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    • Paris,31mai,1eret2juin2013ADRESSE DU IVeCONGRÈS,CONGRÈS OUVERT,AUX TRAVAILLEURSET À LA JEUNESSELe IVeCongrès du Parti ouvrier indépendant vient de s’achever. Durant deux jours, nousavons débattu ensemble, délégués élus par les congrès départementaux du Parti ouvrierindépendant, membres du bureau national sortant et militants ouvriers, paysans et élusde toutes tendances qui, sans appartenir au Parti ouvrier indépendant, ont répondu à son in-vitation à débattre librement et fraternellement de la situation.Dans les congrès départementaux, 243 militants ouvriers de toutes tendances, non membres duPOI, ont participé à la discussion. Dans les assemblées des comités locaux, plusieurs centainesd’autres. Au total, plusieurs milliers de travailleurs et militants de toutes tendances ont, sousune forme ou sous une autre, été partie prenante de la préparation de ce congrès.Adhérents du Parti ouvrier indépendant,nous partageons avec ces militants ouvrierset ces élus, qui n’appartiennent pas à notreparti, une volonté commune, répondre en-semble à la question qui a traversé tous noscongrès, toutes nos assemblées : commentécarter la menace qui pèse aujourd’hui surles travailleurs, le peuple de ce pays et la dé-mocratie ?Point de départ de ces débats, uneconfiance commune dans la capacité des tra-vailleurs à s’unir avec leurs organisations surleurs exigences les plus vitales et à faire recu-ler le gouvernement et la classe capitaliste. Cequi pose l’indépendance du mouvement ou-vrier comme la question centrale de toute lasituation politique.C’est un fait : après avoir fait ratifier letraité TSCG, le gouvernement Hollande-Ay-rault a multiplié les mesures conformes auxexigences de l’Union européenne, c’est-à-dire du capital financier :I laissant faire, sans jamais s’y opposer, ladestruction de centaines de milliers d’em-Parti ouvrier indépendant 87, rue du Faubourg-Saint-Denis, 75010 ParisTél : 01 48 01 88 20 . E-mail : poi@fe.oleane.com .Internet : http://parti-ouvrier-independant.frComment écarter la menace qui pèse aujourd’huisur les travailleurs, le peuple de ce pays et la démocratie ?
    • plois dans tout le pays, allant même jusqu’àcoorganiser les plans de licenciements avecles patrons Varin à PSA, Mittal à Arcelor, etdans d’autres entreprises ;I généralisant la précarité et la surexploita-tion par les emplois d’avenir excluant lesjeunes du droit à un vrai travail, et par latransposition dans la loi de l’accord natio-nal interprofessionnel (ANI) signé par laCFDT et le MEDEF, rejeté par les confédéra-tions FO et CGT, qui remet en cause le Codedu travail ;I généralisant, à tous les niveaux, les poli-tiques d’austérité, coupant par milliardsd’euros dans les budgets des services pu-blics ;I poursuivant l’œuvre de démantèlementde la République des gouvernements pré-cédents par l’application de la réforme ter-ritoriale de 2010 de Sarkozy qui condamneles communes à l’intercommunalité forcée,et par l’adoption de la réforme Peillon quidémantèle l’école de la République ;I poursuivant la politique agricole com-mune (PAC) qui pousse les paysans à laruine et à la disparition.Comment est-il possible qu’un an aprèsque Sarkozy a été chassé du pouvoir, Hol-lande et son gouvernement, qui promet-taient de changer le cours des choses,poursuivent et aggravent une politiques’attaquant aux conquêtes les plus fonda-mentales du peuple ?Les nombreuses interventions de délé-gués ont fait état des mouvements de résis-tance à cette politique : les manifestationsd’élus contre l’intercommunalité forcéequ’on veut leur imposer et contre la dispa-rition des communes ; les grèves massivesd’enseignants contre le projet Peillon et ledécret sur les rythmes scolaires ; l’échec cin-glant du gouvernement et de tous les parti-sans de « l’Europe des régions » lors duréférendum en Alsace visant à faire dispa-raître les départements et à régionaliser leCode du travail. Au-delà de ces faits connus,des dizaines et des dizaines de mouvementsde lutte de classe sectoriels ou locaux, par-fois en cours, ont été évoqués dans notrediscussion de congrès.Et pourtant, ce gouvernement et ce ré-gime de la VeRépublique en crise, écla-boussés par les scandales, prétendentcontinuer.Comment aider les travailleurs, lesjeunes,lapopulationàrassemblerlescondi-tions d’un combat uni pour bloquer cettepolitique qui conduit le pays au désastre ?Les députés du Parti socialiste — y comprisson « aile gauche », quelles que soient les cri-tiques qu’elle adresse — finissent toujours parvoter et apporter leur soutien au gouverne-ment. Quant au Front de gauche, ses critiquesde la politique du gouvernement sont parta-gées par de très nombreux travailleurs, y com-pris par des délégués et invités de notrecongrès. Mais force est de constater que dansle même temps où le Front de gauche critiquehaut et fort, ses sénateurs viennent, commeun seul homme, de voter en faveur de la loiPeillon, à contre-courant de la puissante mo-bilisation des enseignants, avec plusieurs deleurs syndicats, appuyés par des parentscontre cette loi et notamment la réforme desrythmes scolaires. En outre, de nombreux dé-légués et invités de notre congrès ont fait leconstat que dans nombre de régions, de dé-partements et de communes, bien souventavec le Parti socialiste, les élus du Front degauche participent à la mise en œuvre — sousprétexte d’y être contraints par la « nécessitéde réduire les déficits publics » — des poli-tiques d’austérité exigées par Bruxelles.Et pourtant, il faut le constater, le gouver-nement a conscience que, dans une telle si-tuation, ces appuis ne suffiront pas àinterdire que s’exprime l’aspiration de l’im-mense majorité de la population à bloquercette politique de misère, de chômage et dedestruction.C’est pourquoi il s’accroche à la seule armequi lui permette d’espérer mettre en œuvreses décisions. A savoir la tentative, directe-ment inspirée des traités européens et duTSCG, de mettre en place un ordre corpora-tiste menaçant la démocratie. Pour tenter defaire passer coûte que coûte les plans del’Union européenne et de la troïka FMI-Com-mission européenne-Banque centrale euro-péenne, le gouvernement convoque les 20 et21 juin la deuxième conférence sociale. A sonordre du jour, six tables rondes constituant unvéritable programme de gouvernement.Parmi elles : une aggravation, après l’ANI, dela réforme du marché du travail, l’accompa-gnement de l’acte III de la décentralisationpar l’offensive contre le statut des fonction-naires, la mise en chantier d’une nouvellecontre-réforme des retraites.
    • A peine ce calendrier connu, on a vu troisorganisations syndicales, la CFDT, la CFTC,la CGC, présenter en commun avec le patro-nat (le Medef), ce 28 mai, un programmecommun de 165 pages dans lequel organisa-tions patronales et organisations syndicalesproposent d’établir dans tous les domainesdes « constats partagés », « d’anticiper lestransitions » et « d’établir un agenda écono-mique portant sur des questions d’actualitéou structurelles en parallèle à l’agenda socialdu gouvernement ». Chacun le comprend :c’est une tentative d’instaurer un ordre socialcorporatiste où les syndicats ouvriers inté-grés à l’Etat avec l’organisation patronale co-organiseraient les plans de licenciements, ladestruction des conquêtes ouvrières et lamise en forme de toutes les exigences dictéespar le capital financier et l’Union euro-péenne. La démocratie est en danger ! Car iln’y a pas de démocratie sans indépendancedes organisations ouvrières. Pas plus qu’il n’ya de démocratie lorsqu’on contraint les com-munes à fusionner pour les dépouiller detoutes leurs prérogatives de souveraineté quiconstituent encore les fondements de la Ré-publique une et indivisible.C’est un véritable forcing, ils veulent allervite. Le calendrier est fixé. Le 21 juin, le pré-sident de la République, en personne, tirerales conclusions de la conférence sociale. Le21 septembre, au plus tard, après une« concertation » durant tout l’été, il rendrapublic le projet de contre-réforme des re-traites.Devant cette échéance, le congrès du POIinvite tous les comités du POI à s’engagersous toutes les formes dans la bataille poli-tique centrale pour aider les travailleurs etles militants à mener les combats pour dé-faire cette offensive corporatiste, défendrel’indépendance des organisations ouvrières,fondement de la démocratie.Il est clair que cette conférence sociale viseà remettre en cause l’indépendance des or-ganisations syndicales. Les termes en sontfaussés d’avance.— Avec plus de flexibilité, moins de droitspour les salariés et la baisse du coût du tra-vail, il y aurait création d’emplois ? Comme sitoutes ces mesures déjà prises dans le passén’avaient pas eu comme effet d’accroître lechômage, la misère et la précarité !— Remettre en cause les retraites garanti-rait leur équilibre ? Comme si les contre-ré-formes successives de la Sécurité sociale etdes retraites, prises au nom d’un prétendudéficit, avaient une autre origine que la spé-culation, la destruction des emplois et le pil-lage du salaire différé de la classe ouvrièrepour renflouer les capitalistes (exonérations).Comme si elles avaient un autre résultat quede précipiter de nouvelles crises ! L’offensivemenée au nom de l’équilibre financier remeten cause les retraites.Et cela, tout le monde le sait. C’est ce qu’ilsvoudraient faire entériner par les partici-pants.De cette discussion, les délégués de noscongrès, comme les invités, ont tiré uneconclusion : il y a urgence à regrouper lesforces qui veulent combattre la dictature dela troïka et à en finir avec les diktats del’Union européenne, c’est-à-dire s’opposer àla politique du gouvernement Hollande-Ay-rault et préserver l’indépendance des organi-sations syndicales. Face à l’ultimatum adressépar l’Union européenne, par Barroso lui-même au gouvernement français pour lesommer de boucler la contre-réforme des re-traites avant la fin 2013, les travailleurs nesauraient être dupes des déclarations de Hol-lande qui prétend résister tout en s’enga-geant à mettre en œuvre les contre-réformes.Quant au mouvement ouvrier, il ne saurait ac-cepter de s’intégrer de quelque manière quece soit à l’élaboration de cette contre-réforme.Bien au contraire ! Le combat pour la ruptureavec l’Union européenne, c’est maintenant,tout de suite, le combat pour l’indépendancedes organisations ouvrières, la mobilisationautour de la vieille revendication du mouve-Le IVeCongrès du POI décide d’alerter les travailleurs,les militants, les démocratesIl y a urgence à regrouper les forces qui veulent combattrela dictature de la troïka et à en finiravec les diktats de l’Union européenne
    • ment ouvrier : « Ne touchez pas à nos re-traites, elles sont partie intégrante de notresalaire différé ! »Le congrès ouvert du Parti ouvrier indé-pendant, procédant à une élaboration com-mune avec les invités, a décidé de s’adresseraux travailleurs et aux jeunes qui refusent lacatastrophe dans laquelle le gouvernementsoumis à la troïka veut les entraîner, à la suitedes peuples grec, espagnol, et portugais... LeParti ouvrier indépendant ne se considèrepas comme détenteur d’une vérité révélée. Ilentend aider au regroupement des forces detous ceux qui veulent résister aux diktats dela troïka, aider à ouvrir une issue conformeaux besoins du peuple travailleur.Face à la catastrophe qui menace, le IVeCongrès du Parti ouvrier indépendant réaf-firme que le combat doit se mener pour larupture avec l’Union européenne, pourl’union libre des peuples et des nations libresde toute l’Europe, pour en finir avec les ins-titutions antidémocratiques de la VeRépu-blique et de l’Union européenne, pour uneAssemblée constituante souveraine à mêmede définir ce que doit être la démocratie etde mettre en place un gouvernement de rup-ture au service de la classe ouvrière.Chaque semaine, lisez Informations Ouvrières, abonnez-vous !Le premier pas dans cette direction, c’estle combat politique pour la préservation del’indépendance du mouvement ouvrier,contre l’ordre corporatiste qui se profile sousl’impulsion du gouvernement. Cela afin d’ou-vrir la voie aux combats de classe pour blo-quer les plans du gouvernement et imposerles mesures d’urgence qu’appelle la situa-tion : l’abrogation de la loi de transpositionde l’ANI et de la loi Peillon, l’interdiction deslicenciements et la garantie d’un vrai travailet d’un vrai salaire couverts par les garantiescollectives pour l’ensemble des jeunes, le re-trait de l’acte III de la décentralisation, le re-tour à la liberté pour toutes les communesde s’associer et se dissocier librement, lecombat contre les privatisations et pour larenationalisation des secteurs clés de l’in-dustrie et des services publics. Et bien sûr :aucune atteinte à la Sécurité sociale, aucuneatteinte aux retraites, aucune mesure remet-tant en cause le régime général, les régimesparticuliers, le niveau des pensions, la duréede cotisation, l’âge légal de départ en re-traite !Les délégués du IVeCongrès ouvert du Partiouvrier indépendant, en accord avec les ca-marades invités, décident de poursuivre cettediscussion, en invitant largement travailleurset militants de toutes tendances à y contri-buer chaque semaine dans les colonnes d’In-formations ouvrières, tribune libre de la luttede classe et en les invitant à organiser en-semble une large série de réunions publiquesdans les prochaines semaines dans toute laFrance. Le congrès décide d’organiser à larentrée, à Paris, un meeting central de dé-fense de la classe ouvrière et de la jeunessepour en finir avec la politique de chômage, demisère et de précarité du gouvernement Hol-lande-Ayrault, pour en finir avec la dictaturede la troïka avec ses plans, pour la ruptureavec l’Union européenne.Pour la préservation de l’indépendance du mouvement ouvrier