc temps pour les PME de profiter de la dynamique. ILS EN PARLENT Le diagnostic a été un révélateur car on a pu analyser nos pratiques, faire le mapping de nos clients, identifier de nouvelles cibles et de nouveaux marchés. On a été mis en relation avec un prestataire qui nous a aidés à mettre en place un outil de veille en interne. Ça a été un booster dans la gestion de projet, dans la gestion commerciale, l’identification de nos cibles… Marc DESTHIEUX, co-gérant d’Actris (Brest, 29) Accompagné par Julie Martet, CCI de Brest Sujet de l’accompagnement : structuration d’une veille marché www.actris.com Nous travaillons avec le prestataire à bâtir une stratégie commerciale et de communication et à identifier de nouvelles méthodes pour cibler de nouvelles catégories de clients. Le prestataire va nous aider à choisir nos axes de communication, tant sur le fond que sur la forme. À partir de nos savoir-faire, nous allons également travailler à étendre notre gamme de produits-services pour nos clients actuels et à venir. Notre objet – l’accueil des enfants – est à la croisée de logiques marchandes et non marchandes. Nous travaillons à un nouveau projet (Zeboulon, récupération de matériaux auprès d’entreprises locales) qui interroge notre stratégie d’entreprise et nous avons besoin d’être accompagnés pour valider le modèle économique. Les consultants nous aident à explorer les pistes qui nous garantiront la faisabilité économique de notre projet d’innovation. Jean François de Beaurepaire, gérant d’Isa Environnement (Cesson Sévigné, 35) Accompagné par Loïc Evain, CCI de Rennes Sujet de l’accompagnement : marketing / commercialisation www.technipluie.fr Anne-Karine Stochetti, dirigeante d’Optimômes (Vannes, 56), prix Entreprise Responsable des trophées 2013 « Les Femmes de l’économie en Bretagne » Accompagnée par Julie Le Guiniec, VIPE (agence de développement & technopôle) Sujet de l’accompagnement : business-model / conduite de projet innovant www.optimomes.org Jusqu’à maintenant, nous travaillons surtout pour l’industrie agro-alimentaire On est partis de notre savoir-faire pour bâtir une stratégie de diversification de nos activités. Avec le consultant, on s’appuie sur des méthodes d’innovation dans tous les domaines de l’entreprise. SIDE est une démarche sur la durée, qui prend le temps de construire quelque chose de solide, et aussi de jalonner les étapes à court, moyen et long termes. Françoise ROINARD, gérante de Polymecanic (Loudéac, 22) Accompagnée par Anne-Cécile Broussard, Côtes d’Armor Développement Sujet de l’accompagnement : définition d’axes stratégiques / approche marchés www.polymecanic.fr Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr 9
  • 10. ÉNERGIE Amzair Industrie : l’énergie d’innover la R&D qui oriente l’entreprise pour améliorer sans cesse les produits. Spécialisée dans les pompes à chaleur pour le résidentiel et le petit tertiaire, Amzair Industrie a choisi l’innovation permanente. « Sans innovation, Amzair n’a pas de raison d’être ! » s’enthousiasme Glen Desmousseaux, directeur. Le ton est donné. La société a opéré un virage à 360° depuis sa reprise en 2012 pour s’ancrer sur le marché de la rénovation énergétique et de la construction neuve moyen et haut de gamme. En quelque sorte, c’est Première innovation majeure dans ce secteur, le groupe extérieur est supprimé. « Nos pompes à chaleurs s’installent dans la maison, donc finie la gêne visuelle dans le jardin. Évidemment, ce pari nous a obligés à innover plus loin pour supprimer tout problème acoustique, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’habitation », poursuit le dirigeant. Son marché ? La France… et bientôt l’international, avec une équipe de 16 salariés, dont 3 embauchés récemment et 2 recrutements prochainement. Déjà la prochaine innovation s’annonce, Optim’ Duo une solution 3 en 1 : chauffage, production d’eau chaude sanitaire et rafraîchissement. Décidément, l’innovation est inscrite dans ses gènes… inoxydables ! www.amzair.eu Les BBC Silenz sont nées, ces pompes à chaleur d’intérieur entièrement made in Bretagne, discrètes, silencieuses et garanties 5 ans. Sans oublier le gain sur les factures car pour 1 kWh consommé, la BBC Silenz restitue jusqu’à 5 kWh dans la maison. « Même en cas de grand froid, les performances restent bonnes grâce à notre technologie. Nos produits sont fiables, c’est une priorité pour nous. Les aides de la Région nous ont permis d’investir en R&D, c’est un levier important », déclare Glen Desmousseaux. Numérique & textile Cityzen Data rhabille le textile au placard Un vêtement peut être beau, confortable ou pratique. Demain, il sera aussi intelligent. Un consortium d’entreprises françaises, réunies autour du projet Smart Sensing, y travaille. Ce programme industriel innovant ambitionne d’intégrer des technologies de pointe aux fibres textiles pour produire une gamme de vêtements dits « connectés », capables de mesurer divers paramètres du corps en mouvement. Les sportifs apprécieront. Smart Sensing s’appuie sur les compétences d’une jeune entreprise technologique de Plouzané (29), Cityzen Data, spécialiste de la collecte, du stockage et de la 10 gestion de données issues de capteurs. Quand certains s’intéressent aux senseurs, d’autres aux usages, la start-up fournit la plate-forme ad hoc pour récupérer et traiter des données massives. « Nous sommes des plombiers, résume Mathias Herberts, directeur technique de l’entreprise. Nous sommes les travailleurs de l’ombre de l’Internet des objets ». Pour les sportifs Dans le projet Smart Sensing, Cityzen Data est chargée d’organiser la gestion des données collectées par un boitier électronique glissé dans le dos des vêtements intelligents, bardés de micro-capteurs, eux-mêmes connectés sans fil au smartphone de leur utilisateur. « Ces données resteront leur propriété. Ils pourront les intégrer sur nos applications dédiées mais également ailleurs s’ils le souhaitent ». Dès l’été prochain, une première application – un électrocardiogramme complet – sera tirée de la production d’un t-shirt et un cuissard vélo. Le succès attendu du projet aidera Cityzen Data à valoriser son savoir-faire au-delà de la confection, notamment dans les domaines de l’énergie et de la « ville intelligente ». www.smartsensing.fr Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr
  • 11. à la croisée des filières Audiovisuel Vivement lundi ! cartonne avec le webdocumentaire Spécialisée dans la production de programmes d’animation et de documentaires pour la télé et bientôt pour le cinéma, Vivement lundi ! développe avec succès, depuis un an, de nouvelles écritures via le web. Dans les murs de la Casbah* collectionne les récompenses. Ce premier webdocumentaire produit en Bretagne selon les normes du marché est un projet collaboratif public/privé : il a réuni 2 universités (Rennes 2 et Alger 2), la société de production rennaise et différents partenaires (France  24, Région Bretagne, CNC). « Une collaboration pas évidente, se souvient Jean-François Le Corre, un des dirigeants de Vivement lundi ! Réunir 2 mondes qui se côtoient peu, des chercheurs en sciences humaines, un producteur et un réalisateur qui ont des méthodes de travail différentes, c’était un pari… réussi au final. » Le webdocumentaire qui propose 3 parcours virtuels avec des rencontres, des entretiens avec des Casbadjis, a reçu le Prix Medea des médias éducatifs produits par des professionnels au Medea Awards 2013 le 12 décembre à Bruxelles, parmi 342 candidatures venues de 37 pays**. « Les distinctions reçues nous ont donné confiance, explique Jean-François Le Corre. Quand on est les premiers à créer, on n’a aucun repère. Les critiques nous disent que notre produit est un cas d’école pour sa qualité artistique, son contenu, et le montage collaboratif qui a permis qu’il existe. C’est vraiment de l’innovation. » Côté animation, un nouveau projet est en chantier : Bienvenue à Bric-à-Broc, une série bientôt en production pour Canal +. Un pilote a été réalisé, soutenu par la Région Bretagne. Pour JF Le Corre, « le partenariat avec le Conseil régional est essentiel. Ce dernier soutient les auteurs pour l’écriture de projets, attribue des aides au développement de ces projets et à leur production. C’est un appui structurant et indispensable à l’heure où la concurrence entre territoires est forte. On apprécie ses capacités d’écoute des acteurs de la filière et d’évolution de sa politique d’aide. » *réalisé par Céline Dréan, écrit avec la participation de Réda Sébih sous la direction scientifique de Thierry Bulot et Assia Lounici. En ligne sur www.France24.fr et www.uoh.fr **le concours européen reconnaît et promeut l’excellence dans la production et la conception pédagogique de ressources éducatives riches en médias. www.vivement-lundi.com Pêche – Ostréiculture AMO, expert en acier Avoir du fil à tordre… c’est le cœur de métier d’AMO spécialisé dans le travail du fil en acier. Une expertise reconnue avec des innovations majeures à la clé. Créée en 1995, la société AMO conçoit et fabrique des produits en fil d’acier pour l’ostréiculture, la pêche à la coquille St Jacques, le nucléaire… un savoir-faire qui, associé à l’innovation, révèle des produits surprenant d’ingéniosité. « Nous avons mis au point le panier oscillant pour l’ostréiculture, lance Philippe Quéré, dirigeant d’AMO. Un système articulé sur les tables permet l’oscillation des poches par la marée montante et descendante. » Baisse de la mortalité des coquillages liée aux chocs lors de la tape des poches, une huître plus propre dépourvue de limon vecteur de maladie, une huître plus creuse et donc plus charnue sont les atouts majeurs du panier oscillant. S’y ajoute un coût réduit en carburant et en main d’œuvre pour les professionnels qui n’ont plus à remuer les poches d’huîtres, ainsi qu’une diminution de la pénibilité du travail. AMO poursuit sur sa lancée avec la drague nouvelle génération. Outil pour la pêche à la coquille St-Jacques, la drague permet de gratter le sable pour décoller les coquilles. L’innovation réside dans le changement rapide des dents de la drague (et non plus du râteau de la drague entier), une durée de vie plus importante du produit, un gain de place dans le bateau, (plus de gros cailloux ramenés lors de la pêche), une économie de carburant et une meilleure sécurité à bord. De fil en fil, AMO, soutenu par la Région Bretagne, tisse sa toile d’acier en apportant une réelle valeur ajoutée à ses clients. www.amo-sarl.com Paré à innover I décembre 2013 I l’actualité de l’innovation mise à jour quotidiennement sur www.bretagne-innovation.fr 11
  • 12. L'invité de marque Bertier Luyt, le FabShop Passionné de 3D, convaincu que la fabrication numérique est le moteur de la nouvelle révolution industrielle en marche, Bertier Luyt agit pour que les nouvelles technologies profitent au plus grand nombre. Son outil ? Le FabShop, start-up détonante, partenaire de la marque Bretagne. Il fait partie de la communauté des Makers, ces « artisans, bidouilleurs, innovateurs contemporains » qui, comme lui, partagent leurs expériences et leurs créations dans et avec le monde entier. Certain du potentiel de l’impression 3D, qui permet de transformer un objet virtuel en objet physique, Bertier Luyt crée le FabShop en 2012. Il distribue en France des machines Makerbot – leader mondial de l’impression personnelle  – et Mcor, dédiées aux professionnels de l’industrie, de l’architecture, de la santé, de l’archéologie. Mais le jeune dirigeant ne pouvait se contenter d’être revendeur : « grâce à la fabrication numérique et aux machines devenues abordables par tous, le potentiel de millions de créateurs est sur le point d’être libéré, dit-il. En réalisant toutes sortes d’objets via l’impression 3D, en expérimentant, en partageant leurs idées, en mutualisant leurs expériences, des personnes qui n’osaient pas se lancer, qui ne pouvaient pas le faire par manque de moyens proposent des créations étonnantes ; des artisans, des entreprises peuvent produire à la demande et à l’unité ; le prototypage rapide ouvre de nouveaux horizons. Le FabShop est là pour accompagner ces nouveaux inventeurs. » Informer Tout savoir sur la marque BRETAGNE : www.marque-bretagne.fr Avec le soutien de Ce projet est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage en Bretagne avec le Fonds européen de développement régional Formations pour particuliers et professionnels, conférences, salons, consulting, édition d’ouvrages de référence sont les moyens utilisés par la start-up pour démocratiser le procédé et inciter les entreprises françaises à s’y intéresser. « Nous sommes au début d’une nouvelle ère. Certains spécialistes estiment les retombées économiques mondiales de la fabrication numérique à plusieurs centaines de milliards de dollars. C’est un secteur extrêmement dynamique, avant-gardiste, aux champs d’applications très larges. Nous voulons aider les entreprises françaises, les artisans, à être acteurs de cette révolution numérique », annonce Bertier Luyt. Si l’imprimante 3D est aujourd’hui accessible pour les particuliers, la technologie peut toutefois être coûteuse pour les entreprises qui souhaitent s’équiper de matériel performant. Le FabShop a donc lancé les FabClub, des ateliers qui mettent imprimantes 3D, découpes laser ou fraiseuses numériques à disposition des professionnels, dans leurs locaux ou ailleurs. Installation et gestion sont prises en charge par le FabShop, prestataire de services, qui assure également la formation du personnel. Le premier FabClub clé en mains a été remis il y a peu au Technocentre de Renault Guyancourt. De nombreux autres FabClub sont en projets. Partager Être Maker c’est avoir, pour Bertier Luyt, un état d’esprit d’entrepreneur, une position active et une envie de mutualiser son savoir-faire. Être producteur plutôt que simple consommateur : « c’est une manière optimiste de voir le monde, de se prendre en main, et de tendre la main aux autres. C’est croire que la le saviez-vous ? Après un premier rendezvous organisé à St-Malo en octobre 2013, le Fabshop lance une Maker Faire en juin 2014 à Paris, pendant le festival du numérique, Futur en Seine. Mi-décembre, le FabShop a été reçu à un appel à projet du ministère du Redressement productif pour la création d’un FabClub en partenariat avec l’ENSCI (Ecole nationale supérieure de création industrielle) à Paris. science, la technologie, l’échange et le partage peuvent répondre aux enjeux sociaux, environnementaux et économiques de notre société. » L’adhésion à la marque Bretagne s’est faite naturellement : « être partenaire nous inscrit dans un paysage régional reconnaissable et nous distingue d’autres start-up, pense le dirigeant. Appartenir à cette communauté nous permet de rencontrer d’autres acteurs du territoire, de construire avec eux, de bénéficier d’un nouveau réseau. Le FabShop est une entreprise bretonne et le revendique. Elle est la preuve qu’une société peut être hyper technologique, et installée dans un bourg breton*. Il y a encore des gens qui en doutent… » * à Saint-Méloir des Ondes, aux portes de Saint-Malo Le FabShop emploie 13 personnes. CA prévisionnel 2013 : 750K€. www.lefabshop.fr Directeur de la Publication : Frédéric Rode I Rédaction : Chrystèle Guy, Olivier Brovelli, Béatrice Ercksen, Dominique Quintin I Crédits photos : Emmanuel Pain I Création et réalisation : hippocampe.com - 800025 I Bretagne Développement Innovation, 1 bis route de Fougères - 35 510 Cesson Sévigné I Tél. 02 99 84 53 00 I mail : redaction@bdi.fr I Tirage : 7 000 exemplaires