Le Vieux Lyon : Enigmes, Etapes & Solutions
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Le Vieux Lyon : Enigmes, Etapes & Solutions

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S'instruire en se baladant et en s'amusant

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  • 1. LE VIEUX LYON : ENIGMES, ETAPES ET SOLUTIONS 1. Rendez vous place du Collège Prendre la rue qui mène en direction de la cathédrale st Jean. Cherchez les N° 13 et 14 Repérez en hauteur celui qui a donné son nom à la rue. - qui est il ? N’hésitez pas à rentrer et racontez nous vos découvertes. la statue du bœuf qui orne l’un des murs, au numéro 13, à l’angle de la rue du Bœuf et de la rue Neuve St Jean, a donné son nom à la rue de Lyon qui contient le plus de traboules et de cours intérieures. Au n° 14, cour, escalier et tour à admirer 2. Que trouvez vous au fond de l’allée n°16 ? Regardez bien dans les coins, recoins et hauteurs. On trouve La tour rose ou maison du crible, édifiée au XVIème siècle, remarquable par les nombreuses fenêtre décalées. On trouve également : Église orthodoxe française, Le photographe Frederic Jean, Institut des sciences clavologiques … 3. Curiosité : Rentrez au n° 20, il se peut que la deuxième porte soit fermée, regardez alors à travers la vitre - Comment appelle-t-on cet escalier ?Il s’agit d’un escalier à vis sans noyau 1
  • 2. 4. Curiosité : Dans cette même rue, repérez la maison de l’outarde d’or. Elle doit son nom à l’enseigne sculptée sur la façade. - Que représente-t-elle ?Si la cour intérieure est ouverte, ayez la curiosité d’aller voir. La maison de l’Outarde d’Or bâtie au XVèmesiècle tient son nom de l’enseigne sculptée représentant des arbres avec des outardes : espèce d’oiseau detaille moyenne extrêmement méfiant et difficile à observer. Il est écrit : IE VAUX MIEUX QUE TOUV EEX GIBIERS17085. Et si pour redescendre sur la rue Saint Jean, vous empruntiez l’une des plus longues traboules du vieux Lyon au 27 rue St Jean - Combien d’immeubles traverse t’elle ? 46. Vous vous trouvez rue des trois Maries, mais où sont elles situées ? - Quels sont leurs noms ?Dans une niche surmontant la porte d’entrée du N°7 de la rue des Trois Maries, on trouve, fort décrépites, lestrois saintes dont l’une est même décapitée. Il s’agit de Marie-Madeleine, Marie Jacobée et Marie Salomé.7. Dirigez vous vers la place au bout de la rue. - quel animal a donné son nom à cette place ?La baleineCuriosité : Un imposte : pierre en saillie, moulurée. Traditionnellement en pierre ou en ferronnerie.Celle du n° 6 de la place de la Baleine est en bois.8. Curiosité : Traboulons du 9 rue des 3 Maries au 17 quai Romain Rolland,Puis du 10 du même quai au 2 de la place du gouvernement.9. Commencer l’ascension du Garillan : - Combien y a-t-il de marches ? - Où arrive-t-on ?La montée du Garillan compte 222 marches. On arrive montée St Barthélemy, avec en face le lycée deslazaristes, à gauche la villa Florentine et l’ancien couvents des Récollets.10. Adossée au musée Gadagne, il y a une grille. - Quelle est la particularité de cette grille ?Elle est montée à la manière d’un casse tête chinois et ne peut être démontée. 2
  • 3. 11. Descendez rejoindre la rue juiverie. - Quel nom porte maintenant l’ancien égout a ciel ouvert ?La ruelle Punaise, au 16 rue Juiverie, est un ancien égout à ciel ouvert qui rejoint la montée St Barthélemy.Punaise est un adjectif d’époque qui signifiait « qui sent mauvais ».12. Repérez la maison Boullioud. - où se situe t-elle ? - Qui en est l’architecte ? - Allez jeter un coup d’œil à l’intérieur. - Combien y a-t-il de « tourelle sur trompe » ?Située au 8 rue juiveries, au fond d’une vaste cour reliée à la rue par une allée voûtée de nervures, construitepar Philibert Delorme en 1536 pour Antoine Bullioud, au retour d’un voyage en Italie, cette maison possèdeune galerie qui est un des monuments les plus célèbre de Lyon. Elle comporte 2 tourelles sur trompe.L’originalité de cette galerie est dans le mélange des styles. Cette galerie présente 2 baies en anse de panierdans le style français de l’époque ; elle est voûtée d’arêtes, référence à la Renaissance italienne et paraitreposer sur une arche asymétrique entouré de deux trompes (portion de voûte en saillie). La référence àl’antiquité est présente dans les frontons et dans la frise dont certains médaillons représentent des taureaux.13. Roi du XVIème siècle, calviniste, « vert-Galant » monte un cheval blanc, cuisinier populaire, tué par Ravaillac, allez le rejoindre devant sa maison ou « hôtel Paterin ». - situez le sur le plan. - de quel Roi parle-t-on ?Surnommé la maison Henri IV, du fait de la présence d’un buste du roi Henri IV placé dans une petite niche,cet hôtel particulier de la fin du 16ème siècle appartient au patrimoine de la renaissance du Vieux Lyon. Situéau 4 rue Juiverie ; cet hôtel mérite un coup d’œil ne serait-ce pour l’escalier de la cour d’honneur et l’entréemonumentale. Hélas l’accès n’est pas possible le dimanche.14. Rendez vous place St Paul. - Qui habitait au 2 place st Paul ? - Quelle est son œuvre ?Le père de guignol est Laurent Mourguet. Il a vécu 2 place saint Paul 3
  • 4. Le début de sa vieLaurent Mourguet naît à Lyon en 1769 et grandit dans le milieu ouvrier. Son Père est maître tisseur etmarchand fabricant.Lorsquil se marie avec Jeanne Esterle en Novembre 1788, Laurent Mourguet est "ouvrier en soie" (canut),tout comme sa femme, qui lui donnera 10 enfants.Il abandonne bientôt le métier à tisser, trop souvent en chômage pendant les jours troublés de la Révolution,et se fait marchand forain pour faire vivre sa famille. Il vend des picarlats (petits fagots de bois), desremèdes et des baumes, des peignes, des aiguilles... Guignol lui-même sur scène, sera plus souventmarchand que canut. Et Mourguet dans les fêtes, les vogues, apprend à connaître la région, ses cabarets, sesvariantes de franco-provençal, ses patois. Il devient arracheur de dents en 1797... Il vend des onguents etdes drogues afin dapaiser les douleurs... Impeccable logique commerciale ! Et pour attirer le client il installeun castelet à côté du fauteuil où lon souffre et devant lequel il officie ! Polichinelle, bien sûr, tient le devantde la scène au milieu de ses marionnettes à gaines.Ses débuts dans le théâtreMais en 1804, Mourguet préfère faire rire ses clients de toutes leurs dents plutôt que de les leur arracher ! Ildécide de construire un castelet dans le jardin du petit Tivoli (dans le quartier des Brotteaux) pour exercerson art. Lentrée coûte deux sous aussi bien pour les enfants que pour les adultes, les ouvriers que lesbourgeois..., et linstallation est des plus simple : quatre perches entourées de toiles peintes, reliées etsoutenues par une traverse. Dans lun des panneaux souvre une étroite scène. En hiver, les représentationsde marionnettes se donnent au rez de chaussée de la maison quil habite, place Saint-Paul.15. Au n°10 rue de la Lainerie. - Quelle est la particularité de l’escalier ?Vous découvrirez l’escalier à noyau décentré, joyau d’architecture Renaissance unique dans la ville, classémonument Historique. - Quelle est la particularité de la main courante de l’escalier ?La main courante est sculptée directement dans la pierre.16. Au n°18 rue de la lainerie : - Combien y a-t-il de « cul de lampe » ? - Que représentent- ils ?Cul de lampe : ornement de lambris ou de voûte qui a la forme du dessous dune lampe déglise. Il faut leverla tête et regarder les voûtes du plafond, il y a 9 culs de lampes. (En partant du fond à droite au fond àgauche) Un chérubin, un aigle à tête d’ange, un dragon, un ange joufflu, un dragon baleine, un diable, unaigle à tête de chien, un aigle, un homme.17. Place du change. - Qu’est-ce que la loge du change ? - Qui en a été l’architecte ?La loge du Change fût utilisée dès le XVIeme pour les foires qui se tenaient à Lyon. Elle fût complètementréaménagée par Jean-Baptiste Roche daprès les plans du célèbre Jacques Germain Soufflot. C’était leroyaume des banquiers, marchands et des changeurs de monnaie lors de chaque foire. Elle abrita la boursejusquà la révolution, puis transformée en auberge. Elle devint un temple protestant en 1803. Elle se trouveplace du Change. A 16 heures pile, l’horloge astronomique de la cathédrale Saint Jean sonnera 16 coups, et ses automates se mettront en marche au même moment. Soyez à l’heure ! 4
  • 5. LHorloge astronomiqueAu transept nord (au fond à gauche), se trouve une horloge astronomique réalisée en 1538 parlhorloger lyonnais Hugues Levet et son ancien maître bâlois N. Lippius. Sa décoration baroque datede sa réparation dans les années 1660.Elle comprend 3 cadrans : un cadran ovale donnant les minutes, un calendrier perpétuel calculé pourles années 1954 à 2019 et lastrobale qui donne la position des étoiles sur lhorizon lyonnais.Sur le dôme supérieur de lhorloge, retentit à un rythme régulier une sonnerie de lhymne à St Jean-Baptiste, avec chant du coq et jeu d’automates, représentant lannonciation.FuniculaireVéhicule qui tire son nom du mot latin funis, qui signifie " câble " ou " corde.Il permet de gravir defortes pentes à l’aide de deux voitures reliées par un câble. La motrice qui descend sert decontrepoids à celle qui monte. Le premier funiculaire du monde fut inauguré à Lyon le 1er juin 1862,entre la rue Terme et la Croix-Rousse. Lyon a eu jusquà cinq funiculaires en activité simultanée, cequi constitue, avec Valparaíso (au Chili), le record mondial. La ligne de la Croix-Paquet à la Croix-Rousse a été transformée en chemin de fer à crémaillère en 1974 . Seules les lignes de Saint-Just etde Fourvière, restent en service. À Lyon, on appelle habituellement le funiculaire : « la ficelle. « La Basilique de Fourvière, petite Histoire...Un monument merveilleux bâti dans le quartier le plus ancien de la ville, le lieu où sétendait leforum de lantique Lugdunum.La construction de lactuelle basilique, remplaçant une antique chapelle des XIIe et XVIe siècles, futen effet proposée en 1870 par Mgr Ginoulhiac, alors que les Prussiens étaient aux portes de la ville :le lieu de pèlerinages serait entièrement reconstruit si la ville échappait aux ravages de la guerre…Le vœu de la population fut exaucé ; la basilique fut érigée en moins de vingt-cinq ans et inauguréeen 1896.Le style architectural de la basilique est assez surprenant : il mélange bizarrement les arts néo roman,néo-gothique et néo-byzantin avec quelques touches symbolistes… Aujourdhui encore le monumentsuscite la polémique dans les cercles artistiques. La basilique bâtie par larchitecte lyonnais Bossan(1814-1888) semble sortie dune toile de Gustave Moreau, dun de ces décors fantasmagoriques oùlor scintille partout, où les statues et les bas-reliefs dégringolent en grappes vaporeuses degigantesques colonnes monolithiques…Rien ne fut trop beau pour remercier le ciel davoir épargné la riche cité commerçante : portes debronze, colonnes de marbres précieux et de granit, mosaïques dor…Lhistoire et larchitecture singulière de la basilique en font un monument unique au monde, unechimère artistique que lon croit sortie de nos plus fantastiques hallucinations rêveuses. 5